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  • Donald Trump, le milliardaire et Président des USA qui n’a pas délégué le cirage de ses chaussures

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  • Congo : Anatole Collinet Makosso recadre son ministre des Transports sur les nominations

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  • Congo – Fête de la Toussaint : Découverte de plusieurs tombes profanées avec enlèvement de cadavre au cimetière de Mont-Barnier

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  • Les Dépêches de Brazzaville : quinze mois de travail, zéro salaire, la dépêche du virement est toujours attendue !

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Donald Trump, le milliardaire et Président des USA qui n’a pas délégué le cirage de ses chaussures

Depuis plus de 60 ans, Donald Trump aurait conservé un rituel matinal pour le moins singulier : faire briller lui-même ses chaussures. Un héritage paternel destiné à lui inculquer discipline, humilité et sens de l'effort.

Même milliardaire et Président des États-Unis, il n'aurait jamais jugé cette petite tâche indigne de son rang. Comme quoi, on peut diriger une grande puissance sans nécessairement confier ses chaussures à un collaborateur !

Une leçon de caractère qui rappelle que la grandeur ne se mesure pas seulement aux fonctions occupées, mais aussi aux petites habitudes que l'on conserve lorsque personne ne regarde.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-11-03 20:35:42

Congo : Anatole Collinet Makosso recadre son ministre des Transports sur les nominations

Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a rappelé à l’ordre son ministre des Transports, de l'Aviation Civile et de la Marine Marchande, Josué Rodrigue Ngouonimba au sujet des nominations aux hauts emplois. Une question qui touche directement au respect des compétences et des procédures administratives en matière de désignation aux hautes fonctions.

À travers cette mise au point, le chef du gouvernement entend rappeler que les nominations administratives ne sauraient relever du bon vouloir des ministres, mais doivent obéir aux textes réglementaires en vigueur au Congo-Brazzaville.

Dans l'administration publique, la nomination n'est pas une affaire de convenance personnelle, mais de respect de la hiérarchie institutionnelle.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

 

Créé le 2026-11-03 20:03:25

Congo – Fête de la Toussaint : Découverte de plusieurs tombes profanées avec enlèvement de cadavre au cimetière de Mont-Barnier

De nombreux parents s’étant rendus au cimetière de Mont-Barnier en ce dimanche 1er novembre pour le traditionnel dépôt de la gerbe de fleurs ont eu la désagréable surprise de découvrir des tombes profanées. Ceux qui y ont été confrontés ont trouvé un caveau dépouillé du défunt qu’il contenait.

Spectacle affligeant et déchirant, que celui auquel ont été confrontés des parents qui gerbe de fleurs à la main, ont découvert des tombeaux vides, en ce jour où on honore les morts.

Des témoins ont recensé au moins une vingtaine de tombes profanées, avec disparition de cadavre ou des ossements, pour les plus anciennes.

Une tombe présentait un cercueil à découvert, encore positionné dans la tombe avec le défunt en place, comme si les déterreurs avaient subitement abandonné leur « besogne ».

Le nombre de tombes profanées interroge sur ces pratiques qui se font désormais jour dans la société congolaise, avec des rituels axés sur les dépouilles ou des ossements des personnes décédées.

Dire que ceux qui ont posé ces actes travaillent en réseau, tant le mode opérationnel est le même pour toutes les tombes profanées. La terre meuble leur ayant facilité la tâche.

Reste que le transport des dépouilles ou des ossements a dû nécessiter toute une logistique impliquant des complicités à différents niveaux, sur un périmètre où toute circulation à des heures indues est presque interdite.

Dans ce cimetière fermé à toute inhumation depuis de nombreuses années déjà, combien de tombes non encore découvertes auraient-elles été profanées ?

Face à cette flagrance, même en l’absence de plainte des parents désemparés, le procureur de la République est en droit de s’autosaisir, afin d’ouvrir une enquête permettant des investigations pouvant le cas échéant aboutir à l’arrestation des auteurs de ces actes hautement repréhensibles, car toute atteinte à l’intégrité d’un cadavre est un délit grave. Et cela est encore plus grave, voire un crime, quand il s’agit d’un enlèvement à des fins de trafic d’organes, d’ossements ou de pratiques  rituelles.

Pour les parents victimes de l’enlèvement du cadavre d’un des leurs, une action en justice permettra de refaire le deuil pour un défunt désormais dépourvu de sépulture, bien pire, porté disparu.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-11-02 21:23:30

Les Dépêches de Brazzaville : quinze mois de travail, zéro salaire, la dépêche du virement est toujours attendue !

À la rédaction des Dépêches de Brazzaville, l'actualité est particulièrement amère. Les travailleurs viennent de franchir le cap du quinzième mois sans salaire. Un véritable marathon financier où les employés courent après leur rémunération, sans jamais apercevoir la ligne d'arrivée.

Pendant que ces professionnels continuent de produire de l'information, leurs propres difficultés semblent malheureusement ne pas faire la une. Quinze mois de travail sans salaire : même les calendriers commencent à trouver le temps long !

Loyer, alimentation, scolarité des enfants et factures ne connaissent pourtant ni suspension de publication ni conférence de rédaction. Dans les ménages, les fins de mois se suivent, mais les solutions se font rares.

Ces hommes et ces femmes ne réclament pourtant pas une prime à l'excellence ni un supplément de gloire. Ils demandent simplement le paiement du fruit de leur travail. Une revendication qui relève davantage du droit élémentaire que d'une faveur patronale.

Leur SOS mérite donc une attention urgente et une réponse concrète des responsables concernés. Car il y a tout de même un paradoxe difficile à expliquer : dans une entreprise spécialisée dans les dépêches, celle annonçant le paiement des salaires semble être la plus difficile à transmettre.

Informer le public est un métier. Faire vivre ceux qui informent devrait aussi être une priorité !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-11-01 15:24:58

Oyo : Brice Clotaire Oligui Nguema chez Denis Sassou-N'Guesso

Le Président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a effectué ce 1er novembre une visite à Oyo, au Congo-Brazzaville, à la tête d’une importante délégation composée de personnalités politiques et de plusieurs figures influentes du Gabon. Accueilli par  son homologue congolais, Denis Sassou-N'Guesso, il s’est notamment recueilli sur la tombe d’Edith Lucie Bongo Ondimba, ancienne première dame du Gabon et fille du Président congolais, décédée en 2009.

Au-delà de ce geste de mémoire, cette visite intervient dans un contexte de crispation diplomatique entre Libreville et Brazzaville, notamment autour du dossier des biens mal acquis en France, qui concerne les deux familles présidentielles.

La présence de personnalités de premier plan dans la délégation alimente les interrogations sur la portée politique de ce déplacement. Entre hommage familial, retrouvailles diplomatiques et nécessité d'apaiser les tensions, Oyo pourrait bien servir de cadre à quelques explications fraternelles.

En politique africaine, les différends peuvent parfois se régler autour d'une table familiale. À condition, bien sûr, que personne ne ressorte les vieux dossiers avant le dessert !

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-11-01 13:18:27

Toussaint au Congo-Brazzaville : le temps du souvenir et du recueillement

Célébrée chaque 1er novembre, la Toussaint demeure au Congo-Brazzaville un moment privilégié de mémoire, de recueillement et d'hommage aux défunts. Dans les familles, cette journée est marquée par des visites dans les cimetières, des prières et des gestes de piété en faveur de ceux qui ont quitté ce monde.

Au-delà de sa dimension religieuse, cette tradition rappelle la fragilité de l'existence et la force des liens familiaux. Les tombes sont nettoyées, fleuries et entretenues, tandis que les souvenirs ressurgissent autour des êtres chers disparus.

Entre foi, émotion et transmission, la Toussaint invite chacun à honorer la mémoire des disparus. Car si le temps passe, l'amour et le souvenir, eux, ne connaissent pas de tombe.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

 

 

Créé le 2026-11-01 12:13:42

Journée nationale de l’arbre : Denis Sassou-N'Guesso aux commandes d’une grande opération de 200 000 plantations

Le Congo entend faire pousser l’espoir à la racine. À l’occasion de la 40e édition de la Journée nationale de l’arbre, prévue le 6 novembre prochain, quelque 200 000 arbres seront mis en terre sur l’ensemble du territoire national. L’annonce a été faite le 30 octobre à Brazzaville par la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo.

Quatre initiatives majeures accompagneront cette célébration : une mobilisation nationale pour le boisement et le reboisement, le lancement du programme « Jeunes pour la décennie », des conférences itinérantes sur la foresterie et l’implication des secteurs public et privé. Objectif : responsabiliser les citoyens, mobiliser la jeunesse et promouvoir l’entrepreneuriat vert.

Cette édition marquera également le lancement de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement (2026-2037), dans un contexte où la préservation des forêts et la lutte contre le changement climatique constituent des urgences planétaires.

Placée sous le patronage du Président Denis Sassou-N’Guesso, la cérémonie sera ponctuée d’un planting collectif au massif du PK-45 et dans la zone industrielle de Maloukou.

Une opération présidentielle qui rappelle qu’en politique comme en écologie, il vaut mieux planter des arbres aujourd’hui que récolter les conséquences de l’inaction demain. Et cette fois, les racines sont appelées à prendre durablement !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-11-01 11:48:09

Congo – Projet de budget 2027 : Les investissements publics en bonne place pour soutenir la croissance économique

Le projet de loi de finances initiale pour l’exercice 2027 prévoit une enveloppe de 670 milliards de FCfa destinée aux investissements publics, dans le cadre de la politique gouvernementale visant à soutenir la croissance économique tout en consolidant les finances publiques. L’annonce a été faite par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka.

Présentant ce projet devant les sénateurs, le ministre Christian Yoka a indiqué que les ressources budgétaires totales sont estimées à 3 120,8 milliards de Francs CFA, contre des dépenses de 2 638,4 milliards de Francs CFA, soit un excédent prévisionnel de 482,4 milliards de Francs CFA.

Première loi de finances du nouveau mandat présidentiel, ce projet s’inscrit dans la mise en œuvre du projet de société du chef de l’État, intitulé « L’accélération de la marche vers le développement », qui constitue le cadre de référence de l’action gouvernementale pour la période 2026-2031.

Sur le plan macroéconomique, le gouvernement table sur une croissance de 6,2 % en 2027, contre 3,3 % en 2026.

La production pétrolière devrait atteindre 112 millions de barils, contre 105 millions en 2026, tandis que les activités hors pétrole devraient progresser de 5,1 %. L’inflation devrait, quant à elle, être contenue autour de 3 %.

Les investissements projetés, en hausse de plus de 100 milliards de Francs CFA par rapport à 2026, cibleront notamment les infrastructures économiques et sociales, l’énergie, les transports et l’agriculture. L’éducation, la santé, la protection sociale ainsi que l’accès à l’eau potable et à l’électricité figurent également parmi les secteurs prioritaires.

Le ministre en charge des finances a toutefois relevé plusieurs contraintes structurelles, notamment le niveau élevé de l’endettement, la faible mobilisation des ressources intérieures et l’accumulation des arriérés de paiement.

« La croissance économique ne peut produire tous ses effets sur le bien-être des populations que si elle s’accompagne d’une gestion rigoureuse des ressources publiques, d’une meilleure mobilisation des ressources intérieures et d’une allocation plus efficiente des dépenses », a-t-il souligné.

Pour relever ces défis, le gouvernement entend renforcer le recouvrement des recettes fiscales et non fiscales, élargir l’assiette fiscale, rationaliser les dépenses et améliorer la gestion de la trésorerie publique. Le projet prévoit également une réduction du ratio de la dette publique rapportée au produit intérieur brut (Pib), qui devrait passer de 88,6 % en 2026 à 80,9 % en 2027, selon les projections présentées.

Le gouvernement compte par ailleurs, améliorer la qualité des investissements publics et renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques, en veillant à l’adéquation entre les ressources disponibles et les dépenses programmées.

Le projet de loi de finances 2027 est soumis à l’examen des parlementaires, avant son adoption conformément à la procédure législative.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-31 08:51:15

Congo-Brazzaville : le carburant se fait désirer, les automobilistes désespèrent

Troisième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, le Congo-Brazzaville peine paradoxalement à approvisionner ses stations-service. Depuis plusieurs semaines, l’essence se fait rare à Brazzaville, transformant la quête du précieux liquide en véritable parcours du combattant.

Devant les pompes désespérément silencieuses, automobilistes et chauffeurs de taxi multiplient les démarches, souvent sans succès. Pendant ce temps, les vendeurs clandestins profitent de la pénurie pour écouler le litre à trois, voire quatre fois son prix habituel.

À l’origine de cette crise, l’arrêt temporaire de la Congolaise de raffinage (CORAF), entre le 8 septembre et le 8 octobre, ainsi que d’autres difficultés d’approvisionnement. Une situation qui pourrait perdurer, selon des analystes économiques.

Au pays de l’or noir, trouver quelques litres d’essence relève désormais de l’exploit. Le pétrole coule sous terre, mais à la pompe, c’est une autre histoire !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-30 15:35:05

ONU : Denis Sassou-N’Guesso sollicite l’Afrique pour décrocher un siège au Conseil de sécurité

Au sommet Russie-Afrique de Moscou, Denis Sassou-N’Guesso a déjà engagé la bataille diplomatique pour 2030. Le Président congolais a appelé ses homologues africains à soutenir la candidature de la République du Congo au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2030-2031. Une ambition qui nécessite, manifestement, quelques précieux bulletins de soutien sur l’échiquier diplomatique international.

« Je sollicite, à cette occasion, le soutien précieux et déterminant de vos États », a déclaré le chef de l’État, plaidant pour une représentation africaine plus influente au sein de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Évoquant les tensions géopolitiques, le terrorisme, les conflits armés et les dérèglements climatiques, Denis Sassou-N’Guesso a réaffirmé la vocation du Congo comme terre de dialogue, de médiation et de règlement pacifique des différends.

Sur le volet de la coopération, il a plaidé pour un partenariat Russie-Afrique solidaire, équilibré et tourné vers l’avenir. Il a également rappelé la tenue à Brazzaville de la huitième session de la grande commission mixte de coopération entre le Congo et la Russie.

Autre dossier mis en avant : la Décennie mondiale du boisement et du reboisement, dont le lancement est prévu le 1er janvier 2027, à l'initiative du Congo et sous l'égide des Nations unies.

Entre diplomatie, ambitions internationales et urgence climatique, Brazzaville entend ainsi faire entendre sa voix.

Reste désormais à transformer les déclarations de soutien en suffrages le moment venu. Car, au Conseil de sécurité, les bonnes intentions ne remplacent pas les voix !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-10-30 12:07:23

Congo - Industrie minière : le ministre Urbain Fiacre Opo appelle au respect de la réglementation à Mfouati et à Boko-Songho

Dans les localités de Mfouati et de Boko-Sonhgo, Urbain Fiacre Opo, ministre des Industries minières et de la Géologie, appelle au respect strict de la réglementation dans le secteur minier. Son intervention concerne à la fois l’activité industrielle et l’exploitation artisanale, sans préjuger des vérifications en cours ni des faits qui resteraient à établir. Il a eu un entretien avec les responsables de la Société de Réchercher et d'Exploitation Minière (SOREMI), un complexe minier polymétallique.

À Mfouati et à Boko-Songho, le ministre Urbain Fiacre Opo met l’accent sur la nécessité de respecter la réglementation encadrant les activités minières. Cet appel porte sur les différentes formes d’exploitation mentionnées dans le texte, notamment l’activité industrielle et l’exploitation artisanale.

Une tournée de terrain auprès des autorités et de l’opérateur

Le ministre chargé des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, a effectué une visite de travail dans le département de la Bouenza. Il était accompagné du préfet Marcel Nganongo, avec lequel il a échangé sur la situation des activités minières dans le département.

La délégation s’est rendue sur le site de Yanga-Koubenza, à Mfouati, ainsi qu’à Boko-Songho. Ces déplacements ont permis aux autorités de procéder à des constats de terrain et d’examiner les conditions d’exploitation dans les zones concernées.

Cette mission a également donné lieu à des échanges avec les autorités locales et avec Dean Craig, président-directeur général du groupe SOREMI (Société de Recherche et d'Exploitation Minière). Les discussions ont notamment porté sur les permis d’exploitation détenus par la société et sur les activités menées dans leur périmètre.

Des empiètements et des pratiques minières mis en cause

Selon les constats du ministère, des empiètements présumés auraient été relevés sur le périmètre minier attribué à la Société de Recherche et d'Exploitation Minière. Les autorités ont également fait état de l’utilisation d’engins et d’explosifs interdits, des pratiques susceptibles de constituer des violations de la réglementation en vigueur.

Ainsi, le ministre de tutelle Urbain Fiacre Opo a rappelé que l’emploi de gros engins est interdit dans l’exploitation artisanale. Le ministre a insisté, selon les propos rapportés à l’issue de la visite, sur la nécessité de faire respecter cette règle et de clarifier les limites entre les différentes activités minières.

Les vérifications effectuées à Yanga-Koubenza et à Boko-Songho doivent ainsi permettre de préciser la nature des opérations constatées et leur conformité avec les autorisations délivrées. Les accusations formulées à ce stade restent présentées comme des faits présumés, dans l’attente des suites administratives et, le cas échéant, judiciaires.

Une relance de l’usine annoncée pour la fin décembre de cette année

Lors des échanges avec les autorités, Dean Craig, PDG du groupe SOREMI, a annoncé, selon les propos rapportés, l’objectif de relancer l’usine pour la fin décembre. Cette perspective s’inscrit dans les discussions consacrées aux permis d’exploitation de la société et aux conditions nécessaires à la poursuite de ses activités.

De son côté, le ministre de l’Industrie minière et de la Géologie a déclaré que l’État entendait faire respecter le périmètre attribué à SOREMI et veiller à l’application de la réglementation. Ces propos traduisent la volonté du gouvernement de concilier la relance de l’activité industrielle avec un encadrement plus clair des exploitations minières.

Le retrait rapide des engins exigé

À l’issue des constats, le ministre a appelé au retrait rapide des engins présents dans les zones concernées. Il a également averti que des sanctions pourraient être prises en cas de maintien d’activités ou de pratiques contraires aux règles applicables.

Cette démarche fait écho à un précédent déplacement du ministre Opo à Kinkala et à Mindouli, dans le département du Pool, où un différend opposait des exploitants artisanaux à la société Baochi. Ce précédent est rappelé comme élément de contexte, sans préjuger de la situation particulière observée dans le département de la Bouenza.

Dans le périmètre minier attribué à la société SOREMI, les autorités cherchent désormais à faire respecter la réglementation, à clarifier les conditions d’exploitation et à encadrer la cohabitation entre activité industrielle et exploitation artisanale. Ce, pour une meilleure adéquation du vivre-ensemble.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL & BORYCE MIAT AGAPYTH / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-28 19:26:41

BALLON D’OR 2026 : Harry Kane, le sacre d'un chasseur de buts

Le football a parfois le sens du suspense : à 33 ans, l’attaquant anglais du Bayern Munich, Harry Kane, a remporté, lundi 26 octobre 2026, son premier Ballon d’Or, lors d’une cérémonie organisée au London Palladium, à Londres. Une consécration qui vient récompenser une saison exceptionnelle et couronner un buteur dont les filets adverses connaissent désormais peu de répit.

Avec 73 buts en 65 rencontres, toutes compétitions confondues, en club comme en sélection, le capitaine des Three Lions a fait parler la poudre avec une régularité déconcertante. À ce rythme, les gardiens adverses ont de quoi redouter chaque apparition de l’attaquant anglais : pour eux, le match ressemble parfois à une longue séance de travaux pratiques sans possibilité de rattrapage !

Dans la course au prestigieux trophée, Kane a devancé l’Espagnol Lamine Yamal, pépite du FC Barcelone, et le Français Kylian Mbappé, fer de lance du Real Madrid. Il succéde ainsi, parmi les Anglais sacrés, à Michael Owen, récompensé en 2001.

Créé en 1956, le Ballon d’Or demeure l’une des distinctions individuelles les plus convoitées du football mondial.

Pour Kane, ce sacre marque l’aboutissement d’une quête au long cours : celle d’un buteur dont la patience a fini par payer. Comme quoi, dans le football, il ne suffit pas de faire trembler les filets ; encore faut-il, un jour, faire briller l’or !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-10-27 09:07:34

Congo – Obsèques : Le Premier Ministre Anatole Collinet Makosso a présidé la cérémonie d’hommage au préfet de Brazzaville Yves Bodler Ngongo

Au nom du Président de la République, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso a présidé la cérémonie d’hommage national au Préfet Yves-Bodler Ngongo, décédé le 9 octobre dernier. À travers cette cérémonie organisée au Palais des Congrès, la Nation a salué la mémoire d’un serviteur de l’État et témoigné de sa reconnaissance pour les services rendus à la République.

Ils étaient tous là, corps constitués nationaux, les frères d’Armes, parents amis et connaissances, pour l'adieu à Yves-Bodler Ngongo.

L’arrivée du cercueil de l’illustre disparu a été un moment d’intense émotion.

Dans son oraison funèbre, Jean Luc Nianga, préfet-directeur général de l’Administration du territoire a rappelé en  Yves bodler Ngongo, « un homme aussi exceptionnel, qui a fait la fierté de tous. Le préfet Yves bodler Ngongo a su par son courage, sa persévérance, sa fidélité, sa loyauté, son intrépidité, se tresser une couronne de lauriers. »

Après l’oraison funèbre, le Premier Ministre Anatole Collinet Makosso a déposé une gerbe de fleurs puis s’est incliné devant la dépouille.

Au nom du Président de la République et en son nom propre, le Premier Ministre a présenté ses condoléances à la famille.

À l’issue de l’hommage, la dépouille mortelle a été transférée dans le département de la Sangha, où aura lieu l’inhumation.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-26 19:52:01

Russie-Afrique : Denis Sassou-N’Guesso à l’heure des nouveaux partenariats

Le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, prendra part au troisième sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou. Cette rencontre de haut niveau réunira dirigeants africains et autorités russes autour des enjeux politiques, sécuritaires et économiques.

Dans le prolongement des éditions de Sotchi (2019) et de Saint-Pétersbourg (2023), les travaux porteront notamment sur l’évaluation des engagements antérieurs et l’adoption d’un nouveau plan d’action pour 2027-2029.

 Au-delà des déclarations d’intention, l’enjeu majeur demeure la concrétisation de partenariats durables, au service du développement du continent africain.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-26 14:35:36

Congo – Grève à l’Université : « pour le moment, les négociations se déroulent comme nous le souhaitons, … en toute courtoisie, en toute sincérité, en toute vérité, nous menons les débats par rapport à cela », dixit Pierre Mabiala

En rapport avec la grève lancée par le collège syndical des travailleurs de l’Université Marien Ngouabi et compte tenu des négociations amorcées par le gouvernement de la République avec les partenaires sociaux, les discussions se déroulent comme convenu. Durant des jours d’échanges et d’âpres discussions entre les deux parties en pourpalers, les syndicalistes et le gouvernement ont convenu de marquer encore une autre pause, pour une reprise prochaine. Question d’aller réfléchir puis consulter leur base pour apporter des réponses idoines pour la partie syndicale, et le gouvernement lui, promet de rassembler les positions et a arrêté une somme non consolidée de 15 milliards et demi.

Poursuivant les négociations entre le gouvernement, représenté par le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogues social, Pierre Mabiala, toujours accompagné de sa collègue de l’Enseignement supérieur, Edith Delphine Emmanuel Adouki avec le collège syndical de l’Université Marien Ngouabi, quelques points d’accord ont pu être relevé.

« … La masse salariale, qui porte sur les arriérés des salaires comptant pour l'année 2026. Les débats se sont focalisés sur ce point aujourd'hui. La partie gouvernementale que nous constituons, sommes revenus sur la question de la suspension de la grève, parce qu'il s'agit d'une procédure péremptoire. Parce que, dès lors que la partie gouvernementale accepte de négocier avec les syndicalistes de quelques secteurs que ce soit, les textes internationaux ou nationaux disent clairement qu'il faut suspendre la grève pour permettre l'évolution des négociations. La partie syndicale est allée réfléchir pour nous apporter la réponse qui convienne la prochaine fois », a déclaré le ministre d’Etat, Pierre Mabiala, à la sortie des négociations du 24 octobre 2026.

S’agissant du caractère acquis des solutions définitives sur la levée probable de cette grève, Pierre Mabiala est resté prudent et n’a pas été affirmatif à propos.

« On ne peut pas dire que c’est un acquis, parce qu'ils sont allés consulter à nouveau leur base. Ensuite, nous avons posé le problème de l'organisation des concours pour entrer à l'Université Marien Ngouabi. Il y a sept concours à organiser et c'est là, une étape préalable pour préparer justement la rentrée académique. Sur ce point, la partie syndicale a marqué un pas significatif et nous voulons ici le leur reconnaître pour dire que la partie syndicale a accepté de nous accorder l'inscription des nouveaux bacheliers, des candidats donc, pour participer à ce concours. Mais à ce stade, s’est abstenu de déclarer clairement que les concours pourront être organisés. Sur ces deux points, nous leur avons dit, s'il vous plaît, allez consulter votre collectif de l'intersyndicale et la prochaine fois vous nous apporterez des réponses », a dit le ministre d’Etat.

Néanmoins, « de notre côté, nous avons un problème de la consolidation technique et financière selon les règles établies des arriérés des salaires pour 2026. Nous avons essayé, de rassembler les positions et nous nous sommes arrêtés à peu près, à une somme non consolidée de 15 milliards et demi de F.CFA. Mais c'est non consolidé techniquement. Il faut l'intervention de nos collègues du Ministère des Finances, parce que, c'est eux qui détiennent la procédure technique et financière de consolidation des arriérés des salaires. Mais nous avons quand même arrêté qu'il s'agit de 4 mois de salaire en termes d'arriérés pour 2026 », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, le ministre d’Etat, en fin négociateur, a reconnu que cela était pas du tout suffisant. Il faut avoir une nette vérification qui sera faite par les techniciens, par les experts du Ministère des Finances.

En ce qui concerne la suspension de la grève, le ministre d’Etat, Pierre Mabiala a rappelé que, « nous avons, de part et d'autre, qu'il s'agisse de nos amis des syndicats, ils sont allés consulter leur base pour deux problèmes sus-évoqués. Et nous aussi, nous allons consulter notre collègue des Finances et très certainement notre hiérarchie, pour avoir la conduite à tenir », a conclu Pierre Mabiala.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-25 18:45:07

Congo-Brazzaville : à l’E2C, même le noir a un prix !

Délestages à répétition, compteurs prétendument à entretenir et pénalités de retard : les ménages congolais ont parfois le sentiment de payer rubis sur l’ongle une électricité qui, elle, joue régulièrement à cache-cache.
 
Au Congo-Brazzaville, il existe un paradoxe qui mérite presque une médaille d’or de l’absurde : l’électricité peut être absente pendant des jours, des semaines, voire des mois, mais la facture, elle, ne connaît aucun délestage. À la Société Énergie électrique du Congo (E2C), le calendrier de facturation semble bénéficier d’une alimentation permanente, même lorsque les foyers plongent dans une obscurité prolongée.
 
Pour les abonnés, le scénario est devenu familier. Les ampoules restent muettes, les ventilateurs prennent leur retraite forcée, les réfrigérateurs retiennent leur souffle et les familles improvisent leur quotidien à la lumière des bougies ou des lampes rechargeables. Mais que le mois s’achève, et voilà que la facture surgit, ponctuelle comme un fonctionnaire devant son bulletin de salaire. La lumière, elle, peut se faire désirer ; la créance, jamais !
 
Plus cocasse encore, l’abonné dispose d’un délai pour s’acquitter de sa facture. Passé ce terme, une pénalité peut venir alourdir la note. Autrement dit, le client est sommé de respecter scrupuleusement ses obligations, même lorsque le service attendu se montre particulièrement irrégulier. Le courant peut être coupé sans prévenir, mais le délai de paiement, lui, ne souffre apparemment aucune coupure.
 
À cette équation déjà difficile s’ajoutent des frais d’entretien des compteurs. Une ligne de facturation qui suscite des interrogations chez certains consommateurs : à quoi correspondent exactement ces frais lorsque, sur le terrain, aucun agent ne semble venir assurer l’entretien de leur équipement ? La question mérite une réponse claire de l’entreprise, car un service facturé devrait pouvoir être expliqué, justifié et, le cas échéant, effectivement réalisé.
 
Il ne s’agit pas de contester le principe selon lequel une entreprise d’électricité doit couvrir ses charges, entretenir ses installations et recouvrer les sommes légitimement dues. Encore faut-il que la relation avec l’abonné repose sur une exigence réciproque : au devoir de payer doit correspondre celui de fournir un service fiable, transparent et conforme aux engagements pris.
 
Car le consommateur congolais ne réclame pas la lune. Il souhaite simplement que la lumière demeure allumée, que les interruptions soient mieux maîtrisées et que les factures reflètent, dans un cadre réglementaire clair, les prestations réellement dues. Il attend aussi des explications sur les frais d’entretien et les pénalités appliquées, particulièrement lorsque la qualité du service laisse à désirer.
 
À l’E2C, il serait donc temps que la transparence éclaire les factures autant que le courant devrait éclairer les maisons. Et si l’entreprise entend sanctionner les retards de paiement, elle gagnerait à faire preuve de la même rigueur dans l’information des clients, la maintenance des compteurs et l’amélioration de la desserte électrique.
 
Au royaume des délestages, une certitude demeure : le noir n’est peut-être pas produit par l’E2C, mais, pour les ménages, il semble bel et bien avoir trouvé son tarif.
 
Reste à savoir si, un jour, la lumière sera aussi fidèle que la facture !
 
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-25 17:37:13

E2C : les syndicats disjonctent et réclament la tête du directeur général

Le courant ne passe décidément plus entre la direction générale de la société Énergie électrique du Congo (E2C) et son intersyndicale. Vendredi, les représentants des travailleurs ont manifesté leur courroux, réclamant, dans un communiqué, le départ de Jean Bruno Adou Danga. En cause : des capacités managériales qu’ils contestent ouvertement à la tête de cette entreprise stratégique.

À E2C, où les coupures de courant font déjà parler d’elles, c’est désormais le dialogue social qui semble avoir sauté le disjoncteur.

Reste à savoir si la direction saura rétablir le courant avec ses partenaires sociaux.

Cliquer sur la photo pour lire la vidéo

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-24 22:01:09

Pointe-Noire : à Ngoyo Zéphyrin, l’eau a pris deux mois de vacances, les robinets broient du noir !

Au quartier Ngoyo Zéphyrin, dans le 6ᵉ arrondissement de Pointe-Noire, les robinets ont perdu la voix depuis deux mois. Privées d’eau potable, les populations vivent un véritable parcours du combattant, tandis que la LCDE invoque des difficultés techniques et des coupures d’électricité. Deux mois sans eau : même les robinets semblent avoir jeté l’éponge.

L’eau, c’est la vie. Mais au quartier Ngoyo Zéphyrin dans la ville océane, ce précieux liquide semble avoir pris ses distances avec les ménages. Depuis deux longs mois, les robinets restent désespérément secs, transformant les gestes les plus élémentaires du quotidien en véritables épreuves d’endurance. Se laver, cuisiner, faire la lessive ou simplement disposer d’un peu d’eau devient un casse-tête pour des habitants qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Interpellée par cette pénurie persistante, La Congolaise des Eaux (LCDE) avance des explications techniques, auxquelles s’ajoutent les coupures d’électricité. Des difficultés qui, si elles peuvent éclairer les causes de la situation, ne suffisent manifestement pas à étancher la soif des populations.

Car, pendant que les explications circulent, l’eau, elle, ne coule toujours pas. Et dans les foyers, la patience commence sérieusement à s’épuiser. Deux mois de privation, ce n’est plus un simple désagrément : c’est une épreuve qui affecte les conditions de vie, l’hygiène et la dignité des habitants.

Au quartier Ngoyo Zéphyrin, les robinets n’ont certes pas de calendrier de congés, mais ils semblent s’être accordé une absence prolongée sans prévenir leurs abonnés ! Une plaisanterie qui ferait sourire si les conséquences n’étaient pas aussi pénibles pour les familles.

Les habitants attendent désormais des actes concrets : une intervention technique efficace, une amélioration durable de la desserte et, surtout, un retour rapide de l’eau dans les foyers.

Car si l’électricité peut parfois jouer à cache-cache et si les installations peuvent connaître des défaillances, l’accès à l’eau demeure une nécessité vitale. Les populations de Ngoyo Zéphyrin ne demandent pas la mer à boire, mais simplement de l’eau dans leurs robinets.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-24 13:18:27

Congo – Vitaline Vanessa Morabo Okoletimou : elle met la science à la rescousse des sols souillés par le pétrole !

Au Congo-Brazzaville, les hydrocarbures ont trouvé une adversaire de taille : Vitaline Vanessa Morabo Okoletimou. À travers sa thèse de doctorat, cette chercheuse s’attaque avec force et détermination à un défi environnemental majeur : la dépollution des sols contaminés par les activités de raffinage du pétrole. Une bataille scientifique où les hydrocarbures, loin de se laisser facilement déloger, sont désormais confrontés à l’ingéniosité de la recherche universitaire.

C’est à l’auditorium de la présidence de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville que la doctorante a présenté, avec luxe et détails,  ses travaux consacrés au traitement des boues de raffinerie par la technique du landfarming, avec une attention particulière portée à l’optimisation de la dégradation des polluants grâce à l’incorporation de substrats organiques, notamment le compost et le fumier de cheval, sous le regard admirateur de son directeur de thèse, le Dr Jean de Dieu Nzila, Maître de Conférences CAMES en Sciences du Sol et de l'Environnement à l'Unviresité Marien Ngouabi.

Un sujet sérieux, aux enjeux bien réels, qui rappelle que lorsque le pétrole enrichit l’économie, ses résidus peuvent, eux, compliquer sérieusement la vie des sols et de l’environnement.

Derrière ce sujet aux allures de formule savante se cache une ambition concrète,  trouver des solutions pour réduire la pollution des sols par les déchets pétroliers, notamment ceux issus des activités de raffinage à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo.

Pour mener ses investigations, Vitaline Vanessa Morabo Okoletimou a étudié trois types de sols contaminés par différents sous-produits pétroliers. Les résultats obtenus révèlent des taux de dégradation des hydrocarbures de 67,19 % pour le premier sol, 52,75 % pour le deuxième et 9,18 % pour le troisième.

Le premier sol affiche ainsi les meilleurs résultats, suivi du deuxième, tandis que le troisième résiste davantage au traitement. Une différence qui souligne la complexité de la dépollution et la nécessité d’adapter les méthodes à la nature des contaminants.

Dans cette expérience, le compost et le fumier de cheval ne sont pas là pour faire de la figuration. Ils s’inscrivent dans une démarche scientifique visant à améliorer le traitement biologique des sols pollués. Comme quoi, en matière d’environnement, les solutions ne viennent pas toujours des équipements les plus sophistiqués : parfois, la recherche sait aussi regarder du côté de la matière organique !

Toutefois, les résultats montrent que le chemin reste à parcourir pour parvenir à une dépollution optimale, notamment lorsque les sols présentent des mélanges complexes de déchets pétroliers.

Une soutenance sous le regard d’un jury de haut niveau

Pour défendre ses travaux, la doctorante a fait face à un jury composé d’éminents enseignants-chercheurs du Congo et du Togo.

Présidé par le professeur titulaire CAMES Jean-Mathurin Nzikou, de l’Université Marien Ngouabi, le jury comptait également le professeur titulaire Kouami Kokou, de l’Université de Lomé, en qualité de rapporteur externe, et Kielé Molingo Mbemba, épouse Boutoukanakio, maître de conférences CAMES de l’Université Marien Ngouabi, comme rapporteure interne.

Les fonctions d’examinateurs étaient assurées par le professeur titulaire Gnon Baba, de l’Université de Lomé, et le maître de conférences Martin Tchoumou, de l’Université Marien Ngouabi.

La thèse a été dirigée par le docteur Jean de Dieu Nzila, maître de conférences CAMES en sciences du sol et de l’environnement, qui dirige également le Laboratoire de recherche en Géosciences et Environnement (LARGEN).

La présence des doctorants et des enseignants-chercheurs de ce laboratoire a donné à cette rencontre scientifique une dimension particulière, témoignant du dynamisme de la recherche universitaire congolaise.

 Une chercheuse face à un défi environnemental de taille

Au-delà de l’exercice académique, les travaux de Morabo Okoletimou Vitaline Vanessa abordent une question essentielle pour un pays où l’industrie pétrolière occupe une place importante : comment mieux gérer les déchets issus du raffinage et limiter leurs conséquences sur les sols ?

En apportant des données expérimentales sur l’efficacité du landfarming, cette recherche contribue à enrichir les connaissances sur les possibilités de traitement biologique des sols contaminés. Elle met également en évidence les limites de cette approche selon la nature des polluants et souligne l’intérêt de poursuivre les recherches.

Car si les hydrocarbures sont parfois difficiles à faire disparaître, la science, elle, ne manque ni de patience ni de méthode.

Avec cette thèse, Vitaline Vanessa Morabo Okoletimou place la recherche environnementale au cœur des préoccupations du développement durable.

Une contribution qui rappelle qu’entre le pétrole et la nature, il n’est pas toujours nécessaire de choisir un camp : l’essentiel est de trouver les moyens scientifiques de réparer les dégâts.

Et si le fumier de cheval peut apporter sa pierre à l’édifice, la recherche, elle, garde les yeux rivés sur l’objectif : des sols moins pollués et un environnement mieux protégé.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-24 10:57:24

Pointe-Noire : Brice Itoua déclare la guerre aux ordures, elles n'ont qu'à bien se tenir !

À Lumumba, premier arrondissement de Pointe-Noire, l’administrateur-maire Brice Itoua a décidé de prendre le taureau par les cornes. Face aux tonnes d’ordures ménagères qui envahissent les rues et les avenues, il a lancé une opération commando, en collaboration avec l’honorable député Louis Gabriel Missatou. Objectif : débarrasser les artères de l’arrondissement de ces encombrants qui n’ont que trop longtemps occupé le terrain.

À Lumumba, il n’est plus question de se boucher le nez et de passer son chemin. Les tas d’immondices ont fini par prendre leurs aises dans les rues et les avenues, comme s’ils avaient obtenu un permis de séjour permanent. Mais c’était sans compter avec la détermination de l’administrateur-maire, Brice Itoua, qui a choisi de passer à l’offensive.

Avec le concours de l’honorable député Louis Gabriel Missatou, l’édile a engagé une opération commando contre l’insalubrité. Une initiative qui traduit une volonté de s’attaquer concrètement à un problème qui empoisonne le quotidien des habitants et dégrade leur cadre de vie.

Plutôt que de laisser les ordures dicter leur loi aux populations, Brice Itoua a choisi l’action. Car administrer un arrondissement, ce n’est pas seulement occuper un bureau climatisé, signer des documents ou participer à des réunions. C’est aussi descendre sur le terrain, regarder les réalités en face et s’attaquer aux problèmes qui préoccupent les administrés.

Et à Lumumba, le constat ne manque pas de piquant : les ordures semblent parfois plus visibles que les panneaux de signalisation ! Entre les rues encombrées et les odeurs qui accueillent les passants sans invitation, les narines des habitants sont mises à rude épreuve.

Face à cette situation, l’administrateur-maire entend inverser la tendance. Son engagement sur le terrain mérite d’être souligné, tant la lutte contre l’insalubrité exige de la présence, de la mobilisation et une volonté d’agir au-delà des discours.

Avec cette opération commando, Brice Itoua affiche une volonté de faire de la salubrité une priorité dans son arrondissement. Une démarche qui gagnera en efficacité si elle se poursuit avec régularité et s'accompagne de solutions durables pour la gestion des déchets.

L'enjeu dépasse largement l'esthétique des rues. Il concerne la santé publique, la dignité des habitants et l'image du premier arrondissement de Pointe-Noire, capitale économique du Congo.

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Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-10-24 09:44:17

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