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Un pas décisif vient d’être franchi dans la course à la magistrature suprême. Le candidat Anguios Nganguia-Engambé a officiellement payé les 25 millions de francs CFA requis au titre de la caution électorale ce lundi 26 janvier 2026 au Trésor public, marquant ainsi sa détermination et sa conformité aux exigences légales encadrant l’élection présidentielle congolaise.
Par cet acte fort, Angios Egambe, président-fondateur du Parti pour l’Action de la République (PAR, formation politique de l'opposition qui a vu le jour en mars 2010) confirme sa volonté de participer pleinement au jeu démocratique.

Le paiement de la caution n’est pas seulement une formalité administrative : il symbolise un engagement clair envers les institutions de la République et le respect des règles qui fondent une compétition électorale transparente. Cette étape renforce la visibilité de sa candidature et rassure ses soutiens quant à la solidité de son projet politique.

À l’approche du scrutin, ce geste envoie un signal positif : celui d’une démocratie vivante, ouverte à la pluralité des idées et des ambitions.
La présidentielle congolaise s’annonce ainsi sous le signe de la responsabilité et de l’engagement citoyen, avec des candidats prêts à assumer pleinement leurs devoirs envers la nation.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-01-26 16:09:31
Le 11 janvier dernier, une altercation a opposé des membres de la sécurité présidentielle (la DGSP) à d'anciens miliciens ninjas du Pasteur Ntumi, à Mindouli, dans le Pool. Ces affrontements - dont le bilan n'est pas connu - ont fait suite à la destruction de deux motos par des membres de la DGSP. L’association Observatoire libre du Congo est formelle. Pour elle, le Conseil national des républicains (CNR) du Pasteur Ntumi représente une menace pour le Congo et doit être dissout.
« Le Conseil national des républicains est l’émanation du Conseil national de la résistance. Quelques années après, on constate, aujourd’hui, que ce Conseil national de la résistance n’a jamais assumé sa mutation en parti politique et donc en Conseil national des républicains. D’où nous jugeons qu’il est obligatoire de dissoudre cet organe, soi-disant politique, pour ne pas masquer ses idéologies cachées », a déclaré, vendredi dernier, Joly Assélé Ontounou, coordonnateur de l’association Observatoire libre du Congo sur Rfi.

L’Observatoire libre du Congo va plus loin et rejette la candidature de Pasteur Ntumi à la présidentielle du mois de mars : « Nous demandons la non-candidature M. Ntumi parce que ce dernier n’est pas digne. La fonction du président de la République est sacrée », a ajouté Joly Assélé Ontounou.
Depuis les affrontements de 2016 et 2017, le Pasteur Ntumi vit toujours dans son fief du Pool, proche de Brazzaville.
Personnage aussi craint qu’imprévisible, le controversé pasteur Ntumi, hante toujours le paysage politique congolais.
Il fait partie du paysage politique du pays depuis plus de vingt ans.
Il est l'un de ceux qui peuvent faire fonctionner ou dérailler le processus de paix.
Et tout le monde le sait !
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-26 14:54:12
Le président Denis Sassou N'Guesso a reçu, samedi 24 janvier à Oyo, son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tchilombo. Les deux chefs d’État on échangé sur les questions d’intérêts communs.
Les deux chefs d'Etat eu un entretien en tête-à-tête de plus de deux heures au terme duquel le président Tshisekedi a livré à la presse l'objet de sa visite avant de regagner son pays dans la soirée : " Je suis venu présenter mes vœux de Nouvel An au président Denis Sassou N’Guesso et lui apporter tout mon soutien au regard de la tenue dans quelques semaines, ici au Congo, de l'élection présidentielle pour laquelle je lui souhaite bonne chance".

Félix Tshisekedi a aussi indiqué avoir présenté à Denis Sassou N'Guesso l'évolution de la situation dans son pays, marquée a-t-il souligné par le peu d'engagement des "agresseurs" à mettre en œuvre les accords de paix conclus il y a quelques mois. Sans les citer on peut penser qu'il faisait allusion aux pourparlers de paix entamés avec la partie rwandaise, mais aussi avec les rebelles de l'AFC/M23.
Des accords signés récemment aux États-Unis par les autorités de Kinshasa et de Kigali attendent visiblement de produire leurs effets sur le terrain. Quant aux hommes de l'AFC/M23, accusés de bénéficier de l'appui des militaires rwandais, ils occupent toujours les provinces du Nord et du Sud Kivu conquis à l'issue de combats meurtriers contre les forces régulières de la RDC il y a juste une année.
Le président Félix Tshisekedi s'est félicité de prendre conseil auprès du président Denis Sassou N'Guesso qui jouit, a-t-il déclaré, d'une grande expérience reconnue à l'international en matière de résolution des conflits. Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville (Source Adiac)
Créé le 2026-01-26 13:12:07
Vendredi dernier, une découverte tragique a bouleversé la quiétude des abords du Campus de l’École normale supérieure (ENS) de Brazzaville. Le corps sans vie d’un nouveau-né de sexe masculin a été retrouvé, emballé dans un sac, dans un ruisseau qui coule entre le quartier Diata dans l’arrondissement 1, Makélékélé et le Campus de l’ENS de l’Université Marien Ngouabi.
La découverte macabre a été faite par un citoyen recycleur qui collectait des bouteilles plastiques dans une poubelle près du cours d’eau, avant d’être filmée et publiée sur les réseaux sociaux.
Le corps de l’enfant, en processus de décomposition, se trouvait dans un sac alors que la tête était bien visible et envahie par les mouches qui ont attiré l’attention du ramasseur de bouteilles.
Alertées, les forces de l’ordre se sont rapidement rendues sur les lieux pour effectuer les premiers constats.
Une enquête a été ouverte par le commissariat de police de Diata pour déterminer les circonstances de ce crime et retrouver l’auteur de cet acte répréhensible.
Cette découverte a suscité une vive émotion au sein de la communauté universitaire et des riverains, qui expriment leur indignation et leur tristesse face à un tel drame.
Plusieurs voix appellent à un renforcement de la sensibilisation autour de la protection de l’enfance, de l’accompagnement des jeunes mères en détresse et de l’accès aux services sociaux et sanitaires.
Au-delà de l’enquête judiciaire, ce drame relance le débat sur la prévention des abandons et la nécessité d’un soutien accru aux personnes vulnérables, afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-26 10:07:59
À l’heure où l’arène politique se met en ordre de bataille pour l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) brille une nouvelle fois par son absence. Comme en 2021, le parti historique de l’opposition a choisi de ne pas présenter de candidat, laissant un goût d’inachevé et de profondes interrogations sur sa stratégie et son avenir.
Cette décision, lourde de symboles, et prise à l’issue des travaux de la session inaugurale du Conseil national, tenue les 23 et 24 janvier 2026 à Brazzaville, confirme une tendance préoccupante : l’incapacité de l’UPADS à transformer son héritage politique en dynamique conquérante.
Autrefois force majeure du jeu démocratique, le parti crée par le Professeur Pascal Lissouba, semble aujourd’hui prisonnier de calculs internes, de divisions persistantes et d’un manque de vision claire face aux enjeux contemporains.
En renonçant à la compétition suprême, il abdique de facto sa vocation première : accéder au pouvoir pour mettre en œuvre son projet de société.
L’absence de candidat n’est pas un simple choix tactique ; elle envoie un message politique fort — et troublant — à la base militante comme à l’opinion publique. Comment mobiliser, convaincre et espérer gouverner lorsque l’on renonce à l’épreuve décisive du suffrage universel ?
À force de se tenir à l’écart, l’UPADS risque de s’installer durablement dans une posture d’observateur, laissant le champ libre à d’autres forces politiques plus audacieuses et mieux structurées.
Cette situation pose également la question du renouvellement des élites et du leadership au sein du parti. Sans incarnation crédible, sans projet porté par une figure capable de rassembler, l’UPADS s’expose à une érosion progressive de son influence.
La présidentielle est pourtant le moment par excellence pour proposer une alternative, clarifier une ligne et redonner espoir à un électorat en quête de changement.
En définitive, le choix de l’UPADS de « jeter l’éponge » une nouvelle fois ressemble moins à une stratégie qu’à un aveu de faiblesse.
La conquête du pouvoir ne se décrète pas, elle se prépare et s’assume. À défaut, l’histoire politique retient surtout les absences — et elles pèsent souvent plus lourd que les défaites.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-25 13:29:19
Samedi 24 janvier 2026, le Comité Île-de-France du Parti Congolais du Travail (PCT, parti au pouvoir) a organisé une réunion élargie en plein cœur de Paris, au siège national du parti. Cette réunion, présidée par Jean-Jacques Pambou, Président du Comité PCT Île-de-France, s'inscrit dans la préparation stratégique de la campagne présidentielle 2026 et souligne un engagement politique renouvelé au sein de la formation au pouvoir en République du Congo.
Un ordre du jour centré sur la mobilisation politique
L'ordre du jour de cette session a porté sur des enjeux stratégiques décisifs : la vérification du quorum, l'allocation des ressources départementales, l'adoption du projet d'ordre du jour, et un examen approfondi de la vie du parti et de son organisation. Parmi les points majeurs figuraient les échanges et restitutions des travaux du 6e Congrès du Parti Congolais du Travail, tenu fin décembre 2025 à Brazzaville, ainsi que l'analyse des perspectives électorales jusqu'à mars 2026, horizon critique de la campagne présidentielle.

Cette réunion témoigne de la vitalité des structures de la diaspora congolaise en France, bien organisées et mobilisées autour des enjeux nationaux du développement et de la gouvernance.
Deve Maboungou : Une figure d'engagement au cœur du projet politique du PCT
C'est dans ce contexte que l'expert franco-congolais Deve Maboungou a réaffirmé son engagement politique au sein du PCT. Titulaire d'une formation pluridisciplinaire de haut niveau incluant trois MBA spécialisés en intelligence économique, relations internationales et diplomatie, ainsi qu'un double master en management de cabinet et diplomatie.
Deve Maboungou incarne une nouvelle génération de cadres politiques alliant expertise technique et vision stratégique.
Son parcours professionnel revêt une dimension remarquable. Après quinze ans de fonction publique française, il a fondé Noeîn & Cie, cabinet de conseil en intelligence économique et protection des entreprises, avant de diriger « en qualité de directeur de cabinet » la Maison de l'Afrique à Paris, institution majeure dédiée au dialogue Europe-Afrique et à la facilitation de partenariats économiques et culturels. Plus récemment, en décembre 2025, il a été nommé Directeur de l'Intelligence Économique et des Stratégies d'Influence au sein du Comité Consultatif International de la Chambre de Diplomatie Économique du Congo (CDECO), posture d'où il contribue à renforcer le positionnement international de la République du Congo.
Une philosophie politique ancrée dans l'émancipation citoyenne et la jeunesse
Au-delà de sa technicité, Deve Maboungou porte une philosophie politique cristalline, cohérente avec les priorités affichées du Chef de l'État, le président de la République M. Denis Sassou Nguesso. Sa vision repose sur quatre piliers fondamentaux : l'émancipation citoyenne et la participation démocratique, la jeunesse comme moteur du changement, la valorisation de la diaspora et l'éthique publique.
Sur la question de la jeunesse, en juin 2025, Deve Maboungou s’exprimait sur Radio Congo et défendait une approche résolument responsabilisante : « La jeunesse doit être positionnée comme un acteur de premier plan, et non comme un public passif ». Cette conviction s'incarne dans une conviction centrale : « C'est la formation ou l'éducation qui permet à un peuple de se mettre debout et d'évoluer ». Cette approche converge parfaitement avec l'initiative majeure du Président Denis Sassou Nguesso, qui a déclaré 2024-2025 « Année de la Jeunesse » au Congo et s'est engagé à intensifier ces efforts dans le Plan national de développement 2022-2026, plaçant la nouvelle génération congolaise au cœur de la stratégie de transformation nationale.

La symbolique de la remise de l'affiche du 6e Congrès
Le moment fort de cette réunion a été marqué par un geste chargé de sens politique. Le camarade Jean-Jacques Pambou a remis symboliquement au camarade Deve Maboungou l'affiche officielle du 6e Congrès du Parti Congolais du Travail, tenu fin décembre 2025 à Brazzaville. Cette affiche, validée collectivement au sein du parti, porte la thèse centrale de l'essor et de l'émancipation de la jeunesse comme condition sine qua non du développement durable du Congo.
Cette remise n'est pas anecdotique. Elle symbolise l'inscription de Deve Maboungou dans la continuité d'une vision stratégique commune : celle d'un Congo où les jeunes ne sont plus cantonnés à des rôles passifs, mais mobilisés comme acteurs de première ligne du changement, porteurs de formation, d'innovation et de responsabilité collective. Le message implicite est clair : la diaspora congolaise, à travers ses figures de compétence et d'engagement, doit se mobiliser autour de cette ambition présidentielle.
Un leadership transversal au service de la diplomatie citoyenne
Deve Maboungou incarne ce que l'on pourrait appeler un leadership « sans murs » – un leadership fondé sur l'influence plutôt que sur l'autorité hiérarchique, sur la conviction plutôt que sur l'imposition. Son approche du management transversal, développée via son expertise en intelligence économique et ses responsabilités associatives, notamment sa présidence passée du Lions Club Poissy Doyen, lui confère une légitimité singulière dans les cercles diplomatiques et civiques.
Cet engagement politique s'inscrit dans un continuum avec son action de terrain. Distingué par la Médaille de bronze ministérielle de la Jeunesse, des Sports et de l'Engagement Associatif (2019), élevé au rang de Grand Officier Vermeil de la Ligue Universelle du Bien Public (2025), Deve Maboungou incarne une conception moderne de la « diplomatie citoyenne » où l'expertise et la morale publique vont de pair.
L'enjeu : Convergence entre vision présidentielle et expertise diasporique
Au-delà de cet engagement individuel, cette réunion illustre un enjeu politique plus large : la capacité du PCT à articuler sa vision présidentielle autour de la jeunesse avec les compétences et les réseaux de la diaspora congolaise en France. En nommant Deve Maboungou comme relai stratégique de ses ambitions, en validant cette affiche du 6e Congrès qui place la jeunesse au cœur du développement, le parti réaffirme sa cohérence politique et sa volonté de mobiliser tous les talents, où qu'ils se situent.
Pour Deve Maboungou, cette nomination revêt une signification claire : celle d'une responsabilité accrue à la croisée de la stratégie et de l'action, de la diplomatie institutionnelle et de l'engagement citoyen. Son défi : traduire la vision présidentielle sur la jeunesse en programmes concrets, en réseaux d'influence, en projets d'émancipation collective, tant au sein de la diaspora qu'au Congo lui-même.
En cette année 2026, année électorale décisive, cette mobilisation du PCT autour de la jeunesse et de figures de compétence comme Deve Maboungou n'est que l'acte inaugural d'une campagne politique censée placer les aspirations de la nouvelle génération au centre du choix démocratique congolais.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-25 07:03:00
Les travaux de la première édition de la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF) ont été clôturés le vendredi 23 janvier 2026 dans la salle Dr Marie-Madeleine Mborantsuo de l’Université Internationale de Libreville Berthe & Jean. Placée sous les auspices de Madame Hermine Otounga Souna, administrateur directeur général de l'Agence Gabonaise de Presse, représentante le ministre de la Communication et des Médias, la cérémonie de clôture a été marquée par : le mot de remerciements des participants ; la ’’Déclaration de Libreville’’ ; le mot du président du Comité d’organisation de la conférence ; le rapport final de la première édition de la CIPREF puis le mot de clôture.
Cette première édition de la Conférence Internationale de la Presse Francophone a rassemblé 150 participants, composés des journalistes, communicants et experts, venus des 25 pays francophones, avec pour thème : ’’L’IA et son impact sur les Médias’’, a été un haut lieu d’échanges, d’apprentissage et de renforcement des capacités, dans l’utilisation de la pratique de l'intelligence artificielle et de ses données .

Dans leur mot de remerciements, les participants ont d’emblée, exprimé leur profonde gratitude à tous ceux qui ont rendu possible cet événement. « Nous tenons à remercier sincèrement le Gouvernement et le peuple gabonais pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité remarquable. Leur soutien a non seulement facilité la réussite de cette conférence, mais a également permis de créer un environnement où l'échange d'idées a pu prospérer ».

Les participants aux premières assises de la CIPREF de de Libreville ont dit, « grand merci aux intervenants, aux panélistes et aux modérateurs qui ont enrichi nos discussions par leurs réflexions éclairantes et leurs expériences diversifiées. Leurs contributions ont été précieuses et ont inspiré chacun d'entre nous à poursuivre notre mission de promouvoir une presse francophone forte et responsable ».
Les participants ont également dévoilé « leur reconnaissance à tous ceux et toutes celles qui ont honoré de leur présence active et leur volonté d’échanger et de débattre sur des sujets cruciaux pour l’avenir de notre profession », ont-ils dit.

« Nous repartons tous avec des idées nouvelles, des perspectives élargies et la détermination de faire avancer la cause de la presse dans nos différents pays. Aussi, témoignons-nous, notre gratitude à l’endroit de l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean », se sont-ils accordés.
Selon le rapport final de cette Conférence, la toute première de ce secteur des journalistes francophones à propos de l’IA, « les participants ont établi une feuille de route on ne peut plus explicite, à savoir : l’utilisation de la technologie, afin de promouvoir une information plus accessible, plus crédible et plus respectueuse des valeurs éthiques et de déontologie des journalistes, de professionnels des médias, dans l’ère francophone ».
Le rapport final de cette conférence, a suscité une prise de position formelle sur l’évolution de cette nouvelle entité francophone, des journalistes, communicants et professionnels des médias. A cet effet, un message fort et dans claire a été livré : ’’la déclaration de Libreville’’.

Dans la ’’Déclaration’’ dite ’’de Libreville’’, les participants de la première édition de la CIPREF sont convaincus que, réellement, « un nouveau dynamisme s’impose au sein des médias de l'espace francophone mondial qui connaît des bouleversements liés à l'évolution exponentielle des nouvelles technologies ; conscients des défis majeurs auxquels est confrontée la presse francophone, tels les pressions politiques et économiques, les menaces à la sécurité des journalistes, le manque de ressources, la nécessité de l'adaptation technologique et la prolifération de la désinformation ; persuadés que ces grands défis exigent des journalistes et professionnels des médias, une réelle adaptation pour demeurer en phase avec ces évolutions ; convaincus que ces évolutions appellent à des nouvelles orientations du traitement de l’information et du maintien de la presse libre, suivant des modèles économiques de perpétuation des médias ; réaffirmons notre attachement inébranlable à l’éthique et à la déontologie ainsi qu’aux principes universels de la liberté de la presse, de la liberté d'expression et du droit à l'information, tels que consacrés par les instruments internationaux ; projetons que la CIPREF se réunit annuellement avec des journées scientifiques centrées sur les problématiques qui touchent l'écosystème médiatique mondial ; décidons de la pérennisation de la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF), au regard de l'engouement que sa première édition a suscité, en réunissant des journalistes, venus de 25 pays de l'espace francophone et au-delà des quatre coins du monde ; décidons de la mise en place d’un comité ayant pour mission de rédiger les textes fondamentaux de la CIPREF et, espérons que cette rencontre sera le point de départ de nombreuses initiatives et collaborations futures », a détaillé cette ’’Déclaration de Libreville’’.

En outre, Désiré Ename, président du Comité d’organisation de la CIPREF 2026, s’exprimant à la fin de ce rendez-vous international de Libreville, a déclaré que, « les travaux de cette première édition de cette conférence nous ont permis d’aborder la problématique sur l’impact de l’Intelligence artificielle sur les médias. Une occasion de réfléchir et de trouver des solutions sur l'avenir du métier de journaliste par rapport à l’IA ».
Clôturant cette première édition de la CIPREF, Libreville 2026, Madame Hermine Otounga Souna a salué la pertinence du sujet, la qualité des débats et des discussions, et l'engagement des professionnels du secteur.

« Cette conférence témoigne d’une responsabilité collective sur l’intelligence artificielle. Et ont également permis de créer une entité pour poursuivre et continuer d’avancer en réfléchissant sur les problèmes de l’intelligence artificielle. L’utilisation responsable de l’IA constitue un nouvel acteur de l’information », a-t-elle déclaré.

Par conséquent, pendant 3 jours des travaux, les échanges ont permis la mise en œuvre et la nécessité d’une grande réflexion et le développement des solutions, pour le devenir du journalisme, devant la montée de l'intelligence artificielle.
Un fait marquant a caractérisé le dernier jour de la conférence, peu avant la cérémonie de clôture, les participants ont reçu la visite surprise du Docteur Marie-Madeleine Mborantsuo, fondatrice de l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean. Un moment plein de sensation et de portée inoubliable.

En définitive, la CIPREF de Libreville 2026 opte pour une organisation locale et souveraine, qui représente de facto, un tournant dans l’installation d'un espace africain dévolu à la réflexion stratégique sur les médias du futur.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-25 01:41:36
Une scène tragique et troublante a été découverte dans la nuit de mercredi 21 au jeudi 22 janvier vers l’arrêt de bus ‘‘Le Relais’’, au quartier Siafoumou à Pointe Noire, à proximité d’un poste de distribution électrique de la société Energie électrique du Congo (E2C), où le corps sans vie d’un homme, dont l’identité n’a pas encore été établie, a été retrouvé dans des circonstances qui suscitent de nombreuses interrogations.
Selon les premières informations recueillies, ce sont des habitants du secteur qui ont fait la macabre découverte avant d’alerter les autorités. Rapidement, les forces de sécurité et les services compétents se sont rendus sur les lieux afin de sécuriser la zone et procéder aux premières constatations d’usage.
À ce stade de l’enquête, aucune hypothèse n’est privilégiée. Les causes exactes du décès demeurent inconnues et seules les investigations en cours permettront d’éclaircir les circonstances de ce drame.
Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête afin de déterminer s’il s’agit d’un accident, d’un malaise ou de toute autre cause.
La proximité du corps avec une installation électrique soulève par ailleurs des questions sur la sécurité autour de ces infrastructures sensibles, souvent accessibles au public. Cet incident remet en lumière la nécessité de renforcer la vigilance et les mesures de protection afin de prévenir tout risque pour les populations riveraines.
Dans l’attente des résultats de l’enquête et de l’identification formelle de la victime, les autorités appellent au calme et à la retenue, tout en invitant toute personne disposant d’informations utiles à se rapprocher des services compétents.
Un drame qui plonge le quartier dans l’émoi et rappelle l’importance de la sécurité et de la prévention autour des installations à risque.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-24 09:25:29
Le processus électoral en République du Congo entre dans une phase cruciale avec l’ouverture officielle du dépôt des dossiers de candidature à l’élection présidentielle fixée du 29 janvier au 12 février 2026, selon l’Arrêté N° 111 du Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation et dont une copie est parvenue à notre rédaction.
Cette étape, hautement symbolique et politiquement stratégique, marque le passage des intentions aux actes pour les prétendants à la magistrature suprême.
Une étape clé du calendrier électoral


Le dépôt du dossier de candidature n’est pas un simple acte administratif. Il constitue un véritable test de crédibilité pour les acteurs politiques. Il révèle le degré de préparation, d’organisation et de sérieux des candidats, tout en offrant à l’opinion publique une première lecture des forces politiques réellement engagées dans la course.
Pour les candidats, c’est aussi l’occasion d’affirmer leur ambition, de rassurer leurs partisans et d’envoyer un signal fort quant à leur détermination à proposer une vision pour l’avenir du pays.
Une fois la liste définitive des candidats publiée, le pays entrera pleinement dans la dynamique de la campagne électorale. Débats, meetings, projets de société et confrontations d’idées rythmeront alors la vie nationale, offrant aux électeurs l’opportunité de faire un choix éclairé.
Le dépôt des dossiers de candidature apparaît ainsi comme le premier jalon visible d’une élection présidentielle attendue, dont l’enjeu majeur demeure la consolidation de la démocratie, de la paix et la stabilité et le développement de la République du Congo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-24 08:35:21
Suite au dernier Conseil des Ministres, des réformes majeures ont été annoncées pour transformer le paysage éducatif congolais. Voici les points clés à retenir :
1. Fin du CEPE, place au CEP
Le Certificat d’Études Primaires Élémentaires (CEPE) disparaît au profit du CEP (Certificat d’Études Primaires).
▪︎ Le changement majeur : Ce n'est plus un examen d'État.
▪︎ Validation : L'obtention se fera désormais par contrôle continu, valorisant ainsi le travail de l'élève tout au long de l'année.
2. Le cycle primaire passe à 5 ans
Afin d'optimiser le parcours scolaire, les classes de CP1 et CP2 sont fusionnées pour former une classe unique : le CP (Cours Préparatoire).
▪︎ Conséquence : La durée totale du cycle primaire est ramenée de 6 ans à 5 ans.
3. Le préscolaire devient une priorité
La scolarisation précoce est renforcée : la 3ème année du préscolaire devient désormais obligatoire pour tous les enfants.
Une étape cruciale pour mieux préparer les élèves à l'entrée au primaire. Ces mesures visent à moderniser le système éducatif et à alléger le stress des examens d'État pour les plus jeunes.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-24 07:45:10
Il n'existe qu'une seule femme dans l'histoire moderne qui a été mariée à deux présidents différents, c’est Graça Simbine Machel. Cette femme au destin exceptionnel est née le 17 Octobre 1945 au Mozambique, alors sous domination coloniale portugaise. Très jeune elle se distingue par son intelligence et son engagement pour l'éducation et la justice sociale. Elle devient enseignante, puis militante pour l'indépendance de son pays.
Première dame du Mozambique En 1975, après l'indépendance du Mozambique, elle épouse Samora Machel, leader de la anticoloniale et premier président du Mozambique.

Graça Machel devient première dame et joue un rôle actif dans l'éducation, la protection des enfants et la reconstruction du pays après la guerre.
Le couple a eu une fille, Josiane (née en 1976) et leur union prit fin tragiquement le 19 octobre 1986, lorsque Samora meurt dans un crash d'avion près de la frontière entre l'Afrique du Sud et Mozambique.
Première dame d'Afrique du Sud
Des années plus tard, Graça rencontre Nelson Mandela, figure mondiale de la lutte contre Arpatheid et futur président d'Afrique du sud, faisant d'elle la seule femme dans l'histoire moderne à avoir été mariée à deux présidents de deux pays différents.

Une vie d'engagement
Au delà de ses mariages, Graça Machel est surtout connue pour son travail :
* Défense des droits des enfants
*Lutte contre la pauvreté et les conflits
*Envoyée spéciale de l'ONU pour les enfants affectés par la guerre.

Graça Machel n'est pas célèbre seulement parce qu'elle a épousé deux présidents, mais aussi parce qu'elle a consacré sa vie à servir les autres et à défendre les plus vulnérables. Elle est respectée dans le monde entier pour son leadership, sa dignité et son engagement humanitaire.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-23 23:27:33
Le tournoi au Maroc restera longtemps gravé dans les mémoires : il a offert des matchs incroyables et a prouvé que le football africain a atteint une maturité tactique et s'inscrit dans les tendances mondiales. Les résultats de cette passionnante Coupe d'Afrique des nations 2025 sont résumés par le partenaire officiel de la CAF et du tournoi, le meilleur site de paris sportifs international 1xBet.
Des réalisations à tire-larigot
Cette édition s’est révélée la plus prolifique depuis 2012 : en trois semaines, les équipes ont planté 121 buts, soit une moyenne de 2,33 buts par jeu.
La phase finale aurait pu être encore plus spectaculaire, mais à partir des demi-finales, le jeu est devenu plus prudent : seulement deux réalisations en quatre rencontres. Le prix de l'erreur était trop élevé et la pression s'est fait sentir. Mais les statistiques brutes ne sauraient occulter l'essentiel : ce tournoi a offert une multitude de buts magnifiques. Il suffit de se souvenir du spectaculaire ciseau d'Ayoub El Kaabi lors des matchs contre la Zambie et les Comores.
Les plus grandes stars ont renforcé leur crédit
La liste des meilleurs buteurs de la CAN 2025 comprend des stars actuelles et même des légendes du football africain. Mohamed Salah et Victor Osimhen ont enfoncé 4 pions chacun, tandis que Riyad Mahrez, Ademola Lookman et Amad Diallo ont fait trembler les filets à 3 reprises chacun.
Impossible de ne pas mentionner trois autres joueurs récompensés individuellement à l'issue du tournoi. Tout d'abord, le prix du meilleur gardien revient à Yassine Bounou : seulement 2 buts concédés en 7 matchs, un résultat à couper le souffle. Ensuite, le meilleur buteur, Brahim Díaz, avec 5 pions à son compteur. Certes, il n'a pas transformé le penalty décisif de la finale, mais il avait auparavant réalisé un parcours dingue qui méritait cette récompense.
Le titre de MVP de la Coupe d'Afrique des nations a été décerné au légendaire Sadio Mané. Deux buts et deux assists soulignent certes son influence sur le jeu de la sélection sénégalaise, mais ne révèlent pas pleinement la contribution de l'ancien joueur de Liverpool. La seconde est bien plus importante : c'est Mané qui s'est donné à fond et a mené les Lions de la Téranga à un deuxième triomphe sur les trois dernières éditions. En dernier carré, son but a offert la victoire face à l'Égypte, et dans le moment décisif de la finale, Sadio a su apaiser les tensions, convainquant ses coéquipiers de poursuivre le combat après deux décisions arbitrales controversées de suite, qui avaient provoqué une vive réaction du staff technique et des supporters sénégalais.
Un minimum de sensations comme un marqueur de la montée en gamme du tournoi
La composition des participants en quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations a été qualifiée par de nombreux journalistes de l'une des plus relevées de toute l'histoire du tournoi. Toutes les équipes, à l'exception du Mali, ont participé à la phase finale des Coupes du monde au moins trois fois. Ceci témoigne du niveau du tournoi, auquel tous les favoris se sont présentés en excellente forme.
Le côté un peu plus désagréable d’une telle situation réside en un nombre inférieur de sensations possibles. Certes, il y a eu des surprises locales : la remontée du Burkina Faso avec deux buts contre la Guinée équatoriale aux 95ᵉ et 98ᵉ minutes, ainsi que la performance de la Tanzanie, qualifiée pour les barrages avec seulement deux unités. Mais cette fois-ci, aucune surprise d'envergure mondiale n'a marqué les esprits, comme la victoire de la Zambie en 2012 ou même la demi-finale de cette même équipe burkinabè en 2022.
Par ailleurs, les spectateurs ont pu constater que les meilleures équipes se sont battues jusqu'au bout, et à partir des quarts de finale, aucune ne s'est clairement démarquée. Le tournoi a démontré que le football africain a parcouru un sacré bout de chemin et propose désormais un produit unique et compétitif à l'échelle mondiale. Vous pouvez suivre les éditions à venir de la Coupe d'Afrique des nations et les performances des représentants africains à la Coupe du monde avec le partenaire officiel du tournoi, le meilleur site de paris sportifs international : 1xBet ! Pariez sur le succès des sélections africaines au Mondial et soutenez les meilleurs représentants du continent !
Créé le 2026-01-23 18:27:38
Le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a dressé, lors du sommet extraordinaire de la CEMAC dont l’ordre du jour était axé sur la situation financière de la région et la conclusion des programmes économiques avec le Fonds monétaire international (FMI) afin d’éviter un effondrement de l’économie régionale, un tableau lucide mais résolument optimiste de la situation économique de l’Afrique centrale. Dans un contexte mondial encore marqué par des incertitudes géopolitiques, climatiques et financières, le Chef de l’État a salué la résilience remarquable des économies de la sous-région, caractérisée par un retour progressif de la croissance et une inflation globalement maîtrisée.
Pour Denis Sassou-N’Guesso, ces indicateurs positifs traduisent les efforts consentis ces dernières années par les États d’Afrique centrale, en lien avec les institutions financières régionales et internationales. Réformes macroéconomiques, discipline budgétaire, amélioration de la gouvernance et diversification progressive des économies ont permis de stabiliser les cadres économiques et de restaurer la confiance des partenaires.
En saluant la résilience économique de l’Afrique centrale, Denis Sassou-N’Guesso a voulu porter un message d’espoir et de vigilance. Un espoir fondé sur des indicateurs en amélioration, mais aussi une vigilance constante pour que cette dynamique positive se traduise, sans délai, par une amélioration concrète et durable des conditions de vie des populations.
Les échanges entre Chefs d’État ont permis de dégager un consensus sur un ensemble de mesures immédiates et structurantes destinées à renforcer la solidité financière de la zone CEMAC et à préserver la monnaie commune.

À cet effet, les Chefs d’État ont validé un plan d’action rigoureux articulé autour du rapatriement des recettes d’exportation : obligation stricte faite aux acteurs économiques, notamment du secteur extractif, de rapatrier leurs devises afin de renforcer durablement les réserves de change.
Les dirigeants de la région ont exigé une discipline budgétaire : alignement renforcé des politiques nationales sur les critères de convergence communautaires et les programmes conclus avec le FMI.
Ils veulent aussi une transparence et gouvernance financière : généralisation du Compte Unique du Trésor et accélération de la digitalisation des régies financières.
Les chefs de l’Etat ont plaidé pour une souveraineté économique et alimentaire : soutien affirmé à une stratégie de substitution aux importations afin de réduire la dépendance extérieure et de sécuriser l’approvisionnement des populations.
Le Sommet s’est achevé par une instruction ferme donnée à la Commission de la CEMAC et à la BEAC de produire, avant les réunions de printemps d’avril 2026, un rapport d’étape précis, assorti d’indicateurs mesurables et de calendriers de mise en œuvre.
Quatre chef d’Etat de la CEMAC sur six ont participé à la rencontre de Brazzaville. En plus du Président hôte Denis Sassou-N’Guesso et à celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, il y avait Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale) et Faustin Archange Touadera (Centrafrique). Celui du Cameroun, Paul Biya et du Tchad Mahamat Idriss Deby Itno étaient absents.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-01-23 16:14:59
À deux mois de la présidentielle congolaise, le pays se trouve à un moment charnière de son histoire politique. Dans un contexte régional instable, marqué par des crises sécuritaires, économiques et institutionnelles, le choix des électeurs dépasse la simple alternance pour s’inscrire dans une réflexion plus profonde : faut-il s’engager dans l’inconnu ou consolider les acquis par l’expérience ? Pour de nombreux Congolais, la réponse se trouve dans la figure de Denis Sassou-N’Guesso, dont le parcours incarne la continuité de l’État et la maîtrise des équilibres nationaux.
Gouverner, un métier d’expérience
Diriger un État ne s’improvise pas. La fonction présidentielle exige une connaissance fine des institutions, des réalités sociales et des rapports de force internationaux. Fort de plusieurs décennies à la tête du pays, Denis Sassou-N’Guesso a acquis une expérience d’État rare, forgée dans la gestion des périodes de tension comme dans les phases de reconstruction.
Cette expérience constitue aujourd’hui un capital politique déterminant, à l’heure où les erreurs de gouvernance peuvent coûter cher aux nations fragiles.
La stabilité comme bien précieux
Dans une sous-région d’Afrique centrale souvent confrontée à des secousses politiques, le Congo a su préserver un climat de paix et de stabilité, socle indispensable au développement. Cette stabilité n’est ni fortuite ni acquise d’avance : elle est le fruit d’un leadership qui privilégie l’équilibre, le dialogue et la prévention des crises.

Face aux risques liés à des choix hasardeux ou à des aventures politiques sans boussole, beaucoup voient en Denis Sassou-N’Guesso un rempart contre l’instabilité et l’aventure.
Une gouvernance éprouvée face aux défis économiques
Le Congo, comme de nombreux pays en développement, fait face à des défis économiques majeurs : diversification de l’économie, emploi des jeunes, infrastructures, résilience face aux chocs mondiaux. Sous l’impulsion du Président Sassou-N’Guesso, des réformes ont été engagées pour renforcer la gouvernance économique, assainir les finances publiques et maintenir le dialogue avec les partenaires régionaux et internationaux. Dans un environnement mondial incertain, l’expérience apparaît ici comme une garantie de prudence et de responsabilité.
Le poids du leadership sur la scène internationale
Au-delà des frontières nationales, Denis Sassou-N’Guesso bénéficie d’une reconnaissance diplomatique qui confère au Congo une voix respectée sur la scène africaine et internationale. Sa capacité à dialoguer avec les grandes institutions, à participer aux initiatives de paix et à défendre les intérêts du continent renforce la crédibilité du pays.

Changer de cap sans préparation, dans un tel contexte, pourrait fragiliser cette position stratégique.
Un choix entre continuité et aventure
La présidentielle congolaise ne se résume pas à un affrontement de personnes, mais à un choix de trajectoire. D’un côté, l’expérience, la stabilité et la connaissance des réalités du pouvoir ; de l’autre, l’inconnu et les risques inhérents à une gouvernance sans repères solides.
Pour les Congolais, Denis Sassou-N’Guesso incarne cette continuité rassurante, capable de guider le pays à travers les défis présents et futurs sans céder à l’improvisation.
L’expérience comme boussole pour l’avenir
Dans un monde en mutation rapide, où les crises peuvent surgir à tout moment, l’expérience devient une valeur stratégique. Pour de nombreux Congolais, reconduire Denis Sassou-N’Guesso à la magistrature suprême revient à choisir la maîtrise plutôt que l’aventure, la stabilité plutôt que l’incertitude, et la responsabilité plutôt que l’improvisation.
La présidentielle à venir s’annonce ainsi comme un moment décisif, où l’expérience politique pourrait, une fois encore, faire la différence au service de la nation.
Brice Itoua Membre du Comité central du PCT
Créé le 2026-01-23 15:28:42
Alors que le prix du billet par avion homologué pour le trajet Brazzaville-Pointe-Noire est de 40.000 francs CFA, taxe individuelle aéroportuaire comprise, la rareté des vols assurés dorénavant par la seule compagnie Canadian Airways, qui plus est avec un seul avion, crée une véritable surenchère. Désormais, le billet se négocie jusqu’à 100.000 francs CFA l’aller simple. Des agences fictives ou plutôt des réseaux mafieux, achètent en stocks des billets et les revendent en toute impunité à des prix exorbitants. Les usagers tout comme la compagnie, appellent les pouvoirs publics à remédier à cette situation.
Le voyage de Brazzaville à Pointe-Noire par avion et vice-versa est désormais quasiment impossible pour quiconque aimerait l’effectuer en urgence.
Trouver un billet se révèle être un véritable parcours du combattant car seul un avion, celui de la compagnie Canadian, assure désormais la desserte et l’attente est longue pour avoir de la place.

Surfant sur la loi de l’offre et de la demande qui exprime ici toute sa dureté, des esprits malintentionnés ont flairé à travers cette situation, un filon juteux, le moyen de s’enrichir au détriment des voyageurs en détournant vers des réseaux mafieux la vente des billets, majorés du « pizzo », cette taxe mafieuse indexée sur les produits, dans les zones qui sont sous l’emprise de la mafia.
Alors que le tarif autorisé pour un aller simple est de 40.000 francs CFA, il faut désormais débourser entre 60, 80, voire 100.000 francs CFA, selon l’affluence et le jour, pour dégoter un billet.
Pire encore, il faut dans la plupart des cas, passer par des intermédiaires qui de mains en mains, appliquent leurs surtaxes, qui ne sont en fait que du rackett pure et simple.
La compagnie Canadian Airways Congo a publié un communiqué en date du jeudi 22 janvier, dans lequel elle dénonce cette « pratique abusive » concernant la revente de ses billets. Bien plus, elle conclu en précisant avoir « officiellement saisi les autorités pour dénoncer ces agissements et demander une répression sévère des fraudes ».

Et c’est là où tout le monde se demande pourquoi la ministre Ingrid Eboukaka Babakas reste-t-elle sourde aux nombreux cris de détresse, ces plaintes devenues complaintes, des voyageurs obligés de subir la loi des sans foi ni loi.

Peut-être que le ministère des transports et de l’aviation civile devrait-il se bouger un peu plus, car pour les congolais voyageant par avion, tant sur les lignes nationales qu’internationales, le compte n’y est pas.
Parlant des lignes internationales, maintes fois les congolais voyageant par la compagnie Air France ont interpellé les autorités sur les contraintes structurelles et autres ‘’travel frictions’’ qui entourent la desserte de Brazzaville.

Un fait paraît paradoxal, partant de Paris, la ville de Kinshasa est à égale distance que celle de Brazzaville, à vol d’oiseau. Pourtant le billet pour Kinshasa est moins cher que celui de Brazzaville en toutes saisons, avec des différences allant de 100 à 200 euros, voire 300 euros.
Voyageant régulièrement dans les mêmes avions avec leurs voisins d’en face, les congolais de Brazzaville ne cachent pas leur incompréhension, quand ceux-ci leur font état du prix de leur billet.
Cette différence de traitement à laquelle les autorités congolaises semblent indifférentes, alimente du reste certaines rumeurs pourtant fallacieuses, sur un prétendu ‘’pizzo’’ prélevé sur les billets Paris-Brazzaville et vice-versa. Ce qui naturellement semble faux.
Alors, pourquoi la desserte Brazzaville-Paris-Brazzaville, 6037 kilomètres, serait-elle 20 à 30 pour cent plus chère que Paris-Kinshasa, 6021 kilomètres ? Autant de disparités que le ministère des Transports devrait évoquer avec ses partenaires qui assurent la desserte de Brazzaville.
Que dire des commodités de voyage, notamment le type d’avions dont la version est de moyenne gamme en terme de commodités et qui sont toujours affectés à la desserte Paris-Kinshasa-Brazzaville, comme si les conditions de voyage sur ces lignes, importaient peu.
À propos de commodités de voyage, le ministère gabonais des Transports a annoncé le mercredi 14 janvier 2026, une évolution majeure de la desserte aérienne Libreville–Paris opérée par Air France.
À l'issue d'une réunion entre le ministre d'État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et la direction locale de la compagnie, il a été confirmé qu'à partir de mars 2026, la ligne sera assurée par des appareils de nouvelle génération, Boeing 787-8 « Dreamliner » et Boeing 777, dotés de cabines modernisées.

De pareilles avancées paraissent encore utopiques pour les congolais, sur la desserte Paris-Brazzaville.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-23 00:19:21
La capitale gabonaise abrite depuis le 21, jusqu'au 25 janvier 2026, la première édition de la CIPREF (Conférence Internationale de la Presse Francophone). Plus de 150 participants y prennent part, venus de 25 pays dont l’Afrique du Sud, 10 experts vont chacun faire une conférence sur une thématique spécifiquement liée à l’Intelligence Artificielle (IA). Le thème principal de cette première édition étant : « L’IA et son impact sur les Médias ».
La première édition de la CIPREF a ouvert officiellement ses travaux, le mercredi 21 janvier 2026 à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, dans la commune de Ntoum de la ville capitale gabonaise.

En effet, la cérémonie d’ouverture, qui s’est déroulée en présence du ministre de la Communication et des Médias, Germain Bihahodjow, de Madame la maire de la commune de Ntoum, Zéphirine Etotowa Ntoutoume, de Son Excellence Monsieur l’ambassadeur de France au Gabon, M. Fabrice Mauriès, du président du comité d’organisation de la CIPREF, Désiré Ename, du représentant de la fondatrice de l’UIL-BJ et des diverse délégations venues de différents pays francophone, et même, celle de l’Afrique du Sud.

Dans son mot de bienvenue, la maire de la commune abritant l’événement, a remercié les organisateurs, pour avoir choisi l’espace du déroulement de cette rencontre, qui révèle à coup sûr, un caractère international. S’appuyant sur les enjeux que démontre l’intelligence artificielle dans ce monde moderne en perpétuelle évolution. « Si l’intelligence artificielle offre des perspectives remarquables en matière d’innovation, de productivité et d’accès à l’information, elle fait également peser sur nos sociétés des risques réels. Ce qui suscite du reste une vision de progrès technologique maîtrisé, inclusif et porteur de sens », a-t-elle formulé.

Par ailleurs, dans son discours, le ministre de la Communication et des Médias, a ainsi souligné que « l’intelligence artificielle doit être utilisée avec une large ouverture, mais, avec un esprit plus critique. L’avenir des médias ne peut être pensé sans intelligence artificielle. Mais il ne saurait être construit sans responsabilité ni régulation. J’émets le vœu que les travaux de cette conférence débouchent sur des recommandations concrètes, utiles aussi bien aux décideurs publics qu’aux professionnels des médias, afin de bâtir un écosystème médiatique plus viable, plus libre et plus résilient », a-t-il souhaité vivement.
Représentant Madame Marie-Madeleine Mborantsuo, fondatrice de l’UIL-BJ, M. Ulrich Kamwa, directeur général de l’Institut Supérieur de Gestion et d’Economie Appliquée a, pour sa part, réaffirmé que « l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean est honoré et fière de contribuer à cette réflexion. Nous croyons fermement que la formation, la recherche et l’innovation doivent accompagner les transformations numériques, afin qu’elles servent le progrès humain et le développement durable », s’est-il exprimé.

Le président du comité d’organisation, quant à lui, a relaté que cette première trouvaille de la CIPREF se veut être un espace et un lieu de réflexion collective en ce qui concerne l’avenir du métier de journaliste à cette nouvelle ère du nouveau monde moderne, le numérique.
« La CIPREF est une invitation à penser ensemble l’avenir, à réinventer notre métier sans revenir, et à bâtir une presse francophone forte, crédible et résolument tournée vers le futur. J’invite chacun, durant ces travaux, à plus de lucidité, à l’audace, mais aussi, à une fraternité conséquente », a confirmé Désiré Ename.
Ainsi, après l’ouverture officielle desdits travaux, les participants ont suivi une conférence inaugurale animée par Dr Jean-Claude Nkou, stratège en communication et en transformation en IA et auteur du livre ’’L’IA et le journalisme en Afrique’’, expert originaire de la République du Congo.

Dans l’exposé de son thème, le conférencier a d’abord réfléchi sur le cadre général de la thématique de cette première édition, à savoir : « L’IA et son impact sur les Médias ». A travers ce thème, Jean-Claude Nkou a exploré comment l’IA redéfinit les pratiques journalistiques et les modèles économiques, et interrogé la place des médias dans cet écosystème automatisé.
Certes, l’enjeu est de comprendre comment l’IA redéfinit la valeur ajoutée du journaliste, et comment les rédactions peuvent s’adapter à un environnement de plus en plus automatisé, sans perdre leur mission de service public de l’information.

Ensuite, un bureau des travaux de la CIPREF a été constitué et mis en place. Après s’en est suivi la table ronde organisée sur le thème : « L’Intelligence artificielle, nouvel acteur de l’information : menace ou opportunité pour le journaliste francophone ? », animée par Georges Douguéli, journaliste à l’hebdomadaire ’’Jeune Afrique’’, Eveline Mengué A. Koung (directrice du Pool télévision de la CRTV (Cameroun) et Olivier Piot (Médias et Démocratie France).
Outre cette la table ronde, un atelier sur « Initiative aux outils de l’IA pour journalistes : rédaction assistée, veille intelligente et fack-cheking automatisé » a sanctionné cette première journée de la Conférence, animé par Melba Oldie Nzang Meyo du Gabon et Boursier Tchibinda, journaliste, communicant et spécialiste des Médias gabonais.

Il sied de signaler que les échanges, très riches et édifiant, ont permis aux participants de la première édition de la CIPREF de mieux saisir et comprendre les usages des nouvelles technologies, en posant les véritables fondements d’une réflexion éthique et professionnelle indispensable à la survie et à la crédibilité de la presse, à cette ère numérique.

A noter que, le but et l’objectif premier de la Conférence de la CIPREF est de réfléchir sur un modèle économique des médias adaptés. Dans un monde en perpétuelle mutation, la presse francophone fait face à des nouveaux défis technologiques, économiques et sociaux. La CIPREF, Conférence Internationale de la Presse Francophone, réunit les acteurs clés pour analyser les grandes mutations du secteur journalistique, afin de partager des solutions innovantes puis construire une information responsable et durable.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-22 22:00:18
Le ministre congolais de la Santé et de la Population, Rosaire Ibara, invité récemment à l’émission « 30 jours pour convaincre en toute transparence », a levé un coin du voile sur l’une des principales faiblesses structurelles du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville : les problèmes récurrents de maintenance des équipements médicaux. Une situation préoccupante qui impacte directement la qualité des soins offerts aux patients et met à rude épreuve le personnel soignant.
Selon le ministre, le déficit de maintenance ne date pas d’aujourd’hui. Dès la mise en service de plusieurs équipements lourds et spécialisés, l’entretien régulier n’a pas toujours été assuré de manière adéquate.
Faute de contrats de maintenance clairement définis, de suivi technique rigoureux et de personnel suffisamment formé, de nombreux appareils se sont rapidement dégradés, tombant en panne ou devenant tout simplement inutilisables.
Rosaire Ibara reconnaît que cette situation a considérablement réduit les capacités opérationnelles du CHU de Brazzaville, pourtant considéré comme l’hôpital de référence du pays.
Des équipements de diagnostic, de laboratoire et d’imagerie médicale, indispensables à une prise en charge efficace des malades, connaissent des arrêts prolongés, obligeant parfois les patients à se tourner vers des structures privées coûteuses ou à différer leurs soins.
Le ministre pointe également du doigt les faiblesses dans la gestion des équipements biomédicaux. L’absence d’une politique cohérente de maintenance préventive et corrective, combinée à l’insuffisance de techniciens biomédicaux qualifiés, a favorisé une culture de la réparation tardive, souvent plus coûteuse que l’entretien régulier. À cela s’ajoutent des difficultés d’approvisionnement en pièces de rechange et une dépendance excessive vis-à-vis des fournisseurs étrangers.
Face à ce constat, le gouvernement affirme sa volonté de rompre avec les pratiques du passé. Rosaire Ibara annonce des mesures visant à renforcer la maintenance des équipements de santé, notamment par la systématisation des contrats de maintenance lors des acquisitions, la formation continue du personnel technique et la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation plus stricts.
Le CHU de Brazzaville devrait ainsi retrouver progressivement son plein potentiel au service des populations.
En abordant sans détour la question de la maintenance, le ministre de la Santé envoie un message de responsabilité et de transparence.
L’amélioration durable du système de santé congolais passe, selon lui, non seulement par la construction d’infrastructures modernes, mais surtout par une gestion rigoureuse et pérenne des équipements, gage d’un accès équitable à des soins de qualité pour tous.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-22 11:31:49
La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a formellement démenti, dans un communiqué dont notre rédaction a obtenu une copie, toute perspective de dévaluation du franc CFA dans la sous-région. Face aux rumeurs persistantes alimentées par un contexte économique mondial incertain, l’institution d’émission a tenu à rassurer les populations, les opérateurs économiques et les partenaires financiers sur la solidité du cadre monétaire en vigueur au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Selon la BEAC, les fondamentaux macroéconomiques de la zone demeurent globalement maîtrisés. Les réformes engagées ces dernières années, conjuguées aux programmes de redressement économique mis en œuvre par les États membres avec l’appui des partenaires internationaux, ont permis de renforcer la stabilité monétaire et financière. Les réserves de change, bien que soumises aux fluctuations des marchés internationaux, restent à des niveaux jugés compatibles avec la parité fixe du FCFA arrimé à l’euro.
L’institut d’émission souligne également que la discipline budgétaire et la coordination des politiques économiques au sein de la CEMAC constituent des piliers essentiels pour préserver la valeur de la monnaie commune.
À ce titre, la BEAC appelle les États à poursuivre les efforts d’assainissement des finances publiques, de diversification des économies et de promotion de la production locale, afin de réduire la dépendance excessive aux importations et aux matières premières.
Cette sortie officielle intervient dans un contexte marqué par des inquiétudes sociales, où la simple évocation du mot « dévaluation » ravive de douloureux souvenirs liés à la baisse du pouvoir d’achat et à la cherté de la vie.
Consciente de ces sensibilités, la BEAC insiste sur la nécessité de combattre la désinformation et de privilégier une communication transparente et régulière autour des questions monétaires.
En réaffirmant qu’aucune dévaluation du FCFA n’est à l’ordre du jour en Afrique centrale, la BEAC envoie un signal fort de confiance et de stabilité. Un message destiné à rassurer les ménages, à sécuriser les investissements et à maintenir la crédibilité du cadre monétaire, considéré comme un facteur clé de la stabilité économique et sociale dans la sous-région.
Ce Jeudi 22 janvier 2026, les chefs d’Etats de la CEMAC se réunissent en sommet extraordinaire à Brazzaville pour statuer sur l’importante érosion des réserves de change au niveau de la BEAC, estimés à plus de 1 300 milliards de FCFA sur seulement 6 mois ; aggravé par de lourdes échéances de dette extérieure fixées au premier trimestre 2026.
Pour sa part, la BEAC insiste qu’elle reste pleinement engagée dans le maintien de la stabilité des prix ; la préservation des réserves de changes et la supervision d’un système financier sain et résilient.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-22 11:13:59
Le ministère gabonais des Transports a annoncé le mercredi 14 janvier, une évolution majeure de la desserte aérienne Libreville–Paris opérée par Air France. À l'issue d'une réunion entre le ministre d'État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et la direction locale de la compagnie, il a été confirmé qu'à partir de mars 2026, la ligne sera assurée par des appareils de nouvelle génération, Boeing 787-8 « Dreamliner » et Boeing 777, dotés de cabines modernisées.

Face à une rude concurrence sur le ciel gabonais et partant sous-régional, la compagnie Air France se voit contrainte d’améliorer sa voilure. Elle annonce à cet effet, un nouveau dispositif pour la desserte Libreville. Le contenu a été décliné, le 16 janvier 2025. C’était à la faveur d’une séance de travail entre le ministre d’Etat en charge des Transports, de la Marine marchande chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et une délégation de ladite société, conduite par Alexia Oyima Ayenengoye.

Selon des sources ministérielles, « Cette rencontre faisait suite aux préoccupations relatives à la qualité des services aériens assurés par Air France sur la liaison Paris – Libreville et Libreville – Paris, sujet précédemment abordé lors d’une rencontre diplomatique avec le Haut représentant de la République française près la République gabonaise, le mardi 13 janvier 2026 ».

Plusieurs préoccupations majeures ont été exprimées par le ministre d’Etat, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi au cours des échanges. Il s’agit notamment de la qualité des appareils affectés à cette liaison, la qualité globale des services offerts aux passagers ainsi que la cherté des billets d’avion.
En réponse à ces préoccupations, la direction d’Air France a annoncé qu’à compter du mois de mars prochain, la liaison Libreville–Paris, dans les deux sens, sera assurée par des avions de nouvelle génération. Elle évoque notamment un Boeing 787-8 (Dreamliner) et un Boeing 777. Par ailleurs, la mise en service de ces nouveaux appareils s’accompagnera d’une amélioration significative des prestations à bord.

Concernant la question des tarifs, le ministre d’État a fait part de sa vive préoccupation face à l’accumulation des taxes et redevances qui impactent fortement le prix des billets d’avion.
Il a souligné la nécessité pour l’ensemble des parties prenantes de consentir des efforts concertés afin de parvenir, dans les meilleurs délais, à une baisse significative des tarifs, au bénéfice des usagers.

Les échanges se sont conclus par l’engagement mutuel d’un travail de concertation approfondi entre le ministère des Transports et Air France, en vue d’apporter des solutions durables à ces différentes préoccupations.
Une séculaire présence au Gabon
Pour la petite histoire, le groupe Air France-KLM revendique une présence de plus de 80 ans au Gabon. Même si le premier avion de la compagnie ayant atterri à Libreville en avril 1937, mais c’est en août 1946 que la compagnie lance officiellement son aventure en terre gabonaise. Depuis le 3 avril 2013, la compagnie relie chaque jour Libreville au reste du monde en 7 heures, via l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle.
Au Gabon, la compagnie compte une trentaine de collaborateurs en emploi direct, dont environ 70 % de personnels féminins, et plus de 300 personnes en emplois indirects à travers les entreprises sous-traitantes liées à ses activités. En matière de RSE, responsabilité sociétale des entreprises, avec sa fondation, le groupe soutient également l’enfance en difficulté depuis plus de 30 ans. Elle agit pour l’éducation, l’inclusion, l’insertion sociale et professionnelle ainsi que pour l’épanouissement culturel, sportif et artistique des publics jeunes et défavorisés, malades ou handicapés. Cette fondation soutient également des initiatives visant l’approfondissement de la prise de conscience environnementale et l’engagement pour le climat. Chaque année, un appel à projets est lancé au niveau mondial, permettant ensuite de sélectionner et aider les projets les plus pertinents.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-20 23:12:49
Le peuple congolais est appelé aux urnes le 12 et le 15 mars 2026 pour un rendez-vous électoral majeur de la vie démocratique nationale. Cette échéance, très attendue par les citoyens, marque un moment décisif au cours duquel les Congolais seront invités à exprimer leur choix souverain à travers le vote.
L’annonce a été faite le 20 janvier par le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, à l’issue du Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat au Palais du peuple.
Vote par anticipation des agents de la force publique, le 12 mars, suivi le 15 mars du scrutin général dans le cadre de l’élection du président de la République.
La campagne électorale est fixée du 28 févier au 13 mars, avec un pont « journée de silence électoral » le jour du vote des hommes en uniforme, précise le compte-rendu.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-20 17:13:15