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Un bus de la société de transport et de ligne d’industrie manufacturière du Congo (Stelimac), parti de Brazzaville pour Pointe Noire, a fini sa course dimanche matin dans un caniveau aux alentours du village Ngamandzambala, au district de Kindamba, dans le département du Pool ; les six roues en l’air et faisant deux tués ainsi que de nombreux blessés, très vite admis aux soins intensifs à l’hôpital de Mindouli, selon une source.
Une vidéo amateur qui circule sur les réseaux sociaux confirme l’accident sans en dire davantage sur le bilan humain.
Au-delà des suppositions, seule une enquête sérieuse de police pourrait en dire davantage, affirme-t-on.
Le Congo-Brazzaville a enregistré 12.564 accidents de la route, occasionnant ainsi 1.040 décès, 4.707 blessés graves dont 4.376 blessés légers.
Ces statistiques se situent pendant la période allant de 2020 à 2024, selon le Ministère congolais des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-09-21 17:39:47
Le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, a quitté Brazzaville vendredi pour assister à la 80e Assemblée générale des Nations Unies à New-York, aux USA, placée sous le thème « Mieux ensemble, 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains ».
Cette session va se réunir à un moment où la plupart des pays membres souhaitent un renouvellement de l’engagement mondial en faveur du multilatéralisme, de la solidarité et de l’action commune pour les populations et la planète ; mais aussi la reconnaissance de l’Etat Palestinien.
Cette semaine de travail aux Nations Unies met aussi en exergue l’urgence pour les dirigeants du monde de tenir les promesses contenues dans les objectifs de développement d’ici à 2030 mais également de redynamiser la coopération mondiale.
Lors de cette réunion, les chefs d’Etat et de gouvernement traceront la voie à suivre afin d’instaurer un système multilatéral plus inclusif et plus réactif.
Pour les Etats Africains, il s’agira de renouveler leur requête d’une place de membre permanent au Conseil des nations unies, qui reste sans succès jusqu’à ce jour.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-21 08:24:22
Un accident d’une rare violence a impliqué trois véhicules vendredi 19 septembre vers midi, au rond-point de la patte d’oie. Coupable d’un refus de priorité, le chauffeur auteur de l’accident qui tentait de prendre la poudre d’escampette a vite été rattrapé.
On en sait davantage sur les causes de cet accident pour le moins spectaculaire qui s'est produit le vendredi 19 septembre 2025 aux environs de 12h00.
C’est un de ces accidents occasionnés par un refus de priorité, conséquence du manque de patience ou bien souvent d’une mauvaise évaluation de la vitesse du véhicule dont on veut couper la route.
Justement, en ce vendredi, après le décollage de l’avion présidentiel, sur cet axe menant à l’aéroport, la priorité était accordée aux véhicules officiels revenant de l'aéroport international Maya-Maya, et la plupart des chauffeurs roulaient pied au plancher.
Pourtant, face à ce flot de véhicules déboulant sans discontinuer, sur ce rond-point de la patte d’oie déjà dangereux en temps normal, un chauffeur de taxi venant des Immeubles des Italiens par le Boulevard Alfred Raoul, a voulu absolument s’engager, apparemment sans trop de précautions, pour prendre la direction du Rectorat.
Malheureusement, pour le chauffeur de ce taxi, c’était sans compter sur un véhicule de couleur grise, déboulant à pleine vitesse de l'aéroport international Maya-Maya.
La collision a été inévitable! Le choc a fait se déporter le véhicule de couleur grise vers d'autres voitures en stationnement, qui venaient du Rectorat.

Bilan provisoire: des blessés dont trois dans un état grave.
Heureusement, pas de morts. Le chauffeur de taxi, présumé responsable de l'accident, a pu être interpellé après avoir un temps, pris la fuite.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-20 19:55:32
Firmin Ayessa, membre du bureau politique du Parti congolais du travail et commissaire politique à la fédération de Pointe-Noire a ouvert ce dimanche 14 septembre 2025, les travaux de la 6e Conférence des Présidents des Comités de la Fédération P.C.T du département de Pointe-Noire, couplés à l’ouverture de la campagne du recouvrement de la cotisation spéciale pour le financement du 6e Congrès ordinaire.
Devant des milliers de militants et sympathisants qui avaient pris d’assaut la direction générale du port autonome de pointe noire, Firmin Ayessa a reconnu que la fédération de Pointe-Noire est pionnière dans la voie qui vise à renforcer l'efficacité dans l'animation du Parti : « la Fédération P.C.T de Pointe-Noire est bien placée pour en connaître les vertus, en mesurer les bénéfices et les avantages en termes d'échange d'expériences mais aussi en termes de renforcement des capacités » a t- il déclaré. C’est ce qui avait conduit la Direction politique nationale d’en reconnaitre le bienfondé et d’en pérenniser le destin à travers l’Acte n°2024/011 du 5 juin 2024 du Secrétariat Permanent portant institution, attributions, composition et fonctionnement des Conférences des présidents des fédérations et des comités du Parti Congolais du Travail.

Pour le Commissaire politique de la fédération de Pointe-Noire, au sortir de ces journées d’échanges : « chacun de vous sortira de la présente école, muni de la plus-value qualitative qui lui permettra de mieux animer les structures du Parti en faisant avancer, par voie de conséquence, la cause du progrès et de la démocratie. » a avancé Firmin Ayessa.
A cette occasion, dans un contexte marqué par l’opération de révision extraordinaire des listes électorales, Firmin Ayessa a invité la Fédération du Parti et ses unions catégorielles à mettre en place une intelligence fine et efficace en vue d’obtenir l’adhésion massive et enthousiaste des militants et sympathisants à cette opération.

Poursuivons son intervention, Firmin Ayessa a invité les militants de la Fédération PCT de Pointe-Noire, les membres de la Force Montante Congolaise (OFC) et de l'Organisation des Femmes du Congo (ODFC), ainsi que toutes les bonnes volontés qui partagent les valeurs chères au Parti Congolais du Travail à agir, mais alors concrètement en apportant, chacun, sa contribution financement du VIème Congrès ordinaire, instituée aux termes de l'Acte n°2025/024 du 17 juin 2025. « La cotisation spéciale pour le financement du prochain Congrès, a annoncé Firmin Ayessa, est une compétition dans laquelle le militant est appelé à matérialiser son engagement pour la cause de son Parti ».

A cet effet, une quête a été organisée pour donner un bon signal quant à la suite de ce processus dont la date butoir est fixée au 15 octobre 2025.
Bien avant, le Président fédéral du PCT, Jean François Kando avait salué la participation massive des militants et sympathisants du parti à cette activité. Il a réitéré la disponibilité de ces derniers à accompagner le Commissaire politique dans l’accomplissement de sa lourde mission.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-17 17:18:25
Dans la soirée du mardi 16 septembre, des rumeurs annonçant à tort le décès au Maroc de l’ancienne Première dame de la RDC, alors Zaïre, Bobi Ladawa, ont circulé sur les réseaux sociaux. Face à ces allégations mensongères, son fils Nzanga Mobutu est intervenu pour les démentir.
Nzanga Mobutu a tenu à rassurer l’opinion publique et à remercier ceux qui se sont inquiétés de l’état de santé de sa mère, affirmant qu’elle se porte très bien.
« Merci de votre inquiétude. Maman Bobi Ladawa se porte très bien et continue sa vie avec sérénité. Nous vous prions d’arrêter de relayer des rumeurs infondées. Concentrons-nous plutôt sur la vérité et sur le respect dû aux vivants », a écrit Nzanga Mobutu sur son compte X.
Dernière épouse du maréchal Mobutu Sese Seko, Maman Bobi Ladawa a partagé la vie de l’ancien président de la RDC, alors Zaïre, depuis le 1er mai 1980, date de leur mariage célébré par le pape Jean-Paul II, jusqu’au 7 septembre 1997, jour du décès du maréchal à Rabat, quelques mois après sa chute du pouvoir, le 17 mai 1997.

Depuis, elle réside au Maroc, où repose également la dépouille mortelle de son défunt époux.
Née le 2 septembre 1945, Bobi Ladawa totalise 80 ans à ce jour.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-17 12:29:21
Mardi 16 septembre 2025, un véhicule du contingent congolais de l’unité de police constituée (UPC) a chuté d’un pont, de retour de Bangui en république centrafricaine, avant de sombrer dans l’eau.
Le drame s'est produit au moment où le véhicule transportant des éléments du contingent congolais a dérapé d’un pont à Damara, avant de disparaître dans les eaux profondes de la rivière. Ces éléments venaient de Bangui et rejoignaient leur base à l'intérieur du pays.
Deux rescapés ont été retrouvés, l’adjudant Bakengué Papy et le brigadier-chef Ebimepini, tandis que cinq autres restent portés disparus : le commandant Moukilou, l’adjudant Tsoumou Régis, le maréchal-de-logis chef Osseré Anguissy, le maréchal-de-logis chef Miyokidi et le brigadier-chef Matondo Nzaba.

En Centrafrique, le contingent congolais participe aux opérations de pacification et de maintien de la paix. Il s’agit d’une Unité de police constituée (UPC), qui est composée de policiers et de gendarmes.

À son déploiement, l’Unité de police constituée avait quatre missions essentielles : Sécuriser la ville de Bangui, essayer d’aider la police et la gendarmerie centrafricaine, sécuriser tous les convois humanitaires et enfin sécuriser les élections en République centrafricaine.

Pour rappel, cette opération de maintien de la paix des Nations Unies en Centrafrique a été mise en place en 2014, à l’issue de la résolution 2149 du 10 avril 2014.
Cette mission intervenait dans un contexte où la Centrafrique faisait face à une guerre civile, suite au coup d’Etat d’une coalition rebelle qui a renversé le régime du président de l’époque, François Bozizé.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-17 11:28:21
Face aux actes criminels perpétrés par de jeunes délinquants surtout dans les quartiers périphériques, le Commandant des Forces de Police, le général André Fils Obami Itou est descendu le vendredi 12 septembre 2025 à l’arrondissement 7 Mfilou. Cette descente qui fait suite à celle du quartier Domaine, a eu pour but d’entretenir les chefs de quartiers et de blocs, afin qu’ils soient de véritables relais de l’action de la police, pour endiguer le phénomène du banditisme.
La descente du général OBami Itou fils, commandant des Forces de police à Mfilou, s’inscrit dans le cadre de la série d'opérations de police et de rencontres citoyennes amorcées depuis quelques jours avec les gestionnaires de la cité à Brazzaville. En présence de Madame le Maire du 7ème arrondissement, Bibiane Kouloumbou, le général André Fils Obami Itou a dit sa reconnaissance aux chefs de quartiers et de blocs.
Lors de son entrée en fonction, le Général André Fils Obami Itou avait promis descendre lui-même sur le terrain et s'organiser auprès des populations par un dialogue permanent.
Aussi, la situation sécuritaire étant ces derniers temps à la recrudescence de la délinquance juvénile qui se manifeste par des violences le général a-t-il rappelé que dans les secteurs particulièrement touchés par les actes de grande délinquance, la participation citoyenne consiste à associer les habitants et au premier chef les responsables administratifs notamment les chefs de quartiers et de blocs à la sécurité de leur arrondissement ou de leur quartier.
Au cours de cet entretien très pédagogique et rassurant, le Commandant des Forces de police a rappelé un postulat simple: « aucune police n'a jamais été performante si elle n'a pas le bénéfice de la complicité agissante et de la collaboration des populations. »
Pour André Fils Obami Itou, ce dispositif encourage ainsi la population à adopter une attitude solidaire et attentive, ainsi qu’à informer les forces de police de tout fait particulier. Cela permet aux chefs de quartier et de blocs, d’être des relais de la police et d’apporter leur contribution à l’effort collectif de sécurité et de développer un comportement de nature à mettre en échec la délinquance qui sévit à Mfilou.
Avec un renseignement optimum relayé conséquemment, les Forces de polices pourront se déployer avec beaucoup plus de promptitude, pour sévir face aux délinquants, qui bien souvent, bénéficient de la « complicité tacite » des populations, qui faute de les dénoncer, leur donnent l’occasion d’accomplir d’autres actes de terreur.
Pour le général André Fils Obami Itou, la police ne peut pas travailler sans les chefs de quartiers et de blocs. Leur action est fondamentale dans la remontée des informations, eux qui parfois sont au contact de ces délinquants, reconnus comme tels, qui vivent dans les quartiers, mais que l’on n’ose dénoncer, par peur de représailles. En cela, le Com-Forces a demandé aux uns et aux autres de passer si besoin par madame le maire, pour donner les informations susceptibles de sauver des vies, car des malfrats et criminels mis hors d’état de nuire, ce sont des vies de citoyens sauvées.
Le phénomène des kulunas ou bébés noirs à Brazzaville reste l’un des problèmes les plus fréquents auxquels la capitale congolaise est confrontée.
La descente du Commandant des Forces de police a Mfilou est en tous points dictée par la réalité du terrain, afin de restaurer l'ordre public et rassurer les citoyens pour une meilleure sécurité. Elle a été hautement saluée par les chefs de quartiers et de blocs qui ont promis de faire amende honorable, en s’impliquant davantage dans la lutte contre la délinquance qui sévit dans leur arrondissement.
Cliquez sur la photo pour lire la vidéo.
Valda Saint-Val/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-16 09:57:03
Dans la nuit du 11 au 12 septembre, le vol présidentiel de Félix Tshisekedi a dû patienter 40 minutes dans les airs en raison d’une coupure électrique à l’aéroport de N’Djili-Kinshasa. Entre panne présumée et soupçons de sabotage, l’enquête est ouverte par les différents services habiletés.
En cette nuit de mercredi à jeudi, une panne électrique d’envergure a paralysé les communications entre la tour de contrôle et les aéronefs approchant de Kinshasa. Parmi eux, le vol présidentiel ramenant le chef de l’État Félix Tshisekedi d’une visite de 48 heures au Kazakhstan.
Pendant quarante longues minutes, l’avion officiel a dû effectuer plusieurs rotations au-dessus de la capitale congolaise, dans l’attente anxieuse d’une reconnexion des systèmes essentiels à son atterrissage.
Selon une source sécuritaire, les autorités soupçonnent un acte de sabotage ayant provoqué l’interruption de l’alimentation électrique de la piste et des services aéroportuaires.
La réaction des autorités a été rapide et sans appel. Dès jeudi soir, le commandant de l’aéroport a été suspendu de ses fonctions « jusqu’à nouvel ordre » pour « désobéissance aux instructions ».
Dans une correspondance officielle, le directeur général de la Régie des Voies Aériennes (RVA), Ngoma Mbaki Léonard, a fustigé la présence d' « un technicien de permanence incompétent » qui n’a pas su appliquer le protocole de secours inversé.
Plusieurs autres personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête ouverte, dont le Directeur Général de la RVA et des techniciens de l’aéroport, témoignant de la gravité avec laquelle les autorités congolaises considèrent cet incident.
Face à cette situation critique, la gestion de crise avait conduit à la délocalisation de plusieurs aéronefs vers l’aéroport de Brazzaville-Mayaya, de l’autre côté du fleuve Congo.
Si la RVA évoque officiellement une défaillance technique, les sources sécuritaires parlent ouvertement de sabotage. Cette divergence de versions alimente les spéculations sur les véritables causes de cette panne qui a mis en danger le vol présidentiel et perturbé tout le trafic aérien kinsois.
Cet incident intervient à un moment politique sensible, alors que le président Tshisekedi revenait d’une visite au Kazakhstan où il a signé un accord important avec le groupe Eurasian Resources Group, marquant sa détermination à reprendre le contrôle des ressources stratégiques du pays.
L’enquête en cours devra déterminer s’il s’agit d’une simple négligence technique ou d’une manœuvre délibérée visant à compromettre la sécurité du chef de l’État.
Dans tous les cas, cette panne révèle la vulnérabilité des infrastructures critiques congolaises et la nécessité d’une modernisation urgente des systèmes de sécurité aéroportuaires.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-14 07:58:36
Alors que la quasi-totalité des Congolais pensent que la présence de déchets nuit à l’image d’une ville et que jeter les ordures ménagères sur la route peut avoir des conséquences graves, ce comportement incivique des parents qui encouragent leurs enfants à jeter des ordures ménagères sur la voie publique reste très courant. Il croît même dans la vie de tous les jours à Brazzaville, la capitale congolaise, où la paresse et l'insouciance poussent les gens à jeter leurs déchets n'importe où sans réfléchir aux conséquences de leurs actes. Nombreux sont ceux qui ignorent ou sous-estiment les impacts négatifs des déchets sur l'environnement.
Mfilou, dans le 7e arrondissement de Brazzaville, il est 10 heures. Une dame, la trentaine environ, se dirige vers la benne à ordures, deux gros sachets d’ordures ménagères en main. À peine arrive-t-elle à proximité du bac à ordures déposé au rond-point Mouhoumi par la société d’assainissement turque Albayrak Waste management Company qui a pris la relève de l’entreprise Averda, dont le contrat est arrivé à terme en septembre dernier, qu'elle jette nonchalamment ses colis au sol.
Un monsieur qui observe la scène non loin de là l’interpelle pour lui faire savoir combien son geste est incivique, qu'il pollue l’environnement et rend difficile l'activité des éboueurs.
Une remarque que la dame n’apprécie guère : « Je ne suis pas la seule à jeter les ordures hors du bac. Regarde tout autour, suis-je l'auteur de tous ces déchets qui traînent par terre ? Tout le monde fait la même chose ici. Et puis, il y a des gens qui sont embauchés pour ramasser ces ordures, ils doivent justifier leur salaire à la fin du mois. Pourquoi t’en prends-tu à moi ? J'avoue ne pas comprendre le sens de ta remarque ».

Entre-temps, un petit garçon arrive à son tour avec une cantine chargée de détritus. Il renverse le contenu au sol et disparait. La dame saute sur l'occasion et fait alors observer à son "moralisateur" de tout à l'heure que le mal est profond.

Si profond que même les responsables municipaux ne savent plus à quel saint se vouer face à la reface à la recrudescence des actes d’incivisme des populations de leurs circonscriptions administratives.

Beaucoup de familles envoient les enfants vider les poubelles domestiques sur la voie publique. Pour les éboueurs, le travail de la collecte des ordures ménagères à Brazzaville est devenu tellement pénible qu'il est assimilé à la quadrature du cercle.

« Les compatriotes ne nous facilitent pas le boulot. Vous vous imaginez, lorsque nous arrivons sur les sites, les poubelles sont quasiment à moitié pleines, les ordures traînent par terre. Outre les ordures ménagères, il y a souvent d'autres types de déchets, des vieux appareils, des matelas, des vieux mobiliers, etc., que nous sommes obligés de prendre en compte. Un travail en plus qui nous prend assez de temps et nous empêche parfois de boucler la collecte dans les délais prévus. Voilà pourquoi, dans certains quartiers, les ordures restent un à deux jours voire plus », déplore un employé de la société d’assainissement turque Albayrak Waste management Company.
A rebours de certaines idées reçues, une forte proportion de jeunes semble peu concernée par l’impact des déchets ménagers et fait preuve plus souvent que ses ainés de négligence ou d’incivisme. Et la décision de jeter des déchets repose en grande partie sur des signaux environnementaux, c'est-à-dire sur ce que les gens voient autour d'eux.
Parmi les raisons qui expliquent cet acte vient la nécessité de se débarrasser de ce qui nous encombre… Une bouteille d'eau n'a d'utilité que lorsqu'elle est pleine. Une fois vide, elle devient vite embarrassante et représente alors un objet dont il faut se décharger au plus vite.
Nombreux sont des brazzavillois qui n’ont jamais compris, jusqu’à ce jour, que la mauvaise gestion des déchets contamine les rivières, obstrue les canaux d'évacuation des eaux et provoque des inondations, propage des maladies transmissibles comme le choléra, la typhoïde, le paludisme, etc., causées par les moustiques. Les insectes restent généralement longtemps dans les ordures jonchant les rues ou à l'intérieur des maisons.

À titre d'exemple, un mégot jeté peut polluer 500 litres d'eau. Un litre d'huile de vidange peut couvrir 1000 m² d'eau et ainsi empêcher l'oxygénation de la faune et de la flore sous-marine pendant plusieurs années.
En juin dernier, le ministre de la Santé a fait une sortie au cours de laquelle il annoncé la survenue de l’épidémie de choléra qui, à ce jour a déjà tué 35 personnes en plus des 500 cas de malades recensés.
Quant au paludisme, le programme national de lutte contre cette maladie, principalement provoquée par les piqûres de moustiques, estime sa part de responsabilité à 42 % dans les cas de décès au Congo ; 71 % de consultation et 56 % d’hospitalisations.
L’absence de poubelle ? Une excuse vis-à-vis de soi-même, considérée comme moins recevable dès lors qu’il s’agit d’autrui
Interrogés sur les raisons qui expliquent qu’il leur arrive de jeter un déchet par terre ou sur la route, de nombreux Congolais justifient leur geste par l’absence de poubelles à proximité ou par des poubelles trop pleines.
Autres raisons invoquées : le refus de conserver ses déchets avec soi pour les mettre à la poubelle plus tard, et pour certains, le fait que les impôts qu’ils paient doivent servir au ramassage de ces déchets sauvages.
On ne serait plus aujourd’hui confronté au phénomène de l’insalubrité à Brazzaville est ses environs, si les populations avaient compris la nécessité de protéger l’environnement. De le débarrasser de toutes les immondices, tant celles-ci sont préjudiciables à leur santé.
Malheureusement, toutes les campagnes de sensibilisation menées jusque-là par le gouvernement via les conseils municipaux, organisations non gouvernementales (ONG) et associations ne semblent pas produire les fruits attendus. Des ordures ménagères jonchent le sol à côté des bacs à ordures presque vides.

L’incivisme des populations s'enracine et complique ainsi le travail des éboueurs.
Comment venir à bout de l’incivisme des populations dans le phénomène de l'insalubrité, les contraindre à ne plus polluer l’environnement en jetant les ordures ménagères hors des poubelles ?
La sensibilisation, tout le monde en convient, constitue la principale arme. Mais, à côté de celle-ci, les gouvernants, par le biais des conseils municipaux, pourraient expérimenter autre chose.

En août dernier, le ministre Congolais de l’Assainissement urbain, du développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondélé a prévenu les populations de Brazzaville, lors du lancement des travaux de nettoyage de grands collecteurs des eaux. Des mesures coercitives, notamment la « garde à vue » et les « travaux d’intérêt général » à l’encontre des personnes qui seront reconnus coupables d’avoir déposé des ordures à des endroits inappropriés comme les canalisations.
« Nous sommes en train de travailler avec les chefs de quartiers et la police. Désormais, lorsqu’on attrape quelqu’un en train de jeter les ordures à un emplacement qui n’est pas dédié à ce type d’opération, il y a d’abord certainement quelques moments à passer au commissariat pour apprendre l’hygiène et la morale. Ensuite, il y aura les travaux d’intérêt général », a indiqué le ministre Mondélé.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-11 13:22:49
En mission de travail au Koweït, le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso a été reçu en audience ce mardi 9 septembre 2025 par Son Excellence Dr. Mohammed bin Abdulaziz Al-Khulaifi, ministre d’État du Qatar chargé des Affaires étrangères, à qui il a remis un message du Président de la République, Son Excellence Monsieur Denis Sassou N’Guesso, destiné à Son Altesse l’Émir du Qatar.
Denis Christel Sassou Nguesso et Mohammed bin Abdulaziz Al-Khulaifi ont évoqué, lors de cette rencontre, les perspectives de renforcement des relations bilatérales entre le Koweït et le Congo-Brazzaville.
Le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé a également présenté la candidature du Congo à la Direction générale de l’UNESCO, portée par M. Firmin Édouard Matoko tout en sollicitant l’appui du Qatar, membre du Conseil exécutif de l’organisation.
Jean-Jacques Jarele SIKA /Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-09 14:15:50
1xBet, meilleur site de paris sportifs international, partage ses impressions sur ce prestigieux tournoi continental.
Plus que du football
La frappe fantastique d'Oussama Lamlioui (sixième réalisation lors du tournoi pour le meilleur buteur) à près de 40 mètres a offert au Maroc une victoire 3-2 sur Madagascar en finale du CHAN 2024. Ce tournoi a été marqué par de nombreux moments forts, et lors des éliminatoires, l'intensité de la lutte a atteint son paroxysme : 5 matchs sur 8 ne se sont pas terminés dans le temps réglementaire, les victoires ayant été décrochées par un but d'écart ou au terme d’une séance de tirs au but.
Ce qui est tout aussi important au-delà du rectangle vert : pour la première fois de l'histoire, la phase finale du CHAN a été organisée par trois pays simultanément. Pour le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda, qui accueilleront également la CAN 2027, ce tournoi devrait donner un nouvel élan à de nombreux égards : infrastructurel, économique, social et réputationnel.
Base pour l'avenir
Il est impossible d'évaluer précisément les performances des sélections des pays hôtes, éliminées en quarts de finale, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda n'ayant pas réussi à s’insérer dans le top 8 du CHAN. Cependant, les hôtes pouvaient espérer davantage : par exemple, en phase de groupes, le Kenya a battu le futur champion et la Tanzanie, le futur finaliste. Quoi qu'il en soit, ce tournoi aidera les formations à mieux se préparer pour la CAN à domicile.
Dynastie
L'équipe nationale marocaine a remporté trois des quatre dernières éditions du CHAN et est devenue l'équipe la plus titrée du tournoi. Les « Lions de l'Atlas » ont été dirigés par trois entraîneurs différents, ce qui confirme l'approche systématique du football dans ce pays. Au Maroc, il existe un programme d'investissement public dans la formation des joueurs et des entraîneurs.
Tarik Sektioui avait déjà été médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Paris, s’agissant du premier sacre footballistique de ce pays dans l'histoire de ces compétitions. Fort de l'expérience acquise, l'entraîneur a su trouver les solutions adéquates après la débâcle face au Kenya. Sektioui a compris qu'une classe pure et même un système de jeu bien structuré ne suffiraient pas ; il fallait une concentration et une volonté sans faille. Par la suite, les Marocains ont dominé dans 4 de leurs 5 matchs dans le temps réglementaire ; seul le Sénégal, champion du précédent CHAN, a su tenir jusqu’à la séance de tirs au but face aux Lions de l'Atlas. En demi-finale comme en finale, le groupe marocain a su finalement faire tomber ses rivaux malgré les remontées à chaque fois.
Conquérants des cœurs
Des milliers de personnes, ainsi que le président du pays en personne, ont salué l'équipe nationale de Madagascar en héros. Les Barea ont obtenu le meilleur résultat de l'histoire du football national, mais même la finale du CHAN 2024 ne semble pas être la limite pour Madagascar. Après tout, lors du tournoi précédent, cette équipe avait terminé 3e et, en 2019, elle a atteint les quarts de finale de la CAN.
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Créé le 2025-09-08 16:20:47
En plein cœur du quartier résidentiel de l’OCH, le grand marché du « Oui » à Pointe-Noire, capitale économique du Congo-Brazzaville, est un véritable lieu d’attraction touristique. Tandis que les locaux y ont leurs habitudes chaque semaine, certains font des kilomètres pour venir s’approvisionner en poisson et savourer les délicieux produits de la mer.
Vous souhaitez vous immiscer dans l’ambiance typiquement ponténégrine lors de votre séjour dans la ville océane ? Le marché du « Oui » est assurément l’endroit à ne pas manquer. L’odeur du poisson vous titillera certainement les narines dès votre arrivée, à moins que vous ne soyez attiré par l’accent chantant des poissonniers en train de héler les passants.

L'ambiance au marché du « Oui » est une expérience sensorielle et humaine qui mélange tradition, convivialité et commerce de produits de la mer frais.
Dès l'arrivée, les sens sont sollicités par l'odeur caractéristique du poisson. Les vendeurs s'activent et appellent les passants pour proposer leurs produits, créant une atmosphère dynamique et animée.
Les étals débordent de produits de la mer frais, avec une grande variété de poissons et crustacés, offrant un spectacle coloré et appétissant, une véritable invitation à découvrir les saveurs marines et à explorer de nouvelles recettes.
Les produits sont fraîchement pêchés, garantissant une qualité exceptionnelle et une fraîcheur irréprochable.
L'interaction avec les vendeurs et l'atmosphère vivante créent une ambiance authentique et chaleureuse, bien plus qu'un simple lieu de vente.

« En ce moment c’est calme parce que c’est le premier samedi du mois, on a beaucoup moins de monde que d’habitude le matin. En attendant, les poissonniers et poissonnières présents sur les étals seront toujours prêts à vous accueillir avec le sourire », nous a confié Mignon habitant du quartier Mongo Kamba.
Pour Rose qui habite Brazzaville, les kilomètres ne sont pas un problème : « Ça fait plusieurs années que je vienne ici, juste pour acheter du poisson frais. J’aime bien le bruit des vendeurs qui appellent les clients, la vue des étals garnis de poissons et l'interaction avec les vendeurs passionnés qui partagent leur savoir-faire. »

Le bar et la sole, les vedettes du moment
« Le poisson qui marche bien c’est le bar, on le vend beaucoup en ce moment. De l’autre côté des étals, c’est la sole qui fait fureur », déclare Mignon.
« Quand on vient ici on achète toujours les soles, les bars et les disques c’est un vrai régal à chaque fois », lance Rose, tenant une grosse glacière.
Crevettes, crabes, poissons... de là, ils se sont répandus sur d'autres marchés de Pointe-Noire, répondant aux besoins des consommateurs.
Le marché dit du « Oui » (en référence à la période référendaire d’octobre 2015 en République du Congo. Ce referendum avait conduit au changement de la constitution du 20 Mars 2012 et favoriser ainsi le président Denis Sassou-N’Guesso à briguer un nouveau mandat).
« Le marché du « oui », est un don octroyé en 2015 par Denis Christel Sassou Nguesso à la population de Pointe-Noire, qui avait vu à l’époque l’ancien marché central démoli. Aujourd’hui plus de 5000 vendeurs de poissons exercent leur métier dans de bonnes conditions et restent redevables au donateur », nous a confié Brice Itoua, Conseiller départemental et municipal de Pointe-Noire.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-08 11:34:13
Après Sibiti, Dolisie, Nkayi, les Wewa ou moto-taxis, sont visibles depuis quelques mois à Pointe-Noire, une ville où les embouteillages sont légendaires et les infrastructures routières défoncées et insuffisantes.
Les Wewa sont souvent qualifiés de « mal nécessaire ». D’un côté́, ils offrent une solution rapide, économique et pratique pour les habitants. Mais de l’autre, ils sont associés à des risques élevés d’accidents, à des comportements imprudents et à un manque criant de réglementation.

Selon plusieurs rapports, les accidents impliquant des Wewa au Congo-Brazzaville représentent une part importante des urgences médicales. Les causes principales incluent la conduite irresponsable, l’absence de formation des conducteurs, et le non-respect du code de la route.
Malgré́ ces défis, les Wewa restent indispensables, surtout pour les quartiers mal desservis par les transports publics.

Dans une ville tentaculaire comme Pointe-Noire, où les embouteillages sont fréquents, les Wewa se sont imposés comme une alternative rapide et abordable. Ils permettent aux habitants de la ville océane de traverser rapidement les quartiers encombrés et de rejoindre des zones mal desservies par d’autres moyens de transport.
Leur succès repose également sur leur accessibilité économique : avec un investissement initial modeste, un jeune peut devenir conducteur et générer un revenu quotidien.

Ce secteur informel représente donc une solution d’emploi dans un contexte de chômage élevé.
Ce corps de métiers apporte du sang neuf dans le monde du transport, une vraie valeur ajoutée. Cette réponse est la bienvenue aux problèmes de transport dans les villes congolaises.
Un business qui soulage plusieurs jeunes congolais étranglés par le chômage.
Les Wewa, bien qu’imparfaits, sont une solution de mobilité́ essentielle à Pointe-Noire. Avec une collaboration entre les autorités municipales, les conducteurs et les entreprises technologiques, Pointe-Noire peut faire de ses Wewa un véritable moteur de développement urbain, au lieu d’un simple mal nécessaire.
Pointe-Noire a besoin de solutions innovantes et inclusives pour intégrer harmonieusement les Wewa dans son paysage urbain tout en répondant aux préoccupations de sécurité et d’efficacité.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-07 18:50:45
Un drapeau déchiré devant la Mairie est un geste symbolique fort, souvent interprété comme un acte d'outrage aux symboles de la nation ou de l'État. Sur les mâts d’un bâtiment administratif du premier arrondissement de Pointe-Noire, la capitale économique du pays, le drapeau du Congo fait pâle figure. Au gré de l’usure et sous les attaques des rafales de vent, le drapeau s’est manifestement déchiré au point de n’être plus visible qu’en partie devant ce bâtiment officiel.
Pour beaucoup, cette scène pour le moins honteuse, serait à l’image du fonctionnement de la ville océane.

Un drapeau déchiré qui flotte à côté de l’effigie du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso. Non seulement cette véritable guenille ne semble gêner personne mais elle semble trôner en ces lieux depuis fort longtemps si on se réfère à l’état lamentable de ce qui fut un drapeau congolais.

Faut-il aboyer comme un chien devant des caravanes qui passent ? Faudrait-il au contraire se taire et ne rien relever malgré l’énormité rendue banale de la chose ?
On ne sait que faire face à ces drapeaux en lambeaux, chiffonnés par le temps, l’oubli et l’incurie, qui sont une injure permanente à notre citoyenneté.
Et, encore une fois, nous n’avons d’autre ressort que d’alerter l’opinion devant cette débandade.

On rappelle que dans plusieurs villes, villages, établissements scolaires et quartiers du Congo, plusieurs drapeaux sont délabrés et même déformés parce que le jaune devenant une couleur plus proche du blanc par l’usure du temps.
Vivement que ceux qui ont la moindre parcelle d’autorité dans ce domaine agissent pour remplacer les couleurs nationales délabrées qui flottent au-dessus de la Mairie du premier arrondissement de Pointe-Noire.
Germaine MAPANGA / les Echos du Congo Brazzaville
Créé le 2025-09-07 17:49:26
L’Ambassadeur du Congo aux États-Unis d’Amérique, son Excellence Serge Mombouli est décédé vendredi 5 septembre à Washington, a-t-on appris de sources concordantes. En poste depuis 2001, l’Ambassadeur Serge Mombouli était également le Doyen des ambassadeurs africains aux États-Unis.
Né en 1959 à Pointe-Noire d’un père diplomate, Serge Mombouli a été nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo aux Etats-Unis d’Amérique le 31 juillet 2001.
Expert en droit des affaires et négociations commerciales, le Chef de Mission du Congo fut d’abord Chargé d’Affaires a.i. près cette Ambassade aux Etats-Unis d’Amérique de 1997 à 2001. Depuis lors, il n’a cessé de travailler avec le secteur privé et le gouvernement américain en vue de renforcer les relations d’amitié et de coopérations entre le Congo et les Etats-Unis d’Amérique. Il est notamment déterminé à développer le partenariat économique entre les deux (2) pays. Son objectif majeur a toujours été d’attirer le plus possible les investisseurs américains sur le territoire congolais.
Avant d’occuper le poste d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Congo aux Etats-Unis d’Amérique, Serge Mombouli a longtemps été en activité dans le secteur privé. Il a commencé sa carrière à Air Afrique, au sein du département Ventes à Paris, France.

Pendant de nombreuses années, il a été vice-président du groupe AWE. De 1995 à 1997, il a été vice-président des opérations internationales et du développement de projets chez Transworld Consortium Corporation à Houston, Texas (Etats-Unis).
L’Ambassadeur Serge Mombouli est titulaire d’un diplôme en droit des affaires délivré par le Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris, France.
Du 28 mai au 03 juin 2011, l’Ambassadeur Serge Mombouli a pris part au programme de formation des cadres en matière d’innovation pour le développement économique, à l’Université Harvard à Cambridge, Massachusetts. Ce programme, qui rassemble des politiciens, des diplomates, des experts financiers, des professeurs d’université, des industriels et des membres de la société civile, vise à étudier le rôle majeur de la science, de la technologie et de l’innovation dans le processus de développement.
Père de six(6) enfants, l’Ambassadeur Mombouli a toujours été un mari dévoué, qui s’occupait aussi bien de sa famille que de la bonne marche de l’Ambassade.

Le 31 Août 2015, Son Excellence Serge Mombouli est devenu le Doyen du Corps Diplomatique Africain aux États-Unis d'Amérique.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-06 09:16:22
« La bêtise insiste toujours », disait Albert Camus. A Brazzaville, la capitale congolaise, la population vivant à proximité des grands collecteurs d’eau continue de jeter les ordures dans ces collecteurs, rendant ainsi insalubres ces ouvrages malgré la mise en garde du ministre Congolais de l’Assainissement urbain, du développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondélé.
L’incivisme des populations de la capitale Congolaise semble avoir atteint des limites cruelles. Le déversement des ordures dans les milieux non autorisés est devenu légion et les maladies opportunistes sévissent avec gravité.
A l’intérieur des grands collecteurs, des tas d’immondices sont perceptibles et jonchent ainsi le long de ces canalisations. La majorité des voies de communication de Brazzaville ont été transformées en poubelles géantes, faisant du paysage jadis pittoresque un tableau fade qui répugne.
En juin dernier, le ministre de la Santé a fait une sortie au cours de laquelle il annoncé la survenue de l’épidémie de choléra qui, à ce jour a déjà tué 35 personnes en plus des 500 cas de malades recensés.
Quant au paludisme, le programme national de lutte contre cette maladie, principalement provoquée par les piqûres de moustiques, estime sa part de responsabilité à 42 % dans les cas de décès au Congo ; 71 % de consultation et 56 % d’hospitalisations.
En août dernier, le ministre Congolais de l’Assainissement urbain, du développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondélé a prévenu les populations de Brazzaville, lors du lancement des travaux de nettoyage de grands collecteurs des eaux. Des mesures coercitives, notamment la « garde à vue » et les « travaux d’intérêt général » à l’encontre des personnes qui seront reconnus coupables d’avoir déposé des ordures à des endroits inappropriés comme les canalisations.

« Nous sommes en train de travailler avec les chefs de quartiers et la police. Désormais, lorsqu’on attrape quelqu’un en train de jeter les ordures à un emplacement qui n’est pas dédié à ce type d’opération, il y a d’abord certainement quelques moments à passer au commissariat pour apprendre l’hygiène et la morale. Ensuite, il y aura les travaux d’intérêt général », a indiqué le ministre Mondélé.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-09-05 11:27:47
Au Congo-Brazzaville, il n'existe pas de ville parfaitement exempte d'insécurité et de crime, mais certaines villes sont réputées pour leur faible taux de criminalité et leur sécurité élevée. Parmi ces villes congolaises, Mossendjo dans le Niari (sud) est souvent citée pour sa sécurité. La ville des palmiers offre un environnement apaisant, avec un taux de criminalité extrêmement bas, permettant de s'y promener la nuit sans crainte et assurant la tranquillité de ses habitants.

Le Congo-Brazzaville fortement urbanisé doit de plus en plus affronter une série de risques urbains diversifiés qu’il cherche à évaluer, à contrôler, voire à annihiler. D’ailleurs, les médias présentent quasi en temps réel les événements catastrophiques, les incidents criminels et les faits divers les plus dramatiques qui surviennent à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Owando… alimentant ainsi la nouvelle construction des risques urbains.
Ces risques prennent souvent la figure des crimes et des actes de violence commis dans les espaces publics. Ils suscitent un sentiment d’insécurité dans la population et particulièrement chez certains groupes sociaux comme les femmes.
Mais à Mossendjo, l'insécurité n'existe pas malgré les difficultés économiques d’une jeunesse tournée vers l’agriculture, le petit commerce, et de plus en plus l’exploitation artisanale de l’or et la casse des pierres.
La population a retrouvé sa quiétude en vaquant à ses occupations, sans peur ni crainte d'agression, quelle que soit l'heure, dans tous les coins et recoins de la ville des palmiers.

« Chaud », « difficile » ou « sensible », ces adjectifs étaient souvent employés pour qualifier le quartier Banda (Douba ndé) autrement dit tue le !
Mais, au-delà des représentations sociales, des images stigmatisantes et des discours inquiétants, la paix règne aujourd’hui dans ce quartier populaire.
Déstabilisé dans les années 80 et 90 par la consommation de drogue, le quartier Banda (Douba ndé) avait basculé dans une violence aux accents latino-américains.

Une reconnaissance du travail accompli par une dizaine de policiers et un encouragement à poursuivre dans cette voie en dépit du manque de moyens logistiques.

Le premier devoir de l’État - avec les tombereaux d’impôts que nous lui versons chaque année - est d'assurer la sécurité des Congolais. A Brazzaville, Pointe-Noire comme dans de nombreuses villes et campagnes il en est totalement incapable.
Le sentiment d'insécurité dans une commune est influencé par la délinquance, la dégradation du cadre de vie et des contextes extérieurs. Pour le réduire, il est crucial d'adopter des actions locales simples et réactives, telles que l'amélioration de l'éclairage public et la propreté urbaine.
Au cours du traditionnel réveillon d’armes de fin d’année, le 31 décembre dernier à Brazzaville, Denis Sassou-N’Guesso, le chef suprême des armées, a demandé à la force publique de poursuivre, en 2025, l’effort d’éradication complète du grand banditisme dans les grandes villes et à l’intérieur du pays.
En sus de l’éradication du grand banditisme urbain, la force publique devrait également contrôler les frontières nationales afin qu’elles ne soient pas des passoires des hors-la-loi venus d’ailleurs.
« Ainsi, avec la mise en œuvre des missions permanentes comme cela vient d’être dit par le chef d’état-major général des Forces armées congolaises et des quelques instructions que je viens de donner et avec le lien étroit qui existera toujours entre la Force publique et son peuple, nous pensons que nous allons maintenir un climat de paix totale dans notre pays », a déclaré le chef suprême des armées.
Le patron de la police congolaise, le général Obami Itou, qui veut redonner une nouvelle image à Brazzaville, en matière de sécurité, a tracé en août dernier, le cap en sortant de son bureau. Entouré de ses collaborateurs, il s'est rendu dans le quartier Domaine en proie à une insécurité entretenue par de bandes de jeunes communément appelés bébés noirs, opérant pour les uns en armes à feu et pour d’autres, en armes blanches.
À l'occasion de cette descente, le général Obami-Itou a rencontré des chefs de quartiers et des chefs de blocs. Il a échangé directement avec eux sur les questions de sécurité, mais aussi sur leur implication dans la tâche de la police de rétablir la quiétude dans les quartiers.
Par cette descente, le général Obami-Itou a voulu montrer que la police restera proche des populations. En même temps, la police a besoin de ces populations dans sa mission de sécurisation de nos villes.
L'objectif de cette descente aura donc été de raffermir le lien police-population.
Bravo à la police d’avoir pulvérisé, avec peu de moyens, toutes les poches de résistance de l’insécurité à Mossendjo !

Un bel exemple à suivre pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui dans toutes les grandes agglomérations du pays.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-05 09:57:22
Giorgio Armani est mort à l’âge de 91 ans, a annoncé son groupe dans un communiqué ce jeudi 4 septembre 2025. Le couturier Italien, qui incarnait le minimalisme atemporel, laisse une trace dans l’histoire de la mode avec ses couleurs sobres et son style épuré. Il laisse aussi derrière lui une entreprise toujours prospère, qui a su rester indépendante pendant un demi-siècle.
Au total, plus de dix marques découlent de son nom, de Giorgio Armani à Emporio Armani, en passant par des parfums aux accessoires, dans un système de licences qui marche très bien.
Le couturier n’a pas laissé d’enfants ni d’héritiers directes.
En janvier dernier, il s'offrait pour ses 90 ans un défilé féerique dans les salons de sa maison de couture à Paris en France. Jusqu'au bout, Giorgio Armani aura tenu son rang de seigneur de la mode.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-09-04 21:46:06
La Gare Routière de Dolisie dans le Niari (sud), véritable lieu de transit, accueille tous les jours un grand nombre de personnes se déplaçant entre différentes destinations (Pointe-Noire, Kibangou, Divenié, Loudima, Nkayi, Madingou, Bouansa, Mossendjo, Mayoko, Mbinda, Brazzaville…), ce qui crée une atmosphère de mouvement perpétuel. Les annonces sonores des départs, les conversations des passagers, le bruit des bus qui arrivent et repartent, et le bruit des moteurs contribuent à un environnement sonore vibrant. Des commerces et des vendeurs sont présents pour offrir de la nourriture, des boissons et des objets, ajoutant à l'ambiance animée. L'arrivée et le départ fréquents des bus créent une sensation de transition, avec des gens arrivant et partant.

À l'heure où la déréglementation du transport aérien et la fin du monopole du CFCO sur les lignes intérieures alimentent de vifs débats, il est intéressant de s'interroger sur la raison d'être de la construction d'une telle gare routière qui semble, dans sa vocation commerciale et immobilière en tout cas, constituer un investissement disproportionné.

Pour autant, la Gare Routière de Dolisie, quoique mal raccordée au tissu urbain et aux équipements environnants, constitue un territoire de la mobilité qui déborde les limites officielles et convenues du complexe.
Lieu de vie et lieu de transit, source d'emplois formels et informels, cet équipement a induit dans sa périphérie une série d'activités. Un mélange d'énergie humaine, de flux de transports, d'activité commerciale et de diversité, le tout contribuant à un environnement vivant et dynamique de la capitale de l’or vert.

En ce sens, l'auto-gare mérite bien une opération de rénovation ou de rajeunissement.

Nombreux sont des congolais qui exigent à la Mairie centrale de Dolisie aujourd’hui un édifice moderne doté d’équipements et commodités dernier cri.

Une gare routière avec des locaux d’agences de voyage et restaurants à visage humain, des box commerciaux digne de ce nom, des sanitaires, un parking sans ordures menagères, des bureaux administratifs, une salle d'attente et un système d’adduction d’eau par forage.
Dans un pays où le transport ferroviaire est peu développé, la part du transport de personnes par la route (par autobus) est prépondérante pour les liaisons inter-urbaines.

Selon certaines estimations, en 2024, plus de 90 % des déplacements de personnes à l’intérieur du Congo-Brazzaville se feraient par autobus.
À l’instar du transport de marchandises par camion, le transport de passagers par autobus revêt donc une importance centrale dans le système des mobilités internes.
Dans cette économie des transports en plein essor, le Congo-Brazzaville fait figure de point d’articulation majeur et commence à être doté d’équipements plus adaptés à cette « vocation ».
Articulant des formes de mobilité multiples et des échelles de rayonnement très différentes, au cœur de la troisième ville du pays, la « Gare Routière de Dolisie », est un lieu d’observation privilégié pour saisir les modes d’organisation et de fonctionnement de l’économie des transports et le pouvoir structurant d’infrastructures destinées à polariser et réguler le trafic.
À l’intersection entre dimensions nationale et locale, la Gare Routière de Dolisie apparaît comme un formidable commutateur de flux, créateur de valeur ajoutée, insérée dans un tissu urbain qu’elle tend à transformer et remodeler.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-04 15:22:28
En séjour en Chine, le Président Denis Sassou a eu un entretien avec son homologue russe, Vladimir Poutine, mercredi. Le raffermissement des relations entre le Congo et la fédération de Russie a été au centre de l’entrevue.
Assistés en cet instant solennel de leurs collaborateurs les plus immédiats, Denis Sassou N’Guesso et Vladimir Poutine ont passé en revue l’état des relations entre le Congo et la fédération de Russie, une relation qui totalise 61 ans et dont la coopération entre les deux pays a été hissée au rang de partenariat stratégique.

Vladimir Poutine qui a pris la parole en premier, l’a dit avec autant de clarté.
« Monsieur le Président, je suis très content de vous voir et nous nous rencontrons en marge d’une cérémonie solennelle. Nous nous rencontrons régulièrement. Nous travaillons ensemble avec le Congo, et c’est l’une des priorités de notre politique extérieure en Afrique. C’est une amitié fiable, qui a subit l’épreuve du temps.

Vous participez régulièrement au sommet Russie-Afrique, vous participez à d’autres évènements et nous sommes toujours en contacts régulier.
Nos collaborateurs du gouvernement entretiennent aussi des contacts tout à fait diversifiés. Il y a des relations commerciales qui sont stables.
Nous avons dit qu’il fallait entreprendre des mesures pour que ces relations passent à un autre niveau. Un niveau supérieur.
La Russie continue la formation des cadres congolais, des jeunes gens de votre pays qui viennent chez nous. Nous sommes prêts à soutenir ce programme et nous sommes prêts à augmenter le nombre de quotas pour ceux qui veulent poursuivre leur études en Russie », a dit en substance le Président Poutine.
C’est à l’invitation du Président de la fédération de Russie que cette énième rencontre entre les deux Chefs d’État a été rendue possible. Aussi, le Président Denis Sassou N’Guesso a-t-il souhaité que cette rencontre soit élargie davantage.
« J’ai pensé que nous pouvions nous rencontrer pour échanger encore et nous féliciter de l’excellence des relations qui existent entre nos deux pays et faire le point de l’évolution de ces relations, mais aussi échanger sur les problèmes de ce monde qui après tout, n’est pas si rassurant que ça.

Merci d’avoir trouvé le temps pour cet entretien. Pour moi, les relations entre nos deux pays ne font que se renforcer. Elles se renforcent chaque jour davantage » a conclu Denis Sassou N’Guesso.
Rappelons que le Congo et la Russie mènent un large projet de construction d’un oléoduc devant relier Pointe-Noire à Brazzaville, afin d’acheminer les produits pétroliers.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-04 11:57:46