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Congo – Circulation routière : Sur la route du cimetière, le corbillard se retrouve « quatre pneus en l’air » sur le viaduc, cercueil disloqué, cadavre sur la chaussée

Un accident de convoi mortuaire s’est produit mercredi sur le viaduc. Le bilan fait état de la mort d'une personne, notamment le chauffeur du corbillard. Le cercueil à l’intérieur a été complètement disloqué, libérant le cadavre. Selon des sources concordantes, cet accident est le fait d’un excès de vitesse.

Visiblement choqué par l’accident, un vieux, sans doute tribun de la famille en a perdu l’ordre des mots, pour expliquer au téléphone aux parents restés au domicile que le convoi parti pour l’enterrement a eu un accident sur le viaduc, le corbillard s’est retrouvé les 4 pneus en l’air.

Comme dans un état second, il a marmonné au bout du fil : « le corbillard a fait 4 l’air en pneus, 4 l’air en pneus. Le cercueil est cassé, le cadavre est sur le goudron ».

C’est justement en petits morceaux que les planches composant le cercueil ont été sorties du corbillard. La violence des embardées a balloté la bière de part en part, pour la disloquer, libérant le macchabée et éparpillant le linceul.

Un spectacle de désolation pour la famille qui a été obligée de bricoler un semblant cercueil à même l’asphalte.

Cet accident pose une fois de plus la question du respect des règles de conduite sur les routes congolaises. C’est à croire que pour certains chauffeurs, la conduite serait un jeu et le véhicule un instrument d’exhibition de l’habilité au volant, surtout en pleine vitesse. Et un accident est vite arrivé, avec son cortège de malheurs et bien souvent, des victimes innocentes.

De nombreux chauffeurs roulant sur les routes congolaises méconnaissent jusqu’à la vitesse autorisée en agglomération. Quant au viaduc ou la corniche qui offrent de voies rectilignes espacées de terre-plein, certains chauffeurs croient rouler sur des routes sans limitation de vitesse.

Les conséquences en sont des accidents aussi graves les uns que les autres, avec naturellement des vies emportées. Et la situation semble ne préoccuper personne.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-07-24 12:39:24

RDC : Un diplomate résidant en Belgique arrêté en Bulgarie avec 206 kg de cocaïne dans ses valises

Le deuxième secrétaire de l’ambassade de la RDC au Benelux, Jean de Dieu Mutebwa Mulumba a été Arrêté vendredi, avec plus de 200 kg de cocaïne à bord de son véhicule de service. Le diplomate congolais a été placé en détention en Bulgarie, ainsi que les deux autres passagers qui se trouvaient en sa compagnie.

L’émissaire congolais basé à Bruxelles, soupçonné d’avoir utilisé son sésame diplomatique pour transporter de la drogue dans ses valises, a été placé en détention en Bulgarie, après avoir été pris en flagrant délit.

Selon le procès-verbal de son audition du mercredi 23 juillet, Jean de Dieu Mutebwa Mulumba a effectué ce trajet de l’Europe de l’Ouest vers la Turquie à cinq reprises au cours de l’année écoulée.

Discrètement suivi par les services de police de différents pays depuis de nombreux mois, le diplomate été arrêté vendredi, à la frontière bulgaro-turque.

L’homme avait à bord de son véhicule de service doté d’une plaque diplomatique belge, plus de 200 kg de cocaïne La valeur marchande de la cargaison est estimée à environ 20 millions d’euros, soit un peu plus de 13 milliards de francs CFA.

Occupant le poste de deuxième secrétaire de l’ambassade de la République démocratique du Congo au Benelux, Jean de Dieu Mutebwa Mulumba la quarantaine entamée, a expliqué au juge, se rendre à Sofia pour faire des emplettes pour son épouse et ne pas savoir ce qui se trouvait dans les bagages. Il était accompagné de deux passagers, notamment d’une Belge de 54 ans, veuve d’un diplomate. Celle-ci a prétendu dans un premier temps que les cinq valises, pesant chacune 40 kg, contenaient de l’or.

L’autre passager est un Bulgare de 43 ans, il est présenté comme l’organisateur du transport. Tous ont été arrêté. Le trio risque jusqu’à vingt ans de prison.

Le procureur a évoqué un modus operandi bien établi, avec une cargaison toujours plus lourde au fil de convois et passant inaperçus, les véhicules diplomatiques n’étant généralement pas contrôlés.

Aucune réaction officielle n’est encore venue de Kinshasa, même si à la survenue de l’évènement vendredi, le flou a plané sur lequel des deux Congo, était originaire le diplomate trafiquant présumé.

Une enquête approfondie est en cours pour déterminer l'origine et la destination de la drogue.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-07-24 11:32:52

Décès de Note Agathon : le Congo perd l’un de ses premiers administrateurs formés en France

Il est parfois des nouvelles dont on ne peut s’accommoder, tant la seule évocation des faits provoque en soi un déchirement. Entre larmes et flots de souvenirs, les Congolais sont dans l'émoi. Une disparition inopinée qui vient hanter leur sommeil. Note Agathon est décédé mardi 22 juillet 2025 à Nancy à l'âge de 88 ans, ont indiqué les membres de sa famille.

Le Congo-Brazzaville perd l'un de ses premiers administrateurs formés en France. L’ancien directeur général de l’office national du commerce (Ofnacom), Note Agathon, avait une éthique intransigeante, une loyauté intégrale, une volonté de servir son pays avec exigence et passion.

L’ancien directeur de cabinet du Premier ministre Jacques Joachim Yhomby Opango et ancien Président de la Cour constitutionnelle était un administrateur très exigeant qui savait ce qu'il fallait faire et savait entraîner les gens.

Il était connu pour son franc-parler.

« Nous venons au monde, avec pour chacun, la mission de nommer les choses », disait Sony Labou Tansi.

Au cours de sa vie, Note Agathon aura nommé les choses avec force et conviction, engageant sa personne dans les combats pour lesquels il était persuadé de la justesse.

Des pages de son histoire écrites en lettres d’honneur au Congo-Brazzaville et qu’il aura assumées jusqu’à ses derniers jours.

Le recueillement se fera en région parisienne avant le départ de la dépouille mortelle pour Brazzaville.

Le programme des obsèques sera communiqué très prochainement, selon les membres de la famille.

Jean Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-07-23 21:22:03

France : Deve Maboungou a obtenu avec succès son DU « Manager de cabinet et Directeur de la vie publique et politique »

Un diplôme universitaire (DU) peut se révéler être un véritable atout pour intégrer une entreprise ou une administration. Son principal intérêt réside dans le fait qu’il s’agit d’une spécialisation portant sur un domaine ou un sujet bien précis. Ainsi, le détenteur d’un DU s’assure une expertise supplémentaire qu’il pourra mettre en avant et exploiter. Une formation complémentaire particulièrement intéressante pour les personnes souhaitant se spécialiser. C’est le cas du franco-congolais, Deve Maboungou qui a choisi la prestigieuse Ecole Nationale Des Directeurs Des Cabinets, Université de Lorraine-IAE de Metz pour réaliser, avec succès, son mémoire professionnel sur le thème « Directeur de cabinet et émancipation des quartiers populaires : enjeux citoyens et politiques » en vue de l’obtention du DU « Manager de cabinet et Directeur de la vie publique et politique ».

Ce mémoire de Deve Maboungou, réalisé dans le cadre du master "Manager de cabinet" à l'École Nationale des Directeurs de Cabinet, examine une question cruciale : comment le directeur de cabinet peut-il contribuer à renforcer l'engagement citoyen et politique en faveur de l'émancipation des quartiers populaires ?

L'auteur, fort de son expérience personnelle des quartiers populaires et de sa fonction de directeur de cabinet, apporte un double regard unique sur cette problématique : celui du "savoir d'usage" et celui de l'analyse stratégique institutionnelle.

La France est confrontée à une "peine géographique" touchant les zones rurales et les quartiers populaires, caractérisée par :

- 28% des Français ressentent un sentiment d'abandon territorial

- 5,3 millions d'habitants vivent dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV)

- Des taux d'abstention record : 32% en Seine-Saint-Denis lors de la présidentielle de 2017

Les conseils citoyens créés en 2014 illustrent les limites actuelles : - Seulement 5 à 10% des personnes sollicitées répondent à l'appel

- Ce taux chute à 1 à 2% dans certains quartiers des Hauts-de-France

- Démobilisation rapide des participants et manque d'indépendance réelle Le directeur de cabinet occupe une position centrale dans le dispositif politico-administratif, agissant comme : - Interface stratégique entre politique et administration

- Médiateur entre institutions, élus, services et société civile

- Facilitateur au sein de l'exécutif municipal

- Garant de la cohérence entre vision politique et réalités administratives

Un "couteau suisse" aux multiples compétences

Sa polyvalence exceptionnelle lui permet de :

- Coordonner la mise en œuvre des orientations politiques

- Animer la majorité et réguler les tensions internes

- Apporter une expertise territoriale pragmatique

- Contribuer à la définition et au suivi des politiques publiques

Le mémoire identifie plusieurs obstacles structurels :

- Insuffisance des politiques de droit commun :

75% de la population des QPV rencontre des difficultés d'accès aux soins

- Fracture sociale persistante : l'école française profite davantage aux enfants de parents diplômés

- Déserts médicaux concernant 80% du territoire national

L'auteur préconise une transformation vers le "citoyen-acteur" à travers :

- La création d'instances d'interpellation citoyenne

- Le soutien aux associations par des financements indépendants

- La reconnaissance de l'expertise citoyenne

- L'innovation numérique inclusive Recommandations concrètes Pour les directeurs de cabinet

- Élaborer des politiques adaptées et inclusives en intégrant les savoirs d'usage

- Soutenir les dynamiques citoyennes et les expérimentations participatives

- Favoriser la co-construction des diagnostics territoriaux

- Développer une gouvernance collaborative impliquant tous les acteurs Pour les institutions

- Créer des tables locales de concertation inspirées du modèle montréalais

- Mettre en place des groupes de pilotage comprenant au moins 50% d'habitants

- Développer la contre-expertise citoyenne via les centres de ressources

- Transformer les représentations médiatiques des quartiers populaires

Ce mémoire démontre que le directeur de cabinet peut devenir un acteur déterminant de la transformation sociale et démocratique, à condition d'assumer pleinement la dimension politique de son rôle comme médiateur, facilitateur et garant de la cohésion sociale.

L'avenir des quartiers populaires dépendra de la capacité collective à :

- Dépasser les logiques d'assignation

- Renouveler les formes de participation

- Reconnaître la diversité des parcours et aspirations

L'innovation démocratique passe par une refondation profonde des pratiques institutionnelles, plaçant les quartiers populaires comme de véritables laboratoires d'expérimentation démocratique pour restaurer la cohésion sociale et territoriale en France.

Ce travail s'inscrit dans une démarche de recherche-action, alliant analyse théorique rigoureuse et expérience pratique du terrain, pour proposer des solutions concrètes aux défis contemporains de la gouvernance locale.

Derrière son sourire et sa bonne humeur contagieuse, se cache un homme très engagé et qui œuvre tous les jours, sur le terrain, au service des plus démunis. Reconnaissable d'entre mille de par sa taille, son élégance, sa beauté légendaire et ses lunettes, Deve Maboungou a été honoré récemment au siège du Sénat français dans le 6e arrondissement de Paris, par la Ligue Universelle du Bien Public. Il a reçu le Diplôme de la Médaille d’Argent avec Palme et Couronne Vermeil. Cette distinction est le fruit de nombreuses années d’engagement du récipiendaire.

Le citoyen franco-congolais, marié et père d’un enfant, est Expert en intelligence économique et analyste géopolitique et politique. Il a fondé en 2024 le cabinet Noeîn & Cie, dédié au conseil stratégique, intelligence économique et relations internationales.

Diplômé en droit, management et relations internationales, il est titulaire de trois MBA : intelligence économique, relations internationales et diplomatie, ainsi qu'en management stratégique de cabinet.

Depuis janvier 2025, Deve Maboungou est Directeur de cabinet de la Maison de l’Afrique et enseignant-chercheur auprès de l’Institut d'études Politiques, Diplomatiques et Stratégiques Thales Afrique, formant les décideurs de demain.

Ancien président d’un club de Pencak Silat “art martial indonésien”, il valorise solidarité et cohésion sociale. Il est décoré de la médaille de bronze ministérielle de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif pour ses actions citoyennes. Investi en Afrique dans la santé, l’éducation et l’enseignement, il est décoré Chevalier de l’Ordre de l’Étoile de Mohéli et Chevalier de l’Ordre de la Croix Belge, incarnant la diplomatie citoyenne.

Homme d’action et de principes, Deve Maboungou incarne un modèle de citoyenneté active.

Par ses engagements multiples, il se positionne comme un catalyseur de changement, appelant à une mobilisation collective pour bâtir un monde plus solidaire, sûr et équitable.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-07-22 10:55:36

Congo : Frédéric Bintsamou officiellement candidat à la présidentielle de 2026

C’est désormais chose faite. Samedi dernier, au cours d’un meeting de lancement de la campagne d’adhésion à son parti le Conseil national des républicains (CNR) à Kinkala, chef-lieu du département du Pool, Frédéric Bintsamou alias « Pasteur Ntumi », a annoncé qu’il sera bien candidat à l’élection présidentielle de mars 2026.

« Oui, effectivement. On ne crée pas un parti pour que vous soyez toujours derrière quelqu'un. S’il y a une élection dans ce pays, elle ne se fera plus sans le CNR », a déclaré l’ancien chef rebelle Pasteur Ntumi.

« Jeunesse congolaise, l’heure est à l’engagement. Rejoint le CNR, porte la voix du changement, construit l’avenir avec fierté, dignité et courage. Le futur du Congo commence par toi. Le CNR c’est l’espoir d’une génération », a-t-il ajouté à l’esplanade de la gare routière de Kinkala devant une foule en liesse et acquise à sa cause.

On rappelle que ses ex-miliciens Ninjas ont affronté l’armée durant une année, contestant la réélection en mars 2016 du Président Denis Sassou-Nguesso.

Selon les ONG, le conflit avait provoqué le déplacement d’environ 300 000 personnes.

Personnage aussi craint qu’imprévisible, le controversé pasteur Ntumi, resté discret et silencieux depuis la fin de la guerre du Pool, qui s’est déroulée de 2016 et 2017, hante toujours le paysage politique congolais.

Il fait partie du paysage politique du pays depuis plus de vingt ans.

Le pasteur Ntumi est l'un de ceux qui peuvent faire fonctionner ou dérailler le processus de paix.

Et au Congo-Brazzaville, tout le monde le sait très bien !

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-07-21 10:55:36

RDC – Religion : Une année après la mort de son épouse, le Pasteur Marcello Tunasi se remarie ce 23 juillet à Bruxelles

Le pasteur Marcello Jérémie Tunasi, figure influente du « réveil spirituel » en Afrique francophone, va se marier le mercredi 23 juillet à Bruxelles avec la « servante de Dieu » Esther Aisha. L’annonce officielle de cette union a été faite dimanche, au cours du culte dominical tenu à Kinshasa, devant les fidèles de la communauté ‘’La Compassion’’.

Le mariage du pasteur Marcello intervient un an après la disparition de son épouse Blanche Tunasi, rappelée à Dieu en 2024. Leur ministère commun avait profondément marqué la scène chrétienne congolaise et au-delà. Son décès avait laissé un vide important dans le cœur des fidèles comme dans l’œuvre spirituelle bâtie aux côtés de son époux.

Selon les proches du ministère, cette union marque « une nouvelle saison de restauration et d’espérance » dans la vie du pasteur, vécue dans la paix, la sobriété, et sous la conduite du Saint-Esprit.

Leader de la communauté évangélique La Compassion, présente en RDC et dans plusieurs pays du monde, Marcello Tunasi est connu pour sa prédication directe, son attachement à la vérité biblique, et son engagement en faveur de la jeunesse africaine.

Sa future épouse, Esther Aisha, est également engagée dans le ministère chrétien. Elle est décrite comme une femme de prière, passionnée par l’enseignement de la Parole de Dieu, et investie dans l’accompagnement des personnes blessées dans leur parcours de foi.

La cérémonie de mariage se déroulera à Bruxelles, dans un cadre strictement privé, en présence de quelques proches, responsables spirituels et amis du couple. Mais au-delà de la discrétion, l’événement envoie un message fort à toute la communauté chrétienne : celui de « la reconstruction après l’épreuve, de la foi dans l’avenir, et de la fidélité au service du Royaume », fait-on savoir.

Le mariage du pasteur Marcello Tunasi suscite des réactions diverses au sein de la communauté. Certains le trouvent précipité mais beaucoup y voient un témoignage de vie, de courage et d’obéissance à ce que le pasteur Marcello a toujours appelé « l’appel de Dieu », malgré les tempêtes. 

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-07-20 21:15:44

Congo : Un orpailleur tué par un éléphant à Moungoundou-Nord

Un orpailleur, de nationalité congolaise, la quarantaine révolue, aurait été chargé à mort par un éléphant alors qu’il était parti de son village pour exploiter l’or dans la forêt de Moungoundou-Nord dans le Niari (sud).

Malheureusement, sa longue absence a commencé à inquiéter tout le village. Les parents informés de la situation, se sont immédiatement rendus sur les lieux pour les recherches dans cette forêt.

C’est alors qu’ils tombent sur un corps sans vie qui, à l’identification, s’avère être celui du jeune orpailleur.

L’infortuné, torse nu, est déchiqueté au niveau du dos, de la poitrine et les empreintes des pattes, semble-t-il, d’un troupeau d’éléphants, accréditent l’hypothèse d’une attaque mortelle de ce dernier.

C’est une énième victime d’attaque d’éléphants qui vivent désormais très proche de l’homme.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-07-20 15:52:48

Retrait de deuil de Madeleine Ndokolo en France : Dans le recueillement et la sobriété

Les funérailles constituent généralement la dernière occasion pour dire adieu à une personne décédée qui vous est chère. Ainsi, toute la famille et amis se réunissent pour ce moment douloureux. Pourtant, même plusieurs années après l’enterrement, il est toujours possible de commémorer le décès d’un être cher. En effet, le deuil ne se termine pas le jour des obsèques. C’est dans ce contexte qu’une cérémonie de retrait de deuil de Madeleine Ndokolo née Youngui a été organisée par la famille Ndokolo, samedi 19 juillet 2025, à St Germain lès Corbeil en région parisienne.

Au programme, une messe d'action de grâce a été organisée en sa mémoire, à la paroisse de St Germain lès Corbeil à 16h suivi d’une réception de 17h à 2h dans la salle municipale de la même ville.

C’était une opportunité unique pour la famille Ndokolo et les amis de se rassembler, de partager des souvenirs et de trouver du soutien mutuel dans un moment de deuil et pourquoi pas d’aider la famille Ndokolo à amorcer le processus de guérison émotionnelle.

Elle était bien connue au Plateau de 15 ans à Brazzaville, maman Mado, ainsi qu’on l’appelait de tous, est décédée le samedi 25 novembre 2023 à 3h00 du matin à l'hôpital de Corbeil-Essonnes (France), à l'âge de 90 ans.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-07-20 14:33:45

Denis Sassou-N’Guesso a procédé au lancement de la 12e édition du Festival panafricain de musique (Fespam) à Brazzaville

La 12e édition du festival panafricain de musique (fespam) a démarré samedi 19 juillet 2025, en format réduit, au Palais des congrès, sous le haut patronage du Président de la République, chef de l'État, Denis Sassou-N'Guesso.

En présence de plusieurs personnalités nationales et étrangères, Denis Sassou-N’Guesso a donné le top des activités de cet événement.

« Je déclare ouvert le Festival panafricaine de musique. Que la fête commence et qu’elle soit belle », a-t-il déclaré sous les applaudissements nourris et prolongés du public.

Tour à tour, le maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, la représentante résidente de l'Unesco, Fatoumata Barry Marega, la directrice générale de l'Unesco, Audrey Azoulay, le commissaire général, Hugues Gervais Ondaye, et la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, Marie-France Lydie Hélène Pongault, ont, dans leurs différents discours, salué un événement porté par le désir d'unité africaine et de partage, avant que le Président de la République ne déclare l'ouverture officielle du festival.

Juste après ce coup d’envoi, les artistes ont animé la scène par des sonorités et danses endiablées, dans une salle de conférence du Palais des congrès, toute émerveillée.

Placé sous le thème «Musique et enjeux économiques en Afrique à l’ère du numérique », 14 pays et leurs délégations prennent part à ce festival, entre autres la République Démocratique du Congo (Rdc), le Sénégal, le Mali, le Tchad, la Côte d’Ivoire et le Venezuela.

Pendant une semaine, les différents groupes musicaux africains et d’ailleurs vont prester sur différents sites, notamment le palais des congrès, Mayanga et Kintélé, en vue d’exhiber leurs créations artistiques.

Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-07-20 13:14:53

Kenya – Justice : Le faux avocat était tout de même un virtuose du barreau

Au Kenya, l’histoire de Brian Mwenda, un faux avocat, choque et amuse à la fois. Sa remarquable habileté dans l’exécution des dossiers de justice avait fini par construire sa notoriété. Ce faux avocat a tout de même remporté 26 procès avant de se faire arrêter.

Il n’avait pas la qualité d’avocat, pourtant, Brian Mwenda en dégageait des talents particuliers, tant dans la justesse des plaidoiries prenant ancrage sur le code pénal, pour défendre les intérêts de ses clients, que dans l’art oratoire pour convaincre le tribunal à statuer en faveur de ses clients, battant à plate couture ses confrères.

Pourtant, ce tableau tissés de victoires judiciaires aussi retentissantes les une que les autres et qui faisaient sa notoriété a fini par se disloquer. Le ‘’brillant’’ avocat était en fait un imposteur.

Sans le moindre diplôme, Brian Mwenda avait usurpé l’identité d’un vrai avocat et plaidé dans 26 affaires face à de vrais professionnels. Le plus intrigant est qu’il a gagné chaque procès. Et avec la manière s’il vous plait.

Démasqué suite à une dénonciation anonyme, Brian Mwenda a été arrêté pour usurpation d’identité et exercice illégal de la profession d’avocat. L’homme a été écroué, en attendant son procès.

Le parquet ne précise pas si les affaires des procès gagnés par Brian Mwenda feront « autorité de la chose jugée », ou si elles sont considérées comme non jugées, l’une des parties étant représentée par un avocat non assermenté.

Pour les avocats professionnels contre lesquels ‘’l’imposteur’’ Brian Mwenda a gagné des procès, c’est désormais le sentiment de honte extrême.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-07-20 06:42:59

Congo : Denis Sassou-N’Guesso attend un rapport exclusif des stades construits lors des municipalisations accélérées avant de sortir son fouet

Le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso a demandé, lors du conseil des ministres du 16 juillet 2025, les nouvelles des stades construits lors des municipalisations accélérées. Il attend un rapport exclusif.

"La nature a horreur du vide", a-t-on coutume de dire. Ces ouvrages qui ont coûté des milliards de FCFA aux contribuables congolais, ne servent aujourd’hui à rien. Ils sont devenus des repères des fumeurs du chanvre. Le jour, ces stades sont véritablement des fumoirs du tabac indien. Le pire arrive la nuit où tout le monde se livre au commerce du sexe.

Plusieurs congolais qui fréquentent ces endroits ne viennent pas pour suivre un match de football, mais en réalité c’est pour soit s’acheter quelques boules de chanvre, soit pour s’attraper une prostituée au crépuscule.

Les riverains comptent plus de préservatifs usés que des traces des bottines des joueurs de football. Ce qui sous-entend que ces stades ont été transformés en chambre d’hôtel.

Le stade de la Concorde de Kintélé, près de Brazzaville, construit en 2013, a coûté plus de 380 milliards de FCFA, voies d’accès et aménagement y compris. Cet ouvrage symbolique ne sert à rien. Il n’est pas homologué, selon les règles FIFA. Aucun match ne s’y joue.

D’ailleurs, les militaires chargés de faire la sécurité du stade, ont complètement pillé l’ouvrage, des appareils électriques/ électroniques aux bidets des toilettes. Tout a été emporté !

D’autres petits stades construits dans les chefs-lieux des départements servent plus à chasser les hérissons qu’aux activités sportives.

En octobre 2017, plus d’un mois après sa prise de fonctions, le ministre congolais des Sports, Hugues Ngouélondélé avait effectué une visite de terrain dans les stades Mangandzi et Denis Sassou-N’Guesso de la ville de Dolisie (sud) dans le cadre de la relance des travaux de rénovation et de l’opérationnalisation des infrastructures sportives, afin que la jeunesse congolaise puisse exprimer son talent dans de bonnes conditions.

Prenant la parole, le ministre congolais des Sports avait souligné, que l’un des chantiers les plus cruciaux qui puissent être déterminants dans la réussite des actions de sa feuille de route, était de rendre opérationnelles et disponibles les infrastructures sportives à la disposition des enfants congolais.

Mais depuis là, rien n'a été fait.

En attendant, le chassé-croisé des fumeurs du chanvre continu le jour, et la nuit, tout le monde, peut se livrer au commerce du sexe sans être inquiété.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-07-18 21:05:15

L’écrivain congolais Alain Mabanckou signe son grand retour en librairie avec Ramès de Paris

L’écrivain congolais, Alain Mabanckou, signe le 22 août prochain, son grand retour en librairie avec Ramès de Paris, un roman « drôle, sarcastique et furieusement vivant », publié aux éditions du Seuil.

Selon la quatrième de couverture, dans ce nouveau roman, l’auteur met en scène un narrateur, un jeune écrivain en herbe qui se fait volontiers appeler Berado prince de Zamunda et qui vit sous la coupe et dans l’ombre de son grand frère des faubourgs de Pointe-Noire, un certain Benoît, qu’il est venu rejoindre à Paris.

Ce dernier, personnage fantasque, exerce sa verve dans le quartier de Château Rouge. Tout n’est pas bien clair dans sa vie, sinon qu’il sait charmer, les dames en premier. Il accumule les aventures de tous ordres, jusqu’au jour où il s’engage avec Lilwenn, qu’il épouse bientôt. Au grand désarroi de maman Mushama, la tenancière du restaurant Manioc Pays. Tout est réuni pour une embrouille. Mais les pistes se mélangent. Berado cherche à fausser les cartes, et pour imposer sa version des faits il se rend chez Ramsès, le réceptionniste et barman du Salam Hôtel, dans le XIe arrondissement.

Son récit commence, sans cesse interrompu, et bientôt il plonge dans un étrange flottement, entre rêve et réalité. Est-ce l’effet du thé qu’on lui sert ?

Dans ce roman à la fois drôle et sarcastique, Alain Mabanckou offre les Mille et Une Nuits de l’exil africain, dont les personnages hauts en couleur sont parfois des sortes de Pieds nickelés. On s’y attache, on rit. On en redemande.

Ce roman sort quatre ans après Le Commerce des allongés, son dernier livre.

Né en 1966, au Congo-Brazzaville, Alain Manckou est l’auteur d’une dizaine de romans dont Verre Cassé (2005) et Mémoires de porc-épic (prix Renaudot 2006).

Oeuvre bavarde d’un rire sans retenue, "Verre cassé" avait déjà été désigné, en 2012, par le quotidien anglais comme l’un des dix meilleurs livres africains contemporains. Ce livre d’Alain Mabanckou, fait partie des trois ouvrages francophones retenus dans la liste des cent romans et essais ayant marqué le début du siècle en cours.

Son œuvre est traduite dans une vingtaine de langues.

Il enseigne la littérature francophone à l’Université de Californie-Los Angeles (UCLA).

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-07-18 15:26:10

Libre propos : FESPAM : De la grandeur à la gêne...

Faire un festival, ce n’est pas juste imprimer des affiches et remplir une salle. C’est une vision, une ambition, un vrai engagement envers notre culture et nos artistes. Le FESPAM, Festival Panafricain de Musique, jadis, haut lieu d’expression culturelle et musicale de notre continent et de sa diaspora. Organisant et favorisant des grandes retrouvailles d’artistes, musiciens, musicologues, opérateurs culturels et tous ceux, qui s’occupent du management, producteurs et distributeurs, etc. Avec son marché des Arts.

Mais là… voir le Chef de l’État mobilisé pour une édition réduite, sans souffle, sans âme, ça interpelle. On dirait un spectacle monté pour sauver les apparences — une scène triste pour ceux qui croient encore à la force de la musique et à l’identité culturelle du Congo. Et pourtant, le Président lui-même aime et soutient la culture… Alors pourquoi lui faire jouer ce rôle embarrassant ?

Le FESPAM (Festival Panafricain de la Musique), jadis fierté panafricaine, vitrine de notre rayonnement culturel, se résume désormais à une cérémonie en petit comité, sans ambition, ni élan. Un événement vidé de sa mission, de son essence. Et pendant que Brazzaville piétine, Kinshasa avance : diplomatie culturelle, tourisme, rayonnement musical… La RDC vient de lancer un vrai festival international. Voilà une dynamique inspirante !

On se souvient du temps où Kinshasa et Brazzaville vibraient ensemble, unies par la Rumba et une passion commune pour la culture. Aujourd’hui, l’une brille, l’autre s’obscurcit et s’efface.

Le FESPAM méconnaissable… Le ridicule ne tue pas — il est même décoré.

Un vrai festival, c’est populaire, vivant, ouvert. C’est un lieu de partage, de transmission et de fierté. Il est temps qu’on se regarde en face, qu’on apprenne des autres, qu’on repense en profondeur notre politique culturelle.

Ô Congo, Ô culture, Ô musique, Ô FESPAM… qu’avons-nous fait de toi ?

Eddy Fleury NGOMBE/Acteur & Opérateur culturel/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-07-17 21:46:48

Congo – Santé : Tenue à Brazzaville de la IIe Session du Conseil National de la Santé (CNS)

Le Ministère de la Santé et de la Population de la République du Congo, organise, du 16 au 18 juillet 2025, au Grant Hôtel de Kintélé, sa deuxième Session du Conseil National de la Santé (CNS). Ces assises se tiennent sous le thème : « la gouvernance du système de santé congolais face aux défis de l'objectif de développement - ODD3 ». La cérémonie d’ouverture, placée sous les auspices du Premier Ministre, chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso, en présence de quelques membres du gouvernement, du préfet du département de Brazzaville, Gilbert Mouanda-Mouanda, d’autres préfets de départements, des présidents des Conseils départementaux, des partenaires techniques et financiers, notamment, M. Vincent Dossou Sodjinou, Représentant-Résident de l'OMS (L’Organisation Mondiale de la Santé) au Congo.

Pendant trois (3) jours, les panelistes ( experts et professionnels de santé) plancheront sur une dizaine des thèmes liés aux multiples défis et enjeux du système de santé au Congo.

Prenant la parole pour le compte des agences du système des Nations Unies, M. Vincent Dossou Sodjinou, Représentant-Résident de l'OMS au Congo, a exprimé la volonté de leur organisme, de poursuivre sans discontinuer, son soutien au Gouvernement de la République, dans l’amélioration de son dispositif sanitaire national.

« La gouvernance est une priorité stratégique pour l’OMS, essentielle pour améliorer l’efficacité, l’équité et la cohésion des systèmes de santé. Cela a été stipulé dans le rapport du Directeur général de l’OMS, sur le rôle de l’OMS dans la gouvernance de l’action sanitaire mondiale, présenté lors de la 132e Session du Conseil exécutif en 2013. Ainsi, la gouvernance est le fondement d’un système de santé résilient et équitable. Elle demeure le pilier central au cœur des autres piliers du système de santé que sont : les ressources humaines ; les prestations de service ; les produits et technologies de santé ; le système d’information sanitaire et le financement de la santé », a-t-il confirmé.

« L’Organisation Mondiale de la Santé se réjouit fortement que l’Etat Congolais ait compris très tôt l’importance de la gouvernance dans l’efficacité du système sanitaire national. Cette prise de conscience et cet engagement politique se sont traduits entre autres, par la prise en 1984 du décret n°84-290 du 26 mars 1984 portant création du Conseil national de la santé, l’organisation des assises d’Ewo ; et le renforcement, plus récemment, de la gouvernance locale. Ces actions politiques majeures ont posé les jalons pour que le Congo connaisse les progrès attendus dans l’atteinte de l’objectif du développement durable numéro 3, mais aussi, des autres ODD car, la santé est à la fois un produit et un déterminant des autres ODD », s’est félicité le Représentant-Résident de l’organisme onusien.

‎Pour sa part, le ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara, a primo, exprimé sa plus haute reconnaissance à Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République, Chef de l’Etat, initiateur et artisan de cette importante institution, œuvre de sa volonté en 1984, pour doter la République d’une instance de concertation sur les questions de santé.

« C'est un cadre de concertation et de proposition sur les enjeux de santé publique en République du Congo. Plusieurs recommandations seront formulées à l'issue des travaux de cette deuxième session ordinaire », a-t-il déclaré.

Le ministre Jean-Rosaire Ibara a tout au moins salué un certain nombre des avancées et de prouesses enregistrées par notre pays dans le domaine de la santé, à savoir : le renforcement du plateau technique et la mise en service de deux hôpitaux généraux, Djiri à Brazzaville et Loandjili à Pointe-Noire.

Ainsi, le ministre Jean Rosaire IBARA a profité de cette tribune pour annoncer l'ouverture imminente des hôpitaux généraux de Ouesso et de Sibiti.

En rappel, il faut faire savoir que le Conseil national de la santé a été créé en mars 1984 à Ewo, chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest et cette Session se tient 41 ans après ladite création.

VALDA SAINT6VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

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Créé le 2025-07-17 09:06:53

France : Décès de l’ancien PDG d’Elf Aquitaine, Loïc Le Floch-Prigent

Loïk Le Floch-Prigent, ex-PDG de grandes sociétés publiques françaises comme Rhône-Poulenc, Elf Aquitaine, Gaz De France ou encore la SNCF, est décédé mercredi à l’âge de 81 ans.

Cet ancien grand patron, nommé par des gouvernements de gauche comme de droite à la tête des plus grandes entreprises, a passé plusieurs années en prison, notamment après sa condamnation en 2003 pour abus de biens sociaux, dans le volet principal du dossier Elf.

Après un début de carrière à la Délégation générale à la recherche scientifique et technique, il avait au début des années 1980 occupé des fonctions ministérielles au cabinet du ministre de l'Industrie.

Loïk Le Floch-Prigent fut ensuite PDG de l'entreprise pétrolière Elf entre juillet 1989 et 1993, puis président de la SNCF de décembre 1995 à juillet 1996. Il est par la suite condamné par la justice à des peines de prison ferme pour détournements de fonds dans le cadre de l'affaire Elf.

Rappelons qu’à la tête du groupe Elf Aquitaine, Loïc Le Floch-Prigent a côtoyé de nombreux chefs d’État, notamment en Afrique.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-07-16 12:47:17

Brazzaville : La délocalisation du siège de l’OMS Afrique, une information qui a juste une très bonne place dans la corbeille des ragots. La rumeur tout simplement

Le Représentant résident de l’OMS, le Dr Vincent Dossou Sodjinou a apporté un démenti formel mercredi 15 juillet 2025 à Brazzaville, aux rumeurs persistantes évoquant une éventuelle délocalisation du Bureau régional Afrique de l’OMS basé à Brazzaville. 

Le Dr Vincent Dossou Sodjinou a précisé, lors d’une audience avec le ministre de la Coopération Internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso, que les récents ajustements observés sont directement liés au retrait d’un bailleur stratégique, sans incidence sur le maintien du siège régional en République du Congo.

Cette rencontre avec le ministre de la Coopération Internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso, été l’occasion de faire un point d’étape sur la coopération entre l’OMS et notre pays, en prélude à la tenue prochaine de la commission mixte OMS–Congo, qui viendra impulser une nouvelle dynamique à notre partenariat stratégique.

Le Dr Sodjinou a réitéré l’engagement de l’OMS à accompagner le Congo dans la mise en œuvre du volet sanitaire du Plan Mattei, notamment à travers le renforcement de l'accès aux soins de santé primaires.

Il a remis à Denis Christel Sassou Nguesso un document d’orientation intitulé « Revitalisation des districts sanitaires », qui servira de base aux actions prioritaires à venir dans le secteur.

Jean-Jacques Jarele SIKA Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-07-16 11:56:21

« Francophonie en danger » : l’heure du sursaut ou celle du renoncement

La 50e session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie s’ouvre à Paris dans un monde plus instable que jamais depuis la Seconde Guerre mondiale. Alors que certains régimes imposent la loi du plus fort, bafouant ouvertement le droit international, jamais le besoin de défendre une vision du monde fondée sur le multilatéralisme, la coopération, les libertés publiques, la démocratie et la paix n’a été aussi pressant.

Le Président français, Emmanuel Macron a donné un signal fort en faveur de la Francophonie, à travers ses discours à Ouagadougou, Erevan ou Kinshasa, appelant à une Francophonie jeune, vivante et offensive, et avec l’ouverture de la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts, véritable manifeste culturel et politique. Ces engagements tracent une ambition claire qu’il faut désormais traduire en actes durables.

Une série de signaux alarmants

Le sommet de Villers-Cotterêts l’a démontré, un élan francophone est encore possible, sous réserve que des actions ambitieuses soient menées. Or, depuis, en quelques mois, plusieurs alertes graves ont ébranlé les fondations de la Francophonie et font douter de la motivation de la France.

Le premier choc est celui du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l’Organisation internationale de la Francophonie. Deuxième alerte, l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, deux piliers du monde francophone, négocié par les États-Unis et le Qatar !! Comment ne pas y voir un effacement diplomatique alarmant ?

S’ajoutent à cela les coupes budgétaires brutales imposées par la France : –75 % pour l’Agence universitaire de la Francophonie, –60 % pour l’Assemblée parlementaire. Un désengagement mal venu et très mal perçu par nos partenaires.

Et, enfin, se pose la question toujours irrésolue des visas, qui mine la réputation de la France. Le refus d’entrée, très médiatisé, du Dr Moctar Touré, Président de l’Académie des Sciences du Sénégal et figure du monde scientifique africain, décoré par la République française, en est un symbole tragique. Ce type de décision contredit l’esprit de partage des savoirs que nous affirmons incarner.

Une question brutale : La France a-t-elle tourné le dos à la Francophonie ?

Ce triple recul — diplomatique, politique, budgétaire — pose une question simple et brutale : la France a-t-elle réellement renoncé à ce qu’elle a contribué à bâtir ? Nous, signataires de cette tribune, refusons de nous y résoudre.

Car ce qui est en jeu dépasse la langue, l’histoire ou les institutions. C’est le modèle de société que nous défendons : un espace fondé sur l’État de droit, l’égalité, la liberté, le dialogue des cultures.

Dans ce contexte troublé, il convient de saluer le courage de celles et ceux qui, malgré les vents contraires, continuent de défendre la Francophonie avec fidélité aux valeurs qu’elle porte. Le ministre Thani Mohamed Soilihi en est un exemple, refusant de céder à la fatalité budgétaire qui lui est imposée.

Il est encore temps d’inverser la tendance. À condition de le vouloir, et d’agir maintenant, en suivant un plan d’action précis.

Premièrement, renouer avec une véritable vision politique.

La France doit assumer ses responsabilités et jouer pleinement son rôle de leader et d’inspirateur. Cela suppose un cap clair, une constance dans l’engagement et des actes concrets forts. Le rapport de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, paru la semaine dernière, en trace les grandes lignes.

La Francophonie doit rapidement redevenir un axe structurant de notre diplomatie, porté par l’État, relayé par les élus, les institutions, les collectivités, mais aussi par la diplomatie parlementaire, qui peut jouer un rôle déterminant pour retisser les liens entre les peuples. C’est sans doute aujourd’hui l’axe le plus porteur pour affirmer durablement notre influence à l’international.

Deuxièmement, redéfinir une nouvelle ambition mobilisatrice.

La Francophonie du XXIème siècle ne peut se résumer à un héritage. En plus d’un modèle de société, elle doit devenir une promesse d’avenir pour la jeunesse francophone : apprendre, entreprendre, créer, rêver ou même chanter. En « Francophonie », chacun doit trouver sa place, sa voix, son avenir.

Cela suppose une rupture nette avec le passé : sortir d’une vision datée, héritée, pour construire une Francophonie porteuse de nouvelles utopies. Là encore, il ne s’agit pas de repartir de zéro, mais de donner à cette ambition un souffle nouveau, plus concret, plus lisible.

Troisièmement : mettre en place des règles de mobilité claires.

Il ne peut y avoir d’espace francophone facteur de développement sans règles claires de mobilités des personnes. Des initiatives en la matière existent, mais restent trop dispersées, peu visibles, et parfois défaites par des pratiques administratives contre-productives. Il est temps de faire de la mobilité un levier stratégique.

Quatrièmement : moderniser les outils et transformer la gouvernance.

Plusieurs opérateurs de la Francophonie ont su se réinventer, innover, se rapprocher du terrain. Ces dynamiques doivent être soutenues et généralisées pour bâtir une gouvernance francophone plus inclusive, plus ouverte, plus agile, et où les diasporas, les territoires, les créateurs, les universités, les collectivités et tous les acteurs de terrain seraient associés aux grandes orientations.

La France doit y jouer pleinement son rôle. Non pas en s’imposant, mais en engageant. Non pas en centralisant, mais en fédérant. Non pas en parlant seule, mais en donnant la parole aux autres.

Une vocation à réaffirmer d’urgence

« La France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ». Cette phrase du général de Gaulle nous rappelle notre vocation : être à la hauteur des causes que nous prétendons servir.

Réinvestir le projet francophone n’est ni un luxe ni un supplément d’âme. C’est une nécessité stratégique et civilisationnelle ; pour continuer d’être plus grand que ce que nous sommes – ou courir le risque de disparaître à force de renoncements et d’idées étriquées.

Une Francophonie sans la France s’efface. Une France sans Francophonie perd sa voix.

L’heure est venue de choisir : Qui veut agir, nous suive !

Bruno Fuchs, président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale

Jean Pierre Raffarin, Ancien Premier ministre, ancien représentant personnel du Président de la République pour la Francophonie

Jean Marie Bockel, Ancien ministre de la Coopération et de la Francophonie, Vice-président du groupement du patronat francophone

Christian Philip, Ancien représentant personnel du Président de la République pour la Francophonie, président du Réseau International des Maisons de la Francophonie

 Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-07-16 09:26:39

Congo - Présidentielle 2026 : Signature du ’’Manifeste des Partis politiques de l’opposition congolaise’’ par 17 groupements.

 A l’approche des échéances électorales, notamment, l’élection présidentielle de mars prochain, les groupements politiques de l’opposition congolaise, préoccupés par une bonne tenue de l’élection présidentielle de mars 2026, s’organisent de façon déterminée, afin d’aborder cette étape cruciale de la vie démocratique d’un pays. Ainsi, cette opposition congolaise a procédé à sa rentrée politique, le 15 juillet 2025, au siège de l’UPADS à Brazzaville, siège provisoire de cette opposition, sous le patronage de l’honorable Pascal Tsaty-Mabiala, chef de l’opposition politique. Les présidents ou les représentants de 17 Partis, ont pris part à ladite rentrée politique et ont de facto, signé le ’’Manifeste des Partis politique de l’opposition congolaise’’.

En effet, le préambule du ’’Manifeste’’ définit que : « L’opposition demeure indispensable dans une démocratie pluraliste, d’une part pour défendre les valeurs républicaines, garanties par la Constitution, d’autre part pour maintenir l’équilibre entre les blocs politiques qui concourent à l’expression du suffrage universel. C’est pourquoi : les Partis de l’opposition politique congolaise entendent : être une alternative politique crédible à la majorité au pouvoir ; réaliser l’unité et la cohésion de l’opposition ; exercer les prérogatives dévolues à l’opposition conformément à la Constitution, aux lois et règlements de la République ; œuvrer pour promotion des valeurs de partage, de solidarité, d’équité, de dialogue, de transparence et de respect mutuel en politique ; œuvrer pour le respect de la biodiversité et de l’environnement ; renforcer l’image de l’opposition à l’intérieur et à l’extérieur du pays ».

Aussi, les Partis politiques de l’opposition congolaise sont-ils résolument engagés sur la voie de la démocratie, de la justice et de la défense des libertés fondamentales, de ces valeurs et principes.

Par ailleurs, les Partis de l’opposition congolaise, en signant le ’’Manifeste’’, affirment un engagement indéfectible à, « luter pour la mise en place d’une gouvernance électorale fiable et équitable ; œuvrer pour la restauration de l’Etat de droit à travers le respect des droits de l’homme et des libertés publiques ; travailler pour la conclusion d’un Pacte Républicain comme nouveau contrat social, afin de mettre le pays sur la voie de la démocratie participative et du développement ».

’’Le Manifeste des Partis politiques de l’opposition congolaise’’, un espace des revendications formulées par les différents groupements politiques de l’opposition de notre pays, a également scruté l’aspect de la gouvernance électorale.

« Devant la nécessité de garantir la crédibilité des processus électoraux, l’opposition politique congolaise rappelle au pouvoir public qu’une bonne élection met l’ensemble des acteurs politiques et la population à l’abri des troubles sociopolitiques qui sont malheureusement sources de division et portent gravement atteinte à l’unité et à la cohésion nationales », confirme ledit ’’Manifeste’’.

Une amélioration substantielle sur la gouvernance électorale au Congo s’impose spécifiquement : « la réécriture de la loi électorale de 2001 modifiée et complétée plusieurs fois ; la refonte du fichier électoral ; le recensement biométrique ; la mise en œuvre de la carte biométrique ; la réalisation d’un découpage électoral équitable qui tienne compte du poids démographique et de l’enclavement des entités administratives ; le renforcement des moyens de lutte contre la fraude électorale et la corruption ; la révision à la baisse des montants du cautionnement aux différentes élections ; l’adoption d’une loi sur le plafonnement des dépenses des campagnes électorales ; la suppression du vote par anticipation des agents de la force publique ; l’indépendance totale de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) ».

A travers ledit ’’Manifeste’’, les Partis de l’opposition suggèrent que celle-ci, c’est-à-dire, la CNEI, devrait s’entendre par la redéfinition de la nature juridique et de la durée de son mandat ; la recomposition de ses membres et la redéfinition de ses compétences et de ses attributions et l’autonomisation et la composition paritaire des bureaux de vote.

En outre, « malgré les garanties constitutionnelles, on assiste encore à moult violation des droits et restrictions des libertés dans plusieurs domaines de la vie en société. Or, l’Etat de droit est celui dans lequel tous les citoyens sont libres et égaux devant la loi.

Ainsi, conformément aux dispositions de la Constitution du 25 octobre 2015, les leaders des Partis politiques de l’opposition devront bénéficier entre autres : de la libre circulation sur toute l’étendue du territoire national et/ou la liberté de sortie à l’extérieur du pays ; le libre accès aux médias publics ; la liberté d’expression et d’opinion ; la liberté des réunions et des manifestations ; l’égal accès et l’égalité de traitement au sein des institutions et autres services publics », ont-ils constaté.

Par conséquent, dans le respect du règlement intérieur du Collège des présidents des Partis de l'opposition congolaise, et se reconnaissant dans les principes et valeurs affirmés dans ledit ’’Manifeste’’ s’engagent à ne ménager aucun effort pour assurer son applicabilité scrupuleuse. Cet engagement implique le respect de l’éthique politique, de la discipline, la fidélité sans faille, la disponibilité et la mise à contribution des compétences des uns et des autres et des autres à l’atteinte de l’objectif commun, le refus et le rejet de tout comportement politique opportuniste tendant à nuire à la cohésion de l’opposition politique congolaise ou à ses intérêts.

Signalons que tous les Partis politiques de l’opposition congolaise expriment leur détermination à œuvrer sans relâche pour l’aboutissement et la défense des engagements contenus dans ledit ’’Manifeste’’ sans conflit d’intérêt et de quelque nature que ce soit.

Dans son mot de circonstance, à l’occasion de cette rentrée politique des Partis de l’opposition congolaise, l’honorable Pascal Tsaty-Mabiala, Premier Secrétaire de l’UPADS et chef de file de l’opposition, a salué l’abnégation et la volonté de vaincre des uns et des autres, pour l’aboutissement de ce travail ardu. « Après plusieurs mois de contacts fraternels, de main tendue et de travail soutenu, nous arrivons enfin à ce rassemblement qui configure l'Opposition politique congolaise que nous avons la charge de conduire ».

« Simple hasard de calendrier, la présente rentrée politique intervient à un (1) mois du 65ème anniversaire de l'accession de notre pays à la souveraineté nationale et à huit (8) mois d'une échéance majeure, à savoir : l'élection du Président de la République », a-t-il fait remarquer.

Le chef de l’opposition a ainsi rassuré que, « il n'est pas moins élégant de rappeler que ce système de dévolution du pouvoir, au-delà de faire respecter la volonté du souverain primaire, privilégie la règle de l'alternance. Celle-ci induit la division de la classe politique en deux camps. Celui des vainqueurs qui gouvernent d'une part, et d'autre part celui des perdants qui forment l'opposition ».

« C'est pourquoi, fidèles à notre vision politique, et dans l'acceptation de la différence, nous avons proposé aux forces vives de la Nation le "Pacte Républicain", afin de sublimer les valeurs d'apaisement, de solidarité, de partage et de dialogue pour que la Nation congolaise se construise plus durablement dans la Paix et la concorde.

C'est la traduction juste et concrète de la culture africaine du "Mbongui", du consensus permanent, permettant d'éloigner toutes formes d'exclusion à l'origine des conflits ou de violences politiques.

Croyez-moi, chers collègues, tout ceci n'est pas antinomique avec les principes universels de la démocratie que sont entre autres la participation citoyenne, la liberté d'expression, l'égalité devant la loi et le respect des droits fondamentaux », a-t-il déclaré.

« Cette rentrée politique nous donne l'occasion de survoler la situation socio-économique nationale.

Dans notre rôle, nous avons le devoir de dire au peuple congolais que les indicateurs qui concourent à l'évaluation fonctionnelle de l'État sont préoccupants. La propagande du pouvoir ne saurait longtemps occulter la réalité.

Tout point de vue considéré, les faiblesses du Gouvernement de la République demeurent son incapacité à anticiper dans la prise de décisions courageuses, et surtout son manque de rigueur dans la gestion des finances publiques », a constaté Tsaty-Mabiala.

« Les conséquences qui en découlent ont pour point culminant la misère indescriptible du peuple, alors que paradoxalement les gouvernants et leurs proches exhibent de façon ostentatoire leurs colossales fortunes », a-t-il souligné.

En rappel, ce ’’Manifeste des Partis politique de l’opposition congolaise’’ a été fait et adopté à Brazzaville, le 17 avril 2025.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-07-16 03:04:19

Congo - UNICEF : Malgré la stabilité du taux mondial de vaccination des enfants, plus de 14 millions de nourrissons ne sont pas toujours vaccinés

Selon un communiqué de l’UNICEF et de l’OMS, publié simultanément à Genève et à New York, le 15 juillet 2025, en 2024 passé, 89% des nourrissons à travers le monde, soit près de 115 millions, ont reçu au moins une dose du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC), et 85% (soit quelque 109 millions), l’intégralité des trois doses recommandées, selon de nouvelles données sur la couverture vaccinale nationale publiées aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Cependant, par rapport à 2023, ces chiffres montrent que 171.000 enfants supplémentaires ont reçu au moins une dose du vaccin DTC, et un million d’enfants supplémentaires, l’intégralité des trois doses. Si cette augmentation n’est pas spectaculaire, elle indique néanmoins que les pays ne cessent de progresser dans leurs efforts pour protéger les enfants, et ce, en dépit d’un contexte marqué par des défis croissants.

Cependant, malgré ces progrès constants, près de 20 millions de nourrissons n’ont pas reçu au moins une dose du vaccin DTC l’année dernière. Parmi ces nourrissons figurent 14,3 millions d’enfants « zéro dose » qui n’ont jamais été vaccinés, tous vaccins confondus. Ce sont 4 millions d’enfants non vaccinés de trop pour atteindre la cible de 2024 nécessaire pour rester en bonne voie pour réaliser les objectifs du Programme pour la vaccination à l’horizon 2030, ainsi que 1,4 million d’enfants supplémentaires par rapport à 2019, l’année de référence pour mesurer les progrès.

« En sauvant des vies, les vaccins permettent aux individus, aux familles, aux communautés, aux économies et aux nations de prospérer », rappelle le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Il est encourageant de constater que le nombre d’enfants vaccinés ne cesse d’augmenter, même s’il nous reste encore beaucoup de travail à accomplir. Cependant, les coupes budgétaires drastiques dans l’aide au développement, conjuguées aux fausses informations entourant l’innocuité des vaccins, menacent d’anéantir des décennies de progrès. L’OMS reste déterminée à travailler avec ses partenaires afin d’aider les pays à mettre au point des solutions locales et à accroître les investissements nationaux pour que tous les enfants puissent bénéficier du pouvoir salvateur des vaccins ».

La persistance de la non-vaccination et de la vaccination insuffisante des enfants est souvent due à une combinaison de facteurs, parmi lesquels un accès limité aux services de vaccination, des perturbations dans les approvisionnements, les conflits et l’instabilité, et les fausses informations entourant les vaccins.

L’accès aux vaccins reste profondément inégal :

D’après les données provenant de 195 pays, depuis 2019, au moins 90% des enfants ont systématiquement reçu la première dose du vaccin DTC dans 131 pays, mais aucun progrès significatif n’a été enregistré pour élargir ce groupe. Parmi les pays ayant vacciné moins de 90% des enfants en 2019, seuls 17 ont réussi à augmenter leur taux de couverture vaccinale au cours des cinq dernières années. Parallèlement, les progrès ont stagné ou reculé dans 47 pays, dont 22 pays qui avaient réussi à atteindre ou à dépasser l’objectif de 90% en 2019, mais dont les résultats ont baissé depuis.

Les données montrent que les conflits et les crises humanitaires peuvent rapidement éroder les progrès en matière de vaccination. Seuls 26 pays, tous touchés par une situation de fragilité, de conflit ou de crise humanitaire, abritent un quart des nourrissons du globe, lesquels représentent la moitié de tous les enfants non vaccinés à travers le monde. Plus inquiétant encore, dans la moitié de ces pays, le nombre d’enfants zéro dose a fortement augmenté, passant de 3,6 millions en 2019 à 5,4 millions en 2024, ce qui souligne la nécessité d’inclure la vaccination dans les interventions humanitaires.

Au cours de l’année écoulée, le nombre d’enfants zéro dose et insuffisamment vaccinés a baissé de

600.000 dans les 57 pays à faible revenu soutenus par Gavi, l’Alliance du vaccin, indiquant une amélioration de la couverture vaccinale. Si jamais autant d’enfants n’avaient été protégés contre autant de maladies dans les pays soutenus par Gavi, ces derniers continuent toutefois de se heurter à des défis majeurs en raison des conflits et de la croissance démographique. Parallèlement, des signes de recul apparaissent dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et dans les pays à revenu élevé qui parvenaient jusque-là à maintenir une couverture d’au moins 90%. Or, toute baisse de la couverture vaccinale, même légère, peut considérablement accroître le risque d’épidémies et exercer une pression supplémentaire sur des systèmes de santé déjà surchargés.

« Si nous pouvons nous réjouir d’avoir réussi à administrer des vaccins vitaux à davantage d’enfants, des millions ne sont toujours pas protégés contre des maladies évitables. Or, cette situation devrait tous nous inquiéter », met en garde Catherine Russell, Directrice générale de l'UNICEF. « Nous devons nous montrer déterminés à agir dès maintenant afin de surmonter les obstacles auxquels nous faisons face, tels que la réduction des budgets de santé, la fragilité des systèmes de santé, les fausses informations et les restrictions d’accès induites par les conflits. Aucun enfant ne devrait mourir d’une maladie que nous savons éviter ».

Élargir la protection contre les maladies évitables par la vaccination :

Malgré ces défis, les pays, en particulier ceux soutenus par Gavi, continuent d’introduire et de déployer à grande échelle des vaccins, notamment contre le papillomavirus humain (HPV), la méningite, l’infection à pneumocoque, la poliomyélite et les rotavirus.

Par exemple, le déploiement à grande échelle du vaccin anti-HPV dans de nombreux pays et les efforts de revitalisation entrepris par des pays l’ayant déjà introduit ont permis d’augmenter la couverture mondiale de 4% au cours de l’année passée. En 2024, 31% des adolescentes répondant aux critères à travers le monde ont reçu au moins une dose du vaccin anti-HPV, et la plupart de ces doses ont été administrées dans des pays observant un schéma vaccinal à dose unique. Si ce chiffre reste éloigné de la cible de 90% à atteindre d’ici à 2030, il est néanmoins bien supérieur à la couverture de 17% enregistrée en 2019.

« Les taux de couverture de l’ensemble des vaccins soutenus par Gavi ont augmenté en 2024, ce qui signifie qu’un nombre sans précédent d’enfants ont été protégés dans les pays aux revenus les plus faibles », se félicite la Docteure Sania Nishtar, Directrice exécutive de Gavi, l’Alliance du vaccin. « La croissance démographique, la fragilité et les conflits constituent toutefois des obstacles majeurs à l’atteinte de l’équité, portant préjudice aux enfants et aux communautés les plus vulnérables. Les gouvernements et les partenaires devront impérativement maintenir leur niveau d’engagement si nous voulons sauver des vies et protéger le monde contre les flambées de maladies infectieuses ».

La couverture vaccinale contre la rougeole s’est également améliorée, le pourcentage d’enfants ayant reçu la première dose et la seconde dose du vaccin ayant légèrement augmenté par rapport à l’année précédente, passant respectivement à 84% et 76%. Bien que deux millions d’enfants supplémentaires aient été vaccinés en 2024 selon les estimations, cette couverture reste très en deçà de la couverture de 95% à atteindre dans chaque communauté pour prévenir les épidémies.

Plus de 30 millions d’enfants restent insuffisamment protégés. En conséquence, le nombre de pays connaissant des épidémies importantes ou perturbatrices augmente considérablement. Dans le cas de la rougeole, ce chiffre a quasiment doublé entre 2022 et 2024, passant de 33 pays concernés à 60.

La promesse de protéger chaque enfant est menacée :

Bien que la demande de vaccination des enfants au sein des communautés reste élevée et que la protection contre d’autres maladies s’élargisse, les dernières estimations mettent en évidence une évolution inquiétante. Les déficits de financement nationaux et mondiaux, l’instabilité planétaire croissante et l’augmentation des fausses informations entourant les vaccins menacent de freiner davantage les progrès, voire de les annuler, ce qui risquerait d’entraîner des flambées de maladies graves et de décès provoqués par des maladies évitables par la vaccination.

L’OMS et l’UNICEF appellent les gouvernements et les partenaires pertinents à :

  • Combler le déficit de financement du prochain cycle stratégique de Gavi (2026-2030) afin de protéger des millions d’enfants dans les pays à faible revenu ainsi que la sécurité sanitaire mondiale ;
  • Renforcer la vaccination dans les situations de conflit et de fragilité afin de vacciner davantage d’enfants zéro dose et de prévenir des épidémies de maladies potentiellement mortelles ;
  • Donner la priorité aux stratégies locales et aux investissements nationaux, en intégrant résolument la vaccination dans les systèmes de soins de santé primaires afin de combler les inégalités ;
  • Lutter contre les fausses informations et accroître l’acceptation de la vaccination au moyen d’approches fondées sur des données probantes ;
  • Investir dans des systèmes de données et de surveillance des maladies plus solides afin d’orienter les programmes de vaccination à fort impact.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville/Source : UNICEF-Congo

Créé le 2025-07-16 02:28:46

Conférence régionale sur la criminalité environnementale et le conflit homme-faune à Libreville : la contribution de Michel Innocent Peya saluée par les participants

À l’initiative conjointe des Républiques gabonaise et française, facilitatrices du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), Libreville a abrité, du 9 au 12 juillet 2025, une conférence régionale sur la criminalité environnementale et le conflit homme-faune. Objectif : renforcer la coopération sous-régionale et internationale face aux menaces croissantes sur les écosystèmes forestiers. Un rendez-vous d’envergure régionale qui a bénéficié du soutien institutionnel de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), de la Communauté Économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), ainsi que de plusieurs partenaires techniques et financiers internationaux, faisant ainsi de Libreville la capitale de la diplomatie environnementale.

Cette conférence a réuni gouvernements, chercheurs, ONG, bailleurs et représentants des communautés locales pour coordonner les réponses aux trafics illicites de ressources naturelles et aux conflits liés à la faune.

Outre les sessions officielles, des espaces de réseautage, des expositions thématiques et des événements parallèles favorisant la circulation des connaissances entre chercheurs, ONG, décideurs politiques et communautés locales, une attention particulière a été portée à la valorisation du capital naturel forestier, à la transhumance pastorale transfrontalière et à la sécurisation des territoires écologiques, à une gouvernance partagée des ressources naturelles du Bassin du Congo.

L’accent a été mis sur la coopération interinstitutionnelle, la montée en compétence des acteurs locaux et l’implication de la société civile dans la surveillance, la prévention et la gestion des conflits environnementaux.

Alors que le Bassin du Congo reste le deuxième plus grand massif forestier tropical de la planète, cette conférence a marqué une étape décisive dans la lutte contre les menaces qui pèsent sur ce patrimoine écologique vital pour l’Afrique et le monde.

Il faut savoir que la criminalité environnementale est la 4e activité illégale la plus lucrative ; elle génère plus de 258 milliards de dollars USD par an mondialement.

Cette thématique a déjà été au cœur du récent ouvrage de l’écrivain chercheur congolais, le Docteur Michel Innocent Peya : « La criminalité écologique et environnementale - Plaidoyer de Denis Sassou N’Guesso pour une justice verte face au silence des États et à la détérioration de la planète ».

Ce livre paru en février 2025 aux Éditions Tropiques Littéraires à Paris, traite de ce que, la criminalité environnementale n’est plus seulement un enjeu majeur pour les États du monde, elle est devenue à ce jour l’une des principales menaces existentielles pour la planète.

Cet ouvrage qui a donné une vision scientifique et réfléchie aux assises de Libreville, a été mis à la portée des officiels et de nombreux participants tant à la cérémonie d’ouverture que dans les différents ateliers. Un livre à la thématique évocatrice et très enrichissante selon les participants qui ont salué avec force et détermination le plaidoyer du leader écolo-visionnaire Denis Sassou-N’Guesso pour une justice verte face au silence et à la détérioration de la planète.

A Libreville, dans les couloirs des négociations climatiques, la contribution de l’ambassadeur des Droits et devoirs de l’humanité et de l'environnement, véritable défenseur des idées écologiques et environnementales de Denis Sassou-N’Guesso pour la préservation des écosystèmes, a été saluée comme une "bouffée d'oxygène".

Un stand grandeur nature a été même pavoisé aux effigies des Présidents Denis Sassou-N’Guesso du Congo et Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon tous  engagés dans la lutte pour la protection de l’environnement,  par l’écrivain-chercheur au caractère secret, qui est devenu au fil du temps " le messager du Congo dans le cadre de l’action pour la protection de l’environnement".

Les ouvrages du Docteur Michel Innocent Peya ont été exposés dans ce stand visité par de nombreux participants intéressés notamment par ce livre qui porte sur le sujet au menu des échanges de cette conférence à Libreville.

Tous ont exhorté l’auteur à publier les tomes 2 et 3 de ce chef d’œuvre, afin de mieux comprendre les enjeux impulsés par la vision écologique du Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso.

Une publication qui vient à point nommé parce que le monde est à la croisée de chemins et commence à prendre davantage conscience de ce fléau qui mine non seulement l’environnement, mais aussi les populations qui vivent dans cet environnement.

Pour le Docteur Michel Innocent Peya, « Les prédations sur la biodiversité, qui peuvent conduire à des risques d’extinction des espèces, et la hausse des pollutions volontaires bouleversent les équilibres naturels et mettent en danger les populations et le monde de demain. Face à cette situation, les normes et conventions spécifiques à l’environnement sont peu contraignantes et facilement contournables par les organisations criminelles. C’est pourquoi chaque pays doit mener, en collaboration avec les autres, des actions de renseignement et de répression au niveau douanier et policier sur le plan judiciaire, financier et patrimonial, dans un cadre international renforcé. »

Avouons que ce livre qui porte sur le sujet au menu des échanges de Libreville s’inscrit dans une véritable suite des idées pour l’auteur qui en quelques sortes faits une synthèse des actions multiformes de diplomatie climatique menées dans ce sens et pour lesquelles il s’est souvent impliqué en quasi VRP de l’action écolo-visionnaire du Président Denis Sassou-N’Guesso, car la sensibilisation est une forme d’action, plus l’information est relayée, selon Michel Innocent Peya, plus elle aura de chance d’arriver aux oreilles des gouvernements de chaque pays qui pourront ainsi agir en conséquence.

Cliquer sur la photo pour lire la vidéo

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-07-15 18:06:06

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