Centrafrique – Présidentielle : Faustin-Archange Touadéra réélu

L’élection présidentielle centrafricaine du 28 décembre 2025 a livré ses résultats. Le président sortant Faustin-Archange Touadéra est réélu avec 76 % des voix. L’opposition dénonce des irrégularités majeures.

Élu pour la première fois en 2016, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a décroché un troisième mandat en remportant l’élection avec 76,15 % des voix, a annoncé, dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 janvier, l’Autorité nationale des élections lors d’une cérémonie prévue à cet effet. Son principal opposant Anicet-Georges Dologuélé est arrivé en deuxième position avec 14,66 % des voix, selon ces résultats provisoires.

Quelque 52,43 % des électeurs se sont rendus aux urnes le 28 décembre 2025 pour un quadruple scrutin : présidentiel, législatif, régional et municipal. Les résultats définitifs seront proclamés par le Conseil constitutionnel à la mi-janvier, après l’examen d’éventuels recours.

Le candidat Anicet-Georges Dologuélé a revendiqué sa victoire vendredi et dénoncé des irrégularités majeures dans ce scrutin.

Le porte-parole du président Touadéra a rejeté ces allégations samedi, les qualifiant de « fausses » et mettant en garde contre les risques de « troubles ».

Henri-Marie Dondra, arrivé troisième avec 3,19 % des suffrages, a appelé lundi soir, avant même la proclamation des résultats provisoires officiels, à une « annulation pure et simple des scrutins », dénonçant « l’incapacité » de l’Autorité nationale des élections à organiser le vote.

Les observateurs de l’Union africaine (UA) ont de leur côté salué des « élections apaisées ». Le représentant de la délégation de l’UA avait loué, mardi lors d’une conférence de presse, « une marche en avant vers la démocratie », estimant que ces élections, « sans commune mesure avec les processus électoraux de 2016 et de 2020 », ont respecté les procédures légales en vigueur.

Le président réélu Faustin-Archange Touadéra s’est présenté lors de sa campagne comme le « candidat de la stabilité ».

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville