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Dans une interview exclusive accordée au média en ligne Les Échos du Congo-Brazzaville, Charles Abel Kombo lève enfin le voile sur son nouveau livre, une œuvre qu’il présente avec une précision captivante et un sens du détail qui intrigue. Entre confidences, inspirations profondes et révélations inédites, l’auteur, originaire du Congo-Brazzaville, entraîne le lecteur dans les coulisses d’un projet littéraire qui s’annonce aussi audacieux que marquant : « Marcher dans la lumière, 31 pas pour éclairer le cœur et rayonner de l’amour de Dieu », paru en mars 2026 aux Editions PUBLIBOOK. Une prise de parole rare qui attise la curiosité et donne irrésistiblement envie d’ouvrir les premières pages de ce livre déjà très attendu.
Les Echos du Congo-Brazzaville (L.E.C.B) : Quel est le message principal de votre livre ?
Charles Abel kombo (C.A.K) : Le message principal s’inspire d’un passage biblique : « L’homme ne vivra pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Avec Marcher dans la lumière, j’invite à un véritable voyage intérieur à travers 31 méditations. C’est un chemin pour apprendre à écouter Dieu, à Le suivre pas à pas et à laisser Sa lumière transformer notre vie. Chaque jour, une question simple : Suis-je patient ? ... Fidèle ? ... Persévérant ? nous aide à faire la vérité dans notre cœur et à grandir dans la foi.
L.E.C.B : Qu’est-ce qui vous a inspiré à écrire cette œuvre ?
C.A.K : Ce livre est profondément un fruit. Le fruit de rencontres offertes, de silences habités et de lumières reçues en chemin. Je rends grâce à Dieu, car chaque parole écrite est née d’une expérience vécue ou partagée. Chaque regard, chaque parole juste, chaque présence fidèle a déposé en moi une étincelle de vérité. Et au fond, ce livre porte aussi une conviction : nul ne marche vers la lumière sans avoir, un jour, été éclairé par l’autre.
L.E.C.B : Pourquoi ce titre : Marcher dans la lumière ?
C.A.K : Ce titre est inspiré de l’Évangile : « Vous êtes la lumière du monde ». Il exprime une dynamique : marcher, avancer, progresser. Ce n’est pas un état parfait, mais un chemin quotidien où l’on accepte de laisser Dieu éclairer nos pas, jour après jour.
L.E.C.B : À quel moment avez-vous su que ce livre devait être écrit ?

C.A.K : Lorsque j’ai ressenti une motivation intérieure plus forte que toute attente extérieure. C’était comme un appel profond : mettre des mots sur ce chemin intérieur, non seulement pour moi, mais pour le partager avec d’autres.
L.E.C.B : Combien de temps vous a pris l’écriture ?
C.A.K : Environ deux ans. Un temps nécessaire pour laisser mûrir les méditations et les vivre intérieurement.
L.E.C.B : Avez-vous rencontré des difficultés ?
C.A.K : Oui, car écrire un livre engage différemment. Ce n’est pas seulement écrire, c’est se livrer. Mais mon amour des mots et la force du message m’ont permis de continuer.
L.E.C.B : Avez-vous une méthode particulière ?
C.A.K : Pas de méthode stricte. L’inspiration venait souvent la nuit, parfois jusqu’à ne pas dormir. J’ai aussi beaucoup utilisé le dictaphone pour capter les idées spontanées.
L.E.C.B : Quand écrivez-vous le mieux ?
C.A.K : Souvent le soir, mais aussi dans des moments inattendus. Les week-ends et les temps de repos étaient très propices.
L.E.C.B : Y a-t-il une part de vous dans ce livre ?
C.A.K : Oui, totalement. Ce livre est à la fois personnel et relationnel. Il est traversé par mon histoire, mais aussi par toutes les personnes qui ont éclairé mon chemin.
L.E.C.B : Quel passage vous touche le plus ?
C.A.K : Il m’est difficile d’en choisir un. Chaque méditation est comme un pas intérieur devenu prière, et chacune porte une part de ce chemin.
L.E.C.B : Quel retour espérez-vous des lecteurs ?
C.A.K : J’espère que ce livre deviendra un compagnon de route. Qu’il aidera chacun à avancer à son rythme, à fortifier sa confiance, à éveiller son cœur et à rayonner de l’amour du Christ dans sa vie quotidienne.

L.E.C.B : Quel type de lecteur aviez-vous en tête ?
C.A.K : Toute personne en quête de sens. Quelqu’un qui vit dans le monde mais qui aspire à une profondeur intérieure. En réalité, j’écris pour mon prochain.
L.E.C.B : Depuis quand écrivez-vous ?
C.A.K : Depuis longtemps, mais ce projet est né après la période du Covid, à l’été 2023.
L.E.C.B : Qu’est-ce qui vous motive à écrire ?
C.A.K : Le désir de transmettre, de partager, et aussi ma vocation d’enseignant. Écrire, c’est pour moi une manière d’accompagner.
L.E.C.B : Quels auteurs vous ont influencé ?
C.A.K : Beaucoup d’auteurs en économie et en philosophie. Mais la Bible reste ma source d’inspiration la plus profonde.
L.E.C.B : Avez-vous d’autres projets ?
C.A.K : Oui. Comme me le disait mon père : « Celui qui n’a pas de projet ne se projette pas dans l’avenir ».
L.E.C.B : Vos objectifs en tant qu’auteur ?
C.A.K : Mon objectif est de continuer à proposer des chemins qui unissent foi et vie quotidienne.
L.E.C.B : Un conseil pour les jeunes auteurs ?
C.A.K : Je citerais Sénèque : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »
L.E.C.B : Résumez votre livre en une phrase ?
C.A.K : Un chemin de 31 jours pour apprendre à écouter Dieu, transformer son cœur et marcher chaque jour dans Sa lumière.

L.E.C.B : Un mot pour conclure ?
C.A.K : « Je rends grâce à Dieu pour ce livre, mais aussi à toutes les personnes qui ont éclairé mon chemin. Parce qu’au fond, marcher dans la lumière, ce n’est jamais seul… c’est toujours une lumière partagée. »
L.E.C.B : Merci infiniment. Que ce dimanche de Pâques vous apporte paix, joie et renouveau. Excellente fête pascale à vous et à vos proches.
A.C.K : Merci beaucoup. Que la joie du dimanche de Pâques illumine également votre cœur et celui de vos lecteurs. Excellente fête à vous.
Propos recueillis par : Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-04-05 10:16:49
Constant sur sa ligne politique qui conforte ses engagements structurels, le Mouvement Congolais pour la Démocratie et le Développement Intégral, MCDDI, a dans une déclaration solennelle, adressé ses félicitations au Président de la République Denis Sassou N’Guesso, pour sa brillante réélection.

La déclaration est ainsi libellée.
« Au nom du Bureau Exécutif National du MCDDI réuni ce Vendredi 03 Avril 2026 et en mon nom.
J’adresse mes chaleureuses et sincères félicitations à Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République, pour sa brillante réélection à la magistrature suprême de notre pays.
En effet, le score significatif obtenu, de 94,90 % à l’issue de ce scrutin traduit, à n’en point douter, la confiance renouvelée du peuple en sa vision, son leadership et son engagement en faveur du développement, de la stabilité et de la paix dans notre pays.
Je salue également la maturité du peuple Congolais souverain, qui, par sa mobilisation, a su faire entendre sa voix dans le respect des institutions de la République et des valeurs démocratiques auxquelles nous sommes tous attachées.
Cette victoire est non seulement celle de la continuité, mais aussi celle de l’espérance, compte tenu des défis multiformes auxquels nous devrons faire face.
IL est évident que cette victoire nous engage collectivement à redoubler d’efforts pour répondre aux aspirations légitimes de nos concitoyens, notamment en matière d’emploi, de justice sociale, d’éducation et de progrès économique.
Le MCDDI, en tant que membre de la majorité présidentielle, notre engagement est sans équivoque, notre disponibilité est totale pour accompagner le Chef de l’État dans la mise en œuvre de son programme et ce, pour un Congo meilleur.
Nous appelons enfin à l’unité nationale, au dépassement des clivages et à la consolidation du vivre-ensemble, car, c’est ensemble que nous construirons une nation forte et prospère.
Vive la République !
Vive la démocratie !
Vive le Congo »

Rappelons que le MCDDI avait très tôt œuvré à réaffirmer et renforcer l’alliance avec la Parti congolais du travail pour soutenir la candidature de Denis Sassou Nguesso pour la présidentielle de 2026, considérée comme un choix stratégique pour maintenir la stabilité et la continuité au pouvoir.
Les instances du MCDDI à travers l’ensemble du pays s’étaient ès lors investies et ont battu pour leur candidat et le score électoral recueilli dans leurs fiefs témoignent de la dimension de l’engagement et de sa répercussion dans la mobilisation des militants pour la victoire de Denis Sassou N’Guesso.
On se souviendra que l’alliance MCDDI-PCT est considéré comme le socle de l’unité nationale. Cette alliance est un moyen de renforcer l'unité nationale et la cohésion sociale au Congo, valeurs partagées par les deux partis.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-05 09:11:02
La tension est montée d’un cran à Tsinguidi dans le département du Niari (sud). Excédée par le non-respect du cahier de charges, la population locale exprime une colère grandissante face aux activités de la société chinoise Good-Luck, engagée dans l’exploitation de l’or dans la localité, selon la lettre ouverte de la jeunesse de Tsinguidi adressée à l’autorité administrative du district de Mayoko et dont une copie est parvenue à notre rédaction.


Au cœur du mécontentement : des engagements jugés non tenus. Les habitants dénoncent notamment l’absence de retombées concrètes pour le village, malgré les promesses initiales.
Plus préoccupant encore, les jeunes de Tsinguidi pointent du doigt leur exclusion des opportunités d’emploi, alors même qu’ils espéraient bénéficier directement de la présence de l’entreprise.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour réclamer justice et équité.
La population appelle à l’arrêt pur et simple des activités de Good-Luck tant que les clauses sociales et économiques ne seront pas respectées.
Dans une atmosphère de plus en plus tendue, la population affirme sa détermination à se faire entendre. Ce bras de fer naissant pourrait rapidement prendre de l’ampleur si aucune solution concertée n’est trouvée entre les parties concernées.
Tsinguidi se retrouve ainsi à la croisée des chemins, entre espoir de développement et exigence de respect des droits locaux.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-04 17:30:49
La victoire est sans appel ! Par son ampleur, elle appelle désormais moins les commentaires sur le scrutin qu’une réflexion sereine sur l’avenir collectif. Une fois la séquence électorale refermée, le pays se retrouve face à la seule question qui vaille : comment transformer ce mandat en levier de cohésion nationale et de progrès partagé ?
Un score aussi élevé ne doit pas seulement être lu comme une confirmation politique ; il doit être reçu comme une invitation au rassemblement. Il engage le pouvoir, mais aussi l’ensemble des forces vives de la nation, à regarder dans la même direction. Plus la victoire est large, plus elle crée le devoir d’ouvrir, d’écouter et de fédérer autour de priorités capables de parler à tous les Congolais.
Le Congo a besoin d’infrastructures, d’une administration plus performante, d’une meilleure gouvernance économique, d’une attention soutenue à la santé et à l’éducation. Mais derrière toutes ces urgences se trouve une évidence que l’on a trop longtemps différée : la jeunesse doit devenir le cœur du nouveau mandat. Car enfin, combien de temps encore le pays peut-il se permettre de parler de sa jeunesse comme d’une simple promesse ? À force de la renvoyer à demain, on finit par lui refuser le présent. Or une nation qui éloigne ses jeunes de l’espérance fabrique elle-même ses propres fragilités.
Le premier chantier est celui de l’école. Non pas seulement l’école comme lieu de transmission, mais comme matrice d’émancipation. Il ne suffit plus d’instruire ; il faut préparer à l’insertion, à l’innovation, à la capacité d’agir dans un monde transformé par le numérique, la mobilité et l’économie du savoir. Une jeunesse bien formée mais sans débouchés finit par vivre le diplôme comme une promesse trahie.
Le deuxième chantier est celui de l’emploi. Il devient urgent de créer des passerelles entre la formation et le marché du travail, de soutenir les PME, l’agriculture moderne, les métiers du numérique, les industries culturelles et créatives. L’État ne peut pas tout, mais il peut créer les conditions d’un écosystème où l’initiative des jeunes trouve enfin un terrain fertile.
Le troisième chantier, plus silencieux mais décisif, est celui de la confiance. Beaucoup de jeunes ne demandent pas l’assistance ; ils réclament la lisibilité. Ils veulent savoir si l’effort, la compétence et le mérite peuvent encore ouvrir un chemin. Une société vacille lorsque sa jeunesse cesse de croire que le travail peut changer une destinée.
C’est pourquoi le temps qui s’ouvre devrait être celui d’un véritable pacte national avec la jeunesse congolaise. Ce pacte supposerait des mesures concrètes : financement de l’entrepreneuriat jeune, réformes ambitieuses de l’enseignement technique et supérieur, accès au crédit, encouragement de l’innovation locale, soutien aux initiatives associatives, culturelles et sportives.
Mais au-delà des dispositifs, il faut une vision commune. La jeunesse n’est pas un problème à gérer ; elle est une énergie à unir autour d’un projet national. Elle n’est pas une catégorie administrative ; elle est la réserve stratégique du pays, celle qui peut renforcer le sentiment d’appartenance, consolider l’unité et porter l’espérance républicaine.
La réélection largement acquise du président ouvre donc une opportunité rare : celle de transformer la force du résultat en profondeur de l’action, mais aussi en capacité de rassemblement au service de l’intérêt général. Après la victoire, il ne s’agit plus de convaincre ; il s’agit de bâtir.
S’il fallait un signe fort pour donner un sens durable à ce nouveau mandat, ce serait sans doute celui-ci : faire de la jeunesse non plus le décor des discours, mais l’architecte du Congo de demain.
Donald Mankassa, ancien candidat à la députation
Créé le 2026-04-04 15:12:37
À bord d’une croisière entre Stockholm et Helsinki, littérature, musique et élégance congolaise vont prendre le large. À vos marques ! Prêts ? Partez ! Du 8 au 10 mai prochains, entre Stockholm et Helsinki, la mer Baltique ne portera pas seulement des voyageurs, elle transportera aussi des mots, des rythmes, des étoffes et une mémoire vivante. À l’initiative de Marcelline Kibondzi, une Congolaise installée en Suède, les « Rencontres scandinaves » de littérature, musique et art sartorial congolais promettent une expérience culturelle inédite, pensée comme une traversée des imaginaires et des appartenances.
Le choix de la croisière Stockholm–Helsinki–Stockholm n’a rien d’anodin. Cette traversée, très emblématique dans l’espace nordique, relie deux capitales où la mer structure autant le paysage que les échanges culturels. La liaison maritime entre les deux villes est l’une des plus emblématiques de la Baltique, mêlant voyage, spectacle et vie sociale à bord.

Pour l’organisatrice, la croisière est bien plus qu’un cadre logistique ! Elle devient une métaphore du déplacement diasporique. Entre deux rives européennes, elle fait circuler une autre géographie, celle du Congo intime, créatif et élégant. « Le concept est simple : embarquer les Congolais à bord d’une croisière pour nous souvenir que le Congo est notre patrimoine commun, un pays riche en mots et rythmes », avance Marcelline Kibondzi d’une voix cristalline, avant d’ajouter : « Il y aura aussi des hommages à nos illustres femmes et hommes de culture disparus. »
La culture comme traversée
Pendant trois jours donc, auteurs, mélomanes, passionnés de mode et amoureux des arts se retrouveront dans un salon flottant où la culture congolaise sera célébrée sous plusieurs formes.

La littérature y occupera une place de choix, avec des échanges autour des voix congolaises contemporaines, de la mémoire migratoire et des récits de transmission. La musique, quant à elle, accompagnera les soirées de bord, dans un dialogue entre sonorités africaines et sensibilité nordique.
Mais l’une des signatures les plus singulières de ces rencontres demeure l’art sartorial, expression raffinée de l’élégance congolaise. Héritée de la Sape et de ses codes de distinction, cette esthétique du vêtement comme langage trouvera dans les ponts du navire un décor presque naturel : couloirs feutrés, salons panoramiques, escaliers majestueux, horizon liquide.
Le bateau devient alors podium, scène et espace de représentation.
Une diaspora qui refuse l’effacement
« À travers cette initiative, c’est aussi toute une vision de la diaspora congolaise qui s’affirme », commente l’initiative de l’événement. Vivre en Suède sans renoncer à ses racines, créer en terre scandinave sans se dissoudre dans l’anonymat, transmettre une culture sans folklore : telle est l’ambition de cette femme qui a choisi de faire de la Baltique un territoire de résonance congolaise et, pourquoi pas, africaine.
Dans un espace souvent perçu comme éloigné des grandes scènes culturelles africaines, elle invente un lieu de rencontres où le Congo ne se raconte pas depuis la nostalgie, mais depuis la création.
La mer, ici, ne sépare pas. Elle se mue en lien. Elle devient le symbole d’identités en mouvement, capables de jeter l’ancre sans jamais perdre le goût du large.
Une élégance du lien
Au fond, ces « Rencontres scandinaves » racontent quelque chose de plus vaste qu’un simple événement culturel ; elles disent la puissance des liens tissés par les diasporas, la capacité des femmes africaines à créer des espaces inédits, et la manière dont l’art peut transformer un trajet maritime en manifeste identitaire.
Entre Stockholm et Helsinki, la culture congolaise fera escale dans les consciences, portée par une femme qui a compris qu’on peut traverser les mers sans jamais quitter son centre.
Bedel Baouna
Créé le 2026-04-04 14:11:36
L’ancien ministre et président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC), décédé le 18 février 2026 à Orléans, en France, a été inhumé le 3 avril 2026 à Kellé, dans le département de la Cuvette-Ouest. L’illustre disparu a reçu, le 2 avril dernier à Brazzaville, les honneurs et l’hommage de la nation et du PCT, dont il fut membre du Bureau politique.

Ce 2 avril 2026, les corps constitués nationaux ont rendu un dernier hommage à Philippe Mvouo, au Palais des congrès de Brazzaville. En présence du président du Sénat, le vénérable Pierre Ngolo, et du président du Haut Conseil de l'audiovisuel et de la communication de la République démocratique du Congo, Monsieur Christian Bosembé. L’illustre disparu a, de son vivant assumé les fonctions de : ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique (2002-2004) ; Postes et Télécommunications, chargé des Nouvelles technologies (2004-2006) ; de la Pêche et des Ressources halieutiques (2006-2007). Philippe Mvouo a également été président de l’organe de régulation des Médias congolais, le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC). Structure qu’il a animé avec brio et maestria pendant 13 ans, c’est-à-dire, de 2012 à 2025.
Dans son oraison funèbre lue par Médard Milandou NSonga, son successeur, a rappelé « les mérites professionnels de Philippe Mvouo, qui dépassaient les frontières de son pays le Congo, qu'il a servi dignement et loyalement jusqu'à son dernier souffle ».
Né le 14 septembre 1951 à Kellé, Philippe Mvouo commence sa carrière professionnelle comme enseignant contractuel affecté au CEG de Mossendjo, dans le Niari. Il accomplit, par la suite, son sacerdoce tour à tour aux Collèges de Nganga-Lingolo, Kibossi, Linzolo, dans le département du Pool et au CEG Gampo-Olilou à Brazzaville, avant d’enseigner aux lycées de Gamboma et de la Révolution. Enseignant coopérant en Angola, il a également enseigné à l’Ecole Nationale Moyenne d’Administration (ENMA) à Brazzaville.

Auparavant, le PCT, le parti auquel il fut membre du Bureau politique lui aura également témoigné de sa reconnaissance lors la cérémonie organisée au siège fédéral à Mpila, sous la direction de son Secrétaire général, le camarade Pierre Moussa.
Militants, cadres du parti, sympathisants et parents, les amis et connaissances, affligés, tous rassemblés et dans la douleur, ont dit adieu à Philippe Mvouo.

« Homme politique, le camarade Philippe Mvouo a affronté le suffrage universel et a été élu député de la circonscription électorale unique de Kellé pour la mandature 2002 à 2007. Secrétaire du bureau communal du PCT, chargé de l’éducation de la ville de Brazzaville en 2020, Philippe Mvouo, en tant qu'homme politique, a atteint son apogée avec son élection au Bureau politique du PCT à l'issue du récent cinquième congrès extraordinaire », a relaté le secrétaire à l'organisation du comité PCT Djiri, Yvon Roger Kouébé, dans l'oraison funèbre.
Par ailleurs, au nom de la famille, Raymond Vincent Ombaka « a reconnu que l'attention et le soutien du parti leur ont été d’une grande portée pendant cette douloureuse épreuve. La famille, par ma voix, adresse au Parti congolais du travail, ses sincères et respectueux remerciements pour l'assistance multiforme qu'il a bien voulus lui apporter depuis le décès du camarade Philippe Mvouo, tout particulièrement à son président, Son Excellence M. Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, au camarade Pierre Moussa, Secrétaire général du parti, ainsi qu'à tous les militants et sympathisants du PCT ».
Quant au Secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, l’occasion était plus que solennelle pour saluer la mémoire d'un homme dont l'engagement aura laissé une empreinte durable dans son milieu. « C’est la tristesse, une tristesse infinie. Une fois de plus, après Firmin Ayessa, c'est maintenant Mvouo et nous savons que c'est le chemin de tout le monde, mais le camarade Philippe Mvouo a été un grand camarade, un grand patriote et un membre du parti très fidèle et actif. Il a rendu des services au pays qui sont éminents, sérieux, nous le regrettons », a-t-il confirmé.
Après les hommages à Brazzaville, la dépouille de Philippe Mvouo a été conduit dans son village natal Kellé, où il a été inhumé le jeudi 3 avril 2026 dans la stricte intimité familiale et traditionnelle.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-04 03:44:22
L’instance mondiale du football, la Fédération internationale de football association (Fifa), a organisé, le 3 avril 2026 une séance de travail avec le Comité exécutif de la Fédération congolaise de football (Fecofot) par visioconférence. Séance de travail au cours de laquelle la Fifa autorise au Comex (Comité exécutif) de la Fédération congolaise de football à poursuivre les activités footballistiques.

La séance de travail a été présidée par Harraz Ahmed, responsable des services de la gouvernance de la Fifa, assisté de quatre membres de différentes commissions de cette instance sportive internationale. Lors de la séance, il a été question de faire le point de la situation actuelle de la Fecofoot, ce, après la condamnation par la justice congolaise de son président, de son secrétaire général et du responsable du département des finances. Le 10 mars dernier, Jean Guy Blaise Mayolas et son fils ont été condamné par le tribunal de grande instance de Brazzaville à la prison à perpétuité, par contumace, pour blanchiment d’argent, faux et usage de faux, utilisation de documents falsifiés et détournement de fonds. « Cette réunion s’est tenue dans un climat de confiance mutuelle empreint de sérénité et de franchise », s’est réjoui et rassurée la Fecofoot.

La Fifa a ainsi pris l’engagement d’apporter toute son aide à la Fecofoot à retrouver sa stabilité, afin d’assurer son fonctionnement normal jusqu’à la prochaine assemblée générale.
Il sied de signaler que la Chambre d’instruction de la commission d’éthique indépendante de la Fifa avait de son côté, annoncé l’ouverture d’une procédure officielle contre les dirigeants de la Fédération congolaise de football condamnés par la Justice congolaise. La procédure en cours n’empêche nullement les membres du Comité exécutif de la Fecofoot de poursuivre leur mandat. Cela ne constitue aucune entrave fonctionnelle et administrative. D’ailleurs, l’article 37.9 des statuts de la Fecofoot mentionne et précise que « tout poste au sein du Comité exécutif est considéré vacant en cas de décès ou de démission d’un membre concerné, ou si celui-ci est définitivement dans l’incapacité d’exercer ses fonctions ». Et l’article 41 alinéa 6 poursuit : « Si le poste de président devient vacant au sens de l’article 37 alinéa 9 des présents statuts, un remplaçant qui assume la fonction de président par intérim jusqu’à l’assemblée générale suivante est déterminé par ordre de préséance. Cette assemblée élit un nouveau président pour une durée de mandat restante ».
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-04 01:58:48
La chanteuse québécoise Céline, à l’occasion de son 58e anniversaire vient d’officialisé son retour sur la scène musicale après six ans d'absence. Ce retour scénique sera marqué par une série de dix concerts programmés en septembre et octobre 2026. La salle mythique parisienne La Défense Arena, près de la capitale française est ce haut lieu choisi pour la circonstance. « Cette année, je vais recevoir le meilleur cadeau de toute ma vie. Je vais avoir la chance d'aller vous voir et de pouvoir encore chanter pour vous », a déclaré la chanteuse dans un message vidéo diffusé sur Instagram et projeté en même temps sur la Tour Eiffel, sous les effets d’un spectaculaire show de lumières.
A cette occasion annonciatrice de ce comeback, des centaines de fans s'étaient réunis au pied de la tour, attendant la fin du suspense au son de la reprise, par la chanteuse, de "L'hymne à l'amour" d'Edith Piaf, que la québécoise avait interprété avec maestria.

« Je suis tellement contente. Je me sens bien, forte, super excitée, évidemment aussi un peu nerveuse bien sûr, mais surtout, je suis tellement reconnaissante envers vous tous. J'ai vraiment trop hâte de vous revoir », a ajouté la star, mettant fin à une semaine de suspense et de campagne de communication millimétrée. Une campagne d'affichage menée fin mars dans les rues de Paris avec des paroles extraites de plusieurs de ses chansons les plus célèbres laissait en effet entrevoir son retour prochain.
L'interprète de "Pour que tu m'aimes encore" et "My heart will go on", qui a vendu près de 260 millions d'albums en quatre décennies de carrière, a choisi un format "résidence" : deux concerts par semaine, les mercredis et samedis, à la salle La Défense Arena, une arène couverte capable d'accueillir environ 40.000 spectateurs. Après des préventes à partir de ce 7 avril, la mise en vente générale des billets ouvrira le 10 avril prochain, selon un communiqué.

Dix concerts sont prévus du 12 septembre au 14 octobre 2026, à raison de deux concerts par semaine, les samedis et mercredis. Ces concerts mettront à l'honneur "ses plus grands succès français et anglais", selon un communiqué officiel.
Céline Dion avait dû interrompre sa dernière tournée, lancée en 2019, pour cause de pandémie de Covid-19 puis de problèmes de santé. Elle est atteinte du syndrome de la personne raide, une maladie neurologique incurable. « Je vais vraiment bien », s’est-elle exprimé. « Ma santé ? Je me sens bien, je me sens forte. Je chante beaucoup, je fais même un peu de danse », a-t-elle rassuré dans son message posté sur le réseau social Instagram.

La star québécoise avait déjà créé la surprise lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris au mois de juillet 2024 : depuis la tour Eiffel, elle avait repris l'intemporel "Hymne à l'amour" d'Edith Piaf, dans un final en apothéose. L'excitation de ses fans était à son comble depuis le 23 mars, entre mystérieuses affiches publicitaires, détails distillés dans la presse et message sibyllin sur ses réseaux sociaux.

Artiste multi récompensée (cinq Grammy Awards) et au destin hors du commun, Céline Dion bénéficie d'un amour sans faille du public francophone, qui l'a définitivement adoptée en 1995 avec le succès de l'album "D'eux". Conçu avec la complicité de Jean-Jacques Goldman, un best-seller, l'opus demeure le disque en langue française le plus vendu au monde, avec environ 10 millions d'exemplaires écoulés.
Photos : DR
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-04 00:44:08
Le Comité national économique et financier (Cnef) a tenu, à Brazzaville, sa première réunion annuelle, présidée par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka. En présence des ministres de l’Economie, du Plan et de l’intégration régionale, Ludovic Ngatsé et des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua.
Au cours de cette année 2026, l’économie du Congo va se consolider, par rapport àl'année dernière, en 2025. Avec une croissance qu’on peut projeter à 5,3%. Cette perspective macroéconomique jugée bonne a été relevée par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), lors de sa première réunion annuelle du Comité national économique et financier (Cnef).
Cette réunion a été une occasion propice et a permis de faire le point de la situation macroéconomique au niveau national. De cette première réunion, il ressort que l’économie congolaise va encore se consolider au cours de cette année 2026, avec un taux de croissance estimé à 5,3%, soutenu par le rebond de la production pétrolière, le développement du gaz naturel liquéfié et la poursuite des réformes économiques.

Le Comité national économique et financier a par ailleurs noté la maîtrise de l’inflation à 2,7%, en dessous du seuil de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) fixé à 3%.
En examinant les modes de financement de l'économie congolaise, le Cnef a relevé et apprécié avec satisfaction, une hausse des crédits bancaires, soutenue par une nette amélioration de la qualité du portefeuille national.
Selon le ministre Christian Yoka, « cette avancée macroéconomique est tributaire de l’augmentation des crédits accordés au secteur privé, dont l'encours atteint 1.300,7 milliards F.CFA, en progression de 23%. Le Cnef a également épinglé un repli à 13,5% des créances en souffrance, contre 16,5% en 2024 ; et un taux de couverture des créances en souffrance par les provisions, en hausse de 65,1%, obtenu grâce à l'assainissement du secteur bancaire ».
Par contre, à propos du financement par le Marché des valeurs du trésor de la CEMAC, le Cnef a noté une amélioration significative du taux de couverture des besoins exprimés par le Trésor public congolais est passée de 46,3% en 2024, à 49,4% en 2025.
Photos DR
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-03 08:11:17
A Oyo, dans le département de la Cuvette (nord), un lieu attire l’attention, suscite l’admiration et incarne à lui seul l’ingéniosité locale : la Menuiserie Moderne Pea Firmin. Bien plus qu’un simple espace de travail, cet atelier est devenu un véritable symbole, un pilier du savoir-faire artisanal et une source d’espoir pour toute une communauté. Mais derrière l’homme de 94 ans, il y a aussi l’héritage. Et celui-ci est bien vivant. Fidèle à l’adage « tel père, tel fils », Firmin Pea a su transmettre son amour du bois et du travail bien fait à son fils, Michel Innocent Peya, colonel-major et cadre influent. Ce dernier a prolongé la vision paternelle en dotant les Forces de Sécurité Interieure d'une menuiserie moderne, en sa qualité de Directeur général des Finances et de l’Équipement de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale (DGFE). Une transmission de savoir, une continuité d’engagement, une même passion au service de la nation.
Dès l’entrée, le visiteur est frappé par la qualité des installations. L’atelier est doté d’un équipement de pointe, moderne et performant, permettant un travail du bois d’une précision remarquable. Scies électriques de dernière génération, machines de découpe sophistiquées, outils de finition impeccables : tout y est pensé pour garantir excellence, rapidité et perfection dans chaque réalisation.

Ici, le bois prend vie entre des mains expertes. Tables, chaises, lits, armoires et autres mobiliers y sont conçus avec une précision remarquable, alliant solidité, esthétique et durabilité.
Chaque pièce, à la Menuiserie Moderne Pea Firmin, raconte une histoire, celle d’un artisan passionné dont le talent a su franchir les frontières du département de la Cuvette pour rayonner bien au-delà.

Mais l’atelier moderne Pea Firmin, c’est aussi une opportunité rare pour les populations. Dans un contexte où l’accès à des meubles de qualité reste souvent coûteux, ce cadre offre des produits accessibles, à des prix défiants toute concurrence. Un luxe rendu possible pour de nombreuses familles.

Au-delà de l’aspect économique, cet espace est un véritable vivier d’emplois et de formation. Des jeunes congolais y apprennent un métier noble, acquièrent des compétences solides et s’ouvrent un avenir. C’est une école de la vie où se transmettent rigueur, discipline et amour du travail bien fait.

Aujourd’hui, préserver cet atelier moderne, c’est préserver un patrimoine. C’est protéger une richesse locale, un héritage vivant qui participe à l’identité et au développement d’Oyo.
Firmin Pea n’a pas seulement bâti un atelier, il a construit une référence. Son parcours inspire, son œuvre rassemble, et son nom s’impose aujourd’hui comme une véritable référence, une source de fierté nationale.

Dans chaque copeau de bois, dans chaque meuble façonné, c’est toute une vision qui s’exprime : celle d’un Congo qui crée, avance, transforme et qui avance avec ses propres talents.
Dans chaque création, se mêlent la mémoire des gestes d’antan et l’audace d’une nouvelle génération tournée vers l’innovation.
Ici, l’artisanat devient industrie, le talent local devient richesse, et le savoir-faire se transforme en moteur de développement.

À Oyo, le bois n’est plus seulement une matière il est devenu un récit de réussite, une fierté vivante, un symbole d’avenir.

Entre tradition et modernité, le bois raconte désormais une success story au bord de l’Alima.
Firmin Pea : le pionnier du bois qui a façonné toute une région
A Oyo, un nom résonne comme une légende vivante : Firmin Pea. À 94 ans aujourd’hui, cet homme qui force respect et admiration, incarne à lui seul une révolution silencieuse, celle du travail du bois au service de la dignité humaine et du progrès social.
Il fut un temps où les populations de la contrée enterraient leurs défunts dans de simples feuilles de banniers ou dans des nattes. Une réalité dure, marquée par le manque de moyens et d’infrastructures adaptées. Puis vint Firmin Pea. Avec ses mains, son génie et sa vision, il érigea l’une des toutes premières menuiseries de la région. Et avec elle, il introduisit un symbole fort : le cercueil en bois, offrant ainsi aux défunts des funérailles plus dignes et respectueuses.
Mais l’œuvre de Firmin Pea ne s’arrête pas là. Bien au contraire. Il est également le premier à avoir façonné dans la Cuvette des tables à manger, des lits et des chaises en bois, transformant le quotidien des familles. À travers chaque meuble, c’est un art de vivre qui s’installe, une modernité qui prend racine dans la tradition.
Visionnaire et bâtisseur, il a aussi contribué à la construction des toitures des maisons, participant activement à l’amélioration de l’habitat local. Mieux encore, son empreinte s’étend jusqu’à l’aménagement du territoire, avec le lotissement des terrains d’Oyo village et d’Oyo PCA, posant ainsi les bases d’une urbanisation structurée.
Mais derrière l’homme, il y a aussi l’héritage. Et celui-ci est bien vivant. Fidèle à l’adage « tel père, tel fils », Firmin Pea a su transmettre son amour du bois et du travail bien fait à son fils, Michel Innocent Peya, colonel-major et cadre influent.
Le commissaire colonel-major Michel Innocent Peya, Directeur général des Finances et de l’Équipement de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale (DGFE), a procédé au lancement officiel, le 14 janvier 2026, de la menuiserie centrale des Forces de Sécurité Intérieure ainsi que du service funèbre. Une initiative majeure visant à renforcer l’autonomie et le bien-être social des forces de sécurité.

La menuiserie centrale permettra la fabrication locale de mobiliers et d’équipements destinés aux différentes unités des Forces de Sécurité Intérieure (FSI), contribuant ainsi à la réduction des coûts, à la valorisation du savoir-faire interne et à l’amélioration des conditions de travail.

Dans ce bâtiment entièrement équipé, tout est réuni pour produire localement, scies, raboteuses, tours à bois, ponceuses, un séchoir industriel capable de faire sécher 1000 pièces de bois humides par jour.

Une capacité qui garantie qualité, rapidité et autonomie. Une prouesse technologique qui a séduit les visiteurs.
Les premières réalisations, portes, cercueils, meubles, lits sont déjà visibles dans cette menuiserie.
Firmin Pea n’a pas seulement travaillé le bois. Il a sculpté l’histoire, façonné des vies, et élevé toute une communauté vers plus de dignité et de progrès.
Dans chaque planche taillée, dans chaque maison couverte, dans chaque cercueil fabriqué, se lit l’empreinte d’un homme exceptionnel.
Un pionnier. Un bâtisseur. Une mémoire vivante du Congo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-03 06:48:01
À Yaoundé, l’ambiance n’est pas seulement studieuse ce 2 avril 2026 : elle est aussi stratégique. Réunis en congrès, députés et sénateurs camerounais planchent sur une réforme constitutionnelle qui pourrait bien redistribuer les cartes du pouvoir. Au cœur des discussions ? La création d’un poste inédit de vice-président. Oui, vous avez bien lu : un nouveau siège à la table du pouvoir, et pas un simple strapontin.
Un trio exécutif en gestation
Jusqu’ici, le Cameroun fonctionnait avec un duo classique : le président et son Premier ministre. Mais si le texte passe, ce duo deviendra un trio. Une sorte de « triangle des Bermudes » politique où chaque rôle devra trouver son équilibre sans faire disparaître les responsabilités.
Le futur vice-président ne sera pas élu, mais nommé directement par le chef de l’État. Une nomination qui promet déjà de faire couler beaucoup d’encre, tant le choix de l’homme (ou de la femme) sera scruté à la loupe.
La succession change de main
Autre changement de taille : en cas de vacance du pouvoir, ce ne sera plus le président du Sénat qui prendra les rênes, mais bien le vice-président. Autrement dit, le numéro deux deviendra automatiquement le numéro un sans passer par la case élection.
Une évolution qui pourrait accélérer les transitions, mais aussi renforcer l’importance stratégique de ce nouveau poste. Car désormais, choisir un vice-président, c’est presque choisir un potentiel futur président.
Une réforme qui intrigue
Derrière cette réforme, une question flotte dans les esprits : simple modernisation institutionnelle ou manœuvre politique bien calculée ? Les avis divergent, mais une chose est sûre : cette reconfiguration de l’architecture de l’État ne laisse personne indifférent.
En clair…
Le Cameroun s’apprête peut-être à ajouter un nouveau personnage dans son feuilleton politique. Reste à savoir si ce vice-président sera un véritable copilote ou un passager très bien assis.
Une chose est certaine : à Yaoundé, les discussions sont ouvertes, les enjeux élevés et les regards déjà tournés vers celui ou celle qui pourrait bientôt occuper ce tout nouveau fauteuil.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-04-02 15:29:00
Le 1er avril 2026 à Brazzaville, une étape majeure a été franchie dans la marche du Congo vers le développement durable. En collaboration avec UNESCO et les agences du système des Nations Unies, le gouvernement congolais a procédé à la revue des résultats enregistrés en 2025, avant de valider et signer le Plan de Travail 2026.
Cette rencontre stratégique a permis d’évaluer les progrès accomplis dans plusieurs secteurs clés, notamment l’éducation, la santé, l’environnement et la gouvernance. Les partenaires ont salué des avancées notables, tout en identifiant des défis persistants nécessitant des actions renforcées et coordonnées.

La signature du Plan de Travail 2026 marque ainsi un nouvel élan. Elle traduit la volonté commune d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030, cadre global visant à éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous.
À travers ce partenariat renouvelé, le Congo entend consolider les acquis, améliorer l’impact des politiques publiques et répondre plus efficacement aux attentes des populations.

Une dynamique qui s’inscrit dans une vision à long terme, où coopération internationale et engagement national se conjuguent pour bâtir un avenir durable.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-04-02 14:21:53
Dans un geste diplomatique fort, le Président français Emmanuel Macron a adressé ses félicitations au Chef de l’État congolais Denis Sassou N’Guesso à la suite de sa réélection à la tête de la République du Congo. Au-delà des vœux protocolaires, Paris affiche une volonté claire : consolider et intensifier une coopération déjà ancienne et stratégique avec Brazzaville.
Dans une correspondance datée du 30 mars, le Président français a salué la continuité institutionnelle incarnée par cette réélection, tout en souhaitant plein succès au nouveau mandat du dirigeant congolais. Un message empreint de considération qui traduit la solidité des relations entre les deux pays.
Au cœur de cet échange, une ambition commune se dessine : bâtir un partenariat renouvelé, fondé sur la confiance et les intérêts partagés. Emmanuel Macron a ainsi réaffirmé l’attachement de la France à l’histoire commune liant les deux nations, évoquant notamment le rôle symbolique de Brazzaville, ancienne capitale de la France libre, dont l’héritage continue d’inspirer les relations bilatérales.
Sur le plan culturel, Paris entend accompagner des projets structurants, à l’image de la rénovation du Centre de formation et de recherche en art dramatique (CFRAD), véritable pilier du rayonnement artistique et mémoriel congolais. Un engagement qui illustre la volonté de la France de soutenir la valorisation du patrimoine culturel africain.
La coopération s’étend également aux domaines économique et social, avec un accent particulier mis sur la jeunesse. La France se dit prête à soutenir des initiatives génératrices d’opportunités et de développement, dans une logique de partenariat équilibré et mutuellement bénéfique.
Autre point majeur de convergence : la protection de l’environnement. Le Président français a salué l’implication du Président congolais dans la préservation des forêts du bassin du Congo, un enjeu crucial pour la planète. Dans cette dynamique, Paris envisage d’accompagner les efforts congolais, notamment à travers la création d’une Académie internationale dédiée à la lutte contre la criminalité environnementale.
À travers ce message diplomatique, la France réaffirme sa volonté de bâtir avec le Congo une relation durable, tournée vers l’avenir et fondée sur des valeurs de coopération, de solidarité et de développement partagé.
Une nouvelle étape qui confirme la place stratégique du partenariat entre Brazzaville et Paris sur l’échiquier international.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-04-02 14:08:16
Après avoir été reconnu coupable le 10 mars dernier par le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, lors d’un procès où le principal accusé était absent. Lors dudit procès, Jean-Guy Blaise Mayolas a été condamné à la prison à perpétuité par contumace, au motif d’avoir détourné 1,1 million de dollars de fonds de la FIFA, soit près d’un montant de 621.500.000 F.CFA. Brazzaville se tourne donc du côté d’Interpol pour rattraper l’ancien président de la Fecofoot.
Depuis sa fuite et sa condamnation par la Justice congolaise, l’affaire Mayolas fait un nouveau rebondissement dans le feuilleton qui empoisonne le football congolais depuis près de deux ans.
Selon le quotidien britannique ''The Guardian'', les autorités de la République du Congo auraient récemment pris l’initiative de faire une demande à Interpol l’émission d’un mandat d’arrêt international à l’encontre de Jean-Guy Blaise Mayolas, l’ancien président de la Fédération congolaise de football (Fecofoot).
En effet, démis de ses fonctions à la tête de la Fédération du football au mois de septembre 2024, par le Ministère des sports, sur fond d’accusations de mauvaise gestion financière, l’ex-patron du football congolais « aurait fui le pays avec son fils et sa femme plusieurs semaines avant la tenue de son procès », ce, avant « d’avoir été reconnu coupable de détournent de 1,1 million de dollars », précise le journal.

Le 10 mars 2026, Jean-Guy Blaise Mayolas et son fils ont été condamnés par le tribunal de Brazzaville à la prison à perpétuité par contumace sur les griefs de : blanchiment d’argent ; faux et usage de faux ; utilisation de documents falsifiés et détournements de fonds.
Le secrétaire général de la Fecofoot, Monsieur Badji Mombo Wantete, et le trésorier de l’instance sportive, Raoul Kanda (arrêtés fin février de cette année puis jugés), ont écopé chacun, de cinq ans de prison pour complicité des infractions reprochées.
Photos : DR
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-02 00:35:58
Bouemba n’est pas qu’un district, c’est un vivier économique prêt à exploser. A plus d’une centaine de kilomètres de Brazzaville, le district de Bouemba, récemment crée dans le département des Plateaux, est une nouvelle entité administrative sous-exploitée mais riche de promesses. Avec sa population, son marché local et ses multiples produits agricoles et son positionnement géographique, Bouemba pourrait bien contribuer à l’essor économique des Plateaux et indirectement booster le commerce fluvial vers le pays voisin, la République Démocratique du Congo. Loin des projecteurs des grands centres urbains, il recèle un potentiel stratégique qui, bien valorisé, transformerait le quotidien de ses populations et dynamiserait l’économie nationale en générale.
Autrefois village, situé au sud de Makotipoko et plus précisément dans l’ancienne sous-préfecture de Gamboma, Bouemba doit son statut de district à la loi n°39-2024 du 2 décembre 2024, aux côtés de Djambala, Ngo, Mpouya, Lékana et Mbon. Cette réforme territoriale découle de la volonté et la vision du Chef de l’Etat, Denis Sassou-N’Guesso, de décentraliser l’administration pour mieux rapprocher le pouvoir des populations et accélérer le développement local des zones à fort potentiel. Matérialisée par le Ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Raymond Zéphirin Mboulou, l’érection du district de Bouemba est l’occasion de créer les conditions d’émergence d’une administration orientée vers le développement, de tirer profit de son positionnement géographique dans la sous-région et de prendre en ligne de compte l’existence des infrastructures et des structures économiques, sociales et culturelles.
« Le district de Bouemba est une nouvelle entité administrative du département des Plateaux en République du Congo. Créé pour dynamiser le développement local et les échanges commerciaux avec la RDC, il est érigé en raison de sa forte densité démographique et de son marché sous-régional. Le district est devenu un pôle d'intérêt dans les Plateaux, avec des enjeux de renforcement des infrastructures routières et scolaires », explique Rudy Stephen, Directeur Général des Petites et Moyennes Entreprises, et cadre de ce district (directeur local adjoint lors des campagnes de la présidentielle 2026).
Un positionnement géographique au cœur du commerce transfrontalier
Le district de Bouemba jouit d’un positionnement géographique clé et d’une densité démographique notable. Situé sur la rive droite du fleuve Congo, Bouemba bénéficie d’une proximité immédiate avec la RDC, et avec les principaux villages comme Bouemba (1864 habitants), Akana (1046 habitants), Obaba (1597 habitants) et Engankoun (1578 habitants), il concentre une population active propice à l’agriculture et au commerce transfrontalier.
Bouemba, grâce à son marché déjà actif, est qualifié d’atout majeur pour le développement des échanges commerciaux avec la RDC via pirogues et barges. Il anime déjà un petit commerce fluvial dominé par les femmes, avec des produits agricoles (manioc, poissons, huile de palme) transitant via le fleuve vers les zones RDC.
Au sein du district de Bouemba, le village de Matadi occupe une place particulière en raison de son rôle économique et de son emplacement. Bien que moins urbanisé qu’une ville-port comme Matadi en RDC, le Matadi de Bouemba fonctionne comme un nœud d’échanges entre les populations riveraines et les commerçants des deux rives, contribuant au dynamisme des marchés de Bouemba.

Bouemba un grand bassin de produits agricoles
En effet, le département des Plateaux, riches en terres cultivables (agriculture vivrière) et possède des ressources halieutiques (pêche artisanale via hydrographie abondante). Les cultures vivrières du département des Plateaux, propices au district de Bouemba, incluent le manioc (aliment principal), l'igname et la pomme de terre, souvent exportées vers la RDC. On y ajoute le maïs, la pastèque, l'arachide et les cultures maraîchères (oignons), soutenues par les programmes nationaux tels que la ZAP pour assurer une production locale susceptible de nourrir sa population et les environs. Complétés Les fruits comme bananes, mangues, safou et agrumes, ainsi que huile de palme, sorgho et poisson frais, transitent via Bouemba pour approvisionner Kinshasa, qui tire 80% de ses vivres du fleuve. « Ce nouveau district réputé pour sa pêche, cette activité est si célèbre qu'elle attire de nombreux commerçants malgré les difficultés d'accès par route », précise Rudy Stephen.
Bouemba constitue un véritable défis et porteur des perspectives d’un Hub commercial émergent
« Aujourd’hui Bouemba n’est plus un village, mais plutôt un district. Nous devons faire de Bouemba une ville économique afin d’avoir beaucoup d’entrepreneurs. Cela ne sera possible que si nous avons des autoroutes, des microfinances », déclarait Rudy Stephen, lors des campagnes dans ledit district.
Malgré ces atouts, des obstacles persistent. La campagne présidentielle de mars 2026 a offert un éclairage précieux sur les préoccupations concrètes des populations de Bouemba. Les échanges entre la direction locale de campagne du candidat Denis Sassou-N’Guesso ont fait émerger des doléances récurrentes qui dessinent les priorités de développement du nouveau district. La construction des routes parait comme la revendication majeure des populations. Cette préoccupation a été relayée à plusieurs reprises, notamment lors de la descente de l’équipe de campagne sur l’axe Obaba-Akana, où les habitants ont spécifiquement demandé la construction de la route Ngobana-Akana. L’éducation et la santé constituent l’autre priorité exprimée par les populations. A Akana les habitants ont sollicité la réhabilitation et l’équipement de l’école primaire d’Akana en tables-bancs et matériel didactique. Le système de santé local est également à améliorer. Face aux difficultés, certains sont obligés de passer par Matadi qui, est intégré au district de Bouemba, pour aller se soigner de l’autre côté de la rive.
Le marché de la RDC est une opportunité à exploiter. Il faut souligner que l’absence d’un port fluvial structuré à Bouemba est un manque à gagner pour l’administration locale au vue des flux d’échanges qui s’y déroule, au profit d’un commerce informel pour les pirogues et barges locales. Aussi, lavétusté des quais n’est pas à ignorer.
Par ailleurs, l’économie nationale, dominée par les hydrocarbures (42%), urge de diversification via les PME locales, alignée sur les priorités et objectifs du Président de la République, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso. Bouemba pourrait créer emplois et microentreprises, notamment à Matadi, son relais économique clé. En misant sur Matadi comme hub économique local, les autorités pourront encourager l’émergence de coopératives, de microentreprises et de circuits de commercialisation plus organisés, ce qui consoliderait le rôle de Bouemba au sein de l’économie du département des Plateaux.
« L’orientation du Président de la République sur l’intérêt de la jeunesse à entreprendre est une opportunité pour ce département d’éclore. Car doté d’un gros atout à travers son positionnement géographique et de voir émerger des acteurs économiques encore plus engagés dans ce districts grâce aux outils de promotion et d’accompagnement des entreprises mises en place par le gouvernement »,a-t-il ajouté.
Il est important de se souvenir que Bouemba est une localité historique qui a servi de refuge aux populations fuyant les conflits en République Démocratique du Congo. Aujourd’hui, son statut de district lui permettra d’améliorer l’administration locale, transformer les échanges fluviaux en opportunité structurée en facilitant les formalités douanières et attirant plus d’opérateurs économiques des deux côtés du fleuve.
Photos : DR
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-01 21:12:51
Dans le Niari forestier (sud), le pont reliant Itsotso à Tsimba suscite une vive inquiétude. Dégradé par le temps, fragilisé par les intempéries et l’absence d’entretien régulier, cet ouvrage est aujourd’hui devenu un véritable piège pour les automobilistes, motocyclistes et piétons qui l’empruntent quotidiennement.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la structure présente des signes évidents de faiblesse par endroits, et affaissements visibles.

« Chaque passage est un risque. On ne sait jamais si le pont va tenir », confie un usager habitué du tronçon.
Une situation à haut risque
Le danger est d’autant plus préoccupant que ce pont constitue un axe stratégique pour les échanges entre les localités environnantes. Le trafic, parfois dense, accentue la pression sur une infrastructure déjà à bout de souffle.
En attendant une intervention des autorités compétentes, il devient urgent d’adopter des comportements responsables pour éviter le pire. Les précautions à prendre impérativement :
Réduire considérablement la vitesse à l’approche du pont,
Éviter les charges lourdes susceptibles d’aggraver les fragilités,
Descendre du véhicule si nécessaire pour guider la traversée, surtout pour les motos et les piétons,
Privilégier le passage en journée, lorsque la visibilité est optimale,
Signaler toute dégradation supplémentaire aux autorités locales.
Un appel pressant aux autorités

Face à cette situation critique, les populations lancent un cri d’alarme. Une intervention rapide est attendue pour sécuriser ce point de passage vital avant qu’un drame ne survienne.
En attendant, la prudence reste la meilleure protection. Car ici, plus qu’ailleurs, traverser ce pont n’est plus un simple trajet, mais un véritable défi quotidien.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-04-01 12:00:00
Un individu présenté comme l’un des auteurs d’une agression survenue dans la nuit de samedi à dimanche a été abattu tôt dimanche matin à Moukoundzi-Ngouaka, lors d’une intervention des forces de l’ordre.
Selon des sources sécuritaires, deux femmes auraient été agressées aux environs de 3 heures du matin dans ce quartier.
Rapidement identifié, le suspect a été localisé par la police quelques heures plus tard. Au moment de son interpellation, l’individu aurait opposé une résistance violente en brandissant une machette en direction des agents. Ces derniers auraient alors fait usage de leur arme, invoquant la légitime défense.
Dans le quartier, l’intervention a suscité des réactions partagées. Si certains habitants expriment un sentiment de soulagement face à la recrudescence des actes d’insécurité, d’autres appellent à davantage de prévention et de sécurité.
Une enquête devrait permettre d’établir avec précision les circonstances de cet incident.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-04-01 11:08:55
La course à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’intensifie. La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement donné le coup d’envoi de sa campagne diplomatique depuis Brazzaville, avec un objectif clair : mobiliser des soutiens de poids en Afrique centrale. Conduite par le ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora, Crispin Mbadu, la délégation congolaise a présenté, mardi 31 mars 2026, la candidate de la RDC, Juliana Lumumba Amato, au Président Denis Sassou-Nguesso.
Pendant près d’une heure, les échanges ont porté sur les enjeux stratégiques de cette candidature ainsi que sur la nécessité de fédérer les soutiens autour de la RDC.
À l’issue de cette audience, la candidate s’est dite confiante et rassurée quant à l’appui du chef de l’État congolais, un soutien perçu comme déterminant dans cette bataille diplomatique.

« C’est un signal fort », a-t-elle laissé entendre, soulignant l’importance du poids politique de la République du Congo dans les équilibres régionaux.
En amont de cette rencontre, la délégation congolaise a également eu des échanges avec le ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, afin de consolider davantage les appuis diplomatiques.
À travers cette offensive à Brazzaville, la République démocratique du Congo affiche clairement ses ambitions : peser dans les choix à venir et s’imposer comme un acteur majeur de la Francophonie.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-04-01 10:36:39
Ce n’est ni un poisson d’avril, ni une illusion de l’IA. C’est la réalité, brute et sans filtre ! Dans un geste politique fort qui pourrait rebattre les cartes du paysage institutionnel congolais, le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso a tendu la main à l’opposant Pascal Tsaty Mabiala en lui proposant d’occuper le poste stratégique de Premier ministre au sein du futur gouvernement, a-t-on appris auprès d’une source très proche de la présidence de la République.
Cette initiative, inédite dans sa portée, s’inscrit dans une volonté affichée d’apaisement du climat politique et de renforcement de l’unité nationale, au lendemain de l’élection présidentielle de mars 2026.
En sollicitant le patron de l’opposition congolaise, le chef de l’État envoie un signal fort en faveur d’un dialogue inclusif et d’une gouvernance partagée.
Figure majeure de l’opposition et premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Pascal Tsaty Mabiala se retrouve ainsi au cœur d’un choix historique.
Accepter cette main tendue reviendrait à franchir un cap politique majeur, en participant directement à l’action gouvernementale, là où il incarnait jusque-là une voix critique du pouvoir.
Dans les cercles politiques comme au sein de l’opinion publique, cette proposition suscite déjà de vifs débats. Certains y voient une opportunité de décrispation durable et de consolidation démocratique, tandis que d’autres s’interrogent sur les implications réelles d’une telle collaboration entre pouvoir et opposition.

Pour l’heure, aucune réponse officielle n’a été rendue publique par Pascal Tsaty Mabiala. Mais une chose est sûre : cette ouverture politique pourrait marquer un tournant décisif dans la gouvernance du Congo, en redéfinissant les contours du dialogue républicain.
Si elle se concrétise, cette alliance inattendue pourrait inaugurer une nouvelle ère politique, fondée sur le compromis, la responsabilité partagée et la recherche d’un intérêt supérieur national.

Jean-Jacques Jarele SIKA / les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-01 09:01:31
La journée de mercredi 1er avril est déclarée chômée et payée en République démocratique du Congo. Et pour cause, les congolais ont fêté toute la nuit, après leur qualification pour le Mondial 2026 en battant la Jamaïque 1-0 après prolongation mardi à Guadalajara (Mexique). Un but sur corner d'Axel Tuanzebe à la 100e minute a offert une deuxième qualification historique pour le pays après le Mondial 1974 joué par le Zaïre.
Dans une rencontre fermée et engagée, les deux équipes ont longtemps fait jeu égal.
La RDC a affiché une légère domination dans la maîtrise du ballon, mais s’est heurtée à une défense jamaïcaine bien en place.
En face, les Reggae Boyz ont su se montrer dangereux par séquences, sans toutefois parvenir à concrétiser leurs opportunités.
Il a fallu attendre la 101e minute pour voir la délivrance congolaise.
Sur une action bien construite, Axel Tuanzebe surgit et trouve le chemin des filets, inscrivant l’unique but de la rencontre. De la cuisse certes, mais la balle est au fonds des filets, c’est l’essentiel.

Ce but enfin validé après un contrôle vidéo qui dure quelques instants rassure tout un peuple, après deux précédentes réalisations refusées par la même var.

Solides et déterminés, les Léopards ont ensuite su gérer leur avantage jusqu’au coup de sifflet final, résistant aux dernières tentatives jamaïcaines. Grâce à ce succès, la RDC retrouve la Coupe du monde 52 ans après sa seule et unique participation.
Une qualification historique qui permet également aux Congolais de devenir le 10e pays africain qualifié pour cette édition 2026, confirmant la montée en puissance du football africain sur la scène internationale.
Normal que le Président Antoine Félix Tshisekedi Tshilombo ait déclaré le journée de mercredi 1 er avril chômée et payée.

À Kinshasa et ailleurs dans le pays ainsi que dans la diaspora, la bière continuera de couler à flot autour des commentaires d’un match qui restera dans les esprits, en attendant d’accueillir en triomphe une équipe qui pour la seconde fois, a fait entrer la RDC dans le giron des meilleures nations footballistiques de la planète.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-01 07:02:34