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La communauté congolaise et les associations des droits de l’homme ont manifesté mardi à Dublin pour dénoncer la mort d’un ressortissant congolais. L’homme a trouvé la mort des suites d’un étouffement, après une immobilisation au sol par des vigiles du super marché où il aurait commis un vol à l’étalage.
La vidéo de l’interpellation circule les réseau sociaux et crée l’émoi, car elle s’apparente à une scène de mise à mort d’un individu.

Originaire de la République démocratique du Congo, Yves Sakila, âgé de 35 ans, est décédé vendredi 16 mai à l’hôpital Mater de Dublin après avoir été immobilisé au sol par des agents de sécurité privés du grand magasin Arnotts du centre-ville, à la suite d’un incident lié à un soupçon de vol à l’étalage.
Des images filmées par un passant, d’une durée d’environ cinq minutes, montrent cinq individus maintenant Sakila plaqué face contre sol. Deux d’entre eux appuient la tête et le cou contre le sol avec les mains, l’autre utilise le genou.

À la fin de la séquence, Sakila ne semble plus bouger.
À l’arrivée de la police, Sakila a brièvement été menotté. Les agents ont immédiatement constaté qu’il était inconscient. Les policiers ont alors retiré les menottes et entrepris une réanimation cardio-pulmonaire.
Yves Sakila a été transporté à l’hôpital Mater, où son décès a été constaté. Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes notamment par la Police irlandaise. La vidéo de l’incident a été transmise à la police, au bureau du ministre de la Justice, ainsi qu’à la Commission irlandaise des droits de l’homme et de l’égalité.
La communauté congolaise et l’agence irlandaise contre le racisme INAR réclament une enquête indépendante.
Les résultats de l’autopsie, confiée au Bureau du Médecin Légiste de l’État, détermineront la suite des deux enquêtes en cours.
La communauté congolaise de Dublin et les associations des droits de l’homme ont organisé une veillée en hommage à Yves Sakila mardi, suivi de dépôt de fleurs sur le lieu même où il avait été étouffé.

Installé en Irlande depuis 2004, Yves Sakila était décrit par ses proches comme un professionnel du secteur informatique.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-20 12:46:06
Le Paris Saint-Germain est favori pour remporter la finale de la Ligue des Champions face à Arsenal. La rencontre aura lieu le 30 mai à Budapest.
Fait intéressant, les champions d'Europe en titre n'ont jamais été considérés comme favoris pour remporter la compétition cette saison. Les principaux prétendants étaient Arsenal et le Bayern Munich, que les Parisiens ont éliminé en demi-finales.
Avant le début de la phase de championnat à l'automne, les chances du PSG de remporter la Ligue des Champions étaient de 7,5, tandis que celles d'Arsenal étaient de 8,10. Liverpool et Barcelone avaient alors les meilleures chances, avec une cote de 7,10 proposée par 1xBet (télécharger app ici - telecharger-betapp.com) - pour une victoire.
Cependant, le parcours global des Gunners a fait d'eux les grands favoris : l'équipe de Mikel Arteta a remporté ses huit matchs, tandis que les hommes de Luis Enrique n'ont pas réussi à finir dans les 8 premiers.
Avant même le début des huitièmes de finale, 1xBet proposait une cote de 4,33 pour une victoire d'Arsenal, tandis que celle du PSG était estimée à 7,5. Arsenal est resté le favori pour remporter la finale de la Ligue des Champions jusqu'aux demi-finales, avec une cote de 3,4 en quarts de finale et de 3,2 avant les demi-finales. La cote du PSG a également baissé, atteignant 6,5 en quarts de finale et 3,6 en demies.
Désormais, la cote pour la victoire des champions en titre est de 1,65. Arsenal est coté à 2,24. Ces paris, ainsi que de nombreux autres sur la finale de la Ligue des Champions, sont disponibles sur le site officiel de 1xBet, acteur majeur du marché des paris sportifs.
Créé le 2026-05-20 09:27:49
Comme de coutume, en rapport avec la célébration de la fête de l’indépendance, la République du Congo se prépare pour abriter la 21e édition du Semi-Marathon International de Brazzaville (SMIB), qui se tiendra le 14 août 2026 dans la capitale congolaise. Afin de prendre une part active à cette activité sportive de portée internationale, la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), le sponsor officiel a envoyé le 15 mai dernier, dix athlètes congolais à Eldoret au Kenya, pour un stage pratique.

Fidèle à sa tradition, la Société Nationale des pétroles du Congo à travers sa Fondation, organise des formations des athlètes, marathoniens sur fonds propres au Kenya. Ceci dans le cadre des actions de soutien à la jeunesse. La 21e édition du SMIB, ayant permis à dix athlètes, dont 5 filles et 5 garçons sélectionnés pour poursuivre une formation à l’étranger, un stage intensif, dans un pays réputé creuset des champions en athlétisme.
La délégation congolaise au Kenya est accompagnée par des agents de la Fondation SNPC et ceux du département Communication de cette société, chargés du suivi et de l’encadrement des athlètes durant leur séjour. Deux entraîneurs congolais font également partie du voyage, avec la responsabilité d’assurer la préparation technique et physique des sportifs dans des conditions optimales.
À travers cette initiative, la SNPC réaffirme son plein engagement en faveur de la promotion du sport et de l’émergence des talents congolais dans cette discipline sportive.
A l’issue de cette préparation au Kenya, les athlètes congolais participeront à la course mythique prévue pour le 14 août prochain sur le boulevard Alfred-Raoul et les artères de Brazzaville, un événement sportif très attendu.

En finançant cette formation, l’objectif de la SNPC est de promouvoir l’excellence dans la discipline au Congo, afin que les athlètes congolais puissent occuper une place honorable dans le classement.
Rappelons que lors de la 20e édition tenue l’année dernière, l’événement avait mobilisé plus de 6.000 participants venus de vingt-trois pays africains et des différents départements du Congo. Des médailles d'Or, d'Argent et de Bronze sont attribués aux trois premiers vainqueurs plus des chèques bancaires très alléchants, dont les montants varient entre 3 millions et 1 millions 500.000 F.CFA sont attribués aux 3 premiers dans les différentes catégories.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-19 16:30:52
Dans beaucoup de foyers au Congo-Brazzaville, cette petite phrase est devenue un classique du quotidien : « Chéri, attends une minute ». Une minute qui commence souvent devant le miroir et qui finit parfois quand le chauffeur du taxi décide déjà de partir sans vous.
Au début de la relation, l’homme amoureux attendait avec le sourire, le cœur léger et les yeux pleins d’étoiles. Même trente ou soixante minutes semblaient romantiques.
Mais une fois la lune de miel terminée, la patience fond plus vite qu’un glaçon au soleil. Chaque “minute” devient alors une épreuve spirituelle digne des plus grands marathons conjugaux.
Pourtant, derrière ces retards se cache souvent le désir de bien paraître pour son partenaire. Car une femme peut prendre du temps, mais rarement pour sortir mal habillée !
Finalement, dans le couple, il faut parfois choisir, arriver tôt ou arriver beau ensemble.
Et les hommes congolais l’ont compris : quand madame dit “une minute”, mieux vaut profiter pour charger son téléphone, boire un verre d’eau et faire une petite prière de patience.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-05-19 14:31:14
Yume, une femelle akita inu devenue célèbre dans le monde entier après avoir été offerte à Vladimir Poutine par le Japon, est décédée de vieillesse après avoir accompagné le président russe pendant plus de dix ans. Son nom, “Yume”, signifie “rêve” en japonais.

La chienne avait été offerte officiellement le 27 juillet 2012 par les autorités japonaises comme symbole de gratitude envers la Russie après le séisme et le tsunami dévastateurs de 2011 qui avaient frappé le Japon.
À l’époque, Moscou avait apporté une aide humanitaire importante au pays après la catastrophe.
Au fil des années, Yume est devenue bien plus qu’un simple animal de compagnie présidentiel : elle apparaissait régulièrement lors de rencontres officielles ; dans des vidéos et photographies diffusées par le Kremlin et lors de certaines interviews accordées par Vladimir Poutine.
Son tempérament énergique et protecteur avait souvent attiré l’attention des médias internationaux.

L’annonce de sa disparition, révélée le 14 mai 2026, a provoqué de nombreuses réactions émouvantes sur les réseaux sociaux, notamment parmi les amoureux des animaux et ceux qui voyaient en Yume un symbole rare de lien diplomatique entre deux nations souvent éloignées sur le plan géopolitique.
Derrière cette histoire se cache aussi un rappel discret : parfois, même au cœur des relations internationales, certains gestes symboliques — comme offrir un animal — peuvent traverser les années et marquer durablement les mémoires.
Pour beaucoup, Yume restera l’un des chiens les plus célèbres associés à un dirigeant mondial de la trempe de Vladimir Poutine.
LES ECHOS DU CONGO-BRAZZAVILLE / Source : Internet
Créé le 2026-05-19 02:58:09
La société Energie Electrique du Congo (E2C) emploi depuis des agents temporaires ou journaliers, qui sont payés à la tâche (les tâcherons). Le 18 mai 2026 à Brazzaville, des dizaines d’entre eux, pour réclamer leur recrutement ou intégration au sein de ladite société, ont procédé à une vocifération en masse devant la direction générale pour une manifestation pacifique. Question d’interpeler les autorités administratives, voire le Ministère de tutelle ou les politiques. Nombre parmi eux totalisent 20 ans de précarité.

Dans un souci d’attirer l’attention de leur administration et de leur tutelle, les journaliers ont ainsi exprimé leur colère en manifestants devant les bureaux de la direction générale de la société Energie Electrique du Congo, pour un recrutement définitif ce, après une vingtaine d’années de service, dans des conditions jugées éphémères et inhumaines.

Lors de leur manifestation revendicative, les journaliers ont dénoncé des promesses non tenues de la part de la hiérarchie et un système de recrutement par cas, qu’ils jugent et estiment très injuste.
Très tôt le matin, la foule s’est rassemblée devant les locaux de la direction générale de la société Énergie Électrique du Congo. Réunis devant le bâtiment de l’entreprise de Brazzaville, plusieurs journaliers ou tâcherons ont exprimé leur ras-le-bol face à cette situation qui perdure et qu’ils qualifient de « précarité prolongée ».
Selon les manifestants-protestataires, certains travaillent depuis près de vingt ans sans pourtant bénéficier d’un statut officiel. Ces derniers affirment percevoir uniquement une prime mensuelle d’environ 25.000 F.CFA, qui est du reste souvent payée irrégulièrement, malgré les charges et responsabilités quotidiennes des uns et des autres.
« Nous travaillons depuis 15 à 20 ans sans être recrutés. On fait du bénévolat sans relâche », ont dénoncé les manifestants.
« Nous contribuons largement au bon fonctionnement de l’entreprise. Plusieurs d’entre nous interviennent dans la facturation, le relevé d’indices des compteurs ainsi que dans des travaux techniques essentiels », ont-ils fait savoir, chagrinés.
Selon eux, la société pratique un système de recrutement fondé sur le copinage et le ’’favoritisme’’.

« Quand il faut recruter, ce sont les proches des responsables, des chefs, qui n’exercent même pas, qui arrivent subitement, et qui sont choisis à la place de ceux qui ont déjà des années de petite expérience, qui sont embauchés », a déploré un membre du collectif.
Au vu de la situation persistante, la société leur avait fait une proposition d’indemnisation qu’ils ont purement rejeté, exigeant simplement leur intégration immédiate au sein des effectifs de E2C. Ils disent avoir reçu plusieurs promesses d’embauche depuis 2006 sans résultat probant.
Par conséquent, cette mobilisation constitue un premier défi social majeur pour les autorités du secteur de l’énergie électrique du gouvernement Makosso III. Plusieurs observateurs craignent désormais une extension du mouvement si aucune solution idoine n’est trouvée dans l’immédiat.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-19 00:32:38
La République du Congo et les Etats-Unis d’Amérique entretiennent des relations de coopération militaire qui se consolide de façon excellente à travers des échanges stratégiques La coopération militaire entre la République du Congo et les États-Unis d’Amérique continue de se consolider à travers des échanges stratégiques. La chargée d’affaires de l’ambassade des USA en République du Congo, Amanda S. Jacobsen a fait l’objet d’une réception, le 18 mai 2026 à Brazzaville par le ministre de la défense nationale, Raymond Zéphyrin Mboulou pour une séance de travail consacrée au renforcement de la coopération entre les forces armées des deux pays.

Les discussions ont porté notamment, sur l’exercice militaire ’’Obangame Express’’, une opération de sécurité maritime menée avec l’appui de l’armée américaine à Pointe-Noire. Cet exercice international qui vise à, améliorer la coordination des États africains dans la lutte contre l’insécurité maritime, la piraterie et les trafics illicites dans le golfe de Guinée. Pour les deux capitales, Brazzaville et Washington, la sécurité maritime demeure un enjeu stratégique majeur, dans une région confrontée à plusieurs défis sécuritaires.
Les échanges ont également été centrés sur la participation remarquée de la fanfare américaine lors des festivités marquant le 65e anniversaire de l’indépendance du Congo. À travers cette présence symbolique, les autorités américaines avaient déjà envoyé un signal fort de rapprochement diplomatique et militaire avec la République du Congo. Cette coopération dépasse désormais le simple cadre protocolaire pour s’inscrire dans une dynamique plus large de partenariat sécuritaire et de défense.

Pour la chargée d’affaires, Amanda S. Jacobsen, les discussions avec le ministre de la Défense nationale, Raymond Zéphyrin Mboulou ont eu un caractère d’évaluation de la garde-côte américaine ainsi que la collaboration militaire dans le domaine de la santé. Ces volets traduisent une diversification progressive de la coopération bilatérale, avec une attention particulière basée à la formation, à l’assistance technique et au renforcement des capacités opérationnelles des forces armées congolaises.
Il faut noter que cette rencontre intervient dans un contexte géopolitique où les grandes puissances multiplient leur présence stratégique en Afrique-centrale et dans le golfe de Guinée. Pour les États-Unis d’Amérique, la République du Congo représente un partenaire important dans les questions liées à la stabilité régionale et à la sécurité maritime. Pour Brazzaville, cette coopération permet de moderniser certains dispositifs de défense tout en renforçant ses relations internationales dans le domaine sécuritaire.

En affirmant sa volonté de poursuivre le travail avec le ministre Raymond Zéphirin Mboulou et son équipe, Amanda S. Jacobsen confirme la volonté américaine d’inscrire cette relation dans la continuité. Entre diplomatie militaire, coopération technique et enjeux stratégiques régionaux, le partenariat entre Washington et Brazzaville semble désormais appelé à prendre une dimension de plus en plus structurante dans les années à venir.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-18 22:37:37
L’ancien homme d’État belge Étienne Davignon est décédé ce lundi 18 mai à l’âge de 93 ans. Diplomate, politicien et grand patron, il aura traversé les couloirs du pouvoir avec une élégance presque aussi solide que les fauteuils des vieux palais européens. Mais ces dernières années, son nom avait quitté les dîners mondains pour revenir dans une affaire autrement plus lourde : l’assassinat de Patrice Lumumba, figure emblématique de l’indépendance du République démocratique du Congo. Une histoire où les archives parlent parfois plus fort que les discours diplomatiques.
Ironie de l’histoire : celui qui maîtrisait l’art du langage diplomatique s’est retrouvé, malgré lui, rattrapé par les silences du passé.
Comme quoi, en politique, certains dossiers vieillissent moins vite que leurs propriétaires.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-05-18 20:18:31
C’est à l’issue d’une ronde organisée par le président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC), Médard Milandou Nsonga, le 13 mai dernier qu’il a fait cette déclaration sur la mise à disposition d’un fonds d’appui matériel aux médias audiovisuels et de la presse écrite privés.
Le président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication a déclaré que cette visite desdits médias a visé à s’informer de leur fonctionnement dans le but de préparer la disposition de ces fonds d’appui matériel à ses différents organes de presse.
« En effet, nous venons de boucler notre ronde des médias traditionnels et en ligne par Vox TV. A travers ladite visite, nous avons voulu voir dans quelles conditions travaillent les médias privés, les grands médias publics et privés et ceux en ligne. Nous avons visité un média en ligne, trois médias traditionnels et des organes de presse écrite, afin d’échanger sur leur installation et leur fonctionnement quotidien », a déclaré Médard Milandou Nsonga, président du Conseil Supérieur, lors de l’étape de sa visite à la chaîne de télévision Vox.

Cette mission poursuit notamment l’objectif de s’imprégner des conditions dans lesquelles ces médias exercent, pour déterminer la manière la plus adaptée de leur apporter un soutien matériel à travers le fonds d’appui mis en place par le gouvernement de la République.
Dans un souci d’assurer une répartition équitable, le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication s’attelle à échanger avec les éventuels bénéficiaires, sous le contrôle des association et organisations socioprofessionnels de journalistes. L’objectif est de travailler en symbiose avec elles afin d’éviter toute frustration le jour où le fonds sera effectivement exécuté, a expliqué Médard Milandou Nsonga.
Avec détermination et esprit de procédure, le président du CSLC a annoncé qu’il rencontrerait dans un futur proche, l’ensemble des associations de journalistes pour définir, en concertation avec le Ministère de la Communication, la clé et les critères de répartition.
Ainsi, le président du Conseil a rappelé que son institution a été mandatée pour veiller à la répartition du fonds, conformément à la loi. Il a précisé que la mise à disposition de ce fonds reste subordonnée aux conditions d’éligibilité des médias, notamment le paiement de la redevance audiovisuelle.
Médard Milandou a du reste salué le dynamisme des professionnels des médias puis a réaffirmé sa ferme détermination, à œuvrer pour un environnement de travail propice et. « Je serai toujours disposé à défendre la cause des journalistes dans l’exercice de leur métier », a-t-il renchéri, concluant ses propos.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-18 20:14:57
À Paris, les Bantous de la Capitale n’ont pas simplement lancé un album, ils ont réveillé la rumba congolaise comme on rallume un vieux moteur de Mercedes, avec élégance, puissance et un peu de nostalgie dans les yeux. Dans le 10ᵉ arrondissement, la Maison BH Electronic a vibré sous les accords du mythique orchestre congolais. Autour de Didier Kabala, Alain Onkani, Marcellin Naka et Anytha Ngapy, les amoureux de la musique ont assisté à une cérémonie où les souvenirs dansaient avec l’avenir.

Le nouvel opus prouve une chose : les Bantous vieillissent peut-être sur la carte d’identité, mais jamais dans les oreilles des mélomanes !

Entre les compositions raffinées de Moutouari Kosmos, le duo savoureux avec Sam Mangwana et des mélodies capables de faire bouger même les plus fatigués après un plat de saka-saka, l’orchestre confirme qu’il reste une machine à faire vibrer les cœurs.

Au-delà de la musique, ce lancement parisien ressemble à un rappel, les Bantous de la Capitale ne sont pas un simple orchestre, mais un patrimoine vivant. Une bibliothèque musicale où chaque chanson raconte un morceau du Congo.
Et pendant que certains groupes prennent leur retraite, les Bantou, eux, semblent avoir trouvé le secret de la jeunesse éternelle : beaucoup de talent et sûrement une bonne dose de rumba dans le moteur.

C’est précisément le 15 août 1959 que se créent les Bantous de la Capitale par d’anciens musiciens de l’OK Jazz au dancing-bar Chez Faignond à Brazzaville au Congo. L’orchestre est alors soutenu financièrement et matériellement par le gérant Emile Faignond.
Les Bantous de la Capitale (appelés aussi Bantous Jazz) sont alors composé de grands auteurs, compositeurs, instrumentistes et interprètes comme Edouard "Edo" Nganga et Célestin "Célio" Kouka (voix), Dicky Baroza (guitare solo), Dignos Dingari (guitare rythmique), Daniel Lubelo "De La Lune" (basse, voix), Jean-Serge Essous (clarinette, sax, flûte, voix), Dieudonné Nino Malapet (saxophone) et Saturnin Pandi (tumba)... Ils ne tarderont pas à devenir l’emblème de cette époque cruciale de l’histoire du pays et les pionniers de la rumba congolaise.
Après maintes séparations et ré-formations, le groupe a été renforcé par des jeunes artistes.
Plus qu’un groupe musical, les Bantous de la Capitale représentent également une véritable institution et une authentique tranche du patrimoine historique de la musique africaine en général et congolaise en particulier.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-18 18:57:50
Les activités préparatoires de l’édition 2026 de Miss Excellentia ont été officiellement lancées à Brazzaville, en République du Congo, avec l’ambition de faire rayonner la culture congolaise et de mettre en avant une nouvelle génération de jeunes femmes engagées.
Dans un communiqué consulté lundi par notre rédaction, la Fédération de la Beauté Congolaise (FEBECO), structure organisatrice de l’événement, présente cette nouvelle édition comme une plateforme de promotion du patrimoine culturel et de l’excellence féminine.
« Miss Excellentia revient avec une vision axée sur l’intelligence, le leadership et l’engagement social des jeunes femmes congolaises », souligne le document.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent offrir aux candidates une vitrine leur permettant de défendre les couleurs du Congo tout en incarnant les valeurs d’unité, de responsabilité et de fierté nationale.
Le concours prévoit plusieurs activités culturelles et sociales destinées à mettre en lumière la richesse des traditions congolaises ainsi que la diversité des identités du pays.
« Notre objectif est de former de véritables ambassadrices capables de représenter dignement la culture congolaise et de contribuer positivement à la société », précise Nathan Zawadi le président de la FEBECO.

Au-delà de l’aspect esthétique, Miss Excellentia 2026 ambitionne de promouvoir l’expression des jeunes femmes, leur implication dans les questions sociales ainsi que leur participation au développement culturel du Congo.
Les organisateurs annoncent également que différentes étapes de la compétition seront dévoilées dans les prochaines semaines jusqu’à l’élection finale de celle qui portera la couronne de Miss Excellentia 2026.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-18 18:40:00
Vendredi 15 mai dernier a eu lieu la remise des Bourses scolaires Francine Ntoumi au Lycée de Mafouta pour le deuxième trimestre. La cérémonie a reçu le soutien exceptionnel de la Fondation MTN Congo qui a offert des tablettes aux meilleurs élèves.

Pour Francine Ntoumi, marraine de l’évènement, la joie a été immense et elle l’a traduite en des mots qui témoignent de son engagement à rechercher l’excellence scientifique qui vit notamment en la jeune fille congolaise.
« Je suis particulièrement heureuse de constater que la fièvre studieuse monte : les élèves sont de plus en plus motivés, engagés et déterminés à réussir.

Plus encourageant encore, les parents sont pleinement à nos côtés pour accompagner cette dynamique. Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir de notre pays. Félicitations aux élèves récompensés et encouragements à tous ceux qui poursuivent leurs efforts avec sérieux et ambition. On se retrouve au troisième trimestre! »
"Donner des ailes à l’ambition" a toujours été l’objectif affiché par la professeure Francine Ntoumi qui a pris pour établissement pilote, le lycée de Mafouta. Aussi, la scientifique s’emploie-t-elle à encourager les jeunes filles des lycées publics de l’arrondissement 8 Madibou à croire en elles, se distinguer par le travail, et rêver d’une carrière scientifique.

Les bourses sont un "levier d’entraînement", assure-t-elle.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-18 18:15:22
L’Organisation mondiale de la santé a déclenché une alerte sanitaire internationale face à une épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. L’OMS signale qu’il n’existe ni vaccin, ni traitement pour le variant en circulation.
Ebola provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse. Le redoutable virus a fait plus de 15.000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années.
À ce stade, 91 décès signalés ont vraisemblablement été causés par Ebola, selon les derniers chiffres donnés dimanche par le ministre de la Santé congolais, Samuel-Roger Kamba.

Environ 350 cas suspects ont été signalés. La plupart des personnes concernées ont entre 20 et 39 ans. Plus de 60 % sont des femmes.
Peu d’échantillons ont pu être testés en laboratoire à ce jour et les bilans s’appuient principalement sur des cas de suspicion.
La souche du virus responsable de l’épidémie actuelle est appelée ‘’Bundibugyo’’.
Il n’existe ni vaccin, ni traitement spécifique pour ce variant. Les mesures pour tenter d’endiguer sa propagation reposent donc essentiellement sur le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas pour limiter les contacts.

Les vaccins anti-Ebola existants ne sont efficaces que contre la souche ‘’Zaïre’’ du virus, à l’origine des plus grandes épidémies recensées.
‘’Bundibugyo’’ n’a provoqué que deux épidémies dans le monde avant celle en cours, en Ouganda en 2007 et en RDC en 2012. Le taux de mortalité était de 30 % à 50 %.
Le foyer de l’épidémie se situe dans l’Ituri, province du nord-est congolais, frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Cette région aurifère connaît d’intenses mouvements de population liés à l’activité minière et l’accès à certaines parties de la province, en proie à des violences menées par des groupes armés, est difficile pour des raisons sécuritaires.
Le virus s’est déjà propagé au-delà des frontières de l’Ituri et de la RDC. Un cas a été recensé à Goma, grande ville de l’est congolais contrôlée par le groupe armé antigouvernemental M23 et capitale du Nord-Kivu, province voisine de l’Ituri.
Deux décès ont aussi été enregistrés en Ouganda, selon l’OMS. Il s’agit de personnes qui avaient voyagé depuis la RDC, aucun foyer d’épidémie local n’a été signalé. Dans ces trois cas, des tests en laboratoire ont confirmé le lien avec Ebola.
L’Africa CDC, agence sanitaire de l’Union africaine, estime que le risque de propagation aux pays d’Afrique de l’est frontaliers de la RDC est « élevé ».
L’OMS a déclenché dimanche 17 mai, son deuxième niveau d’alerte internationale le plus élevé face à une épidémie d’Ebola.
L’épidémie d’Ebola la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades entre 2018 et 2020.
L’épisode précédant l’épidémie actuelle avait fait 45 morts entre septembre et décembre 2025, selon l’OMS.
Le vaste pays d’Afrique centrale, qui compte plus de 120 millions d’habitants, a donc une grande expérience dans la gestion d’Ebola. Mais les particularités de l’épidémie en cours, la 17e en RDC, suscite l’inquiétude des experts du virus.

Par-delà l’aspect sanitaire, le virus Ebola pose aussi un problème culturel. Les dépouilles sont enterrées sans toilette mortuaire ni linceul approprié, encore moins l’hommage des adieux. Cela est cause de véritable déchirement pour les familles.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-18 11:38:25
À Nzima, dans le département du Niari (sud), le temps semble suspendu lorsque résonnent les premières voix de la veillée initiatique du Nzobi. Sous les lueurs du feu, dans une ambiance empreinte de respect, de sagesse et de spiritualité, toute une communauté se rassemble pour accompagner un candidat, Eral Itsoma, appelé à franchir une étape majeure de sa vie : son initiation au célèbre cercle traditionnel du Nzobi.
Cette nuit exceptionnelle n’est pas une simple cérémonie. Elle symbolise le passage vers la connaissance, l’honneur et l’héritage ancestral transmis de génération en génération.
Chants traditionnels, rythmes sacrés, paroles des anciens et communion fraternelle donnent à cette veillée une dimension à la fois culturelle et spirituelle profondément enracinée dans les valeurs africaines.
Au village Nzima, chacun connaît l’importance du Nzobi : une école de vie où se cultivent le respect, la discipline, le courage et l’attachement aux traditions. Parents, notables, initiés et curieux se retrouvent ainsi dans une atmosphère solennelle mais chaleureuse, témoignant de la vitalité des coutumes locales.
Au-delà du rite, cette veillée rappelle surtout que les traditions demeurent un pilier essentiel de l’identité culturelle.
Dans un monde en perpétuelle mutation, Nzima choisit de préserver son âme et de faire vivre son patrimoine avec fierté et dignité.
Une nuit de transmission, une nuit de mémoire, une nuit où le Nzobi continue d’écrire son histoire.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-05-17 10:31:14
Nommé ministre des Hydrocarbures dans le gouvernement Makosso III, le nouveau venu Stève Simplice Onanga a organisé le 15 mai dernier, une retrouvaille avec ses collaborateurs. Question de leur donner les orientations nécessaires, pour la bonne marche de leur maison commune, le Ministère. Il a décliné une feuille de route comme boussole de travail, qui s’articule sur sept (7) points, des défis majeurs à relever pendant la gouvernance, afin d’atteindre des résultats escomptés.
Dans son mot liminaire, le ministre en charge des Hydrocarbures a témoigné de sa gratitude au Président de la République, chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, pour sa nomination à la tête de ce département ministériel.
« La première préoccupation du ministre est de réaliser la donnée statistique et d’en faire un outil de souveraineté. Cette donnée est un pouvoir parce que, pour mieux négocier les contrats, le Congo doit maîtriser ses données, ses services, ses coûts et ses projections », a indiqué le ministre.
A cet effet, selon le ministre, son département ministériel se doit de renforcer la centralisation des données, la digitalisation des services et les capacités d’analyse statistique.
Par conséquent, en terme de défis, Stève Simplice Onanga prend la résolution de faire du contenu local sa priorité nationale, occasion de réaliser qu’il ne soit plus considéré comme une obligation administrative secondaire. Favorisant de préférence une politique économique, industrielle et de souveraineté nationale. « Notre cap est claire et indiqué : faire du pétrole un moteur de développement des compétences, des entreprises et de l’emploi des Congolais. Donc, dans cet objectif, nous devons renforcer la particularité de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) et des entreprises privées nationales dans l’activité pétrolière et gazière. De même, nous assurerons le transfert de compétences, la formation des Congolais, ainsi que l’intégration des ingénieurs et techniciens congolais, dans toute la chaîne pétrolière », a indiqué le ministre Onanga.
C’est ce qui a poussé le ministre à faire ce rappel, invitant les investisseurs à respecter le cadre légal et règlementaire applicable au contenu local, au suivi rigoureux des engagements de contenu local.

Par rapport aux défis, il y a également le rétablissement de la discipline dans le suivi des projets ; le développement de la culture de performance ; la préparation de l’avenir énergétique à travers la valorisation du gaz, en faisant de lui, un moteur industriel, une source d’énergie fiable et un levier de transformation économique. Toutefois, le ministre des Hydrocarbures a expliqué à ses collaborateurs qu’il est un partisan de la rigueur, mais, il restera ouvert à tous. Lors de cette première rencontre, Stève Simplice Onanga a été fier et s’est dit très confiant de la qualité des cadres au sein de son Ministère, lesquels lui apporteront aide, assistance et expertise, afin d’atteindre les objectifs attendus.
« Je crois en la capacité des cadres du Ministère des Hydrocarbures, puis, je connais les compétences qui sont les vôtres, pour avoir travaillé avec vous, en tant que directeur général des Hydrocarbures. Ce Ministère dispose des ingénieurs dont les compétences ne sont plus à démontrer, des géologues expérimentés, d’économistes de qualité et des techniciens de grande carrure », a-t-il conclu.
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VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-16 22:36:51
Dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se jouera au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, du 19 juin au 17 juillet 2027. C’est selon un calendrier dévoilé par la CAF que le onze national congolais sera fixé ultérieurement.
La campagne des qualifications à la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2027) qui va se jouer simultanément au Kenya, Tanzanie et Ouganda commencera le 21 septembre 2026 pour prendre fin le 30 mars 2027. Les deux premières journées vont se dérouler entre le 21 septembre et le 6 octobre prochain. Les 3e et 4e journées quant à elles, auront lieu du 9 au 17 novembre 2026, alors que les 2 dernières journées se disputeront du 22 au 30 mars 2027.
Le tirage au sort permettra de faire la répartition des quarante-huit (48) équipes en compétition, en 12 groupes de 4 sélections nationales. Ainsi donc, les deux premiers de chaque pool aura accès à la phase finale. A cet effet, une disposition particulière est prévue pour les groupes comprenant l’un des pays hôtes, c’est-à-dire, l’un des pays organisateurs.
Il faut signaler que les Diables rouges football du Congo n’ont plus accédé à une phase finale de la CAN depuis 2015, année au cours de laquelle notre équipe nationale avait atteint les ¼ de finale en Guinée Equatoriale.
Ce qui sous-entend que, les Diables rouges vont assurément aborder cette campagne éliminatoire dans des conditions exceptionnelles très particulières à cause de la crise sans précédent vécue par la Fédération Congolaise de Football (Fécofoot). Fédération amputée de son staff dirigeant, le Bureau exécutif.
Eu égard à cette situation rocambolesque qui perdure ce, malgré les interpellations des instances dirigeantes du football mondial, la FIFA, on note toujours de nos jours que, sur le plan national, le championnat ne se joue toujours pas et cela, depuis deux ans, suite à la fermeture des stades par le Ministère de tutelle, celui des Sports. Cet état de choses constitue un véritable handicap pour les nationaux, les joueurs locaux.

Ainsi, pour pallier à cette situation de fait, les spécialistes du football devrait bâtir l’ossature d’une éventuelle équipe digne de ce nom, en s’appuyant sur les joueurs de la diaspora, ceux qui évoluent à l’extérieur du pays, étant donné qu’ils sont régulièrement dans la pratique de leur jeu au quotidien.
Outre cette difficulté avec des joueurs qui n’ont pas régulièrement la mise en jambe permanente, l’équipe nationale du Congo n’a pas encore un sélectionneur attitré. Le Ministère des Sports et ses techniciens devraient vite agir afin de trouver des solutions idoines pour régulariser la situation, une inconnue qui risquera de peser sur les prestations et les résultats de notre équipe de football. Il y a plus de 10 ans déjà, que le Congo n’a plus participé à une compétition d’une Coupe d’Afrique des Nations.
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VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-16 15:03:20
L’OMS pays, en partenariat avec MTN Congo ont procédé, ce 15 mai 2026 au Centre de Santé Intégré de Moukondo au lancement du projet référence obstétricale dans les maternités de Brazzaville et de Pointe-Noire. Sous le leadership du ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara, en présence du Représentant résident de l’OMS, le docteur Vincent Dosso Sodjinou, le directeur des risques et conformités de MTN Congo, Monsieur Quesnel Dimeni, représentant le directeur général, du directeur général de la population audit Ministère, le docteur Paul Oyeré Moké et du directeur général de la protection civile, le général de police de première classe Albert Ngoto, des cadres du Ministère de la Santé et des sages-femmes. Cette cérémonie s’est déroulée sur la problématique de santé publique majeure à savoir, la réduction de la mortalité maternelle et néonatale en République du Congo. Avec le don des téléphones mobiles aux maternités des Centres de Santé Intégré offert par la Fondation MTN. Ce projet vise à réduire les délais de transfert des patientes et améliorer la prise en charge des urgences obstétriques.

L'un des tons forts de cette cérémonie, la remise officielle des téléphones aux bénéficiaires sous la conduite du ministre de la Santé et de la Population.
En effet, malgré les efforts du gouvernement de la République et de ses partenaires, les indicateurs demeurent préoccupants avec plusieurs décès maternels enregistrés, dont une proportion élevée dans les deux premières grandes villes du pays, Brazzaville et à Pointe-Noire. Les principales causes identifiées restent les hémorragies qui surviennent chez une femme après l'accouchement. Plus préoccupant encore, les insuffisances observées dans l'organisation des transferts obstétriques et la qualité des soins, une réalité qui exige une réponse coordonnée et durable. C'est dans cette dynamique qu'est initié le lancement du projet de renforcement du système de référence obstétrique à Brazzaville et à Pointe-Noire, à travers l'utilisation de la téléphonie mobile, fruit donc d'un partenariat entre le ministère de la Santé, l'OMS-Pays et la Fondation MTN Congo. Initiative destinée à connecter les maternités de Brazzaville et Pointe-Noire.
« Je m'exprime aujourd'hui au nom de la Fondation MTN Congo avec un profond sens de responsabilité citoyenne. Si la santé relève avant tout de la mission du secteur public et des institutions spécialisées, la protection de la vie, de la dignité humaine et du bien-être des populations appellent aussi l'engagement du secteur privé. La santé maternelle touche à ce que nos sociétés ont de plus sensible et de plus important », a affirmé le directeur des risques et conformités de MTN Congo, Monsieur Quesnel Dimeni.
« Lorsqu'une femme perd la vie en donnant la vie, ce n'est pas seulement un drame médical, mais une pression humaine et sociale. Face à cette réalité, une entreprise responsable ne peut rester en retraite, ni encore silencieuse », a-t-il déploré, malheureusement.

« MTN est une entreprise de télécommunication, mais aussi une entreprise ancrée dans les communautés qu'elle sert. A travers la Fondation MTN Congo, nous affirmons que le secteur privé a un rôle essentiel à jouer sur les questions d'intérêt général, en particulier lorsque la vie et la protection des plus vulnérables sont en jeu. Notre engagement dans ce projet s'inscrit en complémentarité de l'action de l'État et de l'expertise des institutions sanitaires. Il consiste à mettre à disposition notre savoir, qui passe par la connectivité, faciliter la communication et repousser la coordination et l'échange des prix. Dans les situations d'urgence, le temps et l'information sauvent des prix. C'est dans cet esprit que la Fondation MTN Congo a apporté des solutions concrètes de connectivité en interconnectant les acteurs impliqués de référence obstétrique, un apport simple en apparence, mais décisif par son impact, car il met la technologie au service de l'intérêt général et de la vie humaine », a expliqué Quesnel Dimeni, directeur des risques et conformités de MTN Congo.
Ainsi, ce dispositif repose sur la mise en réseau de 50 structures sanitaires permettant ainsi de fluidifier la communication et d'assurer une prise en charge continue, coordonnée et sans faille de la femme enceinte. Ce projet illustre la vision que nous défendons, celle d'un secteur privé engagé, responsable et conscient de son rôle social. Investir dans la santé des femmes, c'est investir dans la stabilité sociale, le développement durable et l'avenir de la nation.
« La Fondation MTN Congo est honorée d'inscrire son action dans cette dynamique portée par le gouvernement et accompagnée par l'Organisation Mondiale de la Santé. Nous restons convaincus que la performance économique et l'engagement social sont indissociables lorsque l'humain est au cœur de l'action. C'est pourquoi nous disons simplement ’’Agissons aujourd'hui pour garantir un lendemain meilleur’’ », a-t-il conclu le directeur des risques et conformités de MTN Congo.

Ce projet vise ainsi à réduire la mortalité maternelle en agissant sur deux facteurs déterminants. Le suivi des grossesses à risque et la réduction du délai de la prise en charge à travers la référence. Grâce à la mise en réseau des maternités, nous allons améliorer la communication entre les structures de santé, optimiser le transfert des patients en urgence, renforcer la coordination entre les départements et les districts sanitaires, garantir un suivi en temps réel des cas référés et enfin assurer le mentorat des maternités. C'est ainsi que les maternités de Brazzaville et de Pointe-Noire, à travers les hôpitaux généraux, les hôpitaux de référence et les centres de santé intégrés, après qu'un minimum l'activité est élargie, c'est-à-dire, pratiquant l'accouchement, disposent de téléphones fixes. Chaque téléphone est accompagné d'un répertoire des hôpitaux, des centres de santé intégrés et des structures administratives responsables de la santé de la reproduction.
Les numéros des référents, y compris celui de la sécurité civile, ont été associés, afin d'aider à mieux sécuriser les référents authentiques. Le partenariat avec l'OMS et la Fondation MTN nous a permis d'acquérir des téléphones couvrant toutes les maternités de Brazzaville et de Pointe-Noire. L'OMS et la Fondation MTN ont déjà payé les frais pour six mois de collectivité, c'est-à-dire jusqu'au mois d'octobre 2026.

A partir du mois de novembre 2026, il est demandé à chaque structure de payer un forfait mensuel de 2.000 francs CFA. C'est ici l'occasion d'exempter tous les chefs de centre de prendre la mesure de leurs responsabilités afin d'assurer l'entretien des téléphones et de s'acquitter régulièrement du forfait à partir du mois de novembre 2026. Un cadre de suivi et d'évaluation a été formalisé et un rapport mensuel sera proposé. Nous travaillons à mobiliser d'autres partenaires afin de couvrir les autres départements du pays.
Pour le Représentant résident de l’OMS, « La situation de la santé de la mère et du nouveau-né demeure encore préoccupante dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Ainsi, le dernier rapport de l’OMS publié en 2025 sur la mortalité maternelle dans le Monde indiquait que l’Afrique subsaharienne concentrait 70 % de l’ensemble des décès maternels survenus dans le monde en 2023. L’Afrique centrale a enregistré un taux élevé de 724 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2023 contre 223 décès pour 100 000 naissances vivantes au niveau mondial, malgré une diminution notoire de 21 % entre 2000 et 2023 ».

« Les causes de ces décès sont multiples, incluant les hémorragies graves, l’hypertension artérielle, les infections liées à la grossesse, les complications des avortements à risque et les affections sous-jacentes susceptibles d’être aggravées par la grossesse telles que le VIH/sida et le paludisme. D’autres facteurs sociaux et organisationnels contribuent à cette mortalité élevée notamment les trois retards dont le retard à la prise en charge », a-t-il invoqué.
« L’OMS réaffirme avec force qu’aucune mère ne devrait perdre la vie, en voulant donner la vie. Aucune femme ne devrait craindre pour sa vie lors de son accouchement, en particulier dans ce millénaire des lumières où les connaissances et les outils pour gérer les complications courantes des grossesses existent. En lien avec notre valeur d’équité en santé, chaque mère, quelle qu’elle soit et où qu’elle vive, doit avoir une chance égale d’accoucher sans risque et d’envisager un avenir sain avec sa famille. Cette exigence est plus que d’actualité dans notre pays où, malgré la réduction drastique de la mortalité maternelle de 473 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2020 à 260 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes en 2025, l’observatoire nationale des décès maternels, néonatals et infantiles rapporte six décès maternels chaque semaine. Ainsi, face à cette situation, des investissements supplémentaires sont plus que nécessaires pour renforcer le système national de santé, améliorer l’accès aux soins adaptés et de qualité, et former le personnel de santé pour prévenir et traiter les complications liées à la grossesse et à l’accouchement », a-t-il précisé et rassuré.

Signalons que ce projet est en total cohérence avec les axes énoncés le 5 mai 2026 par son Excellence Monsieur le Ministre de la Santé et contribuera à matérialiser la vision d’accélération de Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, Chef de l’Etat.
Projet qui repose du reste sur quatre piliers essentiels : mise en réseau des maternités pour améliorer la communication et la coordination ; préparation des structures hospitalières à l’accueil de la patiente référée avec une réduction des délais de prise en charge et donc une augmentation de la probabilité de survie ; réduction des délais de référence grâce à des outils numériques et logistiques ; renforcement des capacités des professionnels de santé pour une prise en charge optimale.

Si ce projet est rendu possible, c’est grâce à une collaboration multisectorielle incluant : le Ministère de la Santé à travers la direction générale de la population ; la Fondation MTN, partenaire technologique, qui apporte la connectivité et les solutions numériques ; la sécurité civile pour le transport des femmes présentant des complications obstétricales et bien sûr, les équipes médicales, les sages-femmes et les médecins qui assureront la mise en œuvre sur le terrain.
L’OMS assurera le suivi évaluation et travaillera à mobiliser d’autres partenaires, afin d’implanter ce modèle dans les autres villes restantes du Congo.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-16 12:01:40
La République du Congo, une année seulement après avoir conclu son précédent programme avec le Fonds Monétaire International (FMI), a une fois de plus sollicité officiellement, un nouveau partenariat financier à travers un courrier adressé le 11 mai 2026 à l’institution de Bretton Woods. Cette démarche illustre la volonté des autorités congolaises, par le biais de son ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Publi, Christian Yoka, de poursuivre les réformes engagées et de renforcer la stabilité macroéconomique du pays.

En effet, notre pays le Congo, comme tous les autres pays du monde, n’est pas en marge de la conjoncture actuelle, dans un contexte international marqué par les conséquences des crises énergétiques, des tensions géopolitiques et du ralentissement économique mondial. A cela, plusieurs États africains, entre autres, dans pareille circonstances, ont recours à des mécanismes de coopération avec les institutions financières internationales, dans le but de sécuriser leurs trajectoires de développement. La République du Congo se range résolument par conséquent dans cette dynamique responsable de gestion économique et d’anticipation.
A nos jours, Brazzaville multiplié les initiatives pour la modernisation de ses finances publiques, l’amélioration de la mobilisation des recettes et la restructuration progresse de sa dette. L’émission récente d’un eurobond de plus de 700 millions de dollars (455.000.000.000) de FCFA sur les marchés internationaux témoigne d’ailleurs de la confiance renouvelée des investisseurs dans la capacité du Congo, à honorer ses engagements et à conduire ses réformes. Après une levée de fonds de 700 millions USD en février 2026, à un taux de 9,5 % (échéance en janvier 2035), Brazzaville a lancé ce mois de mai courant, une offre de rachat pour restructurer plus de 575 millions de dollars de ses obligations venant à échéance en 2032, visant à préparer un nouveau programme avec le FMI.
D’un autre point de vue, cette opération financière, stratégique, permettra notamment de réorganiser certaines échéances de remboursement et d’offrir davantage de marge de manœuvre budgétaire à l’État afin de soutenir les investissements prioritaires dans les infrastructures, l’éducation, la santé et l’énergie.
Cependant, contrairement aux discours alarmistes souvent relayés, les autorités congolaises maintiennent une ligne de conduite axée sur la discipline budgétaire et la transformation structurelle de l’économie. La diversification économique, la modernisation de l’administration fiscale et la rationalisation des dépenses publiques figurent parmi les priorités du gouvernement de la République. Ainsi, selon des observateurs anonymes, le dialogue avec le FMI représente avant tout une opportunité technique et stratégique. Il devrait permettre au Congo de consolider les acquis obtenus ces dernières années, tout en renforçant la crédibilité financière du pays auprès des partenaires internationaux.

Par conséquent, cette mission technique attendue dans les prochaines semaines à Brazzaville aura pour objectif, d’évaluer les progrès accomplis et d’accompagner le gouvernement congolais dans la poursuite de ses réformes. Aussi, dans cette perspective, le Congo défendra-t-il cette vision ambitieuse : de bâtir une économie plus résiliente, plus compétitive et, tournée davantage vers le développement durable.
Les autorités congolaises rappellent que la priorité reste l’amélioration des conditions de vie des populations et la préservation de la souveraineté économique nationale dans un environnement mondial de plus en plus exigeant. Bien entendu ce, au-delà des chiffres présentés par les spécialistes en la matière.
A noter que, le FMI, Fonds Monétaire International est cette institution qui, au sortir de la Grande Guerre (la Deuxième Guerre mondiale), conflit armé à l’échelle planétaire qui dura, du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945, veille à la stabilité du système monétaire international. Il fut créé en juillet 1944 par deux grands économistes : John Maynard Keynes (Royaume-Uni) et Harry Dexter White (USA) à Bretton Woods, une ville de l’Etat de New Hampshire aux Etats-Unis d’Amérique. Son objet tif premier est l’octroi d prêt aux différents pays en difficultés financières ou autres.
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VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-16 09:36:08
Venu passer ses vacances sur sa terre natale du Cameroun, Landry avait choisi de réunir ses proches pour un "pot de départ" symbolique à Yaoundé. Une soirée pour sceller des retrouvailles, célébrer les liens et se dire "à bientôt" autour de souvenirs partagés. La retrouvaille lui aura été fatale, il aurait succombé à un empoisonnement. Cette pratique est également observée au Congo-Brazzaville et en République démocratique du Congo.
Une petite fête dans une ambiance bon-enfant, celle des souvenirs partagés, autour de ce ‘’pote’’ qui a réussi loin du pays et qui n’a pas oublié ses amis d’enfance. Ceux avec lesquels ils ont connu les mêmes galères, les mêmes incertitudes, faites d’un quotidien qui n’ouvrait vraiment pas des perspectives meilleures.
De ce groupe d’amis qui s’est transformé en véritable « SOCACHOM », (Société camerounaise des chômeurs) ceux qui attendent la providence et passent le plus clair de leur temps à discuter de tout et de rien du matin au soir et qui à 30 ou 35 révolus, tendent encore l’assiette à leur maman ou vivent chez les parents avec femme et enfants, Landry est le seul qui a su tirer son épingle du jeu. Aussi, ne se prive-t-il pas d’aider ses amis dans la mesure du possible, comme il le fait par son concours financier cossu, chaque fois qu’il est informé d’’un décès dans son quartier qu’il n’a jamais oublié.
À chaque coup de fil depuis la Suisse, il ne manque pas de prendre les nouvelles de tous les amis ainsi que des papas et mamans du quartiers. Rien de plus normal que sa fin de ses vacances soit marqué par ce pot qui renforce l’amitié. Ce pot en famille. Pourtant, le lendemain, Landry qui devait voyager le soir est resté injoignable, plongeant ses proches dans une angoisse croissante. Serait-il parti sans informer les siens ?
C’est finalement dans l'appartement qu’il occupe que sa dépouille a été localisée. Un timing cruel. Le décès a été constaté le jour même où il devait se rendre à l’aéroport. Une onde de choc se propage entre le Cameroun et la Suisse. L’émotion dépasse largement le cercle familial.
Des deux côtés de la Méditerranée, la communauté n’en revient pas et revis les récents évènements presque similaires.
Comment un jeune homme plein de vie, a-t-il pu connaître une fin si brutale à quelques heures de son vol retour?

Entre rires, souvenirs, projets évoqués avec ses amis, personne n’imaginait que ce serait leur dernier moments ensemble.
Face à ce décès aussi soudain qu’inexplicable, les autorités ont officiellement ouvert une enquête.
Plusieurs zones d'ombre planent sur cette soirée : Que s'est-il passé après le départ des convives ?
Quelles sont les causes réelles du décès ?
Y a-t-il eu une intervention tierce ?
Les examens médico-légaux et les auditions des participants à la soirée seront déterminants pour apporter des réponses à une famille dévastée qui réclame, avant tout, la vérité et la justice.
Mais, ce décès révèle un phénomène qui est désormais observé au Congo-Brazzaville ou en République démocratique du Congo. De plus en plus, il est fait état de décès inexpliqués de vacanciers venus de la diaspora.
Le point commun de tous ces décès est un pot d’aurevoir avec des amis d’enfance. Certains auteurs desdits actes appréhendés par la police ont fait état de jalousie sur la réussite de la victime. « Pourquoi lui ou elle et pas nous ».
Début 2026 à Kinshasa en RDC, une jeune femme de retour de vacances, sur le point d’embarquer décédait en plein aéroport. La veille, elle avait fêté son retour avec ses amis d’enfance.
À Brazzaville au Congo, des faits similaires sont également rapportés. Après un pot d'aurevoir avec les amis, la "mikiliste" s'est retrouvée dans l'au-delà le lendemain et les amies de soirée toutes injoignables.
Désormais, certains vacanciers usent de raisons diverses pour fuir la compagnie des amis d’enfance, préférant subir ragots et médisance, que de se faire empoisonner gratuitement. Dire qu’attenter à la vie des autres, même celle de ceux que l’on prétend aimer, se fait sous de prétextes aussi fallacieux. Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-15 13:12:58
La diplomatie congolaise enregistre le retour remarqué de Basile Ikouebe sur le devant de la scène internationale. Par décret n°2026-145, ce diplomate chevronné a été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo auprès des États-Unis. Il succède à Serge Moumbouli, décédé le 5 septembre 2025. Cette nomination marque le retour d’une figure emblématique de la diplomatie congolaise à un poste stratégique dans les relations entre Brazzaville et Washington.
Avec plus de quatre décennies d’expérience au plus haut niveau de l’État, Basile Ikouebe apparaît comme l’un des diplomates les plus expérimentés du Congo. Sa carrière débute dans les années 1970 lorsqu’il occupe les fonctions de directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères avant d’être nommé secrétaire général du département. Très tôt, il devient l’un des proches collaborateurs du président de la République en qualité de conseiller diplomatique, puis directeur de cabinet du chef de l’État entre 1987 et 1992.
Au fil des années, Basile Ikouebe s’est imposé comme un acteur central de la politique étrangère congolaise. Il a notamment été ambassadeur et représentant permanent du Congo auprès des Nations Unies à New York entre 1998 et 2007, une période durant laquelle il a porté la voix du Congo sur plusieurs grands dossiers internationaux. Son parcours culmine ensuite avec sa nomination au poste de ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et de la Coopération de 2007 à 2015.
Après son passage au gouvernement, le diplomate avait poursuivi sa carrière sur le continent africain à travers plusieurs missions de haut niveau confiées par l’Union africaine. Il a notamment été représentant du président de la Commission de l’Union africaine dans la région des Grands Lacs et chef du Bureau de liaison pour le Burundi à Bujumbura. Plus récemment, il occupait les fonctions de Haut représentant de l’Union africaine pour le suivi de la transition au Tchad, poste qu’il a assuré jusqu’en 2026.
Son retour à la tête de l’ambassade du Congo à Washington intervient dans un contexte diplomatique particulièrement stratégique. Les relations entre le Congo et les États-Unis touchent aujourd’hui plusieurs domaines sensibles, notamment les investissements, la sécurité, l’énergie, la gouvernance et les questions environnementales.
La nomination d’un diplomate aussi expérimenté traduit la volonté des autorités congolaises de renforcer leur présence diplomatique et de redynamiser la coopération bilatérale avec l’une des plus grandes puissances mondiales.
À Brazzaville, cette désignation est perçue comme le retour d’un homme d’expérience appelé à mettre son expertise au service des intérêts du Congo sur la scène internationale. Connu pour sa maîtrise des questions diplomatiques et son carnet d’adresses au sein des grandes institutions internationales, Basile Ikouebe devra désormais relever le défi de consolider les relations entre Brazzaville et Washington tout en portant les ambitions diplomatiques du Congo dans un environnement mondial en pleine mutation.
Cette nomination marque le retour d’une figure emblématique de la diplomatie congolaise à un poste stratégique dans les relations entre Brazzaville et Washington. Avec plus de quatre décennies d’expérience au plus haut niveau de l’État, Basile Ikouebe apparaît comme l’un des diplomates les plus expérimentés du Congo.
Sa carrière débute dans les années 1970 lorsqu’il occupe les fonctions de directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères avant d’être nommé secrétaire général du département. Très tôt, il devient l’un des proches collaborateurs du président de la République en qualité de conseiller diplomatique, puis directeur de cabinet du chef de l’État entre 1987 et 1992.
Au fil des années, Basile Ikouebe s’est imposé comme un acteur central de la politique étrangère congolaise. Il a notamment été ambassadeur et représentant permanent du Congo auprès des Nations Unies à New York entre 1998 et 2007, une période durant laquelle il a porté la voix du Congo sur plusieurs grands dossiers internationaux.
Son parcours culmine ensuite avec sa nomination au poste de ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et de la Coopération de 2007 à 2015.
Après son passage au gouvernement, le diplomate avait poursuivi sa carrière sur le continent africain à travers plusieurs missions de haut niveau confiées par l’Union africaine. Il a notamment été représentant du président de la Commission de l’Union africaine dans la région des Grands Lacs et chef du Bureau de liaison pour le Burundi à Bujumbura. Plus récemment, il occupait les fonctions de Haut représentant de l’Union africaine pour le suivi de la transition au Tchad, poste qu’il a assuré jusqu’en 2026.
Il sied de noter que Basile Ikouebe est un diplomate de carrière et il a assumé les fonctions suivantes :
- Directeur de Cabinet du Ministre des Affaires Étrangères (1975-1977)
- Secrétaire général des affaires étrangères (1978-1979)
- Conseiller diplomatique du Président de la République (1982-1992)
- Directeur de cabinet du Président de la République cumulativement avec ses fonctions de conseiller diplomatique (1987-1992)
- Ambassadeur Itinérant au Ministère des Affaires Étrangères (1994-1996)
- Secrétaire général des affaires étrangères (1996-1998)
- Ambassadeur, Représentant permanent auprès des Nations Unies à New-York (1998-2007)
- Ministre des Affaires Étrangères, de la Francophonie et de la Coopération(2007-2015)
- Représentant du Président de la Commission de l'Union Africaine pour la région des Grands lac, chef du Bureau de Liaison pour le Burundi, à Bujumbura.(2017-2021)
- Haut représentant de l’Union africaine pour le suivi de la transition au Tchad (2021-2026)
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-15 11:46:36