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TotalEnergies EP Congo nourrit de nouvelles ambitions d’extension de ses services à travers le pays. Et la construction d'une station-service à Mossendjo dans le département du Niari (sud), peut être un projet d'investissement intéressant, compte tenu de la croissance démographique et de la forte demande en carburant dans la cinquième ville du Congo qui a longtemps souffert d’un déficit d’infrastructures de base, en particulier en termes d’approvisionnement en carburant. La future station-service en pleine réhabilitation par la société Man Meker devrait pallier ces manques dans un mois, en facilitant les déplacements et les activités économiques. Une très bonne opportunité aussi pour la création d’emplois locaux et le soutien à l’économie de proximité, a-t-on appris auprès du chef des travaux, Thaman Loemba Lui-même.
Cette initiative s’intègre dans la stratégie gouvernementale de revitalisation des zones éloignées, avec pour but d’améliorer les conditions de vie des populations.

Le chef des travaux, Thaman Loemba Lui-même, assure que les derniers ajustements sont en cours et que les installations seront bientôt fonctionnelles d’ici 30 jours.

« Tout est réuni pour offrir un service de qualité. À noter qu'hormis les pompes à carburant, cette station-service moderne abritera une boutique et un bar. Pour TotalEnergies EP Congo et, derrière ce beau rideau, des attentes ciblées notamment l’extension, le renforcement et la fiabilisation de son réseau de distribution de produits pétroliers », nous a confié Thaman Loemba Lui-même.

Le reporter des Echos du Congo-Brazzaville s'est enquis du niveau d'avancement des travaux. Guidé par le chef des travaux, il a pu se rendre compte du respect des modalités en matière de construction et des normes environnementales. Tant, il est question de s'assurer que la situation géographique de la station-service ne constitue pas un danger pour les populations et son voisinage immédiat.

Rendez-vous a été pris pour son inauguration.

On rappelle que remplir son réservoir d’essence à Mossendjo, la deuxième ville du département du Niari (sud) devient une mission de plus en plus difficile. Mieux vaut ne pas se retrouver sur la réserve dans la ville des palmiers sans une adresse de pompe à essence en tête et pour cause, la commune qui connaît une croissance démographique remarquable (13.005 habitants), n’en compte plus depuis plusieurs décennies.
Si la tendance est globale dans la région (Makabana, Mossendjo, Mayoko, Mbinda), Dolisie, la ville préfecture, est la seule ville dans le département du Niari, à avoir gagné quelques adresses. Mais dans certaines zones rurales, trouver une pompe devient de plus en plus difficile.
Dans les années 80- 90, Mossendjo comptait deux stations-services de la société Hydro Congo.
En août 2002, les autorités congolaises ont décidé de dissoudre la société d’Etat chargée de la distribution des hydrocarbures, Hydro Congo, franchissant ainsi un pas important dans le processus de privatisation du secteur pétrolier. Elle comptait 720 employés et commercialisait chaque année 300.000 tonnes d’hydrocarbures pour un chiffre d’affaires de 10 milliards de Fcfa. Plusieurs stations-services traditionnelles, celles que l’on trouvait en campagne, ont baissé le rideau. A Mossendjo aussi.
Les automobilistes de la ville des palmiers vont se ravitailler à Dolisie (186,78 km).
A noter qu’à Mossendjo, plusieurs jeunes étranglés par le chômage, se sont engagés dans la débrouillardise, notamment les « khadafi ». Leur raison sociale ? Vendre dans les rues les carburants et autres produits sur les étagères en bois ou à même le sol : essence, mazout ou gazole, la graisse, du pétrole et l’huile pour moteurs dans des bidons en plastiques de 25L, 10L, 5L, 1L.

Pas un coin de Mossendjo sans Kadhafi (carrefour Chamoukoualé, marché Makoulou-Ngoulou...). Un métier à haut risque parce que ces compatriotes ne disposent ni d’équipements de protection individuelle (EPI), ni d’autorisation pour exercer ce métier en plein air.
Pour la petite histoire, ce nom tire son origine du feu président de la Lybie, Mohamed Kadhafi, parce qu’à une certaine époque la Lybie fut le premier pays africain producteur du pétrole.
Malgré qu’ils soient souvent accusés de vendre des produits de mauvaise qualité, mélangée avec de l’eau, les Kadhafi rendent des bons et loyaux services à la population.

Les statistiques sur le nombre des « kadhafi » au Congo-Brazzaville ne sont pas disponibles. Mais où est-ce qu’ils s’approvisionnent en carburants ?
Selon notre source, avec l'actuelle pénurie de carburant, des pompistes véreux, en complicité avec certains conducteurs de camion-citerne détournent les produits pour les faire revendre par les « Kadhafi », avec une plus-value qui procure à toute la bande des dividendes confortables. Ainsi, frères, sœurs ou femmes de pompistes se sont transformés en « Kadhafi » jamais à sec, alors que le produit manque dans les stations-services où les personnes en quête de carburant blanchissent des nuits ou attendent de nombreuses heures, dans des files interminables avant d'être servis.
Parfois, après la rupture du stock, c'est le pompiste qui renseigne les automobilistes sur l'endroit où ils peuvent trouver un « Kadhafi » proposant un bon produit, celui sans additifs quelconques.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-19 11:18:42
Le mystère entourant le lieu de vacances du Président de la République a enfin été percé. Denis Sassou-N’Guesso a posé ses valises à Oyo dans le département de la Cuvette (nord). Une période pendant laquelle le numéro un congolais profite de cette parenthèse avec son épouse Antoinette Sassou-N’Guesso, entre travail et moments de détente. Il va y rester une semaine avant de revenir aux enjeux diplomatiques et politiques majeurs.
Les vacances sont en pleine effervescence ! À l’instar de nombreux congolais, les personnalités politiques profitent aussi de cette saison. Cela est notamment le cas de Denis Sassou-N’Guesso et son épouse Antoinette, qui sont en vacances à Oyo pour une courte parenthèse en famille.
Lundi, il a reçu Maxime Prévot, vice-premier ministre belge, chargé des affaires étrangères, des affaires européennes et de la coopération au développement.
Les questions bilatérales, l'actualité dans la sous-région et les sujets internationaux ont été au menu de l'audience que le chef de l'Etat a accordé à son hôte de marque au bord de l’Alima.
Cette visite de travail du vice premier-ministre belge est une occasion de raffermir les relations qui existent depuis 64 ans entre Brazzaville et Bruxelles.
Denis Sassou-N’Guesso a fait visiter aussi à son hôte ses réalisations alimentaires. L’occasion pour Maxime Prévot de découvrir les secrets de la pisciculture et d’apprécier pleinement la beauté des étangs du Président de la République.
Ces vacances de Denis Sassou-N’Guesso interviennent après l’organisation réussie des festivités marquant les 65 ans de l’indépendance du Congo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-08-19 08:32:37
Le Président américain, Donald J. Trump adressé une lettre à son homologue congolais Denis Sassou- N’Guesso et au peuple congolais à l’occasion du 65e anniversaire de l'indépendance de la République du Congo.
Créé le 2025-08-18 19:10:20
Arrivé en terre congolaise dimanche 17 août dans la soirée via l'aéroport international d'Ollombo, Maxime Prévot, vice-premier ministre belge, chargé des affaires étrangères, des affaires européennes et de la coopération au développement a été reçu ce lundi 18 août à Oyo dans le département de la Cuvette (nord) par le Président de la République, Denis Sassou-N'Guesso, qui y est en vacances.

Les questions bilatérales, l'actualité dans la sous-région et les sujets internationaux ont été au menu de l'audience que le chef de l'Etat a accordé à son hôte de marque au bord de l’Alima.

La République du Congo et la Royaume de Belgique ont établi leurs relations diplomatiques en 1961. La coopération entre les deux pays est régie par plusieurs accords, au nombre desquels :
L’accord général pour le développement de la coopération économique, scientifique et technique signé à Brazzaville le 27 juillet 1983, la convention dans les domaines de la formation, de la culture et la médecine préventive conclue le 17 février 1984 à Bruxelles, l'accord de coopération financière signé le 04 septembre 1987 à Brazzaville et l'accord bilatéral aérien signé le 27 octobre 2011 à Brazzaville.

Il sied de noter que cette visite de travail du vice premier-ministre belge est une occasion de raffermir les relations qui existent depuis 64 ans entre Brazzaville et Bruxelles.

Maxime Prévot effectue un périple africain qui le conduit successivement en République du Congo, en RDC et en Ethiopie.
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Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-18 18:21:40
Le deuxième arrondissement de Ntoum, chef-lieu du département du Komo-Mondah dans la province de l'Estuaire, situé à 38 km de la capitale gabonaise Libreville, est en effervescence depuis une semaine, suite au lancement avec succès de la 2e édition du tournoi de football placé cette année sous le thème : « Ensemble, bâtissons le 2e arrondissement de Ntoum ».
Initié par la Fédération des habitants du 2e arrondissement de la commune de Ntoum (FHAN2), ce tournoi de football qui est à sa deuxième édition se déroule sans anicroches au stade Ermöglichen de Nkok, au PK27 avec le soutien indéfectible du Complexe hôtelier Ivélè.
Un événement précieux qui va au-delà du simple aspect sportif car ce tournoi hautement symbolique favorise la cohésion sociale et la paix dans la contrée, en utilisant le football comme un puissant vecteur d'unité et de solidarité.
C’est aussi à en croire la présidente de la Fédération des habitants du 2e arrondissement de Ntoum (FHAN 2), Chimène Massounga Nzamba, offrir un cadre d’épanouissement et de promotion d’activités de développement dans le deuxième arrondissement , chef-lieu du département du Komo-Mondah.
L’atmosphère est donc empreinte d’émotion et de gratitude, illustrant l’importance de ce tournoi de football qui témoigne de l’engagement à promouvoir l’éducation par le sport et à soutenir le développement des jeunes générations.
Les sourires sur les visages des jeunes joueurs et leur enthousiasme palpable sont la meilleure preuve de l’impact positif de cette initiative on ne peut plus louable.
« Comme la précédente édition, plusieurs équipes, dont deux des communautés étrangères regroupant les ressortissants maliens, burkinabés et ghanéens vivant dans les différents quartiers de l’arrondissement sont engagées dans cette compétition dont la finale se disputera le 23 août 2025 au stade de Nkok », a précisé la Présidente de la FHAN2, Chimène Massounga Nzamba avant d’inviter la jeunesse du 2e arrondissement de Ntoum à s’investir dans des actions de sensibilisation, d’information sur le civisme et développement tout en souhaitant que l’esprit de Fair-Play prévale tout au long du tournoi.
Ce tournoi de football exemplaire offre un bel exemple de solidarité et d'entraide, appelant à être soutenu et reproduit dans d'autres contextes similaires à travers Ntoum.
On rappelle que l’année dernière, durant près d’un mois, les jeunes se sont familiarisés avec la pratique du sport en s’adonnant à des activités saines. Plusieurs équipes ont pris part à cette première édition. La finale du tournoi de football s’est jouée, le 25 août dernier, au stade de la localité en présence des autorités locales ainsi que nombreux supports et sympathisants des équipes engagées.

Le PK18 a inscrit son nom en qualité de premier vainqueur de cette première édition du tournoi « Jeunesse active pour un développement communautaire sain » en battant l’équipe de Village Économique de Nkok (2-0).
Chimène Massounga Nzamba a une fois de plus ouvert son cœur à ses jeunes « frères et sœurs », à travers diverses donations favorablement accueillies par les bénéficiaires.

Des gestes de charité qui lui valent désormais d’être surnommée la « Mère Teresa du 2e arrondissement de Ntoum ».

Avec son Comité exécutif, elle a également procédé à la distribution gracieuse de kits scolaires à plusieurs jeunes de la contrée en prévision à la rentrée scolaire 2024-2025.
Un seul mot : continuez !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-18 15:12:38
Des activités au menu de la célébration de la journée de l'indépendance du Congo à Moungoundou-Nord dans le Niari (sud) : levée des couleurs, décryptage et/ ou vulgarisation du message à la nation du Chef de l'Etat, Denis Sassou-N’Guesso prononcé le jeudi 14 août 2025, remise du drapeau national aux chefs des quartiers du chef-lieu du District, match de nzango et apéritif sur fond d'un échange à bâtons rompus avec les populations sur des préoccupations d'intérêt général.






Au cours d'une annonce solennelle, le Sous-Prefet, Adrien Mavoungou a appelé ses populations à célébrer en septembre prochain, le 30e anniversaire avec Denis Sassou-N'Guesso, le bâtisseur infatigable, de l'érection de Moungoundou-Nord en District.
Le Sous-Prefet de Moungoundou-Nord n'est pas passé sous silence l'élection présidentielle, scrutin des 17 et 22 mars 2026. Pour ce faire, il a invité ses administrés à un devoir patriotique, celui d'aborder cette échéance dans un climat apaisé empreint de calme et de quiétude pour honorer la tradition de Moungoundou-Nord de circonscription docile et Pacifique.
Il a saisi aussi l'occasion pour annoncer le déroulement, dans la période du 1er septembre au 30 octobre 2025, des opérations de révision des listes électorales, invitant les populations à se mobiliser massivement à l'effet de participer effectivement à ces opérations.
A la lumière du message du Chef de l'Etat, Adrien Mavoungou, a exhorté les jeunes de Moungoundou-Nord à être de bons citoyens et à travailler dur pour contribuer au progrès de ce District.

Adrien Mavoungou a épinglé également la menace sur les plans sanitaire et sécuritaire matérialisée par la présence massive non seulement des femmes prostituées se livrant au commerce du sexe, mais aussi des étrangers en situation irrégulière pour la plupart en provenance de la RDC, dans nos forêts pillant illégalement nos richesses avec la complicité de nos compatriotes.
Les campements issus de l’orpaillage sont aussi pour les creuseurs les lieux de vente de leur production, de trafic de drogue, de prostitution. Ces comptoirs d’achat permettent aux orpailleurs étrangers d’écouler leur production sans prendre le risque d’être détroussés sur les routes des grandes villes. Le gramme d'or est vendu à 35.000 F voir 40.000FCFA.
Le trafic se maintient malgré la répression grâce à un turnover très important. Le système répressif est contraint par ses moyens insuffisants : le nombre de gendarmes et policiers reste fixe, ce qui ne permet pas de réduire la taille du trafic.
Les pilleurs de l’or opèrent tranquillement à Moungoundou-Nord. Pour extraire la pierre précieuse, ils creusent un peu partout dans les forêts laissant derrière un véritable désastre écologique.
Plus grave, ils versent du mercure pour nettoyer les pierres précieuses. Résultat : quasiment tous les cours d’eau des environs sont pollués au mercure.
Clôturant son mot de circonstance, l'orateur a déclaré que la voie qui mène vers le développement est semée d'embûches, on ne peut l'emprunter seul car un adage populaire dit qu'un seul doigt ne lave pas la figure. Pour ce faire, a-t-il poursuivi," je vous invite à vous aimer les uns les autres pour vivre dans l'unité. Car l'unité est une force qui nous permettra ensemble, sous l'impulsion de Son Excellence Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, Chef de l'Etat, de développer le District de Moungoundou-Nord par le travail et le progrès".
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-18 13:56:41
Des cris de douleur mêlés de mouvements de convulsions avec un quasi-raidissement des membres inférieurs, la dame a attiré à elle l'attention des autres passagers assis sur ce bloc des sièges compris entre les numéros 16 et 25.
Une douleur lancinante, presque insupportable, au point que de nombreux passagers médusés se sont levés, pour tenter de venir en aide à la dame, avant l'arrivée du personnel de bord, attiré par les cris.
Crise d'épilepsie, attaque soudaine, il a fallu quelques secondes avant que la dame, les pieds allongés sur l'ensemble des deux autres sièges désertés par ses voisins et la douleur atténuée, n'évoque une crise de crampes.
La position assise pendant de nombreuses heures aura eu raison de ses pieds qui ont réagi en même temps.
Heureusement, plus de peur que de mal, la situation s'est vite tassée, chacun y allant de son commentaire.
Une anecdote à raconter à l'arrivée, un fait qui n'arrive pas chaque jour dans les avions.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-18 09:49:15
Maître Vianney Louetsi a rendu un sublime hommage à Larsen Bemy décédé cette semaine à Brazzaville.
« Mon frère Larsen Bemy, cher Maître,
Hier encore, tu étais là, mon frère.
Hier encore, à l’ENAM, entouré de tes collègues de promotion, tu as pris cette photo de famille. Une photo qui, sur le moment, ressemblait à une simple trace de fraternité… mais que nous comprenons aujourd’hui comme un signe, un aurevoir silencieux. Comme si tu avais voulu graver ton sourire et ta présence dans nos mémoires avant de t’éclipser. Le soir venu, sans prévenir, tu as choisi de tirer ta révérence.
Et c’est là que la douleur devient insupportable : tu n’étais pas malade. Aucune alerte, aucun signe avant-coureur. Tu n’avais donné à personne le temps de se préparer, pas même un mot, pas même un soupir. La mort, je le sais, n’avertit pas. Mais toi, Larsen, tu nous as frappés de plein fouet, nous laissant désarmés, comme figés dans un cauchemar éveillé.
Mon frère, je t’ai connu toujours Brillant sur les bancs de la première année de droit. Puis en deuxième, en troisième, en quatrième, en cinquième année.
Nous avons traversé ensemble les mêmes tempêtes : Les réveils à 1 h, 2 h ou 3 h du matin, bravant l’obscurité et les dangers, pour trouver une place à la faculté de droit.
Les journées entières à griffonner des notes serrées, dans des amphithéâtres bondés, au rythme effréné du TGV, comme nous aimions qualifier les cours du feu professeur MABOUDA en Histoire des Idées Politiques.
Les pertes de documents, les frustrations, mais aussi cette détermination qui nous portait tous.
Je me souviens, Larsen, des discussions passionnées que nous avions sur notre avenir, sur cette vision commune : réussir pour mieux servir nos communautés, être la fierté de nos familles et contribuer au développement de notre pays.
Tu as voyagé au Bénin, tu es revenu, et ton destin semblait s’ouvrir grand devant toi comme énarque.
Et pourtant… au moment où la lumière pointait enfin, tu as décidé de t’éteindre.
Tu as quitté ta promotion 2008, tes camarades de l’ENAM, tes collègues, ta famille, et toute cette chaîne de rêves que nous avions patiemment tissée ensemble.
Larsen, mon frère…
En partant ainsi, tu as laissé un vide que rien ne pourra combler. Tu as brisé le cœur de maman Pascaline, lui laissant une blessure qui ne guérira jamais.
Tu as marqué papa Alain Gay-Lussac d’une douleur qu’aucun mot ne saurait apaiser. Et sur toute la famille, tu as jeté un voile sombre, lourd de questions sans réponses : Que s’est-il passé dans la nuit d’hier ? Pourquoi ?
Je suis en larmes, mon cœur saigne. Et je me demande comment trouver le courage de te souhaiter la paix alors que je suis encore prisonnier de la peine.
Mais je veux que tu saches ceci : ton nom, ton sourire, ton courage, ta fraternité… rien de tout cela ne disparaîtra.
Va en paix, mon frère.
Tu es parti trop tôt, mais tu restes vivant dans nos mémoires et nos cœurs. Là où tu es, veille sur nous comme tu l’as toujours fait ».
Maître Vianney Louetsi
Créé le 2025-08-17 16:47:13
Au Congo-Brazzaville, l'achat et la vente des médicaments de la rue est fréquent. Ce terme regroupe d'un côté, les médicaments contrefaits sans molécule active ou en quantité insuffisante. De l'autre, des produits détournés du circuit officiel et mal conservés. Et à Dolisie dans le Niari (sud), le fléau persiste.
S'il n'existe aucun recensement officiel des pharmacies sauvages à Dolisie, la ville préfecture du Niari, plusieurs d'entre elles sont visibles au marché central et au marché Pont devant lesquelles se forment quotidiennement de longues files d'attente.

« J'achète toujours mes médicaments ici, car à l'hôpital, on ne peut consulter que si on a de la chance et beaucoup d’argent. Or ici, c'est plus rapide et moins cher », nous a confié une habitante de Dolisie au marché Pont.
Pourtant, ces mini-pharmacies « sont dans le secteur informel et favorisent la prolifération des médicaments de qualité inférieure, ou falsifiés », dénonce un médecin de l’hôpital général de Dolisie.

On rappelle que le secteur de la santé publique souffre d’un approvisionnement insuffisant en médicaments abordables et d’un manque de pharmacies.
En août 2024, le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu un prix de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour son engagement à promouvoir la santé en Afrique et dans son pays.
Pendant dix ans, il a lutté contre le commerce des médicaments contrefaits, au Congo et sur l'ensemble du continent.
Cependant, le commerce des faux médicaments et des médicaments non autorisés au Congo-Brazzaville persiste. Dans les grandes villes comme Brazzaville, Dolisie et Pointe-Noire, l’approvisionnement en médicaments est assuré à 59 %par le secteur privé et à 28 % par le commerce illégal, les 13 % restants étant fournis par le système de santé public.
Ces statistiques révèlent les difficultés du secteur de la santé publique, caractérisée par une faible disponibilité des médicaments dans les établissements de santé, un manque de pharmacies et une répartition territoriale des officines inéquitable.
Les médicaments fournis par les sources officielles sont coûteux, même les médicaments génériques qui peuvent être sept fois plus chers que leurs prix de référence internationaux.
Pharmacies de rue n'est pas un terme officiel. Il fait généralement référence à des points de vente informels de médicaments, souvent en dehors des pharmacies traditionnelles (officines). Ces lieux peuvent inclure des marchés, des coins de rue, ou même des ventes de porte-à-porte, où des personnes non autorisées vendent des médicaments. Ces médicaments peuvent être contrefaits ou de qualité douteuse, et leur vente est illégale.
Jean-Jacqes Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-15 10:30:15
Brazzaville, 14 août (Les Echos du Congo-Brazzaville) - Voici ci-dessous l’intégralité du message à la nation du chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso, à l’occasion de la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance de la République du Congo.
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Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-15 09:26:03
C'est désormais officiel : le franco-congolais Deve Maboungou a été nommé représentant (Ow’Isaza) du Royaume de Bunyoro-Kitara auprès de la République Française et des Outre-mer, décision arrêtée sous l’autorité souveraine de Sa Majesté Royale Rukirabasaija Agutamba Solomon Gafabusa Iguru Ier, 49ᵉ Omukama du Royaume de Bunyoro-Kitara.
« Cette distinction, d’une portée historique et symbolique exceptionnelle, m’inscrit dans la continuité d’une monarchie séculaire, héritière d’un empire qui fut l’une des plus grandes puissances d’Afrique de l’Est. Je mesure pleinement l’honneur qui m’est fait et exprime ma profonde gratitude à Sa Majesté Royale pour la confiance ainsi accordée. Puisse cette nomination contribuer au rayonnement du Royaume de Bunyoro-Kitara et au rapprochement des peuples », nous a confié Deve Maboungou.
Le Royaume de Bunyoro-Kitara est l’héritier direct de l’Empire médiéval de Kitara, fondé au XIVᵉ siècle par la dynastie des Bachwezi, dont la légende entoure encore aujourd’hui l’histoire.
À son apogée, l’empire s’étendait sur de vastes territoires correspondant à l’actuel Ouganda, au Rwanda, au Burundi, au nord-ouest de la Tanzanie, à l’ouest du Kenya et à l’est de la République Démocratique du Congo.
Son économie prospérait grâce à l’agriculture, à l’élevage, au commerce régional et surtout à la maîtrise avancée du travail du fer, qui faisait la renommée des artisans banyoro.
Sur le plan politique et militaire, le Bunyoro-Kitara imposait son influence par un système structuré de provinces gouvernées par des chefs (Abakama) et une armée aguerrie.
À partir du XVIIᵉ siècle, la dynastie Babiito prit la succession des Bachwezi et poursuivit la consolidation du royaume.
Le XIXᵉ siècle marqua l’ère du légendaire Omukama Kabalega, qui résista farouchement à la pénétration coloniale britannique et devint un symbole de courage et de souveraineté africaine.
Bien que la colonisation ait réduit son territoire et ses prérogatives, la monarchie survécut, conservant son rôle culturel et spirituel.
Aujourd’hui, sous le règne de Sa Majesté Solomon Gafabusa Iguru Ier, le Royaume de Bunyoro-Kitara œuvre à la préservation de son patrimoine, à la promotion de son histoire et à l’ouverture de partenariats internationaux, affirmant ainsi sa place dans le concert des nations et cultures.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-15 09:14:33
Comme il est de tradition, à la veille de la célébration de la fête de l’indépendance, le Président Denis Sassou N’Guesso a fait son adresse à la Nation. À l’heure de la mémoire et du souvenir, Denis Sassou N’Guesso a insisté sur la dynamique de paix, facteur sine qua non à tout développement quel qu’il soit, dans un monde où les conflits armés et la course aux armements sont remis au goût du jour. Entre autres invites, au moment où se vivent au quotidien les affres des méfaits des changements climatiques, tout en se réjouissant de l’inscription, à l’initiative du Congo, par les Nations Unies, de la décennie mondiale de l’afforestation et du reboisement, le Président de la République a appelé les congolais à Prendre conscience de l’urgence climatique, lui le leader écolo-visionnaire, dont les actions en faveur du climat et la sauvegarde des écosystèmes sont abondamment mis en lumière à travers les œuvres de l’écrivain chercheur Michel Innocent Peya.
Si la lutte contre le changement climatique était un Chef d’Etat, il s’appellerait, sans doute, Denis Sassou-N’Guesso. En leader écolo-visionnaire, le Président congolais ne cesse de faire de l’environnement son cheval de bataille et les actions d’éclat qu’il pose dans ce sens, avec un naturel qui témoigne d’une action intrinsèque de son « moi » profond, force l’admiration et suscite l’adhésion.
Cette ambition a valu à Denis Sassou N’Guesso de réunir les dirigeants mondiaux, autour du sommet des trois grands Bassins forestiers tropicaux, du 26 au 28 octobre à Brazzaville, pour débattre autour de la question afin de sauver la planète.
Ce sommet des trois Bassins des écosystèmes, de biodiversité et des forêts tropicales, à savoir Amazonie-Congo-Bornéo-Mékong et Asie du Sud-Est, a donné, à en croire des observateurs, une réponse collective et concertée de ces trois poumons verts dont la survie dépend de celle de l’humanité.
Poursuivant sur cette lancée et convaincu de la justesse d’une idée qu’il porte depuis des lustres et à laquelle il s’identifie lui-même, Denis Sassou N’Guesso a toujours insisté sur le bien-fondé de cet investissement pour l’avenir et le devenir de l’humanité. Aussi, Brazzaville organisait le sommet sur l'afforestation et le reboisement, avec pour objectif de viser l'augmentation de la surface forestière mondiale. Le sommet se tint du 2 au 5 juillet 2024.
L’écrivain-chercheur Michel Innocent Peya qui y participa de façon active, en a pris le relais, à travers une bibliographie aussi dense que variée, pour porter l’action salvatrice de Denis Sassou N’Guesso.
Le 16 avril 2025, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté par 155 voix pour et une voix contre (États Unis) une résolution proclamant la période 2027–2036 comme « Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement dans le cadre d’une gestion durable des forêts ».

C’est l’occasion de revisiter deux ouvrages de Michel Innocent Peya, à savoir : ‘’Dix années d'afforestation mondiale : une initiative écologique de Denis Sassou N'Guesso’’ et Guide DSN : Guide pratique, technique et stratégique de boisement, de reboisement, d'afforestation et de transition écologique pour les États
‘’Dix années d'afforestation mondiale : une initiative écologique de Denis Sassou N'Guesso’’: Cet ouvrage, qui se destine principalement aux gouvernants politiques, aux décideurs, aux acteurs institutionnels et aux leaders du monde entier, se veut constituer un apport substantiel à la lutte mondiale contre le dérèglement ou le réchauffement climatique, qui constituent une menace susceptible de priver l'humanité d'un avenir radieux.

Guide DSN : Guide pratique, technique et stratégique de boisement, de reboisement, d'afforestation et de transition écologique pour les États

En Afrique comme partout ailleurs dans le monde, les plantations d'arbres sont amenées à se développer pour plusieurs raisons : lutte contre le réchauffement climatique, restauration des capacités de production et des services rendus par les forêts naturelles, valorisation des terres agroforestières, récolte plus aisée du bois et des produits forestiers non ligneux, etc. Les espèces exotiques n'offrant que des services spécifiques, il importe de redynamiser la plantation d'espèces locales.
Mais une politique nationale de reboisement et/ou d'afforestation ne constituera jamais une solution idoine et efficace contre le réchauffement climatique si elle n'est pas associée à une stratégie nationale de transition écologique. C'est l'objet de ce guide, qui aborde de façon pratique les différentes étapes d'un programme sylvicole conçu dans le cadre de l'Initiative DSN (Denis Sassou N'Guesso) : récolte et gestion des semences, construction et gestion des pépinières, modalités d'installation et de conduite des plantations, etc.
Enfin, le livre décrit en détail l'itinéraire sylvicole de quelques espèces d'arbres des forêts denses humides et autres nécessaires à l'afforestation, telles que proposées par le président Denis Sassou N'Guesso aux États du monde dans le cadre des efforts planétaires de lutte contre le réchauffement climatique et ses corollaires.
L'ouvrage se focalise dans sa seconde partie sur la proposition d'une stratégie nationale permettant aux États d'affronter les défis de la transition verte et de réussir la mise en place ou la matérialisation d'une transition écologique dans l'optique du développement durable.
Dire que l'auteur traduit et vulgarise avec maestria la vision écologique de Denis Sassou N'Guesso, qu'il enrichie de sa touche de chercheur.

Bonne fête de l'indépendance, dans la lecture de ces deux ouvrages de Michel Innocent Peya dont l'actualité traduit maintenant et pour toujours, l'ère du temps.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-14 21:41:29
Après les retrouvailles de Tavaux le samedi 7 juin dernier, l’Amicale des Congolais et Gabonais de France (l’ACGF) n'a pas le temps de chômer. Le samedi 27 septembre prochain, ses membres organisent une soirée dansante sous le thème « Chic et glamour » à l’Espace Vaucelles (19 avenue de l’Eguillette 95310) Saint-Ouen-l’Aumone de 20h à l’aube au prix de 30 euros (billet simple) et 60 euros (billet VIP). L’objectif de cette soirée festive est de collecter les fonds et pérenniser ses actions. La jeune association dont la devise est « seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin », attend beaucoup de cette activité caritative pour répondre aux besoins multiples des populations démunies de la RDC, du Congo-Brazzaville, du Gabon et de la Côte d’Ivoire.
Et si on faisait une bonne action tout en profitant de cette soirée dansante au prix de 30 euros (billet simple) et 60 euros (billet VIP) organisée par l’ACGF à Saint-Ouen-l'Aumône, commune du Val-d'Oise en région parisienne pour aider les populations vulnérables de la RDC, du Congo, du Gabon et de la Côte d’Ivoire ?
Votre contribution compte plus que jamais pour redonner le sourire et les étoiles dans les yeux à ces personnes démunies.
Pour les organisateurs, cette soirée dansante placée sous le thème « Chic et glamour » a double objectifs :
*Collecter les fonds pour satisfaire les besoins des populations qui vivent dans des conditions de vie très difficiles en RDC, au Congo-Brazzaville, au Gabon et en Côte d’Ivoire.
*Communiquer sur ses projets futurs dans les villes et villages de la RDC, du Congo-Brazzaville, du Gabon et de la Côte d’Ivoire.
Que tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de l’ACGF rejoignent cette association qui fonctionne sans subvention publique, uniquement avec de dons et cotisations de ses membres, à cette manifestation caritative.
Un joli moment convivial, plaisir de faire ensemble, de partager, joie et sourires.
Ce rendez-vous unique aura tout pour séduire tout autour d’un repas concocté par des Grands Chefs de renom !
Une belle soirée en perspective à Saint-Ouen-l’Aumone pour une bonne cause !
Aidez l’ACGF à sauver des vies en effectuant un achat d’un billet en composant juste le 06.60.22.69.21/06.60.91.53.22.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-14 18:08:41
Rouler en permanence au milieu de la chaussée sur une route à deux voies est une pratique courante mais non autorisée. Ce week-end est considéré comme celui des festivités marquant les 65 ans de l’indépendance de la République du Congo. Et nul doute que les « centriste de l'autoroute » Brazzaville-Pointe-Noire seront encore nombreux à se distinguer. Vous savez, ces automobilistes qui, imperturbables, décident d’effectuer leur trajet en restant calé bien au milieu sur la route à deux voies. Qu’importe si la file de droite est vide, ils poursuivent leur chemin au centre. Plutôt répandu au Congo-Brazzaville, ce comportement est pourtant strictement interdit par le Code de la route. Celui-ci stipule que la conduite s’effectue toujours sur le bord droit de la chaussée, sauf en cas de dépassement (par la gauche uniquement rappelons-le au passage).
En semaine, plus d'un conducteur sur trois roule gaillardement et courageusement au milieu la voie sur la route Brazzaville-Pointe-Noire et c'est même une large majorité la nuit et le week-end. Une très mauvaise habitude, pénible pour les autres usagers de la route, interdite et dangereuse.

Etes-vous un « centriste de l'autoroute » ? Si oui, l'occupation totale de la voie induit en effet des manœuvres de dépassement plus délicates de la part des autres usagers qui rouleraient en respectant la règle et donc sur la voie de droite : déboîter présente des risques en raison des problèmes de visibilité et d’angles morts. De quoi aussi inciter d'autres automobilistes à effectuer un dépassement par la droite, manœuvre dangereuse et (elle aussi) interdite.

Une fâcheuse habitude. Fermement cramponnés au milieu de la voie, ces automobilistes continuent d'occuper cette position, alors qu'ils devraient se rabattre sur la droite. Une pratique banalisée pourtant illégale et dangereuse.

Alors roulez à droite !
Malgré la cascade des accidents sur les routes congolaises, très peu de conducteurs en tirent les leçons. Et la série noire continue.
Au Congo-Brazzaville plusieurs automobilistes sont incorrigibles. Malgré la multiplication des campagnes de sécurité routière, ils sont de plus en plus nombreux à ne pas respecter l'ensemble des règles du code de la route.
Plus de 90% des accidents de la route sont provoqués par le mauvais comportement des automobilistes.
Entre non-respect des feux rouges, franchissement de lignes blanches et évolution sur les trottoirs, l’oublie d’utiliser les clignotants, le seul moyen de faire comprendre aux autres la direction que l'on s'apprête à prendre, le refus de priorité, la vitesse … le florilège est long.
Nous ne cessons de le dire, il est vital de développer durablement en chacun, un « véritable esprit de prévention routière », même s’il s’agit d’abord d’une prise de conscience individuelle, d’une démarche individuelle. Chacun doit chercher à améliorer son comportement sur les routes, de façon à réduire significativement les risques, pour lui-même, mais également pour les autres.
Beaucoup de chauffeurs au Congo-Brazzaville se limitent simplement à déplacer les véhicules, plutôt qu'à conduire, car ils méconnaissent jusqu'aux règles élémentaires du code de la route, et des signaux de danger, même s'ils sont détenteurs d'un « permis de conduire ».
Éduquer les conducteurs à la prudence pour développer en eux, la valeur prudence. Les automobilistes devant passer d’une logique de conduite à celle de se conduire correctement sur la route.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-14 16:54:57
La semaine dernière, le chef des terres Piolé, Joseph Nzila Lipouma, né en 1907 et rappelé à Dieu en 1980 à l’âge de 73 ans, a été honoré, et de la plus belle manière, dans son village de Oubouessé (à 15 kilomètres au Nord de Mossendjo) dans le Niari (sud), par sa descendance biologique constituée de ses enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants, neveux, nièces… sous le haut éclairage du Professeur Jean de Dieu Bolzer Nzila, enseignant-chercheur à l’Université Marien Ngouabi et deuxième fils biologique de l’illustre chef traditionnel exceptionnel, une mémoire vivante, un repère, une voix sage qui portait les récits du temps et les valeurs d’une époque que nous admirons tant. Un chef respecté, un guide qui a vécu sa vie dans le souci de servir les autres.

Août 2025 a été la première occasion qui a permis à plus de 90 % d’entre eux de se prononcer en faveur d’une retrouvaille d’envergure. Ils sont partis de l’occident, de Brazzaville, de Pointe-Noire et d’autres villes du Congo.
Et pendant une semaine, la vie du patriarche Joseph Nzila Lipouma a été célébrée à travers des échanges sur son règne, sa rigueur morale, son sens de l’humour, son humanisme et son attachement à la justice et l’équité pour tous les citoyens de ses terres, issues principalement des ethnies Tsangui, Punu et Nzébi.

La célébration a connu son climax les 7, 8 et 9 août 2025 avec la construction de la pierre tombale, 45 ans après la mise en terre du chef des terres Piolé dans son village natal et siège de sa chefferie.

Les heures d’échanges autour de la tombe du patriarche des Nzila ont permis à des frères, des cousins, des beaux-frères, belles sœurs, nièces, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants… qui ne s’étaient jamais vus auparavant, de se familiariser et de raffermir leur lien de parenté.




Alors que les maçons coulaient la dalle, montaient les briques et posaient les carreaux les uns après les autres, les membres de la famille assis autour, lisaient chacun sa page du grand livre d’histoire qu’est la vie du patriarche Nzila Lipouma, qui 45 ans après sa disparition, jouit d’une telle aura que personne ne peut la contester.


C’est le Professeur Jean de Dieu Bolzer Nzila qui a ouvert la première page : « Ce que je retiens de notre patriarche, c’est d’avoir vu un chef de terre charismatique, vénéré et respecté par son peuple. Visionnaire, il avait un esprit très ouvert. Bien qu’étant illettré, il avait des dispositions intellectuelles hautement élevées. Il connaissait les bons livres, les bons journaux. Quand il partait en ville par exemple, il m’achetait toujours les journaux français (Le Point, Le Monde, Le Figaro, L’Express, Paris Match…). Il s’est investi comme tout bon parent à nous montrer le chemin de l’école. C’est quelqu’un qui était très civilisé. Nous tout petit encore, on faisait la lessive dans les bassines avec le savon en poudre Omo, on mangeait dans les assiettes Duralex, sur des nappes de tables commandés à la manufacture de Saint-Etienne en France. C’est quelqu’un qui avait un sens d’ordre très élevé. Toujours propre et bien habillé. Pour moi, il était temps d’honorer notre papa pour que tout le monde sache que c’était une grande personnalité de la contrée », a-t-il expliqué en relevant que c’est dans Le Point qu’il a eu son alias Bolzer, le journal qui lui a permis de connaître le monde à bas âge et en classe de 4e.

« Merci infiniment aux neveux, enfants, petit-fils, beaux-fils et belles-filles de Nzila Lipouma qui ont rendu, durant 3 jours, un hommage vibrant au patriarche par leurs contributions et leur participation aux manifestations. Ils ont reconnu avoir le bonheur de bénéficier des bienfaits de ce grand Homme », a déclaré le chef de la délégation et un des héritiers de chef Nzila Lipouma, le professeur Jean de Dieu Bolzer Nzila qui a humblement rappelé à ses proches que c’est en pareils moments qu’on reconnaît les vrais membres de la famille.

Un des petits enfants, Maurice Dipakama s’est rappelé de la tenue kaki de la gendarmerie française et du casque colonial que portait le chef Nzila Lipouma; un cadeau reçu de l’un des membres de sa famille gabonaise qui a servi pendant la colonisation. « Toujours propre et bien repassée, les gens venaient d’autres villages pour lui demander l’histoire de cette tenue qui l’identifiait, définitivement.»

« Il respectait chaque individu et appliquait la justice sans distinction d’ethnies ou de statut social. Les étrangers de passage et les visiteurs étaient toujours les bienvenus. Ses serviteurs s’occupaient d’eux et devaient s’assurer qu’ils repartent satisfaits. Le chef prenait soin de tout le monde. Dans sa maison, il y avait à boire et à manger pour tout le monde. On mangeait à notre faim. Il menait une vie très rangée. Il n’est plus certes, mais il nous a lègue un héritage précieux : celui de la sagesse, du respect des traditions, de l’humilité et de l’amour de l’autre », a confié un autre petit-fils, Essous Magnehé.

Il sied de rappeler que plusieurs groupes folkloriques de la contrée ont rendu la fête belle, totale et phénoménale.

Situées dans le territoire de la Nyanga-Louessé, les terres Piolé s’étendaient de Moumbelo (actuel Oubouéssé) jusqu’à la frontière avec le Gabon en direction de Moungoundou et Mbinda. Ces terres étaient peuplées par les Tsanguis, Punus et Nzébis.
Selon certaines sources, ils s’y greffaient aussi des peuples Bahumbu et Téké aujourd’hui fixés dans des villages comme Boupanda, Kisiélé, Vouka, entre autres.


Tous les petits plats ont été mis dans les grands pour la réussite de cette cérémonie d'hommage.
Et chaque invité a eu un peu dans son assiette et dans son verre.

Mémoire éternelle le patriarche !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-14 12:48:01
L'univers sportif, avec ses héros, ses victoires et ses défaites, a toujours captivé l'attention du grand public. Mais au-delà du spectacle et de la performance, de plus en plus des hommes et des femmes utilisent leur influence pour faire bouger les lignes. Le sport étant un formidable vecteur de changement social. C’est dans ce contexte que le Professeur Jean de Dieu Bolzer Nzila, enseignant-chercheur à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville a une fois de plus ouvert son cœur et a généreusement fait don d’équipements sportifs aux jeunes du village Oubouéssé situé à un jet de pierre de la ville de Mossendjo dans le département du Niari (sud). Un soutien précieux qui va au-delà du simple aspect sportif car ce geste hautement symbolique favorise la cohésion sociale et la paix dans la contrée, en utilisant le football comme un puissant vecteur d'unité et de solidarité.
L’atmosphère était empreinte d’émotion et de gratitude, illustrant l’importance de cet acte de générosité pour la jeunesse du village Oubouéssé. Et c’était en marge de la construction de la pierre tombale du chef des terres Piolé, Joseph Nzila Lipouma, né en 1907 et rappelé à Dieu en 1980 à l’âge de 73 ans. Un sublime hommage rendu par sa descendance biologique constituée de ses enfants, petits-enfants, arrières-petits-enfants, neveux, nièces…sous la conduite du Professeur Jean de Dieu Bolzer Nzila, enseignant-chercheur à l’Université Marien Ngouabi et deuxième fils biologique de l’illustre chef traditionnel exceptionnel, une mémoire vivante, un repère, une voix sage qui portait les récits du temps et les valeurs d’une époque que nous admirons tant.
Le don favorablement accueilli par les bénéficiaires comprenait une variété d’équipements sportifs : des ballons de football, des tenues de sport… Ces équipements sont destinés à enrichir les activités sportives du village, offrant aux jeunes de la contrée de meilleures conditions pour pratiquer leur discipline favorite : le football.

L’un des représentants des jeunes du village Oubouesse, a exprimé sa reconnaissance en ces termes : « Ce don est un cadeau inestimable pour nous. Il va nous permettre non seulement de s’épanouir physiquement, mais aussi de développer des valeurs essentielles telles que l’esprit d’équipe, la discipline et le respect. Nous remercions chaleureusement le donateur Jean de Dieu Bolzer Nzila pour son soutien indéfectible. Ce geste contribuera à former une jeunesse active et productive pour le plus grand bien de notre contrée. C’est pourquoi nous accueillons avec reconnaissance ce don d’équipements sportifs qui symbolise une fois de plus l’élan de solidarité et de fraternité de la part de notre donateur toujours altruiste et humaniste vis-à-vis de la jeunesse et du village Oubouéssé ».
Pour le Professeur Jean de Dieu Bolzer Nzila, enseignant-chercheur à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, ce précieux don témoigne de l’engagement à promouvoir l’éducation par le sport et à soutenir le développement des jeunes générations.
Les sourires sur les visages des jeunes et leur enthousiasme palpable ont été la meilleure preuve de l’impact positif de cette initiative on ne peut plus louable.
Cette action solidaire symbolise l’importance de l’entraide et du partage dans la construction d’un avenir meilleur pour les jeunes du village Oubouéssé. Les équipements sportifs donnés par Jean de Dieu Bolzer Nzila représentent bien plus que du matériel : ils incarnent l’espoir, le soutien et la confiance en l’avenir.

La remise de ce don est un témoignage vibrant de l’esprit de fraternité qui unit Bolzer à la jeunesse du district de Moutamba, et une preuve concrète que la solidarité peut transformer des vies et offrir de nouvelles perspectives aux jeunes.
Les représentants des jeunes du village Oubouéssé ont promis qu’une utilisation efficiente sera faite de ce don et contribuera à faire rayonner les bénéficiaires dans leur passion (le football).
Cette action exemplaire offre un bel exemple de solidarité et d'entraide, appelant à être soutenu et reproduit dans d'autres contextes similaires à travers le district de Moutamba et de la ville de Mossendjo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-14 10:23:05
Sa naissance a fait l'objet d'une célébration interne mardi 12 août 2025 à 14h30, sur le parking de l’entrée principale des Brasseries du Congo (Brasco) au quartier Mpila à Brazzaville, où le personnel de l’ entreprise brassicole congolaise créée en 1952 et acteur majeur de l'industrie congolaise, proposant une large gamme de boissons, notamment des bières et des boissons gazeuses, a été convié pour découvrir en avant-première l’univers créatif de la marque et de déguster la PRIMUS dans sa nouvelle bouteille de 50 cl, symbole du rajeunissement et de l’excellence.
Si l'on vous demande de penser à une bière qui serait emblématique de la République du Congo, vous penseriez à quoi ? La PRIMUS bien sûr !
Cette bière est une véritable institution du paysage brassicole au Congo-Brazzaville. Elle se savoure le mieux. Eh oui, quoi de mieux que de pouvoir la déguster partout où vous êtes ?
Une fois le service effectué, vous verrez qu'elle se dévoile sous une robe jaune scintillante coiffée d'une épaisse mousse blanche, qui respire la fraîcheur et les céréales.

C’est finalement dans une ambiance conviviale, que la Directrice Marketing et Commercial (DMC) par intérim, Natacha Ngoma Nguembo, soutenue par d’autres Directeurs et les Managers de l’entreprise citoyenne qui s’engage à servir la société congolaise depuis plus de 70 ans, a procédé avec succès mardi 12 août 2025, au lancement interne de la nouvelle bouteille de 50 cl et de la campagne « Ba goûts ya lelo lelo » de la marque PRIMUS.

Un véritable changement d'identité visuelle qui vise tout simplement à redynamiser et à rajeunir la marque PRIMUS tout en gardant les mêmes couleurs, symboles de fierté nationale et en mettant toujours en avant son étoile d'excellence.

Facile à boire, son goût désaltérant et rafraîchissant et son amertume légère restent les mêmes et même degré aussi, 5,1%.

Par ailleurs, la nouvelle campagne « Ba goûts ya lelo lelo » de la marque PRIMUS, prévoit de divulguer plusieurs programmes notamment l'installation de panneaux publicitaires, la réalisation des spots publicitaires à la radio et à la télévision ainsi qu'une série des activités festives, a-t-on appris.

Au moment où la République du Congo se prépare avec force et détermination pour célébrer avec faste et dans l’apothéose les 65 ans de son indépendance, le nouveau format 50 cl de la bière PRIMUS, vise à offrir une option plus abordable et pratique pour les consommateurs, tout en maintenant la qualité et le goût de la PRIMUS originale.

Il sied de noter qu’avec la campagne « Ba goûts ya lelo lelo », Brasco entend faire comprendre aux consommateurs que la nouvelle bouteille de 50 cl est là pour les accompagner dans leurs différents moments de la vie.


On rappelle qu’à travers les âges, la bière a occupé une place de choix sur la table des civilisations. PRIMUS, l’une des plus emblématiques marques au Congo-Brazzaville, porte une histoire fascinante et riche qui témoigne des évolutions des goûts et des méthodes de brassage.
Pour se faire une place dans un marché compétitif de nos jours, la bière des Congolais a misé sur divers éléments. Entre originalité, marketing engageant, et qualité de produit, plusieurs aspects ont permis à la marque PRIMUS de se distinguer sur le marché.

« La bière est la preuve indéniable que Dieu nous aime et veut nous voir heureux », disait De Benjamin Franklin. Bon vent à la PRIMUS en format de 50 cl de Brasco. Et vous aurez vécu, si vous l’avez dégusté.

À consommer avec modération !
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-08-13 16:02:27
Dans la ville, la circulation de voitures sans plaque d'immatriculation ou avec une plaque illisible est une infraction au code de la route en vigueur au Congo-Brazzaville. Les autorités compétentes peuvent verbaliser et immobiliser ces véhicules. En effet, les plaques d'immatriculation sont essentielles pour l'identification des véhicules et leur circulation sur la voie publique. Il est cependant, courant de voir aujourd’hui sur les routes congolaises des véhicules qui circulent sans plaque d’immatriculation. Trop pour être une coïncidence, certainement une chose systématique. Comment est-ce possible ? On ne peut pas dire que conduire sans plaque d'immatriculation soit courant ? Y a-t-il une raison à cela dans un pays où beaucoup de chauffeurs se limitent simplement à déplacer les véhicules, plutôt qu'à conduire même s'ils sont détenteurs d'un « permis de conduire » ?

En effet, depuis quelques temps, les Congolais assistent impuissants à la recrudescence de l’insécurité perpétrée par des hommes armés circulant à bord des véhicules de ce type.
Des cas de kidnapping sont également déplorés ces derniers temps sur les différentes artères de Brazzaville et Pointe-Noire où il ne fait plus bon de se promener seul aux heures tardives.

Véhicules sans immatriculation, il y en a de plus en plus sur les artères de la capitale congolaise avec à bord des civils et militaires.
Des criminels se livrent aussi à cette pratique. Et dans la capitale, on parle des braquages et enlèvements.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-13 12:10:49
La Chargée d’Affaires de l’Ambassade des USA au Congo, Amanda S. Jacobsen, a félicité le 7 août dernier, le colonel Daniel Mfouna et le commandant Sylvain Ngatsongo, deux officiers supérieurs de la police nationale congolaise, experts en sécurité de l’aviation et en immigration, pour leur participation au programme IVLP, l’un des programmes les plus prestigieux financés par le gouvernement américain. Ce programme, axé sur la sécurité de l’aviation, s’est tenu à Washington D.C. et à New York.
« Les connaissances acquises leur permettront de renforcer les capacités et d’accompagner leurs équipes en République du Congo. Elles contribueront également au renforcement de notre coopération afin de mettre fin à l’immigration illégale », a écrit Amanda S. Jacobsen sur le compte X de l’Ambassade des USA au Congo-Brazzaville.
Plateforme d’échanges de bonnes pratiques, de dialogue et de coopération internationale, l’IVLP contribue à renforcer la compréhension mutuelle, à développer des réseaux professionnels durables et à soutenir des initiatives porteuses de changement.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-08-13 10:34:54
« Il n'y a pas de sot métier », dit le proverbe, avant d'ajouter : « Il n'y a que de sottes gens ». Tout cela est de bon sens, car les habitants des quartiers défavorisés de la capitale congolaise ne se retournent plus au passage des hommes munis de brouettes, pousse-pousse, bassines, combinaisons, bottes et de masques de protection qui sont apparus il y a quelques années. Ces derniers ramassent les sacs poubelles à travers les ruelles de Brazzaville moyennant 100 à 200 FCFA.
« Poubelle, poubelle », « La voirie la voirie », « Poubelle eleki », « La voirie eleki » les entend-on crier à longueur de journées. Ils sont désormais familiers des "pré collecteurs" qui participent à l'amélioration de leurs conditions de vie et à l'assainissement de la ville en collectant les ordures ménagères dans les parcelles et parfois même dans les zones très difficiles d'accès pour les sociétés conventionnelles de ramassage.

La question de la gestion des ordures ménagères est un véritable problème environnemental et de santé publique dans la capitale congolaise. Son impact est également positif sur le plan économique car il contribue à la résorption du chômage qui étrangle et essore les jeunes congolais, lesquels représentent près de 48% de la population.

La collecte des déchets par les sociétés de ramassage ne répondait pas entièrement aux besoins des populations, faute de voies de communication.
Ainsi, il est indispensable, en milieu urbain, de développer les pré collectes dans les meilleures conditions possibles de proximité et de partenariat avec les usagers.

Les clients paient 100 à 200 FCFA pour ces services. Ainsi, les jeunes congolais ont fait de cette activité un métier avec l'ambition de devenir, à terme, des groupes organisés ayant un statut institutionnel et juridique leur permettant d'évoluer comme de vrais opérateurs économiques.

Au fil du temps, beaucoup de ces jeunes ont vu leur situation économique et sociale s'améliorer avec une augmentation de leur pouvoir d'achat.
« Depuis que j’exerce ce métier de pré collecteur des ordures ménagères dans les quartiers de Brazzaville, j'arrive, désormais, à satisfaire mes besoins immédiats, » dit un jeune pré collecteur.
« Je ne harcèle plus ma famille ». « Je mets de l'argent de côté pour me marier à long terme » a annoncé un autre pré collecteur.
Les populations bénéficiaires à Brazzaville ne cachent pas leur satisfaction.
« Depuis que je suis abonnée à ces prestations, ma concession est propre. Les ordures ménagères ne s'entassent plus et cela a convaincu mes voisins qui, eux aussi, ont fini par prendre un abonnement auprès de ces jeunes. Nous sommes très satisfaits aujourd'hui car notre environnement est devenu salubre » a déclaré une femme au foyer au quartier Diata dans le premier arrondissement de Brazzaville.
Une alternative se présente dans la gestion des ordures ménagères. Pourvu que le Congo rompe avec sa vieille tradition qui le limite simplement à les collecter et à les jeter dans les dépôts.

En ce 21e siècle, il peut bien adopter des techniques professionnelles de traitement d'ordures qui s'inscrivent dans un processus organisé : identification des déchets, pré-collecte, collecte, tri et transformation.

Il s'agit de cinq grandes étapes, qui sont également autant de spécialités distinctes mais complémentaires pour traiter efficacement les déchets et assainir nos villes. Or, à elle seule, une entreprise comme la société d’assainissement turque Albayrak Waste management Company qui a pris la relève de l’entreprise Averda, dont le contrat est arrivé à terme en septembre dernier, ne peut assurer à bon escient tous ces différents services et satisfaire les attentes des populations. D'ailleurs, les conséquences du monopole de cette entreprise sont visibles : la ville de Brazzaville croule toujours sous des tonnes d'immondices.

La pré-collecte, qui consiste à collecter les déchets au plus près des foyers avant leur acheminement vers les centres de tri ou de traitement, est un secteur qui peut être pourvoyeur d'emplois au Congo-Brazzaville où la gestion des déchets est un défi. Ce secteur offre des opportunités d'emploi pour les jeunes étrangers par le chômage et peut contribuer à l'économie locale ou nationale. Elle peut être assurée par des opérateurs privés, des associations, des coopératives ou même des initiatives individuelles.
Brazzaville et Pointe-Noire produisent 1 500 tonnes de déchets ménagers par jour, soit 1 000 tonnes à Brazzaville et 500 tonnes à Pointe-Noire, Selon Juste Désiré Moundélé, ministre congolais de l’Aménagement de la ville.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-08-13 09:38:51