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Ça y est ! Le Conseil exécutif de l'Unesco a désigné, lundi soir, l'Egyptien Khaled El-Enany à la succession d’Audrey Azoulay avec 55 voix. Il aura la charge de mener pour les quatre prochaines années l'organisation, accusée d'être politisée et secouée par l'annonce du départ des États-Unis. Le Congolais Firmin Edouard Matoko, fort de trente ans de carrière au sein de l’Unesco, a rassemblé 2 voix. Pourtant, de nombreux pays parmi ceux-ci ont rassuré le Congo de leur vote en faveur du candidat Firmin Edouard Matoko. C’est une trahison que le Congo portera longtemps en mémoire.
Cet ancien ministre des Antiquités et du Tourisme (2016-2022), égyptologue de formation âgé de 54 ans, a réuni 55 voix sur 57 lors de ce vote, qui doit désormais être formellement entériné le 6 novembre lors de la réunion de la Conférence générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture à Samarcande (Ouzbékistan). Jamais la Conférence n'est allée à l'encontre d'un choix du Conseil exécutif.
Ce parfait francophone, diplômé d'égyptologie à l'université de Montpellier, deviendra alors le premier directeur général de l'Unesco originaire d'un pays arabe, et le deuxième Africain après le Sénégalais Amadou Mahtar Mbow (1974-1987).
"Je souhaite le meilleur au Dr el-Enany pour accomplir sa noble mission", a réagi le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi dans un communiqué, évoquant une "réussite historique" pour son pays.
Khaled el-Enany prendra officiellement ses fonctions le 14 novembre, succédant à la Française Audrey Azoulay, en poste depuis 2017.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-10-07 09:50:47
La Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprises et Entrepreneures du Congo organise du 6 au 8 octobre 2025 à Hilton hôtel des Tours jumelles de Brazzaville, la 2e édition du Women Economic Forum (WEF). Ce Forum Economique des Femmes du Congo se tient sous le haut patronage de Madame Antoinette Sassou Nguesso, première dame de la République du Congo avec pour thème : « Inclusion financière ».
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous les auspice de Madame Blandine Malila, Conseillère spéciale, directrice de cabinet, représentant la première dame. En présence de Mme Corine Andzembo, adjointe au Maire et Vice-présidente du Conseil municipal et départemental de la ville de Brazzaville, de la Représentante résidente du PNUD au Congo, Mme Adama-Dian Barry, des ministres Nicéphore Fylla de Saint-Eudes et Mme Gislaine Ingrid Ebouka-Babakas puis des experts et autres femmes entrepreneures mais aussi des hommes, qui constituent les différents panels de cette grande trouvaille de la femmes entrepreneures du Congo.

Outre les allocutions de Mme Corine Andzembo, qui a souhaité la bienvenue aux différents participants à cette 2e édition du WEF, Mme Adama-Dian Barry, la représentante résidente du PNUD, a lu l’allocution de la Directrice régionale du PNUD pour l’Afrique à l’ouverture de cette édition, la deuxième du genre. Ayant venté l’intelligence et le leadership des femmes africaines.
« L’histoire de l’Afrique est faite de talent, de résilience et d’ingéniosité. Pourtant, trop souvent, la moitié de cette puissance reste inexploité. Néanmoins, malgré cela, les femmes se lèvent. Sur ce continent, une femme sur quatre est entrepreneure. Elles conçoivent même des solutions, créent des emplois et impulsent la transformation, souvent avec un succès limité au crédit, aux marchés ou au soutien », a-t-elle célébré.

Mme Adama-Dian Barry estime que des plateformes comme ce Forum sont d’une portée essentielle qui nous rassemblent pour briser des barrières : les barrières financières, alors que moins de 10% des prêts bancaires atteignent les femmes ; les stéréotypes, l’exclusion des chaînes de valeur et le manque d’appui technique. « Les femmes africaines sont inarrêtables », a-t-elle souligné.
« La ZLECAF (Zone de libre-échange continentale africaine) ouvre un marché de 1,5 milliard de consommateurs. Imaginez des femmes congolaises vendant des produits à base du manioc à Nairobi au Kenya ou à Cape-Town en Afrique du Sud. Imaginez un seul instant des artisanes développant leur savoir-faire au-delà des frontières nationales. Ça n’est pas un rêve ! c’est à portée de main si nous saisissons l’opportunité », s’est-elle exclamé.
Mme la Représentante résidente a rassuré les femmes dans l’entrepreneuriat. « Au PNUD, nous sommes vos partenaires dans ce parcours, aux côtés des gouvernements et du secteur privé, nous : créons des produits financiers adaptés et des fonds de garantie pour faciliter l’accès au crédit pour les femmes ; des PME dans les chaînes de valeur ; soutenons des programmes comme Promise au Congo, qui vise, à créer 50.000 entreprises d’ici 2030, dont la moitié dirigée par des femmes ».
Adama-Dian Barry estime que l’avenir voulu de l’Afrique sera construit par des femmes qui refusent d’être laissées pour compte. Et le PNUD sera an leurs côtés à chaque étape.
Ouvrant les travaux des assises de cette 2e édition du Forum économique des femmes, la Conseillère de la première dame congolaise, Mme Blandine Malali, au nom de Mme Antoinette Sassou Nguesso, a souhaité une bonne tenue des travaux et a, par ailleurs affirmé que : « parler de l’inclusion financière, ce n’est pas parler d’un concept technique, c’est parler des libertés, c’est parler de dignité, c’est aussi parler de droit pour chaque femme de transformer son talent en richesse, son idée en entreprise, son énergie en moteur de prospérité. Combien de potentialités sont encore brisées, parce que l’accès au crédit, aux assurances, aux outils numériques restent un privilège pour quelques-uns. Combien de projets brillant restent dans l’ombre, parce que leurs porteuses n’ont pas trouvé de partenaire, de soutien, de passerelles ».

Par ailleurs, dans son mot d’ouverture de la 2 édition du Forum, Mme Flavie Lombo, présidente, chargé à l’organisation a stigmatisé la femme entrepreneure venue de partout à travers le pays, et les invite à célébrer le génie féminin. Cette force, créatrice, immense et résiliente, qui transforme notre société et façonne la vie économique de notre continent.
« Au nom de la Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprise et Entrepreneures du Congo, je souhaite la bienvenue à toutes les délégations venues partager leur expérience, leur vision et leur ambition. Votre présence ici à Brazzaville témoigne de la vitalité du leadership féminin et de la détermination des femmes, à occuper pleinement la place dans l’économie mondiale », a déclaré Flavie Lombo.

« Nous visons à promouvoir l’action, l’entrepreneuriat et le leadership féminin », a-t-elle renchéri en substance.
Tout de suite après la cérémonie d'ouverture, un premier panel a exposé sur ''Entrepreneuriat intergénérationnel'', - Comment mettre en perspective les compétences et les connaissances des seniors, composé par Mme Emilienne Raoul, qui est intervenu en visioconférence, de Mme Fouty-Sounga et de la ministre Ebouka-Babakas, entre autres. Trois jours durant, experts et panelistes vont plancher sur différents thèmes centrés sur l'inclusion financière, la thématique principale de cette deuxième édition du WEF.
A l’initiative de la Chambre Nationale des Femmes d’Entreprises et Entrepreneures du Congo, le programme Genius vise à accompagner les femmes entrepreneures, artisanes, commerçantes et agricultrices dans le développement et la structuration de leurs projets. Elle s’étend dans 5 grandes villes : Brazzaville ; Pointe-Noire ; Oyo ; Dolisie et Ouesso. Avec pour objectifs principaux de : former et accompagner 1.000 femmes entrepreneures en incubation (3mois) et 200 en accélération (1 mois) ; structurer et formaliser les entreprises féminines ; offrir un accès aux financements, aux marchés et aux outils numériques.
VALDA SAINT-VAL/ Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-10-06 23:54:46
Les deux présumés trafiquants, ont été pris, ce 04 octobre à Dolisie, en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de quatre pointes d’ivoire, représentant deux (2) éléphants tués. L’éléphant est parmi les espèces animales intégralement protégées par la loi au Congo.
Les deux présumés délinquants fauniques, âgés de 21 et 29 ans, ont été pris par les services de la gendarmerie en poste à Dolisie dans le Département du Niari en collaboration avec les agents de la Direction Départementale de l’Economie Forestière, appuyés techniquement par le Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF).
De nationalité congolaise, les deux individus interpelés ont reconnu les faits qui leur sont reprochés à savoir : la détention, circulation et tentative de commercialisation de quatre pointes d’ivoire. Interpellés, ces présumés délinquants seront présentés devant le Procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance de Dolisie afin qu’ils répondent de leurs actes. Ils risquent des peines allant de deux à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende pouvant atteindre cinq millions (5.000.000) de F.CFA conformément à la loi.

Les pointes d’ivoire saisies auraient quitté le Gabon pour le Congo. L’un des deux jeunes interpellés aurait pris ces ivoires auprès de son partenaire gabonais au village Mabanda du pays précité et transportés jusqu’à Dolisie pour les vendre. Le commerce illégal des produits de faune conduit à l’extinction des espèces animales sauvages. Le Congo qui s’est engagé à protéger ses espèces animales en voie d’extinction, reste vigilant et sanctionne tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage.
En rappel, le 25 août dernier à Impfondo dans le Département de la Likouala, une dame avait été interpellée en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de deux peaux de panthère, d'une quantité importante d’écailles et griffes de pangolin géant. La procédure judiciaire inhérente à cette affaire est pendante devant le Tribunal de Grande Instance d’Impfondo.
L’article 27 de la loi Congolaise sur la faune et les aires protégées stipule : « l’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction ».
VALDA SAINT-VAL/ Source : Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF)
Créé le 2025-10-06 20:41:50
La Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprises et Entrepreneures du Congo a organisé ce dimanche 5 octobre 2025 à Hilton Hôtel des tours jumelles de Brazzaville, un point de presse, transformé en conférence de presse pour la circonstance, pour illustrer les grandes lignes de la 2e édition du WEF, les objectifs assignés à cette nouvelle édition et l’explicitation du Programma Genius. Madame Flavie Lombo, présidente fondatrice de cette Chambre Nationales des Femmes entrepreneures du Congo, présidente d’organisation du Forum, en compagnie d’autres experts, entre autres de : Blanche Ikogne ; Eurydice Makaya-Ifoundé Daho ; Vanessa ; Kimbouala et Alexis Indengué de la RDC. Ces assises se tiennent du 6 au 8 octobre 2025 à Brazzaville, en République du Congo sous le thème : « Inclusion financière ».
Au cours de cette retrouvaille avec la presse locale, Mme Flavie Lombo a, en l’occurrence, brossé le caractère mutualiste et associatif de la structure.

« Cette plateforme, qui voudrait réunir toutes les femmes artisanes, entrepreneures, commerçantes et au-delà startupeuses et/ou cheffe d’entreprises, toutes celles qui ont une véritable ambition entrepreneuriale, qui ne savent pas comment structurer, ou même qui savent comment structurer, mais qui ont des freins, des freins en matière d’inclusion financière, en matière de formation, en matière d’éducation et de gestion entrepreneuriale. Et véritablement créer un cadre d’échanges, un cadre de partage et un cadre aussi de plaidoyer », a-t-elle expliqué.

Flavie Lombo a également signifié que : « toutes les voix qui vont s’élever pendant cette seconde édition du Women Economic Forum, vont nous permettre d’avoir une vision, puis de constituer des recommandations, pour améliorer la question de l’inclusion financière de l’entrepreneuriat féminin dans notre pays. Ainsi, cette mutualisation va créer une véritable chaine des valeurs de l’entrepreneuriat au féminin au Congo ».
« Aussi, entre la précédente édition et celle-ci, après avoir compris leurs difficultés de leur quotidien, de leurs différences secteurs d’activités, nous nous sommes dit, il va falloir mieux structurer toutes ses femmes et leur apporter quelque chose de nouveau, pour qu’elles puissent évoluer dans leurs activités individuelles et personnelles. Donc, la différence entre la première année et cette année précisément, nous arrivons avec un programme que nous avons mis en place, qui s’appelle Genius, cet incubateur d’impulsion et d’accélération d’entreprises. Ce programme qui, permet à ses femmes, d’acquérir, tout ce qui est éducation financière, formalisation avec tous les aspects juridiques, de bien-être avec cette éducation et les aspects cognitifs », a expliqué la présidente fondatrice du WEF.

« Je fais un plaidoyer avec les banques pour améliorer l’accès à la bancarisation de toutes ses personnes que nous avons eu à former dans toutes la République. Ce qui constitue véritablement un levier de développement durable », a conclu Mme Flavie Lombo.

En définitive, la Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprises et Entrepreneures du Congo (CNFCEEC), à travers le Forum économique des femmes, met au centre de son action la femme. La femme, quelle qu’elle soit, commerçantes, artisanes femme d’Affaires ou entrepreneure, est un moteur incontestable du développement économique.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-10-06 20:13:52
Ces dernières années, El Ben Patrick Mouithy a souvent mis sa notoriété au service de belles actions. Récemment il a signé l’album « Lésion ya bolingo ». Tous les espoirs sont permis depuis que le natif du département du Niari, formé par Véron Ibala et Sterling Maziya, a publié une story où il apparaît, laissant envisager un futur projet.
Cette année est donc peut-être synonyme de renouveau pour El Ben Patrick Mouithy qui fait partie de cette catégorie d'artistes multi-casquettes.
Il semble avoir repris la route de la rumba, pour notre plus grand plaisir.
Sa voix d’or, est irrésistible et donne une forte envie de l’écouter chanter toute une soirée. Oui, il a l’art de tenir son public en haleine.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-10-06 14:28:58
Une jeune fille d’une vingtaine d’années a été grièvement blessée à coups de machette dans la matinée du 2 octobre par son amant, à son domicile familial situé dans le quartier Château d’Eau, relevant de Makélékélé, 1er arrondissement de Brazzaville, à la suite d’un différend avec ce dernier.
Elle a été rapidement conduite en urgence dans un cabinet médical du quartier Château d’Eau d’Ouadiata, situé non loin du lieu des faits, où un professionnel de santé a procédé à la suture de ses plaies.
À l’origine de cette violence physique, un litige lié à la prise en charge sanitaire de leur fille âgée de cinq mois.
La petite sœur de la victime a confié qu’il s’agissait de la énième fois que sa sœur était agressée par le père de sa fille, avec lequel elle vivait en concubinage.
En raison des incompréhensions récurrentes et du caractère violent du compagnon, le couple ne vivait plus sous le même toit, et la jeune femme avait choisi de retourner au domicile familial.
« Ce matin-là, ma sœur s’apprêtait à emmener sa fille à un contrôle médical, car l’enfant présente des problèmes de santé. C’est alors que le père est arrivé pour prendre sa fille et l’emmener lui-même dans une structure sanitaire où elle devait passer ce contrôle. Ma sœur a voulu convaincre le père qu’elle était celle habilitée à accompagner l’enfant afin d’expliquer l’évolution de son état aux professionnels de santé et de leur fournir toutes les informations nécessaires. Mais ce geste a été refusé par le père, qui, emporté par la colère, a porté la main sur la mère de sa fille, la blessant grièvement à l’avant-bras », a expliqué la sœur de la victime.
Jarele SIKA / Source : Vox Congo
Photo : DR
Créé le 2025-10-06 13:47:39
Huit (08) ans jour pour jour après la disparition de l’artiste gabonais, Kaki Disco, le "Roi de la danse Oriengo", le journaliste-animateur et producteur, Jean-Jacques Jarele Sika, qui a largement contribué à la promotion de ses œuvres phonographiques, s’est recueilli sur sa tombe à Lébamba, lors de son séjour dans la capitale départementale de la Louetsi wano dans la province de la Ngounié au Gabon.
L'artiste gabonais Kaki Disco est décédé le dimanche 3 septembre 2017 à Bongolo, dans le sud du Gabon, à l'âge de 53 ans. Son vrai nom était Antoine Mouyamba, et il a quitté le monde des vivants des suites d'une maladie.
Kacky Disco est un artiste gabonais qui est connu à l’international. On l’appelle également le maître du rythme Ikoda, et des danses Oriengo et Matsuaka-matsuaka.

Né le 5 août 1964 à Boussombi par Lébamba, le futur Kacky Disco, Antoine Biyamba de son vrai nom, se confectionne, dès l’âge de 8 ans, une guitare à 4 cordes. Très bricoleur et s’inspirant des pochettes de disques, il finit par fabriquer de la même manière une batterie et d’autres guitares. Il crée ainsi sa première formation musicale vers 1978. Ce petit orchestre artisanal devient, vers 1984, les «Itammoniens». Ils animent alors certaines cérémonies dans leur localité.
Lorsqu’il arrive à Libreville, à la faveur d’un recrutement dans l’armée, Kacky Disco tombe des nues : les guitares ont 6 cordes ; il réalise que son bagage musical n’est qu’au point zéro. Il lui faut apprendre. Avec sa première solde, il s’achète une guitare et, pour se former aux côtés de vrais musiciens, il s’engage comme roadie (bagagiste) dans le groupe d’animation Missema. Il fera tour à tour la même chose avec les groupes Bomamè et Moukoga. Dans ce dernier groupe, il apprend la danse et observe méticuleusement le soliste Sita Mbélé pour en reproduire les accords, une fois rentré chez lui. Il finit par devenir le guitariste d’accompagnement de ce groupe d’animation.
Le destin veut qu’à la faveur d’une formation militaire, Kacky Disco se retrouve au Zaïre (actuelle RDC) en 1989. Il y intègre un orchestre de quartier et améliore sa technique instrumentale. Lorsqu’il revient au Gabon, les groupes d’animation ont cessé d’exister. Il décide alors de monter sa propre formation. Mais, doutant de sa voix, il hésite à chanter. Il se décomplexe en France, où il se retrouve en 1993, en regardant chanter Jacob Desvarieux. De retour au pays il joue avec Nduma système. Il signe Itsana, le tube de ce groupe en 1994/95. Cette chanson le révèle au public gabonais. Deux ans après, les studios Kage Pro le convient à créer les Codos. Encore une fois, ses chansons deviennent des tubes. Notamment Ikoda et Matchui Madiba. Parallèlement aux Codos, il crée en 1998 Mukeka Vision, son propre groupe, et publie, en 2000, Bia Sala, un album solo dont le titre phare Apindi-Apindi rencontre un vif succès. En 2004, dans Opération Ngéné, album des Codos, il compose Petit Modèle qui est censuré, du fait d’un vidéo-clip jugé obscène. Kacky Disco est en effet un promoteur de la danse Oriengo créée par un Gabonais dénommé El Matador. Par ailleurs, il entretient la mémoire de Paul-Marie Mounanga, l’un des pionniers de la musique gabonaise moderne dont il a interprété Panza Bitsaka dans le dernier album des Codos.
L’artiste qui a sorti entretemps d’autres albums dénommait sa musique le Maniexe Mode et l’Ikoda, un genre de zouk local également appelé Bol. La fusion de ces deux rythmes donnait le Matsuaka-Matsuaka. Une expression qu’il a fini par ne plus utiliser, préférant se faire appeler le King, le catalyseur, le commandant en chef de l’Oriengo.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-10-02 10:49:47
Avec un triplé contre le Kairat Almaty mardi soir, Kylian Mbappé atteint 60 buts en Ligue des champions avec le Real Madrid. L’attaquant français a devancé Thierry Henri et se rapproche du record de Cristiano Ronaldo, confirmant son incroyable efficacité cette saison.
Kylian Mbappé affiche une forme extraordinaire en cette fin d'été. Toutes compétition confondues, avec les Bleus et le Real Madrid, l'attaquant français a inscrit un but dans chaque rencontre qu'il a disputée au cours du mois de septembre.
Un 8/8 pour impressionner ses détracteurs, et des statistiques ahurissantes pour le n°10 du Real, qui débute sa saison sur les chapeaux de roues.
Après avoir marqué contre l'Ukraine, l'Islande, la Sociedad, l'Espanyol, l'Atlético Madrid, et inscrit deux doublés contre l'OM et Levante, grâce à son nouveau triplé de mardi soir, Kairat Almaty se rajoute à liste des victimes du Français. Il porte son total de buts à 12, depuis la reprise, et à 8 matchs consécutifs en trouvant le chemin des filets en septembre.

Débutera-t-il son mois d'octobre sur ces mêmes bases affolantes ? Réponse le 4 octobre face à Villareal au Bernabeu. Mbappé devance déjà plusieurs légendes du club comme Karim Benzema ou Raúl González Blanco.
À ce rythme, le Français pourrait bientôt dépasser le record de Ronaldo, qui avait marqué 61 buts en une seule saison (2014-15).
En attendant, Kylian Mbappé est déjà entré dans la légende. Il est devenu mardi soir, le 2e meilleur buteur français, de l'histoire de la C1, en devançant Thierry Henry.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-10-01 17:44:28
L’ambassadeur d’Afrique du Sud a été retrouvé mort à Paris, au pied d’un hôtel. La piste du suicide est la plus probable. L’homme était un proche de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma.
L’ambassadeur d’Afrique du Sud en France, Emmanuel Nkosinathi Nathi Mthethwa, a été retrouvé mort au pied d’un hôtel parisien, a indiqué mardi 30 septembre le parquet de Paris. Plusieurs éléments laissent à penser qu’il s’est suicidé.
Agé de 58 ans, l’ambassadeur était dépressif et pourrait avoir mis fin à ses jours.
Emmanuel Nathi Mthethwa, avait réservé une chambre au 22e étage, dont la fenêtre sécurisée a été forcée, a souligné le parquet.
Son cadavre a été découvert à l’aplomb de l’hôtel et un magistrat de permanence s’est rendu sur place.
La disparition de l’ambassadeur avait été signalée lundi par son épouse, qui a indiqué avoir reçu un message inquiétant de sa part dans la soirée. Dans ce message, son époux lui présentait ses excuses et manifestait l'intention de mettre fin à ses jours, a précisé le parquet.
La Brigade de répression de la délinquance contre la personne est en charge de l’enquête.
Le gouvernement sud-africain a fait part, dans un communiqué, de sa profonde tristesse, parlant d’une disparition prématurée qui n’est pas seulement une perte nationale mais est également ressentie au sein de la communauté diplomatique internationale.
Nathi Mthethwa a été ministre des Arts et de la Culture de la République d’Afrique du Sud de 2014 à 2019, puis ministre des Sports, des Arts et de la Culture jusqu’en 2023.
Entre 2007 et 2022, il a été un haut responsable du Congrès national africain ANC, parti au pouvoir depuis les premières élections démocratiques en 1994.
Nathi Mthethwa, avait œuvré dans la clandestinité au sein de l’aile militaire de l’ANC, durant l’apartheid et avait notamment été arrêté pendant l’état d’urgence en 1989.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-10-01 11:28:10
Jean-Pierre Gombe, membre du Comité des membres d'honneur du parti congolais du travail (PCT parti au pouvoir), a rendu un sublime hommage à Brice Itoua, un vaillant militant, responsable du suivi-évaluation des soutiens du candidat Denis Sassou N'Guesso en 2021 à Pointe-Noire.
« Aujourd’hui, moi, Jean-Pierre Gombe, membre du Comité des membres d'honneur du PCT, je signe cet article en toute conscience pour rendre hommage à un dévot Akwa, un Yombi, un homme exceptionnel, un militant dont le dévouement et la passion pour la justice et l’égalité ne souffrent que de son humilité et sont souvent passés inaperçus.
Sa détermination à défendre les valeurs qui nous unissent et sa capacité de mobilisation des jeunes demeurent une source d’inspiration pour nous tous, jeunes et vieux acteurs publics.
Tout au long de son parcours d'acteur de sensibilisation de ses concitoyens à la prise de conscience sur les enjeux majeurs de notre pays la République du Congo, Brice Itoua, avec une fidélité indéfectible, a mis son énergie au service des causes qui lui tiennent à cœur. Que ce soit par le biais d’actions concrètes, de sa voix puissante lors des manifestations, ou simplement par son écoute attentive, il a toujours su être présent pour ceux qui en ont besoin.
Malgré les défis et les obstacles, Brice Itoua n'a jamais abandonné et n'abandonnera jamais. Son engagement infaillible rappelle au commun des mortels l'importance de lutter pour ce en quoi nous croyons pour la plupart, au point de jurer par le nom puissant du DSN.
Brice Itoua est le reflet de la résilience d'un espoir tenace et d'une foi inébranlable en un avenir meilleur. Je reconnais aujourd'hui non seulement ses efforts, mais aussi le sacrifice personnel qu’il a consenti pour défendre notre mission d'ouverture des esprits à l'intelligence collective, à l'excellence et au beau.
Brice mon ange, puisse ta flamme allumée demeurer pour ne jamais être oubliée, quelles que soient les turpitudes de la politicaillerie dans notre grand et glorieux PCT ».
Jean-Pierre Gombe, membre du Comité des membres d'honneur du PCT
Créé le 2025-09-30 10:53:45
Dans le cadre de la campagne que le congo-Brazzaville mène depuis plusieurs mois pour l’élection de Firmin Édouard Matoko à la Direction générale de l’Unesco, le ministre de la Coopération Internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso, a rencontré, lundi 29 septembre 2025 à Paris, Son Excellence Leena Al-Hadid, ambassadrice du Royaume hachémite de Jordanie auprès de cette organisation.
« Nos échanges ont été l’occasion de lui présenter la vision et les ambitions portées par la candidature congolaise. J’ai également sollicité le soutien de la Jordanie, tout en réaffirmant l’engagement du Congo à contribuer activement au rayonnement et à l’efficacité de l’UNESCO. Son Excellence Al-Hadid, diplomate chevronnée, cumule plusieurs responsabilités, notamment celles d’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la Jordanie en France, ainsi que d’ambassadrice non-résidente auprès du Vatican et de Monaco. Forte d’une riche expérience acquise au sein de diverses organisations internationales et missions diplomatiques à Vienne, Bruxelles et Genève, elle incarne l’expertise et la vision nécessaires aux grandes causes multilatérales », a écrit Denis Christel Sassou Nguesso sur son compte X.
A travers cette campagne, la République du Congo confirme sa capacité à articuler une diplomatie et d’influence, en phase avec les aspirations de tout un continent.
Une fois élu à la tête de cette institution onusienne, Firmin Édouard Matoko portera, non seulement, les espérances de tout un Continent, l’Afrique, mais aussi, une vision humaniste et universaliste fidèle à l’esprit de l’Unesco.
Sous l’impulsion de Denis Sassou-N’Gguesso, la diplomatie congolaise s’illustre une fois de plus par sa capacité à mobiliser, à fédérer et à porter des ambitions collectives sur la scène internationale. L’Afrique a besoin de voix fortes et unifiées.
Cette candidature du Congolais Firmin Edouard Matoko, s’inscrit dans l’urgence du temps présent, qui consiste à hisser haut les aspirations africaines.
Firmin Édouard Matoko fera face à deux autres candidats, Khaled Ahmed El-Enany Ali Ezz de l’Egypte, et Gabriela Lian Ramos Patino du Mexique.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-09-30 10:31:03
Décédé le 5 septembre dernier à Washington dans la capitale américaine, Serge Mombouli, 66 ans, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo aux États-Unis et au Mexique, a été inhumé le lundi 29 septembre à Brazzaville. Peu avant, la République reconnaissante lui a rendu un hommage officiel au Palais des Congrès, en présence du président de la République Denis Sassou N'Guesso.
L'illustre disparu s'en est allé, le 5 septembre 2025, à Washington, aux États-Unis.
L’hommage officiel qui lui a été rendu ce lundi 29 septembre en présence de Chef de l’État Denis Sassou N’Guesso, des hautes autorités nationales et des personnalités étrangères, témoigne de la reconnaissance de la Nation à l’engagement d’un homme qui a œuvré pendant plus de vingt ans au renforcement de l’amitié et à la coopération diplomatique, entre le Congo et les États-Unis d’Amérique et le Congo, dans les domaines de la gouvernance, du développement international et de l’investissement étranger.

Dans son éloge funèbre, le ministre des Affaires étrangères Jean Claude Gakosso a retracé la trajectoire socio-professionnelle de Jean Serge Mombouli, qui a laissé une emprunte durable dans les relations entre le Congo et les États-Unis.
« En 1997, au sortir de la tragédie qui avait endeuillé notre peuple, Serge Mombouli s’engage aux côtés des Forces politiques nouvelles qui accompagnent le Président de la République dans l’œuvre combien difficile de reconstruction du pays et de réconciliation nationale. Ses nombreux contacts dans les cercles diplomatiques, son entregent dans les relations publiques, ses capacités de négociateur, et son efficacité à obtenir opportunément des rendez-vous à la Maison Blanche et au Capitole, lui font gagner l’estime et la confiance des autorités nationales.
Excellence, Monsieur le Président de la République, l’homme qui nous a quittés était en mission d’état. Il est mort à son poste, dans l’exercice de son métier. Ce métier de noblesse, de courtoisie, mais aussi de fidélité et de loyauté, qu’est la diplomatie. Malgré les assauts sournois de la maladie, notre ambassadeur à Washington n’a jamais cessé de travailler et d’être au service de notre pays. Il aura finalement été l’un des porte-étendards les plus engagés de notre diplomatie. L’un des acteurs clés de son rayonnement sur la scène internationale, au cours de ces vingt-cinq dernières années. »
Pour ses bons et loyaux services rendus à la Nation, l’ambassadeur Serge Mombouli a été élevé à titre posthume par le Président de la République, au grade de commandeur dans l’Ordre national de la Paix.

Avec le décès de l'Ambassadeur Serge Mombouli, la République du Congo, perd l'une des figures qui aura demeuré, le plus longtemps, à une Représentation Diplomatique à l'étranger, depuis l'Indépendance du Pays, le 15 août 1960.

Serge Mombouli a clos sa brillante carrière, au moment où il trouve la mort, comme Doyen du Corps Diplomatique Africain, aux Etats-Unis d’Amérique.
L’ambassadeur Serge Mombouli repose au Cimetière du Centre-Ville.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-29 19:11:53
Les éléments de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) et de la Garde républicaine (GR) sont entrés en action, le week-end dernier, pour réprimer les écuries des délinquants dits « bébés noirs » et « kulunas » qui sèment la terreur à Brazzaville et sa banlieue.
L'opération est saluée par la population qui souhaite qu’elle tienne dans la durée pour mettre définitivement ces bandits de grand chemin hors d’état de nuire. Le terme « Kuluna », qui veut dire grand banditisme urbain en lingala, désigne ces jeunes gens organisés en bande de hors-la-loi, incontrôlables qui ont pour objectif de voler et de faire du mal avec des armes blanches, généralement des machettes, couteaux et pierres…
Ces jeunes justifient leurs forfaits par le fait qu'ils n'ont pas de travail, et se tournent donc vers ces exactions et crimes. Ils n'ont pas d'état d'âme, ces jeunes qui sèment la désolation et la panique dans toute la ville de Brazzaville.
La plupart de ces jeunes sont des récidivistes qui ont déjà fait à plusieurs reprises la prison. Mais dès qu'ils sortent, ils recommencent les actes de grand banditisme en s'attaquant aux honnêtes citoyens.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-09-29 17:31:15
Les unités de police et gendarmerie ont achevé, le 25 septembre 2025 à Igné, le long de la nationale 1, la phase pratique de leur formation sur l'utilisation des radars mobiles, une stratégie globale pour réduire les excès de vitesse et diminuer le nombre d'accidents sur les routes congolaises.
Les sessions de formation, d'une durée de deux jours, organisées par la Direction générale des transports terrestres en collaboration avec le groupe allemand Jenoptik, ainsi que la Congolaise des frets, permettant ainsi un transfert de compétences et de technologies, ont permis aux participants de se familiariser avec l'installation des radars, les procédures de flashage et l'analyse des données recueillies.
Lors de la mise en situation, les voitures en infraction ont été clairement identifiées, renforçant ainsi le message de tolérance zéro à l'égard des comportements à risque sur la route.
Grâce aux radars, les conducteurs imprudents seront systématiquement photographiés en cas de dépassement de vitesse, de non-respect des règles de circulation ou de l'utilisation du téléphone au volant.
« Désormais, si vous accélérez, vous êtes filmés et flashés. Les usagers de la route doivent faire attention. Une fois flashé, une photo de l'immatriculation, du véhicule et même de votre visage sera prise. Ainsi, ceux qui conduisent avec leur téléphone en main ne pourront plus contester leur infraction », a averti le directeur général des transports terrestres, Atali Mopaya.
Le Congo-Brazzaville a enregistré 12.564 accidents de la route, occasionnant ainsi 1.040 décès, 4.707 blessés graves dont 4.376 blessés légers.
Ces statistiques se situent pendant la période allant de 2020 à 2024, selon le Ministère congolais des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-09-27 14:45:47
Le 24 septembre 2025, son Excellence Denis Sassou N’Guesso, Président de la République du Congo, Chef de l’État, a fait une déclaration à la tribune de la quatre-vingtième session ordinaire de l’assemblée générale des Nations Unies. Voici le texte intégral.
Madame la Présidente de l’Assemblée Générale !
Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies !
Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement !
Distingués délégués !
Mesdames et Messieurs !
C’est avec gravité, mais aussi avec une foi intacte dans les idéaux de l’Organisation des Nations Unies que je m’adresse à vous aujourd’hui. Nous sommes rassemblés à un moment de bascule, à une époque où notre responsabilité collective n’a jamais été aussi grande.
Nous vivons une période marquée par des tensions accrues, des menaces multiples et des fractures profondes. Et pourtant, jamais le monde n’a eu autant besoin d’unité, de coopération, de dialogue. Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement la paix ou le développement, c’est bien l’avenir même du multilatéralisme et de cette précieuse humanité que nous avons en partage.
Il y a 80 ans, après les horreurs de la Seconde guerre mondiale, les fondateurs des Nations Unies se réunissaient avec la ferme intention d’établir un ordre international juste et durable. Ils rêvaient d’un monde où la coopération et la solidarité seraient les maîtres-mots, un monde où la diplomatie et le dialogue se substitueraient aux conflits violents. Leur projet était ambitieux. Il demeure totalement d’actualité.
L’Organisation des Nations Unies a été fondée sur le socle de deux principes majeurs :
• La solidarité internationale, c’est-à-dire la conviction que le destin des nations est intrinsèquement lié et que seul un effort collectif peut permettre de relever les défis mondiaux.
• Le multilatéralisme ou la reconnaissance de ce que chaque nation, grande ou petite, doit avoir voix au chapitre dans les affaires internationales et que seule une action collective peut garantir une paix durable.
Malheureusement, 80 ans après sa création, notre Organisation est confrontée à la résurgence inquiétante des conflits armés à travers le monde. Dans tant d’endroits, le langage des armes a repris le dessus sur le bon sens et la diplomatie. C’est l’échec de notre promesse collective : celle de bâtir un monde libéré du fléau de la guerre. C’est aussi le signe d’un système international affaibli, parfois impuissant, face aux logiques de confrontation.
Aujourd’hui, il nous faut réaffirmer la primauté du droit dans les affaires internationales et la nécessité d’un ordre mondial fondé non pas sur la force des armes, mais sur des règles établies et communément partagées. Les Nations Unies doivent redevenir un instrument efficace de prévention des conflits et de médiation.
Acteur épris de paix et de justice, qui œuvre pour l’amitié entre tous les peuples du monde, le Congo soutient la coexistence pacifique, la tolérance réciproque et la compréhension mutuelle.
C’est pourquoi, au Moyen-Orient, mon pays soutient sans réserve la solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte-à-côte, en paix. Dans les Caraïbes, mon pays continuera de soutenir le peuple cubain exténué par des décennies d’un embargo aujourd’hui incompréhensible.
Les tensions commerciales, technologiques et géopolitiques entre grandes puissances et dont nous sommes aujourd’hui témoins fragmentent évidemment notre monde et alimentent la méfiance entre les nations.
Elles affaiblissent les chaînes de solidarité internationales et compromettent notre capacité à relever ensemble les grands défis globaux, avec de graves conséquences sur les économies des pays en développement.
Cela se traduit notamment par l’instabilité des marchés, l’augmentation des prix des matières premières et des perturbations récurrentes sur les chaîns d’approvisionnement. Or, pour compréhensible qu’elle puisse être, la compétition économique ne devrait pas se transformer en une confrontation systémique.
L’une des grandes réussites des Nations Unies a indéniablement été d’établir une plateforme solide de coopération entre les nations. Mais aujourd’hui, ce multilatéralisme est menacé par des égoïsmes nationaux et par des politiques unilatérales, source de crises diplomatiques préjudiciables.
Cette tendance doit être inversée, parce que les défis mondiaux que nous affrontons, notamment le changement climatique, les pandémies et l’insécurité alimentaire, nécessitent une réponse mondiale solidaire, cohérente et concertée.
La République du Congo croit fermement qu’une Organisation des Nations Unies plus forte et plus efficace est la condition indispensable pour préserver la paix et garantir le développement durable.
C’est pourquoi nous en appelons à une réforme de ses organes, à commencer par son Conseil de sécurité, afin de les rendre plus représentatifs, plus transparents et plus proches des réalités de notre monde. On le voit bien, le Conseil de sécurité, dans sa composition actuelle, ne reflète plus les équilibres géopolitiques de notre monde. Il est donc urgent de le réformer, non pas en théorie, mais en pratique.
L’Afrique ne peut plus rester marginalisée. C’est un continent de plus d’un milliard quatre cents millions d’habitants. C’est un continent d’avenir, de jeunesse, de potentiel auquel nous devons aujourd’hui garantir une participation pleine et entière aux décisions mondiales.
Je le dis ici avec force : l’Afrique mérite une représentation permanente au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. Pas en tant que bénéficiaire d’une faveur, mais en tant que partenaire légitime. C’est l’appel solennel que la République du Congo lance du haut de cette tribune.
Il nous faut inventer un multilatéralisme plus intelligent, plus efficace, plus proche des aspirations des peuples, plus représentatif des réalités du 21ème siècle. Ce multilatéralisme doit aussi se traduire en actes concrets, en résultats tangibles, en solutions durables. Les peuples du monde ne nous jugeront pas sur nos discours, mais sur ce que nous aurons su accomplir ensemble.

Madame la Président !
Mesdames et Messieurs !
Il ne peut y avoir de paix durable sans développement et inversement. La pauvreté, les inégalités, le chômage des jeunes, l’exclusion, sont des terreaux dont se nourrissent les frustrations, l’instabilité et l’extrémisme violent.
Nous devons honorer nos engagements pour le financement des Objectifs de Développement Durable et mettre fin aux mécanismes qui étranglent les économies vulnérables, comme la dette insoutenable ou les règles commerciales inéquitables.
La solidarité internationale reste essentielle pour permettre aux pays en développement de réussir leur transition vers un avenir plus prospère.
C’est pourquoi nous devons investir massivement dans l’éducation, la santé, l’agriculture, les infrastructures, les technologies nouvelles, l’Intelligence artificielle, etc.
Le défi climatique nous interpelle très fortement aujourd’hui. Il transcende toutes les frontières, tous les clivages et toutes les idéologies. Il frappe déjà nos villes, nos campagnes, nos écosystèmes. Il aggrave les conflits, détruit des cultures millénaires et pousse des familles entières sur les routes de l’exil. Face à cela, nous n’avons plus le droit d’agir en ordre dispersé. Nous devons partir en rang serré, dans la solidarité et avec détermination.
Cela implique le respect des engagements de l’Accord de Paris, un soutien massif à l’adaptation pour les pays les plus vulnérables, et une transformation profonde de nos modes de production, de consommation et de financement.
C’est l’occasion de saluer l’adoption par l’Assemblée Générale des Nations Unies de la Résolution sur la Décennie mondiale du boisement et du reboisement, que mon pays a initiée, comme l’une des solutions susceptibles de faire avancer notre combat commun en faveur de la préservation de l’environnement et l’atténuation des ravages liés au changement climatique. Le climat ne doit pas devenir un nouveau facteur de division Nord-Sud. Il doit être un facteur d’unité mondiale, un motif de solidarité planétaire, le mobile d’une espérance partagée.
Madame la Présidente !
Mesdames et Messieurs !
Au moment où les nations du monde sont confrontées à de graves défis, certains de ces défis ayant clairement un retentissement existentiel, voilà que s’enclenche une nouvelle et inquiétante course aux armements ! Les dépenses militaires mondiales atteignent aujourd’hui des niveaux records, alors même que des millions d’êtres humains vivent dans l’extrême pauvreté, avec un accès réduit à l’eau potable, à une éducation de qualité et aux soins de santé primaires.
Des Traités sur le désarmement sont remis en cause, tandis que la prolifération des armes de destruction massive, notamment nucléaires, revient au coeur des préoccupations. Cette dérive est dangereuse à tous égards. Elle ne rend pas notre monde plus sûr. Bien au contraire, elle l’expose aux périls les plus graves, dont le risque d’une conflagration généralisée, qui échapperait à tout contrôle.
Fidèle à son engagement en faveur de la paix et de la sécurité internationale, la République du Congo réitère son appel en faveur d’un désarmement mondial. Le moment est venu de nous investir tous dans la recherche de solutions qui renforcent notre sécurité collective, la stabilité et la prospérité de tous les peuples, plutôt que de nourrir le cercle vicieux et destructeur des conflits et de la violence.
Madame la Présidente !
Mesdames et Messieurs !
Dans ce monde instable, beaucoup doutent aujourd’hui. Beaucoup s’interrogent : les Nations Unies sont-elles encore utiles ? Servent-elles encore à quelque chose ? A ceux-là, je voudrais du haut de cette tribune répondre clairement : oui !
Oui, les Nations Unies sont même indispensables. Mais à une condition, à savoir qu’elles sachent évoluer, qu’elles sachent se réformer, se rapprocher des peuples et répondre concrètement aux défis innombrables des temps présents.
Nous ne sommes pas condamnés à la guerre, au repli et à la méfiance. Nous avons encore le choix : celui du courage, de la solidarité et de la responsabilité.
Alors, ensemble, unis dans la diversité, faisons vivre les promesses fondatrices de notre Organisation, à savoir la paix, la dignité et le progrès !
Ne laissons pas l’Histoire se faire sans nous !
Je vous remercie.
Transcription: Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-25 21:22:32
Depuis belle lurette, l’école primaire publique d’Itsali, à Mfilou dans le 7e arrondissement de Brazzaville est menacée par une érosion qui avance à chaque pluie diluvienne dans la capitale congolaise. Des jérémiades et grincements de dents fusent de partout. Les populations du quartier Sadelmi qui ne savent plus à quel saint se vouer, attendent que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités pour traiter l’érosion afin de sauver l’unique école primaire publique du quartier.
Outre l’école primaire publique d’Itsali, les habitations aussi sont menacées par cette érosion qui a déjà engloutie plusieurs habitations sur son passage.
Généralement, quand ce n’est pas l’érosion qui fait craindre ; c’est le déferlement des bancs de sable. Ils sont également responsables de l’engloutissement de plusieurs maisons dans plusieurs quartiers de Brazzaville.
Pourtant, en 2024 le budget de l’Etat avait prévu quelques 2,500 milliards de FCFA pour le traitement de ces phénomènes naturels contre 1,800 milliard en 2023.
Les quartiers de Brazzaville les plus touchés par l’érosion sont principalement situés dans les arrondissements de Djiri, Talangaï, Ouenzé, et Poto-Poto, ainsi que dans certaines zones de Madibou et au bord de la rivière Mfilou.
Les quartiers comme Don-Bosco, et Mayanga, notamment, sont fréquemment touchés par des érosions et des glissements de terrain allant jusqu’à 10 mètres par endroits.
Djambala dans le département des Plateaux n’échappe pas à cette « sentence », de même que certains de Pointe Noire.
Loin d’être une simple histoire de réchauffement climatique, la météo capricieuse risque de bousculer sérieusement le quotidien de plusieurs quartiers à Brazzaville.
De jolies maisons construites au prix d’efforts et de sacrifices sont complètement détruites pour certaines et d’autres partiellement. Le risque demeure important pour l’engloutissement de celles qui sont encore intègres. L’érosion frappe fort.
Les années à venir seront cruciales pour la survie de plusieurs quartiers de la capitale congolaise face à ces risques environnementaux. Les solutions existent, mais elles demandent une action rapide et des investissements conséquents.
Chaque fois que la pluie tombe à Brazzaville, on se reprend tout de même à espérer, tout en regardant le ciel, car c'est de là que vient toujours la menace de la « Bombe N », pour emprunter le titre de l’un des ouvrages de l’écrivain et chercheur congolais, le Docteur Michel Innocent Peya, ambassadeur des Droits et Devoirs de l’humanité et de l'Environnement, le messager du Congo dans le cadre de l’action pour la protection de l’environnement.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-09-25 12:45:28
La 80e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) bat son plein à New York. À la tribune, le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, a appelé à une réforme de l’institution, dans la nuit du 24 au 25 septembre 2025.
« Les Nations unies sont-elles encore utiles ? Servent-elles encore à quelque chose ? À cela, je voudrais, du haut de cette tribune, répondre clairement : "Oui !" », a lancé le Président de la République du Congo durant l'Assemblée générale de l’ONU à New York.
Attaquées par Donald Trump et sous-financées, les Nations Unies sont menacées, mais toujours utiles, a poursuivi Denis Sassou-Nguesso : « Les Nations unies sont même indispensables, mais à une condition : à savoir qu'elles sachent évoluer, qu'elles sachent se réformer, se rapprocher des peuples et répondre concrètement aux défis innombrables des temps présents ».
« Nous avons encore le choix : celui du courage, de la solidarité et de la responsabilité. Alors, ensemble, unis dans la diversité, ne laissons pas l'histoire se faire sans nous ! », a martelé Denis Sassou-N’Guesso.
Les réformes de l'ONU visent principalement à renforcer son efficacité, sa pertinence et sa responsabilité face aux défis mondiaux, notamment en ce qui concerne le maintien de la paix, le développement durable et l'action humanitaire. Elles incluent des changements dans le leadership des opérations de terrain avec des coordonnateurs résidents renforcés, la rationalisation des processus pour réduire les redondances et améliorer le financement, et l'adaptation des structures du Secrétariat pour une meilleure cohérence d'action.
Le Conseil de sécurité fait également l'objet de discussions pour l'adapter aux réalités actuelles, même si des réformes significatives sont difficiles à mettre en œuvre.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-09-25 12:17:31
Le tribunal correctionnel de Paris a tranché jeudi 25 septembre, dans l'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007. L'ex-président a été reconnu coupable d'association de malfaiteurs. Il est par contre relaxé pour recel de détournement de fonds publics et pour corruption passive. Cinq ans d'inéligibilité et 7 ans de prison avaient été requis contre l'ancien président de la République, il a été condamné à 5 ans de prison.
Ils étaient douze prévenus jugés dans l’affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007. Il en restait onze, après le décès de Ziad Takiédine mardi dernier.
Dans ses motivations, la présidente du tribunal correctionnel, Nathalie Gavarino, a expliqué que Nicolas Sarkozy, était coupable d'association de malfaiteurs, pour avoir laissé ses proches collaborateurs agir, en vue d'obtenir des soutiens financiers, de la part du régime libyen. Mais le tribunal a estimé qu'il n'avait pas financé illégalement sa campagne par des fonds libyen.
Dans le prononcé des peines, le tribunal est parfois allés au-delà des réquisitions du parquet. Aussi, Nicolas Sarkozy à qui il a été notifié l’extrême gravité des faits qui lui sont reprochés, a été condamné à cinq ans de prison sous mandat de dépôt différé, avec exécution provisoire.
Cela signifie que même s’il fait appel, Nicolas Sarkozy va dormir en prison dans quelques jours, tout au plus un mois, avant d’entreprendre une quelconque procédure. En outre l’ancien président écope d’une peine inéligibilité de 5 ans et 100.000 euros d’amende.
« Je suis innocent, cette injustice est un scandale (…) S’ils le veulent absolument, je dormirai en prison la tête haute », a dit Nicolas Sarkozy à sa sortie d’audience.
Parmi les proches de Nicolas Sarkozy, poursuivis en même temps que lui, Brice Hortefeux est condamné à deux ans de prison sous bracelet électronique.
Claude Géant est condamné à 6 ans de prison mais compte tenu de son état de santé, il n’ira pas en prison. Par contre, il devra s’acquitter de 250.000 euros d’amende.
Alexandre Dihouri condamné à 6 ans de prison ainsi que Bechir Saleh qui lui écope de 5 ans, ont été incarcérés à l’audience.
Trois prévenus ont été relaxés, Éric Worth, Amed Salhem Bughsan et Edouard Ulmo.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-25 12:10:17
Une lumière vive inonde désormais tous ceux qui empruntent de nuit l’avenue Bayardelle qui naguère baignait dans l’obscurité la plus opaque, au point de susciter inquiétude et insécurité. Porté par le sens du devoir qui le caractérise et sensible à cette situation qui affectait autant les étudiants de l’alma mater qui s’y trouve, que les diplomates qui habitent le quartier, ou encore les passants et autres usagers de la route empruntant cette artère, le colonel major Michel Innocent Peya, a dans un acte citoyen de haute estime, contribué à rétablir la lumière sur cette avenue Bayardelle, longtemps restée dans la pénombre. L’initiative s’inscrit dans la vision impulsée par le Président de la République, Denis Sassou Nguesso, qui place la modernisation urbaine et la sécurité des citoyens au cœur de son action.
Le commissaire colonel-major Michel Innocent Peya a procédé au lancement officiel de l’éclairage public sur l’avenue du Gouverneur général Bayardelle, l’une des artères les plus emblématiques de la capitale, davantage rendue célèbre par l’Alma mater auquel elle a prêté son nom.

Ce projet illustre la volonté de Michel Innocent Peya, de renforcer la sécurité et le confort des usagers tout en valorisant un axe à forte portée historique et symbolique.
Il sied de signaler que l’avenue Bayardelle doit son nom à l’ancien gouverneur général de l’Afrique équatoriale française, personnalité marquante de l’époque coloniale.
Restée fidèle à cette appellation, l’avenue est devenue au fil des années, un repère incontournable de Brazzaville. Elle abrite notamment la faculté universitaire Bayardelle, institution académique qui contribue à la renommée du site et accueille chaque jour de nombreux étudiants.

Le commissaire colonel-major Michel Innocent Peya, ancien étudiant de cet établissement universitaire, revient embellir le temple qui a façonné son parcours d’économiste.

La volonté du Premier ministre Anatole Collinet Makosso d’accompagner les initiatives visant à améliorer les conditions de vie des populations trouve ici une illustration concrète à travers ce projet d’éclairage, réalisé par un citoyen mû par le sens du devoir.
Lieu de passage fréquenté par les diplomates, les ambassadeurs et les touristes, l’avenue Bayardelle joue un rôle stratégique dans l’image et le rayonnement de la capitale congolaise. En y installant un réseau d’éclairage moderne, le commissaire colonel-major Michel Innocent Peya offre non seulement plus de visibilité et de confort, mais confère également à cette artère une dimension de prestige à la hauteur de son importance.

Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, veille à ce travail gigantesque.
Ce projet va bien au-delà de l’amélioration technique. Il traduit une vision citoyenne et responsable qui associe aménagement urbain, sécurité et modernité.

Pour le commissaire colonel-major Peya, la lumière ne se limite pas à l’éclairage des rues, elle incarne aussi la volonté de hisser Brazzaville au rang des grandes capitales africaines capables d’offrir un cadre de vie harmonieux et attractif.
Le gouvernement, conduit par Anatole Collinet Makosso, encourage ainsi toutes les initiatives locales qui s’inscrivent dans la dynamique nationale du progrès et de la modernité.
Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de la ville. Elle démontre que l’avenir de Brazzaville passe par des choix d’investissement clairs dans les infrastructures de base, avec un impact direct sur la vie quotidienne des habitants mais aussi sur l’image du Congo auprès des visiteurs étrangers.

Le leadership de Denis Sassou Nguesso, appuyé par son gouvernement, continue de tracer la voie d’un développement durable et inclusif où chaque projet, même local, trouve sa place dans une vision nationale.
Avec ce projet, l’avenue Bayardelle, déjà riche de son histoire coloniale et de son rôle académique, entre dans une nouvelle phase de valorisation. Elle se présente désormais comme un lieu où se croisent mémoire, savoir et diplomatie, tout en portant l’empreinte d’un Congo résolument tourné vers la modernité et le progrès.

Le geste du commissaire colonel-major Michel Innocent Peya rappelle que la lumière, au-delà de son aspect pratique, est aussi un symbole d’espoir, de responsabilité individuelle et de continuité dans la marche du pays conduite par Denis Sassou Nguesso et son gouvernement.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-24 16:01:56
Vital Kamerhe a démissionné de son poste de président de l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo lundi 22 septembre. Cette décision intervient après des jours de tensions exacerbées par une pétition déposée par des députés de l'UDPS et d'autres formations, l'accusant de mauvaise gestion et de blocage du contrôle parlementaire.
Les pétitionnaires reprochaient à Kamerhe son manque d'alignement sur les priorités du pouvoir, notamment la gestion opaque des fonds parlementaires. Malgré ses tentatives d'apaisement, Kamerhe n'a pas réussi à rallier suffisamment de soutiens. Certains observateurs y voient un règlement de comptes interne à l'Union sacrée, visant à consolider le contrôle de l'UDPS sur l'institution.
La démission de Kamerhe ouvre la voie à une élection rapide d'un nouveau bureau, sous la direction provisoire du vice-président Isaac Tshilumbayi. L'avenir de l'Assemblée nationale est incertain, et cette vacance pourrait relancer les débats sur la réforme institutionnelle et la lutte contre l'impunité.
En dépit de cette démission, le président Félix Tshisekedi affirme qu'il continue de considérer Vital Kamerhe comme son frère mais en même temps comme allié politique. Selon le président Tshisekedi, ce qui se passe doit être considéré comme une cuisine interne au fonctionnement de la chambre basse du parlement.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-09-23 16:02:05