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La saison sèche s'est solidement installée à Sibiti, dans le département de la Lékoumou, et avec elle, un froid devenu la véritable vedette des conversations. Dès les premières heures de la matinée, les rues se remplissent de silhouettes emmitouflées dans des vestes, bonnets et autres équipements de survie contre les températures capricieuses.
Mais s'il y a une victime collatérale de cette offensive climatique, c'est bien l'eau du bain. Jadis fréquentée sans hésitation, elle est aujourd'hui observée avec méfiance, parfois même à bonne distance. Certains citoyens avouent négocier longuement avec leur courage avant d'approcher le seau ou la douche. D'autres préfèrent attendre que le soleil signe enfin son contrat de présence avant toute tentative de rapprochement avec l'eau froide.
Dans plusieurs quartiers, les commerçants et les fonctionnaires rivalisent d'anecdotes sur leurs exploits matinaux face au froid.

Ici, on raconte avoir plongé un doigt dans l'eau avant de battre précipitamment en retraite. Là, un autre affirme avoir passé plus de temps à préparer son bain qu'à se laver.
Malgré ces petites batailles quotidiennes, les habitants de Sibiti gardent leur bonne humeur. Car le froid, aussi tenace soit-il, rappelle également la beauté particulière de cette saison sèche qui enveloppe la ville d'une atmosphère paisible et rafraîchissante.
À Sibiti, une chose est désormais certaine, en cette période de l'année, le courage ne se mesure plus seulement aux actes héroïques, mais aussi à la capacité de regarder un seau d'eau froide droit dans les yeux et d'y entrer volontairement.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-06-10 08:12:51
C'est une découverte qui fait actuellement plus de bruit qu'un tam-tam en pleine nuit dans un village situé près de Mayoko (Bandzoko) dans le département du Niari (sud). Lors d'une partie de chasse, des villageois ont eu la surprise de découvrir sur le foie d'une antilope des marques étranges ressemblant, selon certains habitants, à des écritures chinoises.
Depuis, les spécialistes autoproclamés se multiplient. Pour certains, il s'agirait d'un signe mystérieux. Pour d'autres, l'antilope aurait simplement décidé d'apprendre le mandarin avant de traverser la forêt. Les plus inspirés vont même jusqu'à imaginer qu'elle préparait discrètement un partenariat économique avec l'Asie !
Face à l'agitation grandissante, les anciens du village appellent au calme et rappellent qu'avant de conclure à un message venu de l'autre bout du monde, il serait peut-être utile de demander l'avis d'un vétérinaire ou d'un spécialiste.
En attendant les explications scientifiques, une chose est sûre, cette antilope est déjà devenue la plus célèbre de la région. Et si les marques observées ne sont finalement que de simples traces naturelles, elle aura au moins réussi un exploit rarissime : réunir tout un village autour d'un même sujet de discussion sans élection ni match de football.
Une affaire qui prouve qu'à Mayoko, même les antilopes peuvent parfois devenir des sujets de débat international !
Cliquez sur la photo pour lire la vidéo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-06-10 07:39:36
Le sélectionneur français Didier Deschamps a retenu Mike Maignan, Brice Samba et Robin Risser pour le Mondial 2026. Né à Linzolo, au Congo-Brazzaville, Brice Samba a gravi les échelons du football mondial jusqu’à devenir gardien de l’équipe de France. Brice Samba va participer à la Coupe du Monde presque en ambassadeur du pays qui l’a vu naitre.
Même s’il n'arbore pas les couleurs des Diables rouges du Congo-Brazzaville, Brice Samba a toujours porté le Congo en lui. Le joueur a un parcours exceptionnel qui illustre le talent, la persévérance et le travail d’un enfant du Congo devenu une référence au plus haut niveau.

À 32 ans, le gardien n° 2 des Bleus Brice Samba s’apprête à vivre sa première Coupe du monde, et il en manifeste une légitime fierté.
« Un rêve de gosse tout simplement. Parce que c’est le summum du football, une Coupe du monde. Je suis très fier de pouvoir y participer avec une Nation comme la France. C’est beaucoup de reconnaissance envers mon travail, parce que je n’ai jamais rien lâché, j’y ai toujours cru, et ce sont des belles histoires que je raconterai à mes petits-enfants. »
Entre la France et le Congo, son cœur a toujours balancé, c’est le réalisme qui l’a emporté.

« Plus jeune, j’ai été sollicité par le Congo. Mais j’ai toujours cru que je pouvais arriver en équipe de France grâce à mes qualités et ce que je pouvais faire sur le terrain. Il fallait juste que tout soit aligné pour que mon potentiel ressorte. Ça me rend fier parce que j’ai intégré l’équipe de France à 27-28 ans. De nos jours, c’est peut-être tard. Mais pas pour moi. Chacun vient à maturité en son temps. »
Au Congo, le nom Brice Samba fait référence à celui de son père lui aussi excellent gardien du but du Kotoko de Mfoa, des Diables noirs et de l’équipe nationale des Diables rouges. Ses performances dans les buts et son talent le placent au nombre des grands gardiens que le pays a connus.
De père en fils, les Samba Brice ont su mouiller le maillot avec grandeur et honneur, en club comme en équipe nationale, même si père et fils ont eu chacun la sienne, quoique le Congo fédère leur cœur.

Voila qui replace ce nom dans la légende qui l’accompagne, celle de nos manuels de lecture d’antan, quand Samba tua le Ginarou, ce caïman géant qui terrorisait le village et l’empêchait de se ravitailler en eau dans la rivière, sauf après sacrifice de la plus belle fille du village.
Samba tua le Ginarou mais usa d’humilité et de modestie pour revendiquer son acte de bravoure que les grands chasseurs du village voulurent s’approprier en vain, car ils ne purent chausser les babouches que Samba avait abandonné sur la berges, comme preuve de son acte. Trop grandes ou trop petites.
En deuxième gardien, Brice Samba ne sera peut-être pas aligné pendant la compétition. Mais faire partie de cette équipe de France est déjà une première victoire, peut-être que le destin en dessinera une autre, encore plus grande.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-06-10 07:21:33
Le morceau se fredonne et s’accompagne d’une danse qui rappelle les grands moments de la musique d’opérette congolaise, du genre ‘’Bouzitou bwa bantou, Très fâchés’’. Des paroles aussi simples, tirées d’un vécu qui peut bien être celui de toute femme délaissée au profit d’une autre. Une orchestration qui tient en haleine, avec un rythme raffiné, telle une berceuse, pourquoi pas une comptine ou plutôt une chanson de cour d’école. ‘’Yamboula mabandza’’ a conquis les cœurs et crée le buzz sur les réseaux sociaux, au point que les reprises se multiplient pour la coqueluche du moment.
Sous d’autres cieux, on parlerait de « tube de l’été ». Au Congo, c’est simplement une chanson parmi tant d’autres, avec la particularité que celle-ci cartonne et met le feu, « tiya ».
Son auteur est une artiste quasi atypique, que rien ne prédisposait à la musique.
Pas encore entrée dans la peau d’artiste ou qu’elle est dépassé par son succès.
Son look de ‘’ pagneuse ‘’ reste encore celui de madame tout-le-monde.

Son parlé est presque trivial, quand elle distille à la foule d’admirateurs des « bidjou-bidjou », entendez bisou.

Pourtant, son coup d’essai pour dire l’évidence d’une déception amoureuse en chanson, est devenu un coup de maître ou plutôt de maitresse, au point que le succès se dessine à la vitesse de l’éclair.
Abondamment reprise dans la diaspora congolaise en occident où l’histoire racontée par Gustavie Mbemba est devenue le lot quotidien de nombreuses femmes, l’œuvre a rapidement traversé les frontières. Elle séduit de l’Afrique centrale à l’Afrique de l’ouest, jusqu’en occident où le rythme et la chorégraphie qui l’accompagnent on fini par prendre le pas sur la compréhension du texte.
Ainsi sont les œuvres empreintes de génie. Elles fédèrent par-delà l’idiome de leur interprétation originale. Chacun, où qu’il soit sur la planète, en ressent quelque chose qui réveille son feeling, le pousse à fredonner le morceau qui l’interpelle jusque dans ses tripes et à entrer dans la danse.
Ainsi, en quelques jours, Gustavie Mbemba est devenue une ambassadrice authentique de la Culture congolaise, une qui élève bien haut l’étendard vert-jaune-rouge.
Pour la petite histoire, le couple Gustavie Mbemba et Yannick vivait ensemble à Mindouli, dans le département du Pool au Congo-Brazzaville.
Un jour, alors qu'il achetait des jouets pour ses enfants au marché de la localité, Yannick fit la connaissance d'une jeune femme surnommée « Ma Moundélé ». Séduit par celle-ci, il commença une nouvelle relation.
Cette situation provoqua des tensions, de la jalousie et de nombreuses disputes jusque sur les réseaux sociaux.
Face à cette épreuve, Gustavie, l’épouse délaissée, décida d'exprimer sa douleur et son dépit amoureux à travers une chanson composée chez elle. Faire contre mauvaise fortune, bon cœur.
Encouragée par plusieurs femmes et soutenue par son sponsor Nguila, elle entra finalement en studio pour enregistrer son œuvre.
Dans cette chanson dédiée à sa fille jumelle Nzouzi ainsi qu'à son ex-mari Yannick, elle évoque les conséquences de l'infidélité et les souffrances vécues dans son foyer.

Extrait de la chanson :
« Arrête avec les soucis, mon bébé Nzouzi,
Arrête de penser à ton père Yannick, Nzouzi, ma fille.
Tu es la photocopie de ton père Yannick.
Ta grossesse était désirée par nous.
Je ne suis pas une femme frivole.
Regarde comment ton père accepte des grossesses dont il n'est pas l'auteur. »
Les fruits du succès poussent parfois à nos pieds, il faut simplement se baisser pour les ramasser. Gustavie Mbemba en fait la preuve.

Partie de rien, dans son Mindouli natal, elle cotoie désormais les cimes du succès, visiblement métamorphosée.
Pleins succès l'artiste!
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-06-09 20:57:13
Le Laboratoire Nationale de Santé Publique (LNSP) de Brazzaville a organisé du 8 au 9 juin 2026, une Journée Portes ouvertes, dans l’enceinte de cette structure médico-sanitaire. Institution stratégique de notre système de santé et maillon essentiel de la sécurité sanitaire de notre pays, cette activité de santé a eu pour objectif majeur, de faire connaître ses ambitions et son rôle, dans la prévention et la gestion des urgences sanitaires. La journée Portes ouvertes donne accès à la prise en charge d’un certain nombre d’examens : la Créatinémie ; la Glycémie ; l’Electrophorèse D’hémoglobine ; la Goutte épaisse, NFS, l’Hépatite B et le Groupe sanguin. La cérémonie d’ouverture, patronné par son directeur général, le Professeur Roch Fabien Niama, en présence du représentant de la présidente de la Commission Santé du Sénat, du Conseiller du Premier ministre, chef du gouvernement en matière de santé, des directeurs centraux du Laboratoire.

Lors de l’ouverture des Portes ouvertes, le directeur général du Laboratoire National de Santé Publique, le Professeur Roch Fabien Niama a exprimé sa joie et son profond sentiment de responsabilité, en prenant la parole, à l’occasion.
En effet, « cette activité s'inscrit dans l'exigence fondamentale de la gouvernance publique monétaire, celle de la transparence, de la redevabilité et du rapprochement entre les institutions publiques et les citoyens qu'elles servent », a-t-il indiqué.

« Dans un contexte international marqué par la recrudescence des épidémies, les menaces biologiques émergentes et les défis permanents liés à la santé publique, les laboratoires nationaux de référence occupent une place centrale dans la prévention, la détection précoce et la réponse face aux urgences sanitaires », a fait savoir Monsieur le directeur.
Par ailleurs, le directeur du laboratoire a expliqué et détaillé que, « le Laboratoire national de santé publique n'est pas simplement un centre d'analyse médicale. Il constitue ainsi un véritable outil stratégique de l'État. Son rôle s'étend de la surveillance biologique des maladies à potentielles épidémiques, au contrôle de qualité des médicaments, des denrées alimentaires et des eaux de consommation, ainsi qu'à l'appui scientifique indispensable à la prise de décisions en matière de santé publique.

Etant entendu que, les textes qui régissent le fonctionnement du Laboratoire National de Santé Publique lui confèrent des responsabilités majeures qui participent directement à la protection des populations et à la préservation de la santé collective.
Cette journée Portes ouvertes offre ainsi une opportunité à mieux comprendre le travail remarquable accompli au quotidien parmi les hommes du Laboratoire national de santé publique, souvent dans la discrétion, mais toujours au service de l'intérêt général. Cette initiative s'inscrit pleinement dans la mise en œuvre du plan national de développement sanitaire qui fait du renforcement du système national de laboratoire une priorité stratégique pour la tête de la couverture sanitaire et médicale.

Selon Roch Flavien Niama, « un système de santé performant repose sur les diagnostics fiables, les analyses de qualité et les infrastructures modernes capables de répondre efficacement aux besoins des populations. C'est pourquoi le gouvernement poursuit ses efforts en faveur du développement des capacités techniques, technologiques et humaines de notre réseau national de laboratoire avec le LNSP comme institution de référence. Cependant, les investissements consentis par l'État ne peuvent produire pleinement leur effet que si les populations, les professionnels de santé, les chercheurs, les partenaires et les acteurs du secteur privé connaissent les services disponibles et en font pleinement usage », a-t-il martelé.
Néanmoins, l’on peut affirmer que, ces journées portes ouvertes répondent précisément à cet objectif. Elles permettront de découvrir les principales plateformes techniques du Laboratoire national de santé publique, d'apprécier les équipements de pointe mis à disposition, de mieux comprendre les procédures garantissant la qualité et la fiabilité des résultats, mais également de prendre connaissance des travaux de recherche et des projets d'avenir portés par cette institution.

Signalons que cette activité a été marquée par des consultations médicales et des examens biologiques gratuits destinés à certaines catégories de la population. Cette dimension, de portée hautement sociale illustre parfaitement la vocation du LNSP : mettre la science et l'expertise au service du bien-être des citoyens.
En conséquence, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, à travers le gouvernement que dirige Son Excellence Monsieur Anatole Collinet Makosso, attache une importance particulière au développement de la recherche scientifique, à l'innovation et à l'amélioration continue de la qualité des services de santé.

A cet égard, les démarches engagées par le LNSP en vue de renforcer son système qualité et de se conformer aux standards internationaux constituent un signal fort de son engagement en faveur de l'excellence.
En substance, le professeur Roch Fabien Niama a du reste encouragé l'établissements de santé publiques et privés, les compagnies d'assurance, les universités, les centres de formation sanitaire ainsi que les partenaires techniques et financiers à renforcer leur collaboration avec le LNSP afin de contribuer efficacement à construire ensemble un système national de santé toujours plus performant et résilient.

« La sécurité sanitaire est une responsabilité collective. Elle nécessite la mobilisation permanente des institutions, des professionnels de santé, des chercheurs, des partenaires et des communautés », a-t-il ajouté.
« En ouvrant aujourd'hui ces portes, le LNSP nous rappelle, non seulement qu'il est capable de répondre à la demande de la population, mais aussi que la confiance se construit par la transparence, que la qualité se démontre par les résultats et que la santé publique demeure l'affaire de tous », a conclu Monsieur le directeur du Laboratoire National de Santé Public (LNSP).
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-06-09 20:42:32
Il fut un temps où décrocher quelques centaines de lecteurs relevait déjà de l'exploit. Aujourd'hui, Les Échos du Congo-Brazzaville jouent dans une autre catégorie. Un seul article (à voir dans la rubrique Actualités populaires) vient de franchir la barre vertigineuse des 5 millions de vues, un record qui ferait rougir bien des influenceurs et même quelques stars de la musique !
À cette allure, les serveurs ont probablement demandé une pause-café pendant que les lecteurs continuaient d'affluer par milliers. Une chose est sûre : quand Les Échos publient, les clics se mettent au garde-à-vous.
Ce chiffre impressionnant confirme la place grandissante du média dans le paysage de l'information congolaise et au-delà. Entre actualité, analyses et sujets qui captivent, le public répond présent.
Comme quoi, au Congo-Brazzaville, certains articles ne font pas seulement le buzz : ils prennent carrément l'autoroute des millions de vues !
Les Échos du Congo-Brazzaville : quand l'information ne se lit plus seulement, elle se dévore.
Merci chers lecteurs pour la confiance et pour votre soutien indéfectible.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-06-09 09:52:57
À Dolisie, dans le département du Niari (sud), du lever du soleil jusqu'à une heure où même les coqs hésitent à chanter, les taxis-motos sillonnent les rues avec une énergie qui ferait pâlir un marathonien.
Dans une ville dont la population ne cesse de croître et où les quartiers s'étendent chaque année un peu plus loin, les wewa ont trouvé leur place et imposé leur hégémonie dans le transport urbain. Rapides, disponibles et capables de se faufiler là où certains véhicules préfèrent réfléchir avant de passer, ils sont devenus les véritables rois de la mobilité.
À Dolisie, il suffit de tendre la main et, comme par magie, un casque apparaît accompagné d'un moteur déjà prêt au départ. Que ce soit pour se rendre au marché, au travail ou à un rendez-vous urgent, le wewa est souvent plus rapide qu'une longue explication.

Au-delà du simple transport, ce secteur fait vivre des centaines de jeunes et participe activement à la dynamique économique locale. Chaque moto est une petite entreprise ambulante qui roule au rythme du développement de la ville. Et il faut reconnaître qu'ils possèdent un talent rare : celui de transformer les embouteillages en simples détails du paysage.
Dans cette capitale de l'or vert en pleine expansion, les taxis-motos ne sont plus seulement un moyen de déplacement. Ils sont devenus un symbole de l'ingéniosité, de la débrouillardise et du dynamisme d'une ville qui avance, moteur allumé et klaxon prêt à l'emploi.
Aujourd'hui, quelques autres villes congolaises développent le transport au moyen des « wewas ». Il s'agit de Sibiti dans la Lékoumou, de Dolisie dans le Niari, Nkayi dans la Bouenza, Pointe-Noire, la capitale économique et Oyo dans la Cuvette.
Ce corps de métiers apporte du sang neuf dans le monde du transport, une vraie valeur ajoutée. Cette réponse est la bienvenue aux problèmes de transport dans les villes congolaises.
Un business qui soulage plusieurs jeunes congolais étranglés par le chômage.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-06-09 09:35:17
Le Ministère de la Santé et de la Population a organisé, du 1er au 5 juin 2026 à Brazzaville, une séance de formation des agents de santé du district sanitaire de Makélékélé, sur la gestion des maladies non transmissibles graves, dans le cadre du PEN-Plus en République du Congo. Le PEN-Plus est une stratégie intégrée de prestation de soins visant à réduire le fardeau des maladies non transmissibles (MNT) parmi les populations les plus vulnérables. Cette formation a été animée par le docteur Leza Stély Grâce Elvire, cheffe des maladies non transmissibles à la Direction de l'Épidémiologie & de la Lutte contre la Maladie (DELM), avec l’appui de l’Organisation Mondiale de la Santé, Bureau Congo, afin de l’élaboration et de la validation des documents sur le diabète type 1 et la drépanocytose.

PEN-Plus est un programme sanitaire qui comble le manque de services en dotant les agents de santé en zones rurales des compétences essentielles pour prendre en charge les Maladies Non Transmissibles sévères. La prise en charge des maladies non transmissibles au niveau des soins de santé primaire. Donc, pour cette phase qui a été lancée depuis 2024, le district sanitaire de Makélékélé a été choisi comme district sanitaire pilote.
« C'est dans ce cadre-là que nous sommes réunis ici avec le personnel de santé, de l’hôpital de district, de centre de santé, le bureau du district sanitaire et le personnel du département, pour renforcer les capacités d'emploi dans le cadre de cette prise en charge de maladies non transmissibles. Et pour nous, nous avons donc élaboré et validé des documents sur le diabète type 1 et la drépanocytose que nous sommes en train de revoir avec les différents participants », a témoigné le docteur Leza Stély Grâce Elvire.

En réalité, cette réunion est une formation destinée aux cadres de santé des districts sanitaire, des hôpitaux et des centres de santé, « qui promeut la participation active. Donc, nous avons, en dehors des cours théoriques, des études de cas, des simulations, des évaluations qui se font également pour nous rassurer que les participants comprennent bien de quoi il s'agit et comprennent également l'importance qu'a cette stratégie dans le renforcement de la prise en charge de maladies non transmissibles », a-t-elle rappelé.
Il faut souligner que le PEN-PUS est une stratégie régionale de l'OMS-Afrique. « Chaque année, il y a une conférence qui se passe dans différents pays d'Afrique où chaque pays vient présenter les résultats qui ont été menés dans le cadre de cette stratégie. Donc pour cette année par exemple, nous avons en fin d'année, en fin du mois, c’est-à-dire que d’ici la fin du mois de juin courant, d'ici le 21 juin 2026, nous avons une conférence en Tanzanie où chaque pays est censé venir présenter la restitution, les résultats de ce qu'ils ont mené en termes de mise en œuvre de cette stratégie PEN-PLUS. Et le Congo, faisant partie de ces pays choisis, fera également partie de la conférence pour présenter les résultats de tout ce que nous sommes en train de mener », a fait savoir le docteur Leza Stély.

« Nous avons eu différentes activités, nous avons eu le lancement en 2024, nous avons eu l'élaboration des guides, nous avons mené les analyses de situation des maladies non transmissibles dans les districts sanitaires pilotes. Donc aujourd'hui, nous sommes à la formation et c'est tout ce qui sera donc présenté en juin 2026, dans quelques jours, lors de cette grande conférence », a-t-elle renchéri.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-06-08 21:31:26
La criminalité faunique, un phénomène qui, ces derniers temps, est en train de prendre des tournures inquiétantes dans certaines localités de la République du Congo. Les 23 et 24 mai dernier, dans le Département des Plateaux, trois présumés braconniers ont été interpellés par les éléments de la Gendarmerie. Ils avaient en leur possession des armes à feu dont une de guerre, des munitions de guerre, huit morceaux d’ivoire pesant au total plus de 31 kilogrammes. Tous ces moyens logistiques trouvés en leur possession pour commettre leur forfait, démontrent qu’ils seraient des habitués en cette matière et qu’ils seraient une bande criminelle bien organisée.
Les interpellations de ces trois individus ont eu lieu, pour le premier sur la route reliant Lékana à Djambala et les deux autres dans leurs fuites, ont été rattrapés le lendemain à Ngo. Les trois présumés délinquants fauniques interpellés, selon les sources proches du dossier, auraient abattu plusieurs pachydermes dans les forêts du District de Lékana. Ces individus seraient des étrangers dans le district de Lékana et proviendraient de plusieurs localités du Congo comme Gamboma dans le Département de la Nkeni-Alima, Mossaka dans Congo-Oubangui et autres.
Plusieurs autres complices seraient encore en cavale et les enquêtes se poursuivent. Les autres services notamment la Direction Départementale de l’Economie Forestière des plateaux a été saisie pour la suite de la procédure. Informé, le Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage (PALF) apporte son assistance technique dans cette affaire.
Les trois individus interpellés vont répondre de leurs actes devant les autorités compétentes. Ils sont poursuivis pour les délits d’abattage d’éléphants, détention et circulation des trophées d’une espèce animale intégralement protégée en l’occurrence l’éléphant. Ils sont également soupçonnés d’avoir détenu illégalement des armes et des munitions de guerre. Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de FCFA chacun conformément à la loi.

Le gouvernement et les acteurs de la conservation ne cessent de marteler que l’abattage et le trafic de produits de faune sauvage conduisent à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde. Le Congo, très engagé à protéger ses espèces animales surtout en voie de disparition reste très vigilant. Il sanctionne vigoureusement tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage.
En rappel, sept (7) individus avaient été présentés, le 27 mai dernier au Procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance d’Ewo dans le Département de la Cuvette-Ouest pour les délits de détention des trophées d’une espèce animale intégralement protégée. Ces présumés délinquants fauniques ont été placés à la maison d’arrêt de cette même ville en attendant l’ouverture de leur procès. Ceux-ci avaient été interpellés par les éléments de la gendarmerie en collaboration avec les agents des Eaux et Forêts avec l’appui du PALF.
La loi N°37-2008 sur la faune et les aires protégées en son article 27 dispose que « L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ».
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville / Source : PALF
Créé le 2026-06-08 18:06:19
Autrefois, à l'Université Marien Ngouabi de Brazzaville, les étudiants se précipitaient vers les librairies pour acheter des stylos, des cahiers et quelques ouvrages poussiéreux. Aujourd'hui, les temps ont changé. Le stylo semble avoir pris une retraite anticipée. Désormais, ce qui s'achète le mieux sur certains campus, ce ne sont plus les fournitures scolaires, mais les notes, selon un enseignant de ce grand temple du savoir, le Docteur Blanc Constant Ebara, invité de Tsieleka Média.
"Des étudiants viennent régulièrement me proposer de l'argent dans les enveloppes pour avoir de bonnes notes, mais je refuse toujours", a déclaré, avec le franc-parler qu'on lui connaît, Blanc Constant Ebara.
Dans cette nouvelle économie universitaire, certains étudiants n'ont plus besoin d'user leurs semelles entre l'amphithéâtre et la bibliothèque.
La formule magique est simple : pourquoi remplir des cahiers quand il suffit parfois de remplir certaines poches ?
Le marché est si florissant que l'on pourrait presque imaginer une cotation en bourse des notes académiques. Les mentions « Assez Bien », « Bien » et même « Très Bien » circuleraient comme des actions dont la valeur grimpe à l'approche des délibérations.
Pendant ce temps, les stylos observent la scène avec tristesse. Jadis héros des examens et compagnons fidèles des nuits blanches, ils se retrouvent aujourd'hui relégués au rang d'objets décoratifs. Certains racontent même que des stylos auraient demandé leur transfert vers les écoles primaires où l'on croit encore au mérite.
Heureusement, cette caricature ne saurait résumer l'ensemble de l'université.
La majorité des enseignants et des étudiants continuent de défendre les valeurs du savoir, de l'effort et de l'excellence.
Mais les quelques dérives qui alimentent les conversations dans les couloirs méritent d'être combattues avec fermeté. Car une université qui vend les notes finit par solder son avenir.
Et lorsque le diplôme devient un produit de commerce, c'est toute la société qui reçoit la facture.
À l'université Marien Ngouabi comme ailleurs, le véritable prix de la réussite devrait rester celui du travail, de la persévérance et de l'intelligence. Les notes doivent sortir de la tête des étudiants, pas du portefeuille de leurs parents.
En attendant le retour en grâce du mérite, les vendeurs de stylos peuvent toujours espérer des jours meilleurs. Après tout, il n'est jamais trop tard pour que l'encre reprenne le dessus sur les raccourcis.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-06-08 11:36:33
A Nsatou-Meya, dans la commune de Madingou dans le département de la Bouenza (sud), L’UPADS, le parti crée par le Professeur Pascal Lissouba, a rendu un dernier hommage empreint d’émotion et de reconnaissance à Ange Édouard Poungui, disparu le 28 avril 2026 à l’âge de 84 ans. Ancien Premier ministre, sénateur, économiste et homme d’État, il a marqué de son empreinte la vie politique congolaise durant plusieurs décennies.
Au sein de sa famille politique, Ange Édouard Poungui demeure le symbole d’un engagement constant en faveur du dialogue, de la démocratie et du progrès social.
Candidat de l’UPADS à l’élection présidentielle de 2009, il a occupé une place importante dans l’histoire du parti et dans la consolidation de l’opposition républicaine au Congo.

À travers cet ultime hommage, les militants, cadres et sympathisants de l’UPADS ont salué la mémoire d’un homme de conviction, dont la sagesse, l’expérience et le sens de l’État continueront d’inspirer les générations futures.
Son parcours exceptionnel restera gravé dans la mémoire collective comme celui d’un serviteur dévoué de la nation congolaise.
Un grand baobab de la politique congolaise s’est couché, mais son héritage continuera d’éclairer le chemin de ceux qui croient en la démocratie et au développement du Congo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-06-08 10:39:28
Alors que la récente élection présidentielle a fortement mobilisé l'ensemble de la classe politique nationale, les députés congolais démontrent une fois de plus leur sens élevé du devoir et de l'engagement républicain. Selon le deuxième secrétaire du bureau de l'Assemblée nationale, l'Honorable Alain Pascal Leyinda, "après l'élection présidentielle à laquelle les Honorables députés ont aussi pris part presque sans répit, la 15e législature poursuit son cours normal avec sérénité, régularité républicaine et efficacité".
Pour l'Honorable Alain Pascal Leyinda, deuxième secrétaire du bureau de l'Assemblée nationale, cette continuité institutionnelle témoigne de la solidité des fondements démocratiques du Congo et de la maturité de ses institutions.

Malgré un calendrier politique particulièrement chargé, l'Honorable Alain Pascal Leyinda, affirme, avec force et détermination, que les représentants du peuple ont su maintenir le rythme de leurs travaux sans relâche, faisant preuve d'un professionnalisme remarquable et d'un attachement constant à l'intérêt général.
Il sied de préciser que par leur présence assidue et leur implication dans les missions législatives, les députés de la 15e législature incarnent la stabilité républicaine et la permanence de l'action publique.
Leur engagement contribue à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions de la République du Congo et à consolider l'État de droit.

À travers cette dynamique exemplaire, l'Assemblée nationale confirme son rôle central dans la vie démocratique du pays, tout en illustrant la vitalité du parlementarisme congolais au service du développement national.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-06-08 09:46:35
Avant l'arrivée des briques industrielles, du ciment et des catalogues de villas aux noms compliqués, la véritable star de la construction dans tous les villages du Congo-Brazzaville était la terre. Oui, cette même terre sur laquelle nous marchons aujourd'hui sans lui dire merci.

Les maisons en terre battue faisaient autrefois la fierté des villages congolais. Fraîches en saison sèche, accueillantes en saison des pluies, elles étaient de véritables climatiseurs naturels à une époque où l'électricité relevait parfois du rêve.

Pendant que les maisons modernes chauffent comme des marmites au soleil, les vieilles cases en terre offraient gratuitement une fraîcheur digne d'un hôtel cinq étoiles.
Mais le plus beau n'était pas seulement la maison. C'était sa construction. Lorsqu'une famille décidait de bâtir, c'est tout le village qui répondait présent.

Les hommes mélangeaient la terre, les femmes préparaient les repas, les jeunes transportaient l'eau et les anciens distribuaient conseils et bénédictions.

Personne ne demandait de devis, personne n'envoyait de facture. La monnaie de l'époque s'appelait solidarité.

Ces maisons ont vu naître, grandir et réussir des générations de Congolais. De nombreux cadres, enseignants, infirmiers, administrateurs et responsables du pays ont fait leurs premiers pas sur ces sols en terre battue.
Comme quoi, le succès ne naît pas forcément entre quatre murs en béton.

Aujourd'hui encore, ces habitations battues par tout le village, rappellent une époque où l'entraide était une richesse, où l'écologie était naturelle et où les villages savaient transformer la terre en patrimoine.
Elles restent le symbole d'un savoir-faire ancestral qu'il convient de préserver et de transmettre aux nouvelles générations. Car finalement, la terre ne servait pas seulement à construire des maisons, elle construisait aussi des communautés.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-06-08 08:39:26
L’ancien Premier ministre et homme politique congolais Ange-Edouard Poungui a été inhumé le vendredi 5 juin 2026 à Nsatou-Meya, terre de ses ancêtres, situé dans la commune de Madingou. La cérémonie des obsèques de cet illustre personnage politique, homme d’Eta du pays a été patronnée par le Vice-Premier ministre, Jean-Jacques Bouya, représentant personnel du Premier ministre, Chef de gouvernement et de quelques membres du gouvernement, en présence de Monsieur le Préfet du département de la Bouenza, Marcel Ganongo, des personnalités politico-administratives et militaires départementales et municipales.

Décédé le 28 avril 2026 à Valenton, commune situé au sud-est de Paris en France, la dépouille de l’ancien Premier ministre Ange Édouard POUNGUI a été rapatrié au Congo, le 3 juin 2026. Après l’hommage de la Nation Congolaise à l'homme le 4 juin dernier au Palais des congrès, en présence du Président de la République, Chef de l’Eta, Denis Sassou-N’Guesso, son ancien camarade au Parti Congolais du Travail, le corps de l’illustre disparu a pris le chemin de Madingou où il reposera à jamais au village de ses ancêtres Nsatou-Meya, désormais quartier de la commune de Madingou. Les obsèques se sont déroulée en présence du Vice-Premier ministre, Jean Jacques Bouya, représentant le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, Chef de gouvernement, accompagné de quelques membres, du Préfet du département de la Bouenza, Marcel Ganongo, du Maire de la ville de Madingou, du chef de file de l’opposition congolaise, président national de l’UPADS, Pascal Tsaty Mabiala, des représentants des partis politiques et des confessions religieuses, des anciens parlementaires, des parlementaires, des Conseillers municipaux et départementaux et de la population du district de Madingou.

A l’occasion de ses obsèques, une messe de requiem a été concélébrée sous l’autorité de Son Excellence Monseigneur François Halyday Mbouangui, évêque de Nkayi et de l’évêque émérite Daniel Mizonzo. Le prêtre officiant, l’Abbé Philippe Mabiala, dans son homélie.

« Excellence, l'évêque diocésain de Nkayi, de me donner l'occasion de prêcher. Et c'est pour moi, une occasion aussi de solder la dette contractée auprès de l'ancien Premier ministre Ange Édouard Poungui. En 1995, lors de ma première sortie du pays, c'est lui qui m'a procuré le billet d'avion pour le Canada. En 1988, son épouse, d'heureuse mémoire et lui-même, ont pris en main mon ordination comme prêtre. Donc, considérez, Excellence, cette intervention comme une dette épongée. Cela étant, je voulais d'abord déconstruire la perception que l'on a de l'ancien Premier ministre. Ensuite, je cernerai le mystère de la mort, tel que nous l'avons entendu dans l'évangile. Et enfin, je montrerai comment l'ancien Premier ministre concevait et pratiquait la politique », a-t-il remercié l’évêque diocésain et a ébauché le prêtre officiant Philippe Mabiala.
« Premier point, déconstruire la perception que l'on a de l'ancien Premier ministre. Dans la Bible, Jésus demanda aux disciples ce qu'on disait de lui. Qu'est-ce que les gens disent de moi ? Tu es Elie, Jean-Baptiste, d'autres prophètes. Ça, c'est ce que les gens disent. Mais pour vous qui suivez ? Pierre, au nom de tous, fit cette profession de foi : tu es le Messie. Donc déjà, Pierre venait de déconstruire la perception. Il y a la perception qu'on a de quelqu'un et la réalité », a-t-il éclairé.

« Qu'est-ce que les gens disent de Ya Ange Édouard Poungui ? Je vais d'abord ce que les gens disent, après je vais déconstruire. On l'a dit, Ya Ange n'a rien fait pour Madingou. Et pourtant, il n'a jamais été maire de la ville. On l'accuse de n'avoir procuré du travail aux siens, aux membres de sa famille. A ce que je sache, il n'a jamais occupé le portefeuille de ministre du travail ou de la Fonction publique. Et même si tel était le cas, est-ce le rôle d'un ministre de donner du travail aux gens ? Contrairement à Paul Kaya qui a fait construire une morgue, Ange Poungui n'a laissé aucune trace. Voilà ce que les gens disent et ils s'en désolent. Qu'est-ce que Jésus nous a laissé ? Outre son corps et son sang, le Fils de Dieu nous a laissé son Esprit. ’’Je m'en vais vers le Père, mais je ne vous laisserai pas orphelins’’, Jean 14, verset 18. Quand on est habité par l'Esprit du ressuscité, on ne peut que produire du bon fruit. La charité, la joie, la paix, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi, Galathe 5,22. Si l'esprit vous anime, vous n'êtes pas sous la loi. Ce qu'a laissé Ange-Édouard Poungui, c'est l'image d'un homme politique d'envergure, de valeur, un homme intègre, libéré de toutes pesanteurs matérielles. Il a compris que l'homme ne vit pas seulement de foufou ni de manioc. Ce qui fait un homme, c'est l'avoir certes, mais aussi et surtout l'être ».

« On a encore dit de lui, qu'il est sans cœur. Il a laissé croupir son frère en prison. Directeur de la Banque commerciale congolaise, Ange Édouard Poungui recrute l'un de ses frères dans la boîte. Tout va bien, jusqu'à ce qu'on lui apprenne que celui-ci a détourné une colossale somme d'argent. Par respect pour leur chef, les collaborateurs parlent d'un arrangement à l’amiable. ’’Si vous remboursez l'argent volé, nous nous étoufferons l'affaire dans l'œuf. Ni vu, ni connu’’, suggèrent-ils à leur directeur. Réaction énergique du directeur, ’’pas question ! Il a posé un acte délictueux, il doit en répondre’’, répliqua Monsieur le directeur, qui n’est autre que Ange Edouard Poungui, frère du présumé. Alors, le frère est arrêté, jugé, condamné et emprisonné. La famille s’agite, Ange Poungui n’est pas bien, il n’a pas bon cœur, il est plus que méchant. Le bon, le mauvais, c’est le manichéisme. Qui est bon, qui est mauvais ? Qui parmi nous ici est bon ? Qui parmi nous ici est mauvais ? Ange Edouard Poungui m’a parlé de l’inversion des valeurs. Le coupable devient le bon, et c’est à lui, l’homme intègre que l’on fait revêtir le costume de méchant. Qui est habilité à classifier les gens ? », a relaté l’Abbé Philippe Mabiala.

« Jésus dit, ne jugez pas, afin de n'être pas jugé. Car du jugement dont vous jugez, on vous jugera. Et dans la mesure dont vous mesurez, on mesurera pour vous, (Matthieu 7 ; verset 1). Le jugement est la prérogative de Dieu seul. Il séparera les uns des autres, tout comme le berger sépare les brebis des veaux ; les bons, les justes, à droite, les méchants, les maudits, à gauche (Matthieu 25) ».
« La conclusion de ya Ange m’est restée mémorable, « Abbé Philippe, comme prêtre, vous avez du travail », dira-t-il en s’exclamant. Oui, nous avons du travail. Mais c'est quoi le travail du prêtre ? Dans une métaphore martiale, le Pape François d'heureuse mémoire a épinglé les ecclésiastiques, qui préfèrent être, je cite, « des généraux d'une armée vaincue, plutôt que des fantassins pour continuer le combat sur le terrain ».
Le combat du prêtre se résume à la sanctification du peuple de Dieu dont lui-même fait partie. Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait. Le moyen, la perfection en est la règle d'or. Fais à l'autre ce que tu aimerais pour te face. Ou négativement, ne pas faire à l'autre, ne pas faire à autrui ce qu'on ne voudrait pas qu'on fasse (Matthieu 7, 12).

Dans son ministère pastoral, le prêtre promeut la vertu et dénonce le vice. Il vous a été dit, moi je vous dis. Si le prêtre n'aide pas les gens à se départir de la logique de l'Ancien Testament, de la loi du talion, pour la perspective précise du pardon, tel sera son mérite.
Poursuivant son prêche l’officiant a évoqué le rôle du clergé, du prêtre-pasteur : « Il vous a été dit, moi je vous dis. C'est quoi le travail du prêtre ? C'est œuvrer dans le sens de la prière attribuée à Saint-François d’Assise. Là où domine la haine, annoncez l'amour. Là où sévit la discorde, bâtir la paix. Là où s’installe l’erreur, proclamez la vérité. Là où paralyse le doute, réveillez la foi. Là où pèse la détresse, rallumez l'espérance. Là où se précise les ténèbres, apportez la lumière ».

« Maintenant, bien aimés et chers amis, je voudrais à présent éclairer le mystère de la mort. Et comme je l'ai dit, illustrer la manière dont l’ancien Premier ministre concevait et pratiquait la politique. ’’Dès qu’un homme nait, il est assez vieux pour mourir’’, déclare le philosophe Martin Heideger. Certes, nous mourons tous, mais comme l’a chanté Franklin Boukaka, ’’toutes les morts n’ont pas la même signification’’. Sur la croix, Jésus nous a appris le salut, nul n'a le plus grand amour que donner sa vie pour ses amis. Dès lors que le Père a ramené son fils de la mort à la vie, désormais, l’être humain ne nait plus pour mourir, mais il meurt pour ressusciter, telle est notre espérance chrétienne. Mais comment réagissons-nous devant la mort ? Quelles sont les dernières paroles que d’aucuns prononcent avant de passer de ce monde au Père. Les dernières paroles. Des paroles que l’on prononce à la fin de la vie, résument habituellement le mystère de chacun. Selon Platon, son maître Socrate parlera d’immortalité avant de mourir. Celui qui est condamné à mort, console ceux qui restent. Pragmatique, la mère de Goethe, ce poète Allemand, donna pour instruction de ne pas mettre trop de raisins secs dans le gâteau préparé pour son enterrement. Quelle élégance ! Elle pense à ceux qui seront présents à son enterrement. Donc, que les raisins ne soient pas trop secs dans le gâteau qui sera préparé à cet effet. D'aucuns exhortent leurs enfants à se tenir les boudes. Les patriarches de la ville meurent en bénissant leurs descendants ».
Aussi, dans une brève évocation faite à son père et dans un mot de remerciements, Lionel-Ange Poungui, l’un des fils de l’ancien Premier ministre a, de façon globale révélé le caractère humaniste et formateur de leur père. Un homme carré et attentionné pour sa progéniture. Ange-Edouard Poungui, a forgé l’éducation de ses enfants, pas trop choyés, mais éduqués à l’exemple d’un homme qui forge sa descendance.

« A la suite du rappel à Dieu de notre père, Ange Édouard Poungui, survenu le 28 avril 2026, nous avons été profondément touchés par l’élan de solidarité, de fraternité et de générosité dont vous avez fait preuve à notre égard. Votre soutien a dépassé nos attentes et a constitué, pour notre famille, une source précieuse de réconfort dans l’épreuve.
C’est donc avec humilité et un profond sentiment de reconnaissance que je prends la plume, en mon nom personnel et au nom de toute la famille Poungui, afin de vous adresser nos plus sincères remerciements.

Permettez-moi d’exprimer tout particulièrement notre gratitude à Monsieur le ministre Rigobert Maboundou, dont le leadership empreint de sagesse, de discernement et d’humanité a été déterminant. Il a su fédérer les énergies, rapprocher les sensibilités et insuffler un remarquable esprit de cohésion entre les filles et les fils de la Bouenza autour de la mémoire de notre père.

Nos remerciements s’adressent également à Madame la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, pour sa disponibilité, son attention constante et les précieux conseils qu’elle n’a cessé de nous prodiguer tout au long de cette période difficile. C’est souvent dans l’épreuve que se révèlent la profondeur des liens familiaux et la force des amitiés véritables. À cet égard, Ange Édouard Poungui aurait été fier de voir l’affection, l’estime et la solidarité que vous lui avez témoignées. Vous l’avez accompagné avec dignité et respect jusqu’à sa dernière demeure, et pour cela, nous vous en serons éternellement reconnaissants. », s’est-il exprimé au nom de toute la famille Poungui.

L’ancien Premier ministre et homme politique de notre pays, Ange Edouard Poungui a été inhumé dans toute intimité familiale dans les terres de ses ancêtres Nsatou-Meya. Dans un mausolée du reste érigé (une œuvre architecturale conçue par Gaston Gapo, architecte congolais), dans lequel sa défunte épouse, maman Poungui Manda, décédée il y a quelques 6 ans auparavant et enterrée au cimetière du Centre-ville de Brazzaville. L’exhumation et la ré inhumation de la défunte épouse Poungui se fera dans un futur très proche. Les deux reposeront à jamais dans ce mausolée, selon leurs dernières volontés.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-06-08 02:37:42
Samedi 6 juin 2026, l'arrondissement 1 Mouana-Nto à Nkayi a troqué les discours contre les machettes. Sous la conduite de l'administrateur-maire, Marcel Kibouanga, en partenariat avec l'Association Dynamique pour le Développement de Mouana-Nto et le Comité de Gestion de Développement Communautaire, plus d'une centaine de bénévoles ont envahi la bande de terre située entre le CFCO et l'avenue de la Corniche. Objectif : mettre fin au règne des herbes géantes qui avaient transformé les lieux en refuge discret pour quelques amateurs de stupéfiants et autres champions de la disparition rapide.


Femmes, hommes et jeunes ont travaillé dans une ambiance conviviale pour rendre à cette avenue mythique son éclat et sa sécurité. Résultat : les herbes ont perdu le match par KO technique !


À Mouana-Nto, la propreté n'est plus une promesse, c'est une mobilisation citoyenne.

Les mauvaises herbes sont prévenues : ici, leur bail n'est plus renouvelé !


Cette opération volontariste décrétée tous les premiers samedis du mois par le gouvernement congolais depuis novembre 2018 pour assainir les lieux publics, permet aux Congolais de travailler et de vivre dans un environnement salubre.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-06-07 14:12:08
À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement célébrée le 5 juin 2026, le Commissaire de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale ( CEEAC ) en charge de l'Environnement, des Ressources naturelles, de l'Agriculture et du Développement rural, Monsieur Maxime Nzita, a lancé un appel en faveur d'une action régionale concertée pour préserver les écosystèmes d'Afrique centrale et renforcer la résilience des populations face aux effets du changement climatique.
L'environnement, un patrimoine vital pour les populations
Dans son message, le Commissaire Maxime Nzita rappelle que l'environnement constitue bien plus qu'un simple héritage naturel pour les États de la région. Il représente une source essentielle de vie, de santé, d'énergie, de nourriture et de développement économique.
Les forêts du Bassin du Congo, les cours d'eau, les zones humides, les terres agricoles ainsi que la riche biodiversité de l'Afrique centrale forment un capital stratégique non seulement pour les pays membres de la Communauté Economique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), mais également pour l'équilibre écologique mondial.
Cependant, ce patrimoine commun fait face à de nombreuses menaces, notamment le changement climatique, la dégradation des terres, la pollution, l'exploitation non durable des ressources naturelles et les fragilités économiques qui affectent les communautés locales.
Une réponse régionale face aux défis environnementaux
Face à ces enjeux, le Commissaire estime que les réponses isolées ne suffisent plus. Selon lui, seule une approche régionale, solidaire et orientée vers des résultats concrets permettra de protéger durablement les populations et les ressources naturelles.
La CEEAC réaffirme ainsi son engagement à accompagner les États membres dans la préservation du Bassin du Congo, la restauration des terres dégradées, la gestion durable des ressources naturelles et la promotion d'un développement conciliant croissance économique, protection de l'environnement et justice sociale.
L'institution régionale entend également soutenir des initiatives visant à protéger les villes et les villages contre les inondations et les sécheresses, à promouvoir une agriculture durable et à favoriser la création d'emplois verts, notamment en faveur des jeunes et des femmes.
Une responsabilité partagée pour l'avenir
Dans son allocution, le Commissaire Maxime Nzita invite les gouvernements, les collectivités locales, les communautés, le secteur privé ainsi que les partenaires techniques et financiers à renforcer leur coopération.
Il souligne que l'environnement ne doit plus être considéré comme un secteur isolé, mais comme le fondement de la sécurité alimentaire, de la stabilité, de l'intégration régionale et de la prospérité future de l'Afrique centrale.
À travers cet appel, la CEEAC réaffirme sa volonté de faire de l'Afrique centrale une région de solutions, capable de préserver ses ressources naturelles tout en bâtissant un avenir plus résilient pour les générations présentes et futures. Car, comme l'a rappelé le Commissaire en charge de l'Environnement, Ressources naturelles, Agriculture et Développement Rural « protéger l'environnement aujourd'hui, c'est garantir la résilience de nos peuples demain ».
Service Communication CEEAC / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-06-07 13:48:51
Germain Céphas Ewangui, Secrétaire permanent du Conseil consultatif de la société civile et des ONG a été élevé au rang du membre d'honneur de la prestigieuse institution, la ligue universelle du bien public le 5 juin 2026 à Paris en France.
Cette élévation vient après la distinction de la médaille d'or reçue en février dernier, décernée par cette ligue.
Pour Cephas Germain Ewangui, écrivain et chercheur, cette distinction vient enrichir un parcours déjà jalonné d’honneurs. Son travail constant en faveur du dialogue citoyen, de la réflexion intellectuelle et du développement humain continue d’inspirer bien au-delà des frontières congolaises.

De son côté, le Directeur Général de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), Maixent Raoul Ominga, a reçu en février 2026 le diplôme de la Médaille d’or décernée par la Ligue universelle du bien public.

En recevant cette médaille, le Directeur Général a exprimé sa gratitude et dédié cette distinction à l’ensemble des collaborateurs de la SNPC, soulignant que cette reconnaissance est le fruit d’un travail collectif au service du développement du Congo.
En octobre 2022, le vice-amiral Jean Dominique Okemba, secrétaire général du Conseil national de sécurité, s’est vu honoré de la médaille d’or de la Ligue universelle du bien public.

Les initiateurs de cette distinction, par la voix de leur président Jean-Claude Baudry, ont évoqué le caractère social et humaniste lui ayant valu, auprès des observateurs de ce domaine, le surnom de "Mora Nzambe", littéralement semblable à Dieu / homme du cœur. Ils ont mis en avant ses combats au quotidien par sa participation à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, sa dénonciation de la misère, de l’oppression et sa lutte incessante pour la sauvegarde de la dignité humaine.
En marge de cette cérémonie, la Ligue a remis une décoration au chef de l’État, Denis Sassou-N’Guesso, pour ses actions en matière de protection de l'environnement et de la biodiversité.

Grand défenseur de la pensée écologique du Président Congolais Denis Sassou-N'Guesso mais aussi des autres causes justes notamment de la Paix, de la démocratie africaine, cet engament hors pair de Michel Innocent PEYA, lui a valu, de la part de la Ligue universelle du bien public, la médaille d'argent avec palme reçue en 2019.

Cette consécration rappelle également celle obtenue en décembre 2022 par Michel Innocent Peya, grande figure intellectuelle du Congo, dont les œuvres, l’engagement culturel et le rayonnement international ont largement contribué à faire connaître le génie congolais à travers le monde.

L'écrivain chercheur congolais, le Docteur Michel Innocent Peya, dont l’œuvre littéraire essentiellement axée sur la vulgarisation du noble combat du President Denis Sassou-N'Guesso, sur la préservation des écosystèmes et partant de la planète, force l’admiration.

Pourtant, cet honneur, Michel Innocent Peya, qui n’en revendique point la primauté, se disant être plutôt un catalyseur, le dédie à celui dont il revient la prépondérance, le Président Denis Sassou N’Guesso, qui est pour lui comme un vivier d’inspiration, dont le combat pour la planète s’articule autour d’un développement responsable, efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable.

Toujours au front de la bataille pour la protection de l’environnement et la promotion du leadership écologique et climatique du Président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, il va s’en dire que le Docteur Michel Innocent Peya magnifie bien le sens du devoir dont la reconnaissance se traduit par le sublime honneur, à l’instar de la médaille d’honneur reçue à l'état-major de la garde républicaine, avenue Henri IV, dans le 4e arrondissement de Paris.
À travers ces distinctions successives, c’est toute une génération d’hommes de savoir, d’action et de vision qui honore le Congo et confirme sa place parmi les nations riches de talents et de bâtisseurs. C’est tout un peuple qui peut aujourd’hui être fier de voir son excellence reconnue au plus haut niveau.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-06-07 12:29:59
À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée Le 5 juin, Nathan Zawadi est sorti de son silence pour rappeler son attachement à la protection de la nature et à la préservation des écosystèmes en République démocratique du Congo.
Connu pour ses actions de sensibilisation en faveur de l’environnement à travers l’association Eco-Avenir du Congo qu’il dirige, l’activiste congolais affirme que son engagement demeure inchangé malgré une baisse de ses activités publiques observée ces derniers mois.
Selon lui, cette période de retrait, consécutive à un burn-out survenu en 2025, ne signifie pas un abandon de la cause écologique. Bien au contraire, elle lui a permis de prendre du recul afin de mieux préparer les prochaines initiatives destinées à répondre aux défis environnementaux auxquels le pays est confronté.
Dans une publication partagée sur Instagram à l’occasion de cette journée internationale, Nathan Zawadi a insisté sur l’importance de l’éducation environnementale dès le plus jeune âge.

« La sensibilisation à la cause environnementale est une lutte permanente. Dans mon métier d’enseignant, j’encourage mes élèves à prendre soin de leur environnement et à adopter des comportements responsables. Chaque geste compte dans la construction d’un avenir plus durable », a-t-il déclaré.
À travers ce message, Nathan Zawadi rappelle que la défense de l’environnement ne se limite pas aux grandes campagnes de mobilisation. Elle passe également par l’exemplarité et les gestes simples du quotidien, capables d’inspirer les générations futures à adopter des comportements plus respectueux de leur cadre de vie.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-06-05 21:29:49
Le Congo franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’industrialisation. Sous l’impulsion du Premier ministre Anatole Collinet Makosso, de nouveaux projets structurants autour du minerai de fer de Mayoko dans le département du Niari (sud) prennent forme, avec l’ambition de faire du pays un acteur majeur de la transformation minière en Afrique centrale.
Lors d’une rencontre avec le président-directeur général d’USG Congo, Fatih Gülsün, plusieurs dossiers d’envergure ont été examinés, notamment la mise en service prochaine d’une unité de traitement du minerai de fer à Mayoko.
Cette infrastructure vise à renforcer la valorisation locale des ressources naturelles et à accroître les retombées économiques pour le pays.
L’un des projets phares évoqués concerne également la production d’acier dans la Zone économique spéciale de Pointe-Noire. Une initiative qui marque la volonté des autorités de dépasser le simple stade de l’exportation des matières premières pour développer une véritable chaîne industrielle nationale.
Les échanges ont aussi porté sur les investissements futurs destinés à soutenir la croissance du secteur industriel, favoriser l’emploi et renforcer les compétences locales.
Par ailleurs, la réhabilitation de la liaison ferroviaire entre Mayoko et Pointe-Noire apparaît comme un maillon essentiel pour fluidifier le transport des minerais et accompagner l’essor des activités industrielles.
À travers ces projets ambitieux, le gouvernement confirme sa détermination à faire du potentiel minier congolais un puissant levier de diversification économique, de création de richesse et de développement durable.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-06-04 18:24:11
Dans nos villes et villages, avant l'arrivée des toilettes carrelées, les chasses d'eau et les parfums d'ambiance, les vrais lieux d'aisances n'étaient pas collés à la maison comme aujourd'hui. Non ! Ils vivaient leur vie à plus de 100 mètres de distance, comme s'ils avaient demandé leur indépendance administrative. Une fosse bien creusée, deux à trois solides morceaux de bois pour poser les pieds, et le tour était joué.
À l'époque, aller aux toilettes ressemblait presque à une randonnée. Certains faisaient plusieurs mètres pour leurs besoins naturels que les sportifs du dimanche !
La nuit, l'expédition prenait parfois des allures de mission commando : lampe en main, oreilles bien ouvertes et prière discrète pour ne pas croiser un serpent, une panthère ou un esprit farceur.
Mais il faut reconnaître une chose à nos anciens : ils avaient déjà compris le principe de la distanciation. Les odeurs restaient loin de la maison, les mouches aussi, et chacun pouvait respirer en paix.
Finalement, nos ancêtres avaient inventé les premières toilettes écologiques, sportives et même thérapeutiques : après chaque visite, vous reveniez avec un peu plus d'endurance et beaucoup plus de gratitude.
Que celui qui n' a pas connu cette belle époque jette la première pierre !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-06-03 20:49:38