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La caravane du livre et du théâtre sillonne la ville de Dolisie

La capitale de l’or vert, la coquette ville qui ne masque pas ses origines coloniales avec un climat agréable qui parvient presque à faire oublier la célèbre poussière rouge caractéristique de la ville sait aussi fêter la littérature. Vous l’avez peut-être croisée, la caravane du livre et du théâtre a sillonné les routes de la ville préfecture du Niari jusqu’au lycée d'excellence Denis Sassou-N’Guesso, pour faire découvrir des livres à tous, à l’occasion d’animations spéciales.

Plusieurs temps forts ont marqué l'événement.

D’abord, la présentation d'une pièce de théâtre résumant la vie du Président Denis Sassou-N’Guesso, de sa présentation au concours d'entrée au collège moderne de Mbounda, l'annonce par un gendarme au couple N’Guesso de l'admission de leur fils, le départ du petit Denis à Makoua prendre l'avion pour Dolisie, et son arrivée à Dolisie par train.

Cette évocation du passé du Président de la République par des jeunes élèves de l'école primaire d'excellence d'Odembé, venus à Dolisie pour la circonstance, a suscité beaucoup d'émotion dans l'assistance dans laquelle se trouvaient de nombreux anciens élèves du collège moderne Raymond Paillé de Mbounda.

Ensuite, il y a eu la remise des dons composés des livres, matériels didactiques et d'un tricycle au lycée d'excellence de Mbounda et à certaines écoles publiques de Dolisie.

Enfin, un hommage particulier a été rendu à Henri Lopes, grand écrivain congolais, disparu récemment à Paris en France, avec la représentation artistique et l’interprétation de la pièce de théâtre ''Tribaliques'' par les élèves de l’école primaire d’excellence d’Odembé, déplacés pour la circonstance.

La cérémonie, qui a connu la participation des cadres et notabilités de la ville de Dolisie, et placée sous l’autorité du préfet du Niari, M. Gilbert Mouanda-Mouanda, a été organisée avec succès par l'association Bana Dol, en partenariat avec la Fondation Ghislain Aristide Okemba Dzonga.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-22 08:12:31

Drame d’Ornano : Le bilan des victimes révisé et détaillé

La cellule de crise, mise en place sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement, suite au drame du stade d’Ornano, s’est de nouveau réunie à 13h00 et à 18h00. Les victimes de ce drame ont été prises en charge au sein des formations sanitaires suivantes : le centre hospitalier universitaire de Brazzaville ; l’hôpital central des armées et l’hôpital de référence de Talangai.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, accompagné d’une importante délégation, s’est rendu dans ces différents établissements afin d’assister les victimes et échanger avec les personnels de santé présents sur place sur les besoins qui permettront de faire face à cette situation ; il ressort des éléments portés à la connaissance de la cellule de crise que le bilan des victimes est révisé et détaillé ainsi qu’il suit :

°1/- Nombre de décès : 31

29 corps identifiés

• 2 en cours d’identification

2/- Nombre de blessés :

*145 blessés pris en charge, sortis des hôpitaux et traités en ambulatoire : soit 69 au CHU, 66 à l’hôpital central des armées et 10 à l’hôpital de Talangaï.

*15 blessés sont retenus en observation, soit : 11 au CHU, 1 à l’hôpital des armées et 3 à l’hôpital de Talangaï.

*4 blessés graves ont été dénombrés, tous hospitalisés au CHU, dont l’un est en réanimation.

Le gouvernement rappelle que les opérations de recrutement au sein des Forces armées congolaises avaient été lancées le 14 novembre 2023 ; nos jeunes avaient massivement répondu à l’appel du devoir en voulant servir sous les drapeaux ; à cet égard, le gouvernement s’incline devant la mémoire des victimes de ce drame épouvantable et présente les condoléances de la nation aux parents éprouvés et éplorés. Aussi, et sur la base des informations mises à sa disposition, le gouvernement rend publiques les décisions suivantes :

• Un jour de deuil national avec mise en berne des drapeaux, fermeture des bars dancings, débits de boisson et autres lieux festifs est décrété ; il se déroulera le Mercredi 22 novembre 2023 ;

• Le recrutement en faveur des Forces armées congolaises est suspendu jusqu’à nouvel ordre sur l’étendue de la ville de Brazzaville ; il se poursuivra normalement sur le reste du territoire national ;

• Le gouvernement va assister les victimes du drame pour l’ensemble des frais médicaux qui seront exposés à cette occasion ainsi que pour les frais de veillée et d’inhumation ;

• A cet effet, les familles concernées sont invitées à prendre attache avec les services du ministère des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire ;

• Une enquête administrative mixte police-Forces armées congolaises a été ouverte ; elle devra déterminer les causes du drame et rendre ses conclusions dans les tous prochains jours ;

• D’autre part, une enquête judiciaire a été ouverte ; elle a été confiée à M. le procureur de la République ; cette enquête doit mettre en œuvre les diligences nécessaires à la manifestation de la vérité dans la survenance et le déroulement de ce drame.

Le Gouvernement tiendra l’opinion informée des différentes conclusions qui découleront des éléments qui seront portés à sa connaissance, au fur et à mesure des investigations en cours.

Fait à Brazzaville, le 21 novembre 2023

Pour la cellule de crise,

Le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement

Créé le 2023-11-22 06:28:16

Au Congo-Brazzaville, le deuil après le drame

Le gouvernement congolais a décrété pour ce mercredi 22 novembre 2023, une journée de deuil sur l’ensemble du territoire national avec mise en berne des drapeaux, fermeture des bars dancings, débits de boisson et autres lieux festifs, en mémoire des victimes de la bousculade du stade d’Ornano, dans laquelle trente et un Congolais ont trouvé la mort, et cent quarante-cinq blessés dont quatre dans un état grave. Il s’agit de jeunes gens qui postulaient au recrutement dans les Forces armées congolaises à la suite d’un appel général lancé par l’institution militaire.

La cellule de crise gouvernementale s’est rendue dans les hôpitaux et à la morgue municipale pour le constat. Une enquête administrative et une autre judiciaire sont ouvertes aux fins d’établir les responsabilités du drame.

Les obsèques, les soins aux blessés et l’assistance aux familles endeuillées sont à la charge de l’Etat.

Le recrutement en faveur des Forces armées congolaises est suspendu jusqu’à nouvel ordre sur l’étendue de la ville de Brazzaville ; il se poursuivra normalement sur le reste du territoire national.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-22 06:01:45

Congo – Bousculade au stade Ornano : Le Gouvernement fait état de 37 morts

Suite à la bousculade ayant occasionné des morts et des blessés au stade Ornano, le Gouvernement de la république a en toute transparence rendu publique un communiqué qui donne le bilan provisoire des personnes décédées. Autant il déplore ce drame, autant le Gouvernement entend faire toute la lumière autour de ce dysfonctionnement qui a endeuillé de nombreuses familles congolaises. Pour ce faire, une commission d’enquête a été mise sur pied.

Voici le fac-similé dudit communiqué.

Rappelons ce drame est survenu suite à une bousculade occasionnée par un mouvement de foule, parmi les jeunes gens qui voulaient entrer dans l’enceinte du stade Ornano et pouvoir déposer leur dossier de recrutement parmi les premiers, les places étant limitées.

Certains d’entre eux, qui se sont retrouvés au sol sous la poussée de la foule, se sont fait marcher dessus et sont décédés d’étouffement. Les blessés présenteraient de multiples fractures. Les jeunes filles seraient les plus touchées.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-21 10:51:25

Congo – Force publique : La campagne de recrutement vire au drame à Brazzaville

Une bousculade due à l’afflue de jeunes brazzavillois voulant déposer leur dossier de recrutement dans la Force publique, a occasionné des morts et des blessés. Les faits se sont déroulés lundi soir au stade Ornano de Brazzaville où les jeunes gens avaient été orientés, afin d’y contenir la foule de postulants. Hélas…

En l’absence de communiqué officiel, il est très tôt de s’aventurer sur un quelconque bilan, même si les chiffres les plus fantaisistes inondent déjà les réseaux sociaux où l’on parlerait d’une soixantaine de morts.

Des témoins ont confirmé au moins une vingtaine de décès survenus par étouffement. De jeunes gens pris dans une foule compacte où chacun voulait être le premier pour entrer dans l’enceinte du stade Ornano et pouvoir déposer son dossier.

Cependant, de nombreux blessés sont à déplorer. Certains d’entre eux, qui se sont retrouvés au sol sous la poussée de la foule, se sont laissés marcher dessus et présenteraient de multiples fractures. Les jeunes filles seraient les plus touchées.

En attendant la déclaration officielle des autorités compétentes, les congolais restent dans l’expectative. Ils veulent comprendre, pourquoi ce dramatique dysfonctionnement. Que des jeunes désireux de servir sous les drapeaux trouvent la mort sur le chemin du recrutement.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-21 08:44:11

Brazzaville : Celui qui casse un poteau électrique pour mauvaise conduite ira en prison jusqu’au remboursement du poteau (Dieudonné Bantsimba)

Le maire de Brazzaville, Dieudonnée Bantsimba, veut restaurer l’ordre et à assurer la sécurité des infrastructures publiques. Dans une interview accordée à la presse, le président du Conseil départemental et municipal de Brazzaville, a annoncé des actions drastiques pour contrer l’incivilité et la conduite irresponsable qui menacent la stabilité et le développement de la capitale congolaise.

« Nous venons de rénover certaines avenues avec des poteaux électriques. Mais vous voyez des citoyens qui viennent les détruire de deux façons : soit en volant les câbles pour revendre les cuivres qu’ils contiennent, soit en les faisant tomber en raison de leur mauvaise conduite », a déclaré le maire de Brazzaville, Dieudonnée Bantsimba.

L’édile de la plus grande ville du Congo a annoncé également la mise en place d’une mesure coercitive visant à dissuader les comportements irresponsables sur les routes de la ville.

« J’informe les usagers de la route que celui qui casse le poteau électrique pour mauvaise conduite ira en prison jusqu’au remboursement du poteau », a-t-il prévenu.

Dieudonné Bantsimba, arrivé à la tête de la capitale congolaise en mai 2020 et réélu en 2022, a également mis en garde contre l’occupation illégale du domaine public.

« Ceux qui s’abstiennent d’occuper le domaine public illégalement nous trouveront sur leur chemin », a ajouté le titulaire d’un troisième cycle de l’Institut d’urbanisme de Paris en France et d’un diplôme d’études approfondies en géographie urbaine.

Cette déclaration s’adresse à tous ceux qui enfreignent les règles en occupant des espaces publics sans autorisation.

On rappelle que le Ministère congolais en charge de la Décentralisation mène depuis quelques jours, avec la Mairie de la capitale, une opération de déguerpissement de l’espace public dénommée « Gardons nos villes propres ».

Kiosques et tabliers… sont dégagés ou simplement détruits le long des trottoirs par la police, au grand dam des citoyens qui les tiennent.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-20 11:37:11

Élections générales en RDC : La campagne électorale qui représente un défi logistique pour les candidats a commencé

La campagne électorale a commencé dimanche 19 novembre 2023 en République démocratique du Congo (RDC). Dernière ligne droite avant les élections générales du 20 décembre prochain. Un scrutin multiple, puisque les 44 millions d’électeurs auront à choisir leur nouveau président, les députés provinciaux et nationaux ainsi que les conseillers communaux.

Plusieurs candidats étaient déjà sur le terrain pour ce premier jour. Le président sortant qui brigue un second mandat, Félix Tshisekedi, était à Kinshasa avec un important meeting dans le plus grand stade de la ville : près de 80 000 personnes étaient là.

Début de campagne réussi aussi pour l’opposant Martin Fayulu. Il était dans son fief naturel à Bandundu-ville, dans le Kwilu, et il y avait du monde pour l’accueillir.

Autre candidat président sur le terrain, le député Delly Sesanga : il était dans la province voisine du Kwango, à Kenge.

L’opposant et ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, a tenu son premier grand meeting dans le centre-ville de Kisangani, ville du nord-est du pays.

Pour la présidentielle, le chef de l’État sortant, Félix Tshisekedi brigue un second mandat. Autour de lui, on peut dire qu’il a fédéré son camp. Plusieurs personnalités politiques le soutiennent et ne se sont pas présentées contre lui, comme ses deux vice-Premiers ministres Vital Kamerhe ou Jean-Pierre Bemba.

En face, c’est plus compliqué pour l’opposition. Cette élection se fait à un tour. Et, forcément, c’est mathématique : plus on rassemble, plus on peut faire la différence. Or, l’opposition est en ordre dispersé. Tous les poids lourds ont pu se présenter : le candidat malheureux de la Présidentielle 2018, Martin Fayulu, l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege. Et depuis, il y a des discussions.

Deux blocs sont en train d’apparaitre. L’un autour de Moïse Katumbi qui vient d’être rejoint par l’ancien Premier ministre Matata Ponyo et l’autre autour de Martin Fayulu.

Cette campagne représente un défi logistique pour les candidats. La RDC, c’est en effet plus de 2,3 millions de kilomètres carré qu’il leur faut donc parcourir en un mois tout juste. C’est le deuxième pays le plus grand du continent, après l’Algérie.

En outre, cette campagne tombe en pleine saison des pluies avec des routes difficilement praticables.

La RDC, c’est de toutes les façons une élection XXL. Déjà, au niveau des candidats, il y a plusieurs scrutins. Pour la présidentielle, ils sont 25 désormais. Mais, pour les législatives et les provinciales, ce sont respectivement plus de 25 800 et 44 000 candidats. Soit autant de monde en campagne en même temps.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-20 11:05:38

Brazzaville : Vaste opération de déguerpissement de l’espace public appelée «Gardons nos villes propres»

L’occupation informelle des espaces en bordure des voies de circulation est l’une des caractéristiques essentielles des villes congolaises. En l’absence d’une politique urbaine forte, les citadins investissent ces espaces qu’ils considèrent comme lieux de promotion de l’auto¬emploi. Aussi, cette occupation génère des problèmes environnementaux parmi lesquels la production des déchets de commerce, des bruits sonores, l’encombrement des rues et des espaces, etc. Les activités humaines souvent informelles sont objet d’insalubrité. Face à cette situation peu reluisante de Brazzaville, le Ministère congolais en charge de la Décentralisation mène depuis quelques jours, avec la Mairie de la capitale, une opération de déguerpissement de l’espace public dénommée « Gardons nos villes propres ». Kiosques et tabliers sont dégagés ou simplement détruits le long des trottoirs par la police, au grand dam des citoyens qui les tiennent.

Le ministre délégué chargé de la décentralisation, Juste Désiré Mondélé, justifie cette opération : « Il s’agit de parler de réorganisation d’autant plus que les personnes ou les commerçants déguerpis retrouvent en principe les marchés domaniaux. Et, les témoignages ou retours que nous avons, nombreux ont déjà occupé les étals dans les marchés domaniaux et avec une aisance dans la pratique de leur commerce. »

L’occupation illégale des espaces publics dans les villes congolaises pose le grave problème de gestion de l’espace urbain, dans un contexte d’urbanisation rapide et de paupérisation exponentielle des citadins. Les déguerpissements des espaces publics dans toutes les villes congolaises apparaissent comme une étape fondamentale dans le processus de restructuration.

Les bulldozers sont mis à contribution pour mener l’opération de libération de l’espace public dans la capitale.

En effet, les abords des voies, les terre-pleins centraux, et autres espaces publics abritant baraques, hangars, paillotes, débits de boisson, et autres édifices érigés dans l’emprise du domaine public, débarrassent leur installation, sous les coups des pioches, haches, râteaux, et autres outils utilisés avec acharnement par des ouvriers de circonstance.

Plusieurs grandes voies et rues sont ainsi dégagées et présentent un tout autre visage.

Ce déguerpissement bien qu’il soit douloureux présente un avantage certain pour Brazzaville. Il va permettre dans une certaine mesure de régler les problèmes liés aux réseaux de voirie qui se limitent à des passages étroits et à des sentiers plus ou moins irréguliers, tortueux et « serpentés ». Il va permettre de trouver un début de solution.

Du premier au huitième arrondissement de la capitale congolaise, presque toutes les voies sont en dégradation avancée. Du fait de leur étroitesse et de leur état, des accidents de circulation sont régulièrement enregistrés.

Le commerce et la restauration de rue, les transports populaires, les ateliers en tous genres et bien d’autres petits métiers se sont multipliés sur les espaces publics, posant de nombreux problèmes de circulation, notamment par l’encombrement des trottoirs, des carrefours, ou par le rétrécissement de la chaussée.

A cela s’ajoute l’insalubrité des lieux occupés par la présence des ordures et eaux usées jonchant le sol.

L’opération « gardons nos villes propres » sera menée dans toutes les grandes villes du pays, selon le ministre délégué chargé de la décentralisation, Juste Désiré Mondélé.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-20 10:32:30

Plus de 15 000 gabonais interdits de voyage

Makokou est une ville du Gabon située dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Elle est coupée du reste du pays depuis, le 12 novembre dernier. Une situation consécutive à l’effondrement d’une batterie de buse métallique de diamètre 2 000 au niveau du PK28 700 de la ville, occasionnant une interruption de trafic sur l’axe routier Ovan-Makokou long de 94 km et entièrement en latérite.

Durant son premier septennat, l’ancien Président gabonais, Ali Bongo-ondimba s’était engagé à construire cette route très pratiquée par les opérateurs économiques qui font transiter les produits de première nécessité vers le sud du pays.

Partis de Lalara à Ovan, en passant par Koumameyong, les travaux s’étaient brusquement arrêtés faute de financements.

Signe que cette partie du pays est vraiment sur cale. Un véritable calvaire qui vient une fois de plus compliquer le quotidien des populations en cette période de grandes pluies.

En effet, il ne se passe pas une année sans que l’état de ce tronçon routier ne soit décrié par les usagers, qui sont majoritairement constitués des autochtones, des commerçants et des chauffeurs de grumes.

Alors que la modernisation des infrastructures routières constitue l’un des piliers essentiels de la feuille de route du CTRI, espérons que l’axe Ovan – Makokou, qui figurait déjà parmi les projets prioritaires pour la période 2020-2023 de l’ancien gouvernement, soit pris en compte, car le développement économique passe avant tout par le développement de la route.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-19 12:11:45

Martial Prince de retour avec «Mufutamana», un tube qui va faire danser tous les férus de la musique congolaise

C'est le retour musical que l'on n'attendait plus… Après de longs mois d'absence, Martial Prince arpente les chemins du succès sur la place de Paris avec son titre « Mufutamana » issu de son dernier single intitulé « L’heure est grave ». Efficacité y rime avec charme. Le nec plus ultra de la rumba congolaise espère faire danser tous les férus des belles sonorités durant les fêtes de fin d’année.

Les fans de l’enfant chéri de Maître Paille trépignaient d'impatience.

Le chanteur, originaire du Congo-Brazzaville, a enfin dévoilé son nouveau single « L’heure est grave » qui, à coup sûr, réchauffera nos fêtes de fin d’année, et se prépare également avec force et détermination pour « Rumba Forever » qui sortira en 2024 et qu'on attend avec impatience…

« Mufutamana » autrement dit « il faut bien faire les choses » est le fruit de la collaboration entre le chanteur et plusieurs jeunes artistes talentueux de Brazzaville.

« Mufutamana » extrait du single « L’heure est grave » est disponible à l'écoute sur toutes les plateformes de streaming et sur Youtube. Vous pouvez également trouver l'as de cœur sur les réseaux sociaux afin de suivre son parcours et pour rester informé de son actualité artistique.

Martial Prince qui compte parmi ces musiciens intuitifs qui devinent et inventent des poésies et mélodies au gré du vent, au gré des sons dévoilera l’impressionnant clip de « Mufutamana » qui monte en puissance au mois de décembre prochain sur Youtube.

Le natif de Brazzaville qui cultive le mystère autour de sa voix qui unit les musiques comme le ciel unit les étoiles, compte bien s’imposer sur la scène musicale internationale et percer le difficile marché français.

Une nouvelle bombe lyrique est prévue en 2024 intitulée « Rumba Forever » qu'on attend avec impatience…

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-19 11:29:37

Au Liberia, George Weah a concédé la défaite à la présidentielle et félicité Joseph Boakai crédité de 50,64% des voix

George Weah vient d'entrer une troisième fois dans l'histoire africaine. Après son Ballon d'Or en 1995, et élu Président du Libéria en 2017, après un mandat, il a organisé l'élection présidentielle au cours de laquelle il a été battu, sans tambour ni trompette il a reconnu sa défaite et a même appelé son adversaire Joseph Boakai, crédité de 50,64% des voix sur près de 99, 98% des bureaux de vote dépouillés par la Commission nationale des élections, le 18 novembre au soir, pour le féliciter avant l'annonce du résultat.

Le successeur de George Weah, vieux routier de la politique, promet de « sauver le pays », qu’il estime ronger par une administration corrompue.

Un thème qui a attiré de nombreux électeurs déçus par la gestion des affaires publiques par l’entourage de George Weah.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-19 10:21:59

France : Assemblée générale de l’ACGF le 2 décembre prochain à Mours. Un nouvel essor, de nouvelles ambitions

L’assemblée générale de l’Association des Congolais et Gabonais de France (ACGF) dont la devise est : « Tout seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin », se déroulera le samedi 2 décembre 2023 à 14h00 au 28, rue du four à Tuiles (95260) Mours, un village du département du Val-d'Oise dans la région d'Île-de-France.

La rencontre qui aura lieu chez le couple Itoba sera l’occasion de partager le bilan des projets, de discuter des chantiers menés et de débattre des orientations et des perspectives.

Pour tous, c’est aussi un plaisir de se retrouver, d'échanger mais également et surtout de travailler ensemble les points statutaires prévus à l'ordre du jour de l'assemblée générale.

Cette assemblée générale sera aussi l’occasion de présenter les nouveaux membres qui ont adhéré récemment à l’ACGF.

Elle intervient cinq mois après celle tenue le samedi 3 juin 2023 à Baverans, dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté, chez le couple Rosan.

Une journée bien remplie donc, qui aura une nouvelle fois été fructueuse pour les membres de l’ACGF, association créée en novembre 2016 à Dole et dont le siège est à Melun (2 Square Jules Siegfried), en Seine-et-Marne.

Cette AG de Baverans avait permis de faire entre autres, le point sur les derniers décès depuis 2020 des parents des membres de l’ACGF, l’état des finances, les cotisations statutaires et solde de l’association, la mise à jour du règlement intérieur avec durcissement des sanctions affligées aux membres réfractaires, l’accueil des nouveaux membres (Dorient Mabioko, Faly Pyssame, Rodia Somnté) et la signature des nouvelles fiches d’adhésion (nouvelle version) et règlement intérieur.

Un déjeuner d’accueil sera proposé sur place par le couple Itoba, deux moursiens membres de l’ACGF.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-18 17:36:38

France : Un bureau de l’Agence congolaise pour l’emploi (Acpe) Paris-Europe pour faciliter le recrutement de la diaspora congolaise

Conscient de l’importance de la diaspora congolaise dans le développement national et dans l’esprit de la politique d’inclusion, le gouvernement congolais considère que sa diaspora est un élément important qui ne peut être ignoré dans le développement socio-économique du pays. C’est pourquoi, le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso a effectué une visite sur l’ancien site de l’Ambassade du Congo en France pour voir l’évolution des travaux du futur bureau de l’Agence congolaise pour l’emploi (Acpe) Paris-Europe dédiée à faciliter le recrutement de la diaspora congolaise qui aspire à mettre ses compétences au service du pays dans divers domaines. Ce bureau est le cadre d’orientation définissant la manière dont le gouvernement souhaite voir la diaspora congolaise contribuer et s’intégrer au développement national du pays. C’est une révolution !

Ce bureau servira de lien entre les entreprises basées en République du Congo et les Congolais de France et d’Europe à la recherche d’opportunités professionnelles dans leur pays d’origine.

Il s’adresse particulièrement à la diaspora congolaise en Europe, qui souhaite contribuer dans des secteurs tels que la médecine, les technologies de l’information et de la communication, et l’industrie pétrolière.

L’implantation de ce bureau à Paris découle des résultats du premier Forum européen de recrutement de la diaspora congolaise, qui s’est tenu du 9 au 10 novembre 2021 à Issy-les-Moulineaux, en France.

L’événement visait à informer la diaspora des évolutions en matière d’emploi au Congo, à faciliter la mise en relation des Congolais de l’étranger avec les entreprises locales et à peaufiner son rôle dans le développement du pays natal.

Les communautés congolaises ont la bonne volonté de participer au développement de leur pays mais elles ont un grand défi de coordination. Celle-ci est mise à mal par le manque du personnel pour s’en occuper.

En effet,  le personnel de l’Ambassade est très peu nombreux alors que nous avons plusieurs pays à contrôler.

Désormais, il est question de maintenir cette dynamique participative et de franche collaboration entre Congolais de tous bords vivant loin des frontières nationales et le gouvernement pour développer le pays et faire face à la crise financière qui phagocyte le Congo. Une volonté du gouvernement congolais qui prend ici le contre-pied d’une certaine opinion qui tend à vouloir confiner le rôle de la diaspora uniquement dans le champ politique.

La diaspora congolaise de France a toujours été l’épine dorsale du pays à travers les nombreux cadres qu’elle fournit ou encore les nombreux projets qu’elle entreprend.

Plusieurs membres de la diaspora ont la volonté de mettre leur énergie, leurs compétences et leurs ressources au service du développement du Congo.

On prend souvent des cas isolés pour jeter l’anathème sur toute la communauté expatriée en occultant ses apports au pays. Cette vision de stigmatisation est contreproductive à la longue en semant les grains pour décourager les bonnes initiatives.

La diaspora congolaise si elle est organisée et soutenue peut être source de créativité et de richesses pour le pays beaucoup plus que l’aide internationale dont nous sommes tributaires tout le temps.

Un gouvernement quel qu’il soit qui n’intègre pas la composante diaspora dans sa politique commet immanquablement une erreur.

Elle constitue, à cet égard, une potentielle mine de compétences de standard international. Une mine exploitable d’une manière soit ponctuelle soit permanente à la faveur du retour au pays natal de ces hommes et de ces femmes qui demeurent sensibles à l’appel de leurs racines.

C’est dire l’importance de la création de ce bureau de l’Agence congolaise pour l’emploi (Acpe).

Lors de cette visite, le Premier ministre était accompagné du ministre de la Jeunesse et des sports, de l’éducation civique, de la formation qualifiante et de l’emploi, Hugues Ngouélondélé, ainsi que de l’ambassadeur du Congo en France, Rodolphe Adada.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-18 11:11:41

Congo – Vatican : Le Pape exhorte les évêques du Congo à l’unité et à la communion avec l'Église universelle

Les évêques de la Conférence épiscopale du Congo sont à Rome dans le cadre de la visite Ad Limina. Après avoir visité les différents dicastères de la Curie romaine, ils ont été reçus ce vendredi matin par le Pape François, une occasion fraternelle de partage sur la vie de l’Église du Congo.

Mgr Bienvenu Manamika, archevêque de Brazzaville et président de la Conférence épiscopale du Congo, a dégagé le but de cette visite.

Le Pape François a reçu ce vendredi au palais apostolique, les évêques de la Conférence épiscopale du Congo à l’issue de leur visite Ad Limina apostolorum. Quel est le but et l’importance de cette visite?

Cette visite est presque une visite ordinaire pour l'Église en ce sens que le Saint-Siège a voulu que chaque 5 ans, les évêques du monde entier, mais partant de leur diocèse, à travers les Conférences épiscopales, puissent visiter le siège de Pierre. Mais malheureusement, ce qui s'est passé, c'est qu'avec le Covid, la Conférence des évêques du Congo-Brazzaville, qui a été ici en 2015, a dû traîner les pas. Tout a été bouleversé et nous venons huit ans après. Mais nous ne sommes pas les seuls. L’objectif, c'est le renforcement de la communion avec le siège de Pierre représenté par le Pape et présentement, c'est le Pape François. Alors, nous venons pour lui exprimer justement cette communion entre lui et nous, mais à travers lui, c'est l'unité de l'Église, donc la communion avec l'Église universelle.

En parlant du Pape, vous avez été reçu ce matin par lui. Que peut-on savoir de votre entretien.

Commençons par dire que la rencontre avec le Pape a été une rencontre très fraternelle, très cordiale. Et je ne vais pas vous le cacher, nous avons fait plus d'une heure trente minutes où il a été à notre disposition, il a été à notre écoute et tout en nous donnant quelques conseils, il y a eu des échanges. C'était très fraternel!

Nous avons fait le tour de plusieurs questions, partant du fonctionnement de nos diocèses jusqu'aux questions d'actualité. Nous avons touché la question de la justice, de la paix dans le monde, des conflits actuels parce que ces conflits sont d'actualité, préoccupent le Pape et doivent préoccuper les évêques pour que nous puissions comprendre que ce ne sont pas ces conflits qui vont donner la vie aux hommes, mais c'est plutôt la négociation objective sur une table ou autour de ces thèmes qui préoccupent l'homme.

Et avec le Pape, il a été aussi question des jeunes qui doivent être au cœur de notre éducation, une éducation non seulement spirituelle, mais également scientifique, culturelle. Les évêques doivent s'impliquer, dit le Pape. Il nous a aussi rappelé quelques priorités. Eh bien, l'évêque doit avoir entre autres quatre priorités. D'abord, la communion avec son Dieu. Il est évêque, mais il doit repartir à la source, et ce retour à la source doit être continuel dans ce sens que l'évêque doit être un homme de prière, aller toujours se plonger dans le cœur de Dieu pour pouvoir retrouver de la force.

Deuxièmement, il a insisté sur l'unité, l'unité au sein de l'épiscopat. Il arrive parfois des divergences, il arrive parfois des divisions et le Saint-Père nous rappelle que nous devons être "UN", quels que soient nos points de vue. Et troisièmement, il y a la communauté et l'attention au clergé. Nous devons faire attention au clergé pour pouvoir l'aider à être solide sur le terrain de la pastorale, être équilibré. Et enfin, il a insisté sur la collaboration, une collaboration juste avec les laïcs, pour éviter un certain infantilisme, un certain cléricalisme, mais une collaboration juste parce que l'Église, ce sont les évêques avec les membres qui sont non seulement le clergé, non seulement les consacrés, mais également les fidèles. C'est cet ensemble qui fait l'Église, Corps du Christ.

Quelle serait votre nouvelle orientation apostolique après avoir abordé tant de sujets avec le Pape et retournant comme un missionnaire envoyé?

Je ne parlerais peut-être pas d'orientation apostolique. L'orientation que nous avons, c'est l'orientation de toujours. Il y a un magistère, il y a les Saintes Ecritures, il y a la théologie qui interprète ces Saintes Ecritures, la doctrine sociale de l'Église. Cette rencontre vient simplement booster ce qui existe déjà. Et s'il y a eu négligence quelque part, il faut maintenant qu'il y ait un sursaut pour essayer de dépoussiérer ce que les uns ou les autres ont enterré quelque part. L'Église est riche en cette matière.

En dehors de votre rencontre avec le Pape vous aviez parcouru les différents dicastères de la Curie romaine. Qu'est-ce qu'on peut savoir de ces différentes rencontre.

Vous pouvez être sûr que nous avons parcouru, ou encore, nous avons été reçus par plus de 14 dicastères. Il y a aussi eu les tribunaux de la route romaine et de la signature apostolique. Nous avons été reçus aussi à l'Académie pontificale des sciences sociales. Et en dehors de ces académies, de ces tribunaux et dicastères, nous avons été reçus aussi à la commission pontificale pour la tutelle des mineurs et c'est très important les questions des mineurs aujourd'hui. Et enfin, avant le Pape justement, nous avons été reçus à la Secrétairerie d'État.

Il a été question, premièrement de notre fonctionnement : comment nous fonctionnons sur le terrain, comment nous faisons, pas par rapport aux dicastères, mais par rapport aux différents thèmes qui nous sont donnés. Par exemple, pour les tribunaux, il nous a été rappelé que dans chaque diocèse, il devrait avoir un tribunal ecclésiastique, mais qui ne concerne pas que les clercs, les consacrés, pas seulement le personnel ecclésiastique, mais le personnel ecclésial. Donc tous ceux qui travaillent dans l'Église. Il ne s'agit pas de poursuivre des gens, mais lorsqu'il y a des problèmes, que nous soyons capables de les résoudre à travers ces procédures qui peuvent être judiciaires ou encore administratives. Et s'il ne peut pas avoir des tribunaux ecclésiastiques dans chaque diocèse, le souhait serait d'avoir des tribunaux interdiocésains. Et là encore, s'ils n'ont pas assez de personnel, on pourrait aussi en arriver à un tribunal national.

Il a été aussi question de l'éducation catholique. Il y a, au Congo, l'Université catholique qui, avec l'aide du gouvernement, est en train de prendre racine, et avec le soutien, l'aide du Saint-Siège, cette collaboration à travers l'accord cadre qui est déjà en place. Il est question d'enraciner tout cela dans l'optique d'une éducation qui est catholique, qui relève l'homme. Il ne s'agit pas seulement de donner la science pour la science, mais il s'agit d'éduquer l'homme dans son intégralité. Autrement dit, l'homme et tout l'homme. Nous avons été aussi à la cause des saints. Nous avons parcouru plusieurs dicastères. Et nous avons rendu compte de notre fonctionnement. Nous avons eu des observations, nous avons été conseillés et c'est justement ce tout qui va permettre de faire une visibilité à travers notre marche à venir.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Source Vatican News

Créé le 2023-11-18 09:37:26

Les USA félicitent le Congo pour sa participation à la formation sur les entretiens avancés destiné aux enquêteurs des forces de l'ordre au Botswana

Avec le soutien des États-Unis, une délégation congolaise composée du magistrat Christian Moufouta, Juge à la première chambre civile et à la troisième chambre pénale, du Commandant territorial de la police judiciaire de la région de la Cuvette, Guy Blaise Flavia Dzoubalet, du Second Lieutenant Rodheine Atta, Commandant de la Brigade Territoriale de Ouenze, et du Sous-lieutenant Stevy Presly Moundoko MBecket Lingothe, Officier en service à la section de recherche judiciaire de la région de gendarmerie de Ouesso, a pris part, du 13 au 17 novembre 2023, à l'Académie internationale d'application de la loi à Gaborone, au Botswana, à un programme de formation sur les entretiens avancés destiné aux enquêteurs des forces de l'ordre.

Ce programme a été conçu pour améliorer les compétences des professionnels des forces de l'ordre lorsqu'ils mènent des entretiens avec des victimes, des témoins et des suspects.

Un sujet d'une grande importance pour les Etats-Unis et le Congo.

La Cheffe de Mission Adjointe, Bisola Ojikutu a félicité la délégation congolaise, lors d’une réunion à l’Ambassade des Etats-Unis au Congo, pour sa participation à ce grand rendez-vous du donner et du recevoir.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-17 20:51:13

Dolisie peine à préserver la propreté de ses cours d’eau

De nombreux dépôts sauvages composés de pneus, ferrailles, plastiques, déchets verts ou matériaux inertes sont constatés le long des torrents et rivières de la capitale de l’or vert. Ces incivilités ne sont pas sans conséquences pour l’environnement et la sécurité des biens et des personnes.

Les cours d'eau qui traversent la troisième ville du Congo convoient des tonnes de déchets et empoisonnent les riverains.

Paddy, Pinharet, Mellet et autres cours d'eau, qui servent à évacuer les eaux de pluie, ne jouent plus ce rôle du fait qu'ils servent de dépotoirs sauvages de la part des populations.

Le service municipal de ramassage de déchets ne fonctionne presque plus.

Ainsi, à chaque pluie, la circulation devient difficile, les parcelles deviennent des piscines d'eau. Ce phénomène est devenu presque récurent dans plusieurs quartiers de la ville préfecture du Niari (sud).

Les couches sont si épaisses qu'on croirait pouvoir marcher dessus. Mais le patchwork fétide de bouteilles en plastiques, d'emballages de plats à emporter et de sacs en plastique ne forme qu'une couche poreuse flottant sur les eaux sales de ces cours d’eau lourdement pollués.

Décharges à ciel ouvert

Les autorités municipales accusent les habitants de se servir de ces cours d’eau comme décharges à ciel ouvert. Ce qui ne console guère les familles pauvres qui vivent dans des cahutes faites de bric et de broc, dans une atmosphère propice à la propagation de maladies évitables comme le choléra et la fièvre typhoïde.

En plus de la crainte des infections, les habitants doivent vivre avec une puanteur constante.

Les efforts pour trouver une solution à un problème qui ne cesse de s’aggraver ont été́ nombreux, inventifs,  mais insuffisants.

S’il n’est pas trop tard pour y remédier, le temps des demi-mesures est, en revanche, révolu.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-17 16:24:33

Réseaux sociaux : Les gendarmes du Kouilou tenus d’améliorer leur comportement sous peine de sanctions disciplinaires

Trop c’est trop ! Il était temps de tirer les choses au clair face à certains débordements. Twitter, WhatsApp, Facebook, Tik Tok… Sur les réseaux sociaux, s’afficher en tant que gendarme dans le département du Kouilou n’est pas toujours vu d’un très bon œil par les hiérarchies. Ils ont été mis en garde contre certaines pratiques par le commandant de la région de gendarmerie du Kouilou, Albert Matsounga. Il a rappelé à ceux exerçant dans sa zone de compétence, que désormais, plus personne ne devrait publier quoi que ce soit en uniforme sur les réseaux sociaux, et ceux qui le feront seront sévèrement sanctionnés sans pitié et remords.

Le commandement de la gendarmerie nationale a décidé d’interdire aux gendarmes de se faire des photos en tenue et les mettre sur des réseaux sociaux. En cas d’inobservation de ces instructions, l’auteur s’exposera à des sanctions.

«Le commandement de la gendarmerie nationale a rappelé que désormais, plus personne ne devrait publier quoi que ce soit en uniforme dans les réseaux sociaux, et ceux qui essayeront de le faire seront sévèrement sanctionnés », a déclaré le commandant de la région de gendarmerie du Kouilou, Albert Matsounga lors de la cérémonie de fin de stage de la treizième promotion des gendarmes.

«D'ailleurs parmi nous, il y en a qui ont déjà été sanctionnés pour avoir été trouvés en flagrant délit de publication de photos dans les réseaux sociaux. Donc, encore une fois, je voudrais insister là-dessus, plus de photos sauf de manière officielle, que vous soyez seul ou en groupe, vous ne publiez rien, sans en avoir reçu l’autorisation de la hiérarchie », a-t-il ajouté.

Le commandement de la gendarmerie nationale entend sensibiliser les gendarmes et surtout leur rappeler l’obligation du devoir de réserve et d’exemplarité vis-à-vis de la profession.

Le devoir de réserve en question

Ces recommandations partent d’un manque de discernement dans l’utilisation des réseaux sociaux, et d’une mauvaise maîtrise des paramètres de sécurité et de confidentialité.

Les hiérarchies font ainsi face à des jeunes fonctionnaires ayant l’habitude de partager leur vie sur les réseaux sociaux et semblent parfois avoir du mal à séparer le professionnel du personnel.

Le métier de gendarme impose une rigueur jusque sur les réseaux sociaux pour éviter tout dérapage qui pourrait porter atteinte à la déontologie imposée par l'uniforme ou à la sécurité des agents.

Les réseaux sociaux, y compris les comptes privés, sont une vitrine pour le grand public.

Beaucoup partagent leur joie de porter l'uniforme, ou d’être dans un débit de boisson, dans un restaurant… il y a une éducation à faire d'autant que les conséquences sont lourdes en cas de sanction.

Et une sanction comme des jours d'arrêt, c'est une tache sur le CV.

Germaine Mapanga / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-17 15:31:33

CONGO-GOUVERNANCE PUBLIQUE : La CNTR prend la résolution de poursuivre les enquêtes menées

Convoquée par décision n° 009/CNTR/B-P du 11 octobre, du président de la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publique (CNTR), la quatrième (4e) session ordinaire administrative a clôt ses travaux, le 16 nombre à Brazzaville. Cette cérémonie de clôture a été présidée par le président de la CNTR, Joseph Mana Fouafoua, entouré d’Albert Ontsaka, Vice-président et d’Alphonse Oko, Rapporteur-trésorier. Ladite session ayant examiné plusieurs rapports d’enquêtes, et a, adopté plusieurs résolutions sur la gestion et la bonne gouvernance de l’administration publique.

Pendant les 10 jours de travaux avec, la Commission nationale de transparence et de responsabilité a examiné puis adopté certaines résolutions, dont, celles portant mission sur la mobilisation des ressources du projet de la Caisse d’Assurance Maladie (CAMU) de 2019 à 2022 ; et celle portant mission d’information sur la gestion financière de Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS).

A propos, la 4e session ordinaire a suggéré de mettre en cohérence les informations collectées et approfondir l’analyse de ces informations en vue d’en déceler les principales insuffisances ; veiller à la pertinence des recommandations conformément au relevé des conclusions.

S’agissant de la gestion du CNTS, la commission s’est résolue de se doter d’un modèle standard de présentation des rapports de mission d’enquête ; de poursuivre la mission d’enquête sur la gestion financière du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) et toutes celles en cours de réalisation puis d’enjoindre les administrations à mettre à la disposition des enquêteurs de la CNTR les informations souhaitées et nécessaires.

Clôturant les travaux de cette 4e session ordinaire, le président de la CNTR, Joseph Mana Fouafoua a rappelé les deux rapports à caractères exclusivement social, examinés avec minutie lors de cette session, à savoir : le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) et la Caisse d’Assurance Maladie Universelle CAMU).

« Le sang n’est pas un produit industriel qui peut être fabriqué dans une usine ou acheté dans une officine. Le sang est prélevé sur les humains volontaires pour être transfusé non sans qualification ou traitement préalable, sur d’autres humains dont le besoin de santé est avéré. Pour ce faire, l’Etat congolais a créé une entité publique dénommée CNTS. Il se trouve que les disfonctionnements dans l’organisation administrative et financière du CNTS sont à l’origine des nombreuses ruptures observées en produits sanguins et autres réactifs, ce qui entraine hélas de nombreuses pertes en vies humaines dans nos établissements hospitaliers », a-t-il souligné avec regrets.

Néanmoins, des résolutions prises par la CNTR fait naitre un brin d’espoir et d’optimisme sur l’amélioration des performances du CNTS, en concertation avec les autorités du département ministériel en charge de cette question.

En ce qui concerne la CAMU, Caisse d’Assurance Maladie Universelle, le système de solidarité maladie universelle au Congo a été consacré à partir de la promulgation de la loi 37-2014, du 27 juin 2014, instituant le régime d’assurance maladie universelle.

« Par la suite, le gouvernement de la république a mis en place des mécanismes destinées à la mobilisation des fonds devant permettre de soutenir le régime d’assurance maladie. La loi a prévu plusieurs sources de d’alimentation de la CAMU, dont les contribuables et les dotations budgétaires de l’Etat. La CAMU dispose donc de fonds comptabilisés dans les comptes du Trésor public », a rappelé Joseph Mana Fouafoua.

Afin de consolider les assises de la CNTR et, conformément aux conclusions du séminaire sur l’appropriation de la loi n°10-2017 du 9 mars 2017, portant code relatif à la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances publiques, Monsieur Mana Fouafoua a émis un souhait.

« Nous allons nous atteler à l’élaboration du plan stratégique pluriannuel de la CNTR pour lequel la session inaugurale aura lieu le mardi 21 novembre courant, avec la participation des institutions nationales, des administrations publiques et des partenaires au développement. Ce plan stratégique servira de marqueur pour la CNTR sur la période de 2024 à 2028 et permettra de renseigner chaque année sur l’état de la transparence dans la gestion des finances publiques dans notre pays. C’est un challenge et nous devons le relever pour continuer à bénéficier de la confiance placée en nous et nous réjouir de ce que nous aurions contribué résolument à l’amélioration de la gouvernance des finances publiques de notre pays », a-t-il conclu en clôturant les travaux de la 4e session ordinaire administrative.

Valda Saint Val / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-17 14:15:43

RDC – Élections présidentielles : Félix Tshisekedi candidat à sa propre succession

Près de 44 millions d’électeurs sont appelés pour l’élection présidentielle de 2023 en RDC, qui aura lieu le 20 décembre 2023 afin d'élire pour cinq ans le président de la République démocratique du Congo. Les élections législatives et provinciales auront lieu simultanément.

Le 26 novembre 2022, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avait fixé la date du scrutin présidentiel au 20 décembre 2023.

Le 20 octobre 2023, la commission électorale a validé les candidatures de 26 candidats à l'élection, parmi lesquelles : Moïse Katumbi, Tony Cassius Bolamba, Denis Mukwege prix Nobel de la paix 2018 pour son action en faveur des femmes violées, Félix Tshisekedi (président sortant), Martin Fayulu, Matata Ponyo Mapon ou encore Adolphe Muzito.

La liste de 26 candidats publiée par la CENI reste provisoire, puisqu’elle doit encore être examinée par la Cour constitutionnelle.

C’est le samedi 18 novembre que la liste définitive des candidats sera publiée. Cette publication marquera l’ouverture officielle de la campagne électorale.

Pour le dernier discours de son quinquennat sur l’état de la Nation, le Président Félix Tshisekedi a choisi de s’attarder sur l’état sécuritaire de son pays. Il s’est exprimé le 14 novembre.

La sécurité sera donc un thème majeur de l’élection présidentielle à venir.

Rappelons que cette élection aura lieu dans un contexte de sécurité très inquiétant, dans un pays “où de nombreuses provinces sont en proie à des périodes difficiles”.

La région du Nord-Kivu reste marquée par l’activisme meurtrier du groupe armé M23, causant le déplacement interne de plus de 2,4 millions de personnes, dont 1,6 million autour de la ville de Goma, selon les chiffres officiels congolais.

En outre, la province de Maï-Ndombe, dans le sud-ouest du pays, connaît depuis août 2022 un conflit intercommunautaire qui pourrait se propager à d’autres régions.

La province de la Tshopo, dans le nord du pays, a également enregistré des tueries intercommunautaires, semblables à celles observées à Maï-Ndombe.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-17 11:57:43

Congo – Téléphonie : Des antennes GSM jusque sur les toits des maisons d’habitation

Les champs électromagnétiques produits par les antennes de téléphonie mobile sont classés par l’OMS et le Centre international de Recherche sur le Cancer dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme. Or au Congo, les antennes relais, principales sources d’émissions électromagnétiques, sont souvent placées dans des zones densément peuplées, voir sur des toits des maisons d’habitation ou des cour de récréation des écoles. Face au potentiel danger de santé publique, le moment est peut-être venu pour le législateur, de réglementer ce secteur, par principe de précaution.

Rue Mayama, non loin du salon « Pauline coiffure » dans l’arrondissement 4 Moungali à Brazzaville, une maison R+1 sort de l’ordinaire. Sur son toit est érigée une antenne GSM.

Outre que cette maison est implantée dans un quartier résidentiel, la hauteur de l’antenne interroge sur la densité du rayonnement en onde électromagnétiques dont sont inondés les voisins et surtout las habitants du logement.

Si le cas de cette maison semble des plus criards, il n’est pas exclu de voir que des cours de récréations de certaines écoles ont dans un coin, un espace grillagé, loué par une société de téléphonie, qui y a implanté une antenne, dont le fonctionnement est assuré par un groupe électrogène qui tourne presque 24 heures sur 24.

Pour les riverains, personne ne se préoccupe ni de la hauteur des pylônes, ni des potentiels rayonnements, encore que par méconnaissances, personne n’ose établir de relation de cause à effet sur l’inconfort ressenti, notamment dans le bourdonnement d’oreilles ou les effets larsen constatés, encore moins des maux de tête le cas échéant.

Même le médecin vu en consultation, n’ose établir la relation environnementale du patient, faute d’y penser simplement, car tout semble naturel. Pourtant…

Les téléphones portables sont des transmetteurs de radiofréquences de faible énergie, opérant à des fréquences situées entre 450 et 2700 MHz, l’émission maximale se situant entre 0,1 et 2 watts. L’appareil ne transmet de l’énergie que lorsqu’il est allumé. Cependant, les ondes électromagnétiques sont permanentes, pour pouvoir recevoir et émettre, depuis son téléphone.

Même si l'expertise nationale ne conclut pas à l'existence de risques sanitaires liés à une exposition aux champs électromagnétiques émis par les antennes-relais de téléphonie mobile, des études fiables démontrent qu’ils seraient dangereux pour la santé.

Dans de nombreuses communes et villes occidentales, en dehors du fait que l’implantation des antennes de téléphonie est très réglementée, l’édification de nouvelles antennes requiert l’approbation du conseil municipal et de nombreuses communes s’y opposent ou soumettent les sociétés de téléphonie à un cahier de charge drastique qui garantit le principe de précaution sur les effets desdites antennes, quand bien même installées en zones inhabitées.

Alors que l’on est sans réelle certitude de l’effet inoffensif du rayonnement électromagnétique sur les enfants, certaines écoles pourtant publiques des villes congolaises ont dans un coin de leur cour un espace mis en location pour une antenne de téléphonie.

Même des particuliers ont mis en location un coin de leur parcelle où se dresse une antenne.

Mal de tête, fatigue, épuisement du système nerveux, douleurs musculaires et même cancer, sont quelques-uns des effets supposés des ondes électromagnétiques sur le corps humain.

Par principe de précaution, le gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat se devraient de se saisir de la question avant que les effets supposés ou avérés ne se manifestent auprès des populations.

Toutes les sociétés de téléphonie mobile exerçant au Congo sont étrangères. Le paradoxe est que dans leurs pays d’origine, jamais, elles se permettraient les légèretés affichées au Congo, dans l’érection des antennes relais.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-11-16 20:59:15

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