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Denis Sassou N’Guesso inaugure les tours jumelles de Mpila ce lundi

Le quartier Mpila-Chacona, dans le 6e arrondissement, Talangaï (Brazzaville), sera à l'honneur ce lundi 23 octobre 2023 à 11 heures, à l'occasion de l'inauguration des tours jumelles implantées au bord du majestueux fleuve Congo, par le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Les tours jumelles, appelées à devenir le nouvel emblème du Congo-Brazzaville, récemment ébranlé par une crise financière et sanitaire.

Ces tours jumelles qui dominent Brazzaville ont tant fait couler d'encre au moment de sa construction, révélant ainsi le Congo-Brazzaville aux yeux de la sous-région Afrique centrale par l'audace de sa créativité en matière de nouvelle structure et d’innovation architecturale.

Aucun séjour au Congo ne sera donc complet si vous n‘effectuez pas au moins une visite à ces célèbres icones de Brazzaville, les emblématiques tours jumelles à la hauteur vertigineuse.

Les deux tours jumelles de trente étages chacune, représentent l’un des fleurons de la coopération Sino-congolaise.

Bâti sur une superficie au sol de 121.800 m2, l’ouvrage qui offre une vue panoramique sur le fleuve Congo, présente des caractéristiques techniques peu spéciales.

Cet immeuble offre sur chacune des Tours, un niveau spécial, réservé aux infrastructures, avec quatre niveaux, reliant les deux tours via un appendice.

Dans la première Tour, vingt-cinq étages seront réservés exclusivement aux bureaux. Dans la seconde Tour, par contre, vingt-cinq niveaux abriteront un hôtel 5 étoiles, d’une capacité d’accueil de 349 chambres, parmi lesquelles 20 suites présidentielles ; 105 suites ministérielles et 249 chambres standards. Selon la répartition technique faite, le quatorzième étage de chacune de ces immeubles sera réservé à l’abri, en cas d’incendie. Le 30e niveau de chaque immeuble, sera lui, affecté aux locaux techniques. Ce centre d'affaires est déjà courtisé par de nombreux partenaires.

Cette inauguration survient alors que Brazzaville se prépare à abriter le sommet des trois grands bassins forestiers tropicaux du monde (Congo, Amazonie et Bornéo Mékong) du 26 au 28 octobre 2023.

Le Sommet aura notamment pour objectif la mise en place d’une coopération Sud – Sud autour de ces trois grands bassins d’écosystèmes mondiaux, pour leur préservation et restauration.

Jean-Jacques Jarele SIKA / envoyé spécial à Brazzaville

Créé le 2023-10-22 18:33:02

Denis Sassou N’Guesso de retour à Brazzaville après Pékin où il a pris part au 3e Forum de l’Initiative la Ceinture et la Route (ICR)

Le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso a regagné Brazzaville, ce dimanche 22 octobre 2023. Le chef de l’Etat rentre de Beijing (ou Pékin) en Chine, où il a pris part au 3e Forum de l’Initiative la Ceinture et la Route (ICR).

Les dirigeants de divers pays aux systèmes et aux convictions politiques différents se sont rencontrés pour parler de prospérité et de développement commun à l'occasion du Forum de la Ceinture et la Route pour la coopération internationale, qui s'est tenu cette semaine à Beijing, la capitale chinoise.

 

Dix ans après son lancement, l'Initiative la Ceinture et la Route (ICR) est désormais mieux comprise qu'à ses débuts. Comme les faits l'ont montré, elle ne constitue pas un outil d'extension de l'influence géopolitique chinoise, mais bien une plateforme de coopération.

Les engagements solides pris par la Chine durant le forum ont le potentiel de favoriser le développement mondial et la construction d'un avenir partagé pour l'ensemble de l'humanité.

Dans le cadre de l'ICR, la Chine a signé plus de 230 accords de coopération avec plus de 150 pays et 30 organisations internationales. Ces accords ont donné naissance à plusieurs projets phare et à de nombreux projets de plus petite envergure mais tout aussi significatifs, souligne un livre blanc publié par le gouvernement chinois, intitulé "L'initiative la Ceinture et la Route : un pilier clé de la communauté mondiale d'avenir partagé".

Mercredi dernier, le Président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a déclaré que « tous les projets de coopération liés à l'ICR, qu'il s'agisse de chemins de fer, de routes, de réservoirs, de mécanisation agricole ou de pose de câbles optiques, sont cruciaux pour le développement de l'Afrique et aideront l'Union Africaine (UA) à atteindre les objectifs de son Agenda 2063 ».

D'ici à 2030, les investissements liés à l'ICR pourraient sortir 7,6 millions de personnes de l'extrême pauvreté et 32 millions de la pauvreté modérée, selon une estimation de la Banque mondiale.

L'ICR est devenue une plateforme essentielle pour la coopération mutuellement profitable, et constitue pour les pays du monde entier une importante occasion de parvenir à un développement commun.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-22 17:37:52

Vie amoureuse : 10 petites choses à faire le matin avec votre partenaire pour bien entretenir la flamme

Le quotidien peut parfois nous faire oublier de cultiver la complicité et l’amour avec notre partenaire. Il existe de petites choses simples et efficaces que nous pouvons faire dès le matin pour renforcer notre connexion. Ces gestes attentionnés peuvent contribuer à maintenir une relation épanouissante. Voici donc 10 petites choses à faire le matin avec votre partenaire pour entretenir la flamme.

Un réveil en douceur avec un moment de tendresse

Au lieu de se précipiter hors du lit dès que le réveil sonne, prenez le temps de vous réveiller ensemble en douceur. Un sourire complice, un échange de regards chargé d’affection, un tendre bisou ou encore des mots doux pour commencer la journée du bon pied.

Nul besoin de faire l’amour. Prenez simplement le temps de vous embrasser avec douceur, de vous donner la main le matin ou simplement de vous blottir l’un contre l’autre. Ces gestes de tendresse renforcent la proximité émotionnelle et la complicité entre vous. C’est un rappel subtil et précieux de l’amour partagé.

Un petit-déjeuner en amoureux

Rien de tel qu’un petit-déjeuner en amoureux pour démarrer la journée du bon pied et raviver la flamme entre vous. Prenez donc le temps de partager un petit-déjeuner, même s’il est simple. Préparez un café ou un thé pour votre partenaire et profitez de ce moment privilégié pour discuter.

Vous partagez des regards complices et des sourires taquins qui en disent long sur votre complicité. Les conversations légères et les rires partagés se mêlent aux doux murmures du matin, créant un moment chaleureux. Un petit-déjeuner avec votre partenaire est ainsi une déclaration d’amour silencieuse qui rappelle à quel point les petits moments du quotidien peuvent être les plus précieux.

Des compliments sincères de bon matin

Commencer la journée en échangeant des compliments sincères avec votre partenaire peut être la bouffée d’air frais dont vous avez besoin pour égayer sa/votre matinée. Les compliments sont comme des rayons de soleil, ils illuminent instantanément l’atmosphère.

Ils ne sont pas seulement des mots, mais une déclaration d’amour et d’appréciation qui renforce le lien qui vous unit. Alors, pourquoi ne pas prendre l’habitude d’échanger ces petits trésors d’affection dès le matin, pour maintenir la flamme de votre relation toujours allumée ?

Communiquer encore et toujours

Communiquer est la règle d’or qui tisse des liens profonds et durables. Prendre le temps de se parler, d’échanger des mots doux ou encore sur des projets futurs dès le matin est ainsi très bénéfique dans une relation.

Les mots sont comme des petits trésors que vous offrez l’un à l’autre, des caresses verbales qui éveillent cette étincelle qui fait battre votre duo en harmonie. Cette communication ouverte vous permet de mieux vous soutenir mutuellement. Alors, savourez ce doux partage !

S’encourager et se motiver mutuellement

Chaque matin, une belle occasion se présente à vous : celle de vous encourager et de vous motiver mutuellement. Prendre le temps de vous exprimer des paroles bienveillantes et de vous soutenir est un moyen puissant de renforcer le lien qui vous unit. C’est comme si chaque mot d’encouragement était une étincelle qui alimente le feu de votre relation, faisant briller votre amour avec une intensité nouvelle.

Un mot d’encouragement ou de motivation est une source de soutien précieuse pour l’autre. Alors, réveillez-vous chaque matin avec l’intention d’encourager votre partenaire !

Rire ensemble

Partager un rire complice dès le matin peut être le meilleur moyen de démarrer la journée du bon pied. Rire ensemble crée en effet une connexion spéciale entre vous et votre partenaire, renforçant le lien qui vous unit. Cela peut être une blague spontanée, une anecdote amusante ou même un sourire espiègle échangé de bon matin.

Le rire est une potion magique qui dissipe les tensions et apporte une légèreté bienvenue au quotidien. Nourrissez la flamme de votre amour avec cette dose quotidienne de bonne humeur. Un bon fou rire est une véritable bouffée d’oxygène pour le couple !

Lui laisser des petits messages dans la maison

Pour égayer les matins et laisser une empreinte d’affection dans votre maison, une idée simple et touchante consiste à laisser des petits messages à votre partenaire. Glissez un mot doux sur le miroir de la salle de bain, écrivez un petit mot sur un post-it que vous collez sur le réfrigérateur, ou encore déposez un message tendre sur l’oreiller.

Les mots ont un pouvoir incroyable pour transmettre vos sentiments et renforcer vos liens. C’est une manière délicate de commencer la journée en répandant un peu d’amour et de complicité dans votre cocon.

Faire des surprises et cadeaux

Surprenez votre partenaire de temps en temps avec un cadeau inattendu ! Glisser des surprises dans votre routine matinale peut être en effet une façon de commencer chaque journée avec une touche de magie. Que ce soit un petit-déjeuner surprise au lit, un simple geste inattendu ou un cadeau matériel, ces attentions spéciales montrent à quel point vous tenez à votre partenaire et à votre relation.

Les surprises et les cadeaux n’ont pas besoin d’être grandioses, simplement remplis d’amour et de sincérité. Cela montre que même dans le rythme effréné de la vie, vous prenez le temps de cultiver votre lien.

Exprimer sa gratitude envers son/sa partenaire

Prendre un moment chaque matin pour exprimer sa gratitude envers son/sa partenaire est un acte d’amour qui peut avoir un impact profond sur votre relation. Dire « merci » pour les petites choses, pour les moments partagés et pour la présence de l’autre dans votre vie renforce non seulement la connexion émotionnelle entre vous deux, mais crée également un climat d’appréciation mutuelle.

C’est un moyen de rappeler à quel point vous valorisez et chérissez la personne qui partage votre quotidien. Prenez donc ce temps chaque matin pour cultiver une relation nourrie par l’amour et la gratitude.

Envoyer des messages doux dans la journée

Enfin, sachez qu’envoyer des messages doux tout au long de la journée est un moyen charmant de maintenir une connexion avec votre partenaire.

Qu’il s’agisse d’un simple « Je pense à toi » ou d’un message plus détaillé ou même hot, ces petits mots doux peuvent instantanément égayer la journée de votre partenaire. Ces messages sont comme des caresses virtuelles qui feront briller le cœur de votre partenaire à chaque lecture. Osez lui rappeler par message combien vous l’aimez !

En mettant en pratique ces petites choses le matin, vous contribuez ainsi à entretenir la flamme de l’amour. Ces gestes d’attention et d’affection sont essentiels pour cultiver une relation solide et épanouissante.

Alors, n’oubliez pas de prendre le temps dès le matin de montrer à votre partenaire à quel point il ou elle compte pour vous.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2023-10-22 11:53:36

Congo : à Brazzaville, «on veut de l'eau à la maison»

Dans la cuisine, la salle de bains, sous l’évier, sur la terrasse et dans le petit jardin. Chez Mme Makita Pahou, bouteilles, bidons et seaux s’entassent. Cela fait plusieurs années que cette habitante du quartier Diata dans le 2e arrondissement de Brazzaville, ne compte plus sur son robinet. « Dans mon quartier, il n’y a pas d’eau courante depuis plusieurs années. Avant, j’en avais au moins deux ou trois nuits par semaine. Là, plus rien », affirme-t-elle.

Sous un soleil de plomb, Massengo trône devant une bonne douzaine de bidons multicolores, qui contenaient autrefois de l’huile de cuisine. C’est lui qui est chargé de les remplir d’eau et de les transporter sur son chariot (Pousse-pousse) pour les livrer à Diata ou à Batignolles.

Les « pousses-pousseurs » peinent terriblement. Ils peuvent transporter des chargements pesant jusqu’à 1 tonne. La météo n’est pas toujours clémente, aussi doivent-ils braver toutes les intempéries : la pluie, le soleil, le vent. Ils circulent sur toutes sortes de voies : grands boulevards, rues larges, étroites, défoncées et cabossées, présentant parfois de grandes crevasses d’eau ressemblant à de petits lacs en pleine agglomération urbaine (j’exagère à peine!), et divers sentiers etc...

« Lorsque tu me donnes ton bidon de 25 litres pour aller te chercher de l’eau, c’est 100 F CFA et le transport c’est 100 FCF aussi » déclare Massengo.

Massengo et Roger, vivent d’emplois informels qui génèrent de faibles revenus.

Mme Makita Pahou a besoin chaque jour d’au moins 24 bidons pour faire la vaisselle, le ménage, la cuisine, et le débarbouillage de toute la famille.

Massengo, tuyau à la main, remplit ses bidons nonchalamment. De part et d'autre d'un petit kiosque bleu du quartier Plateaux des 15 ans, les bidons jaunes entassés forment un véritable mur.

Au quartier Diata comme dans de nombreux autres de Brazzaville, l'eau a disparu : plus rien ne coule du robinet et les puits sont vides. Des coupures planifiées, auxquelles s’ajoutent les coupures inopinées.

Dans d'autres quartiers plus éloignés que la société ne parvient plus à alimenter, les bidons d'eau peuvent se vendre à 200 francs. Plus on s'éloigne des quartiers avec eau, plus le coût augmente.

Les brazzavillois sont nombreux à vivre au rythme des coupures d’eau, résultat d’un système de distribution vétuste, non entretenu depuis un demi-siècle. Face à une situation qui s’éternise, les habitants résignés élaborent leurs propres solutions.

Brazzaville, avec ses 1 696 392 d’habitants, met au défi les services publics, notamment dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Malgré l’extension progressive du réseau d’eau potable, dans les quartiers les plus défavorisés, les habitants ont recours à des puits.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-22 10:13:10

Les vendeurs à la sauvette de fruits et légumes toujours plus nombreux à Brazzaville

Les vendeurs ambulants sur les artères de Brazzaville, cette activité s’intensifie dans une ville où le taux de chômage est en constante croissance. Dans cette ville fascinante, chaotique et envoutante à la fois, chacun essaie de vivre ou de survivre en pratiquant « l’article 15 » synonyme de débrouillardise.

Des véhicules klaxonnent. D’autres roulent au ralenti. Le trafic est dense. Des vendeurs ambulants se frayent des passages entre les véhicules. Ils bravent les risques dans cette ville à la circulation dense, au risque de leurs vies. Il faut vendre d’abord.

Les véhicules sont bloqués dans la circulation, c’est le moment de trouver quelques rares clients et espérer faire des bonnes affaires.

Alice, 30 ans, s’est lancée dans le commerce pour éviter la prostitution. Elle vend dans les rues de Brazzaville.

« Beaucoup de ma génération sont devenues des prostituées par manque d’orientation. J’ai décidé de suivre une voie noble et de gagner ma vie honnêtement pour ne pas manquer de quoi manger », confie-t-elle avant d’interrompre pour discuter avec une cliente au quartier Batignolles.

Non loin, Rodrigue, un jeune homme dans la vingtaine, a des sachets de chips à base de banane plantain qu’il vend aussi sur les rues de Brazzaville : « Dans ce pays, que tu aies un diplôme ou pas, il n’y a pas de travail. Je préfère vendre les chips pour avoir un peu d’argent ».

A Brazzaville, le travail de vendeur ambulant rime avec rapidité, surtout sur les boulevards. Pour tenir durant toute la journée, il faut aussi de l’endurance physique. Il faut donc manger à la sueur de son front.

A Brazzaville principalement, dans les grandes artères de la ville et même dans les marchés, la vente des fruits et légumes est parmi les activités exercées par certaines jeunes filles congolaises.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-22 08:56:50

RDC – Forces Armées : Réhabilité au sein des Fardc Eddy Kapend prend du galon

Suite aux changements intervenus dans la hiérarchie des Forces Armées de la République démocratique du Congo, le colonel Eddy Kapend naguère accusé d’avoir trempé dans l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila, radié de l’armée et condamné à mort en 2003 avec le grade de colonel, a été réhabilité dans l’armée et nommé général.

Quelques officiers supérieurs ont été élevés en grade et promus à des hautes fonctions au sein des Forces Armées de la RDC.

Les ordonnances annonçant les changements ont été lues à la Télévision nationale congolaise (RTNC), dans la nuit du jeudi au vendredi 20 octobre.

Eddy Kapend ex aide de camp de Laurent Désiré Kabila qui, jusque-là vivait en retrait de la vie militaire, a réintégré l'armée. Il a été promu à titre exceptionnel, au grade de général d’armée des Fardc et commandant de la vingt-deuxième région militaire (Haut-Katanga).

Sur le terrain, le général Eddy Kapend né au Katanga en 1960, prend la relève du général Smith Kihanga Mutara, qui a été rappelé à Kinshasa.

Cette nomination signe le retour de cet ancien officier qui avait été arrêté, jugé et condamné pour l’assassinat de feu le Président Laurent-Désiré Kabila.

Suite à sa condamnation, Eddy Kapend avait été radié des effectifs des Fardc.

En 2021, il faisait partie des détenus qui ont bénéficié de la grâce présidentielle du Président Félix-Antoine Tshisekedi.

Eddy Kapend était sorti de la prison centrale de Makala le 8 janvier 2021, après 20 ans de détention.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-21 19:08:13

Brazzaville abrite la 7e édition de la foire aux plants : ’’le rendez-vous des mains vertes’’

La cérémonie de la 7e édition de la foire aux plants a été lancée ce 20 octobre 2023 à l’esplanade du Ministère de l’économie Forestière par la ministre de tutelle, Rosalie Matondo, en présence de ces collègues membres du gouvernement, Hugues Ngouélondélé et Jacqueline Lydia Mikolo, du Conseiller du chef de l’Etat, du Coordonnateur du PRONAR (Programme National d’Afforestation et de Reboisement), François Mankessi, des parlementaires , des corps diplomatiques, représentants les institutions internationales, des directeurs généraux des plantations forestières, des cadres du Ministère et des horticulteurs congolais, venus exposer puis présenter leurs pépinières et les différents produits de leurs activités.

Cette 7e édition a retenu cette année en plus de Brazzaville, les localités de Pointe-Noire, Dolisie et Oyo, sous le thème : « Le futur de la planète, c’est planter. La foire aux plants est là pour vous ».

Ladite foire aux plants, qui commence le 20 octobre prendra fin et fermera ces portes le 30 novembre prochain.

Dans son speech, le coordonnateur du PRONAR, le docteur François Mankessi a fait la présentation technique de la 7e foire aux plants et a aussi décortiqué la thématique de l’édition actuelle. « Un thème qui met l’accent sur la préoccupation mondiale actuelle, qui est celle de la survie de notre planète. Cela fait exactement 7 ans, Mme la ministre de l’économie forestière, depuis que cette ingénieuse idée qui traversait votre pensée, fut traduite en acte salutaire, aussi bien pour les pépiniéristes que pour les planteurs. Cette idée est bien sûr, le rapprochement de producteurs de plants, des acteurs, pour parfaire, l’organisation de la journée nationale de l’arbre, ceci bien évidemment, aux fins de concrétiser la mise en œuvre de la vision écologique prônée par Son Excellent Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat », a-t-il rappelé en substance.

En outre, Monsieur François Mankessi a fait savoir que les expositions ventes constituent la substance même de la foire aux plants. Elles concernent une large gamme d’espèces forestières, fruitières, ornementales, potagères, médicinales, des produits forestiers non ligneux tels que le miel, le gnetum africanum ou coco ; des produits agroalimentaires tels que les jus de corossol, de tondolo, de banane, de mangue, de citron, etc.

« La particularité de cette édition est qu’elle accueille six (6) exposants de plus, par rapport à l’année ou à l’édition précédente. Et nous avons reçu en ce lieu que 14 pépiniéristes et des entreprises de transformation des produits agroalimentaires. Cette année est la toute première où nous recevons deux pépinières industrielles privées : la pépinière forestière Bakasi de la société Total, la plus grande actuellement de notre pays avec une capacité de production de 5, 5 millions de plants par cycle de production et la pépinière de Dieu le veut de la société Plantation forestière Batéké Brazzaville, qui a une capacité de production d’un million de plants par cycle de production », a-t-il ajouté.

Mme la ministre de l’économie forestière, Rosalie Matondo quant à elle, dans son mot d’ouverture de cette 7e édition consécutive, a tenu à remercier tous ceux et toutes celles qui ont bien voulu répondre à cette invitation. « C’est un réel plaisir de vous voir à cette foire aux plants. Votre présence en ce lieu témoigne, de la synergie gagnante qui nous guide, pour promouvoir une émergence de l’économie verte dans notre pays. Pour célébrer la beauté de la nature et l’importance de l’arbre dans nos vies et pour la préservation de notre planète », a-t-elle souligné.

« La 7e édition de la foire aux plants que nous lançons ce jour, s’ouvre dans un contexte particulier, caractérisé par la tenue à Brazzaville dans quelques jour, du Sommet des trois Bassins forestiers du monde, qui marquera un tournant dans les mains de conjugaison d’efforts pour sauvegarder les poumons de la planète », a renchéri Mme la ministre de l’économie forestière, Rosalie Matondo.

Il est à noter que cette 7e édition de la foire aux plants, connait quelques particularités qui : se célèbre sous le signe de la maturité de l’horticulteur congolais, en permettant aux acheteurs, l’identification facile des espèces et en améliorant l’emballage des plants ; une diversité de plants sera mise en vente par les promoteurs des pépinières à savoir, des plants forestiers exotiques et local, les plants fruitiers marcottés et greffés tout comme des pieds francs ainsi que ceux des espèces ornementales, fourragères et médicinales ; le réseautage concrétisé des pépinières ; un record sur le nombre d’exposants qui est passé à 20 pour cette présente édition ; l’introduction de nouveau porte-greffe comme, le bigaradier du Maroc, le citrange carrizo et citrange troyer de la France, pour la multiplication par voie végétale des citrus sp ; de nouvelles variétés d’avocatier comme : la variété AS, en provenance du Kenya et la variété Cornichon (avocat sans noyau).

Ainsi, sont présentées à la 7e édition, une soixantaine de diversité d’espèces réparties comme suit : fruitière (31) ; aromatique (2) ; forestière (4) ; médicinale (8) ; ornementale (3) ; plante forestière non ligneux (6) et potagère (13).

Au total, 179.857 plants divers sont mis en vente pour cette 7e édition. Parmi les espèces, on peut citer, entre autres : Acacia sp ; Citrodora ; Aloé vera ; Artemisia ; Anacardier ; Aubergine ; Avocatier ; bananier ; Baobab ; Barbadinier ; Basilique ; Bégonia ; Cacaoyer ; Cerisier ; Citronnelle nain ; Citronnelle ; Citronnier ; Cocotier ; Colatier ; Corossolier ; Douce Amère ; Figuier ; Fraisier ; Fruit de la passion ; Gombo ; Goyavier ; Palmier à huile ; Mandarinier ; Menthe,….

En conséquence, plus de 3 mois et demi durant, les horticulteurs congolais mettront à la disposition des populations et des visiteurs, divers plants mis en vente. Ce, prélude à la journée nationale de l’arbre, qui se célèbre le 6 novembre de chaque année. Action salvatrice et bénéfique pour la préservation de la nature et pour lutter efficacement contre les changements climatiques, cheval de bataille du Président de la République, chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso. Qui depuis, a toujours fait de la protection de la nature son crédo majeur.

Il sied de souligner que cette foire aux plants, la 7e consécutive, s’achèvera dans les quatre localités retenues pour cette année, et la cérémonie de clôture se fera assurément toujours par Mme la ministre de l’économie forestière, Rosalie Matondo, le 30 novembre 2023.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-21 18:12:51

« Station-Service » le nouveau single d’Achille Mouebo bientôt dans les bacs

La date de sa sortie n’est pas encore dévoilée. Mais l’artiste monumental, Achille Mouebo,  a donné une confirmation pour la sortie incessante de son nouveau single intitulé « Station-Service ».

Achille Mouebo a partagé l’affiche du single sur ses différents réseaux sociaux mettant la lumière dans les cœurs de ses fans congolais et africains : « Mes très chers fans, voici l’affiche du nouveau single baptisé (Station-Service) qui arrive, partagez massivement ».

Achille Mouebo est né en 1971 à Pointe-Noire. Il a débuté une carrière musicale en 1990 en puisant son inspiration dans la tradition kuni, une ethnie du département du Niari dont il est originaire, et dans des sources diverses englobant Francis Cabrel, Tracy Chapman, Johnny Hallyday ou Lucky Dube.

En 1996, il crée le groupe Achille Mouebo avec lequel il tourne dans les régions du Congo. Son genre musical qualifié de "Rock-Folk-Zouk" par les chroniqueurs culturels congolais lui permettent de passer au CCF de Brazzaville (1997) et de Pointe-Noire (1999).

Achille Mouebo a enregistré son premier album "Fillation" en 2002 au Cameroun.

Le protégé de Jacky Rapon est incontestablement un garçon de talent, avec un style très particulier.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-21 08:54:26

NIGER-GUINEE EQUATORIALE : Vers un rapprochement entre Abdourahamane Tiani et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo ?

Le président de la Transition au Niger, Abdourahamane Tiani, est à la recherche de nouveaux soutiens financiers pour son pays. Confronté à un isolement sans précédent, du fait des lourdes sanctions imposées par la CEDEAO depuis août dernier, et de la suspension de l’aide occidentale au développement suite au renversement de l’ancien président, Mohamed Bazoum, et à la récente classification par les Américains de son acte comme étant un coup d’état, le Niger se trouve asphyxié de toutes parts. Il faut chercher des axes de respiration.

Après s’être rapproché de Bamako et Ouagadougou, toutes les deux aussi sous le coup d’un blocus économique, Niamey veut se rapprocher de Malabo, et a, de ce fait, sollicité le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, dans un courrier adressé à l’occasion du 55e  anniversaire de l’indépendance de son pays. Cette initiative traduit la volonté du régime militaire nigérien, de s’allier avec tout autre dirigeant en délicatesse avec l’Occident. En effet, les litiges fonciers opposant Malabo à Paris sont devenus tel que le chef d’Etat équatoguinéen n’a pas reçu d’invitation pour le Sommet pour le nouveau pacte financier mondial organisé en France en juin dernier, alors que plusieurs de ses homologues africains l’ont été.

Ce boycott avait créé la surprise dans la presse et les milieux africains, notamment, à cause de l’influence évidente dont jouit le président, Obiang Nguema, en Afrique. Cet épisode n’a, en tout cas, pas échappé à Abdourahamane Tiani, qui, à cette période, officiait toujours sous l’aile du président, Mohamed Bazoum, mais, avait certainement déjà ficelé tous les contours de son putsch, et savait vers qui solliciter un appui le moment venu. C’est bien la raison pour laquelle Malabo a été l’une des premières capitales africaines à recevoir la visite officielle d’Ali Lamine Mahamane Zeine, juste après avoir été nommé premier ministre chef du gouvernement nigérien de transition.

Le général-président, Abdourahamane Tiani, reconnaît en Teodoro Obiang Nguema Mbasogo la capacité à protéger l’intégrité de son territoire national, ce dernier ayant échappé à une tentative de coup d’état en 2004 orchestrée par des puissances étrangères. Ce qui intéresse par dessus tout le dirigeant nigérien, c’est de savoir comment l’homme fort de Malabo fait pour gouverner sereinement dans un pays aussi riche que le sien, malgré toutes les convoitises qu’il ne cesse d’attiser. La question du développement des échanges commerciaux viendra en second lieu.

Paul-Patrick Tédga

Créé le 2023-10-20 21:08:08

Sommet des trois bassins forestiers : Brazzaville change de visage

Transformer Brazzaville en une ville belle et attrayante, c’est le challenge que s’est donné les autorités congolaises à l’occasion du sommet des trois grands bassins forestiers tropicaux du monde (Congo, Amazonie et Bornéo Mékong). A cet effet, plusieurs artères subissent des travaux de réfection pour rendre la circulation fluide. Les épaves de véhicules abandonnés sur les trottoirs depuis plusieurs mois ont été tous jetés, alors que des maisons des fortunes et des boxes de commerce construits non loin de la route, sur l’emprise du domaine public ont été rasés malgré les jérémiades des familles et des opérateurs économiques.

Sur le boulevard Denis Sassou N’Guesso qui traverse tout le centre-ville, dans le périmètre compris entre le rond-point de la grande poste et la place dite « Congo-Pharmacie » des engins de construction sont en mouvement depuis des jours. Ils réaménagent ce tronçon.

Sur la même artère et sur l’avenue adjacente Amilcar Cabral, des équipes d’ouvriers refont les trottoirs ou mettent une nouvelle couche de peinture sur les édifices.

Plus loin, l’avenue de l’Union africaine, qui manque d'éclairage en temps normal, attend ses nouveaux lampadaires.

Partout, des ouvriers sont à pieds d’œuvre pour apporter une touche de gaieté dans la capitale congolaise.

Ces travaux ont pour objectif de non seulement donner un nouvel éclat à la ville, mais aussi d’émerveiller les citadins et touristes de passage à Brazzaville. Une transformation qui ne laisse pas les compatriotes indifférents.

C’est le prix à payer pour donner à Brazzaville une image reluisante au cours de cette grand-messe, où sont attendus plus de 1 500 participants.

Les hôtels ont fait le plein.

Le Congo, initiateur de l’alliance entre les Trois Bassins accueillera à Brazzaville du 26 au 28 octobre le Sommet de Trois Bassins : Amazonie – Congo – Bornéo Mékong Asie du Sud-Est.

Le Sommet aura notamment pour objectif la mise en place d’une coopération Sud – Sud autour de ces trois grands bassins d’écosystèmes mondiaux, pour leur préservation et restauration.

Il sera structuré en trois sessions : une session technique, le 26 octobre, une session ministérielle le 27 octobre et une session dite, de haut-niveau, le 28 octobre.

A ce sommet les présidents des Etats concernés sont invités, pour lui donner un retentissement important. Les participants viseront la mise en place d'une coopération scientifique et technique, d'une gouvernance mondiale pour gérer les défis environnementaux et d'une stratégie commune pour financer les programmes.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-20 15:59:23

Lutte contre les changements climatiques : l'IRD lance la plateforme "ClimatSuds"

Alors que se profile le premier sommet des trois bassins forestiers tropicaux qui se tiendra sous peu à Brazzaville, l’Institution française publique de recherche (l'IRD) lance la plateforme "ClimaSuds". Celle-ci a pour but de développer les connaissances sur les impacts du changement climatique dans les pays du Sud.

La nouvelle plateforme centralise les données climatiques sur l'Afrique, l'Amérique du Sud et l'Asie du Sud-Est pour permettre d’analyser les impacts du changement climatique. Selon les concepteurs, il s’agit d’un véritable outil d’aide à la décision dans des domaines stratégiques comme l’agriculture, la gestion de l'eau ou encore la biodiversité.

Pour comprendre le réchauffement climatique, anticiper ses conséquences sur les aléas et atténuer les menaces sociales qu’il génère, des données climatiques appropriées et des outils informatifs sont indispensables. Cette information scientifique, nécessaire à la prise de décision politique, est insuffisante et difficilement accessible dans les pays du Sud.

Pour répondre à cet enjeu, l’IRD a développé, avec ses partenaires et grâce à la participation de plus de 35 scientifiques, une plateforme numérique en ligne qui centralise des données climatiques pour les pays du Sud.

ClimatSuds permet d'accéder et d'analyser des données complètes relatives au changement climatique. La plateforme agrège des informations diverses, par exemple des modèles de climat, des données terrain, des indices climatiques (sécheresse, incendies, inondations, etc.) et des indicateurs d’impacts adaptés pour les secteurs socio-économiques.

Dans un contexte où les enjeux climatiques occupent une place centrale sur la scène internationale, et dans la perspective de la COP 28 qui aura lieu du 30 novembre au 12 décembre 2023, ce nouvel outil met à disposition des données climatiques précieuses pour les scientifiques et décideurs des pays du Sud.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du CONGO-Brazzaville/Source Adiac

Créé le 2023-10-20 15:52:18

Congo – Malades mentaux : Les parents pauvres de la médecine et des pouvoirs publics congolais

Les malades mentaux vivent dans l’extrême détresse. Quasiment rejetés de tous ils déambulent à travers les rues et avenues des villes congolaises, fouillant poubelles et immondices, à la recherche de quoi se nourrir. Parfois ces fous, ainsi qu’on les nomme sont victimes des agressions de toutes sortes et même sexuelles pour les femmes qui bien souvent se retrouvent enceintes des inconnus. Cette situation interpelle autant les parents des malades, les citoyens que les pouvoirs publics.

« Missontsa qui nous soignait était décédé. Depuis, nous sommes des enfants orphelins et n’avons plus personnes pour s’occuper de nous. Nos parents nous ont abandonnés (yanbirika) et nous dormons dans les rues.

Même l’État nous a méprisés (niékona) parce que nous ne sommes pas rentables. Une personne dite folle, (lawouki) quel bénéfice (ndandou) peut-elle procurer ?

Nous, nous sommes malades. Mais, beaucoup de ceux qui nous rejettent et nous méprisent sont fous, car ils ont perdu toute humanité (tchimountou), pour nous venir en aide.

J’ai juste dis ce que je vois. Chacun de nous attends le jour que Dieu lui a réservé.

Tu peux tomber sur un homme au bon cœur (mounfwa tchari) qui peut t’acheter à manger. Auquel cas tu fouilles les poubelles. Mais, c’est de plus en plus difficile d’y trouver de quoi manger. C’est à travers cela que nous sentons que la disette (moundjala) sévit dans le pays.

Ne tiens pas compte de ce que j’ai dit. Ce sont les propos d’un fou (lawouki).

Tu peux me prendre en photo. Que tu prennes mon ombre (tchïni) pour en faire la magie ou que tu l’envoies en Europe, quelle importance pour moi. Je suis déjà mort. Je n’attends que de décomposer ( bolâ ).

Mais sachez que ce qu’est devenu quelqu’un, quelqu’un d’autre peut également le devenir. Jamais je ne savais qu’un jour je serai fou, dormant à même la rue. Issu d’une famille (kanda) sans argent, il n’y eût personne pour me soigner. Peut-être que j’allais guérir. J’avais juste déclaré souffrir des maux de tête (moutou). Puis j’entendais des voix. On a essayé de me soigner, mais ça demandait beaucoup d’argent, jusqu’au moment ou j’étais devenu fou.

Au début, mes frères venait me donner à manger. Ils pleuraient la plupart du temps. Depuis, ils ont cessé de veiller sur moi. J’ai compris que pour eux, comme pour mes parents, je suis considéré comme mort.»

Ces propos tenus en lari par un malade mental, la quarantaine, croisé aux abords d’un pont de Moungali à Brazzaville, à qui je demandais la permission de le prendre en photo, m’ont ému jusqu’aux larmes, moi qui envisageait d’écrire un article sur la situation des malades mentaux que je croisais de ci de là, à travers la ville.

Sans me regarder un seul instant, l’homme avait déversé son discours aux propos bien lucides, au point que je m’étais demandé, qui de lui et de cette société qui lui était indifférente est bien fou ?

Combien sont-ils ces malades vis-à-vis desquels notre société s’est simplement détournée, sinon débarrassée, avec la belle excuse, qu’ils sont fous ?

Convaincus qu’il n’y plus rien à faire, de nombreuses familles ont vite fait de baisser les bras, face à la cherté des soins.

D’autres ont stigmatisé le malade, rendu responsable de ce qui lui arrive, suite à certaines pratiques inavouées.

D’autres encore se sont convaincus du fait accompli, par obscurantisme, plutôt de d’engager des soins pour le malade.

« Nous sommes les enfants orphelins de Missontsa ». Ce rappel comparatif fait par un malade, montre combien la prise en charge des personnes souffrant de maladie mentale est quasi inexistante. Leur internement remonte du temps du médecin colonel Durant Abel Missontsa qui avait fait de cette catégorie de malades une affaire personnelle.

Désormais, l’asile psychiatrique dit « cabanon » où ils étaient systématiquement internés, ne paye pas de mine. Médecins et malades sont abandonnés.

Fini également le temps où les services de l’État dit de «Protection civile » recueillaient les malades mentaux à travers les villes, pour leur internement à l’asile, en vue d’une offre de soins entièrement à la charge de l’État.

Même quand ils n’avaient pas recouvré la santé, ces malades préféraient y rester, parce qu’il y avait au moins de quoi manger. Et puis, cet internement préservait les autres citoyens de la dangerosité de certains malades.

L’OMS rappelle que la plupart des individus présentant des troubles mentaux n’ont pas accès à des soins efficaces. Nombre d’entre eux sont également victimes de stigmatisation ou de discrimination et subissent des violations de leurs droits.

Dans le cas du Congo, cette pathologie se devrait d’être déclarée cause nationale par les pouvoirs publics pour placer les malades souvent abandonnés, sur le chemin de la guérison, pourquoi pas.

« Ce qu’est devenu quelqu’un, quelqu’un d’autre peut également le devenir ». Ces mots du malade mental de Moungali devrait résonner en chacun de nous.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-19 14:04:59

Congo - Opinion libre : Daniel Mboungou Mayengué s’insurge contre les pénalités de retard infligées aux clients par E2C

Les sociétés de monopole qui fournissent l’eau et l’électricité au Congo, ont ceci en commun, qu’elles exigent de leurs clients, une pénalité de retard quand la facture n’est pas réglée à terme échu. Cette pénalité est définie comme un frais engagé à partir du jour de dépassement de la date de règlement. Ce qui n’est nullement le cas, car la pénalité de retard qui se voudrait une mesure dissuasive visant à encourager le respect des délais de paiement, alourdi bien au contraire la facture qui finalement devient difficile à payer. Daniel Mboungou Mayengué, enseignant et homme des médias à la retraite, interpelle les sociétés auteurs de cette pratique, ainsi que les pouvoirs publics, face à une pénalité qui pénalise davantage le citoyen pourtant désireux de s’acquitter de ses factures, mais dont la modicité des moyens ne permet pas de le faire dans les contraintes de temps édictées par le fournisseur de service. Voici son texte intégral.

« Il y a quelques mois, j'ai félicité l'Energie Électrique du Congo à travers la Page Officielle Facebook de son Ministère de tutelle pour le changement positif que j'ai constaté ces derniers temps dans la fourniture de l'électricité à Brazzaville.

Mais aujourd'hui, je déplore une mauvaise pratique qui s'est installée au sein de cette entreprise.

Ce matin, vers 8h, je suis moi-même allé payer ma facture d'électricité, mais j'ai été "choqué", comme dirait mon confrère Adrien Wayi, lorsque la caissière m'a exigé le paiement d'une pénalité de 5.000frs, à cause d'un retard d'un ou de deux jours. Je lui ai dit que "Je ne payerai pas cette pénalité parce que c'est une très mauvaise pratique au détriment des clients de l'EEC que nous sommes.

Je lui ai dit "Lorsque vous payez les frais de scolarité de vos enfants avec un retard, l'école vous exige t-elle le paiement de pénalités?

Et lorsque vous vous réabonnez à Canal Horizon avec un retard vous exige t-on le paiement de pénalités?"

Ce que j'ai aimé chez cette caissière, c'est qu'elle restée calme, sans mot dire, face à un client visiblement fâché. Mais peut -être se disait-elle en son for intérieur "Ce client a raison".

Réfléchissons ensemble un instant. L'EEC n'est pas un bailleur de fonds pour agir de la sorte.

Que deviendrait ce pays si tous les fournisseurs de services faisaient à leurs clients ce que L'EEC fait aux siens ?

Que deviendraient les locataires, par exemple, si les propriétaires des maisons en location copiaient le mauvais exemple de l'EEC?

Au nom des clients de l'EEC, je lance un appel au gouvernement du Premier Ministre Anatole Collinet Makosso afin de mettre purement et simplement fin à cette pratique, car c'est un très mauvais exemple que les autres fournisseurs de services pourraient suivre à travers tout le pays.

Les souffrances financières des populations devraient être soulagées et non exacerbée. »

Rappelons que la mesure reprend une disposition légale et contractuelle du code du commerce français. Elle est restée en l’état et jamais le législateur congolais n’y a apporté de modification, en fonction des réalités locales et du coût de la vie.

Peut-être est-il temps pour le gouvernement, les députés et sénateurs congolais de se pencher sur cette question, pour le bien-être des congolais, obligés parfois de dépenser en pénalités, des sommes qui auraient pu servir à des dépenses vitales.

Texte reproduit avec la gracieuse autorisation de Daniel Mboungou Mayengué (Le chapô et les commentaires sont de la rédaction)

Créé le 2023-10-19 11:09:37

RDC – Décès : Ne Muanda Nsemi n’est plus

Ne Muanda Nsemi, député honoraire et leader du mouvement Politico-religieux Bundu Dia Mayala, est décédé mercredi 18 octobre 2023 à Kinshasa, de suite d’une longue maladie.

La République Démocratique du Congo est en deuil. Zacharie Badiengila plus connu sous le nom de Ne Muanda Nsemi, figure emblématique du mouvement politico-religieux Bundu Dia Mayala, est décédé mercredi 18 octobre 2023 à Kinshasa.

Ne Muanda Nsemi occupait le poste de député honoraire. Il souffrait depuis plusieurs mois d’une longue maladie, selon ses proches.

Sous le leadership de Ne Muanda Nsemi pendant des décennies, le Bundu Dia Mayala s’est imposé comme une organisation religieuse en RDC, défendant notamment les valeurs traditionnelles du peuple Kongo.

Né en 1946 dans la province du Kongo Central, Ne Muanda Nsemi avait fondé le Bundu Dia Mayala en 1970, prônant un discours patriotique et nationaliste.

Le mouvement a connu son apogée dans les années 1980-90, ralliant des milliers de membres à travers le pays.

Ne Muanda Nsemi siégeait également à l’Assemblée nationale de la RDC. Ses prises de parole étaient une véritable école.

Plus récemment, Ne Muanda Nsemi avait décidé de rejoindre la plateforme politique de la majorité présidentielle, Union Sacrée de la Nation.

Depuis de nombreux mois des rumeurs circulaient sur son état de santé qui s’était dégradée. Il est décédé le mercredi 18 octobre 2023 à Kinshasa. Il était âgé de 77 ans.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-18 16:47:09

Denis Sassou N’Guesso invite les patrons chinois à accélérer le développement de l’économie congolaise

La Chine qui est devenue la première puissance économique mondiale est surtout un pays dont l'ouverture sur le monde se manifeste par des projets publics et privés de très grande envergure. Partout dans le monde, les entreprises chinoises opérant dans de nombreux domaines sont devenues des symboles de cette ouverture économique de la Chine. Mardi 17 octobre 2023, à Pékin, le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso et les investisseurs chinois, ont fait le point sur la coopération bilatérale, dans le cadre du partenariat stratégique global, avant de se projeter vers l'avenir. Une seule consigne, accélérer le développement de l’économie congolaise pour booster la croissance et créer des emplois pour les jeunes congolais étranglés par le chômage.

Denis Sassou N’Guesso s'est entretenu, tour à tour, avec les patrons des entreprises Exim Bank, CRBC, Huawei, China State Engineering Corporation, CRCC et CAD Fund (fonds d'investissement sino-africain).

Parmi les sujets discutés figuraient, entre autres : le financement des projets terminés et en cours (avec Exim Bank), la réalisation du pont sur la Sangha et l'extension du viaduc jusqu'aux Tours jumelles (avec CRBC), la mise en œuvre de la troisième phase du projet de couverture nationale en télécommunications (avec Huawei).

La réparation de la Route nationale N°2 a figuré parmi les sujets abordés avec l'entreprise China State Engineering.

Le projet de réhabilitation de notre chemin de fer a également été au menu des échanges, cette fois-ci avec China Railway Construction Corporation (CRCC).

Le Président Denis Sassou N’Guesso a demandé que ce dernier soit accéléré en vue de la bonne marche de l'économie congolaise.

Le vieillissement des infrastructures et les investissements trop faibles inquiètent les congolais qui se déplacent au quotidien sur la ligne Pointe-Noire - Brazzaville longue de 510 km. Les boulons, les rails du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) ne sont plus sous surveillance renforcée après plusieurs déraillements. Tous les bâtiments sont quasiment en ruines et très délabrés. Des agents travaillent dans des conditions difficiles.

Et le numéro un congolais ne veut plus attendre et laisser le CFCO continuer à se dégrader.

Pour Denis Sassou N’Guesso, la réhabilitation de la ligne Pointe-Noire-Brazzaville est une plus value importante pour l'économie nationale.

La réhabilitation du chemin de fer Congo-océan (CFCO), c’est donc le projet prioritaire du Chef de l’Etat en Chine.

Enfin, le Président de la République a reçu une société qui s'intéresse à l'exploitation dans le domaine des potasses dans notre pays afin de discuter de la mise en œuvre de cet ambitieux projet.

Il sied de noter que ces rencontres, qui ont donné lieu à des discussions très fructueuses, se sont tenues en marge du troisième forum de "la Ceinture et la Route" pour la coopération internationale auquel prend part le Chef de l'État congolais, à l'invitation de son homologue chinois.

Un bon signe pour les rélations entre Pékin et Brazzaville. Et une victoire de plus pour Denis Sassou N'Guesso qui met  depuis longtemps sa diplomatie au service du développement de son pays.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-18 15:22:10

Réhabilitation du mur de clôture et installation des pompes d’eau potable à l’école Rigobert Ngouolali par le Rotary Club Brazzaville Libota

Le Rotary Club Brazzaville Libota a procédé samedi 14 octobre 2023, à la remise officielle du mur de clôture érigé dans l’enceinte de l’école primaire Rigobert Ngouolali, afin de séparer le préscolaire du primaire avant de faire don de quelques matériaux didactiques de première nécessité tels : des boîtes de craies et des petites chaises pour enfants du jardin.

La cérémonie a eu lieu en présence de la directrice de Cabinet, Mme Régine Tchicaya Oboa, représentant le ministre de tutelle, de Mme l’administrateur-Maire du 9e arrondissement, Victorine Ida Gampolo, de la présidente du Rotary Club Brazzaville Libota, Mme Yvette Ambendet, de l’élu local de la circonscription, Parfait Romuald Iloki, du DDEPPSA, Alain Claude Dangouama, du Directeur des Examens et Concours de l’enseignement général, Damien Madiki, de Mme l’inspectrice, cheffe de la circonscription scolaire de Djiri, du président de l’APEEC de l’arrondissement 9 Djiri, de quelques parents d’élèves puis, des élèves rassemblés.

Après l’opération de salubrité et la réfection E des latérites organisée la veille de la rentrée scolaire, le Rotary Club Brazzaville Libota a, une fois encore, volé au secours de l’école congolaise et des élèves de la place en procédant à la remise aux autorités ministérielles et scolaires d’un mur de clôture construit dans l’enceinte de l’école, pour séparer la maternelle et le primaire. L’Association a également repeint les salles de classes, pour la propreté et la beauté de l’environnement d’apprentissage.

Prenant la parole en premier, le représentant de l’APEEC de Djiri a remercié les donateurs de ce geste combien louable, pour les jeunes enfants de cette école, qui désormais, apprendrons dans les conditions meilleurs, paisibles et adéquates.

Ensuite, Mme l’Inspectrice, la cheffe de cette circonscription scolaire a au nom de sa circonscription rendu hommage à la volonté et à l’attention du Club Rotary Libota pour cette œuvre caritative à l’endroit de dette école de sa circonscription. « Je remercie le Rotary Club Brazzaville Libota pour cette donation à l’endroit du système éducatif congolais. Et puis, nous émettons le souhait de vous encourager dans cette lancée », a-t-elle formulé.

Enfin pour sa part, Mme Yvette Ambendet, au nom du Rotary Club Brazzaville Libota, a de prime abord émis la gratitude envers les donateurs et partenaires : AOGC et les Assurances Générales du Congo, pour la réalisation de cette action. « L’eau et l’assainissement, l’alphabétisation et l’éducation de base font partie des sept (7) axes stratégiques du Rotary international. Notre action au profit de cette école s’exprime dans ces actes. Le Rotary Club Brazzaville Libota à travers cette action a voulu apporter de l’eau pour permettre aux élèves de s’abreuver régulièrement sur place », a-t-elle précisé.

Outre le mur et le point d’eau Rotary Club Brazzaville Libota a également aménagé un air de jeu pour les enfants du préscolaire, et a aussi installé un portail métallique pour la sécurisation des lieux.

L’entretien et la bonne tenue des ouvrages est de mise pour les bonnes conditions d’apprentissage des enfants.

Par ailleurs, pour expliquer le sens de cette réalisation, donc de cette donation, la représentante du Rotary Brazzaville Libota a signifié le but de ladite action. « Cette cérémonie concerne la livraison du premier module d’un projet pluriannuel, qui se poursuivra dans les jours avenirs. Ce faisant, le Rotary Club Brazzaville Libota s’inscrit dans l’idéal du Rotary qui est de servir d’abord. Notre objectif est de : Renforcer les capacités des collectivités à proposer une éducation de base ; réduire les inégalités entre les, en matière d’éducation ; améliorer l’alphabétisation des enfants et les adultes », a souligné Mme Yvette Ambendet.

Rappelons que, tous ces travaux ont été réalisés sur fonds propres, avec l’appui des partenaires, AOGC et AGC. Ont ainsi coûté une bagatelle de 10.000 dollars, soit près de six (6.000.000) de Francs CFA. « Quand on aime, on ne calcule pas », dit l’adage.

Malgré le peu de moyens dont ils disposent, les hommes et les femmes du Rotary, grâce à l’appui de leurs partenaires sont plus qu’engagés que déterminés pour créer l’espoir et améliorer les conditions de vie dans les collectivités.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-18 13:57:20

A Dolisie, Ludovic Maxime Maboulou est le nouveau Directeur du collège Pierre Lountala

Pour cette rentrée scolaire 2023-2024, le CEG Pierre Lountala de la capitale de l’or vert accueille un nouveau Directeur en la personne de Ludovic Maxime Maboulou. Après quelques années de chef d’établissement à Kimongo, le natif d’Ivarou et ancien élève du lycée de Mossendjo surnommé dans les années 90, de « Village Abandonné » par son premier proviseur Pierre Djestone Nkou, connaît bien la ville préfecture du Niari (sud).

Ludovic Maxime Maboulou, rompu à la tâche, a adhéré au principe du Président congolais, Denis Sassou N’Guesso : ''faire beaucoup avec peu''.

Il remercie particulièrement le Ministre congolais de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc Mouthou pour cette mutation.

Après avoir pris ses repères depuis quelques jours, il aborde sereinement cette rentrée scolaire et se dit confiant pour améliorer le niveau des élèves et inscrire le CEG Pierre Lountala sur la liste des meilleurs établissements scolaires du Niari et du Congo.

Le collège Pierre Lountala a été créé en 1987 sur initiative de la population de Dolisie. Il était constitué au début d’un bâtiment comportant 4 salles de classe et un bloc administratif.

Quelques années après, l’Etat a poursuivi son aménagement. Il totalise aujourd’hui 8 salles de classe, pour 16 classes pédagogiques.

Le nombre d’élèves est en forte augmentation passant de 1 901 élèves pour l’année scolaire 2013-2014 à 2 639 inscrits au 31 décembre 2015.

Depuis 2013, ce collège est le plus fréquenté de Dolisie et ceci malgré l’insuffisance des infrastructures.

Au regard des statistiques, l’ajout d’un bâtiment de 3 salles de classe réduira les effectifs des élèves par classe de 119 à 86, la norme étant de 47 élèves ; les classes pédagogiques passeront de 16 à 22. La situation sera améliorée mais restera critique.

Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-17 14:33:05

Ambassade du Congo en France : Les conditions d’accueil se sont globalement améliorées

« Les meilleures choses qui arrivent dans le monde de l’entreprise ne sont pas le résultat du travail d’un seul homme. C’est le travail de toute une équipe », disait Steve Jobs. Tous les touristes et congolais de France sont unanimes aujourd’hui, les conditions d’accueil se sont globalement améliorées à l’Ambassade du Congo à Paris. Tout est réglé comme sur du papier à musique. Les gendarmes à l’entrée sont très courtois et derrière tous les guichets, le personnel est souriant et rapide dans le traitement des dossiers. L’instruction des demandes de visa n’est pas lente et nombre de visas sont délivrés avant la date prévue du voyage. Finies donc les longues files d’attente devant l’Ambassade dès 6h du matin !

«J’y suis allée ce matin à 9h30 et je suis passée quasiment à l’heure exacte de mon rendez vous. Ça m’a pris 10min entre les gendarmes qui sont à l’accueil et le guichet qui récupère les passeports pour les visas pour le Congo », nous a confié Jean Marc de nationalité française, sachant que l’enregistrement des dossiers de demande de visa et le paiement se font désormais en ligne sur le site de l’Ambassade du Congo en France (https://ambacongofr.org).

Les enrôlements en vue de l’obtention de passeport biométrique CEMAC se font du lundi au vendredi sur rendez-vous. Sauf les jours fériés. Les cartes consulaires sont délivrées le même jour aux congolais de France.

Dans la salle d’attente, tout le monde est assis sur une chaise, les informations sont données en français facile et un espace est prévu pour téléphoner ou répondre au téléphone.

Un environnement très propre qui force respect et admiration.

Il est très facile aujourd’hui pour les demandeurs d’accéder à une information fiable sur la procédure ou la liste des pièces à fournir, et même d’approcher les agents consulaires, ce qui entraîne un fort sentiment de compréhension.

L'information relative aux conditions d'obtention des visas est dans la plupart des cas disponible sur des panneaux d'affichage disposés à l’Ambassade du Congo en France (37 bis rue Paul Valery 75116 Paris) ou sur son site Internet officiel- les demandeurs se devant de les recopier.

On rappelle qu’en France, on voit encore devant certains consulats à Paris, des files d’attente démesurées où le dossier des demandeurs est examiné parfois à même le trottoir car la plupart des requérants ne sont pas autorisés à entrer à l’intérieur du consulat.

Selon la nationalité du requérant, son statut ou les pratiques de tel ou tel consulat qui effectue des vérifications plus ou moins poussées, l’instruction des demandes de visa peut être très lente et nombre de visas sont délivrés après la date prévue du voyage.

Surtout, il est très difficile pour les demandeurs d’accéder à une information fiable sur la procédure ou la liste des pièces à fournir, et même d’approcher les agents consulaires.

Les décisions de rejet prennent la forme de refus oraux parfois accompagnés d’un coup de tampon sur le passeport mentionnant « visa refusé », ou encore de réponses écrites laconiques ou enfin d’absence de réponse signifiant un refus implicite sans information sur les raisons ayant motivé le refus.

Des pratiques que les services consulaires de l'Ambassade du Congo en France ont depuis, gommé de leur registre.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-10-17 12:42:07

Congo – Éducation : Enfin un deuxième collège au quartier Mayanga à Brazzaville

Le CEG Michel Moussosso de Mayanga a ouvert ses portes au titre de l’année scolaire 2023-2024. Cet établissement d’enseignement général est une réponse des autorités aux doléances de nombreux parents habitants le quartier et dont les enfants étaient obligés de parcourir de longues distances à grands frais, pour leur scolarité.

Bâti sur un coin des cinq hectares du terrain offert par les descendants de feu le chef de terre Michel Moussosso dont cette école immortalise le nom, le deuxième collège d’enseignement général de Mayanga à Poto-poto Djoué dans l’arrondissement 8 Madibou reçoit depuis le 16 octobre, les premiers de ses 781 apprenants attendus.

Constitué pour l’instant d’un long et unique bâtiment abritant le bloc administratif et les six salles pédagogiques, soit 3 pour la vague A et trois autres pour la vague B, le collège d’enseignement général Michel Moussosso a démarré ses activités par une levée de couleurs à laquelle a participé le ministre de tutelle, Jean Luc Mouthou.

Face aux apprenants et personnel de l’école, chef du quartier, des habitants de la zone, présent après la montée des couleurs et l’exécution de l’hymne national, le ministre de l’enseignement préscolaire, primaire secondaire et de l’alphabétisation a d’abord, « rendu hommage au président de la République qui a permis » la réalisation par le gouvernement de ce projet qui est appelé à s’agrandir. L’objectif étant de résorber le problème de pléthore du seul collège de Mayanga et de rapprocher davantage l’école des apprenants.

Avant de visiter les salles et bureau tous équipés Jean Luc Mouthou a souhaité la bienvenue à la toute première génération des élèves. Il leur a conseillée de savoir tirer profit des nouvelles structures pour bien préparer l’avenir.

Comme dans les salles de classe, il a appelé les élèves à « nourrir des ambitions et savoir ce qu’on veut. L’école permet de devenir et d’obtenir tout ce qu’on veut…Il faut travailler d’arrache-pied et durement », a conseillé le pédagogue aux enfants.

Jean Luc Mouthou a par ailleurs rassuré la communauté éducative de la poursuite des efforts consentis pour enrichir le site des nouveaux édifices et commodités scolaires ainsi que pour la mise en service, la poursuite des travaux ou le démarrage de la construction des structures analogues dans les autres localités du pays.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville /Source Brazza Net

Créé le 2023-10-17 11:59:55

L’Afrique subsaharienne et la Chine : Des relations économiques à la croisée des chemins selon le FMI

Le rapport d’octobre 2023 du Fonds Monétaire international sur l’Afrique subsaharienne relève qu’au sortir de la pandémie de COVID-19, les pays ont subi le ralentissement de l’économie mondiale, une inflation planétaire, un renchérissement des emprunts et une crise du coût de la vie. Dans bien des cas, l’inflation demeure trop forte, les coûts de l’emprunt restent élevés, les pressions sur les taux de change persistent et l’instabilité politique continue de soulever des inquiétudes. Pour assurer que le rebond qui se profile soit davantage qu’une embellie passagère, il importe que les autorités se gardent d’assouplir prématurément leurs politiques de stabilisation, tout en mettant en œuvre des réformes qui permettront à la fois de récupérer le terrain perdu après quatre ans de crise et de créer des marges de manœuvre supplémentaires pour répondre de toute urgence aux besoins de développement de la région.

L’Afrique subsaharienne a tissé des liens économiques généralement bénéfiques avec la Chine au cours des 20 dernières années. La Chine est devenue son premier partenaire commercial, un bailleur de fonds de premier plan et une source considérable d’investissements directs étrangers (IDE).

Toutefois, ce soutien de la Chine à l’Afrique a également été critiqué. La Chine a récemment réduit ses activités de financement en Afrique subsaharienne, dans un contexte où sa croissance ralentit et son appétit pour le risque diminue.

Ce ralentissement prévu de la croissance de la Chine à l’avenir risque de pénaliser ses partenaires commerciaux d’Afrique à moyen terme, en raison essentiellement d’une baisse des échanges commerciaux.

Les pays d’Afrique subsaharienne doivent donc impérativement renforcer leur résilience et mettre en œuvre des réformes structurelles pour favoriser la diversification de leur économie, approfondir les échanges intrarégionaux, améliorer leur compétitivité et dynamiser l’activité intérieure.

Les dilemmes de l’endettement en Afrique subsaharienne : principes et arbitrages en cas de restructuration de dette

La dette publique a considérablement augmenté ces 10 dernières années en Afrique subsaharienne. Les programmes budgétaires et d’investissements publics menés par les pays pour répondre aux besoins de développement, les dérapages budgétaires et les chocs successifs, notamment la pandémie de COVID-19, les phénomènes climatiques et les catastrophes naturelles, ainsi que la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires, des carburants et des engrais après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ont fait augmenter la dette.

Plus récemment, le financement sur le marché s’est tari ou considérablement renchéri pour de nombreux pays de la région, car les pays avancés ont relevé les taux d’intérêt afin de lutter contre l’inflation et les investisseurs internationaux sont devenus moins enclins à prendre des risques.

Les flux de financement public ont également tendance à diminuer par rapport à la taille des économies et aux besoins de financement des pays. Les possibilités de refinancer la dette arrivant à échéance se sont nettement réduites, plaçant les pays devant des choix stratégiques difficiles.

Dans ce contexte, l’éventualité d’une restructuration de la dette a concentré l’attention de certains pays confrontés à la gestion de la vulnérabilité de leur dette et aux risques qui pèsent sur sa viabilité.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville : Source FMI/Média

Créé le 2023-10-17 10:56:58

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