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Le président de l’Assemblée nationale a déclaré que Denis Sassou-N’Guesso est le «candidat naturel» du parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) pour l’élection présidentielle de 2026, soutenant que sa victoire est quasiment assurée grâce à ses efforts pour transformer le Congo en un havre de paix et de stabilité.
«Telle est ma profonde conviction», a lancé récemment Isidore Mvouba, féru de la politique, membre du Parti congolais du travail (PCT) et fidèle parmi les fidèles du Président Denis Sassou-N’Guesso, lors des sessions ordinaires administratives des deux chambres du Parlement congolais.
Au Congo-Brazzaville, l’élection présidentielle est fixée au mois de mars 2026.
Si aucun poids lourd de la politique nationale ne s’est encore déclaré candidat, plusieurs associations et hommes politiques de premier rang émergent pour appeler à la candidature du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso.
« Vous savez que la vie politique ne se joue pas sur les réseaux sociaux. Ce n'est pas du virtuel. Nous, qui sommes sur le terrain, mesurons la forte popularité du Président de la République et constatons que de nombreux Congolais croient en la capacité de Denis Sassou-N’Guesso à changer leur quotidien et à maintenir la paix au Congo », a déclaré récemment Marcel Kibouanga, administrateur-maire de Mouana-Nto dans le premier arrondissement de Nkayi dans la Bouenza (sud).
Malgré les appels à la candidature qui fusent de tous les côtés, Denis Sassou-N’Guesso reste silencieux.
Il a la possibilité de se présenter pour un cinquième mandat, selon la Constitution en vigueur dans le pays.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-24 20:07:22
Un kuluna du quartier Météo et élève au collège Pierre Savorgnan de Brazza, a été attaqué et grièvement blessé à l’arme blanche par d’autres kulunas. L’agression s’est produite ce lundi 24 février 2025, vers 10h, au Château d’Eau. Les assaillants ont utilisé sa propre machette pour le frapper.
Ils imposent désormais leur loi à coups de gourdin ou de Douk-Douk, ce couteau de poche inventé par la coutellerie Cognet en 1929. Ils gagnent du terrain dans la capitale congolaise.
Tant pis si, pour un téléphone, des bijoux ou quelques billets, ils doivent sortir la machette.
Violents et sans états d’âme, les « kuluna» sèment la terreur dans les rues de Brazzaville. Ils sont là. Toujours en bande, armés et dangereux. Il y a des quartiers de la ville capitale, où l’on n’ose plus aller la nuit.
On parle d’un niveau d’attaque bestial ne faisant pas de quartier. Les victimes s’en sortent délestées de leurs biens avec, à la clef, de profondes balafres au visage, des bras amputées quand elles n’y laissent pas leur vie.
Dans certains quartiers de Brazzaville, les populations excédées sont parfois obligées de se constituer en « milices d’autodéfense », une pratique qui va pourtant à l'encontre des lois et règlements de la République.
La population a commencé à faire vengeance elle-même avec le nouveau phénomène qu’elle appelle "barbecues".
Il suffit de jeter un coup d’œil sur les réseaux sociaux et vous verrez comment les «kulunas » sont en train d’être brulés, sans pitié et remords, dans les quartiers de Brazzaville.
« Dans l’intérêt de préserver la paix et la sécurité de nos citoyens, il nous faut absolument barrer la route et mettre hors d’état de nuire ces bandits, ces criminels et leurs complices », déclarait André Gakala Oko, procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, appelant, en avril 2017, les officiers de police judiciaire relevant de sa juridiction à aller en guerre contre les «kuluna », en s’impliquant dans les patrouilles judiciaires instituées pour traquer ces bandits qui sévissent dans les quartiers de Brazzaville.
De la parole aux actes, le peuple attend de retrouver sa quiétude en vaquant à ses occupations, sans peur ni crainte d'agression, quelle que soit l'heure, dans tous les coins et recoins de Brazzaville.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-02-24 19:04:05
Après l'échec des négociations débutées depuis 2023 à nos jours et la rupture du dialogue entre le gouvernement et l’intersyndical des Transporteurs en commun du Congo (ISTCC) concernant : l’augmentation des prix du carburant, la matérialisation des mesures d’accompagnement, la loi de finances volet transport, le raketage de la société Africa-Pesage sur la RN2, les contrôles abusifs de police et gendarmerie, la dégradation très avancée des routes et voiries urbaines, face aux injustices que subissent les transporteurs et face au silence incompris du gouvernement vis-à-vis des revendications des transporteurs, l’ISTCC relance la grève générale issue des recommandations de l’assemblée générale extraordinaire des transporteurs du 23 mars 2024 qui n’était que suspendue, selon un communiqué de l’ISTCC dont une copie est parvenue à notre rédaction.
Une grève de trois (3) jours sera observée sur l’ensemble du territoire national à partir du lundi 3 mars au mercredi 5 mars 2025, précise le même communiqué.
Au terme de ces trois jours de grève, sans gain de causes, les prix de transport urbain passeront, pour le taxi de 1.000 F à 1500 FCFA, le bus de 150F à 250 FCFA et le transport hinterland (TV, TM et TVM) augmentera de 30%, souligne la même source.
C'est la population congolaise qui en payera avec cette hausse des prix.
Une décision forte qui devrait amener le gouvernement à revoir sa position et à privilégier le dialogue permanent avec les partenaires sociaux.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-24 18:28:24
Les travailleurs des Brasseries du Congo (Brasco) ont fait part vendredi à Brazzaville, de leurs préoccupations et de leur opposition au prélèvement de la Caisse Maladie Universelle (Camu) sur leurs salaires. Ils l’ont fait savoir au cours d’une assemble générale qu’a organisé leur intersyndicale pour examiner justement cette situation dont l’application est prévue cette année.
A l’issue de cette assemblée, un communiqué a été diffusé, dans lequel les travailleurs des Brasseries du Congo (Brasco) affirment catégoriquement leur refus de s’inscrire au régime d’assurance maladie universelle.

Ils ont souligné, haut et fort, qu’ils bénéficient déjà d’une couverture médicale et sociale de qualité et très fiable que leurs employeurs fournie.
Les travailleurs de Brasco ont contesté, également les déductions de 1,27% sur le salaire brut, devant être destiné à la Camu.
« Brasco offrent déjà une couverture complète à ses employés et ayants droit. Il serait plus pertinent de prioriser les personnes non ou mal couvertes, comme les populations vulnérables, les retraités, les étudiants et les acteurs du secteur informel », nous a confié un syndicaliste ayant requis l’anonymat.

« Bien que le niveau des cotisations ponctionné sur le secteur privé soit très impactant pour la trésorerie des entreprises, 6,27 % de la masse salariale brute, les seules cotisations du secteur privé ne suffiront pas à couvrir 600 000 personnes. Nous nous acheminons vers un système structurellement déficitaire, ce qui forcera les entreprises qui le font déjà à continuer la couverture de leurs salariés en plus de la cotisation à perte à la CAMU. La majorité des sociétés ne pourront pas se le permettre, et ce sont les salariés et leurs ayants droit qui en pâtiront », a-t-il ajouté.
Sur le papier l’autonomie financière de la Camu est garantie par les cotisations des employeurs des secteurs public (environ 60.000) et privé (environ 350.000), cotisations des bénéficiaires de pensions de retraite, subventions issues de la taxe spécifique, etc. De manière pratique l’équilibre financier de la Camu pourrait se heurter au versement régulier des cotisations de l’Etat en sa qualité d’employeur. Les cas des Cnss, CRF et la défunte Averda parlent d’eux-mêmes.
À y regarder de près, le mode de financement de la Camu est une copie certifiée conforme de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), Caisse de Retraite des Fonctionnaires (CRF) voire de la taxe de prélèvement sur les salaires des agents de l’Etat pour financer la défunte Averda, la société privée chargée du ramassage des ordures ménagères.
En ce qui concerne la Cnss et la CRF, force est de constater que les deux caisses sont en déséquilibre financier chronique. Et pour cause, le gouvernement congolais ne verse pas de manière régulière ses cotisations. Il en est de même de la défunte société Averda dont les factures ne sont plus payées à date échue alors que des prélèvements, d’un montant de 2000 fcfa, sont mensuellement opérés sur les salaires des agents publics.
L’Etat congolais soignera t-il sa signature pour faire fonctionner de manière optimale la Camu ? Rien n’est moins sûr.
"Dans ce pays, on nous a parlé de la gratuité de l’accouchement, du passeport et de la scolarité, on connaît la suite", a conclu le syndicaliste.
Créée par la loi n°19-2023 du 27 mai 2023, la Caisse d’assurance maladie universelle est l’organe de gestion du régime d’assurance maladie en République du Congo. C’est une entité mise en place pour contribuer à l’instauration d’un meilleur système de prise en charge sanitaire au Congo.
Elle protège durablement la santé de chacun en agissant auprès de tous les résidents congolais. Telle est sa raison d’être. Concrètement, elle accompagne les assurés tout au long de leur vie, en prenant en charge leurs soins quelles que soient leurs catégories, leurs ressources ou leurs situations.
La CAMU garantit un accès universel aux droits à la santé et elle permet l’accès aux soins. Elle fait également bien plus en agissant en amont de la maladie et de ses complications, avec une offre de prévention sans cesse enrichie.
Elle joue par ailleurs un rôle de régulateur du système de santé, cherchant en permanence à concilier la meilleure qualité des soins et le meilleur coût, à travers ses analyses, ses propositions et son action sur le terrain.
Pour améliorer l’efficacité du système, elle travaille main dans la main avec les professionnels et les établissements de santé, les entreprises et tous les acteurs concernés. Ensemble, au quotidien, ils font vivre ses valeurs d’universalité, de solidarité, de responsabilité et d’innovation.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-24 15:03:51
Pour franchir la rivière Tsiémé qui s’étend sur huit quartiers, traversant la ville capitale sur huit kilomètres, afin de rallier le quartier Le Bled à Mfilou, il faut se risquer sur cette passerelle moyenâgeuse suspendue. Un ouvrage en planche, très étroit et branlant, connu pour sa dangerosité en cette période des pluies.
Au fond c’est une honte pour le Congo-Brazzaville et ses principes fondamentaux que sont la libre circulation des personnes, la liberté et la libre circulation des biens.
Les habitants du quartier Le Bled joignent parfois leurs efforts pour se déplacer d’un bout à l’autre des nombreux ruisseaux qui traversent leur quartier. Des petites passerelles construites à l’aide de matériaux inappropriés sont placées au-dessus des eaux...
Comme à la tombée de chaque pluie, la rivière Tsiémé sort de son lit. C’est devenu une habitude. Presque une routine. A chaque pluie succède une inondation. Et, à chaque inondation, un mur d’indifférence s’abat sur les riverains de la « Tsiémé » abandonnés à leur propre sort. Les services publics et les pouvoirs publics sont aux abonnés absents.
« Je me dis oui c'est vrai beaucoup de gens vont l'emprunter et c'est utile, mais c'est du gaspillage. Parfois on voit des choses insolites dans des lieux insolites et on se pose beaucoup de questions. Exemple de cette passerelle. La question qu'on doit se poser en cette période où l’assainissement préoccupe les riverains du quartier Le Bled, qui a fait cette étude, qui l'a autorisé et combien a-t-elle coûté », nous a confié un riverain qui a requis l’anonymat.
Difficile donc de faire le lien entre ces quartiers. L'avenir nous dira si cette passerelle de fortune permettra davantage qu’un simple passage entre deux rives pour recréer des liens entre les quartiers de Brazzaville. Car bien souvent, des parents s’adonnent à cette pratique dangereusement avec des enfants sous la main sans se soucier des lourdes conséquences.
Au regard de l’argumentaire brandit par les usagers qui s’adonne à cœur joie à mettre leur vie en péril et la gravité des accidents de circulations au quartier Le Bled, l’impact de cette infrastructure ne se limite pas à sa fonction pratique : elle incarne également le potentiel de transformation et de développement de Brazzaville.
Les ponts ne sont pas faits pour freiner, pour empêcher. Ils sont faits pour traverser.
Vivement des engagements pour construire un nouveau pont à la hauteur du trafic observé dans ce quartier.
Ce pont deviendra sans aucun doute un lieu de rencontre et de circulation essentiel pour les habitants de la capitale congolaise, renforçant ainsi le lien entre les quartiers et favorisant la vie urbaine dynamique.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-24 11:28:52
La coordination des enseignants volontaires du Congo en collaboration avec l’inspection générale de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation ont organisé, le samedi 22 février 2025 à l’amphithéâtre du Lycée de la Révolution une conférence pédagogique sous la thématique générale de : « Inspection pédagogique ». Les sous-thèmes comme, ’’la tenue d’une classe’’, ’’les devoirs d’un enseignant’’ et ’’les missions d’un inspecteur’’ ont fait l’objet d’exposition par les inspecteurs pédagogique et andragogiques puis l’inspecteur de philosophie. Cette rencontre a été dirigé par Monsieur David Boké, inspecteur général, coordonné par l’inspecteur Rodrigue Mieté.
C’est dans un souci de mieux doter les enseignants des grandes capacités de transmission des connaissances aux apprenants ou élèves et des outils nécessaires pour des performances à la hauteur des résultats attendus et escomptés, que la coordination des enseignants volontaires du département de Brazzaville a initié cet échange.

La rencontre des inspecteurs d’avec les enseignants volontaires, communautaires, bénévoles, fonctionnaires des différentes formations syndicales des enseignants et les comités de enseignants du département de Brazzaville.
Dans ses propos relatifs à la rencontre entre inspecteurs et enseignants, Monsieur David Boké a vanté les valeurs du métier de l’enseignant. « L’on doit jouer entre l’efficience et l’efficacité, ce métier est un métier noble, qui paraît banal, mais difficile. Et ce qui fait que généralement que nous n’ayons pas bonne presse auprès des enseignants, parce que, au finish, l’inspecteur s’abstient. Il y a une sanction positive comme aussi, il y a une sanction négative. Malheureusement, très souvent, la conscience revient lorsqu’il y a une sanction négative. Ce qui va sans dire que l’enseignant doit se mettre en cause tous les jours. D’une classe à une autre, pour une même discipline ou pour la même leçon. D’une calasse à une autre, il doit se remettre en cause, parce que le cours n’est pas le même, le cours varie selon la qualité des élèves que nous avons et l’enseignant est conscient qu’il doit adopter un comportement digne quand il est dans une classe et/ou dans une autre. Il y a ce que nous appelons tous, la classe des meilleurs. Quand vous êtes dans une classe des meilleurs, il faut que vous soyez supra meilleur », a-t-il évoqué.

« Aussi, la partie la plus importante n’est peut-être pas celle que vous venez de subir, la formation, mais c’est celle que vous allons vivre quotidiennement, celle qui est capital », a rappelé l’inspecteur général David Boké.
Par ailleurs, David Boké a souligné que l’inspecteur n’était pas un censeur, un ennemi pour l’enseignant, c’est un accompagnateur, un facilitateur qui aide l’enseignant à mieux se prendre en charge et se préparer sur les enseignements et les cours à dispenser.

De son côté, le coordonnateur des enseignants communautaires Rodrigue Mieté a donné la quintessence de cette conférence pédagogique. « L’échange a concerné les enseignants de tous les niveaux, de la maternelle au secondaire. Il s’est agi des enseignants volontaires, ceux qui sont sortis des écoles de formations comme ENS, ENI et affectés, qui ne sont pas encore intégrés, des enseignants fonctionnaires. L’inspecteur qui autrefois était considéré comme un gendarme, est aujourd’hui plutôt devenu un facilitateur, qui contrôle et veille sur les documents pédagogiques, afin que l’enseignant soit mieux outillé à la pratique de sa profession », a-t-il expliqué.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-24 09:54:36
Dans plusieurs quartiers de Brazzaville, bénéficier de l’eau potable 24h/24 relève du miracle. Et lorsque le précieux liquide daigne pointer le bout de son nez, un phénomène bien connu des populations se manifeste : les fuites d’eau en raison des tuyaux percés. Une situation gênante, causant bien de soucis. En effet, ces fuites occasionnent la dégradation des voies, favorisent l’émergence de zones boueuses sur des routes non bitumées et les pistes, rendant difficile la circulation des véhicules et surtout des piétons.
Dans plusieurs quartiers de Brazzaville, des herbes folles poussent dans des mares boueuses : la preuve que des tuyaux percés laissent s'échapper une bonne part de l'eau potable de la capitale congolaise en pleine crise hydrique, et qui compte 2 145 783 habitants, selon le recensement de 2023.
A Brazzaville, deux litres d’eau potable sur cinq se perd dans la nature. Un gâchis qui joue indirectement sur les factures d’eau des Congolais.
Sur l’environnement, l’impact est d’autant plus fort que le vieillissement des réseaux de traitement des eaux usées est lui aussi bien réel. Ces fuites d’eaux usées, contribuent à la pollution des sols.
Le problème n’est pas nouveau à Brazzaville.

Son ampleur varie selon les quartiers, avec des fuites plus importantes à Mfilou, Moungali, Ouenzé, Talangaï, Bacongo, Makélékélé.
Il y a encore beaucoup à faire. Surtout qu’à force de croissance démographique et de changements climatiques, la pression sur nos ressources en eau s’exacerbe d’année en année.
La Congolaise des Eaux (LCDE) a un gros déficit de maintien d’actifs. Ces réseaux sont souvent percés. Le phénomène des fuites d’eau a tellement pris de l’ampleur, qu’elle semble être dépassée par les évènements. Et actuellement elle a de la difficulté à investir les sommes nécessaires.
Résultats des courses, les populations trinquent et des milliers de m3 d’eau potable se déversent dans la nature.
Les populations de Brazzaville dénoncent les « tuyaux de la honte » et demandent à La Congolaise des Eaux de détecter, anticiper et limiter les fuites de réseaux d’eaux vieillissants qui laissent échapper en moyenne 20 % d’eau potable.
Un gaspillage qui peut être limité.
Ainsi, au-delà des réglementations et de la sensibilisation, pour lesquelles le travail « doit continuer », le gaspillage se résoudra surtout par les sommes investies dans les tuyaux.
Le nerf de la guerre c’est éliminer les tuyaux en mauvais ou en très mauvais état. Avec des réseaux désuets, on aura beau faire des initiatives, ça va être comme essayer de faire des miracles.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-24 09:44:08
Hormis les fous du volant, un autre type de danger guette les brazzavillois aux abords des voies publiques : les câbles électriques, notamment ceux traînant par terre. Il n'en demeure pas moins que plusieurs endroits où ces fils de courant continuent de traîner à même le sol, représentent des risques énormes pour les populations. Ce phénomène demeure persistant dans plusieurs quartiers sous intégrés. C’est le cas notamment au quartier Le Bled dans le 7e arrondissement Mfilou.
Dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise, il n'est pas rare de voir ces mêmes câbles dangereux traîner à même le sol. Si cette pratique permet aux différents foyers connectés de bénéficier de l’électricité, elle demeure toutefois extrêmement dangereuse.

Au quartier Le Bled à Mfilou, c’est le premier fait qui frappe à l’œil nu. Il suffit de lever la tête pour constater la présence des nombreux fils de courant entremêlés qui passent dans le réseau aérien donnant l’image d’une toile d’araignée géante.

D’autres câbles électriques sont accrochés sur des poteaux de fortune, une véritable bombe à retardement pour les habitants de cette partie de la ville.
Ce constat vaut pour de nombreux poteaux électriques installés un peu partout à travers la ville, avec des fils électriques sortis de leur boîtier, et généralement protégés par quelques couches de bandes adhésives. Des images qui ne sont pas pour embellir l'image de la capitale congolaise, encore moins pour la sécurité de ses habitants.

Les Habitants du quartier Le Bled ont-ils conscience des énormes risques qu’ils encourent ? Sont-ils conscients qu’ils cohabitent avec la mort ?
Malheureusement, du côté de la société Energie électrique du Congo (E2C), la solution de mettre un terme au "désordre" des câbles électriques ne paraît pas à l'ordre du jour.

Cependant, le gouvernement devrait songer à revoir les conditions de vie des habitants du quartier Le Bled, lesquels sont confrontés à plusieurs problèmes dont le manque d’eau courante, d’électricité, pas de route praticable en toutes saisons.
Gageons qu’une réelle solution sera trouvée afin que la vie des habitants de ce quartier ne soit plus menacée, et que Le Bled, dispose d'une électrification publique de qualité.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-24 09:26:19
Tout ce qui entoure Donald Trump semble tout droit sorti d’un film hollywoodien. C’est le cas des dernières informations publiées par un ancien espion soviétique du nom d’Alnur Mussayev, un ancien chef des services de renseignements kazakhs de 71 ans. Il a affirmé dans un message sur Facebook que le président américain avait travaillé pour la Russie dans les années 1980. Il prétend avoir été un espion du KGB à gages, et il le sait parce qu’il dirigeait le Comité de sécurité nationale du Kazakhstan, travaillait à la sixième direction du KGB à Moscou, responsable du soutien au contre-espionnage dans la sphère économique.
Son objectif était de « recruter des entrepreneurs des pays capitalistes ».
À l’époque, Trump avait 40 ans et travaillait comme promoteur immobilier à New York : « En 1987, notre direction a recruté Donald Trump sous le pseudonyme de Krasnov », a-t-il expliqué.
« Aujourd’hui, le dossier personnel du résident ‘Krasnov’ a été supprimé du FSB », poursuit le message. « Il est géré en privé par l’un des proches collaborateurs de Poutine. »
« En 1987, je travaillais au 6e département du KGB de l’URSS à Moscou. Le domaine de travail le plus important du 6e département était la recherche d’espions et de sources d’information parmi les hommes d’affaires des pays capitalistes. C’est cette année-là que notre département a recruté l’homme d’affaires américain de 40 ans, Donald Trump, surnommé « Krasnov », peut-on lire dans le message complet.
Il est bien connu que dès qu’il reprend le pouvoir aux États-Unis, la guerre en Ukraine semble toucher à sa fin. Poutine et Trump entretiennent d’excellentes relations, ce qui pourrait s’expliquer par cela.
La première visite de Trump en Russie a eu lieu en 1987, alors que le pays était encore sous l’Union soviétique. L’explication était son intérêt pour la construction d’un hôtel dans la capitale, Moscou. Quelque chose qui n’a pas été sans controverse.
Anthony Scaramucci , ancien directeur de la communication de la Maison Blanche pour Trump en 2017, a expliqué ses soupçons dans le podcast « The Rest Is Politics: US » : « Je pense qu’il y a un mystérieux « contrôle » sur le président. Je ne sais pas pourquoi », a-t-il déclaré.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Source : AfrikMag.
Créé le 2025-02-23 21:06:26
A Brazzaville, il n’y a pas de statistiques officielles, mais les élèves ont succombé à la tentation du chanvre indien. Dans plusieurs collèges et lycées de la capitale congolaise, ils grillent leurs joints devant les portails de leurs établissements. Comme si de rien n’était. Pis, le trafic s’instaure au vu et au su de tout le monde. Impuissante, l’administration du CEG Ngamaba Tsalakoua essaie de mettre en place des garde-fous pour dissuader les potaches déjà accros à la substance. Ce n’est pas toujours évident. Ceux qui ont déjà franchi la ligne rouge recherchent encore des issues dans un pays qui manque d’infrastructures curatives.
Il est 8 h. Des élèves du CEG Ngamaba Tsalakoua s’agglutinent devant le portail de leur établissement situé au quartier Gambio dans l’arrondissement 7 Mfilou. Sur un coin de rue en face de leur collège d’enseignement général, ils sont heureux comme des mômes dans ce coin pollué par l’odeur du chanvre indien.
Le premier pétard est allumé et fait sa tournée entre des mains expertes.
Insouciants, ils se plaisent dans leur paradis artificiel. Alors que leurs camarades ont fini de vider leur cartable en classe, certains s’attardent pour obtenir leur dose avant de rejoindre leurs professeurs.
Le long des murs surplombés par le feuillage des manguiers, des élèves se retrouvent pour partager des joints.
Impuissants, le directeur du CEG et certains professeurs, observent la scène. Ils sont stupéfaits par autant d’audace. La question de la drogue en milieu scolaire ne laisse pas insensible le directeur du CEG Ngamaba Tsalakoua. Alexandre Mbouity est d’avis que les causes et les responsabilités doivent être situées.
Samedi 22 février 2025, il a interpellé en premier, lors d’une réunion, les parents d’élèves : «Beaucoup de parents ne surveillent plus leurs enfants. L’emploi du temps de l’élève doit être défini et suivi. Aller dans son école pour constater son assiduité, connaître ses professeurs et surveiller l’amitié de ses enfants et ses fréquentations. L’école est victime des milieux dans lesquels elle est implantée ».
Après les parents, vient l’école, selon Alexandre Mbouity : « Dans les collèges, parfois entre des cours, les enfants sortent, ils restent des heures dehors, vont dans des quartiers. Il y a beaucoup de chefs d’établissements qui font leur possible et quand ils convoquent les parents, ces derniers ne viennent pas répondre ». Ce qu'il trouve inadmissible.
Il reconnait que la consommation de drogue gagne du terrain dans l’espace éducatif. Aussi bien chez les garçons que les filles.
Pour lui, la drogue s’est beaucoup plus rapprochée de l’espace scolaire. Et cela n’est pas sans conséquence.
Si les adolescents n’ont plus peur de l’école, ni des autorités de l’école pour fumer de la cigarette et du chanvre, on se demande à quoi vont ressembler les écoles dans 20 ans ?
Il y a un laisser-aller dans les écoles. Les autorités ne font pas le suivi des élèves et de ce qu’ils apportent.
Au Congo-Brazzaville, l’usage du chanvre indien ne semble pas être en déclin. Alors que le marché est en expansion dans les collèges et les lycées de la capitale.
Aujourd’hui, le phénomène est en train de faire des ravages chez les collégiens et lycéens.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-23 11:08:20
Le collège syndical de la société Energie Electrique du Congo (E2C) a ténu, ce 21 février 2025 dans l’enceinte de la Direction générale de Brazzaville, une Assemblée générale des travailleurs. Ils sont venus de Pointe-Noire et du Kouilou, du Niari, de Moukoukoulou et de Liouesso, de la Likouala-Sangha et de Mindoulou, de Dolisie, d’Owando et de Brazzaville. Les agents demandent tout simplement au Gouvernement de la République, l’annulation de l’accord sur la concession des centrales hydroélectriques et l’affermage pour les volets distribution et commercialisation de l’énergie électrique, signé tout récemment avec la SENELEC, une société sénégalaise. Les travailleurs menacent donc d’entamer en grève générale illimitée dans un délai de 7 jours, si et seulement si leurs revendications ne sont pas prises en compte par le Gouvernement. Mais n’arrêtent pas et n’excluent pas les pistes de solutions et projettent des négociations avec le Premier Ministre, chef du Gouvernement.
En effet, lors de cette assemblée générale, un message des travailleurs à l’endroit du Gouvernement a été lu par Mme Batondélé Issambo Chantal, qui a du reste rappelé les réformes entreprises par celui-ci dans le secteur de l’eau et de l’Electricité. « Depuis 2003, le Gouvernement a entrepris des réformes dans le secteur de l’eau et de l’électricité avec les effets suivants : adoption de la loi sur le code de l’électricité, la loi portant libéralisation du secteur de la production de l’électricité, la tenue d’un atelier sur les réformes prélude à la mise en œuvre de la poursuite de celles-ci en juin 2019 », a-t-elle déclaré.

Ainsi, s’agissant spécifiquement de la société nationale d’Electricité (SNE), les réformes ont conduit à la création de la société Energie Electrique du Congo (E2C) comme société du patrimoine.
« Sur la poursuite des réformes au stade actuel, le Gouvernement opte pour les concessions des centrales hydroélectriques et l’affermage pour les volets distribution et commercialisation. Ces options de réformes menées unilatéralement ne vont pas dans le sens indiqué des recommandations du séminaire atelier sur les réformes du secteur ; le 29 juin 2017, tenu à l’hôtel Radisson Blu, en présence des experts nationaux, internationaux (Société sénégalaise d’Electricité, Compagnie ivoirienne d’Electricité et la Compagnie camerounaise d’Electricité) et les institutions financières internationales, indiquant que le dégroupage de la société Energie Electrique n’est pas recommandé car étant une entreprise de petite taille, ayant moins de 400.000 abonnés et aussi remettent en cause la souveraineté de notre pays en matière d’électricité », a signifié Mme Batondélé.

Par ailleurs, en ce qui concerne lesdites concessions, « après avoir pris connaissance et examiné les contenus des documents signés entre l’Etat congolais et le fameux concessionnaire, les 29, 30 et 31 janvier 2025, dans la salle de réunion de la Direction générale, le collège syndical de la société Energie Electrique du Congo indique que l’examen de ces documents a révélé que loin d’atteindre les objectifs visés par les réformes du secteur d’Eau et de l’Electricité, à savoir ’’l’équilibre financier du secteur’’ devant permettre l’autofinancement de certaines activités sans faire recours à l’aide de l’Etat ou des partenaires privés, le collège syndical rejette systématiquement et énergiquement toutes ces options qui ne constituent nullement l’objectif majeur des réformes du secteur », a-t-elle stigmatisé.

Selon elle, la prise en main anticipée des centrales hydroélectriques ne se justifie nullement et s’apparente à n’en point douter à un bradage qui ne dit pas son nom. Ce qui frise une malhonnêteté avérée, étant donné que la grille tarifaire et toutes les simulations conduisant à l’équilibre financier du secteur n’ont jamais été élaborées préalablement. D’où, l’inquiétude justifiée de tous les travailleurs pour un avenir professionnel meilleur.

« Aussi, l’ensemble des travailleurs invitent-il le Gouvernement à reconsidérer toute la démarche engagée unilatéralement sur l’anticipation de la prise en main des centrales par les concessionnaires et sur l’affermage, étant donné qu’elle ne constitue aucunement la solution à la stabilité de l’électricité au Congo. De ce fait, nous demandons à la tutelle d’élaborer un autre modèle économique comme indiqué dans le communiqué final des travaux tenus avec la tutelle, pour le secteur qui tiendrait compte des considérations des a sociaux, des associations des consommateurs, des types d’abonnés et du plan tarifaire », a-t-elle martelé.

Le collège syndical et toute l’assemblée, hostiles à la signature de la convention d’affermage liée à la distribution et la commercialisation du courant entre le Gouvernement congolais et la SOCELEC, une filiale de la SENELEC, s’est prononcé sur toutes les préoccupations des travailleurs de E2C à travers un communiqué final dont voici la teneur : « Les travailleurs de ladite société ; invitent le Gouvernement à reconsidérer la démarche entreprise qui est celle de concéder le système électrique national à des tiers dont l’expérience en la matière est douteuse ; marquent leur disponibilité à trouver un modèle de réforme qui tienne compte de notre souveraineté en matière d’électricité ; rejettent catégoriquement le bradage de leur outil de travail par des contrats qui frisent le mercantilisme avéré ; constatent avec amertume que la fameuse société SOCELEC, n’est pas du tout une filiale de SONELEC, ce qui laisse entrevoir un projet d’agenda caché ; rejetons avec la dernière énergie les concessions et l’affermage comme option de gestion du service public d’électricité ; invitent respectueusement Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République, garant de la paix sociale et de l’unité nationale à instruire le Gouvernement à opter pour un modèle de réforme consensuel et réaliste ; restons mobilisés de jour comme de nuit, dans la lutte pour la garantie et la sauvegarde nos acquis ».

En définitive, après l’assemblée général, le collège syndical a donné une conférence de presse au cours de laquelle l’intersyndical de la société d’Energie Electrique du Congo a procédé à l’état des lieux de leur entreprise, mais surtout, des conséquences que pourront engendrer la concession et l’affermage de la société d’électricité, patrimoine national.
A noter que la société énergie électrique du Congo, qui est une société anonyme unipersonnelle (SAU) recouvre un montant de 7 milliards par mois pour une masse salariale de 2 milliards. Plusieurs autorités politico-administratives et militaires et des établissements administratifs sont redevables à E2C. pour le cas de Pointe-Noire par exemple, la dette de la LCDE envers la société d’électricité est de 5 milliards 75 millions 135 mille 343 (5.075.135.343) F.CFA.

Le ministre Ouosso, ne paie pas ces factures d’électricité dans ces multiples immeubles et villas disséminés dans le pays. A cet effet, il doit des factures de 143 millions. Les exemples sont multiples.

Pour marquer leur protestation à cette forme de privatisation de leur entreprise, leur seul et unique outil de travail, les travailleurs ont brandi des cartons rouges à leur ministre de tutelle, Emile Ouosso qui, disent-ils, n’a pas associé les cadres de la société et l’expertise nationale avant de signer de tels accords. Un délai de 7 jours a été donné à la tutelle et au Gouvernement, avant de déclencher une grève générale sur toute l’étendue du territoire national, si leurs revendications ne sont pas tenues.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-21 23:02:56
Au Gabon, le Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, a donné une subvention de 500 millions de FCFA à la presse.
Les 500 millions de FCFA doivent être distribués aux organes de presse écrite et ligne privée, conformément aux fermes instructions du tombeur d’Ali Bongo.
Le principal critère de répartition de l’aide reste la régularité de parution, a-t-on appris.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-21 17:06:30
Le Sénat français a adopté jeudi 20 février 2025, une loi interdisant le entre un Français et un étranger en situation irrégulière. Ce texte, mariage soutenu par le gouvernement, soulève d'importants débats sur le plan juridique et politique. Plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer une possible contradiction avec la Constitution et une atteinte aux libertés fondamentales.
Le vote du Sénat, qui a réuni 227 voix pour et 110 voix contre, traduit une volonté politique de limiter les mariages jugés frauduleux.
Le sénateur Stéphane Demilly, à l'origine de cette proposition, a mis en avant la nécessité de lutter contre les unions arrangées visant à faciliter l'obtention d'un titre de séjour ou de la nationalité française.

Cette mesure intervient alors que plusieurs maires ont été poursuivis pour avoir refusé de célébrer des mariages entre Français et étrangers sans titre de séjour.

La loi adoptée par le Sénat se heurte à une jurisprudence du Conseil constitutionnel datant de 2003. Ce dernier avait alors rappelé que le droit au mariage constitue une liberté fondamentale et ne peut être restreint sur la base du statut administratif d'un individu. Cette décision pourrait compliquer l'application de la nouvelle législation et conduire à une censure constitutionnelle.
Pour contourner cet obstacle, le Sénat a modifié le texte initial en ajoutant plusieurs dispositifs.
Tout ressortissant étranger souhaitant se marier devra désormais prouver la régularité de son séjour. Le délai d'enquête du procureur, en cas de doute sur la sincérité du mariage, passera de deux semaines à deux mois. Si le procureur ne se prononce pas dans ce délai, le mariage sera automatiquement refusé, alors qu'aujourd'hui son silence vaut approbation.
L'adoption de cette loi a mis en lumière des clivages politiques profonds. La droite et le centre, à l'initiative du texte, défendent une mesure nécessaire pour encadrer les mariages suspects et protéger les maires confrontés à des situations litigieuses.
À gauche, les réactions sont vives. Les socialistes et les écologistes dénoncent une atteinte aux droits fondamentaux et une instrumentalisation du débat migratoire à des fins politiques.
Avant de pouvoir entrer en vigueur, la loi doit encore être examinée par l'Assemblée nationale. Si elle est validée, plusieurs groupes d'opposition ont déjà annoncé leur intention de saisir le Conseil constitutionnel.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-21 10:37:36
La ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a constaté avec amertume, lors de sa visite de travail sur les principaux sites du Chemin de fer Congo-océan (CFCO) à Pointe-Noire, des infrastructures vétustes, des équipements en mauvais état et un personnel qui, malgré des conditions difficiles, continue de faire preuve de courage et de détermination.
« Les infrastructures sont vraiment vétustes, les équipements font peine à voir. Pourtant, les cheminots font preuve d’un courage exemplaire pour maintenir l’activité ferroviaire malgré ces conditions déplorables », a déclaré Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.

Le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso, met en œuvre une politique ambitieuse de modernisation des infrastructures stratégiques du pays. Parmi ces priorités, le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) occupe une place centrale en raison de son rôle essentiel dans l’économie nationale et sous-régionale.
« En matière de transport ferroviaire, il s’agit de moderniser le CFCO pour favoriser l’interconnexion sous-régionale, construire des voies ferrées reliant les zones industrielles et minières au réseau modernisé, ainsi qu’aux cours d’eau navigables du nord du pays », a précisé la ministre des Transports.
Au 31 décembre dernier, l’entreprise comptait 1 619 agents permanents, un effectif en baisse avec les nombreux départs à la retraite.
De plus, le personnel accumule un retard de paiement de 39 mois de salaire, malgré le versement de neuf mois en 2024. Les indemnités de fin de carrière ne sont plus régulièrement versées, créant une tension sociale persistante.
Autrefois, épine dorsale de l'économie congolaise, le CFCO est de nos jours un peu comme abandonné à son triste sort.

Le vieillissement des infrastructures et les investissements trop faibles inquiètent les congolais qui se déplacent au quotidien sur la ligne Pointe-Noire - Brazzaville longue de 510 km.
Les boulons, les rails du Chemin de fer Congo-Océan ne sont plus sous surveillance renforcée après plusieurs déraillements.

Tous les bâtiments sont quasiment en ruines et très délabrés. Le constat à ce niveau est très amer. Des agents travaillent dans des conditions difficiles.

Aujourd'hui, de bonnes raisons de réfléchir à l'immense effort de reconstruction du CFCO existent. D'autant que les causes de la mort lente de ce chemin de fer sont connues. La densité des pluies du climat équatorial de la sous région, avec toutes leurs répercussions sur l'environnement, déstabilise les sols sur lesquels ont été fixés les rails.

De nos jours, la voie ferrée, soumise à un trafic important, n'est entretenue que par des moyens de fortune. Le CFCO ne produit plus suffisamment de ressources pour changer, comme il l'aurait souhaité, les rails et les traverses. Renouveler le ballast, les locomotives et les wagons est encore plus complexe et compliqué. Sur certains tronçons du CFCO, la circulation des trains est devenue périlleuse.

Au moment où bruisse la rumeur d'un projet de chemin de fer qui traverserait le Congo, de bout en bout, d'Impfondo à Pointe Noire, le bons sens voudrait qu'on ne laisse pas mourir notre vieille gloire, le Chemin de Fer Congo Océan.
Pour la Nation, la réhabilitation du CFCO serait une plus value importante pour l'économie nationale. Cette voie est devenue un piège pour les trains.
Comme le dirait l'humoriste gabonais, "Tout est à refaire" !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-02-20 18:23:06
Le jour de la visite de la station de la Télévision congolaise, nous passâmes d’abord dans les services techniques où l’on nous fit visiter les studios et tout l’arsenal technique. Ensuite, nous fûmes emmenés à la Rédaction. Dès que je mis les pieds dans cette salle où crépitaient des téléscripteurs (appareils servant à recevoir, sous forme de télex, les nouvelles rédigées et envoyées par les agences de presse), je sentis mon esprit s’apaiser : c’était là, mon terminus à moi. Au moment de quitter la salle de Rédaction, j’annonçai, péremptoirement, aux guides et au reste du groupe : « moi, je reste ici. C’est ici que je travaillerai dorénavant ».
Aussitôt dit, aussitôt fait, je me dirigeai vers les téléscripteurs pour lire les dépêches qui y tombaient provenant des agences de presse comme l’AFP, Reuter, Tass et autres. Patrick-Benjamin Éboki, le Rédacteur en chef, remarqua ma curiosité et me montra, séance tenante, comment découper et ranger les dépêches. Ce fut mon premier cours de journalisme à la Télévison nationale congolaise.

Lire toutes les nouvelles venant du monde entier me fascinait et élargissait ma conscience qui devenait planétaire. En effet, mon esprit se satellisait au fur et à mesure que les problèmes du monde entier venaient échouer devant mes yeux. Je devenais un citoyen du monde par les biais des médias. Et la réminiscence des instants, où j’avais écouté ma voix à la radio régionale, refit surface. Je ne parvenais pas encore à atterrir dans la réalité objective. Mes pensées se bousculaient tellement dans ma tête que je ne saisissais pas très bien ce que pourrait représenter ce nouveau pas dans l’inconnu. Mais, c’était un inconnu qui me charmait par sa captivité tout à la fois suave et violente et m’attirait, irrésistiblement, vers un destin que je percevais, tout de même en pointillé ; car il était advenu dans ma vie un certain nombre d’événements qui m’avaient fait naître la conviction selon laquelle, qu’un jour le journalisme jouerait un rôle prépondérant dans ma vie.
Ce pressentiment venait des signes avant-coureurs qui avaient perlé mon existence parmi lesquels : L’attrait précoce pour les langues étrangères et celles de chez nous ainsi que tout ce qui touchait à la littérature, une curiosité insatiable des informations à caractère scientifique et une boulimie de la lecture qui m’amenait à lire tout ce qui me tombait devant les yeux. Il y avait également l’interview que j’avais accordée à un journaliste de la radiodiffusion régionale de Pointe-Noire lors de ma première rentrée des classes au lycée ; mais c’est surtout la vision que j’avais eue, en plein midi, et qui me faisait voir, dans un poste téléviseur, en train de présenter un journal télévisé, qui compléta ma conviction de devenir journaliste par vocation pour ne pas dire par destin.

À Télé-Congo, l’on nous fit faire des essais en circuits fermés afin de sélectionner ceux et celles des étudiants qui présentaient des aptitudes à la présentation des journaux. J’avais été retenu parmi la demi dizaine que l’administration de la télévision nationale congolaise devait « lancer à l’eau » par des reportages et autres travaux pratiques sur le terrain. En fait, j’avais débuté ma formation de journaliste sur le tas.
Le journalisme s’avéra être une passion qui me faisait dormir tard et me lever tôt.
Car je passais mes nuits à lire les cours de journalisme que j’empruntais auprès de Nicolas Niaty, affecté à la télé dans la même vague que moi, mais avec une licence de journalisme obtenu au département des Sciences et Techniques de la Communication (STC) de l’université Marien Ngouabi de Brazzaville.
Le matin de bonne heure, j’écoutais déjà les nouvelles du monde en me branchant aux différentes stations de radios internationales.
Cette discipline de vie me permettait d’être bien informé en vue de participer activement à la conférence de rédaction que je ne souhaitais jamais manquer pour rien au monde.
N’ayant pas suffisamment d’argent pour payer mon transport, je quittais tôt le domicile pour profiter de la fraîcheur du jour qui commençait.
Je parcourais à pied les trois, voire quatre ou cinq kilomètres, qui me séparaient de Télé-Congo que j’atteignais au bout d’une heure de marche. J’étais toujours heureux d’arriver parmi les premiers travailleurs au portail de la station nationale de télévision.

Dès que je me trouvais dans l’enceinte de la télévision, j’oubliais vite le temps et les efforts physiques consentis le long du chemin qui me conduisaient chaque matin à mon premier poste de travail et me ramenaient chaque soir à la maison. Je consacrais le clair de mon temps à interroger les journalistes titulaires sur les techniques de bases du métier. Ma curiosité intellectuelle et mon abord facile, vis-à-vis des doyens dans la profession, facilitèrent mon insertion rapide dans la cour des grands. C’est cet état d’esprit qui me permit de comprendre et d’assimiler rapidement les ficelles de base du journalisme ; notamment dans la préparation d’un reportage. Car, je m’intéressais particulièrement à ce genre journalistique qui correspondait bien à mon tempérament de narrateur.
Le retour de l’ascenseur ne tarda pas : Le Rédacteur en chef me laissa aller en reportage, en compagnie des titulaires, question d’observer sur le terrain la façon dont se menait un reportage. Je compris et maîtrisais rapidement les astuces techniques du métier, et je me mis à écrire des papiers sur les sujets d’informations générales ciblés par la conférence de rédaction. Je venais toujours soumettre mes papiers à la correction, soit du Rédacteur en chef ou du journaliste présentateur du journal.
Très vite, je fis école.
Mes papiers retenaient l’attention bien que le style fut encore scolaire. Je ne me souviendrais jamais assez des observations que faisait Jean-Claude Kakou, présentateur vedette du journal, qui trouvait que je faisais de la prose et de la poésie dans mes papiers.
Un jour, à l’issue de la lecture qu’il avait faite d’un papier que je lui avais présenté, il me dit ceci : « ce n’est pas un rapport de police que tu dois faire ; il est inutile de mentionner les minutes et les secondes qui ont marqué un événement... »
J’avais compris la leçon. Au fur et à mesure que passaient les jours, je m’affermissais dans la rédaction de mes papiers. Peu à peu, je prenais de l’assurance et mon style devenait de plus en plus journalistique. À mon deuxième mois, je passais de la rédaction à la lecture de mes papiers : Je mixais maintenant les sujets que je ramenais des reportages. Je sentais en moi, cet appel indescriptible qui vient du plus profond de soi ; tout mon être voulait maintenant passer à l’écran.
Ce n’était ni un désir ni un caprice. Mais un besoin qui m’enveloppait tout entier et ne me donnait plus de repos. Il y avait un effet d’appel intérieur qui me poussait à dire aux autres que j’étais prêt pour me jeter à l’eau du grand bain télévisuel. Il me fallait dire ce que je ressentais à quelqu’un, sinon j’allais imploser. Je fis part de mon état d’esprit à Pauline Tsik qui était ma « marraine » professionnelle. Car j’avais longtemps fait la préparation des éditions du JT qu’elle présentait, dans lesquelles j’intervenais pour lire de temps à autres. Après avoir considéré la question, elle me fit comprendre que c’était trop tôt. En effet, je n’avais même pas encore passé trois mois dans la profession.
Elle dit que l’écran était un couteau à doubles tranchants. Et que c’est à ce poste que se jouait la carrière des journalistes de télévision. Il ne fallait donc pas que j’aille vite en besogne. Je la trouvais sincère et honnête intellectuellement ; mais cette conviction qui venait de mon tréfonds dépassait la raison. Chaque jour qui passait, sans être passé en direct à l’écran, me faisait souffrir davantage. J’avais l’impression de glisser sur le fil d’un rasoir.
Voilà qu’un jour, c’était une après-midi, vint à la Télévision le Conseiller à la communication du chef de l’Etat. Il avait l’habitude de se payer quelques visites impromptues à la station nationale de télévision, question de voir le contenu du journal. Et il aimait lire quelques papiers à la volée. Christian Gilbert Bembé s’approcha de moi et se mit à lire, par-dessus mon épaule, le papier que j’étais en train de retravailler. Il finit par rassembler toutes mes dépêches et se mit à les lire toutes. À la fin de sa lecture, il déclara au Rédacteur en chef : « C’est étonnant ! Ce jeune homme fait beaucoup de progrès. Il m’arrive de lire ses papiers chaque fois que je viens ici. Il prend de l’assurance dans sa technique de rédaction et il a vraiment de la graine professionnelle ». Christian Gilbert décida que la semaine suivante servirait de charnière dans mon lancement à l’écran. En fait nous entrions là, dans le troisième mois de formation sur le tas.
À l’issue de la semaine charnière qui devrait me permettre de me préparer pour faire mon premier saut dans l’inconnu, la Rédaction fut informée du décès de Madame Julienne Mouebara, la mère du président de la République, le Chef de l’Etat de l’époque, M. Denis Sassou Nguesso.
Il fallait donc annoncer la nouvelle dans le flash d’informations de 19 heures. Ce matin-là, le Rédacteur en chef m’appela dans son bureau pour me signifier que j’avais été choisi pour présenter ce flash de 19 heures qui devenait un flash spécial par le caractère de la nouvelle principale qui en faisait la Une. Et qu’en dehors du fait d’effectuer mon premier passage, j’avais la charge émotionnelle d’annoncer au pays entier la mort de la mère du président de la République.
Patrick Benjamin Éboki voulait se rassurer, si je prenais bien la mesure de l’enjeu de mon premier passage en direct à la télévision.
J’avais attendu et espéré tellement ce moment, qui constituait mon heure de vérité, face à mon destin, que j’en fus même surpris d’être si serein. Un seul détail, et pas des moindres, m’inquiétait : je n’avais pas de costume. Mais, je me gardais de le dire au Rédacteur en chef, car cela pouvait créer un obstacle dans ce plan de carrière dont les lignes de force se précisaient de jour en jour. Je rentrai à la maison, relativement tôt ce jour-là. Je fis part de ce projet à mon entourage immédiat ; notamment à mon ami Ignace Moubima, que ses cousines avaient affectueusement surnommé Lima, parce qu’elles le trouvaient mignon.
En circonscrivant la question du manque de costume, Lima fut inspiré et me dit que son cousin Gualbert Tsoumou avait un costume complet que son père lui avait donné mais qu’il ne portait pas, parce que Gualbert ne trouvait pas bonne la coupe de ce costume qui faisait vieux jeu. Ouf !, pour moi, le jeu en valait la chandelle et le tour était déjà joué, d’autant plus que nous avions à peu près les mêmes mensurations. Nous nous rendîmes chez Gual à qui nous expliquâmes l’objet de notre visite. Il consentit à me prêter le costume. C’était un ensemble bleu ciel trois pièces (costume, gilet et pantalon).
Vers 3 heures de l’après-midi, j’arrivai à la Télévision et m’installai dans la salle de rédaction. Un briefing eut lieu et à l’issue duquel, je me mis à rédiger les dépêches qui devaient constituer le chemin de fer (corpus) du flash spécial. Christian Gilbert était venu pour voir comment devait se dérouler le passage en direct ; l’ensemble des collègues de la Rédaction était présent ; la partie technique aussi, en l’occurrence, le personnel qui apprête le plateau du studio de télévision. Je fis relire mes papiers au Rédacteur en chef et au Conseiller à la communication du président de la République.
Les dernières recommandations me furent données. J’avais tellement relu mes papiers que j’avais fini par mémoriser toutes les nouvelles écrites sur chaque dépêche. Je fus maquillé par la maquilleuse, Moundélé, qui me passa une fine couche de talc marron au visage pour ne pas avoir le visage lustrant, ce qui ferait luire la face du présentateur à cause de la forte luminosité des projecteurs du studio. Félix Yiloukpulou (paix à son âme), le directeur de la photographie, avait arrangé la lumière au lux prêt ; Thierry Kitsoukou, dit Brazos, l’un des meilleurs cadreurs de la Télévision, prit la prise de vue en main ; les essais de voix furent concluants.
Et à 19 heures pile, le générique du flash déchira le voile du petit écran. Je vis la main de Thierry s’abaisser et le témoin rouge de la caméra s’allumer. Je pris une profonde inspiration et lâchai un Bonsoir qui sonna sans trac. Le taux d’adrénaline qui se promenait dans mon sang m’amena à dire toutes les informations que j’avais emmagasinées dans la tête, sans baisser les yeux sur mes papiers. Ce n’est qu’une fois, ma mémoire vidée de son contenu, que je pus porter mon regard sur les feuilles de papiers posés sur la table de présentation.
D’un clin d’oeil, je remarquai que ma première dépêche n’avait pas bougé. C’est alors que je réalisai, à ce moment, que j’avais tout dit de mémoire. Et en guise de conclusion, je formulai, à l’arraché, un Bonsoir qui faillit être ma pierre d’achoppement sur le chemin de la réussite, par le fait que j’étais sorti de l’état second qui m’avait permis de dire toutes les nouvelles du flash sans regarder mes notes, parce que Télé-Congo n’avait pas de télé prompteur. Le Bonsoir de fin du flash n’avait pas la même densité émotionnelle que celui du début. Et le retour brutal à la réalité objective faillit me décontenancer, n’eut été la promptitude d’esprit d’Alain Kodia, le réalisateur qui, sentant venir « l’orage », lança aussitôt le générique fin du flash.
Cette prouesse psycho-technique de toute l’équipe de coordination de la régie de réalisation m’avait sauvé la mise. Les applaudissements qui fusèrent dans le studio et dans la régie me sortirent, définitivement, de mon état de béatitude. Un état d’esprit dans lequel je m’étais trouvé, dès qu’on m’avait annoncé mon premier passage en direct à l’antenne de la télévision nationale. À entendre les commentaires qu’en fit le Conseiller en communication du chef de l’Etat, le coup d’essai avait pris les allures d’un coup de maître. Ce jour-là fut décisif dans la suite de ma carrière journalistique.
Je gravis rapidement les marches qui mènent au podium de la profession. En deux ans et demi, je fis le tour de toutes les éditions du journal télévisé. À cette période, j’étais monté à la présentation de la dernière édition, après être passé par les chroniques, commentaires et analyses dans la grande édition de 20 heures. Une fois franchie l’étape de chroniqueur, je devins présentateur de la dernière édition de 22 heures 45. Et c’est à cette époque que l’on inaugura la station régionale de TV-Kouilou à Pointe-Noire. Pour couvrir cet événement, le Directeur général de la RTC (Radiodiffusion Télévision Congolaise) Juste-Maurice Okemba porta son dévolu sur ma personne.
C’était la première fois que je montais à bord d’un avion ; et la meilleure, c’est qu’il fut un avion militaire. Mes émotions furent à la hauteur de ma surprise : J’en passe et des meilleurs. De retour à Brazzaville, je fus désigné, par le Rédacteur en chef, pour présenter en circuit fermé une édition supplémentaire destinée à la population de Pointe-Noire, la deuxième ville et capitale économique du pays. Il faudrait par ailleurs souligner que cette édition spéciale se faisait à l’issue des infos-dernières qui bouclaient l’antenne soir.

Je devais donc rester à la Télévision pour écrire le journal de la station régionale diffusé en différé le lendemain depuis la capitale économique. Cet exercice astreignant, mais combien formateur sur le plan professionnel me permettait d’acquérir des réflexes nouveaux et de travailler mon vocabulaire et ma syntaxe ; évitant ainsi de reprendre platement la forme du journal de 22 heures 45. L’opinion publique commençait à parler de moi.
Dans la rue, les gens désiraient toujours discuter avec moi de ma carrière. D’aucuns m’encourageaient dans mes progrès, me suggérant des remarques de style et de prestance à l’écran. D’autres ne cachaient pas leur surprise en me découvrant si jeune. Car, sur le petit écran, certaines personnes m’imaginaient d’un certain âge et relativement grand de taille. Or, je mesure 1,72 m et l’époque, je n’avais pas encore 24 ans et ne dépassais pas les 60 kilos. Je faisais jeunot. D’ailleurs, bon nombre de personnes, après m’avoir regardé à la télévision, étaient surprises par ma juvénilité en me croisant dans la rue.
Par ailleurs, je manifestais des progrès significatifs dans la maîtrise de la présentation du journal télévisé, mais mon style était encore trop calqué sur celui de Jean-Claude Kakou qui était le présentateur vedette de Télé-Congo. L’année qui suivit mon premier passage à la télévision, j’effectuais, en qualité de journaliste-reporter, ma première sortie officielle avec le chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso. Je me souviendrais toujours de ce voyage effectué en compagnie de Jean-Claude Kakou qui était le journaliste-attaché à la présidence de la République. Cette tournée présidentielle dans la partie septentrionale du Congo, me permit de découvrir les réalités socio-économiques vécues par des compatriotes vivant dans la partie la plus enclavée du Congo.
Au cours de la même année, j’accédais à la fonction de chef de Section des Informations générales au sein de la Rédaction de Télé-Congo. Mais il y eut aussi des couacs dans ce parcours professionnel qui semblait donner l’impression d’une promenade de santé.
Il m’arriva d’être convoqué à la présidence de la République par le chef d’Etat en personne pour avoir donné des informations qui n’auraient pas dû l’être selon les principes de propagande marxiste-léniniste du Pct (Parti congolais du travail) et parti unique au pouvoir.
Ce fut le cas pour l’avion dit de « commandement » que le président Sassou Nguesso avait acquis auprès d’une compagnie aérienne américaine.
Ayant été désigné pour couvrir l’arrivée officielle de l’avion à l’aéroport international de Maya-Maya, je découvris que ce fut un vieil appareil acheté en seconde main - informations qui m’avaient été livrées par l’équipage américain que j’avais interviewé. Je n’avais pas hésité à l’annoncer dans mon reportage.
Cela ne plut évidemment pas au pouvoir politique en place et l’on vint me chercher le lendemain à la Télévision par des agents de la garde présidentielle qui exigèrent que M. Lévy-Charles Goma M’bys, le directeur de la Télévision, m’accompagne au Palais du peuple, le palais présidentiel du Congo-Brazzaville.
Une fois à la résidence officielle du président de la République, les soldats nous escortèrent - Levy-Charles Ngoma Mbys et moi- pour nous emmener devant M. Denis Sassou Nguesso.
Très posé, dans une zen attitude de quelqu’un qui sait qu’il incarne le pouvoir suprême et qu’il avait là devant lui un jeune loup du journalisme, il me dit d’une voix affable : « alors jeune homme, même si on a grandi à l’étranger, l’on ne doit ignorer la real politik en cours dans son pays ! »
Je ne fis aucun commentaire, me contentant d’esquisser un sourire en coin. Ce qui fit détendre de plus belle l’ambiance dans le salon d’accueil. Et le président Sassou Nguesso de prolonger cette note de joie dans la salle en s’adressant à Monsieur Florent Tsiba, ministre de l’information : « Mais Florent, il faudra qu’il mange encore des pommes de terre parce qu’il est tout mince ! »
Et là encore une vague de rires et de gloussements joyeux parcourut tous les visages présents.
La séance de coaching politique s’acheva sur cette note de laquelle se faisait néanmoins entendre un reproche transmis sous forme de conseil avisé mais non moins politique qu’il m’avait adressé. Les propos du président de la République me firent réfléchir sur le fait qu’il accordait une attention particulière à ce qui se diffusait à la télévision nationale et à fortiori sur tous les médias publics dans le pays, d’une part. D’autre part, était-ce possible que M. Sassou Nguesso fût mal renseigné sur mon compte ? Alors, que la rumeur, vraie ou fausse, disait qu’il était l’homme le plus renseigné du pays ! Je vins à penser que c’était leçon induite de me faire comprendre que tout individu vivant ou séjournant au Congo, même si d’aventure il avait passé une longue partie de sa vie à l’étranger, était tenu de connaître la ligne politique du parti-Etat, et que nul n’était sensé enfreindre les règles.
Dans les faits, l’entretien n’avait pas duré plus d’un quart d’heure.
Mais, voilà que l’année n’avait pas fini son terme que le Conseiller en communication me convoqua pour me dire que j’avais encore provoqué des vagues en haut-lieu. Mon crime de lèse-majesté avait été d’avoir prononcé le mot camarade à la place de monsieur à l’annonce du décès de Monsieur Berlinguer, le Secrétaire général du parti communiste italien.
Aussi curieux que cela puisse paraître, ces convocations commençaient à me faire demander pourquoi le pouvoir du parti-état est-il si frileux sur des choses d’aussi moindre importance ? Ce n’était ni banal ni amusant. Je venais de réaliser que mon « impertinence » était le baromètre de ma liberté de conscience professionnelle dans un pays où les gens, en général et les journalistes en particulier, n’osaient pas dire le contraire de la pensée politique dominante.
À dire vrai, j’étais conscient que c’est exerçant le métier de manière professionnelle que je pouvais me mettre à l’abri de l’arbitraire politique. Parler en direct à la télévision, me donnait là une occasion d’apporter ma contribution à l’éveil des consciences par la liberté d’expression en respectant la vie privée des gens sans militantisme politique. Car déjà très tôt à l’école primaire, je n’appréciais pas l’embrigadement forcé de faire partie du MNP (Mouvement National des Pionniers). Je m’arrangeais toujours à aller à la pêche à la rivière Loubomo lorsqu’il y avait des rassemblements de ce mouvement, dont les principaux animateurs se trouvaient être nos instituteurs qui avaient la charge de préparer les futurs citoyens révolutionnaires, rouges et experts pour la défense des acquis de la révolution marxiste-leniniste.
Mes absences répétées à ces réunions me valaient toujours des corvées du type balayage des salles de classe et fabrication des balais de brindilles de palmes de cocotiers ou de palmiers à huile pour nettoyer la cour de l’école. Mais c’est au lycée que mon exacerbation atteignit son pinacle. Je détestais l’enrôlement presque systématique des élèves de collèges et de lycées dans l’UJSC (Union de la Jeunesse Socialiste Congolaise). Et chaque fois, qu’il y avait rassemblement des élèves, je me rendais à la plage mondaine pour observer les différentes facettes du paysage maritime.
Cet état d’esprit de contestation grandissait davantage, au fur et à mesure que je découvrais les différentes situations d’injustice opérant dans le pays : l’injustice sociale et économique causée par les caciques du régime marxiste-léniniste au reste du peuple. Mais, c’est pendant la pratique du journalisme à la télévision que ma conscience sociale s’est affermie de plus en plus. Les intimidations répétées du pouvoir monopartite commençaient à me sentir à l’étroit dans une société où les expressions diversifiées étaient bâillonnées. Je ne pouvais pas supporter de voir vaciller les bases constructrices du fondement mon métier : la liberté de pensée, de parole et de croyance, préceptes de toute action de tout agir citoyen. Qui plus est, j’en utilisais déjà librement et depuis toujours dans ma famille, si bien que je ne pouvais supporter de perdre ces repères essentiels au moment où, j’avais entre les mains le véhicule par excellence de la liberté, à savoir : la télévision.
Les signaux d’un départ imminent clignotaient déjà dans ma tête. Je sentais venir au loin comme les oiseaux migrateurs, cet appel du large. J’avais besoin de changer d’air. Et la formation sur le tas ne me suffisait plus. Il me fallait une formation dans une école spécialisée en communication. Désormais, je ne vivais que pour et par ce projet d’aller étudier la communication en Occident, en l’occurrence en France. Je savais, et cela sans l’ombre d’un doute, que la communication était ma vocation. Il me fallait donc de la conviction pour pouvoir convaincre les décideurs du ministère de tutelle de me laisser partir pour l’étranger.
J’introduisis ma demande de bourse au ministère de l’Information qui me l’accorda la même année. Je quittai le Congo pour la France.
Michel Mboungou-Kiongo ancien DG de Télé Congo (1994-1997)
Créé le 2025-02-20 17:35:02
Mercredi 12 février 2025 dans le district de Nzambi dans le département du Kouilou, à 110km de Pointe-Noire, le bac (embarcation en radeau métallique) comme moyen de traversée la rivière Noumbi, s’est vu noyé avec à son bord un gros véhicule de transport de voyageurs et de marchandises. Bilan de cet accident trois morts par noyade.
Les circonstances de l’accident ne sont pas encore connues.
Selon des témoins qui accusent la vétusté du bac, le véhicule est tombé dans l’eau pendant que le bac assurait la traversée de la rivière Noumbi.
Des secours se sont rapidement déployés sur le site pour repêcher les trois morts : le chauffeur, le contrôleur et un passager.
Situé dans le Kouilou profond, plus précisément dans la sous-préfecture de Nzambi, le bac de la Noumbi ne dispose pas de rampes à l’extrémité permettant ainsi d’embarquer des véhicules. A la place, les passeurs utilisent deux planches aux risques et périls des usagers.
Ce bac de près de 10 m de long peut accueillir des passagers et deux véhicules 4x4 au même moment. Il a pour fonction la traversée des personnes et de marchandises dans cet endroit isolé, loin des routes, des ponts des centres urbains. Cette traversée de près de 200 m environ est l’une des plus petites croisières du pays, avec un trajet qui ne dure que près de trois minutes.
Cet accident prouve qu’au 21e siècle, les bacs constituent des technologies très anciennes dont l’efficacité est dépassée.
Aujourd’hui, plus qu’hier, les populations du district de Nzambi réclament à cor et à cri la construction d’un pont à cet endroit de la rivière Noumbi qui serait plus pratique que le bac actuel.
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Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-02-20 12:21:18
Ténue à Brazzaville du 17 au 19 février 2025, la réunion des membres du groupe de travail sur le développement durable a planché, pendant 2 jours sur les stratégies nécessaires et urgentes sur les meilleures performances du mécanisme de don dédicacé (DGM) pour les peuples autochtones et les communautés locales. Les travaux se sont achevés le mercredi 19 février dernier, avec une synthèse sur les principaux enseignements dans le cadre de la durabilité du DGM (Dedicated Grant Mechanism).
En effet, l’objectif de cette réunion était d’élaborer un cadre de durabilité collaboratif, en s’appuyant principalement sur la vaste expérience des membres du DGM-Gobal et des représentants de l’Agence d’Exécution Nationale du Projet DGM-Congo. Le groupe a cherché à affiner collectivement une définition de la durabilité dans le contexte du DGM, à diagnostiquer le potentiel actuel de durabilité, à identifier les principaux risques et actions prioritaires, ainsi qu’à clarifier les rôles et responsabilités.

En outre, ce rapport couvre le processus et les résultats de cette Réunion de Brazzaville, un rassemblement du groupe de travail sur la durabilité de ce mécanisme de don dédicacé (DGM).
Parmi les participants à cette Réunion de Brazzaville, il y avait : le Directeur Général du DGM-mondial, Johnson Cerda ; des membres du comité de pilotage : Play Christopher Saré, DGM-Côte d’Ivoire ; Juanita Sisimit, DGM-Guatemala ; Manuel Aldrete, DGM-Mexique ; Guy Moussele Diseke, président du DGM-Congo puis coprésident du DGM-Mondial ; Angélique Ntinou, DGM-Congo ; Thakur Bhandari, DGM-Népal ; des représentants des Agences nationales d’exécution, Losseni Koulibaly, NEA Côte-d’Ivoire ; Roch Borgia Otoungou-Ndza, NEA Congo puis de l’équipe d’Indufor, composée de : Jeffrey Hatcher ; Priscilla Santos et Sam Alunitt.

Il sied de rappeler que le DGM, mécanisme de don dédicacé pour les peuples autochtones et les communautés locales est une initiative du Programme d’investissement forestier, qui canalise directement des financements vers ses peuples et communautés, afin de soutenir des projets liés au climat et à la gestion durable des forêts. Le DGM a permis d’autonomiser les peuples autochtones et les communautés locales à travers plus de 900 sou-projets, favorisant la gestion durable des forêts, la génération des revenus, la sécurisation foncière et la restauration des écosystèmes, tout en renforçant le leadership et la participation aux peuples et localités aux actions climatiques grâce à son programme mondial.
Par ailleurs, Indufor a mené en 2024, une évaluation du DGM, dans le cadre d’évaluation plus large du programme d’investissement forestier.

Cette évaluation a révélé que le DGM était très efficace pour renforcer les capacités des peuples autochtones et des communautés locales, encourager des moyens de subsistances durables, améliorer les droits sur les ressources naturelles et accroître la représentation dans la prise de décision. Il s’est avéré très pertinent, tant au sein du programme d’investissement forestier que dans l’écosystème plus large du financement climatique et forestier, en tant que modèle pionnier comblant une lacune importante dans le financement direct de la gouvernance forestière des peuples autochtones et des communautés locales.
Cependant, assurer la durabilité à long terme des résultats du DGM ainsi que la pérennité de ses projets, sou-projets et de son modèle global s’est révélé être un défi majeur. Aussi, DGM-Global a-t-il mis en place un groupe de travail sur la durabilité, composé de membres du comité de pilotage mondial du DGM. Grâce à des termes de référence qu’ils ont développés ensemble, le groupe de travail a mandaté d’un plan de durabilité pour le DGM. Indufor a été chargé de développer ce plan de durabilité, un processus qui a inclus deux réunions collaboratives en présentiel (l’une à Agadir, au Maroc et l’autre à Brazzaville en République du Congo).

Des risques et défis menacent la durabilité du DGM. Ce basant sur l’expérience des membres du groupe de travail et de l’Agence d’exécution nationale, qui ont mis en œuvre les projets du DGM, pour cartographier les risques les plus urgents qui compromettent la pérennité des résultats du programme.
Risques décelés au niveau des sous-projets, mais aussi au niveau national et international :
Entre autres risques, au niveau sous-projets : accès limité aux marchés : difficultés pour les entreprises locales de se connecter aux acheteurs et obtenir des prix équitables ; faible engagement des jeunes : manque de participation de la jeunesse, mettant en péril la durabilité à long terme ; risque environnementaux : changements climatiques, inondations et cycles agricoles imprévisibles affectant les moyens de subsistance ; équilibre entre écologie et économie avec risque de projets non durables si les priorités économiques et écologiques ne sont pas équilibrées ; menaces sur les forêts : invasions, incendies et entretien insuffisant compromettant la durabilité des projets ; propriété foncière incertaine : conflits et insécurité foncière liés à l’absence de titres de propriété clairs.

Risques au niveau national : Désalignement des politiques : les politiques de gestion des terres et des forêts ne s’intègrent pas dans la planification territoriale ; lacunes législatives : des cadres juridiques fiables ne protègent pas pleinement les droits fonciers des peuples autochtones et des communautés locales ; capacité institutionnelles limitée : faible capacité des institutions gouvernementales à soutenir efficacement les peuples autochtones et les communautés locales ; représentation insuffisant des peuples et des communautés dans la prise de décision : marginalisation des peuples autochtones et des communautés locales dans les forums de gouvernance.
Risques au niveau mondial : absence de stratégie de financement à long terme : mécanisme incertain pour garantir un soutien financier durable au-delà des cycles de financement CIF/Banque mondiale ; faiblesse des cadres de partage de connaissance : manque de documentation et d’échange de bonnes pratiques entre les projets ; dépendance aux donateurs extérieurs : risque d’une dépendance continue u aux financements des bailleurs, limitant l’autonomie financière des peuples et communautés ; engagement limité dans la mobilisation des fonds à l’échelle mondiale : absence des stratégies proactives pour attirer de nouvelles sources de financement.

A l’issue de la réunion de Brazzaville, un plan d’action a été mis en place pour répondre aux risques et défis majeurs menaçant la durabilité du programme, tant à l’échelle locale que nationale : accès limité aux marchés ; faible engagement des jeunes ; risques environnementaux ; perte des savoirs traditionnels dus à des agendas imposés de l’extérieur ; priorisation des résultats économiques au détriment des aspects sociaux et culturels ; baisse de la participation communautaire avec le temps ; retour sur l’investissement ; besoin de renforcement des capacités dans les communautés marginalisées ; contrôle des terres par le secteur privé et problèmes de gouvernance ; impact négatif des projets d’infrastructures les peuples autochtones et la communauté ; manque de sécurité foncière ; manque de ressources pour les projets forestiers et manque de gestion adaptative due à l’absence d’informations.
Plusieurs recommandations ont été prises pour assurer la durabilité à l’échelle locale, nationale puis mondiale. Ainsi, les contributions de la réunion de Brazzaville seront actées dans un projet de plan de durabilité plus détaillé et complet et envoyé à la conservation internationale, donc à DGM-Gobal, qui sera chargé de les mettre en œuvre et de diffuser les enseignements à tous les projets nationaux.
VALDA SAINT-VAL/ Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-20 10:05:26
L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (l’UPADS/opposition modérée) accélère le rythme des préparatifs en perspective de son congrès. Lors de la 2e réunion, Joseph Boussou Diangou, le président de la commission préparatoire du congrès du parti crée par le Professeur Pascal Lissouba, a appelé les membres de cette commission à une réflexion pour doter le prochain congrès des documents de qualité.
« Les débats que nous allons engager doivent nous permettre d’aboutir à des conclusions bénéfiques pour l’avenir du parti. Ce travail est un travail de réflexion initié par les sous-comités, je suis persuadé que les solutions proposées ont pris en compte l’évolution du temps, les mutations de l’espace politique », a déclaré Joseph Adam Boussou Diangou.
« Au regard de la portée de texte en examen au cours de cette session, j’attire l’attention de tous sur la confidentialité de notre future organisation, notre stratégie politique ne doit pas être à la partie des vendeurs divisions dans les réseaux sociaux », a-t-il ajouté.
Joseph Adam Boussou Diangou promet de s’attacher à mieux informer, sensibiliser, former, mobiliser et organiser l’ensemble des énergies du parti et les divers segments sociaux à l’intérieur comme à travers la diaspora, pour contribuer plus rapidement et plus efficacement à la renommée de l’Upads.
Le congrès de l’UPADS est attendu par les militants qui depuis quelques années, exigent une clarification de la ligne du parti de Pascal Lissouba.
Pascal Tsaty-Mabiala fut élu premier secrétaire de l’U.pa.d.s, lors du congrès unitaire extraordinaire tenu du 7 au 9 juin 2013, au Palais des congrès de Brazzaville, pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois, suivant les textes fondamentaux du parti fondé par le prof Pascal Lissouba. Ce qui suppose qu’en mai ou juin 2017, l’U.pa.d.s allait tenir un congrès, pour renouveler ses instances dirigeantes nationales. Puis, un autre en avril ou mai 2021.
Or, depuis le congrès de 2013, le secrétariat national de l’U.pa.d.s n’a plus penser convoquer de congrès jusqu’à ce jour.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-02-19 22:36:25
L’Union nationale des associations des personnes handicapées (Unhaco) a appelé lundi 17 février 2025 à Brazzaville, le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso a se porter candidat à l'élection présidentielle de mars 2026.
« Faisons des efforts de manière que cet homme soit toujours à la magistrature suprême afin qu’il trouve des solutions idoines à nos problèmes quotidiens », a déclaré Jean De Dieu Goma, lors de la rencontre citoyenne des personnes vivant avec handicap, placée sous le thème : « Contribution aux enjeux politiques actuels et futurs ».
L’Unhaco affirme que la candidature de Denis Sassou-N’Guesso incarnerait la stabilité, la paix et le développement du pays afin d’améliorer les conditions de vie des personnes vivant avec handicap au Congo-Brazzaville.
Pour Jean De Dieu Goma, président de l’Unhaco, cette légitimité acquise sur le terrain fait de lui le mieux placé pour poursuivre l’œuvre de transformation engagée.
L’Unhaco considère que sa présence dans la course présidentielle garantirait une continuité dans les réformes entreprises.
L'appel à la candidature de Denis Sassou-N’Guesso à la présidentielle, par l’Unhaco, sonne comme une preuve d'amour.
Alors que le Président de la République maintient le suspense sur sa décision, cet appel vient intensifier les pressions sur lui. La question de sa candidature s’impose désormais comme l’un des enjeux majeurs de la présidentielle à venir, alimentant le débat sur la direction que prendra le Congo-Brazzaville dans les prochaines années.
Le Président Denis Sassou-N’Gguesso, avec sa grande expérience, saura sans doute prendre cette initiative qui s'impose le moment venu car il a la possibilité de se présenter pour un cinquième mandat, selon la Constitution en vigueur dans le pays.
L’Union nationale des associations des personnes handicapées (Unhaco), est une organisation non gouvernementale qui intervient dans le domaine du handicap depuis 1987, date de sa création. L’Unhaco travaille en étroite collaboration avec le gouvernement du Congo ainsi que les organisations internationales depuis plusieurs années.
Elle se fixe pour objectifs, de lutter contre la discrimination, la marginalisation et l’exclusion dont sont victimes les personnes vivant avec handicap et de promouvoir leur inclusion sociale.
Ainsi, l’Unhaco inscrit son intervention dans la mise en œuvre des instruments juridiques nationaux et internationaux sur les droits des personnes handicapées dans les politiques nationales.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-19 20:16:43
Il se tient à Brazzaville, du 17 au 19 février 2025 à Radisson Blu, la Réunion du Comité de pilotage du DGM (Dedicated Grant Mechanism), Mécanisme de Don Dédicacé, qui est un programme innovant visant à faciliter la participation effective des peuples autochtones et des communautés locales dans la conception et la mise en œuvre d’activités réduisant la déforestation et la dégradation des forêts.
Ce mécanisme, présent dans 12 pays à travers le monde, dont le Congo rassemble à Brazzaville des membres venus de différents horizons, notamment, M. Johnson Cerda, le directeur du DGM-Mondial. La cérémonie d’ouverture des travaux du Comité de pilotage du DGM-Global a été patronnée par M. Justin Assomoyi, directeur général de la promotion des Peuples autochtones, représentant le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, en présence de M. Guy Moussélé Diséké, Coprésident du DGM-Mondial, président du DGM-Congo, de M. Roch Borgia Otoungou-Ndza, Coordonnateur de l’Agence d’Exécution Nationale du Projet DGM-Congo, d’autres membres et ceux de la société civile congolaise.

A l’occasion de la journée d’ouverture, le président du DGM-Congo et co-président du DGM-Global-Mondial, M. Guy Moussélé Diséké dans son mot a, souhaité la bienvenue au Congo, précisément à Brazzaville pour rehausser de leur présence à ladite réunion. Des assises très capitales pour la protection et la préservation de la forêt. Cette réunion représente une occasion précieuse de renforcer notre engagement collectif en faveur de la durabilité du DGM.
M. Justin Assomoyi, directeur général de la promotion des peuples autochtones, a formulé le souhait de voir ce projet se perpétuer et avoir des financements, pour le bon fonctionnement des différents groupes de travail du DGM-Mondial.

« Votre présence ici témoigne de votre engagement en faveur d’un avenir durable pour les peuples autochtones et les collectivités locales occupent une place importante dans la préservation de l’écosystème. Le DGM est un levier essentiel dans la mise en œuvre des politiques du développement durable et de gestion des forêts. Grâce à son approche, de renforcer les capacités des collectivités locales et des autochtones en matière de gestion des ressources naturelles, de favoriser l’innovation et de garantir un impact positif à long terme », a-t-il affirmé.

« Aujourd’hui, notre vision est de faire le point sur l’avancement des projets nationaux, de partager les meilleures pratiques et de définir ensemble des stratégies permettant d’assurer la pérennité des financements et la durabilité de nos activités », a renchéri le directeur général de la promotion des peuples autochtones.
Dans son mot de circonstance, M. Johnson Cerda, directeur DGM-Global, a fait mention sur la quintessence de cette réunion. « La session d’aujourd’hui est de discuter pour pouvoir voire quel projet retenir. Dans le cadre de ce forum, notons que les populations autochtones de discuter sur les aspects liés aux ressources, mais aussi la mise en œuvre de l’exécutions de ces projets, d’une part ; mais aussi, ce qui est nécessaire de discuter sur ce qui n’a pas marché. L’objectif est donc de projeter l’avenir », a-t-il déclaré.
S’agissant du choix basé sur la ville capitale du Congo, Brazzaville, le président du DGM-Congo, qui en assure mêmement la coprésident de ce mécanisme, apporte raisons et détails :
« Le choix du Congo pour abriter cet événement parce que, le Congo est le premier pays en Afrique, à avoir une loi spécifique de promotion et de protection des droits des peuples autochtones. Ce choix se justifie aussi parce que, les changements climatiques, la protection de la biodiversité ne sont pas des effets de mode. Pour illustration, c’est depuis 1970, une décennie seulement après l’indépendance, a eu son premier code forestier, qui a permis d’aménager durablement nos forêts. Donc, l’aménagement n’est pas un fait de mode au Congo, c’est quelque chose que nous faisons toujours. Pareillement avec la protection de la biodiversité et la promotion et la protection des droits des peuples autochtones », a expliqué Guy Moussélé Disséké.
« Au niveau national, nous sommes en train de célébrer l’intégration de près de 80% des jeunes autochtones à la fonction publique congolaise », a-t-il renchéri.
L’objectif de cette réunion est clair : c’est d’assurer la pérennité du DGM et de son financement ; favoriser le partage des meilleures pratiques et à ce que les communautés puissent continuer à gérer de manière autonome et efficace, les projets qui leur tiennent à cœur.

Signalons que le calendrier de ces assises revêt un caractère à la fois institutionnel, culturel et inspirante. Il permettra, d’entrer dans le vif du sujet, tout en honorant l’héritage et la vision qui nous rassemblent aujourd’hui.
Les membres du Comité directeur auront à échanger et à bâtir des stratégies pérennes pour maximiser l’impact du DGM au niveau mondial, à proposer des solutions audacieuses et à explorer ensemble les meilleures voies pour garantir à ce que le mécanisme du DGM répondent pleinement aux attentes des communautés.

Afin d’établir une connexion aux racines et aux valeurs traditionnelles autochtones, Mme Ntinou, vice-présidente de DGM-Congo et M. Sowa, un autochtone, ont procédé à un rituel. Un rituel empreint de spiritualité et de symbolisme. Un moment fort qui engendre les travaux dans la pure tradition et les valeurs des peuples autochtones, représentés et soutenus ensemble par les membres.
L’art étant un vecteur puissant de sensibilisation et d’unité, une troupe de théâtre a mis en scène un tableau plein de sens et de signification sur la préservation et la protection de la forêt, dans l’esprit du DGM-mondial.

Rappelons que DGM est composé de douze (12) pays, dont un comité de pilotage et une agence d’exécution mondiale. Au niveau mondial, le comité de pilotage est composé du Congo et du Brésil, qui assurent la coprésidence de ce comité de pilotage mondial, M. Johnson Cerda est directeur de l’Agence d’exécution du DGM-Mondial. DGM a des programmes et des groupes de travail qui réfléchissent sur le devenir du DGM, entre autres, le groupe durabilité. Le groupe durabilité apprête les activités du DGM.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-02-18 10:46:48