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Congo-Lutte contre la délinquance faunique : 47 présumés trafiquants des trophées d’espèces animales protégées interpellés en 2 ans

Vingt et une (21) opérations d’interpellation des présumes trafiquants de produit de faune ont été effectuées au cours de ces deux dernières années dans plusieurs localités de la République du Congo. Quarante-sept (47) trafiquants ont été pris en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation des trophées d’espèces animales intégralement protégées.

Les opérations ont été réalisées par les éléments de la gendarmerie nationale en collaboration avec les agents du ministère de l’Economie Forestière (Eaux et forêts), bénéficiant de l’appui technique du Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage (PALF). Les médias qui ne sont pas restés en marge de cette lutte pendant ces deux années ont produit plusieurs communications afin de dissuader toutes ces personnes ou criminelles œuvrant dans ces activités prohibées par la loi.

Les actions menées conjointement par ces trois acteurs, ont permis de démanteler plusieurs réseaux de trafiquants d’animaux sauvages protégés par la loi N°37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées en République du Congo. Ainsi, sur les quarante-sept (47) individus interpellés au cours des années 2023 et 2024, vingt-sept (27) trafiquants ont été placés derrière les barreaux dont seize (16) ont été déjà condamnés à la prison ferme. Ceci, grâce aussi à l'engagement de la justice qui n'est pas restée en marge de cette lutte pour la préservation de ces espèces en voie de disparition au profit des générations présentes et futures.

Au regard des produits de faune saisis en grande quantité pendant ces deux dernières années, on retient des ivoires d’éléphants, des peaux de panthères, des écailles de pangolins et les perroquets gris du Gabon. Les dernières évaluations de l’UICN évoquent une diminution importante du nombre d'éléphants d'Afrique sur l'ensemble du continent. Le nombre d'éléphants de forêt d'Afrique a chuté de plus de 86% sur une période de 31 ans. Tandis que la population d'éléphants de savane d'Afrique a diminué d'au moins 60% au cours des 50 dernières années.

Conscient de ces faits, le Congo depuis 2008 a pris une résolution ferme pour protéger ses espèces animales en voie d’extinction. Il reste vigilant et sanctionne ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage. Dans le pays, « l’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces animales intégralement protégées, ainsi que leurs trophées sont strictement interdits sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction », stipule l’article 27 de la loi N°37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées.

VALDA SAINT-VAL/ Source : PALF

Créé le 2025-01-30 02:18:55

Alain Atipault Akouala : Denis Sassou-N’Guesso est un homme de défis et de détermination

L’ancien ministre, Président de la Commission Nationale d’Auto-évaluation du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (IVLP), Alain Atipault Akouala, répondant aux questions des journalistes des Echos du Congo-Brazzaville, en ce qui concerne la marque et le style de Denis Sassou- N'Guesso, à déclaré : « je peux vous dire qu’il m’est arrivé, dans certaines circonstances, de percevoir qu’il émanait de lui, une force naturelle, puissante et tranquille. Caractéristique d’un homme qui porte en lui avec une certaine ardeur, le poids et les stigmates d’une grande partie de la longue histoire du monde, de l’Afrique et du Congo au cours du 20ème siècle. C’est un homme de défis et de détermination ».

Les Echos du Congo-Brazzaville (L.E.C.B) : Monsieur le ministre en septembre 2022, vous avez récolté les fruits de votre expertise et de votre fidélité au Président de la République, Denis Sassou-N'Guesso. Plus de 2 ans après, quel bilan faites vous depuis que vous êtes à la tête de la Commission nationale d'auto-évaluation du mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP) ?

Alain Atipault Akouala (A.A.A) : C’est plutôt le Président de la République qui, connaissant mon profil a estimé qu’il pouvait me confier cette responsabilité, car le décret numéro 2018-300 du 7 aout 2018 portant création, attributions et organisation du cadre national du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, précise que : « le président de la commission est une individualité choisie pour son expérience des affaires publiques, sa compétence et sa probité ». Je lui en suis infiniment reconnaissant pour cet honneur.

En ce qui concerne notre bilan, nous avons effectué en avril 2023 une mission d’imprégnation à Niamey en république du Niger, où nous avons eu le privilège d’avoir été reçus par le Président Mohamed Bazoum.

Nous avons ensuite pris part en présentielle et en virtuelle à une série de forums, conférence et ateliers sur le MAEP, aux Seychelles et en Afrique du Sud. Puis nous avons démarré une opération de sensibilisation et de communication auprès des forces actives de notre pays que sont : les deux chambres du parlement, la société civile et le secteur privé à travers Unicongo et la chambre de commerce de l’industrie, de l’agriculture et des métiers de Brazzaville, sans oublier le PNUD et certaines missions diplomatiques.

Le 14 novembre 2024, les membres de la commission nationale d’auto-évaluation du cadre national du MAEP-Congo ont été officiellement, présentés au Premier Ministre Chef du Gouvernement qui est notre tutelle.

L.E.C.B : MAEP, c'est quoi finalement pour le congolais lambda et ses missions nodales pour les non-initiés qui pensent à une navigation à vue ?

A.A.A : Il faut savoir que le MAEP est un processus hautement politique. Pour en saisir la genèse et la quintessence, il faut revisiter certaines périodes clés de l’histoire de l’Afrique. En effet, après 400 ans d’esclavage, de traite négrière à travers le fameux commerce triangulaire et 100 ans de colonisation, des pays africains accèdent à l’indépendance et à la souveraineté internationale en 1960.

Le 25 mai 1963 à Addis-Abeba en Ethiopie, ils décidèrent de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), avec comme mission historique, la lutte contre le colonialisme et le régime d’apartheid et raciste d’Afrique du Sud. Le 6 octobre 1963, Sa Majesté Impériale Hailé Sélassié Empereur d’Éthiopie réaffirme avec force et détermination cette ambition. C’est ainsi qu’une lutte acharnée, multiforme y compris militaire s’engagea. Il faut savoir que le Congo a joué un rôle historique en soutenant les mouvements de libération en Angola, au Mozambique et en Namibie.

Le 28 juillet 1986 à Addis-Abeba à la tribune de l’OUA, Denis Sassou Nguesso, Président de la République populaire du Congo, prononce un discours programme dans lequel, il affirme que l’Afrique doit faire le plaidoyer, pour que la communauté internationale, principalement occidentale, inflige des sanctions économiques contre le régime sud-africain. Présidant aux destinées de l’organisation panafricaine, il y consacre son mandat et met en place le « Fonds Africa » destiné à soutenir financièrement la lutte du mouvement anti-apartheid. Lorsque Nelson Mandela devint Président de la Nation Arc-en-ciel, l’objectif historique des pères fondateurs de l’OUA a été atteint. Conscients du franchissement de cette importante étape, les Chefs d’états africains, décidèrent d’enclencher la lutte pour la souveraineté économique du continent africain. En juillet 2001, le NEPAD est adopté comme doctrine économique devant sortir l’Afrique du sous-développement. L’agenda 2063 « L’Afrique que nous voulons » est défini comme ultime horizon, pour une Afrique économiquement et politiquement intégrée.

En 2002 à Durban, c’est la naissance de l’Union Africaine et c’est en 2003 que les Chefs d’états parmi lesquels figurent Dénis Sassou Nguesso, décident de la création du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP). C’est une entité autonome de l’Union Africaine, à laquelle les États membres adhèrent volontairement. Son objectif premier, est de favoriser l’adoption de politiques, de normes et de pratiques qui conduisent à la stabilité politique, à une croissance économique élevée, à un développement durable et à une intégration économique accélérée, conformément à la vision du NEPAD, ainsi qu’aux codes et normes contenus dans la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, qui définit les axes sur lesquels les performances des états sont évaluées. Il s’agit de : la démocratie et la gouvernance politique, la gouvernance et la gestion économique, la gouvernance des entreprises, le développement socio-économique et la résilience des états faces aux chocs et aux catastrophes.

Donc, vous voyez bien qu’il n’y a pas de navigation à vue. La mise en œuvre du MAEP est un processus inclusif, consultatif et participatif, car, il y a au sein de la commission toutes les forces actives de la Nation. C’est-à-dire : les représentants de l’exécutif, le parlement, le secteur privé, la société civile, les universitaires et le monde médiatique. Sachez que ce processus est également prospectif, parce qu’il permettra la construction d’états africains stables, plus compétents et responsables devant leurs concitoyens, dont ils prendront en compte, les aspirations avec efficacité, probité et équité.

L.E.C.B : Même hors du gouvernement vous avez toujours témoigné de la constance de votre ligne directrice et votre fidélité à Denis Sassou Nguesso. Vous avez travaillé avec lui comme ministre de la communication porte-parole du gouvernement de 2002 à 2009 et ministre à la Présidence de la République, chargé des Zones économiques spéciales jusqu'en 2015. C'est quoi la marque ou le style Sassou Nguesso pour vous ?

A.A.A : Précision, après mon départ du gouvernement en 2015, j’ai fait un aller-retour éclair entre 2016 et 2017. Vous parlez de constance dans ma ligne directrice et de fidélité à l’égard du Président de la république. Je dois vous dire que modestement, je place ma relation avec le Président sur le terrain strictement humain et non sur celui de la politique et encore moins, sur celui de la politique politicienne.

Par ailleurs, j’ai la faiblesse de croire qu’il faut vivre et travailler avec une certaine éthique. En ce qui concerne la marque et le style de Denis Sassou Nguesso, je peux vous dire qu’il m’est arrivé, dans certaines circonstances, de percevoir qu’il émanait de lui, une force naturelle, puissante et tranquille. Caractéristique d’un homme qui porte en lui avec une certaine ardeur, le poids et les stigmates d’une grande partie de la longue histoire du monde, de l’Afrique et du Congo au cours du 20ème siècle. C’est un homme de défis et de détermination.

L.E.C.B : Les problèmes identifiés et traités, les progrès réalisés depuis que vous êtes à la tête de la MAEP ?

A.A.A : Les problèmes identifiés concernent, l’amélioration des conditions d’installation et de travail de la commission car, il nous faut procéder à la structuration du secrétariat exécutif, à l’organisation de la session inaugurale, à la signature du protocole d’entente entre le comité des chefs d’état et de gouvernement participant au mécanisme d’évaluation par les pairs et la République du Congo relatif aux missions d’évaluation technique et de visite dans le cadre de la revue pays en république du Congo. Ce sera le cadre juridique dans lequel se déroulera l’étude d’évaluation de notre pays. C’est la raison pour laquelle l’année 2025 sera importante.

L.E.C.B : Vous avez un parcours tout à fait élogieux et qui force respect et admiration pour la jeunesse congolaise et africaine. Avez-vous quelques regrets après avoir occupé les fonctions de ministre ?

A.A.A : Mon parcours n’a rien d’extraordinaire, il y a bien plus élogieux que cela. J’ai simplement eu la chance de pouvoir travailler à Nancy d’abord dans le domaine du conseil en marketing, en communication et en réorganisation commercial et marketing des sociétés en dépôt de bilan et en redressement judiciaire. Puis je me suis occupé de la direction commerciale d’une usine textile à Lunéville, c’est dans ce cadre que j’étais venu au Congo en 1988, pour proposer un partenariat industriel aux usines Sotexco et UTS dont le directeur que j’avais rencontré s’appelait Monsieur Mbemba. L’idée consistait à délocaliser une partie de notre production dans ces usines. Malheureusement, je n’avais pas pu rencontrer le ministre de l’industrie. J’avais 28 ans.

De retour en 1992, j’ai créé ma société et j’ai décroché des contrats avec l’ARC, l’ONPT et le comité de privatisation des entreprises publiques. Tout cela s’arrêta avec la folie furieuse du 5 juin 1997. Rescapé de cette tragédie, je me suis rendu à Abidjan où, j’ai été contractualisé par le comité de privatisation de la Côte d’Ivoire.

À mon retour à Brazzaville, contre toute attente, j’ai été, après un appel téléphonique de mon grand frère le Ministre d’état Firmin Ayessa, choisi par le Camarade Ambroise Noumazalaye pour figurer dans l’équipe de campagne du candidat Denis Sassou Nguesso en 2002, comme deuxième directeur de campagne adjoint, chargé de la communication, porte-parole du candidat et fit mon entrée au gouvernement. Donc, je n’ai aucun regret après avoir occupé la fonction ministérielle. C’est une fonction passagère et on espère toujours que ceux qui vous succèdent, soient au nom de la continuité de l’état et dans l’intérêt du pays, plus efficaces et performants.

Par contre, je peux vous dire que j’ai donné le meilleur de moi pendant quinze années, au cours desquels, j’ai eu le privilège de participer à la préparation et à la prise de la décision publique.

L.E.C.B : La zone économique spéciale de Nkok au Gabon. En 2022, 144 entreprises de 17 pays y opèrent dans 22 secteurs industriels y compris la raffinerie gabonaise de l'or, la première de la région Cemac et un cluster dédié à la transformation du bois. Vous avez mené et conduit ce projet pendant 6 ans au Congo Brazzaville. Avez-vous le sommeil tranquille ?

A.A.A : J’ai consacré huit ans de ma vie à travailler nuits et jours sur ce projet. Je me souviens avoir pris l’avion pour aller à New Dehli prendre part au conclave Inde Afrique. En raison de l’insuffisance du budget, j’ai pris mon billet d’avion Brazzaville - Paris avec mes miles en classe affaire pour sauver les apparences et Paris - New Delhi en classe économique, étant donné que notre participation à cette conférence était très attendue.

J’ai effectivement visité la zone de Nkok qui a commencé après la création du ministère des ZES. Je peux vous avouer honnêtement que je n’ai pas le sommeil tranquille.

C’est à ce jour, le plus grand regret de ma vie publique. Que voulez-vous ? Je deviens un peu philosophe en me disant : ainsi va la vie.

L.E.C.B : Vos amis vous ont gratifié du surnom de "Cerveau bleu". Vous avez l'esprit disposé à une réflexion authentique, voire originale, adaptée aux phénomènes et à leur spécificité. 2026 rime avec la présidentielle au Congo Brazzaville. Quelle est votre invite aujourd'hui à la jeunesse congolaise et à la diaspora congolaise ?

A.A.A : Honnêtement, je n’ai aucune invite à l’endroit des jeunes et de la diaspora, car, nous connaissons leurs attentes et aspirations. Par contre, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2026, si le Président Denis Sassou Nguesso se porte candidat, je souhaite vivement qu’il soit le réceptacle de toutes les critiques et suggestions, afin qu’il puisse en faire le substrat sur lequel, il pourra bâtir une offre politique dont l’un des axes sera la bonne gouvernance.

En effet, dans un monde où les états sont devenus des prédateurs, où prévaut la logique d’intérêts, des rapports de forces et de domination. Les pays les plus forts font ce qu’ils veulent et les pays faibles doivent subir. La démocratie libérale connait un affaiblissement, le droit et la légalité international sont bafoués par ceux qui en ont été les concepteurs, le monde change sous nos yeux. Nous entrons dans une période post-libérale où règnera sur fond de transhumanisme, une forme d’impérialisme technologique et économique.

Il n’y a qu’à travers l’axe de la bonne gouvernance, que nous pourrons ériger tous ensemble, en tirant profit de sa longue expérience, un socle commun de prospérité nationale seule garantie pour notre souveraineté.

Je suis persuadé que dans ces conditions, les congolais pourront s’engager et seront prêts à se battre patriotiquement pour l’avenir du Congo.

L.E.C.B : Enfin votre message de fin aux lecteurs des Echos du Congo- Brazzaville ?

A.A.A : Je suis un lecteur assidu des Echos du Congo-Brazzaville, je tiens à féliciter votre équipe pour la qualité de votre travail et votre professionnalisme.

À vos lecteurs, mon message est de continuer à lire et surtout à faire lire les Echos du Congo-Brazzaville.

L.E.C.B : Merci infiniment monsieur le ministre, bonne et heureuse année et surtout plein succès à la tête de la MAEP.

A.A.A : Merci.

Propos recueillis par Jean-Jacques Jarele SIKA / Valda Saint Val

Créé le 2025-01-29 20:35:43

Jardin des droits de l’homme : intimité et charme de Brazzaville, parfait pour des rendez-vous à deux

La capitale congolaise offre une multitude de lieux enchanteurs où les couples peuvent partager des instants précieux, créer des souvenirs inoubliables et vivre leur histoire d'amour. Les endroits romantiques brazzavillois ne se limitent pas aux classiques comme le site des cataractes du Djoué, à Madibou dans le 8e arrondissement. Brazzaville regorge de trésors cachés qui attendent d'être découverts par les amoureux en quête d'authenticité. La ville n’est pas avare de beautés architecturales et de points de vue à couper le souffle. Un peu partout dans la capitale, vous pouvez trouver également des espaces verts, parfaits pour des rendez-vous à deux. Le Jardin des droits de l’homme, situé à un jet de pierre des Ministères de l’Intérieur et de la justice, de l’Assemblée nationale et de l’Institut français du Congo, vous offrent un cadre enchanteur pour des moments intimes. Que ce soit pour une promenade tranquille, un pique-nique ainsi que des activités les plus propices aux rendez-vous amoureux.

C’est le lieu de prédilection des personnes qui recherchent à la fois la tranquillité et un cadre élégant.

Ses bancs sont parfaits pour des moments de loisirs calmes, et des échanges en toute discrétion.

Pour un rendez-vous romantique hors des sentiers battus, direction le jardin des droits de l’homme, niché au rond point de l’Institut français du Congo.

Ce parc de plusieurs hectares, est l’endroit rêvé pour une promenade à deux.

Flânez en admirant le palais du parlement, le Ministère de la justice… Le parc est très prisé pour les rendez-vous romantiques. Vous pourrez prolonger cette ambiance par exemple en découvrant le palais du peuple, l’institut Pasteur de Brazzaville, le mausolée Marien-Ngouabi…

Que vous ayez une préférence pour le site des cataractes du Djoué ou la corniche de Brazzaville, vous promener main dans la main avec votre partenaire est un classique qui ne se démode pas.

Flâner dans les allées fleuries tout en discutant permet de renforcer votre complicité, lors d’un moment hors du temps. C’est la chance de profiter d’un coin de nature au calme dans la capitale, sans se préoccuper des travaux, des voitures, des taxis motos et kavaki.

À Brazzaville, il s’agit d’un luxe et d’un plaisir à partager !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-29 19:13:49

Brazzaville : La police et la gendarmerie interpellent les kulunas de la vidéo se battant au bord de la rivière Madoukou

Cette vidéo a circulé sur les réseaux sociaux le week-end dernier. Elle montre une bagarre rangée au bord de la rivière Madoukou à Moungali entre kulunas appartenant à des groupes rivaux. À partir de cette vidéo, les forces de sécurité intérieure (police et gendarmerie) ont mené des investigations. Et elles sont parvenues à interpeller ces kulunas au nombre de sept (07), rapporte le Journal d'investigation et d'information générale Le Troubadour de Brazzaville.

Le terme « Kuluna », qui veut dire grand banditisme urbain en lingala, désigne ces jeunes gens organisés en bande de hors-la-loi, incontrôlables qui ont pour objectif de voler et de faire du mal avec des armes blanches, généralement des machettes, couteaux et pierres…

Ces jeunes justifient leurs forfaits par le fait qu'ils n'ont pas de travail, et se tournent donc vers ces exactions et crimes. Ils n'ont pas d'état d'âme, ces jeunes qui sèment la désolation et la panique dans toute la ville de Brazzaville.

La plupart de ces jeunes sont des récidivistes qui ont déjà fait à plusieurs reprises la prison. Mais dès qu'ils sortent, ils recommencent les actes de grand banditisme en s'attaquant aux honnêtes citoyens.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-01-29 10:39:36

E2C : Concert de casseroles des tâcherons pour réclamer la régularisation d’embauche

Concert de casseroles des tâcherons  en colère mardi 28 janvier 2025, au siège social de la société Energie électrique du Congo (E2C) à Brazzaville, pour réclamer la régularisation d’embauche.

«Lorsqu’il y a eu régularisation de la première vague de tâcherons, des gens venus d’ailleurs ont été insérés dans notre quota. Nous avons mis en place une commission pour les négociations afin que la situation soit régularisée mais rien n’est fait jusque-là. Nous réclamons la régularisation d’embauche », a déclaré le porte-parole du collectif national des journaliers de ladite société, Moussavou Tchicaya.

Les représentants de différentes structures de l’Etat et une représentation des tâcherons ont entamé les pourparlers afin de trouver des pistes de solutions aux problèmes posés par les travailleurs journaliers qui du reste, exercent depuis plusieurs années déjà au sein de cette société.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-29 10:11:07

Brazzaville : Une rixe éclate entre élèves au lycée technique industriel 1er mai pour une fille, le proviseur agressé par un élève en colère

C'est évidemment un choc au sein de la communauté éducative du lycée technique industriel 1er mai, l’un des plus grands de Brazzaville. Lundi dernier, dans la matinée, un élève de la terminale H quitte sa salle de classe pour aller draguer une fille en première H, ce qui a fortement énervé tous les garçons de cette classe. Un attroupement d’élèves s’est formé autour de lui. Des coups de poing et de pied ont été abondamment distribués entre les protagonistes durant de longues minutes. Le proviseur faisant la ronde de l’établissement scolaire, tombe sur cette rixe et décide d’intervenir, comme un bon chef et père de famille, pour mettre fin au conflit. Le jeune dragueur en colère s'en est pris assez violemment au chef d'établissement.

Le proviseur du lycée technique industriel 1er mai de Brazzaville,  qui n'a pas rendu la gifle en retour,  ne s’est pas laissée faire et a réussi, à maitriser son agresseur.

Une unité de police spécialisée pour faire face à la violence dans les établissements scolaires a été appelée pour intervenir à la demande du proviseur. Le jeune dragueur et agresseur a été arrêté et placé en garde à vue.

La tension monte d’un cran entre le proviseur et les élèves de la terminale H qui n’ont pas apprécié la présence de la police au sein de leur lycée.

Ils ont lapidé sauvagement le proviseur. « Ouah, c’est une dinguerie ! » lâche un élève en filmant la scène. Un autre crie, euphorique, en jetant un caillou sur le proviseur : « Y a pas d’école aujourd’hui, c’est fini ! ».

Tout le lycée technique industriel 1er mai a pris une allure inattendue. Dans le couloir, les élèves s’entassent. Sur les murs de la terminale H, de petites affiches alertent : "Le lycée technique en lutte. Libérez notre camarade".

Tous les élèves de  terminale H ont été chassés de l’établissement par le proviseur pour maintenir un climat de paix au sein du lycée et permettre aux enseignants de travailler dans le calme.

Des "enfants impolis et irrespectueux qui détiennent le pouvoir"? La force ne fait pas autorité

L’agression du proviseur du lycée technique industriel 1er mai de Brazzaville par un élève dudit établissement scolaire, nous pousse à revenir sur les questions d'autorité et de pouvoir qui se jouent entre les enfants, leurs parents, leurs professeurs et leurs responsables d’établissements scolaires.

Si le propos global nous semble parfois caricatural et essentialiste, nous ne retenons pas moins que c'est un sujet qui mérite toute notre attention, parce que, ce qui se joue au sein des écoles et de classes au Congo-Brazzaville, est un laboratoire éducatif qui reflète le présent de notre société tout en annonçant l'avenir.

Le cas d'élèves qui se montrent irrespectueux et sont ensuite soutenus par leurs parents, parents qui vont de leur côté faire part de leur mécontentement à la direction face à la sanction prise à l'encontre de leurs enfants et qui peuvent aller jusqu'à mobiliser d'autres parents pour faire plier l'école dans leur sens.

La figure d'autorité qu'incarnait le maître d'école a volé en éclat depuis belle lurette. Les enseignants ne peuvent plus faire usage de la force ou de la violence pour éduquer et sanctionner, comme c'était possible il y a 50 ans.

L'autorité est morte, vive l'autorité, pourrait-on dire face à ce constat !

Si l'autorité répressive et violente doit être décataloguée de nos modèles éducatifs actuels, nous restons convaincus, qu'une autorité, fondée sur le respect mutuel et le besoin de limites, est nécessaire pour grandir en société.

Or, cette autorité-là est rarement celle que l'on retrouve en modèle dominant dans la société dans laquelle évoluent nos écoles aujourd’hui.

Comment ne pas mettre en parallèle les parents qui défendent mordicus leur enfant face à l'institution scolaire sans remettre en question les agissements de leur marmot et criant à la chasse aux sorcières ou au tribunal public ?

Plutôt qu'un rapport de force, l'école congolaise pourrait effectuer un véritable tour de force en mettant en place une coopération entre les deux figures autoritaires qui entourent l'enfant : ses parents et ses professeurs.

En faire des partenaires, mobilisés ensemble plus souvent que lors des bulletins scolaires et des problèmes disciplinaires.

Les Congolais  qui voient chaque jour les enseignants et responsables d’établissements scolaires agressés par des élèves égarés ne se paieront pas de mots.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-29 08:57:39

Brazzaville : Plusieurs diplômés de l’ENMA manifestent pour revendiquer plus de places d’intégration à la Fonction publique

Les cours à l’Ecole nationale moyenne d’administration (ENMA), n'ont pu se dérouler ce mardi 28 janvier 2025. Le motif de cet arrêt inopiné de cours est le mécontentement de certains étudiants des promotions 2012-2023 de cette école. Ce ras-le-bol est relatif au quota estimé insuffisant d’étudiants finalistes qui doivent intégrer la Fonction publique. D'où ils ont décidé d'empêcher tous les cours dans cette institution.

Il y a plusieurs années, les cours à l'ENMA sont souvent perturbés par l'intrusion des étudiants finalistes (6253) qui manifestent à cause de l'étroitesse du quota alloué depuis trois ans.

Déjà l'an dernier pour le compte de 2023 il y avait 32 postes et cette année pour le compte de 2024 qu'il y a 90 postes.

Les étudiantes finalistes promotions 2012-2023 demandent  donc aux autorités d’élargir le quota afin de mettre fin au sit-in organisé au sein de leur établissement.

Depuis trois ans, ils ne cessent de rebattre les oreilles des étudiants de l’ENMA avec les vuvuzelas et autres. Ils sont unanimes car ils ont déjà plusieurs années de chômage et qu’ils ne trouvent gain de cause auprès de l’Etat.

Cette situation devrait être murie par le Ministère congolais de la fonction publique, qui est compétent en matière de recrutement. Mieux, dans le quota alloué aux Ministères respectifs chacun devrait réserver son quota principalement aux 10 filières de l'ENMA, par exemple.

Les filières Trésor, Budget, Impôt, Douane entreraient dans le quota du Ministère des finances. La diplomatie dans celui du Ministère des Affaires étrangères, etc.

Dans sa politique de résorber le chômage qui étrangle plusieurs jeunes congolais, le gouvernement procède par des recrutements des étudiants sortis des écoles de formation comme l'ENS, l'ENI, l'ENEF, l'ENMA, l’ENBA, lINJS , l'EPMMS...

A cause des difficultés économiques le gouvernement est confronté aux difficultés financières qui mettent en mal cette politique de recrutement.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-28 19:16:49

Congo-Politique : Le « grand merci » d’Oba Apounou à Sassou Nguesso

Le doyen des élus locaux du département de la Nkéni-Alima, le Sénateur, président de la commission des Affaires étrangères et de la coopération du Sénat, Gabriel Oba Apounou, a organisé une rencontre citoyenne le dimanche 26 janvier 2025 dans la salle multimédias de l’hôtel de la Préfecture de Brazzaville. Dans une atmosphère bon enfant, empreinte de solidarité et d’unité, cette rencontre dite citoyenne a été une occasion pour partager un message de paix, d’amour et de cohésion entre originaires, notamment les élus locaux de cette nouveau entité administrative.

Créé le 2025-01-27 19:10:34

RDC - Guerre à l'Est du Pays : Des combats signalés dans la ville de Goma, la situation reste confuse

Des tirs d'artillerie lourde ont été entendus dans Goma, la grande ville de l'est de la République démocratique du Congo, alors que le mouvement M23 et l'armée rwandaise tentent de s'en emparer. Face à l’apprêté des combats, certains soldats gouvernementaux ont choisi de déposer leurs armes auprès des soldats de la Monusco. Kinshasa a rompu ses relations diplomatiques avec Kigali. Son ministre des Affaires étrangères a évoqué à l’ONU, une déclaration de guerre du Rwanda.

Les rebelles du M23 appuyés par l’armée rwandaise, ont revendiqué dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 janvier la prise de Goma, ville majeure de l’est de la République démocratique du Congo. Ils appellent l’armée congolaise à se rendre.

Auprès de plusieurs agences de presse, Corneille Nanga, chef de l’Alliance du fleuve Congo, qui comprend le M23, a indiqué avoir pris la ville et ordonné aux soldats de l’armée congolaise de déposer les armes.

Selon des témoins, les habitants ont vécu de longues heures d’angoisse, rythmées par des tirs nourris et des explosions dans plusieurs quartiers de la ville y compris à proximité de l’aéroport de Goma.

D’après des sources concordantes, des combats se poursuivent entre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda et les forces armées de la RDC (FARDC) et leurs alliés, dans la périphérie de al ville, semant une psychose généralisée.

Les rebelles du M23 ont pris d’assaut certains quartiers dont Majengo, vers les stations Mutinga et Himbi, provoquant un exode des populations.

L’armée congolaise occupe toujours le centre de la ville, affirment des sources sur place, confortant l’imprécision sur, qui d’entre le M23 ou les FARDC, contrôlent réellement la ville.

Cependant, malgré cette situation tendue, l’aéroport international de Goma reste sous contrôle des casques bleus de la MONUSCO et les forces de la Communauté de développement de l’Afrique australe déployées en RDC (SAMIDRC).

Entre-temps, toutes les activités sont paralysées dans la ville et certains habitants restent terrés dans leurs maisons.

Des scènes de pillages ont été notées dans certains quartiers, notamment au marché de Birere.

Dans le quartier de Majengo, à la place appelée Kimburu, le M23 s’est affronté avec les combattants pour l’auto-défense de la patrie, Wazalendo, ce qui accentue encore la peur de la population.

La situation sécuritaire demeure extrêmement instable, confuse et tendue.

Une évasion massive est intervenue lundi matin à la prison à Goma, qui compte environ 3 000 détenus. Le bâtiment a été totalement incendié, ce qui a causé de nombreux morts parmi les prisonniers. Des prisonniers en fuite ont été aperçus dans les rues alentour.

Des bus ont été organisés lundi à la frontière rwandaise avec l’est de la RDC, prêts à évacuer des personnels de l’ONU et leurs familles venant de Goma, à la merci du M23 et de l’armée rwandaise.

« Les membres du personnel de l’ONU et leurs familles qui ont travaillé en RDC » sont en cours d’évacuation de Goma, avec des bus à la frontière « en attente pour les transporter vers Kigali, où ils embarqueront sur des vols vers leurs pays respectifs », a indiqué RBA, une télévision rwandaise sur X.

Les personnels de plusieurs ambassades dont ceux de la France ont aussi été évacués.

Selon l’armée uruguayenne, quelques unités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont commencé à se rendre en remettant leurs armes à des Casques bleus à Goma.

La Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) s’était engagée dans les combats contre le M23 au côté des FARDC.

Le président kényan William Ruto a annoncé dans un communiqué, réunir "dans les prochaines 48 heures" un sommet extraordinaire de la Communauté des États d'Afrique de l'Est, en présence des présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame.

Rappelons qu’une médiation RDC-Rwanda sous l'égide de l'Angola a échoué en décembre faute d'entente sur les conditions d'un accord.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-27 14:15:43

Le Bled, un quartier en sommeil avec ou sans soleil à Mfilou Brazzaville

Au quartier Le Bled dans le 7e arrondissement de Brazzaville Mfilou, le problème de manque d’infrastructures de base se pose avec acuité et rend difficile la vie des habitants de cette zone enclavée, a constaté un journaliste des Echos du Congo-Brazzaville.

L’absence des ruelles qui ne débouchent nulle part, parfois se termine dans une parcelle, pour continuer après.

Le lotissement anarchique orchestrée par les propriétaires terriens, avec pour corollaire le manque des infrastructures de base, notamment des hôpitaux, les centres de santé intégrés, les marchés domaniaux, les établissements scolaires publics...

Les habitations et les ruelles sont en déphasage des normes d’urbanisation, à tel enseigne que les véhicules ne peuvent circuler, accéder dans les zones situées en altitude dans ce nouveau quartier de Brazzaville.

Ces tracasseries sont devenues le pain quotidien des habitants du quartier Le Bled.

Le quartier Le Bled qui se ne cesse de connaitre l’augmentation des habitants, éprouve d’énormes difficultés dans le transport des malades vers les structures sanitaires à cause de l’absence des voies d’accès, qui contraint les proches à faire de pied de grue pour transporter les malades jusqu’à l’avenue principale pour évacuer les malades.

Il en est de même du transport des matériaux de construction.

Nombreux transportent les malades au dos ou par brouette qu’il fasse jour ou nuit, ils payent parfois des jeunes pour acheminer les marchandises jusqu’au domicile, transporter les choses sur la tête est un vrai parcours de combattant à cause des mauvaises routes. Ils se mettent aussi en danger la nuit, lorsqu’ils parcourent des longues distances à pied.

Plusieurs d’entre eux évoquent l’importance de construire des infrastructures de base qui contribueront à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Au quartier Le Bled, les habitants ont besoin des établissements d’enseignements publics, les enfants du niveau primaire ne peuvent pas aller loin pour étudier, ils sont obligés de payer des écoles privées qui coûtent chers aux parents dont le revenu mensuel est en deçà des frais de scolarisation.

Les élèves qui sont au collège fréquentent le CEG public 28 Novembre à Moukondo, et ceux qui sont au lycée à Lumumba. Ce qui contraint certains parents, une dépense en termes de transport. Pour ceux qui ont 3 ou 4 enfants, ce n’est pas facile.

Face au calvaire qu’elles vivent, les populations sollicitent l’implication des autorités pour désenclaver ce quartier.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-26 10:14:58

Congo : C’est le temps des safous à Mouyondzi !

C’est la période des safous à Mouyondzi. On en voit partout : sur le bord des routes et au marché municipal, les étals se multiplient, c'est l'abondance. Quand la fringale nous prend, hop! Quelques safous. Ils se retrouvent dans toutes les mains, petites et grandes. Une vraie « bénédiction » pour les populations de la ville de Mouyondzi dans le département de la Bouenza (sud).

Malheureusement, à cause de la déforestation qui sévit un peu partout, on a coupé beaucoup des safoutiers, et on n’hésite pas longtemps à couper à coup de machette de très grosses branches pour faire du charbon...

La production des safous, fruit comestible du safoutier (Dacryodes edulis), arbre fruitier tropical de la famille des Burseraceae, est en péril dans le département de la Bouenza au profit d'autres départements producteurs.

Le prix de détail demandé par les marchandes sur le bord des routes dans la région pour les safous est de 500 FCFA.

Magnifique opportunité pour Mouyondzi et les paysans, mais la quantité exportée représente qu'un faible pourcentage de ce qui pourrait être fait.

Il y aurait tant à faire pour aider les paysans à survivre....

En lançant sa campagne électorale pour la présidentielle le 5 mars dernier, le candidat Denis Sassou N'Guesso, devant une grappe de militants rassemblée au rond-point Lumumba dans le 1er arrondissement en plein cœur de Pointe-Noire, a promis faire la promotion de l'agriculture à l'échelle nationale en revenant et en insistant sur la dépendance du pays vis-à-vis de l'extérieur en matière de denrées alimentaires qui devra être corrigée car le Congo importe chaque année plus de 700 milliards C.F.A de produits alimentaires.

C’est énormissime !

L’agriculture pourrait être une solution idoine, mais ce secteur a été délaissé pendant des années et le pays importe plus de la moitié de l’alimentation de ses habitants.

Quelle incongruité que de faire ses emplettes dans les grandes enseignes du Congo-Brazzaville sans les produits du terroir.

Dans les rayons on retrouve à foison la bouffe qui vient de loin, de très loin même.

Sur les étals des commerçants, les fruits et légumes sont pour la plupart importés de l'étranger, "même les safous", pour paraphraser Denis Sassou N'Guesso lors de ses différents meetings de campagne électorale en mars 2021.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-25 16:06:34

Prostitution, la ville de Mayoko dedans !

En matière de commerce au Congo-Brazzaville, tout y passe. Vente d'arachide, d'eau, beignets, poissons fumés, etc. Il y'a par ailleurs une autre forme de commerce qui a pignon sur rue dans la ville de Mayoko dans le Niari (sud), depuis le début des activités de la société Ulsan Mining Congo, c'est La prostitution. Les jeunes filles qui se livrent à ce commerce devant les bars et auberges les plus fréquentés reviennent pour la plupart de Pointe-Noire, Dolisie, Mossendjo, Makabana…Elles sont âgées entre 16 et 30 ans. Très naïves, leur seul plaisir est de se faire de l'argent sans vraiment souffrir.

A Mayoko, elles déambulent la nuit, presque nues, dos, ventres et cuisses exposés, vêtements très «soft» et qui ne peuvent qu'être facteur d'excitation.

D'autres ont en outre des habits qui font ressortir les seins, éléments et «objets» par excellence de vive convoitise. Tout cet accoutrement léger et libéral, ne peut qu'attirer l'abeille qu'est la gent masculine, autrement dit les travailleurs qui exploitent le gisement de fer à Mayoko.

Une fois excités, les hommes se jettent sur elles et bonjour les dégâts. Les assoiffés munis d'une puissance verbale remarquable, vont sans vergogne assouvir leurs désirs.

Le plus triste dans cette situation est le sort réservé aux jeunes filles mineures. Elles vont d'homme en homme en quête du pain quotidien. Beaucoup d’entre elles s’impliquent dans des activités sexuelles prématurées, qui éventuellement posent des menaces non seulement à leur bien-être, mais aussi au développement de leurs communautés par extension.

C’est un défi majeur car ce phénomène affaiblit les efforts du gouvernement et des organisations concernées dans leur combat d’assurer un service de santé publique de qualité aux populations.

La question au Congo est un véritable coup de poing pour la société.

Elle passe par plusieurs formes : on observe la prostitution professionnelle pratiquée par des femmes qui y ont dédié leur vie entière et la prostitution occasionnelle souvent pratiquée par des jeunes âgées de 13 à 18 ans.

Un phénomène en prolifération au Congo, voit de plus en plus de jeunes filles pratiquer une quasi-prostitution pour arrondir les fins de mois ou accéder à un mode de vie supérieure.

À Mayoko, une catégorie de jeunes filles échangent leurs charmes contre de petites sommes d’argent pour acheter des pacotilles, perruques et vêtements coûteux. Elles ont plusieurs partenaires réguliers qui offrent de l’argent et des cadeaux.

La pauvreté étant une des principales causes de ce phénomène, les acteurs doivent surtout chercher à éliminer la pauvreté populaire abjecte car elle fait le lit du sida et autres MST.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-25 12:55:32

Business de la mort : place à une nouvelle génération d'entrepreneurs à Brazzaville

Au Congo, il existe de nombreuses opportunités pour les entrepreneurs à la recherche de nouveaux business qui marchent. A Brazzaville, le marché du funéraire attire une nouvelle catégorie de professionnels, soucieux de faciliter l'organisation des obsèques ou d'aider à mieux surmonter le deuil. Innovants et discrets, ils souhaitent briser le tabou de la mort en achetant des parcelles en banlieue de la capitale congolaise, pour les transformer ensuite en cimetières privés. L’idée de créer une entreprise pour fournir le dernier refuge est très logique. Un business qui ne chôme jamais. Le secteur de la mort est l'un de secteur d'investissement très rentable. Les prix d’une pierre tombale varient entre 750.000 FCFA et plus.

Avec plusieurs décès par jour et par an à Brazzaville, le business de la mort a de quoi aiguiser l'appétit. Plusieurs congolais aujourd’hui s'y frottent avec succès.

A l'ombre de ces têtes d'affiche, bien des jeunes pousses tentent leur chance, avec plus de succès.

Certains ont depuis rejoint le cimetière privé de Loukanga 2.

Ici, quatre compatriotes ont acheté quatre terrains pas trop loin de la ville de Brazzaville car moins cher par rapport au centre ville pour abriter leurs sépultures. Ils ont clôturé après, avant de se procurer tous les documents nécessaires pour l'ouverture d'un cimetière privé.

Ces propriétaires d'entreprises de cimetières ont également enregistré leurs entreprises pour obtenir des permis d'exploitation.

Ici, les prix d’une pierre tombale varient entre 750.000 FCFA et plus.

Un autre aspect essentiel de la propriété de cimetière que vous devez prendre en compte est la taille de vos parcelles funéraires. Les cimetières typiques contiennent environ 1000 parcelles à l'acre, mais si vous disposez de moins de superficies, vous pouvez évoluer en fonction de la croissance de votre entreprise.

Un aspect unique des cimetières est le fait que beaucoup d'entre eux finiront par manquer de terrains pour les sites d'inhumation.

Les parcelles sont souvent la principale source de revenus des propriétaires de cimetières.

Cependant, lorsque toutes les parcelles sont pleines, les propriétaires de cimetières peuvent acheter d’autres comme c’est le cas au cimetière privé Loukanga 2 qui va bientôt fermé faute d’espace.

Ces fonds essentiels, souvent prélevés sur le coût du terrain de sépulture, rapportent des intérêts qui compensent les coûts de maintenance annuels tels que la réparation et l'entretien des routes, chemins et signalisation. Le fonds assure également aux familles de clients existants et potentiels un lieu de repos sûr et bien entretenu à perpétuité.

À bien des égards, les cimetières constituent un marché solide à Brazzaville comme celui de Loukanga 2, car tout le monde meurt et les familles doivent choisir un lieu de repos définitif pour les restes de leurs proches.

De plus, les inhumations traditionnelles restent la méthode la plus populaire de prise en charge des personnes décédées au Congo-Brazzaville.

Ainsi, bien que le besoin de cimetières puisse ne pas faire sourire tout le monde, si vous êtes propriétaire d'un cimetière ou envisagez de démarrer en solo une entreprise de cimetière à l'avenir, vous pouvez être assuré, du moins pour le moment, que les affaires vont bon train.

Enfin, le reste à faire c'est de se lancer sur le terrain pour palper les réalités ....

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-25 11:35:16

Komono : Inauguration de l’internat de la Réussite du collège d’enseignement général du village Kingani

Au vu des résultats de l’étude de besoins en capacité d’accueil menée depuis plusieurs années et de l’évolution démographique attendue, le sénateur  Bita Madzou a procédé cette semaine, lors de son séjour de travail dans le département de la Lékoumou, à l’inauguration de l’internat de la Réussite du collège d’enseignement général du village Kingani, un établissement public créé en 1985, afin de permettre aux élèves de sa circonscription sénatoriale d’étudier dans des conditions adéquates et d’éviter le décrochage scolaire précoce, un phénomène récurrent qui occasionne la perdition de nombreux enfants et qui désoriente leur vie.

L’inauguration officielle de cet internat a eu lieu en présence du secrétaire général de la Lékoumou, Jean Louis Dangui, qui a représenté la préfète empêchée, de deux délégués du Ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, et des autorités locales du district de Komono.

Construite en matériaux durables sur fonds propres du sénateur, l’infrastructure est dotée de toutes les commodités d’usage, conformément à la demande de la population.

Elle servira au logement et à l’hébergement des élèves venant des villages lointains de la zone ne disposant pas de parents sur place.

Des conditions matérielles et environnementales ont été repensées pour la réussite de tous les internes : de nouveaux lieux sont mis à disposition afin de garantir le bien-être de chaque élève.

Le sénateur Bita Madzou a ensuite lancé les travaux de construction du marché de Léfoutou, un autre village centre de ce district.

L’infrastructure permettra aux villageois d’exposer et de vendre leurs produits vivriers afin de leur permettre de gagner un peu de ressources nécessaires pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-25 09:54:53

L’écrivain Christel Ulrich Bayonne Iletsi à Brazzaville pour présenter ses deux romans

Après le succès fulgurant de sa séance dédicace à la médiathèque de Savigny-le-Temple, en région parisienne, l’écrivain savignien, Christel Ulrich Bayonne Iletsi, est à Brazzaville, pour la présentation de ses deux romans aux férus de la littérature congolaise : « Double peine » et « La dictature du diplôme et le renouvellement de la société ».

L'écrivain Christel Ulrich Bayonne iletsi au parcours atypique, fait une percée fulgurante avec sa plume aussi bouleversante que puissante qui nous raconte les difficultés auxquelles les femmes congolaises et africaines sont confrontées dans une société qui ne comprend pas toujours leur importance et dénonce avec véhémence un système éducatif qui érige les diplômes en seules clés de la réussite, créant ainsi une élite dominante et étouffant d’autres formes d’intelligences.

Autant dire que ses deux romans sont très attendus en cette nouvelle année par les friands du livre. Et en Afrique, c’est le Congo-Brazzaville qu’il a choisi pour présenter en primeur ces deux livres à ses lecteurs.

Cliquer sur la photo pour lire la vidéo

Jean-Jacques Jarele SIKA / Valda Saint Val / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-24 20:30:20

Brazzaville : Kiss Man, le peintre congolais qui nous offre un peu de beauté dans un monde souvent gris et monotone

Hommage au peintre congolais, Kiss man de son vrai nom Daniel Yombo. Cet artiste qui nous offre un peu de beauté dans un monde souvent gris et monotone. Il nous rappelle que l'art peut se trouver partout, et que la créativité n'a pas de limites. Depuis 30 ans, il fait figure d’exception dans le marché local des œuvres d’art. Doté d’un talent inné, cet artiste protéiforme incarne à la fois une créativité hors pair et le symbole d’une intégration culturelle africaine.

Plus que de simples peintures, les tableaux de Kiss Man sont de grands messages invitant les citoyens du monde à œuvrer pour la protection de la nature.

Il exprime son art sur le boulevard Denis Sassou-N’Guesso, à l’entrée de l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville. Ses œuvres ne laissent personne indifférent et son atelier est révélateur de l’immensité de son talent.

Réinventer les héros et les tableaux classiques, c’est sa manière à lui de lier l’histoire de l’art et les problèmes contemporains.

«Des fois, je réalise des œuvres inexplicables. Quand je peins un portrait et que le client se reconnaît dans mon travail, je me sens bien. Le Congo est un paradis, et je vis dans ce paradis», clame-t-il.

Plusieurs de ces œuvres s’écoulent à prix d’or.

Aujourd’hui, sa réputation s’étend bien au-delà des frontières nationales.

Armé de ses pinceaux, il souhaite aller encore plus loin dans sa conquête des amoureux de l’art pictural.

Jean-Jacques Jarele SIKA /Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-01-24 18:06:07

Congo-UNICEF : Analyse alarmante et inquiétante sur la scolarité de près de 250 millions d’enfants, perturbée par les crises climatiques en 2024

Une nouvelle analyse publiée par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le 24 janvier 2025 à New York, aux Etats-Unis d’Amérique, relève qu’en 2024 au moins 242 millions d’élèves dans 85 pays ont vu leur scolarité perturbée par des phénomènes climatiques extrêmes. Qu’il se soit agi de vagues de chaleur, de cyclones tropicaux, de tempêtes, d’inondations ou de sécheresses, ces événements ont contribué à exacerber une crise de l’apprentissage déjà existante. C’est en Afghanistan, au Bangladesh, au Mozambique, au Pakistan et aux Philippines que l’éducation a été la plus affectée par les vagues de chaleur, les cyclones, les inondations et les tempêtes.

Selon le rapport intitulé ’’Learning Interrupted: Global Snapshot of Climate-Related School Disruptions in 2024 (Interruption des apprentissages : Aperçu mondial des perturbations scolaires liées au climat en 2024)’’, publié à l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, examine pour la première fois les aléas climatiques ayant entraîné des fermetures d’écoles ou une interruption importante du calendrier scolaire, ainsi que l’impact de ces perturbations sur les enfants, de l’enseignement préscolaire au deuxième cycle de l’enseignement secondaire.

Les vagues de chaleur sont l’aléa climatique qui a entraîné le plus de fermetures d’écoles l’an dernier, plus de 118 millions d’élèves ayant été concernés rien qu’au mois d’avril, d’après les données. Les établissements scolaires du Bangladesh et des Philippines ont ainsi massivement fermé leurs portes en avril, tandis que le Cambodge a raccourci de deux heures les journées d’école. En mai, dans certaines régions d’Asie du Sud, la température a atteint 47 degrés Celsius, exposant les enfants à un risque d’hyperthermie.

« Les enfants sont plus vulnérables aux impacts des crises liées aux événements météorologiques, notamment aux vagues de chaleur, aux tempêtes, aux sécheresses et aux inondations, qui sont plus intenses et plus fréquentes », explique Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF.

« L’organisme des enfants est particulièrement vulnérable. Leur température augmente plus rapidement et redescend plus lentement que celle des adultes, car ils transpirent de manière moins efficace. Les enfants ne peuvent pas se concentrer dans des lasses qui n’offrent aucun répit face à la chaleur étouffante, et ils ne peuvent pas non plus se rendre à l’école si la route est sous l’eau ou si leur établissement a été emporté par les crues.

L’an dernier, un élève sur sept a vu sa scolarité interrompue en raison d’un événement météorologique extrême, une déscolarisation qui met en péril la santé et la sécurité de ces enfants, et entraîne des répercussions sur leur éducation à long terme. »

A noter que, certains pays ont dû faire face à plusieurs aléas climatiques. Ainsi, l’Afghanistan a été confronté non seulement à des vagues de chaleur, mais aussi à d’importantes crues éclairs qui ont endommagé ou détruit plus de 110 écoles au mois de mai, perturbant l’éducation de milliers d’élèves.

En outre, les perturbations dues à des phénomènes climatiques ont toutefois été les plus fréquentes en septembre, un mois qui marque le début de l’année scolaire dans de nombreuses régions du monde. Au moins 16 pays ont en effet dû interrompre l’enseignement à ce moment clé en raison de phénomènes météorologiques extrêmes, notamment du typhon Yagi, lequel a eu un impact sur 16 millions d’enfants en Asie de l’Est et dans le Pacifique.

D’après l’analyse, la région du monde la plus touchée était l’Asie du Sud, où 128 millions d’élèves ont vu leur scolarité bouleversée par des événements climatiques l’an dernier, tandis qu’en Asie de l’Est et dans le Pacifique, 50 millions d’élèves ont été concernés. En Afrique, les conséquences dévastatrices du phénomène El Niño se sont poursuivies, l’Afrique de l’Est ayant notamment été touchée par de fortes pluies et des inondations fréquentes, et certaines parties de l’Afrique australe ayant subi de graves sécheresses.

En effet, l’augmentation des températures, les tempêtes, les inondations et les autres aléas climatiques peuvent détériorer les infrastructures et les fournitures scolaires, empêcher les enfants de se rendre à l’école, créer des conditions d’apprentissage peu sûres et avoir des répercussions sur la concentration, la mémoire ainsi que la santé mentale et physique des élèves.

Par conséquent, dans les contextes fragiles, la fermeture prolongée des écoles réduit la probabilité de ré scolarisation pour les élèves et les expose à un risque accru de mariage précoce et de travail des enfants. Les données montrent que les filles sont souvent touchées de manière disproportionnée par ces phénomènes, et qu’elles font face à des risques plus élevés de déscolarisation et de violence liée au genre pendant et après les catastrophes.

Partout dans le monde, les systèmes éducatifs échouaient déjà à répondre aux besoins de millions d’enfants. En effet, la pénurie d’enseignants formés, les classes surchargées et les disparités en matière de qualité des enseignements et d’accès à l’éducation sont depuis longtemps à l’origine d’une crise de l’apprentissage que les aléas climatiques viennent aggraver encore davantage.

Toujours selon l’analyse, si près de 74 % des élèves touchés l’an dernier vivaient dans un pays à faible revenu ou un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, aucune région n’a toutefois été épargnée. Des pluies torrentielles et des inondations ont ainsi frappé l’Italie en septembre, perturbant la scolarité de plus de 900 000 élèves, puis l’Espagne en octobre, interrompant l’éducation de 13 000 enfants.

Le rapport indique que les écoles et les systèmes éducatifs sont en grande partie sous-équipés lorsqu’il s’agit de protéger les élèves de ces conséquences, car les investissements centrés sur les changements climatiques dans le secteur de l’éducation restent particulièrement faibles, et les données mondiales concernant les perturbations de la scolarité dues aux aléas climatiques demeurent limitées.

L’UNICEF collabore avec les gouvernements et avec ses partenaires pour favoriser, d’une part, la modification des salles de classe existantes de sorte à les rendre résilientes aux changements climatiques et, d’autre part, la construction de nouvelles infrastructures répondant à ces critères, l’objectif étant de protéger les enfants des conditions météorologiques extrêmes. Au Mozambique, par exemple, l’éducation des enfants est régulièrement perturbée par des cyclones. Le pays a ainsi été frappé au cours des deux seuls derniers mois par Chido et Dikeledi, des événements qui ont eu des répercussions sur 150 000 élèves. Face à cette situation, l’UNICEF a soutenu la construction de plus de 1 150 classes résilientes aux changements climatiques dans près de 230 écoles du pays.

 Il sied de signale qu’en novembre dernier, dans son rapport « La Situation des enfants dans le monde », l’UNICEF tirait par ailleurs la sonnette d’alarme en indiquant que les crises climatiques seraient plus fréquentes entre 2050 et 2059, avec huit fois plus d’enfants exposés à des vagues de chaleur extrêmes et trois fois plus d’enfants exposés à des crues extrêmes, par rapport aux années 2000.

L’UNICEF appelle donc les dirigeants mondiaux et le secteur privé à agir de toute urgence pour protéger les enfants des conséquences de plus en plus nombreuses des changements climatiques en : veillant à ce que les plans nationaux en matière de climat – notamment les contributions déterminées au niveau national et les plans nationaux d’adaptation – renforcent les services sociaux essentiels aux enfants tels que l’éducation afin que ceux-ci deviennent davantage climato-compatibles et résilients face aux catastrophes, et en s’assurant qu’ils incluent des engagements adéquats en matière de réduction des émissions permettant de prévenir les impacts les plus graves des changements climatiques ; investissant dans des établissements scolaires résilients face aux catastrophes et climato-compatibles permettant aux enfants d’apprendre en toute sécurité ; accélérant le financement visant à améliorer la résilience aux changements climatiques dans le secteur de l’éducation, notamment en investissant dans des solutions qui ont fait preuves ou dans des solutions prometteuses ; intégrant explicitement dans tous les domaines l’éducation aux changements climatiques et des engagements tenant compte des enfants.

« L’éducation est l’un des services les plus fréquemment perturbés par les aléas climatiques. Or, c’est un domaine souvent négligé dans les discussions malgré son rôle dans la préparation des enfants à l’adaptation aux changements climatiques », affirme Catherine Russell. « L’avenir des enfants doit être au cœur de l’ensemble des plans et des actions en matière de climat ».

VALDA SAINT-VAL/ Source : UNICEF-Congo

Photos : DR (UNICEF)

 

 

Créé le 2025-01-24 15:10:11

Hugues Gervais Ondaye en VRP au salon du tourisme de Madrid : cinq jours pour présenter le Fespam en Espagne

Le Commissaire général du Festival panafricain de musique (Fespam ), prend part à la 45e édition du salon FITUR 2025, qui se tient du 22 au 26 janvier à Madrid en Espagne et placé cette année sous le signe de l’innovation et la durabilité. Hugues Gervais Ondaye a lancé une offensive de charme pour présenter, avec luxe et détails, et avec une clarté biblique, la 12e édition du Fespam qui aura lieu du 19 au 26 juillet 2025 à Brazzaville sous le thème : "Musique et enjeux économiques en Afrique à l'ère du numérique" et sous le très haut patronage du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso.

Dans une ambiance très bienveillante, le Commissaire général du Festival panafricain de musique a affiché le ton de sa participation au salon du tourisme de Madrid : séduire les investisseurs espagnols et européens encore très frileux à l'idée de s'engager dans un pays aux potentiels gigantesques et très stable sur le plan politique.

Ville siège du FESPAM depuis 1996 et décrétée par l’UNESCO Première ville créative dans le domaine de la musique en Afrique, Brazzaville entend faire du Festival panafricain de musique l’outil qui permettra au continent de s’ancrer dans le monde de l’industrie musicale mondiale.

Avec le FESPAM, l’Union africaine (UA) et la République du Congo visent grand : séduire et conquérir un public diversifié de plus en plus exigeant et connecté, servir de tremplin à l’innovation et de miroir au dynamisme de la jeunesse africaine, monétiser enfin la musique africaine pour faire vivre partout la scène musicale du continent.

L’année 2025 marque donc le trentième anniversaire du Festival Panafricain de Musique et la douzième rencontre que cette institution organise à Brazzaville depuis 1996, conformément à sa double vocation festive et intellectuelle.

Porté par ses trente années d’existence consacrées entièrement à la musique, le FESPAM est à la fois un creuset où prennent corps des talents nouveaux et une caisse de résonnance des voix confirmées, que ces talents et ces voix viennent d’Afrique ou de sa diaspora.

Le salon du tourisme de Madrid marque une fois de plus le coup d’envoi du calendrier international des foires touristiques. Avec des chiffres en constante progression, l’événement confirme son statut de rendez-vous incontournable pour le secteur, tant par le volume de participants que par son influence mondiale.

Cette 45e édition met en avant le rôle clé du tourisme dans la transformation économique et sociale, tout en réaffirmant son engagement en faveur de la durabilité et de l'innovation. FITUR continue de battre des records avec la participation de 9.500 entreprises (contre 9.000 en 2024), provenant de 156 pays (152 en 2024) et 884 exposants titulaires (806 l’an dernier).

Ces chiffres témoignent d’un dynamisme renouvelé, renforcé par la présence du Congo-Brazzaville en tant que pays invité.

Parmi les temps forts de cette édition, l’espace FITUR 4all, consacré au tourisme accessible, s’impose comme un pilier central. Soutenu par le mécénat de Majorque, cet espace vise à promouvoir l’inclusion et les initiatives innovantes dans le secteur. Il sera aussi marqué par l’attribution de prix et la publication d’un guide de bonnes pratiques, en partenariat avec l’organisation "Impulsa Igualdad".

Dans la continuité de ses efforts pour un développement plus responsable, IFEMA Madrid, organisateur du salon, met un point d’honneur à mesurer l’empreinte carbone de l’événement.

Une initiative qui illustre la volonté croissante du secteur touristique de conjuguer croissance économique et durabilité.

Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-01-24 08:30:44

Denis Sassou-N’Guesso bientôt à Paris pour réaffirmer les liens d’amitié historiques entre le Congo et la France

Le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso et l’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès la République du Congo, Claire Bodonyi, ont évoqué, lors d’une réunion bilatérale ce jeudi 23 janvier 2025 à Brazzaville, la prochaine visite officielle du Président de la République du Congo en France.

Ce déplacement de Denis Sassou-N’Guesso dont la date n’a pas été précisée, constituera une opportunité majeure pour réaffirmer les liens d’amitié historiques entre le Congo et la France et redynamiser leur partenariat dans des domaines d’intérêt mutuel.

Cette rencontre a été également l’occasion de dresser un état des lieux de notre partenariat transversal avec la France, afin d’avoir une vision claire et partagée de l’état global de cette coopération bilatérale.

Denis Christel Sassou Nguesso et Claire Bodonyi ont échangé aussi sur la mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation des projets de coopération, un outil essentiel pour garantir l’efficacité et la durabilité des actions conjointes.

Madame Claire Bodonyi a enfin exprimé son souhait de mieux cerner les priorités et les besoins du Congo, dans le but d’orienter les prochaines actions de coopération selon nos attentes et nos ambitions.

La France entretient depuis toujours des relations privilégiées de coopération avec la République du Congo et se place aujourd’hui au premier rang des bailleurs de fonds bilatéraux.

Près de 200 entreprises ayant des intérêts français sont présentes en République du Congo, pour la moitié au travers de filiales de sociétés françaises, auxquelles s’ajoutent autant d’entreprises congolaises ayant un management et/ou des actionnaires français.

Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la relation entre le Congo et la France reste toujours forte.

Après des décennies d’investissements politiques et économiques, la stratégie de la France évolue pour préserver ses intérêts au Congo-Brazzaville.

Entre le Congo-Brazzaville et la France, la lune de miel n’est pas encore finie.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

 

Créé le 2025-01-23 21:42:13

Pointe-Noire : Des bébés noirs qui semaient la terreur dans le quartier Makayabou au gnouf

Des bébés noirs qui se filmaient et postaient leurs vidéos sur les réseaux sociaux interpellés par la police ! Dans une des vidéos postée sur les réseaux sociaux, on voit six bébés noirs se trouvant dans ce qui semble être une forêt. Ils n'hésitent pas à parler de leurs forfaits avec une réelle et cynique satisfaction. C'est ce groupe qui semait la terreur dans le quartier Makayabou, à Pointe-Noire.

La police ayant exploité cette vidéo a pu interpeller quatre d'entre eux.

Et les investigations se poursuivent.

«Bébés noirs », ce terme est le symbole d’une violence urbaine morbide équivalente à celle accouchée, voici peu, par les kuluna, autres enfants terribles de la délinquance urbaine exportée par Kinshasa (RDC).

Ils imposent leur loi à coups de gourdin ou de Douk-Douk, ce couteau de poche inventé par la coutellerie Cognet en 1929.

Ils gagnent du terrain à Brazzaville et à Pointe-Noire. Tant pis si, pour un téléphone, des bijoux ou quelques billets, ils doivent sortir la machette.

Violents et sans états d’âme, les « bébés noirs » sèment la terreur dans les rues de Brazzaville et Pointe-Noire. Ils sont là. Toujours en bande, armés et dangereux. Il y a des quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire, où l’on n’ose plus aller la nuit.

On parle d’un niveau d’attaque bestial ne faisant pas de quartier. Les victimes s’en sortent délestées de leurs biens avec, à la clef, de profondes balafres au visage, des bras amputées quand elles n’y laissent pas leur vie.

Les congolais avec leur manie de l’oxymore sont étonnés qu’on puisse être adolescent et se comporter en boucher !

Les « bébés noirs », arborent des cagoules noires quand ils passent à l’attaque, preuve que ceux qui sont attaqués sont des connaissances qui pourraient les reconnaître.

Dans certains quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire, les populations excédées sont parfois obligées de se constituer en « milices d’autodéfense », une pratique qui va pourtant à l'encontre des lois et règlements de la République.

La population a commencé à faire vengeance elle-même avec le nouveau phénomène qu’elle appelle "barbecues". Il suffit de jeter un coup d’œil sur les réseaux sociaux et vous verrez comment les « bébés noirs » sont en train d’être brulés, sans pitié et remords.

Au cours du traditionnel réveillon d’armes de fin d’année, le 31 décembre dernier à Brazzaville, Denis Sassou-N’Guesso, le chef suprême des armées, assure avoir « entendu que vous vouliez que cela change ».

Le Président de la République a demandé à la force publique de poursuivre, en 2025, l’effort d’éradication complète du grand banditisme dans les grandes villes et à l’intérieur du pays.

En sus de l’éradication du grand banditisme urbain, la force publique devrait également contrôler les frontières nationales afin qu’elles ne soient pas des passoires des hors-la-loi venus d’ailleurs.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

photo : DR

Créé le 2025-01-23 21:15:38

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