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Le patron de la police congolaise, le général Obami Itou, veut redonner une nouvelle image à Brazzaville, en matière de sécurité. Pour y arriver, il a tracé vendredi 22 août 2025 le cap en sortant de son bureau. Entouré de ses collaborateurs, il s'est rendu dans le quartier Domaine en proie à une insécurité entretenue par de bandes de jeunes communément appelés bébés noirs, opérant pour les uns en armes à feu et pour d’autres, en armes blanches.
À l'occasion de cette descente, le général Obami-Itou a rencontré des chefs de quartiers et des chefs de blocs. Il a échangé directement avec eux sur les questions de sécurité, mais aussi sur leur implication dans la tâche de la police de rétablir la quiétude dans les quartiers.

Par cette descente, le général Obami-Itou a voulu montrer que la police restera proche des populations. En même temps, la police a besoin de ces populations dans sa mission de sécurisation de nos villes.
L'objectif de cette descente aura donc été de raffermir le lien police-population.

Pour cela, les policiers doivent construire une relation de confiance avec les populations pour susciter leur adhésion.
Le sentiment de défiance envers les forces de l’ordre est renforcé́ par l’insécurité́ et les tracasseries, surtout si les populations ont l’impression que les agents ne font rien pour endiguer ce phénomène.
Trois jours avant cette descente sur le terrain, la police a interpellé une trentaine de bébés noirs.
Le phénomène des kulunas ou bébés noirs à Brazzaville reste l’un des problèmes les plus fréquents auxquels la capitale congolaise est confrontée. La population circule dans la ville avec une oreille attentive pour éviter ces délinquants. Ils marchent souvent en groupe, tant le jour que le soir, avec pour objectif d’agresser la population afin de ravir de l’argent et d’autres biens.
Ces jeunes justifient leurs forfaits par le fait qu'ils n'ont pas de travail, et se tournent donc vers ces exactions et crimes.
Ils n'ont pas d'état d'âme, ces jeunes qui sèment la désolation et la panique dans toute la ville de Brazzaville. La plupart de ces jeunes sont des récidivistes qui ont déjà fait à plusieurs reprises la prison.
« Chauds », « difficiles » ou « sensibles », ces adjectifs sont souvent employés pour qualifier certains quartiers de la capitale congolaise.
Aux dires des populations victimes d’incidents, parfois violents, il n’existe presque pas de nuits tranquilles, à proprement parlé tant les braquages s’étendent tour à tour d’un quartier à un autre, tel un essaim d’abeilles en perpétuelle quête de butins et au regard des nombreux blessés du fait de l’insécurité, que l’on peut observer dans les différents Centres Hospitaliers de Brazzaville.
Dans certains quartiers de Brazzaville, les populations excédées sont parfois obligées de se constituer en « milices d’autodéfense », une pratique qui va pourtant à l'encontre des lois et règlements de la République. La population a commencé à faire vengeance elle-même avec le nouveau phénomène qu’elle appelle "barbecues". Il suffit de jeter un coup d’œil sur les réseaux sociaux et vous verrez comment les « bébés noirs » sont en train d’être brulés, sans pitié et remords.
Des voix s’élèvent pour appeler les autorités compétentes à prendre des mesures concrètes de répression contre ce banditisme urbain qui a atteint des proportions inquiétantes dans la capitale congolaise.
Le gouvernement a adopté, le 04 juin à Brazzaville, la stratégie nationale de prévention et de traitement de la délinquance juvénile, en misant sur l’accessibilité à l’éducation et à la formation professionnelle.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-23 12:54:49
Mossendjo est l'une des villes du département du Niari (sud) connues pour ses enfants vendeurs ambulants. La plupart ont entre 7 et 14 ans et sont visibles dans les marchés et les principales intersections de la ville des palmiers, ils travaillent jusqu’à tard le soir.
Hugues, âgé de 11 ans, profite des vacances scolaires pour faire du commerce ambulant dans les rues de la ville de Mossendjo. Il raconte : « Je vends de la friperie pour aider mes parents à payer mes cahiers à la rentrée ».

Ce commerce exercé par des enfants mineurs dans les rues est dû à plusieurs facteurs, notamment les crises récurrentes, l'extrême pauvreté et l'insuffisance des mesures de protection sociale.
« J’étais à l’école primaire Itombo, mais comme mes parents étaient très pauvres, j’ai dû abandonner mes études pour vendre des habits dans les rues de Mossendjo », explique Destin, 9 ans.
« Je passe mes journées ici, au centre-ville, et je vends de la friperie. Lorsque je commence à avoir sommeil, je retourne à la maison où mes parents m’attendent pour la dépense du lendemain », explique le jeune Landry, 10 ans.
« Tous les jours, je dois rentrer à la maison avec au moins 7 000 francs Cfa », a-t-il ajouté.

Face à l'inertie des autorités locales, Michel, enseignant au CEG Emile Koumba, propose d'autres solutions. Il pense que « le gouvernement devrait promulguer une politique qui vise à décourager les parents à envoyer leurs enfants travailler avant l'âge. Ce phénomène devient inquiétant et nombreux s’interrogent sur l’avenir de ces enfants ».
Pas de chiffres précis les concernant, il faut dire que pour ces enfants, la rue devient une société parallèle avec sa propre culture et une grande diversité de situations. Elle est à la foi, un espace de jeu et de commerce, mais également un lieu de survie où tout peut arriver.
On rappelle que la déclaration universelle des Droits de l’Homme en son article 26 affirme que « toute personne a droit à l’éducation ». De même que la loi n°4-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo dans son article 27 déclare que : tout enfant, vivant sur le territoire de la République du Congo, a droit, sans distinction d’origine, de nationalité, de sexe, de croyance ou de fortune, à une éducation qui lui assure le plein développement.
L'Unicef estime que c'est la première fois depuis les 20 dernières années que les progrès vers l'abolition du travail des enfants sont au point mort et ce, en dépit des accords signés par différents pays.
L'Organisation internationale du travail estime que plus de 72 millions d'enfants en Afrique subsaharienne - soit près d'un sur cinq - sont touchés par ce phénomène.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-23 11:43:31
Nimi Lukeni, était soit Muyombe de Vungu ou Mukuni de Ndingi (prononciation kuni) ou Dingi (prononciation européenne du XVIIe siècle). Et Ndingi, est l’ancien nom de la vallée du Niari, l’extension du royaume de Kongo.
Les chercheurs en histoire et en anthropologie, n’ont pas encore tranché de façon définitive sur la question en examen. Mais certains indices, notamment onomastiques (études des noms) et clanonymes (études des clans), penchent pour une origine ethnique kuni.
C’est, par exemple, le cas de figure du nom de Nsundi. Étymologiquement, ce nom proviendrait du verbe « ku tsunda » qui, en langue kuni, signifie : débuter, commencer, fabriquer, etc.
Pour étayer cette hypothèse de travail, un chercheur kuni, Christian Roland Mbinda Nzaou, Docteur en histoire, rapporte (dans un texte publié sur WhatsApp) que le nom authentique du fleuve Niari, serait Nsundi Niadi. Sa transcription en Niari, est du fait des explorateurs et missionnaires coloniaux, qui ont transcrit Nsundi Niadi en Niari, en adoptant la prononciation de l’ethnie Bembé des plateaux éponymes.
Un autre indice onomastique qui pointe en direction d’une origine kuni de Nimi Lukeni, c’est d’abord le nom de Nimi. Chez les Kuni, ce nom est donné exclusivement aux jumeaux masculins.
C’est au premier sortant du sein maternel de porter le nom Ngo. Car il symbolise toute la masculinité à venir. Ngo, c’est la panthère en langue kuni comme dans la plupart des langues kongo. Le second jumeau (garçon) porte le nom de Nimi. la signification de ce nom renvoie à Nima (ce qui est derrière, ce qui vient après).
Quand il s’agit des jumelles, l’aînée est nommée Nsoutsi (hardiesse) et la cadette s’appelle Tsimba (ce qui tient, celle qui tient).
Cette façon de signifier la réalité sociologique kuni, pourrait avoir un lien de parenté culturelle avec la manière sémitique de désigner la venue au monde des jumeaux. Chez les sémites (Israélites et Juifs), le premier garçon jumeau, qui sort du sein maternel, est appelé Esaü.
Les textes bibliques de l’Ancien Testament, le qualifient de roux et poilu. Il serait la personnification de la masculinité, en devenant un chasseur émérite. Le second jumeau, est Jacob. Celui qui est sorti du sein maternel en tenant le talon de son frère aîné. Jacob est né avec une peau lisse et sans poils. La bible dit de lui, qu’il affectionnait rester sous la tente, à proximité de sa mère Rebeca.
Ne verrait-on pas là, l’esquisse d’un caractère presque féminin, d’un homme qui paraît fonctionner à l’ocytocine et privilégie le renforcement d’un vivre-ensemble apaisé, la stratégie, la tactique et la ruse ; contrairement à son grand frère Esaü, qui carbure à la testostérone qui le pousse à rechercher les effets euphorisants de l’adrénaline que lui font monter les défis et les dangers auxquels il fait face…
D’ailleurs, il s’en mordera les doigts jusqu’aux larmes, lorsqu’il se rendra compte que le petit frère l’avait floué en se faisant bénir à la place du grand frère par le père Issac, dont la vue n’était plus bonne ; bien entendu avec la complicité de leur mère.
Un autre faisceau d’indices mène l’attention de ceux qui cherchent à en savoir davantage sur la question de l’origine ethnique de Nimi Lukeni, en direction des noms symboliques que Nimi Lukeni donna à sa fille bien-aimée.
Parmi ces noms, il y a :
1- Nzinga (nous en détaillerons la signification dans les lignes à venir),
2- Kuni (qui veut dire celui ou celle qui préfère la viande - la bonne chaire - aux légumes),
3- Lawu (qui s’écrit aussi Lau, nom qui symboliserait la belle femme aux mille chances parce que féconde en maternité).
S’agissant du nom de Nzinga, les récits anthropologiques et historiques disent que cette dernière serait née avec le cordon ombilical autour du cou. À noter que le cou, en kuni, se dit dinga, selon qu’on est ressortissant du sud de la vallée du Niari, communément appelée Banda (district de Kibangou) par rapport au cours du fleuve Niari, de Ngouelé ou de Ngot- Tsoungou (district de Louvakou).
Par contre le cou, se dit tsingu (ou ntsingou) en kuni du nord de la vallée du Niari, et du cours du fleuve éponyme, dit aussi de Mongo ou de Loudima. À noter que le cordon, en langue kuni, se dit musinga. Le verbe enrouler se traduit par ku tsinga à distinguer du verbe durer (ku tsiinga).
Et si l’on donne à quelqu’un l’ordre d’enrouler une corde ou un cordon autour d’un être vivant ou inanimé ou d’un objet, cette action se traduit par « mu tsinga ». Il y a même dans le répertoire des noms kuni, un nom spécifiquement féminin qui est Mutsinga (ou Moutsinga).
Or, l’impératif, l’ordre, le commandement ou la recommandation s’enlacer ou d’embrasser quelqu’un se dit en kuni « mu tsinga ». Ce qui justifie que ce patronyme soit exclusivement réservé aux femmes.
Autre indice supplémentaire, le nom Lukeni. Chez les Kuni, qu’ils soient de Mongo (amont ou nord, selon le sens de l’écoulement du fleuve Niari) de Banda (aval ou sud, selon le sens topographique du Niari), de Ngouelé ou de Ngo-Tsoungou (centre), - Lukeni désigne soit un poisson dont les écailles sont d’une brillance captivante ou une espèce de raton-laveur qui symbolise la beauté. Et c’est une caractéristique qui était, et l’est moins à cause de l’aliénation culturelle imposée par l’occidentalisation, souvent attribuée aux personnes ayant un charisme particulier, et surtout aux femmes d’une très grande beauté.
En poursuivant l’argumentaire qui sous-tend que Nimi Lukeni pourrait être Kuni, un pasteur de l’église évangélique du Congo, en la personne de monsieur Joseph Titi, m’a écrit le message suivant sur Messenger :
“… tu sais aussi qu'à 5km de Lubetsi (station missionnaire protestante évangélique, située à 35 km de Kibangou), coule un torrent (rivière) appelé Lukenini (Lukeni lu Nimi), on dit que le Roi s'était installé sur la rive de ce torrent, du côté gauche, en allant vers le Gabon. La RN3 retrace l'itinéraire que le Roi a utilisé pour sa fuite, après avoir été renversé par les Yaka, à Mbanza Kongo”.
Le fait de mentionner les Yaga tels que les nommaient les chroniqueurs européens, (ascendants des Yaka actuels en RDC et dans le département de la Lékoumou au Congo Brazzaville), ne nous semble pas correspondre historiquement à la chronologie du parcours royal de Nimi Lukeni.
Car dans les faits, la chronologie de l’histoire des royaumes en Afrique noire, nous indique que la durée d’un règne s’échelonnait en moyenne entre 30 et 35 ans.
Pour avoir fondé le royaume entre la fin du IXe et et le début du Xe siècle, la fin du règne de Lukeni ne pouvait pas être occasionnée, même en partie par la poussée belliqueuse des Yaka, venus de l’Est du royaume. D’autant plus que le tout premier déferlement des Yaka sur le royaume Kongo date de 1550, soit près de 600 ans après le règne du premier roi du Kongo.
Il est vrai que les Yaka ont semé le chaos d’Est en Ouest sur tout le territoire du royaume de Kongo, notamment pendant la possession portugaise des terres d’Angola dans les territoires au sud du royaume Kongo, période à laquelle les Yaka, instrumentalisés comme supplétifs-mercenaires des Européens esclavagistes, ont été aussi recrutés tantôt par les Portugais tantôt par les Hollandais ; ou par la coalition occidentalisée, pour attaquer le royaume quand les monarques congolais n’étaient plus en « odeur de sainteté » avec les marchands d’esclaves.
Néanmoins, un éclairage historique, anthropologique et archéologique mérite de faire la lumière sur le début et la fin du parcours de vie de Nimi Lukeni, en vue d’installer une véritable grille de lecture de l’histoire de Nimi Lukeni. Ce n’est qu’ainsi, que les différentes approches de l’histoire du royaume de Kongo pourraient être, scientifiquement, consolidées pour une lecture sereine de ce royaume ayant traversé six siècles discontinus de pouvoir royal matrilinéaire, militaire, économique et culturel sur un territoire de la taille d’un empire.
C’est en cela qu’il est intéressant d’examiner, minutieusement, les nombreuses informations qui font le lien territorial, culturel, linguistique et sociologique entre le Vungu (aussi appelé Bungu) et le Ndingi (ancienne appellation de la vallée du Niari) - vallée dans laquelle est localisée l’aire géographique du « pays Diangala ».
Et il va sans dire que tout ce qui précède, mérite des investigations épistémologiques pour de dégager les approches idéologique et messianique qui encombrent le champ de la démarche scientifique. Pour ce faire, une entrée en science de l’histoire nous est donnée par l’historien congolais Abraham Constant Ndinga Mbo, dans « Une histoire des métallurgistes du cuivre dans le Pool et la Bouenza avant le XXe siècle ».
A.C Ndinga Oba, mettant en exergue les références chronologiques de la fondation du royaume du Kongo, écrit que : «…l’affirmation de l’existence antérieure de trois dynasties au trône avant Nzing’a Nkuwu, fournit quelques matériaux pour l’élaboration d’une chronologie. Celle-ci laisse supposer l’existence de plusieurs siècles entre Lukeni, le premier souverain de la première dynastie et Nzing’a Nkuwu, souverain de la quatrième dynastie…ce qui amène à conclure que la formation du royaume de Kongo daterait du IXe ou du Xe siècle de l’ère chrétienne. »
À noter que, après Nimi Lukeni, deux de ses cousins avaient, successivement, dirigé le royaume. Ensuite, ce fut le tour de Nzinga-a-Ntinu, le propre fils de Nimi Lukeni. Puis, vint le tour de Nzinga-a-Nkuwu, le premier monarque kongo à se convertir au catholicisme en 1491, à la suite du premier contact du royaume Kongo avec l’Occident par le biais du navigateur portugais Diego Cao en 1482.
Est-ce à dire que Nimi Lukeni, en quittant Vungu, le Kongo dia Ntètè, où il est né sur la rive droite du fleuve Congo (Niadi, Nzadi ou Zaïre en portugais), était-il parti ou non avec un « projet politique » de fonder son propre royaume sur la rive gauche du fleuve ?
Dans l’hypothèse où il serait sorti de Vungu (ou Bungu) avec un projet politique en gestation, où aurait-il fait « école », si ce n’était dans l’archaïque seignerie ou proto royaume où il avait le statut de prince (non encore régnant) : puisque, semble-t-il, la raison de sa révolte, ayant suscité sa fronde et son départ, aurait été son impatience de monter au trône. Cette colère aurait été, exacerbée, semble - t-il, par le crime que le futur roi, aurait commis sur la personne de sa tante paternelle, qu’il aurait éventrée pour avoir refusé de payer la taxe de traversée du fleuve qu’avait imposé Nimi Lukeni et ses affidés.
C’est probablement, ici, une indication intéressante à examiner, anthropologiquement, les niveaux d’organisation des premières structures sociales dans le Vungu et le Ndingi en vue de connaître le mode préparatoire des candidats dynastiques à la succession au trône (royal).
Et une fois, cette précision établie, il y aurait lieu de chercher à savoir si de telles indices d’anthropologie culturelle pourraient se retrouver chez d’autres ethnies attenantes aux Yombé, aux Kuni et aux Nsundi du Kongo dia Ntètè ? Pour le moment, nous n’en savons rien à l’heure où nous rédigeons cet article.
Il serait - donc - opportun de voir [être] publiées des articles anthropologiques, sociologiques et linguistiques pour établir la corrélation, certaine ou pas, du nom Nimi Lukeni avec les Yombe et/ou d’autres peuples du Vungu (Bungu) et les Kuni du Ndingi.
Quant au lieu d’inhumation du roi Nimi Lukeni, il serait quelque peu incongru et hasardeux d’indiquer et surtout de proclamer qu’il fût enterré à tel endroit précis. Ce qui est certain, c’est l’assurance quasi absolue qu’il ne pouvait être inhumé que, quelque part, sur les terres du royaume de Kongo dia Ntotila qu’il avait fondé. D’autant plus que le territoire aggloméré, avait atteint le stade d’un empire englobant les territoires actuels de l’Angola, des deux Congo (RDC et Congo Brazzaville) et le sud du Gabon.
Michel Mboungou-Kiongo ancien DG de Télé Congo (1994-1997)
Créé le 2025-08-23 11:30:33
Oui, la criminalité des « Kuluna », qui désignait initialement de jeunes délinquants, a évolué à Brazzaville. Le phénomène s'est élargi au fil du temps et touche désormais des personnes d'âges variés, y compris les femmes, qui peuvent être impliquées dans des activités criminelles similaires aux hommes, participant à des actes de vol et de violence, souvent liés à la pauvreté et au manque d'opportunités. La Brigade spéciale d'intervention rapide (BSIR) a interpellé mercredi 20 août 2025, entre 14h et 18h, neuf kulunas dont une femme. Ils opéraient dans les zones de Ngamakosso, Domaine, Mboualé, Dallette et Mikalou et tous sont des Congolais de Brazzaville.
Multirécidivistes reconnus, ils devraient être présentés devant le procureur de la République.

Cette opération s’inscrit dans l’objectif de lutter efficacement contre le banditisme urbain dans la capitale congolaise, comme l’avait annoncé, au cours du traditionnel réveillon d’armes de fin d’année, le 31 décembre dernier à Brazzaville, Denis Sassou-N’Guesso, le chef suprême des armées.
Le Président de la République avait demandé à la force publique de poursuivre, en 2025, l’effort d’éradication complète du grand banditisme dans les grandes villes et à l’intérieur du pays.
En sus de l’éradication du grand banditisme urbain, la force publique devrait également contrôler les frontières nationales afin qu’elles ne soient pas des passoires des hors-la-loi venus d’ailleurs.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-21 15:50:04
Le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso représente le Congo-Brazzaville, à la neuvième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), qui s’est ouverte le 20 août 2025 à Yokohama, au Japon.
Placée sous le thème « Co-créer des solutions innovantes », cette rencontre est co-présidée par le Président angolais João Lourenço, en sa qualité de Président en exercice de l’Union africaine, et par le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba.

Cette conférence réunit plusieurs Chefs d’État africains, ainsi que des organisations multilatérales et institutions internationales telles que les Nations unies, la Commission de l’Union africaine et la Banque mondiale, représentées au plus haut niveau.
Les travaux s’articulent autour de trois plénières, correspondant aux piliers de la TICAD : paix et sécurité, économie, et société.
La cérémonie inaugurale a été marquée par les allocutions du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, du Premier ministre japonais Shigeru Ishiba et de João Lourenço, président de l’Angola et président en exercice de l’Union africaine (UA).

Dans son discours, João Lourenço a souligné que la TICAD, lancée en 1993, est devenue une plateforme incontournable pour renforcer le dialogue et la coopération entre l’Afrique et le Japon.
Il a salué « l’exemple d’un pays qui s’est relevé de multiples adversités pour devenir une puissance économique » et qui inspire les nations africaines dans leur quête de développement.
Le chef de l’État angolais a insisté sur l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des programmes de développement du continent après le retard causé par la pandémie de Covid-19.
Selon lui, l’Afrique doit concentrer ses efforts sur des priorités comme la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, les infrastructures énergétiques et la digitalisation, tout en s’appuyant sur l’Agenda 2063 de l’UA et les Objectifs de développement durable.
Sur le plan international, João Lourenço a réaffirmé l’attachement de l’UA au multilatéralisme et dénoncé les risques posés par « le retour du protectionnisme et des tensions géopolitiques ».
Il a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et pour des mécanismes de financement plus équitables permettant aux pays africains d’accéder à des ressources à faible coût pour soutenir leurs projets d’industrialisation et de modernisation.
Abordant les enjeux sécuritaires, le président angolais a réitéré la volonté de l’UA de « faire taire les armes en Afrique », en évoquant notamment les processus de paix en cours dans l’est de la RDC et au Soudan.
Il a également condamné la guerre en Ukraine et appelé à une solution négociée, tout en dénonçant « le génocide du peuple palestinien » dans la bande de Gaza.
TICAD est l'acronyme de "Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique". Le gouvernement du Japon est à l'initiative de cette Conférence depuis 1993.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-21 15:07:59
Sous un soleil de plomb qui écrase les berges du lac bleu, on peut aisément les voir à côté d'immenses blocs de pierre, marteaux ou petites barres de fer entre les mains, visages suant parfois à grosses gouttes. Autour d’eux, des tas de graviers de tailles différentes ont été formés. Ils serviront à la construction ou à la réfection d’immeubles ou de maisons à Mossendjo dans le Niari (sud).
Chaque jour à Monssendjo, la ville des palmiers, plusieurs jeunes casseurs de pierres investissent, dès les premières heures de la matinée, cette place rocailleuse ceinturée par les montagnes.

Ils s’écorchent les doigts, se brûlent au soleil et, disent-ils, risquent souvent « la mort », pour assurer leur avenir.
« Je casse des pierres pour subvenir à mes besoins et ceux de ma famille. C'est un métier difficile. En ce moment, d'autres jeunes comme nous, attendent que leur parent les nourrisse. Nous autres, nous devons pulvériser des pierres pour nourrir nos familles », nous a confié Germain, un casseur de pierre âgé de 39 ans, sous un abri de fortune fait de piquets plantés dans le sol, ouvert aux quatre vents et recouvert par de vieux vêtements.

Il s’échine à cette tâche depuis deux ans. « Avant, je ne faisais rien, chuchote-t-il, honteux. Mais mes enfants ont commencé le collège et je ne pouvais plus rester inactive, car ma femme ne s’en sortait plus. Avec cet argent, j’assure leur repas et leur scolarité. »
Dès l’aube, ces jeunes chaussés pour la plupart de sandales, s’enfoncent dans le cratère dont les bas-fonds sinueux et glissants prennent des allures de fourmilière.

Une fois chargés, ils remontent un chemin ardu, avec sur la tête un plateau lourd de dizaines de kilos de granit.

Courbés en deux, ils brisent le granit dont certains éclats perdus atterrissent dans leurs yeux abîmés.
Sorti de la carrière, ce granit sert à construire des bâtiments, des maisons… Il est vendu à 60.000 FCFA le mètre cube.

Le métier a des risques. Il arrive très souvent que certains jeunes se cognent les doigts en voulant casser la pierre.
Malgré cela, ils ne se voient pas ailleurs.
« La pierre c’est ma vie maintenant. C’est la pierre qui me nourrit et me permet de marcher la tête haute. Avant je demandais l’aumône, aujourd’hui je travaille », dit en riant Rodrigue, casseur de pierre et fier de l’être.
Autrefois, casser des pierres était considéré comme un travail honteux, un saut-métier. Ceux qui pratiquaient cette activité le faisaient en cachette et étaient méprisés par les autres.

Aujourd’hui, les casseurs de pierre affichent leur fierté d’avoir un métier qui leur permet de vivre.
Au Congo-Brazzaville, les industriels et casseurs de pierre n'ont pourtant pas la même clientèle.
Les carrières appartenant aux entreprises fournissent essentiellement les gros chantiers et la filière artisanale continue donc d'approvisionner les chantiers plus modestes.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-21 13:36:49
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Créé le 2025-08-21 10:02:30
Népher, généralement écrit Nefer, est un prénom de l’Égypte antique, signifiant le « le beau » ou ce qui désigne “ce qui est beau”. Dans la langue kikuni, « ku nièfe », c’est être agréable à regarder ou à contempler ; « kima ki nièfe, kima kia nièfè », signifie une chose agréable à voir, à regarder, à contempler.
En s’intéressant à la langue de l’Égypte ancienne, un observateur attentif sera surpris des mots et des noms qui semblent partager une parenté linguistique dans la phonologie, la graphologie et la sémantique avec les langues kongo en général et le kikuni en particulier.
Prenons l’exemple du nom Pata, qui est exclusivement porté par les femmes chez les Kuni.
En kuni, le verbe pata signifie : enduire, badigeonner, fabriquer ou créer une œuvre d’art à partir de l’argile molle. Dans la langue de l’Égypte ancienne, ce nom s’écrit Ptah et se prononce Petah ou Patah, parce que la langue égyptienne ancienne ne comporte pas de voyelle (elle est consonantique) ; tout comme l’est devenue l’hébreu, née de l’égyptien dans la colonie égyptienne de Canaan après l’Exode.
D’ailleurs, historiquement, l’hébreu voit le jour à partir d’un langage issu de plusieurs dialectes parlés par les nombreuses ethnies venues travailler à la construction de la nouvelle capitale Akhet-Aton, et au service des activités du nouveau Pharaon Amenhotep lV, qui a changé son nom en Akhenaton.
Ce qui est une grande première de l’histoire de l’Egypte antique. Car les Pharaons conservaient jusque dans l’au-delà les noms donnés par les parents et par la titulature royale.
À son commencement, l’hébreu est une langue qui était d’usage à Akhet-Aton, et qui a pris son essor bien après le démantèlement et l’effacement total de cette ville - la capitale égyptienne fondée par le Pharaon Akhenaton ou Amenophis IV sous la XVIIIe dynastie.
À noter que la condamnation, la destruction et le bannissement, sans appel, d’Akhet-Aton comme « ville maudite », ont été décrétés par le Vizir, appelé Père Divin (parce que beau-père d’Akhenaton). Cet homme puissant, politiquement, a été le responsable en chef de la charrerie de l’empire sous Amenophis IV ou Akhenaton.
C’est lui qui assumera aussi le statut de régent du jeune Pharaon Toutankhamon, qui est monté sur le trône d’Égypte à huit ans, à la mort de son père Akhenaton. Cinq ans plus tard, le nom du roi passe de Toutakhaton à Toutankhamon.
Et lorsqu’il meurt à 18 ans (sans laisser d’héritier - les annales égyptiennes mentionnent que sa femme a fait une fausse couche d’une fillette) - c’est le Vizir Aï (ou Ay) qui devient Pharaon. Et c’est fort de sa position de Pharaon, grand chef politique et religieux, qu’il stoppe net le monothéisme institué par le Pharaon Akhenaton qui avait imposé le Dieu unique Aton en Égypte, à partir de la nouvelle capitale d’Akhet-Aton, vers laquelle convergeait toutes les richesses de l’Égypte, depuis 17 ans.
Le nouveau pharaon Aï va donc réinstaller le culte du Dieu multiple Amon sur l’ensemble de l’Égypte, de façon brutale et cavalière, en utilisant l’armée pour chasser hors d’Égypte les prêtres et résidents d’Akhet-Aton. Cette cohorte de « chassés » prendra, à pas forcés, le chemin de l’exode en direction de Canaan et vers les terres de la Judée.
Pour revenir à « Ptath » qui se dit en hébreu « Pothéah », la racine de ce nom, dans la langue hébraïque, signifie précisément « ouvrir », une extension vers l’espace, l’étendue, etc. Ceci étant égal par ailleurs, en kikuni, langue dans laquelle, le verbe [ku] Pothé signifie enduire, badigeonner, colorier, étreindre, embrasser, etc.
À noter que Ptah était le Dieu de Memphis, considéré comme le Verbe Créateur. Que dire, alors, de L’amour ? N’est-il pas la puissance même de la création !
La femme de Ptah s’appelait Sekhmet. Cette femme était symbolisée par une tête de lionne, qui était crainte parce qu’elle pouvait déclencher les fléaux les plus dévastateurs ; mais dont on pouvait apaiser la colère par des rites d’adoration.
Une lionne - nkosi ou kosi - n’est-elle pas paramétrée pour être redoutée quand elle lance sa chasse pour se nourrir, elle et sa portée, voire même le ou les lions mâles de la harde, - dans le but de stabiliser l’équilibre de la troupe !
En kikuni, le verbe [ku] sekmè signifie [se] stabiliser, notamment en parlant d’un liquide - surtout de l’eau ou de l’huile - qui était trouble et qui arrive à se décanter en devenant propice à un bon usage.
Michel Mboungou-Kiongo ancien DG de Télé Congo (1994-1997)
Créé le 2025-08-20 12:05:41
Ce sont deux totems jaunes qui intriguent les nombreux passants au rond-point « Chamoukoualé » à Mossendjo dans le Niari (sud). Depuis plusieurs mois, deux bornes de recharge pour téléphones portables, ont fait leur apparition dans cet espace public. Alimentées, 24h/24 et 7j/7, par le groupe électrogène de la compagnie de téléphonie mobile MTN afin d’aider ses nombreux abonnés à recharger leurs téléphones dans une ville dont la fourniture en électricité est paralysée depuis plusieurs années, les habitants de la ville des palmiers, par ordre d’arrivée, branchent leurs téléphones et attendent debout jusqu’à la charge complète des appareils. Ce dispositif permet de recharger jusqu'à 45 appareils, en toute sécurité, pour une ville qui compte plus de 15000 âmes.

« C'est pratique car la ville de Mossendjo n’a plus d’électricité depuis plusieurs mois et cela m'évite de chercher une prise au restaurant où dans une boutique de la place qui propose ce service moyennant une somme de 200 FCFA », confie un quadragénaire.

« C'est sécurisé donc je ne suis pas inquiet de me faire voler mon portable et en plus c'est gratuit », affirme un jeune de Mossendjo qui vient de parcourir plusieurs kilomètres pour venir recharger son téléphone portable.

Dans la ville où les « bébés noirs » ou « kuluna » ne sont même pas connus en rêve, la station de recharge est plutôt un lieu de retrouvailles amicales et de causeries sur tous les sujets d’actualité.

Cette stratégie commerciale permet à MTN de continuer à fleurir, malgré les difficultés économiques d’une population tournée vers l’agriculture, le petit commerce, et de plus en plus à la vente du gravier issue de la casse des roches au lac bleu.
Selon des citoyens, qui témoignent leur reconnaissance à MTN, l’érection d’un hangar muni de bancs serait idéal et permettrait aux usagers de s’asseoir pendant l’attente, puisque tout le monde n’a pas un chargeur rapide. L’abri pourrait aussi protéger contre les intempéries, estiment-ils.
Mossendjo régresse de plus en plus. Auparavant alimentée par un générateur de la Société nationale d’électricité (SNE), la ville des palmiers n’est plus éclairée depuis plusieurs années. La nuit, Mossendjo donne l’image d’une vaste forêt, étant totalement dans le noir. A partir de 19 heures, certaines avenues et ruelles, elles-mêmes envahies d’herbes, deviennent quasiment désertes. Les quelques citoyens qui bravent ces ténèbres, bien qu’habitués, courent des risques de morsures de serpents.

Les installations électriques sont visibles dans la ville. Mais rien ne marche depuis plusieurs années. La population ignore la vraie raison de cette coupure prolongée de l’électricité. Un véritable manque à gagner pour l'économie locale et une souffrance pour la population de la ville des palmiers.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-20 10:13:53
À l’occasion du défilé marquant le 65ème anniversaire de l’indépendance du Congo, sous la haute direction du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, chef Suprême des Armées, la Force publique a fait preuve d’un déploiement traduisant sa force, sa discipline et sa modernité. Entre autres unités ayant défilé, Il y a eu le carré motorisé de la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE), de la Sécurité intérieure, véritable vitrine de l’expertise logistique nationale. Cette démonstration technique qui répond aux directives du Président de la République et relayées par le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphyrin Mboulou, a été matérialisée par le colonel major Michel Innocent Peya, directeur général des finances et de l’équipement. Afin de maintenir un esprit sain dans un corps sain, apte à rendre à la hauteur des sollicitations et des missions, répondant ainsi aux prescrits du Président de la République, la DGFE dispose d’une unité de soins du soldat, dotés de structures opérationnelles de pointe. Et dans les cas extrêmes, elle dispose également d’une structure opérationnelle visant à accompagner dignement les défunts de la Force publique, une grande première au Congo-Brazzaville et dans la sous-région Afrique centrale.
À l'occasion du réveillon d'armes, le 31 décembre de chaque année, le président Denis Sassou N'Guesso, chef de l'État, chef Suprême des Armées, a toujours prescrit à l'ensemble de la Force publique, des missions pour l'année à venir, après avoir évalué avec elle, le niveau d'exécution des missions précédentes et félicité les troupes et ceux qui les dirigent, pour leur engagement et leur sens du devoir vis à vis de la Nation pour laquelle ils servent jusqu'au sacrifice Suprême.
Ainsi, le 31 décembre 2024, le chef Suprême des Armées prescrivait à la force publique des missions essentielles axées sur l'Homme. Denis Sassou N'Guesso relevait en substances: pour la nouvelle année 2025, l’amélioration des conditions de vie au sein de la force publique.
« Le gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir les conditions de travail et de vie au sein de la Force publique. Que ces conditions de vie soient améliorées.
Qu’il s’agisse de l’habitat, du couchage, du maintien des casernes, d’approvisionnement en eau potable, d’électricité, de nouvelles casernes que nous venons de construire aux environs de Brazzaville, de l’ouverture des voies qui devaient mener du centre-ville à ces casernes. Le gouvernement s’emploiera au cours de cette année 2025 à améliorer la vie des troupes.
Ainsi, la force publique et le peuple avanceront ensemble, dans un contexte mondial très difficile aujourd’hui, mais la force publique et le peuple, en liaison avec les autres peuples du monde épris de paix, de justice et de liberté, la force publique et le peuple avanceront, j’en suis convaincu, vers des victoires encore plus grandes.»
Réaffirmer au sein de la force publique le sens du devoir et de l’engagement pour lesquels les hommes et les femmes servent sous les drapeaux, parfois jusqu’au sacrifice de leur vie, tel a toujours été le rôle cardinal des adresses du Président Denis Sassou N’Guesso, Chef Suprême des Armées, à l’endroit de la troupe.
Cet engagement qui consiste en la défense de la patrie et partant de la population, commande de tisser un véritable lien fusionnel entre la force publique et la population.
Ces prescrits du Chef Suprême des Armées sont relayés par le ministre de l’Intérieur, de la décentralisation et du développement local, Raymond Zéphirin MBoulou, au sein des forces de police et de gendarmerie, ainsi qu’elle en a montrés les actions lors du défilé, le 15 août dernier.
La vie dans la Force publique, se décline en un triptyque, que la DGFE a tenu à magnifier à travers les trois unités qui forment désormais une chaîne complète de soutien.
Le capital premier de la vie est le maintien en bonne santé. La bonne santé corrobore la question de l’opérationnalité des hommes, afin de maintenir un esprit sain dans un corps sain, apte à rendre à la hauteur des sollicitations et des missions. C’est pourquoi, la DGFE, sous la direction du colonel major Michel Innocent Peya, a réhabilité dans son rayon d’action, ‘’ l’unité de soutien médical, suivi et soins du soldat à domicile.
1- L’Unité des soins de soldat à domicile

Cette unité place le soldat et sa famille au cœur de la prise en charge, avec dignité et humanité. Lorsqu’un soldat est blessé ou malade, il est essentiel qu’il puisse bénéficier d’un suivi médical continu, même en dehors des hôpitaux militaires.

L’unité de soins à domicile a été créée pour assurer les soins infirmiers ou la continuité des soins après une hospitalisation à son domicile ou de rééducation nécessaire, accompagner le soldat dans son rétablissement et alléger le fardeau des familles en apportant directement l’aide au domicile, on évite ainsi des déplacements lourds et coûteux, ce qui favorise un retour progressif à la vie quotidienne et professionnelle.

Cette unité promeut l’action sociale des hommes et de leurs supérieurs, ainsi que les retraités, ce en prenant en compte les spécificités en matière de santé, afin que celle-ci soit préservée autant que possible.
2- L’Unité de menuiserie de la force publique

La menuiserie de la force publique joue un double rôle : équiper les infrastructures de la force publique et accompagner la mémoire des soldats décédés de mort naturelle ou tombés dans l’exercice de ses missions.

Cette unité contribue autant à la vie quotidienne du soldat en service qu’au respect dû à sa mémoire. Elle procède à la fabrication de mobiliers adaptés pour les casernes et les centres de formation de policiers et de gendarmes (lits, armoires, tables bancs, estrades, pupitres, la réalisation de travaux de réparation ou de remplacement des équipements usés...) pour améliorer les conditions de vie et de formation des soldats.

Elle confectionne des cercueils militaires : chaque cercueil est conçu dans le respect des traditions militaires, avec des matériaux solides et une finition soignée, pour accompagner le soldat dans sa dernière demeure.
Aussi, l’acquisition par la DGFE de corbillards, venant en sus du module de l’unité de menuiserie chargée de la confection des cercueils, formalise l’organisation des funérailles pour les éléments de la Force publique, dont certaines spécificités dans les cérémonies funéraires, souffrent très souvent du manque de structure appropriée, propre à la Force publique et intégrant ses us.
3. Les corbillards de la DGFE
On ne saurait occulter le fait que la vie sur terre se décline en la naissance, la vie et la mort. La perspective dialectique enseigne donc que la mort est une étape de la vie qui s’impose inéluctablement à nous, quand tous les efforts médicaux de maintien en vie ne sont hélas plus réalisables.

Plutôt que de nous enfermer dans une espèce de thanatophobie, cette anxiété intense et persistante liée à l’idée de la mort, cette éventualité, se doit d’être intégrée en chacun et en tous, afin d’accompagner dignement les défunts de la Force publique, mais aussi en rendant pérenne le cadre de cette dignité, avec la mise à disposition d’une structure habitée pour cette tâche.
La fin de toute vie étant la mort, cette évidence ne saurait être occultée. il s’agit de rendre hommage aux agents de la Force publique en toute dignité, à travers des services et un transport funéraire digne via les corbillards de la DGFE.
Cette unité incarne donc le lien entre la force publique, la famille et la Nation, dans l’ultime accompagnement du soldat. Lorsque le soldat décède, il est du devoir de l’institution force publique d’assurer un dernier hommage digne et solennel.

Chargé de ce rôle fondamental, en ce sens que les corbillards assurent le transport des dépouilles des officiers, sous-officiers et soldats de l’hôpital ou du lieu de décès vers sa famille ou le site de sépulture, assure le cérémonial militaire c'est à dire l'organisation de convois funèbres avec le respect du protocole (drapeau, honneurs militaires, coordination avec la famille et les autorités), le soutien aux familles éplorées: leur offrir un cadre respectueux et solennel, afin que la douleur de la perte soit accompagnée par la reconnaissance de la Nation, la mémoire et dignité : chaque soldat, quel que soit son grade, a droit à un dernier hommage empreint de respect.
Ce travail titanesque réalisé, en peu de temps, par le commissaire colonel major Michel Innocent Peya, Directeur général de l’Équipement et des Finances de la Police (DGFE) notamment, les nouvelles acquisitions qui incluent des véhicules d’intervention à haute mobilité, des unités motorisées polyvalentes, des systèmes de communication de dernière génération et des équipements de protection adaptés aux missions modernes de maintien de l’ordre pour mieux protéger les populations et de garantir la sécurité sur tout le territoire national, a été plébiscité par le public ainsi que la presse nationale et internationale.








L'Unité assainissement:
Auparavant, la DGFE avait déjà fait don des engins à la Mairie de Brazzaville pour ramasser les ordures qui jonchent les rues et avenues de la capitale congolaise.
Elle a aussi assainie, et de la plus belle manière, l'avenue Saint Denis située à un jet de pierre de la résidence privée du chef de l'Etat. Une véritable cure de jouvence également de l'avenue Bayardelle, de la cathédrale, en passant par la direction générale de la police...
La DGFE a également installée, tout le long du boulevard Alfred Raoul, des corbeilles urbaines qui répondent aux normes de propreté et d'hygiène pour recueillir les détritus des passants et éviter les salissures. Une très bonne manière aussi d'inciter les habitants de Brazzaville à adopter des gestes simples comme jeter les papiers et les emballages dans les corbeilles.


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Ce geste plein de sens est la preuve que certains comme le colonel major Michel Innocent Peya, ont compris que le développement à la base, exige la participation de chacun.

En définitive, la prestation de la DGFE, ainsi que le repas de corps qui s’en est suivi à l’issue du défilé, avec l'heureuse participation des anciens commissaires invités par le DGFE Michel Innocent Peya, traduisent de la professionnalisation de la Force publique, partant de la police et la gendarmerie congolaises, un processus essentiel pour améliorer les capacités opérationnelles et l’efficacité dans leurs missions traditionnelles.



Ce processus qui nécessite des efforts continus et des réformes structurelles, notamment, la création de nouvelles structures professionnelles complémentaires et des infrastructures, a toujours fait l’objet d’instructions fermes de son excellence Denis Sassou N’Guesso, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées.
Cliquez sur la photo pour lire la vidéo.
Bertrand BOUKAKA/ Jarele SIKA / Les Échos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-20 08:47:45
À cette question, nul besoin d’errer parmi les définitions convenues. Il suffit de prêter l'oreille à la voix profonde et éclairante d’Umberto Eco, dont la réponse traverse le temps avec la force de l’évidence : « Comment définiriez-vous le terme d’intellectuel ? »
Avec la lucidité d’un sage, Eco balaye les clichés : « Si par intellectuel nous entendons quiconque travaille avec sa tête et non avec ses mains, alors un employé de banque serait un intellectuel, et Michel-Ange ne le serait pas. »
Cette observation, à la fois cinglante et lumineuse, renverse les perspectives.
Aujourd’hui, avec la généralisation des ordinateurs, chacun pourrait prétendre au titre d’intellectuel. Mais, pour Eco, la distinction ne repose ni sur la profession, ni sur la classe sociale.
« Pour moi, un intellectuel est celui qui produit de nouvelles connaissances en mobilisant sa créativité. »
Ainsi, le champ de l’intellectuel s’élargit à des horizons inattendus. Le paysan qui, d’un geste visionnaire, imagine une nouvelle greffe capable d’engendrer des fruits inédits, est un authentique créateur de savoir.
En revanche, le professeur de philosophie, si érudit soit-il, qui se borne à répéter, année après année, le même cours sur Heidegger, se voit privé de ce titre. La clé de cette différence ? La créativité critique. « L’esprit critique, cette capacité à interroger ce que nous faisons ou à inventer de meilleures façons de le faire, est la seule véritable mesure de l’activité intellectuelle. »
À travers ces mots, Eco rappelle que l’intellectuel ne se contente pas de savoir, il ose, invente, déplace les frontières du possible. Il ne se cache pas derrière des vérités anciennes, mais les refaçonne, les met à l’épreuve du présent.
Par cette définition vibrante d’humanité, Umberto Eco offre à chacun de nous la possibilité d’être un intellectuel. Car la créativité et l’esprit critique ne sont l’apanage de personne — ils appartiennent à tous ceux qui, un jour, osent penser au-delà des sillons tracés.
Michel Mboungou-Kiongo ancien DG de Télé Congo (1994-1997)
Créé le 2025-08-19 11:54:52
TotalEnergies EP Congo nourrit de nouvelles ambitions d’extension de ses services à travers le pays. Et la construction d'une station-service à Mossendjo dans le département du Niari (sud), peut être un projet d'investissement intéressant, compte tenu de la croissance démographique et de la forte demande en carburant dans la cinquième ville du Congo qui a longtemps souffert d’un déficit d’infrastructures de base, en particulier en termes d’approvisionnement en carburant. La future station-service en pleine réhabilitation par la société Man Meker devrait pallier ces manques dans un mois, en facilitant les déplacements et les activités économiques. Une très bonne opportunité aussi pour la création d’emplois locaux et le soutien à l’économie de proximité, a-t-on appris auprès du chef des travaux, Thaman Loemba Lui-même.
Cette initiative s’intègre dans la stratégie gouvernementale de revitalisation des zones éloignées, avec pour but d’améliorer les conditions de vie des populations.

Le chef des travaux, Thaman Loemba Lui-même, assure que les derniers ajustements sont en cours et que les installations seront bientôt fonctionnelles d’ici 30 jours.

« Tout est réuni pour offrir un service de qualité. À noter qu'hormis les pompes à carburant, cette station-service moderne abritera une boutique et un bar. Pour TotalEnergies EP Congo et, derrière ce beau rideau, des attentes ciblées notamment l’extension, le renforcement et la fiabilisation de son réseau de distribution de produits pétroliers », nous a confié Thaman Loemba Lui-même.

Le reporter des Echos du Congo-Brazzaville s'est enquis du niveau d'avancement des travaux. Guidé par le chef des travaux, il a pu se rendre compte du respect des modalités en matière de construction et des normes environnementales. Tant, il est question de s'assurer que la situation géographique de la station-service ne constitue pas un danger pour les populations et son voisinage immédiat.

Rendez-vous a été pris pour son inauguration.

On rappelle que remplir son réservoir d’essence à Mossendjo, la deuxième ville du département du Niari (sud) devient une mission de plus en plus difficile. Mieux vaut ne pas se retrouver sur la réserve dans la ville des palmiers sans une adresse de pompe à essence en tête et pour cause, la commune qui connaît une croissance démographique remarquable (13.005 habitants), n’en compte plus depuis plusieurs décennies.
Si la tendance est globale dans la région (Makabana, Mossendjo, Mayoko, Mbinda), Dolisie, la ville préfecture, est la seule ville dans le département du Niari, à avoir gagné quelques adresses. Mais dans certaines zones rurales, trouver une pompe devient de plus en plus difficile.
Dans les années 80- 90, Mossendjo comptait deux stations-services de la société Hydro Congo.
En août 2002, les autorités congolaises ont décidé de dissoudre la société d’Etat chargée de la distribution des hydrocarbures, Hydro Congo, franchissant ainsi un pas important dans le processus de privatisation du secteur pétrolier. Elle comptait 720 employés et commercialisait chaque année 300.000 tonnes d’hydrocarbures pour un chiffre d’affaires de 10 milliards de Fcfa. Plusieurs stations-services traditionnelles, celles que l’on trouvait en campagne, ont baissé le rideau. A Mossendjo aussi.
Les automobilistes de la ville des palmiers vont se ravitailler à Dolisie (186,78 km).
A noter qu’à Mossendjo, plusieurs jeunes étranglés par le chômage, se sont engagés dans la débrouillardise, notamment les « khadafi ». Leur raison sociale ? Vendre dans les rues les carburants et autres produits sur les étagères en bois ou à même le sol : essence, mazout ou gazole, la graisse, du pétrole et l’huile pour moteurs dans des bidons en plastiques de 25L, 10L, 5L, 1L.

Pas un coin de Mossendjo sans Kadhafi (carrefour Chamoukoualé, marché Makoulou-Ngoulou...). Un métier à haut risque parce que ces compatriotes ne disposent ni d’équipements de protection individuelle (EPI), ni d’autorisation pour exercer ce métier en plein air.
Pour la petite histoire, ce nom tire son origine du feu président de la Lybie, Mohamed Kadhafi, parce qu’à une certaine époque la Lybie fut le premier pays africain producteur du pétrole.
Malgré qu’ils soient souvent accusés de vendre des produits de mauvaise qualité, mélangée avec de l’eau, les Kadhafi rendent des bons et loyaux services à la population.

Les statistiques sur le nombre des « kadhafi » au Congo-Brazzaville ne sont pas disponibles. Mais où est-ce qu’ils s’approvisionnent en carburants ?
Selon notre source, avec l'actuelle pénurie de carburant, des pompistes véreux, en complicité avec certains conducteurs de camion-citerne détournent les produits pour les faire revendre par les « Kadhafi », avec une plus-value qui procure à toute la bande des dividendes confortables. Ainsi, frères, sœurs ou femmes de pompistes se sont transformés en « Kadhafi » jamais à sec, alors que le produit manque dans les stations-services où les personnes en quête de carburant blanchissent des nuits ou attendent de nombreuses heures, dans des files interminables avant d'être servis.
Parfois, après la rupture du stock, c'est le pompiste qui renseigne les automobilistes sur l'endroit où ils peuvent trouver un « Kadhafi » proposant un bon produit, celui sans additifs quelconques.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-19 11:18:42
Le mystère entourant le lieu de vacances du Président de la République a enfin été percé. Denis Sassou-N’Guesso a posé ses valises à Oyo dans le département de la Cuvette (nord). Une période pendant laquelle le numéro un congolais profite de cette parenthèse avec son épouse Antoinette Sassou-N’Guesso, entre travail et moments de détente. Il va y rester une semaine avant de revenir aux enjeux diplomatiques et politiques majeurs.
Les vacances sont en pleine effervescence ! À l’instar de nombreux congolais, les personnalités politiques profitent aussi de cette saison. Cela est notamment le cas de Denis Sassou-N’Guesso et son épouse Antoinette, qui sont en vacances à Oyo pour une courte parenthèse en famille.
Lundi, il a reçu Maxime Prévot, vice-premier ministre belge, chargé des affaires étrangères, des affaires européennes et de la coopération au développement.
Les questions bilatérales, l'actualité dans la sous-région et les sujets internationaux ont été au menu de l'audience que le chef de l'Etat a accordé à son hôte de marque au bord de l’Alima.
Cette visite de travail du vice premier-ministre belge est une occasion de raffermir les relations qui existent depuis 64 ans entre Brazzaville et Bruxelles.
Denis Sassou-N’Guesso a fait visiter aussi à son hôte ses réalisations alimentaires. L’occasion pour Maxime Prévot de découvrir les secrets de la pisciculture et d’apprécier pleinement la beauté des étangs du Président de la République.
Ces vacances de Denis Sassou-N’Guesso interviennent après l’organisation réussie des festivités marquant les 65 ans de l’indépendance du Congo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-08-19 08:32:37
Le Président américain, Donald J. Trump adressé une lettre à son homologue congolais Denis Sassou- N’Guesso et au peuple congolais à l’occasion du 65e anniversaire de l'indépendance de la République du Congo.
Créé le 2025-08-18 19:10:20
Arrivé en terre congolaise dimanche 17 août dans la soirée via l'aéroport international d'Ollombo, Maxime Prévot, vice-premier ministre belge, chargé des affaires étrangères, des affaires européennes et de la coopération au développement a été reçu ce lundi 18 août à Oyo dans le département de la Cuvette (nord) par le Président de la République, Denis Sassou-N'Guesso, qui y est en vacances.

Les questions bilatérales, l'actualité dans la sous-région et les sujets internationaux ont été au menu de l'audience que le chef de l'Etat a accordé à son hôte de marque au bord de l’Alima.

La République du Congo et la Royaume de Belgique ont établi leurs relations diplomatiques en 1961. La coopération entre les deux pays est régie par plusieurs accords, au nombre desquels :
L’accord général pour le développement de la coopération économique, scientifique et technique signé à Brazzaville le 27 juillet 1983, la convention dans les domaines de la formation, de la culture et la médecine préventive conclue le 17 février 1984 à Bruxelles, l'accord de coopération financière signé le 04 septembre 1987 à Brazzaville et l'accord bilatéral aérien signé le 27 octobre 2011 à Brazzaville.

Il sied de noter que cette visite de travail du vice premier-ministre belge est une occasion de raffermir les relations qui existent depuis 64 ans entre Brazzaville et Bruxelles.

Maxime Prévot effectue un périple africain qui le conduit successivement en République du Congo, en RDC et en Ethiopie.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-18 18:21:40
Le deuxième arrondissement de Ntoum, chef-lieu du département du Komo-Mondah dans la province de l'Estuaire, situé à 38 km de la capitale gabonaise Libreville, est en effervescence depuis une semaine, suite au lancement avec succès de la 2e édition du tournoi de football placé cette année sous le thème : « Ensemble, bâtissons le 2e arrondissement de Ntoum ».
Initié par la Fédération des habitants du 2e arrondissement de la commune de Ntoum (FHAN2), ce tournoi de football qui est à sa deuxième édition se déroule sans anicroches au stade Ermöglichen de Nkok, au PK27 avec le soutien indéfectible du Complexe hôtelier Ivélè.
Un événement précieux qui va au-delà du simple aspect sportif car ce tournoi hautement symbolique favorise la cohésion sociale et la paix dans la contrée, en utilisant le football comme un puissant vecteur d'unité et de solidarité.
C’est aussi à en croire la présidente de la Fédération des habitants du 2e arrondissement de Ntoum (FHAN 2), Chimène Massounga Nzamba, offrir un cadre d’épanouissement et de promotion d’activités de développement dans le deuxième arrondissement , chef-lieu du département du Komo-Mondah.
L’atmosphère est donc empreinte d’émotion et de gratitude, illustrant l’importance de ce tournoi de football qui témoigne de l’engagement à promouvoir l’éducation par le sport et à soutenir le développement des jeunes générations.
Les sourires sur les visages des jeunes joueurs et leur enthousiasme palpable sont la meilleure preuve de l’impact positif de cette initiative on ne peut plus louable.
« Comme la précédente édition, plusieurs équipes, dont deux des communautés étrangères regroupant les ressortissants maliens, burkinabés et ghanéens vivant dans les différents quartiers de l’arrondissement sont engagées dans cette compétition dont la finale se disputera le 23 août 2025 au stade de Nkok », a précisé la Présidente de la FHAN2, Chimène Massounga Nzamba avant d’inviter la jeunesse du 2e arrondissement de Ntoum à s’investir dans des actions de sensibilisation, d’information sur le civisme et développement tout en souhaitant que l’esprit de Fair-Play prévale tout au long du tournoi.
Ce tournoi de football exemplaire offre un bel exemple de solidarité et d'entraide, appelant à être soutenu et reproduit dans d'autres contextes similaires à travers Ntoum.
On rappelle que l’année dernière, durant près d’un mois, les jeunes se sont familiarisés avec la pratique du sport en s’adonnant à des activités saines. Plusieurs équipes ont pris part à cette première édition. La finale du tournoi de football s’est jouée, le 25 août dernier, au stade de la localité en présence des autorités locales ainsi que nombreux supports et sympathisants des équipes engagées.

Le PK18 a inscrit son nom en qualité de premier vainqueur de cette première édition du tournoi « Jeunesse active pour un développement communautaire sain » en battant l’équipe de Village Économique de Nkok (2-0).
Chimène Massounga Nzamba a une fois de plus ouvert son cœur à ses jeunes « frères et sœurs », à travers diverses donations favorablement accueillies par les bénéficiaires.

Des gestes de charité qui lui valent désormais d’être surnommée la « Mère Teresa du 2e arrondissement de Ntoum ».

Avec son Comité exécutif, elle a également procédé à la distribution gracieuse de kits scolaires à plusieurs jeunes de la contrée en prévision à la rentrée scolaire 2024-2025.
Un seul mot : continuez !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-18 15:12:38
Des activités au menu de la célébration de la journée de l'indépendance du Congo à Moungoundou-Nord dans le Niari (sud) : levée des couleurs, décryptage et/ ou vulgarisation du message à la nation du Chef de l'Etat, Denis Sassou-N’Guesso prononcé le jeudi 14 août 2025, remise du drapeau national aux chefs des quartiers du chef-lieu du District, match de nzango et apéritif sur fond d'un échange à bâtons rompus avec les populations sur des préoccupations d'intérêt général.






Au cours d'une annonce solennelle, le Sous-Prefet, Adrien Mavoungou a appelé ses populations à célébrer en septembre prochain, le 30e anniversaire avec Denis Sassou-N'Guesso, le bâtisseur infatigable, de l'érection de Moungoundou-Nord en District.
Le Sous-Prefet de Moungoundou-Nord n'est pas passé sous silence l'élection présidentielle, scrutin des 17 et 22 mars 2026. Pour ce faire, il a invité ses administrés à un devoir patriotique, celui d'aborder cette échéance dans un climat apaisé empreint de calme et de quiétude pour honorer la tradition de Moungoundou-Nord de circonscription docile et Pacifique.
Il a saisi aussi l'occasion pour annoncer le déroulement, dans la période du 1er septembre au 30 octobre 2025, des opérations de révision des listes électorales, invitant les populations à se mobiliser massivement à l'effet de participer effectivement à ces opérations.
A la lumière du message du Chef de l'Etat, Adrien Mavoungou, a exhorté les jeunes de Moungoundou-Nord à être de bons citoyens et à travailler dur pour contribuer au progrès de ce District.

Adrien Mavoungou a épinglé également la menace sur les plans sanitaire et sécuritaire matérialisée par la présence massive non seulement des femmes prostituées se livrant au commerce du sexe, mais aussi des étrangers en situation irrégulière pour la plupart en provenance de la RDC, dans nos forêts pillant illégalement nos richesses avec la complicité de nos compatriotes.
Les campements issus de l’orpaillage sont aussi pour les creuseurs les lieux de vente de leur production, de trafic de drogue, de prostitution. Ces comptoirs d’achat permettent aux orpailleurs étrangers d’écouler leur production sans prendre le risque d’être détroussés sur les routes des grandes villes. Le gramme d'or est vendu à 35.000 F voir 40.000FCFA.
Le trafic se maintient malgré la répression grâce à un turnover très important. Le système répressif est contraint par ses moyens insuffisants : le nombre de gendarmes et policiers reste fixe, ce qui ne permet pas de réduire la taille du trafic.
Les pilleurs de l’or opèrent tranquillement à Moungoundou-Nord. Pour extraire la pierre précieuse, ils creusent un peu partout dans les forêts laissant derrière un véritable désastre écologique.
Plus grave, ils versent du mercure pour nettoyer les pierres précieuses. Résultat : quasiment tous les cours d’eau des environs sont pollués au mercure.
Clôturant son mot de circonstance, l'orateur a déclaré que la voie qui mène vers le développement est semée d'embûches, on ne peut l'emprunter seul car un adage populaire dit qu'un seul doigt ne lave pas la figure. Pour ce faire, a-t-il poursuivi," je vous invite à vous aimer les uns les autres pour vivre dans l'unité. Car l'unité est une force qui nous permettra ensemble, sous l'impulsion de Son Excellence Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, Chef de l'Etat, de développer le District de Moungoundou-Nord par le travail et le progrès".
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-18 13:56:41
Des cris de douleur mêlés de mouvements de convulsions avec un quasi-raidissement des membres inférieurs, la dame a attiré à elle l'attention des autres passagers assis sur ce bloc des sièges compris entre les numéros 16 et 25.
Une douleur lancinante, presque insupportable, au point que de nombreux passagers médusés se sont levés, pour tenter de venir en aide à la dame, avant l'arrivée du personnel de bord, attiré par les cris.
Crise d'épilepsie, attaque soudaine, il a fallu quelques secondes avant que la dame, les pieds allongés sur l'ensemble des deux autres sièges désertés par ses voisins et la douleur atténuée, n'évoque une crise de crampes.
La position assise pendant de nombreuses heures aura eu raison de ses pieds qui ont réagi en même temps.
Heureusement, plus de peur que de mal, la situation s'est vite tassée, chacun y allant de son commentaire.
Une anecdote à raconter à l'arrivée, un fait qui n'arrive pas chaque jour dans les avions.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-18 09:49:15
Maître Vianney Louetsi a rendu un sublime hommage à Larsen Bemy décédé cette semaine à Brazzaville.
« Mon frère Larsen Bemy, cher Maître,
Hier encore, tu étais là, mon frère.
Hier encore, à l’ENAM, entouré de tes collègues de promotion, tu as pris cette photo de famille. Une photo qui, sur le moment, ressemblait à une simple trace de fraternité… mais que nous comprenons aujourd’hui comme un signe, un aurevoir silencieux. Comme si tu avais voulu graver ton sourire et ta présence dans nos mémoires avant de t’éclipser. Le soir venu, sans prévenir, tu as choisi de tirer ta révérence.
Et c’est là que la douleur devient insupportable : tu n’étais pas malade. Aucune alerte, aucun signe avant-coureur. Tu n’avais donné à personne le temps de se préparer, pas même un mot, pas même un soupir. La mort, je le sais, n’avertit pas. Mais toi, Larsen, tu nous as frappés de plein fouet, nous laissant désarmés, comme figés dans un cauchemar éveillé.
Mon frère, je t’ai connu toujours Brillant sur les bancs de la première année de droit. Puis en deuxième, en troisième, en quatrième, en cinquième année.
Nous avons traversé ensemble les mêmes tempêtes : Les réveils à 1 h, 2 h ou 3 h du matin, bravant l’obscurité et les dangers, pour trouver une place à la faculté de droit.
Les journées entières à griffonner des notes serrées, dans des amphithéâtres bondés, au rythme effréné du TGV, comme nous aimions qualifier les cours du feu professeur MABOUDA en Histoire des Idées Politiques.
Les pertes de documents, les frustrations, mais aussi cette détermination qui nous portait tous.
Je me souviens, Larsen, des discussions passionnées que nous avions sur notre avenir, sur cette vision commune : réussir pour mieux servir nos communautés, être la fierté de nos familles et contribuer au développement de notre pays.
Tu as voyagé au Bénin, tu es revenu, et ton destin semblait s’ouvrir grand devant toi comme énarque.
Et pourtant… au moment où la lumière pointait enfin, tu as décidé de t’éteindre.
Tu as quitté ta promotion 2008, tes camarades de l’ENAM, tes collègues, ta famille, et toute cette chaîne de rêves que nous avions patiemment tissée ensemble.
Larsen, mon frère…
En partant ainsi, tu as laissé un vide que rien ne pourra combler. Tu as brisé le cœur de maman Pascaline, lui laissant une blessure qui ne guérira jamais.
Tu as marqué papa Alain Gay-Lussac d’une douleur qu’aucun mot ne saurait apaiser. Et sur toute la famille, tu as jeté un voile sombre, lourd de questions sans réponses : Que s’est-il passé dans la nuit d’hier ? Pourquoi ?
Je suis en larmes, mon cœur saigne. Et je me demande comment trouver le courage de te souhaiter la paix alors que je suis encore prisonnier de la peine.
Mais je veux que tu saches ceci : ton nom, ton sourire, ton courage, ta fraternité… rien de tout cela ne disparaîtra.
Va en paix, mon frère.
Tu es parti trop tôt, mais tu restes vivant dans nos mémoires et nos cœurs. Là où tu es, veille sur nous comme tu l’as toujours fait ».
Maître Vianney Louetsi
Créé le 2025-08-17 16:47:13
Au Congo-Brazzaville, l'achat et la vente des médicaments de la rue est fréquent. Ce terme regroupe d'un côté, les médicaments contrefaits sans molécule active ou en quantité insuffisante. De l'autre, des produits détournés du circuit officiel et mal conservés. Et à Dolisie dans le Niari (sud), le fléau persiste.
S'il n'existe aucun recensement officiel des pharmacies sauvages à Dolisie, la ville préfecture du Niari, plusieurs d'entre elles sont visibles au marché central et au marché Pont devant lesquelles se forment quotidiennement de longues files d'attente.

« J'achète toujours mes médicaments ici, car à l'hôpital, on ne peut consulter que si on a de la chance et beaucoup d’argent. Or ici, c'est plus rapide et moins cher », nous a confié une habitante de Dolisie au marché Pont.
Pourtant, ces mini-pharmacies « sont dans le secteur informel et favorisent la prolifération des médicaments de qualité inférieure, ou falsifiés », dénonce un médecin de l’hôpital général de Dolisie.

On rappelle que le secteur de la santé publique souffre d’un approvisionnement insuffisant en médicaments abordables et d’un manque de pharmacies.
En août 2024, le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu un prix de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour son engagement à promouvoir la santé en Afrique et dans son pays.
Pendant dix ans, il a lutté contre le commerce des médicaments contrefaits, au Congo et sur l'ensemble du continent.
Cependant, le commerce des faux médicaments et des médicaments non autorisés au Congo-Brazzaville persiste. Dans les grandes villes comme Brazzaville, Dolisie et Pointe-Noire, l’approvisionnement en médicaments est assuré à 59 %par le secteur privé et à 28 % par le commerce illégal, les 13 % restants étant fournis par le système de santé public.
Ces statistiques révèlent les difficultés du secteur de la santé publique, caractérisée par une faible disponibilité des médicaments dans les établissements de santé, un manque de pharmacies et une répartition territoriale des officines inéquitable.
Les médicaments fournis par les sources officielles sont coûteux, même les médicaments génériques qui peuvent être sept fois plus chers que leurs prix de référence internationaux.
Pharmacies de rue n'est pas un terme officiel. Il fait généralement référence à des points de vente informels de médicaments, souvent en dehors des pharmacies traditionnelles (officines). Ces lieux peuvent inclure des marchés, des coins de rue, ou même des ventes de porte-à-porte, où des personnes non autorisées vendent des médicaments. Ces médicaments peuvent être contrefaits ou de qualité douteuse, et leur vente est illégale.
Jean-Jacqes Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-15 10:30:15