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Le 15 octobre 1987, le capitaine Thomas Sankara, président de la jeune République du Burkina Faso, était assassiné. En ce 36ème anniversaire de sa mort, le film documentaire intitulé « Les Orphelins de Sankara » a été remis au goût du jour.
Les Orphelins de Sankara est un film documentaire sur 600 jeunes orphelins et ruraux du Burkina Faso. En 1986, les six cents enfants orphelins et ruraux du Burkina-Faso âgés entre 12 et 15 ans, sont envoyés à Cuba sur décision de Thomas Sankara, avec la mission d’apprendre un métier et revenir développer leur pays en pleine révolution.

Lorsque Thomas Sankara est assassiné en 1987, le régime de Blaise Compaoré suspend sa part dans la contribution aux frais de scolarité des élèves. Fidel Castro décide de les laisser poursuivre leur formation.
De retour au Burkina Faso, après leur formation, plusieurs parmi eux ont eu des difficultés à s'intégrer. Ils sont quasiment abandonnés et leurs diplômes ne sont pas reconnus.
Mais surtout, la mort de Thomas Sankara qui était un père pour eux, a bouleversé leur vie. Pire, le régime de Blaise Compaoré a peur de ces jeunes en qui l’idéal de Thomas Sankara est bien vivant. Bien plus, ils viennent de Cuba.

Ceux qui sont recrutés, sont envoyés bien loin des centres urbains où ils ne peuvent pas faire fructifier leurs idées révolutionnaires.

Dans ce documentaire émouvant signé Aurore Berger, paru en 2020, les « orphelins de Sankara» honorent leur père spirituel.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-16 13:43:30
Le Président Denis Sassou-N’Guesso est arrivé à Pékin. Dans la capitale chinoise, le chef de l’État congolais prendra part au forum Chine-Afrique, à l’occasion du 10eme anniversaire de l’initiative la Ceinture et la Route.
À quelques mois du 60ème anniversaire de l’établissement des relations entre le Congo et la Chine qui remonte à 1964, le Président Denis Sassou N’Guesso effectue une visite de travail en République populaire de Chine.

À cette occasion, Denis Sassou N’Guesso prendra part, du 17 au 18 octobre, au forum Chine-Afrique, à l’occasion du 10eme anniversaire de l’initiative la Ceinture et la Route, destiné à renforcer la coopération entre la Chine et le reste du monde, notamment l’Afrique, dont la plupart des pays ont signé des partenariats stratégiques avec le gouvernement chinois, à l’instar du Congo.
Plusieurs autres dirigeants africains sont également attendus dans la capitale chinoise.

Les Nouvelles de routes de la soie (projet dont l'appellation officielle est «La Ceinture et la Route» sont un ambitieux projet lancé sous l'impulsion du Président chinois Xi Jinping il y a dix ans. Il vise à améliorer les liaisons commerciales entre l'Asie, l'Europe, l'Afrique et même au-delà par la construction de ports, de voies ferrées, d'aéroports ou de parcs industriels.
Dans cette initiative, le Congo occupe une place de choix et les Présidents Denis Sassou N’Guesso et Xi Jinping souhaitent placer la coopération entre les deux pays sur un pilier supérieur. Un approfondissement de la coopération, qui traduit les bonnes relations qui existent entre la Chine et le Congo.
Le Congo et la chine ont établi leurs relations en 1964. Ils en célèbreront le 60ème anniversaire en 2024. Ces relations sont bénéfiques pour les peuples des deux pays.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-16 12:02:13
À l’issue de la visite de travail de la présidente du conseil des ministres de la République italienne, Giorgia Meloni au Congo, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso et la présidente du conseil des ministres de la République italienne, ont évoqué le 13 octobre à Brazzaville, un nouveau paradigme de relations basées sur la coopération gagnant-gagnant entre d’une part leurs deux pays et, d’autre part, l’Afrique et l’Europe.
Les deux personnalités se sont exprimées au cours d’une conférence de presse conjointe.

Le chef de l’État congolais a estimé que la visite de la cheffe du gouvernement italien au Congo était « un signe de grande amitié, de volonté politique d’établir avec notre pays des relations de confiance et de coopération sérieuses ».
« Nous avons compris qu’il est nécessaire que dans cette coopération quelque chose change dans la démarche. Et qu’il était nécessaire que des partenaires européens comprennent que l’Afrique a un potentiel humain, des ressources naturelles. Elle peut aller au développement dans une coopération gagnant-gagnant », a-t-il déclaré.
Pour Denis Sassou N'Guesso, le continent africain possède le potentiel qu’il faut pour maintenir ses ressortissants sur son sol « au lieu qu’ils aillent en aventure pour aller au fond de la méditerranée ou envahir l’Europe ».
Le Congo et l’Italie entretiennent d’étroites relations de coopération datant de plusieurs années. Les deux pays développent des projets d’intérêt commun à travers la compagnie pétrolière italienne Eni qui opère en terre congolaise depuis des décennies. Ils ont mis sur pied une centrale électrique à gaz qui fournit actuellement plus de la moitié de l’électricité consommée au Congo.

« Nous avons développé des projets de coopération entre nos deux pays de par le passé. Nous voulons désormais adopter une approche qui ne soit pas prédatrice et paternaliste. Nous souhaitons adopter un modèle où les entreprises se développent, que ce soit un modèle gagnant-gagnant. La société Eni nous a donné un exemple excellent en investissant, tout en développant le territoire où elle est installée », a indiqué Giorgia Meloni.
En dehors de l’exploitation pétrolière, le Congo et l’Italie envisagent également de développer les projets dans le domaine du gaz. « Pour l’avenir nous avons des projets toujours avec Eni. Par exemple, l’importation du gaz liquéfié. Nous allons importer seulement l’excédent du gaz produit par le Congo… Nous sommes convaincus que ce partenariat doit se concentrer aussi sur la formation. Nous souhaiterions que ce modèle soit ensuite exporté vers d’autres pays africains et pourquoi pas européens », a fait savoir la cheffe du gouvernement italien.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Source Adiac
Créé le 2023-10-14 18:01:48
Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux et relayée par certains médias en ligne, rend responsable la police congolaise du décès d’un jeune enfant, dans la nuit du 12 octobre. Notre confrère « Le Troubadour de Brazzaville » qui a enquêté, apporte davantage de précisions dans cette affaire pour laquelle, vue la gravité des accusations, la justice s’est autosaisie.
Selon l’auteur de la vidéo, des agents de police auraient interpellé de nuit, un couple se rendant à l’hôpital avec son enfant malade et l’aurait gardé au commissariat. Une perte de temps qui aurait été fatale au bébé, selon le commentaire à charge qui incrimine la police.
Il est à préciser que le drame s'est produit à Pointe-Noire.
Pour notre confrère « Le Troubadour de Brazzaville », contrairement à ce qui est affirmé dans la vidéo, cette histoire commence jeudi 12 octobre à 2 heures du matin, quand réalisant un contrôle de routine, les policiers en patrouille se sont rendus compte qu’un homme ressemblant à un criminel recherché par la police était au volant d’un véhicule.
À l’intérieur dudit véhicule se trouvait une femme et un enfant malade.

La police a procédé à la vérification de l’identité du chauffeur et constaté qu’il s’agissait bien de l’individu recherché.
Le chef d'équipe a fait alors conduire le bébé et la maman à l’hôpital, dans un véhicule de police puis interpellé, le délinquant qui a été conduit avec son véhicule au commissariat.
Surprise: au matin, la police a été accusée d’être à l’origine de la mort de l'enfant qui souffrait depuis des mois. Deux fois de suite, celui-ci avait déjà été admis dans le même cabinet médical.

Interrogé, le responsable de cet établissement sanitaire a confié que l'enfant souffrait d'une anémie sévère et qu'il avait toujours demandé aux parents de le conduire dans un grand centre. En vain.
Au regard de la gravité des accusations et afin de démêler le vrai du faux, un procureur de Pointe-Noire vient de s'autosaisir de l’affaire.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-14 12:52:32
De plus en plus de sièges des arrondissements des villes congolaises ouvrent leur espace à des séances de prières, des cultes ou encore des concerts de musique religieuse. À Brazzaville, les sièges d’arrondissement de Moungali et de Ouenzé excellent dans cette pratique. Si la dérive est perçue par les uns et les autres comme une action sociale de la mairie ou du maire principal ordonnateur, à l’égard des citoyens, elle sape hélas les fondements mêmes de l’assise républicaine, la laïcité de l’État.
Les valeurs religieuses sont bien ancrées dans la société congolaise. L’État permet à chacun de pratiquer sa religion et d’user de ses croyances, dans le strict respect du cadre garanti par la loi.
Si les relations entre les Églises et l’État restent harmonieuses, il y a qu’au plan institutionnel, une séparation existe entre ces deux institutions et l’on ne saurait tolérer un mélange de genres.
En droit, la laïcité est le « principe de séparation dans l’État, de la société civile et de la société religieuse ». Elle implique l’impartialité ou la neutralité de l’État à l’égard des confessions religieuses ».
Le mot laïcité désigne par extension le caractère des « institutions, publiques ou privées, qui sont indépendantes du clergé et des Églises ».
La laïcité garantit la liberté de conscience. Cela veut dire que chacun a le droit de posséder ses croyances ou ses convictions ainsi que de les exprimer dans les limites du respect de l’ordre public.
Chacun a le droit d’avoir sa religion, de la changer ou de ne pas en avoir. Nul ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses.
La laïcité n’est pas une opinion parmi tant d’autres mais le principe qui permet d’en avoir.
La laïcité implique la séparation de l’Etat et des organisations religieuses.
De cette séparation résulte la neutralité de l’État, des collectivités territoriales.
La République laïque impose ainsi l’égalité des citoyens face à l’administration et aux services publics, quelles que soient leurs convictions ou croyances.
C’est à dire que dans un lieu laïc, tel le siège d’un arrondissement ainsi que ses dépendances, le siège de la préfecture ou sous-préfecture et des services publics telles les écoles et autres centres hospitaliers, toute activité à caractère non laïc, tels les prières, les cultes, les rites ou autres concerts religieux y sont interdits. Cela vaut pour tout le monde sans exception.

Devant l’État tous les citoyens sont égaux, sans distinctions. L’aménagement d’une exception à la règle de laïcité signifierait qu’il faut rendre disponible les lieux à tous types de mouvements religieux et croyances quelconques qui en feraient la demande.
Un féticheur en manque d’espace de consultation y trouverait gracieusement un local.
Le vendredi par exemple, les musulmans viendraient avec leurs tapis de prière et investiraient la cours de la mairie. Le maire serait en droit de l’accepter, au nom de l’équité, car leur demande de jouir des lieux, préalablement formulée se devrait d’être acceptée, comme celle des autres églises de réveil qui ont pris possession des lieux.
Quelle pagaille résulterait donc de ce laisser-aller. Alors, il serait peut-être temps de refermer « la boîte de Pandore ».
Il est vrai que les Églises et l’État Congolais entretiennent d'excellentes relations. Les fréquences et échanges réguliers témoignent bien de la vivacité et du dynamisme desdites relations.
Chaque fois que l’État s’est trouvé en capacité d’aider les Églises qui en ont fait la demande, il y a toujours répondu, dans le strict respect des principes.
Plusieurs actions à l’endroit de l’Église Catholique par exemple, témoignent de l’excellence de ces relations, parmi lesquelles l’érection du clocher et la réhabilitation de la toiture de la Basilique Sainte-Anne du Congo.

On peut également citer la construction du siège de l’ACERAC (Association de la conférence épiscopale de la région d’Afrique Centrale), la finalisation des travaux de la paroisse de Madibou et bien d’’autres.

Sensible à ces demandes formulées dans un cadre bien précis, le Président Denis Sassou N’Guesso a toujours résolu de mettre un terme à la détresse des paroissiens tout en restant dans le rôle qui est le sien.

L’appel à la générosité résonne bien dans la Bible : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ». Le président congolais, s’inscrit dans l’optique de cette parole éternelle, tout en garantissant la laïcité de l'État dont il est le garant.
Aux maires et autres administrateurs territoriaux de suivre l'exemple, dans la gestion de l'espace laïc dont ils ont autorité.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-14 08:44:20
A l’invitation de son homologue chinois, Xi Jinping, le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso est attendu à Beijing, pour prendre part, au 10e anniversaire de l’initiative la Ceinture et la Route. Le chef de l’Etat quitte Brazzaville, ce Samedi 14 octobre 2023.
Lancée en 2013 par la Chine, l’initiative de « La Ceinture et la Route » est une plateforme de coopération internationale dont l’objectif est de renforcer les liens économiques, diplomatiques, politiques et culturels entre les pays.
Principalement axée sur la construction d’infrastructures routières, maritimes et ferroviaires, « La Ceinture et la Route » a, en dix ans d’existence, façonné positivement le paysage socioéconomique de la plupart des pays qui y ont adhéré dès les premières heures.
Ambitieux programme d'investissement et d'infrastructures, « La Ceinture et la Route » rassemble de nos jours plus de 150 pays membres et 30 organisations internationales.
Au cours de cette décennie, la Chine a donné, à travers « La Ceinture et la Route », l’exemple d’une coopération exemplaire aussi bien en Asie, en Afrique, en Europe qu’en Amérique du Nord.
En Afrique de l’Est, notamment en Ethiopie, à Djibouti, au Kenya, en Tanzanie et en Zambie, des projets d’envergure ont considérablement amélioré la connectivité et les conditions de vie des populations. Le chemin de fer Mombassa-Nairobi, la capitale kényane, a littéralement réduit les distances entre les deux localités et a créé de nombreuses opportunités d’emplois le long de la ligne ferroviaire.
En outre, cette infrastructure a été construite en prenant compte la préservation de la faune sauvage, puisque le biotope des animaux sauvages a été protégé. La ligne de chemin de fer Addis-Abeba-Djibouti, construite par la Chine dans le cadre de « La Ceinture et la Route », a rapproché les peuples éthiopien et djiboutien, a renforcé les liens économiques entre les deux pays et a apporté un souffle dynamique au marché de l’emploi.
S’appuyant sur le constat réaliste que « l’insuffisance des infrastructures est le principal obstacle au développement de l’Afrique », la Chine, en tant que partenaire idéale du continent, a œuvré à lever ce handicap en multipliant les projets d’infrastructures par le biais de « La Ceinture et la Route » sur le continent durant la décennie.
Conçue également comme « un catalyseur de l’intégration et de la compétitivité économique régionales de l’Afrique », « La Ceinture et la Route » intègre également des initiatives dans les secteurs de l’agriculture sur le continent africain.
La construction d’infrastructures doit être accompagnée par le développement de tous les secteurs d’activités. À travers la voie maritime, « La Ceinture et la Route » a créé un corridor qui relie différents ports sur le continent africain.
À titre d’exemple, à partir de Djibouti, la Route de la Soie maritime travaille à connecter des ports au Soudan, en Mauritanie, au Sénégal, au Ghana, au Nigeria, en Gambie, en Guinée, à Sao Tomé-et-Principe, au Cameroun, en Angola et en Namibie. L’industrialisation de l’Afrique est également au cœur des ambitions de « La Ceinture et la Route ».
Que ce soit en Ethiopie, au Kenya ou encore au Nigeria, des projets manufacturiers ont vu le jour ou sont en train d’être mis en place pour non seulement soutenir les chaines de valeur en Afrique, mais aussi pour soutenir les politiques de l’emploi.
Le développement du numérique en Afrique figure également au rang des priorités de « La Ceinture et la Route ». Des géants chinois du numérique conduisent de grands projets d’infrastructures dans plusieurs pays d’Afrique.
Dans ce nouveau chapitre qui s’ouvre pour « La Ceinture et la Route », l’accent devrait davantage être mis sur la communication pour une meilleure appropriation de ses objectifs qui reposent avant tout sur le rapprochement des peuples.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-13 20:36:22
Fondateur en 1991 de l’hebdomadaire satirique, « La Rumeur » devenu « La Rue Meurt », dont il était le directeur de publication et qui a arrêté de paraître depuis les années 2010, Jean-Claude Zounga-Mbongolo, journaliste et écrivain, est décédé dans la matinée du jeudi 12 octobre 2023, chez lui, au Quartier Mpissa, dans le deuxième arrondissement Bacongo, à Brazzaville, à la suite d’une longue maladie consécutive à des A.v.c (Accidents vasculaires cérébraux).
Pour de nombreux congolais des années 1991, au moment de cette floraison de journaux nés à la faveur du libéralisme politique et de la conférence nationale, Jean Claude Mbongolo est celui qui avait donné à tous l’envie d’acheter un journal, comme on achète du pain.
S’appuyant sur une titraille percutante sur fond d’illustrations satiriques, dans un style qui frisait le langage de « monsieur-tout-le-monde », celui de la rue, sans compter que « petit David » qui était toujours présent dans le secret de certains évènements, achevait de pimenter les informations données et surtout de susciter de l’engouement pour celles-ci.

Jean Claude Zounga-Mbongolo avait réinventé le récit journalistique en se libérant de la rigueur dans la collecte de l’information ainsi que des traitements d’usage, au point que même les ragots de rues prenaient un caractère informationnel.
Son journal battait les records de tirages au point que plusieurs numéros furent réédités.
Un succès qu’encourageaient la jeune démocratie congolaise naissante et surtout les lecteurs qui attendaient de savoir ce que dirait La Rumeur sur tel ou tel autre point qui alimentait l’univers politique. Surtout que « Petit David » était toujours là, bien dissimulé pour voir et ensuite rendre compte, donnant à chaque fois l’impression d’une vérité aux preuves irréfutables.
De source proche de la famille, Jean-Claude s’est levé le jeudi matin, comme normalement. Vers 10h, il s’est mis au salon pour regarder la télévision, puis il s’est effondré, probablement victime d’un nouveau coup d’A.v.c.
Transporté d’urgence au C.h.u de Brazzaville, les médecins n’ont fait que constater son décès. Le corps a été déposé à la morgue municipale de Brazzaville.
Toutes nos condoléances à la famille !
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-13 15:05:07
Le ministre congolais de la Coopération Internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé a entamé sa visite de travail au Japon par une plongée dans la frénésie urbaine de Tokyo, une ville radicalement transformée par quelques années de modernisation à marche forcée. Une ville en constante évolution. Le rythme ne s’arrête jamais. Un nouveau bâtiment vient d’être terminé et inauguré qu’une ancienne construction voisine est déjà démolie pour laisser place à un nouvel édifice, plus grand, plus moderne, plus pratique, et souvent au design plus élaboré. C'est donc à ce prodigieux développement économique que, Denis Christel Sassou N’Guesso a eu l'occasion de participer jeudi 12 octobre 2023, à une série de rencontres bilatérales importantes.
Pour son premier déplacement officiel au Japon, le ministre Denis Christel Sassou N’Guesso peut être satisfait.
Dans un premier temps, il a eu une réunion avec le vice-ministre parlementaire japonais de l'agriculture, au cours de laquelle il a partagé avec luxe et détails la vision du Congo-Brazzaville pour le secteur agricole.
«J'ai souligné que l'agriculture est un pilier fondamental de notre plan national de développement. Au cours de notre discussion, nous avons exprimé notre détermination à renforcer la coopération entre nos deux pays, avec un accent particulier sur le renforcement de la formation technique dans le secteur agricole », a écrit Denis Christel Sassou N’Guesso sur son compte Twitter.

Ensuite, Il a eu une rencontre importante avec les dirigeants du groupe Toyota, qui est très présent en République du Congo à travers des entreprises comme CFAO.
« Au cours de notre échange, Toyota a fait valoir l'étendue de son expertise et j'ai encouragé le groupe à augmenter ses investissements au Congo », a précisé le ministre congolais de la Coopération Internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé.
Plus tard dans la journée, Denis Christel Sassou N’Guesso a eu une réunion de travail avec l'agence para-gouvernementale JETRO, qui promeut les investissements japonais à l'étranger.

« La JETRO nous a invités à participer au forum multilatéral prévu en marge la TICAD en 2025. Nous avons également envisagé l'organisation d'un forum bilatéral entre le Congo et le Japon », a déclaré Denis Christel Sassou N’Guesso.
En outre, il a tenu une réunion avec le groupe Marubeni pour discuter de leur projet de production de méthanol au Congo.
Cette rencontre fait suite à la visite d'une délégation de Marubeni à Brazzaville il y a environ un an et qui avait permis de faire avancer ce projet dont le déploiement se fera au sein de la zone économique spéciale de Pointe-Noire.

Enfin, Denis Christel Sassou N’Guesso a eu une séance de travail avec le fonds japonais pour la coopération internationale (JBIC), au cours de laquelle ils ont exploré les possibilités de collaboration, en mettant l'accent sur des domaines tels que les énergies fossiles, les énergies renouvelables, la production d'électricité et l'industrie manufacturière.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-13 04:17:19
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 11 octobre 2023 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat. Douze (12) affaires étaient inscrites à son ordre du jour, notamment quatre (4) projets de décret au titre du ministère de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et de l’Entretien routier, dont voici les conclusions.
« Invité par le président de la République à prendre la parole, Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, au nom de M. Jean-Jacques Bouya, ministre d’Etat, ministre de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et de l’Entretien routier, en mission a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres quatre (4) projets de décret.
Dans la perspective d’accroitre l’efficacité dans la gestion de la commande publique par l’amélioration de l’environnement juridique et du climat des affaires, le Conseil des ministres a résolu de procéder à quelques retouches du Code des marchés publics ainsi que de ses textes d’application. Il s’agit entre autres d’intégrer le bicéphalisme de l’exécutif, notamment de la fonction de Premier ministre, dans les modalités d’approbation des marchés publics et d’adapter les mécanismes du code des marchés publics avec ceux du cadre légal des partenariats public-privé.
Il convient de noter que le basculement imminent aux mécanismes du budget programme entraine les nécessités suivantes :
-Redéfinir, d’une part, la notion de « grands travaux » en la recentrant sur les seuls marchés de travaux d’infrastructures publiques ayant trait à l’aménagement et à l’équipement du territoire national, à l’exclusion des marchés de fournitures de services ou de prestations intellectuelles, sauf s’ils sont liés au marché de travaux. Cette nouvelle définition a pour effet de modifier en conséquence les domaines d’intervention de la Délégation générale aux grands travaux ;
-D’affirmer et de renforcer, d’autre part, dans le Code des marchés publics, les principes directeurs de la commande publique impliquant la liberté d’accès à la commande publique, l’égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures tout en encadrant les relations entre le maitre d’ouvrage et le maitre d’ouvrage délégué, pour une meilleure garantie d’une disponibilité plus grande du budget dans le cadre du budget programme.
Cette revue globale du système de passation des marchés a amené le Conseil des ministres à examiner quatre (4) textes importants, soit :
-Un projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°2009-156 du 20 mai 2009 portant code des marchés publics, qui redéfinit la notion de grands travaux, recadre les relations entre maitre d’ouvrage et maitre d’ouvrage délégué et prends en compte les objectifs de développement durable à travers ses dimensions économique, sociale et environnementale ;
-Un projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°2009-160 du 20 mai 2009 fixant les modalités d’approbation des marchés publics, avec l’extension à la compétence d’approbation des marchés publics au Premier ministre, chef du gouvernement ;
-Un projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°2011-843 du 31 décembre 2011 modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°2009-162 du 20 mai 2009 fixant les seuils de passation, de contrôle et d’approbation des marchés publics, lequel réhausse le seuil de délégation de maitrise d’ouvrage à deux milliards (2 000 000 000) de frs CFA, fixe le seuil d’approbation des marchés publics par le Premier ministre et encadre l’allègement du contrôle a priori de la Direction générale du contrôle des marchés publics pour les marchés dont le montant est inférieur au seuil de contrôle a priori ;
-Un projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°2022-11 du 18 mars 2022 portant réorganisation de la Délégation générale aux grands travaux, lequel redéfinit la notion de « grands travaux » et le champ d’intervention de la Délégation générale aux grands travaux.
Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté les quatre projets de décret soumis à sa réflexion. »
Synthèse de Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-12 19:52:32
Depuis quelques temps, aux produits électroménagers d’occasion importés d’Europe dits « bilokos », se sont ajoutés des jouets pour enfants. Si beaucoup de parents ainsi que leurs mômes y trouvent leur compte, le problème de l’asepsie desdits jouets se pose, quand on sait que de nombreuses maladies infantiles sommeillent dans les jouets, qui, non nettoyés, sont souvent des vecteurs de réinfection.
Importerait-on des maladies infantiles, à travers les jouets de secondes mains ramenés d’Europe ? Rien n’est moins sûr.
Pourtant, face à une importation de jouets usagés qui fait effet de mode, il convient de réguler la pratique en termes de règles d’hygiène et de sécurité, quand on sait que de nombreuses pathologies infantiles sont souvent logées dans les jouets.

En France, face aux risques de contaminations résultant des échanges de jouets, les services à l’enfance recommandent pour les peluches synthétiques, un entretien au minimum hebdomadaire : lavage en machine à laver à 40°C.
Pour les jouets immergeables, un entretien deux fois par semaine : trempage de 15 minutes dans une solution de détergent désinfectant compatible avec l’usage alimentaire puis rinçage et séchage. Les petits jouets à surface rigide peuvent être passés au lave-vaisselle.
Pour les jouets non immergeables, l’entretien quotidien : essuyage avec une lingette à usage unique ou un chiffon réutilisable changé quotidiennement imprégné d’une solution de détergent désinfectant compatible avec l’usage alimentaire, avec un temps de contact de 15 minutes, puis rinçage avec un chiffon propre mouillé et séchage.
Ces services prescrivent 4 règles à ne pas négliger.
1. Éliminer les jouets difficiles à entretenir.
2. Laver sans délai les jouets ou peluches présentant une souillure visible.
3. Éviter de partager les jouets portés à la bouche tant que ces derniers n’ont pas été lavés et désinfectés.
4. Augmenter la fréquence d’entretien des jouets en cas d’épidémie.
Au regard de ces précautions, il va s’en dire que l’importation des jouets usagés pose un véritable problème sanitaire car personne ne connait la santé de l’enfant auquel avait initialement appartenu tel ou tel autre jouet.

Et quand on sait que les enfants sont une population fragile et à risques, il y a de quoi s’interroger si les parents qui s’en procurent font une bonne affaire ou qu’ils exposent leurs enfants à des inconnues sanitaires.
Sans aller jusqu’à l’interdiction de cette activité, à l’approche des fêtes de Noël, période par excellence des jouets, il convient de prendre des mesures préventives, sur ces produits, parfois hors de prix, à neuf, mais que peuvent s’offrir en secondes mains, des enfants auxquels ils procurent un grand plaisir.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-12 08:12:17
« Malewa », « Kanguéla ngaï » « Ndzenga » « Tapis rouge » ou « Coupé-coupé », les termes ne manquent pas pour désigner ces aliments prêts à être consommés, vendus aux abords des rues congolaises. Ces aliments font la joie de nombreux consommateurs qui y trouvent leur compte, tant en terme de prix, que dans la dispense de l’action de faire soi-même sa cuisine et de gagner du temps au moment de se restaurer. Pourtant, de plus en plus, ces aliments posent un véritable problème d’hygiène, qui lui-même induit un fléau de santé publique, tant les maladies générées par certains de ces aliments, se propagent comme une trainée de poudre. Peut-être est-il temps pour les autorités, de veiller à la sécurité alimentaire de tous les produits, en dehors de ceux importés, soumis à des contrôles récurrents.
La vente des aliments cuits, proposés aux abords des rues et avenues congolaises interroge sur la légèreté avec laquelle ceux-ci sont présentés aux acheteurs. Sans compter que personne n’est en droit de garantir le degré d’asepsie de leur confection, laissé à la seule conscience des vendeurs. Reste à savoir s’ils disposent d’un certificat médical autorisant à cette activité.
Des vendeurs qui pourtant ne s’embarrassent point des conditions convenables de présentation des aliments. Ceux-ci ne sont bien souvent pas couverts et donc livrés tant aux mouches et autres insectes en divagation, qu’au dépôt de poussière sur laquelle ont séché des crachats sains ou contaminés et autres dépôts, soulevée par les voitures et même les passants qui traînent le pied.

L’environnement immédiat du chaland ou du barbecue, lui non plus laisse interrogateur sur l’hygiène élémentaire devant entourer les biens de consommation, surtout ceux qui sont consommés en l’état.
Il n’est pas exclus que les victuailles soient vendues aux abords des caniveaux ouverts.
Outre les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent, les vapeurs qui émanent des caniveaux charrient divers éléments microscopiques, libérés par le compostage des immondices.

Ces bactéries et autres microbes se déposent allègrement sur cette nourriture ainsi offerte à toutes les souillures.
Si la menace paraît souvent sournoise, la nutrition et la sécurité alimentaire sont inextricablement liées. Les aliments insalubres créent un cercle vicieux de maladies et de malnutrition.
Les maladies d’origine alimentaire sont généralement infectieuses ou toxiques par nature et provoquées par des bactéries, des virus, des parasites ou des substances chimiques qui pénètrent dans l’organisme par le biais d’aliments ou d’eau contaminée.
Les agents pathogènes d’origine alimentaire peuvent provoquer des diarrhées graves ou des infections débilitantes, dont la méningite.

La contamination chimique peut entraîner un empoisonnement grave ou des maladies à long terme comme le cancer.
Les maladies d’origine alimentaire risquent de conduire à une incapacité durable, voire à la mort.
La Salmonella, Campylobacter et l’Escherichia coli entérohémorragique figurent parmi les agents pathogènes d’origine alimentaire les plus courants qui touchent des millions de personnes chaque année et s’accompagnent de conséquences graves, voire mortelles.
Fièvre, maux de tête, nausées, vomissements, douleurs abdominales et diarrhée en sont les symptômes. Les flambées de salmonellose sont notamment provoquées par les œufs, la volaille et autres produits d’origine animale souillés.
Sans compter que l’infection à Listeria entraîne des fausses couches chez les femmes enceintes ou le décès des nouveau-nés.
Au Congo, le terme fièvre typhoïde est désormais courant et beaucoup n’osent même pas s’interroger sur le terreau sur lequel elle prolifère.
Le fardeau des maladies d’origine alimentaire pour la santé publique, le bien-être et l’économie a souvent été sous-estimé du fait de la sous-notification et de la difficulté pour établir des liens de cause à effet entre la contamination des aliments et la maladie ou la mort qu’elles provoquent.
Il est temps pour les pouvoir publics, d’ouvrir les yeux sur ces aliments ainsi que les conditions de leur présentation et leur conservation. Les services d’hygiène qui se sont longtemps débarrassés de cette mission fondamentale de leur raison d’être, sont appelés à s’en réinvestir, pour le bien-être des populations.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-12 07:41:30
Présidée par le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou, la sous-commission Sécurité et Défense du sommet des trois bassins qui est déjà à pieds d'œuvre, a fait un point d’étape sur ses missions, à quelques deux semaines du début de l’évènement.
Du 26 au 28 octobre 2023, Brazzaville sera la capitale planétaire de l’écologie, à l’occasion du sommet des trois Bassins de l’Amazonie, du Bornéo-Mékong et du Congo.
De nombreux chefs d’État et de gouvernement, des personnalités du monde scientifique et associatif ainsi que des journalistes venus des quatre coins du monde se donneront rendez-vous dans la capitale congolaise, au chevet de la planète.
Le succès de cet évènement dépend en partie à la sous-commission Sécurité et Défense, qui a entre autres missions, celle de garantir la sécurité des participants et des biens.
À travers les hommes déployés, cette sous-commission veillera également à la sécurisation du matériel et des infrastructures ainsi qu’à tant d’autres missions relevant des aspects stratégiques, parmi lesquelles la protection des hautes personnalités ainsi que des participants au sommet.
L’enjeu est de taille et la sous-commission Défense et de Sécurité entend jouer sa partition à la perfection, pour la réussite de l’évènement.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-12 07:30:23
L’ex Première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba a été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville dans la nuit de mercredi à jeudi, selon la presse gabonaise.
Sylvia Bongo Ondimba a été présentée devant un juge d’instruction mercredi.
Une confrontation a eu lieu entre elle et Brice Laccruche Alihanga, ancien Directeur de cabinet du président déchu, Ali Bongo Ondimba Ondimba.

A l’issue de ce face à face, Sylvia Bongo Ondimba a été placée sous mandat de dépôt et conduite à la prison centrale de Libreville.
Elle est accusée de détournement de fonds publics, blanchiment des capitaux, recel, faux et usage de faux.
« Il s’agit de plusieurs milliards de FCFA », a affirmé Me Anges Kevin Nzighou, avocat de Brice Laccruche Alihanga qui a participé à l’instruction.
Sylvia Bongo Ondimba rejoint donc son fils Noureddin Bongo Valentin à «Sans-Famille », le tristement célèbre pénitencier de Libreville.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Source Gabonactu
Photo : DR
Créé le 2023-10-12 05:49:54
La guerre des petites phrases se poursuit. Le ministre congolais de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, s’est fait plaisir, sur son compte Twitter, de tacler l’ambassadrice de France en République du Congo, Claire Bodonyi, à la suite de la vente aux enchères d’un avion présidentiel appartenant à la République du Congo.
En exprimant, au passage, tout le mal qu'il pense de cette affaire, le tribun Thierry Lézin Moungalla, s’interroge, avec une clarté biblique, du fait que la représentante diplomatique de la France dans notre pays ait révélé, sur un média privé, que "cet appareil n’était pas enregistré au nom de l’Etat congolais, plutôt au nom d’un particulier, alors que l’avion ait été saisi puis vendu aux enchères pour payer une dette publique".

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-11 10:32:11
La Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) a procédé mardi 10 octobre 2023, à l’inauguration de sa nouvelle station de Talangaï, dans le 6e arrondissement de Brazzaville en présence du ministre en charge des hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua , de la Conseillère du Chef de l’Etat, Mme Claudia Ikia Sassou N’Guesso, députée de la circonscription, du directeur général du groupe SNPC, Maixent-Raoul Ominga, du directeur général de SNPC Distribution, Teddy Christel Sassou N’Guesso, du 2e Vice-Maire de la ville de Brazzaville, Clesh Atipo Ngapy, de l’administrateur-Maire de Talangaï, Privat Frédéric Ndéké, des députés et sénateurs des circonscriptions dudit arrondissement, des chefs des quartiers puis des chefs traditionnels des terres Tékés, qui ont fait un rituel dédié aux mânes des ancêtres.

A l’occasion de cette inauguration, le maire du 6e arrondissement, dans un discours très laconique, a souhaité un bel accueil à tous ceux et à toutes celles qui ont bien voulu rehausser de leur présence à cette manifestation. « Je voudrai à cette occasion symbolique de l’inauguration SNPC Distribution de Talangaï, vous souhaitez une cordiale bienvenue à Talangaï, le Vatican, terre de paix. Ceci au nom de toute la population de Talangaï et en mon nom propre. Cette nouvelle station vient soulager tant soit peu, les peines des usagers de la route qui devraient, après Kéba na virage, rouler jusqu’à Kintélé pour être approvisionné en carburant », a-t-il signifié.

Privat Frédéric Ndéké a ensuite rassuré les donateurs de cet édifice salutaire. Il a également fait la promesse de veiller scrupuleusement à la sécurité de la station, d’abord par lui-même, la police, la gendarmerie et la population toute entière.
Ensuite, le directeur général de la SNPC Distribution, Teddy Christel Sassou N’Guesso a rappelé à l’auditoire, les circonstances de la création de la SNPC Distribution Société Anonyme (S.A).
« Créée le 29 septembre 2011, les missions confiées à cette filiale à cette dernière filiale du groupe SNPC étaient claire et précises, à savoir : le stockage ; le transport ; la distribution ; la commercialisation ; la gestion des stocks dit de sécurité et des stocks stratégiques des produits pétroliers finis, mais également, la conception, le suivi et la réalisation des projets relatifs au stockage, au transport et à la distribution des produits pétroliers finis ou celui des entités du groupe SNPC », a déclaré, le directeur général de la SNPC Distribution.
Selon lui, de par son objet social précisé par les statuts, l’ambition assumée pour cette filiale était, non seulement d’être un acteur majeur, voire leader, à l’instar d’autres sociétés nationales de distribution du sous-secteur de l’aval pétrolier, mais en plus d’être le bras technique de l’Etat et du groupe SNPC, en matière de distribution des produits finis, liquide et gazeux, sur l’ensemble du territoire national et en outre d’être un instrument d’expertise.
Le premier défi auquel a été confronté la SNPC Distribution fut celui d’être performante et compétitive dans un secteur libéralisé et extrêmement concurrentiel, qui utilise les méthodes des entreprises privées, alors qu’elle est dépendante des capitaux publics et doit accomplir son rôle de mission de service public.
« C’est en cela que durant les 5 premières années d’existence, son programme de déploiement des stations-services a été orienté dans l’inter land, dans le but d’accompagner le gouvernement dans sa politique dite de Municipalisation accélérée et de désenclavement des zones rurales. Il était donc fondamental d’assurer la disponibilité et la distribution des produits pétroliers dans ces zones, tout en appliquant la péréquation, malgré l’absence de rentabilité pour la société. Ainsi dorénavant, ce qui était considéré comme un casus belli au moment de la libéralisation de l’aval pétrolier au Congo, prenait tout son sens et sa dimension sociale. Car aucun marqueteur ne pouvait et ne voulait prendre ce risque d’investir dans des zones non rentables et sans profit. Bien qu’une forte population locale en exprimait le besoin de façon légitime », a-t-il fait savoir.

Enfin, dans son discours plutôt dit que lu, le ministre en charge des hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua a fait un bref aperçu sur la situation du pays d’après-guerre, en se basant sur les décisions draconienne et courageuses, prises par le Chef de l’Etat pour la création de cette structure pétrolière, afin de juguler les énormes difficultés que vivait l’Etat, en ce temps. C’est ainsi que la SNPC s’est vue délivrer une licence, un agrément, de distribution et de commercialisation.

La nouvelle station SNPC Distribution de Talangaï s’étend sur une superficie de 3.200 m2, avec un impressionnant bâtiment commercial de 240m2 dont une terrasse offrant une vue unique sur le viaduc.
Cette station se distingue par l’offre des services plus étoffées que les précédentes réalisations, avec notamment, une baie de graissage ; une baie de lavage ; une borne de recharge électrique ; un rack à gaz et une supérette alimentaire.
Il est à noter que, la vision de la SNPC Distribution est de devenir un acteur essentiel du quotidien en offrant des services plus complets, tout en tenant compte des besoins des Congolais. L’objectif pour cette société est d’être plus proche de la population, pour la facilitation en approvisionnement en produits pétroliers, cela, en tout temps et en tout lieu.
VALDA SAINT VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-11 09:48:55
La Fondation Jeunesse Education et Développement (JED), a organisé le 8 octobre 2023, à Pefaco Hôtel Maya-Maya de Brazzaville, la 3e édition de l’atelier vacances « Fille Lélo-Femme Lobi ». La cérémonie de remise des certificats aux 22 élèves filles dont l’âge varie entre 12 et 15 ans, s’est placée sous l’autorité de sa présidente, Mme Esther Ahissou Gayama, députée de l’Île Mbamou, l’unique district du département de Brazzaville, en présence de quelques femmes politiques, parlementaires et des Associations ou ONG sœurs.
Cette formation des filles âgées entre 12 et 15 ans, choisies parmi les meilleures de leurs établissements scolaires, s’est basée entre autre, sur des thématiques très variée : le mythe de l’occident ; sauver notre planète ; le vivre-ensemble ; le savoir-vivre ; la politesse ; la place de la femme africaine, de l’Antiquité à nos jours ; l’hygiène corporelle, etc.

La dite formation a également été marquée par des excursions à travers la ville capitale, question de permettre aux jeunes filles d’aller à la découverte des sites historiques, touristiques et/ou stratégiques de Brazzaville.
Tous ses enseignements ont pour but, d’éduquer, de formater la jeune fille d’aujourd’hui à devenir une femme instruite, émancipée et épanouie.

« ’’Fille lelo-Femme lobi’’ est une idée. Celle de doter notre jeunesse féminine, d’une connaissance consistante et d’une morale inébranlable. Cette initiative s’inscrit dans la durée d’une vie. Il est un programme intergénérationnel, convoque les plus sages en âge et expérience pour diffuser leurs connaissances aux jeunes pousses féminines, espoir de demain. Avec cette posture, c’est le pari fait de construire une femme capable d’affronter les adversités de toutes natures, de prendre en main son destin et de le transmettre à son tour », a martelé la présidente de la Fondation JED.
Selon les participantes à l’atelier vacances, cette brève période d’apprentissage leur a été très profitable sur le plan moral, culturel et psychologique. A l’instar des chantiers vacances, qui procurent un gain financier, l’atelier vacance leur a procuré de la connaissance et des bonnes manières pour la vie au quotidien.

Une d’entre elles, a formulé une considérable gratitude, au nom des 22 participantes la Fondation et sa présidente : « Maman Esther Ahissou Gayama, grâce à vous et à votre Fondation, nous allons devenir des femmes intelligentes, vertueuses, responsables, formées et surtout, ambitieuses. Des femmes prêtent à prendre le relai pour bâtir notre pays le Congo. Nous faisons la promesse d’appliquer toutes les leçons et valeurs apprises. Désormais, nous ne penserons qu’à une chose et une seule : nous élever par le mérité, rien que par le mérite, à la maison, à l’école et plus tard au travail, car nous sommes persuadés que nous allons réussir coûte que coûte ! Nous serons des modèles à suivre », a-t-elle promis.
Etant donné que la périodicité de l’atelier vacances est annuelle, les retrouvailles auront lieu les vacances prochaines, c’est-à-dire, pendant les vacances de 2024.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-11 09:25:01
L’esplanade du stade Alphonse Massamba-Débat de Brazzaville, a été au centre de cette cérémonie philanthropique, le samedi 7 octobre 2023. Mme Princesse Line Gaëtane Mouangassa, présidente de l’Association ’’Le Congo-Ma-Passion-d’Afrique-Centrale’’, a fait don des kits scolaires à près de 1.000 élèves des quartiers Diata et Château d’eau Ngangouoni. Des kits qui contribueront à soulager les familles économiquement faibles et à renforcer l’apprentissage.

Les kits étaient composés des : cahiers ; stylos ; crayons ; gourdes ; cartables ou sacs à dos ; règles et parasoleils...

A cette activité, élèves et parents d’élèves ont bénéficié de ce précieux don de cette dame de cœur dont l’amour inconditionnel envers les enfants et les autres couches sociales vulnérables est sans pareil.

En effet, c’est toujours dans cette perspective de partage, de donation et d’assistance que l’Association, dans son opération désignée ’’Un enfant, un kit scolaire’’, pour la cinquième fois consécutive.
Comme à l’accoutumé, la présidente de l’Association ne déroge pas à la règle en ce début de cette année scolaire 2023-2024. Mme Princesse Line Gaëtane a remarquablement rassuré les récipiendaires dudit don.

« Chers apprenants, chers amis jeunes. L’éducation est l’arme la plus puissante pour transformer une Nation. Cette citation de Nelson Mandela résonne tellement fort encore aujourd’hui dans nos oreilles, qu’elle demeure actuelle, tant notre société a besoin de se lever. Si l’école est ce lieu par excellence pour se socialiser, de nombreuses familles dans nos quartiers éprouvent d’énormes difficultés pour envoyer les enfants à l’école. C’est pour répondre à ce besoin pressent, à cette préoccupation urgente que j’ai décidé de répondre à un appel de cœur, celui de mettre à la disposition de mille élèves de Makélékélé 3, des kits scolaires. Ses enfants, nos petits-frères et petites-sœurs, nous viennent de différents quartiers : Château d’eau Ngangouoni et Diata », a-t-elle déclaré.

Dans le souci de toujours apporter assistance et aide, Mme Mouangassa a adressé une pensée pieuse aux autres couches sociales vulnérables.
« C’est l’occasion pour moi d’avoir une pensée pour l’orphelinat Maison d’enfance Cardinal Emile Biayenda, les natifs de Diata et Château d’eau et des environs, venus à cette manifestation », a renchéri Mme la présidente.
Par ailleurs, Mme Mouangassa a également attiré l’attention des jeunes gens, sur le bon usage et à bon escient de cette donation.
« Chers enfants, en recevant ces kits symboliques, ayez à l’esprit que vous allez vers une année scolaire réussie, afin que vous soutenez vous aussi, ceux qui seront dans le besoin », a-t-elle souligné.
La bienfaitrice et philanthrope Mouangassa, candidate de cette 3e circonscription lors des dernières élections législatives n’est pas venue en tant que politique, mais, comme une personne qui aime partager, qui aime aider et qui donne l’espoir de vivre dans notre société minée de plusieurs problèmes sociaux, dont la pauvreté et la précarité.

C’est la raison pour laquelle Princesse Line Gaëtane Mouangassa confirme que son acte ou son action ne révèle aucun agenda caché sur le plan politique.
Elle a d’ailleurs fait savoir que son engagement pour Makélékélé 3, ne souffre d’aucune entorse, son amour pour les populations de la 3e circonscription est naturel, sa détermination à endiguer les problèmes de cette circonscription est et resta intacte.
« Soyez-en rassurés car, c’est depuis 5 ans que cela existe », a-t-elle conclu.

C’est à cœur joie que les élèves et parents d’élèves sont repartis avec leurs précieux cadeaux.
VALDA SAINT-VAL /Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-11 09:03:29
La Coordination des Associations et Réseaux de la Société Civile du Congo (Caresco) a tenu, le vendredi 6 octobre 2023 dans la salle des conférences de l’Hôtel de ville de Brazzaville, son assemblée générale extraordinaire. Plusieurs représentants et délégués venus de presque tous les départements du pays y ont pris part. L’objectif de cette assemblée était de mettre en place, les nouvelles structures, afin de poursuivre le combat amorcé par la société civile pour le bien et le mieux-être des populations congolaises.

En effet, c’est sous le thème : « Actrices et acteurs de la Société Civile du Congo. ’’Dans la continuité, œuvrons pour l’atteinte des objectifs de la CARESCO’’». Les participants venus des différents départements de la République ont ainsi planché sur la restructuration de cette plateforme de la société civile congolaise. Comme une Eglise au milieu du village, la Caresco accompagne le gouvernement pour le mieux-être des populations.
Ouvrant les travaux, le premier-vice-président, Christian-Grégoire Epouma a fait un bref aperçu sur le fonctionnement de la Caresco et est bien cette plateforme de la société civile congolaise émergeante, décidée d’agir comme de subir. Agir, en faisant plus parler les actes. Sachant ce qu’elle veut, d’où elle vient, il sied de rappeler avec force que la Caresco, a été créée à la faveur des états généraux tenus à Brazzaville, du 30 janvier au 1er février 2000, voici plus de deux décennies avec la ferme volonté de renforcer les capacités de la société civile congolaise et de canaliser le frémissement citoyen, né d’une ambition de relayer les pouvoirs publics dans cette bataille pour la renaissance du Congo dans sa diversité et dans sa complexité.
Poursuivant les travaux, les membres de la Caresco ont mis en place les instances qui conduiront à bon escient les activités de la plateforme de la Société civile.
Le Bureau se présente comme suit :
Président de la Caresco : Dieudonné Moussala ; Vice-président, chargé de l’organisation, des affaires électorales, du suivi des réseaux et des organisations intermédiaires : Christian-Grégoire Epouma ; Vice- présidente, chargée de la coopération, collaboration avec les Institutions de la République : Mme Sylvie Nsona ; Vice-président, chargé de la Justice et du Secteur privé national : Dr. Jean Ngalessami-Ibombo ; Vice-président, chargé du renforcement des capacités, de l’éthique et de la déontologie : Dieudonné Ekaba ; Vice-président, chargé des questions de paix, de démocratie et de la bonne gouvernance : Jean- Marie Kamba ; Vice-présidente, chargée du genre : Hélène Elenga Beka ; Vice-président, chargé des Droits de l’Homme et de la défense de Droits des consommateurs : Ghislain Mouloungui ; Vice- président, chargé de la Culture, Arts, de la Jeunesse et des Sport : Romain Gardon Nimi ; Vice-président, chargé de la Santé, des Affaires Sociales et des personnes vulnérables : Pr. Samuel Nzingoula ; Vice-président, chargé de l’apiculture, de l’environnement et du Développement durable : Dr. Jean Diamouangana ; Vice-président, chargé de la Communication et porte-parole de la Caresco : Michel Rodriguez Abiabouti ; Vice-présidente, chargée des questions religieuses : Gisèle Alanga Elangui ; Secrétaire général : Obame Balakili ; Secrétaire général-adjoint : Benjamin Kimina ; Trésorier général : Edouard Mboungou-Ndamba ; Trésorière générale adjointe : Annie Koumina ; Commissariat national aux comptes : Président : Joseph Bahoua ; Vice-président : André Masseka ; Secrétaire-rapporteur : Victor Bissombolo ; Membres : Mombo et Thérèse Ndongo.
Par ailleurs, les participants à l’Assemblée général ont échangé sur l’actualité nationale et internationale. En ce qui concerne ces actualités, la Caresco, dont ’’l’ADN’’ est pluriel, participatif et proactif, a passé en revue, les grands problèmes qui touchent aussi bien au quotidien les populations.

Au terme de cet échange proactif, il a été arrêté ce qui suit : au plan national, la Caresco, tout en se félicitant de ce climat de paix sur l’ensemble du territoire a tenu à attirer l’attention du gouvernement, sur la nécessité d’éradiquer de manière définitive, l’insécurité générale, avec en prime le phénomène Kuluna, Bébés noirs, ainsi que des bagarres rangées dans les établissements scolaires. A cet égard, le Bureau élu, a été instruit pour mener une réflexion qui sera transmise au gouvernement.
Dans le même ordre d’idée, ils vont être mis, la réglementation des taxi-moto, notamment l’identification des motos, des conducteurs ainsi que la définition du périmètre de circulation de ces transporteurs fortuits.
L’Assemblée générale s’est en outre focalisée sur le phénomène des demi-terrains qui préjudicie considérablement, les capacités de mobilité des populations urbaines. Il en est de même du panier de la ménagère, de la vie chère, qui ne permettent pas aux différents ménages, de joindre les deux bouts du mois, d’où la nécessité de susciter une grande réflexion profonde sur la lutte contre la faim.
Concernant l’actualité internationale, l’Assemblée générale a manifesté sa vive préoccupation sur la résurgence des conflits en Afrique et dans le monde. A cet effet, la Caresco en appelle à la désescalade de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Réagissant à la vente aux enchères de l’avion présidentiel du Congo par la Justice française, l’Assemblée condamne avec véhémence cet acte odieux qui va à l’encontre des textes pertinents sur la protection diplomatiques auxquels le Congo est signataire.
Dans son mot de circonstance et clôturant les travaux de cette Assemblée extraordinaire, le président réélu, M. Dieudonné Moussala, a exhorté l’ensemble des participants à plus de volonté et d’ardeur dans les activités de cette plateforme de la société civile congolaise et à plus de sacrifices dans les actions participatives.
Il est à noter que le Bureau tout entier a presque été réélu. Comme quoi, on ne change pas l’équipe qui gagne.
VALDA SAINT VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-11 08:36:44
Le gouvernement japonais, à travers son ambassadeur accrédité au Congo, a transmis lundi à la représentation du Programme alimentaire mondial (PAM) une contribution d’un montant de plus d’un milliard de FCFA pour permettre au PAM de fournir en particulier une assistance alimentaire à près de 62 000 élèves dans le cadre du Programme des cantines scolaires visant à renforcer l’accès à l’éducation des couches les plus défavorisées.

Il s'agit d’offrir un repas chaud et nutritif aux élèves des établissements scolaires des sept départements du Congo : Bouenza, Lékoumou, Pool, Plateaux, Cuvette, Likouala et Sangha.
Une partie du don est destinée au traitement de la malnutrition chez 8 250 femmes enceintes et celles qui allaitent dans les grandes villes de Brazzaville et Pointe-Noire ainsi qu’à l’assistance alimentaire à près de 11 900 réfugiés et demandeurs d’asile au Congo, notamment dans le département de la Likouala.
Le directeur pays adjoint du PAM au Congo, Sidi Mohamed Babah, a expliqué dans son allocution que le repas scolaire permet également de renforcer l’accès à l’éducation des groupes vulnérables, surtout les familles autochtones.
Selon lui, le don est une lueur d’espoir pour une dizaine de milliers d’enfants, femmes et personnes déplacées qui luttent chaque jour pour avoir à manger.

La cérémonie a été marquée par la signature d’un accord tripartite entre l’ambassadeur du Japon au Congo, Hyroyuki Minami, le directeur pays adjoint du PAM au Congo, Sidi Mohamed Babah, et le ministre congolais de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou.
Le Congo a initié les cantines scolaires qui permettent aux élèves du primaire, évoluant notamment en zones rurales, de manger à l’école des repas équilibrés entre les heures des cours.

Les autorités congolaises et leurs partenaires, les gouvernements américain et japonais, ainsi que le Programme alimentaire mondial (PAM), sont convaincus que cette politique attire de plus en plus les élèves et les maintient à l’école dans un pays qui veut améliorer davantage son taux d’alphabétisation.
Plus de 16 000 élèves de 408 écoles primaires de sept départements du pays mangent à l’école.
Il s’agit des départements de la Bouenza, Lékoumou, Pool, Plateaux, Cuvette, Likouala et la Sangha.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-11 08:05:03
Juste pour « se marrer » et embêter le monde… Cette philosophie de la vie anime désormais les actes des inciviques incendiaires. Dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise, les poubelles s'embrasent, et ce n'est pas une bonne nouvelle pour notre santé. Fortes irritations cutanées, inhalations de particules de plastiques ou encore problèmes respiratoires, les feux de poubelles sont loin d'être inoffensifs.
Lorsqu'un feu est évoqué à Brazzaville, la peur principale est la propagation de l'incendie. Pourtant, le danger peut être plus vicieux, en se cachant dans la fumée.
Comme chaque combustion, les feux de poubelles diffusent différentes substances comme le dioxyde et monoxyde de carbone ou le soufre. Des gaz pouvant entraîner des vertiges si on y est exposé, trop près sur une longue période.
Un danger de toxicité directe
La fumée d'un feu de poubelles est bien plus nocive que celle d'un incendie classique.

La combustion des déchets diffuse des centaines de substances hautement toxiques, comme du benzène, de l'ammoniaque ou des particules fines. Un mélange chimique aux conséquences directes sur la santé. Quand on brûle des poubelles dans les quartiers de Brazzaville, on dégage des dioxines en grande quantité, ça fait toute la dangerosité de ces feux.
Cette famille de molécules, dérivée du chlore et considérée comme des perturbateurs endocriniens, provient directement de la combustion des plastiques.
La toxicité est directe, il suffit de s'approcher d'une poubelle enflammée pour en ressentir les effets. Les dioxines provoquent de fortes éruptions cutanées, une violente irritation de la gorge ou des quintes de toux régulières. Plus grave, une femme enceinte qui passe à côté d'un feu peut contaminer son enfant aux dioxines. Les enfants sont les plus fragiles, car leurs systèmes respiratoires ne sont pas encore terminés, une exposition [prolongée] à la fumée toxique peut avoir des conséquences irrémédiables.
L'appareil respiratoire durement touché
La fumée émanant des feux de poubelles est nocive en particulier pour les personnes ayant une pathologie respiratoire, même peu grave. Il suffit d'avoir une simple rhinite allergique ou de l'asthme et d'inhaler de la fumée pour déclencher des poussées de sa maladie.

Les particules fines de plastique, causées par la combustion des déchets, peuvent pénétrer dans les bronches, avant de se répandre dans le système sanguin et provoquer des pathologies cardiovasculaires, en cas de trop fortes expositions rapprochées.
L'absence de maladie, n'immunise pas de la toxicité des fumées. L'idéal, c'est de ne pas aller s'exposer. Il y a beaucoup de gens qui ont des maladies et qui ne le savent pas et ça peut préparer un terrain fertile à une pathologie.
En cas de feux de détritus à proximité, le port d'un masque chirurgical, couvrant la bouche et le nez est nécessaire. Une protection, bien connue de tous désormais, qui filtre « jusqu'à 70 % de substance ».
L'impact de ces brasiers sur la pollution de l'air à Brazzaville, n'a pas encore été totalement défini. Comme dans tous les processus de combustions, il y a des particules fines, de la résine, et du dioxyde d'azote qui se dégagent dans l'air.
Albert SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-10-11 07:44:10