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Congo-UNESCO : Firmin Edouard Matoko bénéficie du soutien effectif du Gouvernement pour sa candidature à la direction générale

Le Gouvernement du Congo se mobilise vivement sur la candidature de Firmin Edouard Matoko au poste de directeur général de l’UNESCO, en organisant une conférence de presse, le 12 mai 2025 à Brazzaville. Le candidat du Congo a dévoilé ses ambitions et, quelques-unes des lignes directrices de son programme.

Devant la presse nationale et internationale, Firmin Edouard Matoko était entouré et accompagné des ministres : Thierry Lézin Moungalla, de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement ; Lydie Pongault, des Industries culturelles, Touristique, Artistique et des Loisirs ; Delphine Edith Emmanuel, de l’enseignement supérieur, Rigobert Maboundou, de la Recherche scientifique et de l’Innovation Technologique ; Jean-Luc Mouthou, de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation. En présence de l’ambassadeur du Congo auprès de l’UNESCO, Henri Ossebi, des directeurs de cabinet et des hommes de culture.

C’est au cours de cette conférence de presse que Firmin Edouard Matoko a été présenté officiellement comme le candidat de la République du Congo.

Soutenu vivement par le Gouvernement puis le chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, le candidat naturel au poste de directeur général à l’UNESCO, Firmin Edouard Matoko, dans un jeu de question-réponse, a dévoilé ses ambitions pour l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Ayant été longtemps au service de cette institution onusienne, connaissant toutes les arcanes de la Maison UNESCO, Firmin Edouard Matoko jouit de l’estime de ses paires et détient ce profil idéal qui fera de lui, se digne directeur qui viendra, non seulement découvrir les secrets de l’institution, mais apportera ce plus dont il est capable avec son savoir-faire. Sous-directeur général pour la priorité Afrique et les relations extérieures à l’UNESCOA, le congolais-candidat est un personnage très bien connu au sein de ladite organisation. Avec une expérience de plus de trois décennies, M. Matoko a exercé plusieurs hautes fonctions à travers les cinq continents.

Dans cet échange avec la presse, Firmin Edouard Matoko a évoqué les défis majeurs à relever s’il est à la tête de cette institution. Il est conscient et convaincu que son ambition est de réformer l’UNESCO, qu’il envisage de transformer en un véritable laboratoire d’idées au service des Etats, mais également des peuples et de la société civile.

Il préconise le renforcement de l’enseignement de base en Afrique et la promotion à l’accès à l’enseignement.

« Ma candidature est un défi personnel, un défi pour le Congo mon pays et un défi pour l’Afrique toute entière… », a-t-il déclaré.

M. Matoko projette aussi l’usage du numérique comme levier capital pour la paix, car selon lui, le numérique est une arme à double tranchant qui peut rapprocher les peuples, mais peut aussi semer la discorde par la désinformation. A cet effet, il promet une large intensification des actions en la matière.

« Je tiens à souligner que cette campagne que nous venons de commencer ici et maintenant, il y a l’implication personnelle du Président de la République, Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, avec la présence des membres du Gouvernement à cette conférence de presse en témoigne. Il y a tout un réseau diplomatique qui se met en place dans les pays des grands électeurs, y en a 58. Ainsi, y a des dispositions qui sont prises pour que nous puissions nous rendre dans ces capitales. Il y a un travail, qui se fait depuis la délégation à Paris auprès des délégations permanentes. Je puis dire que je suis satisfait de cette campagne. La force de cette campagne réside sur l’implication de nos autorités, je le sens », a-t-il renchéri avec optimisme et détermination.

« Certes, une compétition n’est jamais gagnée cagné d’avance, ni perdue d’avance non plus ! », s’est exclamé confiant, le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement.  

En rappel, le candidat du Congo est diplômé en relations internationales et en gestion des affaires culturelles, Firmin Edouard Matoko est haut cadre à l’UNESCO, où il a passé toute sa carrière professionnelle dès les années 1990 en occupant divers postes stratégiques et de commandement.

Cette longue carrière au sein de l’UNESCO pourrait être un catalyseur avantageux lors de la 43e session de la conférence générale en novembre 2025 en Azerbaïdjan pour l’élection du nouveau directeur général.

Espérons que cette aventure commune qui démarre durera toujours avec la victoire du candidat, on dira, le candidat de l’Afrique car, depuis Amadou-Mahtar Mbow, le sénégalais, le continent noir a ce pressentiment de placer un de ses fils à la tête de cette instance onusienne.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-05-13 08:35:58

France : La Semaine africaine 2025 célèbre la diversité culturelle du continent du 19 au 21 mai au siège de l’Unesco à Paris

Cette année, l’édition 2025 de la Semaine africaine de l’UNESCO met en lumière l’importance de l’engagement autour du thème : « Solidarité mondiale pour la restitution et la restauration du patrimoine africain par le biais de la culture, de l’éducation et des sciences. » Ce grand rendez-vous du donner et du recevoir aura lieu du 19 au 21 mai au siège de l’Unesco situé dans le 7e arrondissement de Paris.

Avec un programme entièrement renouvelé, aussi riche que varié — conférences, projections de films, gala, expositions, réception-cocktail et présence de haut niveau — l’UNESCO et le Groupe Afrique célèbrent à l’honneur la descendance africaine et la diaspora. Cet événement annuel célèbre la diversité culturelle du continent à travers ses six régions (Afrique du Nord, de l’Ouest, du Centre, de l’Est, australe, et la « sixième région » : la diaspora africaine) et souligne l’importance de l’éducation au service du développement durable et de l’innovation.

Le Congo-Brazzaville sera représenté entre autres, par Tiras Mokodzi, connu sous le nom de Tiras, artiste peintre né au Congo Brazzaville en 1996.

Ayant toujours eu une passion pour l’art en général, il effectue des études en architecture d’intérieur en 2019 dans une école d’art parisienne. Après avoir obtenu son bachelor en design d’espace en 2022, Tiras poursuit sa formation à travers le master "architecture d’intérieur". En parallèle à cette formation, il a développé sa pratique artistique grâce à de nombreuses commandes de tableaux et des expositions essentiellement à Paris. C’est ainsi qu’en mars 2024, après avoir entamé sa deuxième année de master, il décide de se consacrer pleinement à son art.

Tiras est donc un artiste peintre avec des connaissances solides en architecture et en design d’espace. Il s’inspire du monde qui l’entoure, voilà pourquoi ses sources d’inspiration sont variées. Mais les paysages et les animaux africains sont sa plus grande inspiration.

Ayant grandi en France depuis l’âge de huit ans, son art est un mélange de ses origines congolaises avec un style inspiré des artistes du courant impressionnisme dans un premier temps (Van Gogh, Monet) puis du pointillisme (Seurat, Signac).

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-05-13 08:14:55

Lancement du Programme FIGA Diaspora pour encourager l'investissement et l'entrepreneuriat au sein de la diaspora congolaise de France

La diaspora congolaise si elle est organisée et soutenue peut être source de créativité et de richesses pour le pays beaucoup plus que l’aide internationale dont nous sommes tributaires tout le temps. Afin de freiner la cassure entre institutions de la République et les compatriotes de l’étranger pour la construction de ce bien commun qu’est le Congo, les autorités congolaises sont déterminées à corriger les erreurs du passé et rattraper le retard constaté à ce jour. C’est dans cette optique, que la délégation du Fonds d’Impulsion, de Garantie et d’Accompagnement aux Initiatives des Congolais (FIGA) conduite par son DGA, Brice Makaya Kokolo, a procédé samedi 10 mai 2025 à l’Ambassade du Congo à Paris, au lancement officiel du Programme FIGA Diaspora, une initiative novatrice visant à encourager l'investissement et l'entrepreneuriat au sein de la diaspora congolaise. Une volonté du gouvernement congolais qui prend ici le contre-pied d’une certaine opinion qui tend à vouloir confiner le rôle de la diaspora uniquement dans le champ politique.

« Nous venons présenter à la diaspora congolaise de France, la vision du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso qui pense que le FIGA ce n’est pas seulement pour les congolais qui sont sur le territoire national, mais c’est pour tous les enfants du Congo partout où ils sont pour qu’ils puissent contribuer au développement économique de notre pays », nous a confié le directeur général adjoint du FIGA, Brice Makaya Kokolo.

« Ce que nous attendons de la diaspora congolaise de France, c’est qu’elle nous apporte ses compétences, ses expériences et n’ayons pas peur de le dire, ses ressources financières pour contribuer au développement du pays. Aujourd’hui, nous avons 25 milliards de FCFA en capital pour nous permettre d’accompagner avec effet de levier qui désigne l'utilisation de l'endettement pour augmenter la capacité d'investissement d'une entreprise, jusqu’à 50 millions de FCFA, les entrepreneurs congolais », a-t-il ajouté, avant de préciser que désormais, il est question de maintenir cette dynamique participative et de franche collaboration entre Congolais de tous bords vivant loin des frontières nationales et le gouvernement pour développer le pays et faire face à la crise financière qui phagocyte le Congo.

Cette initiative a été saluée avec véhémence par les entrepreneurs congolais de France.

« Conscient de l’importance de la diaspora congolaise dans le développement national et dans l’esprit de la politique d’inclusion, le gouvernement congolais considère que sa diaspora est un élément important qui ne peut être ignoré dans le développement socio-économique du pays. La diaspora congolaise de France a toujours été l’épine dorsale du pays à travers les nombreux cadres qu’elle fournit ou encore les nombreux projets qu’elle entreprend. Ce Programme FIGA Diaspora vient donc à point nommé pour permettre aux membres de la diaspora qui ont la volonté et le courage d’entreprendre, de mettre leur énergie, leurs compétences et leurs ressources au service du développement du Congo. On prend souvent des cas isolés pour jeter l’anathème sur toute la communauté expatriée en occultant ses apports au pays. Cette vision de stigmatisation est contreproductive à la longue en semant les grains pour décourager les bonnes initiatives. Alors nous disons merci à la délégation du FIGA qui est venue nous tendre la main », a déclaré M. Mounzeo, entrepreneur congolais basé à Paris en France.

« Un gouvernement quel qu’il soit qui n’intègre pas la composante diaspora dans sa politique commet immanquablement une erreur. Elle constitue, à cet égard, une potentielle mine de compétences de standard international. Une mine exploitable d’une manière soit ponctuelle soit permanente à la faveur du retour au pays natal de ces hommes et de ces femmes qui demeurent sensibles à l’appel de leurs racines. C’est dire l’importance de la création du FIGA et de son Programme Diaspora pour faire bouger les lignes. Non seulement les PME sont les moteurs de la croissance et de la création d'emplois au niveau local, mais elles contribuent aussi, de plus en plus, à relever des défis prioritaires notamment en ce qui concerne le développement durable et la prestation des services publics. Je tire mon chapeau au gouvernement congolais et au Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso pour le FIGA qui répond à travers ses trois piliers fondamentaux à savoir : l’Impulsion, la Garantie et l’Accompagnement d’une nouvelle génération des entrepreneurs congolais », a affirmé Tiras, artiste-peintre congolais.

Pour l’avocat Anatole Elenga, « le FIGA est une chance et une très bonne opportunité qui va permettre in fine aux congolais de récupérer la petite économie gérer par les expatriés, afin d’éviter ou de réduire suffisamment la fuite des capitaux ».

Ce programme FIGA Diaspora cherche à exploiter le potentiel considérable des Congolais expatriés pour contribuer à la diversification et à la croissance économiques de la République du Congo.

Il reconnaît le rôle essentiel que jouent les diasporas dans le développement de leurs pays d'origine. La diaspora congolaise, avec ses compétences, ses expériences et ses ressources financières diverses, représente un puissant moteur de développement économique.

Ce programme est donc conçu pour combler le fossé entre ce potentiel et les opportunités disponibles au Congo-Brazzaville.

Objectifs et Avantages Clés

Le Programme FIGA Diaspora s'articule autour de plusieurs objectifs fondamentaux :

Promouvoir les Opportunités Entrepreneuriales 

Le programme mettra en lumière les opportunités d'investissement dans les secteurs clés de l'économie congolaise, notamment l'agriculture, l'industrie, les infrastructures et les services.

Mobiliser l'Investissement de la Diaspora

Le FIGA vise à faciliter et à soutenir les membres de la diaspora dans la création et le développement d'entreprises au Congo-Brazzaville.

Créer un Écosystème de Soutien

Le programme établira un environnement favorable à l'entrepreneuriat en simplifiant les procédures administratives, en assurant la sécurité juridique et financière et en facilitant l'accès au financement.

Faciliter le Transfert de Connaissances et de Compétences

Le FIGA encouragera l'échange d'expertise et de bonnes pratiques entre la diaspora et les entrepreneurs locaux.

Secteurs Cibles et Éligibilité

Le programme est ouvert à tous les citoyens congolais vivant à l'étranger qui souhaitent investir et créer des entreprises dans les secteurs stratégiques alignés sur le Plan National de Développement (PND). Une attention particulière sera accordée au secteur immobilier, grâce à des partenariats établis avec des institutions clés.

Pour être éligibles, les candidats doivent :

• Être de nationalité congolaise.

• Résider légalement dans leur pays de résidence.

• Être âgé d'au moins 18 ans.

• S'engager à bénéficier d'un accompagnement professionnel en gestion d'entreprise.

• S'engager à formaliser leur entreprise au Congo-Brazzaville.

Composantes du Programme

Le Programme FIGA Diaspora offrira une gamme complète de services de soutien, comprenant :

• Un Guichet Unique : Pour simplifier les démarches administratives.

• L'Accès au Financement : En facilitant l'obtention de prêts et les mécanismes financiers.

• L'Information et le Réseautage : Des campagnes de communication ciblées, des forums économiques et des événements d'affaires.

• L'Accompagnement Immobilier : Des partenariats pour faciliter l'acquisition de biens immobiliers.

• L'Engagement Communautaire : La mobilisation des associations de la diaspora et la promotion du transfert de compétences.

Appel à l'Action

Le FIGA invite tous les membres intéressés de la diaspora congolaise à participer à ce programme transformateur. En investissant leurs talents et leurs ressources, ils peuvent jouer un rôle central dans la construction de l'avenir du Congo-Brazzaville.

Jean-Jacques Jarele SIKA / les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-05-12 14:41:05

Lancement national de la 12e édition du Fespam à Impfondo, les artistes ont plongé la ville dans une ambiance torride

Impfondo, capitale du département de la Likouala, a abrité ce week-end la première phase du lancement officiel de la 12ᵉ édition du Festival Panafricain de Musique (FESPAM), sous le patronage du premier ministre Anatole Collinet Makosso qui était accompagné de la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, Marie-France Lydie Hélène Pongault et du commissaire général du FESPAM Gervais Hugues Ondaye.

Au cours de la célébration inédite pour les populations locales, les artistes ont plongé la ville hôte dans une ambiance électrique et haute en couleurs.

Plus qu’un simple lancement, cet événement a marqué le début d’une célébration continentale de la musique, de la culture et de l’unité africaine.

En choisissant Impfondo comme point de départ de cette édition, le gouvernement congolais affirme sa volonté de décentraliser l’offre culturelle, en valorisant tous les territoires et en rendant la culture accessible à chaque citoyen.

Le clou de cette 12ᵉ édition est attendu à Brazzaville, du 19 au 26 juillet 2025, où convergeront artistes et publics venus de toute l’Afrique et de la diaspora ; après le détour de Paris pour le lancement international en juin prochain.

En juillet 2011, le Fespam a été annulée suite à une bousculade, qui avait fait 7 morts et une trentaine de blessés, à l’entrée du stade Félix Eboué, au centre de la capitale Brazzaville.

Le gouvernement congolais a annulé celui de 2017 pour des « impératifs insurmontables d’agenda».

Une décision qui avait provoqué une vague de réactions dans les rues de Brazzaville.

La relance des activités du Festival panafricain de musique (Fespam) a eu lieu en juillet 2023, après près de huit ans de pause.

Créé en 1995 par l'Union Africaine (UA) et le Centre international de civilisation bantu (CICIBA), le Fespam a pour missions entre autres, de valoriser les musiques africaines et celles de la diaspora. Il se tient tous les deux ans à Brazzaville qui abrite son siège.

La première édition a lieu en 1996 en présence de l’ex-président du Congo, le Professeur  Pascal Lissouba.

Ce dernier avait déclaré au peuple congolais et aux friands de la musique africaine que « la musique c’est l’art de dessiner un sourire et la force qui nous permet de chasser le désespoir ».

Cliquer sur la photo pour lire la vidéo

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-05-12 11:35:53

Le 9 mai à Moscou, Denis Sassou-N’Guesso a rendu hommage aux soldats tombés au combat

Le 9 mai 2025 à Moscou en Russie, le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, a rendu hommage aux soldats tombés au combat.

Le jour de la Victoire, ainsi que d'autres dirigeants qui sont venus aux célébrations à Moscou, Denis Sassou-N’Guesso a déposé des fleurs sur la Tombe d'un Soldat Inconnu près du mur du Kremlin.

Ce geste n'est pas seulement une politesse diplomatique. C'est un rappel que la lutte contre le fascisme fait partie d'une histoire commune qui lie les peuples.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-05-12 09:27:32

Séminaire international Burkina Faso : la contribution de Deve Maboungou a porté sur les défis de la sécurité africaine

Deve Maboungou a participé samedi, en qualité d’enseignant-chercheur de l’Institut Thales Afrique, au colloque intitulé : « Stratégie et perspectives pour une gestion efficace des crises politico-militaires en Afrique ». Une riche expérience de partage et de réflexion collective.

Un moment d’échange intense, qui a réuni chercheurs, décideurs et praticiens engagés, autour d’un enjeu majeur pour l’avenir de notre continent : la stabilité politique et la prévention des conflits.

La contribution de Deve Maboungou a porté sur les défis de la sécurité africaine, avec la volonté de proposer des pistes de réflexion et d’action concrètes, adaptées aux réalités locales.

« Je remercie chaleureusement les organisateurs pour cette initiative et l’ensemble des participants pour la qualité des débats. Parce que penser la paix, c’est déjà œuvrer pour elle », nous a confié le jeune enseignant-chercheur de l’Institut Thales Afrique.

On rappelle qu’à un relatif désintérêt pour l'Afrique sub-saharienne au sortir de la guerre froide a succédé, depuis le début de la décennie 2000, un réinvestissement notable de la part des puissances extérieures au continent. Les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde y déploient une activité croissante.

Les causes en sont diverses : la richesse en matières premières et en énergie intéresse, tandis que l'instabilité du continent inquiète.

Si l'Afrique sub-saharienne est une terre de contrastes que l'on ne saurait qualifier de façon univoque, elle est aussi un espace de conflits, traversé d'un arc de crise sur une ligne allant du Soudan et de la Corne de l'Afrique au Congo et affecté, dans sa partie occidentale, par une instabilité chronique.

En 2003, 20 % de la population du continent et 15 Etats sur 54 étaient touchés par la guerre.

Les causes de ces conflits sont évidemment multiples. Les facteurs culturels, religieux, politiques, militaires, économiques s'entremêlent sur fond de crise de l'Etat.

Les conséquences de ces crises dépassent le simple cadre des Etats : l'entrave au développement, le risque sécuritaire régional, les trafics criminels internationaux, les risques sanitaires majeurs, affectent le continent et au-delà, les régions voisines. L'indifférence n'est pas permise et une intervention extérieure peut être nécessaire, parfois sous la forme ultime de l'intervention militaire.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-05-11 14:47:06

Le concert de JB Mpiana à Paris annulé faute de visas pour l'artiste et son orchestre !

Prévu pour samedi 10 mai 2025 au Théâtre du Gymnase Marie-Bell, théâtre parisien comportant 800 places, situé au 38, boulevard de Bonne-Nouvelle dans le 10ᵉ arrondissement de la ville lumière, le concert tant attendu de JB Mpiana et le Wenge BCBG n’aura finalement pas lieu à la date annoncée.

Le report intervient alors que l’artiste et son groupe Wenge BCBG ne s’étaient toujours pas envolés pour la France à quelques jours de l’événement.

Selon des informations exclusives obtenues auprès de son équipe managériale, l’artiste congolais et son groupe Wenge BCBG n’ont pas obtenu les visas pour faire le déplacement.

Ce deuxième report, après celui de décembre 2024, jette un flou sur la faisabilité de ce spectacle.

Plusieurs fans, déjà déçus par le premier ajournement, risquent de perdre confiance dans l’organisation autour de cet événement très attendu.

Du côté des organisateurs, c’est la déception.

Les préparatifs étaient bouclés, la communication lancée, et les billets partaient bien. Il faudra désormais gérer les conséquences logistiques et financières de ce report.

Les organisateurs rassurent toutefois : une reprogrammation est en cours.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-05-11 04:03:55

Gabon : Sylvia et Noureddin Bongo quittent la prison pour la résidence surveillée, ça fait jaser à Libreville

Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin sont assignés à résidence dans leur villa de la Sablière depuis le 9 mai 2025. Ce transfert, qui fait jaser à Libreville, intervient une semaine après l’investiture du président élu, Brice Clotaire Oligui Nguema, et relance les spéculations sur les influences politiques et diplomatiques entourant cette affaire à fort enjeu judiciaire, rapporte la presse gabonaise

Selon des sources bien introduites, dignes de foi et habituellement bien informées, Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin, détenus depuis plusieurs mois pour des accusations de détournement de fonds, corruption et blanchiment, ont été transférés en résidence surveillée dans leur maison de la Sablière le 9 mai 2025.

Ce développement intervient une semaine après l’investiture du président élu Brice Clotaire Oligui Nguema.

Plusieurs observateurs y voient l’effet d’un lobbying international soucieux d’un traitement plus humain du dossier Bongo, tout en maintenant l’exigence d’un procès équitable.

En effet, jusqu’ici, les conditions de détention de l’épouse et du fils de l’ancien président Ali Bongo Ondimba restaient floues.

Si certains évoquaient leur présence dans les sous-sols du Palais présidentiel, d’autres parlaient d’une incarcération à la prison centrale de Libreville.

Leur avocate, Maître Gisèle Eyue-Bekale, dénonçait régulièrement les violations de leurs droits, l’absence de renouvellement du mandat de dépôt pour Sylvia Bongo, et les restrictions imposées aux visites familiales et consulaires. Elle considérait la détention de sa cliente comme illégale depuis le 12 avril 2024.

Leur passage en résidence surveillée marque un tournant juridique important, soulignant que la procédure suit toujours son cours, même si elle semble désormais évoluer vers une gestion plus équilibrée, sans pour autant remettre en cause les poursuites.

À la différence d’Ali Bongo, assigné à résidence par décision politique, leur déplacement repose cette fois sur une décision judiciaire, confirmant que la procédure suit son cours.

Les avocats de l’État estiment que les preuves justifient un procès inévitable, tandis que la défense continue de contester le fond comme la forme de l’affaire.

Ce changement de statut, à la veille d’un procès annoncé, pourrait permettre d’apaiser les tensions tout en offrant à la défense un cadre plus favorable.

Dans l’opinion publique, les avis restent partagés : certains y voient une manœuvre politique d’apaisement, d’autres une tentative d’équilibrisme entre l’exigence de justice et les contraintes diplomatiques du nouveau régime.

Quoi qu’il en soit, la situation évolue, et la prochaine étape judiciaire sera décisive pour trancher sur les responsabilités et éclairer l’opinion sur le fond de l’affaire.

Germaine MAPANGA / source gabonreview

Photo : DR

Créé le 2025-05-11 03:41:55

Philippe Mvouo tance les médias qui ne parlent pas du fonds d’appui aux organes de presse publics et privés

Le Président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Philippe Mvouo, a déploré vendredi 9 mai à Brazzaville, l’attitude des journalistes qui ne s’investissent pas à travers leurs contenus pour informer sur ce fonds qui contribuera au fonctionnement des médias, tant publics que privés.

Philippe Mvouo a fait cette déclaration lors de la célébration différée de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée cette année sous le thème « Informer dans un monde complexe – l’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et des médias ».

« La Redevance audiovisuelle n’existe plus. Elle est remplacée par le Fonds d’appui aux organes de presse. Malheureusement, je ne vous entends pas en parler. Quels journalistes êtes-vous donc ? Vous n’écrivez pas, vous ne communiquez pas sur ce sujet », s’est interrogé le Président du CSLC.

A propos de la gestion de ce fonds, le Président du CSLC a expliqué que la loi confère au Conseil l’autorité de gérer toute forme d’aide aux médias.

« Par conséquent, je me rapprocherai du Premier ministre, car nous devons mettre en place une commission spécifique », a-t-il précisé.

Cette commission inclura les représentants des syndicats et des autres organisations professionnelles, notamment Journaliste Éthique Congo (JEC) et l’Union des professionnels de la presse du Congo (UPPC). S’y ajouteront également un représentant de l’Association des consommateurs, un représentant du ministère de la Communication, un représentant de la Primature, ainsi que le Conseil lui-même. Le président du Conseil ne siégera pas au sein de cette commission, a-t-il tenu à préciser.

Philippe Mvouo a souligné que son rôle se limitera uniquement à prendre connaissance du contenu des rapports. C’est cette commission qui définira les critères d’éligibilité des médias censés bénéficier de l’appui financier dudit fonds.

« Si vous remplissez les critères, d’accord. Si vous ne les remplissez pas, n’espérez rien, n’attendez rien », a-t-il ajouté.

Récemment, l’ONG Journalisme et Ethique Congo (JEC) a émis le vœu au gouvernement congolais d’octroyer des subventions et des subsides aux médias locaux, pour leur permettre d'exercer le métier en toute liberté.

« C’est vrai, sans argent, il n’y a pas d’entreprise de presse. Dans un pays où le marché de la publicité est très étroit et orienté, bien évidemment, les médias tant que publics que privés ne peuvent survivre. La Redevance audiovisuelle, la RAV, qui a fait l’objet de tant de discours officiels, de réclamation des médias, n’a jamais été reversée depuis 22 ans », selon la déclaration de l’ONG Journalisme et Ethique Congo.

Au regard de la loi des finances 2025, cette RAV est désormais supprimée. Elle est néanmoins remplacée par le Fonds d’Appui aux organes de presse. Ce qui pourrait changer ici, c’est la clé de répartition de ce fonds, élargi à tous les organes de presse de notre pays.

Au Congo-Brazzaville, le budget de l'Etat avait prévu en janvier 2023 un Fonds de la Redevance Audiovisuelle (R.A.V) Financement des organes de presse qui s'élève à 150 millions de FCFA.

Depuis là, aucun média public ou privé n’a touché un radis.

Comment a été évalué ce Fonds qui ne prévoit que la somme de150 millions de FCFA pour 2023 ? Cette somme constitue donc la part de l'Etat ? Qu'en est-il du prélèvement de la RAV à partir des factures de la société d'électricité ? N’est-il pas possible que le Gouvernement congolais fasse un point sur la masse d'argent de ce Fonds chaque année ?

Au regard du nombre d'abonnés de la société d'électricité pour tout le Congo, à raison de 500Fcfa le mois soit 1000Fcfa tous les deux mois, c'est tout de même un sérieux pactole pour aider la presse et cette somme dépasse largement les 150 millions figurant dans le budget 2023.

La pluralité des médias congolais est inégalement répartie sur le territoire national. Brazzaville enregistre la plus forte concentration, suivi de Pointe-Noire.

La multiplicité des médias au Congo, cinquante et une chaînes de radiodiffusions, quinze télévisions, cinq télédistributeurs, douze journaux et dix médias en ligne, cache plusieurs défis qui se posent à la plupart d’entre eux, en particulier ceux relatifs à leur viabilité.

La faiblesse économique des médias contribue, dans une proportion non négligeable, à la fragilisation de leur autonomie et de leur indépendance éditoriale, avec une incidence certaine tant sur la qualité des contenus que sur les conditions de travail.

Au Congo-Brazzaville, les médias supportent encore d’importantes charges pour la production, l’exploitation et la distribution.

Non loin de chez nous, le Gabon dispose par exemple de quelques outils d’aide à la presse, notamment le Fonds national pour le développement de la presse doté d’une enveloppe de 2 milliards de Francs CFA. Cette aide à la presse a été multipliée par 4. L’enveloppe est passée de 500 millions à 2 milliards de Fcfa. L’aide ne se limite plus seulement aux journaux et à la presse en ligne. Désormais, y ont également droit les médias audiovisuels et les agences d’information.

Le principal critère de répartition de l’aide reste la régularité de parution.

Il faut signaler qu’avec zéro journaliste en prison ou assassiné, le Congo connait quelques avancées dans les grandes batailles en termes de liberté de presse. Mais son classement RSF (Reporter Sans Frontière) passe de 69e à 71e position.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-05-10 09:40:27

La Russie célèbre le Jour de la Victoire avec un grand défilé militaire, Denis Sassou-N’Guesso présent parmi les invités d’honneur

La Russie a marqué ce vendredi 9 mai le 80e anniversaire de la défaite de l’Allemagne nazie lors de la Seconde Guerre mondiale avec un défilé militaire d’envergure sur la Place Rouge de Moscou. La célébration a eu lieu en présence du Président russe Vladimir Poutine, qui était accompagné d’une multitude de dirigeants étrangers, dont le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso.

La présence de Denis Sassou-N’Guesso à ce grand défilé militaire sur la Place Rouge de Moscou ravive la flamme de l’amitié entre la Russie et le Congo.

Vladimir Poutine a toujours félicité le numéro un congolais pour l’attention particulière qu’il accorde aux relations entre les deux Etats depuis l’ère soviétique, et salué la stabilité des échanges tout en espérant qu’ils fourniront des efforts supplémentaires afin d’obtenir plus de résultats.

Arrivé mercredi à Moscou, en Russie, pour prendre part, ce vendredi 9 mai, aux festivités marquant les 80 ans de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie, le Président Congolais, Denis Sassou-N'Guesso a profité de  saluer le courage et le dévouement des combattants soviétiques partis de Moscou jusqu’à Berlin.

Le chef de l’Etat congolais a aussi rafraîchi la mémoire à ceux qui tronquent l’histoire de cette guerre, en faisant quelques révélations au sujet de la participation africaine.

« Les forces sont parties du Congo, du Gabon, de l’Oubangui-chari (actuellement RCA), du Cameroun, du Tchad ; et ces pays d’Afrique centrale ont participé à l’effort de guerre contre les nazis, et ont marché en réalité avec la 2e division blindée du général Leclerc jusqu’à Paris même si au moment de célébrer le Triomphe aux champs Elysées on n’a plus vu les traces de troupes africaines, » a révélé  Denis Sassou-N’Guesso, regrettant que  certains esprits avaient décidé de ne présenter à la victoire que les forces françaises alors que les troupes sont parties du Congo jusqu’aux Champs Elysées.

Le Jour de la Victoire, célébré en Russie le 9 mai, est la fête laïque la plus importante du pays.

Le défilé sur la Place Rouge et les autres cérémonies soulignent les efforts de Moscou pour affirmer sa puissance mondiale et consolider les alliances qu’elle a forgées, tout en cherchant à contrebalancer l’Occident dans le contexte du conflit en Ukraine qui s’enlise depuis quatre ans.

La Seconde Guerre mondiale est un événement rare dans l’histoire conflictuelle de la nation sous le régime communiste, vénéré par tous les groupes politiques. Le Kremlin a utilisé ce sentiment pour encourager la fierté nationale et démontrer la position de la Russie en tant que puissance mondiale.

L’Union soviétique a perdu 27 millions de personnes dans ce qu’elle appelle la Grande Guerre patriotique de 1941-1945, un sacrifice énorme qui a laissé une profonde cicatrice dans la psyché nationale.

Les festivités de cette année ont été éclipsées par des attaques de drones ukrainiens visant Moscou et de graves perturbations dans les aéroports de la capitale.

Mercredi matin, la compagnie aérienne russe Aeroflot a annulé plus de 100 vols à destination et en provenance de Moscou et en a retardé plus de 140 autres, alors que l’armée repoussait les attaques répétées de drones ukrainiens.

Les autorités russes ont renforcé la sécurité avant le défilé et des coupures d’Internet sur les cellulaires ont été signalées dans le cadre de contre-mesures électroniques visant à déjouer d’autres attaques potentielles de drones.

S’exprimant lors du défilé, le président Poutine a salué les troupes russes combattant en Ukraine, disant être fier de «leur courage et de leur détermination, de leur force spirituelle qui nous a toujours apporté la victoire».

Le dirigeant russe a déclaré un cessez-le-feu unilatéral de 72 heures afin de coïncider avec les célébrations du Jour de la Victoire, mais a averti que les troupes russes riposteraient à toute attaque.

Moscou s’est montré réticent à accepter la trêve de 30 jours proposée par les États-Unis et acceptée par l’Ukraine, la liant à l’arrêt des livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine et à la mobilisation de Kyiv, conditions que l’Ukraine et ses alliés occidentaux ont rejetées.

Les autorités ukrainiennes ont fait état vendredi de dizaines de frappes russes qui ont tué au moins deux personnes dans les régions de Kherson et de Zaporijia.

Alors que le défilé sur la Place Rouge et d’autres festivités se déroulaient à Moscou, des dizaines de responsables européens se réunissaient à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, pour approuver la création d’un tribunal spécial chargé de juger les responsables russes accusés de crimes de guerre.

Cliquer la photo pour lire la vidéo

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-05-09 14:55:35

Congo – Vatican : Le nouveau pape est congolais dans l’âme, il parle téké

À Djambala, la désignation du nouveau pape a été vécue avec enthousiasme jeudi soir, tant celui qui était encore monseigneur Prévost avait servi à la paroisse Saint-Joseph Ouvrier de Djambala. En plus, il parle téké et officiait la messe en cette langue aussi.

Les souvenirs sont remontés à la surface pour les paroissiens de Saint-Joseph Ouvrier de Djambala. Celui qui a marqué son passage dans la paroisse ou il vivait en enfant du pays, monseigneur Prévost, est devenu pape.

Cela a été ressenti par tous comme une consécration, pour cette paroisse qui aura donné un pape à l’Église.

Beaucoup ont ressorti les clichés de ces moments de partage et de communion passés avec monseigneur Prévost, le pape, à l’instar de cette photo prise dans la cour de la paroisse à Djambala avec l’actuel médecin colonel Jonas Ebina servant comme laïc en son temps.

Le colonel Ebina qui, envahi de joie, a cru rêver jeudi sur l’identité du nouveau pape. Une joie qui a parcouru les paroissiens de Saint-Joseph Ouvrier de Djambala qui se sont répétés en boucle : « sangô na biso a komi pape » ; « notre prêtre est devenu pape car à Djambala, le souvenir du passage de monseigneur Prévost demeure vivant, à travers ses œuvres qui ont laissé une empreinte indélébile dans le cœur de chacun.

Rappelons que le cardinal Robert Francis Prévost 69 ans, devient le 267ème pape. Ordonné prêtre à l’âge de 25 ans, et créé cardinal en 2023, Robert Francis Prévost est américain, né d’un père français et d’une mère italienne. Il a choisi Léon XIV comme nom de pape.

Le cardinal Robert Francis Prévost est le premier pape américain de l’histoire. Passé par le Congo en qualité d'évèque, il a servi à la paroisse Saint-Joseph Ouvrier de Djambala.

Sans doute, le Congo-Brazzaville est une terre de bénédiction.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-05-09 10:11:00

Grève à Nkayi : c'est tendu entre les agents municipaux et le maire central de la ville sucrière

Fumée blanche au Vatican, enfumage à Nkayi ! La colère gronde chez les agents municipaux. L’intersyndicale de la Mairie de la ville sucrière a décidé, le 8 mai 2025, d’aller en grève jusqu’à nouvel ordre en raison du non-paiement des salaires. Les agents cumulent plus de 70 mois d’impayés dont 12 mois d’affilée sans avoir reçu un seul radis.

Selon l’intersyndicale, ce mouvement social est l'aboutissement d'une crise de confiance entre le président du conseil municipal, maire central de la ville de Nkayi, Michel Batomissa Malanda, et les deux centrales syndicales (CSC et CSTC).

Pression et management autoritaire

Munis de banderoles et de pancartes aux messages évocateurs, tous sont venus exprimer leur mal-être au maire central de Nkayi.

«Nous sommes là pour faire part de nos revendications pour de meilleures conditions de travail. Nous sommes en quête d’un dialogue social rétabli qui s’est érodé au fil du temps, laissant place à un fossé entre les agents et le maire central de la ville de NKayi », nous a confié un gréviste, joint au téléphone par notre rédaction.

Les grévistes en colère, les visages courroucés, dénoncent et se plaignent également de « pression », « d’intimidations, d’un management autoritaire et d’une gestion scabreuse et artisanale des finances » et parlent aussi d’une « souffrance quotidienne ».

Selon eux, le président du conseil municipal, maire central de la ville de Nkayi, Michel Batomissa Malanda, aurait mis de côté de l’argent public de sa ville pour s’offrir d’importants biens immobiliers à Nkayi et ailleurs.

Et l’intersyndicale de la Mairie de la ville sucrière ne démord pas, brandissant la thèse de preuves de la vente de la caillasse d’une valeur de près d’un milliard de FCFA abandonnée par une entreprise chinoise notamment sur le premier site situé dans le district de Kayes, hors de sa zone de compétence,  et le deuxième en face du marché Dangoté à Nkayi, sans penser à payer même un mois d’arriéré de salaire à ses agents ou tout simplement liquider la dette vis-à-vis de la CNSS.

Mais, toujours selon l’intersyndicale, il y a aussi ses proches collaborateurs dont les noms ne nous ont pas été transmis qui ont aidé Michel Batomissa Malanda à réaliser la transaction pharaonique. Ils seraient eux aussi impliqués dans la vaste combine.

Forte de ses affirmations, l’intersyndicale demande à la justice de lancer une enquête, dans le but de voir clair dans l’affaire des biens immobiliers et de la vente illicite de la caillasse laissée par les chinois. Une demande d’enquête pour une affaire de bien mal acquis, en somme.

On rappelle qu'un premier avis de grève avait été présenté par les centrales syndicales et repoussé à la suite des négociations ouvertes entre les deux parties, tenues du 23 au 25 avril 2025.

A la suite de l'assemblée générale du 02 mai 2025, les agents municipaux ont refusé les termes des accords obtenus entre les deux centrales syndicales et l'exécutif municipal (mise en place d'un comité de gestion spéciale mixte chargée de collecter les différentes taxes locales et d'ordonner les dépenses), et exiger le paiement d'un mois de salaire sur les recettes liées à la vente des agrégats abandonnés par une entreprise chinoise et vendus par la Mairie de Nkayi.

Une grève illimitée qui risque de porter préjudice aux jeunes de Nkayi étranglés par le chômage car la présente période est caractérisée par la constitution des dossiers utiles au recrutement par la SARIS-Congo dans le cadre de la campagne sucrière.

Pour permettre au Préfet de la Bouenza (sud) d’entreprendre les négociations avec l’intersyndicale en grève, gage de la paix sociale en entreprise, Marcel Nganongo, a recommandé tous les grévistes de bien vouloir se conformer à la législation et la réglementation en vigueur en matière du travail en République du Congo.

Par conséquent, les dispositions des articles 248-11, 248-15, 249-4 du code du travail doivent être observées sans conditions. L’application des dispositions des articles susmentionnés obligerait le Préfet de la Bouenza de fixer la date de négociation, ce selon les dispositions de l’article 242 du code du travail, a-t-on appris auprès d’une source proche de la Préfecture de la Bouenza.

Jessy Gerfred Berdie / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-05-09 09:25:03

Le chanteur congolais Fally Ipupa signe son retour avec « Le Temps », véritable nectar !

La Rumba congolaise regorge de musiciens de talent, et sans doute faudra-t-il attendre pour séparer les pépites d'or de la masse dense et d'une qualité guère comparable dans d'autres styles aujourd'hui. Certes, la maîtrise technique ne fait pas tout, mais elle est clairement le support sur lequel toute une génération tire la Rumba vers le haut. Dans ce foisonnement, un artiste a émergé et arpente les chemins du succès en ce moment, et c'est l’incontournable et l’incomparable Fally Ipupa, qui a dévoilé, vendredi 2 mai dernier, son nouveau single intitulé « Le Temps », disponible sur toutes les plateformes de streaming.

Au-delà de la mélodie envoûtante et captivante, le message de « Le Temps » se veut introspectif et inspirant.

Le chanteur de « Droit chemin » y évoque la force du temps qui passe, ce temps qui éclaire, apaise, révèle, et remet chacun à sa place. Une philosophie qu’il partage avec élégance et maturité.

Les férus de la musique congolaise noteront également une réminiscence musicale du morceau "Horizon 2000" du célèbre groupe Extra Musica du Congo-Brazzaville, comme un clin d’œil à ses racines et à ses influences.

Une manière pour le natif de Bandal de maintenir aussi le lien avec ses fans – les « Warriors » – et de confirmer que le projet "Delirium" est en bonne voie.

Avec ce nouveau titre, Fally Ipupa démontre une fois de plus sa capacité à se renouveler sans se renier, à mêler tradition et modernité, tout en préparant soigneusement le terrain pour un album qui s’annonce déjà incontournable.

Ça promet ! Les titres ne sont pas encore dévoilés, mais les fans peuvent visiblement déjà se préparer à les ajouter dans leurs playlists.

Tous les férus des belles sonorités africaines doivent impérativement être en possession de ce nouveau single, y compris les enfants quel que soit leur âge, pour apprécier un autre Fally Ipupa, qui, comme un bon vin, se bonifie en vieillissant.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-05-09 06:07:23

Congo-Coopération : La Délégation de l’Union européenne déroule la bande de son programme pour ce mois de mai à Brazzaville

Dans le cadre du mois de l’Europe, la Délégation de l’Union Européenne au Congo a procédé au lancement des activités du mois de l’Europe, le 7 mai 2025 à Brazzaville. C’est au cours d’une conférence de presse tenue à son siège que l’ambassadeur de l’UE, Son Excellence Mme Anne Marchal a donné, en compagnie de M. Augustin Bondo Tshiani, Premier Conseiller, Chef de Coopération à la Délégation de l’Union européenne en République du Congo. A cette occasion, l’UE a édifié la presse sur les différents projets financés par cette institution dans notre pays.

En effet, la Délégation de l’Union Européenne en République du Congo lance un appel à proposition, en vue de renforcer son partenariat avec la société civile dans la mise en œuvre de la stratégie Global Gateway. Cet appel à proposition s’inscrit dans le cadre des programmes thématiques « Appui aux organisations de la société civile » et « Droits Humains et Démocratie ».

L’objectif général est d’améliorer le rôle de la société civile en tant qu’acteur du développement durable inclusif et de défense des droits humains ; les organisations éligibles sont les organisations de la société civile ; la durée initiale prévue d’une action ne peut pas être inférieur à 24 mois ni excéder 48 mois ; le montant indicatif global dispose pour cet appel à proposition est de 4.036.00 Euro (environ 2,6 milliards de F.CFA).

Il est à noter que la délégation de LUE poursuit ses efforts pour démontrer la valeur du corridor pour l’Afrique centrale et milite pour le relier au corridor stratégique Union européenne (UE)-Union africaine (UA) n° 6 (Douala-Bangui-Kampala).

Ainsi, le corridor Pointe-Noire – Brazzaville – Kinshasa – Bangui – Ndjamena est un important corridor régional qui traverse la République du Congo, longe la République démocratique du Congo par le fleuve Congo et son effluent l’Oubangui, puis traverse le centre de la République centrafricaine et l’Ouest du Tchad jusqu’à Ndjamena. Il se base sur le Port en eau profonde de Pointe-Noire (soutenu par l’équipe Europe – UE & AFD) qui est appelé à un développement substantiel dans les prochaines années (capacité de traitement de conteneurs/an et taille des bateaux accueillis).

 En outre, ce corridor a un lien évident avec les appuis de l’Equipe Europe (Délégation UE et Etats membres de l’UE) sur des questions de sécurité maritime et de connectivité.

Il s’avère que la Délégation de l’Union Européenne a lancé en mi-2024, une mission pour ’’identifier et cartographier les futurs projets potentiels’’ sur ce corridor avec l’objectif d’identifier des projets ’’soft’’ et/ou ’’hard’’ de connectivité sur le tronçon Pointe-Noire-Brazzaville/Matadi-Kinshasa/Bangui et sa zone d’influence, et de contribuer ainsi, à une approche stratégique sur le développement du transport multimodal incluant principalement les modes fluvial et ferroviaire en République du Congo, en RDC et en RCA.

A cet effet, il y a eu quelques idées explorées, à savoir : redonner un fort intérêt économique à l’extrémité nord du corridor (Bangui, Zongo, sud Oubangui) ; changer profondément l’organisation de la chaine de transport par la voie fluviale ; concevoir, construire et organiser une boucle ferroviaire cohérente et équilibrée et anticiper les actions de protection de la biodiversité dans la zone d’influence des corridors.

Par ailleurs, il faut faire remarquer que d’ici quelques semaines, seront disponible : une cartographie de projets potentiels de connectivité le long du corridor avec des indications de leur degré de maturité, leur budget et la période de mise en œuvre ; une ébauche d’une stratégie possible de financement des projets identifiés et une proposition des actions prioritaires pour l’appui par l’UE/Equipe Europe.

C’est donc ce vendredi 9 mai 2025 que va avoir lieu à l'Institut Français du Congo (IFC), la cérémonie officielle de démarrage des activités de la célébration du mois de l'Europe, avec un accent sur les 75 ans de la déclaration de Schuman. L'une des activités phare est le festival du cinéma des films européen et africain. Les festivités se poursuivent jusqu'au 13 juin prochain, avec plusieurs autres activités (tables rondes, panels et formations).

‎Enfin, la délégation de l'Union européenne a éclairé la presse sur ses interventions en République du Congo dans les domaines tels que: la jeunesse, l'environnement, les infrastructures, l'énergie, le transport et la gouvernance.

Parmi les programmes avenir, le lancement sous peu du programme de promotion des énergies renouvelables et de l’électrification rurale.

Les programmes en cours de formulation sont : le programme de soutien au Partenariat forêt UE-Congo en 2025 ; en matière de résilience/adaptation de villes au changement climatique, le lancement imminent des études pour la formulation d’un programme de soutien urbain durable (basé sur l’expérience du programme Villes Résilientes).

En somme, la coopération caractérisée le partenariat l'UE-Etat congolais ne souffre d’aucune entorse et se porte à merveille.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-05-08 21:49:46

Vatican – Habemus papam : L’Américain Robert Francis Prévost élu pape

Préfet du dicastère des évêques, le cardinal Robert Francis Prévost 69 ans, devient le 267ème pape. Ordonné prêtre à l’âge de 25 ans, et créé cardinal en 2023, Robert Francis Prévost est américain, né à San Fransisco d’un père français et d’une mère italienne. Il a choisi Léon XIV comme nom de pape. Docteur en droit canonique ou droit canon, le cardinal Robert Francis Prévost est le premier pape américain de l’histoire.

De la fumée blanche est sortie ce jeudi 8 mai, peu après 18 h, de la cheminée de la chapelle Sixtine, à Rome. Cela indiquait que les cardinaux électeurs réunis en Conclave avaient désigné le successeur du Pape François, après seulement une journée et demie de délibérations et cinq votes.

Cette élection rapide signifie qu'au moins 89 des 133 cardinaux électeurs se sont accordés sur Robert Francis Prévost qui ne figurait pas parmi les favoris.

Ému, le pape Léon XIV est apparu sur le balcon de la basilique Saint Pierre avant 19 heures.

« Que la paix soit avec vous », ont été ses premiers mots. « Unissons-nous afin de former un seul peuple toujours en paix, le mal ne l’emportera pas », a-t-il poursuivi.

Le pape a terminé son message en recitant le ave Marie avec la foule, puis il a donné une bénédiction urbi et orbi à Rome et au monde.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-05-08 18:06:18

Vatican – Conclave des cardinaux : Un pape est élu « Habemus papam » !

De la fumée blanche est sorti ce jeudi 8 mai, peu après 18 h, de la cheminée de la chapelle Sixtine, à Rome. Cela indique que les cardinaux électeurs réunis en Conclave ont désigné le successeur du Pape François.

Après seulement une journée et demie de délibérations et quatre à cinq votes, les 133 cardinaux électeurs réunis pour le Conclave ont désigné le successeur du pape François, ce jeudi 8 mai.

Cette élection rapide signifie qu'au moins 89 des 133 cardinaux électeurs se sont accordés sur un homme. De vive acclamations de la foule rassemblée place Saint Pierre ont accompagné les cloches de la basilique Saint Pierre qui ont sonné à toute volée.

Le nom du nouveau pape n’est pas encore connu. Il faudra probablement compter entre 45 minutes et une heure d’attente avant d’en être averti : lors de l’élection du pape François, une cinquantaine de minutes se sont écoulées entre la sortie de la fumée blanche et l’annonce de son élection.

En effet, le vainqueur du scrutin doit d’abord répondre à deux questions du cardinal doyen : « Acceptez-vous votre élection canonique comme souverain pontife ? Et de quel nom voulez-vous être appelé ? » Après avoir répondu « oui » à la première interrogation, il devient immédiatement pape et évêque de Rome.

Viendra alors l’annonce aux fidèles avec la formulation « Habemus papam » prononcée par le cardinal protodiacre – le Français Dominique Mamberti.

Puis le nouveau pape apparaîtra depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre et fera sa première bénédiction apostolique.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-05-08 16:45:45

Brazzaville : Un sujet malien mis en examen pour viol sur une enfant de 6 ans

Bah Abudja, la quarantaine révolue, chauffeur de nationalité malienne, été arrêté à la suite d’allégations de viol sur une fillette de six ans ; dans l’arrondissement 5 Ouenzé où le prédateur sexuel a attiré la fillette, et sa sœur en leur proposant une somme d’argent.

Profitant du fait que les enfants étaient sans supervision parentale à ce moment de la journée, l’homme qui réside dans la même parcelle que les victimes a essayé de contraindre les petites filles à des actes sexuels, indiquent des personnes du voisinage.

« Fort de la gravité des faits, je décide d’engager des poursuites contre le susnommé pour des faits d’agression sexuelle sur mineur suivant la procédure de flagrant délit. En conséquence, M. Bah Abudja est mis aux arrêts pour être jugé dès cet instant », a déclaré le procureur de la République, André Oko Gakala depuis son parquet et qui traite cette affaire avec sérénité malgré son retentissement médiatique et sociétal.

Il semble que M. Bah était rejoint par un de ses amis qui se serait aussi livré à des attouchements sur les enfants dont l’intelligence et le courage ont permis de rapporter les faits à leurs parents qui ont alerté les autorités.

Le présumé pédophile été placé en garde à vue à la gendarmerie de Ouenzé avant d’être présenté au parquet près le Tribunal de grande instance de Brazzaville.

Les viols sur mineures sont devenus monnaie courante à Brazzaville, la capitale congolaise.

En février 2023, Hervé Manana 49 ans, célibataire, père de 4 enfants, a été présenté devant le procureur de la République André Oko Ngakala. Ce directeur du CEG Nganga Edouard à Brazzaville, a été interpellé en flagrant délit de tentative de viol sur des filles mineures, élèves audit collège. Un véritable prédateur que ce directeur de collège qui a reconnu qu’il se livrait à cette pratique depuis quatre ans déjà.

Dans le bureau du procureur où était conviée la presse, quatre victimes, toutes âgées de 14 ans, élèves en classe de troisième, ont expliqué ce qu’elles avaient subi de la part de leur directeur. Toutes ont évoqué des attouchements, après des menaces diverses et répétées, en rapport avec leur scolarité pour les contraindre à accepter de faire la volonté du directeur. Le mode opératoire était toujours le même. Le directeur conviait les filles dans son bureau, les intimidait et tentait d’abuser d’elles. Certaines de celles qui ont déposé devant le procureur, ont évoqué des attouchements non consentis, après la menace de ne pas se voir inscrites sur les listes d’examen.

Devant le procureur qui lui a demandé si ces jeunes filles l’ayant accusé de tentative de viol mentaient, l’homme a reconnu qu’elles disaient bien la vérité. Une façon sans doute de plaider coupable.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-05-08 16:01:21

La route Brazzaville-Pointe Noire parmi les routes les mieux entretenues d’Afrique grâce au travail de La Congolaise des Routes

Si on construit les routes, on crée la richesse, dit un adage. En République du Congo, la RN1 est l'axe routier le plus vital du pays. Pour faire face au défi de sa maintenance et son coût estimé à 70% de l’investissement, la compagnie chinoise (CSCEC) qui l'a construite n'a pas tardé à réagir avec son partenaire français (EGIS). Depuis 2019, une société tripartite a pris en charge la gestion et le maintien de cette route. CSCEC prend en charge les travaux d’entretien, EGIS s’occupe de l’exploitation et le gouvernement congolais gère la coordination administrative et la sécurité. La collaboration de ses trois acteurs a révélé la beauté exceptionnelle de la route.

La RN1 (Brazzaville-Pointe-Noire) traverse un paysage particulier parsemée d’habitants chaleureux en traversant une variété de terrain comprenant des forêts vierges, des plaines, des valets et des plateaux.

Après la réalisation de cette route lourde en 2016, sept heures seulement suffisent désormais pour parcourir 536km de route.

Trois (3) ans se sont écoulés pour finaliser les travaux de la forêt du mayombe et huit (8) ans pour des techniques de construction et d’expérience de gestion adaptées aux conditions géographique et géologique complexes de cette partie du sud du pays.

Elle facilite aujourd’hui la circulation des personnes et des marchandises et reliant 66% de l’ensemble de la population congolaise.

Grâce à La Congolaise des Routes (LCR), société concessionnaire assurant la gestion de la Route Nationale N°1 (BZV-PNR), cette route propulse le Congo de nos jours vers un avenir meilleur.

Seul petit bémol, l’absence des airs de repos. Surtout dans le mayombe.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-05-08 14:56:44

Firmin Édouard Matoko manifeste une réelle volonté d’effectuer un plaidoyer pour l’École du patrimoine africain (EPA)

A l’issue de la visite de courtoisie faite à la ministre Lydie Pongault, Firmin Édouard Matoko, candidat de la République du Congo au poste de directeur général de l'Unesco, a manifesté une réelle volonté d’effectuer un plaidoyer pour l’EPA, une référence au service de la Journée du patrimoine africain, le 5 mai dernier. Cette école a de nouveau réaffirmé sa volonté d’œuvrer à contribuer au développement socio-économique des pays et peuples africains à travers la conservation et la valorisation de leur patrimoine culturel.

Dans les priorités de Firmin Édouard Matoko pour la direction de l’Unesco figure en bonne place la rubrique dédiée au patrimoine. « Pour moi, le renforcement des capacités africaines pour la valorisation du patrimoine est d’importance et, pour ce faire, il est nécessaire d’avoir des cadres bien formés, capables de monter et défendre les dossiers », a-t-il indiqué.

Dans le même ordre d’idées, Samuel Kidiba a expliqué que c’est ce que l’EPA, créée en 1998 par des professionnels pour former des professionnels, est en charge de faire. Il a précisé que non seulement elle forme, mais également, cette fierté africaine au service du patrimoine culturel du continent prépare en même temps à la médiation. A ce jour, plus de 3000 cadres en Afrique francophone, lusophone et hispanophone sont issus de cette école qui jouit d’un statut diplomatique reconnu par l’Union africaine comme étant une institution technique pour régler les problèmes liés à la formation dans le domaine du patrimoine africain en général.

« C’est une priorité pour l’Unesco de renforcer les capacités dans ce domaine afin de donner au continent le moyen de franchir le quota actuel de 12 % de la représentation du patrimoine mondial. Je prends cet engagement pour les prochaines années de l’Unesco de demain », a confié Firmin Édouard Matoko.

« Pour obtenir la reconnaissance de plusieurs sites dans ce continent naturellement riches, la candidature de Firmin Édouard Matoko va dans le bon sens pour faire un plaidoyer porté par l’Unesco qui, bien au-delà de 3000 cadres, en formerait plutôt 1 million, et pourquoi pas davantage, dans nos différents pays de la contrée francophone, lusophone et hispanophone », a renchéri Samuel Kidiba.

Jean-Jacques Jarele SIKA / source Adiac

Photo : Marie Alfred Ngoma

Créé le 2025-05-08 14:41:05

Visas Schengen : la France aurait perçu plus de 159 milliards FCFA grâce aux refus de visas africains

Entre 2015 et 2025, la France aurait engrangé près de 243,6 millions d’euros, soit plus de 159,8 milliards de francs CFA, issus exclusivement des frais de demande de visas Schengen refusés à des ressortissants africains. Un chiffre qui alimente la polémique autour d’un système jugé à la fois opaque et injuste, selon nos confrères de Emedia.

Ces frais de dossier, non remboursables, sont réglés par des centaines de milliers de demandeurs — souvent originaires d’Afrique — dont les demandes se voient rejetées, sans explication obligatoire ni contrepartie.

Pour beaucoup, c’est une double peine : le visa est refusé, et l’argent versé reste dans les caisses de l’administration, affirme la même source.

Les chiffres du Ministère français de l’Intérieur témoignent d’une hausse constante des refus ces dernières années :

2024 : 3 486 275 demandes déposées, 578 687 refusées

2023 : 2 972 988 demandes, 506 611 refusées

2021 : 982 143 demandes, dont 194 181 refusées

2017–2019 : une moyenne annuelle de 4,3 millions de demandes, pour 537 000 à 686 000 refus.

À cela s’ajoute une hausse régulière du coût du visa, passé de 60 € à 80 € en 2020, puis à 90 € en 2024, accentuant le préjudice financier pour les candidats recalés.

Selon les estimations, rien qu’en 2023, les demandeurs africains auraient perdu environ 56,3 millions d’euros en frais de visas non remboursés — soit plus de 36,9 milliards FCFA.

Voici la répartition estimée des pertes par pays :

Algérie : 166 200 refus → 13 M€ (8,53 Mds FCFA)

Maroc : 136 300 refus → 11 M€ (7,21 Mds FCFA)

Égypte : 3,7 M€ (2,43 Mds FCFA)

Nigeria : 3,4 M€ (2,23 Mds FCFA)

Tunisie : 3,1 M€ (2,03 Mds FCFA)

Sénégal : 2,11 M€ (1,38 Md FCFA).

Ces montants concernent principalement les visas de court séjour (type C), généralement sollicités pour des voyages touristiques ou familiaux.

Ce que certains observateurs dénoncent désormais comme un « business de la frustration migratoire » pose une question éthique : les pays européens — la France en tête — profitent-ils financièrement d’un système de filtrage migratoire qui pénalise lourdement les populations africaines, sans transparence ni possibilité de recours efficace ?

Alors que la pression migratoire et les inégalités économiques persistent, la question d’un remboursement systématique en cas de refus de visa refait surface dans les débats politiques et sociaux.

Jack de MAÏSSA / source Emedia

Photo : Dr

Créé le 2025-05-08 13:44:09

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