Au Congo-Brazzaville, à mesure que l’échéance présidentielle approche, le climat politique gagne en intensité. Les discours se multiplient, les positions se durcissent et les passions s’expriment avec plus de vigueur, aussi bien dans l’espace public que sur les réseaux sociaux. À deux mois du scrutin, il devient essentiel de savoir raison garder.
La présidentielle de mars prochain au Congo-Brazzaville, est un moment majeur de la vie démocratique. Elle offre aux citoyens congolais l’occasion de choisir, en toute liberté, les dirigeants appelés à orienter l’avenir du pays.
Toutefois, cette période ne doit pas être synonyme de divisions, de tensions inutiles ou de propos excessifs. La diversité des opinions est une richesse, à condition qu’elle s’exprime dans le respect et la responsabilité.
Raison garder, c’est avant tout privilégier le dialogue plutôt que la confrontation. C’est analyser les programmes avec lucidité, écouter les arguments des uns et des autres sans céder à la provocation. C’est aussi refuser les rumeurs, les discours de haine et les informations non vérifiées qui fragilisent la cohésion sociale.
Les acteurs politiques congolais, quant à eux, ont une responsabilité particulière. Leurs paroles et leurs actes influencent les comportements de leurs partisans. Un langage apaisé, des campagnes fondées sur les idées et non sur les attaques personnelles, contribuent à instaurer un climat serein, propice à un scrutin crédible et accepté par tous.
Enfin, la population congolaise est appelée à faire preuve de maturité civique. La paix, la stabilité et l’unité nationale doivent demeurer des priorités. Le débat démocratique est nécessaire, mais il ne doit jamais mettre en péril le vivre-ensemble.
À deux mois de la présidentielle, le Congo-Brazzaville est ainsi appelé à raison garder, faire le choix de la responsabilité, de la paix et du respect des valeurs démocratiques. C’est ainsi que l’élection présidentielle de mars prochain pourra se dérouler dans un climat apaisé, gage d’un avenir commun construit sur la confiance.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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