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Congo – Présidentielle de mars 2026 : Denis Sassou N’Guesso a passé sa visite médicale

À un mois de l’élection présidentielle, les candidats déclarés à ce scrutin se conforment à la loi électorale. Celle-ci stipule en son article 48, que tout candidat à cette élection majeure doit faire une déclaration de candidature légalisée, comprenant entre autres documents, un certificat médical délivré par un collège de trois médecins assermentés, désignés par la Cour suprême. Pour se plier à cette exigence constitutionnelle, le Président Denis Sassou N’Guesso a passé sa visite médicale ce mercredi 11 février en matinée, au siège de la Cour Constitutionnelle.

À son arrivée au siège de la Cour Constitutionnelle, le Président Denis Sassou N’Guesso, candidat à sa propre succession, a été accueilli par Auguste Iloki, président de cette institution, entouré des membres de son cabinet.

C’est dans le bureau du président Iloki que le candidat Denis Sassou N’Guesso a passé les quelques instants de repos requis, préalables à toute visite médicale impliquant notamment une prise de tension.

Après avoir passé les différents examens, Denis Sassou N’Guesso s’est vu délivrer un certificat médical par le collège de médecins assermentés, attestant de sa bonne santé physique et mentale.

L’obtention de se document permet au Président Denis Sassou N’Guesso de compléter son dossier de candidature attendu à la direction des affaires électorales.

La date de clôture des dossiers de candidature à la présidentielle des 12 et 15 mars 2026 est fixée au 12 février à minuit.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-11 20:11:37

Sommet Afrique–France 2026 : le rendez-vous du leadership (Par Mehdi El Mir Conseiller politique en charge du rayonnement de la Région Haut de France)

Lorsque le Président français, Emmanuel Macron, annonçait en 2021 vouloir « refonder » la relation entre la France et l’Afrique, l’intention semblait sincère. Quatre ans plus tard, alors que se profile le Sommet Afrique–France les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, cette ambition prend un sens nouveau. Car ce sommet arrive au bon moment : celui où une nouvelle génération de leaders africains et français, formés, connectés et opérationnels, est prête à transformer les intentions en réalité. La question n’est donc plus de savoir si la refondation est possible. Elle l’est. La vraie question est de savoir comment saisir cette fenêtre d’opportunité historique. Comment faire de 2026 non pas un sommet de plus, mais le point de départ d’une architecture durable, portée par ceux qui savent construire. Car au fond, ce n’est pas de récit dont manque la relation France–Afrique. C’est d’architectes capables de bâtir.

Au-delà des discours : la dimension humaine du partenariat

Depuis une décennie, chaque sommet franco-africain a contribué à faire évoluer le vocabulaire et les postures. On ne dit plus « aide » mais « partenariat », plus « influence » mais « réciprocité ». Les formats se sont diversifiés, la société civile est davantage associée, les jeunes ont progressivement trouvé leur place dans le dialogue.

Ces évolutions sont réelles. Mais elles butent encore sur un défi de taille : transformer les intentions en projets concrets et durables. Les accords signés peinent parfois à se matérialiser. Les engagements financiers se dispersent dans une multiplicité d’initiatives sans toujours garantir leur cohérence d’ensemble. Les « nouvelles voix » invitées aux sommets retournent à leurs activités, pas toujours connectées aux cercles de décision réels.

Le problème n’est ni le manque de volonté politique, ni l’insuffisance des moyens. Il tient à quelque chose de plus fondamental : on a sous-estimé la dimension humaine du partenariat. On a cru qu’il suffisait de signer des protocoles, de mobiliser des budgets, de créer des cadres institutionnels.

On a oublié qu’au bout de la chaîne, ce sont des femmes et des hommes qui doivent porter, piloter, exécuter et incarner ces projets dans la durée. Or, ces leaders — formés, connectés, crédibles, capables de naviguer entre les écosystèmes publics et privés, africains et européens — ne sortent pas de nulle part. Ils se construisent. Et leur construction demande du temps, de l’exigence, de l’accompagnement et des plateformes structurées. C’est précisément là que le Sommet 2026 peut faire la différence.

Une génération prête à prendre le relais

Ils ont entre 30 et 45 ans. Ils dirigent des fonds d’investissement à Johannesburg, pilotent des start-ups de la fintech à Abidjan, enseignent dans des universités panafricaines, conseillent des gouvernements, structurent des projets d’infrastructure transfrontaliers. Ils sont bilingues, souvent trilingues, formés à Londres, Paris, Accra ou Casablanca. Ils pensent en termes de marchés, d’écosystèmes, de coalitions multi-acteurs.

Cette génération existe. Elle est même remarquablement compétente. Elle reste pourtant largement invisible aux radars des institutions traditionnelles. Trop jeune pour les cercles diplomatiques classiques. Trop mobile pour les administrations nationales. Trop opérationnelle pour les think tanks qui préfèrent produire des rapports que des projets. Trop exigeante pour accepter les discours convenus.

Mais surtout, cette nouvelle élite africaine ne demande plus la permission. Elle choisit ses partenaires. Elle refuse le paternalisme. Elle ne cherche pas de mentors bienveillants venus d’ailleurs pour lui expliquer comment faire. Elle cherche des partenaires crédibles : ceux qui comprennent les dynamiques africaines, ceux qui respectent son autonomie de décision, ceux qui apportent une valeur ajoutée tangible — capital, expertise sectorielle, accès à des marchés, mise en réseau stratégique.

En retour, elle attend des relations horizontales, transparentes, basées sur l’intérêt mutuel. Les discours sur « l’aide au développement » ne résonnent plus. Les initiatives pensées sans consultation réelle ne convainquent pas. Les partenariats où l’Afrique reste le « bénéficiaire » et jamais le co-architecte ne fonctionnent plus.

La bonne nouvelle, c’est que cette génération est là, prête à s’engager. Elle attend simplement qu’on lui donne les moyens de le faire.

Un écosystème qui se structure rapidement

Contrairement à l’image souvent véhiculée d’une jeunesse africaine atomisée, cette nouvelle élite est en train de se structurer rapidement en réseaux puissants.

Les communautés d’entrepreneurs se multiplient et créent des écosystèmes d’entraide, de financement, de mentorat horizontal. Les fonds d’investissement panafricains lèvent des centaines de millions de dollars pour investir dans les champions africains de demain. Les think tanks africains dirigés par des jeunes chercheurs produisent des analyses plus fines, plus ancrées dans les réalités locales. Les plateformes culturelles explosent et imposent de nouveaux codes esthétiques et narratifs au monde entier.

Et surtout, cette élite circule. Entre Lagos et Londres. Entre Kigali et Paris. Entre Accra et New York. Elle est à l’aise partout, formée dans les meilleures institutions mondiales, connectée aux réseaux globaux. Elle parle le langage des affaires internationales, de la finance, de la tech, de la culture mainstream. Elle n’attend plus qu’on lui ouvre des portes. Elle en crée déjà.

L’investissement stratégique dans le leadership

D’autres acteurs l’ont compris. Plusieurs puissances déploient méthodiquement des programmes de formation de leaders à grande échelle. La Chine accueille chaque année des milliers de cadres africains dans ses instituts de formation. Les Émirats financent des bourses d’excellence ciblées sur les futurs décideurs. La Turquie multiplie les programmes d’échanges sectoriels. Les États-Unis restructurent leurs réseaux d’anciens boursiers pour les transformer en communautés d’influence active.

Sur le continent africain lui-même, plusieurs pays ont compris l’enjeu. Je suis, jour après jour, étonné par les avancées du Maroc dans ce domaine : Rabat a structuré une véritable diplomatie du leadership, articulant bourses d’excellence, instituts de formation diplomatique et sectorielle, programmes d’accompagnement de cadres subsahariens. Mais le royaume n’est pas seul. Le Rwanda déploie une stratégie similaire autour de Kigali comme hub continental de formation. Le Kenya multiplie les initiatives régionales. L’Afrique du Sud s’appuie sur ses universités de rang mondial pour attirer et former les talents du continent.

Ce qui frappe dans tous ces cas, c’est la cohérence dans la durée. Ces initiatives ne sont pas pensées comme des coups médiatiques, mais comme des investissements stratégiques à 10-15 ans, dont les retours se mesurent en influence, en réseaux, en capacité à peser sur les décisions futures.

La France, malgré ses atouts considérables — langue partagée, réseau universitaire historique, présence économique et culturelle ancrée —, peut encore renforcer son investissement dans ce que les stratèges appellent le « capital humain stratégique ». Le leadership n’est pas un supplément d’âme du partenariat. C’est son infrastructure centrale.

2026 : une opportunité historique

Le Sommet Afrique–France 2026 arrive à un moment charnière. L’Afrique connaît une recomposition profonde : urbanisation galopante, explosion démographique, transformation numérique, affirmation géopolitique croissante. La France, de son côté, redéfinit sa place dans un monde post-occidental où les équilibres de puissance basculent.

Ce sommet peut marquer un vrai tournant. À condition de changer de logiciel

D’abord, faire de ce sommet un moment où l’on construit avec l’Afrique, et non plus pour elle. Cela signifie donner un rôle central, dès la phase de préparation, à cette nouvelle génération de leaders africains et français. Pas comme faire-valoir ou caution générationnelle, mais comme co-architectes du partenariat.

Ensuite, concentrer les efforts sur quelques programmes structurants à fort impact, plutôt que disperser les énergies. L’enjeu n’est pas de multiplier les projets, mais de garantir leur cohérence, leur exécution et leur suivi dans le temps.

Enfin, reconnaître que le vrai partenariat ne se construit pas dans les salons feutrés des chancelleries, mais dans les écosystèmes concrets où se rencontrent entrepreneurs, investisseurs, chercheurs, artistes, décideurs publics. C’est là que se forgent la confiance, les projets communs, la vision partagée.

Trois piliers pour une architecture durable

Si le Sommet 2026 doit devenir le point de départ d’une architecture durable, trois piliers peuvent être activés.

Premier pilier : investir massivement dans les programmes de leadership. Pas des formations ponctuelles, mais des parcours exigeants, structurés sur plusieurs années, avec accompagnement personnalisé, mise en réseau internationale et responsabilisation progressive. Ces programmes doivent cibler les futurs décideurs — ceux qui dans dix ans dirigeront des ministères, des entreprises, des institutions académiques, des fonds d’investissement. Et ils doivent être pensés avec cette génération, pas pour elle.

Deuxième pilier : coordonner les acteurs. L’écosystème France–Afrique gagnerait à une meilleure coordination entre ministères, entreprises, fondations philanthropiques et universités. Une gouvernance partenariale capable de rassembler ces acteurs multiples autour d’objectifs communs permettrait de décupler l’impact.

Troisième pilier : mesurer l’impact. Au-delà des effets d’annonce, suivre concrètement ce qui est produit, co-construit, transformé. Combien de projets lancés aboutissent réellement ? Combien de leaders formés accèdent à des postes de responsabilité ? Combien de partenariats économiques se créent effectivement ? Cette exigence de résultat peut devenir la boussole du dispositif.

Le moment est venu

La relation France–Afrique ne manque ni d’histoire, ni de potentiel, ni même de bonne volonté. Elle a besoin de traducteurs capables de transformer l’intention en réalité. De chefs de projet aguerris. De leaders opérationnels. D’entrepreneurs du partenariat.

Elle a aussi besoin d’une chose simple : travailler d’égal à égal avec cette nouvelle élite africaine. La respecter pour ce qu’elle est — non pas un public à convaincre, mais des partenaires à hauteur desquels il faut se hisser.

Le Sommet 2026 peut être ce moment. Un point de départ pour une refondation assumée, exigeante, mesurable. Une opportunité de miser sur ceux qui savent faire, pas seulement sur ceux qui savent dire. Sur ceux qui construisent dans la durée.

L’avenir du partenariat France–Afrique se joue là : dans la capacité à former, accompagner et responsabiliser une génération de leaders capables de le porter. Le reste suivra.

Mehdi El Mir Conseiller politique en charge du rayonnement de la Région Haut de France

Photos : DR

Créé le 2026-02-11 11:18:09

Séisme au sommet : le directeur général du groupe Castel Gregory Clerc a été viré de son poste d’administrateur d’IBBM

Coup de tonnerre dans les hautes sphères du groupe Castel. Le directeur général Gregory Clerc a été brutalement viré de son poste d’administrateur d’IBBM, la société de gestion de l’ensemble du groupe, basée à Singapour, par le clan familial Castel, qui a réussi lundi dernier, à faire voter la révocation de ce dernier. Un revers conséquent pour le DG dans la bataille qui l’oppose à la famille, provoquant une onde de choc dans l’un des plus puissants empires agro-industriels d’Afrique et d’Europe. Une décision lourde de sens, qui alimente interrogations, spéculations et tensions en coulisses.

Si les raisons officielles restent entourées de silence, cette mise à l’écart sonne comme un aveu de profond malaise interne.

Gouvernance fragilisée, divergences stratégiques, ou désaccords majeurs sur l’orientation du groupe ?

Autant de questions qui brûlent les lèvres alors que Castel traverse une période sensible, marquée par des enjeux économiques, sociaux et concurrentiels majeurs.

Dans les filiales, l’annonce a l’effet d’une traînée de poudre. Les partenaires s’inquiètent, les salariés observent, et le marché retient son souffle. Car au-delà d’un homme, c’est la stabilité et la crédibilité de tout un groupe qui se retrouvent sous les projecteurs.

Une chose est sûre : chez Castel, rien ne sera plus comme avant. Et dans l’ombre des conseils d’administration, une bataille silencieuse semble déjà engagée pour le contrôle, l’image et l’avenir du géant.

Selon notre source Challenges, la deuxième tentative aura été la bonne. Cette fois-ci, le 2 février dernier, moins d’un mois après une première offensive ratée, Romy Castel a gagné une bataille décisive dans sa guerre de longue haleine contre Gregory Clerc, le directeur général de l’empire du vin et de la bière de 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 45 000 salariés, créé par son père.

A la demande de la tranquille héritière devenue une guerrière depuis quelques semaines, les actionnaires de la société singapourienne IBBM (International Business Beverages Management), instance de gestion du groupe familial, ont démis Gregory Clerc de ses fonctions d’administrateur de cette société.

Lors de l’assemblée générale qui s’est réunie lundi dernier à Singapour, les mandats de Gregory Clerc et de son fidèle allié sur place Pierre Baer ont été révoqués. Ce dernier, qui a commencé la réunion comme président, a d’abord tenté pour la deuxième fois de récuser les droits de vote de Romy Castel. Il a donc été obligatoire d’élire un nouveau président, ce qui a été fait, permettant à la réunion de se poursuivre sereinement.

Quatre nouveaux administrateurs ont été nommés : Romy Castel, Chua Pin (ancien PDG de Natixis et ABN Amro en Asie), François Wertheimer (associé de Capital Asia Partners et ex-dirigeant de l’activité banque d’investissement de BNP Paribas pour l’Asie du Sud-ouest) et Philippe Damas (TMB Thanachart Bank, Armstrong Asset Management et Eurofin Asia).

Comme tous les quatre sont déjà connus et enregistrés auprès des autorités financières singapouriennes, la validation de leur nomination va être rapide. Un élément clé pour la famille Castel qui veut maintenant déclencher le départ forcé de Gregory Clerc de ses autres fonctions.

« Nous sommes certains de gagner car nous sommes bien les actionnaires »

C’est un premier pas. Dans l’immédiat, cela n’empêche pas celui-ci de garder la haute main sur la direction opérationnelle du groupe tout en cumulant 30 mandats d’administrateur dans une nébuleuse aux ramifications si nombreuses que même ses actionnaires s’y perdent parfois. Gregory Clerc a fait savoir que sa révocation d’IBBM ne change rien. Mais c’est bien un revers pour lui. Un mouvement est enclenché par le clan familial qui devrait permettre aux Castel, conseil d’administration après conseil d’administration, de se débarrasser du dirigeant tout- puissant devenu indésirable.

Un conseil d’administration de la holding Cassiopée a eu lieu mardi 3 février dernier. Bien que majoritairement favorable à Gregory Clerc, cette instance ne peut ignorer les changements intervenus à Singapour dans une société de contrôle. « J’ai engagé cette procédure en décembre dans l’espoir que Gregory démissionne de lui-même, afin d’éviter une crise nuisible à notre réputation et déstabilisante pour nos collaborateurs, mais il a préféré se cramponner à son fauteuil et depuis, nous sommes à la merci de ses stratégies successives pour prolonger son bail, même si nous sommes certains de gagner car nous sommes bien les actionnaires », confie Romy Castel.

Le clan Castel contre le DG Gregory Clerc

Il y a au total une trentaine de cousins Castel, enfants de la première génération de frères et sœurs, mais seulement une petite poignée est impliquée dans le groupe. Outre Romy, première actionnaire, son cousin Alain Castel (fils d’Angel Castel le troisième frère de Pierre), directeur général de la branche Vins à Bordeaux, berceau historique du groupe, a été le premier à s’opposer à Gregory Clerc, et à en faire les frais.

« J’ai été exclu des conseils d’administration des deux holdings opérationnelles Cassiopée et DF Holdings en décembre, alors que je venais de demander au nom de la famille la démission de Gregory Clerc », relate Alain Castel.

Un autre cousin, Michel Palu, 88 ans (le fils de Pilar Castel, l’une des cinq sœurs du patriarche) était l’un des piliers du groupe en Afrique. Selon nos informations, il a récemment déposé des recours auprès des bâtonniers de Paris et de Genève contre Gregory Clerc, s’estimant victime d'« abus de faiblesse ». « Gregory Clerc qui cumule les fonctions d’avocat fiscaliste de la famille et de directeur général du groupe, a pris l’habitude de rencontrer Michel Palu sur les deux sujets à la fois, ce qui pose de graves problèmes déontologiques et donne une idée claire de sa manière d’agir », révèle un proche du dossier.

« Gregory Clerc a adopté la stratégie du coucou, décrit Alain Castel. Il s’est installé dans le fauteuil et se considère chez lui, même s’il n’a pas les capacités pour diriger le groupe car il ne connaît pas l’Afrique et s’attribue des réussites réalisées par d’autres ».

Pour sa part, Romy Castel décrit un phénomène d’emprise : « Je m’en suis aperçue graduellement. Mon père était séduit par ce personnage jeune, compétent et dynamique qui l’avait défendu lorsque le fisc suisse lui a infligé une amende record de 424 millions d’euros en 2022. Il lui avait demandé de s’occuper de la gestion de mon patrimoine et ça s’est bien passé jusqu’à ce qu’il devienne en plus, le directeur général du groupe en 2023. Peu à peu, je n’avais plus aucune information, on ne répondait pas à mes questions. Lorsque mon père était en pleine possession de ses facultés, je ne m’inquiétais pas, mais aujourd’hui, c’est mon devoir de veiller à la régularité de la gouvernance et à choisir des personnes intègres ».

La crainte de la famille Castel ? Que le groupe puisse être vendu sans son consentement

L’héritière dénonce des conflits d’intérêts de la part d’un manager qui coopte des alliés dans les différents conseils d’administration tout en écartant les Castel, et elle pense avoir détecté « des transferts de fonds très importants inquiétants ». Plus grave encore, elle craint que le groupe puisse être vendu sans le consentement de la famille écartée des centres de décision. « C’était le projet de l’avocate suisse Catherine Crochet, ancienne conseillère du groupe qui plaidait sans cesse pour une vente, mais Pierre Castel s’y est toujours opposé et a même fini par renvoyer cette personne dont le pouvoir était devenu beaucoup trop important dans le groupe car elle était la gestionnaire (trustee) des intérêts des cinq branches d’actionnaires familiaux », confie un cadre.

Les quelque 4,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés sur le marché africain de la bière font saliver les géants mondiaux du secteur à commencer par le leader AB InBev qui serait prêt à y mettre un bon prix.

« Les banques d’affaires internationales ont toutes des projets de rachat avec des prix record et Gregory Clerc qui passe beaucoup de temps outre-Atlantique ne peut l’ignorer », affirme un cadre historique.

Dans l’autre camp, Gregory Clerc campe sur ses positions. Il a même engagé un bras de fer, fort du soutien des administrateurs des deux holdings opérationnelles Cassiopée et DF, arguant qu’il avait été nommé par le fondateur car il souhaitait séparer la famille de la gestion du groupe. Après avoir été l’avocat fiscaliste de Pierre Castel, et contribué à construire une nébuleuse avec des sociétés implantées dans plusieurs paradis fiscaux, Gregory Clerc a cumulé tous les pouvoirs au moment où, affaibli par son grand âge, Pierre Castel ne pouvait plus tirer les ficelles lui- même. Il est vrai que pendant des années, en raison de son caractère entier et de ses méthodes autocratiques, le patriarche a peu impliqué sa fille unique et ses neveux dans les instances dirigeantes d’un groupe devenu gigantesque et surtout très rentable.

« Mon père respecte profondément les salariés, sur le terrain, en Afrique notamment. Mais il n’apprécie pas les dirigeants dans les bureaux qui s’attribuent des mérites infondés comme le fait Gregory », s’indigne Romy Castel.

Un double volet fiscal menace l’empire de Pierre Castel

Pour les Castel, un autre rendez-vous difficile s’annonce : « la régul », comme on dit dans la famille en parlant de la régularisation fiscale en France. En 2022, l’ancien DG du groupe Gil Martignac a contacté le Service de mise en conformité fiscale des entreprises (Smec) de Bercy.

« Notre groupe a une activité française très importante et nos avocats nous ont alertés sur la nécessité d’entrer en discussion avec les services compétents afin de clarifier la situation », révèle Romy Castel.

Dès lors, deux camps se sont opposés en interne : ceux qui souhaitaient minimiser l’éventuelle facture et ceux qui souhaitaient purger le contentieux coûte que coûte.

« Je considère que l’on doit écarter définitivement ce risque et refuser une régularisation alambiquée même si cela nous oblige à rembourser dix années d’impôts au lieu de trois comme le souhaitait Gregory Clerc », explique l’héritière.

Une telle régularisation pourrait coûter très cher à l’entreprise, de 250 à 450 millions d’euros, selon un expert qui indique que le groupe, dans le cadre du Smec pourrait plaider la bonne foi.

Dans le même temps, le Parquet national financier s’intéresse aux bénéficiaires du groupe et donc aux personnes physiques. Certains membres de la famille ont été entendus, d’autres auraient été placés sur écoutes.

Selon un cadre, les dividendes versés par IBBF, le trust singapourien aux cinq branches de la famille Castel, qui s’élevaient à environ 30 millions d’euros il y a quelques années, s’élèveraient à 150 millions sur les derniers exercices.

Les Castel qui résident en France touchent-ils leur part ou la laissent-ils bien au chaud dans leurs holdings à l’étranger ? On comprend, au vu de telles sommes que le groupe Castel suscite tant de convoitises.

Jarele SIKA / Source : Challenges.fr

Photos : DR

Créé le 2026-02-11 07:48:09

CEG Pierre Lountala de Dolisie : Quand la détermination fait surgir l’excellence

Malgré des ressources financières limitées, le CEG Pierre Lountala de Dolisie le chef-lieu du département du Niari (sud) écrit une nouvelle page de son histoire. Le bâtiment de quatre salles de classe commence à sortir de terre, symbole d’un projet ambitieux et porteur d’avenir pour les élèves de la troisième ville du Congo-Brazzaville.

Cette avancée remarquable est le fruit de la détermination sans faille du directeur de ce grand temple du savoir, Ludovic Maxime Maboulou, dont l’engagement et la vision ont su mobiliser l’énergie et la motivation de toute la communauté éducative.

Rompu à la tâche, Ludovic Maxime Maboulou a adhéré au principe sacro-saint du Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso : « Faire beaucoup avec peu ».

Chaque pierre posée témoigne d’une volonté inébranlable de garantir aux jeunes un cadre d’apprentissage moderne et propice à l’excellence.

Au-delà de la construction physique, c’est un message fort qui se dégage : avec courage, persévérance et leadership, même les défis financiers les plus contraignants peuvent être surmontés.

Les habitants de Dolisie et les partenaires éducatifs observent avec fierté ce chantier qui incarne l’espoir et la promesse d’un futur meilleur pour les enfants de la ville préfecture du Niari.

Le CEG Pierre Lountala n’est pas seulement un établissement scolaire ; il devient le symbole de la résilience et de la détermination à transformer les rêves éducatifs en réalités tangibles.

Avec des effectifs pléthoriques (2302 élèves) et 9 salles de classe seulement, le collège Pierre Lountala, créé en 1987 sur initiative de la population de Dolisie, connaît des sérieux problèmes d’où l’obligation d’avoir des nouvelles salles. C’est ce qui avait été décidé par le conseil d’administration de fin d’année scolaire 2023-2024 mais également celui de programmation de rentrée scolaire 2024-2025.

Avec donc l’appui des parents d’élèves, le directeur départemental de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation du Niari, Serge Roland Nkalath, a décidé en mai 2025, de lancer les travaux d’un bâtiment de 4 salles qui va amener une fois les travaux finis d’avoir 13 salles afin de ne plus avoir des salles de plus de 100 élèves comme aujourd'hui.

Le collège Pierre Lountala était constitué au début d’un bâtiment comportant 4 salles de classe et un bloc administratif.

Quelques années après, l’Etat a poursuivi son aménagement. Il totalise aujourd’hui 8 salles de classe, pour 16 classes pédagogiques.

Le nombre d’élèves est en forte augmentation passant de 1 901 élèves pour l’année scolaire 2013-2014 à 2 639 inscrits au 31 décembre 2015.

Depuis 2013, ce collège est le plus fréquenté de Dolisie et ceci malgré l’insuffisance des infrastructures.

Au regard des statistiques, l’ajout d’un bâtiment de 4 salles de classe réduira les effectifs des élèves par classe de 119 à 86, la norme étant de 47 élèves ; les classes pédagogiques passeront de 16 à 22. La situation sera améliorée mais restera critique.

Construire une école, c’est sans doute l’un des gestes les plus beaux qui soit donné. Construire une école est une fidélité à un engagement. « Construire une école, c’est fermer une prison », disait Victor Hugo.

Vivement que les élus de Dolisie, les opérateurs économiques, les parents d’élèves, les personnes de bonne foi et autres décideurs portent un regard attentif et soutenu au CEG Pierre Lountala pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2026-02-11 05:59:25

Congo – Élection présidentielle : Le parti Unirr soutient la candidature de Denis Sassou N’Guesso

À la suite de l’annonce le 5 février dernier de la candidature de Denis Sassou N’Guesso à l'élection présidentielle du 15 mars, le président de l'Union pour la refondation républicaine (Unirr), parti du centre, Roger Ndokolo, salue et soutient ce choix du chef de l'État congolais sortant.

« Voir Denis Sassou N’Guesso briguer un nouveau mandat à la haute magistrature de la République du Congo, avec l'autorité de l'État, cela s’inscrit dans la logique de la préservation, en toutes circonstances, de la paix sociale, la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle de notre pays. C'est, pour nous, une raison de plus de le soutenir dans sa démarche», a confié Roger Ndokolo lors d’un point presse. Il a appelé les membres et sympathisants de son parti à rallier la dynamique déjà mise en place par la coalition des partis de la majorité présidentielle.

Évoquant le mandat de la présidence 2026-2031, il a souhaité qu’il soit radieux, celui de l’entame d’une transmission générationnelle pour que le Congo soit une nation unie, solidaire et prospère. Il est convaincu que cet îlot de paix en Afrique centrale, grâce "au progrès par la terre, l'unité par le travail", en adhésion à l’esprit du thème de la Grande foire agricole du Congo, doit être une nation où chaque citoyen compte, où les femmes et les jeunes doivent être de véritables acteurs de développement afin de bâtir une République du Congo audacieuse, productive et innovante.

Le chef de l’État s’est engagé pour qu’à travers tout le pays, l’émulation du monde agricole se fasse. Celle-ci permettra au peuple congolais d'être libre, parce qu'il consommera ce qu'il produira. Il a prédit que ce mouvement va prendre de l'ampleur et de la force pour les années à venir et a prévu de l’accompagner.

Pour toutes ces raisons, le parti Unirr, par la voix de son président, déclare : « Denis Sassou N’Guesso est notre unique candidat à l’élection présidentielle du 15 mars 2026».

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Source Adiac

Créé le 2026-02-10 22:13:52

Congo – Recherche médicale : Des jeunes filles bénéficiaires de la bourse scolaire ‘’Francine Ntoumi ‘’

La Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale (FCRM) a procédé à la remise officielle de la Bourse scolaire Francine Ntoumi – Spécial Madibou, récompensant les meilleures lycéennes des séries scientifiques C et D du lycée public de Mafouta pour leurs excellentes performances académiques.

Pour cette première édition, cinq élèves ont été distinguées, avec une mention spéciale attribuée à Mbizi Divine Belniche, première de l’établissement toutes séries confondues, honorée à titre exceptionnel pour son excellence remarquable.

À travers cette initiative, la FCRM réaffirme son engagement en faveur de l’éducation, de l’excellence académique et de l’autonomisation des jeunes filles, dans le cadre du programme Femme & Sciences.

Francine Ntoumi est une figure importante de la recherche scientifique en Afrique et à l’international. Son travail contribue à améliorer la santé publique et la compréhension de la biodiversité dans la région.

À travers sa fondation, Francine Ntoumi qui passe pour une véritable égérie de la recherche médicale, s’emploie à transmettre l’ambition scientifique auprès des jeunes filles congolaises. Les bourses Francine Ntoumi participent de cette dynamique.

Et c’est en toute modestie qu’elle a accueilli son récent prix, encore un. « J’ai eu l’immense honneur de figurer parmi les heureux récipiendaires du Prix Spécial du Jury lors de la première édition de la cérémonie des Lumières du Congo.

Même si mon nom n'est pas écrit correctement (Ntoumi et non Ntumi). Cette distinction est une source de profonde gratitude et de motivation renouvelée pour continuer à œuvrer, avec passion et engagement, au service de la science, de la jeunesse et du développement de notre pays.

Merci aux organisateurs, au jury et à toutes celles et ceux qui croient en l’excellence congolaise. »

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-10 21:53:20

Pointe-Noire change de visage : Denis Sassou-N’Guesso inaugure le marché central ultramoderne Ndji-Ndji

Pointe-Noire vient de franchir une étape majeure dans sa modernisation urbaine et commerciale. Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a procédé lundi 9 février 2026, à l’inauguration officielle du marché central Ndji-Ndji, une infrastructure d’envergure appelée à devenir le nouveau cœur battant des échanges commerciaux de la capitale économique du Congo.

Véritable joyau architectural et fonctionnel, le marché Ndji-Ndji affiche une capacité impressionnante de 5 172 places, réparties dans deux grands bâtiments modernes, conçus pour offrir confort, sécurité et organisation aux commerçants comme aux usagers.

Le nouveau marché de la ville océane, réhabilité pour un coût total de 15 milliards de francs CFA, comprend entres autres, des chambres froides, une unité de production de pains de glace, des boutiques, cybercafés et entrepôts. Il est construit sur 14 634 mètres carrés et comprend également une infirmerie, une garderie d’enfants, un poste de police, un office de micro-crédits ainsi que des équipements de mobilité (escalier et ascenseur).

Cette réalisation marque une rupture nette avec les anciens standards et répond aux exigences d’un commerce urbain moderne, structuré et durable. Pensé comme un pôle économique stratégique, le nouveau marché offre des espaces aérés, des allées bien aménagées, des installations sanitaires modernes et des dispositifs de sécurité adaptés. Il vise non seulement à améliorer les conditions de travail des vendeurs, mais aussi à garantir aux populations un cadre sain, ordonné et attractif pour leurs achats quotidiens.

En inaugurant cette infrastructure, le Chef de l’État réaffirme sa volonté de moderniser les villes congolaises, de soutenir l’économie locale et de valoriser le petit commerce, pilier essentiel de l’emploi et de la cohésion sociale. Le marché Ndji-Ndji s’inscrit ainsi dans une vision plus large de développement urbain, axée sur l’inclusion, la dignité et la croissance partagée.

Pour Pointe-Noire, cette inauguration est bien plus qu’un événement : c’est un symbole de renouveau, d’ambition et de confiance en l’avenir.

Pour les commerçants, c’est l’espoir d’un meilleur rendement, d’une clientèle élargie et de conditions de travail enfin à la hauteur de leurs efforts.

Pour les populations, c’est la promesse d’un espace commercial moderne, organisé et accessible.

Avec le marché central Ndji-Ndji, Pointe-Noire s’affirme résolument comme une métropole tournée vers l’avenir, où le développement se construit aussi au cœur des marchés, là où bat le pouls de la vie quotidienne.

Intervenant à cette occasion, le ministre d’Etat, du Commerce, des approvisionnements et de la consommation, Claude Alphonse N’Silou, a annoncé la réhabilitation prochaine des marchés du rond-point Thystère et du fond Tié-Tié respectivement situé dans les 3e et 4e arrondissements Tié-Tié et Loandjili de la ville de Pointe-Noire.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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Créé le 2026-02-10 19:24:56

Du rêve américain au service de la nation : deux jeunes Congolais reviennent bâtir l’avenir

Ils auraient pu rester. Profiter d’un confort mérité, prolonger l’expérience américaine, répondre aux nombreuses opportunités qui s’offraient à eux. Mais ils ont choisi de rentrer. Deux jeunes Congolais, Félicité Kindou Glory et Laurie Mavoungou, viennent de regagner le Congo-Brazzaville après avoir brillamment achevé leurs études aux États-Unis grâce au prestigieux Fulbright Program, symbole mondial d’excellence académique et de leadership.

Pendant deux années, leurs parcours académiques ont été entièrement financés par l’un des programmes les plus prestigieux du gouvernement américain, le Fulbright Program.

Kindou Glory, a obtenu un master en génie civil à l’University of Northern Iowa. Il aspire à mettre en pratique les compétences acquises afin de contribuer à la modernisation des infrastructures au Congo.

De son côté, Laurie Mavoungou, a obtenu un master en informatique au Rochester Institute of Technology. Elle souhaite utiliser son expertise pour soutenir le développement numérique, encourager l’innovation technologique et contribuer à l’essor du secteur numérique au Congo.

Récemment, les deux anciens boursiers ont échangé avec la Chargée d’Affaires de l’Ambassade des USA au Congo, Amanda Jacobsen, sur leur expérience académique et culturelle aux États-Unis, ainsi que sur les perspectives de mise en œuvre de leurs compétences au Congo, au bénéfice des jeunes aspirant à suivre un parcours similaire.

Mais au-delà des diplômes, c’est surtout une vision qu’ils ramènent avec eux : celle d’un Congo ouvert sur le monde, compétitif, innovant et confiant en sa jeunesse.

Leur retour n’est pas un simple voyage de fin d’études, c’est un acte fort, un choix patriotique, une promesse faite à leur pays de mettre compétences, expériences et réseaux internationaux au service du développement national.

À travers leur parcours, ils incarnent une jeunesse congolaise ambitieuse, capable de rivaliser sur la scène mondiale tout en restant profondément attachée à ses racines. Leur réussite est aussi celle de l’éducation, de la persévérance et des opportunités offertes par des programmes comme Fulbright Program, qui forment non seulement des diplômés, mais des leaders d’impact.

Aujourd’hui, leur retour suscite espoir et admiration. Il rappelle que l’excellence n’a de sens que lorsqu’elle est partagée, et que le véritable succès se mesure aussi à ce que l’on redonne à sa communauté. Ces deux jeunes Congolais ouvrent la voie, inspirent toute une génération et prouvent qu’après avoir brillé ailleurs, on peut revenir éclairer chez soi.

Le Congo peut être fier. Son avenir s’écrit aussi avec des talents qui partent apprendre… et qui choisissent de revenir construire.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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Créé le 2026-02-10 18:46:05

Quand l’heure appelle l’expérience : Brice Itoua salue le pas de Denis Sassou-N’Guesso

Il est des moments où la politique cesse d’être simple stratégie pour devenir un acte de destin. L’annonce de la candidature de Denis Sassou-N’Guesso à la présidentielle de mars prochain s’inscrit dans cette temporalité-là, celle où l’histoire frappe à la porte et demande une réponse claire.

Le membre du Comité central du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), Brice Itoua, interrogé par notre rédaction depuis Pointe-Noire, n’a pas caché son émotion politique face à cette décision.

Pour lui, ce choix résonne comme une parole rassurante dans le tumulte des incertitudes, une voix familière qui rappelle le cap, la continuité et la mémoire de l’État.

Dans ses mots, la candidature de Denis Sassou-N’Guesso apparaît comme un arbre ancien dont les racines profondes protègent la terre contre les vents violents.

Expérience, constance et sens de la nation se mêlent pour dessiner une trajectoire que le fervent défenseur des idéaux du Président de la République du Congo, Brice Itoua juge fidèle aux aspirations de paix, de stabilité et de cohésion du peuple congolais.

À l’approche de mars 2026, la scène politique s’anime, mais certains repères demeurent.

Pour le tribun Brice Itoua, ce pas franchi par Denis Sassou-N’Guesso n’est pas seulement une décision politique : c’est un signal, une promesse de continuité, et un appel à marcher ensemble vers un avenir qui se construit sans renier son histoire.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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Créé le 2026-02-10 18:07:50

Deux Africains dans le top 5 : les principaux transferts de janvier

Le mercato hivernal est officiellement clos. Ces dernières semaines, de nombreux clubs ont profité de l’occasion pour peaufiner leurs effectifs, combler les lacunes à certains postes et renforcer leur profondeur de banc avant la période cruciale de la saison. Il s’agissait parfois de renforts ponctuels, parfois de rotations susceptibles d’influencer directement l’équilibre des forces dans les championnats et les coupes européennes. 1xBet, le meilleur site de paris sportifs international, vous informe des transferts les plus marquants du mercato hivernal.

Antoine Semenyo (de Bournemouth à Manchester City, 72 M €, Ghana)

L'ancien champion d'Angleterre est actif sur le marché des transferts en janvier pour la deuxième année consécutive, signe d'une volonté de reconstruire la formation au plus vite. Pep Guardiola a besoin d'ailiers capables de distribuer efficacement le ballon en attaque, mais Jérémy Doku et Savinho sont souvent forfaits cette saison. Manchester City a donc réagi dès cet hiver en réalisant un transfert qui figure parmi les cinq plus chers de l'histoire du club. Antoine Semenyo a immédiatement justifié l'investissement : le Ghanéen a enfoncé quatre pions et délivré une offrande décisive lors de ses six premières apparitions avec sa nouvelle équipe.

Marc Guéhi (de Crystal Palace à Manchester City, 23 M €, Angleterre)

Le défenseur anglais souhaitait changer de club l'été dernier et était proche de rejoindre… Liverpool. Son contrat avec Crystal Palace s'est terminé à la fin de la saison 2025/2026, et l'équipe du sud de Londres a tout de même décidé de tirer profit de ce joueur précieux. Manchester City, comme dans le cas de Semenyo, a réagi promptement face aux problèmes d'effectif. Guéhi est appelé à pallier les difficultés rencontrées en défense centrale par les protégés de Guardiola, suite aux blessures de Joško Guardiol, Rúben Dias et John Stones, ainsi qu'à la baisse de régime de Nathan Aké.

Ademola Lookman (d'Atalanta à l'Atlético, 35 M €, Nigeria)

Le Nigérian souhaitait quitter le club de Bergame avant le début de la saison, mais a dû patienter. L'intérêt pour le joueur étant resté élevé, le mercato hivernal a permis à toutes les parties de trouver un accord. Pour l'Atlético, ce transfert semble mûrement réfléchi : le groupe apprécie les schémas hybrides, et Lookman est capable de s’acquitter de plusieurs tâches simultanément en avant : évoluer sur les ailes et entre les lignes, accélérer le jeu et créer un avantage par le dribble. Cependant, il y a un cheveu : tous les joueurs n’adhèrent pas à la philosophie de Diego Simeone. Ce n’est pas un hasard si l’Atlético a non seulement recruté Lookman en janvier, mais a également vendu Conor Gallagher et Giacomo Raspadori.

Endrick (du Real à Lyon, prêt, Brésil)

99 minutes de jeu sans action décisive : tel est le bilan du jeune Brésilien de 19 ans cette saison au Real. Avec un temps de jeu aussi réduit, difficile de parler de progrès, et encore moins d’une intégration réussie au rythme d’un grand club. Il est crucial pour un jeune attaquant de jouer régulièrement, de prendre des décisions sous pression et de gagner en confiance par le jeu, et non par l’entraînement. À Lyon, Endrick a déjà obtenu ce qui lui manquait à Madrid : la confiance. En 431 minutes, il a inscrit 5 buts et délivré 1 assist, confirmant que son potentiel se révèle pleinement lorsqu’il est régulièrement sollicité. À ce stade, il n’est pas en mesure de s’imposer dans l’attaque du Real Madrid, ce qui explique son choix en faveur du plus grand nombre de minutes passées sur le terrain. À son âge, la progression par le jeu est plus importante que le statut et une place dans l'équipe première.

João Cancelo (d'Al Hilal au FC Barcelone, prêt, Portugal)

Le Portugais retourne au FC Barcelone, partenaire officiel de 1xBet, où il avait déjà évolué en prêt lors de la saison 2023/2024. Au sein des Blaugrana, Cancelo occupe le rôle de premier remplaçant sur les deux flancs de la défense. Jules Koundé ne dispose pas d'alternative à son poste, et Gerard Martín est davantage utilisé en défense centrale cette saison, n'étant pas un remplaçant régulier d'Alex Balde. La polyvalence de Cancelo et son expérience au plus haut niveau permettent à Barcelone de combler plusieurs lacunes simultanément, sans restructurer sa défense ni perdre en qualité.

Nous sommes convaincus que notre analyse des principaux transferts de l'hiver vous permettra de mieux comprendre les changements de la donne dans les grands championnats. Suivez les meilleurs joueurs et gagnez avec 1xBet !

Créé le 2026-02-10 17:16:23

Congo – Université Marien Ngouabi : L’intersyndical suspend enfin son mouvement de grève

Le Collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi a annoncé, le 7 février à Brazzaville, la suspension du mouvement de grève entamé le 15 novembre dernier. Cette suspension de grève est la conséquence de quelques avancées enregistrées dans les négociations avec le gouvernement, indique-t-on.

Selon le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Synesup), Jean Didier Mbélé, cette décision intervient après le paiement d’un mois de salaire et des engagements pris par les pouvoirs publics concernant l’examen progressif des revendications des travailleurs.

« (…) Des promesses ont été faites et nous poursuivrons le suivi des négociations. En prenant cette décision, nous avons fait preuve de responsabilité et de patriotisme, pour préserver les intérêts des étudiants et garantir la qualité de la formation universitaire », a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion d’évaluation des discussions menées avec le gouvernement et les autorités universitaires.

Jean Didier Mbélé a précisé que les enseignants ont tenu compte de la durée du mouvement social, estimée à près de trois mois, ainsi que des exigences liées au respect du calendrier académique et aux évaluations professionnelles prévues dans le cadre du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames).

À cette occasion, le Collège intersyndical a salué la volonté des autorités de décrisper le climat social au sein de l’université, évoquant la signature d’un relevé de conclusions par lequel l’exécutif s’engage à examiner progressivement les doléances formulées par les travailleurs.

Les syndicats ont également mis en avant la disponibilité de la ministre de l’Enseignement supérieur, Mme Delphine Edith Emmanuel, dans ce processus de négociation sur les préoccupations sociales du personnel. Ces discussions ont permis d’obtenir certaines avancées, notamment le paiement d’une année d’heures supplémentaires.

Reconnaissant que l’ensemble des revendications reste en suspens, le Collège intersyndical a souligné la poursuite des discussions avec le gouvernement, en vue d’aboutir à des solutions durables aux revendications des travailleurs.

Dans un souci de responsabilité et de préservation du déroulement de l’année académique, les syndicats ont appelé à la reprise des activités pédagogiques et administratives à compter du lundi 9 février à 7 heures.

Le Collège intersyndical a félicité l’ensemble du personnel de l’Université Marien Ngouabi pour la discipline et le calme observés durant la période de grève, réaffirmant ainsi son engagement en faveur de la stabilité sociale et de l’amélioration des conditions de travail au sein de cette alma mater.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-08 19:17:48

RDC – Monusco : L’Afrique du Sud sonne le retrait de son contingent

L’Afrique du Sud va retirer ses quelque 700 militaires déployés au sein de la Monusco, la mission de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), dont l’Est est ravagé par trois décennies de violences. L’annonce a été faite par la présidence sud-africaine, samedi 7 février.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, « a informé le secrétaire général des Nations unies », Antonio Guterres, de « l’intention du gouvernement sud-africain de retirer sa contribution de soldats » à la Monusco, déclare la présidence sud-africaine dans un communiqué.

Cette décision a été motivée par la nécessité de « consolider et réajuster les ressources des forces de défense d’Afrique du Sud », après vingt-sept ans de soutien aux efforts de maintien de la paix en RDC, selon le communiqué.

Les appels à l’évacuation des soldats sud-africains de l’est de la RDC s’étaient multipliés en Afrique du Sud après la mort de 14 d’entre eux en janvier 2025. Dans son communiqué, l’Afrique du Sud assure qu’elle continuera à soutenir les « efforts multilatéraux » pour apporter « une paix durable » en RDC.

Ravagé par divers conflits depuis trente ans, l’Est de la RDC est le théâtre depuis fin 2021 de la résurgence du M23. Ce dernier s’est emparé de Goma en janvier 2025 et de Bukavu en février de la même année, deux grandes villes des Nord- et Sud-Kivu, frontalières du Rwanda et riches en ressources minières.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-08 18:33:11

Congo – Gaz naturel liquéfié : Le Président Denis Sassou N’Guesso, a procédé au lancement du chargement de la première cargaison destinée à l'exportation

Le Président Denis Sasso N’Guesso, a procédé, le samedi 7 février dans la capitale économique Pointe-Noire, au lancement du chargement de la première cargaison de Gaz naturel liquéfié (Gnl) de la société Eni. Ce processus marque le démarrage des exportations de gaz de l’unité flottante de liquéfaction de gaz naturel (Flng) “Nguya”.

D’une capacité d’exportation de 2,4 millions de tonnes par an, l’unité flottante Nguya s’inscrit dans la deuxième phase du projet gazier “Congo Lng” de la société Eni.

La mise en service de cette unité porte la capacité totale d’exportation du Congo à 3 millions de tonnes par an, renforçant ainsi sa présence sur la scène énergétique internationale.

Au cours de la cérémonie de lancement dudit chargement, le président directeur général d’Eni, Claudio Descalzi, a indiqué que la phase Il du projet ‘’Congo LNG’’ a permis d’augmenter la disponibilité de gaz sur les marchés internationaux, (…) tout en générant des bénéfices concrets pour l’économie locale.

Intervenant à cette occasion, le ministre des Hydrocarbures, M. Bruno Jean Richard Itoua, a souligné que la politique gazière d’Eni respecte les engagements climatiques du pays.

« La production du gaz naturel, en substitution au torchage énergétique plus polluant, permet de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer l’empreinte du carbone de nos activités énergétiques », a-t-il déclaré.

Le projet gazier ‘’Congo Lng’’, dont la première phase a été lancée en décembre 2023, vise à étendre la production gazière du pays à 20 millions de tonnes par an d’ici à 2030, pour atteindre environ 198.000 barils de pétrole.

Cette cérémonie de lancement de la première cargaison destinée à l’exportation a connu la participation de plusieurs personnalités, dont des membres du gouvernement, des autorités administratives et locales, ainsi que des investisseurs internationaux.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville /Source ACI

Créé le 2026-02-07 20:34:57

Pierre Moussa, stratège en chef : la machine de campagne de Denis Sassou-N'Guesso est lancée

Le Secrétaire Général du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), Pierre Moussa a été nommé directeur de campagne de Denis Sassou-N'Guesso pour l’élection présidentielle de mars prochain. Une désignation lourde de sens, qui marque l’entrée en scène d’un homme d’expérience, rompu aux arcanes politiques et aux grandes batailles électorales.

Figure majeure de la vie politique nationale, Pierre Moussa incarne la rigueur, la méthode et la fidélité à la vision du président candidat.

Sa nomination rassure la base, mobilise les cadres et envoie un signal clair : la campagne sera structurée, offensive et résolument tournée vers la victoire.

À quelques semaines du scrutin, ce choix stratégique traduit la volonté de Denis Sassou-N'Guesso de s’appuyer sur un leadership éprouvé pour porter son projet, fédérer les énergies et convaincre les électeurs.

Avec Pierre Moussa à la manœuvre, la campagne présidentielle entre dans une phase décisive.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaiville

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Créé le 2026-02-07 12:31:31

Congo – Candidature à la présidentielle de mars 2026 : Pour Denis Sassou N’Guesso, c’est OUI !

Depuis de nombreux mois, des voix s’élèvent à travers les coins et recoins du Congo, pour appeler le Président Denis Sassou N’Guesso à faire acte de candidature. À l’égard des jeunes qui dans leur majorité, ont exprimé ce désir, des partis de la majorité mais aussi du peuple qui commençait à trouver le temps long et le silence de Denis Sassou N’Guesso pesant, le Président Denis Sassou N’Guesso a mis un terme aux incertitudes en annonçant faire acte de candidature pour la présidentielle de mars 2026.

À l’occasion du lancement de la grande foire agricole du Congo, au village Bambou-Mingali dans le district d’Igné, département du Djoué-Léfini, Rachetée Rachel Gombéla, une jeune entrepreneure avicole, spécialisée dans l’élevage des poules pondeuses, basée à Ngabé, témoignant les incertitudes de la jeunesse, eu-égard au silence observé jusque-là auprès de Denis Sassou N’Guesso, a demandé au chef de l’État de se déclarer sur sa candidature à la présidentielle.

« Excellence Monsieur le Président de la République, nous sommes inquiets. Je vous le dis, nous sommes inquiets.

Nous savons que vous avez un cœur chaud et une tête froide. Mais nous, nous avons un cœur chaud et une tête chaude. Chez nous, tout est chaud. Et actuellement, tout bouillonne à cent degrés Celsius. Votre silence va nous conduire au suicide, Monsieur le Président. Voulez-vous que nos têtes et nos cœurs explosent ?

Mais ça chauffe ! Dans nos cœurs ça chauffe, dans nos tête, ça chauffe!

Vous dites souvent que le temps n’attend pas et aujourd’hui nous vous disons qu’il est temps. Le temps presse. N’gonga é bélémi. Ntangu mé lunga.

Nous ne voulons pas d’un saut dans l’inconnu. L’histoire nous enseigne que êtes vous êtes un très grand et très bon parachutiste. Mais nous, nous ne le sommes pas. Si nous osons faire un saut dans l’inconnu, nous allons nous écraser au sol.

Papa Sassou, Otchombé, Mwana Mouébara, Vieux Ngéli-Ngéli, L’Homme des masses, l’Homme de actions concrètes, l’Homme de l’unité nationale et la cohésion sociale, Faiseur de paix, bâtisseur infatigable, et enfin le très grand amis de la jeunesse. Alors, Monsieur le Président de la République, permettez nous de vous poser une question. Une question simple et directe. Répondez-nous tout aussi simplement et directement. Serez-vous candidat à l’élection présidentielle de mars, oui ou non ! »

Répondant à l’invite de dame Rachetée Rachel Gombéla, le Président Denis Sassou N’Guesso a rappelé les six principaux pôles de développement fixés par le plan national de développement avec notamment l’agriculture au sens large. Il s’est dit ému et fier des jeunes qui avec l’appui du gouvernement se mobilisent et les résultats sont là à travers ce vaste mouvement.

Et de répondre tout aussi directement :

« Je dis que je vais accompagner ce mouvement et pour cela, je vais faire acte de candidature ».

L’annonce a été accueillie par l’apothéose généralisée, avec des cris d’allégresse de la foule scandant ‘’Sassou Président’’.

Rappelons que l’annonce de la candidature du Président Denis Sassou N’Guesso qui intervient dans les délais, vient entériner la demande des leaders des dix-huit partis membres du Groupement Majorité présidentielle qui ont solennellement signé, lors d’une cérémonie au siège national du P.c.t à Brazzaville, la déclaration à travers laquelle ils s’engagent à créer leur groupement politique et à choisir Denis Sassou-N'Guesso comme leur candidat unique à l’élection présidentielle de mars 2026.

La rencontre s’est déroulée sous le patronage de Pierre Moussa, secrétaire général du P.c.t et président par intérim de la Majorité présidentielle, avec la participation de tous les leaders des partis membres, en présence de leurs cadres et militants mobilisés pour l’occasion.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-05 15:15:18

Cuca sous contrebande : l’ombre de Cabinda qui menace l’économie congolaise

À la frontière du Cabinda, une menace silencieuse mais grandissante prend de l’ampleur : l’entrée illicite de la boisson Cuca, en provenance d’Angola, destinée à inonder le marché de Pointe-Noire et de Brazzaville. Ce trafic bien organisé échappe aux circuits légaux, contourne les contrôles douaniers et prive l’État congolais de recettes fiscales essentielles.

Derrière chaque cargaison frauduleuse, ce sont des millions de francs CFA qui échappent au Trésor public, au détriment de l’économie nationale, des opérateurs respectueux de la loi et des emplois locaux.

Pendant que les trafiquants véreux engrangent des profits faciles, l’État perd, et le marché formel s’asphyxie. Plus inquiétant encore, cette contrebande fragilise les mécanismes de régulation, favorise l’économie souterraine et ouvre la voie à d’autres trafics tout aussi préjudiciables.

La frontière du Cabinda devient ainsi une brèche économique qu’il est urgent de colmater.

Face à ce fléau, les autorités sont interpellées au moment où la jarre des finances de l'Etat congolais est tellement percée depuis la chute des cours du pétrole. Il est impératif de redoubler de vigilance, de renforcer les contrôles frontaliers, d’intensifier la coopération entre services de sécurité, de commerce et douanes, et de frapper fort contre les réseaux de contrebande.

La protection de l’économie congolaise n’est pas une option : c’est une nécessité.

Laisser prospérer ce trafic, c’est accepter que l’illégalité dicte sa loi. Agir maintenant, c’est défendre la souveraineté économique du Congo et préserver l’équité du marché. 

Le rythme effréné des entrées de camions remplis de Cuca à Pointe-Noire devient un véritable danger. 
 
Lorsque le Président congolais,  Denis Sassou-N'Guesso rappelle, lors de la cérémonie de réveillon d’armes, la nécessité pour les forces publiques de surveiller rigoureusement nos frontières, ce message est clair : il s’agit aussi de mettre un coup d’arrêt à ce genre de contrebande. Protéger les frontières, c’est protéger l’économie, les emplois et la souveraineté nationale.
 
La vigilance doit donc être totale. Lutter contre le trafic de Cuca, c’est défendre l’intérêt général, préserver l’avenir économique du pays et éviter  de détruire toutes les Brasseries implantées au Congo-Brazzaville.
 
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
 
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Créé le 2026-02-04 14:13:20

Libye : Décès de Saïf Al-Islam Kadhafi fils du défunt guide de la Jamahiriya libyenne

Dans un communiqué publié mardi 3 février, son entourage politique a indiqué que Saïf al-Islam Kadhafi avait été tué lors d'une "confrontation directe" avec quatre hommes armés non identifiés qui ont fait irruption à son domicile dans l’ouest de la Libye, près de la frontière du pays avec l’Algérie .

La télévision libyenne a rapporté les propos de sa sœur, selon laquelle Saïf al-Islam Kadhafi a été tué, sans donner de détails sur les circonstances de son décès.

Son avocat français, Marcel Ceccaldi, a indiqué que l'identité des assaillants demeurait inconnue, ajoutant qu'un proche de Saïf al-Islam l'avait informé, il y a une dizaine de jours, "qu'il y avait des problèmes concernant sa sécurité".

Saïf Al-Islam Kadhafi demeurait, même après la chute du régime et la mort de Muammar Kadhafi, l’incarnation la plus visible de son héritage politique. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, en 2021, il était sorti de son long mutisme pour faire acte de candidature à l’élection présidentielle qui, finalement, ne s’est jamais tenue.

Il avait été arrêté et condamné à mort par contumace en juillet 2015 par un tribunal de Tripoli, avant de bénéficier d'une amnistie en Libye.

Saïf Al-Islam Kadhafi avait joué un rôle clé dans les négociations ayant conduit à la libération des infirmières bulgares en 2007, ainsi que sa participation aux discussions relatives aux indemnisations des victimes de l’attentat de Lockerbie survenu le 21 décembre 1988 avec l’explosion en vol d’un Boeing entre Londres et New York, attribué à la Libye de Kadhafi.

Saïf al-Islam Kadhafi est né le 25 juin 1972 à Tripoli, il est le second fils de Mouammar Kadhafi. Son prénom signifie, en arabe, « le glaive de l'islam ».

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-04 13:21:00

Congo – Parti républicain et libéral : Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes annonce son retrait de l’opposition congolaise

Dans une lettre adressée au chef de file de l’Opposition politique congolaise, Pascal Tsaty-Mabiala, le 2 février, le président du Parti républicain et libéral (PRL), Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, a annoncé, le retrait de son parti de ce cartel politique.

«Cette décision, mûrement réfléchie, fait suite à l’inadéquation de nos vues idéologiques et autres désaccords stratégiques d’approches politiques ». C’est par ces termes qu’ Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes justifie son retrait du bloc politique de l’opposition.

Même si le président du PRL ne va pas bien loin dans sa logique descriptive des causes du retrait, deux concepts clé en induisent à tout le moins le référencement. « L’inadéquation de vues idéologiques » et les « désaccords stratégiques d’approches politiques ».

À propos de l’inadéquation de vues idéologiques

L’UPADS, parti dit d’opposition et dont le président Pascal Tsaty Mabiala, est de surcroît chef de file de l’opposition est absente de la présidentielle du 15 mars 2026, alors que le but de tout parti, c’est la conquête du pouvoir.

Chose curieuse à plus d’un titre. Même si la campagne présidentielle n’est pas encore lancée, l’UPADS ne semble pas décidée de donner officiellement des consignes de vote, ni de soutenir un candidat appartenant à la plateforme de l’opposition dont elle se revendique, ce qui constitue une véritable inadéquation idéologique, notamment pour les autres partis de la plate-forme, abandonnés au milieu du gué par celui qui était censé être leur guide. Pourtant, les choses semblent claires pour l’UPADS ou tout au moins pour Pascal Tsaty Mabiala, n’en déplaise à ses amis de l’opposition.

Parfois, ‘’un tiens’’ vaut moins que ‘’deux tu l’auras’’

« Un tiens » vaudrait moins que « deux tu l’auras » pour Pascal Tsaty Mabiala qui mise plutôt sur les législatives que sur la présidentielle.

Et pour cause : Pascal Tsaty Mabiala n’est pas homme à prendre des décisions qui ne rapportent pas de dividendes politiques, seul but qui guide son action politique. De bonne guerre tout de même.

Parlons justement de la guerre, en ancien ministre de la Défense, Pascal Tsaty Mabiala a l’expérience des forces en présence dans un conflit et sait pertinemment qu’il vaut mieux ne pas s’engager dans un conflit que l’on sait perdu à l’avance. Un conflit dans lequel le rapport de forces est des plus déséquilibrés. C’est simplement suicidaire. On y perd autant ses hommes, que ses forces, son honneur et sa dignité, car battu à plate couture. Et il est souvent bien difficile de se relever pour affronter les batailles de l’après-guerre.

En fin stratège et surtout en homme prudent, Pascal Tsaty Mabiala a sans doute vu le mal de la défaite à la présidentielle de loin. Alors, plutôt que de boire le calice jusqu’à la lie, en perdant la présidentielle et les élections qui s’y succèdent, il a, dans une espèce de « donnant-donnant » non-clamé, conditionné son retrait de la présidentielle – ouvrant de facto un boulevard à Denis Sassou N’Guesso dans son fief électoral, - à un échange de bons procédés avec le PCT, pour les prochaines législatives, afin de conserver sa fonction de chef de file de l'opposition. C’est de la réal-politique.

Et pourvu que la partie contractante de l’accord tienne vraiment parole, « un tiens » dont on aura fait l’impasse à la présidentielle, sera compensé par les « deux tu l’auras » des législatives, presque déjà dans le sac, avec un nombre de députés conséquents pour endosser à nouveau le costume de ‘’chef de file de l’opposition’’ qui lui va si bien.

Pascal Tsaty Mabiala, corps amphotère?

En agissant en « corps amphotère’’, Pascal Tsaty Mabiala dont le parti compte du reste au moins un ministre au gouvernement qui n’est pas d’union national, brouille le message idéologique, envoyé aux autres composantes de la plate-forme de l’opposition. Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes se serait-il offusqué de la ‘’filouterie’’ politique de Pascal Tsaty Mabiala ?

Chef de file de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala l’est au regard du nombre de députés dont il dispose à l’assemblée nationale. Un numerus clausus acté par la situation peu amène de l’UDH-Yuki, au moment de la désignation de ce personnage aux attributions constitutionnelles. Au regard du nombre de députés donnant droit à la fonction, on serait tenté de dire qu’entre le président de l’opposition pressenti et le président de l’opposition de fait, au regard du nombre de députés dont ils disposent chacun, les textes auraient tranché par défaut, eu égard à un flou juridique pour le pressenti. Mais en sera-t-il toujours le cas ?

Rien n’indique qu’au regard du raz de marée que son candidat est en passe de réaliser dans les fiefs traditionnels de l’UPADS pendant la présidentielle du fait de la non participation de Pascal Tsaty Mabiala à la présidentielle, le PCT manquera d’être ‘’reconnaissant’’ vis-à-vis de l’UPADS qui l'y aura laissé un boulevard, en lui permettant de disposer en retour, du nombre de députés qui feront la différence d’avec le concurrent immédiat, dans ce match intra opposition pour le siège de chef de file de l’opposition que Pascal Tsaty Mabiala entend conserver, avec tous les avantages qui s'y rapportent, à défaut de mieux. En agissant ainsi, Pascal Tsaty Mabiala jouerait en solo, au nez et à la barbe de ses amis de l’opposition. Une trahison en règle qu’Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes semble dénoncer, sans le dire, mais dont il tire les conséquences.

Les désaccords stratégiques d’approches politiques

Bien malin, qui positionnerait véritablement l’UPADS sur l’échiquier politique congolais. Au regard de la configuration dudit paysage, l’UPADS est partout et nulle part à la fois. Avec un ministre qui de surcroit siège dans les instances du parti, l’UPADS a en toute logique cessé d’être un parti d’opposition. Or, son président est le chef de l’opposition. Cette absence de lisibilité crée des désaccords manifestes d’avec les autres partis dit de l’opposition, qui ne savent plus où se placer, même si dans ce cas de figure, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes ne joue pas bien loin de Pascal Tsaty Mabiala. Au moins, son retrait appelle à une clarification, de la part de l'UPADS.

Une chose est au moins sûre, au regard de ses errements et de sa politique équilibriste, l’UPADS de Pascal Tsaty Mabiala a une utilité politique désormais nulle, car sans perspective ni prospective, au contraire de ce que fut la vision politique de Pascal Lissouba son fondateur. Et l’opposition dont il se prévaut n’est pas moins qu’un navire sans boussole, et sans cap.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-03 23:27:30

Congo – Jeunesse francophone : Messilah Nzoussi a procédé au lancement de la 2e édition des Jeux des Jeunes de la Francophonie à Brazzaville

L’Association Jeunesse Mondiale de la Francophonie (JMF), coordonnée par Fayard Mazila, a procédé, le samedi 31 janvier 2026 à l’Amphithéâtre du Lycée de la Révolution de Brazzaville, au lancement officiel de la 2e édition des Jeux des Jeunes de la Francophonie. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans l’Amphithéâtre du Lycée de la Révolution, sous le patronage de Madame Messilah Nzoussi, marraine de l’édition, en présence de Fayard Mazila, Coordonnateur de ladite Association, de Monsieur Morlendé Guil Alex, le président du Jury des Jeux, et des centaines d’élèves de différents établissements de la place et leurs responsables. Prévue du 31 janvier au 25 avril prochain, cette 2e édition est placée sous le thème : « Jeunesse et avenir de la Francophonie ». Les Jeux s’articulent autour de la langue française, de sa culture et de la créativité, qui se muent en une véritable compétition et un espace d’expression et de construction des jeunes citoyens.

A travers différents jeux, les candidats prétendants vont rivaliser d’ardeur et de connaissance en divers matières telles : dictée ; épellation, les mathématiques, la culture générale, le chant, la danse et le Concours de Miss. Toutes ces disciplines choisies demeurent dans la continuité et le prolongement de la première édition.  

« Mesdames et messieurs, mes chers amis jeunes, mes enfants, nos chers amis, chères invités, c'est avec un immense honneur et une profonde émotion que je me tiens devant vous aujourd'hui en tant que marraine de cette deuxième édition des Jeux de la Francophonie aujourd'hui. Ces Jeux ne sont pas seulement un espace de compétition, qui incarnent l'énergie, la créativité et l'engagement de la jeunesse francophone et particulièrement congolaise pour un avenir porteur d'espoir et d'unité. Je voudrais tout d'abord saluer et féliciter chaque jeune présente ici. Vous êtes le visage dynamique de la francophonie, porteurs des valeurs essentielles de respect et de solidarité, d'excellence et d'ouverture sur le monde. Apparait vos talents, vos efforts et vos rêves pour montrer que la jeunesse est le moteur de votre avenir commun. Aujourd'hui, vos aspirations trouvent un écho fort au sommet de l’État », a déclaré la marraine, Messilah Nzoussi.

« Les années 2024, 2025 et 2026 ont été officiellement déclarées ’’années de la jeunesse’’ par le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, qui en lui-même a souligné les attentes de cette couche de la société sans nombreuses et brûlantes. Dans son discours sur l'état de la nation de 28 novembre 2025, le Président de la République avait lancé un appel vivant aux jeunes et les avait invités à s'engager activement dans la construction de l'avenir du pays, à mettre leur énergie, leur intelligence et leur créativité au service du développement et de la prospérité nationale. Ce message est un encouragement puissant qui rejoint pleinement l'esprit des jeunes de la francophonie : croire en soi, agir ensemble et bâtir un futur meilleur », a-t-elle martelé.

Madame Messilah Nzoussi a, en outre exhorté les participants, à donner le meilleur d’eux-mêmes, afin de vaincre aux jeux et devenir des champions. « C'est dans cet esprit que je vous encourage, vous, jeunes participants, les jeunes de la francophonie, à devenir le meilleur de vous-même, à dépasser vos limites, que ce soit dans les compétitions scientifiques ou culturelles, et à vivre pleinement cette opportunité exceptionnelle. Chaque effort, chaque sourire, chaque échange, chaque victoire, ou même chaque défi, soient investis pour construire un avenir meilleur pour vous, pour notre nation et pour la francophonie ». « Chers jeunes, profitez de chaque instant, apprenez, partagez, inspirez-vous les uns les autres, portez haut les standards de la jeunesse congolaise et francophone avec fierté, dignité, ambition et détermination. Que ces Jeux soient le confère de l'avenir brillant pour vous, pour vos familles, pour notre cher Patrie », a rassuré la marraine de l’édition.

« A tous les organisateurs, partenaires et bénévoles, je veux dire ma profonde gratitude. Vous êtes les bâtisseurs de ce rêve collectif. Votre engagement fait de ces Jeux un espace de rassemblement, d'espoir et de fraternité fidèles à la vision portée par l'État à travers les années et la jeunesse. Je souhaite à toutes et à tous des Jeux exceptionnels riches en découvertes, en émotions, en rencontres et en souvenirs inoubliables », a conclu Messilah Nzoussi, la marraine des Jeux.

A noter que les Jeux de la Francophonies sont une compétition multisports et un ensemble de concours culturels, en épreuves individuelles ou par équipe, organisés par le Comité international des Jeux de la Francophonie et le Comité national des Jeux de la Francophonie sous l’égide de l’organisation internationale de la Francophone. Pour la promotion de la Jeunesse, de l’Art et l’intellect. A savoir également que, Messilah Nzoussi, marraine de cette 2e édition des Jeux des Jeunes de la Francophonie est journaliste attitrée du journal de 20 heures de Télé Congo. Elle a également été élue, le 30 août 2025, présidente du comité national du Réseau panafricain des journalistes (RPJ).

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-02 20:40:53

Congo – Sénégal : Le Président Denis Sassou N’Guesso a eu un entretien en tête à tête avec son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye

Le Président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye est arrivé à Brazzaville ce lundi 2 février pour une visite officielle de 48 heures. En fin d’après-midi, le Président Denis Sassou N’Guesso a accueilli son hôte Bassirou Diomaye Faye au Palais du Peuple. L’instant d’une retrouvaille, mais aussi d’un entretien au plus haut niveau entre les deux chefs d’État, sur des questions de coopération bilatérale et multilatérale.

Renforcer l’axe Brazzaville-Dakar sur plusieurs sujets, sur lesquels reposent les relations entre le Congo et le Sénégal, deux pays liés par une communauté de destin, tel a été le maitre-mot de cet entretien.

Aussi, Denis Sassou N’Guesso et son homologue sénégalais ont-ils passé en revue les domaines de coopération qui lient les deux pays et qui feront l’objet des accords qui seront signé au cours de cette visite officielle. Parmi ces domaines, on peut citer l’agriculture, l’énergie, la culture, l’éducation, les hydrocarbures et bien d’autres…

Les deux chefs d’État ont également fait le tour d’horizon des questions sécuritaires en Afrique, avec des zones de conflit tels que l’Est de la République démocratique du Congo et le Soudan, ainsi que les questions qui seront soulevées à l’occasion du 39ème sommet de l’Union Africaine qui se tiendra en ce mois de février en Éthiopie.

Signalons que l’ancien président sénégalais Macky Sall est candidat au poste de secrétaire général des Nations-Unies, une candidature qui peut être soutenue par l’ensemble des États africains.

Après leur entretien en tête à tête, le Président congolais Denis Sassou N’Guesso a offert à son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye, un diner officiel en guise de souhait de bienvenue en terre congolaise.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-02 20:27:15

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