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Congo – Economie-forestière : Le safoutier a réalisé le taux le plus élevé des ventes de la 9e édition de la Foire aux plants

Le Ministère de l’Economie forestière a organisé du 23 novembre au 19 décembre 2025 à Brazzaville, la 9e édition de la Foire aux plants. Cette Foire aux plants, placée sous la houlette de Madame la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, a été approvisionnée par des horticulteurs de la place. Cette 9e édition a révélé que l’espèce fruitière, le safoutier a réalisé un taux de vente le plus élevé.

Ouverte, le 23 novembre 2025, la 9e édition de la Foire aux plants a éteint ses lampions le 19 décembre dernier, au Jardin des Droits de l’Homme, sur le boulevard Denis Sassou-N’Guesso, situé au Rond-point de la place de la République, à côté de l’Institut Français du Congo, ex-CCF.

En effet, cette 9e édition de la Foire aux plants, qui s’est tenue dans une situation économique particulièrement difficile pour nombre des Congolais, a permis la mise en terre de près de 169 hectares de plants fruitiers, malgré le taux de régression par rapport à l’édition précédente, c’est-à-dire, l'année dernière. Avec un taux de vente de 21,19% réalisé pendant cette 9e édition de la Foire aux plants, l'espèce fruitière, le safoutier occupe une place de choix dans la vie des congolais devant l'avocatier et le manguier. Ce constat émane des statistiques provisoires enregistrées à cette occasion. Cette situation dégradante s'explique par le contexte macro-économique et surtout et certainement de la délocalisation du site habituel de Brazzaville. Cela a dû désorienter les éventuels visiteurs et/ou acheteurs.

« Face aux statistiques provisoires, enregistrées pour cette édition, Madame Rosalie Matondo a ainsi exhorté les horticulteurs à plus de volonté à la participation. « Nous vous demandons et attendons que vous puissiez améliorer la qualité des plants pour fidéliser effectivement les acheteurs. Comme vous avez pris l'engagement de le faire, je compte sur vous pour qu'à partir d'aujourd'hui, nous puissions travailler pour cela, notamment sur l'amélioration et la prestation de vos produits », a formulé la ministre de l'Economie forestière.

Par ailleurs, Rosalie Matondo a « annoncé la tenue avec faste de la 10e édition de la Foire aux plants et la grande Foire agricole du Congo, qui aura lieu du 5 au 15 février 2026 prochain à Bambou Mingali dans le district d'Ignié où mon collègue du Ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l’Elevage, nous a aménagé et réservé tout un espace pour l’exposition », a-t-elle rassuré aux horticulteurs participants.

En outre, Madame la ministre Rosalie Matondo, lors de la cérémonie de clôture de la Foire aux plants, a remis des attestations à un échantillon d’horticulteurs ayant participé à cette 9e édition de la Foire.

Soulignons que recette provisoire de cette 9e édition s'élève à un montant de 27.850.100 F.CFA, enregistrant ainsi une baisse de 47,96% par rapport à l'édition précédente où le chiffre d'affaires avait atteint la somme de 53.532.300 F.CFA.

A noter que la Foire aux plants est un événement annuel majeur au Congo. Elle est organisée le Ministère de l'Économie forestière pour : promouvoir la production locale de plants forestiers, fruitiers et ornementaux ; encourager le reboisement dans le cadre de la Journée Nationale de l'Arbre (le 6 novembre) et dynamiser l'économie verte, réunissant pépiniéristes et grand public à Brazzaville et dans d'autres villes. C'est une plateforme de sensibilisation écologique, de découverte de nouvelles espèces et de techniques horticoles, alignée avec les engagements climatiques du pays. 

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-21 16:52:10

Congo - La Quinzaine du Gouvernement : Anatole Collinet Makosso a été face à la presse nationale et internationale pour décortiquer l’ouvrage « En toute transparence : 2021-2026, le bilan du quinquennat », préfacé par Denis Sassou-N’Gguesso

La dernière Quinzaine a eu un invité exceptionnel, en l’occurrence le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso, qui était face à la presse, ce samedi 20 décembre 2025 à l’hôtel Hilton, Tours Jumelles. En présence de quelques membres du gouvernement, des Conseillers à la Présidence et à la Primature, des Hauts Conseillers et des cadres de différents Ministères. L’occasion était toute indiquée pour échanger sur l’action gouvernementale, notamment, en faisant une lecture en diagonale et critique sur ledit ouvrage, axé sur le bilan du quinquennat finissant du gouvernement de la République, à travers le projet de société de Denis Sassou-N’Guesso : ’’Ensemble, poursuivons la marche’’, mis en œuvre et en application par le chef de son gouvernement, Anatole Collinet Makosso.

En effet, dès l’entame de cette Quinzaine, le ministre de la Communication des Médias, Porte-parole du Gouvernement, Monsieur Thierry Lézin Moungalla, a fait observer une minute de silence, en mémoire des confrères de la presse, qui viennent de nous quitter (Loïce Mbou, technicien à Radio-Congo et Mesmin Ambouma, journaliste et chroniqueur-sportif à Télé-Congo).

Cette rencontre avec les hommes et femmes de médias a porté essentiellement sur le contenu de l’ouvrage, qui du reste, est un acte de redevabilité à travers lequel le chef de l’Etat rend compte au peuple congolais. « Comme j’ai promis, c’est en toute transparence que je lui rends compte de la manière dont, avec le gouvernement et l’ensemble des corps constitués nationaux, investis du pouvoir que je tiens du peuple et à eux délégués, nous avons relevé les défis qui se sont dressés devant nous pour garder le cap et dessiner les contours du contrat pour le futur de notre pays », a écrit Denis Sassou-N’Guesso, préfaçant ledit ouvrage.

Répondant aux questions et préoccupations divergentes sur le contenu dz l’ouvrage, Anatole Collinet Makosso a indiqué puis fixé la presse par une formule simple, « la réponse est dans l’ouvrage », une façon à lui de renvoyer les uns et les autres, à la lecture de cet ouvrage intitulé ’’ En toute transparence : 2021-2026, le bilan du quinquennat’’ et les 15 fiches de lecture illustrées et ses 15 graphiques.

A propos du social, le Premier Ministre a rassuré que « des efforts sont fait au jour le jour, pour les souffrances des concitoyens. Il a rappelé la situation des retraités et, notamment celle des enseignants de l’Université, qui sont toujours restés en grève, bien que, le deuxième mois de salaire a été programmé puis payé ».

« Dans le secteur de l’électricité, par exemple, le pays ambitionne d’atteindre une capacité de 1.500 MW, d’ici à 2030, grâce notamment au pacte national énergétique. Entre 2021 et 2025, le taux d’accès à l’électricité est passé de 49% à 59%, soit 75% en milieu urbain, et 25% en milieu rural », a évoqué le Premier Ministre.

« Cependant, le chômage des jeunes, chiffré à 19% connait néanmoins une baisse considérable et remarquable, le taux global également, est autour de 40%. Sur le réseau routier, 30 km de route sont en construction et reconstruction, entre Pointe-Noire et Brazzaville », a avoué Anatole Collinet Makosso.

Aussi, faisant une projection sur l’avenir, le Premier Ministre s’est-il appesanti sur les propos du préfacier, qui « évoque la nécessité de poursuivre la marche moyennant ’’Un pacte pour le futur du Congo’’ qui, en s’appuyant sur les réalisations de ce quinquennat, doit permettre aux générations qui se succéderont d’atteindre les cimes de l’émergence et du développement durable. Ce livre ne marque pas une fin, mais le début d’une nouvelle étape. Il ne présente pas seulement un bilan, mais une trajectoire », a ainsi démontré le chef du gouvernement, concluant ses propos.

En somme, au cours de cette Quinzaine, la toute dernière de la dernière année du mandat du Président Denis Sassou-N’Guesso qui, assurément va briguer un autre mandat à la Présidentielle de mars 2026 - dans quelques trois (3) mois des échéances – a eu la particularité d’avoir un invité exceptionnel, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso, qui a eu l’insigne honneur de présenter et de débattre sur le livre. Un ouvrage bilanciel pour analyser et apprécier les politiques publiques mises en œuvres durant le quinquennat finissant.

« Comme on le voit, le quinquennat qui s’achève a été celui de tous les défis relevés, grâce à la résilience, à la persévérance, à l’expérience et à la détermination d’un homme dont la vision est, aujourd’hui comme hier, indispensable pour conduire les Congolais sur le chemin du développement, durable et inclusif. Dans un monde fracturé, dans un environnement instable, face aux tempêtes toujours menaçantes, le navire Congo a plus que jamais besoin de Denis Sassou-N’Guesso à la barre », ainsi s’achève l’ouvrage.

« En toute transparence, 2021-2025 : Le bilan du quinquennat » est un ouvrage réalisé par Focus Médias, réalisé par Bona en novembre 2025 à Turin en Italie. Il compte 153 pages.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-21 16:36:45

Congo – Médias : Peggy Hossié s’en est allée, une étoile a rejoint le firmament

La nouvelle est tombée dans la soirée du samedi 20 décembre. Peggy Hossié, journaliste, est décédée en France, de suite d’un accident vasculaire cérébral. En l’espace de 48 heures, la presse congolaise perd deux de ses membres émérites. Peggy Hossié s’est allée deux jours après le décès du journaliste sportif congolais Mesmin Ombouma, le 18 décembre à Paris.

La presse congolaise est en deuil, le monde des médias pleure Peggy Hossié. Sa voix s’est tue, une lumière s’est éteinte. Peggy Ponio Hossié est décédée ce samedi 20 décembre 2025 en France, des suites d’un AVC.

Journaliste, communicante, femme de culture et de conviction, elle laisse derrière elle un héritage professionnel immense et une profonde émotion nationale.

De Télé Congo à Brazzaville, où elle fit ses premiers pas comme téléspeakerine, à Télé Pointe-Noire, où elle marqua les esprits avec l’émission Forum des Stars aux côtés de Sidney Mahoungou, Peggy Ponio Hossié a incarné une génération de femmes de médias audacieuses, élégantes et engagées.

À Paris, elle a poursuivit son combat pour l’image du Congo et de l’Afrique, produisant des émissions dédiées à l’actualité et à la culture du Bassin du Congo, tout en s’imposant comme consultante en communication et experte en stratégie digitale, respectée pour son professionnalisme et sa rigueur.

En 2023, Peggy Hossié dévoila un autre de ses talents qu’elle exprimait si peu et fit la fierté de toute une Nation en officiant comme maîtresse de cérémonie de la 11ᵉ édition du FESPAM à Brazzaville, rappelant à tous que, même loin, son cœur battait pour le Congo.

Elle était arrivée comme téléspeakerine à la Télévision congolaise au milieu des année années 1990. Sa soif d’exceller dans son domaine l’avait conduit à l’évènementiel, aussi s’était-elle consacrée à la présentation des grands évènements, un domaine dans lequel elle s’est imposée comme une professionnelle affirmée.

La disparition de Peggy ravive une douleur encore lancinante pour la Presse congolaise, non encore remise de la stupeur causée par le décès du journaliste sportif congolais Mesmin Ombouma, le 18 décembre à Paris.

Deux décès en une semaine, c’est la famille journalistique congolaise qui est décapitée.

De leurs vies brèves et pleines d’éclats, telles des étoiles filantes, des météores, Peggy et Mesmin auront tracé leur sillon professionnel par la plume et le micro, avec cette abnégation qui crée une référence et élève la beauté du devoir aux cimes de l’excellence.

C’est le propre des météores. Leur passage est bref mais leur éclat est éternel.

Pour la Presse congolaise, pour les congolais, les noms Peggy Hossié et Mesmin Ombouma s’inscrivent en lettres d’éternité dans la mémoire collective.

Adieu Peggy,

Adieu Mesmin,

Adieu chers confrères

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-21 07:10:38

Antoine Ngonda l’émissaire du Président de la RDC a fait l’état des lieux des accords signés aux USA entre Kinshasa et Kigali

Le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu en audience, ce samedi 20 décembre 2025 à sa résidence du plateau, M. Antoine Ngonda, émissaire du Président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Les grands dossiers de coopération entre le Congo et la RDC, tels sont les sujets au menu de l’entretien entre le numéro un congolais et l’émissaire du Président de la RDC.

Antoine Ngonda est venu faire l’état des lieux des accords signés à Washington entre la RDC et le Rwanda sous l’égide des USA au Président Denis Sassou-N’Guesso.

Les accords RDC-Rwanda, signés sous l'égide des États-Unis en décembre 2025 à Washington, visent à mettre fin au conflit dans l'Est de la RDC avec un cessez-le-feu, le désarmement des groupes armés (notamment le M23 et les FDLR), le retrait progressif des troupes rwandaises, et un cadre d'intégration économique régional, incluant des partenariats avec les USA sur les minerais stratégiques, malgré des combats persistants sur le terrain.

Le Président américain, Donald Trump a parlé d'un « grand miracle », tandis que les Présidents congolais et rwandais ont eu un ton plus prudent. Ils n'ont échangé aucune poignée de mains.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2025-12-20 17:52:18

La CAN se jouera tous les quatre ans à partir de 2028 depuis sa première édition en 1957 au Soudan (la CAF)

La Confédération africaine de football (CAF) a donné une information très importante, samedi 20 décembre 2025 à Rabat, à la veille du premier match de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) au Maroc. La CAN ne se jouera bientôt plus tous les deux ans, mais tous les quatre ans.

Le président de la CAF, Patrice Motsepe a enfin dévoilé une autre nouveauté pour le football africain. À partir de 2028, une Ligue des nations d'Afrique va voir le jour, sur le même modèle que la Ligue des nations d'Europe, créée en 2018.

« Nous voulons garantir une meilleure synchronisation du calendrier international (...) afin que les meilleurs joueurs africains puissent, chaque année, être en Afrique pendant la fenêtre internationale, dans le cadre de cette nouvelle compétition, la Ligue des Nations africaine », a déclaré Patrice Mostepe.

Depuis sa première édition en 1957 au Soudan, la compétition continentale se jouait, sauf rare exception, tous les deux ans.

Une époque qui sera très prochainement révolue.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-12-20 17:30:03

France – Congo : Les élèves officiers congolais de l’Académie militaire de la gendarmerie nationale de Melun ont reçu leur sabre

La cérémonie de remise des sabres aux élèves de la 132e promotion de l'Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN) a eu lieu dans la cour d’honneur de l’Académie à Melun, le vendredi 19 décembre 2025. Ce moment solennel qui marque le passage à l'état d'officier de gendarmerie s’est voulu à la fois magique et émouvant. Des élèves officiers congolais y ont pris part.

Présidée par Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, en présence du Préfet de Seine-et-Marne, de parlementaires, du maire de la ville de Melun, du général d'armée Hubert Bonneau, Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), du général de division Frantz Tavart, commandant de l'AMGN, et de hautes autorités militaires, cette cérémonie marque l'entrée de cette promotion dans le corps des officiers.

Sur la place d'armes, les élèves ont été adoubés par leurs parrains de la 131e promotion, qui leur ont remis le sabre, symbole du commandement et des valeurs de courage, d'exemplarité et d'abnégation, qu'ils doivent incarner.

Parmi les élèves officiers de la promotion adoubée, le groupe d’élèves officiers congolais a été bien représenté, en ce qu’elle fait la fierté nationale. Tout au long de sa formation, il s’est distingué par son Intégrité qui s’est traduit par l’honnêteté, l’éthique et le respect des valeurs.

Les congolais ont de tout temps traduit le sens de la discipline en se montrant rigoureux et respectueux des règles et organisés. Solidaires, ils ont témoigné du sens du service par leur engagement, leur dévouement ainsi que leur prédisposition à aider les autres.

Résilients, les congolais ont puisé dans leur capacité à gérer le stress, confortant leur adaptabilité. Cela a été favorisé par l’esprit d'équipe qui a témoigné d’une grande collaboration, la solidarité mais aussi le sens de la communication. Leur esprit d’ouverture a permis un apprentissage des plus aisé, favorisé par cette capacité de s'adapter et de comprendre aisément.

Enfin, leur constitution Physique et mentale solides ont garanti leur endurance, gage d’une bonne santé et d’un équilibre structurel.

Dire que le groupe d’élèves officiers congolais, a porté bien haut le drapeau national, en cochant avec maestria les cases qui traduisent les valeurs cardinales qui définissent l'Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN), le courage, l'exemplarité et l'abnégation.

Parents, ou amis ayant reçu le carton d’invitation étaient là pour soutenir les élèves officier et participer à ce moment solennel.

Comme tous les ans, Justin Denga Parrain de fait des élèves officiers de gendarmerie, de promotion en promotion était présent à la cérémonie de remise de sabre, avec une pensée pour son épouse Mireille Eurydice Mampouya, décédée en avril 2025.

Mireille Mampouya, une dame de cœur que tous les stagiaires congolais de passage à Melun adoptaient comme marraine et qu’ils appelaient affectueusement par « Mère Mireille ». Dire que les clichés étaient marquées de sa présence invisible, celle de l’éclat éternel de sa générosité, son sens de l’amitié dont on oublie pas les bienfaits.

La remise de sabre est une tradition importante pour les élèves officiers gendarmes.

Elle symbolise :

- L'entrée dans la carrière d'officier : le sabre représente l'autorité et la responsabilité.

- L'engagement au service de la loi : les gendarmes jurent de défendre la loi et protéger les citoyens.

- La transmission des valeurs : la remise de sabre marque la transmission des valeurs de la gendarmerie (honneur, devoir, loyauté...).

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-20 14:53:42

Infrastructure routière dégradée dans le Niari : Le danger est permanent

Le Congo-Brazzaville souffre d’un problème récurrent, celui de la dégradation de l’infrastructure routière. Dans le département du Niari (sud) plus précisément, des routes sont quasiment impraticables, provoquant des accidents.

Sur l’axe Mossendjo-Mbinda, pour s’y rendre, il faut de l’endurance, tellement la route est cabossée.

Emprunter cette voie relève d’une véritable aventure pour certains automobilistes qui ne sont pas au bout de leurs peines.

La situation est pire en période de pluies.

A hauteur du passage à niveau du village Nzima, les sociétés Ulsan Mining et Asia Congo Industries qui exercent dans la zone se montrent presque insensibles à la misère des populations.

Les routes impraticables nécessitent des aménagements. Au cas contraire, cela risque de mettre la vie des usagers en danger. 

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-20 14:05:57

Congo – Musique : Retour annoncé de l’artiste Sugar Daddy Systématique avec un nouveau single, ’’Taxi Moto’’

L’artiste-musicien congolais Sugar Daddy Systématique a animé, un point de presse, le 17 décembre 2025 à Brazzaville, au cours duquel, il a annoncé la parution imminente de son single intitulé « Taxi Moto ». Avec son projet renaissance, il parque un nouveau départ et affirme son grand retour sur le plan phonographique. Ce qui favorise sa volonté de revenir puis demeurer constant et permanent, de façon durable et efficace sur la scène musicale nationale et internationale.

Ley de Mamad’u ou Sugar Daddy Systématique, de son vrai nom à l’Etat-civil, Serge Alain Victoire Tabou, est un artiste-musicien, auteur-compositeur, interprète, chanteur et chorégraphe congolais hors pair, pour qui la musique n’est ni une mode ni une circonstance, mais une mission. Sa musique est un mélange de la Rumba moderne et des sonorités urbaines. Il porte en lui, un instinct artistique profond, forgé très tôt, dès les années 70.

Très jeune, Ley de Mamad’u fonde le Ballet Diablo en 1972. Dès lors, il traverse des ensembles musicaux formations emblématiques de la place de Brazzaville. On se souviendra des orchestres jeune : Les Jeunes Talents, Le Volcan, Ngongui Fifi, Djouwela Polé-Polé et Zimbabwe, avant de se promouvoir sur la scène africaine. Révélé au grand public en 1990 avec le titre « Petite Giani », Ley de Mamad’u ne cessera à partir de ce moment, d’élargir son territoire musical.

Il fonde le groupe Wakassa au Bénin, collabore avec des figures majeures de notre patrimoine musical tel que Aurlus Mabélé, Papa Wemba, Défao, Reddy Amissi et sillonne l’Afrique à travers festivals et tournées. Artiste complet, Ley de Mamad’u est aussi un chercheur de rythmes, un passeur de cultures, maîtrisant plusieurs langues — français, lingala, kituba, sango —  tout en puisant son inspiration dans les réalités sociales, la rue, le peuple.

Après « La Paix », Ley de Mamad’u, aujourd’hui appelé Sugar Daddy revient avec « Taxi-Moto ». Pour avoir vécu à Cotonou, où la moto est reine, le lien est évident : du Zémidjan béninois au taxi-moto de chez nous, le pont est tout trouvé. Même rue, même énergie, même réalité… mise en musique. Avec « Taxi-Moto », Sugar Daddy Systématique mêle la rumba congolaise à une animation joyeuse, tout en parlant vrai. Il rend hommage à ces conducteurs de motos qui font battre le cœur de nos villes. Ce titre est extrait d’un album de sept morceaux, entièrement produit par l’artiste lui-même, dont chaque titre sera révélé progressivement — preuve d’une démarche maîtrisée, indépendante et profondément assumée.

« À titre personnel, j’ai croisé Ley de Mamad’u il y a de nombreuses années, sur les chemins du Fespam. Depuis, nos trajectoires se sont croisées, parfois éloignées, parfois rapprochées, au gré des engagements culturels et des débats d’idées. Mais une chose n’a jamais varié : le respect, le dialogue et le lien. Car au fond, n’est-ce pas cela, l’art ? Un espace où l’on peut diverger sans se renier, une culture faite de vertus, une musique porteuse de valeurs, des vraies valeurs culturelles et ancestrales », a témoigné Eddy Fleury Ngombé, grand mécène et homme de Culture, Président de Culture Congo Avenir, président de l'union des Producteurs de Musique du Congo.

A noter que le single « Taxi Moto » constitue, un retour, une continuité, une fidélité à l’art, l’Art musical.

Le nouveau single de Sugar Daddy Systématique qui porte le titre de : « Taxi-Moto » est cette bombe lyrique qui précède les sept (7) titres qui va composé son futur Maxi single du projet Renaissance. Le single est désormais disponible sur les plateformes d’écoute et de téléchargement puis déjà en promo sur les différentes chaînes de Radio de la place.

VALDA SAINT-VAL & EDDY FLEURY NGOMBÉ/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-20 06:45:13

Construction du nouveau siège social de la Banque Congolaise de l’Habitat (BCH) : Denis Sassou-N’Guesso pose la première pierre

La première pierre du futur immeuble devant abriter le nouveau siège social de la Banque Congolaise de l’Habitat (BCH) à Brazzaville, un immeuble de type R+7, a été symboliquement posée, ce vendredi 19 décembre 2025, par le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso.

L’architecture du nouveau siège de la Banque Congolaise de l’Habitat (BCH) traduit une expression de rigueur et de modernité, symbole d’une institution forte en plein essor.

Elle a été étudiée de manière à offrir des conditions de travail confortable au personnel par le respect des normes environnementales et de manière à s’insérer de façon harmonieuse dans les paysages de la ville de Brazzaville.

Il s’agit d’un édifice dont l’allure, la décoration et la noblesse des matériaux qui sont utilisés, inspirent, à la fois le respect, la sécurité et la beauté afin de refléter, au mieux, l’image du siège social d’un organe important de notre communauté.

Ce bâtiment de type R+7 va abriter 186 postes de travail, 6 salles de réunion de 12 place chacune, une salle polyvalente de 100 places ainsi qu’un Data Center. Des espaces vont être dédiées aux services des agences, aux clients VIP et gros déposants, marquant le souhait de la banque d’améliorer les conditions de travail et d’accueil.

Le siège est construit par l’entreprise MAC construction sous le contrôle de l’International Bulding Service pour une durée de 24 mois.

Avec un capital de plus de 30 milliards de FCFA, la Banque Congolaise de l’Habitat est une banque universelle qui a pour vocation le financement des logements.

• Les projets de construction de logements destinés à l'usage d'habitation,

• Les projets de viabilisation de terrains sur lesquels seront édifiés des lots destinés à l'usage d'habitation,

• L'acquisition de parcelles de terrain à vocation d'habitation sur lesquelles seront édifiés des logements ou des lots de terrain destinés à l'usage d'habitation.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-12-19 18:08:46

Dilemme du Prisonnier : Quel futur économique pour l’Afrique et l’Occident ? (Par Charles Abel Kombo)

Dans un monde globalisé, les nations sont confrontées à un choix stratégique : privilégier leurs intérêts immédiats ou investir dans une coopération durable au service d’un gain collectif. Ce dilemme, bien connu en théorie des jeux sous le nom de dilemme du prisonnier, éclaire de manière saisissante les relations économiques entre pays occidentaux et africains.

France et Congo : miroirs du dilemme

La France, forte de ses institutions et de son tissu industriel, doit composer avec une dette structurelle qui pèse sur sa croissance. Le Congo-Brazzaville, riche en ressources naturelles, reste largement dépendant de la rente pétrolière. Dans les deux cas, l’avenir économique repose moins sur la richesse immédiate que sur la capacité à coopérer avec soi-même, ses citoyens et ses partenaires internationaux plutôt que de céder à l’immobilisme.

La coopération, moteur de prospérité

Investir dans la coopération est plus qu’une option : c’est une nécessité pour bâtir un avenir durable. Partager connaissances, technologies et ressources permet de créer des synergies et d’atteindre des objectifs communs. Cela exige vision et courage politique, mais c’est le prix de la compétitivité et de la stabilité économique.

L’immobilisme, un luxe dangereux

À l’inverse, le refus de coopérer expose les nations à la marginalisation et à la perte de compétitivité. Les pays qui persistent dans l’immobilisme risquent de voir leurs structures économiques s’éroder, alors que le monde évolue vers des modèles plus interconnectés et résilients.

Somme toute, le dilemme du prisonnier est, en fin de compte, un choix existentiel pour les États : s’isoler ou investir dans l’avenir collectif. Pour l’Afrique comme pour l’Occident, le message est clair : coopération et développement durable ne sont pas de simples options, mais les piliers d’une prospérité partagée et durable.

Charles Abel Kombo Économiste et Observateur des politiques publiques

Créé le 2025-12-19 16:48:35

France – Palais de l’Élysée : De la vaisselle en porcelaine volée au cœur même du pouvoir

L'ex-argentier de l'Élysée a été placé en garde à vue, ainsi que deux autres hommes, dans le cadre d'une enquête pour un vol d'ampleur au sein du palais présidentiel. Pendant deux ans, il aurait volé pour plusieurs milliers d'euros de porcelaine, classée au patrimoine.

Trois hommes comparaissaient jeudi 18 décembre devant le tribunal correctionnel de Paris, pour une affaire rocambolesque.

Pendant près de deux ans, la vaisselle en porcelaine de l'Élysée, classée au patrimoine historique, disparaissait discrètement, sans que personne ne s'en rende compte. Mais les apprentis malfrats et collectionneurs ont fini par être trop gourmands et les services de sécurité du palais présidentiel ont fini par s'en rendre compte et donner l'alerte.

La valeur des tasses, soucoupes et assiettes précieuses dérobées s'élève à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

L'argentier, qui était en charge de dresser les tables en cas de réception et de gérer les stocks, aurait agi avec la complicité de son compagnon, antiquaire, et d'un collectionneur basé à Versailles, fan de porcelaine.

Des centaines de pièces ont été sorties de l'Élysée et une partie du larcin a pu être retrouvée chez le collectionneur, un homme âgé d'une trentaine d'années, interpellé mardi 16 décembre, tout comme les deux autres individus impliqués dans les vols.

Élément cocasse dans cette affaire : le collectionneur versaillais était un employé du musée du Louvre ! Sans aucun lien, toutefois, de près ou de loin, avec le braquage survenu au mois d'octobre dernier. Il a tout de même été interdit de continuer à travailler dans l'enceinte de l'établissement.

L'affaire ayant été renvoyée, il faudra attendre février 2026 pour connaître le verdict.

En attendant, les trois hommes sont placés sous contrôle judiciaire.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-19 12:29:37

France : Le corps d’un homme de type africain amputé d’une main, retrouvé dans la Seine à Paris

Le corps d'un homme de type africain a été découvert dans la Seine à hauteur de Paris. Le cadavre amputé d’une main aurait séjourné longtemps dans l’eau. Une enquête a été ouverte.

Une enquête a été ouverte après la découverte du corps d'un homme, amputé d'une main et présentant deux marques sur le thorax, mercredi dans la Seine.

Un groupe témoin a aperçu ce corps peu après 14 heures, à hauteur du Pont Neuf, dans le 5ème arrondissement de Paris.

Le corps dérivait vers eux et ils n’ont pas eu de mal à le bloquer avec leurs tiges en attendant l’arrivée des plongeurs.

La brigade fluviale a rapidement repêché le corps sans vie. Le Smur, Service mobile d'urgence et de réanimation ainsi que les sapeurs-pompiers ont constaté que la victime est un homme de type africain, vêtu uniquement d'un caleçon au moment de sa découverte.

Un officier de police judiciaire s'est rendu sur place.

L'origine des "traces suspectes" constatées sur le corps reste à déterminer, selon la police, car ces dernières peuvent avoir été causées par d'éventuels chocs liés à son immersion.

Le cadavre aurait séjourné environ trois semaines dans l'eau, précise la police.

Le corps de la victime a ensuite été transporté à l'Institut médico-légal de Paris et une autopsie a été demandée par le magistrat de permanence.

Le parquet indique qu'une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte. Elle a été confiée aux commissariats des 5e et 6e arrondissements.

Cette découverte fait suite à celles d’août dernier, où quatre corps avaient été retrouvés dans la Seine, cette fois dans le Val-de-Marne, à hauteur de Choisy-le-Roi. Un habitant de Créteil, un de Choisy-le-Roi et deux personnes sans domicile fixe faisaient partie des victimes.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-19 11:51:55

Le célèbre journaliste congolais Jean-Claude Kakou n’est pas mort !

« Jean-Claude Kakou est mort en France !» La nouvelle a parcouru le net et fait chauffer les téléphones jeudi, au point que beaucoup se la sont relayée via whatsApp, affirmant mordicus la détenir de source sûre. Pourtant, un « fake news ». Le célèbre journaliste qui a fait les beaux jours de Télé Congo, se porte bien, en dépit de nouvelles alarmistes qui courent à son sujet sur la toile.

Encore une farce dont le net a désormais le secret. Tout porte à se demander, pourquoi précipiter la mort, même virtuelle, de JCK ?

Alors, que les charlatans ou snipers du net retiennent qu’il est bien vivant !

Jean-Claude Kakou (71 ans) est une figure emblématique de l'audiovisuel en République du Congo depuis les années 1980.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille, il s'est fait connaître comme présentateur vedette du journal télévisé de Télé Congo.

Réputé pour son professionnalisme, sa diction soignée et son style élégant, il a marqué plusieurs générations de téléspectateurs congolais.

Tout au long de sa carrière, il a également exercé des fonctions de consultant en communication au sein de l’administration congolaise.

Son parcours, à la fois journalistique et institutionnel, reflète les mutations du paysage médiatique congolais sous différents régimes politiques.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-12-19 09:50:26

Cela fait quatre semaines que les portes des 11 établissements que compte l’université Marien Ngouabi sont closes

Au Congo-Brazzaville, les enseignants de l’université Marien Ngouabi ont entamé une grève depuis le 17 novembre dernier.

Ils demandent le paiement de cinq mois d’arriérés de salaires.

Un mois après, le mouvement se poursuit et se durcit. Des négociations ont été entamées avec le gouvernement.

Les grévistes se plaignent du mutisme des décideurs. De quoi paralyser l’université Marien Ngouabi de Brazzaville.

Du côté des étudiants, les notions accumulées disparaissent petit à petit.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-12-19 08:33:58

Congo – Quinzaine du gouvernement : En conviant le Premier Ministre Anatole Collinet Makosso à l’exercice, Thierry Lezin Moungalla offre le ‘’Nec plus ultra’’ aux journalistes

La quinzaine du gouvernement aura lieu le samedi 20 décembre 2025 aux ‘’Tours Jumelles’’. Pour ce dernier face-face entre le ministre de la Communication et des Médias avec la Presse, la Premier Ministre Chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso sera l’invité exceptionnel.

La quinzaine du gouvernement est un exercice de communication directe entre l’Exécutif et l’opinion publique représentée par les professionnels de l’Information.

Le ministre de la Communication et des médias, porte-parole du gouvernement Thierry Lezin Moungalla y aborde des sujets divers en rapport avec l’action gouvernementale. Il peut le cas échéant apporter des grilles de lecture, une clarification sur des sujets diversement interprétés, réaffirmer des contenus ou même en démentir.

En somme le ministre défend et explique les politiques du gouvernement en apportant au grand public l’information officielle sur les décisions, les politiques et les actions du gouvernement. C’est cela même l’immixtion dans son rôle de communiquant qui sied avec l’un des intitulés de son ministère : ‘’Communication’’.

Les puritains en sciences politiques rappellent que cette branche œuvre à faire passer des messages en expliquant les idées, les projets et les décisions aux citoyens, à convaincre et à mobiliser, même si cela se décline en filigrane, à gérer l’image du gouvernement, bien-sûr en montrant une image positive,- il va de soi- enfin, en informant et en dialoguant. Pour tout dire, échanger avec les citoyens, en répondant aux questions et en étant transparent.

En conviant le Premier ministre à la quinzaine du gouvernement du samedi 20 décembre, la dernière de l’année, mais qui plus est, intervient après le message de Président de la République sur l’état de la Nation, il sera ici question d’un véritable « service après-vente », diraient les publicitaires. Une explication de texte…

Anatole Collinet Makosso aura aussi à cœur de décliner la rétrospective 2025 ainsi que la perspective 2026, à travers une question somme-toute basique que les journalistes présents ne manqueront pas de lui poser.

En matière de casting pour cet exercice qui déjà a intégré les mœurs communicationnelles de la presse congolaise ainsi celles des congolais, dire que pour cette fin d’année et surtout pour l’année qui commence, Thierry Lezin Moungalla aura servi aux congolais le nec plus ultra, quand on sait que le Premier ministre est chef du gouvernement.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-18 13:26:35

Joyeux Noël à tous nos lecteurs !

Joyeux Noël à tous nos lecteurs ! Que la magie de cette fête illumine vos foyers et vos cœurs, vous apportant paix, joie et bonheur partagé en famille et entre amis.

Nous vous remercions pour votre fidélité et vous souhaitons une nouvelle année remplie de douceur et de prospérité.

La Rédaction

Créé le 2025-12-18 07:20:51

Congo – Artisanat : Le marché de noël est officiellement ouvert pour la seconde fois consécutive

Jacqueline Lydia Mikolo, ministre des Petites et Moyennes Entreprises a procédé le 17 décembre 2025 à Brazzaville, à la cérémonie officielle de lancement ou de l’ouverture de la 2e édition du Marché de Noël. A l’initiative de l’Agence Nationale de l’Artisanat (ANA), le marché qui s’ouvre à quelques jours de noël constitue une réelle opportunité pour les entrepreneurs, artisans et créateurs, de tester les nouveaux produits, afin de l’élargissement de la clientèle et de renforcer leur visibilité.

La cérémonie de lancement puis d’ouverture de la deuxième édition du marché de noël s’est faite, en présence de quelques membres du gouvernement, de la directrice générale de l’ANA, de Madame l’administrateur-maire de Moungali, Sylvia Makosso Ngakabi, du député de Poto-poto 2, Patrick Féréol Ngassakys, des présidents de l’Unoc et de la chambre de commerce et de l’industrie, du Secrétaire exécutif du Conseil consultatif de la Jeunesse, des ambassadeurs accrédités au Congo et des artisans du Congo et ceux venus d’autres pays frères. Ce marché de noël se tient du 17 au 30 décembre 2025, dans l’enceinte de l’Agence Nationale de l’Artisanat, sous le thème : ’’Faites de l’artisanat, l’artisan en fête’’, avec pour leitmotiv, valoriser, structurer et promouvoir l’artisanat congolais.

Pour cette édition, la seconde du genre, il est question de lancer un appel à tous les citoyens, afin de faire découvrir l’excellence et la diversité des produits locaux, partant du textile, aux divers objets de décoration, des bijoux, la maroquinerie, la sculpture en bois d’ébène et bois kambala, des céramique et la transformation de fruits en jus naturel bio, sans oublier l’art culinaire. Ce qui va sans dire que, chaque stand constitue ici, le fruit d’un travail minutieux teinté d’une passion inébranlable », a déclaré la directrice de l’ANA, Mireille Opa Elion.

Aussi, a-t-elle souhaité que, « ce marché soit véritablement un lieu de rencontres conviviales, un espace où est célébré la créativité et, où les échanges commerciaux se font dans une bonne ambiance. C’est donc une opportunité pour tout exposant, de mettre en valeur les nouveaux produits, une possibilité d’agrandir la clientèle et de renforcer la visibilité de leurs produits (Made in Congo) », a-t-elle évoqué.

Selon Jacqueline Lydia Mikolo, il sied de de signaler que « cette 2e édition se singularise par une évolution notoire par rapport à la précédente, celle de la première édition. En terme d’exposants et de visiteurs. Cette année, nous avons au total, 142 exposants et coopératives, contre 84 en 2024 où nous avions 4277 visiteurs. Pendant cette édition, nous attendons 8.000 visiteurs. Et, nous espérons que le chiffre d’affaire de cette année dépassera celui de l’année écoulée. Comme vous pouvez le constater, le marché de noël n’est pas seulement un cadre festif ou mercantile, il est aussi une vitrine de notre économie locale et un levier essentiel pour stimuler la consommation des produits de chez nous », estime-t-elle.

La ministre des PME a, en outre rassurer les exposants sur l’éventualité d’une labélisation de leurs produits, surtout avec l’entrée imminente de la ZLECAF (Zone de Libre-Echange et Continentale Africaine).

« N’oubliez pas que, acheter les produits locaux est un acte de patriotisme économique. C'est aussi soutenir un artisan, une famille, un atelier ou tout simplement un rêve d'artisan ou d'une entreprise artisanale. C'est contribuer directement à la croissance et à la diversification économique. Chaque année, vous faites un pas en avant en matière de qualité, de quantité et surtout nous allons bientôt ensemble travailler de plus en plus sur la labellisation de vos produits.

Le ministère des petites et moyennes entreprises et de l'artisanat œuvre et œuvrera au quotidien à votre promotion et à votre encadrement à travers l'agence nationale de l'artisanat », a rassuré Madame la ministre.

« Aujourd'hui nous voyons le résultat concret de cette accompagnement dans le niveau et la diversité des produits qui sont présentés sur ces stands. Mais 2026 c'est des horizons nouveaux qui s'ouvrent à nous.

C'est Noël et le gouvernement n'est pas en reste. Il a aussi ses cadeaux pour les artisans. L'année 2026 connaîtra l'arrivée de la carte d'artisan numérisé et infalsifiable qui sera associée à l'assurance maladie et à la sécurité sociale », a-t-elle ajouté.

« Nous travaillons avec l'appui de monsieur le ministre des postes et télécommunications et l'économique numérique à matérialiser la galerie virtuelle pour la vente des produits artisanaux au niveau national et au niveau international. Vous connaissez le site qui nous a été offert pour le village artisanal. Nous espérons qu'au mois de mars de l'année 2026 avec l'appui de madame la ministre de l'économie forestière nous pourrons finaliser et nos différents partenaires dont certains sont présents nous pourrons finaliser ce village artisanal. Ce n'est pas tout, les surprises sont nombreuses mais nous aurons l'année 2026 pour vous les découvrir », a promis Madame Mikolo.

Félicitant toutes celles et tous ceux, qui ont œuvré à la réussite de cet événement, spécialement l'Agence Nationale de l'Artisanat, la ministre a remercié sa directrice générale. « C'est aussi ici le lieu d'exhorter tous les exposants à intensifier leur production pour satisfaire les besoins de plus en plus exigeants d'un marché qui s'ouvre à la concurrence et à une compétition loyale. A tous les visiteurs de cet endroit magique je souhaite de faire de belles découvertes, de trouver les cadeaux parfaits pour vos proches et de passer un moment convivial, fraternel, chaleureux mais surtout hors du temps », les a-t-elle encouragés.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-18 03:19:03

Congo – Enseignements : ’’TRESOR’’ et ’’PARQEB’’, deux programmes stratégiques et efficaces pour l’amélioration de la qualité des enseignements et des apprentissages

Le 16 décembre 2025 à Brazzaville, lors du lancement des programmes TRESOR et PARQEB, par le Premier Ministre, chef du gouvernement, le Premier Ministre a lancé deux projets majeurs pour l’évolution et l’élévation des enseignements et des apprentissages à l’école congolaise. Après les états généraux de l’enseignement du Congo, deux projets conjoints ont été mis en œuvre, afin de procéder à une amélioration significative du système éducatif. Les deux programmes, qui ont fait l’objet d’une présentation détaillée, singulièrement, celui de TRESOR (Programme d’Appui, présenté avec brio par le coordonnateur de l'unité de gestion du projet, Monsieur Arsène Harold Bouckita.

Le Programme de Transformation du Secteur de l’Education pour de Meilleurs Résultats (TRESOR) et Programme d’Appui au Renforcement de la Qualité de l’Education de Base (PARQEB) ont été présentés en duo par Monsieur Calixte Kolyardo, secrétaire permanent par intérim du CTCP TRESOR et par M. Arsène Harold Bouckita, Coordonnateur de l'unité de gestion du projet TRESOR.

Après le premier exposant, Monsieur Bouckita a pris le relai et a poursuivi l’exposé sur le plan d'action 2026 et les perspectives de résultats.

« Je vais vous présenter les deux domaines de résultats et comment nous allons faire pour les atteindre. Nous avons ici le premier domaine de résultats, dont la mission est d'améliorer l'accès à une éducation de base de qualité. Dans ce domaine de résultats, il y a un indicateur lié au décaissement. Cet indicateur rappelle l'augmentation de la disponibilité et la participation à un enseignement de la petite enfance de qualité », a-t-il expliqué.

Arsène Harold Bouckita a en effet souligné que « l'atteinte de ce résultat vaut 15 millions de dollars. Ici, la direction générale de l'éducation de base et de l'enseignement aboutit à l'approbation d'un plan d'action pour élargir les opportunités de l'éducation pour 2025 et 2030. Il y a eu l'adoption des normes minimales de qualité pour les centres d'éducation préscolaire et pré primaire par des équipes techniques constituées par l'État de la Banque, l'État du Ministère de l'Enseignement et l'État du Ministère des Affaires Sociales », a-t-l révélé.

Par ailleurs, si selon lui, « ce résultat est une fois atteint en 2026, ceci permettra au ministère de recevoir de la Banque un montant de 5 millions de dollars. Pour les résultats opérationnels à l'horizon 2030, le nombre de centres d'éducation préscolaire et de classes primaires répondant aux normes nationales établies devrait être porté à environ 500. Pour l'éducateur lié au déplacement numéro 2, il s'agit ici de l'amélioration de l'apprentissage fondamental ». 

Ainsi, pour le Coordonnateur du Programme, ces réformes sont portées par l'Institut national de recherche et d'action pédagogique (INRAP) et l'inspection générale de l'enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation (IGE). Ils sont chargés d'adopter une stratégie nationale de manière scolaire. Par conséquent, pour 2026, si ce résultat est atteint, le ministère bénéficiera d'un montant d'un million de dollars.

Pour 2030, au moins 90% des enfants des écoles primaires disposeront d'un livre et d'un cahier d'activités en français et en mathématiques. Au moins 50% des enseignants du primaire auront obtenu une évaluation satisfaisante dans l'utilisation du PARQED et essentiel pour l'apprentissage.

En ce qui concerne l'indicateur lié au déplacement numéro 3, il s'agit de l'amélioration de l'accès à l'éducation et la prestation des services pour tous.

Cet indicateur vaut 20 millions de dollars. La réforme est portée par la Direction générale de l'alphabétisation et de l'éducation non formelle, en collaboration avec le MEPPSA. Il s'agit ici d'apporter une réponse au plan d'action opérationnel pour l'éducation des enfants vulnérables, on peut citer les réfugiés, les déplacés internes, les populations hautes et les enfants à besoins spéciaux.

Ces deux organismes devront donc adopter une stratégie nationale de l'infrastructure scolaire permettant de visualiser de l'équité pour tous ces enfants. Cet indicateur, atteint en 2026, permettra au Ministère de gagner de la banque 3.500 millions de dollars. Pour 2030, le nombre d'écoles primaires accueillant des enfants vulnérables bénéficiant d'un appui devrait être celui de 350 écoles primaires ciblées.

Le deuxième domaine de résultats, concerne le renforcement des systèmes de gestion du secteur de l'éducation. Il comprend également trois indicateurs liés au déplacement. Le premier, c'est le renforcement du système de déploiement des enseignants payés par l'État.

Il vaut 19.625.000 dollars. Les réformes sont portées par la Direction générale des ressources humaines et de l'administration scolaire du MEPPSA, le Ministère de la Fonction publique et le Ministère des Finances. Ici, un plan complet de recrutement et de déploiement est en cours d'élaboration. Les études ont commencé et une fois sur plein le plan adopté, le ministère encaissera un montant de 4 millions de dollars. Au moins 80% des écoles primaires publiques bénéficieront d'au moins trois enseignants payés par l'État en 2030. Indicateur lié au déplacement numéro 5, il concerne l'évaluation des apprentissages, il vaut 7 milliards de dollars. Les réformes sont apportées par le dispositif national de l'évaluation des apprentissages scolaires. Cet organisme est chargé d'adopter un cadre juridique de l'unité nationale d'évaluation des apprentissages appelée l'UNEA, d'adopter un plan opérationnel de l'UNEA pour 2025-2030, d'adopter des budgets annuels de l'UNEA pour la période du projet.

Une fois ces résultats atteints, le Ministère bénéficiera d'un montant de 5 millions de dollars. En 2030, l'unité nationale d'évaluation des apprentissages devra avoir réalisé au moins deux études. Le dernier indicateur lié au déploiement est celui de la disponibilité des données de l'éducation pour la prise de décision, il vaut 8 millions de dollars. Les réformes sont apportées par les directeurs des systèmes d'information et de communication, les DEP, donc directeurs des études de planification de tous les ministères concernés. Ils ont pour leur mission pour 2026 l'adoption d'un cadre juridique du système d'information de gestion de l'éducation intégrée.

Ils devraient ensuite adopter une stratégie nationale pour le développement de système intégré d’information pour la gestion de l’éducation.

À ce moment-là, le résultat atteint, ce groupe va bénéficier d'un montant de 5 millions de dollars. Pour 2030, on devrait compter environ 15 annuaires publiées, la plateforme SIGE intégrée opérationnelle, le nombre de tableaux de bord publiés par le MEPPSA sera au nombre de 50.

« En somme, les résultats attendus en point focaux en 2026. Il y a un montant total des décaissements attendu par la Banque mondiale. Sur la base des résultats opérationnels en 2026, qui est de 23,5 millions de dollars, soit 14.367.900.000 F.CFA, nécessaires pour planifier sur la base des procédures nationales, l'acquisition des manuels scolaires, les constructions ou les réhabilitations des salles de classe équipées répondant aux normes, la dotation des enfants vulnérables en kit de soutien scolaire, etc. Et d'autres résultats opérationnels seront atteints au cours des années suivantes du programme TRESOR. Pour atteindre tous ces résultats, les facteurs du succès du programme TRESOR qui ont été épinglés sont : maintenir une bonne collaboration entre le secrétariat permanent du comité technique de concertation du programme et l'unité de gestion du programme pour une mise en œuvre cohérente des activités. Pour cela, un manuel d'exécution du programme est en cours d'élaboration ; maintenir une bonne collaboration et une coordination de la composante PPR pour les acteurs de la chaîne de la dépense pour une mise en œuvre efficace des activités planifiées.

Pour cela, un manuel de procédure administrative financière comptable et de passation des marchés spécifiques du programme est en cours d'élaboration. Il faudra obtenir une forte appropriation du programme par les équipes au niveau central et déconcentré.

A cet effet, un atelier d'appropriation du programme est programmé du 19 au 23 janvier 2026 à Kintélé. Il faudra réaliser des réformes de qualité en vue de mettre en œuvre des activités opérationnelles impactantes. Et enfin, développer la culture de la performance et d’évaluation au sein des points focaux », a-t-il conclu.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-18 01:08:22

Congo – Présidentielle de mars 2026 : La Force publique garanti la quiétude des populations pour le bon déroulement du scrutin

Le groupe d’anticipation stratégique (Gas), a tenu du 15 au 16 décembre, la conférence initiale de planification des engagements de la force publique pour l’élection présidentielle de 2026, sous l’autorité du chef d’état-major général des Forces armées congolaises, le général de division, Guy Blanchard Okoï, coordonnateur de ladite structure. La quiétude des populations et le bon déroulement de l’élection présidentielle de mars 2026 ont été au cœur de cette conférence.

Le chef d’état-major général des Forces armées congolaises, coordonnateur du groupe d’anticipation stratégique, le général de division, Guy Blanchard Okoï, a garanti, le 15 décembre à Brazzaville, la quiétude des populations pour le bon déroulement de l’élection présidentielle de mars 2026.

Cette charge incombe à la Force publique, a-t-il dit, lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence initiale de planification des engagements de la force publique pour l’élection présidentielle de 2026, organisée les 15 au 16 décembre 2025 sous son autorité.

Cette conférence visait à initialiser une planification opérationnelle et administrative, centrée, cohérente et conforme aux impératifs stratégiques de l’élection présidentielle de 2026.

Aussi, les membres du GAS ont procédé par évaluer la situation sécuritaire internationale et nationale, et apprécier ses effets et incidences particulières sur la conduite du scrutin; finaliser les opérations administratives relatives au vote anticipé; valider les paramètres fondamentaux du concept de sécurisation du scrutin présidentiel, identifier, quantifier, hiérarchiser et à prioriser les besoins majeurs nécessaires à la couverture intégrale de ce scrutin.

Dans la mise en œuvre du programme de ces travaux classés par centre d’intérêt, le Cemg a rappelé que ce scrutin intervient dans un contexte économique contraint. Par ailleurs, il a indiqué que la force publique doit impérativement s’adapter au nouveau découpage administratif du territoire national.

Durant ces travaux, les planificateurs ont fait preuve d’ingéniosité et d’agilité intellectuelle pour apporter des propositions qui confortent la Force publique dans le respect des orientations présidentielles, à savoir, « faire beaucoup avec peu ».

Au cours de la conférence, les participants ont également pris en compte les acquis du retour d’expérience du scrutin de mars 2021, dans la rigueur, la méthode et le pragmatisme qui caractérisent toute bonne planification opérationnelle.

Répondant aux questions des journalistes, le directeur des opérations de l’état-major général des Fac, coordonnateur du groupe pluridisciplinaire de planification opérationnelle, coordonnateur de la commission d’organisation, le général de brigade François Ossélé, a insisté qu’il est prévu pour la Force publique de se préparer pour cette élection présidentielle de 2026.

Dans le cadre de la programmation pour l’année 2026, il a été prévu pour la force publique, une série de conférences de planification pour prendre en compte les deux engagements essentiels qui seront ceux de la force publique par rapport à ces scrutins, notamment le vote anticipé des éléments de la Force publique et le vote général, a souligné le général Ossélé.

De cette conférence est sorti un document de synthèse sécuritaire international, national et de ses implications opérationnelles. Celui-ci constitue un concept simplifié de sécurisation du vote anticipé et du vote général, un avant-projet de tableau de cadrage des centres et bureaux de vote anticipé 2026 et un état consolidé des besoins logistiques majeurs couvrant l’ensemble du scrutin.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-17 22:23:38

Congo – Système éducatif : Lancement des Programmes TRESOR et PARQEB, double projet stratégique pour transformer l’éducation

Le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso a procédé, le 16 décembre 2025 à Hilton, les Tours jumelles à Brazzaville au lancement des deux Programmes, PARQEB et TRESOR, qui marquent une étape cruciale dans la volonté du gouvernement de la République du Congo pour transformer durablement le secteur de l'éducation. Ceci, en plaçant la qualité des apprentissages, la performance des enseignants et l'efficacité du système éducatif au cœur de l'action publique. Le gouvernement y accorde l'implication entière et entreprenante.

Cette cérémonie de lancement a connu la présence du Préfet du département de Brazzaville, Gilbert Mouanda-Mouanda, de Mme Maria Vittoria Balota, Représentante résidente de l'UNICEF au Congo, qui est chef de file des partenaires de l'éducation ; de Mme Fatoumata Barry Marega, Représentante résidente de l'UNESCO au Congo, agent partenaire du projet PARQEB ; de Madame Anna Maria Alexandra Celestin, Représentante résidente de la Banque mondiale au Congo, agent partenaire du projet Trésor ; des membres du gouvernement et des partenaires sociaux.

Le Programme de Transformation du Secteur de l’Education pour de Meilleurs Résultats (TRESOR) et Programme d’Appui au Renforcement de la Qualité de l’Education de Base (PARQEB) constituent des maillons importants dans le renforcement des méthodes et des systèmes éducatifs au Congo dans la mesure où ils sont caractérisés comme des piliers incontournables de l’éducation. Ainsi, le Consortium UNESCO-UNICEF a permis au pays d’accéder au financement du partenariat mondial pour l’éducation.

Cette activité marque une étape décisive dans la volonté du gouvernement de la République du Congo de transformer durablement le secteur de l'éducation en plaçant la qualité des apprentissages, la performance des enseignants et l'efficacité du système éducatif au cœur de l'action publique. A ce sujet, le gouvernement de la République s’y implique résolument.

Dans son mot de bienvenue, à ladite cérémonie, Madame Maria Vittoria Balota, la Représentante résidente de l'UNICEF au Congo, chef de file des partenaires de l'éducation, a adressé ses remerciements à toute l’assistance.

« Ce programme constitue une étape majeure vers une transformation structurelle et durable du système éducatif en République du Congo. Après la participation de la République du Congo au Sommet Mondial pour la Transformation de l'Éducation, sous le leadership de son Excellence le Président de la République, le gouvernement a pris l'initiative d'organiser des États Généraux de l'Éducation Nationale de la Formation et de la Recherche. Cette démarche ambition de créer un pacte social durable autour de l'édification d'un système éducatif performant et en mesure de répondre plus efficacement aux aspirations des populations pour le développement socio-économique durable, l'émergence du pays qui a résulté après à la proposition de loi d'orientation scolaire universitaire et de la recherche », a expliqué avec large détails Madame la Représentante résidente de l’UNICEF.

Pour sa part, Mme Fatoumata Barry Marega, Représentante résidente de l'UNESCO au Congo, agent partenaire du projet PARQEB a évoqué l’intérêt de ce double programme.

Ainsi, le Programme d'Appui au Renforcement de la Qualité de l'Éducation de Base (PARQEB) a pour objectif principal, le renforcement du système éducatif pour développer le capital humain, en ligne avec le Plan National de Développement (PND 2022-2026) de la République du Congo.

Ces opérations traduisent la vision du gouvernement de la République du Congo de placer l'éducation au cœur du développement humain, de la prospérité nationale et du développement durable. D'un montant total de 94,6 milliards de FCFA, financés par l'Association internationale de développement et le Partenariat mondial pour l'éducation, le programme TRESOR vise à améliorer l'accès à une éducation de base de qualité et à renforcer la gouvernance du système éducatif. Il s'inscrit pleinement dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement 2022-2026 et de la stratégie sectorielle de l'éducation 2021-2030 qui reconnaissent le développement du capital humain comme un levier essentiel de la diversification économique et de la croissance inclusive du pays. A travers ces interventions, le programme Trésor contribuera à renforcer la qualité des apprentissages en préparant mieux les enfants pour l'école primaire, à améliorer les conditions d'enseignement et d'apprentissage en fournissant des manuels scolaires, des guides d'enseignants et des formations adaptées.

À terme, l'objectif est d'offrir un meilleur accès à l'éducation à au moins 1,2 million d'élèves et de renforcer les compétences de l'ensemble des enseignants de l'éducation de base. Le programme Trésor adopte une approche novatrice de financement axée sur les résultats, qui met l'accent sur la performance, la transparence et la redevabilité. Cette approche vise à instaurer une culture de gestion axée sur les résultats en incitant à la réalisation des progrès tangibles pour l'évaluation de la qualité et de l'équité de l'éducation.

De plus, le programme favorisera une meilleure gestion du secteur de l'éducation en encourageant la disponibilité et l'utilisation des données pour orienter les décisions. Grâce à ce financement qui soutient directement les lignes budgétaires liées à l'amélioration de la qualité, de l'équité et de la gouvernance, le programme TRESOR contribuera à la consolidation de la réforme du budget programme et à améliorer l'efficience du secteur.

La coordination et la collaboration entre les différents ministères, à savoir ceux de l'éducation, du plan, des finances, de la fonction publique, des affaires sociales, sont indispensables pour une mise en œuvre réussie du programme. À travers le programme Trésor, nous investissons dans les jeunes enfants du Congo et par conséquent dans l'avenir de la République du Congo. Ce programme traduit notre engagement collectif à donner à chaque enfant la possibilité d'avoir une meilleure expérience d'apprentissage en salle de classe et de réussir et de contribuer à la promotion. Au total, plus de 1,2 million d’élèves bénéficieront de ces programmes, avec une attention particulière portée dans les départements de la Lékoumou, du Pool, de la Sangha et de la Likouala, où les besoins éducatifs sont les plus pressants.
Au-delà des infrastructures et des outils pédagogiques, TRESOR et PARQEB portent une ambition profonde : donner à chaque enfant congolais les moyens d’apprendre, de réussir et de contribuer à l’avenir du pays.

Ainsi, le Premier Ministre, Anatole Collinet Makosso en lançant les projets, a dit que « cette étape est déterminante dans la refondation du système éducatif congolais. Cette double présentation des programmes TRESOR et PARQEB témoigne d’une prise en compte rigoureuse et fidèle des orientations issues des États généraux de l’éducation. La qualité des apprentissages en est le fil conducteur transversal ».

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-12-17 11:37:52

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