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Depuis quelques temps, des couples ‘’bloqués’’ en plein acte sexuel dans des hôtels de passe, sont livrés à la vindicte populaire par les tenanciers des hôtels. En expulsant des lieux ces personnes, le hôteliers se livrent à des atteintes à la pudeur, pourquoi pas à l'atteinte à la dignité humaine, des faits repréhensibles par la loi. Entre curiosité et étonnement, chacun y va de son interprétation, arguant parfois une action mystique du conjoint cocu. Pourtant, il n’en est rien de tout cela. C’est plutôt la femme qui est malade, souffrant de ‘’vaginisme captif’’. Et cela peut se soigner.
Le vaginisme est un trouble sexuel qui touche le vagin de la femme. Il se manifeste par une contraction totalement involontaire des muscles du plancher pelvien.

Ce trouble empêche toute pénétration vaginale, voire provoque une rétention du pénis après la pénétration. Cette affection vaginale peut être causée par des facteurs physiques ou psychologiques, et peut entraîner une anxiété sexuelle importante chez les femmes qui en souffrent.
Beaucoup d’hommes confrontés à cette situation avec leur partenaire prise en flagrant délit d’adultère, arguent un fait mystique dont ils auraient le contrôle.
Selon le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), environ 1 % des femmes en âge de procréer en France seraient victimes de vaginisme. Ce trouble représenterait également entre 6 et 15 % des consultations en sexologie.
Au Congo, même si on en dispose pas de statistiques, le phénomène de ‘’penis captivus’’ existe bel et bien, mais n’a pas le caractère de sévérité que la légende lui fait revêtir.
Et s’il se présente, selon certains médecins, il y a un geste simple qui peut débloquer la situation. Celui-ci est un toucher rectal (pénétration des doigts dans l’anus de la femme). Cela va provoquer un réflexe de décontraction des muscles du périnée et débloquer la situation.
Les causes du vaginisme peuvent être physiques ou psychologiques. En réalité, on ne connaît pas très bien les mécanismes qui entraînent cette contraction involontaire des muscles du périnée. Toutefois, les médecins s’accordent à dire que le vaginisme est le résultat d’une combinaison de plusieurs éléments :
Des facteurs physiques : les muscles de la zone périnéale se contractent de façon bien réelle. Ces contractions sont involontaires et incontrôlables. Aucun obstacle physiologique ne peut expliquer l’impossibilité de la pénétration, mais des facteurs hormonaux expliquent parfois ce phénomène.
Des facteurs psychologiques : les femmes sujettes au vaginisme ressentent généralement de la peur, de l’appréhension ou encore de l’angoisse à l’idée d’avoir un rapport sexuel. C’est cette peur subconsciente qui fait qu’en présence d’un partenaire illégitime, les muscles pelviens se contractent davantage, alors qu’avec le partenaire de tous les jours le sentiment d’apaisement et donc de confiance aidant, les muscles pelviens se relâchent. Ce n’est pas l’action des prétendus fétiches de l’homme qui auraient emprise sur la femme.

Plusieurs situations peuvent ainsi déclencher un vaginisme, telles que : des infections urinaires et/ou génitales à répétition (mycose vaginale) ;
un défaut de lubrification notamment durant la ménopause (vagin sec) ;
un syndrome de Rokitansky (vagin serré) ;
une dyspareunie (douleurs pendant les rapports) ;
des troubles à la suite d’un accouchement ;
le stress ;
la méconnaissance de son corps ou une mauvaise image de son corps ;
une éducation religieuse ou sexuelle stricte ;
un trouble de l’identité sexuelle ;
la peur de tomber enceinte ;
une angoisse généralisée à l’idée d’avoir des rapports ;
des violences sexuelles passées.
Les causes du vaginisme peuvent donc être très diverses. Chaque femme a sa propre histoire et son propre rapport au corps et à la sexualité. Mais dans la grande majorité des cas, le vaginisme est d’ordre psychologique et non pas physique. Il convient donc de comprendre la cause profonde afin de mettre en place un traitement adapté.
Pour guérir du vaginisme, plusieurs approches peuvent être envisagées. L’équilibre sexuel et affectif de la femme et du couple peut se voir affecté. La femme souffrant de vaginisme ressent souvent une baisse de l’estime de soi et peut avoir le sentiment de ne pas être une femme. Il est important de noter que le vaginisme peut être soigné.
Le traitement du vaginisme dépend de la cause sous-jacente. Dans le cas d’une cause physique (petit vagin, manque de lubrification, mycoses, etc.), une sage-femme peut aider à l’élargissement du vagin grâce à des exercices de relaxation pelvienne et à des massages. La lubrification vaginale peut également être utilisée pour aider à réduire la douleur vaginale.
Dans le cadre d’un vaginisme d’origine psychologique, une thérapie cognitivo-comportementale peut être utilisée pour aider à traiter le trouble sexuel. Cette thérapie aide à comprendre et à surmonter les facteurs psychologiques qui contribuent au vaginisme.
La communication dans le couple est également primordiale pour aider à surmonter le vaginisme, car le vaginisme captif ne se manifeste pas seulement en cas d'adultère. Le ''propriétaire des lieux'' peut aussi être retenu prisonnier.
Dans le cas d'une relation sexuelle après une dispute par exemple, le stress de la femme peut contracter davantage ses muscles pelviens en signe de protection et retenir captif l'organe de son propre conjoint. C'est ensuite, avec le repos et l'appaisement qu'il se libère de l'étreinte.
Les partenaires peuvent apprendre à se connaître et à apprivoiser leur corps grâce à des techniques de sexologie. D’ailleurs, l’accompagnement d’un sexologue ou d’un psychothérapeute est fortement recommandé.
Ceci dit, ce comportement des hôteliers consistant à livrer à la vindicte les couples en phase de ‘’vaginisme captif’’ actant une atteinte à la pudeur, devrait faire l’objet de véritable rappel à l’ordre, voire de sanctions drastiques, de la part des autorités.
Sans encourager la relation adultérine ou d’infidélité, ce qui face à la loi est tout de même sujette à caution pour une femme non reconnue mariée, le reflexe premier pour les hôteliers, consisterait à protéger ces couples pris en défaut, puis saisir le corp médical, pas les Forces de l’ordre, car il n’y a rien de repréhensible dans le fait qu’un couple soit ‘’coincé’’ ou qu’il ait une relation adultérine, ce qu’il faut prouver, encore que... Quitte à leur faire payer le surplus de temps passé dans la chambre, en attendant que se normalise la situation.
La définition exacte de l’adultère reste donc floue et la qualification de faits en infidélité ou adultère est, la plupart du temps, laissée à la seule appréciation du juge.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-14 19:59:11
Au Congo, plusieurs milliers de ponts routiers mériteraient des travaux de rénovation. A Tanlagaï, dans le 6e arrondissement de Brazzaville, l'un d'eux, reliant l’avenue de l’Intendance à Marien Ngouabi, est dans un état inquiétant et les habitants redoutent qu'un accident survienne.
Depuis plusieurs années, des jeunes bénévoles, étranglés par le chômage, se battent avec des moyens de bord pour pouvoir réaliser des travaux rudimentaires pour son maintien.
Le matériel métallique utilisé pour sa construction est fortement détérioré, s'effrite, tombe en morceau, la structure en acier est visible à l'œil nu... A Talangaï, cette passerelle est clairement vétuste et la situation s'aggrave de jour en jour. Elle a besoin d'importants travaux pour être rénovée et redevenir totalement sécurisée.
Des piétons inquiets
Ce pont perd de sa solidité et expose ses usagers au risque de finir leur course dans la rivière Tsiémé.
« Dans l'état où il est, un de ces jours, ça va tomber », prédit un habitué. Un autre s'inquiète : « Un jour, quelqu'un n'aura pas de chance et ça va s'écrouler. » Tous ont peur que survienne un accident. Même les piétons accélèrent la cadence pour passer le plus vite possible de l'autre côté : « Quand je passe avec mes petits-enfants, je ne veux pas qu'ils s'approchent de la barrière car ça se dégrade de plus en plus. » D'autres aimeraient éviter de prendre cette route de secours, située sur la rue Maloukou : « On y passe parce qu'on n'a pas le choix, sinon on est obligé de faire tout le tour du quartier. Mais on y passe vite », assure une mère de famille.
Le pont reliant l’avenue de l’Intendance à Marien Ngouabi à Talangaï, dans le 6ᵉ arrondissement de Brazzaville, n'est pas le seul dans cette situation.
Plusieurs milliers de ponts routiers au Congo sont délabrés et auraient besoin de réparations.
En attendant, il faut peut-être mettre ce pont sous surveillance renforcée.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-07-12 10:49:30
Alors qu'ils sont au cœur du confort financier de l'État en ces temps où le pétrole ne fait vraiment pas recette, le ministre congolais des Finances, Christian Yoka, a sensibilisé les agents des douanes du Kouilou aux effets néfastes de la corruption sur la croissance du pays.
« Je ne suis pas ravi. Après six mois en fonction, ce qui me remonte de ce département n’est pas positif. Trop d’allusion à des fraudes…On ne peut pas continuer comme ça », a martelé Christian Yoka, lors d’une visite de travail à Pointe-Noire.

L’argentier du Congo qui a révélé l’ampleur du phénomène au sein de l’administration douanière, a promis de sanctionner, sans trembler , si rien ne change d’ici peu en ce qui concerne la corruption et d’autres pratiques contraires à l’éthique des agents des douanes au Kouilou.
L’une des difficultés à réformer l’administration congolaise vient de l’absence ou de la faiblesse des instruments appropriés de contrôle de l’action publique. Or, il existe une relation directe entre les mauvaises pratiques, la corruption et l’absence de résultats, de telle sorte qu’une amélioration de la gouvernance entraîne, en ce qui concerne la douane, un relèvement mécanique des recettes budgétaires et la facilitation des échanges.
La douane est régulièrement citée parmi les principaux terreaux de la corruption au Congo-Brazzaville. Les enquêteurs ont également découvert des modes de vie extravagants chez les douaniers. Certains d’entre eux possèdent des propriétés luxueuses à Pointe-Noire et dans d’autres villes du pays, ainsi que d’importants comptes bancaires. D’autres possèdent plusieurs terrains, des camions, des bus et plusieurs voitures de luxe.
En octobre 2024, six cadres des douanes ont été suspendus de leurs fonctions, selon une note de service signée le 9 octobre de la même année par le directeur général des douanes et droits indirects, Guenolé Mbongo Koumou.
A quelques exceptions près, la corruption est devenue endémique au Congo-Brazzaville et sévit à toutes les étapes de quelque processus que ce soit, particulièrement lorsque de fortes sommes sont en jeu.
Dans son message sur l’état de la Nation du 29 décembre 2018, le Président congolais avait déclaré que « Face aux antivaleurs, il n’y aura ni bouclier de protection pour les uns, ni rampe de sanctions pour les autres. Il n’y aura ni menus fretins, ni gros poissons, tout passera dans la nasse de la justice ».
Denis Sassou-N’Guesso avait rappelé que la Haute Cour de Justice qui venait d’être installée dans ses attributions devait être urgemment dotée de textes de fonctionnement, afin de s’atteler à sa mission de poursuites de hauts fonctionnaires en délicatesse avec la loi.
« Désormais, à tous les échelons de l’État, chaque acteur est exposé à la rigueur de la loi. Les têtes tomberont certes, mais dans le respect d’une justice indépendante, expurgée de toute pression », a-t-il dit.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-12 09:16:44
C’est une visite surprise de terrain et hautement symbolique qu’a effectué, vendredi 11 juillet 2025, le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, en parcourant plusieurs axes stratégiques de la capitale économique. Accompagné du Premier ministre et de quelques membres du gouvernement, le Chef de l’État a visité tour à tour les chantiers de voiries urbaines de la RN4, à hauteur du collecteur de Siafoumou et au centre-ville sur l'avenue Bitelika Ndombi. Le numéro un congolais a pu constater l’avancée tangible des travaux qui incarnent la volonté de transformation urbaine portée par l’exécutif pour améliorer les conditions de vie des populations de Pointe-Noire.
Réaffirmant son engagement personnel à suivre de près chaque étape du programme, présenté comme un pilier majeur du nouveau modèle de développement urbain, et séance tenante, le gouvernement a reçu des instructions fermes du Chef de l’Etat, en visite privée à Pointe-Noire, pour la poursuite et la finition des travaux dans les délais prescrits.

Conscient des besoins sociaux de ses compatriotes, Denis Sassou-N’Guesso, avait lancé il y a plusieurs mois, de nombreux projets dans la ville océane notamment, les chantiers de voiries urbaines.
Ce programme d’urbanisation, ambitieux et structurant, vise à métamorphoser la capitale économique du Congo-Brazzaville pour en faire une ville moderne, inclusive et durable. Il s’agit de répondre aux besoins réels des populations en matière de mobilité, mais aussi de préservation de l’environnement urbain.

Cela témoigne de la détermination du Chef de l'État d'impulser un développement harmonieux et équitable sur l’ensemble du territoire national.

Ce projet des voiries urbaines, attendu depuis plusieurs années, constitue un tournant majeur pour les habitants de la ville de Pointe-Noire.

Et cette présence sur le terrain du Président de la République sonne comme un signal fort adressé aux exécutants et aux citoyens : l’État veut bâtir et il entend le faire vite, bien, et avec tous.

Deuxième ville du Congo, capitale économique d'où est extrait le pétrole, Pointe-Noire a un réseau routier dévasté. Pour le réaménager, les autorités ont lancé un vaste chantier début 2024.
Mais, un an après leur démarrage, la population affirme que les travaux n’avancent pas.
Le gouvernement a lui promis de « faire beaucoup avec peu », en évoquant la crise économique actuelle.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-07-12 08:07:31
Si le phénomène de chique se remarquait naguère dans les villages, il a désormais cours même dans les grands centres urbains où on note une prolifération des chiques au point que cela devient presque endémique d’année en année. Jamais, les services d’hygiène ou de santé n’en mènent des campagnes de prévention ni n’en dressent des statistiques pour évaluer l’étendue de la menace qui pour eux, est classée comme une nuisance, plutôt qu’une maladie. Pourtant, les conséquences peuvent en être catastrophiques…
À Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie Owando ou Ouesso, quaisiment dans les grands centres urbains et surtout dans les quartiers périphériques, il est fait de plus en plus état de cas de chiques surtout chez les enfants et adolescents qui en cette période de vacances et de saison sèche, ont pour entre autre activités, que celle de jouer à même le sol, parfois les pieds nus. Ils s’exposent ainsi à l’envahissement des chiques.
Tunga penetrans, ou Sarcopsylla penetrans est une espèce de petites puces tropicales, plus connue sous le nom vulgaire de « puce chique ».
La pénétration dans l'épiderme humain de femelles fécondées de Tunga penetrans provoque la tungose, ou sarcopsyllose, car seule la femelle pénètre dans la peau des pieds, à l’intérieur de laquelle elle élabore ses œufs (étuve naturelle).
La pénétration cutanée passe le plus souvent inaperçue et, en 4 à 5 jours, la puce se gorge de sang, son abdomen rempli d’œufs se distend, produisant de ce fait une tension, responsable d’une symptomatologie douloureuse. Les œufs sont ensuite expulsés sur le sol et deviennent des larves, puis des puces en un cycle d’une quinzaine de jours.
L’homme, hôte habituel, ainsi que des animaux, en particulier les porcs, sont contaminés par contact direct de la peau avec le parasite.
Même si la présence de chique dans la peau n’est pas bien méchante, au plan sanitaire, (cette présence se manifestant par une douleur modérée et même de douces démangeaisons berçantes), il n’en demeure pas moins que les conséquences peuvent être bien plus graves, chez des personnes prédisposées à certaines pathologies de la peau, ou très sensibles aux lésions cutanées, les diabétiques par exemple. Il peut apparaitre une surinfection, voire des cas de tétanos, si les matériaux d’extraction du ‘’ntounga’’ ou ‘’mayanzi’’, ne répondent pas aux règles d’asepsie.

Les complications du genre panaris ou abcès, sont dues au fait que l’extirpation n’est pas suivie de l’application d’un antiseptique.
Au village, les anciens ont pour précaution, de passer le pointu de la tige servant à extraire la chique par le feu. Un peu comme lorsque, faute d’autoclave, on brûle les instruments de petite chirurgie avec de l’alcool, avant l’opération.
Naturellement, de ces complications inhérentes au manque d’asepsie de l’objet d’extraction de la chique, peut dans les cas extrêmes, provenir la mort.
Bien-sûr que dans la sociologie congolaise, la survenance d’un décès, suite à une extraction de chique provoquera un véritable branle-bas de combat contre les présumés sorciers de la famille. Les vieux et vieilles ainsi que les chauves feraient l’objet de véritables expéditions punitives de la part des jeunes qui ne s’expliqueraient pas que l’on meure de l’extraction d’une chique.
Ce sont justement ces complications qui débouchent sur d’autres pathologies qui devraient pousser les pouvoirs publics à s’intéresser au problème qui devient à l’évidence, un phénomène de santé publique, en dehors des aspects esthétiques, des orteils déformés, voire de pieds palmés. Il est conseillé pour éviter ces désagréments de ne pas se promener nu-pieds dans les terrains sablonneux car la marche pieds nus ou sans chaussettes favorise la contamination.
D’autre part, si les adultes qui jouissent des conditions d’hygiène quasi permanentes sont moins exposés aux chiques, les enfants par contre devraient bénéficier de davantage d’attention de la part des parents qui en ces temps de vacances, relâchent quelque peu l’hygiène, au point que les enfants s’endorment parfois s’en s’être lavés au préalable, permettant ainsi aux puces qui se sont logées dans les orteils, de pénétrer sous la peau dans la nuit.

Même s’il n’existe pas à l’état médicamenteux, le traitement consiste dans la forme simple en l’extraction de manière aseptique et non sanglante du parasite dans son intégrité sans le léser avec un vaccinostyle ou une aiguille bien souvent en tige de bambou. Après désinfection locale, on récline l’orifice cutané. Détruire ensuite les chiques extraites au moyen du feu, car le contact de celles-ci avec le sol démultiplie les larves, provoquant à l’évidence une prolifération.

Ainsi, la prophylaxie repose donc sur le port de chaussures fermées et de chaussettes dans les zones exposées et sur une bonne hygiène corporelle des pieds.
À défaut d’un bain, se laver surtout les pieds le soir au coucher et vérifier si une puce ne tente pas de s’incruster dans la peau, notamment sous les ongles.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-10 21:59:50
La République du Congo célèbre le 15 août 2025 le 65ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Pour cet événement de haute portée historique, le logo et le thème officiel sont désormais connus. Deux attributs des festivités qui sont chargés de signification.
« Mobilisés dans la paix, ensemble poursuivons la marche du développement », c’est le thème autour duquel graviteront les festivités du 65ème anniversaire de l’accession de la République du Congo à l’indépendance.
En dépit des impondérables du reste surmontables, ce thème fédérateur fixe l’attention de l’opinion nationale et internationale, sur l’utilité de la paix, l’intérêt d’être mobilisés, dans l’unité et la nécessité d’une continuité dans l’action, pour atteindre notre aspiration au développement.
L’autre attribut de la fête de l’indépendance nationale est le logo. Il s’agit d’un graphique comprenant la carte du Congo sur fond vert, à la droite de laquelle se greffe le nombre ‘’65’’ en jaune et rouge, surmonté de l’appellation du pays, le tout imbriqué de manière simple, sobre, mais expressive.
Il s’agit aussi d’un agencement iconographique qui par son design rappelle les trois couleurs du drapeau national et imprime l’identité visuelle de cette célébration, dans sa triple dimension solennelle, festive et symbolique.

En effet, le fond vert de la carte du Congo, rappelle au premier regard la forêt, espace de biodiversité symbolisant non seulement le Bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie, au cœur duquel est fièrement implanté le Congo, mais aussi et surtout le concept novateur de la décennie mondiale de l’afforestation et du reboisement, portée à travers la planète par le Congo et son Président.

Le jaune et le rouge formant le nombre ‘’65’’, nombre d’années d’indépendance du Congo, sont à la fois symboles d’optimisme d’un Peuple dans cet idéal partagé, d’édification d’une Nation riche et prospère, de la passion de vaincre et de la vitalité devant l’épreuve, de l’Amour de la Patrie et de la détermination à la préserver.
Le logo et le thème ainsi déclinés, agrémenteront le 65ème anniversaire de l’indépendance nationale, dont le clou des festivités sera le défilé militaire et civile au Boulevard Alfred Raoul.


Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-10 21:06:49
Dans sa lutte contre la corruption à travers la HALC (Haute Autorité de Lutte contre la Corruption) depuis sa création en 2020, le Congo poursuit bon an mal an son combat dans l’éradication de ce fléau. A l’occasion de la célébration de la 9e journée africaine de lutte contre la corruption, qui a pour thème : « Promouvoir la dignité humaine dans la lutte contre la corruption », le président de cette institution de bonne gouvernance de la République du Congo, Emmanuel Ollita Ondongo a, au cours d’une déclaration y relative, rendue publique, ce 10 juillet 2025 un message dans lequel il révèle que la République du Congo est actuellement classée au 151e rang des Etats les moins corrompus du monde, selon Transparency International. Voici la déclaration de Monsieur Emmanuel Ollita Ondongo, président de la HALC, à propos de cette 9e édition de la Journée africaine de lutte contre la corruption :
« Mesdames et Messieurs,
Le Congo, notre pays, à l'instar des autres États Africains, célèbre le 11 juillet 2025, la Journée Africaine de Lutte contre la Corruption en souvenir de l'adoption, il y a vingt-deux (22) ans, à Maputo au Mozambique, de la Convention de l'Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.
Cette année marque, ainsi, la 9e édition de sa commémoration. Elle place ladite journée sous le thème : « Promouvoir la dignité humaine dans la lutte contre la corruption ».

La dignité humaine est un concept fondamental qui souligne la valeur intrinsèque de chaque être humain illustré par le respect de l'intégrité indépendamment de ses caractéristiques.
Le philosophe allemand Emmanuel Kant définissait la dignité humaine comme « le fait que la personne ne doit jamais être traitée seulement comme un moyen, mais toujours aussi comme une fin en soi ». La dignité humaine est ainsi l'essence même des droits de l'Homme.
Le thème de cette neuvième célébration, à l'aube de la troisième décennie de l'adoption de la Convention, est un appel à l'ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption, d'intégrer la dignité humaine dans leurs initiatives, de l'intérioriser afin de prémunir les personnes, notamment les plus vulnérables, contre les effets pernicieux de la corruption. C’est aussi, à n’en point douter, un appel à aligner la lutte contre la corruption aux standards juridiques internationaux relatifs au droit de l'Homme.
En effet, le Conseil Consultatif de l'Union Africaine contre la Corruption dans sa note conceptuelle relative à l'organisation de cette neuvième journée africaine reconnaît le respect de la dignité humaine et la promotion des droits de l'Homme et des peuples, comme des principes fondamentaux de la gouvernance et de l'unité sur le continent ».
De surcroît, dans les objectifs et principes de la Convention de l'Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, le respect des droits humains, celui de l'État de droit ainsi que la transparence ont été intégrés comme des composantes essentielles de la dignité humaine.
En outre, la Déclaration universelle des droits de l'Homme (DUDH), adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1948, consacre la notion de dignité humaine comme pilier des droits et libertés fondamentaux en affirmant ce qui suit : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit », fin de citation.
Or, la corruption est reconnue comme un sérieux obstacle à la bonne gouvernance, au développement économique et social. Elle constitue une entrave aux libertés fondamentales et impact négativement les droits humains.

La Haute autorité de lutte contre la corruption, créée en conformité avec le prescrit de la Convention de l'Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption a la mission, au terme de l'article 2 de la loi n° 3-2019 du 7 février 2019 pourtant création de cette institution, d'assurer la sensibilisation et l'éducation des citoyens sur les effets néfastes engendrés par la corruption, la concussion, la fraude et les autres infractions assimilées.
En cela, les impacts de la corruption sur la dignité humaine sont nombreux et graves. Par les exemples qui suivent il est de notoriété publique que :
-la corruption génère l'injustice et les inégalités, favorise certains individus ou groupes, au détriment des autres, exacerbe les disparités sociales et empêchent l'équité ;
-la corruption nuit aussi à la qualité réalité et à l'accessibilité des soins de santé, de l'éducation et de la justice, limitant la possibilité pour chacun de vivre dignement ;
-elle occasionne, enfin, la perte de valeurs morales en encourageant les comportements déviants.
S’inspirant de cette thématique, la Haute Autorité de lutte contre la corruption, veillera davantage à cette donne de la dignité humaine lors de ses entreprises, conformément aux recommandations du plan stratégique multisectoriel de lutte contre la corruption.
Au cours d'un atelier du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sur l'approche de la lutte contre la corruption, la HALC a été édifiée en 2022 sur les notions de droits humains et de l'évaluation des politiques publiques.
La HALC s'attellera également à ce que les stratégies de lutte contre la corruption, à mener, prennent langue avec les acteurs dans les secteurs des droits de l'homme.
La sensibilisation et la prévention action d’éveil et de veille, méritent d'être intensifiées en relation avec les pratiques dégradant la vie humaine.
La collaboration avec les citoyens appelés à dénoncer les faits de corruption, par notre numéro vert, le 10-23, doit être renforcée aux fins de mutualiser les efforts dans ce combat.
Ainsi, les valeurs conduisant à vivre dignement dans la société et à renforcer le mieux vivre ensemble au Congo seront promues.
Il ne serait pas illusoire d'annoncer que le Congo a encore engrangé des points, en se hissant au 151e rang, selon le classement de Transparency International publié à Berlin en Allemagne courant février 2025.
Il sied en outre, de rappeler que notre pays se classait à la 165e place sur 180 pays, au moment de l'installation de la HALC en 2020.
Ce bond de 14 places nous incite à redoubler d'ardeur. C’est le témoignage de la volonté politique du Congo, qui grâce au réformes engagées par son gouvernement dans le secteur de la gouvernance anticorruption combinés aux efforts entreprises sur le terrain de la prévention, contre la corruption, donne des résultats encourageants.
Bonne célébration à tous,
Vive la Convention de l'Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption,
Vive le Congo sans corruption,
Je vous remercie pour votre bien aimable attention ».
Créé le 2025-07-10 19:47:04
Les Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (C.G.L.U.A) se réunissent en conclave, pour la Réunion de la Commission Culture, du 9 au 11 juillet 2025 à l'Hôtel Hilton des Tours Jumelles de Brazzaville. Cette rencontre d'échanges et de réflexion constitue la première approche d'un outil stratégique qui a pour objectif, faire de la Culture, un pilier incontournable de développement au sein des Gouvernements des Locaux Unis d'Afrique. La Réunion a pour thème : « La Culture au Service du Développement des Collectivités Locales » est en harmonie avec les objectifs visés. L’ouverture des travaux de ladite Réunion a été patronnée par Gilbert Mouanda-Mouanda, Préfet du département de Brazzaville, représentant le ministre de l'Intérieur, de la Décentralisation et du Développement Local, en présence de Madame Fatimétou Abdelmalek, présidente exécutive du Bureau des CGLU-Afrique, du député-Maire, président du Conseil départemental et municipal de la ville de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, par ailleurs président de la Commission Culture des CGLU-Afrique.
Ouvrant les travaux de la réunion de la Commission Culture des CGLU, Monsieur le Préfet, Gilbert Mouanda-Mouanda a primo, rappelé l'engagement constant des autorités congolaises de faire de la culture un levier de développement durable en Afrique. Brazzaville, capitale du Congo, est un grand carrefour culturel où l’activité artistique et la création des œuvres de l’esprit s’y développent intensément. « Cette première réunion qui se tient ici à Brazzaville, Capitale politique de la République du Congo témoigne de l'engagement constant des autorités congolaises en faveur de la culture comme vous le savez, la culture est une force de cohésion, un levier économique, un vecteur de Paix. Elle est ce qui relie à notre passé, éclaire notre présent et inspiré notre avenir », a déclaré Gilbert Mouanda-Mouanda.

Prenant la parole, la présidente exécutive du Bureau des CGLU-Afrique, Madame Fatimétou Abdelmalek, a fait savoir que « la diversité culturelle est une force d'unité et de prospérité, tout en rassurant que la Commission Culture doit être d'une importance capitale à travers les CGLU-Afrique et elle soutient pleinement et clairement cette réunion d'échanges qui doit aboutir à des solutions relatives comme piliers simples de l'action de leur organisation ».

Toutefois, pour sa part, Monsieur Augustin Bondo Tshiani, chargé d'affaires de la délégation de l'Union européenne en République du Congo, au nom de la Commission européenne, a rassuré que l'institution européenne s'engage pleinement à accompagner la Commission Culture des CGLU-AFRIQUE, dans la mise en œuvre de cette vision qui porte sur la culture, maillon central au service du développement de nos collectivités locales.

Ensuite, le député-maire, président du conseil départemental et municipal de Brazzaville, président de la Commission Culture des CGLU-Afrique, dans son discours de bienvenue a rappelé aux participants que les questions environnementales, sociales et de gouvernance font partie des programmes de la Commission. « Nous attendons de vous, d'exprimer les besoins des acteurs locaux de vos territoires, en actions culturelles pour le développement durable. Ce qui implique de nous intéresser aux questions d'environnement, d'adaptation au changement climatique, de développement économique, d'éducation et d'insertion socio-professionnelle des jeunes en lien avec la culture », a-t-il évoqué.

En rappel, les représentants des collectivités locales d'Afrique et les experts locaux de chaque territoire vont définir, examiner puis clarifier une feuille de route de cette commission culture qui permettra, durant ces trois jours au lancement de la célébration de la Capitale africaine de la Culture en 2026.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-10 19:28:12
La République du Rwanda célèbre chaque année, la Journée de Libération, un moment crucial de l'histoire de ce pays africain, situé dans la région des Grands Lacs. Période qui rappelle la résilience, le courage, les choix de responsabilité et d'unité d’un peuple, qui a triomphé face à l'adversité et tourné la page du génocide perpétré contre les Tutsis, pour entrer désormais dans une ère nouvelle. Au Congo, cette événement majeur a bel et bien été célébré, le 4 juillet dernier, à l'hôtel Hilton des Tours Jumelles de Brazzaville. L’ambassade du Rwanda en République du Congo, a organisé, à ladite occasion, le ''Kwibohora Rwanda’s Journey Continues 31'', ce qui veut dire : le 31e anniversaire de la Journée de libération du Rwanda. Célébration qui a connu la présence de Son Excellence, Monsieur le ministre des Affaires étrangères de la francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso accréditées au Congo, des représentants des organismes internationaux et d’éminents invités.
Pour l’histoire, la Journée de Libération, que les Rwandais appellent ’’Kwibohora’’, en leur langue maternelle, est en effet un moment de commémoration, de réflexion sur les évènements tragiques que le pays eu à connaître pendant le génocide, mais aussi d'espoir et de célébration des progrès réalisés par le Rwanda en termes de développement, de réconciliation et d'unité Nationale.

La soirée commémorative et festive a donné lieu à une animation culturelle et artistique par des danses folkloriques du Congo et du Rwanda, ponctuée par le discours de Son Excellence Monsieur Parfait Busabizwa, ambassadeur plénipotentiaire du Rwanda au Congo. Dans son allocution, l’ambassadeur a exprimé sa grande émotion constatant la grande mobilisation populaire des deux peuples, congolais et rwandais, véritable signe de concorde et a ainsi révélé sa gratitude. « C'est un moment de remercier et de rendre hommage à tous les jeunes qui ont accepté de prendre les armes et de secourir le pays. Aujourd'hui, le Rwanda s'est transformé », a dit en substance l’ambassadeur Parfait Busabizwa.
Selon lui, « le résultat de ces efforts est absolument magnifique. Aujourd'hui, notre politique est fondée sur la responsabilité et l'ambition. Pour les Rwandais, la politique n'est plus un outil pour s'exclure et se nuire mutuellement. Depuis 31 ans, le Rwanda est devenu un pays paisible et engagé sur le chemin de la prospérité, ou chacun a sa place sans aucune distinction. Abordant le bilan de différentes réalisations et acquis obtenus au cours des dernières années. Il s'agit des progrès dans différents secteurs (Santé, économie, culture, éducation, infrastructures, tourisme, promotion du genre). Dans la lutte contre la pauvreté, les résultats sont particulièrement éloquents. Le taux de pauvreté est passé de près de 40% en 2017 à 27,4% en 2024, permettant à plus de 1,5 millions de personnes de sortir de la pauvreté. Mieux encore, la pauvreté extrême a été réduite de moitié, passant de 11,3% à seulement 5,4%. Ce recul est en grande partie attribuable à des programmes efficaces comme VUO, Girinka (distribution gratuite des vaches laitières) ou encore, la mutuelle de santé gratuite, qui cible les plus vulnérables », a-t-il expliqué.

Aussi, « sur le plan économique, la dynamique est tout aussi encourageante. Le Produit Intérieur Brut (PIB) a plus que doublé, passant de 7.694 milliards de francs rwandais en 2017-2018 à 18.785 milliards en 2024. En parallèle, le revenu par habitant est passé de 784 dollars américains, à plus de 1.000 dollars, témoignant d'une croissance inclusive. Les exportations agricoles ont connu un essor important, passant de 515 millions à 839 millions de dollars américains, renforçant ainsi la place du Rwanda sur les marchés régionaux et internationaux.
En matière d'emploi, des avancées significatives sont à noter : le taux d'emploi des personnes âgées de 16 ans et plus est passé de 44,2% à 53,5%, réduisant le chômage de 17,3% à 14,9%. Le nombre des travailleurs indépendants a connu une croissance de plus de 75%, atteignant aujourd'hui, 1,3 millions de personnes.
La sécurité alimentaire a aussi progressé, avec 83,% des ménages désormais autosuffisants. Et l'accès aux services de base continu de s'améliorer : près de 90% des ménages ont accès à l'eau potable, et l'accès à l'électricité est passé de 34% à 72%. Dans le domaine de la santé, les avancées sont impressionnantes. L'espérance de vie est passée de 66,2 ans en 2017 à 70 ans aujourd'hui. La mortalité des enfants de moins de 5 ans a chuté de 58 à 36 pour 1.000 naissances, tandis que la mortalité maternelle a été divisée par deux, en passant de 210 à 105 décès pour 100.000 naissances. Plus de 93% des naissances ont désormais lieu en structures de santé. La mutuelle de santé couvre à présent 1.500 types de médicaments, contre 800 auparavant, et 75% des ménages ont un centre de santé à moins de 30 minutes de chez eux. De plus, le nombre d'hôpitaux est passé de 52 à 57, accompagné d'une augmentation significative du personnel médical », a renchéri Son Excellence.
« En matière d'éducation, le Gouvernement a construit 22.000 salles de classe en seulement 9 mois, réduisant considérablement la distance domicile-école et contribuant à lutter contre le décrochage scolaire. Le ratio élèves/enseignants a été divisé par deux, passant de 110 à 56 élèves par enseignant. Le programme de repas scolaires bénéficie d'un budget de 100 milliards de francs rwandais, et l'alphabétisation est en nette progression, notamment grâce aux écoles de métiers. L'objectif est clair -60% des élèves du secondaire orientés vers des filières techniques, soutenus par des formations courtes professionalisantes, de 3 à 6 mois, qui ouvrent la voie à une insertion rapide dans le monde du travail.

Le Rwanda a également tout autant excellé dans le domaine de la technologie et la communication. 85% des ménages possèdent aujourd'hui, un téléphone mobile. L'accès internet s'est étendu, y compris dans les écoles et centres de santé, et des campagnes de sensibilisation ont été intensifiées pour encourager l'usage du numérique, même dans les zones rurales. Enfin, sur le plan social, grâce à des programmes comme VUP, l'aide directe, la mutuelle gratuite, ou encore les programmes nutritionnels, des milliers de vie ont été améliorées. Plus de 7.000 tonnes d'aliments ont été distribués aux enfants souffrant de malnutrition, et 2.000 tonnes aux femmes enceintes. Aujourd'hui, 60% des personnes en situation de pauvreté ayant eu un problème de santé ont pu accéder aux soins, ce qui témoigne d'un système de solidarité nationale efficace ».
Son Excellence Monsieur l'ambassadeur Parfait Busabizwa, décrivant ainsi les avancées et réalisations par le Rwanda pendant ces dernières années, a révélé que le Gouvernement Rwandais dirigé des mains de maître par le Président Paul Kagamé, président de la République, imbu d’une vision de développement et de progrès, a mis en place des mécanismes et des actions concrètes qui garantissent et instituent l'inclusion, la transparence et la lutte contre la corruption dans la gestion des affaires publiques.
Enfin, pour exprimer sa profonde gratitude au Gouvernement et au peuple de la République du Congo pour leur soutien et leur solidarité envers le Rwanda au fil des années. « Nos relations bilatérales se sont intensifiées dans plusieurs secteurs clés, témoignant d'un partenariat fondé sur la confiance, le respect mutuel et une volonté partagée de progrès », a adressé Son Excellence Monsieur l'ambassadeur du Rwanda à Son Excellence Monsieur Jean-Claude Gakosso, son homologue du Congo et aux autres invités.
A cet effet, le Rwanda se réjouit de poursuivre et de renforcer cette coopération dans un esprit de fraternité et d'intérêt commun. Dans un environnement régional confronté à des défis, cette collaboration constructive peut contribuer positivement à la stabilité, à la sécurité, à la paix, à la croissance et à la prospérité de l'ensemble de notre sous-région. Ensemble, nous avons l'opportunité de transformer nos engagements en actions concrètes, au service d'une vision collective fondée sur l'unité, l'intégration et le développement durable.

Offrant un toast à son homologue congolais puis remerciant les distingués invités à la soirée commémorative, Parfait Busabizwa a en outre adressé des remerciements spéciaux Madame Fatoumata Barry Mariega, Représente Résidente de l'UNESCO pour la participation de son institution à la réalisation de cette soirée.
Il a du reste exhorté la communauté rwandaise vivant au Congo à « demeurer des dignes ambassadeurs des valeurs et de la vision du Rwanda leur pays, de continuer à cultiver l'esprit de patriotisme, d'unité et de travail acharné. Inspirons-nous de l'héritage de notre Libération pour bâtir ensemble un avenir toujours plus prometteur. Que cette célébration soit un rappel puissant de la force, de la résilience et de la détermination du peuple rwandais. Continuons d'avancer avec le même esprit d'unité et de progrès qui a guidé notre renaissance ! », a-t-il remémoré.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-10 19:12:04
« Aucune nation ne peut se développer sans les normes de sa culture » disait le philosophe allemand, Emmanuel kant. Porté par l’association Tsima Bula, entièrement dirigée par des jeunes issus des sept ethnies du Niari (sud), ce festival, l’unique à son genre, est un acte culturel, communautaire et identitaire, visant à booster la fierté locale, l’économie créative et l’unité territoriale.
« Tsima signifie ‘’pense à ton village, pense à ta terre’’ en langue tsangui. Et le Festival Tsima Bula est un événement itinérant qui célèbre l’art sous toutes ses formes (musique, arts oraux, artisanat, danse, etc.) pour valoriser le département du Niari, faire revivre, préserver et promouvoir les traditions musicales, danses, contes et arts oraux du Niari et du Congo en général, offrir une plateforme d'expression aux artistes porteurs de culture (tradimodernes, griots, slameurs, chanteurs, danseurs...), mettre en lumière la richesse plurielle des racines africaines, et leur dialogue avec la modernité, renforcer la fierté départementale des filles et fils du Niari, en valorisant leur rôle actif dans un projet qui leur appartient, réaffirmer le Niari comme terre d’histoire, de culture et de créativité et enfin, créer un espace de rencontre intergénérationnelle, entre anciens porteurs de mémoire et jeunes talents », nous a confié le promoteur du Festival Tsima Bula, Fred’audrey Mingou Boukongou, déterminé à faire de la culture un véritable levier d’éducation, de cohésion sociale et de développement.
A travers le Festival Tsima Bula, le promoteur vise également à promouvoir le tourisme local autour de sites naturels (cascades, villages culturels, forêts) via une programmation décentralisée et des circuits touristiques intégrés, encourager l’artisanat local et la mise en marché des produits du terroir (le tsamba , le tombé, les objets artisanaux, la gastronomie…).
Fred’audrey Mingou Boukongou veut aussi stimuler l’économie créative et solidaire en intégrant les vendeurs, artisans, guides, jeunes porteurs de projet, sensibiliser à la préservation de l’environnement : propreté des sites, recyclage, éducation écologique dans les animations, promouvoir des produits locaux et des pratiques respectueuses de la nature notamment l’ eau des cascades du Niari, un produit que le festival Tsima Bula va mettre en lumière pendant cette première édition à Mossendjo.
Au menu, des ateliers, rencontres et masterclass autour des métiers de la culture, des traditions, de la musique et de l’oralité, encourager la participation des écoles, associations et jeunes volontaires, instaurer des espaces de parole citoyenne, pour réfléchir à l’avenir du département à travers ses jeunes…
Fred’audrey Mingou Boukongou veut positionner Tsima Bula comme un événement culturel de référence au Congo, voire en Afrique centrale, créer une marque forte associée au Niari, à ses talents, à son hospitalité et à sa richesse culturelle et humaine.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-07-10 12:41:35
Chaque propriétaire ou locataire de terrain bâti ou non bâti a l’obligation d’entretenir les sols qu’il occupe en parfait état de propreté, ceci jusqu’aux limites mitoyennes de la concession, y compris les trottoirs, les caniveaux ouverts ou découverts. Parmi donc les obligations qui incombent aux résidants de la commune de Brazzaville, la Mairie, à quelques semaines de la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance du Congo, chaque 15 août, entame son opération «ravalement des façades des bâtiments, commerces et/ou habitations » en vue de donner un visage plus reluisant à la capitale congolaise.
La problématique de la propreté a toujours constitué un véritable casse-tête pour les différentes équipes municipales qui se sont succédées à la tête de cette institution pourtant très convoitée.
Le constat est unanimement fait que Brazzaville présente en termes d'esthétique visuel, un visage peu reluisant et cette situation s'observe partout.
Plusieurs commerces, bâtiments ou habitations situés en bordure des grandes avenues de la capitale congolaise sont dans un état de dégradation avancé compte tenu du manque d'entretien.
Des marchés informels s'organisent à travers la ville capitale. Du jour au lendemain, de grandes artères sont occupées anarchiquement par des commerçants congolais et étrangers.
Ce phénomène s’intensifie, au grand dam des pouvoirs publics. Or, la salubrité de Brazzaville, la Mairie y tient. Elle assure en avoir fait son cheval de bataille.
Elle invite donc l’ensemble des populations et des opérateurs économiques à le faire au plus vite au risque de se voir infliger des sanctions.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-09 11:19:50
Plus d'une soixantaine d'élus et personnalités font part de leurs inquiétudes quant au traitement administratif des étrangers résidant en France et réclament un accès aux droits facilité.
Ce que vivent aujourd'hui, en silence et dans l'ombre, des milliers de personnes étrangères en France ne peut plus être ignoré. Ce n'est plus un simple dysfonctionnement administratif : c'est une rupture de droit, une blessure faite à nos principes, un reniement discret mais profond de ce que doit être la République.

Sur notre sol vivent depuis des années, parfois depuis des décennies, des femmes et des hommes qui ont bâti ici leur vie. Ils travaillent, cotisent, élèvent leurs enfants, prennent soin de leurs proches, s'investissent dans la société. Beaucoup d'entre eux ont vu grandir ici leurs enfants devenus français.
Et pourtant, eux-mêmes restent maintenus dans une insécurité administrative constante. Ils doivent prouver à nouveau qu'ils ont leur place dans ce pays, comme s'ils n'y avaient jamais vécu. Ils attendent, souvent dans le silence, un ¬renouvellement de titre de séjour qui n'arrive pas, un récépissé qui tarde, une réponse qui ne vient jamais.
Depuis 2021, la dématérialisation complète des démarches liées au séjour via la plateforme Anef a multiplié les obstacles. Ce qui devait simplifier l'accès aux droits est devenu un parcours d'humiliation : des rendez-vous impossibles à obtenir, des documents qui disparaissent, des recours qui n'aboutissent jamais.

Des familles se retrouvent privées de leurs droits fondamentaux. Des contrats de travail ne peuvent être renouvelés. Des jeunes perdent des emplois, des logements, des perspectives. Des personnes âgées, malades, ne parviennent plus à effectuer la moindre démarche, et certaines en perdent même leur pension de retraite.
Les alertes sont nombreuses. La défenseure des droits, dans son rapport du 11 décembre 2024, parle d’« atteintes massives aux droits des usagers». La Cimade, la Fédération des acteurs de la solidarité, le Gisti et tant d'autres associations documentent cette mécanique de découragement. Les juridictions administratives sont elles-mêmes saisies, tant la machine semble aujourd'hui dysfonctionner de manière structurelle.
Mais, au-delà des constats, il y a l'épuisement humain. Ce que l'on inflige à ces femmes et ces hommes, c'est l'intranquillité permanente. La peur du rejet, l'angoisse du lendemain, l'impression d'être de trop, même après vingt, trente ou quarante ans de vie ici. C'est une forme de relégation. Une mise à l'écart de l'égalité républicaine.

Une République ne peut pas demander des efforts d'intégration tout en multipliant les barrières à l'accès aux droits. Elle ne peut pas proclamer l'égalité et entretenir un système opaque, injuste, inhumain.
Monsieur le président, nous vous écrivons collectivement parce que nous croyons encore que cette République peut tenir ses promesses. Qu'elle peut être à la hauteur de ses valeurs : l'égalité, la justice, la dignité. Qu'elle peut réparer ce qui a été brisé, redonner souffle à un service public accessible, compréhensible, humain.
Nous en appelons solennellement à la plus haute autorité de l'État. À vous. Pour qu'aucune femme, aucun homme, aucun enfant ne soit traité comme un dossier de trop. Pour que l'administration retrouve sa mission de service, et non d'obstacle.
Pour que les personnes étrangères vivant en France puissent, enfin, être considérées à égalité, dans le respect de leur humanité et de leur histoire. Des personnes âgées, malades, ne parviennent plus à effectuer la moindre démarche, et certains en arrivent même à perdre leur pension de retraite.
Source : La Tribune Dimanche
Photo : DR
Créé le 2025-07-08 21:51:35
Les cours ont pris fin pour les milliers d’élèves des établissements scolaires du Congo-Brazzaville. Dans la foulée de la traditionnelle cérémonie de remise des bulletins de notes, s’enchaînent des animations qui annoncent le début des vacances scolaires. Au complexe scolaire Saint Joseph Le Grand de Mfilou dans le 7e arrondissement de Brazzaville, rien de mieux que des vacances bien méritées après une année scolaire de dur labeur.
On ne pouvait pas mieux terminer l’année scolaire dans ce grand temple du savoir crée en 2021 à Mfilou comme ailleurs.
Un spectacle exceptionnel animé par les élèves des différents paliers et les enseignants de l’établissement sous les regards admirateurs des parents d’élèves.
Des moments magiques qui traduisent de fort belle manière l’aboutissement d’une année de travail, d’engagement, et de convictions pour la formation de l’élite de demain.
Quel que soit donc le type de fête de fin d’année scolaire, elle demeure un très bon souvenir pour les enfants, les parents et les enseignants. Un véritable couronnement des efforts de toute une année.
Divergents sont les points de vue, mais tous s’accordent sur un triptyque : des vacances studieuses, spirituelles et culturelles. Une bonne fusion apportera, assurément, à tout enfant des moments agréables pendant les vacances et lui permettra de préparer une nouvelle année scolaire.
Le complexe scolaire Saint Joseph Le Grand, l’un des meilleurs de la capitale congolaise, entend accentuer ses efforts pédagogiques pour rester au sommet des structures de référence au Congo.
La direction se satisfait d’avoir réalisé un taux de réussite de 99,99% au certificat d’études primaires et élémentaire (CEPE) en attendant les résultats du BEPC et du Bac.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-08 21:05:03
On le disait sur les traces de Anaclet Wamba, Bresson Lefoumbou Ngoma avait su imprimer sa marque. Comme son illustre prédécesseur, il avait fait résonner l’hymne du Congo sur les rings mais surtout en devenant champion du monde dans la catégorie des lourds légers en 2012. Brel s’est éteint dimanche 6 juillet à l’hôpital Queen Mary de Hong Kong, suite à un accident cardiovasculaire survenu samedi.
Le 26 avril 2012 à Hong-Kong, Brel Bresson Lefoumbou Ngoma devenait champion du monde de la catégorie UBO-lourds-légers, en pulvérisant au premier round, le Thaïlandais Tassanou.

Soutenu par une poignée de congolais présents dans les tribunes, Brel Bresson Lefoumbou Ngoma s’adjugeait le titre mondial après une petite minute de combat, mettant K.O son adversaire du jour.
Né à Pointe-Noire, Brel Bresson Lefoumbou Ngoma est passé par l’Afrique du Sud où il a fourbi ses armes, avant de s’envoler pour l’Asie.
Après Anaclet Wamba, qui avait écrit les premières plus belles pages congolaises dans le Noble art, Brel Bresson Lefoumbou Ngoma était le deuxième congolais à brandir une couronne mondiale.

Devenu un symbole de courage et de persévérance Bresson avait offert au Congo l’un de ses plus grands honneurs en décrochant la ceinture mondiale, un exploit retentissant qui avait réveillé la fierté nationale et fait vibrer tout un peuple.
Parti trop tôt, Brel Bresson Lefoumbou Ngoma laisse derrière lui un héritage inoubliable celui d’un homme qui a cru en ses rêves malgré les doutes, les obstacles et surtout l’indifférence des gestionnaires du Sport dans son pays.
En dépit de cette indifférence, Brel Bresson Lefoumbou Ngoma a tracé son sillon et hissé haut les couleurs du Congo devenant un modèle pour toute une génération de pugilistes.
Vas en paix Brel. Le Congo éternel dont tu as toujours défendu le drapeau ne t’oubliera pas.

Adieu Champion !
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-08 11:51:37
La sécurité est l'une des principales priorités des citoyens ainsi que des élus locaux. Avec un budget disponible limité, l’élu local de cette circonscription, Parfait Romuald Iloki, membre du bureau politique et secrétaire permanent du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), est à la recherche de meilleures solutions pour éclairer le maximum de "points noirs" afin de contribuer à la résolution du banditisme urbain dans sa circonscription électorale.
Dans l'arrondissement 9 Djiri, l'éclairage public est en train de devenir l'un des meilleurs outils qui contribue à rendre les rues plus sûres afin d'améliorer la perception de la sécurité des citoyens et de dissuader la criminalité.
"l'Initiative Djiri lumière" (IDL) dans l'arrondissement 9 Djiri, goupillée par Parfait Romuald Iloki, vise à rendre les espaces publics plus sûrs et plus agréables. Une manière exaltante pour l’élu local d’apporter son aide en cas d'urgence et mieux servir les citoyens.
Présents à chaque coin de rue, sans paraître gênants, ces lampadaires vont remédier à ce problème d’insécurité qui gangrène les quartiers et arrondissements de Brazzaville, la capitale congolaise.

Quand le soleil se couche sur Djiri, la tombée de la nuit est synonyme de peur. Sans électricité ni éclairage public, les habitants vivent dans l’angoisse d’éventuelles attaques, les bandits armés profitant de l’obscurité pour opérer à l’abri des regards.
Accéder de nuit à Djiri représente un risque majeur, notamment en raison des attaques perpétrées par les bébés noirs ou kulunas.
Depuis l’installation des lampadaires, la vie communautaire reprend progressivement à la nuit tombée. Une initiative concrète qui contribue directement à l’amélioration du quotidien des habitants.
L’éclairage public illumine nos rues une fois la nuit tombée et joue un rôle fondamental dans la structure et le bon fonctionnement des villes. Il contribue directement à la sécurité, au bien-être des citoyens et à l’attractivité des espaces publics.
L’éclairage urbain est un outil essentiel pour améliorer la visibilité nocturne, en particulier dans les zones à forte circulation piétonne ou automobile. Grâce à une bonne conception et à une répartition judicieuse des points lumineux, il contribue à prévenir les accidents, qu’ils concernent les piétons, les cyclistes ou les automobilistes. Par exemple, un éclairage public efficace permet de réduire les zones d’ombre des lieux passants qui pourraient être propices aux actes de délinquance, renforçant ainsi le sentiment de sécurité des habitants.
Au-delà de cet aspect sécuritaire, l’éclairage public a un impact profond sur la qualité de vie urbaine. Il ne s’agit pas seulement d’éclairer des espaces, mais aussi de répondre aux usages, de rendre les lieux plus agréables et plus attractifs, en favorisant la convivialité encourageant les habitants à profiter des infrastructures urbaines même après la tombée de la nuit.
En mettant en valeur les paysages et en créant une ambiance chaleureuse, l'éclairage public participe à l’embellissement des quartiers et au développement de la vie sociale.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-08 11:15:31
Le trafic à l'aéroport international Maya-Maya de Brazzaville a été perturbé ce samedi après l’explosion d’un pneu de l'avion Canadian Airways, en provenance de Pointe-Noire, au moment de l’atterrissage. Une arrivée chaotique. Toutefois, aucun blessé n'est à déplorer.
Une enquête a été ouverte pour identifier l’origine du problème. L’appareil avait été contrôlé avant son décollage de Pointe-Noire et aucun souci n’avait été détecté.
Les techniciens de l'Agence Nationale de l'Aviation Civile du Congo-Brazzaville (l’Anac) devront vérifier les documents de maintenance pour savoir si cet éclatement du pneu est dû à une usure importante ou pas, c'est-à-dire à un problème d'entretien.
Les pompiers, qui ont entendu l’explosion, sont rapidement arrivés pour vérifier qu’il n’y avait pas d’incendie. Les passagers et les membres d’équipage ont été débarqués.

« On change juste le pneu et l'exploitation continue », a rassuré un expert en aviation civile.
Et si la compagnie Canadian venait à être suspendue à la suite de l’enquête en cours, il ne restera plus qu'une seule compagnie Ecair dont le seul avion de type Boeing assure la liaison entre Brazzaville et Pointe-Noire, et désormais les dessertes de Libreville, Douala et Yaoundé.
On rappelle que ce n’est pas pour la première fois qu’un pneu d’un avion éclate lors de l’atterrissage à l’aéroport international Maya-Maya à Brazzaville.
En février 2023 vers 0h10, lors de l’atterrissage à l’aéroport international Maya-Maya à Brazzaville, un cargo DHL a vu son pneu éclater et son train d'atterrissage s'affaisser. L’appareil se retrouvant immobilisé sur la bretelle d’accès de l’unique piste de l’aéroport Maya-Maya, le temps que les pompiers et le personnel de l’aéroport puissent intervenir.
Mais plus de peur que de mal : l'équipage (3 personnes) a pu être évacué sans encombre et la situation a été vite maîtrisée. Cet incident n’a pas fait de blessé. L’aéroport a été momentanément fermé, le temps de dégager le cargo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-07-05 22:12:13
Le leader du groupe Extra-Musica, Roga Roga et Norbat de Paris, artiste sapeur au look coloré, langage surréaliste et personnalité extravagante, viennent d’honorer le Congo-Brazzaville, le berceau de la Sape à travers un single choc intitulé « Lisolo ya la Sape ». Ce que les férus des belles sonorités peuvent retenir de ce tube d’été, c'est que le Congo-Brazzaville est un et indivisible. Beau clip, et surtout une très belle fusion entre les deux artistes. Pas de polémique, juste l’Art qui parle et le pays qui gagne !
Il faut dire qu'ils ont réalisé un véritable tour de force avec un mot d'ordre dans ce single : « La sape est belle, la sape est noble, c’est un savoir faire des artisans créateurs et des artistes élégants », lancent Roga Roga et Norbat de Paris au début de la chanson.
Le nouveau single « Lisolo ya la Sape » de Rogo Roga et l’ancien vendeur à la sauvette à Bacongo (Brazzaville), aujourd’hui travailleur dans le BTP à Paris en France, est déjà disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.
Dans le clip, les marques ont été affichées, les factures exhibées, peu importe si le sapeur congolais de France s’est ruiné en cette période de crise pour acheter ses habits.

Religion, idéologie de la propreté, art de manier les couleurs, les avis des sapeurs divergent quant à la définition de ce concept. Mais le résultat est le même.
Aussi loin que nous pouvons remonter dans notre mémoire, les sapeurs ont toujours fait partie de l’environnement des congolais.
Née dans la brutalité de la colonisation, la SAPE a su concilier les différentes ethnies congolaises divisées par des années de guerre civiles meurtrières.
Le beau vêtement s'est imposé comme un vecteur de cohabitation dans une société clanique : la SAPE rassemble et regroupe des Congolais autour de valeurs communes, travaillant à améliorer leur style et leur gestuelle, dans le but d'atteindre originalité et distinction.
Au Congo-Brazzaville, la sape est un puissant vecteur de l’unité nationale et du vivre ensemble. Un domaine particulier dans lequel les Congolais s’illustrent depuis la nuit des temps, un défilé haut en couleur qui s’introduit partout. Jusque dans les coulisses des grandes maisons de couture occidentales, qui n’hésitent plus à leur tour à copier les tenues de ces élégants personnages.
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Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-07-05 19:30:52
Planter un arbre est une chose et l'entretenir en est une autre. Dans trois ans on verra ceux qui ont effectivement planter et ceux qui ont planté juste pour la photo. Et pour ce premier samedi du mois de juillet 2025, et sous le haut éclairage du Sous-préfet, Adrien Mavoungou, la ville de Moungoundou-Nord dans le Niari (sud) s’est mobilisée ce matin pour nettoyer et entretenir les essences fruitières de la Sous-préfecture.

De façon à cueillir une bonne récolte de fruits, Adrien Mavoungou et son équipe ont tenu d’abord à apporter un soin particulier aux arbres fruitiers de manière à écarter les risques de maladies et les parasites pour favoriser la pénétration du soleil et une bonne circulation de l’air.

Ils ont aussi ôté les plantes grimpantes sauvages et éliminer les mauvaises herbes sur 30 cm autour des arbres fruitiers : deux paramètres très importants dans le bon développement et la maturation des fruits.

Depuis son installation à la tête de la Sous-Préfecture de Moungoundou-Nord, et en adéquation avec la clairvoyante vision écologique du Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, Adrien Mavoungou s'est donné l'ambition de créer un verger communautaire autour de l'Hôtel de la Sous-préfecture. En quatre ans, cette activité s'est consolidée à chaque édition de la Journée nationale de l'arbre célébrée chaque 6 novembre de l’année.

On y dénombre plusieurs espèces en croissance continue et admirable telles : le safoutier, le goyavier, le pamplemoussier, le mandarinier, l'oranger, l'avocatier, ...

A l'allure où évoluent certaines de ces essences notamment celles mises sous terre en 2021, il est probable que les premières récoltes soient envisagées d'ici deux ans.

Dans la mise en œuvre de cette ambition, il sied de noter l'apport non moins important de la hiérarchie départementale particulièrement celui de Frédéric Baron Bouzock, ancien Préfet du Niari, qui en 2021 avait fait don d'une cinquantaine de plants à la Sous-préfecture de Moungoundou-Nord.

Ces plants avaient été répartis et distribués à l'ensemble des villages et quartiers ainsi que les autres structures administratives (services déconcentrés).

Au regard du rôle que joue l'arbre au triple plan social, économique et écologique tant pour les générations actuelles que futures, une telle initiative qui a tout son sens est à saluer et à pérenniser.

On rappelle qu’au Congo-Brazzaville, l’arbre est un compagnon inséparable de l’homme, y compris par la branche transformée en canne en bois qui souvent assiste ce dernier, pour son équilibre locomoteur, pendant le troisième âge.

Plus qu’un symbole, l’accompagnement de l’être humain par l’arbre se révèle incontournable dès lors que la forêt incarne, tout à la fois, la médiation et le dialogue. C’est sous l’arbre à palabres, véritable institution traditionnelle, que sont trouvées les solutions les plus inattendues aux problèmes du village.

La forêt ne sera plus uniquement une ressource pour son bois, mais encore davantage par l’action exercée sur la vie en société et l’oxygène vital qu’elle libère pour la survie de l’humanité.
En outre, au cœur de la lutte contre les érosions, les inondations ou les glissements de terrain, les arbres accélèrent les différents processus de rétablissement ou de régénération.
Par ailleurs, les forêts confèrent de nombreux avantages en matière de santé.
Selon certaines études, un produit pharmaceutique sur 4 est fabriqué à base d’arbres, grâce à leurs propriétés médicinales largement reconnues depuis la nuit des temps.
Enfin, sources d’approvisionnement en denrées alimentaires pour les hommes et les animaux, les arbres rendent l’air plus sain en devenant des réservoirs de séquestration de carbone, contribuant à la réduction de gaz à effet de serre.
Au Congo-Brazzaville, les populations mesurent à présent l’importance de l’afforestation et du reboisement, après avoir mis en doute l’option visionnaire et anticipatrice de Denis Sassou-N’Guesso d’étendre et densifier les forêts, au regard du couvert végétal du pays, sur une superficie de plus de 60% du territoire national.
L’urgence climatique d’aujourd’hui, les canicules de ces derniers temps, les incendies de forêts, l’ensablement des cours d’eau, il n’a pas fallu plus que ces phénomènes pour illustrer l’imminence d’un danger qui menace le Congo-Brazzaville.
La situation, déjà bien connue, demeure préoccupante. Le tout réside dans la volonté d’agir et d’y consacrer les efforts nécessaires. Là où subsiste une volonté, il y a toujours une brèche pour la réussite.
Pour sa part, le Congo-Brazzaville et son Président pourraient se prévaloir d’une visibilité ancienne, voire lointaine, en ce qui concerne la préservation des écosystèmes forestiers.
A ce sujet, une loi promulguée le 11 septembre 1984 a institué, au Congo, la Journée nationale de l’arbre, pour laquelle, le 6 novembre de chaque année, tout citoyen congolais est tenu de planter un arbre d’essence fruitière ou d’espèce forestière.
40 ans après son instauration, la Journée nationale de l’arbre est devenue une tradition et une pratique durable, de portée patriotique, à travers l’adhésion et la participation massives des populations à cette œuvre salutaire.
Chaque congolaise et chaque congolais accomplissent ce devoir citoyen avec ferveur et en toute responsabilité.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-05 17:31:31
A Lubumbashi, la « capitale du cuivre », deuxième ville de la République démocratique du Congo (RDC) par son nombre d'habitants et son importance économique, un jeune couple appartenant au groupe religieux des « frères du message » a vu son mariage civil annulé récemment, sans pitié et remords, dans des circonstances insolites. Les deux époux ont catégoriquement refusé de s’embrasser devant l’officier de l’état civil, expliquant qu’ils n’avaient pas encore reçu la bénédiction nuptiale à l’église et qu’un baiser serait contraire à leurs convictions.
L’agent de l’état civil, estimant qu’il s’agissait d’un manque de respect envers l’institution matrimoniale, s’est emporté et a décidé de mettre fin à la cérémonie en expulsant le couple.
En RDC, le mariage n'est susceptible d'annulation que lorsqu'il touche aux conditions de fond et de forme prévues à l'article 352 du code famille. Parmi lesquelles nous pouvons énumérer :
1. L'âge révolu de 18 ans.
2. La différence de sexes.
3. la capacité.
4. Le consentement.
Cet incident suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, entre incompréhension, moqueries et débats sur la liberté religieuse face aux exigences de la loi.
Des voix qui s’élèvent et soutiennent – jusqu’à normaliser l’acte – qu’un officier de l’état civil se permette d’annuler un mariage pour le fait que « les époux ont refusé de s’embrasser ? ».
Quelle est la nature juridique d’un baiser en droit congolais ?
Le baiser est-il une condition de fond ou de forme pour la célébration d’un mariage devant l’officier de l’état civil, faute de quoi, ce dernier peut être annulé ? Est-ce une condition pour confirmer l’union ?
Le débat est ouvert !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-07-05 09:10:54
À quelques jours de la fin de son mandat, l’ambassadeur des USA au Congo, Eugene Young, accompagné de la Cheffe de mission adjointe Meghan Moore, a échangé jeudi 3 juillet 2025 à Brazzaville, avec le mi-nistre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso sur des sujets d’intérêt commun.
Le diplomate américain a également réaffirmé l’engagement des États-Unis à renforcer les relations bilatérales avec la République du Congo.
Cette rencontre a été aussi l’occasion pour l’ambassadeur Eugene Young, de remercier le ministre Jean-Claude Gakosso pour la qualité de leur collaboration tout au long de son mandat, et de réitérer les valeurs de respect mutuel, de dialogue et de partenariat qui unissent les USA et le Congo-Brazzaville.

Partenariat, croissance et engagement continu, voilà comment se caractérise les relations entre le Congo-Brazzaville et les USA.
On rappelle qu’au cours des seize derniers mois, les USA ont eu de nom-breux échanges de haut niveau entre les représentants des gouvernements américain et congolais sur des questions d’intérêt mutuel, notamment la pro-tection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique, la sécu-rité régionale et l’autonomisation des jeunes.
Les États-Unis sont le plus grand donateur pour la protection et la conserva-tion de l’environnement dans le bassin du Congo, ayant fourni 760 millions de dollars au cours des 30 dernières années par l’intermédiaire de plusieurs agences gouvernementales américaines, y compris l’Agence américaine pour le développement international (USAID).
Les USA ont lancé trois nouveaux programmes dans ce secteur au cours de l’année dernière, d’une valeur d’environ 23 millions de dollars pour cinq ans.
Les États-Unis participent à la création et au développement du parc national de Nouabale-Ndoki depuis plus de 25 ans.
Leurs augmentent les capacités et les opportunités pour les travailleurs lo-caux, contribuent à l’économie locale, protègent les animaux en danger et ai-dent à conserver les précieuses ressources naturelles du Congo. Tous ces programmes ont une approche de la conservation centrée sur les personnes, ce qui signifie qu’ils contribuent également à améliorer les moyens de subsis-tance des personnes, des communautés rurales et des populations autochtones.
Dans le parc national de Nouabalé-Ndoki, par exemple, où le gouvernement américain a investi plus de 105 millions de dollars à ce jour, environ 90 % des ménages qui y travaillent reçoivent des revenus du partenaire de mise en œuvre financés par le gouvernement américain, la Wildlife conservation society.
Le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso considère la protection de l’environnement comme une priorité essentielle pour l’avenir du pays et de la planète, et les USA continuent à soutenir le gouvernement congolais dans la préservation de cet écosystème essentiel qui joue un rôle clé pour le monde dans la lutte contre le changement climatique.
En plus de travailler ensemble sur le changement climatique et la sécurité ré-gionale, les USA et le Congo-Brazzaville sont concentrés aussi sur plusieurs autres domaines, y compris l’aide humanitaire, le renforcement des capacités et le développement de la jeunesse.
Les USA sont prêts à soutenir le gouvernement et le peuple congolais en cas de catastrophe naturelle et ils s’efforcent d’accroître les capacités nationales par des possibilités d’éducation, de formation et de partage des connais-sances dans tous nos secteurs prioritaires. Cela inclut le soutien à l’apprentissage de l’anglais, afin d’améliorer la quantité et la qualité des pratiquants de cette langue mondiale essentielle.
Le gouvernement américain a donné plus de 15 millions de dollars pour soutenir les efforts humanitaires en République du Congo au cours des trois der-nières années.
Les États-Unis ont fourni environ 5,7 millions de dollars de financement en 2022 au Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations-Unies, en réponse à de graves inondations, leur permettant de mener à bien des programmes d’assistance alimentaire critiques en République du Congo.
En 2022, grâce au soutien du gouvernement américain, le PAM a aidé plus de 12 000 réfugiés de la République centrafricaine (RCA) dans la Likouala et des demandeurs d’asile de la RDC dans les Plateaux. Ils ont atteint plus de 10 600 personnes touchées par les inondations dans les régions de la Cuvette, de la Likouala, des Plateaux et de la Sangha grâce à une assistance en espèces qui leur permet de répondre à leurs besoins ali-mentaires de base.
Une grande partie de l’aide multilatérale (dans les secteurs de l’éducation, des finances publiques, de la santé et de l’agriculture) fournie au Congo pour sou-tenir son développement économique est financée par le gouvernement américain.
Alors que le gouvernement et les milieux d’affaires congolais cherchent à améliorer le climat des affaires, les États-Unis et son secteur privé sont éga-lement intéressés à soutenir et à encourager tous les progrès qui peuvent être réalisés.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-07-04 11:16:08