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Le Président angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, hôte du sommet d’Affaires États-Unis-Afrique, a invité les américains à investir dans le continent africain considéré comme une terre d’opportunités grâce à ses inestimables richesses du sol et du sous-sol.
Le Président angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço a lancé cette invitation à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de ce sommet.
Il a mis en lumière les nombreux atouts de l’Afrique qui regorge d’énormes potentialités telles que de grandes surfaces de terre arables, un climat favorable et un fort potentiel humain.
Le président angolais a évoqué devant ses convives le développement des secteurs clés tels que l’agro-industrie, le minerais, la modernisation des secteurs technologique et numérique tout présentant l’Afrique comme un partenaire crédible qui a beaucoup à offrir, et qui est disposé à travailler et collaborer pour des avantages mutuellement bénéfiques.
Le Président de la République d’Angola, João Lourenço, a déclaré que l'Afrique avait besoin de corridors logistiques plus fonctionnels et de règles communes facilitant la mobilité des capitaux, des biens et des personnes.
L'homme d'État angolais a dit que l'Afrique se présente comme un espace privilégié d'investissement et de croissance, après de profondes transformations économiques dans plusieurs régions africaines au cours de la dernière décennie.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-24 20:20:09
Il est normal qu’une personne vivant une rupture amoureuse se sente triste ou en colère. Si ses pensées ou ses émotions deviennent trop intenses ou envahissantes ou si elles l’empêchent de fonctionner, elles peuvent être problématiques. C’est le cas de M. Mboko, 42 ans, de nationalité congolaise, qui a mis fin à ses jours en se jetant sur les rails dimanche dernier, a-t-on appris auprès du chef de quartier Aquarium à Soulouka, dans le deuxième arrondissement de la cité sucrière, dans le département de la Bouenza (sud).
Pour le chef de quartier Aquarium, le suicide ne fait aucun doute. Son témoignage atteste que l’homme, après une déception amoureuse, est resté immobile sur la voie ferrée en attendant le choc. La distance de freinage était trop courte pour éviter le drame.
Selon une autre source proche du défunt, la veille, suite à la séparation avec sa compagne, il avait tenté de se suicider par pendaison. Et ce jour-là, ayant constaté l'arrivée d'un train marchandise, il est allé s’asseoir paisiblement sur les rails. Et malgré les klaxons du train, et les cris des riverains du CFCO, M. Mboko n'a pas bougé d'un iota.
Un jeune garçon, très courageux a même voulu le dégager des rails, et a failli être broyé, n'eut été son agilité.
La dépouille qui a été trainée sur quelques mètres s’est retrouvée sur le bas-côté du chemin de fer, méconnaissable mais aussi démembrée. Une jambe a été retrouvée à quelques mètres de la tête décapitée, tous à quelques pas du reste du corps.
Les riverains, agglutinés autour des restes ont pu identifier le défunt.
Les locomotives sont des monstres d'une centaine de tonnes et transportent plusieurs marchandises très lourdes. Une personne malheureusement ne fait pas le poids devant une locomotive ou une rame à pleine vitesse.
Malheureusement, ils sont aux premières loges des "accidents de personnes" : les conducteurs de train CFCO sont des victimes psychologiques collatérales lorsque des individus mettent fin à leurs jours sur des rails.
Une scène à laquelle assiste, impuissant, le conducteur du train. Même s'il aperçoit le suicidaire, il lui est généralement impossible de s'arrêter à temps pour l'éviter.
Des événements qui ne sont pas rares au Congo-Brazzaville, puisque ces cinq dernières années, on constate une hausse du nombre d’accidents sur le chemin de fer.
En 2021, le CFCO a enregistré deux accidents au niveau des passages à niveau.
En 2022, 2023 et 2024, quatre accidents ont été enregistrés, selon le directeur général du CFCO, Ignace Nganga.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-24 18:46:44
Denis Lessie, autrefois surnommé le prophète de la nation, a longtemps captivé l’attention du public avec ses prédictions audacieuses, souvent controversées. De la politique aux événements mondiaux, ses déclarations ont suscité fascination et débats. Sa dernière « prophétie » annonce le décès imminent d’un grand musicien de la RDC.
Invité le 22 juin dernier sur le plateau de l’émission B-One Music, Denis Lessie a affirmé avoir eu une vision annonçant la disparition physique très prochaine, d’un grand artiste musicien congolais dont le nom contient la lettre ‘’O’’. Il a également prophétisé la mort prochaine d’un pasteur de renom.
Si certaines de ses prédictions récentes semblent s’être réalisées notamment le décès du pasteur Baruti de l’église Baruti Tabernacle, ainsi que celui de l’épouse du pasteur Marcelo Tunasi beaucoup y voient de simples coïncidences plutôt que des preuves d’une véritable clairvoyance.
Les propos de Denis Lessie croisent des révélations de Koffi Olomidé qui dans une récente sortie sur Télé-Sud, face au même journaliste à qui Papa Wemba avait indiqué qu’il souhaitait mourir sur scène, Koffi Olomidé a annoncé qu’il souhaitait mourir sur scène, lors de son controversé concert de Vincennes. Ce à quoi, le journaliste lui avait répondu : « Non, ne nous refaites pas ça, vous les congolais. »
Quoi qu’il en soit, d’ici là, on scrutera les faits et gestes des musiciens de la RDC ayant la lettre ‘’O’’ dans leur nom.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-06-24 12:45:01
Suite à un malaise dans la nuit du vendredi au samedi 21 juin 2025, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a été évacué à l’étranger pour une prise en charge médicale urgente, selon le site spécialisé Africa Intelligence.
À en croire les informations confirmées par plusieurs sources proches de la présidence centrafricaine, le chef de l’État Faustin-Archange Touadéra a été transporté en urgence hors du pays dès les premières heures du samedi 21 juin.
Les faits remontent à la veille, durant une réunion avec les membres du gouvernement. Le président aurait été victime d’un malaise en pleine séance. Il aurait tenté de le dissimuler en poursuivant les travaux, sans alerter son entourage immédiat.
De retour à sa résidence, son état de santé se serait détérioré. Des témoins rapportent des symptômes suivants : vomissements et diarrhées sanglantes, accompagnés d’une fatigue extrême. Une chute survenue dans un escalier intérieur aurait aggravé la situation. Son entourage a sollicité donc une intervention médicale urgente.
Un jet médicalisé a atterri discrètement à Bangui pendant la nuit pour évacuer le président Touadéra, son épouse Tina et son médecin.
La destination finale n’a pas été annoncée officiellement, mais il est établi qu’il soit parti pour la Belgique, avec un arrêt au Gabon.
Lundi, les autorités centrafricaines ont communiqué sur la situation, affirmant que le président Touadéra a profité d'un déplacement déjà programmé en Belgique, pour effectuer un simple contrôle médical.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-06-24 11:39:16
Des mouches qui tourbillonnent autour d'étrons, les égouts qui sont bouchés par les ordures et l’air qui empeste même dans les zones les plus aisées de la troisième ville du Congo, Dolisie serait la ville la plus sale du pays. Une critique qui relance le débat sur la propreté dans la capitale de l’or vert. Des dolisiens interrogés reconnaissent que « la situation n’est pas satisfaisante », mais soulignent que « toutes les grandes villes congolaises sont soumises à de grandes incivilités » et que le ramassage d'ordures est « une denrée rare ». Les déchets polluent jusqu'aux espaces verts et tapent sur les nerfs de ses habitants. « La crasse et la puanteur nous ont rendus célèbres à travers tout le pays », se désole Gervais, un résident. D'un geste du bras, il désigne une ornière sur la route remplie d'eau sale où prolifèrent des moustiques.
Créé le 2025-06-23 14:21:57
Jeudi dernier, en marge de sa participation au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le ministre congolais de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso, a visité l’Institut des Mines de Saint-Pétersbourg, une institution emblématique de l’enseignement supérieur et de la recherche technique en Russie.

« À l’issue de la visite, nous avons tenu une séance de travail avec le recteur de l’université. Ensemble, nous avons exprimé notre volonté commune d’explorer des pistes concrètes de coopération entre l’Institut des Mines et l’Université Denis Sassou Nguesso, afin de former les ingénieurs dont le Congo a besoin, et de favoriser le transfert de compétences stratégiques pour le développement durable de notre pays », a écrit Denis Christel Sassou Nguesso sur son compte X.

Fondé en 1773, cet établissement incarne l’excellence dans les domaines de l’énergie, des ressources naturelles, de la géologie appliquée et des technologies minières, avec un lien étroit entre la formation académique et les exigences du monde industriel.

Les relations diplomatiques n’ont, certes, jamais été ébranlées entre le Congo-Brazzaville et la Russie.
Excepté la parenthèse ouverte du fait des mutations générées par la pérestroïka, la République du Congo et la Russie ont eu une relation fructueuse. C'était déjà le cas lorsque le Congo s'appelait République populaire entre 1969 et 1992 et que près de 7 000 étudiants congolais faisaient leurs études en URSS.
3 000 jeunes Congolais apprennent le russe, notamment grâce au centre culturel russe de Brazzaville.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
PHOTOS : DR
Créé le 2025-06-23 10:22:11
Co-organisé par le Corporate Council on Africa (CCA) et la République d’Angola, ce sommet de Haut Niveau se tient sous le thème : « Les voies de la prospérité : une vision commune de partenariat entre les États-Unis et l’Afrique ». Il réunira plus de 1 500 participants, dont plusieurs Chefs d’État et de Gouvernement, des hauts responsables de l’administration américaine ainsi que des dirigeants d’entreprises de renom.
Cette plateforme stratégique vise à renforcer les échanges économiques entre les deux continents, notamment dans des secteurs clés tels que l’agro-industrie, l’énergie, la santé, les infrastructures, la finance et les technologies de l’information.
Ce sommet de haut niveau, organisé conjointement avec le gouvernement angolais, offre des opportunités de réseautage inégalées, facilitant les rencontres entre dirigeants du secteur privé, représentants gouvernementaux, investisseurs et entrepreneurs américains et africains.
La rencontre est devenue un creuset pour forger des partenariats, explorer de nouvelles perspectives commerciales et élaborer des politiques favorisant des relations commerciales et d'investissement solides entre les États-Unis et l'Afrique. Attirant en moyenne 1 000 participants de 40 pays, dont plus de 50 chefs d'État depuis sa création, le rassemblement témoigne du dynamisme et de l'évolution du paysage économique américano-africain.
L’évènement prévoit des tables rondes avec des experts de premier plan sur des secteurs clés comme les infrastructures, la santé, la fabrication, l'économie numérique et les énergies renouvelables.
Il est conçu pour faciliter les rencontres individuelles, les séances de jumelage et le réseautage B2B, permettant aux participants d'entrer en contact avec des partenaires, des investisseurs et des clients potentiels dans des secteurs tels que la fabrication, l'énergie, les infrastructures, la technologie, etc.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-23 09:40:31
Du 18 au 21 juin 2025, l’Union Syndicale des Artistes Congolais (USAC), à travers sa coordination de Pointe-Noire et du Kouilou présidée avec maestria par Bongo Propheta, a organisé un important atelier de formation, au Centre Culturel Jean-Baptiste Taty Loutard. Ce grand rendez-vous du donner et du recevoir a réuni artistes, musiciens, managers et jeunes créateurs autour de plusieurs thématiques essentielles pour le développement professionnel du secteur musical congolais. Une grande première dans la ville océane, selon les observateurs avertis de la musique congolaise.

Au-delà de sa dimension créative, la musique joue un rôle clé dans la sensibilisation aux enjeux sociaux tels que l'exclusion, la liberté d'expression et l'engagement citoyen. Elle offre également des solutions concrètes face à des défis complexes.

A cette occasion, l’expert Roger Thelo a animé des modules riches sur l’écriture des textes philosophiques, la structuration d’un orchestre, ainsi que le management d’un groupe ou d’un album.

Un moment privilégié où les participants acquièrent des connaissances, développent des compétences et reçoivent des conseils pour améliorer leurs performances.

De son côté, Roland Ndinga Dzontsie, président national de l’USAC, a sensibilisé les participants sur la protection des œuvres de l’esprit, les droits d’auteur et les droits voisins, dans un échange participatif et pédagogique.

La cérémonie de clôture a été marquée par la remise des attestations de participation, sous le patronage du conseiller socio-culturel, de Madame le Maire-Présidente du Conseil Départemental et Municipal, Philippe Mboumba Madiela.

Enfin, Bongo Propheta a exprimé sa gratitude à tous les partenaires de cet événement culturel (le restaurant végétalien Loving Hut engagé pour l’éveil artistique et la valorisation des talents locaux) et intervenants, ainsi qu'aux artistes de Pointe-Noire et du Kouikou pour leur travail et engagement quotidien.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-21 21:26:10
L’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS), organise depuis le 20 juin 2005 sa 3e plénière de la Commission préparatoire du Congrès du Parti. Sur la ligne droite de son Congrès, le Parti du professeur Pascal Lissouba, qui a perdu le pouvoir en1997 veut, coûte que coûte, reconquérir son pouvoir perdu. Le Parti de l’opposition que dirige le Premier Secrétaire Pascal Tsaty Mabiala, chef de file de l’opposition congolaise fourbit ses armes pour le prochain congrès du Parti, qui va définir et redéfinir les lignes pour la tenue prochaine du congrès, qui va engendrer certainement d’une nouvelle direction de la formation politique et de la désignation d’un candidat éventuel à l’élection présidentielle de 2026. Ladite plénière se tient sous les auspices du camarade Adam Boussou Diambou, président de la Commission préparatoire du Congrès.
En effet, à l’ouverture de cette 3e et dernière plénière de la Commission préparatoire du Congrès du Parti, le camarade Adam Boussou Diambou, président de la commission préparatoire dudit Congrès a d’emblée traduit sa satisfaction pour le travail abattu. Remercié les militants et membres du Parti pour leur disponibilité et leur abnégation aux activités du Parti, et a exhorté ses derniers à s’impliquer davantage à la vie du Parti et à son essor national.

Lors de cette 3e plénière, les participants, après l’adoption de l’ordre du jour, ont adopté le programme du parti, couplé aux sous-commission : éducation ; santé et affaires sociales ; économie ; politique et aménagement urbain.
Vont également s’appesantir sur l’examiner et adoption des textes fondamentaux (Statuts et Règlement intérieur) ; examen et adoption des modalités d’organisation des Congrès départementaux ; la position du Parti sur sa participation à la présidentielle de 2026 et la lecture et l’adoption du rapport synthèse de la Commission.
Il sied de rappeler que le Conseil National va se tenir au préalable pour la 4e plénière pour convoquer le Congrès du Parti, qui se déroulera au mois de novembre 2025, ce avant l’élection présidentielle de 2026.
« Je ne doute pas un seul instant de votre capacité à poursuivre ce travail d’analyse intellectuelle pointue, sur les sujets en débat au cours de cette plénière. Notre ordre du jour qui comporte des sujets on ne peut plus importants, tels que : l’adoption et les statuts du règlement intérieur du Parti ; le projet de société de l’UPADS ; les modalités d’organisation des congrès départementaux », a-t-il signifié.
S’agissant particulièrement des statuts et règlement intérieur du Parti, « nous avons le devoir d’arrimer notre Parti à la modernité. De l’engager dans une vision dynamique de gestion et de pratique politique efficiente, assise sur les textes juridiques pertinents, dans la vie humaine, végétale, sociale et même minérale, tout est mouvement et changement. Pour le cas de l’UPADS, ces changements doivent être qualitatif et positif. Les engagements que nous devons apporter, doivent concourir au renforcement des capacités de notre Parti, dans le but de mettre un terme au désordre, à la sclérose de notre exercice politique », a renchéri Boussou Diambou.

« De même, notre projet de société, contenu dans le programme du Parti, doit être innovant, tout en gardant la crème de celui du Président –fondateur et notre guide, le professeur Pascal Lissouba. Ce programme, qui est une approche macroéconomique doit servir de fondement dans les débats républicains, de nos élus locaux et nationaux et même de nos militants aguerris », a-t-il conclu.
Rappelons que de nos jours et ce, jusqu’à la tenue du prochain Congrès, le Parti de Pascal Lissouba est conduit par son premier Secrétaire, le camarade Pascal Tsaty Mabiala.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-06-21 20:43:49
L’élection au poste de directeur général de l’Unesco aura lieu en novembre 2025, lors de la 43e session de la conférence générale qui se tiendrait à Samarcande, en Ouzbékistan. Saluant l’engagement de l’ancien Sous-directeur général pour la Priorité Afrique et les Relations extérieures de l’Unesco, l’Asie entend donc se tenir aux côtés de Firmin Edouard Matoko, candidat du Congo-Brazzaville et de son Président, Denis Sassou-N’Guesso, pour le soutenir et l’accompagner sans faille.

« Un remarquable soutien et un accompagnement efficace de la part des missions diplomatiques accréditées auprès des pays que j'ai pu visiter au cours de ma première tournée en Asie : Vietnam, Japon, Indonésie, Chine, Inde où j'ai été chaleureusement et cordialement accueilli par les autorités nationales en charge de l'Unesco », a écrit Firmin Edouard Matoko sur sa page Facebook.

« Écouter les uns les autres et partager les mêmes visions concernant l'avenir de l'Unesco ainsi que les acteurs de la société civile : priorités des programmes, politique, contrôle budgétaire, transparence et confiance, efficacité et éthique, tous ces éléments font également partie de ma vision. Après ce premier voyage, je me sens renforcé par l'idée que l'Unesco doit maintenant entreprendre de nouvelles étapes vers sa transformation, avec plus d'audace, en écoutant constamment les États membres et les aspirations des personnes qui croient en sa mission », a-t-il ajouté.

« Je redécouvre une région que j'ai pratiquée au cours de mes différentes fonctions à l'Unesco et qui, dans son extrême diversité culturelle, est profondément ancrée dans les valeurs de notre Organisation. Ensemble pour un Unesco plus fort, plus dynamique et inclusive », a conclu le candidat du Congo qui a toujours porté les valeurs de l'Unesco- paix, solidarité et dialogue- au-delà de ses frontières.




Dès le lendemain de son audition par le Conseil exécutif, le 9 avril dernier, il consacre son agenda à la rencontre des acteurs engagés à promouvoir les missions de l'Unesco sur le terrain.
Courant avril, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du livre et des droits d’auteur, il était présent aux 72H du livre de Conakry.
Par la suite et sans tarder, il entamera un marathon planétaire d'est en ouest et du nord au sud, avec le solide espoir de convaincre une majorité des 58 pays représentés au conseil exécutif de l'agence internationale à propos du bien-fondé de sa candidature.
Ce parfait polyglotte sillonnait déjà ces pays lorsqu’il supervisait différents programmes au sein des bureaux multi-pays de l’Unesco qu'il dirigeait, coordonnant des missions stratégiques à effectuer à travers le monde. Aujourd’hui fin prête et se destinant à aller chercher chaque voix, il s’est muté en véritable pèlerin. Son parcours est typiquement celui des élites de la diplomatie d'aujourd'hui.
Après l’obtention d’un diplôme d’Études Supérieures Stratégiques en Relations internationales, il se lance dans une carrière au sein de la diplomatie multilatérale, au contact aussi bien des décideurs politiques que des acteurs de terrain.
Homme d’expérience, d’action et de vision, Firmin Édouard Matoko possède manifestement les qualités et compétences requises pour ce poste. Il le fait valoir à un moment où l'organisation est confrontée à une nécessité absolue de s'adapter et de se transformer, mettant en avant auprès des électeurs les valeurs universelles et humanistes mises en relief au cœur de son mandat.
La teneur de son message consiste également à préserver les biens communs tels que l’éducation, les sciences, l’information, la communication et la culture.
Pour ce chapitre, il s’appuiera sur l’affirmation du Président Nelson Mandela : « l’éducation est la plus puissante des armes que l’on puisse utiliser pour changer le monde ».
De ce fait, il table sur la nécessité de planifier et de mieux gérer les systèmes éducatifs à l’heure de l’Intelligence Artificielle pour assurer l’accès à l’éducation du plus grand nombre, et plus particulièrement aux jeunes filles.
Firmin Édouard Matoko, 69 ans, est entré en campagne avec une ambition soutenue de finir à la tête de la direction de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture pour le mandat 2025-2029.
Il met en avant son pedigree lui ayant permis de travailler jusqu’à ce jour pour une institution qui privilégie la diversité en s’appuyant sur la connaissance de l’autre, et ce, sans se cantonner à l’Afrique.
À l’heure des bouleversements géopolitiques et des transitions diplomatiques mondiales, il compte plutôt positionner tous les pays dans les négociations sur les politiques éducatives globales, la sauvegarde du patrimoine mondial et les enjeux scientifiques du XXIe siècle.
En définitive, l’élection de Firmin Édouard Matoko ne serait pas seulement une victoire personnelle ou nationale, mais bien une avancée pour tout le continent africain, et plus encore pour le Sud-global, recherchant plus que jamais à renforcer son influence dans les débats globaux sur l’avenir de l’éducation, de la culture et de la science.
Firmin Édouard Matoko fera face à deux autres candidats, Khaled Ahmed El-Enany Ali Ezz de l’Egypte, et Gabriela Lian Ramos Patino du Mexique.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-21 12:00:23
Le gouvernement gabonais a décidé vendredi en conseil des ministres de ne plus acheter les billets d’avion dans les agences de voyage et ordonné que ses ministres ne voyagent plus en première classe.
L’Etat a décidé d’acheter directement ses billets auprès des compagnies aériennes pour éviter les taxes supplémentaires et probablement des possibles fraudes.
Cette décision est un coup dur contre certaines agences de voyage qui avaient pour principal client l’Etat.
Libreville qui espère ainsi poursuivre ses efforts de rationalisation des dépenses publiques évoque une volonté de discipline budgétaire exemplaire, au service d’un État sobre, responsable et tourné vers l’efficacité.
Par ailleurs, « désormais, les responsables administratifs, des services centraux ou décentralisés, voyageront en classe économique ; les membres du gouvernement en classe affaires », indique le communiqué final du conseil des ministres du 20 juin 2025.
Seuls les Ministres d’État voyageront en 1ère classe, déroge le gouvernement.
« Toute demande de surclassement au-delà de ces dispositions relèvera d’une démarche individuelle et sera entièrement à la charge de l’intéressé », averti le gouvernement gabonais.
Le gouvernement gabonais est composé de 30 membres dont 3 ministres d’Etat.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-06-21 10:31:58
« Aujourd'hui, nous sommes dans une grande stabilité. Nous avons un Président de la République expérimenté. Quand on se précipite vers ce qui ressemble à un changement, on s'aperçoit bien vite que les mains inexpertes, à qui on confierait trop vite les choses, pourraient conduire le pays à l'impasse. Je souhaite que le Président de la République soit candidat », a déclaré Thierry Moungalla, qui est à la fois ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement du Congo-Brazzaville. De passage à Paris en France, il a accordé une interview exclusive à Rfi. L’intégralité de cette interview sur Les Echos du Congo-Brazzaville.

RFI : Ce mercredi 18 juin, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda se sont engagés à signer un accord de paix, le 27 juin prochain, lors d'une réunion ministérielle prévue à Washington, quelle est votre réaction ?
Thierry Moungalla (T.M) : Nous nous réjouissons de cette avancée qui nous paraît une avancée majeure. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il est prôné un arrêt des hostilités, un désarmement des forces qui sont considérées comme rebelles et la possibilité d'aller vers la conclusion d'un accord de paix. Donc, nous, les pays voisins, nous nous réjouissons de cet accord et nous espérons que les différentes étapes qui semblent attendues soient franchies sans encombres.
RFI : Et après 29 ans de guerre dans les Grands Lacs, vous croyez à une paix définitive ?
T.M : Nous espérons que cette fois-ci, avec l'intervention d'une grande puissance comme les États-Unis, que cette fois-ci soit la bonne.
RFI : Depuis deux mois, ce sont en effet les États-Unis et le Qatar qui font la médiation entre la RDC et le Rwanda. Est-ce que l'Afrique n'est pas marginalisée dans cette affaire ?
T.M : Non. Je considère qu'objectivement, quand une maison brûle, tous ceux qui amènent des seaux d'eau pour éteindre l'incendie sont les bienvenus.
RFI : Depuis un an, la location de 12 000 hectares de terre congolaise à une société rwandaise suscite beaucoup d'émotion à Brazzaville, mais aussi à Kinshasa, où beaucoup y voient le risque que l'armée rwandaise en profite pour ouvrir un deuxième front contre la RDC. Est-ce que c'est la raison pour laquelle vous venez d'annuler ce contrat foncier avec le Rwanda ?
T.M : Non. Il faut que je précise en deux mots la situation. Il y a d'abord des accords d'État à État qui sont des accords de coopération bilatérale classiques. Ce sont des accords dans des matières essentiellement économiques. Ces accords ne sont pas remis en cause et ils n'ont aucune raison de l'être.
Il y a, à côté de cela, des contrats ponctuels qui ont été conclus pour la relance de la production agricole dans des zones très riches. Ces accords ont été conclus avec des sociétés rwandaises. Et malheureusement, on a constaté leur caducité parce que les entreprises n'ont pas accompli les diligences qui étaient attendues d'elles. Et donc, naturellement, la condition de caducité a été mise en œuvre depuis le 8 décembre 2024. Et donc, comme vous le voyez, rien à voir avec le conflit que nous évoquions tout à l'heure. Il n'y avait là, il n'y a là absolument aucune connotation militaire. Et puis, d'ailleurs, comment voudriez-vous qu'il y ait des connotations militaires à ce type d'accord, alors que notre pays est situé à près de 1 500 kilomètres du théâtre des opérations concernées, c'est-à-dire l'est de la RDC et les confins du Rwanda ?
RFI : En tout cas, les autorités de Kinshasa étaient inquiètes et elles vous l'avaient fait savoir.
T.M : Nous échangeons régulièrement avec les autorités de Kinshasa. Je peux même vous dire que récemment, le ministre de l'Intérieur du Congo a eu l'honneur de rencontrer le président [de la RDC] Félix Tshisekedi. Et je suis certain que nous apportons au quotidien toutes les assurances de notre volonté de faire que ça se passe bien.

RFI : La présidentielle au Congo, c'est l’année prochaine. Le président congolais Denis Sassou-Nguesso a le droit de se représenter, mais il est au pouvoir depuis plus de 40 ans. Est-ce que vous pensez qu'il pourrait envisager de laisser la place aux jeunes ?
T.M : Bon, moi, je poserai la question plutôt dans l'autre sens. Aujourd'hui, nous sommes dans une grande stabilité. Nous avons un président de la République expérimenté. Je pense, je suis convaincu que le président de la République est celui qui va favoriser cette transition générationnelle dans la paix, dans la stabilité et dans la cohérence. Parce que quand on se précipite vers ce qui ressemble à un changement, on s'aperçoit bien vite que les mains inexpertes, à qui on confierait trop vite les choses, pourraient conduire le pays à l'impasse.
Je souhaite que le président de la République soit candidat, mais ce n'est pas à l'ordre du jour au moment où nous nous exprimons, puisque nous sommes à neuf mois de l'élection présidentielle. Et le président a un mandat à remplir entre-temps.
RFI : Mais cette transition générationnelle dont vous parlez, elle pourrait avoir lieu dès l'année prochaine ou non ?
T.M : Non, cette transition générationnelle, c'est lui qui est le transmetteur, qui porte cette transition générationnelle. Je dis qu'il va assurer cette transition en allant vers la capacité de rajeunir les équipes, d'y inclure le maximum de jeunes.
RFI : Voilà neuf ans que les opposants Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa sont derrière les barreaux. La justice les a condamnés à 20 ans de prison, mais beaucoup les considèrent comme des prisonniers politiques. Est-ce qu'une grâce présidentielle pourrait avoir lieu avant l'année prochaine, avant la présidentielle ?
Il me semble que, dans notre législation, ce sont des éléments qui souvent doivent faire l'objet d'initiatives de la part des condamnés. Donc, je n'ai pas d'opinion sur ce sujet. Je pense que le Président de la République est le seul maître de la possibilité de gracier.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Source : Rfi
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Créé le 2025-06-21 10:02:43
Brazzaville respire un peu mieux depuis jeudi, grâce au démarrage des activités de la société d’assainissement turque Albayrak Waste management Company, deux mois après l’accord de base signé avec le gouvernement congolais. Le directeur de cette entreprise, Ersoy Necmettin, s'est montré très optimiste sur l'enlèvement des tonnes de déchets qui encombrent les trottoirs de tous les arrondissements de la capitale congolaise où la collecte est perturbée depuis que la société Averda a fini par mettre la clé sous le paillasson en 2024. Mais il reste encore à faire. L’activité a commencé par le balayage des rues en attendant que le personnel assure l’entretien des véhicules et appareils vétustes hérités de l’ancienne Averda.
« Pour le moment, comme vous avez constaté, nous avons commencé avec le balayage. Nous irons progressivement jusqu’à ce qu’on répare les véhicules qui sont là. Pour le moment c’est ça notre plan de travail, » a déclaré Ersoy Necmettin qui a affirmé que ses équipes sont dans un « processus de contrôle pour connaitre l’état réel du matériel jusqu’à l’arrivée à Brazzaville de notre propre matériel pour se déployer dans toute la ville de Brazzaville. »
Certains grands axes, dans les secteurs les plus touristiques, ont bien été débarrassés des tas d'immondices qui s'accumulaient dès le début de la matinée. Mais, dans les arrondissements de nombreuses autres rues croulaient toujours sous les sacs-poubelle en fin d'après-midi.
Balais-brosses, pelles et brouettes en mains, les premiers agents de propreté urbaine ont été aperçus au rond-point du 5 juin 1997 à Mpila, notamment à la place « Plus jamais ça » ; sur l’avenue Pointe hollandaise ; dans des artères de Poto-Poto et le long de l’avenue Amilcar Cabral ; mais aussi sur l’avenue Denis Sassou N’Guesso en allant vers l’aéroport international Maya-Maya et aux abords du Ministère des Finances.
La société turque prend ainsi la relève de l’entreprise Averda, dont le contrat est arrivé à terme en septembre dernier.
Brazzaville et Pointe-Noire produisent 1 500 tonnes de déchets ménagers par jour, soit 1 000 tonnes à Brazzaville et 500 tonnes à Pointe-Noire, Selon Juste Désiré Moundélé, ministre congolais de l’Aménagement de la ville.
Vivement que Brazzaville et Pointe-Noire s’engagent profondément dans le combat en faveur de la planète, encore va falloir que « les architectes de l’incivisme » empruntent le pas.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-21 07:46:43
Bruno Retailleau s’inspire-t-il de Donald Trump ? « Ne venez pas en France, nous n’accepterons rien, c’est la tolérance zéro », a déclaré jeudi à la gare du Nord, à Paris, le ministre français de l’Intérieur. Au total quelque 4 000 forces de l’ordre ont été donc déployées, mercredi 18 et jeudi 19 juin 2025, aux abords des gares et dans les trains, dans le but d’interpeller des « clandestins » à travers cette opération dénommée : « lutte contre l’immigration irrégulière et clandestine ».
Le ministre français de l’Intérieur souhaite envoyer un signal clair : « Ce que je veux dire, c'est que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France de la façon la plus ferme et définitive ».
Concrètement, les grandes gares françaises, ainsi que les trains régionaux dans les zones frontalières, ont été les zones les plus visées.

« Vous veillerez à prioriser, dans toutes les gares ferroviaires, les contrôles des trains à destination des pays voisins et des grandes métropoles françaises, en arrivée comme en départ. Les trains régionaux, en particulier dans les zones frontalières, pourront utilement être contrôlés après sensibilisation des instances régionales concernées », détaille dans sa note d'instruction le ministre de l'Intérieur.
S’il était encore trop tôt, jeudi en début de soirée, pour connaître les premiers résultats de ce déploiement d’envergure, le ministère français de l’Intérieur, Bruno Retailleau expliquait, dans son instruction aux préfets diffusée le 12 juin dernier qu’une première opération nationale de contrôle a eu lieu les 20 et 21 mai, cette fois dans les bus internationaux à bas coût.
Selon la Place Beauvau, alors que près de 900 bus ont été contrôlés, 759 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés.
Des « résultats significatifs », souligne Bruno Retailleau, dans son instruction.
Les services du Ministère français de l’Intérieur précisent que 245 obligations de quitter le territoire ont été prononcées, ainsi que 34 placements en rétention, et 72 réadmissions.
Avec son initiative, le Ministère français de l’Intérieur s’est attiré les foudres de la CGT et d’associations d’aide aux migrants, qui dénoncent rien de moins que des « rafles », « une opération xénophobe prenant pour bouc émissaire les plus précaires parmi les précaires », « des pratiques qui relèvent du contrôle racial et qui visent seulement les personnes de couleur », « ce qui n'est pas légal ».
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-20 14:02:17
L’opposant et activiste Modeste Zoubabela a appelé, dans une lettre adressée au premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) et chef de file de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty Mabiala, au rassemblement et a plaidé pour l’organisation d’une primaire afin de désigner un candidat unique de l’opposition en vue de faire face à la majorité présidentielle conduite par le Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) à la présidentielle de 2026 au Congo-Brazzaville.
L’opposition congolaise à couteaux tirés. A un an de la présidentielle, la classe politique congolaise se met d’ores et déjà en ordre de marche. Et l’opposant et activiste Modeste Zoubabela défend l'idée d'une primaire pour trancher une bonne fois pour toute qui sera le candidat unique de l’opposition à la présidentielle de mars 2026, pour éviter l'écueil de la division au premier tour.
« Le moment politique que traverse notre pays exige de chacun de nous une hauteur de vue, un sens du devoir patriotique et un engagement sincère pour la paix, l’unité nationale et la réconciliation. Le rôle de l’opposition dans ce contexte est capital. Mais pour qu’elle soit audible, crédible et utile à la nation, elle doit être unie, structurée et animée par une vision partagée de l’avenir. Or, nous constatons aujourd’hui avec inquiétude que l’opposition congolaise se présente de façon désordonnée, parfois fragmentée, avec des discours divergents dont certains appellent même à la violence et d’autres s’enferment dans une posture de règlement de comptes. Cette dynamique, si elle perdure, risque non seulement de discréditer l’alternance démocratique, mais aussi de devenir un facteur d’instabilité pour notre pays. C’est pourquoi, en tant que chef de file de l’opposition, nous sollicitons respectueusement votre appui ferme et clair en faveur de l’organisation de primaires ouvertes. Ces primaires permettraient de désigner démocratiquement un candidat unique, légitime, rassembleur et porteur d’un véritable projet de société, non pour se venger de ceux qui sont en place, mais pour bâtir un avenir de paix, de justice et de développement dans l’unité nationale », a écrit Modeste Zoubabela à Pascal Tsaty Mabiala.
Selon lui, soutenir ces primaires, c’est poser les bases d’une opposition responsable, disciplinée, tournée vers le dialogue, le respect des institutions, et soucieuse de proposer une véritable alternative politique aux Congolais. C’est également permettre au peuple de choisir un projet clair, porté par une équipe unie, loin des querelles de personnes, de la violence et des logiques d’exclusion.
« Monsieur le Chef de file de l’opposition congolaise, votre voix porte au sein de l’opposition comme dans l’histoire politique de notre nation. C’est pourquoi nous vous lançons cet appel solennel, pour que vous assumiez pleinement le rôle d’architecte du rassemblement, de garant de la méthode, et de promoteur de cette démarche démocratique et inclusive », a précisé l’opposant activiste.
À un an de l’élection présidentielle, l’opposition congolaise peine à s’unir pour peser face au chef de l’État sortant.
L’idée de candidat unique ne semble pas contenter tous les acteurs politiques de l’opposition. Le chef de file de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala a toujours été sceptique à cette idée de candidat unique de l’opposition.
« Nous avions eu, en 2016 une opposition qui était aussi unie et aussi forte. Pourtant, nous n’avons pas été capables d’avoir un candidat unique. Alors, par quel miracle, aujourd’hui, nous arriverons à avoir un candidat unique dans les conditions actuelles ? Je ne dis pas que je suis contre, mais je suis un peu sceptique quant à notre capacité à nous mettre d’accord sur une personne, une femme ou un homme », a déclaré Pascal Tsaty Mabiala en avril dernier lors d’un point de presse au siège de l’UPADS à Brazzaville.
Il y a quelques mois, lors d’une conférence de presse, le président du Parti social-démocrate congolais (PSDC), Clément Mierassa, a soulevé un caillou qui est retombé sur le pied de Pascal Tsaty Mabiala.
Dans une tirade brutale contre le pouvoir en place qu’il a accusé d’incompétence dans la réponse aux attentes des Congolais, le président du PSDC a aussi frontalement attaqué ceux qu'il a taxé de collaborateurs dont l’UPADS et son leader sans le nommer ; appelant au rassemblement de ce qu’il considère comme ”la vraie opposition”.
« Je réitère mon appel pour le rassemblement de la vraie opposition. Je dis bien la vraie opposition, celle qui ne soutient pas l’action du gouvernement et de ce fait, n’a pas par conséquent de deal avec le pouvoir », déclarait-il en rappelant que l’opposition souffre trop et qu’elle a perdu le crédit et la confiance du peuple, qui pense qu’ils sont opposants le jour et collaborateurs la nuit.
Même si l'union fait la force, cette méthode ne fait pas encore consensus auprès des leaders de l’opposition congolaise.
Difficile donc de se prononcer en l'état, tout dépendra de ce que la majorité des partis de l’opposition voudra.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-20 07:45:03
Malade et absente du premier match du club madrilène, la star française a été hospitalisée ce jeudi 19 juin 2025, a annoncé le club espagnol, engagé dans la Coupe du monde des clubs aux États-Unis. Kylian Mbappé souffre d’une gastro-entérite aiguë.
« Notre joueur Kylian Mbappé présente un cas aigu de gastro-entérite et a été hospitalisé afin de subir différents examens et de recevoir le traitement approprié », a écrit le club madrilène dans un texte diffusé sur ses réseaux sociaux.
Depuis lundi dernier, Kylian Mbappé a été placé à l’isolement dans sa chambre pour éviter de contaminer ses coéquipiers.
Sans trop de forces, il se déshydraterait avec de l’Aquarius et mangerait seulement des fruits, rapporte Marca.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-19 14:22:48
Trois membres d'une famille ont trouvé la mort ce jeudi 19 juin 2025 à Bouansa dans le département de la Bouenza (sud), à plus de 200 km de la capitale Brazzaville, suite à la consommation d'une igname, a-t-on appris de nos sources locales.
Il s'agit du père, de la mère et du benjamin de la famille. Le plus jeune a rendu l'âme à 7h, et la maman quelque temps seulement après. Sur intervention des autorités locales, le père a été évacué à l'hôtel de base de Nkayi, mais est décédé pendant son transfert.
Ressortissants de RDC, les membres de cette famille avaient ramené la veille des plantations une qualité d'igname souvent utilisée à la pêche comme poison.
Trois enfants de cette famille qui ont également consommé la même denrée, sont en observation à l'hôpital de Nkayi. Ils ne sont pas dans un état critique, selon nos sources.
Ce n'est pas la première fois que des décès sont constatés au Congo-Brazzaville après avoir consommé des ignames.
En septembre 2024, sept personnes sont mortes après avoir mangé une igname au village N’Sah, dans le district de Ngo (département des Plateaux). D’autres ont aussi été conduites à l'hôpital de Djambala.
En 2018, deux personnes dont un policier, sont mortes après avoir mangé une igname à Mossendjo dans le département du Niari (sud).
La consommation de l’igname, une spécialité culinaire appréciée, par les Congolais, est un légume exotique qui fournit plusieurs vitamines et minéraux indispensables à la santé de l’organisme. Les antioxydants qu’elle contient procureraient aussi plusieurs bienfaits sur la santé. Bien qu’il soit considéré avant tout comme une source de glucides (sucres), ce légume contient plusieurs vitamines et minéraux importants, de même que des protéines.
Il existe des centaines de variétés d’ignames, mais seulement quelques-unes d’entre elles sont comestibles.
Certaines ignames sont comme les tubercules. Elles contiennent une proportion assez importante de cyanure que l'organisme peut tolérer.
Cependant, quand dans leur croissance, ces ignames sont exposées au soleil, donc pas bien enfouies dans le sol, la proportion en cyanure augmente.
Au village par exemple, il est souvent interdit de consommer des ignames presque à découvert dans le champ, elles sont dangereuses.
D’ailleurs, c’est la raison principale pour laquelle, on roui les tubercules de manioc, en les trempant dans l'eau. Ça sert à ramollir le tubercule, mais aussi à expurger le cyanure qui est un poison. Souvent les bassins de rouissage ne sont pas poissonneux. C'est simplement parce que cet environnement empoisonné n'est pas propice au développement des poissons qui s'en éloignent.
Souvenez-vous de ces gendarmes décédés vers Gamboma, après avoir consommé des tubercules. Il y a la variété jaune qui est comestible crue ou préparée, alors que certaines variétés blanches ne le sont pas.
Peut-être devrait-on l'enseigner dans les cours de SVT au Congo-Brazzaville !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-19 13:59:27
Le proverbe connu « mieux vaut tard que jamais » signifie qu'il est préférable de faire quelque chose en retard plutôt que de ne jamais le faire. Autrement dit, même dans le cas où une chose pouvait (ou devait) être faite plus tôt, ne pas la faire du tout est pire. Et au Gabon, le gouvernement a décidé le 30 mai dernier d’interdire l’exportation de manganèse brut dès le 1er janvier 2029.
Dans trois ans donc, le manganèse gabonais devra au préalable subir au moins une première transformation locale avant de quitter le pays.
Le Gabon veut créer plus d’emplois et industrialiser ce secteur clef de l’économie du pays.
Avec une production de 7,4 millions de tonnes de minerai de manganèse en 2023, le Gabon est le 2ᵉ producteur mondial de manganèse.

Dans le Haut-Ogooué, dans l'est du Gabon, les principaux gisements de manganèse, à Moanda, appartiennent à la Comilog, la filiale d'Eramet, numéro un mondial du secteur.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-19 13:16:08
Bibia, un chasseur réputé dans le département de la Sangha (nord), a été tué par un pachyderme, dans la nuit du 7 au 8 juin 2025, à Kabo, un district situé à la limite du parc national Nouabalé-Ndoki qui s'étend sur près de 4000 km2, couverts de forêts primaires.
Selon les témoignages des habitants laissés dans l’émoi après le malheureux incident, des chasseurs auraient vu un éléphant et lui auraient laissé le temps de quitter le lieu, poursuivant leur partie de chasse dans la quiétude sans songer à sa présence.
Tout d’un coup, l’éléphant réapparaissait, occasionnant le trouble au sein du groupe qui n’avait qu’un seul fusil porté par Biabia, la victime.
Prise de panique, l’équipe s’était montrée inefficace devant la bête qui avait sauvagement donné des blessures à leur camarade qui succomba avant d’arriver au village.
Bibia était de nationalité congolaise et père d’un enfant.
Cette agression est le énième d’une longue série à inscrire dans le redoutable conflit homme-éléphant qui affame les populations et accélère l’exode rural.
Dans la même période, ce genre d’attaque de bêtes féroces s’est produit également sur un sujet de la République démocratique du Congo entre Mbouamboua et Pokola. Ce dernier a été grièvement blessé par un gorille avant de trouver la mort à l’hôpital.
Jean-Jacques Jarele SIKA / source : Adiac
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Créé le 2025-06-19 12:27:15
Plusieurs détenus actuellement incarcérés ont entamé eux aussi leur Bac derrière les barreaux. A la Maison d’arrêt de Brazzaville, quatorze candidats pas comme les autres dont une femme ont pris part, le 17 juin 2025, aux épreuves du baccalauréat général qui regroupe quelque 94 958 candidats sur toute l’étendue du territoire national.
Pour ces quatorze candidats, le coup d’envoi des épreuves écrites a été donné par le directeur général de l’administration pénitentiaire, le colonel-major Jean-Blaise Komo, représentant le garde des sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones. Les « hostilités » ont été ouvertes avec l’épreuve des Mathématiques.

Selon Alfred Moundzéo Mbala, chef du centre de la Maison d’arrêt, les quatorze candidats ont été mis en situation d’apprentissage durant les neuf mois de l’année scolaire qui s’achève et l’évaluation en cours va sanctionner le travail qui a été fait depuis octobre.
Depuis la session de 2017, la Maison d’arrêt de Brazzaville inscrit régulièrement des candidats en incarcération aux examens d’Etat.
En 2024, treize jeunes détenus ont été présentés à l’examen du baccalauréat ; parmi eux, un détenu de la Maison d’arrêt de Dolisie dans le département du Niari (sud).
Pour certains, il s'agit de décrocher le précieux sésame. Pour d'autres, l’objectif est de garder un rythme de vie structuré et de redonner un sens à leur peine, comme l’explique l’un d’eux : "C'est une symbolique de se dire qu'on n'a quand même pas perdu notre temps. Être en prison, c'est mettre notre vie entre parenthèses."
Jean-Jacques Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2025-06-19 11:49:47