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L’élection au poste de directeur général de l’Unesco aura lieu en novembre 2025, lors de la 43e session de la conférence générale qui se tiendrait à Samarcande, en Ouzbékistan. Saluant l’engagement de l’ancien Sous-directeur général pour la Priorité Afrique et les Relations extérieures de l’Unesco, l’Asie entend donc se tenir aux côtés de Firmin Edouard Matoko, candidat du Congo-Brazzaville et de son Président, Denis Sassou-N’Guesso, pour le soutenir et l’accompagner sans faille.

« Un remarquable soutien et un accompagnement efficace de la part des missions diplomatiques accréditées auprès des pays que j'ai pu visiter au cours de ma première tournée en Asie : Vietnam, Japon, Indonésie, Chine, Inde où j'ai été chaleureusement et cordialement accueilli par les autorités nationales en charge de l'Unesco », a écrit Firmin Edouard Matoko sur sa page Facebook.

« Écouter les uns les autres et partager les mêmes visions concernant l'avenir de l'Unesco ainsi que les acteurs de la société civile : priorités des programmes, politique, contrôle budgétaire, transparence et confiance, efficacité et éthique, tous ces éléments font également partie de ma vision. Après ce premier voyage, je me sens renforcé par l'idée que l'Unesco doit maintenant entreprendre de nouvelles étapes vers sa transformation, avec plus d'audace, en écoutant constamment les États membres et les aspirations des personnes qui croient en sa mission », a-t-il ajouté.

« Je redécouvre une région que j'ai pratiquée au cours de mes différentes fonctions à l'Unesco et qui, dans son extrême diversité culturelle, est profondément ancrée dans les valeurs de notre Organisation. Ensemble pour un Unesco plus fort, plus dynamique et inclusive », a conclu le candidat du Congo qui a toujours porté les valeurs de l'Unesco- paix, solidarité et dialogue- au-delà de ses frontières.




Dès le lendemain de son audition par le Conseil exécutif, le 9 avril dernier, il consacre son agenda à la rencontre des acteurs engagés à promouvoir les missions de l'Unesco sur le terrain.
Courant avril, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du livre et des droits d’auteur, il était présent aux 72H du livre de Conakry.
Par la suite et sans tarder, il entamera un marathon planétaire d'est en ouest et du nord au sud, avec le solide espoir de convaincre une majorité des 58 pays représentés au conseil exécutif de l'agence internationale à propos du bien-fondé de sa candidature.
Ce parfait polyglotte sillonnait déjà ces pays lorsqu’il supervisait différents programmes au sein des bureaux multi-pays de l’Unesco qu'il dirigeait, coordonnant des missions stratégiques à effectuer à travers le monde. Aujourd’hui fin prête et se destinant à aller chercher chaque voix, il s’est muté en véritable pèlerin. Son parcours est typiquement celui des élites de la diplomatie d'aujourd'hui.
Après l’obtention d’un diplôme d’Études Supérieures Stratégiques en Relations internationales, il se lance dans une carrière au sein de la diplomatie multilatérale, au contact aussi bien des décideurs politiques que des acteurs de terrain.
Homme d’expérience, d’action et de vision, Firmin Édouard Matoko possède manifestement les qualités et compétences requises pour ce poste. Il le fait valoir à un moment où l'organisation est confrontée à une nécessité absolue de s'adapter et de se transformer, mettant en avant auprès des électeurs les valeurs universelles et humanistes mises en relief au cœur de son mandat.
La teneur de son message consiste également à préserver les biens communs tels que l’éducation, les sciences, l’information, la communication et la culture.
Pour ce chapitre, il s’appuiera sur l’affirmation du Président Nelson Mandela : « l’éducation est la plus puissante des armes que l’on puisse utiliser pour changer le monde ».
De ce fait, il table sur la nécessité de planifier et de mieux gérer les systèmes éducatifs à l’heure de l’Intelligence Artificielle pour assurer l’accès à l’éducation du plus grand nombre, et plus particulièrement aux jeunes filles.
Firmin Édouard Matoko, 69 ans, est entré en campagne avec une ambition soutenue de finir à la tête de la direction de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture pour le mandat 2025-2029.
Il met en avant son pedigree lui ayant permis de travailler jusqu’à ce jour pour une institution qui privilégie la diversité en s’appuyant sur la connaissance de l’autre, et ce, sans se cantonner à l’Afrique.
À l’heure des bouleversements géopolitiques et des transitions diplomatiques mondiales, il compte plutôt positionner tous les pays dans les négociations sur les politiques éducatives globales, la sauvegarde du patrimoine mondial et les enjeux scientifiques du XXIe siècle.
En définitive, l’élection de Firmin Édouard Matoko ne serait pas seulement une victoire personnelle ou nationale, mais bien une avancée pour tout le continent africain, et plus encore pour le Sud-global, recherchant plus que jamais à renforcer son influence dans les débats globaux sur l’avenir de l’éducation, de la culture et de la science.
Firmin Édouard Matoko fera face à deux autres candidats, Khaled Ahmed El-Enany Ali Ezz de l’Egypte, et Gabriela Lian Ramos Patino du Mexique.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-21 12:00:23
Le gouvernement gabonais a décidé vendredi en conseil des ministres de ne plus acheter les billets d’avion dans les agences de voyage et ordonné que ses ministres ne voyagent plus en première classe.
L’Etat a décidé d’acheter directement ses billets auprès des compagnies aériennes pour éviter les taxes supplémentaires et probablement des possibles fraudes.
Cette décision est un coup dur contre certaines agences de voyage qui avaient pour principal client l’Etat.
Libreville qui espère ainsi poursuivre ses efforts de rationalisation des dépenses publiques évoque une volonté de discipline budgétaire exemplaire, au service d’un État sobre, responsable et tourné vers l’efficacité.
Par ailleurs, « désormais, les responsables administratifs, des services centraux ou décentralisés, voyageront en classe économique ; les membres du gouvernement en classe affaires », indique le communiqué final du conseil des ministres du 20 juin 2025.
Seuls les Ministres d’État voyageront en 1ère classe, déroge le gouvernement.
« Toute demande de surclassement au-delà de ces dispositions relèvera d’une démarche individuelle et sera entièrement à la charge de l’intéressé », averti le gouvernement gabonais.
Le gouvernement gabonais est composé de 30 membres dont 3 ministres d’Etat.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-21 10:31:58
« Aujourd'hui, nous sommes dans une grande stabilité. Nous avons un Président de la République expérimenté. Quand on se précipite vers ce qui ressemble à un changement, on s'aperçoit bien vite que les mains inexpertes, à qui on confierait trop vite les choses, pourraient conduire le pays à l'impasse. Je souhaite que le Président de la République soit candidat », a déclaré Thierry Moungalla, qui est à la fois ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement du Congo-Brazzaville. De passage à Paris en France, il a accordé une interview exclusive à Rfi. L’intégralité de cette interview sur Les Echos du Congo-Brazzaville.

RFI : Ce mercredi 18 juin, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda se sont engagés à signer un accord de paix, le 27 juin prochain, lors d'une réunion ministérielle prévue à Washington, quelle est votre réaction ?
Thierry Moungalla (T.M) : Nous nous réjouissons de cette avancée qui nous paraît une avancée majeure. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il est prôné un arrêt des hostilités, un désarmement des forces qui sont considérées comme rebelles et la possibilité d'aller vers la conclusion d'un accord de paix. Donc, nous, les pays voisins, nous nous réjouissons de cet accord et nous espérons que les différentes étapes qui semblent attendues soient franchies sans encombres.
RFI : Et après 29 ans de guerre dans les Grands Lacs, vous croyez à une paix définitive ?
T.M : Nous espérons que cette fois-ci, avec l'intervention d'une grande puissance comme les États-Unis, que cette fois-ci soit la bonne.
RFI : Depuis deux mois, ce sont en effet les États-Unis et le Qatar qui font la médiation entre la RDC et le Rwanda. Est-ce que l'Afrique n'est pas marginalisée dans cette affaire ?
T.M : Non. Je considère qu'objectivement, quand une maison brûle, tous ceux qui amènent des seaux d'eau pour éteindre l'incendie sont les bienvenus.
RFI : Depuis un an, la location de 12 000 hectares de terre congolaise à une société rwandaise suscite beaucoup d'émotion à Brazzaville, mais aussi à Kinshasa, où beaucoup y voient le risque que l'armée rwandaise en profite pour ouvrir un deuxième front contre la RDC. Est-ce que c'est la raison pour laquelle vous venez d'annuler ce contrat foncier avec le Rwanda ?
T.M : Non. Il faut que je précise en deux mots la situation. Il y a d'abord des accords d'État à État qui sont des accords de coopération bilatérale classiques. Ce sont des accords dans des matières essentiellement économiques. Ces accords ne sont pas remis en cause et ils n'ont aucune raison de l'être.
Il y a, à côté de cela, des contrats ponctuels qui ont été conclus pour la relance de la production agricole dans des zones très riches. Ces accords ont été conclus avec des sociétés rwandaises. Et malheureusement, on a constaté leur caducité parce que les entreprises n'ont pas accompli les diligences qui étaient attendues d'elles. Et donc, naturellement, la condition de caducité a été mise en œuvre depuis le 8 décembre 2024. Et donc, comme vous le voyez, rien à voir avec le conflit que nous évoquions tout à l'heure. Il n'y avait là, il n'y a là absolument aucune connotation militaire. Et puis, d'ailleurs, comment voudriez-vous qu'il y ait des connotations militaires à ce type d'accord, alors que notre pays est situé à près de 1 500 kilomètres du théâtre des opérations concernées, c'est-à-dire l'est de la RDC et les confins du Rwanda ?
RFI : En tout cas, les autorités de Kinshasa étaient inquiètes et elles vous l'avaient fait savoir.
T.M : Nous échangeons régulièrement avec les autorités de Kinshasa. Je peux même vous dire que récemment, le ministre de l'Intérieur du Congo a eu l'honneur de rencontrer le président [de la RDC] Félix Tshisekedi. Et je suis certain que nous apportons au quotidien toutes les assurances de notre volonté de faire que ça se passe bien.

RFI : La présidentielle au Congo, c'est l’année prochaine. Le président congolais Denis Sassou-Nguesso a le droit de se représenter, mais il est au pouvoir depuis plus de 40 ans. Est-ce que vous pensez qu'il pourrait envisager de laisser la place aux jeunes ?
T.M : Bon, moi, je poserai la question plutôt dans l'autre sens. Aujourd'hui, nous sommes dans une grande stabilité. Nous avons un président de la République expérimenté. Je pense, je suis convaincu que le président de la République est celui qui va favoriser cette transition générationnelle dans la paix, dans la stabilité et dans la cohérence. Parce que quand on se précipite vers ce qui ressemble à un changement, on s'aperçoit bien vite que les mains inexpertes, à qui on confierait trop vite les choses, pourraient conduire le pays à l'impasse.
Je souhaite que le président de la République soit candidat, mais ce n'est pas à l'ordre du jour au moment où nous nous exprimons, puisque nous sommes à neuf mois de l'élection présidentielle. Et le président a un mandat à remplir entre-temps.
RFI : Mais cette transition générationnelle dont vous parlez, elle pourrait avoir lieu dès l'année prochaine ou non ?
T.M : Non, cette transition générationnelle, c'est lui qui est le transmetteur, qui porte cette transition générationnelle. Je dis qu'il va assurer cette transition en allant vers la capacité de rajeunir les équipes, d'y inclure le maximum de jeunes.
RFI : Voilà neuf ans que les opposants Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa sont derrière les barreaux. La justice les a condamnés à 20 ans de prison, mais beaucoup les considèrent comme des prisonniers politiques. Est-ce qu'une grâce présidentielle pourrait avoir lieu avant l'année prochaine, avant la présidentielle ?
Il me semble que, dans notre législation, ce sont des éléments qui souvent doivent faire l'objet d'initiatives de la part des condamnés. Donc, je n'ai pas d'opinion sur ce sujet. Je pense que le Président de la République est le seul maître de la possibilité de gracier.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Source : Rfi
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Créé le 2025-06-21 10:02:43
Brazzaville respire un peu mieux depuis jeudi, grâce au démarrage des activités de la société d’assainissement turque Albayrak Waste management Company, deux mois après l’accord de base signé avec le gouvernement congolais. Le directeur de cette entreprise, Ersoy Necmettin, s'est montré très optimiste sur l'enlèvement des tonnes de déchets qui encombrent les trottoirs de tous les arrondissements de la capitale congolaise où la collecte est perturbée depuis que la société Averda a fini par mettre la clé sous le paillasson en 2024. Mais il reste encore à faire. L’activité a commencé par le balayage des rues en attendant que le personnel assure l’entretien des véhicules et appareils vétustes hérités de l’ancienne Averda.
« Pour le moment, comme vous avez constaté, nous avons commencé avec le balayage. Nous irons progressivement jusqu’à ce qu’on répare les véhicules qui sont là. Pour le moment c’est ça notre plan de travail, » a déclaré Ersoy Necmettin qui a affirmé que ses équipes sont dans un « processus de contrôle pour connaitre l’état réel du matériel jusqu’à l’arrivée à Brazzaville de notre propre matériel pour se déployer dans toute la ville de Brazzaville. »
Certains grands axes, dans les secteurs les plus touristiques, ont bien été débarrassés des tas d'immondices qui s'accumulaient dès le début de la matinée. Mais, dans les arrondissements de nombreuses autres rues croulaient toujours sous les sacs-poubelle en fin d'après-midi.
Balais-brosses, pelles et brouettes en mains, les premiers agents de propreté urbaine ont été aperçus au rond-point du 5 juin 1997 à Mpila, notamment à la place « Plus jamais ça » ; sur l’avenue Pointe hollandaise ; dans des artères de Poto-Poto et le long de l’avenue Amilcar Cabral ; mais aussi sur l’avenue Denis Sassou N’Guesso en allant vers l’aéroport international Maya-Maya et aux abords du Ministère des Finances.
La société turque prend ainsi la relève de l’entreprise Averda, dont le contrat est arrivé à terme en septembre dernier.
Brazzaville et Pointe-Noire produisent 1 500 tonnes de déchets ménagers par jour, soit 1 000 tonnes à Brazzaville et 500 tonnes à Pointe-Noire, Selon Juste Désiré Moundélé, ministre congolais de l’Aménagement de la ville.
Vivement que Brazzaville et Pointe-Noire s’engagent profondément dans le combat en faveur de la planète, encore va falloir que « les architectes de l’incivisme » empruntent le pas.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-21 07:46:43
Bruno Retailleau s’inspire-t-il de Donald Trump ? « Ne venez pas en France, nous n’accepterons rien, c’est la tolérance zéro », a déclaré jeudi à la gare du Nord, à Paris, le ministre français de l’Intérieur. Au total quelque 4 000 forces de l’ordre ont été donc déployées, mercredi 18 et jeudi 19 juin 2025, aux abords des gares et dans les trains, dans le but d’interpeller des « clandestins » à travers cette opération dénommée : « lutte contre l’immigration irrégulière et clandestine ».
Le ministre français de l’Intérieur souhaite envoyer un signal clair : « Ce que je veux dire, c'est que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France de la façon la plus ferme et définitive ».
Concrètement, les grandes gares françaises, ainsi que les trains régionaux dans les zones frontalières, ont été les zones les plus visées.

« Vous veillerez à prioriser, dans toutes les gares ferroviaires, les contrôles des trains à destination des pays voisins et des grandes métropoles françaises, en arrivée comme en départ. Les trains régionaux, en particulier dans les zones frontalières, pourront utilement être contrôlés après sensibilisation des instances régionales concernées », détaille dans sa note d'instruction le ministre de l'Intérieur.
S’il était encore trop tôt, jeudi en début de soirée, pour connaître les premiers résultats de ce déploiement d’envergure, le ministère français de l’Intérieur, Bruno Retailleau expliquait, dans son instruction aux préfets diffusée le 12 juin dernier qu’une première opération nationale de contrôle a eu lieu les 20 et 21 mai, cette fois dans les bus internationaux à bas coût.
Selon la Place Beauvau, alors que près de 900 bus ont été contrôlés, 759 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés.
Des « résultats significatifs », souligne Bruno Retailleau, dans son instruction.
Les services du Ministère français de l’Intérieur précisent que 245 obligations de quitter le territoire ont été prononcées, ainsi que 34 placements en rétention, et 72 réadmissions.
Avec son initiative, le Ministère français de l’Intérieur s’est attiré les foudres de la CGT et d’associations d’aide aux migrants, qui dénoncent rien de moins que des « rafles », « une opération xénophobe prenant pour bouc émissaire les plus précaires parmi les précaires », « des pratiques qui relèvent du contrôle racial et qui visent seulement les personnes de couleur », « ce qui n'est pas légal ».
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-20 14:02:17
L’opposant et activiste Modeste Zoubabela a appelé, dans une lettre adressée au premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) et chef de file de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty Mabiala, au rassemblement et a plaidé pour l’organisation d’une primaire afin de désigner un candidat unique de l’opposition en vue de faire face à la majorité présidentielle conduite par le Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) à la présidentielle de 2026 au Congo-Brazzaville.
L’opposition congolaise à couteaux tirés. A un an de la présidentielle, la classe politique congolaise se met d’ores et déjà en ordre de marche. Et l’opposant et activiste Modeste Zoubabela défend l'idée d'une primaire pour trancher une bonne fois pour toute qui sera le candidat unique de l’opposition à la présidentielle de mars 2026, pour éviter l'écueil de la division au premier tour.
« Le moment politique que traverse notre pays exige de chacun de nous une hauteur de vue, un sens du devoir patriotique et un engagement sincère pour la paix, l’unité nationale et la réconciliation. Le rôle de l’opposition dans ce contexte est capital. Mais pour qu’elle soit audible, crédible et utile à la nation, elle doit être unie, structurée et animée par une vision partagée de l’avenir. Or, nous constatons aujourd’hui avec inquiétude que l’opposition congolaise se présente de façon désordonnée, parfois fragmentée, avec des discours divergents dont certains appellent même à la violence et d’autres s’enferment dans une posture de règlement de comptes. Cette dynamique, si elle perdure, risque non seulement de discréditer l’alternance démocratique, mais aussi de devenir un facteur d’instabilité pour notre pays. C’est pourquoi, en tant que chef de file de l’opposition, nous sollicitons respectueusement votre appui ferme et clair en faveur de l’organisation de primaires ouvertes. Ces primaires permettraient de désigner démocratiquement un candidat unique, légitime, rassembleur et porteur d’un véritable projet de société, non pour se venger de ceux qui sont en place, mais pour bâtir un avenir de paix, de justice et de développement dans l’unité nationale », a écrit Modeste Zoubabela à Pascal Tsaty Mabiala.
Selon lui, soutenir ces primaires, c’est poser les bases d’une opposition responsable, disciplinée, tournée vers le dialogue, le respect des institutions, et soucieuse de proposer une véritable alternative politique aux Congolais. C’est également permettre au peuple de choisir un projet clair, porté par une équipe unie, loin des querelles de personnes, de la violence et des logiques d’exclusion.
« Monsieur le Chef de file de l’opposition congolaise, votre voix porte au sein de l’opposition comme dans l’histoire politique de notre nation. C’est pourquoi nous vous lançons cet appel solennel, pour que vous assumiez pleinement le rôle d’architecte du rassemblement, de garant de la méthode, et de promoteur de cette démarche démocratique et inclusive », a précisé l’opposant activiste.
À un an de l’élection présidentielle, l’opposition congolaise peine à s’unir pour peser face au chef de l’État sortant.
L’idée de candidat unique ne semble pas contenter tous les acteurs politiques de l’opposition. Le chef de file de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala a toujours été sceptique à cette idée de candidat unique de l’opposition.
« Nous avions eu, en 2016 une opposition qui était aussi unie et aussi forte. Pourtant, nous n’avons pas été capables d’avoir un candidat unique. Alors, par quel miracle, aujourd’hui, nous arriverons à avoir un candidat unique dans les conditions actuelles ? Je ne dis pas que je suis contre, mais je suis un peu sceptique quant à notre capacité à nous mettre d’accord sur une personne, une femme ou un homme », a déclaré Pascal Tsaty Mabiala en avril dernier lors d’un point de presse au siège de l’UPADS à Brazzaville.
Il y a quelques mois, lors d’une conférence de presse, le président du Parti social-démocrate congolais (PSDC), Clément Mierassa, a soulevé un caillou qui est retombé sur le pied de Pascal Tsaty Mabiala.
Dans une tirade brutale contre le pouvoir en place qu’il a accusé d’incompétence dans la réponse aux attentes des Congolais, le président du PSDC a aussi frontalement attaqué ceux qu'il a taxé de collaborateurs dont l’UPADS et son leader sans le nommer ; appelant au rassemblement de ce qu’il considère comme ”la vraie opposition”.
« Je réitère mon appel pour le rassemblement de la vraie opposition. Je dis bien la vraie opposition, celle qui ne soutient pas l’action du gouvernement et de ce fait, n’a pas par conséquent de deal avec le pouvoir », déclarait-il en rappelant que l’opposition souffre trop et qu’elle a perdu le crédit et la confiance du peuple, qui pense qu’ils sont opposants le jour et collaborateurs la nuit.
Même si l'union fait la force, cette méthode ne fait pas encore consensus auprès des leaders de l’opposition congolaise.
Difficile donc de se prononcer en l'état, tout dépendra de ce que la majorité des partis de l’opposition voudra.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-20 07:45:03
Malade et absente du premier match du club madrilène, la star française a été hospitalisée ce jeudi 19 juin 2025, a annoncé le club espagnol, engagé dans la Coupe du monde des clubs aux États-Unis. Kylian Mbappé souffre d’une gastro-entérite aiguë.
« Notre joueur Kylian Mbappé présente un cas aigu de gastro-entérite et a été hospitalisé afin de subir différents examens et de recevoir le traitement approprié », a écrit le club madrilène dans un texte diffusé sur ses réseaux sociaux.
Depuis lundi dernier, Kylian Mbappé a été placé à l’isolement dans sa chambre pour éviter de contaminer ses coéquipiers.
Sans trop de forces, il se déshydraterait avec de l’Aquarius et mangerait seulement des fruits, rapporte Marca.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-19 14:22:48
Trois membres d'une famille ont trouvé la mort ce jeudi 19 juin 2025 à Bouansa dans le département de la Bouenza (sud), à plus de 200 km de la capitale Brazzaville, suite à la consommation d'une igname, a-t-on appris de nos sources locales.
Il s'agit du père, de la mère et du benjamin de la famille. Le plus jeune a rendu l'âme à 7h, et la maman quelque temps seulement après. Sur intervention des autorités locales, le père a été évacué à l'hôtel de base de Nkayi, mais est décédé pendant son transfert.
Ressortissants de RDC, les membres de cette famille avaient ramené la veille des plantations une qualité d'igname souvent utilisée à la pêche comme poison.
Trois enfants de cette famille qui ont également consommé la même denrée, sont en observation à l'hôpital de Nkayi. Ils ne sont pas dans un état critique, selon nos sources.
Ce n'est pas la première fois que des décès sont constatés au Congo-Brazzaville après avoir consommé des ignames.
En septembre 2024, sept personnes sont mortes après avoir mangé une igname au village N’Sah, dans le district de Ngo (département des Plateaux). D’autres ont aussi été conduites à l'hôpital de Djambala.
En 2018, deux personnes dont un policier, sont mortes après avoir mangé une igname à Mossendjo dans le département du Niari (sud).
La consommation de l’igname, une spécialité culinaire appréciée, par les Congolais, est un légume exotique qui fournit plusieurs vitamines et minéraux indispensables à la santé de l’organisme. Les antioxydants qu’elle contient procureraient aussi plusieurs bienfaits sur la santé. Bien qu’il soit considéré avant tout comme une source de glucides (sucres), ce légume contient plusieurs vitamines et minéraux importants, de même que des protéines.
Il existe des centaines de variétés d’ignames, mais seulement quelques-unes d’entre elles sont comestibles.
Certaines ignames sont comme les tubercules. Elles contiennent une proportion assez importante de cyanure que l'organisme peut tolérer.
Cependant, quand dans leur croissance, ces ignames sont exposées au soleil, donc pas bien enfouies dans le sol, la proportion en cyanure augmente.
Au village par exemple, il est souvent interdit de consommer des ignames presque à découvert dans le champ, elles sont dangereuses.
D’ailleurs, c’est la raison principale pour laquelle, on roui les tubercules de manioc, en les trempant dans l'eau. Ça sert à ramollir le tubercule, mais aussi à expurger le cyanure qui est un poison. Souvent les bassins de rouissage ne sont pas poissonneux. C'est simplement parce que cet environnement empoisonné n'est pas propice au développement des poissons qui s'en éloignent.
Souvenez-vous de ces gendarmes décédés vers Gamboma, après avoir consommé des tubercules. Il y a la variété jaune qui est comestible crue ou préparée, alors que certaines variétés blanches ne le sont pas.
Peut-être devrait-on l'enseigner dans les cours de SVT au Congo-Brazzaville !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-19 13:59:27
Le proverbe connu « mieux vaut tard que jamais » signifie qu'il est préférable de faire quelque chose en retard plutôt que de ne jamais le faire. Autrement dit, même dans le cas où une chose pouvait (ou devait) être faite plus tôt, ne pas la faire du tout est pire. Et au Gabon, le gouvernement a décidé le 30 mai dernier d’interdire l’exportation de manganèse brut dès le 1er janvier 2029.
Dans trois ans donc, le manganèse gabonais devra au préalable subir au moins une première transformation locale avant de quitter le pays.
Le Gabon veut créer plus d’emplois et industrialiser ce secteur clef de l’économie du pays.
Avec une production de 7,4 millions de tonnes de minerai de manganèse en 2023, le Gabon est le 2ᵉ producteur mondial de manganèse.

Dans le Haut-Ogooué, dans l'est du Gabon, les principaux gisements de manganèse, à Moanda, appartiennent à la Comilog, la filiale d'Eramet, numéro un mondial du secteur.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-19 13:16:08
Bibia, un chasseur réputé dans le département de la Sangha (nord), a été tué par un pachyderme, dans la nuit du 7 au 8 juin 2025, à Kabo, un district situé à la limite du parc national Nouabalé-Ndoki qui s'étend sur près de 4000 km2, couverts de forêts primaires.
Selon les témoignages des habitants laissés dans l’émoi après le malheureux incident, des chasseurs auraient vu un éléphant et lui auraient laissé le temps de quitter le lieu, poursuivant leur partie de chasse dans la quiétude sans songer à sa présence.
Tout d’un coup, l’éléphant réapparaissait, occasionnant le trouble au sein du groupe qui n’avait qu’un seul fusil porté par Biabia, la victime.
Prise de panique, l’équipe s’était montrée inefficace devant la bête qui avait sauvagement donné des blessures à leur camarade qui succomba avant d’arriver au village.
Bibia était de nationalité congolaise et père d’un enfant.
Cette agression est le énième d’une longue série à inscrire dans le redoutable conflit homme-éléphant qui affame les populations et accélère l’exode rural.
Dans la même période, ce genre d’attaque de bêtes féroces s’est produit également sur un sujet de la République démocratique du Congo entre Mbouamboua et Pokola. Ce dernier a été grièvement blessé par un gorille avant de trouver la mort à l’hôpital.
Jean-Jacques Jarele SIKA / source : Adiac
Photo : DR
Créé le 2025-06-19 12:27:15
Plusieurs détenus actuellement incarcérés ont entamé eux aussi leur Bac derrière les barreaux. A la Maison d’arrêt de Brazzaville, quatorze candidats pas comme les autres dont une femme ont pris part, le 17 juin 2025, aux épreuves du baccalauréat général qui regroupe quelque 94 958 candidats sur toute l’étendue du territoire national.
Pour ces quatorze candidats, le coup d’envoi des épreuves écrites a été donné par le directeur général de l’administration pénitentiaire, le colonel-major Jean-Blaise Komo, représentant le garde des sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones. Les « hostilités » ont été ouvertes avec l’épreuve des Mathématiques.

Selon Alfred Moundzéo Mbala, chef du centre de la Maison d’arrêt, les quatorze candidats ont été mis en situation d’apprentissage durant les neuf mois de l’année scolaire qui s’achève et l’évaluation en cours va sanctionner le travail qui a été fait depuis octobre.
Depuis la session de 2017, la Maison d’arrêt de Brazzaville inscrit régulièrement des candidats en incarcération aux examens d’Etat.
En 2024, treize jeunes détenus ont été présentés à l’examen du baccalauréat ; parmi eux, un détenu de la Maison d’arrêt de Dolisie dans le département du Niari (sud).
Pour certains, il s'agit de décrocher le précieux sésame. Pour d'autres, l’objectif est de garder un rythme de vie structuré et de redonner un sens à leur peine, comme l’explique l’un d’eux : "C'est une symbolique de se dire qu'on n'a quand même pas perdu notre temps. Être en prison, c'est mettre notre vie entre parenthèses."
Jean-Jacques Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-19 11:49:47
La doyenne des candidates est âgée de 59 ans. Adèle Avouké va tenter de décrocher le précieux sésame au centre CSAP d’Ewo, dans la Cuvette-Ouest. Cette enseignante a décidé de retourner sur les bancs de l’école pour décrocher le baccalauréat technique R3, session 2025. Une façon de rattraper le temps perdu.
Une candidate pas comme les autres, puisqu’à 59 ans, Adèle Avouké est la doyenne des 16065 candidates au Congo-Brazzaville pour la session 2025.
Un record qui va vous faire changer de regard sur l’âge d’apprendre de nouvelles choses et de suivre ses envies et ses rêves.
Mais le record absolu du plus vieux candidat à avoir passé son Bac dans le monde a été décerné au Dijonnais Marcel Masegosa en 2015 : le candidat avait tenté de remporter le précieux sésame dans la catégorie Littéraire à l'âge de 93 ans ! Impressionnant, non ?
Pour rappel, Marcel Masegosa avait passé, en 2012, le bac de français avant de tenter, dès 2013, le bac L en compagnie de sa petite-fille.
Comme quoi, même un cerveau plus âgé a toujours la capacité de grandir.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-19 11:09:43
À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, célébrée cette année sous le thème : « Planification et budgétisation pour les droits de l'enfant : progrès depuis 2010 », l’UNICEF appelle à un engagement renouvelé pour garantir un financement durable et équitable des droits de l’enfant.
En effet, la Journée de l'Enfant Africain, célébrée le 16 juin de chaque année, commémore les jeunes héros de Soweto qui ont protesté en 1976 contre l'inégalité et l'injustice en matière d'éducation sous le régime ségrégationniste de l'apartheid. Cette journée met en lumière les défis et les progrès réalisés en matière de droits des enfants en Afrique.

Depuis 2010, la République du Congo a franchi des étapes importantes en matière de promotion et de réalisation des droits de l’enfant. Des progrès notables ont été enregistrés dans l’accès à l’éducation primaire avec un taux de scolarisation porté à 96 %, la réduction de la mortalité infantile passée 191 à 47 décès pour 1 000 naissances vivantes, et l’amélioration de la couverture vaccinale. En ce qui concerne la protection de l’enfance, des textes d’application pour la loi n° 4-2010 portant protection de l'enfant ont récemment été promulgués et le Parlement a voté en 2022 la loi qui porte sur la protection de la femme, y compris de la fille.
Cependant, malgré ces avancées, des défis majeurs persistent. Les allocations budgétaires en faveur des secteurs sociaux, notamment la santé, l’éducation, la protection de l’enfant et la nutrition, devraient être améliorées en quantité et en qualité pour répondre aux besoins des enfants, en particulier les plus vulnérables. Une budgétisation plus sensible aux droits de l’enfant est essentielle pour garantir des services de qualité accessibles à tous les enfants.

« Je veux réaffirmer l’engagement de l’UNICEF à accompagner le Gouvernement du Congo dans ses efforts pour une meilleure planification et budgétisation des politiques publiques en faveur des enfants, déclare le Docteur Noël Zagre, Représentant par intérim de l’UNICEF en République du Congo. Il est crucial que les ressources soient allouées de façon suffisante et efficace, afin que chaque enfant, sans distinction, puisse voir ses droits en matière d’éducation, de santé ou encore de protection, pleinement réalisés ».
Cette Journée de l’Enfant Africain intervient alors que l’UNICEF et ses partenaires font face à une crise de financement sans précédent. Cette réduction drastique menace l’accès de millions d’enfants à des services essentiels : à l’échelle mondiale, jusqu’à 15 millions d’enfants pourraient perdre l’accès à des services de nutrition vitaux, et plus de 20 millions d’enfants et de familles risquent de se voir privés à des soins de santé essentiels. En République du Congo, l’UNICEF voit ainsi sa capacité d’action réduite, ce qui appelle à une stratégie nationale de mobilisation de ressources domestiques du secteur privé comme du secteur public pour maintenir les acquis et améliorer la situation des enfants, porteur du capital humain de la Nation.

« Les enfants ne doivent pas être les victimes silencieuses de la crise de financement mondiale. Nous appelons à une solidarité accrue pour protéger les acquis et garantir un avenir digne à chaque enfant, souligne la Professeure Francine Ntoumi, ambassadrice nationale de l’UNICEF en République du Congo. Investir dans les droits des enfants et le capital humain est en outre crucial pour répondre aux engagements nationaux et internationaux du Congo ».
VALDA SAINT-VAL/Source UNICEF-Congo
Créé le 2025-06-18 18:47:45
Deux audiences dont une au Tribunal de Grande Instance de Brazzaville et l’autre à la Cour d’Appel de Dolisie, dans le département du Niari, sont prévues pour ce 19 juin 2025. Elles portent toutes sur des affaires liées au trafic des produits de faune prohibés, au cours desquelles les juges, sauf changement de la dernière minute, rendront leurs verdicts.
La première affaire concerne deux individus pris, le 29 juillet 2023 à Brazzaville, en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de quatre pointes d’ivoire, représentant deux éléphants massacrés. Les ivoires saisis auraient été achetés par ce couple dans le Département des Plateaux et transportés jusqu’à Brazzaville pour la commercialisation.
Les deux individus avaient été présentés, le 3 août 2023 au Procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville. Plusieurs audiences portant sur cette affaire se sont tenues à Brazzaville et la dernière a eu lieu le 10 avril 2025, à l’issue de laquelle le délibéré avait été programmé pour le 19 juin 2025.

La deuxième affaire dont le verdict est attendu pour ce 19 juin à la Cour d’Appel de Dolisie dans le Département du Niari, intéresse quatre individus dont le greffier en chef du Tribunal de Grande Instance de cette ville. Au départ, trois individus avaient été pris avec trois (3) pointes d’ivoire le 22 octobre 2024 dans la ville précitée. Suite à une dénonciation, un autre suspect, le greffier en chef du Tribunal de Grande Instance de Dolisie, avait été rattrapé quelques heures après.
Les quatre individus interpellés à Dolisie sont poursuivis pour des délits de détention, circulation et tentative de commercialisation des trophées d’une espèce animale intégralement protégée (éléphant). Ils avaient été reconnu coupable en première instance et condamnés à deux ans de prison ferme avec des amendes d’un million (1.000.000) F.CFA solidaire. Mécontents de cette décision, ces derniers ont interjeté appel. Lors de la dernière audience tenue le 22 mai 2025, la Cour d’Appel de Dolisie a renvoyé l’affaire au 19 juin 2025 pour un arrêt rendu.
Les interpellations de ces six présumés délinquants fauniques dont deux à Brazzaville et quatre à Dolisie avaient été conjointement réalisées par les éléments de la gendarmerie nationale et des Eaux et Forêts, appuyés techniquement par le Projet d’appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage (PALF). Tous ces prévenus s’exposent à des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme maximum, assortis d’une amende dont le plafond est de 5 millions (5.000.000) F.CFA pour chacun, suivant la loi.

Les ivoires sont des trophées provenant d’une espèce animale intégralement protégée en République du Congo par la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées. « L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces animales intégralement protégées, ainsi que leurs trophées sont strictement interdits, sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts pour les besoins de la recherche scientifique », dispose l’article 27 de cette loi.
VALDA SAINT-VAL/ Source : PALF
Créé le 2025-06-18 18:30:57
Le directeur général de l’E²C (Énergie Électrique du Congo), Jean Bruno Adou Danga affronte une révolte interne. Les « révoltés » ne sont autres que ses propres travailleurs. Tous, dans un communiqué adressé à l’ensemble des consommateurs le 14 juin dernier, se désolidarisent de la Direction générale.
Ils dénoncent : le refus de dialogue social, la perte volontaire de transformateurs de grande capacité (source de fuites financières), le délai de plus en plus marqué des travailleurs au profit des sous-traitants (dont ENCO), la résurgence des black-outs et l’absence de plan pour sécuriser les installations, le manque de professionnalisme dans la répartition des tâches et la négligence dans l’approvisionnement en pièces de rechange.

Les travailleurs de l’E²C se désolidarisent officiellement de la Direction générale, qu’ils accusent d’incompétence et de silence face aux graves incidents techniques récents (perte de transformateurs de 45 MVA à Djiri et 70 MVA à Tchelampo).
Ils condamnent également le mutisme du collège syndical et se disent disponibles uniquement pour des tâches mineures.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-18 11:20:09
Mieux vaut ne pas tomber malade maintenant à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Les syndicats de praticiens hospitaliers de la ville océane (Hôpital Général Adolphe Sicé, Hôpital Général Loandjili , Hôpital Général de Ngoyo) ont appelé à débrayer, sans service minimum, ce mercredi 18 juin 2025 à 7h30.
Des doléances exprimées de manière d’autant plus musclée notamment, le non-paiement de 3 mois de salaires de 2024, les inégalités de traitement entre contractuels et fonctionnaires… incitent les syndicats à affirmer leur détermination.


Tous partagent un "même sentiment", celui "d'une profession laissée pour compte".
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-06-18 09:33:09
Construit au bord de l’Alima, cette rivière qui tombe sur le fleuve Congo en prenant ses sources au niveau de la Lékéti et de la Mpama sur une altitude moyenne de 500 mètres, le port d’Oyo dans le département de la Cuvette (nord), attire de plus en plus des touristes en quête d’authenticité et de paysages préservés. Loin de l’affluence des grands ports du pays, il séduit par son atmosphère paisible et ses quais animés. Ici, marées puissantes, marchés de poissons séchés et fumés, excursions vers plusieurs villes (Lékéti, Okoyo, Boundji, Mossaka, Loukoléla…) dessinent un moment singulier, idéal pour tous ceux qui veulent conjuguer tranquillité, nature brute et plaisirs gourmands.

Alors que des destinations bien connues affichent complet au Congo-Brazzaville, Oyo démontre qu’il existe encore des refuges où le temps ralentit.

C’est sur ses rives que s’installe une ambiance unique, alliant traditions fluviales et douceur de vivre oyoloise.
De l’avis des habitués du port d’Oyo, l’expérience y est inégalée, entre nature protégée et rencontres humaines sincères :

Découverte du port, reflets vivants de la culture locale, marché de poissons frais et fumés et points de vue panoramiques accessibles à pied depuis les quais...
Les touristes viennent des quatre coins du pays pour goûter à un type de tourisme particulier : « Le slow tourisme », autrement dit choisir de voyager en prenant son temps, en redécouvrant la diversité des paysages mais aussi son patrimoine local, historique, culturel et gastronomique.

Le slow tourisme au port d’Oyo promeut la déconnexion, la redécouverte de territoires de proximité, la rencontre et le partage avec les populations locales.
La pratique incite à des voyages plus écologiques, à faible émissions de CO², qui respectent le patrimoine et la biodiversité. Un tourisme alternatif pour un voyage plus respectueux de l’environnement.
Et du coup, c'est ce confort-là et cette quiétude que les touristes viennent chercher à Oyo, à 405 km de Brazzaville.

Et ce genre de tourisme est avant tout un levier de développement économique du territoire.


Ce sont aussi des retombées économiques pour la ville qui compte plus de 5000 âmes et le commerce local.

Le Président congolais, Denis Sassou-N’Gguesso qui affiche sa vision d’insuffler un sang nouveau à l’économie nationale par le biais d’un partenariat gagnant-gagnant avec la Chine, avait inauguré officiellement ce port en août 2017 afin d’interdire le transport de bois des départements de la Sangha et de la Cuvette-ouest (nord) par route.

L’inauguration du Port d’Oyo traduit éloquemment l’efficacité et la volonté du gouvernement congolais dans le cadre de la faisabilité du projet de la Zone Economique spéciale d’Oyo-Ollombo.

Aux côtés de la nationale n°2 et de l’aéroport d’Ollombo, ce port sert de point d’embarquement et de débarquement des marchandises, surtout que l’Alima offre les conditions favorables de navigation en toute saison.
Le port d’Oyo dispose d’un quai de 200m de long, d’un entrepôt de 20x8m et d’un bâtiment administratif de 124m2. Il a été bâti par la société China road bridge corporation (CRBC) sur un cofinancement de la République du Congo et de la Chine, estimé à plus de 48 milliards de francs CFA.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-06-18 07:57:58
Le phénomène d'érosion qui affecte les Congolais n'épargne pas leurs morts. Au cimetière d'Itatolo, le ravinement charrie les tombes. Dire que l'on y « meurt deux fois à Brazzaville ». Selon des témoignages, des crânes et des squelettes humains provenant des tombes détruites jonchent le sol à certains endroits vers le village Itatolo, après la dernière pluie diluvienne qui s’est abattue dans la capitale congolaise le week-end dernier.
Le spectacle est désolant. Les cadavres se retrouvent dans le bas fond, avec ou sans linceul. D’autres reposent encore dans des tombes partiellement détruites, en attendant les prochaines pluies qui achèveront à coup sûr de les détruire.

Personne n’ose prédire quel sera l’affect de tout parent qui le premier novembre prochain, les fleurs dans les mains, trouvera une immense crevasse à l’endroit où aurait dû se trouver la tombe de son défunt parent.
Ces érosions d’environ 2 m actuellement seraient accentuées par les eaux de pluie en provenance du quartier Domaine, situé dans le 9e arrondissement de Brazzaville.

Par manque de canalisation sur le goudron, les eaux qui suivent la trajectoire causent des dégâts de l’autre côté de la RN2.
Face au désastre en cours et à l’urgence de trouver des solutions à cette situation, beaucoup de familles en appellent à un coup de pouce des pouvoirs publics, afin de procéder à l’exhumation et à la réinhumation de leurs défunts dans des endroits ou leur sera garanti le repos éternel en paix.

Le cimetière d’Itatolo est fermé au public mais les inhumations discrètes persistent, a-t-on appris.
Depuis plusieurs années, il fait face au manque d’entretien, se heurte à de nombreux problèmes. Parmi lesquels, la profanation des tombes détruites, l’insalubrité, les constructions non autorisées autour du site, le manque des intervalles entre les tombes, le vol des croix et des cercueils.

Les familles qui le peuvent, doivent procèder à l’exhumation de leurs défunts, pour les réinhumer au village. Un travail titanesque, pour retrouver la tombe, si par chance, elle existe encore.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-18 07:34:29
Le bilan des inondations qui ont frappé Brazzaville après la pluie diluvienne du week-end dernier, est finalement passé à sept morts et non pas trois comme annoncé plus tôt, de nombreux blessés graves et plusieurs habitations détruites par la force des eaux de ruissellement ou ensevelies par les sables ravinés, selon les données du Ministère congolais des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire.
Mardi, la ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa, a apporté l’appui financier du gouvernement aux familles ayant perdu des parents lors de la pluie qui s’est abattue sur la capitale.
Cette assistance humanitaire d’urgence aux sinistrés dont les habitations ont été détruites par les eaux et les écoulements de sable a débuté dans la soirée du dimanche 15 juin et l’opération se poursuit.

« Il est question de ne laisser personne au bord de la route », a fait savoir la ministre Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa qui dirige le comité de crise mis en place à cet effet. Ce comité continue de travailler pour trouver des solutions quant au relogement des familles ayant perdu des habitations.
Depuis longtemps, le gouvernement a toujours condamné le comportement des familles qui construisent de façon anarchique à Brazzaville, augmentant le risque d’exposition face aux intempéries.
« Monsieur déguerpissement », « casseur en blouse de couleur orange » ou « ministre au tracteur », que de sobriquets n’utilise t- on pas, pour qualifier les actions dont le ministre d’Etat Pierre Mabiala, en charge du portefeuille des Affaires foncières et du Domaine public, pense pourtant être marquées du sceau tant régalien, civique, écologique, voire simplement humain, car il s’agit dans nombre des cas, de protéger autant des édifices publics, des vies humaines, par anticipations sur des phénomènes naturels menaçant des sites ou simplement, la préservation de la nature ou encore la restitution à l’État de son patrimoine spolié, ce en droite ligne avec la vision du chef de l’État, qui lui a défini sa feuille de route. Rarement, le peuple se met hélas au niveau d’anticipation qu'anime ses dirigeants.
À la lumière des dégradations notées ces derniers temps sur certains sites du fait des intempéries, beaucoup de citoyens reconnaissent, un peu tard tout de même, des valeurs pédagogiques aux actions du ministre d’Etat Pierre Mabiala, même si d’autres citoyens naguère réfractaires, pensent qu’il n’en ferait pas assez pour les préserver des catastrophes.
Par-delà les drames qui se nouent, du fait des intempéries, par-delà le manque de plans d’urbanisme conséquents à travers le mauvais drainage des eaux de ruissèlement, il y a que l’action de l’homme n’est pas moins marginale sur les conséquences qu’il endure.
Mais au-delà de la responsabilité des familles qui s’affirment en devenant propriétaires de lopins de terres là où le « hasard » a voulu qu’ils en trouvent, l’Etat aussi a sa part de responsabilité.
En avril dernier, dans une interview exclusive accordée à nos confrères du média en ligne Les Défis du Congo, le premier Secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) et chef de l’opposition politique Congolaise, Pascal Tsaty Mabiala, avait déclaré que le Congo a des villes construites depuis la période coloniale et qui n’ont pas été suffisamment entretenues en matière de canalisations.
« Il faut refaire les canalisations parce qu’elles sont hors d’usage. Donc ce sont des milliards qu’il faut engloutir à Brazzaville, à Pointe-Noire et à Dolisie pour refaire d’abord les voiries urbaines. On a besoin de mettre à peu près 80 % dans ces infrastructures », avait-il indiqué comme solution pour tenter de juguler le phénomène des inondations.
Il a insisté aussi sur le curage des canalisations existantes ; un meilleur traitement des ordures ménagères et l’application de la loi sur les indélicatesses.
Malgré son charme, la ville de Brazzaville est en train de faire face à un défi de taille.
Loin d’être une simple histoire réchauffement climatique, la météo capricieuse risque de bousculer sérieusement le quotidien de la capitale congolaise. Les pluies, de plus en plus diluviennes, risquent d’aggraver les choses. A-t-elle encore une chance de sauver sa peau ? Tout n’est pas perdu, mais il va falloir agir vite et pas à moitié. Sinon, il se pourrait qu’un jour, on se souvienne de Brazzaville comme d’une ville où les érosions ont eu le dernier mot.
Face à ce futur incertain, la capitale congolaise doit se retrousser les manches. Et c’est aussi une question de financement. Protéger la ville capitale contre les érosions et les tempêtes coûtera cher, très cher.
Et qui va payer tout ça ? Les habitants ? Les entreprises locales ? En tout cas, il est clair que l’addition ne sera pas légère.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-06-18 06:31:17
C’est ainsi, il faut le croire, que l’on légifère en RDC. Scène déjà vécue au Parlement : le député national Jean Maweja Muteba, a été aperçu en train de manger dans l’hémicycle en pleine séance plénière, selon une vidéo largement diffusée ce mardi sur la toile. Le député national s’est laissé surprendre en pleine dégustation. Une nouvelle jolie scène, totalement inédite dans l’enceinte de l’institution législative. Comme quoi, "ventre affamé n'a point d'oreilles. il ne pense qu'à manger !".

On rappelle que ce n'est pas une première en RDC de voir des députés nationaux manger quelque chose ou se battre dans l'hémicycle.
Avec des séances qui peuvent s'étaler sur plusieurs heures sans pause, sans réfectoire dédié au palais du peuple, il arrive très souvent que les députés, pris par la faim grignotent un biscuit, un beignet, une banane, un sandwich... dans l’hémicycle en pleine séance plénière.
Cependant, ils le font discrètement pour ne pas heurter la sensibilité de la population qui regarde en direct la séance plénière.
« Tel est pris qui croyait prendre » ! Ce proverbe extrait d'une fable de La Fontaine : « Le rat et l’huître », a rattrapé le député national. Le caméraman de la télévision nationale (RTNC) n’a pas hésité de cadrer une partie importante du sujet pour le mettre en valeur.
Et le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe appréciera !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-17 14:25:46