Le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, en partenariat avec d’autres institutions ont organisé le mardi 12 mai 2026 à l’hôtel Hilton des Tours jumelles de Brazzaville, la première édition du Colloque sur les déterminants, les dynamiques et les conséquences de l’inflation en République du Congo. Colloque réunissant les cadres et agents du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, des Finances et du Commerce, les analystes de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), les représentants du Patronat, les universitaires et chercheurs, ainsi que les étudiants et le personnel du secteur agricole de la place. Les cérémonies d’ouverture et de clôture étaient placées sous le patronage du ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, le Professeur Valentin Ngobo, en présence de Michel Dzombala, Vice-gouverneur de la BEAC et de Guénolé Mbongo Koumou, directeur général des Douanes et des Droits indirects.

L’inflation est une situation qui fait partie des indicateurs macro-économiques dans la sous-région Afrique centrale et singulièrement au Congo. Cette situation aux conséquences socio-économiques incalculables ont fait l’objet d’une analyse minutieuse afin de trouver des réponses sérieuses et structurées.
A cet effet, plusieurs préoccupations ont été évoquées, des thèmes repartis en trois blocs.
Le bloc 1 intitulé : Cadre macroéconomique et déterminants globaux, avec pour thèmes : ’’Mécanismes de régulation de l’inflation dans la CEMAC et les perspectives d’action de la BEAC, présenté par Michel Dzombala, Vice-gouverneur de la BEAC ; ’’Les déterminants de l’inflation en République du Congo, exposé par Anselme Mambalou et Fael Elenga Ngatsala de l’Institut National de la Statistique (INS) ;

Le bloc 2 intitulé : Mécanismes de propagation et marchés : avec pour thématique : ’’Prix alimentaires au Congo : Qui déclenche les hausses, comment elles se propagent et peut-on les prévoir ?’’ avec pour intervenant, le Professeur Paul Valentin Ngobo, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage.
Et le bloc 3 : Analyse sectorielle, concurrence et solutions : ’’Analyse de la variabilité des prix de produits de grande consommation en République du Congo’’, coprésenté par le docteur Stève Bertrand Mboko et Badoua Mavoungou de l’Institut National de la Statistique (INS).

En République du Congo, le taux d'inflation en moyenne annuelle est estimé à 2,7 % en fin décembre 2025, affichant une légère décélération après les pics de 2023. Malgré une stabilisation macroéconomique apparente, le coût de la vie reste élevé pour les ménages, marqué par une hausse des prix des denrées alimentaires de base (riz, farine, poisson).

Cependant, après un niveau record de 24,89 % en décembre 2023, l'inflation a connu une forte baisse pour atteindre 2,07 % en décembre 2025, c’est le taux le plus récent contre 2,11% le mois précédent. Sur une base mensuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 0,66 % contre 0,08% le mois précédent.
Dans le contexte économique (2025-2026); l'inflation, bien que modérée, reste légèrement au-dessus de la norme de convergence de la CEMAC (3,0 %).
Néanmoins, on note des facteurs de hausse qui font que, la pression inflationniste est principalement alimentée par les coûts d'importation, la déréglementation des prix du carburant, et les coûts de l'électricité, ce qui engendre un impact majeur et significatif sur les ménages de tous les Congolais.

Dans son mot de clôture, le ministre de tutelle, Valentin Ngobo a de prime abord remercié et félicité tous les intervenants notamment, le vice-gouverneur de la BEAC, Monsieur Michel Dzombala, le directeur général des douanes et droits indirects, Monsieur Guénolé Mbongo Koumou et les enseignants-chercheurs.

Il a émis le souhait que lors du 2e colloque ou des prochaines occasions, que le Ministère du Commerce et d’autres Ministères s’associent à eux, pour analyser et étudier les modalités pour une baisse considérable des coûts des produits de premières nécessité, afin d’amoindrir le taux d’inflation en République du Congo. Ceci pour le bien-être des populations congolaises. « Que certains aliments ou produits de première consommation bénéficie d’une exonération significative, afin de permettre au panier de la ménagère de respirer un tant soit peu », a lancé le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, le Professeur Valentin Ngobo, satisfait de cette première expérience, qu’il souhaite se pérenniser à la longue.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville