Total : 11344 résultats trouvés.
Page 17 sur 568
Au marché, la poussière peut facilement se déposer sur les aliments exposés, surtout ceux non couverts, créant un risque de contamination. Cette contamination peut être physique (particules de poussière), chimique (polluants de l'air) ou biologique (micro-organismes portés par la poussière). Et c’est le cas du marché Pont à Dolisie dans le Niari (sud), où les vendeurs exposent le poisson, la viande de chasse les légumes, le pain, les beignets et d’autres aliments, sans les couvrir. Ils estiment que les produits bien visibles attirent les clients. Sauf que les mouches s’y posent, et la poussière les recouvrent. Les clients quant à eux, les achètent sans tenir compte de l’état dans lequel se trouvent ces produits.

Pour les vendeurs de poissons, le problème ce n’est pas eux, mais ceux qui achètent. Comme l’explique cette vendeuse : « Ce n’est pas ma faute, les clients eux-mêmes ont une mauvaise mentalité. Si je couvre mes poissons, ils n’achèteront pas. Je suis alors obligée de les laisser à l’air libre, pour être bien vus ».

Un vendeur de pain nous confie quant à lui : « je sais qu’on ne lave pas le pain avant de le manger. Il doit donc être bien couvert. Mais les clients eux-mêmes jugent de la qualité de mes pains à distance. Sinon ils ne s’approcheront même pas. Voilà pourquoi je ne les couvre pas. Mais j’ai un éventail pour chasser les mouches, sauf la poussière ».
Si cela est vrai, alors c’est vraiment triste de constater que la population elle-même s’expose aux maladies. C’est une très mauvaise mentalité qui doit prendre fin.

Vivement que la population de la capitale de l'or vert arrête d’acheter des aliments qui sont non couverts afin d’éviter des maladies.
Aux autorités municipales de veiller à ce que les vendeurs couvrent bien les aliments, et imposent même des sanctions et le respect de normes élevées de propreté pour éviter entre autres, le choléra, une infection diarrhéique aiguë provoquée par la consommation d'aliments ou d'eau contaminés par le bacille Vibrio cholerae.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-12 13:33:33
A trois jours de la célébration des 65 ans de l’indépendance de la République du Congo, il suffit de passer devant le commissariat de police du premier arrondissement Bouali à Mossendjo dans le Niari (sud), pour se rendre compte de cette triste réalité. Le drapeau du pays, placé à l’entrée flotte au rythme du vent. Seulement, ce dernier est déchiré et décoloré comme un drap de pauvre, sans que personne ne s’en inquiète. Une drôle de manière d’accueillir les visiteurs !




On rappelle que dans plusieurs villes, villages, établissements scolaires, administrations publiques, commissariats et quartiers du Congo-Brazzaville, plusieurs drapeaux sont délabrés et même déformés parce que le jaune devenant une couleur plus proche du blanc par l’usure du temps.
Non seulement cette véritable guenille ne semble gêner personne mais elle semble trôner en ces lieux depuis fort longtemps si on se réfère à l’état lamentable de ce qui fut un drapeau congolais.
A trois jours de la célébration des 65 ans de l’indépendance du pays, il sied de procéder systématiquement à une remise du drapeau national à certains commissariats, chefs de quartiers et villages...
Ce geste très symbolique et civique va permettre aux différents commissariats, chefs de quartiers et villages d’exhiber un drapeau tout neuf au-dessus de leur toit ou au centre de leur village.
C’est aussi un geste pour pousser les gens au civisme et à la culture citoyenne afin d’appeler les uns et les autres à avoir un respect strict des symboles et valeurs de la nation et permettre aux compatriotes de réaffirmer leur appartenance à un seul pays.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-12 12:16:37
65 ans de l’indépendance du Congo, Mossendjo, la cinquième ville du pays située dans le département du Niari (sud), régresse de plus en plus. Auparavant alimentée par un générateur de la Société nationale d’électricité (SNE), la ville des palmiers n’est plus éclairée depuis plusieurs années. Hormis l’électricité, Mossendjo manque aussi d'eau potable. Depuis fort longtemps, les robinets de l’ex-Société nationale de distribution d'eau (SNDE) sont secs, aucune goutte d’eau n’y coule. Pour des besoins en la matière, la population se contente soit de l’eau des rivières (Makegué et Itsibou), de celle des puits ou soit de quelques forages privés érigés dans la ville.
La nuit, Mossendjo donne l’image d’une vaste forêt, étant totalement dans le noir. A partir de 19 heures, certaines avenues et ruelles, elles-mêmes envahies d’herbes, deviennent quasiment désertes.

Les quelques citoyens qui bravent ces ténèbres, bien qu’habitués, courent des risques de morsures de serpents.
Les installations éléctriques sont visibles dans la ville. Mais rien ne marche depuis plusieurs années. La population ignore la vraie raison de cette coupure prolongée de l'électrcité.
Les habitants de Mossendjo sont également privés de l'information officielle, ne captant pas dans de bonnes conditions la chaîne nationale. Les émissions de Radio Congo sont interrompues depuis plus de 10 mois.
« Nous vivons sans électricité et nous luttons pour avoir de l’eau potable pour boire et préparer. Se laver est devenu difficile. C’est un véritable calvaire. C’est plus facile pour nous d’écouter RFI que la radio nationale », nous a confié un notable de la ville.

En attendant que la situation s’améliore, le grand chassé-croisé des chercheurs d’eau continue dans la ville découverte par le lieutenant de vaisseau Mizon, un compagnon de Pierre Savorgnan de Brazza, en 1883.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-12 11:04:03
Rendre hommage à un patriarche par la construction de sa pierre tombale est un acte chargé de symbolisme et de respect. Il s'agit d'une manière durable de se souvenir de lui, de son influence et de son héritage. La pierre tombale devient un lieu de recueillement pour la famille et les proches, un endroit où ils peuvent se remémorer les bons moments et exprimer leur chagrin. La semaine dernière, la grande famille Ounga, a tourné la page du deuil avec le dévoilement de la stèle où repose la tombe du patriarche André Ounga, ancien chef du quartier Niolo à Mbinda dans le département du Niari (sud).




La semaine dernière a ravivé, avec émotion, le souvenir du départ pour l’éternité du Patriarche Ounga André décédé à l’âge de 84 ans, à la suite d’une maladie, à l’hôpital général Adolphe-Sicé, la plus grande formation sanitaire de Pointe-Noire, où il avait été évacué mi-mai 2021. L’Homme, réputé pour son patriotisme et surtout sa lutte pour la justice et la sécurité dans son entité, a été inhumé en juillet 2021 à Nzalamoye (Mayouba) son village natal situé à un jet de pierre de la communauté urbaine de Mbinda.

La famille Ounga, représentée par Victor Mouboli, cadet de l’illustre disparu, a remercié tous les membres de la famille et du clan Baleli qui ont contribué de loin ou de près à la réalisation de cette stèle.
André Ounga, affectueusement appelé Andreson, a servi son quartier Niolo avec dévouement et abnégation.
C'était un grand notable, un rassembleur, un modèle pour la jeunesse de l’ex cité Comilog, une personnalité d'une grande générosité et d'une loyauté exemplaire.

Andreson a laissé une empreinte indélébile sur ceux qui ont eu le privilège de le connaître, le côtoyer, mais surtout de travailler à ses côtés à Mbinda.
Ses contributions remarquables, notamment dans la consolidation de la paix à Mbinda, son approche pondérée et réfléchie ont toujours inspiré confiance et espoir en un avenir radieux.
Il s’est révélé par ses prises de positions au quartier Niolo à Mbinda comme quelqu’un capable de planifier clairement toutes actions avant de prendre des décisions cruciales.
Son engagement en faveur de Mbinda a fait de lui une figure incontestable dans la contrée.

André Ounga, ancien retraité de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), a laissé une veuve, plusieurs enfants, petits fils et arrières petits fils au Congo, au Gabon et en France.
Repose en paix, mon cher Andreson. Tu auras bien vécu !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Crédit Photos : Ounga Moupeni Alfred
Créé le 2025-08-12 09:35:58
Le Salon de l’information et de l’orientation des bacheliers s’est tenu du 4 au 8 août à Brazzaville. L'objectif affiché était d'explorer les contours, les enjeux et les exigences liées aux différentes filières afin de permettre nouveau bacheliers de mieux choisir leurs cursus universitaires. Parmi les choix mis à disposition des futurs étudiants, le colonel Maurice ITOUS IBARA a présenté les opportunités qu’offre l'académie des sciences et des arts du Congo. En somme, mieux s’orienter pour mieux se réaliser.
Établissement agréé de l’enseignement supérieur, l’Académie des sciences et des arts du Congo, une université privée de renom, a pris part au Salon de l’orientation organisé par le Ministère de l’Enseignement supérieur, du 4 au 8 août 2025, à Brazzaville. Ce rendez-vous national placé sous l’autorité du professeur Delphine Édith EMMANUEL, Ministre de l’enseignement supérieur, a rassemblé plusieurs établissements publics et privés, offrant un espace d’échange privilégié entre élèves, étudiants, parents, professionnels de l’éducation et institutions académiques.

Parmi les participants les plus remarqués, l’Académie des sciences et des arts du Congo a su tirer son épingle du jeu. Son stand, dynamique et riche en informations, a accueilli plusieurs visiteurs venus s’informer sur ses programmes de formation innovants, notamment dans les projets monétisation du Congo et du monde et de la « pétrolisation ».

Des domaines aussi innovants que le colonel Maurice ITOUS IBARA a mis en place pour assurer l’après pétrole. Plusieurs options et filières ont été soumises à découvertes à savoir :
- Bâtiment et travaux publics ;
- Architecture et bâtiments ;
- Environnementale et règlements climatiques ;
- Réseau et télécommunication ;
- Infographie et publicité ;
- Audiovisuel et imprimerie ;
- Froid et climatisation ;
- Génie électrique ;
- Musique (écriture, interprétation musicale et ethnomusicologie) ;
- Administration et gestion d’entreprises culturelles et commerciales ;
- Comptabilité et gestion financière ; - Gestion des ressources humaines ;
- Gestion touristique et hôtelière ; - Banque et assurance et finance ;
- Arts plastiques (peinture, sculpture, céramique)
« Ce salon est une opportunité de proximité avec les jeunes et leurs familles. Il permet de faire connaître nos offres de formation adaptées aux exigences du marché de l’emploi », a déclaré le colonel Maurice ITOUS IBARA, promoteur de ladite Université, lors d’un entretien avec la presse.

La participation de l’Académie des sciences et des arts du Congo à ce salon a traduit son engagement à accompagner la jeunesse congolaise dans ses choix d’avenir et à jouer un rôle actif dans la construction d’un enseignement supérieur de qualité, accessible et tourné vers le développement.
Organisé sur cinq jours, ce salon national de l’orientation s’est inscrit dans les efforts du gouvernement pour mieux encadrer les parcours académiques des jeunes, en réponse aux besoins réels du pays en ressources humaines qualifiées.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-09 09:59:55
Le Commandement des Forces de police organise un tournoi de football des moins de 13 ans et des moins de 20 ans. Le lancement officiel de ce tournoi a eu lieu le mercredi 6 août au stade Ornano à Brazzaville, en présence du commandant des forces de police, le général André Fils Obami-Itou. Occuper les jeunes par le sport, plutôt que les laisser sombrer dans l’oisiveté, un des terreaux de la délinquance, c’est l’un des buts visés par le Commandement des Forces de police et notamment le général André Fils Obami-Itou.
Le lancement de ce tournoi a été rehaussé de la présence du commandant des Forces de police, le général André Fils Obami-Itou. À ses côtés se trouvait le secrétaire exécutif du Conseil consultatif de la jeunesse et le directeur général de la jeunesse.

On y notait également la présence du ministre de l'Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Manguessa Ebomé et de celle de Mme le maire d'Ignié, Assitou Kamara Somi. Ces deux personnalités y étaient en tant que dirigeants de clubs.

16 clubs participent à ce tournoi qui durera cinq jours.

Si Ouesso et Ignié y sont représentées, la majorité des clubs sont de Brazzaville. Prenant la parole à cette occasion au nom du commandant des forces de police, le colonel-major, Hugues Ondongo, commandant de la sécurité aux frontières et président du comité d'organisation, a tenu à souligner que ce tournoi est le premier du genre. Il a ajouté qu'il n'est pas une simple compétition sportive, mais qu'il constitue aussi un acte de foi en la jeunesse congolaise, une main tendue, une alternative saine et structurante à la délinquance qui gangrène certains de nos grands centres urbains. Il a mis un point d'honneur à souligner que si les mécanismes répressifs demeurent nécessaires à la garantie de la sécurité publique, il n'en demeure pas moins que la prévention et la sensibilisation doivent constituer le socle de la stratégie du commandement des forces de police.

Ce tournoi porte donc sur la lutte contre la délinquance juvénile. Il devrait constituer une opportunité pour aborder des problématiques sécuritaires intéressant les jeunes.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville (Source : Le Troubadour de Brazzaville)
Créé le 2025-08-07 12:06:45
Le Ghana est frappé par un drame national avec le décès du ministre de la Défense Edward Omane Boamah et de celui de l’Environnement, des Sciences, des Technologies et de l'Innovation, Ibrahim Murtala Muhammed. Les deux hommes d’État, ainsi qu’un ancien ministre, ont trouvé la mort le 6 mercredi août dans un accident d’hélicoptère.
L’appareil militaire transportait huit personnes, dont trois membres d’équipage. Il a disparu des radars peu après son départ d’Accra pour Obuasi.
Le chef de cabinet du président John Dramani Mahama, Julius Debrah, a confirmé que les deux ministres figurent parmi les victimes retrouvées dans le sud du pays.
Le président a adressé ses condoléances aux familles endeuillées et exprimé la solidarité du gouvernement envers les proches des disparus.
L’accident a également coûté la vie à Alhaji Muniru Muhammad, ex-ministre de l’Agriculture et coordinateur adjoint de la sécurité nationale, ainsi qu’à Samuel Sarpong, vice-président du Congrès national démocratique (NDC).
L’armée mène actuellement une enquête pour déterminer les causes du crash.
En hommage aux victimes, les drapeaux ont été mis en berne à travers le pays.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-07 09:45:21
Le Conseil constitutionnel camerounais a rendu publique, le mardi 5 août, la liste des candidats pour la présidentielle prévue le 12 octobre prochain. Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto en a été exclu.
De nombreux camerounais appelaient Maurice Kamto à prendre le pouvoir, voyant en lui le candidat de l’alternance. L’homme ne pourra hélas plus s’y plier. Le Conseil constitutionnel a confirmé, l'invalidation de sa candidature à la présidentielle du 12 octobre.
Le leader du MRC, arrivé deuxième en 2018, ne pourra donc pas affronter Paul Biya, candidat à un huitième mandat.
Cette décision, qui clôt le contentieux pré-électoral après l'examen de 36 recours, entérine celle d'Elecam, l'autorité électorale, qui avait déjà rejeté son dossier fin juillet.
L'exclusion de Maurice Kamto, qui avait terminé deuxième lors de l'élection de 2018, a suscité des réactions parmi ses soutiens. Ils expriment leur déception face à cette décision, qui a été confirmée après le rejet de son recours par le Conseil constitutionnel.
Le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, a jugé son recours recevable, mais l’a rejeté «au fond, car non justifié». Le dossier d’un autre candidat, déposé sous la même étiquette du Manidem, a également été écarté.
En revanche, le Conseil constitutionnel a validé les candidatures de deux autres opposants historiques, Cabral Libii, du Parti camerounais pour la réconciliation nationale, et Joshua Osih du Social Democratic Front.
Au total douze candidats brigueront la magistrature suprême, y compris le président sortant Paul Biya.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-07 09:17:57
Récemment, le président Alassane Ouattara a tenté un rapprochement avec l’ancien président Laurent Gbagbo. Le magazine Jeune Afrique a révélé que les deux personnalités ont échangé au téléphone en vue d’une rencontre sur la situation sociopolitique du pays. Mais des sources internes du PPA-CI indiquent que la raison de ce bref échange n’est nullement le renouement du dialogue entre les deux adversaires politiques.
Au PPA-CI, des sources confirment l’échange téléphonique entre Laurent Gbagbo et son successeur. Mais le contenu ne serait pas exactement ce qu’a révélé Jeune Afrique.
Selon Steve Beko, membre du PPA-CI, cet appel s’inscrivait dans le cadre d’une tradition à la veille de la célébration de la fête d’indépendance. « Il ne s’agit donc pas là d’un dialogue renoué, mais simplement d’une invitation protocolaire suivie d’un refus poli, au nom de préalables non remplis, avant de consentir à offrir une telle image au monde », a-t-il écrit.
Laurent Gbagbo a ainsi décliné une énième fois cette invitation à assister aux festivités de la cérémonie de célébration de l’indépendance.
Depuis son retour en Côte d’Ivoire, après des années de détention à la CPI, l’ancien président a toujours refusé d’associer son image à cette fête qui se déroule chaque année à la date 7 du mois d’août.
Le refus du président Gbagbo peut être considéré comme une manifestation d’humeur qui illustre l’état dégradant des relations entre lui et le président Alassane Ouattara.
Candidat désigné du PPA-CI, Laurent Gbagbo est radié de la liste électorale et exclu du processus électoral. Lui et ses partisans tiennent Alassane Ouattara pour responsable de cette exclusion qui suscite des tensions. Le parti réclame un dialogue politique franc avec le président de la République et tout le gouvernement.
Pour le front commun PDCI-PPA CI, ce dialogue qu’il appelle de tout son vœu aboutira à l’organisation d’une élection transparente, inclusive et apaisée.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-07 07:40:46
Le Congo et le Soudan se sont neutralisés (1-1) ce mardi pour la première journée du CHAN 2025 (Championnat d’Afrique des nations) à l’Amaan Stadium de Zanzibar. Menés durant plus d’une mi-temps, les Congolais se sont réveillés en fin de match pour arracher le point du nul. Ils ont même cru réaliser l’exploit en toute fin du match.
Match dingue ce mardi entre le Congo et le Soudan. Suite à l’ouverture du score soudanaise par l’intermédiaire de Musa Ali Hussein à la 29e minute de jeu, les Congolais sont longtemps apparus apathiques avant de se transcender en fin de match.
Sorti du banc à la 61e, Carly Ekongo Landou égalise à la 86e alors que les Diable Rouges A' jouaient leur va-tout. Le milieu profite d’un ballon qui traîne dans la surface pour battre le gardien Mohamed Abooja à gauche dans l’angle fermé (1-1).
Dans des arrêts de jeu irrespirables, le Soudan est à deux doigts de reprendre l’avantage au tableau d’affichage. Sur un corner botté à droite et dévié par un coéquipier, Mazen Simbo reprend de la tête au second poteau, mais voit Simon Samba stopper le but sur la ligne (90e+2).
Six minutes plus tard, Japhet Mankou croit offrir une folle remontada au Congo en trouvant le chemin des filets à la 90e+8. Mais il redescend rapidement de son nuage après invalidation de son but pour une main préalable dans la surface.
Fin du match, Congo 1, Soudan 1.

Le Congo affrontera le Sénégal tenant du titre, lors de la prochaine journée (mardi prochain), tandis que le Soudan se mesurera au Nigéria.
Dans l’autre rencontre du groupe D, le Sénégal a battu le Nigéria 1 but à 0 et prend la tête du groupe avec 3 points, suivi du Congo et du Soudan ex aequo avec 1 point. Le Nigéria est pour l'instant bon dernier avec 0 point.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-05 19:13:12
Mis en place pour lutter notamment contre les contrôles tendancieux et les abus de pouvoir, ce numéro à trois chiffres est propre à chaque agent de police. Ce numéro d’identification individuel correspond au numéro référentiel des identités des agents de la police aux frontières. La pratique a déjà cours au niveau de la police routière. Ce référentiel marque une traçabilité pour les citoyens, face à la pratique de certains agents pouvant être confondus pour des faits repréhensibles, dans l’exercice de leur mission. Ce numéro est porté par les agents en uniformes et ce, de manière visible.
En attribuant aux agents en service à l'aéroport de Brazzaville et celui de Pointe-Noire un numéro d'identifiant, le Commandement des forces de police entend aider les usagers à désigner facilement l'agent qui se serait mal comporté et à renforcer la lutte contre certaines déviances.
Il s'agit pour le Commandement des forces de police de continuer à lutter contre les pratiques et les entorses à l'éthique et à la déontologie.
Ces numéros d'identification sont un moyen supplémentaire mis à la disposition du public notamment dans le processus de réparation d'un préjudice. Il est aussi un moyen de dissuasion pour le Commandement des forces de police.

C'est l'esprit de l'adresse faite par le colonel-major Gabin Ngoyela, commandant de la sécurité publique, à l'occasion de l'attribution de ces uniformes. Il a rappelé la règle de l'impunité zéro impulsée par le Commandement des forces de police, de même qu’il a encouragé les dénonciations citoyennes auprès de la hiérarchie ou directement auprès de l'inspection générale de la police et de la gendarmerie.

A titre d'illustration, le Commandement des forces de police a puni de plusieurs jours d'arrêt de rigueur et renvoyés de l'aéroport, la semaine dernière, quatre agents, après l'ouverture d'une enquête, grâce à la dénonciation d'un passager.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-04 22:37:42
Logés dans un groupe relevé, dans lequel ils retrouveront outre le Soudan, le Sénégal et le Nigéria, les Diables Rouges du Congo démarrent la compétition ce mardi. Les Congolais seront opposés au soudanais. Le Brann Stadion de Bergen servira de jardin neutre pour ce choc.
Le Congo et le Soudan sont tous deux en quête d’un élan dans le Groupe D, mais leurs résultats récents sont plus nuancés.
Alors que les résultats mitigés du Congo mettent en évidence son manque de régularité, le Soudan se présente sur un rythme plus stable, bien que parfois prudent, comme en témoignent les récents matches sans but.
La qualification étant en jeu, la flexibilité tactique et l’émergence d’un joueur qui change la donne pourraient faire la différence dans cette rencontre indécise.
Personne ne peut ignorer la récente série d’invincibilité du Soudan dans le temps réglementaire. Ils ont enchaîné une série de nuls et de petites victoires, faisant de leur capacité à obtenir des résultats.
La sélection congolaise va jouer avec son potentiel dont les moral est gonflé à bloc. Elle mise sur un mélange de joueurs aguerris et de talents émergents pour briller lors de cette édition du CHAN.
En défense, des éléments comme Ulrich Samba et Chelcy Bonazebi apporteront leur solidité, tandis que le milieu de terrain sera animé par des joueurs techniques tels que Brudet Vigel Okana et Venold Dzaba.
À l’avant, l’attaque sera portée par des profils variés comme Dechan Moussavou et Wilfrid Nkaya, capables de faire la différence à tout moment. Barthélemy Ngatsono a visiblement opté pour une équipe polyvalente, capable de s’adapter aux différents défis qui l’attendent.
Rappelons que la Tanzanie s’est imposée le 2 août au stade national Benjamin Mkapa à Dar es Salam, en battant le Burkina Faso dans le groupe B par un score de 2-0 à l’ouverture de la 8ème édition du championnat d’Afrique des Nations (Chan).

Voici les premiers résultats ainsi que le calendrier de la compétition.
Samedi 2 août Tanzanie-Burkina Faso : 2-0
Dimanche 3 août Kenya-RD Congo : 1-0 Maroc-Angola, 2-0 Madagascar-Mauritanie : 0-0
Lundi 4 août Niger-Guinée : 0-1 Ouganda-Algérie : 0-3
Mardi 5 août Congo-Soudan : 16h Sénégal-Nigeria : 19h
Mercredi 6 août Burkina Faso-Centrafrique : 16h Mauritanie-Tanzanie : 19h
Jeudi 7 août RD Congo-Zambie : 15h Angola-Kenya : 19h
Vendredi 8 août Algérie- Afrique du Sud : 16h Guinée-Ouganda : 19h
Samedi 9 aout Centrafrique-Mauritanie : 16h Tanzanie-Madagascar : 19h
Dimanche 10 août Kenya-Maroc : 14h Zambie-Angola : 17h
Lundi 11 août Afrique du Sud-Guinée : 16h Ouganda-Nigeria : 19h
Mardi 12 août Sénégal-Congo : 16h Soudan-Nigeria : 19h
Mercredi 13 août Madagascar-Centrafrique : 16h Mauritanie- Burkina Faso : 19h
Jeudi 14 août Maroc-Zambie : 16h Angola-RD Congo : 19h
Vendredi 15 août Guinée-Algérie : 16h Nigéria-Afrique du sud : 19h
Samedi 16 août Centrafrique-Tanzanie : 19h Burkina Faso-Madagascar : 19h
Dimanche 17 août Zambie-Kenya : 14h RD Congo-Maroc : 14h
Lundi 18 août Afrique du Sud-Ouganda : 19h Algérie-Niger : 19h
Mardi 19 août Nigeria-Congo, 19h Soudan-Sénégal, 19h
Quarts de finale Vendredi 22 août : 18h : 1er groupe A-2e groupe B (Q1) 19h : 1er groupe B-2e groupe A (Q2)
Samedi 23 août : 16h : 1er groupe C-2e groupe D (Q3) 19h : 1er groupe D-2e groupe C (Q4)
Demi-finales Mardi 26 août : 16h30 : vainqueur Q1-vainqueur Q4 19h30, vainqueur Q2-vainqueur Q3
Troisième place Vendredi 29 août : 19h
Finale Samedi 30 août : 17h
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-04 21:44:29
Le Magazine Générations l’Afrique et le Monde en mouvement a récemment dévoilé sa liste des Cadets de la République, les figures incarnant le Congo de demain, mettant en lumière des jeunes leaders de moins de 50 ans, qui façonnent l'avenir économique, politique et social du pays. Ce geste de reconnaissance s’inscrit dans une dynamique qui dépasse le simple classement. Ces jeunes leaders, venus de divers secteurs, incarnent l’innovation et la dynamique qui propulsent le Congo-Brazzaville sur la scène africaine. Parmi eux, Deve Maboungou se distingue par son impact en France et en Europe.
L’expert en intelligence économique, reste un incontournable. Son engagement dans le monde associatif en France et son altruisme vis-à-vis des plus démunis et économiquement faibles, fait de lui l’un des jeunes congolais les plus influents de la diaspora congolaise en France.
Il est non seulement un modèle de réussite au Congo et en Afrique, mais aussi un véritable rassembleur et leader d’opinion.

Deve Maboungou est un spécialiste en analyse criminelle opérationnelle, ainsi qu’en renseignement et géopolitique. Il rapporte une expertise essentielle dans les domaines tels que l’intelligence économique et la protection des entreprises.
Ce rôle stratégique lui a permis au cours de sa carrière professionnelle d’évoluer dans des sphères où sécurité et économie se rencontrent.
Aussi, son profil singulier l’inclinant à tenir compte de la brutalité du réel, tout en faisant preuve d’une profondeur analytique, empreinte de distance critique, ont contribué à faire de lui, un expert pour le moins lucide des enjeux sécuritaires de notre temps.
Selon le numéro spécial du Magazine Générations N°116, Deve Maboungou a longtemps œuvré à la protection des intérêts nationaux et à la résilience des entreprises françaises dans un contexte de plus en plus compétitif et globalisé.
Diplômé en droit de Cy Cergy Paris Université, et du Conservatoire National des arts et Métiers en Analyse Criminelle Opérationnelle et en Géopolitique, il est aussi titulaire d’un Master 2 en Protection des Entreprises et en Intelligence Economique délivré par l’Institut des Hautes Etudes du Ministère français de l’Intérieur.

Deve Maboungou, directeur de cabinet de la Maison de l’Afrique, a longtemps officié au sein de cette institution comme fonctionnaire, et en qualité d’expert en Intelligence Economique, pour les entreprises évoluant dans le secteur privé.
À travers ces profils, le magazine présente un Congo dynamique, résilient et tourné vers l’avenir. Ces jeunes leaders inspirent les générations futures et démontrent que, malgré les défis, le Congo-Brazzaville est un terreau fertile pour les idées innovantes et les projets de grande envergure.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-04 11:58:57
Après la candidature du président sortant, Alassane Ouattara, à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, le Parti des Peuples Africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI) a réagi officiellement le jeudi 31 juillet. Dans un communiqué signé de son président exécutif, le parti de Laurent Gbagbo, « appelle tous les citoyens attachés à la dignité de la Côte d’Ivoire à se préparer à défendre la Constitution, la justice et l’alternance ».

« Cette déclaration de candidature n’est pas un acte ordinaire. Elle ouvre une nouvelle séquence politique à laquelle le peuple ivoirien devra répondre. Non dans la violence, mais avec la force du droit, l’énergie du refus, et la détermination du combat démocratique », écrit Sébastien Dano Djédjé, avant de lancer :
« Le PPA-CI appelle tous les citoyens attachés à la dignité de la Côte d’Ivoire à se préparer à défendre la Constitution, la justice et l’alternance. C’est une responsabilité historique ».
Et Dano Djédjé de conclure :
« Nous saisissons l’opinion nationale et internationale : le peuple ivoirien n’acceptera pas que la loi fondamentale soit encore bafouée. Nous tiendrons Monsieur Alassane Ouattara pour responsable des tensions et violences qui pourraient advenir. Notre engagement est clair : la Côte d’Ivoire n’est pas une monarchie, et nul n’a le droit de s’y installer à vie ».
Signalons que le Front Commun PDCI-PPACI reporte sa marche pacifique au 9 août prochain. L’alliance des deux partis d’opposition l’a annoncé ce jeudi 31 juillet dans un message vidéo sur les réseaux sociaux.
La manifestation était initialement prévue ce samedi 2 août avant d’être annulée à la suite d’une réunion entre les organisateurs et le préfet d’Abidjan.
Le but est entre autres de réclamer la réintégration de leurs chefs Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo sur la liste électorale. Les deux opposants en sont radiés après des décisions de justice.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-01 10:51:20
D’origine congolaise, Louison Kindula est marié, père de famille et travaille comme laborantin à Neuville-en-Ferrain dans le Nord, depuis 2013. À compter du mardi 29 juillet, Louison n’a plus de papiers, faute de s’être fait renouveler le titre de séjour. Une situation qui ouvre des lendemains d’incertitudes de tous ordres.
Il est parfaitement intégré, mais devient officiellement sans-papier. Louison Kindula, 47 ans, a quitté la République démocratique du Congo dans l’espoir d’une « vie meilleure » après des études d’ingénieur.
Arrivé en France en 2008, Louison a gravi les échelons et travaille depuis 2013 comme laborantin, au contrôle qualité dans le textile, à Neuville-en-Ferrain.
Au bout de dix ans, sa carte de résident de longue durée est arrivée à terme.
Sa femme travaille, mais son seul salaire n'est pas suffisant pour les besoins de cette famille avec trois enfants de 15, 13 et 11 ans.
Louison s'inquiète pour lui, mais aussi pour eux et met même des alarmes sur son téléphone pour se rappeler de faire les demandes de récépissés plusieurs mois à l'avance. Hélas…
Maximilien Coequyt, délégué syndical CGT dans son entreprise, le soutient : "Louison est certainement l'un de nos meilleurs éléments. Il est arrivé en tant qu'approvisionneur et a gravi les échelons pour devenir laborantin".

Dans une entreprise de Neuville-en-Ferrain, il fait des analyses et contrôle la qualité des produits. Le syndicaliste assure qu'entre 5 et 10 personnes ont les mêmes problèmes dans l'entreprise et craint prochainement des licenciements plutôt que des suspensions.
Il n'est en effet pas le seul selon le secrétaire de l'union locale CGT de Tourcoing. Brahim Douaouda dit voir de plus en plus de monde franchir la porte du local pour le même problème : "on a deux ou trois personnes par semaine. Il y a un pic depuis un an. Je pense qu'il y a un manque de moyens, de personnel, ce n'est pas normal". Le militant estime aussi qu'il y a une "volonté politique de réduire l'immigration".
Le 9 juillet dernier, quinze associations, comme la Ligue des Droits de l'Homme, ont déposé une requête sur le sujet devant le tribunal administratif de Lille.
La préfecture, elle, reconnaît que "les délais délivrance n'étaient pas satisfaisants en 2024", mais affirme que depuis l'arrivée du nouveau préfet du Nord : "la situation s'est sensiblement améliorée sur l'ensemble des titres de séjour".
D'après la préfecture, les titres relatifs à l'immigration salariée sont désormais instruits en un mois contre quatre précédemment. Elle rappelle qu'il faut déposer un dossier complet quatre mois avant la date d'échéance de son titre.
Concernant le cas précis de Louison Kingula, la préfecture du Nord assure néanmoins ne pas avoir reçu de demande de renouvellement de récépissé.
Lui assure avoir respecté les délais conseillés et confie : "l'Afrique m'a fait naître, mais la France m'a fait grandir. Ici, j'ai ma femme, mes enfants, ma vie. J'aime la France, son histoire, sa culture. Je travaille, je suis intégré. J'aimerais bien que ce soit réciproque, car je ne vois pas l'ascenseur me revenir".
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-31 07:01:57
La vice-présidente de l'Assemblée nationale et députée La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, Nadège Abomangoli, a porté plainte mercredi auprès du parquet de Paris après avoir reçu un courrier aux propos selon elle « outrageants, ouvertement racistes et sexistes », a annoncé son avocate, Chirinne Ardakani.
La plainte a été déposée pour « outrage envers une personne investie de l’autorité publique, à défaut d’une mission de service public, alternativement, d’injure non publique à caractère raciste et sexiste », a détaillé l’avocate, dans ce communiqué.
Troisième vice-présidente de l’Assemblée depuis juillet 2024, Nadège Abomangoli, âgée de 49 ans est née au Congo-Brazzaville, (Brazzaville, capitale de la France libre, même si certains se refusent à relire l’histoire, par ignorance sans doute. )
Nadège Abomangoli refuse de se laisser intimider et dénonce avec cette plainte la propagation de la haine raciste et sexiste.

« Dans le cadre de ses fonctions de vice-présidente de l'Assemblée nationale et de députée de la 10e circonscription de la Seine-Saint-Denis », elle a reçu le 11 juillet, à son bureau au Palais Bourbon, « une correspondance anonyme comportant des propos outrageants, ouvertement racistes et sexistes », a développé Me Ardakani.
Selon le communiqué, il était notamment écrit : « Première femme noire vice-présidente j’en ai des frissons de malaise, le décolonialisme ne vous rend pas légitime », « Je suis un homme blanc, mon nom de famille Jourdain a beaucoup plus de mérite à votre poste que vous », « Une noire n’a rien à faire à ce poste » et « Partez. Vous n’avez pas votre place ici. Ni ailleurs ».

Ces propos « dénient » à Nadège Abomangoli « la légitimité à occuper, en tant que femme noire, une des plus hautes fonctions institutionnelles, en l’espèce, vice-présidente de l'Assemblée nationale, dans le cadre du mandat parlementaire qu’elle tire du suffrage des Français, au motif pris de sa couleur de peau et de son sexe » et portent « atteinte à sa dignité et au respect dû à ses fonctions », considère Me Ardakani.
Ces propos, « empreints de clichés xénophobes et misogynes » ont « incontestablement » pour objectif de dénigrer et de stigmatiser la vice-présidente de l’Assemblée « pour ce qu’elle est mais aussi pour ce qu’elle fait », ajoute l’avocate.
Me Ardakani rappelle que ce discours s’inscrit « dans un contexte plus large et réitéré », plusieurs députés « de toutes les sensibilités » ayant « fait l’objet de tels agissements ces derniers mois ».
Depuis leur investiture, les députés insoumis Carlos Martens Bilongo et Aly Diouara sont régulièrement la cible d’insultes racistes et de menaces.

Mardi, l’avocate d’Aly Diouara a annoncé dans un communiqué que sept personnes seront jugées devant le tribunal correctionnel de Paris le 10 décembre à la suite d’une plainte du député victime de cyberharcèlement après son élection.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-31 06:43:55
C’est officiel ! Le Real Madrid l’a confirmé : Kylian Mbappé héritera du mythique numéro 10 la saison prochaine. Une décision attendue, désormais actée par le club madrilène.
Fini le n°9 qu’il avait reçu à son arrivée l’été dernier. Le Français récupère le 10 laissé vacant par Luka Modric, désormais joueur de l’AC Milan. Un symbole fort, lui qui porte déjà ce numéro en Équipe de France.

Mbappé avait lui-même ‘’teasé’’ l’info ce sur X avec un simple message : « 10 ». Le Real Madrid a officialisé dans la foulée quelques jours plus tard.

Un nouveau chapitre démarre pour la star tricolore… avec le numéro des légendes. Et validé par son prédécesseur, Luka Modric.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-07-30 11:10:39
L’Agence pour le Développement de l’Afrique Centrale (ADAC) organise en partenariat avec la Fondation « le Parrain » la cinquième édition du « Sommet ADAC » les 1er et 2 août 2025 à l’hôtel Intercontinental Champs-Elysées – Paris, France.
Ce sommet d’envergure initié par la RDC en commun avec des organisations françaises, rassemblera chefs d’entreprises, décideurs économiques, partenaires institutionnels, représentants de la société civile, ainsi que des membres éminents de la Diaspora africaine, autour de thématiques centrales :
• Les rencontres économiques pour un développement inclusif et durable en Afrique centrale et en Afrique francophone.
• Le développement du numérique et de la communication au service du développement des structures économiques de la RDC, de l’Afrique centrale et de l’Afrique francophone.
• Les Ateliers thématiques liés au développement économique de proximité secteur par secteur, à la santé et à la sécurité.
• La commémoration des victimes des conflits à l’Est de la République Démocratique du Congo.
• Des rencontres diplomatiques et économiques bilatérales.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-07-30 09:06:16
Addis-Abeba – D’après les estimations, 8,2% de la population mondiale, soit quelque 673 millions de personnes, a connu la faim en 2024, un chiffre en baisse par rapport aux 8,5% de 2023 et aux 8,7% de 2022. Toutefois, cette amélioration n’est pas uniforme, puisque la faim a continué de gagner du terrain dans la plupart des sous-régions d’Afrique et d’Asie de l’Ouest, comme le révèle l’édition 2025 de ’’L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde’’, publiée à nos jours par cinq institutions spécialisées des Nations Unies.
Présentée officiellement à l’occasion du 2e Bilan après le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, tenu à Addis-Abeba (Ethiopie), l’édition 2025 du rapport indique qu’entre 638 millions et 720 millions de personnes ont été confrontées à la faim en 2024. L’estimation ponctuelle de 673 millions représente une diminution de 15 millions de personnes par rapport à 2023 et de 22 millions de personnes par rapport à 2022.
Ce recul est encourageant, mais les dernières estimations restent supérieures aux niveaux enregistrés avant la pandémie et la forte inflation des prix des aliments observée ces dernières années a contribué la lenteur du relèvement sur le plan de la sécurité alimentaire.
Des améliorations notables sont constatées en Asie du Sud et en Amérique latine. La prévalence de la sous-alimentation en Asie a été ramenée de 7,9% en 2022 à 6,7% (323 millions de personnes) en 2024. En outre, la région Amérique latine et Caraïbes a vu cette prévalence tomber à 5,1% (34 millions de personnes) en 2024, alors qu’elle avait atteint un pic de 6,1% en 2020.
Malheureusement, cette tendance positive contraste fortement avec la hausse constante de la faim en Afrique et en Asie de l’Ouest, où de nombreux pays subissent des crises alimentaires prolongées. En Afrique, plus de 20% de la population était confrontée à la faim en 2024, ce qui représente 307 millions de personnes. En Asie de l’Ouest, cette proportion est estimée à 12,7% de la population, soit plus de 39 millions de personnes.

D’après les projections, 512 millions de personnes pourraient souffrir de sous-alimentation chronique d’ici à 2030. Presque 60% d’entre elles seront en Afrique. Ces chiffres mettent en lumière l’immense défi que représente la réalisation de l’objectif de développement durable (ODD) 2 (Élimination de la faim), ont averti l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
Suivi des cibles en matière de nutrition
-De 2023 à 2024, la prévalence mondiale de l’insécurité alimentaire modérée ou grave – qui permet d’évaluer les contraintes qui ont entravé l’accès à une alimentation adéquate pendant une partie de l’année – a légèrement diminué, passant de 28,4% à 28,0 pour cent, une proportion qui représente 2,3 milliards de personnes. Ce chiffre traduit une augmentation de 335 millions de personnes par rapport à 2019, avant la pandémie de covid-19, et de 683 millions de personnes par rapport à 2015, année où les objectifs de développement durable ont été adoptés.
-Parmi les indicateurs de la nutrition des enfants, la prévalence du retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans a diminué, passant de 26,4% en 2012 à 23,2%, signe de progrès au niveau mondial.
-La prévalence du surpoids chez les enfants (5,3% en 2012 et 5,5% en 2024) et de l’émaciation chez les enfants (7,4% en 2012 et 6,6% en 2024) reste globalement la même.
-Le pourcentage de nourrissons de moins de 6 mois nourris exclusivement au sein a considérablement augmenté, passant de 37,0% en 2012 à 47,8% en 2023, signe que les bienfaits de cette alimentation pour la santé sont de plus en plus reconnus.
-La prévalence de l’obésité chez l’adulte a augmenté : de 12,1% en 2012, elle est passée à 15,8% en 2022.
-D’après de nouvelles données, la prévalence mondiale de l’anémie chez les femmes âgées de
15 à 49 ans est passée de 27,6% en 2012 à 30,7% en 2023.
-Selon les estimations relatives à un nouvel indicateur des ODD introduit dans le rapport, environ un tiers des enfants âgés de 6 à 23 mois et deux tiers des femmes âgées de 15 à 49 ans atteignaient le seuil de diversité alimentaire minimale.
Inflation des prix des produits alimentaires
L’édition 2025 du rapport contient également un examen des causes et des conséquences de la flambée des prix des produits alimentaires de 2021 à 2023, et de l’incidence de cette tendance sur la sécurité alimentaire et la nutrition.
Le rapport souligne que les mesures stratégiques prises à l’échelle mondiale face à la pandémie de covid-19 – notamment des interventions budgétaires et monétaires de grande ampleur –, associées aux conséquences de la guerre en Ukraine et aux phénomènes météorologiques extrêmes, ont contribué aux tensions inflationnistes observées récemment.

L’inflation des prix des aliments a entravé le relèvement après la pandémie sur les plans de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Depuis 2020, l’inflation mondiale des prix des denrées alimentaires est systématiquement supérieure à l’inflation globale. L’écart le plus important a été enregistré en janvier 2023, lorsque l’inflation des prix des produits alimentaires a atteint 13,6%, soit 5,1 points de pourcentage de plus que l’inflation globale (8,5%).
Les pays à faible revenu en particulier ont été durement touchés par l’augmentation des prix des aliments.
La médiane de l’inflation des prix des denrées alimentaires dans le monde est passée de
2,3% en décembre 2020 à 13,6% au début de 2023, mais les pays à faible revenu ont subi des hausses encore plus fortes, qui ont porté l’inflation à 30% en mai 2023.
Cependant, malgré la hausse mondiale des prix des produits alimentaires, le nombre de personnes n’ayant pas les moyens de s’alimenter sainement dans le monde a diminué, passant de 2,76 milliards en 2019 à 2,60 milliards en 2024. Néanmoins, cette amélioration est inégale. Dans les pays à faible revenu, où le coût d’une alimentation saine a davantage augmenté que dans les pays à revenu plus élevé, le nombre de personnes qui n’ont pas les moyens de manger sainement, lequel s’établissait à 464 millions en 2019, a atteint 545 millions en 2024. Dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (à l’exception de l’Inde), ce chiffre est passé de 791 millions en 2019 à 869 millions en 2024.

Les auteurs du rapport recommandent un ensemble de mesures stratégiques à prendre face à l’inflation des prix des aliments. Il s’agit notamment de mesures budgétaires ciblées et assorties d’un calendrier précis, comme des programmes de protection sociale, visant à protéger les ménages vulnérables, de politiques monétaires crédibles et transparentes destinées à juguler les tensions inflationnistes, et d’investissements stratégiques dans la recherche-développement, les transports et les infrastructures de production du secteur agroalimentaire et les systèmes d’information sur les marchés, en vue d’améliorer la productivité et la résilience.
Ce qu’ils ont dit :
M. Qu Dongyu, Directeur général de la FAO : « Il est certes encourageant de voir la faim reculer à l’échelle mondiale, mais nous devons garder à l’esprit que les progrès sont inégaux. L’édition 2025 de
’’L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde’’ vient nous rappeler que nous devons redoubler d’efforts pour faire en sorte que chacun ait accès à une nourriture suffisante, salubre et nutritive. À cette fin, nous devons faire preuve de collaboration et d’innovation dans notre engagement avec les gouvernements, les organisations et les communautés en vue de relever les défis qui touchent les populations vulnérables, en particulier dans les régions où la faim persiste ».
M. Alvaro Lario, Président du FIDA : « Face à l’augmentation des prix des aliments et aux perturbations qui touchent les chaînes de valeur mondiales, nous devons accroître nos investissements dans la transformation rurale et agricole. Ceux-ci sont essentiels non seulement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, mais aussi pour la stabilité mondiale ».
Mme Catherine Russel, Directrice générale de l’UNICEF : « Chaque enfant mérite de pouvoir grandir et s’épanouir. Pourtant, plus de 190 millions d’enfants de moins de 5 ans sont touchés par la dénutrition, qui peut compromettre leur développement physique et mental. Ils sont ainsi privés de la possibilité de réaliser tout leur potentiel. Le rapport intitulé ’’L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2025’’ souligne à quel point il est urgent d’agir en faveur des enfants les plus jeunes et les plus du monde, étant donné que l’augmentation des prix des aliments pourrait aggraver l’insécurité nutritionnelle de millions de familles. Nous devons collaborer avec les pouvoirs publics, le privé et les communautés mêmes pour garantir que les familles vulnérables ont accès à une alimentation abordable et suffisamment nutritive pour le bon développement des enfants. À cette fin, il faut notamment renforcer les programmes de protection sociale et informer les parents au sujet des aliments nutritifs produits au niveau local qui pourraient bénéficier à leurs enfants, y compris à propos de l’importance de l’allaitement maternel, qui permet aux bébés de connaître le meilleur départ possible dans la vie ».
Mme Cindy McCain, Directrice exécutive du PAM : « La faim reste à un niveau alarmant, et pourtant les fonds nécessaires pour y remédier sont en baisse. L’année dernière, le PAM a apporté une assistance alimentaire vitale à 124 millions de personnes. Cette année, en raison de coupes budgétaires allant jusqu’à 40 pour cent, des dizaines de millions de personnes perdront cette aide essentielle à leur survie.
La diminution globale de l’insécurité alimentaire est certes bienvenue, quoique modeste, mais si nous continuons de ne pas apporter à ces personnes l’aide cruciale dont elles ont désespérément besoin, les progrès durement acquis seront bientôt anéantis, ce qui accentuera l’instabilité dans les régions volatiles du monde. »
M. Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS : « Ces dernières années, le monde a accompli des progrès notables s’agissant de réduire la prévalence des retards de croissance et d’encourager l’allaitement maternel exclusif, mais il reste beaucoup à faire pour délivrer des millions de personnes du fardeau de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition. Le rapport transmet des nouvelles encourageantes, mais montre aussi quelles sont les lacunes, qui est laissé de côté et où nous devons concentrer nos efforts pour garantir que chacun ait accès à une alimentation saine et nutritive ».
Ainsi donc, l’estimation ponctuelle est la valeur considérée comme étant la plus probable parmi la fourchette des valeurs possibles, compte tenu des informations sur lesquelles l’estimation est fondée.
Crédit photo : FAO
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville/ Source : UNICEF-Congo
Créé le 2025-07-29 13:39:41
La Nation congolaise honore ses fils et filles à titre posthume et anthume non, comme c’est souvent le cas habituellement ! Le Professeur Théophile Obenga, a été élevé à la dignité de Grand-Croix dans l’Ordre du Mérite Congolais par le Président de la République, chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, le 25 juillet 2025 au Palais des Congrès de Brazzaville. En présence de toute la communauté universitaire, les intellectuels et du Corps diplomatique résident au Congo. Qui est Théophile Obenga ?
Premier disciple et véritable lien vivant de l'héritage de Cheikh Anta Diop à travers le monde moderne, Théophile Obenga est également l'un des plus grands intellectuels africains encore en vie. Portrait d'un homme pluridisciplinaire engagé dans le combat politique africain.

Jeunesse et origines
Joseph Théophile Obenga naît le 2 février 1936 à Mbaya en pays Bangangoulou dans le département des Plateaux, au nord du Congo-Brazzaville, d'un père employé d'une entreprise de concession coloniale. Ses parents sont tous deux, d'ethnie Mbosi (mbochi) et chrétiens.

Le jeune Joseph Théophile étudie à Brazzaville dans une école primaire et un collège privés catholiques. Obenga rapporte la « rigueur » de ses enseignants missionnaires de l'époque qui lui ont appris « la discipline, le travail et la loyauté. À l'époque, ses amis sont de tous horizons ethniques et aussi du Congo-Kinshasa. A leur contact, il apprend d'autres langues contre le kikongo. Cette enfance dans un contexte pluriethnique et plurilinguistique aura plus tard une influence déterminante dans sa farouche opposition aux chercheurs européens et leur vision « tribaliste » de l'Afrique. Excellent élève, à la fois en sciences exactes et en sciences humaines, le jeune Obenga ne se rend pas compte de la réalité coloniale jusqu'à ce qu'un de ses professeurs, en classe de 3e, ne dise à sa classe que les Noirs sont inférieurs aux Européens. Cet événement, bouleversant pour lui, aura une influence déterminante sur son avenir. Il s'efforcera désormais de prouver le contraire de l'assertion de son professeur, lisant et travaillant davantage. Entre-temps, il intègre les lycées Victor Augagneur à Pointe-Noire et Savorgnan de Brazza à Brazzaville. Au terme de ces études, il obtient son baccalauréat (session lettres). Il poursuit l'étude de cette discipline pendant un an au Centre d’Etudes Supérieures de Brazzaville (CESB), l'Université de Brazzaville.

Départ pour la France
Vers 1959, Théophile Obenga s'installe en France pour y poursuivre ses études à l'université de Bordeaux. Il choisit la philosophie, mais sans véritable certitude sur son avenir professionnel. En dehors de ses études, il s'intéresse toutefois au devenir de l'Afrique, lisant de nombreux intellectuels noirs contemporains et fréquentant les organisations étudiantes africaines. Il est particulièrement marqué par le courant de la Négritude et, comme à Brazzaville, il fréquente des Africains de différentes origines. Vers 1962, l'un d'entre eux, le futur sociologue camerounais Joseph Mboui, lui recommande le livre d'un chercheur sénégalais à l'époque très controversé dans le milieu universitaire français.
La découverte de Cheikh Anta Diop
Théophile Obenga accepte à contrecœur de lire l'ouvrage ’’Nations Noires et Culture’’ de Cheikh Anta Diop, et le termine en une seule nuit. Il s'agit d'une révélation pour Théophile Obenga. Cet ouvrage - qui s'intéresse notamment à la falsification et à l'européanisation de l'histoire de l'Afrique, et notamment de l'Egypte des Pharaons, et à l'avenir scientifique, politique et culturel de l'Afrique - donne à Obenga une voie à suivre, voire une raison de vivre. Il se rend à Paris pour acheter tous les ouvrages de Diop, puis vérifie par un travail de recherche en bibliothèque les théories qui y sont développées. Ces recherches le confortent dans son opinion positive de l'ouvrage et il présente le livre à ses camarades, mais se heurte à leur scepticisme. La tendance est alors, chez les jeunes Africains, à suivre les critiques des Africanistes européens par leur autorité plus que par la qualité de leurs arguments. Obenga abandonne la philosophie et décide de se consacrer à l'Histoire. Il s'inscrit vers l'âge de 30 ans pour étudier cette discipline à la Sorbonne.

La naissance d'un combattant intellectuel
Après avoir obtenu sa licence d'histoire, il étudie la préhistoire et la paléontologie, et s'initie pendant une année à l'arabe pour avoir accès aux sources arabes de l'Histoire africaine. Il part ensuite étudier à Genève en Suisse où il suit des formations d'histoire, de linguistique et d'égyptologie. Entre 1966-1967, il contacte pour la première fois Cheikh Anta Diop, qui l'encourage à poursuivre dans cette voie, notamment à travers la maîtrise de la langue égyptienne. Obenga redouble d'efforts, ignorant les railleries de ses camarades sur ce qu'ils considèrent comme de l'éparpillement. En 1969, il rencontre Cheikh Anta Diop à Paris en France, lors d'un colloque qui accepte de préfacer son premier ouvrage, ’’L'Afrique dans l'Antiquité’’. Il y introduit notamment des études comparées d'écritures africaines ainsi que la théorie linguistique du négro-égyptien, qui fait remonter les langues africaines non-sémitiques, non berbères et non khoisans à une même langue ancestrale, dont dérive aussi l'égyptien ancien. Il paraîtra en 1973 et recevra l'éloge du milieu universitaire français. Entre-temps, il a aussi étudié les sciences de l'éducation à Pittsburgh aux Etats-Unis.

Retour à Brazzaville et Colloque du Caire
En 1970, l'année suivante et fort de son succès, Obenga rentre au Congo où il intègre le département d'histoire. Il y rencontre un chercheur français, Michel M. Dufeil, qui le convainc de soutenir une thèse de doctorat, projet que Théophile Obenga avait abandonné. Le chercheur congolais souhaitait privilégier la pluridisciplinarité plutôt que la recherche du diplôme. Il soutiendra, plusieurs années plus tard, une thèse sur travaux, c'est-à-dire une compilation de ses travaux postérieurs, notamment sur les liens entre l'Afrique noire moderne et l'Egypte ancienne, mais aussi sur les civilisations d'Afrique centrale précoloniale. Entre-temps, il est nommé à la tête de l'Ecole Normale Supérieure et enseigne la linguistique et l'égyptien ancien, à la Faculté des Lettres de Brazzaville. En 1974, Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga participent à un colloque organisé par l'Unesco, consacré au peuplement de la Vallée du Nil et au déchiffrement de l'écriture méroïtique. Les deux savants africains sont confrontés à des chercheurs pour la plupart occidentaux dans un débat contradictoire sur l'origine des Egyptiens anciens. La thèse des deux Africains, bien que contestée par leurs contradicteurs du colloque, sera publiée dans les actes du colloque. Il s'agit d'une première reconnaissance internationale pour les travaux de ce qui deviendra l'Ecole africaine d'Egyptologie. Pour la première fois depuis longtemps, la négro-africanité de l'Egypte lui est reconnue, en tous cas à travers ses liens linguistiques et culturels avec l'Afrique noire contemporaine. Dans les années qui suivent, Obenga publie de manière prolifique dans des domaines divers, bien que tous orientés vers le devenir de l'Afrique : poésie, pédagogie, histoire politique et culturelle. En 1975, il entreprend une biographie du Président congolais Marien Ngouabi sous le contrôle de ce dernier. Il la publie en 1977, l'année de son assassinat. Cette même année, il est nommé ministre des Affaires étrangères et de la coopération du nouveau Président (Joachim Yhombi-Opango), jusqu'en 1979, date de son éviction et de l'arrivée au pouvoir de Denis Sassou Nguesso.

Années 1980 et 1990
Entre 1985 et 1991, Théophile Obenga est à la tête du Centre international des Civilisations Bantu (CICIBA), avec pour siège Libreville au Gabon. Il s'agit d'une grande unité de recherche pluridisciplinaire sur les civilisations de langues bantoues. C'est une initiative panafricaine puisque onze (11) pays africains lusophones, francophones et anglophones, ont contribué à sa création. Obenga crée notamment dans le cadre du CICIBA la revue Muntu. Pendant cette période, qui voit aussi la mort de son père spirituel Cheikh Anta Diop en 1986, Obenga soutient aussi sa thèse sur travaux pour laquelle il obtient un Doctorat d'Etat ès Lettres de l'Université de Montpellier, sous la direction de Michel M. Dufeil. En 1991 toutefois, après un déclin des financements alloués au CICIBA, il quitte le Gabon pour son pays d'origine où il enseigne à nouveau l'égyptologie. La décennie des années 90 est particulièrement prolifique pour l'universitaire Théophile Obenga. En 1990, il publie l'ouvrage ’’La philosophie africaine de la période pharaonique 2780-330’’ qui montre avec une étude de textes égyptiens que ceux-ci procèdent d'une véritable réflexion philosophique et que cette tradition est comparable à bien d'autres en Afrique noire moderne. En 1992, il crée ANKH, une revue consacrée à l'Egyptologie aux sciences exactes et aux civilisations africaines dans le paradigme de recherche ouvert par Cheikh Anta Diop, dans laquelle il publie depuis régulièrement ; l'année suivante, c'est la sortie de ’’Origine commune de l'égyptien ancien, du copte et des langues négro-africaines modernes : introduction à la linguistique historique africaine’’, un ouvrage dédié à la comparaison des langues africaines modernes de l'égyptien ancien et à la reconstruction de leur langue ancêtre commune. Comme il l'annonçait déjà dans l'Afrique, dans l'Antiquité, le sémitique et le berbère ne seraient pas apparentés à l'égyptien, mais le Niger-Congo et le Nilo-Saharien oui ; le chamito-sémitique serait une invention raciste créée pour accompagner le mensonge de l'appartenance de l'égyptien au monde sémitique et moyen oriental. Entre 1993 et 1994, le Professeur Théophile Obenga est ministre de la Culture, sous le gouvernement de Pascal Lissouba. A cette époque, il prépare une grammaire de la langue égyptienne mais perd le fruit de son travail dans un incendie à la suite du conflit civil. Touché par les événements violents dans son pays, il consacrera des ouvrages à une meilleure compréhension et à une résolution des conflits qui y règnent (1998, 2001, 2010). En 1995, année de la publication de La Géométrie égyptienne - Contribution de l'Afrique antique à la mathématique mondiale, Théophile Obenga est invité par le Professeur Molefi Kete Asante à enseigner dans le département d'études africaines de l'Université de Temple en 1995 et 1996. En 1996, il publie ’’Cheikh Anta Diop Volney et le Sphinx’’, consacré à l'apport de Cheikh Anta Diop à l'Historiographie mondiale. En 1998, il est nommé à la tête du département des Black Studies de l'Université de San Francisco aux Etats-Unis d’Amérique. Il y restera près de dix (10) ans avant d'être déclassé de son titre de chef du département au profit de l'universitaire américaine Dorothy Tsuruta, puis de quitter le département pour rentrer au Congo.

Des années 2000 à nos jours
En 2001, en réponse à ’’Afrocentrismes’’, un ouvrage critique sur l'œuvre et l'influence scientifique de Cheikh Anta Diop édité par des africanistes français, Théophile Obenga publie ’’Le sens de la lutte contre l'africanisme eurocentriste’’. Il y dénonce, de manière aussi concise que brutale, le racisme et les insuffisances de beaucoup de chercheurs européens spécialistes de l'Afrique, faisant remarquer la perte de l'influence de ceux-ci sur les nouvelles générations d'intellectuels africains et le futur de l'Afrique. En 2006, il publie ’’L'Égypte, la Grèce et l'école d'Alexandrie’’, un livre consacré à l'influence égyptienne sur la philosophie grecque. De nouvelles étymologies égyptiennes de mots grecs y sont notamment proposées. Les années 2000 et 2010 voient en outre le Professeur Obenga multiplier les articles scientifiques dans la revue ANKH et publier des travaux sur l'avenir politique, intellectuel et culturel de l'Afrique. L'un de ces derniers prend la forme d'une participation à un ouvrage collectif intitulé ’’L'Afrique répond à Sarkozy’’ en réponse aux déclarations racistes du Président français en 2007 à Dakar au Sénégal. En 2009, il apporte son soutien à Denis Sassou Nguesso pour l'élection présidentielle de la même année.

Les années 2000 et 2010 voient en outre Obenga multiplier les articles scientifiques dans la revue ANKH et publier des travaux sur l'avenir politique, intellectuel et culturel de l'Afrique. L'un de ces derniers prend la forme d'une participation à un ouvrage collectif intitulé L'Afrique répond à Sarkozy en réponse au déclarations racistes du Président français en 2007. En 2009, il apporte son soutien à Denis Sassou Nguesso pour l'élection présidentielle de la même année, et formule son souhait de voir créer une Université moderne à Brazzaville dont il conçoit le projet. Il renouvelle en 2014 son soutien à Denis Sassou Nguesso pour l'élection présidentielle de 2016 et à la révision de la Constitution souhaitée par celui-ci pour se représenter.

Dans ’’Appel à la jeunesse africaine : contrat social africain pour le XXIe siècle’’, publié en 2007, Théophile Obenga exhorte la jeunesse d'Afrique à redécouvrir son histoire, se la réapproprier et à œuvrer pour la Renaissance du Continent, arguant que « le futur de l'Afrique est panafricain ». Ainsi furent quelques faits de la vie de Théophile Obenga, premier disciple actif de Cheikh Anta Diop, chef traditionnel mbochi (Mwené Ndzalé), homme politique, historien, égyptologue, philosophe, linguiste et poète qui a et continue à donner, à près de 80 ans, chaque souffle de son énergie vitale à la naissance d'une nouvelle Afrique paisible et souveraine culturellement, politiquement et surtout économiquement. On peut se permettre de dire que l’homme est un érudit.
Photos : DR
La Rédaction/Les Echos du Congo-Brazzaville/Source : Wikipédia
Créé le 2025-07-29 08:57:57