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Le soutien que le ministre congolais de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso apporte à la société China Salt Lake Industrial Group, a été au menu des discussions vendredi 30 mai à Brazzaville, avec la délégation de cette société spécialisée dans la production de potasse et d’engrais destinés à l’agriculture, conduite par son président, Xue Fei.
La délégation chinoise a exposé les avancées réalisées au Congo-Brazzaville, mais aussi les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de certaines actions. L’entreprise entend jouer un rôle important dans le secteur des intrants agricoles.

À l’écoute des préoccupations soulevées, le ministre Denis Christel Sassou Nguesso a assuré ses interlocuteurs de son soutien.

Il s’est engagé à prendre les mesures nécessaires pour lever les obstacles identifiés, et s’est dit prêt à porter le plaidoyer auprès des Ministères concernés afin de faciliter la poursuite et la réussite des projets engagés.
Cette rencontre s’est inscrite dans le cadre du partenariat stratégique entre la Chine et le Congo. Elle a permis de faire le point sur les projets en cours menés par China Salt Lake Industrial Group dans le pays.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-31 11:38:13
Un récent rapport des Nations-Unies indique qu’en moyenne, une femme meurt dans le monde toutes les deux minutes de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. Les chiffres appellent à davantage d’efforts pré et post natals, bien que la mortalité dans ces secteurs ait baissé ces vingt dernières années. Au Congo, les chiffres ne sont guère meilleurs, en dépit des mesures prises par les autorités sanitaires, pour résorber le phénomène.
Les derniers chiffres montrent une légère baisse de la mortalité des parturientes, mais celle-ci reste très importante. En 2020, 290 000 femmes sont décédées d’hémorragies graves, d’hypertension artérielle, d’infections liées à la grossesse, à l’accouchement ou à des avortements à risque, contre 309 000 en 2016.
Le rapport met en évidence des « régressions alarmantes » pour la santé des femmes ces dernières années, et un « revers majeur » dans plusieurs régions du monde. Certaines sont plus touchées que d’autres.
En 2020, 70% des décès maternels ont eu lieu en Afrique subsaharienne. Dans neuf pays affectés par de graves crises humanitaires, les taux sont doublés par rapport à la moyenne mondiale d’environ 230 décès pour 100 000 accouchements.
Trois facteurs majeurs : manque de soignants, de matériel et de suivi
La mortalité maternelle s’explique par le manque de soins, de matériel médical et de personnel. Environ 900 000 postes de sage-femmes font défaut, estime le rapport.
À cause des inégalités financières, d’éducation, ou raciales et ethniques, le suivi médical est défectueux dans bon nombre de pays : « près d’un tiers des femmes a moins de la moitié de huit contrôles prénataux ou ne reçoit pas les soins requis après l’accouchement », alerte le rapport.
La directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population, Dr Natalia Kanem, a déclaré qu’ « il est inacceptable que tant de femmes continuent de mourir inutilement pendant la grossesse et l’accouchement ».
Alarmées par ces données, les Nations unies invitent les États à mettre en place des actions pour viser un objectif de moins de 70 décès pour 100 000 accouchements d’ici à 2030.
Au Congo, le tableau n’est pas meilleur non plus. En 2022, le ratio de mortalité maternelle était estimé à 414 décès pour 100 000 naissances vivantes, tandis que celui des nouveau-nés s’élevait à 28,86 décès pour 100 000 naissances vivantes.
Même si le gouvernement a décrété la gratuité de la césarienne, encore qu’il faut qu’il faut avoir de kits disponibles, le problème reste entier car de nombreuses femmes surtout en milieu rural, ne bénéficient toujours pas d’un suivi prénatal conséquent. Parfois, c’est bien tard qu’une grossesse se révèle être à risque pour la mère ou le bébé.

Dans les grands centres urbains, l’appât du gain qu’anime certains personnels de santé fait parfois perdre un temps précieux pour la vie de la femme ou du bébé, surtout pour les grands prématurés.
Dans quasiment tous les hôpitaux du Congo, le service de néonatologie est réputé être celui qui enregistre le plus grand nombre de décès par jour. Entre manque d’oxygène et coupures d’électricité, certains jours sont vécus comme une véritable hécatombe, avec des taux de décès de plus de 70%.

Et cela devient affaire de chance, car tout dépend de sur qui on tombe, au moment d’aller accoucher. Quand on y ajoute le manque d’équipements ou encore les aléas consécutifs à l’humeur des soignants, l’accouchement reste sans conteste une question de vie ou de mort pour la maman et le bébé à naître.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-05-30 21:05:34
Les règles de sécurité routière sont vos meilleurs outils. Les accidents ne se produisent pas, ils sont causés. La vitesse tue. C’est dans cette optique que le secrétaire général de la FESYPTC en charge de la section de transports en commun, Ngatsé Itoua Mbola, a plaidé pour une formation obligatoire en conduite et en code de la route pour les conducteurs de motos-taxis, en vue de réduire les accidents devenus fréquents dans les zones urbaines.
Face à la multiplication des accidents impliquant des motos-taxis, la Fédération a décidé de lancer un programme de formation destiné à doter les conducteurs des connaissances essentielles pour exercer leur métier dans de meilleures conditions de sécurité.
« Nous nous sommes réunis pour sensibiliser les conducteurs de motos-taxis à l’importance de se conformer au décret régissant le transport en commun. Il est inadmissible que certains roulent sans immatriculation ni aucune notion des règles de conduite », a déclaré Ngatsé Itoua Mbola.
Dans un secteur en pleine expansion, la FESYPTC distingue plusieurs profils parmi les conducteurs de motos-taxis : ceux ayant déjà bénéficié d’une formation organisée par des partenaires, et ceux qui, sans aucune base en conduite, prennent le risque de transporter des passagers, mettant ainsi leur propre vie et celle des autres en danger.

Ces dérives, qui nuisent à l’image des professionnels du deux-roues, ont motivé la Fédération à prendre des mesures pour encadrer le secteur.
Désormais, la formation préalable sera exigée avant toute intégration dans la filière.
Il suffit de se mettre debout sur les grandes artères de la capitale congolaise pour constater comment les motos-taxis roulent à vive allure avec des clients, sans casques de protection.
Pourtant, l’importance du port du casque reste nécessaire et primordiale afin de réduire les risques de traumatismes crâniens en cas de choc à la tête lors d’un accident.
A Brazzaville, les accidents de la route sont fréquents, et souvent meurtriers. La circulation est chaotique et la plupart des carrefours dépourvus de feux opérationnels.
La plupart des victimes des accidents de la route sont des personnes sur des engins à deux roues.
Les statistiques officielles indiquent que sur les 12.564 accidents routiers observés dans le pays, 3.708 impliquent les motocycles, soit un pourcentage de 29,51%.
Ce corps de métiers apporte du sang neuf dans le monde du transport, une vraie valeur ajoutée. Une réponse aux problèmes de transport dans les villes congolaises. Un business qui soulage plusieurs jeunes congolais étranglés par le chômage.

Près de 18 000 motocycles roulent au Congo. Ces engins sont essentiellement importés d’Asie.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-05-30 20:34:27
Des représentants du premier Congrès des peuples autochtones issus des trois grands bassins forestiers de la planète, c'est-à-dire Amazonie, Bornéo-Mékong et Bassin du Congo, ont échangé ce vendredi 30 mai 2025 au Palais du Peuple de Brazzaville, avec le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, qui a fait de la conservation des écosystèmes et de la biodiversité son véritable cheval de bataille.

Le Congo-Brazzaville a encore confirmé, s’il en était encore besoin, son rôle moteur dans les initiatives environnementales à l'échelle internationale en plaçant les peuples autochtones au cœur des solutions pour un avenir durable des écosystèmes.

Le premier congrès des peuples autochtones et des populations locales des bassins forestiers s’est tenu cette semaine du 26 au 30 mai à Brazzaville.
Dirigeants autochtones, représentants de communautés et défenseurs de l’environnement sont déterminés à défendre les écosystèmes forestiers les plus vitaux de la planète.

L’événement vise à obtenir une déclaration commune en amont de la COP30, prévue à Belém, au Brésil, au mois de novembre.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-30 16:25:09
Parmi les causes des contre-performances du système scolaire congolais dans les comparaisons internationales, l’une apparaît comme fondamentale : les défauts de la formation des instituteurs. Quatre instituteurs congolais sur cinq disent ne pas avoir été suffisamment préparés à leur métier. Or la formation est l’une des composantes majeures de l’« effet maître », autrement dit la capacité personnelle des enseignants à faire réussir leurs élèves, notamment à contrecarrer les inégalités sociales. Métier en crise ou crise de vocation, dans tous les cas, le secteur de l’éducation n’a jamais été aussi proche du sinistre. Une situation qui donne la mesure de l’inquiétante inertie du paquebot « éducation nationale ».
« Avant on faisait le concours de l’ENI pour une formation de deux ans avec des stages à l’appui. Mais aujourd’hui, avec les écoles privées qui poussent comme des champignons à Brazzaville, nombreux font juste une formation de 3 ou 6 mois derrière la maison avec ou sans Bac. Ensuite, ils sont autorisés à enseigner. 70% des jeunes instituteurs aujourd’hui ne passent plus par l’École Normale d'Instituteurs (ENI) de Dolisie, cette école fondatrice de l'avenir de notre République qui a vu passer des générations de futurs enseignants. Du coup, nos enfants ne reçoivent plus une très bonne formation de base », nous a confié une institutrice d’un très célèbre complexe scolaire de la capitale congolaise, formée à l’ENI de Dolisie.
Une déclaration qui transpire le désarroi, la complaisance et les défis structurels auxquels est confronté tout le système éducatif national.
Alors que l’enseignement de qualité, se présente aujourd’hui comme la seule arme pour faire face aux imprévues sans cesse grandissant de l’univers, l’école socle de formation de l’élite de demain, bat de plus en de l’aile au Congo-Brazzaville, selon de nombreux parents d’élèves interrogés par notre rédaction.
« L’enseignement est devenu le dernier des métiers. Dans l’enseignement on a tout délaissé au profit de la politique. Alors que les métiers comme la santé et l’enseignement sont essentiels pour un pays. Et quand on a une jeunesse mal formée on s’attend à quoi ? A l’époque du ministre Ndinga Oba, paix à son âme, il y avait des engagements décennaux. Je m’en vais à l’école pour servir. Aujourd’hui le métier d’enseignant n’est plus bien vu... », lance Gilles Obambi, parent d’élève.
Des errements politiques ont abouti à une succession de cotes mal taillées, qui ont rendu illisible le parcours menant au métier d’enseignant. Dans un contexte d’aggravation de la pénurie d’enseignants, il est temps de redresser la barre.
Le collège ne va pas bien, mais les difficultés des élèves n’apparaissent pas soudainement à leur arrivée en 6e. C’est à l’école primaire que les difficultés des élèves émergent.
Au Congo-Brazzaville, l’école primaire ne va pas bien non plus et il ne faut pas regarder ailleurs.
Les causes de cette situation sont anciennes et sont le bilan de plusieurs décennies de gouvernements successifs. Notre pays a l’école primaire qu’il a voulue et donc qu’il mérite.
« Aucun enfant n’est réellement nul à l’école. Le problème de l’école congolaise, c’est que leur méthode d’apprentissage est mauvaise avec des instituteurs qui n’ont pas de niveau et donc mal formés. Nombreux ne passent plus par l’ENI et c’est très inquiétant pour l’avenir du pays », affirme Gilles Obambi.
« Mon constat n’est pas bon. On l’entend partout, et cela est vrai : le système éducatif congolais est en crise. Parmi l’ensemble des éléments qui expliquent ce phénomène, figure la mauvaise formation des instituteurs. L’école primaire apparaît donc davantage chaque jour comme une boîte trop petite pour contenir tout ce qu’il y a à l’intérieur. Pour le dire autrement, l’idéologie et les pédagogies traditionnelles de l’école ne sont plus adaptées aux attentes des parents et des enfants. Le décalage qui en résulte alimente l’insatisfaction face au système scolaire. Pour ne donner qu’un exemple, les familles qui autrefois adhéraient totalement à l’institution et lui livraient leurs enfants sans chercher à y regarder de plus près, souhaitent aujourd’hui intervenir, dialoguer avec les enseignants et s’investir davantage dans la vie scolaire de leurs enfants. Or l’école dans sa forme actuelle ne le permet encore que trop peu », a-t-il ajouté avant de préciser que « l’avenir appartient aux enfants. L’école doit donc leur donner les outils pour se fabriquer l’avenir qu’ils voudront avoir ».
L’École Normale d'Instituteurs de Dolisie assure depuis plus quarante-quatre ans, la formation des instituteurs du préscolaire et du primaire et délivre, en 2 ans de formation, un certificat de fin de formation des études des écoles normales (CFEEN). L’admission à l'ENI de Dolisie se fait par concours avec le baccalauréat comme niveau requis à l’entrée.
L’ENI a été construite en 1977 pour résoudre le problème de manque criard d’effectifs d’enseignants qui faisait défaut au Congo-Brazzaville.
Depuis 2016, le déficit en personnel enseignant est chiffré à 20 000.
Deux facteurs principaux expliquent ce chiffre colossal : les départs massifs à la retraite, plus de mille enseignants, sans compensation de recrutement à la Fonction publique pendant de nombreuses années et l’augmentation vertigineuse de la population scolaire.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-30 14:53:49
Le Président de la RDC, Félix Tshisekedi, a accordé jeudi soir à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, une audience au ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local de la République du Congo, Raymond Zéphirin Mboulou, émissaire de son homologue Denis Sassou-N'Guesso.
L’hôte du Chef de l’État de la RDC était porteur d’un message de son Président sur le renforcement des liens historiques entre le Congo-Kinshasa et le Congo-Brazzaville.
« Cela renforce aussi les relations de bon voisinage entre nos deux pays ayant des frontières et des langues en commun », a déclaré le ministre Raymond Zéphirin Mboulou.

Les deux capitales les plus rapprochées du monde sont séparées de 4 km par un fleuve qui donne le même nom à leurs deux États respectifs : le Congo. Sur la rive droite, la République du Congo (Brazzaville) ; sur la rive gauche, la République démocratique du Congo (Kinshasa).
La géographie, l’ethnographie, la culture les rapprochent, mais l’histoire et la politique les ont séparées.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-30 11:40:22
Initiée pour l’accompagnement, l’assistance, l’encadrement et l’appui à l’entrepreneuriat de la jeunesse congolaise, le FHIC (Forum Horizon Initiative et Créativité), appelé avant ''Forum Mbongui des jeunes'' va poser ses valises du 12 au 14 juin 2025 à Impfondo, pour sa 4e édition consécutive, dans le chef-lieu du département de la Likouala, dans la partie septentrionale du Congo. L’annonce a été donnée le jeudi 29 mai 2025 à l’hôtel Olympic Palace de Brazzaville, au cours d'un point de presse animé par Aline France Etokabéka, présidente du comité d'organisation de cette 4e édition, sous le patronnage de Noël Léonard Essongo, général de division, chef d’Etat-Major particulier du Président de la République, parrain de l'événement, avec pour thème : « Populations de la Likouala engageons-nous pour le développement de notre département par l'entrepreneuriat ».
En effet, le ’’Forum horizon initiative et créativité’’ est la dénomination de ’’Forum Mbongui des jeunes’’. A travers cette nouvelle appellation, ce forum connait dès lors une évolution très significative sur l’élargissement de ce concept en sa 4e édition, qui se déroulera du 12 au 14 juin prochain dans la ville d’Impfondo, chef-lieu du département de la Likouala au Nord du Congo. Véritable opportunité, ce forum, la 4e du genre est mieux placé pour établir un lien direct avec les populations du département, au regard de ses multiples potentialités et ressources naturelles.
Le Forum horizon initiative et créativité est une plateforme tournante, qui s’arrime avec la vision du Président de la République, chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, qui a toujours placé la jeunesse au cœur de ses préoccupations et priorités.

Ainsi, la présidente du comité d’organisation de la 4e édition, la première sous la nouvelle dénomination FHIC, révèle les motivations sur le choix de la localité ou du département.
« Pourquoi le département de la Likouala ? Déjà, c'est un département qui est à l'extrême Nord de notre pays, d’accès assez difficile, il faut le signaler quand-même ! Mais, qui regorge de beaucoup d’atouts. Néanmoins, beaucoup de projets de développement sont orientés vers ce département, afin de lui permettre d'être au même diapason avec les autres départements de notre pays. Nous devrons en tout cas rentrer dans cette lignée du processus de développement. Le département de la Likouala est très riche en ressources naturelles, baigné par un grand fleuve, l’Oubangui, très riche et ressources halieutiques et une grande forêt équatoriale qui aujourd'hui, fait la fierté de notre pays en matière de développement et de transformation. Sinon des actions autour des ressources forestières, il était important pour nous d'essayer de regarder de ce côté-là », a-t-elle précisé.

A noter que le Forum horizon initiative et créativité, qui succède, mieux, la continuité de Forum ’’Mbongui des jeunes’’ est une plateforme juvénile, qui n’intéressera plus que les jeunes, mais toutes les masse locale et paysannes qui œuvre pour le développement de sa localité, dans la promotion des actions novatrices et des projets pour une prise en charge personnelle. Il faut tout simplement leur apporte des outils nécessaires pour développer leurs compétences personnelles et d’accéder au développement. C’est un appel à la jeunesse toute entière afin de se lancer dans l’entrepreneuriat.
Pour Aline France Etokabéka, cette rencontre d’Impfondo est une innovation dont l’urgence sera d’impliquer tous les habitants de la localité, de profiter des potentialités de leur département, en favorisant leur épanouissement et leur bien-être social.

« D’ailleurs, la mutation ou la dénomination de ’’Forum Mbongui des jeunes’’ à ’’Forum horizon initiative et créativité’’ explique le fait de l’élargissement de notre champ d’action, de la jeunesse avant, à toutes les couches, tous les habitants des localités. C’est pour conditionner tout le monde et les intéresser à l’ouvrage que nous avons procédé à cette dénomination, cette sorte de réforme », a souligné Mme la présidente du comité d’organisation de la 4e édition du Fhic, Aline France Etokabéka.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-05-30 10:43:08
Le mauritanien Sidi Ould Tah a été élu président de la Banque africaine de développement (BAD) jeudi 29 mai 2025 à Abidjan, par la majorité absolue des gouverneurs. Cet ancien ministre mauritanien de l’Economie l’emporte avec 76,18% de voix.
Le nouveau président élu de la BAD prend la tête de l’institution au moment où il y a beaucoup de défis à relever. La situation climatique, les tensions commerciales actuelles, la baisse de l’aide publique au développement, sont autant de problèmes à résoudre.
« Je voudrais d’abord remercier l’Afrique pour la confiance. Je vous remercie pour cette confiance dont je mesure la responsabilité et le devoir qui l’accompagne », fait-il savoir juste à l’issue de sa victoire sans appel.
Eliminé au troisième tour, le Sénégalais Amadou Hott n’a pas manqué de saluer la victoire de son challenger.
Sidi Ould Tah, né le 31 décembre 1964 à Mederdra, est un homme politique et économiste mauritanien.
Il est président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique depuis 2015.
En 2025, il annonce être candidat à la présidence de la Banque africaine de développement.
Le Groupe de la Banque africaine de développement comprend trois entités : la Banque africaine de développement, le Fonds africain de développement et le Fonds spécial du Nigéria.
Ses pays actionnaires comprennent 54 pays africains, encore appelés pays membres régionaux, et 27 pays non africains, également appelés pays membres non régionaux.
Grande puissance économique de l’Afrique de l’Ouest, le Nigéria s’offre la première place avec 8,6% des actions. Il est suivi des États-Unis d’Amérique, de l’Égypte, du Japon et de l’Algérie.
La BAD est une institution financière panafricaine qui contribue au développement des différents pays du continent. Dans cette mission, elle a pour rôle de financer et ou de participer à la mobilisation des ressources pour les projets des nations africaines, et ce, grâce à ces actionnaires.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-05-30 10:06:20
Tel un serpent de mer, l’insalubrité innommable dans les principaux marchés, aussi bien à Brazzaville qu’à l’intérieur du pays, apparaît comme une équation insoluble. Les équipes dirigeantes ont beau se succéder à la tête des municipalités, le problème de l’insalubrité dans les marchés se posent toujours avec autant d’acuité. Comme dans le mythe de Sisyphe.
Dans les allées encombrées des marchés populaires, il n’est pas rare de voir du poisson, de la viande, des légumes ou des fruits, à même le sol, exposés aux mouches, à la poussière et parfois même aux rats et autres bestioles. Une scène banalisée, mais lourde de conséquences.

Dans de nombreux marchés du Congo, les produits proposés à la vente et à la consommation sont de toute évidence, souvent exposés à proximité de déchets en décomposition qui exhalent des odeurs nauséabondes. Une situation alarmante qui multiplie les risques de maladies.
Entre manque d’hygiène, insouciance, mauvaise organisation et laxisme des services d’hygiène et administratifs compétents, cette réalité pose la question de la sécurité alimentaire et de la responsabilité collective.

C’est une situation à haut risque sanitaire.
Les denrées alimentaires exposées à de tels environnements sont potentiellement vectrices de maladies comme la typhoïde, la diarrhée ou le choléra.
Malgré les efforts de certaines municipalités pour entretenir la propreté, les déchets s’accumulent en fin de journée, faute d’un système de collecte efficace et d’une prise de conscience collective.
Les commerçants, souvent installés dans des zones non autorisées, contribuent largement à accentuer cette promiscuité flagrante entre vivres et détritus.

Les autorités sont donc appelées à redoubler d’efforts : réorganisation des espaces de vente, application stricte des normes sanitaires, sensibilisation de la population et, surtout, responsabilisation des commerçants.
La sécurité alimentaire commence par un environnement propre.
Il en va de la santé de tous !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Crédit photos : Magloire
Créé le 2025-05-29 11:27:19
S'il vous était donné la lourde charge de diriger le Congo, vous n'auriez pas une autre alternative, si ce n'était d'arpenter toutes les capitales, pour en tirer la sève nécessaire, pour faire avancer le Congo. Mais comme cette noble initiative ne vient pas de vous, raison pour laquelle vous chicanez, hurlez, comme si, coopérer avec la Russie était un crime de Lèse-Majesté.
Si votre mémoire n'était pas fugace, il vous reviendrait que, la Russie, pour ne pas dire l'ex Union Soviétique, pendant toute la période de la guerre froide, avait été l'allié idéologique du Congo, contrairement à d'autres États, qui avaient opté pour le bloc opposé, cristallisant ainsi la séparation par blocs diamétralement opposés.
Affirmer tout de go le bradage de notre souveraineté au Rwanda, mais à ce jour, rien de l'emprise rwandaise ne prend jour au Congo, ce qui veut donc dire que votre narration est puérile, ce fait, ma foi, vous met au vitriol des pourfendeurs à tort de notre République.
Nous voulons bien, que vous puissiez nous montrer la moindre construction, débutant ainsi la colonisation du Congo par le Rwanda ; s'il n'y'a rien de tout cela, taisez-vous, plutôt que de vendre de l'utopie aux Congolais.
Je passe outre d'autres affirmations, qui sont de nature à mettre à l'actif de votre frustration, qui ne connaît pas de limites.
L'oléoduc envisagé de Pointe-Noire_ Loutété à Malakou, au-delà peut-être de Brazzaville, est un projet porteur, qui résistera aux épreuves du temps, même après le règne du PCT, qui hante votre esprit.
Tout homme épris, doit pouvoir magnifier tous ces projets porteurs, plutôt que de les entrevoir sous le prisme d'une raillerie, car le Congo, par- delà les clivages, reste éternel.
Oui,malgré votre hargne, nous connaissons les bienfaits du régime du Président Denis Sassou Nguesso, bien que l'œuvre humaine ne soit pas parfaite, car la perfection, relève de la divine providence.
Oui, le pipeline attendu, sera un vecteur, qui contribuera assurément à fluidifier le transport des produits pétroliers et gaziers, vers des grands centres de consommation, réduisant ainsi les difficultés actuelles.
Sans rancune, j'ai dit.
Brice ITOUA Conseiller départemental et municipal de Pointe-Noire
Créé le 2025-05-29 10:59:40
Les 18 partis politiques membres de la mouvance présidentielle ont manifesté mardi 27 mai 2025 à Brazzaville, leur indéfectible soutien à l’action du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso.
Cette décision a été prise lors d’une réunion de cette plateforme politique, consacrée à sa restructuration, au cours de laquelle elle a adopté sous l’autorité de son président par intérim, M. Pierre Moussa, les documents fondamentaux, à savoir les statuts et le règlement intérieur.
A l’issue de cette réunion, le secrétaire général du parti, le Mouvement action renouvelé (Mar), M. Roland Bouity Viodo, a affirmé qu’au cours des travaux de cette rencontre, les 18 partis se sont engagés à œuvrer, dans un esprit de consensus pour poursuivre l’accompagnement et le soutien au Chef de l’Etat.
De même, le parti s’est s’engagé dans les prochains jours, à soutenir le Président de la République lors des prochaines consultations électorales.
Selon lui, il s’agira pour le double collège des présidents de la majorité présidentielle de donner une nouvelle impulsion au fonctionnement de cette plateforme.
Pendant cette réunion, le collège des présidents de ces 18 partis de la majorité présidentielle a enregistré la demande d’adhésion du Mouvement pour la solidarité et le développement (Msd) de M. Blanchard Oba, qu’il a ensuite acceptée et validée à l’unanimité.
Germaine MAPANGA / source ACI
Photo : DR
Créé le 2025-05-29 09:46:37
Dolisie a les pieds dans l’eau et le moral dans les chaussettes. La ville préfecture du Niari (sud) s'efforce ce jeudi de retrouver une vie presque normale après une série inédite de marées hautes qui ont dévasté la troisième ville du Congo mercredi, inondant maisons et routes et endommageant plusieurs commerces.

Dans tous les quartiers de la capitale de l’or vert, commerçants et riverains s'emploient, munis de seaux et de balais, à nettoyer les boutiques et les maisons envahies à plusieurs reprises par l'eau et la boue.

Les quartiers Tahiti, Passi Golo, Mangadzi… sont coupés du centre de la ville.

Routes endommagées, éleveurs désemparés : Dolisie tente ce jeudi de mesurer l'étendue des dégâts causés par les pluies exceptionnelles et les inondations d'ores et déjà estimés à plusieurs millions de FCFA.
Artères impraticables pour les piétons, chaussées noyées, canalisations obstruées, sont, entre autres, le bilan de cette journée pluvieuse.

Ce matin, les taxis ont repris timidement leurs va-et-vient sur l’avenue de l’indépendance et comme toujours le retrait des eaux a laissé derrière des morceaux de détritus sur les places et les ruelles de la capitale départementale du Niari.

A moindre pluie tombée, l’accès dans plusieurs quartiers de Dolisie devient un véritable casse-tête chinois pour les populations de la capitale de l’or vert qui s’interrogent toujours sur le vrai rôle des autorités municipales.

"Les autorités municipales ont préféré mettre les pavés sur les trottoirs au centre-ville que de privilégier les axes desservant les quartiers périphériques où des populations éprouvent énormément des difficultés pour leurs divers déplacements", nous a confié un commerçant.

La fête de l’Ascension qui marque la dernière rencontre de Jésus avec ses disciples après sa Résurrection ainsi que son élévation au ciel est donc amère pour de nombreuses familles qui se sont réveillés sous ce déluge de la nature.

Beaucoup d’entre elles ont presque ou tout perdu suite à cette pluie.

Pour beaucoup, le problème du drainage des eaux et les constructions anarchiques qui se posent avec acuité à Dolisie est en grande partie la cause de cette situation.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-05-29 08:58:10
Ces petits insectes que vous voyez sur la photo ne sont pas anodins. Il s’agit des Paederus, aussi appelés insectes brûlants ou insectes potos. À l'approche de la saison sèche, depuis quelques semaines dans plusieurs quartiers de Brazzaville, l'insecte « Cara-cara » - ainsi nommé au Congo pour ses couleurs noir et rouge qui renvoient au maillot du club CARA - ou « Ekonda », son nom en RDC, sévit à nouveau.
Ils ne piquent pas, mais leur corps contient une toxine appelée pédérine qui peut causer de graves brûlures sur la peau si on les écrase.

Que faire si vous en voyez un sur vous ?
Ne l’écrasez surtout pas. Faites-le tomber doucement ou soufflez dessus. Lavez immédiatement la peau avec de l’eau et du savon si contact. Garder la prudence au moindre chatouillement, car toute précipitation à frotter la zone touchée peut entraîner l’expansion de la pédérine.
En cas de brûlure ou d’irritation :
•Appliquer une crème apaisante (hydrocortisone ou antiseptique)
•Consulter un médecin si nécessaire
Astuces pour éviter leur intrusion :
•Éteindre les lumières vives la nuit
•Utiliser des moustiquaires
• Garder portes et fenêtres fermées.
Les inquiétudes ne manquent pas chez ceux qui rencontrent ces insectes à domicile ou sur leur lieu de travail pour la première fois. Partagez alors cette information pour protéger vos proches.
Mieux vaut prévenir que guérir !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-05-28 19:27:45
Vous vous demandiez où manger samedi 21 juin prochain ? La gare du Mée-sur-Seine, commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France, semble être une bonne option. Les natifs du quartier Moukondo (Brazzaville) y organisent un barbecue géant à partir de 13h30.
On en sait un peu plus sur le fameux barbecue géant programmé le 21 juin 2025. L’événement se déroulera à la gare RER du Mée-sur-Seine, la ville positive.
Au programme, les barbecues vont être allumés, à la gare RER du Mée-sur-Seine pour recevoir les saucisses, les grillades et autres délices de gourmets sans oublier quelques activités ludiques, le tout aux sons et rythmes du Congo-Brazzaville.
Pour les organisateurs, le but visé : « réunir et rassembler les congolais qui sont nés au quartier Moukondo et vivant à Paris ou en région parisienne pour vivre en toute confiance et penser Congo d’abord dans une ambiance conviviale.
Un moment de fête et de joie. L’occasion de se retrouver et de faire connaissance autour de bonnes grillades.

Des odeurs de grillades dans l’air et une ambiance bon enfant qu’on n’oublie pas.
« Congolais debout fièrement partout. Proclamons l'union de notre nation. Oublions ce qui nous divise Soyons plus unis que jamais » !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-05-28 17:05:08
Au Congo-Brazzaville, dans le domaine de la santé comme ailleurs, les escrocs en tous genres n’ont qu’une boussole : ils vont là où est l’argent. Pas étonnant donc que les hôpitaux publics de Brazzaville et Pointe-Noire soient devenus l’objet des magouilles toujours plus importantes en nombre et toujours plus sophistiquées dans leur mécanisme. Des médecins qui envoient ainsi des patients dans des laboratoires précis touchent parfois des commissions (10% du montant de la facture) de ces laboratoires. Souvent, ils sont même partenaires.
Alors que les images abstraites attachées aux professions de santé (médecins, infirmiers ou infirmières, sages-femmes) sont partout positives et évoquent assez généralement le dévouement, la compassion, l’altruisme, par contre la réputation concrète des personnels de santé au Congo-Brazzaville notamment à Brazzaville et Pointe-Noire est particulièrement mauvaise et parfois exécrable.
Leur corruption et leur vénalité sont très largement dénoncées par les populations, en même temps que leur mépris des usagers et la faible qualité de leurs prestations, même si, bien sûr, chacun connaît d’heureuses exceptions.
« Ils ne nous regardent même pas » et « ils ne pensent qu’à l’argent » sont les deux phrases revenues le plus régulièrement à propos des soignants dans les entretiens menés avec les malades et leurs accompagnants.
Une situation qui, longtemps, a été masquée au niveau public, mais qui est désormais de plus en plus débattue au grand jour.
Dans une vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux, intitulée « Les fossoyeurs, le calvaire des congolais dans les hôpitaux », les patients dénoncent avec véhémence une pratique troublante et inquiétante.
Au sein des hôpitaux publics du pays, les médecins utilisent leurs positions dans les établissements publics pour orienter les patients vers leurs propres cliniques privées ou tout simplement là où ils sont partenaires, dans une quête éhontée de profils.
Il semblerait que ces médecins n’utilisent pas les hôpitaux comme des lieux de soins désintéressés quoique déjà rémunérés par l’Etat mais plutôt comme des outils de « démarchage de clients » pour leurs cliniques privées.
Cette pratique ignoble et ignominieuse est non seulement une trahison de la confiance des patients envers les professionnels de la santé, mais elle compromet également l’accès équitable aux soins de santé pour tous les Congolais.
En outre, certains patients ont témoigné avoir été contraints d’effectuer des examens coûteux dans les laboratoires spécifiques recommandés par ces médecins, sous peine de se voir refuser des soins ultérieurs.
« Le docteur me dit clairement que si j’emmène les résultats d’ailleurs en dehors du laboratoire qu’il m’a indiqué avec insistance, il ne va pas me recevoir. Et là-bas, les examens coûtent les yeux de la tête. Si l’Echographie coûte par exemple 15.000 FCFA, il va mettre, en fonction de ses humeurs du jour, 20.000 FCFA. Et le surplus c’est pour lui-même », nous a confié une victime de cette exploitation par les « arnaqueurs en blouses blanches ».
Bon nombre de Congolais, notamment ceux de la classe moyenne, ont compris que pour être mieux pris en charge, la clinique est la solution. Cette situation conforte les professionnels de la santé. C’est ainsi que les cliniques privées sérieuses ont le vent en poupe dans les grandes villes du pays.
Le business de la santé rapporte !
Les hôpitaux publics ont ceci de particulier que la plupart des médecins et spécialistes ne sont pas toujours disponibles et de nombreux infirmiers exercent leur travail comme si on les forçait. Ces médecins ne sont pas toujours disponibles dans les hôpitaux publics, mais quand vous allez dans les hôpitaux privés où ils sont mieux rémunérés, vous les retrouvez et la prise en charge est meilleure.
Il peut même vous servir le café ou vous accompagner jusqu'au parking !
Face à cette situation abusive et alarmante, il est impérieux que les autorités publiques prennent des mesures idoines pour mettre fin à ces pratiques mafieuses au sein des centres hospitaliers publics.
La santé des Congolais ne devrait pas être compromise pour les intérêts financiers égoïstes de quelques professionnels sans scrupules.
La population congolaise exige des actions concrètes pour garantir des soins de santé accessibles, équitables et de qualité pour tous.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-05-28 13:26:01
Le dehors est désormais risqué au Congo-Brazzaville. L'enseignant qui est censé éduquer, protéger et transmettre le savoir, brille derechef par des pratiques ignobles et ignominieuses qui n'honorent pas Dieu et la nation. Le 20 mai 2025, le commissariat d’arrondissement n°02 Mvou-Mvou à Pointe-Noire a placé en garde à vue un individu nommé Samarange Rochida Atipo Engambé, âgé de 28 ans, enseignant dans un établissement privé « Les Petits Anges d’Élise » à Songolo. Il est suspecté d’abus sexuels sur deux mineurs de sexe masculin, élèves en classe de CM2.
Selon l’enquête, cet enseignant utilisait une ruse : il demandait à un élève de l’accompagner chez lui pour récupérer des documents, sous prétexte d’avoir oublié ses travaux dirigés.
Une fois chez lui, il déshabillait l’enfant et abusait sexuellement de lui. Ensuite, il lui demandait de garder le silence, en le menaçant de sanctions et même de mort au cas où il venait à parler.
Le 18 mai 2025, lors d’une séance de cours de rattrapage, l’un des élèves a réussi à s’échapper après que l’enseignant ait tenté de passer à l'acte.
Alertée, la police est rapidement intervenue et a arrêté le suspect.
L’enseignant a reconnu les faits. Il a avoué avoir sodomisé deux de ses élèves cette année.
Cette pratique est monnaie courante dans plusieurs établissements scolaires au Congo-Brazzaville.
En février 2023, Hervé Manana 49 ans, célibataire, père de 4 enfants, a été présenté devant le procureur de la République André Oko Ngakala. Ce directeur du CEG Nganga Edouard à Brazzaville, a été interpellé en flagrant délit de tentative de viol sur des filles mineures, élèves audit collège. Un véritable prédateur que ce directeur de collège qui a reconnu qu’il se livrait à cette pratique depuis quatre ans déjà.
Dans le bureau du procureur où était conviée la presse, quatre victimes, toutes âgées de 14 ans, élèves en classe de troisième, ont expliqué ce qu’elles avaient subi de la part de leur directeur.
Toutes ont évoqué des attouchements, après des menaces diverses et répétées, en rapport avec leur scolarité pour les contraindre à accepter de faire la volonté du directeur.
Le mode opératoire était toujours le même. Le directeur conviait les filles dans son bureau, les intimidait et tentait d’abuser d’elles. Certaines de celles qui ont déposé devant le procureur, ont évoqué des attouchements non consentis, après la menace de ne pas se voir inscrites sur les listes d’examen.
Devant le procureur qui lui a demandé si ces jeunes filles l’ayant accusé de tentative de viol mentaient, l’homme a reconnu qu’elles disaient bien la vérité.
Une façon sans doute de plaider coupable.
Jean-Jacques Jarele SIKA / source Le Troubadour de Brazzaville
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Créé le 2025-05-27 10:05:06
Heureux qui comme Denis Sassou-N’Guesso a fait un beau voyage. Confortablement installé dans son avion, le chef de l'Etat a regagné Brazzaville lundi dans la soirée après un voyage triomphal à Paris en France, pour renforcer une amitié historique, indéfectible et inébranlable, qui lie le peuple congolais au peuple français.
Arrivé dans la capitale française le 22 mai en matinée, Denis Sassou Nguesso a entamé en mi-journée un marathon de travail qui a commencé par des honneurs militaires à l’Hôtel des Invalides. C’était la bienvenue exaltante de l’armée l’armée française au chef de l’Etat congolais qui était accompagné des ambassadeurs Rodolphe Adada du Congo et Claire Bodonyi de France, des membres du gouvernements congolais ainsi que plusieurs diplomates congolais et français.
Le 23 mai, Denis Sassou N’Guesso a eu un tête-à-tête au palais de l’Élysée avec le président Emmanuel Macron, qui a consacré la signature de plusieurs accords de coopération d’un montant global deplus de 15 milliards de FCFA entre le Congo et la France. Il s’agit de deux conventions de financement en don de 20 millions d’euros (13,12 milliards de FCFA) correspondant aux tranches 1 et 2 du programme d’appui à la gestion des aires protégées au Congo, dans le cadre de l’initiative ‘‘Country package for nature, climate and forests’’.
Il y a aussi eu la signature d’un accord tripartite de partenariat énergétique de 800 mille euros (524,76 millions de FCFA), avec FEXTE Energie, pour la modernisation du réseau public de distribution d’électricité au Congo et l’amélioration de sa performance ; en partenariat avec le ministère en charge de l’énergie, la société publique d’électricité (E2C) et Seureca, filiale de Veolia.
Les deux parties ont aussi mis leur empreinte sur la lettre d’intention liée au secteur de mobilité urbaine résiliente à Brazzaville, comprenant le prolongement de la route de la Corniche. La déclaration d’intention pour la création d’une Académie de lutte contre la criminalité environnementale (AILCE) à Brazzaville et l’accord de coopération entre le Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) et le Grand port fluvio-maritime de l’Axe Seine (HAROPA Port) ont aussi marqué cette journée riche en signatures.
Sous la supervision du président Sassou Nguesso,le Port autonome de Pointe Noire (PAPN) représenté par son directeur général Séraphin Bhalat, et le groupe Havre-Rouen-Paris (HAROPA) représenté par Dana Danaradjou, se sont accordé pour augmenter le volume des activités commerciales en misant sur le renforcement des réseaux commerciaux et des flux maritimes. Ce partenariat prévoit de stimuler les corridors logistiques entre l’Afrique centrale et l’Europe de l’Ouest, et devrait aussi permettre la promotion de l’innovation technologique, le partage d’expertise.
Au cours d’une audience accordée au président du syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP), François Marie-Didier, le Congo et SIAAP ont convenu de reprendre les travaux de l’unité de traitement des eaux usées à Brazzaville. Ce chantier qui avait déjà commencé a connu un coup d’arrêt brutal en 2021. Il devrait reprendre sans délai et aller jusqu’à livraison, vu l’urgence environnementale, ont conclu les deux parties.
Le pétrole n’était pas en marge de la visite du président congolais, qui s’est entretenu avec les responsables de TotalEnergies, soucieux de négocier un nouveau permis d’exploration pétrolière en eau profonde. Cette rencontre a fait suite à un premier échange, le 15 avril dernier, au cours duquel un permis de forage avait été évoqué.
« Nous sommes bien sûr le plus gros producteur de pétrole au Congo. Le chef de l’État s’intéresse de près à nos activités. Je lui ai expliqué que la production pétrolière se tient bien et que plusieurs puits sont actuellement en cours de forage », a indiqué le directeur général de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, à l’issue de son entretien avec M. Sassou N’Guesso.
M. Pouyanné a confirmé que TotalEnergies et le gouvernement congolais s’étaient entendus sur les conditions d’un nouveau permis d’exploration et que le chef de l’État a donné son accord pour lancer l’exploration d’ici la fin de l’année.
Toujours le 23 mai, le chef de l’Etat congolais a échangé avec le président du Sénat français, Gérard Larcher pour redynamiser la diplomatie parlementaire entre Paris et Kinshasa, avant de prendre part à un dîner offert par le Mouvement des entreprises de France et de superviser la signature de la convention PAPN-HAROPA.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-27 09:32:41
Kintélé est une ville en banlieue nord-est de Brazzaville, érigée en commune à part entière en 2017. Malgré son charme, la ville est en train de faire face à un défi de taille. Loin d’être une simple histoire réchauffement climatique, la météo capricieuse risque de bousculer sérieusement le quotidien de cette commune. Condamnée à disparaître ou a-t-elle encore une chance de sauver sa peau ? Tout n’est pas perdu, mais il va falloir agir vite ! D’ici 5 à 10 ans, certaines parties de la ville pourraient être littéralement englouties par les érosions. Ce n’est pas très rassurant, n’est-ce pas ? Et ce n’est pas tout. Les pluies, de plus en plus diluviennes, risquent d’aggraver les choses.
Kintélé se mange un petit morceau chaque année

De jolies maisons construites au prix d’efforts et de sacrifices sont complètement détruites pour certaines et d’autres partiellement. Le risque demeure important pour l’engloutissement de celles qui sont encore intègres. L’érosion frappe fort. Le quartier Wemo, en face de la gendarmerie est en danger de disparition, lentement, mais sûrement. Cela pourrait signifier la perte de certains coins historiques de la ville.
Face à ce futur incertain, la ville doit se retrousser les manches. Et c’est aussi une question de financement. Protéger la ville contre les érosions et les tempêtes coûtera cher, très cher. Et qui va payer tout ça ? Les habitants ? Les entreprises locales ? En tout cas, il est clair que l’addition ne sera pas légère.

Les autorités locales, déjà prises à la gorge par les contraintes économiques, devront trouver un moyen de rendre la ville plus résiliente, tout en ne laissant pas les habitants porter le fardeau tout seul.
Tout ça ne serait pas aussi dramatique si la ville n’avait pas de solution. Mais heureusement, Kintélé a des cartes à jouer. Créer une ville plus verte, plus résiliente, en utilisant des techniques de construction et d’urbanisme adaptées aux risques climatiques. Cela passe par des digues plus solides, mais aussi par la réintroduction de végétation pour limiter l’érosion et des stratégies de drainage plus efficaces pour éviter les inondations.

Les populations espèrent ainsi donner un petit coup de pouce à la nature pour préserver leur quotidien.
Malgré tout, la route reste semée d’embûches.

Les années à venir seront cruciales pour la survie de la ville de Kintélé face à ces risques environnementaux. Les solutions existent, mais elles demandent une action rapide et des investissements conséquents.

Si Kintélé réussit à prendre la vague du changement climatique de manière proactive, la ville pourra probablement s’en sortir, mais il va falloir faire vite et pas à moitié. Sinon, il se pourrait qu’un jour, on se souvienne de Kintélé comme d’une ville où les érosions ont eu le dernier mot.
On rappelle que Kintélé n’est pas le seul exemple dans ce sens. Les quartiers de Brazzaville les plus touchés par l’érosion sont principalement situés dans les arrondissements de Djiri, Talangaï, Ouenzé, et Poto-Poto, ainsi que dans certaines zones de Madibou et au bord de la rivière Mfilou.
Les quartiers comme Ngamakosso, Don-Bosco et Mayanga, notamment, sont fréquemment touchés par des érosions et des glissements de terrain allant jusqu’à 10 mètres par endroits.

A Massengo, un lycée entier pourrait disparaître en raison de ce phénomène de glissement de terrain qui occasionne la régression de l’érosion et une menace pour les murs de l’établissement.
Mais le phénomène ne s’arrête pas dans la capitale. Gamboma, chef-lieu du département de Nkéni-Alima (centre) et Pointe-Noire (Sud-ouest) connaissent dans plusieurs quartiers cette situation catastrophique à la fois naturelle et issue des activités humaines ou de l’occupation anarchique des terrains.

« Monsieur déguerpissement », « casseur en blouse de couleur orange » ou « ministre au tracteur », que de sobriquets n’utilise t- on pas, pour qualifier les actions dont le ministre d’Etat Pierre Mabiala, en charge du portefeuille des Affaires foncières et du Domaine public, pense pourtant être marquées du sceau tant régalien, civique, écologique, voire simplement humain, car il s’agit dans nombre des cas, de protéger autant des édifices publics, des vies humaines, par anticipations sur des phénomènes naturels menaçant des sites ou simplement, la préservation de la nature ou encore la restitution à l’État de son patrimoine spolié, ce en droite ligne avec la vision du chef de l’État, qui lui a défini sa feuille de route. Rarement, le peuple se met hélas au niveau d’anticipation qu'anime ses dirigeants.
À la lumière des dégradations notées ces derniers temps sur certains sites du fait des intempéries, beaucoup de citoyens reconnaissent, un peu tard tout de même, des valeurs pédagogiques aux actions du ministre d’Etat Pierre Mabiala, même si d’autres citoyens naguère réfractaires, pensent qu’il n’en ferait pas assez pour les préserver des catastrophes.
Par-delà les drames qui se nouent, du fait des intempéries, par-delà le manque de plans d’urbanisme conséquents à travers le mauvais drainage des eaux de ruissèlement, il y a que l’action de l’homme n’est pas moins marginale sur les conséquences qu’il endure.
Vivement que le gouvernement réfléchisse à des solutions idoines pour les habitants menacés : indemnisation et relogement sur d'autres terrains. Des solutions qu’il faut déjà mettre sur la table !
La loi de finance 2023 avait prévu 1,800 milliards de francs CFA pour les traitements des érosions. Pour l’année 2024, le budget de l’Etat a prévu 2,500 milliards de francs CFA pour venir à bout des érosions qui menacent la population.
Si pour certaines érosions, les actions consistent dans l’immédiat à arrêter le ravinement par le rebouchage au moyen de grandes quantités de terre, pour d'autres, de grands travaux s'imposent.
2 milliards 500 millions de francs CFA pour traiter les érosions qui menacent la quiétude des populations congolaises chaque fois que la pluie tombe, on se reprend tout de même à espérer, tout en regardant le ciel, car c'est de là que vient toujours la menace de la « Bombe N », pour emprunter le titre de l’un des ouvrages de l’écrivain et chercheur congolais, le Docteur Michel Innocent Peya, ambassadeur des Droits et Devoirs de l’humanité et de l'Environnement, le messager du Congo dans le cadre de l’action pour la protection de l’environnement.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-26 10:10:26
Les jeunes de Ngo, une localité de la République du Congo située au centre dans la région des plateaux, à 250 km de la capitale Brazzaville, en colère ont incendié, sans pitié et remords, ce dimanche matin, le commissariat de police et deux véhicules opérationnels.

Selon des sources concordantes, un cas de pendaison a été enregistré dans les geôles du commissariat de Ngo dans la nuit de samedi à dimanche.

Eboué Ngayo Abed, 28 ans, est allé chez son voisin, l'accusant de sorcellerie, et a cassé sa porte, selon les témoins. Le voisin, accusé à tort, a fui et a alerté la police.


L'agresseur a été arrêté et mis en garde à vue pour violation de domicile, menaces et troubles à l'ordre public.



Malheureusement, ce dimanche matin, il a été découvert pendu dans sa cellule.

La police a essayé de contacter ses parents, mais ils ont refusé de venir. Le corps a été transporté chez lui, où ses proches l'ont repris et ramené au commissariat.

La tension est très vive et palpable dans la ville de Ngo.
Il faut aussi notifier que les casseurs ont failli également mettre le feu dans la villa où habite le commissaire qui se trouve très loin du commissariat, une villa qui n’est pas inconnue des populations. Ils ont saccagé une partie de la villa n’eut été l’intervention des voisins, ils auraient mis le feu sur cette villa.
Comment un individu gardé à vue dans un commissariat, censé être sous surveillance policière constante, a-t-il pu se pendre sans que personne ne s’en rende compte à temps ?
En 2009, un policier avait tué par erreur un enfant, et les habitants le lyncha : ils l’étranglèrent, incendièrent le poste de police et s’emparèrent de toutes les armes.
Le Ministère de l’Intérieur avait envoyé des renforts pour rétablir l'ordre.
En février 2019, la population de la ville de de Kéllé (nord) en colère avait aussi incendié la gendarmerie de la localité avant de piller le magasin d’armes, brûler le véhicule de commandement et assassiné le commandant de brigade, le lieutenant de la promotion 96, Oyelissa.
Des gendarmes de la 12e promotion en service à Kellé avaient tué froidement un jeune homme qu’ils avaient arrêté dans la ville. Les parents du défunt très fâchés avaient pris d’assaut la brigade de gendarmerie de la localité.
Avec un calibre 12, ils avaient tué le commandant de brigade qui prenait la poudre d'escampette en direction de la mission catholique d'Etoumbi, emporté les armes avant de brûler les bâtiments de la gendarmerie jusqu’au véhicule (Pick-up Toyota BJ) de gendarmerie se trouvant à l’intérieur.
Plusieurs habitants avaient déserté la ville.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-05-25 17:45:29
« Ici, pour avoir l’eau, il faut chercher. Nous sommes comme au désert ! », lance Louise, une mère de famille exaspérée par les coupures d’eau longues et récurrentes à Dolisie, la ville préfecture du Niari (sud), alors que son pays, le Congo-Brazzaville, a un important réseau hydrographique.
« C’est depuis quasiment 5 ans que l’eau ne coule plus dans nos robinets », explique Louise, lavant un immense tas de linge posé devant un daleau appelé « Mouyololo » dans le quartier Dimebeko.
C’est malencontreusement une situation récurrente à Dolisie, la troisième ville du pays. Depuis lors, les populations des quartiers Mangandzi, Tahiti, Hammar…ont toujours été confrontées au manque d’eau.
Une situation qui n'attire toujours pas l'attention des pouvoirs publics qui continuent à jouer à l'expectative.
À Dolisie l'accès à l'eau potable est un casse-tête. Les habitants de la capitale de l’or vert parcourent parfois des kilomètres pour trouver un point-fontaine, l'un des trop rares robinets d'eau potable, et remplir leurs bidons. Les pénuries sont fréquentes et certains particuliers n'hésitent pas à mettre en œuvre leur propre forage.
Le précieux liquide n’est pas nécessairement “fini” au Congo-Brazzaville mais sa gestion actuelle est confrontée à des défis importants qui nécessitent des interventions urgentes et coordonnées.
En adoptant des stratégies intégrées et durables, et en mettant en place des politiques efficaces, le Congo-Brazzaville peut non seulement surmonter les défis présents, mais aussi assurer une gestion durable et équitable de ses ressources en eau pour les générations futures.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-05-25 10:14:13