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  • Congo – Election du Président de la République : Denis Sassou-N’Guesso gagne haut les mains la présidentielle de mars 2026 avec 94,85% des voix

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Denis Sassou-N’Guesso souhaite « un très bon anniversaire » à Pierre Mabiala

Pour ses 63 ans, le ministre d’Etat, ministre des Affaires foncières et du Domaine public, chargé des Relations avec le Parlement, a reçu un message très particulier. Dans une vidéo de 16 secondes, diffusée sur les réseaux sociaux, le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, souhaite un « très bon anniversaire » à Pierre Mabiala.

« Il faut nous faire une belle photo pour le ministre d’Etat, pour son anniversaire », a demandé le numéro un congolais aux photographes dans les jardins de la Présidence de la République à Brazzaville.

Pierre Mabiala était entouré du Président Denis Sassou-N’Guesso et de son homologue de la Guinée Bissau, Umaru Sissoco Embalo, en séjour de travail à Brazzaville.

Pierre Mabiala est un avocat et homme politique congolais né le 15 octobre 1962. Il est ministre des Affaires foncières et du Domaine public, ainsi que chargé des relations avec le Parlement depuis le 22 août 2017.

Pierre Mabiala est également député de la circonscription de Makabana dans le Niari (sud) depuis le 5 septembre 2012.

Que votre vie soit bénie d'un bonheur inébranlable, d'une excellente santé et de nombreuses années encore de leadership exemplaire et de dévouement au service du peuple.

Joyeux anniversaire monsieur le ministre !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-16 08:40:52

Le parlement congolais a salué et encouragé la DGSP dans son opération d’éradication du grand banditisme à Brazzaville

Le Sénat et l’Assemblé nationale Congolais ont salué et encouragé, le 15 octobre, la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) dans son opération d’éradication du grand banditisme à Brazzaville et dans les grandes villes du Congo, lors de l’ouverture des travaux de la session budgétaire dans chacune des chambres du Parlement.

Au Sénat, dans son discours d’ouverture de la 7e session budgétaire, Pierre Ngolo n’a pas hésité à encourager l’effort de la DGSP et a demandé au gouvernement « de prendre les dispositions nécessaires afin de pérenniser le travail de sécurisation des uns et des autres en faisant observer par tous les lois et règlements de la République. »

De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, ouvrant la 10e session budgétaire de la chambre basse, a reconnu que la sécurité des Congolais demeure une priorité nationale et, par conséquent, l’Etat devra y faire face.

« Les parlementaires que nous sommes, saluons l’engagement des forces de défense et de sécurité, notamment la Direction générale de la sécurité présidentielle et la Garde républicaine, dans les actions visant à éradiquer la violence urbaine et à rétablir dans nos cités quiétude et paix », a-t-il indiqué.

Tous deux, comme dans un chassé-croisé, ont dénoncé l’ampleur prise par la délinquance au sein de la jeunesse Congolaise, transformant le quotidien de l’ensemble des populations en un enfer à ciel ouvert. Selon eux, les groupes de jeunes, dont la plupart à peine sortis de l’enfance, que l’on nomme dans un vocabulaire tristement évocateur ”Bébés noirs” ou ”Kulunas”, s’illustrent depuis un certain temps par des actes de barbarie insensibles : pillages, attaques à la machette, intimidations collectives, assassinats. Ils sèment la peur là où la vie devait respirer, installent la loi du plus fort là où doit régner la rigueur de la République.

Pierre Ngolo, formel dans ses propos, a refusé de se montrer tolérant face à un phénomène, selon lui, choquant et intolérable qui ne saurait être banalisé.

« Ce n’est pas seulement le problème de sécurité, il est révélateur d’un effondrement plus profond ; celui du lien social, de l’autorité éducative et des structures de prévention, » estime-t-il.

Dans son discours devant ses collègues sénateurs, il a appelé à une réponse globale, ferme mais juste ; immédiate et durable pour protéger les citoyens Congolais, car c’est le premier devoir de l’Etat.

Les éléments de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) et de la Garde républicaine (GR) sont entrés en action, récemment, pour réprimer les écuries des délinquants dits « bébés noirs » et « kulunas » qui sèment la terreur à Brazzaville et sa banlieue.

L'opération est saluée par la population qui souhaite qu’elle tienne dans la durée pour mettre définitivement ces bandits de grand chemin hors d’état de nuire.

Le terme « Kuluna », qui veut dire grand banditisme urbain en lingala, désigne ces jeunes gens organisés en bande de hors-la-loi, incontrôlables qui ont pour objectif de voler et de faire du mal avec des armes blanches, généralement des machettes, couteaux et pierres…

Ces jeunes justifient leurs forfaits par le fait qu'ils n'ont pas de travail, et se tournent donc vers ces exactions et crimes. Ils n'ont pas d'état d'âme, ces jeunes qui sèment la désolation et la panique dans toute la ville de Brazzaville.

La plupart de ces jeunes sont des récidivistes qui ont déjà fait à plusieurs reprises la prison. Mais dès qu'ils sortent, ils recommencent les actes de grand banditisme en s'attaquant aux honnêtes citoyens.

Jean-Jacques Jarele SIKA / source : Les Défis du Congo

Créé le 2025-10-16 08:09:11

Congo – RDC : Brève visite à Brazzaville du Président Tshisekedi

Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a effectué, le 14 octobre 2025, une visite de travail de 24 heures à Brazzaville. A cette occasion, le chef de l’Etat de la RDC a eu des entretiens en tête-à-tête avec son homologue Congolais Denis Sassou Nguesso. Des questions d’intérêts communs ont été au centre de leurs échanges.

Arrivé dans la capitale congolaise, Brazzaville, voisine de Kinshasa en fin de matinée du mardi 14 octobre 2025 à bord du bateau, battant pavillon RDC, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a été accueilli au Beach de Brazzaville par le ministre d’Etat, ministre de l’Aménagement du Territoire et des Grands Travaux ; Jean-Jacques Bouya.

Le programme du séjour Brazzavillois du Président Tshisekedi a été marqué par des entretiens avec son homologues Congolais Denis Sassou Nguesso sur des questions diverses. Sur le plan sécuritaire, les deux hommes d’Etat se sont appesantis sur la sempiternelle situation à l’Est de la République Démocratique du Congo et sur les différentes initiatives en cours, a l’instar du processus de Doha dans l’Etat du Qatar et celui de Washington aux Etats-Unis d’Amérique. Initiatives qui bénéficient d’un soutien effectif et appuyé de Denis Sassou Nguesso. Sur le plan bilatéral, Denis Sassou Nguesso et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo se sont félicités des bonnes relations d’amitié et de coopération entre Brazzaville et Kinshasa et ont plaidé pour leur raffermissement.

Par ailleurs, le volet des infrastructures a également été abordé, a l’instar du projet route-rail sur le fleuve Congo, qui va relier les deux capitales les plus rapprochées du monde : Brazzaville et Kinshasa ; mais aussi, les suites de l’accord de coopération sur la Boucle de l’amitié énergétique entre les deux Congo et l’Angola, signé en décembre 2021 à Brazzaville. Ceci a donc constitué le chronogramme de la rencontre entre les deux personnalités.

Le Président de la République Démocratique du Congo, profitant de son séjour à Brazzaville, est allé se recueillir devant la dépouille d'Alain Roger Koumou Obambi, PDG de la société Hold Trading Engineering, arraché tragiquement à la vie, dans la nuit du 24 au 25 septembre de cette année. Le recueillement s'est déroulé au domicile du frère-aîné du défunt à Mpila.

Il a par la suite assisté à la messe de requiem, dite en la Basilique Sainte-Anne du Congo de Poto-poto, accompagné de son homologue Sassou Nguesso, puis se sont inclinés devant la dépouille de l’illustre disparu pour un ultime hommage.

Le bref séjour du Président de la RDC s’est achevé en début de soirée du même mardi 14 octobre 2025, rentrant à Kinshasa toujours par le Beach de Brazzaville.

Photos : DR 

VALDA SAINT-VAL/ Les Echos du Congo-Brazzaville/ Source : Presse présidentielle

 

Créé le 2025-10-15 19:25:42

Congo – Justice : Comparution de deux présumés trafiquants de produits de faune à Owando et à Impfondo

En ce qui concerne le trafic des produits fauniques, deux audiences sont prévues les 15 et 16 octobre 2025. L’une au Tribunal de Grande Instance d’Owando, dans le département de la Cuvette, puis l’autre, à Impfondo, dans le département de la Likouala. Ces audiences portent toutes sur les affaires liées au braconnage donc, à la délinquance faunique.

La première affaire est celle concernant un individu interpellé, le 29 novembre 2024 à Owando, chef-lieu du département de la Cuvette. L’individu avait été pris en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de trois (3) pointes d’ivoire, représentant deux éléphants tués, espèce animale intégralement protégée par la loi. Ce dernier aurait ramené ces pointes d’ivoire d’Etoumbi, un district du département de la Cuvette-Ouest. Ivoires gardés en toute discrétion et sécurité à Owando, par cet individu, en vue de les vendre. L’audience portant sur cette affaire est ainsi prévue pour ce mercredi 15 octobre 2025 au Tribunal de Grande Instance d’Owando.

La deuxième audience attendue pour le jeudi 16 octobre au Tribunal de Grande Instance d’Impfondo, intéresse une dame interpellée le 25 août dernier. Elle est poursuivie pour des délits de détention, circulation et tentative de commercialisation de deux peaux de panthère, d’une grande quantité d’écailles et griffes de pan ou pangolin géant à Impfondo dans la Likouala.

Les interpellations de ces deux présumés délinquants fauniques avaient conjointement été réalisées par les éléments de la Gendarmerie nationale et des Eaux et Forêts, appuyés techniquement par le Projet d’appui à l’Application de la Loi sur la saune sauvage (PALF). Les prévenus s’exposent à des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme maximum, assortis d’une amende dont le plafond est de cinq millions (5.000.000) de F.CFA pour chacun, suivant la loi.

Les ivoires, les peaux de panthère et les écailles de pangolin sont des trophées provenant d’une espèce animale intégralement protégée en République du Congo par la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées.

« L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces animales intégralement protégées, ainsi que leurs trophées sont strictement interdits, sauf dérogation spéciale de l’administration des Eaux et Forêts pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction », dispose l’article 27 de cette loi.

Le trafic des produits fauniques met à mal la lutte pour la protection des espèces animales en voie d’extinction. La disparition des espèces comme l’éléphant, la panthère, le pangolin, constitue un danger pour la biodiversité.

Conscient de ce fait, les contrevenants à la loi au Congo sont sanctionnés.

VALDA SAINT-VAL/ Source : PALF

Créé le 2025-10-15 11:17:25

Le Congo doit transformer la richesse du sol en richesse du peuple, assure l’économiste et observateur des politiques publiques Charles Abel Kombo (Interview)

Riche en pétrole, en forêts et en minerais, le Congo dispose de tous les leviers pour devenir l’une des économies les plus dynamiques du continent. Pourtant, la prospérité demeure encore inégalement répartie. Dans son article intitulé « Le Congo à la croisée des richesses : transformer le pétrole en prospérité durable », Charles Abel Kombo plaide pour une évolution du modèle économique national : il ne s’agit plus seulement de produire et d’exporter, mais de transformer, diversifier et investir dans l’avenir. Rencontre avec un économiste chevronné qui invite à consolider les acquis et à renforcer la résilience du développement congolais.

Les Echos du Congo-Brazzaville (L.E.C.B) : Vous écrivez que le Congo est « à la croisée des richesses ». Que signifie cette expression ?

Charles Abel Kombo (C.A.K) : J’ai voulu traduire une idée simple : le Congo n’est pas un pays pauvre, c’est un pays à fort potentiel. Nous disposons de ressources naturelles considérables — pétrole, forêts, minerais — mais nous devons encore les transformer pleinement en moteur de développement durable. Être « à la croisée des richesses », c’est être au moment du choix : poursuivre la dépendance aux revenus pétroliers ou amorcer un tournant productif et humain. C’est un moment charnière pour préparer la place du Congo dans l’Afrique émergente de demain.

L.E.C.B : Les derniers indicateurs économiques montrent une reprise : 2,6 % de croissance en 2024 et un redressement du secteur non pétrolier. Peut-on parler de résilience ?

C.A.K : Oui, il s’agit d’un signal encourageant. Ce rebond, porté par l’agriculture, les services et l’investissement public, illustre la capacité d’adaptation du pays. Mais cette croissance doit désormais devenir plus structurelle et inclusive, capable de créer de l’emploi, d’augmenter les revenus et de réduire la pauvreté. L’enjeu, c’est de consolider les bases de cette reprise pour qu’elle profite durablement à l’ensemble de la population.

L.E.C.B : Vous écrivez que la dépendance pétrolière est « psychologique » autant qu’économique. Comment l’entendre ?

C.A.K : C’est une manière de dire que la dépendance au pétrole ne relève pas seulement des finances publiques, mais aussi d’une certaine culture économique. Le pétrole a longtemps été perçu comme la principale source de prospérité nationale. Mais aujourd’hui, il s’agit d’apprendre à diversifier les moteurs de croissance, à encourager la production locale et l’innovation. C’est un changement de regard, pas une rupture : faire du pétrole un levier parmi d’autres, au service d’une économie plus équilibrée.

L.E.C.B : La Banque mondiale évoque la nécessité de repenser la gouvernance du « capital global ». Que recouvre ce concept ?

C.A.K : Le « capital global » désigne l’ensemble des richesses d’un pays : le capital produit (infrastructures, industries), le capital humain (éducation, santé, compétences) et le capital naturel (forêts, minerais, biodiversité). Le défi consiste à mieux articuler ces trois dimensions : investir dans les hommes, valoriser la nature et rentabiliser les infrastructures. C’est ce que j’appelle la réconciliation des capitaux. Une gestion intégrée, prudente et équilibrée de ces ressources est la clé d’un développement harmonieux.

L.E.C.B : Quels sont, selon vous, les leviers prioritaires pour renforcer cette dynamique ?

C.A.K : Trois leviers me paraissent essentiels. D’abord, la création d’un fonds souverain de stabilisation pour lisser les revenus pétroliers et soutenir les investissements productifs. Ensuite, l’investissement dans l’éducation, la formation et la santé, car le capital humain est la première richesse d’une nation. Enfin, la valorisation du capital naturel, à travers la diplomatie verte et la finance climatique, qui offrent de nouvelles opportunités pour le pays. Ces trois axes — stabilité, savoir, durabilité — peuvent solidement ancrer la prospérité congolaise.

L.E.C.B : Vous insistez également sur la transparence et la participation citoyenne. Pourquoi sont-elles déterminantes ?

C.A.K : La bonne gouvernance est la condition de la confiance et de la crédibilité. La transparence budgétaire, la redevabilité et l’implication des acteurs de la société civile ne s’opposent pas à l’action publique, elles la renforcent. Lorsqu’un État agit dans la clarté, il attire davantage de partenariats et d’investissements. La gouvernance, c’est en somme le socle de la transformation durable.

L.E.C.B : Lorsqu'un État agit dans la clarté, il attire davantage de partenaires et d'investissements. Le Congo Brazzaville peut être un cas d'école dans la sous-région Afrique centrale ?

C.A.K : Oui, le Congo peut relever le défi de la transparence et de la bonne gouvernance. Le pays a déjà montré sa capacité à entreprendre des réformes importantes et à dialoguer avec ses partenaires internationaux. L’enjeu, aujourd’hui, est d’inscrire la transparence dans la durée, comme une culture de gestion publique partagée à tous les niveaux. La transparence est avant tout un facteur de confiance. Elle renforce la crédibilité des institutions, attire les investisseurs et soutient la stabilité économique. En poursuivant sur cette voie, le Congo peut consolider son image de pays réformateur et devenir une référence régionale en matière de gouvernance responsable.

L.E.C.B : Le Congo Brazzaville possède les atouts nécessaires aujourd'hui pour assurer son véritable développement économique, une position géographique stratégique, des ressources naturelles, une économie minière prometteuse, des hommes formés. Ce piétinement décrié ici et là peut être lié à la mal gouvernance ? Si oui que faire pour que demain soit meilleur qu'aujourd'hui ?

C.A.K : La gouvernance est un levier essentiel pour surmonter les difficultés, mais elle doit s’appuyer sur la cohérence des politiques publiques et la confiance entre l’État et les citoyens. Une bonne gouvernance, c’est avant tout une vision partagée et une exécution rigoureuse des réformes engagées. Le Congo dispose des ressources humaines et naturelles nécessaires pour réussir. Ce qu’il faut, c’est de la continuité, de la constance et de l’exemplarité dans l’action. La transparence et la responsabilité ne sont pas seulement des valeurs, ce sont des outils de performance publique. C’est dans cet esprit que le pays pourra transformer son potentiel en résultats durables et visibles pour tous.

L.E.C.B : Votre formule « transformer la richesse du sol en richesse du peuple » est devenue emblématique. Que signifie-t-elle concrètement ?

C.A.K : Elle résume l’esprit de tout développement. Extraire du pétrole ou du bois, c’est une étape ; mais les convertir en infrastructures, en entreprises, en emplois qualifiés, c’est cela le progrès. La richesse prend tout son sens lorsqu’elle crée de la valeur ajoutée pour la société. Cela suppose d’encourager la transformation locale, de soutenir les PME et de moderniser les institutions pour stimuler les chaînes de valeur nationales. Bref, faire circuler la richesse du sol vers la société.

L.E.C.B : Vous concluez en appelant à « oser la transformation durable ». Est-ce un défi technique ou politique ?

C.A.K : Les deux, mais surtout politique. Toute réforme économique demande vision, cohérence et continuité. Le Congo possède les atouts nécessaires : des ressources, des talents, une position géographique stratégique. Il s’agit désormais de poursuivre les efforts engagés, d’amplifier la diversification et d’ancrer les réformes dans le long terme. C’est un défi collectif, moral et historique. Comme le rappelait John Maynard Keynes dans Les perspectives pour nos petits-enfants, il faut savoir penser l’avenir dès aujourd’hui.

Propos recueillis par Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-10-15 10:37:49

Cameroun – Élection Présidentielle : Issa Tchiroma Bakary assure avoir gagné et demande aux autorités de respecter le choix des votants

Les camerounais étaient appelés aux urnes pour la présidentielle du 12 octobre. À l’issue du scrutin et en attentant la proclamation des résultats officiels, l'ex ministre de la communication, de l'emploi et du transport Issa Tchiroma Bakary s'est exprimé de manière très claire dans la nuit, pour revendiquer sa victoire. « Je veux le dire avec gravité et simplicité : le peuple a choisi. Et ce choix doit être respecté », a-t-il dit dans une déclaration dont nous publions un extrait.

Prenant la parole, le candidat Issa Tchiroma Bakary s'est exprimé avec assurance, parlant d'une victoire acquise.

« J’appelle toutes les institutions, toutes les autorités administratives, tous les responsables à ne pas se rendre ennemis du peuple qu’ils sont censés servir. Le temps de la peur, des manipulations et des faux calculs est révolu. Le seul camp qui compte aujourd’hui, c’est celui du Cameroun.

À nos forces de défense et de sécurité, je rends hommage pour votre loyauté. Je vous appelle à rester du côté de la République et de la paix. Ne laissez personne vous détourner de votre mission sacrée : protéger le peuple, et non un pouvoir.

À la jeunesse du Cameroun, je dis : l’avenir vous appartient.

À nos enseignants, à nos travailleurs, à nos paysans, à nos soldats, à nos journalistes, à notre diaspora, je redis : vous avez tenu bon, et vous avez gagné.

Ensemble, nous allons tourner la page. Ensemble, nous allons réconcilier notre Nation, refonder nos institutions et ouvrir le chemin d’un avenir juste, digne et fraternel.

Dans les jours qui viennent, je partagerai avec vous un rapport détaillé de vos votes par région, tel que compilé à partir des résultats affichés publiquement, conformément à l’article 113 du code électoral, dans les bureaux de vote nationaux et dans la diaspora. Ces résultats m’ont profondément ému : ils montrent que cette victoire dépasse ma personne. Elle est une sanction claire du régime en place et un plébiscite en faveur d’un changement immédiat, car la victoire est écrasante.

Mes chers compatriotes, le monde entier nous regarde. L’histoire nous observe. Soyons à la hauteur de ce moment. Nous demandons au régime en place de faire preuve de grandeur et d’honorer la vérité des urnes par un geste attendu : ce coup de fil de félicitations qui démontrera la maturité politique de notre Nation et la force future de notre démocratie.

Aujourd’hui commence une nouvelle ère.

Celle du changement . »

Huit millions de Camerounais ont voté dimanche pour une élection présidentielle à un tour dans laquelle le président Paul Biya, 92 ans dont 43 au pouvoir, partait grand favori. Face à lui 11 candidats (neuf après le désistement de deux en faveur d’autres), étaient en lice dont son ancien ministre Issa Tchiroma Bakary.

Le scrutin s'est déroulé "sans incidents majeurs" a déclaré le ministre de l'Administration territoriale lors d'une conférence de presse dimanche soir.

Paul Atanga Nji a réitéré sa "mise en garde" à l'encontre des candidats ou des plateformes qui annonceraient des résultats avant le Conseil constitutionnel : "C'est la ligne rouge à ne pas franchir," a-t-il insisté.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-14 11:59:00

L’uniforme des sept présumés assassins d’Alain Obambi mis à la disposition de la justice fait jaser à Brazzaville

L’image devenue virale mais aussi mémorable continue de soulever des vagues à Brazzaville, la capitale congolaise et très loin des frontières nationales. De nombreuses questions taraudent les esprits : qui a eu l’idée ? Pourquoi seulement le maillot de Manchester United ? Peut-être que le maillot de FC Kondzo, JS Talangaï, AC Léopards, Diables noirs de Brazzaville ou Inter Club seraient passés inaperçus ?

La vérité est que ce conflit, désormais ouvert entre Manchester et le Commissariat responsable de cette bourde, ira dans un Commissariat et se terminera devant “Mon parquet.” Pour l'équipe de Manchester, son image est mise à mal, en l'accolant à celle des criminels.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-10-14 09:58:46

France – Justice : Nicolas Sarkozy sera incarcéré le mardi 21 octobre

Nicolas Sarkozy était convoqué lundi 13 octobre au parquet national financier. Dans le bureau du juge, l’ancien président a appris qu’il sera incarcéré le mardi 21 octobre à la prison de Santé à Paris.

Nicolas Sarkozy passera sa première nuit en prison le mardi 21 octobre à la prison de la Santé, dans le 14e arrondissement de Paris.

L'ex-président de la République a été fixé sur la date de son incarcération lundi par le parquet national financier.

En septembre dernier, Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire dans le procès du financement libyen de sa campagne de 2007.

Il avait été reconnu coupable d'association de malfaiteurs pour avoir laissé ses plus proches collaborateurs démarcher la Libye de Mouammar Khadafi en vue d'un financement illégal de sa campagne présidentielle victorieuse.

Bien qu'ayant fait appel du jugement, Nicolas Sarkozy sera incarcéré en raison du mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire prononcé à son encontre. Une mesure que le tribunal a justifiée par l'exceptionnelle gravité des faits commis par un responsable politique aspirant alors à la fonction suprême de la République.

C’est une fois en prison, qu’il pourra demander sa remise en liberté auprès de la cour d’appel de Paris.

Contrairement aux deux autres condamnés avec mandat de dépôt dans ce procès, notamment l'intermédiaire Alexandre Djouhri et le banquier Wahib Nacer, Nicolas Sarkozy, qui a toujours répondu aux convocations de la justice, a bénéficié d'un délai avant son incarcération, pour prendre ses dispositions professionnelles.

La Direction de l'administration pénitentiaire a informé que Nicolas Sarkozy rejoindra le quartier dit des personnes vulnérables, surnommé quartier VIP.

À relever tout de même que les prisonniers détenus dans ce quartier ont exactement les mêmes droits, les mêmes temps de promenade que les autres détenus. Leur cellule est de la même taille que l'ensemble des cellules de la prison.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-14 09:04:36

Le Sommet des Filles d’Afrique Dakar 2025 s’est achevé, mais les engagements continuent…

Le Sommet des Filles d’Afrique de l’Ouest et du Centre, organisé par Unicef Sénégal, s’est achevé, après deux jours d'échanges et de dialogues les 10 et 11 octobre 2025 à Dakar, réunissant plus de 200 adolescentes et adolescents venus de 24 pays de la région. Lucia, Frédéric, Charles, Rebecca, Shekinha et Euverte, ont porté haut et avec fierté la voix des filles du Congo-Brazzaville, partagé leurs défis, leurs rêves et leurs ambitions : pour elles-mêmes et leur pays.

A l'issue de ce Sommet, clôturé à l'occasion de la Journée internationale de la Fille, les adolescentes ont pu façonner leur propre agenda régional, pour garantir à toutes un avenir plein d’espoir et d’opportunités.

Dans son discours, Gilles Fagninou, Directeur régional de l'Unicef pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, a alerté sur le fait que 10 millions de filles dans la région restent encore non scolarisées au secondaire.

Il a dénoncé les causes de ces absences : mariages précoces, maternité avant l'âge, manque d'infrastructures scolaires, absence d'identité légale et pauvreté.

Au pied du monument, 600 cartables ont été disposés pour symboliser la situation : 300 en bleu et 300 en noir, représentant les filles absentes de l'école.

« Chaque fille privée d'école est une solution retardée », a insisté M. Fagninou, appelant à un engagement collectif et immédiat pour lever les barrières à l'éducation.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-10-14 08:35:45

Congo – Police : Évasion de 6 personnes sous mandat de dépôt au commissariat de Tâ Ngoma à Bacongo

Dans la nuit du dimanche 12 octobre aux environs de 21h30, 6 personnes se sont évadées du commissariat de police d'arrondissement 2 Bacongo, situé à quelques encâblures de La Case de Gaulle, à Brazzaville. Les six personnes sous mandat de dépôt auraient profité d'une coupure d'électricité pour se faire la belle. Elles auraient scié les barreaux de leur cellule, avec la complicité de certains codétenus. Faute de place dans les maisons d’arrêt, de nombreux prévenus sous mandat de dépôt attendent indéfiniment leur déferrement dans les commissariats.

Cette évasion met en lumière une situation fort préoccupante: le nombre sans cesse croissant des personnes sous mandat de dépôt dans les commissariats du pays, faute de place dans les maisons d'arrêt.

Pour la ville de Brazzaville, près de 500 personnes ayant ce statut sont gardées dans les commissariats. A l'intérieur du pays, on en compterait près de 250. Or, les structures de la police ne sont pas faites ni préparées pour accueillir ce genre de détenus, encore moins pour une longue période.

Face à l’urgence, il est impérieux pour le ministre de la Justice, de reprendre en main le dossier de la construction des maisons d'arrêt à travers le pays.

La lutte contre l'insécurité et le banditisme passe aussi par l'amélioration et l'accroissement des capacités d'accueil des univers carcéraux.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-14 07:49:45

Le Congo à la croisée des richesses : transformer le pétrole en prospérité durable (Par Charles Abel Kombo)

Riche en pétrole, en forêts et en minerais, le Congo détient tous les leviers pour devenir l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique. Pourtant, la prospérité reste inégalement partagée. Le dernier Rapport de suivi de la situation économique et financière de la République du Congo, publié par la Banque mondiale le 25 septembre 2025 sous le titre " Améliorer la gestion du capital produit, humain et naturel pour accroître le niveau de vie en République du Congo ", dresse le constat d’une économie en reprise, mais encore fragile. À la croisée des richesses et des choix, le Congo doit désormais transformer la rente pétrolière en véritable prospérité durable.

Une croissance encourageante mais fragile

Avec une croissance de 2,6 % en 2024, tirée par le redressement du secteur non pétrolier, le Congo semble renouer avec une dynamique positive. Ce chiffre, salué par les institutions financières, témoigne d’une certaine résilience face aux crises récentes. Mais derrière ce rebond se cache une réalité plus complexe : la dépendance structurelle au pétrole reste profonde, les tensions sur la dette intérieure persistent, et les réformes de gouvernance avancent lentement.

Repenser la gouvernance du capital national

Le rapport de suivi économique plaide pour une refonte du modèle congolais autour d’un concept clé : la gestion du capital global, naturel, humain et institutionnel. Il ne s’agit plus seulement de produire et d’exporter, mais de transformer, investir et préparer l’avenir. La dépendance au pétrole n’est pas qu’économique : elle est psychologique. Elle influence les politiques, oriente les choix budgétaires et bride la créativité entrepreneuriale.

Sept leviers pour un nouveau départ

Le rapport identifie sept priorités pour bâtir une économie plus résiliente et inclusive :

1. Créer un fonds souverain de stabilisation pour amortir les chocs pétroliers.

2. Accroître les recettes non pétrolières, grâce à une fiscalité modernisée et à une meilleure mobilisation des ressources domestiques.

3. Renforcer la transparence budgétaire et la gestion de la dette publique.

4. Investir massivement dans le capital humain, éducation, formation et santé, pour bâtir une main-d’œuvre qualifiée.

5. Valoriser le capital naturel, notamment par la gestion durable des forêts et la finance verte.

6. Améliorer le climat d’affaires afin de soutenir les PME locales et attirer les investisseurs.

7. Promouvoir une gouvernance participative et redevable, en impliquant davantage la société civile et les citoyens.

De la richesse du sol à la richesse du peuple

Le véritable défi du Congo n’est pas de produire davantage, mais de mieux transformer. Transformer la rente pétrolière en investissements productifs. Transformer les ressources naturelles en infrastructures durables. Transformer la richesse du sol en richesse du peuple. Car une économie ne se mesure pas seulement à son PIB, mais à sa capacité à offrir de l’emploi, des soins et des perspectives à sa jeunesse.

Oser la transformation durable

Le Congo est à la croisée des chemins. Soit il reste prisonnier de la dépendance pétrolière, soit il s’engage résolument sur la voie d’une prospérité partagée et durable. Ce choix demande du courage politique, de la transparence et une vision claire de l’avenir. Les réformes proposées ne sont pas un luxe : elles sont une nécessité historique. Le pays dispose des ressources, des talents et de l’énergie pour réussir. Encore faut-il oser les mobiliser, avec lucidité et détermination. Le Congo a tout pour devenir un modèle africain de transformation durable. Le moment d’agir, c’est maintenant.

Somme toute, le Congo a l’opportunité de transformer ses richesses naturelles en prospérité durable. Pour cela, il est essentiel de mettre en place des réformes profondes et de promouvoir une économie plus résiliente et inclusive. Le temps de l’action est venu.

Charles Abel Kombo économiste et observateur des politiques publiques, passionné par l’analyse et la politique économiques.

Créé le 2025-10-14 07:18:08

Denis Christel Sassou Nguesso salue l’engagement constant du gouvernement cubain aux côtés du Congo dans les domaines de la santé et de l’éducation

Le ministre de la Coopération Internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso a salué, lors de l’audience qu’il a accordé à Brazzaville à Son Excellence Madame Indira Napoles Coello, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Cuba en République du Congo, l’engagement constant du gouvernement cubain aux côtés du Congo, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation, où l’expertise et la solidarité de Cuba demeurent une référence reconnue.

« Ensemble, nous avons réaffirmé notre détermination à renforcer cette coopération historique et à l’adapter aux priorités actuelles de nos deux pays », a écrit Denis Christel Sassou Nguesso sur son compte X.

Vieille de plus de 60 ans, la coopération entre Brazzaville et la Havane est surtout axée sur la santé, la formation de médecins congolais à Cuba et l’accueil de nombreux médecins cubains dans les établissements hospitaliers et centres sanitaires congolais.

En effet, le gouvernement congolais envoie depuis 2013 plusieurs centaines d’étudiants en formation en médecine à Cuba. L'objectif est de renforcer le personnel de santé du Congo en lui permettant d'acquérir une formation médicale de haute qualité.

Au total 431 finalistes de la première vague, revenus au Congo en juillet 2020, sont actuellement en stage d’imprégnation dans différentes structures hospitalières dans les villes et banlieues du pays.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-10-12 14:55:02

Congo – UNICEF : Validation des recommandations du rapport CLAC pour les enfants face au changement climatique

La République du Congo, en partenariat avec le Fond des Nations-Unis pour l’Enfance (UNICEF), ont procédé à la validation des recommandations de l’étude sur l’analyse du paysage climatique pour les enfants CLAC (Climate Landscape Analysis for Children). Un atelier de validation dudit Rapport s’est tenu à Brazzaville, le 10 octobre 2025, sous la supervision de la ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, Madame Arlette Soudan-Nonault et de la participation du Représentant adjoint de l’UNICE en République du Congo, Dr James Mugaju. Dans une organisation conjointe avec l’UNICEF, cet atelier a réuni les représentants des Ministères sectoriels, des collectivités locales, de la société civile et des jeunes. Ce, avec pour seul objectif, examiner et adopter des recommandations du rapport, pour le renforcement de la résilience des enfants, face aux effets dévastateurs du changement climatique.

Le rapport CLAC met en évidence une vulnérabilité particulière des enfants face aux impacts, à savoir : accès à l’eau ; sécurité alimentaire ; santé ; éducation et protection contre les catastrophes naturelles. Cela suppose des mesures concrètes pour l’intégrer des préoccupations significatives dans les politiques publiques.

L’atelier a permis de valider plusieurs priorités : intégrer l’agenda climatique dans tous les secteurs ; mobiliser tous les partenaires autour de l’action climatique pour proposer des mesures de mitigation et d’adaptation ; mobiliser le financement pour accompagner l’action gouvernementale ; rendre les infrastructures sociales (écoles, centres de santé) plus résilientes face aux chocs climatiques.

« Cette analyse s’inscrit dans une logique d’accompagnement de la politique nationale du gouvernement sur l’action climatique. Elle est co-réalisée par le ministère de l’environnement, du développement durable et du Bassin Congo et l'UNICEF. Les recommandations qui seront validées par les experts pendant cet atelier permettront de créer un sentiment d'appropriation nationale, un environnement favorable pour orienter les programmes de l'UNICEF et de tous les partenaires techniques et financiers au Congo dans les années à venir », a déclaré le Dr James Mugaju.

Il a en outre rappelé que « L’objectif ultime est de rendre les enfants du Congo, surtout les plus vulnérables, plus résilients au changement climatique ».

A noter qu’au cours des dernières décennies, et en particulier depuis 2023, les conséquences du changement climatique se sont manifestées au Congo par les inondations.

En effet, selon le Représentant adjoint de l’institution onusienne au Congo, « le changement climatique a des répercussions sur tous les aspects de la vie des enfants : leur sécurité alimentaire, leur nutrition, leur santé, leur accès à l'éducation, ainsi que leur accès à l’eau potable et aux services d’assainissement décents ».

Néanmoins, il faut préciser que, « l’adaptation, la mitigation aux risques de changement climatique, et l’amélioration de la gestion des risques de catastrophes environnementales, ne peuvent être possible que si toutes les parties prenantes s'impliquent pleinement et collaborent : le gouvernement, les organisations de la société civile, le système des Nations-Unies, le secteur privé, les donateurs et, bien sûr, les enfants et les jeunes eux-mêmes. Tout au long de la journée, de nombreux contenus seront partagés lors des présentations et des pistes de solutions adaptées aux réalités du Congo seront validées ou adoptées », a averti James Mugaju.

Il va falloir donc, « Intégrer l’agenda climatique dans tous les secteurs ; mobiliser tous les partenaires autour de l’action climatique pour proposer les mesures de mitigation et d’adaptation aux risques clés du changement climatique ; mobiliser le financement pour accompagner l’action gouvernementale et, rendre les infrastructures sociales, écoles et centres des santé plus résilientes face au choc climatique ». Les travaux en plénière des groupes thématiques (Protection, Éducation et Adolescents ; Eau, Hygiène et Assainissement ; Santé et Nutrition ; Énergie, partenariats et mobilisation des ressources ; recommandations multisectorielles) ont permis de : présenter les risques climatiques spécifiques auxquels sont exposés les enfants et jeunes ; évaluer les impacts du climat, de l’énergie, des désastres et de la dégradation de la biodiversité ; analyser les capacités et ressources disponibles ; formuler des recommandations et stratégies pour renforcer la résilience ; proposer des mesures supplémentaires d’engagement national en matière de climat, d’énergie et de résilience ; renforcer la collaboration, le partenariat et le plaidoyer puis permettre de définir un mécanisme clair de suivi et d’évaluation des actions.

Cet atelier a donc marqué un tournant vers une action climatique équitable et centrée sur l’enfant, confirmant l’engagement du Congo, avec l’appui de l’UNICEF, à bâtir un avenir durable et résilient pour tous.

VALDA SAINT-VAL/ Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-11 12:48:34

France : Brigitte Macron tombe comme un sac de patates à la sortie de l’Elysée

Incident devant l’Élysée vendredi matin, la Première dame de France a été victime d’une chute à la sortie d’un bâtiment officiel. Rapidement assistée par son entourage, elle a été prise en charge par les services médicaux à titre préventif.

Selon les premières informations, son état ne serait pas jugé préoccupant, mais des examens complémentaires sont en cours.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-10-11 10:47:24

A Mossendjo les caniveaux ne sont pas des poubelles !

La propreté est un devoir partagé : civisme des citoyens, responsabilité des gouvernants. A Mossendjo dans le département du Niari (sud), il suffit de faire un petit tour de ville pédestre, de longer les accotements des rues et ruelles pour se rendre compte que la quasi-totalité des caniveaux qui longent les rues et ruelles de la ville des palmiers ne sont pas engorgés d'ordures. Ces ouvrages d'art n’ont pas perdu leur première utilité, celle de drainer et canaliser les eaux de ruissellement pour protéger la chaussée contre sa dégradation par les eaux de pluie.

A Mossendjo, les populations ne jettent pas leurs ordures dans les caniveaux, car « cela bloque le système d'évacuation de l'eau, cause des inondations et détruit les infrastructures », selon plusieurs riverains interrogés par  Les Echos du Congo-Brazzaville.

De plus, les déchets finissent dans la nature, polluant les sols et les cours d'eau, et augmentant les risques sanitaires comme la propagation de maladies.

« Les caniveaux sont prévus pour évacuer l'eau de pluie, pas pour collecter les déchets », affirment plusieurs habitants de la ville des palmiers.

L’exemple de la ville de Mossendjo doit faire école et servir de modèle à imiter pour d'autres villes congolaises comme Brazzaville, la capitale congolaise, où les caniveaux des rues et ruelles sont devenus des niches d'objets polluants (matières plastiques, emballages, bouteilles, boîtes de conserve, vieux pneus et appareils électroménagers, etc.). Les populations y jettent également les ordures de tout genre au point où ces ouvrages sont érigés en un autre type de poubelles.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-11 10:15:06

Congo – Entrepreneuriat : clap de fin de la 2e édition du Forum Economique des Femmes entrepreneures

Le Women Economic Forum (WEF) a tenu sa 2e édition du 6 au 8 octobre 2025 à Hilton Les Tours Jumelles de Brazzaville, sous le haut patronage de Mme Antoinette Sassou Nguesso, avec pour thème majeur « du programme Genius Inclusion financière ». C’est une initiative de la Chambres Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprises et Entrepreneures du Congo, sous l’égide de sa présidente-fondatrice Flavie Lombo, présidente de l’organisation du Forum. A la cérémonie d’ouverture, c’est la Conseillère spéciale de la première dame du Congo, Mme Blandine Malila qui a lancé les travaux de cette 2e édition, représentant Mme Antoinette Sassou Nguesso. Le Women Economic Forum (Forum des Femmes Entrepreneures) a, ainsi été marqué par des allocutions de remerciements, une mise en avant des jeunes entrepreneures lauréates du programme Genius. Un réseautage réunissant des participantes, des entrepreneures féminines puis des partenaires institutionnels. C’est dans un but du leadership féminin et de la création de réseau de coopération régionale. 

En effet, le Women Economic Forum (WEF) ou, Forum Economique des Femmes Entrepreneures est un espace de rencontres, d’échanges et de réflexion dédié à la promotion de l’entrepreneuriat féminin. Il rassemble chaque année, des cheffes d’entreprises, entrepreneures, cadres, responsables institutionnels, partenaires économiques, investisseurs œuvrant dans la promotion entrepreneuriale féminin.

L’idéal primordial du Forum est de promouvoir l’entrepreneuriat féminin comme moteur du développement économique durable. Avec une participation massve des femmes entrepreneures de divers secteurs ; des représentants du gouvernement et organisations internationale ; institutions financières et investisseurs ; Ong et structures d’accompagnement et médias économiques.

Lors de cette deuxième édition, plusieurs panels ont été constitués et ont axé leurs réflexions sur des thématiques courants : ’’Leadership et gouvernance féminine’’ ; ’’Accès des femmes au financement et au marchés’’ ; ’’Transformation numérique et innovation au féminin’’ ; ’’Entrepreneuriat vert et « économie durable’’ et ’’Réseautage et mentorat pour les femmes entrepreneures’’.

Par conséquent, cette 2e édition du forum des femmes entrepreneures a eu un impact considérable par rapport au résultat escompté.

En somme, faisant la restitution de cette 2e édition du Forum économique des femmes, Mme Vanessa Mavila a énuméré quelques recommandations ou objectifs à atteindre coûte que coûte, notamment : la mise en réseau des femmes d’affaires et partage d’expériences ; la signature de partenariats stratégiques ; les recommandations pour les politiques publiques en faveur de l’entrepreneuriat féminin et la valorisation des success stories locales et africains.

Dans son mot de clôture la présidente-fondatrice de la CNFCEEC, initiatrice dudit Forum puis présidente du comité d’organisation, Flavie Lombo, dans un mot, improvisé du reste et empreint d’une vive émotion, a salué « l’esprit de solidarité et d’innovation qui a toujours animé les femmes d’affaires de notre pays, le Congo. Elle en a appelé à la consolidation des acquis de cette 2e édition, dans la mise en œuvre d’un réseau permanent d’appui à l’entrepreneuriat au féminin ».

Flavie Lombo a adressé les vives et sincères remerciements à toutes celles et tous ceux qui ont apporté, qui chacun ou chacune un grain de sel, pour la réussite de cette rend-messe de l’entrepreneuriat congolais, notamment Mme Antoinette Sassou Nguesso pour son attention, toute particulière et soutenue à leur égard, singulièrement l’apport et l’implication de l’Agence de Régulation des secteurs des Postes et Communications Electroniques (ARPCE), qui accompagne activement l’inclusion numérique dans le pays, en promouvant les innovations technologiques et les autres partenaires sociaux, tant locaux qu’internationaux. Aussi, a-t-elle remercié Mme Jacqueline Lydia Mikolo pour sa disponibilité à la clôture de cette 2e édition du Forum.

En sus de la restitution de ce Forum, le deuxième du genre, le WEF a clos ses portes dans une atmosphère pleine de convivialité, avec un engagement renouvelé en faveur de l’autonomisation économique des femmes et du développement inclusif au Congo et en Afrique centrale.

VALDA SAINT-VAL/ Les Echos du Congo-Brazzaville 

Créé le 2025-10-11 09:21:00

Congo : La DGSP sans pitié et remords pour les conducteurs de motos-taxis

Face à la multiplication des accidents impliquant des motos-taxis, la DGSP a recommandé, dans un communiqué publié par Gille Ondélé Kanga, secrétaire chargé de transport en moto-taxi, tricycle et activités connexes, les conducteurs de motos-taxis l’immatriculation obligatoire de leurs motos, le port inconditionné des casques de protection homologués pendant l’exercice de leur activité et le port obligatoire de gilet fluorescent numéroté.

Il faut ajouter à ces premières mesures l’interdiction formelle de transporter plus d’une personne, de transporter un passager en position « amazone », ainsi que l’interdiction ferme aux étrangers d’exercer ce métier.

« Un délai de soixante-douze heures a été accordé à tous les conducteurs de motocycliste pour se conformer à ces dispositions aux fins d’assainir nos routes et d'éviter le pire. La mesure prend fin le jeudi 9 octobre à minuit, et tout contrevenant à ces dispositions règlementaires s’expose à des sanctions rigoureuses », précise le communiqué.

La route n’est pas un terrain de jeu, et le casque n’est pas un simple accessoire. Les motocyclistes qui font du taxi-moto à Brazzaville, ne portent pas toujours de casques de sécurité. Ce manque d’outil ne les empêche pas de rouler à vive allure avec des clients, sans protection eux aussi, faisant fi du réel danger auquel ils sont exposés.

Il suffit de se mettre debout sur les grandes artères de la capitale congolaise pour constater comment les taxis moto roulent à vive allure avec des clients, sans casques de protection.

Pourtant, l’importance du port du casque reste nécessaire et primordiale afin de réduire les risques de traumatismes crâniens en cas de choc à la tête lors d’un accident.

A Brazzaville, aucune autorité ne se préoccupe à faire respecter cette mesure de sécurité.

Ce moyen de transport, rapide et pratique, est aussi très dangereux. Un taxi moto ne pense pas à sa sécurité. Il pense déjà à combien il va gagner avec le prochain client, donc il se dépêche.

A Brazzaville, les accidents de la route sont fréquents, et souvent meurtriers. La circulation est chaotique et la plupart des carrefours dépourvus de feux opérationnels.

La plupart des victimes des accidents de la route sont des personnes sur des engins à deux roues.

Les statistiques officielles indiquent que sur les 12.564 accidents routiers observés dans le pays, 3.708 impliquent les motocycles, soit un pourcentage de 29,51%.

Ce corps de métiers apporte du sang neuf dans le monde du transport, une vraie valeur ajoutée. Une réponse aux problèmes de transport dans les villes congolaises. Un business qui soulage plusieurs jeunes congolais étranglés par le chômage.

Près de 18 000 motocycles roulent au Congo. Ces engins sont essentiellement importés d’Asie.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-11 08:48:01

CAF Trophy Hunt : Gagne un iPhone 17 Pro Max, un iPad Air 11, un Valve Steam Deck et d’autres prix avec la promotion 1xBet !

Le second semestre 2025 promet d’être intense pour tous les passionnés de football africain. Plusieurs tournois majeurs seront organisés sous l'égide de la CAF, partenaire officiel du bookmaker d’ordre mondial 1xBet : la Coupe d’Afrique des nations féminine (CAN 2024), le Championnat d’Afrique des nations (CHAN 2025), la Supercoupe de la CAF, la Coupe de la Confédération, la Ligue des champions et la Coupe d’Afrique des nations 2025 (CAN 2025).

Spécialement pour cette période chargée de la saison, 1xBet a lancé une grande promotion « CAF Trophy Hunt », où vous pourrez soutenir vos équipes africaines préférées et tenter d'empocher de précieux cadeaux : un iPhone 16 Pro Max, une PlayStation 5 Pro avec EA SPORTS FC 25, un MacBook Pro, un iPad Air 11 et bien plus encore.

Comment participer ?

1xBet souhaite que le football et des expériences palpitantes soient accessibles à tous les fans, c'est pourquoi les conditions de la promotion ont été simplifiées au maximum. Pour participer, vous devez :

1. Vous connecter/vous inscrire sur la plateforme 1xBet ;

2. Remplir les champs obligatoires de votre compte personnel ;

3. Cliquer sur le bouton « Participer » sur la page de l’offre ;

4. Parier 328 XAF ou plus sur les matchs des tournois organisés par la CAF.

Pour être éligible aux récompenses, placez des paris simples à une cote d'au moins 1,3, ainsi que des paris combinés à une cote d'au moins 1,3 pour chaque sélection. Au moins l'un des événements choisis doit être un match du tournoi de la CAF.

Pour chaque pari, vous recevrez des tickets promotionnels et participerez automatiquement au tirage au sort. Les débutants se verront accorder un bonus alléchant : pour leur premier pari, ils obtiendront 4 tickets supplémentaires.

Plus vous avez de tickets, plus vous avez de chances de rafler un prix de luxe. Pour augmenter vos chances de succès, participez aux « Matchs chanceux » et collectionnez des trophées qui vous donneront accès à des prix exceptionnels.

L’offre « CAF Trophy Hunt » se déroule en six étapes, chacune se terminant par un tirage au sort :

● Étape 1 : tirage au sort – 29 juillet 2025

● Étape 2 : tirage au sort – 2 septembre 2025

● Étape 3 : tirage au sort – 21 octobre 2025

● Étape 4 : tirage au sort – 1ᵉʳ décembre 2025

● Étape 5 : tirage au sort – 20 janvier 2026

● Étape finale : tirage au sort – 27 janvier 2026.

Tous les résultats seront publiés sur la page de la promotion.

Supercoupe de la CAF 2025 : La course aux prix a commencé !

La Supercoupe de la CAF à grands pas ! Le 18 octobre, les ténors du continent s’affronteront pour la gloire ultime. Dépêche-toi et récupère un maximum de billets.

Lors de la 3e étape, 1xBet tirera au sort les prix suivants :

● Smartphones et tablettes : Apple iPhone 17 Pro Max, Xiaomi 13 Lite, Apple iPad Air 11

● Accessoires gaming : Apple AirPods Pro, Samsung Galaxy Watch7, Apple AirPods Max

● Gadgets intelligents : Valve Steam Deck, Oculus Quest 2

● Autres gadgets : enceinte portable Apple HomePod mini, GoPro HERO13

● Codes promo

Participez à la promotion 1xBet ! Ne manque pas ta chance de soutenir ton équipe préférée et d'emporter les gadgets dont tu rêvais !

Créé le 2025-10-10 13:54:15

Congo – Musique : Pierre Moutouari s’en est allé !

Le chanteur Pierre Moutouari est décédé le mercredi 8 octobre 2025 à Ris Orangis en France. L’artiste était âgé de 75 ans. Le Congo perd l’un de ses plus illustres ambassadeurs culturels.

À l’annonce du décès de l’auteur de la célèbre chanson “ Missengue ”, Jean-Pierre Ngombé, opérateur culturel qui entretenait de très bonnes relations à long terme avec l’artiste, a fait part de son grand abattement en ces termes : « Le Congo perd l’un de ses plus grands ambassadeurs culturels.»

« J’ai eu le privilège de connaître Pierre et son frère Côme (Cosmos), que j’avais produit sur scène lors du réveillon du 31 décembre 1991 à l’hôtel Méridien de Brazzaville, au cours d’un événement organisé par TAMARIS. Ce soir-là, aux côtés de Pamelo Mounka, Abby Surya, Mamhy Claudia et Dino Vangu, la musique congolaise rayonnait de toute sa beauté.

Adieu Pierre, merci pour ton héritage », a dit Jean Pierre Ngombé.

Pierre Moutouari, deuxième de la célèbre fratrie Moutouari, avait transformé le micro en instrument de lumière.

Découvert à 18 ans lors d’un concours du ministère de la Culture, il rejoint Sinza Kotoko en 1968, où il impose sa voix chaude et son sens du sebene. Le groupe devient mythique, collectionnant les tubes comme Mahoungou ou Maloukoula et décroche la médaille d’or au Festival panafricain de Tunis en 1973.

En 1975, Pierre Moutouari fonde Les Sossa avant de s’envoler pour Paris, où il collabore avec Jacob Desvarieux et Master Mouana Congo.

De Tout bouge à Missengue, ses chansons enflamment les pistes et traversent les frontières. Revenu au pays dans les années 80, il encadre les jeunes talents, dont sa fille Michaëlle, perpétuant l’héritage familial.

Pierre Moutouari détonne, il est lauréat du trophée Ngomo Africa en 1994 à Kinshasa, en compagnie de Miriam Makeba et Aïcha Koné.

Pierre Moutouari a fini sa vie entre Paris et Pointe-Noire, partagé entre la musique et des actions humanitaires. Deux disques d’or, une carrière brillante, et surtout un héritage immense : celui d’un homme qui fit danser toute une génération.

Pierre Moutouari se définissait en homme du peuple aussi, comme dernière volonté, délègue-t-il l’organisation de ses obsèques à l’État congolais, afin qu’en communion avec ce peuple qu’il a aigayé et fait dansé, il rejoigne sa dernière demeure sur la terre de ses ancêtres.

Adieu Pierre Moutouari !

Adieu l'artiste !

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-09 06:23:32

Khaled el-Enany à la tête de l’Unesco, un échec et une gifle pour la diplomatie congolaise !

Ça y est ! Le Conseil exécutif de l'Unesco a désigné, lundi soir, l'Egyptien Khaled El-Enany à la succession d’Audrey Azoulay avec 55 voix. Il aura la charge de mener pour les quatre prochaines années l'organisation, accusée d'être politisée et secouée par l'annonce du départ des États-Unis. Le Congolais Firmin Edouard Matoko, fort de trente ans de carrière au sein de l’Unesco, a rassemblé 2 voix. Pourtant, de nombreux pays parmi ceux-ci ont rassuré le Congo de leur vote en faveur du candidat Firmin Edouard Matoko. C’est une trahison que le Congo portera longtemps en mémoire.

Cet ancien ministre des Antiquités et du Tourisme (2016-2022), égyptologue de formation âgé de 54 ans, a réuni 55 voix sur 57 lors de ce vote, qui doit désormais être formellement entériné le 6 novembre lors de la réunion de la Conférence générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture à Samarcande (Ouzbékistan). Jamais la Conférence n'est allée à l'encontre d'un choix du Conseil exécutif.

Ce parfait francophone, diplômé d'égyptologie à l'université de Montpellier, deviendra alors le premier directeur général de l'Unesco originaire d'un pays arabe, et le deuxième Africain après le Sénégalais Amadou Mahtar Mbow (1974-1987).

"Je souhaite le meilleur au Dr el-Enany pour accomplir sa noble mission", a réagi le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi dans un communiqué, évoquant une "réussite historique" pour son pays.

Khaled el-Enany prendra officiellement ses fonctions le 14 novembre, succédant à la Française Audrey Azoulay, en poste depuis 2017.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-10-07 09:50:47

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