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Congo : Le Préfet de la Bouenza Marcel Nganongo en visite dans les districts de Ntsiaki et de Boko-Songho

Après avoir été intronisé officiellement par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphyrin Mboulou, intronisé il y a quelques semaines à Madingou, chef-lieu du département, le Préfet Marcel Nganongo vient d’entamer une série des visites de travail à travers les districts sous son autorité administrative.sa tutelle. Monsieur le Préfet, Marcel Nganongo, en compagnie d’autres autorités politico-administratives, ont entamé une première phase de sa tournée dans les districts de Ntsiaki, le 22 octobre 2025, et de Boko-Songho, le 24 octobre dernier.

Le district de Ntsiaki, première étape de cette visite, Marcel Nganongo a été reçu en fanfare par des populations très exaltées, déterminant la joie des habitants, le tout dans une ambiance de fête, rehaussée au rythme et au son des tam-tams, des maracas et des chansons traditionnelles, expression de notre attachement à la culture ancestrale, notre patrimoine commun.

Au cours de la visite de travail à Ntsiaki, la délégation préfectorale a organisé une rencontre citoyenne dans la salle de la sous-préfecture, moment pendant lequel le Préfet a été édifié des différentes difficultés vécues par ces populations, parmi lesquelles : le manque d’eau potables et de l’électricité ; le déficit criard d’enseignants ; les agents de santé ; les agents de la force publique, dépourvu de moyen roulant, pour exercer de façon efficace et efficiente leur missions assignées. Dans ce district, le Préfet et toute sa délégation ont aussi visité quelque unité de production, la Société CFF-Bois International, qui soulage un tant soit peu les populations de cette localité.

« Les problèmes posés auprès du Préfet de la Bouenza sont réels, et les réponses données sont d’autant plus satisfaisantes que rassurantes. Dans la mesure du possible, il a promis apporter solutions idoines, dans la collaboration totale des uns et des autres », a déclaré un habitant du district de Ntsiaki.

Par ailleurs, à Boko-Songho, la mobilisation d’accueil était aussi à la haute de l’illustre visiteur. Marcel Nganongo, reçu par la Sous-préfète, Albane Nzaba-Kongo, s’est par la suite prêté au même exercice. Les doléances de la population, ici, sont présentées et égrenées par la Sous-préfète pendant la séance de travail.

Dans son allocution, Mme Nzaba-Kongo a « déploré l’épineux problème de manque d’infrastructures scolaires et ses corollaires : des écoles entières tenues que par des bénévoles ou volontaires communautaires, dépassant largement le nombre des fonctionnaires, 61 pour seulement 11 fonctionnaires. Votre visite de travail, M. le Préfet, dépasse le simple cadre administratif. Elle symbolise l’écoute la proximité puis la volonté d’agir », a dit en substance Mme la Sous-préfète. Dans cette localité, M. le Préfet a visité le forage d’eau potable, l’école Primaire ’’Mboukou-Songho’’, qui a connu sa réhabilitation grâce à la Sous-préfète ; et le Centre de Santé Intégré (CSI) de la place.

Ensuite, la délégation préfectorale s’est rendu au village Minga, où elle a visité la Base-vie de la Société Géolan qui est dans l’exploration et la recherche.

A l’issue de cette tournée, le Préfet du département de la Bouenza, Marcel Nganongo est plus que satisfait des échanges avec les populations des localités, forces vives de la Nation congolaise. Il se dit avoir atteint en toute cause, l’objectif visé.

« Lors de mon intronisation officielle à Madingou, le ministre Raymond Zéphyrin Mboulou nous avait demandé de connaitre notre département. De faire un état des lieux de notre département. Et nous avions décidé d’aller dans tous les districts du département. Je peux dire que l'objectif est atteint pour ce premier module des descentes, j’ai pris acte et bonne note de toutes vos doléances, je ne vais pas résoudre les problèmes avec une baguette magique, mais, nous ferons de notre mieux, avec le Conseil départemental, avec l’Etat et avec votre apport, vous population, nous pourront essayer d'apporter des solutions à leurs doléances », a promis Marcel Nganongo.

VALDA SAINT-VAL/ Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-11-05 10:27:20

Congo : Le député Paul Valise Matombé mise sur les actions de proximité et de conscientisation pour prévenir et éradiquer le grand banditisme

Le député Paul Valise Matombé a organisé, le dimanche 2 novembre 2025, une séance de sensibilisation avec les conducteurs de motos et les tenanciers de motels dans les villages de Pounga, Dimonika, Voilà et D6 dans le département du Kouilou. L'objectif principal était de discuter des mesures à prendre pour prévenir la prolifération du grand banditisme dans ces zones. 

En effet, informer les participants sur les risques liés au grand banditisme et les mesures à prendre pour le prévenir, aura été le mobile au cœur de cette rencontre entre le député de la 1re circonscription électorale de Mvouti et sa base.

Au cours de sa communication Paul Valise Matombé a encouragé les conducteurs de motos et les tenanciers de motels à jouer un rôle actif dans la prévention du grand banditisme. De cette session de sensibilisation s’est dégagée l’idée d’une collaboration entre les autorités locales et les acteurs concernés pour lutter contre la délinquance.

Paul Valise Matombé a eu recours à ce moyen de communication directe, qu’est la sensibilisation, puisqu’elle est un outil clé pour prévenir le grand banditisme et ses conséquences négatives sur la communauté.

De ce point de vue, le député de Mvouti I a présenté le rôle indispensable que ces acteurs peuvent jouer dans la prévention du grand banditisme, en signalant les activités suspectes et en collaborant avec les autorités.

De cette manière la plus-value qui découlera de cette relation voulue harmonieuse entre les acteurs concernés est la prévention ou l’éradication du grand banditisme, avec pour conséquence immédiate l’amélioration de la sécurité et de la qualité de vie dans les villages concernés.

Par la même occasion, le député de Mvouti I a distribué des chasubles avec des identifiants aux conducteurs de motos et des fiches de renseignements aux tenanciers de motels pour améliorer la traçabilité des personnes de transit.

Les chasubles avec des identifiants, ainsi distribués, permettront de mieux identifier les conducteurs de motos et de renforcer la sécurité dans les localités concernées, tandis que les fiches de renseignements, pour leur part, permettront aux tenanciers de motels de collecter des informations sur les personnes de transit, ce qui peut aider à prévenir les activités illicites.

La séance de sensibilisation, organisée par le député Paul Valise Matombé, aura été une initiative importante pour prévenir le grand banditisme dans les villages de Pounga, Dimonika, Voilà et D6. En travaillant ensemble, les autorités locales et les acteurs concernés contribueront à créer un environnement plus sûr et plus sécurisé pour tous.

La séance de sensibilisation a été clôturée par un carnaval qui a rassemblé les participants et les habitants des localités concernées. Cette activité a permis de créer une atmosphère festive et de renforcer les liens entre les communautés. C’est ainsi que les participants ont exprimé leur satisfaction quant à cette initiative qui vise à améliorer la sécurité et la qualité de vie dans leurs localités. 

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-11-04 17:26:54

Pointe-Noire - Salubrité : Le Colonel major Michel Innocent Peya déploie l'unité d'assainissement de la DGFE au service des populations de la ville de Pointe-Noire, conformément à la vision écologique du Chef de l'Etat

Raffermir davantage le lien entre la force publique et la population, voilà une instruction du Président Denis Sassou-N’Guesso, Chef Suprême des Armées, à l’endroit de la troupe. Une instruction qui ne la quitte pas et qui a pris force de commandement. Un commandement qu’elle exprime en actions, chaque fois que le devoir l’exige. À la suite des doléances exprimées par les populations de Pointe-Noire concernant la salubrité et la gestion des déchets, le Colonel Major Michel Innocent Peya, Directeur général des Finances et de l’Équipement de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, a déployé sur le terrain l'Unité d’Assainissement et de la Protection de l’Environnement de la DGFE.

L’arrêt soudain des activités de la société Averda, conjugué à l’absence remarquée de la société turque Albayrak, a plongé Brazzaville et Pointe-Noire dans une crise de salubrité sans précédent. Partout dans les arrondissements de ces deux grandes villes, des décharges sauvages se multiplient et des amas d’immondices s’amoncellent, témoignant d’une situation environnementale préoccupante.

Fidèle à ses principes d’engagement pour la défense de la patrie et la protection des populations, la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE), dirigée par le commissaire colonel-major Michel Innocent Peya, a lancé à Pointe-Noire une vaste opération de salubrité publique, marquée par des actions de ramassage des ordures à travers la ville.

Longtemps défiguré par des montagnes d’ordures, le marché de la Liberté, dans l’arrondissement de Tié-Tié, a retrouvé de son éclat. L’opération de salubrité menée par la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE) a redonné espoir et fierté aux habitants, qui, dans un élan spontané de solidarité, ont tenu à remercier les agents de l’unité d’assainissement en leur offrant des bouteilles d’eau.

Dotée d’une chaîne logistique performante, la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE) est capable de déployer, en quelques heures seulement, plusieurs détachements d’ingénierie civile. La mobilisation de ses moyens techniques illustre la polyvalence d’un service souvent perçu comme purement administratif, mais dont l’expertise mécanique et les capacités de ses unités se révèlent essentielles à la préservation du cadre de vie

Au-delà du simple enlèvement des montagnes de déchets qui asphyxiaient les avenues et ruelles de la capitale économique, l’opération engagée par la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE) poursuit un objectif plus large : rétablir la fluidité urbaine et redonner à la ville son visage d’antan. En améliorant la circulation et en assainissant les espaces publics, cette initiative entend offrir aux habitants non seulement une meilleure mobilité, mais aussi un cadre de vie plus sain, plus agréable et plus digne de la vitalité de Pointe-Noire.

En cette saison des pluies, l’action de la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE) revêt également une dimension préventive sur le plan sanitaire. En assainissant les espaces publics et en éliminant les foyers d’immondices, l’opération contribue à réduire la prolifération des vecteurs pathogènes et à limiter les risques de maladies hydriques telles que le choléra ou la typhoïde. Une initiative saluée par les habitants, conscients que la propreté urbaine demeure l’un des remparts les plus efficaces contre les épidémies saisonnières.

À Ngoyo parexemple, l’accumulation de déchets sous les pylônes électriques reliant Pointe-Noire à Brazzaville a conduit les habitants à les brûler, faute de solution alternative. Une pratique risquée, pouvant entraîner des coupures d’électricité, paralyser les entreprises et affecter les ménages, mettant ainsi en péril le fonctionnement de la capitale économique et perturbant le quotidien des populations. Chaque incendie de ces immondices sous les lignes à haute tension expose la capitale économique à des pannes massives et fragilise les infrastructures essentielles

La démarche de la DGFE, désormais saluée par les populations qui perçoivent concrètement l’apport de la force publique dans leur quotidien, s’inscrit pleinement dans la vision du président de la Republique Denis Sassou Nguesso, qui fait de la modernisation des services publics un levier essentiel de stabilité et de développement. Cette vision, traduite en actions concrètes, a été soulignée par la maire de Tié-Tié, qui a exprimé sa profonde gratitude envers le Président de la République, le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou, le directeur de la DGFE, colonel-major Michel Innocent Peya, ainsi qu’aux hommes et femmes de la DGFE dont l’engagement permet d’améliorer quotidiennement la qualité de vie des habitants.

Cette initiative illustre l’engagement de la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE) à mobiliser ses moyens  au service de la collectivité, bien au-delà de ses missions traditionnelles de sécurité. Elle inaugure une nouvelle dynamique où la sécurité publique se conjugue avec des actions concrètes de développement urbain et de gestion efficace des infrastructures.

Sous la direction du commissaire colonel-major Michel Innocent Peya, les hommes et les femmes de la DGFE ne sont pas à leur première opération de grande envergure sanitaire. Des initiatives similaires ont déjà été menées à Brazzaville, au grand bénéfice des populations locales.

Créée par le décret n°2025-25 du 21 février 2025, l’unité d’assainissement et de protection de l’environnement a pour mission d’assainir les casernes et leurs environs, mais également de contribuer activement à la préservation de l’environnement dans les zones urbaines et périurbaines, chaque fois que les populations en expriment le besoin.

Cette approche inclusive renforce les liens de proximité, de confiance et de solidarité entre les forces de sécurité et les citoyens, traduisant la volonté de l’État de servir le bien-être collectif et la santé publique. 

Sous la houlette du colonel-major Michel Innocent Peya, l’unité d’assainissement et de protection de l’environnement s’affirme ainsi comme un instrument clé de la politique environnementale et citoyenne du gouvernement, alliant efficacité opérationnelle et engagement au service des populations.

En alliant rigueur policière, engagement écologique et sens du devoir public, cette initiative donne vie à la vision du Président de la République Denis Sassou N’Guesso, telle que relayée par l’écrivain congolais Michel Innocent Peya dans ses ouvrages : celle d’un Congo propre, discipliné et durable, où sécurité publique et développement environnemental œuvrent de concert au service des populations.

Au-delà du simple ramassage des déchets, cette action illustre une approche intégrée de la gestion urbaine, qui améliore la qualité de vie des habitants tout en renforçant la discipline citoyenne. Elle démontre que la protection de l’environnement ne se limite pas à un impératif écologique, mais constitue également un levier de cohésion sociale et de bien-être collectif, incarnant une politique de proximité concrète et tangible dans le quotidien des Congolais.

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Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-11-03 23:39:12

Congo - Vie associative : Gaëtane Princesse Mouangassa sensibilise sur le droit de vote, en facilitant l’obtention de la carte nationale d’identité aux populations de Makélékélé III

La présidente de l’Association le Congo Ma Passion d’Afrique Centrale (ACMPAC), Gaëtane Princesse Mouangassa, a lancé, le dimanche 2 novembre 2025, une mobilisation générale des habitants de la 3e circonscription électorale du premier arrondissement de Brazzaville, Makélékélé, à savoir, les quartiers Diata et Château d’eau, pour se faire enregistrer puis s’enrôler, aux fins de l’acquisition de la carte nationale d’identité. Cette opération, qui concerne les populations de la circonscription, sinon, les membres, sympathisants ou adeptes, a mobiliser près de 1.500 concitoyens afin de l’obtention de la carte nationale d’identité ou livret. Sésame incontournable pour prendre part à un vote ou scrutin.

Placée sous le slogan : « Ta Carte est un Droit », l’opération à la mobilisation de Mme Gaëtane Princesse Mouangassa est d’une portée capitale pour tous ceux et toutes celles qui n’ont pas à nos jours, leur carte nationale d’identité (CNI). Plus de 1500 habitants venus de Diata et de Château d’eau ont ainsi effectué le déplacement de l’école primaire Alphonse Massamba-Débat. Sous le dynamisme et la coordination de l’équipe des mobilisateurs et collaborateur de la présidente Mouangassa, le millier et demi d’adeptes, sympathisants et/ou membres du Part Congolais du Travail, ont pris d’assaut très tôt le matin, la cours de l’école de Diata.

Il suffit d’avoir son acte de naissance ou d’un duplicata, plus une carte photo pour se faire délivrer sa carte nationale d’identité, l’enrôlement se fait au Commissariat de Police de Quartier (CPQ) de Diata.

« Nous sommes passés de porte à porte sensibilisant la population de venir avec nous, pour se faire enrôler, afin d’obtenir nos cartes d’identité. Nous voici nombreux, plus de 1500 personnes mobilisées. Tout Congolais a le droit sa carte d’identité. Ceci a été donc le langage exprimé lors de notre activité de porte à porte auprès de nos concitoyens de Makélékélé 3 : Diata, Château d’eau », a expliqué Mme Mouangassa. 

Dans un engagé axé dans le social, l’ACMPAC se veut de faciliter la vie des habitants en promouvant le droit à l’identité pour tous » lors Sur les sens de cette mobilisation d’enrôlement pour l’acquisition de la Carte d’identité. « Je suis venu faire l’enrôlement pour obtenir mon livret. Ça me fait plaisir du fait que Mme Mouangassa ait eu cette initiative, pour nous permettre d’avoir ma carte nationale d’identité. Cela nous aidera d’être citoyen à part entière et avec le livret je pourrai avoir le droit de voter, puisque le suis majeur », s’est exprimé un jeune qui a atteint l’âge majeur au mois de septembre dernier.

Pour cette période charnière, d’avant veille de l’échéance électorale de l’année prochaine, c'est-à-dire, la présidentielle de 2026, Princesse Mouangassa affute les armes des militants de son association et ses sympathisants, même ceux du Parti, pour l’acquisition de la carte d’identité, documents très important dans le processus électoral. Ce qui permettra à tout citoyen d’avoir accès au choix du candidat de sa convenance. Elle en appelle à la conscience de tous, sur la nécessité impérieuse d’acquérir sa carte nationale d’identité.

L’objectif de Gaëtane Princesse Mouangassa est d’atteindre le nombre très élevé. Elle estime parvenir à 2000, le nombre de concitoyens qui vont bénéficier de la carte, d’ici la fin de cette opération mobilisatrice, qui durera une semaine.

La carte nationale d’identité, cette pièce administrative et pourtant gratuite pour tout Congolais en âge de maturité, très difficile à en avoir, malgré sa gratuité. Ainsi, fort de cette opération de charme, Princesse Mouangassa mobilise ses troupes, organisant ladite opération, pour une citoyenneté du droit de voter. Le vote, certes n’est pas une obligation comme telle, mais un devoir, devoir pour la citoyenneté, devoir, pour un patriotisme conséquent.

Photo : DR

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-11-03 06:27:31

Congo – Journée nationale de l’arbre 2025 : Le Président Denis Sassou N’Guesso a procédé au planting par anticipation

En séjour de Travail à Oyo et devant se rendre à la Cop 30 à Belém au Brésil, avant le 6 novembre, date retenue pour la journée nationale de l’arbre, le Président Denis Sassou N’Guesso a patronné par anticipation, dimanche 2 novembre, la 39ème édition de la journée nationale de l’arbre, en procédant au planting.

« Un arbre, une forêt une plantation pour un Congo florissant pendant la décennie des nations unies pour l'afforestation », c'est thème de la 39e journée nationale de l'arbre.

Le Président de la République en séjour de travail à Oyo dans le département de la cuvette a anticipé, pour raison d'agenda, la cérémonie en plantant un arbre au lycée d'excellence de la localité, en compagnie de quelques membres du corps diplomatique.

Il sied de rappeler que le Président Denis Sassou N'Guesso qui prendra part à la COP 30 qui se tient à Belém au Brésil, a joué un rôle déterminant dans l'adoption par l'ONU de la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement dans le cadre d'une gestion durable des forêts, qui couvre la période 2027-2036.

Pour faire aboutir cette vision salutaire pour la planète, le Président congolais a personnellement mené une campagne diplomatique pour promouvoir cette initiative auprès de la communauté internationale, notamment lors de la COP27 en Égypte en novembre 2022 et à la COP29 à Bakou.

Une vision relayée par l’écrivain chercheur Michel Innocent Peya dont les nombreux ouvrages vulgarisent les actions entreprises par le Président congolais.

Denis Sassou N’Guesso a organisé la première Conférence internationale sur l'afforestation et le reboisement à Brazzaville en juillet 2024, qui a rassemblé des experts et des dirigeants mondiaux pour discuter de l'importance de la restauration des forêts.

Le Président congolais a également mis en place des initiatives pour encourager les jeunes à s'impliquer dans la protection de l'environnement, notamment à travers la Journée nationale de l'arbre, qui est célébrée au Congo depuis 1984, d’où le choix du Lycée d’Excellence d’Oyo pour ce planting par anticipation.

Denis Sassou N'Guesso a toujours été un fervent défenseur de la protection de l'environnement, et son engagement pour la cause environnementale est reconnu internationalement. C'est sous son impulsion que la République du Congo a soumis la résolution à l'Assemblée générale des Nations Unies, qui a été adoptée par 155 voix pour et une seule voix contre.

Grâce aux efforts du Président Denis Sassou N’Guesso, la communauté internationale s'est engagée à restaurer les forêts et à promouvoir une gestion durable des ressources forestières, ce qui contribuera à lutter contre le changement climatique et à préserver la biodiversité.

Un gage de légitime fierté pour les congolais qui le 6 novembre, planteront un arbre, d’essence fruitière ou pas, avec le sentiment de la justesse de la vision écologique de leur Président.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-11-02 21:39:58

La CECLA 2025 offre au Congo une tribune pour affirmer sa volonté de transformer ses ressources en valeur ajoutée nationale

Brazzaville s’apprête à accueillir, du 4 au 7 novembre 2025, la 4ᵉ édition de la Conférence et Exposition sur le Contenu Local en Afrique (CECLA 2025). Placée sous le thème « Bâtir ensemble l’avenir énergétique de notre continent », cette véritable agora panafricaine rassemblera décideurs publics, industriels, acteurs du secteur pétrolier et gazier, ainsi que des représentants du monde entrepreneurial et institutionnel.

Au-delà d’un rendez-vous technique, la CECLA 2025 s’annonce comme un moment stratégique pour la République du Congo, à l’heure où le pays s’apprête à franchir une étape décisive : l’adoption de sa loi sur le contenu local, élaborée en 2024 et désormais en attente d’approbation.

Au-delà du pétrole, un enjeu national

Le contenu local ne se limite pas aux industries extractives. Il constitue un levier central de développement national, à la croisée de trois priorités majeures :

• valoriser le travail congolais par l’emploi de la main-d’œuvre locale ;

• structurer le tissu productif national en favorisant les biens et services issus des PME et artisans congolais ;

• créer des emplois durables en facilitant l’accès des entreprises locales aux marchés publics et privés.

Ce débat dépasse la technique : il touche la vision économique, sociale et politique du Congo.

La question est simple mais essentielle : voulons-nous demeurer un territoire de transit et de consommation, ou devenir un pays qui produit, transforme et exporte la richesse issue de son sol et de son savoir-faire ?

Vers une économie enracinée dans la production locale

Le contenu local repose sur un principe clair : toute activité économique exercée sur le territoire national pays doit contribuer directement au développement du pays.

Concrètement, il s’agit d’encourager ou d’exiger des entreprises étrangères qu’elles :

• emploient davantage de main-d’œuvre locale ;

• recourent à des fournisseurs et artisans locaux ;

• assurent le transfert des compétences et technologies aux acteurs locaux ;

• investissent dans la formation technique et professionnelle, pour faire émerger des « champions nationaux ».

Déjà expérimenté dans plusieurs pays africains, ce modèle a démontré son efficacité : il favorise la circulation interne de la valeur ajoutée, stimule la sous-traitance locale et renforce la compétitivité des PME et artisans locaux.

Pour le Congo, il représente bien plus d’une stratégie économique : un acte de souveraineté et de dignité nationale.

PME et artisanat : les nouveaux piliers de la transformation

Les petites et moyennes entreprises congolaises, souvent discrètes mais résilientes, constituent la colonne vertébrale de l’économie nationale.

Elles créent la majorité des emplois, soutiennent la production de proximité et animent la vie économique quotidienne.

Quant à l’artisanat, véritable pré-industrie nourrie d’un savoir-faire ancestral, il incarne une économie humaine, enracinée dans les territoires et la culture.

Pourtant, ces acteurs demeurent trop souvent à la périphérie des grands projets nationaux.

Le contenu local doit précisément devenir le pont entre les grandes entreprises et les producteurs locaux.

C’est dans cette synergie productive que se joue la véritable transformation économique du Congo. Renforcer les PME et l’artisanat, c’est consolider la base productive du Congo. Cela passe par :

• un meilleur accès au financement et aux marchés publics ;

• des programmes de formation et d’accompagnement technique ;

• une politique d’incubation des fournisseurs congolais capables d’atteindre les standards internationaux.

Une loi pour consolider la vision

L’adoption de la loi sur le contenu local s’impose comme un impératif stratégique.

Elle permettra de réguler la participation nationale dans les activités économiques majeures et d’en assurer la transparence.

Ce texte fixera des indicateurs précis, emploi national, achats locaux, transfert de compétences, pour mesurer les progrès accomplis.

Son adoption ne sera pas un simple acte administratif, mais l’entrée du Congo dans une nouvelle ère économique, fondée sur la responsabilité, la production et la création de valeur nationale.

CECLA 2025 : un catalyseur pour le débat économique africain

En accueillant la réunion de la CECLA 2025, Brazzaville s’affirme comme un carrefour de réflexion sur la souveraineté économique africaine. Dans un continent en pleine intégration, portée par la ZLECAF (zone de libre-échange continentale africaine), le contenu local devient le socle d’une industrialisation inclusive et durable.

Cet événement continental offre au Congo l’occasion de :

• affirmer son leadership dans la réflexion sur la production africaine ;

• présenter sa stratégie nationale comme modèle émergent ;

• démontrer que le développement endogène n’est pas un slogan, mais une voie crédible vers la prospérité.

Conclusion : produire, transformer, transmettre

Le contenu local n’est pas une simple politique économique : c’est une vision du développement. C’est le choix de produire ce que nous consommons, de transformer ce que nous possédons, et de transmettre le savoir-faire congolais aux générations futures.

Il incarne un nouveau contrat social et productif, fondé sur le travail, la compétence et la solidarité.

À l’heure où Brazzaville rassemblera l’Afrique pour penser à son avenir énergétique, rappelons-le : la véritable énergie du Congo réside dans ses PME, ses artisans et la créativité de son peuple. Parce que la richesse du Congo doit, enfin profiter aux Congolais et rayonner sur toute l’Afrique.

Charles Abel KOMBO, Economiste et Observateur des politiques publiques (France)

Créé le 2025-11-02 17:17:45

France - Expulsions locatives : Début de la trêve hivernale

La trêve hivernale est entrée vigueur depuis samedi 1er novembre en France. Ce dispositif de filet social vieux d’un peu plus de soixante ans suspend les expulsions locatives jusqu’à la fin de l’hiver, pour garantir aux familles, mêmes les plus démunies, un logement chauffé.

Pour la saison 2025-2026, la trêve hivernale s'étend du 1er novembre 2025 au 31 mars 2026.

Pendant cette période, un propriétaire bailleur ne peut pas procéder à l'expulsion d’un locataire, même s'il dispose d'une décision judiciaire en sa faveur.

Cela s'applique pour tout motif d'expulsion, notamment pour des loyers non payés.

La trêve hivernale ne supprime pas les dettes de loyer accumulées. Pendant cette période, les locataires doivent donc poursuivre ou entamer les démarches de remboursement de la dette.

À la fin de la trêve, si une décision d'expulsion locative a été rendue par un juge, la procédure peut reprendre et être exécutée par un commissaire de justice.

Le principe de la trêve hivernale a été étendu aux coupures de gaz et d'électricité qui sont également interdites pendant cette période, afin de garantir le chauffage des logement.

La trêve hivernale est un droit en vigueur en France depuis plus de 60 ans, acquis à la suite de l’appel de l’Abbé Pierre du 1er février 1954.

Son combat a abouti à une première loi du 3 décembre 1956, permettant à titre provisoire, de surseoir aux expulsions de certains occupants de locaux d’habitation ou à usage professionnel.

Cette règle est prévue pour éviter que des familles ou personnes fragiles se retrouvent à la rue pendant les mois les plus froids.

En cas d’expulsion illégale pendant la trêve hivernale, le locataire peut porter plainte et demander des dommages-intérêts à son bailleur.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-11-01 13:51:01

Congo – UEAC : La CEMAC se consacre un budget programme et la bonne gouvernance communautaire

La CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale) a tenu, du 27 au 31 octobre 2025 à l’hôtel Hilton Les Tours Jumelles de Brazzaville, en République du Congo, sa XLIVe (44e) Session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC). Cette 44e Session a été présidée par le ministre congolais de l’Economie, du Plan et de l’Intégration régionale, Monsieur Ludovic Ngatsé, président en exercice du Conseil des ministres de la CEMAC, en présence du président de la Commission, Monsieur Baltasar Engonga Edjo’o, des membres du gouvernement de la Commission de la CEMAC, du représentant du Président du Parlement Communautaire, de Monsieur le Gouverneur de la BEAC, du président de la BEAC, Madame la présidente de la COSUMAF, des premiers responsables des institutions spécialisées et des agences d'exécution de la communauté. 

En effet, la CEMAC, ou Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale est une organisation regroupant six (6) pays d’Afrique centrale : Cameroun ; Congo ; Gabon ; Guinée Equatoriale ; Centrafrique et Tchad, qui vise à promouvoir l’intégration économique et le développement harmonieux de la région. Créée en 1994, la CEMAC succès à l’UDEAC (Union douanière et économique de l’Afrique centrale), et a pour siège Bangui, capitale de la République centrafricaine.

Parmi ses objectifs principaux, la CEMAC a pour mission de créer un marché commun, d’harmoniser les politiques économiques et monétaires, de promouvoir la paix et le développement au sein de ses Etats membres.

A l’issue de la 44e session, le communiqué final évoque la quintessence des travaux. Après avoir constaté l'effectivité du quorum, le Conseil a adopté son ordre du jour avec amendement. Abordant les points inscrits à l'ordre du jour, entre autres : « Le Conseil des ministres a suivi la présentation du rapport des travaux du Comité inter-État tenu les 27 et 28 octobre 2025 et en a pris acte. Le Conseil a félicité les experts du dit Comité pour la pertinence des avis émis, à l'effet d'éclairer davantage ses délibérations.

Le Conseil, a ensuite adopté le procès-verbal de sa 43e session ordinaire, tenue le 9 septembre dernier à Bangui, République centrafricaine.

Examinant la matrice d'exécution et de suivi des recommandations des sessions antérieures, le Conseil des ministres, après de fructueux débats, a salué les diligences engagées dans la mise en œuvre de ces recommandations, mais a toutefois invité la Commission à mettre la matrice en cohérence avec les procès-verbaux et communiqués finaux du Conseil. Le Conseil a ensuite suivi la présentation du rapport de l'auditeur interne de la communauté. Il a pris acte du dit rapport et a prescrit le renforcement des services de l'audit interne, réaffirmant la nécessité d'un audit interne annuel et d'un audit externe systématique de l'ensemble des institutions et des programmes de la communauté, le Conseil des ministres a décidé de la création d'un comité d'audit chargé d'assurer le suivi des conclusions et recommandations des audits internes et externes. Il a confié à la République gabonaise la responsabilité d'en proposer l'ossature. Le Conseil a par ailleurs instruit le président de la Commission d’accélère l’élaboration des manuels de procédure, à l’effet de les présenter à l’occasion d’une session extraordinaire.

Passant à l’examen du rapport de comité de gestion du FODEC, le Conseil des ministres en a pris acte et, après échange sur les modalités de fonctionnement du Fonds, a réitéré le principe de le transformer à terme, en Fonds d’investissement. Concernant le cas concret du Port sec de Ebibeyin, le Conseil a instruit la Commission de finaliser les études avant le premier semestre 2026, et a instruit également le comité de gestion, de mettre à disposition un budget des travaux de construction dudit Port en 2026.

Le Conseil a pris acte des rapports d’activités ainsi que des comptes rendus des conseils d’administration et comités de directions des institutions spécialisées et agences d’exécutions de la communauté.

S’agissant de la situation financière de la communauté, le Conseil des ministres a exhorté tous les Etats membres, à faire application de l’acte additionnel instituant un mécanisme autonome de recouvrement de la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI), afin de permettre aux institutions communautaires de disposer des moyens de leur mission. Il a encouragé la commission, d’effectuer la mission qu’elle envisage de conduire auprès des services compétents des Etats membres, afin d’exécuter les hautes instructions de la 43e session du Conseil des ministres.

Passant à l’examen du projet de budget de la communauté, le Conseil des ministres a salué la qualité et la cohérence du document et l’a arrêté en ressources et en emploi, à la somme de 85 milliards 923 millions 690 mille 256 F.CFA. Il a également arrêté le montant des allocations du FODEC (Fonds de Développement de la Communauté) à la somme de 18 milliards 456 millions 355 mille 885 FCFA.

Le Conseil a noté avec satisfaction, les efforts entrepris par la commission, en vue d’instaurer une plus grande transparence dans la gestion des ressources de la communauté, et pour assurer l’apurement de la dette, de l’ensemble des institutions, ainsi que vis-à-vis des partenaires au développement… », a indiqué ledit communiqué final.

Clôturant les travaux de cette 44e session ordinaire du Conseil des ministres, son président, Ludovic Ngatsé a exprimé sa joie pour la fin heureuse de celle-ci.

« Arrivés au terme de notre 44e session budgétaire du Conseil des ministres de l'Union économique et monétaire de l'Afrique centrale, le moment est donc venu de faire le bilan de nos travaux et de tracer les perspectives pour la mise en œuvre effective de nos conclusions. L'adoption du budget communautaire pour l'exercice 2026, dont le communiqué final fait mention, constitue l'aboutissement d'un processus participatif et transparent. Ce budget, en progression de 2,42% par rapport à 2025, reflète notre volonté commune de rationaliser nos dépenses tout en préservant les moyens nécessaires à la réalisation de nos projets prioritaires d'intégration. Par ailleurs, le Conseil des ministres a recommandé à la Commission de prendre les mesures nécessaires pour produire un rapport consolidé des contrôleurs financiers de la communauté. De même pour la mise en œuvre de la décision portant interdiction d'exporter les bois tropicaux sous forme de grumes dans le bassin du Congo. Le signal politique fort envoyé aujourd'hui doit se traduire par des actions immédiates sur le terrain.

Outre les décisions budgétaires, cette 44e session a été marquée par des engagements solennels renouvelés de tous les États membres à mettre en œuvre le mécanisme de collecte automatique de la taxe communautaire d'intégration, condition sine qua non pour le bon fonctionnement de nos institutions communautaires. Par ailleurs, nous avons porté un regard particulier sur la nécessité de privilégier la rigueur, la transparence et l'efficacité dans la gestion des ressources communes. Les résolutions que nous avons adoptées n'auront de valeur que si elles se traduisent par des actions concrètes et des résultats tangibles pour nos populations. Le chemin entre la salle de conférence et le terrain doit être raccourci », a précisé M. Ludovic Ngatsé.

« Je lance un appel pressant à tous les acteurs concernés, gouvernement, commission, institutions communautaires, secteurs privés et sociétés civiles », a-t-il sollicité.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-11-01 13:32:42

Congo – Conseil Economique, Social et Environnemental : Emilienne Raoul lance la Session inaugurale et ordinaire de sa nouvelle mandature 2025-2029

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) lance les travaux de la Session inaugurale et ordinaire, le 30 octobre 2025 à l’l’hôtel Grand Lancaster de Brazzaville, en présence du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, des membres de son gouvernement et des institutions nationales et internationales, en vue de l’adoption des documents fondamentaux, consacrés à son fonctionnement opérationnel.

Le Conseil Economique, Social et Environnemental est une institution qui occupe une place plus qu’importante dans la gouvernance de notre pays et qui incarne la volonté de bâtir un développement.

En effet, dans un Congo résolument tourné vers l'avenir, le Conseil économique, social et environnemental rappelle que le développement véritable est celui qui ne laisse aucune femme, aucun homme, aucune communauté au bord de la route. Ne laisser personne au bord de la route, un engagement du chef de l'État envers son peuple, une facette de l'action du gouvernement envers les populations.

Pour l’entame de son second mandat à la tête de cette institution, Madame la présidente Emilienne Raoul a exprimé sa profonde gratitude au Premier ministre et son gouvernement, pour avoir accepté d'honorer de leur présence, la session inaugurale de la deuxième mandature.

« Le Conseil économique, social et environnemental est une assemblée consultative qui comprend sans sein les représentants de la société civile organisée et rassemblée au sein des principales branches d'activités économiques, socio-culturelles et environnementales. Je vais en citer quelques-unes. Il s'agit des représentants des champs de commerce, des organisations patronales, des associations paysannes, des professions libérales, des associations à vocation sociale, des chercheurs, des universitaires, des confessions religieuses, etc. », a-t-elle déclaré.

Elle a par ailleurs remis en mémoire la lutte menée par les femmes pour que soit reconnu leur droit au sein de la société, au sein des organes du pouvoir. En effet, pendant la colonisation, le terme qu'on utilisait était celui de l'émancipation de la femme. L'image de la femme émancipée pendant la période coloniale et les années qui ont suivi l’indépendance était celle de la femme libérée des contraintes traditionnelles, ayant un emploi salarié et parfois militant dans les organisations de libération.

Aussi, Mme la présidente du CESE a-t-elle rappelé que, « le Conseil économique, social et environnemental est justement l'incarnation et le dépositaire d'un modèle qui fonde sur une large part de consensus qui doit assurer la cohésion d'une société plurielle comme la nôtre. Le Conseil est le lieu où doit se nouer un dialogue serein entre partenaires sociaux. Un lieu où même lorsque le conflit s'aggrave, le fil du dialogue ne doit jamais être rompu. Le monde connaît des changements multidimensionnels dont les solutions aux bouleversements qu'ils génèrent requièrent le dialogue permanent et l'association des intelligences dans tous les domaines. Soyez rassurés, le gouvernement en est conscient et s'est toujours employé à créer des espaces de dialogue avec toutes les institutions, toutes les couches sociales, et les organisations de la société civile afin d'œuvrer en faveur de la préservation de la démocratie sociale ».

« En promulguant la loi organique, relative au fonctionnement du Conseil Economique, Environnemental et Social, le Président de la République a choisi d’établir la parité au sein de notre institution. En effet, l’article 30 stipule : ’’ La moitié au moins des membres du Conseil économique, environnemental’’ est composée des femmes’’.

Mais, que s’est-il passé dans l’application de cette loi à travers le décret n°25-173 du 13 mai 2025, portant nomination des membres du Conseil économique, social et environnemental, dans lequel les femmes ne représentent plus que 48% et les hommes 52%. Alors qu’au cours de la dernière mandature, les femmes représentaient 56% et les hommes 44%.

Si l’on ne prend le courage de corriger cette ’’erreur’’ dans les mandatures à venir, les femmes ne représenteront qu’une portion incongrue du Conseil économique, social et environnemental », a relevé avec stupéfaction et désolation Mme Emilienne Raoul.

« Abordant le sujet sur la jeunesse, elle démontre que lorsqu’on regarde la pyramide des âges de notre institution, elle est large au sommet et s’effile dans les tranches d’âge jeune, de la base, c’est-à-dire les 30-40 ans. Notre suggestion ne porte pas sur un quota qui leur serait réservé, mais un quota pris en compte dans les catégories socio-professionnelles qui figurent dans la loi organique.

Nous devons développer leurs compétences, stimuler leur engagement, créer des passerelles avec les acteurs économiques pour les intégrer pleinement au processus décisionnel.

En somme, le Conseil économique, social et environnemental est un instrument de dialogue et de paix au service de nos citoyens. Les défis du développement durable reposent essentiellement sur l’inclusion économique de nos populations, l’inclusion sociale et aujourd’hui la justice climatique. L’action doit être portée sur la satisfaction des besoins de l’être humain et sur son potentiel.

Notre Institution, en tant qu’organe consultatif apporte sa contribution pour le maintien de la paix sociale et pour la bonne gouvernance », a-t-elle affirmé.

De son côté, le chef du gouvernement, en son nom propre personnel et de son gouvernement, a au nom du Président de la République Denis Sassou N’Guesso, a, adressé ses vives et sincères félicitations pour la confiance que le chef de l'État a placée en vous, en vous élevant à la dignité de conseiller du gouvernement et du parlement dans les domaines économiques, social et environnemental. « J'ai noté avec beaucoup d'intérêt vos préoccupations en appelant à une collaboration plus étroite avec le gouvernement. Je rappelle que le Conseil économique, social et environnemental est justement l'incarnation et le dépositaire d'un modèle qui fonde sur une large part de consensus qui doit assurer la cohésion d'une société plurielle comme la nôtre », a-t-il déclaré.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-31 13:16:49

2,6 millions des Congolais sortiront en 2030 de l’état de pauvreté multidimensionnelle grâce au PADC

D’un montant de 738 millions de dollars, soit environ 445 milliards FCFA, le Programme accéléré de développement communautaire (PADC) est un programme gouvernemental qui sera mis en œuvre sur cinq ans, notamment de 2026 à 2030. La contrepartie du gouvernement est estimée à environ 100 milliards FCFA. Concernant son impact, il est attendu que 2,6 millions des Congolais sortiront en 2030 de l’état de pauvreté multidimensionnelle, spécifiquement 400 000 enfants auront accès à un système d’enseignement de qualité, 650 000 à l’électricité pérenne et fiable.

« Le Pnud nous offre ce jour l’occasion d’un échange interactif et fructueux sur le PADC, prévu d’être exécuté au cours de la période 2026-2030. Il s’agit de rendre opérationnelle une idée simple et puissante qui consiste à mettre en place une approche territorialisée de développement stratégique et cohérent, afin d’éradiquer la pauvreté. Eradiquer la pauvreté passe inéluctablement par la réduction des inégalités territoriales, le renforcement de la cohésion sociale, et l’amélioration durable des conditions de vie de la population », a déclaré Isidore Mvouba, le président de l’Assemblée nationale, au cours de la journée parlementaire de présentation du PADC, le 28 octobre 2025.

Il a souhaité que l’impact du programme soit à large spectre sur l’état de pauvreté et de fragilité de la population locale, l’accès à un système de qualité en matière d’éducation, de santé, de fourniture d’eau potable et d’électricité au travers d’une dynamisation des économies locales.

Agence d’exécution du programme, le Pnud estime que le PADC va offrir à 40% de la population congolaise, vivant dans les zones non urbaines, un accès aux services de base. « En tant que leader du développement, ici au Congo, au Pnud, nous restons convaincus que le développement du Congo est à portée de main. En effet, ce beau pays présente toutes les caractéristiques d’un succès pour la réalisation des ODD dans les cinq prochaines années. Le pays dispose d'atouts considérables, de richesses naturelles abondantes, d'un capital humain prometteur, d’un leadership visionnaire, et d’une population à taille appréhendable par une planification judicieuse », a rappelé la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama Dian Barry.

Adama Dian Barry a précisé que le PADC permettra à la République du Congo de tenir les engagements pris lors du Sommet mondial sur les objectifs de développement durable (ODD) d'octobre 2023.

Présentant le programme devant la représentation nationale, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondélé, a rappelé que le PADC vise, entre autres, le renforcement du tissu rural et villageois, la réduction des inégalités et de la fracture infrastructurelle entre zones urbaines et rurales.

Il a notamment présenté aux participants les objectifs et l’importance stratégique du PADC, ses différentes composantes, son processus d’élaboration et de validation, ses résultats et impacts attendus, son financement, sa gouvernance.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Source : Adiac

Créé le 2025-10-31 07:26:03

Congo – Opération ‘’zéro kuluna’’ : La descente de la DGSP à Kingouari saluée par les populations qui ont applaudi l’arrestation des kulunas qui terrorisaient le quartier

« Na dérédé, ni bâhu ! » autrement dit, « il n’y a pas d’erreur, c’est bien eux ». C’est par ces cris repris en chœur et félicitant les éléments de la DGSP, que les populations de Kingouari ont salué leur moment de délivrance, avec l’interpellation de trois chefs de gangs Kuluna qui faisaient régner la terreur dans leur quartier. Les hommes du général Serge Oboa y ont mené une opération plus que fructueuse mercredi après-midi, à la grande satisfaction des populations libérées du climat de terreur qui les hantait.

Depuis le lancement le 21 septembre dernier,  de l’opération de traque et d’éradication des ‘’kuluna’’ et autres ‘’bébés noirs’’ qui naguère terrorisaient les paisibles citoyens, semant mort et désolation, les populations des quartiers non encore traités par la DGSP, ne cessent de crier leur impatience, d’attendre l’arrivée de ces troupes d’élite, porteuses d’espoir et de solution de quiétude et de paix retrouvées.

C’est le cas du quartier Kingouari qui continuait de vivre dans la hantise de trois bandits de grand chemin, des chefs de gangs kuluna réputés pour leur cruauté.

Ceux qui avaient croisé leur chemin et ont survécu, gardent à jamais les souvenirs atroces de leur nuit de cauchemars.

Au regard des blessures infligées à leurs victimes qui ont miraculeusement survécu, tout indique que l’intention de ces malfrats a toujours été de tuer.

Une dame sur laquelle s’acharnaient ces bandits, n’a eu la vie sauve que grâce à l’arrivée de quelques jeunes qui ont osé braver ces criminels, ne pouvant supporter de rester sans réaction, face aux cris d’agonie d’une femme qui appelait à l’aide.

Un autre jeune n’a eu la vie sauve que grâce à ses qualités athlétiques.

Après avoir été tailladé de tous les côtés, ses jambes quoique blessées, ont porté son dernier espoir de survie. Gravement blessé, mais en vie.

Les Kuluna qui semaient la terreur se mettaient souvent en scène sur les réseaux sociaux, comme pour narguer autant la force publique que les populations.

Pour les habitants de Kingouari, la date de mercredi 29 octobre sera à marquer d’une pierre blanche, comme celle de la libération.

La descente des hommes du général Serge Oboa a été saluée par l’euphorie d’une population avide de goûter enfin aux délices de la paix et de la tranquillité, tant les chefs de gangs des kuluna qui les terrorisaient ont des noms tristement célèbres et dont la seule évocation suscitaient la peur.

Zolo Mbemba Fabrice alias Saolona, un congolais âgé de 23 ans célibataire père d'un enfant sans emploi, domicilié au 43, rue Alphonse Bitsindou à kingouari.

Ce chef de gang de l’écurie dite zone 32 kingouari, se revendiquait d’appartenance Arabe.

Responsable de plusieurs agressions, vols et actes de vandalisme qui avaient plongé le quartier dans l’insécurité, Zolo Mbemba Fabrice et plusieurs membres de son groupe ont été neutralisés et remis aux autorités compétentes, grâce à l’action rapide et coordonnée des forces de sécurité.

Un mois après le début de l’opération, les habitants constatent un changement radical dans leur quartier. La circulation est désormais libre et sécurisée, et les citoyens peuvent vaquer à leurs occupations sans crainte.

Cette opération est saluée par le peuple, qui exprime sa gratitude envers la DGSP pour avoir restauré la sécurité et la tranquillité dans leur vie quotidienne. Les témoignages recueillis sur place montrent que la DGSP a joué un rôle déterminant dans la restauration de la paix : « Nous pouvons enfin sortir librement, nos enfants peuvent aller à l’école sans peur. La DGSP a fait ce que nous attendions depuis longtemps », a  confié un résident.

Outre la neutralisation des Kuluna, l’opération a égalment entraîné une quasi disparition des accidents de taxi-moto dans la zone. Ils étaient fréquents, en raison des poursuites et agressions des délinquants.

Cette amélioration de la sécurité routière contribue à relancer le commerce local et à redonner confiance aux usagers de la route, tout en protégeant les vies et les biens des habitants.

Pour sa part, la DGSP a salué la collaboration active de la population, dont les informations et signalements ont été essentiels pour localiser et déloger les bandes de délinquants. Cette synergie entre les habitants et les forces de sécurité constitue un modèle de participation citoyenne à la protection de l’espace public et renforce l’efficacité des interventions sur le terrain, en témoigne le cri de certification entonné par la foule à Kingouari: ''na dérédé, ni bâhu'' autrement dit, ''il n'ya pas d'erreur, c'est bien eux''.

L’opération se poursuit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus jamais d’agression dans le quartier Kingouari, réaffirmant l’engagement de la DGSP à protéger les citoyens et à garantir la sécurité dans tous les quartiers de Brazzaville.

Cette action démontre que la volonté, la coordination et l’action rapide des forces de l’ordre, conformément au Décret n°2025-390 du 18 septembre 2025, permettent de rétablir durablement la paix et la sécurité dans les communautés, dans un élan unanimement salué par le peuple. Celles-ci sont accueillies en libérateur par des foules de plus en plus denses qui voient en cette opération un gage de paix et de tranquillité.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-30 20:25:34

Délinquance faunique : A Nkayi, un individu interpellé pour détention et trafic d’un bébé chimpanzé

Le 28 octobre 2025 à Nkayi dans le département de la Bouenza, un individu a été pris en flagrant délit de détention d’un bébé chimpanzé qu’il comptait vendre. Le présumé délinquant faunique détenait de manière illégale cette espèce animale intégralement protégée par la loi Congolaise. 

Âgé de plus de 40 ans, le présumé trafiquant a été interpellé par les services de la Région de Gendarmerie de la Bouenza en poste à Madingou et à Nkayi, en collaboration avec les agents de la Direction départementale de l’Economie Forestière, bénéficiant de l’appui technique du Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage (PALF). De nationalité congolaise, cet individu a reconnu, juste après son interpellation, les faits qui lui sont reprochés à savoir : détention, circulation et tentative de commercialisation d’un bébé chimpanzé vivant. 

L’animal saisis aurait été capturé par cet individu dans la forêt des villages du district de Kindamba, dans le département du Pool depuis plus de deux mois. Soleil, privation de liberté, mauvais traitement sont entre autres problèmes rencontrés par ce bébé chimpanzé, âgé d’environ six mois, maintenu en captivité depuis plus de deux mois.

Le présumé délinquant interpellé répondra de ses actes devant la justice. Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq (5) ans d’emprisonnement ferme avec des amendes allant jusqu’à cinq millions (5.000.000) de F.CFA, conformément à la loi. Le bébé chimpanzé quant à lui, a été confié à l’équipe de l’Institut Jane Gooddall du sanctuaire de Tchimpounga dans le épartement du Kouilou. Il recevra des soins appropriés avant de retrouver la liberté dans la nature.

Le chimpanzé a un langage diversifié avec plus de 30 sons différents et possédant une grande variété de mimiques et de postures. Ce qui se rapproche du niveau de subtilité retrouvé chez l’humain. Cet animal et tous les autres grands primates sont gravement menacés de disparition du fait essentiellement de l'activité humaine notamment le trafic illégal de la viande de brousse, la destruction de leurs habitats pour l'exploitation intensive du bois ou pour l'agriculture…

En République du Congo, le chimpanzé est une espèce animale intégralement protégée, conformément à l’arrêté n°6075/MDDEFE /CAB du 9 avril 2011 déterminant les espèces animales intégralement et partiellement protégées. L’article 27 de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées stipule : « l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction ».

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville/Source : PALF

Créé le 2025-10-30 16:47:53

VIDÉO - Les images spectaculaires de l'incendie à Radio Pointe-Noire

La Radio Pointe-Noire a été frappée mardi à 22 heures par un violent incendie. Si le feu a depuis été éteint et n'a fait aucune victime, les images sont impressionnantes.

Cliquer sur la photo pour lire la vidéo

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2025-10-30 16:34:25

Congo : Pierre Oba demande aux sociétés de mines de procéder à la réhabilitation progressive des sites miniers en fin d’exploitation

Dans le cadre de la gestion responsable et durable des ressources minières, le ministre d’Etat, ministre des Industries Minières et de la Géologie, Pierre Oba, informe, dans une note circulaire, les sociétés bénéficiaires de l’autorisation d’exploitation de mine à petite échelle (petite mine) qu’elles ont l’obligation de procéder à la réhabilitation progressive des sites miniers en fin d’exploitation.

Selon la même note circulaire, cela implique la remise en état des terrains, la gestion des déchets et la revégetation des zones affectées, conformément aux articles 132 et 136 du code minier.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-30 08:50:56

Congo – La Quinzaine du Gouvernement : Thierry Moungalla rompt le silence sur la Redevance Audiovisuelle (RAV)

Comme à l’accoutumée, le ministre de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement, Thierry Lézin Moungalla a tenu la Quinzaine du Gouvernement, le 28 octobre 2025, en compagnie de sa collègue ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Secrétaire exécutive de la Commission Climat du Bassin du Congo. Plusieurs sujets brulants ont été abordés devant la presse, entre autres : l’épineuse question de la Redevance Audiovisuelle (RAV), la disparition de l’IRPP dès l’année prochaine, c’est-à-dire en 2026.

Créé le 2025-10-29 16:03:23

Congo : suspension d’importation des machettes et des motos pour renforcer les mesures de sécurité publique

Dans le cadre du renforcement des mesures de sécurité publique et du contrôle des produits sensibles sur le territoire national, il est porté à la connaissance de tous les opérateurs économiques, importateurs, commerçants, transitaires et services techniques concernés que l’importation des machettes et des motos toutes catégories, est suspendue jusqu’à nouvel ordre, selon une note circulaire du 28 octobre 2025 signée par le ministre d’Etat, ministre du Commerce des Approvisionnements et de la Consommation, Alphonse Claude N’Silou.

Créé le 2025-10-29 14:23:55

Congo : une réforme fiscale audacieuse et conforme à la Directive CEMAC 2025-119 (Par Charles Abel Kombo)

Selon l’économiste et observateur des politiques publiques Charles Abel Kombo, en supprimant l’IRPP dès 2026 pour le remplacer par quatre impôts sectoriels, la République du Congo amorce une réforme fiscale d’envergure. En parfaite conformité avec la Directive CEMAC 2025-119, cette initiative marque un pas décisif vers la modernisation du système fiscal national et la convergence régionale.

Une refonte historique du système fiscal

La République du Congo s’engage dans une refonte fiscale sans précédent en décidant de supprimer l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP) et de le remplacer, dès 2026, par quatre impôts sectoriels.

Cette réforme vise à simplifier un système jugé obsolète, à élargir la base imposable et à améliorer la transparence budgétaire.

Un tournant fiscal majeur à Brazzaville

Le 30 septembre 2025, le gouvernement congolais a dévoilé une réforme qualifiée de « big-bang fiscal ».

L’IRPP sera abrogé à compter du 1er janvier 2026 et remplacé par quatre impôts distincts :

• l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) ;

• l’Impôt sur les Revenus Fonciers (IRF) ;

• l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers (IRCM) ;

• et l’Impôt sur les Bénéfices d’Affaires (IBA).

Selon le ministre des Finances, Christian Yoka, cette réorganisation permettra d’augmenter les recettes publiques de près de 17 % dès la première année d’application.

L’objectif affiché est clair : rendre la fiscalité plus simple, plus équitable et plus efficace.

La Directive CEMAC 2025-119 : un nouveau cadre pour la fiscalité régionale

Adoptée en janvier 2025, la Directive CEMAC 2025-119 marque un tournant décisif dans l’histoire fiscale de la sous-région. Elle abroge la directive de 2004 encadrant l’IRPP et consacre un modèle d’imposition catégorielle harmonisée, structuré autour de quatre grands impôts :

• l’Impôt sur les Sociétés (IS) ;

• l’Impôt sur les Bénéfices d’Affaires (IBA) ;

• l’Impôt sur les Revenus des Capitaux Mobiliers (IRCM) ;

• et l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS).

Cette directive introduit une harmonisation des grands principes fiscaux, tout en laissant à chaque État membre une marge d’autonomie encadrée pour adapter ses taux, ses tranches et ses exonérations. Chaque pays doit transposer les nouvelles dispositions avant le 31 décembre 2025.

Une réforme congolaise conforme et anticipatrice

La réforme congolaise s’aligne pleinement sur les exigences communautaires.

• La suppression de l’IRPP est conforme à la directive, qui supprime elle-même ce modèle d’imposition.

• La sectorisation des revenus reproduit fidèlement la structure prévue par les articles 43 à 84 de la directive.

• Les taux d’imposition respectent les marges autorisées par la CEMAC.

• Le calendrier de mise en œuvre correspond à la période transitoire fixée par les textes communautaires.

En d’autres termes, le Congo ne subit pas la directive : il la met en œuvre de manière proactive.

Cette anticipation témoigne d’une volonté politique claire d’intégration et de modernisation.

Les conditions du succès : former, coordonner, expliquer

La réussite de cette réforme dépendra de plusieurs leviers essentiels :

1. La formation des agents fiscaux, pour garantir une application efficace des nouvelles dispositions ;

2. La coordination entre les différents impôts, afin d’éviter doubles impositions et chevauchements administratifs ;

3. La communication avec les contribuables, pour assurer compréhension et adhésion au nouveau système ;

4. La validation communautaire par la Commission de la CEMAC, étape nécessaire à la reconnaissance régionale de la réforme.

Un accompagnement technique rigoureux sera indispensable pour éviter les frictions administratives et sécuriser la transition.

Une réforme porteuse de modernisation et de crédibilité

En alignant sa législation sur la Directive CEMAC 2025-119, la République du Congo affiche une double ambition : moderniser sa fiscalité et renforcer sa crédibilité régionale.

Cette réforme va bien au-delà de la conformité juridique : elle symbolise une convergence assumée vers une fiscalité plus lisible, plus juste et plus performante.

Le défi à venir sera de transformer cette cohérence juridique en efficacité économique durable : renforcer la collecte, garantir la transparence et s’assurer que chaque franc d’impôt contribue au développement équitable du pays.

Somme toute, la réforme fiscale congolaise constitue une étape majeure dans le processus d’intégration économique régionale.

Conforme à la directive communautaire, elle illustre la capacité du pays à anticiper les mutations et à adapter ses politiques publiques aux nouvelles exigences économiques.

En choisissant la clarté et la cohérence, le Congo se place non pas en suiveur, mais en pionnier de la convergence fiscale en Afrique centrale.

Charles Abel Kombo économiste et observateur des politiques publiques

Créé le 2025-10-28 10:37:54

Congo – Diplomatie climatique : ‘’Bilan vert’’, le nouveau livre de l’écrivain-chercheur Michel Innocent Peya pose la problématique des Cop organisées à ce jour

Destinées à promouvoir la coopération internationale pour lutter contre le changement climatique et protéger l'environnement, les Conférences des Parties dites (COP) sont organisées chaque année, d’un pays à un autre. À l’orée de la COP 30 au Brésil, ‘’Bilan vert’’, la nouvelle publication de l’écrivain-chercheur congolais, Michel Innocent Peya jette un regard rétrospectif sur les trente ans de diplomatie climatique, en pointant les avancées, en relevant les impasses en ciblant les défis et en envisageant les perspectives de la COP 30 au Brésil. Ce faisant, Michel Innocent Peya pose de façon concrète et quasi exhaustive, la problématique de la lutte contre les changements climatiques, objet de ces conférences qui ont abouti à plusieurs avancées significatives pour le climat.

Cet ouvrage de 380 pages publié aux Éditions Tropiques Littéraires à Paris, se décline en plusieurs versions, française, anglaise, russe, espagnole et portugaise.

Michel Innocent Peya répond ainsi à une demande maintes fois exprimée par des participants aux conférences, chercheurs et autres lecteurs des publications scientifiques marqués par la bibliographie de l’auteur, qui repartaient avec un arrière-goût de privation, faute de ne pouvoir disposer en leur langue, des ouvrages de cet auteur si actif pour la cause climatique et qui plus est, promeut la vision écologique d’un leader écolo-visionnaire, le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso dont les actions pour la planète sont saluées par tous.

Le livre est subdivisé en deux grandes parties, dont la première partie dresse un regard critique ainsi que le bilan des 29 conférences des parties, notamment de 1995 à 2025. La deuxième partie projette les enjeux et perspectives des conférences des parties pour l’avenir climatique de la planète.

En acteur avisé, Michel Innocent Peya fait d’emblée une analyse critique du bilan des 29 premières conférences, avant d’aborder les enjeux de ces conférences de l’ONU, pour l’avenir de la planète.

Face aux climatosceptiques qui méconnaissent l’opportunité des COP, Michel innocent Peya rappelle que « les COP sont en réalité faites pour placer chaque gouvernement, chaque acteur devant ses responsabilités, face à l’opinion mondiale et dans la durée. La confrontation périodique de tous les acteurs de la société politique, scientifique et civile, en un même lieu, à un même moment, pour un même but, sous les auspices de l’ONU et le regard critique de l’opinion internationale, est certes complexe, mais elle apparaît indispensable. »

Au regard des enjeux éminemment vitaux dont traitent les COP, face à une planète en danger, l’auteur trace les responsabilités des uns et des autres, aux regard de leurs implications, tant en matière de sauvegarde ou de destruction de la planète.

«Les grands pays pollueurs, et leurs dirigeants, doivent être placés publiquement devant leurs responsabilités mondiales. Les plus petits pays doivent eux aussi pouvoir être entendus, ce qui serait impossible si on confiait par exemple au seul G20 le soin de décider en matière climatique. Les COP fixent un cap, un horizon, pour l’action. Elles sont aussi des accélérateurs de décision. Si chacune est différente, toutes ont en commun de sensibiliser le grand public et de renforcer la culture citoyenne de lutte contre le dérèglement climatique. Supprimer les COP reviendrait à offrir un cadeau aux climato-sceptiques et aux adversaires du multilatéralisme. Face à ce problème mondial essentiel, les COP ont le mérite de faire pression sur tous les Etats pour dialoguer, évaluer et décider. Ce serait une faute de les abandonner.»

Abordant les différents paramètres de l’impact climatique eu-égard aux enjeux géopolitiques, Michel innocent Peya qui prend appui sur les multiples déclarations du président congolais sur la question, révèle des progrès insuffisants et des objectifs manqués en raison d’une paralysie géopolitique, d’une faible volonté politique, et d’un manque de financement adéquat. Malgré l’attraction de l’attention mondiale sur le climat et des avancées sur des mécanismes comme le marché du carbone (COP29), les pays développés ont échoué à atteindre les objectifs financiers, s’appuyant sur des prêts coûteux plutôt que des subventions. »

Face au défis à relever et au péril dont est confrontée la planète si rien n’est fait, Michel Innocent Peya tire sur la sonnette d’alarme en rappelant que l’urgence climatique, avec des phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents, rend les retards et la désinformation dangereux, et souligne la nécessité de mesures urgentes et collectives, et non pas seulement des promesses incantatoires.

Il est à noter que sous l’impulsion du président congolais Denis Sassou N’Guesso, l’ONU a proclamé la décennie mondiale de l’afforestation à compter de 2027.

En effet, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 17 avril 2025, une résolution par 155 voix « pour » en vertu de laquelle elle décide de proclamer la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement dans le cadre d’une gestion durable des forêts (2027-2036). Une seule voix a voté contre.

Proposée par la République du Congo à l’issue de la première conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement tenue en juillet 2024 à Brazzaville, la résolution vise à accentuer la lutte contre la déforestation et promouvoir la restauration des écosystèmes forestiers.

Le pays a donc réussi à placer la question de la restauration des forêts au centre de l’agenda onusien en vue d’impulser un développement résilient, tout en créant des emplois dans les communautés, tant dans la plantation que dans l'entretien des forêts.

L’adoption de cette résolution par les Nations unies est une victoire majeure pour le président Denis Sassou-N’guesso dont le pays abrite une part essentielle du Bassin du Congo, deuxième réserve forestière mondiale après l’Amazonie.

Le chef de l’État congolais se bat en effet depuis la COP 27 en novembre 2022 pour inscrire dans l’agenda de l’Humanité la décennie du boisement et reboisement. La protection de l’environnement a toujours été son combat depuis l’instauration en 1984, en République du Congo, de la journée nationale de l’arbre.

Les actions écolo-visionnaires du Président Denis Sassou N’Guesso servent de source d’inspiration littéraire à l’écrivain-chercheur Michel Innocent Peya qui vulgarise à travers ses livres devenus de véritables best-sellers, ce noble combat pour la planète, du Président congolais.

Cliquez sur la photos, pour lire la vidéo.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-26 22:14:24

Congo – Éducation : L’Association ’’Le Bon sens’’ s’est mobilisée pour accueillir le Président Denis Sassou N’Guesso à Talangaï

L’Association ‘’Le Bon sens’’ a fait une démonstration monstre, le vendredi 24 octobre 2025 à Talangaï dans le 6e arrondissement de Brazzaville, à l’occasion de la cérémonie d’inauguration du Complexe scolaire de la Liberté, patronné par le Président de la République, devant les corps constitués et une grande foule des populations de la ville capitale. Cette grande mobilisation des sociétaires du ’’Bon sens’’ est un signe manifeste de soutien au chef de l’État, à qui les jeunes congolais attribuent le mérite de promouvoir l’éducation dans notre pays.

À l’occasion de la cérémonie d’inauguration du Complexe scolaire de la Liberté par le Président Denis Sassou N’Guesso, toutes les populations de Brazzaville ont convergé vers le 6e arrondissement, Talangaï.

Parmi ces groupements politiques et associatifs, figure l’Association ’’Le Bons sens’’ qui promeut l’œuvre littéraire de l’écrivain-chercheur Michel Innocent Peya, Directeur Général des Finances et de l’Equipement des Forces de Sécurité nationale. Une Association qui œuvre en outre pour la présence massive et la mobilisation sur les thématiques environnementales soutenues.

« Nous avons fait ce déploiement en demandant à tous nos membres, jeunes garçons, filles, mamans et les papas de Talangaï, de se mobiliser activement, afin de réserver un accueil plus que chaleureux au Président Denis Sassou N’Guesso, mais également, de lui montrer notre satisfaction en le remerciant de cette initiative prise par la SNPC, par le biais de son Directeur Général, Monsieur Maixent Raoul Ominga, pour cette nouvelle école dans le 6e arrondissement de notre ville, un Complexe Scolaire, construite dans une architecture moderne et selon les règles de l’art », a déclaré un membre de l’Association.

« Aussi, sommes-nous venus lui rassurer de notre soutien et de notre appui, étant donné que, le président de notre Association, le colonel-major, Michel Innocent Peya est toujours en parfaite harmonie avec les aspirations et la vision du Président Denis Sassou N’Guesso sur plusieurs sujets majeurs de l’heure, à savoir : le changement climatique et la préservation de la nature ; les problèmes environnementaux, l’économie verte ; l’afforestation et l’éducation », a-t-il renchéri

Cette mobilisation a été placée sous le signe d’un soutien mérité à Denis Sassou N’Guesso, de promouvoir les questions éducatives au Congo. Grand protecteur d’une jeunesse responsable, soucieuse de son avenir pour des lendemains radieux pour notre pays.

Pour la petite histoire, l’Association le ’’Bon sens’’ est une structure appelée au départ Cercle des Amis Unis pour le Bon Sens, décrite comme ayant été créée par des « Congolais épris de paix, de justice et d’unité » et qui « soutient le combat que mène le docteur, écrivain chercheur, Michel Innocent Peya… pour une démocratie à l’africaine, faite de dialogue, de compromis et de tolérance ».

Le nom ’’Bon sens’’ apparaît lier à la pensée de Michel Innocent Peya (notion de « bon sens », appliquée à la politique africaine). Cette association se caractérise par la présence et la mobilisation lors des événements publics puis s’adonne à la promotion des thématiques environnementales et la ’’Vision verte’’ dont le Commissaire, colonel-major Michel Innocent Peya est le véritable apôtre de la promotion et la vulgarisation à travers ses œuvres littéraires, de l’action écolo-visionnaire de Denis Sassou N’Guesso, qui fait de cette Vision verte, un moyen de lutte contre la déforestation et les changements climatiques, son cheval de bataille.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2025-10-26 07:57:16

Congo – Education : Denis Sassou Nguesso a inauguré le Complexe scolaire de la Liberté, un don de la SNPC

Le complexe scolaire de la Liberté construite entièrement par la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) et sa Fondation, a été inauguré le vendredi 24 octobre 2025, à Brazzaville, par le Président de la République, chef de l’Etat. Construit dans l’enceinte de l’ancien CEG Liberté sur l’avenue Marien Ngouabi, dans le 6e arrondissement Talangaï, ce nouvel édifice implanté en plein cœur de cet arrondissement constitue une grande attirance du voisinage, vu sa splendeur et sa beauté architecturale, bâti selon les règles de l’art et aux standards modernes.

Créé le 2025-10-25 13:49:48

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