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Quatre mois après la chute de Goma, puis celle de Bukavu, deux villes importantes de l’Est de la RDC (République Démocratique du Congo) désormais tenues par les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, plusieurs obédiences maçonniques françaises organisent une conférence-débat sur ce conflit aux enjeux complexes.
L’événement aura lieu dans le Temple Arthur Groussier du Grand Orient de France (16 rue Cadet, 75009 Paris), de 13h à 18h. Une conférence ouverte aux profanes, qui va réunir journalistes, experts en géopolitique et analystes sécuritaires…

Il s’agira pour les intervenants d’éclairer les francs-maçons et les profanes sur les causes profondes du conflit, mais aussi d’aborder l’efficacité des initiatives diplomatiques de la sous-région et de comprendre les dynamiques sécuritaires, au moment où un rapport interne du Sénat congolais pointe du doigt d’importants dysfonctionnements dans la gestion du conflit par les forces armées congolaises ; au moment où l'ancien président de la RDC Joseph Kabila a étrillé la "dictature" du gouvernement de Kinshasa et annoncé se rendre "dans les prochains jours" à Goma.
À suivre…
B. B / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-05-25 09:34:38
L’ancien ministre, Président de la Commission Nationale d’Auto-évaluation du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (IVLP), Alain Atipault Akouala, répondant aux questions du présentateur du journal parlé sur radio Congo ce dimanche 25 mai 2025, dans le cadre de la célébration des 65 ans de la radio nationale, a déclaré que « les conditions de travail à radio Congo ne sont pas à la hauteur de son histoire ».
Depuis 65 ans, Radio Congo-Brazzaville et nous, c'est une histoire d'écoute, d'échanges, de partage et de radio. Témoin des grands enjeux de la société congolaise, la chaîne nationale est plongée dans la précarité.
Qui dit précarité dit fragilité. Et c’est en cela que la précarisation du métier menace le contenu en plus de mettre les journalistes dans des situations sociales périlleuses.
Horaires difficiles, bas salaires, pression constante, éloignement géographique, culture du silence, les conditions de travail ici sont terribles. C’est tout un système qui est pris dans une logique intenable. Des conditions de travail qui se dégradent et une perte de sens grandissante.
Le matin, quand ils arrivent à la Radio nationale, certains journalistes s’empêchent d’aller faire miction. Un constat partagé par tout le personnel de Radio Congo : « Le ministre de la Communication s’occupe plus du Porte-parolat du gouvernement que des médias ».
Nombreux ne sont pas satisfaits de la qualité des WC de leur lieu de travail. Ce sujet apparemment anodin revêt pourtant une importance capitale : le manque d’hygiène dans les toilettes décourage le personnel de s’y rendre. Et provoque chez eux des infections et des problèmes psychologiques.

Les causes de cette saleté sont multiples : absence d’eau, de papier toilette, toilettes bouchées, absence d'essuie-main… Conséquence directe de cette situation : le personnel de Radio Congo, surtout les femmes hésitent ou renoncent à aller aux toilettes au sein de leur entreprise.

Entre les traces d’urine et des selles, nombreux rechignent à poser leur postérieur sur la cuvette. Les toilettes qui sont les endroits les plus porteurs de bactéries sur le lieu de travail.

Une panne d’ascenseur, ce n’est jamais agréable. Mais lorsque cette dernière touche le centre national de radio et de télévision, un complexe de cinq étages construit par la société chinoise China Beijing pour un coût global de 16.700.000.000 de francs CFA, financés par l'Etat congolais, et dure depuis plusieurs années, cela devient franchement problématique.

Radio-Congo, située à Nkombo, en fait l’amère expérience. Depuis plusieurs années l’ascenseur qui dessert les cinq étages du Centre national de Radio Télévision congolais (CNRTV) est absolument hors service. La grogne monte chez certains journalistes et techniciens qui doivent parfois monter plusieurs étages par les escaliers. C’est désormais le quotidien des visiteurs et personnel de la radio créée le 25 mai 1960.
A l’heure du numérique, Radio Congo, grande perdante de cette révolution numérique, les journalistes n’ont pas de connexion internet.
Une forte chaleur au travail peut présenter des risques pour les salariés : déshydratation, malaises, maux de tête... En cas de chaleur au travail, l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique de ses salariés. Dans les locaux fermés, l'employeur a obligation de renouveler l'air afin d'éviter les "élévations exagérées de température". L'employeur doit donc veiller à la bonne ventilation des locaux de travail. L'employeur doit mettre à disposition de ses salariés de l'eau potable et fraîche (fontaines, bouteilles d'eau...).

A Brazzaville, les températures flirtent dans tous les quartiers avec les 40°. De quoi rendre difficile le travail, également dans les bureaux. Et notamment ceux présents dans des immeubles vitrés. La situation est d'autant plus compliquée si ces bureaux sont dépourvus de climatisation. Et c’est le cas de Radio Congo.
Des postes de travail pas dépoussiérés, des interrupteurs pas désinfectés, des locaux pas aérés... On s'arrête ici, mais l'idée est là : des locaux qui ne sont pas nettoyés deviennent de véritables nids à microbes. Et cela laisse la porte ouverte à tous les virus saisonniers ainsi qu'aux maladies contagieuses.
N'oublions pas qu'il s'agit aussi d'une question d'image. L'opinion que l'on se fait d'une entreprise passe aussi par l'hygiène.
Depuis des années, les journalistes de Radio Congo réclament toujours et sans succès, un car de reportage, ce véhicule équipé d’une régie, qui permet de transmettre en direct ou non des reportages ou des émissions effectués à l’extérieur de la chaîne nationale.
La maladie des commémorations, fêtes, anniversaires, est telle que, parfois, on aimerait ne pas verser plus que nécessaire dans la nostalgie. Avec la radio, néanmoins, aucune complaisance. La radio est toujours là depuis 65 ans ! Pourquoi ? C’est le média le plus proche, le plus accessible, le plus rapide. Il comble les solitudes, accompagne nos petits matins et nos trajets en voiture.
La radio ne véhicule pas que de l’actualité, mais aussi du rire, la réalité du quotidien ou encore de la musique.
La chanson, c’est la radio !
Sans la radio nationale, combien de Franklin Boukaka, Essous Jean Serge, Pamelo Moun’Ka, Edo Ganga, Youlou Mabiala, Kosmos Moutouari, Pierre Moutouari, Locko Massengo, Theo Blaise Kounkou, Zao, Ange Lino, Fernand Mabala, Fofana Moulady, Angelou Chevauchet le Yaya, Bongo Propheta, Rapha Boundzeki, Rigadin Mavoungou, Sambadio, Chiden Dembuta, Mamie Claudia, Aurlus Mabélé, Roga Roga, Jacques Loubelo, Jacques Koyo, Panama, Aly Moulady… auraient percé et fait connaître leur talent sur le plan national et international ?
Et puis, il y a la voix, le mystère des voix, les plus douces et veloutées – celles de la nuit -, les plus dynamiques et corrosives, sérieuses et crédibles – celles des matinales.
Mais à 65 ans d’activités, une cure de jouvence s'impose, et c’est la presse nationale qui gagne, le Congo aussi !
Cette situation devrait conduire les autorités à prendre une décision forte, au risque de polluer un peu plus un environnement qui l’est déjà plus que de raison.
La radio nationale célèbre ses 65 ans sous le thème : "Radio-Congo à l'heure du numérique".
Jessy Gerfred BERDIE / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-05-25 09:08:20
Les Congolais ont été émus en voyant des images horribles d'une maman sauvagement blessée par des bébés noirs à Mikalou, mardi 13 mai dernier entre 4h et 5h du matin. L'infortunée accompagnait sa fille à l'hôpital de Talangaï qui avait des menaces d'accouchement.

Finalement, une semaine après cette agression doublée d'un vol de 600. 000 FCFA et de deux téléphones-portable, la police a pu mettre la main sur deux des quatre présumés agresseurs, selon Le Troubadour de Brazzaville, Journal d'investigation et d'information générale.
Il s'agit de Moussimima Tommy Kelly alias Mobile money (30 ans) et Essié Asnel alias Maréchal Bobo (18 ans).
La troisième personne interpellée par la police, Onka Perséverence (18 ans) fait partie de la même écurie que les deux présumés co-auteurs ; écurie connue sous le nom des "Américains" Moussimima Tommy Kelly alias Mobile money, qui passe pour le chef de la bande, a été interpellé à Bambou, un petit village situé après Ignié, à plus de 45 km au nord de Brazzaville, souligne le Journal d'investigation et d'information générale .
Sur les deux téléphones volés, un a pu être retrouvé, précise la même source.
Au cours de leur interrogatoire, les suspects ont avoué les faits qui leur sont reprochés. « Les investigations menées à la suite de l’enquête qui a été ouverte ont permis aux services de police d’interpeller trois individus qui avaient participé à cette agression. Au cours de leur interrogatoire d’enfermement, deux d’entre eux ont avoué sans ambages les faits », a expliqué le Lieutenant-Colonel Magloire Anicet Mayoumi Koumba.
Il a indiqué que les trois suspects seront poursuivis pour vol qualifié, coups et blessures volontaires et association de malfaiteurs. Une procédure est en cours de rédaction pour que ces trois individus soient présentés au procureur de la République, afin que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur, a-t-il souligné.
Les enquêteurs recherchent encore deux autres présumés criminels qui demeurent introuvables.
« Bébés noirs », ce terme est le symbole d’une violence urbaine morbide équivalente à celle accouchée, voici peu, par les kuluna, autres enfants terribles de la délinquance urbaine exportée par Kinshasa (RDC).
Ils imposent leur loi à coups de gourdin ou de Douk-Douk, ce couteau de poche inventé par la coutellerie Cognet en 1929.

Ils gagnent du terrain à Brazzaville et à Pointe-Noire. Tant pis si, pour un téléphone, des bijoux ou quelques billets, ils doivent sortir la machette.
Violents et sans états d’âme, les « bébés noirs » sèment la terreur dans les rues de Brazzaville et Pointe-Noire.
Ils sont là. Toujours en bande, armés et dangereux. Il y a des quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire, où l’on n’ose plus aller la nuit.

On parle d’un niveau d’attaque bestial ne faisant pas de quartier. Les victimes s’en sortent délestées de leurs biens avec, à la clef, de profondes balafres au visage, des bras amputées quand elles n’y laissent pas leur vie.
Les Congolais avec leur manie de l’oxymore sont étonnés qu’on puisse être adolescent et se comporter en boucher !

Les « bébés noirs », arborent des cagoules noires quand ils passent à l’attaque, preuve que ceux qui sont attaqués sont des connaissances qui pourraient les reconnaître.

Dans certains quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire, les populations excédées sont parfois obligées de se constituer en « milices d’autodéfense », une pratique qui va pourtant à l'encontre des lois et règlements de la République. La population a commencé à faire vengeance elle-même avec le nouveau phénomène qu’elle appelle "barbecues". Il suffit de jeter un coup d’œil sur les réseaux sociaux et vous verrez comment les « bébés noirs » sont en train d’être brulés, sans pitié et remords.
En définitive le phénomène des bébés noirs est perçu aujourd'hui comme un véritable casse-tête chinois pour les gouvernements et pour la population qui en paye le prix. Le Congo devient comme un sanctuaire où à la moindre incartade on perd gratuitement la vie du fait des bébés noirs.

Au cours du traditionnel réveillon d’armes de fin d’année, le 31 décembre dernier à Brazzaville, Denis Sassou-N’Guesso, le chef suprême des armées, assure avoir « entendu que vous vouliez que cela change ».
Le Président de la République a demandé à la force publique de poursuivre, en 2025, l’effort d’éradication complète du grand banditisme dans les grandes villes et à l’intérieur du pays.
En sus de l’éradication du grand banditisme urbain, la force publique devrait également contrôler les frontières nationales afin qu’elles ne soient pas des passoires des hors-la-loi venus d’ailleurs.
De la parole aux actes, le peuple attend toujours de retrouver sa quiétude en vaquant à ses occupations, sans peur ni crainte d'agression, quelle que soit l'heure, dans tous les coins et recoins de la République.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-05-25 01:33:41
La violence aveugle dont font montre les Sud-Africains noirs, à l'encontre d'autres Africains noirs venus du reste du continent africain, était prévisible. Et ce n'est pas fini. D'autres drames sont encore à craindre, tant que les dirigeants d'autres pays africains, les intellectuels et les opinions publiques du continent et de la diaspora ne dénonceront pas avec force et vigueur cette lâcheté abjecte des dirigeants politiques sud-africains et de la frange des capitaines d'industrie blancs, ainsi que de la classe moyenne noire. C'était prévisible, parce que ce n'est pas la première fois que cet obscurantisme noir récent - forgé par les ceps de l'apartheid - s'étale sur l'Afrique du Sud que Mandela a appelé la Nation arc-en-ciel. Ces Sud-Africains meurtriers, constitués de hordes de tueurs, sont le fruit de la « lobotomisation psychologique » du cerveau du Noir sud-africain, opérée par les tenants de l'apartheid, sur la conscience de l'Africain noir d'Afrique du Sud.
C'est cet Être déshumanisé par un violent et pervers lavage de cerveau, et ghettoïsé comme un animal en zoo exclu de la vie civile dans les Bantoustans sordides pendant des décennies, qui est devenu le monstre froid qui égorge, brûle et détruit tout ce qui lui ressemble mais dont il se dit en être étranger. Ces Noirs sud-africains lyncheurs, sont ces jeunes nés et grandis dans les banlieues-ghettos devenues, au fil des années, des prisons à ciel ouvert dans cette nation arc-en-ciel qui perd de plus en plus l'éclat de ses couleurs chatoyantes, qui ont fait tenir droits et fiers dans leur tête, Mandela et ses compagnon de prison à Robben Island ; ainsi que Winnie Mandela et tous les autres Africains et panafricains pendant les longues années de lutte contre le système odieux et inhumain de l'apartheid. Ces hordes de "zombies" - sorties de ces cités-cimetières (créées dans un dessein raciste) avec des gourdins, des barres de fer, des couteaux, des bidons de kérosène, des briquets et des allumettes - sont des morts-vivants instrumentalisés par les classes politique noire, d'un côté et économique blanche de l'autre côté, ainsi que la moyenne bourgeoisie noire qui, tous les trois, tiennent le haut du pavé dans l'Afrique du Sud post-apartheid.

À noter que ces trois cercles de pouvoir, en incapacité notoire de gestion de la société, sont presque embusqués à la lisière du crime organisé. Leur leitmotiv, c'est faire du « sur place » à dessein pour ne pas proposer des projets de société favorisant une éducation de qualité, qui permet l'usage de l'analyse grâce à l'esprit critique pour mieux baliser l'accès à l'embauche de plein emploi. Craignant donc de se faire dégager du pouvoir par une révolution de rue venue de jeunes sans éducation, sans instruction, sans schèmes de raisonnement pour rêver et concrétiser leur futur immédiat et lointain, les écuries politico-économiques tant noire que blanche qui tiennent les manettes de l'Etat sud-africain, brandissent alors le chiffon rouge de la xénophobie en excitant et poussant les jeunes à la chasse de l'autre Africain venu du reste du continent.
En fait, ces jeunes sont des proies faciles de la manipulation politicienne parce qu'il leur manque l'éducation nécessaire et suffisante leur permettant de mieux connaître leur histoire que d'être abreuvés de la saoulerie de bière et de liqueurs infusées par les industries de distillerie répandues en Afrique du Sud.
Cette jeunesse sans éducation ne peut savoir qu'avant - Mandela, Sisulu, Tambo, Mbeki, Kathrada, Winnie et tous les combattants de la liberté contre l'Apartheid et singulièrement les enfants de Soweto - ces écoliers qui furent massacrés par la police raciste blanche en 1976 - alors qu'ils manifestaient pour le droit d'apprendre et d'étudier dans leurs langues maternelles en lieu et place de l’afrikaans - la langue de l'occupant Boer - il y a eu des héros qui ont combattu contre l'envahisseur blanc pour défendre la terre d'Afrique du Sud.
Parmi ces héros, comme l'écrit Mandela dans "Conversations avec moi-même", on peut citer le chef Khoï Autshumayo ; Moqana des Rharhabe ; Bambata ; Cetywaio chez les Zoulous ; Mampuru pour les Sothos ; Tchivhase pour les Vendas ; Cungwa chef des Amagqunukhwebe ; Karel, le chef des Abatwa menant de combats farouches avec leur esprit indomptable et la noblesse de leur caractère contre des commandos de Boers.

Même au cœur de l'apogée de la répression par le régime de l'Apartheid, des monarques courageux et valeureux se sont distingués sur cette terre d'Afrique du Sud. C'est le cas de Sabata roi des Thembus et Cyprian le Zoulou.
D'autres grands noms de la lutte contre l'apartheid ont allongé la liste de braves héros sud-africains que ces jeunes sous-éduqués et manipulés nés après l'Apartheid ne peuvent ni connaître ni s'en référer pour les prendre comme modèles à suivre.
Le handicap dû au manque d'éducation, les prive de connaître des personnalités érudites comme les Selope, Jabavu, Dube, Abdurahman, Gool, Asvat, Cachalia, etc., tous ces héros qui composent le limon de la nation arc-en-ciel tant désirée et née d'une longue privation de liberté à des hommes et des femmes de haut rang en dignité.

C'est pourquoi, il ne faut pas perdre de vue que ce qui se passe en Afrique du Sud ne peut se comprendre sans tenir compte du déficit programmé d'éducation, d'instruction, de savoir et de compétences au sein de cette population post-apartheid.
Nelson Mandela en avait pleinement conscience. Il me l'avait dit, au cours d'une interview qu'il m'accorda dans les jardins du parlement sud-africain au Cape de Bonne Espérance, à 48h de son investiture officielle à Pretoria en juin 1994.
C'est pour préparer le nouveau Sud-Africain noir, qu'il inscrivit l'éducation scolaire parmi les priorités de son agenda politique en tant chef d'État et premier président noir élu de la République sud-africaine post-apartheid.
Cependant, il faut le signaler et le souligner avec force que le système d'apartheid avait pour point d'orgue : l’abatardissement (par tous les moyens inimaginables) et le ravalement de l’homme Noir au rang d'un sous-produit de l'humanité pour justifier son extermination sur toute la surface du continent afin de s'approprier définitivement de cette partie de l'Afrique. En déstructurant la conscience des Noirs sud-africains, les Blancs envahisseurs de l'Afrique du Sud ont réussi à braquer le Noir contre lui-même. Car ils sont parvenus à lui faire détester ce qu'il est. Plus pernicieux et perfide que ça, tu meurs ! Et comme il ne peut pas s'incendier lui-même (car s'immoler est perçu comme un acte héroïque sous d'autres cieux…cf. ce qui s'est passé en Tunisie et occasionné le printemps arabe...) ; ni s'égorger lui-même, le Noir sud-africain a trouvé un exécutoire dans l'Autre Noir qui vient des environs. C'est en celui-là que le Noir sud-africain trouve une victime de substitution.

Ainsi donc, au lieu de s'auto-assassiner parce que c'est un lâche, un pleutre conditionné par l’homme Blanc (un manipulateur monstrueusement pernicieux), le Noir sud-africain ne veut pas tuer le mort-vivant qu'il est parce qu'il a déjà été lui-même tué par le Blanc sud-africain qui a conçu et mis en œuvre la dantesque machinerie à déshumaniser le Noir. Il a donc peur de tuer ce mort-vivant qu'il est lui-même, au risque de fâcher et de faire déclencher le courroux de son sadique manipulateur sur le pauvre spectre qu'il représente, lorsqu'il se perçoit à travers son image abimée de sous-homme, de projet inachevé de l'humanité, que lui renvoie sa perception déchiquetée et tronquée par l'abject fonctionnement mental de celui qui l'a pris en esclavage dans la pensée et dans le corps. N'étant plus en capacité de distinguer la source du mal qui le détruit, il se charge de construire un parangon dans sa conscience exsangue sur lequel il transporte le piédestal déifié du Blanc.
Dans le subconscient de ce mort-vivant, qu'est le Sud-Africain noir, son bourreau - le Blanc - est son bienfaiteur (syndrome de Stockholm !) : il lui appartient et lui est soumis au point d'en devenir le monstre dressé pour tuer : tuer qui ? Lui-même, pardi ! Car sa conscience fracassée comme un miroir en mille bris et sa raison fossilisée dans les liants de la mélasse nauséeuse produite par la gluante bave du monstre froid qui lui a déni l'accès à l'éducation, sont deux indicateurs de sa déshumanisation.
Le Noir sud-africain, pour avoir été embastillé pendant longtemps, s'est muté socialement et psychologiquement en "zombie". Il faut plus qu'une psychanalyse mais toute une révolution des mentalités, de changement de paradigme socio-culturel, de progrès économiques et politiques pour sauver le soldat perdu sud-africain noir afin de le ramener à la dimension de l'humain.
Et ce travail de reconstruction est un devoir qui incombe, avant tout, à tous les Noirs qui ont compris de quoi il est question.
Michel Mboungou-Kiongo ancien DG de Télé Congo (1994-1997)
Créé le 2025-05-25 00:24:36
A compter de ce mois de mai (depuis le 15 mai 2025), les ministres togolais devront assumer personnellement le paiement de leurs consommations d’eau et d’électricité à usage domestique. C’est ce qu’indique une circulaire signée par Essowè Georges Barcola, ministre de l’Économie et des Finances, adressée à l’ensemble du gouvernement, dont une copie est parvenue à notre rédaction.
La réforme qui met ainsi fin à la prise en charge de ces factures par le Trésor public, s’inscrit dans une logique plus large de rationalisation des dépenses publiques et de réforme de la gouvernance.

La mesure, symbolique, est du reste, censée illustrer une volonté d’exemplarité, d’équité et de sobriété dans la gestion des finances de l’État.
Selon l’argentier de l’État, des instructions ont été données à cet effet à la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) et à la Togolaise des Eaux (TdE) en vue de faciliter cette transition administrative et logistique.

Notons par ailleurs que cette nouvelle intervention survient quelques jours après la hausse des prix de l’électricité au Togo, dans un contexte d’efforts pour assainir les conditions financières de la CEET, confrontée à des difficultés récurrentes depuis plusieurs années. Une hausse qui n'a pas manqué de faire débat, au sein du grand public togolais.
Jusqu’ici, ces frais étaient couverts par le Trésor public, c’est-à-dire les fonds de l’État.
Mais le gouvernement veut désormais donner l’exemple et montrer que chaque responsable doit contribuer à l’effort national, comme tous les citoyens.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-05-24 17:50:16
Après l’évasion spectaculaire dans la nuit de jeudi à vendredi, sous la pluie, des jeunes criminels connus sous le nom « bébés noirs », entassés après leur interpellation lors de l'opération « coup de poing », à la CNSS de Texaco, au bâtiment B, le Procureur de la République Adjoint a fait le bilan, dans un communiqué, dont une copie est parvenue à notre rédaction ce samedi matin.
A propos de l’évasion qui s'est produite vendredi 23 mai 2025 aux environs de 4 heures du matin, plus d'une cinquantaine de prisonniers ont réussi à se faire la belle, selon le même communiqué.
On déplore 6 morts lors de cette évasion et 8 personnes hospitalisées.
Les forces mixtes police-gendarmerie se sont aussitôt mises en devoir de rechercher les fugitifs et nombre de fugitifs ont pu être rattrapés, précise la même source.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo archive : DR
Créé le 2025-05-24 08:14:13
En visite officielle à Paris en France, le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso a été reçu ce vendredi 23 mai 2025 au Palais de l'Elysée par son homologue français, Emmanuel Macron.

Les deux Chefs d'État ont eu des discussions cruciales visant à approfondir la coopération entre les deux pays dans les secteurs de l'économie, de la défense, de l'éducation, de l'environnement, de la culture et de la justice.

Les Présidents Emmanuel Macron et Denis Sassou-N’Guesso ont échangé également sur les questions africaines notamment l'évolution de la situation politique et sécuritaire en République Démocratique du Congo, en Libye et au Soudan.
L'élection prochaine du nouveau Directeur général de l'UNESCO a également figuré au menu des entretiens entre Emmanuel Macron et Denis Sassou-N’Guesso, surtout au moment où le Congo porte la candidature de Firmin Édouard Matoko.

Signalons qu'au terme des échanges entre les deux Présidents, cinq accords de coopération ont été signés entre les deux parties parmi lesquels l'accord judiciaire.
Après le Palais de l’Elysée, le Président congolais s’est rendu au Sénat où il a été reçu à 15h30 par Gérard Larcher, président de cette institution.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-05-23 16:44:44
Joseph Kabila a pris acte, sur son compte X, de la décision du Sénat de la RDC de lever ses immunités, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires contre l’ancien président et sénateur à vie, accusé d’être complice du groupe armé M23.
« Je prends acte de la décision du Sénat de lever mes immunités. Ce geste, orchestré dans la précipitation et sans respect des équilibres institutionnels, n’est pas un acte de justice. C’est une manœuvre politique désespérée, dans un contexte de panique généralisée au sommet de l’État », a écrit Joseph Kabila sur son compte X.
« Je n’ai jamais fui mes responsabilités, ni devant le peuple, ni devant l’Histoire. Je n’ai pas besoin d’immunité pour faire face — mais ceux qui me désignent aujourd’hui comme cible devraient déjà réfléchir à ce qu’ils répondront demain. Car ce pays n’est pas amnésique. Il sait qui a construit, et il sait qui détruit. À ceux qui croient que lever mes immunités, c’est effacer leur échec : vous vous trompez », a-t-il ajouté.
Selon Joseph Kabila, « la vérité ne se vote pas. Elle s’impose. Et elle viendra ».
Les sénateurs se sont prononcés à bulletins secrets, par 88 voix pour et cinq voix contre, sur la levée de l’immunité de M. Kabila et l’autorisation de poursuites contre ce dernier devant la justice militaire. Ils ont suivi les recommandations d’une commission spéciale dont la totalité des quarante membres sénateurs se sont prononcés en faveur de la mesure.
« Par conséquent, le Sénat autorise les poursuites et la levée de l’immunité de Joseph Kabila, sénateur à vie », a déclaré le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, à l’issue du vote lors d’une session plénière retransmise en direct à la télévision nationale (RTNC).
Joseph Kabila, 53 ans, a dirigé le vaste pays d’Afrique centrale pendant dix-huit ans entre 2001 et 2019. Il a quitté le pouvoir avec le titre de sénateur à vie et une immunité parlementaire.
Son successeur et actuel président, Félix Tshisekedi, l’accuse d’être complice du groupe armé antigouvernemental M23, dans un contexte d’intensification du conflit dans l’est du pays.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-05-23 12:50:05
Dans la nuit de jeudi à vendredi, pendant que les conditions météorologiques étaient médiocres, il a été enregistré une évasion massive des jeunes criminels connus sous le nom « bébés noirs », entassés après leur interpellation lors de l'opération « coup de poing », à la CNSS de Texaco, au bâtiment B. Les grilles ont été forcées sous la pluie et l’incident a fait plus de cinq morts par balles et plusieurs blessés. Plus de 130 détenus se sont évadés, a-t-on appris auprès d’une source policière.
Selon la même source, ces jeunes criminels attendaient leur intégration à Aubeville (Bouenza) et à Bokania (Cuvette), les deux centres de rééducation et d’insertion.
Malheureusement, la mise en état de fonctionnement de ces centres est reportée aux calendes grecques.
En octobre dernier, la police avait signalé une tentative d'évasion stoppée par des agents de sécurité.
Cette fois-ci aucun "bébé noir" n'a pu se faire la belle alors que le 29 juillet dernier, aux environs de 2h du matin, une dizaine d'entre eux avait réussi à s'échapper après avoir défoncé la grille d'une cellule. Sur la vingtaine d’individus impliqués, une dizaine a pu être rattrapée par les autorités.
En août dernier, le procureur de la République, André Oko Ngakala, a effectué une visite au site de Texaco la Tsiémé, où sont actuellement détenus plusieurs « bébés noirs » arrêtés dans le cadre de l’opération « Coup de poing ».
Lors de cette visite, il a appelé les forces de l’ordre à la pérennisation de cette opération pour assurer la sécurité et la quiétude des habitants de Brazzaville.
Lancée le 14 mai 2024 par le Commandement de la région de Gendarmerie et le Commandement territorial de la police de Brazzaville, cette opération vise à rétablir l’ordre public et à permettre aux citoyens de vaquer à leurs occupations en toute sécurité.
Cette opération a conduit à l’arrestation de plus de 300 personnes, désormais placées en détention dans un site particulier à Texaco la Tsiémé.
Malgré les efforts fournis par les forces de sécurité, le pays est toujours confronté à une vague de criminalité organisée due à un enchevêtrement de multiples facteurs de vulnérabilité dans l'appareil de l'Etat.
Les armes blanches pullulent malgré la présence des postes avancés dans plusieurs quartiers de Brazzaville. Les fusils à canon scié et crosse coupée sont à la mode pour braquer. Ils se portent sous un vêtement ample ou même à califourchon sur une moto.
L'insécurité ressentie dans les quartiers de Brazzaville connaît une tendance à la hausse significative. Déstabilisée par la consommation de drogue et la pression migratoire, la ville a basculé dans une violence aux accents latino-américains, la capitale congolaise n'est plus l'Eden du temps d'avant. L'alcool et les rassemblements musicaux agissent comme des mèches lentes. Les armes comme des détonateurs.
Chaque automobiliste ou presque dispose de sa machette, indispensable face à une nature sauvage. C'est un équipement de sécurité, au même titre que la roue de secours.
Au cours du traditionnel réveillon d’armes de fin d’année, le 31 décembre dernier à Brazzaville, Denis Sassou-N’Guesso, le chef suprême des armées, assure avoir « entendu que vous vouliez que cela change ». Il en a profité surtout pour tracer quelques perspectives pour l’année 2025.
Le Président de la République a demandé à la force publique de poursuivre, en 2025, l’effort d’éradication complète du grand banditisme dans les grandes villes et à l’intérieur du pays. En sus de l’éradication du grand banditisme urbain, la force publique devrait également contrôler les frontières nationales afin qu’elles ne soient pas des passoires des hors-la-loi venus d’ailleurs.
« Ainsi, avec la mise en œuvre des missions permanentes comme cela vient d’être dit par le chef d’état-major général des Forces armées congolaises et des quelques instructions que je viens de donner et avec le lien étroit qui existera toujours entre la Force publique et son peuple, nous pensons que nous allons maintenir un climat de paix totale dans notre pays », a déclaré le chef suprême des armées.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-23 11:53:12
En RDC, le Sénat a prononcé, jeudi 22 mai, la levée de l’immunité parlementaire de Joseph Kabila, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires contre l’ancien président et sénateur à vie, accusé d’être complice du groupe armé M23.
Les sénateurs se sont prononcés à bulletins secrets, par 88 voix pour et cinq voix contre, sur la levée de l’immunité de M. Kabila et l’autorisation de poursuites contre ce dernier devant la justice militaire.

Ils ont suivi les recommandations d’une commission spéciale dont la totalité des quarante membres sénateurs se sont prononcés en faveur de la mesure.
« Par conséquent, le Sénat autorise les poursuites et la levée de l’immunité de Joseph Kabila, sénateur à vie », a déclaré le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, à l’issue du vote lors d’une session plénière retransmise en direct à la télévision nationale (RTNC).
Joseph Kabila, 53 ans, a dirigé le vaste pays d’Afrique centrale pendant dix-huit ans entre 2001 et 2019.
Il a quitté le pouvoir avec le titre de sénateur à vie et une immunité parlementaire.
Son successeur et actuel président, Félix Tshisekedi, l’accuse d’être complice du groupe armé antigouvernemental M23, dans un contexte d’intensification du conflit dans l’est du pays.
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Créé le 2025-05-23 10:46:38
Les produits impropres à la consommation et à tout autre usage, identifiés ont été mis hors du circuit commercial et détruits le weekend dernier à Ignié dans le département de Djoué-Léfini par le Directeur départemental de la Concurrence et de la répression des fraudes (DDCRF), Blaise Mayama Kouenda. Cette action s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération de lutte contre les produits périmés et impropres à la consommation humaine.
« Ces produits ont été saisis par des gendarmes commerciaux dans les chambres froides et magasins de Brazzaville », a déclaré le Directeur départemental de la Concurrence et de la répression des fraudes avant d’affirmer qu’une partie des avaries a été signalée par des commerçants et consommateurs consciencieux, tandis que d’autres ont été détectés par les services de contrôle.
M. Mayama Kouenda affirme son engagement à poursuivre la lutte contre les commerçants malhonnêtes qui mettent en danger la vie des populations à travers la vente des produits avariés.
Selon lui, ces avaries sont dues à de mauvaises conditions de conservation et à la faible attention accordée aux dates d’expiration.
Les opérateurs doivent changer leur comportement. Et la santé de la population interpelle tout le monde. La qualité est transversale.
Tout le monde doit contribuer à ce que l’aliment soit sain pour les consommateurs de façon générale.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-23 10:17:16
Trouver des réponses adéquates face aux attaques environnementales dans le monde, un phénomène souvent subtilement mené et qui prend des proportions quasi criminelles, voilà qui se révèle être un véritable casse-tête, les États et même les organismes de lutte pour la protection de l’environnement. La perspective de la criminologie environnementale mène donc à la réévaluation de la notion de crime et au développement d’un nouveau paradigme afin de concevoir la justice écologique et durable au-delà de la conception légaliste. Cette thématique est au cœur du récent ouvrage de l’écrivain chercheur congolais, Michel Innocent Peya : La criminalité écologique et environnementale - Plaidoyer de Denis Sassou N’Guesso pour une justice verte face au silence des États et à la détérioration de la planète.
Ce livre paru en février 2025 aux Éditions Tropiques Littéraires à Paris, traite de ce que, la criminalité environnementale n’est plus seulement un enjeu majeur pour les États du monde, elle est devenue à ce jour l’une des principales menaces existentielles pour la planète.

Dans cet ouvrage, la criminalité environnementale est notamment présentée comme une somme d’enjeux de sécurité pour les organisations et un accent particulier est mis sur son impact sur plusieurs entités (entreprises, communautés, etc.).
Sa pratique connaît un développement croissant du fait de l’utilisation de techniques largement éprouvées dans d’autres secteurs et par la faiblesse des sanctions pénales dans ce domaine.
Pour l’auteur, « Les prédations sur la biodiversité, qui peuvent conduire à des risques d’extinction des espèces, et la hausse des pollutions volontaires bouleversent les équilibres naturels et mettent en danger les populations et le monde de demain.
Face à cette situation, les normes et conventions spécifiques à l’environnement sont peu contraignantes et facilement contournables par les organisations criminelles. C’est pourquoi chaque pays doit mener, en collaboration avec les autres, des actions de renseignement et de répression au niveau douanier et policier sur le plan judiciaire, financier et patrimonial, dans un cadre international renforcé. »
Avouons que ce livre s’inscrit dans une véritable suite des idées pour l’auteur qui en quelques sortes faits une synthèse des actions multiformes de diplomatie climatique menées dans ce sens et pour lesquelles il s’est souvent impliqué en quasi VRP de l’action écolo-visionnaire du Président Denis Sassou N’Guesso, car la sensibilisation est une forme d’action, plus l’information est relayée, selon Michel Innocent Peya, plus elle aura de chance d’arriver aux oreilles des gouvernements de chaque pays qui pourront ainsi agir en conséquence.

De fait, lundi 5 juin 2024, la diplomatie climatique de Michel Innocent Peya, axée sur la thématique de la criminalité écologique et environnementale débutait par le Ministère de la Transition écologique, Boulevard Saint Germain, Hôtel de Roquelaure, au cabinet de Bérangère Couillard, secrétaire d’État à l’écologie d’alors. Le docteur Michel Innocent Peya eut un tête-à-tête avec la ministre.

En véritable VRP de l'écologie congolaise, l’écrivain dégageait le sens de son combat et relevait l’expérience congolaise en matière de sauvegarde de l’environnement et notamment la protection du Bassin du Congo, cher au leader écolo-visionnaire, Denis Sassou N’Guesso.
Voilà qui dessinait une réelle convergence de vue avec la politique française en matière d’écologie et notamment la protection de la faune et de la flore.
La question de La criminalité écologique et environnementale fut longuement abordée entre la ministre Bérangère Couillard et son hôte du jour, Michel Innocent Peya.

Bérangère Couillard qui salua les efforts et engagements du Congo en la matière, releva que la France était disposée à une mutualisation des moyens pour la sauvegarde de la planète et entendait accompagner le Congo, dans ce noble combat.
Au ministère des Affaires étrangère et de l’Europe, l’écrivain chercheur Michel Innocent Peya fut reçu par l’ambassadrice adjointe pour l’environnement, Emmanuelle Matras-Swynghedauw. La criminalité écologique et environnementale fut également au cœur des entretiens entre Emmanuelle Matras-Swynghedauw et Michel Innocent Peya.

Aussi l’ambassadrice adjointe exposa-t-elle les enjeux de la Conférence sur la criminalité environnementale et le conflit homme-faune de Libreville au Gabon, à laquelle la France est partie prenante.
Cette conférence qui se tiendra du 10 au 11 juillet 2025, a pour objectif de rassembler les acteurs clés d'Afrique centrale et du monde entier pour discuter des enjeux urgents liés à la criminalité environnementale, à la déforestation illégale et aux conflits croissants entre l’homme et la faune.
En réunissant des experts et des décideurs, l'événement vise à trouver des solutions durables aux menaces qui pèsent sur les forêts du Bassin du Congo, un patrimoine vital pour l’équilibre climatique mondial.
Dire que le livre de Michel Innocent Peya, ‘’La criminalité écologique et environnementale - Plaidoyer de Denis Sassou N’Guesso pour une justice verte face au silence des États et à la détérioration de la planète’’, consacre également cette convergence de vue, entre le Congo et la France, dans le combat pour la sauvegarde de la planète.
Préférant avancer ses idées plutôt que sa personne, véritable porte étendard dans la diffusion des idées du combat écologique que mène le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso pour la protection de la planète, un chapitre entier de l’ouvrage aborde la « Nécessité de construction d’une vraie justice environnementale internationale d’après la pensée de Denis Sassou N’Guesso. »
L’auteur y relève que « Les atteintes à l’environnement constituent un problème international grave dont l’ampleur ne cesse de croître et qui revêt des formes très diverses. Ces atteintes ne connaissent pas de frontières et peuvent avoir des conséquences néfastes sur l’économie, la sécurité voire l’existence d’un pays.
Dans de nombreux cas, les infractions relevant de la criminalité liée aux espèces sauvages ou à la pollution par exemple sont commises par des réseaux criminels organisés attirés par les faibles risques et les importants bénéfices associés à ce type d’activités.
À l’heure de la mondialisation, il est nécessaire de mettre en place une stratégie internationale pour combattre cette forme de criminalité mais aussi et surtout une justice environnementale juste et efficace enfin de sauver la planète.»
Ce chapitre démontre comment nous allons pas à pas vers une justice environnementale à l’échelle internationale laquelle justice doit être construite rapidement au regard de nombreuses et graves atteintes à l’environnement auxquelles le monde est confronté et les générations futures sont exposées. Il a comme substrat, la vision et la pensée verte du Président Denis Sassou N’Guesso voire son plaidoyer pour le salut de la planète et en faveur des générations futures, qu’il a décliné dans son projet de société « ensemble poursuivons la marche » devenu son programme de gouvernement dans son volet n°5 intitulé « l’appropriation du développement durable. »
Le Président Denis Sassou y indique qu’ ‘’Il est aujourd’hui communément admis que le développement durable, c’est à la fois un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable. Il s’agira principalement de restaurer et de préserver les écosystèmes, de gérer de façon durable les ressources naturelles, de lutter contre la désertification, d’enrayer le processus environnementaux, pour réparer les préjudices subis ou pour réhabiliter des milieux. Il repose sur des principes fondamentaux tels que la préservation de la diversité biologique et la conservation des ressources naturelles, la précaution, la prévention et l’évaluation des conséquences environnementales de tout projet, la concertation et la participation de toutes les parties prenantes, l’accès à l’information. Il repose également sur d’autres outils comme le droit à l’environnement, qui implique en matière de justice environnementale, le droit à un niveau de protection sans aucune discrimination.
La justice environnementale c’est par exemple, un égal accès aux facilités urbaines mais aussi l’exposition de façon égale aux risques et nuisances sonores. Par ailleurs, plus qu’un concept tentant d’appréhender les impacts des décisions environnementales sur les populations défavorisées, la justice environnementale s’intéresse, entre autres, à la répartition des charges environnementales entre les populations, et entre pays du Sud et du Nord.’’
Signalons qu’un autre ouvrage de Michel Innocent Peya : La gestion des océans face aux changements climatiques, paru aux Éditions Tropiques Littéraires à Paris, en mars 2025, colle à l’actualité, au moment où Nice accueille du 9 au 13 juin 2025, la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC 3), coorganisée par la France et le Costa Rica.

Dans cet ouvrage : « La gestion des océans face au changement climatique - défis et enjeux de la vision verte et du combat écologique de Denis Sassou N’Guesso », Michel Innocent Peya rappelle la place qu’occupent les océans dans la régulation du climat mondial. Malheureusement, signale l’auteur, face aux changements climatiques, et leur cortège de malheurs, à travers le monde, l’océan n’est nullement épargné.
Pourtant indique l’auteur, c’est le plus grand écosystème de la planète, avec 71% de la surface du globe et plus de 90% du volume d’habitat disponible pour le monde vivant. Puit de carbone et grand réservoir de chaleur, l’océan joue un rôle régulateur, en limitant le réchauffement climatique global. Il occupe une place centrale dans la société, car environ 30% d’êtres humains dépendent largement des ressources en protéines d’origine marine.
De fait, Michel Innocent Peya dénonce toute activité humaine qui affecte quotidiennement la capacité des océans à limiter les effets néfastes des changements climatiques. Et, dans la trajectoire de la vision verte et du combat écologique du Président Denis Sassou N’Guesso, l’écrivain-chercheur Michel Innocent Peya revient sur l’urgence de la mise en place d’une véritable gouvernance, qui contribuerait au maintien de la qualité fonctionnelle des écosystèmes marins et permettrait de restaurer ce qui se dégrade chaque jour.
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Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-05-22 19:45:48
Ce jeudi 22 mai 2025, une grande cérémonie d’accueil est organisée aux Invalides. Honneurs à la hauteur des grands hommes d’Etat. Une manière exaltante pour l’armée française de souhaiter la bienvenue au numéro un congolais à Paris.
Un protocole très impressionnant est au rendez-vous pour l’accueil du locataire du Palais du peuple.

Entièrement vidée des voitures et des passants, l’esplanade des Invalides est, depuis le milieu de la journée, complètement cernée par les services de sécurité.

Les Invalides accueillent entre autres, le tombeau de l’empereur Napoléon 1er, puis celui du maréchal Foch, un des plus grands chefs militaires de la Première guerre mondiale.
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Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-22 19:10:59
Les agents de la Cité Scientifique de Brazzaville (ex ORSTOM) se sont mis en grève ce jeudi 22 mai 2025. Ils exigent le paiement de trente mois d’arriérés de salaire.
Cette grève est l’expression d’un ras-le-bol, a expliqué un gréviste sous couvert de l’anonymat : « Nos salaires sont irréguliers, nous passons 30 mois sans salaire. Donc cette fois-ci, nous avons décidé de nous rendre en grève générale illimitée jusqu'à ce que les plus hautes autorités du pays arrivent à nous proposer un salaire régulier ».

La situation de la Cité Scientifique de Brazzaville (ex ORSTOM) est délicate et va au-delà de ce que l’on peut penser.
Exaspérés parce qu'abandonnés à leur triste sort depuis trente mois, la situation sociale de ces agents de la Cité Scientifique de Brazzaville laisse à désirer.
Ils condamnent surtout le silence de la direction générale.
Si pour l’heure, aucun signe ne semble annoncer une issue favorable, les employés de l’ex ORSTOM, qui n'ont plus jamais perçu leur salaire depuis trente (30) mois consécutifs, espèrent toutefois qu’une solution sera trouvée.
Pour le moment, ils sont tous dans l’expectative.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-22 17:37:15
Sur invitation du Président Emmanuel Macron, le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, est arrivé à Paris en France pour une visite de travail.

Le déplacement du président congolais dans la capitale française sur invitation du Président Emmanuel Macron constitue une opportunité majeure pour réaffirmer les liens d’amitié historiques entre le Congo et la France et redynamiser leur partenariat dans des domaines d’intérêt mutuel.
La France et le Congo se placent également à l'avant-garde dans la préservation des écosystèmes et la lutte contre les changements climatiques, un domaine dans lequel le Président congolais Denis Sassou N'Guesso ne ménage aucun effort.

La France entretient depuis toujours des relations privilégiées de coopération avec la République du Congo et se place aujourd’hui au premier rang des bailleurs de fonds bilatéraux.
Près de 200 entreprises ayant des intérêts français sont présentes en République du Congo, pour la moitié au travers de filiales de sociétés françaises, auxquelles s’ajoutent autant d’entreprises congolaises ayant un management et/ou des actionnaires français.

Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la relation entre le Congo et la France reste toujours forte.

Après des décennies d’investissements politiques et économiques, la stratégie de la France évolue pour préserver ses intérêts au Congo-Brazzaville.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-22 10:14:45
Le procureur général près la Cour de cassation a saisi l’Assemblée nationale pour obtenir la levée des immunités du ministre de la Justice Constant Mutamba pour détournement présumé de près de 20 millions de dollars concernant un projet de construction d'une prison à Kisangani.
Interrogé par RFI, le ministre de la Justice Constant Mutamba confirme l'existence du projet, qualifié de priorité nationale pour désengorger les prisons de la région.
Il précise que le coût global du projet est estimé à 29 millions de dollars, avec une durée de 18 mois pour la construction d'une prison de 3 000 places.
Selon lui, c'est un projet qui s’inscrit dans un programme plus large de réforme pénitentiaire, avec notamment quatre maisons d’arrêt prévues à Kinshasa.
Constant Mutamba ajoute que les 19 millions de dollars déposés sont placés dans un compte séquestre et ne sont pas encore accessibles à l'entrepreneur.
À ce jour, le dossier est toujours en examen à la primature, et aucune décision définitive n'a encore été rendue par la Première ministre Judith Suminwa.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-21 15:29:08
La section syndicale des travailleurs de la santé et des affaires sociales de l’hôpital général de Djiri situé à Nkombo (Brazzaville) vient de déposer un préavis de grève de sept (07) jours à compter du lundi 19 mai 2025. Cette annonce survient dans un contexte déjà tendu au sein de cette structure sanitaire, où les travailleurs expriment depuis plusieurs mois des préoccupations croissantes concernant leurs conditions de travail et la gestion rationnelle de cet hôpital inauguré le 15 décembre 2021 par le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso.
Le préavis de grève déposé lundi 19 mai 2025, est une étape importante dans le bras de fer engagé entre le personnel de santé et la direction de l’hôpital général de Djiri.
Les syndicats représentants du personnel ont précisé qu’avant de passer à l’action, ils espéraient encore un dialogue constructif avec la direction générale pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise. Mais si ces discussions échouent, les employés se réservent le droit de suspendre leurs activités. Ce qui pourrait entraîner d’importantes perturbations à l’hôpital général de Djiri, dont la mise en service permet aux habitants de Brazzaville Nord de ne plus faire de trop longues distances et affronter les embouteillages pour leurs besoins en soins de santé.
Le préavis de grève déposé lundi 19 mai 2025, est une étape importante dans le bras de fer engagé entre le personnel de santé et la direction de l’hôpital général de Djiri.

Les syndicats représentants du personnel ont précisé qu’avant de passer à l’action, ils espéraient encore un dialogue constructif avec la direction générale pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise. Mais si ces discussions échouent, les employés se réservent le droit de suspendre leurs activités. Ce qui pourrait entraîner d’importantes perturbations à l’hôpital général de Djiri, dont la mise en service permet aux habitants de Brazzaville Nord de ne plus faire de trop longues distances et affronter les embouteillages pour leurs besoins en soins de santé. Ils n’avaient que l’hôpital de référence de Talangaï et le Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville (CHUB) pour cela.
L'issue de cette situation reste incertaine, mais est révélatrice du contexte économique actuel où l’inflation est galopante et la pression accrue sur les travailleurs.
L’hôpital général de Djiri propose entre autres aux patients, 13 services cliniques et paracliniques, à savoir la pédiatrie, la néonatalogie, l’imagerie (Radio, scanners et IRM), laboratoire (y compris la PCR), la pharmacie médicale, les urgences, la réanimation, la gynécologie obstétrique, le bloc opératoire, la stomatologie, l’ophtalmologie, l’ORL et la chirurgie. Ces services sont complétés par 5 autres services techniques d’appui nécessaires à la bonne prise en charge et au traitement des patients.
Construit sur une superficie globale de 504 500 m², l’hôpital général de Djiri dispose d’une capacité 210 lits. Il compte un bâtiment principal de 13 000 m2, abritant l’ensemble des services.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-21 14:06:46
Le Président général des jurys du Baccalauréat, session de juin 2025, informe la communauté éducative ainsi que les candidats au baccalauréat, session de juin 2025, dans un communiqué, dont une copie est parvenue à notre rédaction, que les centres d’examen sont désormais disponibles.
Pour les consulter, les candidats doivent se rendre sur le site : bac.meppsa.org, selon le même communiqué.
Au Congo-Brazzaville, le baccalauréat aura lieu du 17 au 20 juin 2025.
Le premier jour sera consacré à l’épreuve des mathématiques pour toutes les séries : littéraires et scientifiques. Le 18 juin, les littéraires feront les langues (français et anglais) tandis que les séries C et D passeront les épreuves des sciences physiques et anglais. L’histoire, la géographie et la deuxième langue sont au programme pour les séries A, le 19 juin au moment où les scientifiques feront les épreuves des sciences de la vie et de la terre ; l’histoire ou la géographie. Le 20 juin, dernier jour des épreuves écrites, les séries A feront la philosophie et l'éducation physique. Les candidats des séries C et D feront le français ou la philosophie.
En ce jour, au baccalauréat, il y a 94181 candidats inscrits.
Deux cent quarante (240) candidats au baccalauréat, session de juin 2025, des écoles publiques et privées, ne passeront pas les épreuves de cet examen d’Etat de l'enseignement général.
« Ils ont tous repris les classes de première au titre de l’année scolaire 2023-2024 et ont frauduleusement pris l'inscription au baccalauréat », indique une note de service signée du ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-21 11:26:10
Quand la justice tarde à agir, c'est qu'elle est allée au loin chercher de gros bâtons verts et flexibles pour mieux châtier les coupables dit un proverbe peul. En RDC, c’est finalement la fin d’une saga judiciaire qui a connu plusieurs rebondissements depuis son ouverture en 2021. La Cour constitutionnelle a condamné mardi 20 mai 2025 l’opposant et ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo (2012 - 2016) à 10 ans des travaux forcés pour le détournement de plus de 245 millions de dollars destinés au projet du parc agro-industriel de Bukangalonzo, à la sortie de la capitale Kinshasa. Ses complices actuellement à l'étranger : l’ancien gouverneur de la Banque centrale Deogratias Mutombo et l’homme d’affaires sud-africain Christo Grobler ont écopé de cinq ans de prison.
La cour a conclu que Augustin Matata Ponyo avait « conçu, participé et bénéficié » au détournement de fonds en validant des paiements surfacturés et des travaux non exécutés. Plus de 156 millions de dollars pour le parc agro, et 89 millions de dollars alloués à la construction du marché international de Kinshasa, deux projets qui n'ont jamais abouti.
La cour a souligné que Augustin Matata Ponyo avait usurpé les fonctions de ministre des Finances qu’il venait d’occuper avant d’être Premier Ministre.
Sans surprise, la cour a ordonné la confiscation des biens de trois hommes au prorata des sommes détournées.
Si Augustin Matata Ponyo est encore libre ce matin, brandissant son immunité de député national, le parquet général près cette haute cour pourrait très prochainement délivrer un mandat d’arrêt contre l’ancien Premier ministre.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-05-21 07:37:44
L’ancien ministre Bernard Tchibambéléla est décédé mardi 21 mai aux environs de 3 heures du matin à Brazzaville. Souffrant subitement de douleurs atroces au bas ventre, il s'est subitement écroulé dans les escaliers de sa résidence, trouvant ainsi la mort en prensence de son fils ainé. L’homme qui tire sa révérence aura œuvré dans les hautes sphères de l’administration publique, avant d’embrasser la vie politique. Ce décès inopiné plonge une fois de plus la République dans le deuil.
Il s’est toujours défini comme un homme de devoir, Bernard Tchibambéléla l’aura prouvé toute sa vie, tant dans tous ses actes, il aura œuvré pour l’excellence, avec ce sentiment du devoir accompli, celui pour lequel on éprouve cette fierté d’avoir tout donné et de s’être investi sans compter.
Cette fibre qui distingue les grands hommes, Bernard Tchibambéléla la portait en lui, de par son engagement et son ardeur à labourer parfois les terrains en friche, comme pour tracer en éclaireur, un sentier pour les autres.
De fait, en 1982, Bernard Tchibambéléla conduit sur les fonds baptismaux le Crédit rural du Congo. Cette banque d’un type nouveau est sensée impulser l’action de ‘’retour à la terre’’.
Même si l’expérience s’y prête bien, le directeur général, Bernard Tchibambéléla se la joue modeste. Une pointe d’humilité qui a toujours dessiné sa personnalité, comme si lui, l’ingénieur agronome, docteur en économie et en droit rural, se disait : « le vrai mérite ne se montre point de fierté ».
Les mérites, Bernard Tchibambéléla les a enfilés comme des perles, sans qu’ils ne grisent son moi intérieur, tant il est resté attaché à ce qui a toujours caractérisé son existence, toujours donner le meilleur de soi-même, quel que soit la strate où l’on se trouve.

Aussi, l’homme aura été tour à tour, conseiller du Chef de l’État, directeur du CFCO, directeur de banque, tant en France qu’au Congo, ministre de la pêche et de l'aquaculture, enseignant à l'Institut de développement rural de l'Université Marien Ngouabi de Brazzaville, député et vice-président de l'Assemblée nationale à deux reprises.

Au plan politique, en 1989 Bernard Tchibambéléla, intègre le comité central du Parti congolais du travail. Il en part en 1991, suite à la création du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), pour rejoindre son ainé Bernard Kolelas.
Homme d’une grande ouverture d’esprit et surtout attaché aux us et coutumes de son terroir, Bernard Tchibambéléla a toujours su garder ses racines, comme un levier dans la conduite des choses de la vie.
Homme de culture, Bernard Tchibambéléla a publié en 2009, deux ouvrages de belle facture, qui ont marqué les esprits.
‘’Le commerce mondial de la faim, stratégie de rupture positive au Congo-Brazzaville’’, paru aux éditions l’Harmattan.
Ce livre décrit la situation alimentaire des pays en développement avec en toile de fond l'Afrique, avec 200 millions de personnes qui souffrent de la faim. Le Congo Brazzaville regorgeant de vastes potentialités est capable de relever le défi. L'auteur propose d'y parvenir par la mise en œuvre de la stratégie de convergence, fondée sur les synergies du marché et de l'État. Celles-ci sont à même d'impulser l'émergence d'une agriculture cohérente, compétitive, fondement d'une croissance durable...
Le second livre s’intitule : ‘’Sur les ailes du temps – itinéraire d’une enfance africaine’’, un roman autobiographique de 139 pages, paru aux Editions Paari, Brazzaville.

Écrit à un moment où l’auteur se retrouve loin de son pays natal, ce roman qui tire son sujet dans le réalisme primaire congolais, apparait comme un véritable récit autobiographique car utilisant la narration homodiégétique.
C’est un roman de l’enfance des Congolais des années 40-50 qui se révèle avec l’odeur de Brazzaville et du Pool environnant dans une réalité kongo qui traverse le récit du début à la fin. Et des souvenirs qui accentuent l’univers des Congolais de ces années précitées tant les émotions que dégage le narrateur de ce récit sont fortes.
« Sur les ailes du temps » est l’histoire d’un jeune Congolais marqué par la période coloniale dans laquelle se dilue une partie de sa scolarité primaire. Une enfance qui construit un pont entre le village de sa mère et la ville avec son père au service du colon. Ce dernier n’a pas eu l’occasion d’aller à l’école qu’il impose à son enfant. Dès son enfance, celui-ci connait l’école indigène avec l’interdiction de parler la langue maternelle sous peine de tomber dans le piège du désagréable « symbole ».
Ce récit est plein de rebondissements de l’époque avec l’évocation du stade Yougos de Bacongo et des équipes comme La Macumba, La Squadra Azura et Dragons Noirs, des films tels Fû Manchu, Aigle blanc, Superman… Il conte la beauté de la jeunesse de Brazzaville des années 50-60.
Né le 14 juin 1946, à Brazzaville, Bernard Tchibambéléla est décédé le 21 mai 2025 à l’âge de 79 ans.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-05-21 06:33:09