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À un peu plus de six mois de l'élection présidentielle au Congo-Brazzaville, l'opération de révision des listes électorales a commencé, lundi 1er septembre 2025, comme en témoigne les banderoles annonçant l'opération affichées un peu partout dans la capitale congolaise. Elle va durer deux mois.

Lors de la dernière élection présidentielle organisée en République du Congo, en 2021, le pays comptait plus de 2,645 millions d'électeurs.
Les Congolais ont jusqu'au 30 octobre prochain pour s'assurer qu'ils sont bien inscrits sur les listes électorales.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-04 11:12:01
L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) va tenir son deuxième congrès ordinaire du 12 au 14 novembre à Brazzaville, douze ans après le premier. Le parti crée par le Professeur Pascal Lissouba a confirmé ce congrès, très attendu par les upadesiens, lors de la 5e session ordinaire de son Conseil national tenu en fin août dans la capitale congolaise.
Le prochain Congrès revêt une importance particulière parce qu’il intervient un an après la campagne d’adhésion et d’enrôlement qui vise à redynamiser le parti et à valoriser les jeunes et avant une échéance présidentielle capitale en mars 2026.
Formation de Pascal Lissouba, premier Président démocratiquement élu du Congo en 1992, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) a connu des dissensions internes et des départs de certains caciques après la perte du pouvoir en 1997.
La différence étant le doute que les militants émettent sur l'intégrité des dirigeants du parti. Ce qui n'a jamais été le cas pour son fondateur.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-03 14:23:52
Mes enfants, j’ai pensé vous écrire pour vous partager un aspect de mon existence que vous ne connaissez probablement pas. Ce champ presque " inconnu", c'est la musique. Oui, j'aime découvrir les différentes expressions musicales de mon continent, l'Afrique, et des autres continents. Ce qui me donne une large palette de goûts musicaux qui traversent l'Afrique et le reste du monde.
J'aime tendre l'oreille, afin de laisser mon âme capter ce qui fait le trait commun de l'unité culturelle africaine, d'abord, et de l'universelle humanité de tous les habitants du monde. Et de tels invariants existent, tant dans l'expression artistique musicale que dans les langues parlées dans toute l'Afrique et sur toute la planète Terre.
Au lycée, j'étais un fan de reggae. Je me suis baigné dans les vagues et ondées soulevées et portées, à travers le monde, par Jimmy Cliff, Bob Marley, Peter Tosh, et autres grands artistes-musiciens des îles britanniques, françaises et hollandaises. Cependant, mes premiers émois musicaux, remontent à mon enfance, jusqu'à mes sept ans d'âge. C'est une enfance qui fut bercée par le genre musical traditionnel de ma contrée de naissance, Maniémo.
C'est là-bas, où je vous avais emmenés pour trouver un refuge pendant la guerre civile au Congo Brazzaville en 1997.
Ce genre musical, appelé Muladi, baignait dans un écosystème culturel dénommé Muningu [lire mouningou], dont la traduction se décline en « ambiance festive". C'est de cette niche socioculturelle que naquit la danse kara-Kara, en vogue dans la jeunesse villageoise de notre contrée, dans la période s'étalant entre la fin des années 1950 et le début des années 1960 du 20e siècle.
Avec le recul du temps, je pense que la danse kara-kara, s'inspirait de la danse kiri-kiri en vogue à Léopoldville, actuelle Kinshasa, la capitale de la RDC d'aujourd'hui, anciennement Congo Belge, sur la rive gauche du fleuve Congo. La danse kiri-kiri, connut son apogée à travers les sonorités rythmiques exceptionnelles des guitaristes de la trempe de Nico Kasanda.
Kara-kara, kiri-kiri, toutes ces trouvailles chorégraphiques, pouvaient avoir une parenté artistique avec la vague yéyé, en vogue dans la jeunesse européenne qui savourait l'air frais de la liberté après la seconde guerre mondiale. La danse yéyé prenant, elle-même, ses racines du Twist venue des USA avec les contingents militaires américains qui avaient participé à la libération de la France du joug nazi.
Dans Ngouelé, la contrée qui englobait mon village Maniémo, les grandes vedettes, chanteurs et danseurs se nommaient "Bayard" Bernard Koutakouka (encore vivant à Diehèssé) ainsi que Tsoumou "Diniari", Mouanda "Madekoule", Ndongui "Petit Mido", Ndembe "Mambahou", Mbitsi "Enlèlé" et son frère Mboungou "Ditoné" du côté des villages Boudou, Noumbou, Mabembe, Kontsimouele, Kifimba, d’un côté ; et «Yachine tala'nga » Makayi Mboukou-Mouanda des villages Pangui et Maniémo, d’un autre côté.
Enfants, nous entendions les échos élogieux de ces jeunes gens, - chanteurs et danseurs, instrumentistes - célèbres, qui figuraient sur la top liste des artistes musiciens parmi lesquels se trouvaient bien placés des grands guitaristes et compositeurs émérites tels que Mouele-kitar (célèbre guitariste), Nguimbi Nzingou (mélodiste émérite) de la musique traditionnelle kuni.
À huit (8 ans), j'avais quitté le village Maniémo pour Dolisie où je devais poursuivre ma scolarité. Mon père, Léonce Kiongo-Niaty, Chef de terre et Ntsontsi (grand juge coutumier), en homme prévoyant et avisé, avait acheté une parcelle avec trois grandes maisons bâties à Dolisie, afin d’y installer ses enfants, pour lesquels les circonstances de la vie, appelaient à vivre désormais hors du village.
Il se passa que pour être tombée amoureuse d'un homme, une de mes sœurs (votre tante Jacqueline, dit Jacquie) partagea sa vie conjugale avec un musicien. Il était le chef d'orchestre d’OK BAND. L'alchimie des sentiments amoureux fit que l'orchestre prit pour quartier général, notre parcelle. Les répétitions s'y faisaient, avant les concerts donnés dans les dancing bars de la ville Dolisie, la troisième ville administrative du Congo Brazzaville.
Ce contexte familial me rapprocha de l'univers musical de façon pratique. Combien fut grand et durable mon bonheur de découvrir le monde des artistes musiciens et tout l'attirail d’instruments de musique. Je ne pouvais résister à l'attirance d'essayer quelques-uns comme la guitare, la flûte, la clarinette, les maracas, les drums (grosse caisse, petite caisse), etc. C'était visible, pour tout le petit monde de notre parcelle voire de notre quartier, que je ne boudais pas mon plaisir d'assister aux séances de répétition des séances musicales, dès que j'avais quitté l'école et que j'avais terminé mes devoirs scolaires et la révision des cours donnés à l’école.
C'est ainsi que je m’ouvris la conscience aux différents genres musicaux comme la Rumba, au point de reconnaître les nuances de la rumba jouée au Congo Brazzaville par des orchestres comme les Bantous de la capitale, Super Boboto, Bala Bala, Super Comirail, etc. ; de celle jouée au Congo Léopoldville ou Congo Kinshasa par African jazz, African fiesta, Ok jazz, ou portée par des voix comme celles de Wendo Jolosoy et de la diva Lucie Eyenga Moseka ; la Salsa, avec ses différentes sonorités, comme le Boléro, la Charanga, le Chacha portées par des noms comme Johnny Pacheco, Celia Cruz…, dont le talent était magnifié par des trompettistes de la trempe de José Luis 'Chambo' Silva) ; le Merengue - sorti du vivier culturel de la République dominicaine ; le Kompa haïtien avec l'emblématique groupe Les Shleu Shleu dont l'un titre 'Zakalakatelema' renvoie au Kongo profond ; l'incontournable maman Africa - Miriam Makeba - avec des chansons comme Malaïka, Mbube, et bien d’autres ; le Jazz ; le Blues, le Rock et la Pop music...
À mon adolescence, pendant les vacances à Dolisie, j'ai géré un kiosque de musique surnommé Les éditions Sakumuna (bénédiction en kikongo) créé par l'abbé Antoine Madingou. À noter que le kikongo est la langue parlée dans l'ancien royaume du Kongo qui fut fondé entre la fin du 9e et le début du 10e siècle par le roi Nimi Likeni. En vérité, ce fut un Empire qui rassemblait les territoires des pays actuels que sont la RD Congo, le Congo Brazzaville et le Gabon. Cet immense territoire, communément appelé royaume Kongo par l'historiographie européenne, fit sa première rencontre avec les Européens en 1482 à travers l'explorateur portugais Diego Cao qui entra dans l'embouchure du fleuve Congo pour voir ce qui se trouvait dans ces contrées intérieures de l’Afrique centrale.
Après être retourné au Portugal, Diego Cao revînt, quelques années plus tard, au royaume Kongo, accompagné d'un grand nombre du clergé catholique. En mai 1491, l'élite royale se convertît au Catholicisme (christianisme). Des ambassades et Ambassadeurs furent échangés pour renforcer l'établissement des relations diplomatiques. Mais mal en prit les Kongolais, lorsqu'ils s'aperçurent de la supercherie des Portugais. En l'espace de moins d'une quinzaine d'années de coopération bilatérale, les prêtres catholiques et les commerçants portugais qui avaient infiltré les arcanes du pouvoir royal à Mbanza Kongo (Mbanza, signifiant capitale où ville principale), devinrent les pivots de la déstabilisation du royaume.
Le Portugal organisait désormais des razzias militaires expéditionnaires au Kongo pour capturer et déporter des citoyens kongolais en esclavage sur les colonies portugaises au Brésil. Malgré les missives diplomatiques de protestation des rois du Kongo à l'attention des rois portugais elles demeuraient lettres mortes. De guerre lasse, le Kongo entra en guerre contre le Portugal qui, avec le temps sur deux siècles environ, s'était adjoint l'appui des rois de la Hollande, de l'Angleterre et de la France pour renforcer davantage la traite négrière au Kongo et dans l'ensemble de l'Afrique subsaharienne, - sauf l'Éthiopie que les Européens n'ont jamais réussi à esclavagiser et à coloniser.
La bataille ultime eut lieu le jeudi du 29 octobre 1665 dans une localité appelée Mbuila, à environ 300 kms au sud de Mbanza Kongo, la capitale du royaume. Commencée vers 9h du matin, elle s'acheva en fin d'après-midi, lorsque le roi Mvita Kanga, qui participait à l'effort de guerre, fût mortellement atteint par un projectile de l'artillerie de la coalition européenne. Mvita Kanga, de son nom de baptême catholique Antonio 1er, agonisant, fût décapité par un soldat portugais qui exhiba sa tête sur la baïonnette de son arme.
"Les carottes étant cuites", les forces armées kongolaises, n'eurent d'autres alternatives que la capitulation. L'issue de cette bataille de Mbuila sonna le glas du royaume du Kongo. Les Portugais prirent le contrôle de la gouvernance du royaume, en y installant sur le trône des hommes liges qui leur étaient acquis et soumis. Il s'en suivit une guerre civile qui dura vingt cinq années. Ce qui eut pour effets néfastes, la déstructuration du modèle de société du royaume.
Voilà, je vous ai écrit cette longue tirade historique pour situer les différents aspects sociologiques et culturels dans lesquels j'ai vu le jour et dans lesquels s'est forgée ma perception des différentes sensibilités culturelles, notamment artistiques et surtout musicales. Après avoir baigné dans différentes expressions musicales, comme je les ai mentionnées en début de texte, j'en suis venu à la rencontre de la musique classique. Et c'est à la trentaine sonnante que je fais la rencontre de la musique classique. Le morceau culte, qui me fait entrer dans cet univers, est "Canon" du musicien allemand Johann Pachelbel.
C'est un compositeur et organiste de la période du baroque au 17e siècle. C'est un chef-d'œuvre à écouter sans modération. À la suite de Pachelbel, j'ai écouté le compositeur et musicien italien, Antonio Vivaldi, avec ses "Quatre saisons". J’ai passé en revue les symphonies de Ludwig van Beethoven. J’ai été intrigué par la rythmique presque endiablée du "Boléro" de Ravel. Je fus emporté, de façon « aérée », par les effleurements étonnants des doigts de Frédéric Chopin sur les touches de piano, pour me faire écouter ses "nocturnes". « La flûte enchantée » d’Amadeus Mozart, me fit garder une certaine distance instinctive à toute son œuvre : c’était comme si la musique de Mozart, suscitait en moi comme un « bouclier psychologique » face à des fréquences qui provenaient d’une dimension presque mortifère. La fin de sa vie est un exemple parfait de ce que cet artiste-musicien éprouvait avant de mourir.
Je ne vous conseillerais pas de les écouter ni dans vos maisons ni dans vos voitures ni même dans les endroits où des circonstances involontaires à vos volontés pourraient vous y contraindre. Les fréquences que déclenchent les dernières compositions de Mozart - la période où il est malade jusqu'à sa mort - ne sont pas bonnes pour un organisme humain. Je pense même que c'est ce qui l'a rendu de plus en plus malade au point de l'affaiblir jusqu’à ce que mort s'en suive. D'aucuns parlent d'une fièvre rhumatismale, d'autres d'insuffisance rénale. La symphonie 41 "Jupiter", le dernier opéra "la flûte enchantée", et surtout "la messe de requiem", qu'il ne terminera pas la composition, sont des compositions qui marquent le déclin des forces mentales, psychologiques et physiques d’Amadeus Mozart l’emmenant à sa finitude, à l'âge de 35 ans.
Par contre, je vous conseillerais volontiers d'écouter, à satiété, Canon de Pachelbel. C'est une composition musicale structurée sur la fréquence 432 hertz, qui est la fréquence la plus harmonieuse à l'organisme humain et à tout autre organisme vivant. En vérité, quand je regarde à mon parcours de vie - de près de soixante dix années bientôt - j'ai une nette conviction, que si je n'avais pas été journaliste, je serais devenu musicien.
Michel Mboungou-Kiongo ancien DG de Télé Congo (1994-1997)
Créé le 2025-09-03 12:03:52
Le célébrissime écrivain et conférencier franco-congolais, Déo Namujimbo, a est mort dans la nuit du dimanche 31 août en France où il était exilé depuis 2009, à la suite d'une longue maladie, a annoncé sa famille.
En attendant le programme officiel des funérailles, le deuil se tient à Vigneux-sur-Seine, commune française dans le département de l’Essonne en région Île-de-France.
Le natif du Sud-Kivu qui avait écrit plusieurs manuscrits de romans, recueils de nouvelles, poèmes, et surtout son autobiographie sur sa vie depuis le temps qu'il vivait en France, avait publié récemment, avec Françoise Germain-Robin, journaliste française, un livre de 365 pages aux éditions Arcanes 17, intitulé : « La grande manipulation de Paul Kagame » pour rétablir la vraie vérité de ce qui se passe à l’Est de la RD Congo en proie à une grave crise humanitaire.
Les combats dans l'est de la RDC, région troublée riche en ressources minières, entre les forces gouvernementales et les rebelles du M23, une ancienne rébellion tutsie, ont exacerbé les tensions avec le Rwanda voisin, que la RDC accuse d'encourager la milice. Kigali nie toute implication, et la communauté internationale qui joue au Ponce Pilate, ferme toujours les yeux.
Selon Déo Namujimbo et Françoise Germain-Robin, ce livre revisite donc l'histoire des trente dernières années de la République démocratique du Congo (RDC), et des guerres successives qui s'y sont déroulées depuis et qui continuent d'ensanglanter l'Est du pays sans qu'on en parle. Un « Empire du silence » récemment dénoncé par le film du réalisateur belge Thierry Michel et par le prix Nobel de la paix Denis Mukwege, qui militent pour que soit mis fin à l'impunité dont bénéficient les auteurs des crimes de guerre et crimes contre l'Humanité commis contre les réfugiés rwandais et les populations congolaises après le génocide de 1994 au Rwanda.
Adieu grand frère, adieu Deo !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-09-03 11:24:51
L’ancien ministre de la Justice de la RDC de 2024 à 2025, Constant Mutamba, 37 ans, a été condamné ce mardi 2 septembre 2025 à Kinshasa à 3 ans de travaux forcés puis 5 ans d’interdiction d’accès à toute fonction publique par la Cour de cassation pour détournement de fonds publics.
Constant Mutamba était accusé d’avoir tenté de détourner près de 20 millions de dollars US dans le cadre d’un marché pour la construction d’une nouvelle prison à Kisangani (nord-est de la RDC).

« La justice est malade », ont rappelé les avocats de Mutamba après le verdict.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-09-02 16:56:45
Le président du Conseil Départemental du Niari (sud), Armand Moody Mafoumbou, Coordonnateur national de l’Association Amicale Louessé a lancé récemment avec succès et dans une ambiance conviviale, la 12e édition des activités sportives de vacances destinées à tous les jeunes du district de Mayoko. Un événement précieux qui va au-delà du simple aspect sportif car ce tournoi hautement symbolique favorise la cohésion sociale et la paix dans la contrée, en utilisant le football, le Nzango (sport de compétition pratiqué exclusivement par les femmes qui allie danse, chants et gymnastique), comme un puissant vecteur d'unité et de solidarité.
L’atmosphère est donc empreinte d’émotion et de gratitude, illustrant l’importance de ces jeux de vacances qui témoignent de l’engagement à promouvoir l’éducation par le sport et à soutenir le développement des jeunes générations.
Les sourires sur les visages des jeunes joueurs et leur enthousiasme palpable sont la meilleure preuve de l’impact positif de cette initiative on ne peut plus louable et placée cette année sous le thème : « Jeunes de Mayoko débout ! Avance avec raison pour relever le défi d’un meilleur avenir garantit avec le grand timonier Denis Sassou-N’Guesso».
La satisfaction du président du Conseil Départemental du Niari, Armand Moody Mafoumbou, Coordonnateur national de l’Association Amicale Louessé, est d’autant plus grande que cette compétition est la première du genre, une plateforme de premier plan destinée à toutes les jeunes filles et tous les jeunes garçons qui, à travers différentes disciplines sportives et activités culturelles, auront l'opportunité de démontrer l’étendue de leur talent. Le sport donne des leçons formidables. Il apprend, entre autres, à tous, que rien de précieux et d’intéressant ne s’obtient sans effort.
« Durant deux semaines, vous aurez l’occasion de vous confronter à travers les compétitions sportives. Dans votre quête du dépassement de soi et sur le chemin vers la victoire, je voudrais vous demander ceci : "soyez sport !". Car le plaisir et la beauté des jeux, du sport s'expriment quand il y a du fair-play, à travers l'esprit d'équipe, la solidarité, le respect des règles, de soi et de ses adversaires, la compréhension mutuelle et la paix prônée par le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso. Autant des valeurs essentielles que nous chérissons pour notre Patrie et dont vous êtes également dépositaires. Ces jeux de vacances s’inscrivent, en conséquence, dans la voie de la formation et de la performance car ils permettront l'éclosion des futurs champions et des citoyens exemplaires, attachés à leur Patrie et fiers de leur patrimoine culturel », a déclaré le président du Conseil Départemental du Niari, Armand Moody Mafoumbou, Coordonnateur national de l’Association Amicale Louessé.

« Certes, il est important de former des sportifs de qualité, capables de défendre dignement les couleurs de la Nation et pourquoi pas atteindre un niveau professionnel. Cependant, les performances de l’élite, les performances des professionnels ne sont possibles que si le vivier des sportifs amateurs est lui-même très large. Aussi, les perspectives inscrites à l’ordre du jour de ces jeux sont de bon augure puisqu’elles participent à la traditionnelle campagne de détection des jeunes espoirs. Dès lors, les centres de formation prendront le relais pour entamer le processus de formation des jeunes axé sur la performance et l’excellence et constituer ainsi des véritables viviers de l’élite sportive nationale », a-t-il ajouté.
Dans la ville où les ‘‘bebes noirs’’ ne sont même pas connus en rêve, ces jeux de vacances donnent la possibilité au district de Mayoko de fleurir, malgré les difficultés économiques d’une population tournée vers l’agriculture, le petit commerce, et de plus en plus l’exploitation artisanale de l’or.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-09-02 13:19:19
Le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, qui a réussi un de ses objectifs qui était d’attirer plus d’investisseurs au Congo-Brazzaville pour booster la croissance et créer des emplois, est attendu d’ici peu à Mayoko dans le département du Niari (sud). Dans cette ville minière, le gouvernement a attribué, en août 2023, à la société turque ULSAN Mining Congo SAU, un permis d’exploitation pour le fer, dit permis « Mayoko-Moussondji ». Ce gisement de fer dispose de réserves estimées à 917 millions de tonnes, dont 38,5 millions de tonnes directement exploitables. D’une durée de vie de 30 ans, les prévisions de production annuelle de ce gisement sont de 300.000 tonnes par an pour la première phase et 16,5 millions de tonnes par an dans une seconde phase qui exploiterait la roche dure. L’investissement global du projet, incluant les infrastructures spécifiques nécessaires, est estimé à 15 milliards de dollars américains.
Ce projet qui s’inscrit parfaitement dans le cadre de la politique de diversification économique mise en œuvre par Denis Sassou-N’Guesso permettra une coopération encore plus dynamique entre le Congo et la Turquie.
Le groupe turc Ulsan Mining Congo S.A.U et le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) ont signé, le 18 juillet dernier à Brazzaville, une convention d’une valeur de plus de 737 millions d’euros, portant sur la réhabilitation et la modernisation du réseau ferroviaire reliant Mayoko à Pointe-Noire.
Cet accord va permettre l’acheminement du minerai de fer extrait du gisement de Mayoko-Moussondji, vers la zone économique spéciale de Pointe-Noire. La société turque ambitionne aussi de renforcer l’intégration logistique et industrielle du pays. Dans le cadre de ce partenariat, le groupe Ulsan Holding s'est engagé également dans l’acquisition de matériel roulant, incluant une vingtaine de locomotives et plus de trois cents wagons, afin de garantir une exploitation optimale de la ligne modernisée.
A moyen terme, Ulsan prévoit aussi l’implantation d’une fonderie à Pointe-Noire pour un investissement estimé à 2 milliards de dollars américains. Cette usine permettra la transformation locale du minerai, générant une valeur ajoutée significative consolidant l’économie congolaise et réduisant les exportations de matières premières non transformées.
La prochaine visite de travail du Président Denis Sassou-N’Guesso à Mayoko marque donc sa volonté constante de faciliter la production minière au Congo-Brazzaville.
Et pour le numéro un congolais, l’enjeu d’une mise en production diversifiée et significative dans ce secteur économique vital doit s’accompagner d’une action résolue du gouvernement, afin que soient mises à la disposition du secteur minier les infrastructures qui permettront de le rendre économiquement rentable.
A cet égard, le chef de l’Etat congolais a toujours mentionné, comme priorité, la construction espérée d’une ligne ferroviaire qui reliera les différents bassins de production minière, depuis le port minéralier de Pointe-Noire jusqu’au département de la Sangha (nord), via notamment les localités de Mayoko et Zanaga (sud).
Le dernier voyage de Denis Sassou-N’Guesso à Mayoko remonte vers fin 1979.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-02 10:39:01
Le Président Denis Sassou N’Guesso séjourne en Chine, à l’invitation de son homologue chinois, Xi Jinping. À cette occasion, AN Qing, Ambassadeur de la République populaire de Chine en République du Congo a publié la tribune que voici.

Avec l’atterrissage de l’avion spécial à Beijing, le Président Denis Sassou-NGuesso a commencé son nouveau déplacement en Chine. Des jeunes chinoises et chinois lui ont réservé un accueil chaleureux à l’aéroport, ce qui nous rappelle la visite d’État au Congo du Président Xi Jinping lors de sa première tournée à l’étranger en tant que président en 2013. Comme la déclaré avec émotion le Président Xi Jinping sur la tribune du Palais des Congrès, « l’amitié sino-africaine avancerait sans cesse comme l’impétuosité du fleuve Yangtsé et du fleuve Congo ».
Malgré la distance lointaine entre ces deux fleuves reconnus dans le monde entier, les peuples chinois et congolais se rapprochent l’un vers l’autre en transcendant les montagnes et les océans. Échanges amicaux de longue date entre les deux pays.
La Chine et le Congo donnent un bel exemple dans la grande famille sino-africaine, ce qui se traduit par leur lien d’amitié et de coopération de haute qualité. Au cours des dernières décennies, les relations sino-africaines ont connu un développement rapide, et le navire de l’amitié sino-congolaise avec le vent en poupe, se dirige vers un avenir radieux.
La Chine soutient fermement le Congo dans son développement prospère en toute indépendance, et encourage le Congo à jouer un rôle plus important sur les dossiers internationaux et régionaux. Le Congo reste toujours fidèle au principe d’une seule Chine, et se tient du côté de la Chine sur les questions touchant aux intérêts fondamentaux de celle-ci. La Chine et le Congo, avec leurs efforts communs, inscriront de nouvelles pages dans les annales des succès collectifs sur la scène internationale. Coopération fructueuse avec des progrès extraordinaires.
La Chine et le Congo sont non seulement des amis fiables marqués par le soutien mutuel sur le plan politique, mais aussi des partenaires égaux pour le développement commun sur le plan économique. En septembre 2024, le Congo a pris le relais du coprésident africain du FOCAC, ce qui a donné une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale.
Ces dernières années, sous la direction stratégique des deux Chefs d’État, la coopération pragmatique sino-congolaise a réalisé sans cesse de nouvelles percées marquées par des fruits abondants au grand bénéfice des deux peuples dans les domaines de l’énergie, des mines, de la finance, de l’agriculture, du commerce et des infrastructures, etc...
Amitié indéfectible approfondie au fil du temps. Comme dit un adage africain, « de vrais amis ne fuient pas quand vous vous trouvez dans des situations difficiles ». En 1967, au moment où le Congo, a rencontré des difficultés médicales, le gouvernement chinois a envoyé la première mission médicale au Congo.
Durant presque 60 ans, les médecins chinois ont travaillé toujours en première ligne pour offrir des services médicaux de qualité au peuple congolais, écrivant ainsi les chapitres de solidarité internationale sans frontière. Au cours des décennies écoulées, le gouvernement chinois a réalisé des projets d’irrigation et de transport routier pour apporter des bénéfices tangibles à la population locale.
Le Congo, comme l’un des premiers pays d’Afrique subsaharienne à établir des relations diplomatiques avec la Chine, garde toujours à l’esprit l’intérêt du peuple chinois. Il a voté pour le rétablissement de la Chine dans son siège légitime aux Nations Unies lors de la 26e Assemblée générale de l’ONU.
Quelle que soit la hauteur de l’arbre, il ne faut jamais oublier ses racines. Comme la dit le Président chinois, « quel que soit le stade du développement de la Chine, les pays africains sont toujours nos bons amis face à l’adversité ».
Entraide et solidarité entre les deux peuples. Cette année marque le 80e anniversaire de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la Guerre mondiale antifasciste. Il y a 80 ans, le peuple chinois a mené des combats acharnés pendant 14 ans sur le principal théâtre d’opérations orientales, et honoré, au prix d’immenses sacrifices nationaux de 35 millions de morts et de blessés, son engagement vis-à-vis de la justice de l’humanité.
À ce moment-là, Brazzaville, comme la capitale de la France libre, a été témoin de la contribution importante que le peuple africain a apportée à la victoire de la Guerre mondiale antifasciste. Aujourd’hui, la Chine œuvre activement pour l’équité, la justice et la cessation des hostilités.
Le Congo, sous le leadership du Président Denis Sassou-NGuesso, offre activement des médiations à la question de Libye et d’autres dossiers brûlants régionaux, en vue de créer un environnement pacifique et stable pour la modernisation africaine.
Dans les jours qui viennent, le Président Denis Sassou-NGuesso participera aux activités de commémoration sur le 80e anniversaire de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la Guerre mondiale antifasciste et aura un entretien bilatéral avec le Président Xi Jinping, cela offrira une occasion pour les deux Chefs d’État de prendre des actions concrètes pour préserver les acquis de la victoire de la Seconde Guerre mondiale et défendre les valeurs communes de l’humanité.
L’histoire est le meilleur enseignement à tirer pour éviter la répétition des erreurs dans l’avenir. Avec les souffrances de la guerre qui reste toujours dans sa mémoire, le peuple chinois a une aspiration constante à la paix, et il est pleinement conscient que l’ordre international n’est pas l’équivalent de la loi de la jungle.
Dans un contexte international caractérisé par la multiplication des conflits et des bouleversements, l’humanité se trouve à une nouvelle croisée des chemins, il faut faire le choix entre la solidarité et la division, le dialogue et la confrontation, le gagnant-gagnant et le jeu à somme nulle.
Le peuple chinois porte toujours la vision selon laquelle ce n’est que par la mise en synergie entre la Chine, les pays africains et d’autres pays du Sud global que les forces pour la paix seront consolidées dans le monde, et ce n’est que par une largeur d’esprit qu’on peut aplanir le clivage et résoudre les conflits pour un meilleur avenir de l’humanité.
Comme le décrit un poème chinois, « les montagnes verdoyantes plongent dans les mêmes nuages et pluies. Les villes, aussi éloignée soient-elles, sont sous le même clair de lune ». Nous entendons travailler main dans la main avec les peuples africains et les frères congolais pour nous mettre fermement du bon côté de l’histoire et du progrès de l’humanité, en vue d’apporter une contribution inlassable à la paix et au développement éternels du monde et à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.
Transcription : Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Source ACI
Créé le 2025-09-02 05:51:58
Mam’néné Zenti et Nti Pouabou, deux personnages qui m’ont fait aimer les thrènes. Mon âme les remerciera toujours. Le premier, c’est Mam'néné, qu'enfants, nous appelions, affectueusement, Madame Zentie, au lieu de Madame Gentille, parce qu'elle prononçait ce Z à la place du G.
Mam'néné était la première épouse de Mahoungou mâ Mboungou, l'oncle de mon père Kiongo-Niaty Léonce, lui-même, fils de Tsatsa-Mboungou, sœur de Mahoungou mâ Mboungou, le patriarche du clan Bahungana, du village Kifimba.
Mam'néné était une femme exceptionnelle, du fait qu'elle faisait partie du cercle fermé de ces femmes-pleureuses, à l’image des griots, capables de retracer l'histoire des familles et des clans frappés par le deuil. Et c'est en pleurant, à travers les évocations (bibembos na bitolos, en langue kuni), que ces femmes pleureuses, retracent la saga généalogique des clans de la famille éplorée.
Enfant, j'avais vu Mam'néné, Madame Zentie, excellait dans cette performance, qui la faisait entrer au pinacle de son art. En l’écoutant, les participants à la veillée mortuaire, prenaient la mesure du parcours de vie d’un Être chéri disparu à jamais. L’évocation de l’existence passée, du défunt ou de la défunte, ouvrait un portail dimensionnel qui menait au divin.
Cependant, l’amour du Créateur, omnipotent et omniscient, devenait insaisissable et troublant à travers les questionnements des pleureuses : pourquoi la mort ?
C’est à travers ces pleurer-chanters que Mam’néné disait des paroles de connaissance des clans et de reconnaissance de l’amour du Créateur à sa création. Des paroles reprises en chœur dans le cercle de pleureuses chanteuses, accompagnant l’âme, qui avait quitté le corps physique, pour s’en aller à Mpemba, sur les ailes des airs déclamés par des voix de femmes chargées de chagrin.
Gloire au Créateur pour avoir paramétré la femme à être le véhicule, par excellence, de la transmission au monde de la nature divine, tout à la fois, douce, et apparemment, faible, mais combien puissante parce qu’elle est un canal de vie.
Le second personnage, qui me fit entrer dans l’univers des humanités classiques africaines, est un professeur de littérature. Il s’appelait Félix Nti Pouabou. J'étais en classe de Seconde, au lycée Karl Marx (actuel Victor Augagneur), dans la ville de Pointe-Noire.
J’avais assisté à un de ses cours, bien que je ne fus pas un élève des classes qu'il prenait. Je fis cette entorse à la règle administrative, parce j’avais entendu des échos favorables à son sujet dans le bahut. Le personnel enseignant, tout comme les élèves étaient unanimes : il était un bon professeur de la matière qu’il enseignait.
Alors, ce jour-là, jai séché le cours de math de mon professeur titulaire pour aller prendre place dans la salle de classe où se trouvait Félix Nti Pouabou. Je l'ai écouté parler de la littérature africaine. Il parlait de ces femmes pleureuses des sociétés traditionnelles africaines. Lorsqu'il développait son analyse, j'étais de corps avec eux dans la salle, mais mon esprit avait rejoint Maniémo, mon village natal.
Et là, je revoyais Mam'néné, Madame Zentie, la matriarche de notre famille, en train de conduire la rythmique d'une veillée mortuaire. Elle était l’archétype de ces femmes griottes que décrivait, Félix Nti Pouabou, le professeur de littérature africaine.
Il utilisa le terme de thrène, pour nommer ces pleurs en chansons, ces chants en pleurs. Thrène, le mot exact pour désigner ces lamentations funéraires venues du fin fond de la culture africaine, récupérées, au passage du temps, par la Grèce Antique, mais qui n'ont jamais quitté la structure sociétale africaine, toujours psalmodiées, en pleurs chantés, dans les veillées mortuaires des Africains et des Afro-descendants dans les diasporas.
D'ailleurs, je me souviens, comme si c'était hier, il fit un lien, évident, entre les thrènes et le Blues, cette musique venue de l'âme des Africains déportés et esclavagisés dans les champs de coton, de tabac et de canne-à-sucre, dans les Amériques.
Comment ne pas être reconnaissant de ce que cet éminent enseignant de littérature africaine a ajouté à mon bagage culturel. Ce qu’il m’avait transmis, ce jour-là, était hors de portée marchande. La valeur ajoutée à mon esprit, fut inestimable. C’était plus que de l’argent. Et c'est cela, l'Économie de la connaissance : car elle est toujours à Somme positive.
Pour m'avoir transmis ce nouveau mot, qui m’ouvrait à la l’entendement et à la compréhension d’un nouveau concept, Félix Nti Pouabou avait renforcé les schèmes de raisonnement et d’organisation cognitive de mon cerveau. Ce concept ne pouvait plus jamais s’effacer de ma mémoire. Pourquoi ? Parce qu’un cerveau, qui acquiert de la connaissance et qui la transmet à un autre cerveau, ne s'appauvrit jamais. Bien au contraire, il s'enrichit en enrichissant d’autres cerveaux, qui enrichiront des cerveaux supplémentaires, pour générer un cerveau collectif puissant.
Michel Mboungou-Kiongo ancien DG de Télé Congo (1994-1997)
Créé le 2025-09-01 11:09:43
À travers cet article, j'apporte - au forum MFINDU NIMA (consacré à la réappropriation des us et coutumes Kuni) - quelques éléments de réponse à la question de Léonard Mboungou-Kipolo pour lui remémorer le souvenir des noms de membres de ma famille qui étaient locataires dans la parcelle de sa tante à Pointe-Noire. Pour me mettre sur la piste des souvenirs, il m'a donné un indice, à savoir que cette famille parlait un kikuni, qui s'entendait comme le kiyombé.
Il y a une branche de notre clan paternel, les Bahungana, qui est allée s'installer à Les Saras, dans le massif du Mayombe, dans la région du Kouilou. Un des frères, de cette lignée, s’appelant Léonce Kiongo, a fini par adopter la phonétique Tchiongo, usitée par les populations de cette région. Ainsi, tous les enfants nés à Les Saras, sont devenus des Tchiongo.
Par ailleurs, il y a un village, peuplé par des Kuni dans le Mayombe, qui s'appelle Makaba. Topographiquement, on y entre par la voie carrossable qui part de la Gare Cfco de Pounga et mène jusqu'à Passi-Passi sur la RN3 ou route du Gabon (Dolisie-Ndendé Gabon). Ya Dago Gaston Kiongo, (Ya, diminutif de Yaya - grand frère - dans la culture Kongo, paix à son âme), a travaillé à Makaba en qualité d'infirmier d'État au début des années 1980.
D'ailleurs, j'avais emmené « JO Plâtre », mon ami de classe et d'internat au lycée Karl Marx de Pointe-Noire, passer un mois de vacances à Makaba. « Jo Plâtre », nous, élèves-internes, l'avions ainsi surnommé parce qu’il s’était fracturé le pied pendant la séance d’éducation physique scolaire. En vérité, il s'appelle Josaphat Kokolo, muana Mukamba de l'ethnie éponyme.
À Makaba, nous parlions la langue kuni avec aisance, parce que toute la structure syntaxique de la langue n’avait pas besoin d’interprète. Cependant, les Kuni de Makaba ont gardé l'authenticité des accents kuni de toute l'aire socioculturelle de Diangala. Le fait curieux et enrichissant, se remarquait au niveau de l'accent qui sonne totalement comme le yombé ou le vili.
Mais quel bonheur pour un esprit ouvert et intelligent de se rendre compte qu'une langue est plus riche lorsqu'elle se frotte à une autre ou à d'autres langues. Ma prédisposition de discerner les nuances des accents des parlers, a développé en moi le sens de l'écoute. Une faculté qui m’a avantageusement formaté au métier de journaliste, en particulier, et de communicateur, en général.
Le recul du temps, a aiguisé mon attention à déceler les nuances les plus fines dans la prononciation des langues. J'en étais, franchement, sorti enrichi de cette expérience linguistique et culturelle à Makaba. Depuis lors, je savais désormais, que la langue kuni s'enrichissait de l'emprunt et de son apport à d'autres langues.
Et, en tout état de cause, aucune langue ne peut se prétendre originelle, parce que sortie ex nihilo. Exception, peut-être pour le cas de figure d’une proto langue ou d’une langue archaïque. Et même là encore, les linguistes ouverts d'esprits, ne s'attardent pas sur ce point qui constitue une bataille d'arrière-garde.
En vérité, la langue en soi est « innocente », c'est plutôt la stupidité vaniteuse des locuteurs à l'esprit étroit, qui tente de tordre sa plasticité pour se satisfaire d'une justification idéologique, sans fondement éprouvé et approuvé par une démarche analytique solide. En exemple, Je n'arrête pas de chercher sur la Toile et sur d’autres supports de travail, le foyer originel de la langue kuni. Et à cet effet, chaque fois que j’en ai l’occasion, j’interroge des linguistes que je connais tant au Congo qu'ailleurs.
Tiens, samedi 6 juin 2020, j'avais passé trois heures avec le professeur Dominique Ngoïe-Ngalla, en compagnie de quelques confrères journalistes et d'enseignants de l'université Marien Ngouabi. C’était à 48 heures de son voyage en France, et duquel il ne retournera plus jamais vivant à Mandou, son village natal, dans le département de la Bouenza.
J'avais posé la problématique des origines de nos langues bantoues, et a fortiori du kuni. lLa conclusion, qui nous a tous rendus humbles, c'est que très rares sont les langues qui seraient des langues originelles.
La plupart des langues sont adventices. C'est-à-dire qu'elles ont des racines qui ne leur sont pas propres, mais proviennent d'autres langues qui, elles-mêmes, sont des "métisses" formées par d'autres langues , etc. Leçon de vie, et de bon sens commun : Les langues s'enrichissent de la réalité du Donner et du Recevoir.
Pour revenir à la recherche de l'authenticité intrinsèque d'une langue, le bon sens et l'honnêteté intellectuelle recommandent de dire qu'il n'y en a pas, au stade actuel, de l'évolution du monde. En fait, le vili, le yombé, kuni, le kamba, le dondo, le beembé, le hangala, le lari, comme toutes les langues de cette aire culturelle kongo, ce sont des langues adventices qui sortiraient du sundi.
La langue sundi, elle-même, serait issue d'autres métissages linguistique, ontologique, anthropologique, sociopolitique, etc., qui viennent de l’histoire des peuples qui apparus dans le bassin du Kongo (au lieu de Congo) et des grands Lacs. Ce sont ces peuples qui ont essaimé les matériaux de la civilisation africaine, depuis la source du Nil jusqu’au delta de KMT (Égypte actuelle).
Michel Mboungou-Kiongo ancien DG de Télé Congo (1994-1997)
Créé le 2025-09-01 10:27:32
L’artiste-musicien Abel Dibantsa, connu pour sa voix puissante et ses intensités scéniques, s’apprête à sortir son deuxième album, neuf ans après « Succession ». Des rythmes aussi variés que frénétiques comme toujours, des guitares tranchantes, des voix impeccables. Ambiance.
En ce dimanche 23 août, il arrive ragaillardi par le soleil parisien. Casquettes sur la tête, sourire aux lèvres, Abel Dibassa est presque en transes quand il s’agit de parler de son nouvel album et ce, avec une gaieté communicative qui le caractérise. Et, à la question de savoir pourquoi neuf ans se sont écoulés entre le premier album et le deuxième, sa réponse est prompte : « C’est vrai qu’il m’avait fallu trois ans de travail pour le premier album ! Mais pour le second, j’ai voulu prendre davantage de temps, le temps du texte, le temps du son, le temps des voix... »

Chez lui donc, le temps de la conception est plus important que celui de la finalisation. Tel un écrivain qui écrit, réécrit, supprime et reprend tout à zéro. Ce côté immensément perfectionniste, il le tient en partie au très exigeant Sammy Massamba avec lequel il a longtemps collaboré. Chaque détail a son importance. De fait, un seul titre peut pendre de quatre à cinq mois. D’autant qu’il refuse de s’enfermer dans des catégorisations trop étroites, entre autres dans le genre le plus connu du Congo, la Rumba. Abel Dibassa se veut à l’écoute du monde, et c’est à juste titre qu’il emploie souvent le mot « variétés »…
« Fais-moi danser ! »
L’album à venir, « Nitu Ntoto » — traduction : le corps n’est que poussière — compte quinze titres rigoureusement fignolés. Un cocktail explosif de Rumba — bien sûr —, de Zouk, de Soukouss, de Blues, d’un zeste de Salsa. Il y décrit un univers aussi poétique que réaliste, évoquant l’humilité, la femme désintéressée, les instants de danse… Parmi ces titres, « Fais-moi danser ! », un Zouk poétique et ensorcelant à la fois, en duo avec la Guadeloupéenne Michaëla Mistille. Un titre qui rappelle « Bina na ngai na respect » de l’orchestre OK Jazz, structuré comme une pièce de théâtre avec une parfaite unité de lieu, d’action et de temps, mais cette fois avec deux personnages comme communiés par un même désir.
« Fais-moi danser !... Je t’ai vu danser à l’anniversaire de Béa !... Tu dansais tellement bien que tout le monde ne regardait que toi !... Tu étais magnifique !... Je sens mon cœur qui bat sur le rythme de tes pas !... Qu’est-ce que tu m’as fait ? Je suis conquis !... » Chanter l’instant présent, parce que le sentiment le vrai naît de l’instant, c’est cela aussi la force d’Abel Dibassa.

Cet ancien pensionnaire de l’orchestre Zakala de Brazzaville et de « Swédé » en Afrique de l’ouest ; celui qui lorgne pour de bon les pistes de danse — on l’a vu dernièrement à la « Guinguette africaine de Suresnes faire se lever la foule — n’en est pas à son coup d’essai. Son premier album, « Succession », sorti en 2016 sans label ni promo, avait accroché l’oreille des mélomanes. S’inscrivant dans la même veine, « Nitu Ntoto » devrait enflammer les oreilles averties.
BB / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-01 09:26:39
Le président Denis Sassou N’Guesso qui a quitté Brazzaville le dimanche 31 août, pour Beijing en Chine. Dans la capitale chinoise, le Président congolais fera partie de la vingtaine des dirigeants étrangers invités aux festivités du 80ème anniversaire de la victoire contre l’agression japonaise.
En quittant Brazzaville pour Beijing, Denis Sassou N’Guesso répond à l’invitation de son homologue chinois Xi Ji Ping, à prendre part aux commémorations du 80ème anniversaire de la victoire de la guerre résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la guerre mondiale antifasciste.
En quittant Brazzaville par l’aéroport international de Maya-Maya, le président de la République a été salué par la corps constitués nationaux.

La République Populaire de Chine organisera le 03 septembre prochain un grand défilé militaire sur la place Tian'anmen de Beijing, pour marquer le 80e anniversaire de la victoire contre l’agression japonaise et de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Le défilé ne mettra en scène que des équipements militaires déjà opérationnels, assurent les autorités. Parmi les plus attendus : des missiles balistiques intercontinentaux Dong Feng-31, des avions furtifs J-20, des drones et des robots quadrupèdes. Le nouveau porte-avions Fujian pourrait être officiellement mis en service, après plus de deux ans d’essais en mer.
Au-delà de l’invitation à participer aux festivités, le séjour du Président Denis Sassou N’Guesso en Chine est aussi un indicateur fort, illustrant l’excellence des relations de coopération qui existent entre le Congo et la Chine. Une coopération bilatérale vieille de 61 ans, marquée par la réalisation de grands projets structurants en terre congolaise.
Les deux pays ont en 2016, élevé le niveau de leur coopération au rang de partenariat stratégique global.

Sur la plan multilatéral, signalons que la République du Congo assure pour un mandat de 3 ans, la coprésidence du Forum sur la Coopération Sino-Africaine.
Comme de coutume, il est fort probable que Denis Sassou N’Guesso mettra à profit son séjour chinois, pour discuter avec les hommes d’affaires et autres autorités chinoises, pour faire avancer les grands projets inscrits dans le cadre du plan national de développement, 2022-2026.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-31 22:14:29
Pour survivre aujourd’hui à Makabana dans le Niari (sud), plusieurs jeunes se débrouillent en exerçant diverses activités, le plus souvent en dehors des lois et du fisc. Le quartier Migouéguélé n’échappe pas à ce constat. Il connait un essor fulgurant de nouveaux métiers de la débrouille temporaires et changeants. Ces petits métiers salutaires ne naissent pas seulement comme conséquence des exigences de survie et comme résultat de l’inventivité des jeunes de l’ex cité Comilog, mais surtout comme expression d’une bonne aptitude à saisir les besoins de l’usage. L’un des derniers métiers créés par l’ingéniosité et l’inventivité des jeunes est la vente de carburant (essence, gasoil et pétrole) sur les voies publiques. Les conditions de son émergence et la fulgurance de son développement font penser à l’émergence d’un filon qui constitue aujourd’hui une source de revenus pour des centaines de jeunes désignés dans le cadre ce travail sous le néologisme « Khadafi ». Ils sont aussi vulcanisateurs et cordonniers…

Dans le département du Niari, on assiste désormais à l’émergence d’un nouveau filon de l’économie de la débrouille dans la ville de Makabana. Ils sont là dans tous les quartiers, et ils vous abordent sans complexe. Ils ont entre 10 et 25 ans, et ils gagnent leur vie par de petits boulots. Ils sont cireurs de chaussures, porteurs de colis. D’autres sont marchands ambulants, vulcanisateurs, cordonniers, « Khadafi ». Ils vendent de tout : des fruits, des médicaments (souvent contrefaits), des cigarettes, de l’eau fraîche…
Ils sont laveurs de pare-brise ou de voiture, marchands de sables en pirogue, casseurs de cailloux… Ce sont les petits métiers de la rue.
Certains vendent pour leur propre compte, d’autres, pour le compte d’un commerçant ou d’un parent.
Il existe comme un plan de carrière des petits métiers : on commence par être balayeur ou porteur pour acquérir un petit capital, puis on est cireur ou vendeur.
Beaucoup de cireurs deviennent ensuite réparateurs de chaussures ou cordonniers. Mais, confiants en leur métier, ils caressent le rêve de devenir de grands commerçants.

Comme dans beaucoup de villes congolaises aujourd’hui, on ne va pas au supermarché faire ses courses. On se déplace simplement dans la ville, et on croise les marchands ambulants, car tout se trimbale, et tout se vend. L’économie informelle s’est imposée comme la première source de revenus pour ses habitants. La rue est devenue le terrain du commerce en tout genre. Vitrine de l’informel, trottoirs et chaussées sont le creuset de toutes les ressources humaines.

Aujourd’hui, deux citadins sur trois vivent de l’activité de la débrouille. Chacun peut trouver une place et construire son “business”. C’est pour beaucoup la seule manière pour survivre dans une société en plein développement économique et bousculée par les inégalités.

Cette économie parallèle est surtout répandue parmi les classes les plus pauvres qui ne bénéficient d’aucune protection sociale. Les petits vendeurs n’ont ni les droits des travailleurs ni ceux des enfants et passent à côté de tous les services de base (santé, loisirs, formation scolaire et professionnelle). Ils vivent dans l’indifférence générale et parfois l’exploitation organisée comme les petites employées de maison, les enfants mendiants qui travaillent pour le compte de leurs parents.
Plusieurs jeunes congolais ne se contentent plus de satisfaire aux exigences de leur famille. Ils ont des aspirations personnelles. Ils veulent s’épanouir, décider de leur vie et être impliqués dans son orientation. Ils cherchent à comprendre les choses, à découvrir d’autres horizons, à donner un sens à leur vie. Tout cela provoque l’émergence de nouvelles cultures urbaines. Le potentiel créatif de l’adolescence se trouve libéré en ville.

Les vendeurs désirent devenir commerçants. D’après eux, la plupart des grands commerçants ont d’abord été de petits vendeurs comme eux. Certes, des enfants sont apprentis, placés dans les ateliers de menuiserie, mécanique, soudure, électricité, sculpture et maçonnerie pour les garçons ; couture pour les filles ; le plus souvent par leurs parents moyennant finances. Mais ils passent le plus clair de leur temps à faire des tâches annexes (courses, nettoyage), ils n’apprennent pas grand-chose.
Les revenus ont généralement trois destinations. La plus grande partie doit aider le budget quotidien des familles (nourriture, loyer, participation aux frais de scolarisation des frères…). Une autre part couvre les besoins ordinaires des enfants. La dernière tranche est destinée à l’épargne, souvent confiée à un parent ou un adulte du milieu de travail, quand ils en trouvent un digne de foi.
Les vendeurs ont souvent des difficultés à mobiliser un fond de départ pour acquérir les marchandises. Certains ont la chance de trouver des semi-grossistes qui leur avancent un premier lot de marchandises pour démarrer. Les autres sont obligés de vendre pour le compte d’un autre commerçant en espérant ainsi réunir l’argent nécessaire au lancement de leur propre affaire.
Peut-on continuer à regarder comme des ratés des gens qui sont indispensables au quotidien, qui font régulièrement le changement’ (changer un billet en monnaie), qui entretiennent plus que convenablement des familles ?
Arrêtons de qualifier certains métiers de “petits’”. En quoi les autres métiers qui ont eux aussi leurs servitudes sont-ils plus valeureux que les métiers dits petits ? Si ce n’est qu’une affaire de diplômes, il peut y avoir des diplômés pour tous les métiers : couturière, vendeuse…
Quelle est cette société où tout le monde devrait être ministre, savant, docteur ?
Comment peut-on juger la multiplication des petits boulots comme des échecs, alors que ce sont des réponses à des demandes sur le marché de nos besoins ?
Des besoins sociaux sont ainsi comblés, qui n’auraient pu être satisfaits autrement, au même moment, avec la même efficacité.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-28 12:22:27
A Brazzaville, la société d’assainissement turque Albayrak Waste management Company qui a pris la relève de l’entreprise Averda, dont le contrat est arrivé à terme en septembre dernier, ne veuille pas, comme il se doit, à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous son autorité. Sans aucun doute la dangerosité du travail lié aux aléas extérieurs. Un accident peut vite arriver et parfois être irrémédiable, les comportements irrespectueux des usagers de la route. Ils sont parfois tellement pressés qu'ils doublent le camion en prenant des risques. Maintenant d'autres vous diront les odeurs. En saison de pluies, cela peut être plus « offensif ». Piqûres ou coupures, pincements, travail en permanence sur le domaine routier, en contact avec un milieu souillé, travail en extérieur soumis aux intempéries...
Le balayeur de rue intervient en extérieur sur la voie publique quelle que soit la saison. Il est donc soumis aux aléas climatiques (froid, chaleur, vent...) comme aux dangers liés à la circulation routière. Afin de prévenir un certain nombre de risques liés à son activité, il doit s'équiper avant chaque tournée d'une tenue de travail réfléchissante, de gants et de chaussures de sécurité afin de ne pas abîmer ses vêtements de ville.

Or à Brazzaville, chaque balayeur qu’on rencontre dans les rues de la capitale congolaise, porte ses propres pantoufles et ses propres vêtements de ville.

Nombreux n’ont même pas des gants de protection pour éviter de se blesser avec les poubelles et les déchets. Ils leur arrivent souvent de devoir ramasser par terre des déchets car les gens n’utilisent pas toujours les poubelles.

La tenue des balayeurs de rue, ou agents de nettoiement de voirie, est conçue pour assurer leur sécurité et leur visibilité, tout en étant adaptée à la nature de leur travail. Elle comprend généralement :
Des vêtements de haute visibilité, souvent de couleur fluorescente (orange, jaune, vert) et munis de bandes réfléchissantes, ces vêtements permettent aux balayeurs d'être clairement visibles par les automobilistes et les autres usagers de la route, surtout dans des conditions de faible luminosité ou de forte circulation.

Des vêtements de travail robustes qui doivent être résistants aux déchirures et à l'usure, car les balayeurs sont amenés à manipuler des outils et à travailler dans des environnements parfois difficiles (gravats, boue, etc.).
Un équipement de protection individuelle (EPI). Selon les tâches à effectuer, les balayeurs peuvent être équipés de gants, de chaussures de sécurité, de lunettes de protection et parfois de masques pour se protéger de la poussière et des autres agents polluants.

Pour certaines tâches spécifiques, un casque de sécurité peut être obligatoire pour se protéger des chutes d'objets ou des chocs.
Selon les besoins, les balayeurs peuvent également porter des vêtements imperméables (en cas de pluie), des genouillères (pour le travail à genoux), etc.
L'ensemble de cette tenue vise à assurer la sécurité du travailleur, tout en lui permettant de réaliser ses tâches efficacement et confortablement.
On rappelle à la direction de la société d’assainissement turque Albayrak Waste management Company ayant pignon sur rue au Congo-Brazzaville, que les balayeurs de rue sont l’épine dorsale de la propreté urbaine, travaillant silencieusement pour rendre nos villes habitables et agréables.

Avant même que le soleil ne se lève, ou pendant la journée, ils sont dans les rues, armés de leurs balais et chariots, enlevant les déchets, les feuilles et les débris qui s’accumulent. C’est un travail qui demande un effort physique, de la dévotion et qui est souvent réalisé dans des conditions climatiques difficiles.
Malgré leur importance cruciale pour la santé publique et le bien-être social, ces professionnels passent souvent inaperçus et leur travail est sous-estimé.
Pourtant, ce sont eux qui garantissent que les trottoirs soient propres pour nos pas, que les rues soient dégagées et que la beauté de nos espaces urbains soit préservée.
Reconnaître et valoriser le travail des balayeurs de rue, c’est reconnaître la dignité d’une profession essentielle et l’impact positif qu’elle a sur notre vie quotidienne.

Ils méritent donc un équipement approprié.
A bon entendeur, salut !
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-26 12:45:33
Les étudiants de l’université Marien-Ngouabi de Brazzaville boudent la révision à la hausse des frais d’inscription dans leur établissement. Passant de 10 500 à 21 000 francs CFA au niveau licence, de 31 000 à 50 000 francs CFA au niveau master et de 50 000 à 100 000 francs CFA au niveau doctorat.
Du côté de la direction de l'université, on explique que cette réforme ne vise en fait qu'à regrouper différents frais déjà imputés aux 45 000 étudiants, y compris ceux qui concernent la délivrance des diplômes ou de la carte d’étudiant.
Alors qu'à un mois de la rentrée universitaire, les syndicats étudiants n'ont pas encore pris position sur la question, nombreux sont ceux qui, sur le campus, demandent le retrait de cette décision dans un pays où le paiement des bourses reste aléatoire.
En effet, des étudiants accusant des retards de versement de leur bourse et réclamant de meilleures conditions d’études au personnel administratif non intégré à la fonction publique en passant par le personnel enseignant en perpétuelles revendications de recrutement, intégration, titularisation, reclassement et régularisation des situations administrative et financière, aucun acteur de l’université Marien Ngouabi ne peut se targuer d’avoir une vie professionnelle accomplie et apaisée. D’où les grèves à répétition au sein de l’Institution, responsables du dérèglement calendaire.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-26 11:02:57
À l’entrée du marché Total de Bacongo, du coté de l’arrêt de bus Coaster, tout à droite, un étal de produits cosmétiques et divers présente des emballages aux illustrations de femmes nues, les fesses bien en évidences ainsi que d’autres images plus suggestives de coït. Cette exposition de la nudité et des faits d’alcôve ne semble gêner ni le vendeur, ni même les agents de l’ordre qui y viennent régulièrement, pour chasser les femmes vendant à même la chaussée.
Des produits pour augmenter le volume des fesses ou pour performer sa libido ou encore pour atténuer toute douleur musculaire, c’est entre autre la pharmacopée que propose ce vendeur dont l’étal bien en évidence présente les illustrations liées à chaque produit.
Des images de fesses imposantes et bien rebondies, des couples en plein ébats, celles présentant la virilité masculine ou encore du système nerveux, tout y passe pour attirer le client, le choc des photos valant tous les discours, pour montrer la fiabilité des produits.
Sauf que ces images ainsi « mises à nue », ne sont en toute logique, pas de diffusion publique, surtout dans un marché où se côtoient toutes les couches de la population.
Pour certaines personnes accompagnées de leurs parents, la vue de ces images du reste bien en évidence, créerait un malaise, l’atteinte à la pudeur étant manifeste.
D’ailleurs pour les autres vendeurs du voisinage qui ont fini par se taire, après tant de reproches, l’étal est surnommé « table ya bimpéni » (l’étal de la nudité).
Le fait curieux est que cette exposition obscène semble avoir le blanc-seing des agents de police qui patrouillent régulièrement à cet endroit, pour éconduire les femmes vendant à même la chaussée. Sans doute se rincent-ils les yeux sur les images de l’étal, mais personne ne relève que cette exposition fait entorse à la loi sur la diffusion des images pornographiques.
Peut-être est-il temps d’agir, en ramenant à l’ordre le vendeur qui consciemment ou inconsciemment, sait que son action est blâmable. Mais tant que le détenteur de l’autorité ne le lui signifie pas, il se croit tout permis et continue d’attenter à la pudeur.
(pour illustration, nous avons fait de cet étal une image éloignée et moins nette)
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo Brazzaville
Créé le 2025-08-26 08:21:41
Vous êtes-vous déjà demandé combien de kilomètres parcourt un cabri, un cochon ou une vache avant de finir dans votre assiette ? Entassés dans des camions ou des bateaux pendant des heures — parfois des jours — pour répondre aux envies des consommateurs, la viande mangée par les Congolais provient souvent d’animaux transportés dans des conditions cruelles. Une véritable maltraitance qui ne dit pas son nom !
Après plusieurs heures de route, souvent assez chahutante, les cabris arrivent au marché Bouemba, le plus grand marché des poissons frais et fumés, situé à Ouenzé, dans le 5e arrondissement de la capitale congolaise où ils sont vendus. Même si l’on n’en a pas toujours conscience, derrière chaque brochette de viande se cache un cabri, un mouton, un cochon qui a souffert et torturé sur les routes congolaises au grand mépris des associations qui défendent les droits des animaux.

Les quelques images qui nous parviennent sont vraiment atroces : des animaux complètement entassés et attachés sur les bordures des carrosseries des véhicules ne permettant pas de donner de l’eau à tous les animaux de façon équitable pour les déshydrater sur de très longues distances.

Il y a cette question d’abreuvoir, c’est aussi difficile de distribuer de la nourriture aux animaux sans les faire descendre du camion. Si vous êtes sur la route pendant plus de six heures, vous devez vous approvisionner en eau, en nourriture pour animaux. Ce qui n’est pas le cas au Congo-Brazzaville où les animaux sont attachés par les cornes, les bois ou les boucles nasales, avec les pattes liées ensemble.

Cependant si les animaux doivent être attachés, ils doivent l’être avec des moyens permettant à l’animal de se coucher, de résister sans se rompre à la traction et placés de telles sortes afin d’éviter les risques de strangulation ou de blessure. Le moyen d’accroche doit pouvoir être rapidement défait en cas d’urgence.
C’est donc compliqué pour les chauffeurs de bien faire s’ils n’en ont pas les moyens, s’ils n’ont pas les camions adaptés, et qu’ils ont la pression d’arriver à bon port le plus rapidement possible. Il y a un critère de rentabilité et de rapidité de livraison. Les animaux sont transportés comme des marchandises jusqu’à l’abattoir.
Pendant le transport, les cabris subissent un stress sévère qui peut nuire à leur santé future. Lorsqu’un animal doit être transporté, cela doit se faire dans les meilleures conditions, qu’on soit un particulier ou un professionnel.

Pour tout transport d’animaux, il faut veiller à ce que l’animal soit confortable, dispose de suffisamment d’espace, que sa sécurité soit assurée, que le chargement, le déchargement et le trajet se fasse avec douceur et bienveillance.

Les conditions minimales de bien-être animal concernent notamment :
les intervalles d'abreuvement et d'alimentation, la densité de chargement et les durées de voyage et de repos qui diffèrent selon les espèces la présence d'un toit de protection, d'un plancher antidérapant, d'une litière suffisante absorbant les déjections, de rampes et d'une protection latérales pour le chargement et le déchargement; la présence d'ouvertures latérales et d'un espace libre à l'intérieur du compartiment et au-dessus des animaux permettant une ventilation appropriée, l'absence, dans le compartiment où se trouve les animaux, d'objets pointus ou saillants.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-25 13:38:42
Le ministère public a requis la peine de mort vendredi à Kinshasa, contre l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila. L’homme est jugé par contumace par la Haute cour militaire pour complicité avec le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda.
En clôturant son réquisitoire, le général Lucien René Likulia, représentant du ministère public, a appelé les juges de la Haute cour militaire à condamner «à la peine de mort» Joseph Kabila pour «crimes de guerre», «trahison», et «organisation d’un mouvement insurrectionnel», ainsi qu’à 20 ans de prison pour «apologie de crimes de guerre» et 15 ans de prison pour «complot».

Le procès de l'ex-Chef de l'Etat congolais (2001-2019), dénoncé par ses partisans qui estiment qu'il s'agit d'un procès politique, s'est ouvert le 25 juillet à Kinshasa.
Joseph Kabila vit à l’étranger depuis plus de deux ans. Il était apparu fin mai 2025 à Goma, une ville de l’est du pays sous contrôle du groupe antigouvernemental M23, dont les offensives depuis 2021 ont fait des milliers de morts et des millions de déplacés dans l’est.
L’est de la RDC, région frontalière du Rwanda et riche en ressources naturelles, est déchiré par des conflits depuis 30 ans.
Les violences se sont intensifiées ces derniers mois avec la prise de contrôle par le M23 de Goma et Bukavu, capitales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Le ministère public a estimé ce 22 aout que les violences commises par le M23 dans l’est ont causé « d’énormes préjudices » à la RDC et « entrainent la responsabilité pénale et individuelle » de Joseph Kabila. Pour l’accusation, Joseph Kabila est l’un des initiateurs de l’Alliance fleuve Congo (AFC), branche politique du M23.
C’est dans ce contexte qu’il est accusé notamment de cas d’homicides et de viols commis par des hommes de la coalition AFC/M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Selon le ministère public, Joseph Kabila, « en intelligence avec le Rwanda », a cherché à faire un coup d’Etat visant à renverser le régime du président Félix Tshisekedi, qui lui avait succédé en 2019 après une élection contestée.
Le général Lucien René Likulia a ainsi affirmé que « le prévenu envisageait de renverser par les armes le régime constitutionnel en place », avec l’aide notamment de Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) lors du scrutin présidentiel de décembre 2018, avant de rallier le M23 en 2023.
Joseph Kabila, 53 ans, a quitté le pays fin 2023, selon son entourage, mais y jouit encore d’un important réseau d’influence.
Réputé taiseux et discret, Joseph Kabila est réapparu publiquement fin 2024 après plusieurs années de silence, dénonçant vivement la gestion du pays par son successeur Félix Tshisekedi.
En avril 2025, il avait annoncé dans la presse son retour imminent en RDC « par la partie orientale », dont une grande portion est sous contrôle du M23, soutenu par le Rwanda et son Armée.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-24 12:02:44
La décision des instances internationales du football de réhabiliter la FECOFOOT dans ses droits aura été une pilule apparemment difficile à avaler, du coté du ministère des Sports où la défaite a à l’évidence été cuisante. Vaincu sur le terrain du Droit, le ministère des Sports semble s’être déporté sur celui de la force brute. Depuis quelques temps, dans des mouvements d’humeur assimilables à de la vengeance, il empêcherait la pratique des activités footballistiques par la fermeture des stades qui pourtant restent ouverts pour des concerts. Une obstruction manifeste pour la mise à mort du football congolais, pour laquelle le Comité Exécutif de la Fédération congolaise de football a marqué son indignation et dont nous appelons le Premier Ministre ainsi que le Parlement à se saisir de la question.
Le Comité Exécutif de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT), a publié un communiqué, à l'issue de sa session du vendredi 22 août 2025.

Dans ce communiqué, la FECOFOOT marque son étonnement et son incompréhension face au refus persistant du ministère des Sports de mettre à sa disposition les installations sportives pour les compétitions nationales.
Selon la FECOFOOT, aujourd'hui, plus rien ne justifie l'interdiction d'occuper ces installations.
On se souviendra que pour la seconde fois, la finale de la Coupe du Congo, autre moment d’apothéose, outre le défilé militaire et civil du 15 août, n’a pu être organisée au Stade Alphonse Massamba Débat, suite à l’obstruction du ministère des Sports, qui l’a déclaré fermé.
Pourtant, comble d’hérésie, le même stade a été ouvert le même jour pour un concert, avec pour point d’orgue, une bataille rangée des bébés noirs, comme si c’était la meilleure option pour l'avenir et le devenir de la jeunesse congolaise, le ministère s’occupant également de cette couche de la population.
Et c'est désormais la règle au Stade Alphonse Maassamba Débat. Des concerts au stade, en lieu et place du football.

Que dire des rencontres entre le Racing club de Brazzaville et l'Association sportive ponténégrine, en barrage comptant pour la montée en ligue I, qui n'ont pu jouer le mercredi 20 août 2025, à Dolisie.
Les deux équipes ont trouvé les portes du stade municipal de la ville hermétiquement fermées.

Les matches aller et retour qui devaient opposer les deux équipes étaient prévus respectivement le 20 et 23 août 2025.
De quoi conclure qu’il y a manifestement de la part du ministère des Sports une volonté manifeste de détruire le football congolais, pensant peut-être ainsi toucher ceux qui le gèrent. Ce n’est assurément pas la politique du Gouvernement, pour laquelle le Premier Ministre Anatole Collinet Makosso répond devant le Président de la République ainsi que la représentation nationale.
Il est fort évident que le Premier ministre devrait faire entendre raison au ministère des Sports pour cesser ce qui apparait désormais comme un travail de sape du football congolais.
La dernière prestation en demi-teinte des Diables Rouges A’ au championnat d’Afrique des Nations aura montré des jeunes pourtant galvanisés, avec un potentiel à même de produire de bons résultats, mais qui ont accusé une contre-performance dû entre autre au manque de compétitions, conséquence de la fermeture des stades.

De quoi dire que le ministère des Sports est en tous points responsable de cet échec. Un sabordage en règles sur lequel députés et sénateurs devraient également se pencher à la rentrée parlementaire.
Et c’est sur ces entrefaites que le Président de la République attend le rapport sur les installations sportives. C’est à se demander ce qu'il contiendra.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-24 10:35:17
Des bandits, encore non identifiés, ont mis à sac tous les bureaux administratifs du CEG Pierre Lountala de Dolisie dans le Niari (sud), dans la nuit du 20 août dernier.



« Nous avons trouvé des portes défoncées. A l’intérieur, tout était sens dessus-dessous. Ils ont tout mis à sac. Chose curieuse, ces malfrats n’ont rien pris. Même le commissaire de police de Tahiti était étonné sur le mobile de ces malfrats. Etaient-ils surpris par quelqu’un ? Que voulaient-ils au juste ? », nous a confié Ludovic Maxime Maboulou, joint au téléphone par notre rédaction.
Auparavant, la semaine dernière, c’est le CEG Hammar et le CEG de l’Unité de Dolisie qui ont reçu la visite des malfaiteurs qui sont entrés par effraction dans les bureaux administratifs.
Ce vol n'est pas le premier du genre, mais un fait qui s'ajoute à tant d'autres et illustre le seuil de la criminalité dans la capitale de l’or vert.
Le problème de la sécurité des écoles congolaises est un véritable casse-tête chinois. Autant on dira que Pierre Lountala n'est pas clôturé et reste à la portée des voyous qui pullulent dans la zone, autant il faut reconnaître que les établissements clôturés subissent les mêmes affres.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-24 10:27:10