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Le paysage numérique gabonais vient de connaître un tournant majeur. La Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé mardi 17 février 2026 à 20 heures, la suspension de tous les réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national, et ce, jusqu’à nouvel ordre. Une décision forte, assumée, qui suscite déjà de nombreuses réactions dans l’opinion publique.
Une décision exceptionnelle dans un contexte sensible
Selon la HAC, cette mesure vise à préserver l’ordre public, garantir la stabilité sociale et lutter contre la propagation de fausses informations susceptibles de troubler la quiétude nationale. À l’ère du numérique, où les plateformes sociales sont devenues des vecteurs puissants d’expression, mais aussi parfois de désinformation, les autorités entendent ainsi prévenir tout débordement.
Réunie en séance plénière à son siège du 286, avenue de la Libération, sous la présidence de Germain Ngoyo Moussavou, la HAC s’exprime sur « la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux ». Elle parle d’atteintes « à la dignité humaine, aux bonnes mœurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des Institutions de la République et à la sécurité nationale ». De tels agissements contreviennent, selon elle, à la loi n°019/2016 du 9 août 2016 portant Code de la communication.

L’organe de régulation évoque « la diffusion de propos diffamatoires et injurieux », « la propagation de fausses informations (fake news) susceptibles de troubler l’ordre public » ainsi que « la divulgation non autorisée de données personnelles ». La HAC affirme que ces faits constituent des infractions « sévèrement réprimées » par les textes en vigueur. Elle déplore également « l’indifférence » des grandes plateformes numériques et l’absence d’« une véritable volonté de modération ».
Si la liberté d’expression est garantie, l’institution rappelle qu’elle « ne saurait s’exercer en violation flagrante des lois nationales et internationales en vigueur ». Elle estime que les dérives observées sont susceptibles « d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les Institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale ». C’est au regard de ces éléments qu’elle justifie « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire national gabonais jusqu’à nouvel ordre ».
Cette suspension intervient dans un climat où la circulation rapide des contenus numériques peut amplifier rumeurs, manipulations et tensions. Les autorités rappellent que la liberté d’expression, pilier fondamental de toute démocratie, doit s’exercer dans un cadre responsable et respectueux des lois de la République.
Un impact immédiat sur la vie quotidienne
Pour de nombreux Gabonais, les réseaux sociaux ne sont pas seulement des outils de divertissement. Ils sont devenus des espaces d’information, de commerce, de communication familiale et professionnelle. Entrepreneurs, médias en ligne, créateurs de contenus et simples citoyens voient leur quotidien brusquement transformé.
Cette situation oblige désormais entreprises et institutions à privilégier d’autres canaux de communication plus traditionnels : radios, télévisions, SMS et presse écrite reprennent ainsi une place centrale dans l’écosystème médiatique national.
Entre sécurité et liberté : un débat relancé
La décision de la HAC relance naturellement le débat sur l’équilibre entre sécurité publique et libertés individuelles. Si certains saluent une mesure préventive jugée nécessaire pour maintenir la paix sociale, d’autres s’interrogent sur sa durée et ses implications à long terme.
Dans tous les cas, cette suspension marque un moment charnière dans la gestion de l’espace numérique au Gabon. Elle rappelle l’importance d’un usage responsable des technologies de l’information et la nécessité d’un encadrement adapté aux réalités contemporaines.
Vers quel avenir numérique ?
Alors que le pays s’adapte à cette nouvelle donne, une question demeure : comment construire un espace numérique à la fois libre, sécurisé et porteur de développement ?
Le Gabon, engagé dans sa transformation digitale, devra concilier modernité technologique et impératifs de stabilité. Une chose est certaine : cette décision de la HAC restera comme un épisode marquant dans l’histoire récente du numérique gabonais.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-02-18 06:19:18
Brazzaville a abrité, ce mardi 17 février 2026, l’ouverture de l’atelier de consultation nationale consacré à l’évaluation de la lettre d’intention valant accord de partenariat entre CAFI (Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale) et la République du Congo.
En effet, par la signature de la lettre d’intention intervenue le 3 septembre 2019 par les Présidents Denis Sassou-N’Guesso du Congo et son homologue Emmanuel Macron de la France se sont engagés dans un processus de partenariat, pour mettre en place un cadre d’actions concertées sur l’utilisation et gestion durable des ressources et la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts.

Cet atelier offre donc l'opportunité d'évaluer de manière participative les progrès accomplis, d'identifier les défis rencontrés et de formuler des recommandations pertinentes, en vue du renforcement de ce partenariat stratégique.
Dans son mot d’ouverture de cet atelier, Monsieur l’attaché à l’économie forestière à la Primature a salué la présence des participants et des partenaires à cette réunion.

« Ce partenariat basé sur des objectifs ambitieux et des engagements des deux parties concerne 8 secteurs communautaires, le foncier, le contrôle environnemental, la gestion durable des forêts, les mines et les hydrocarbures, le bois-énergie, la coordination et financement des projets. A la suite de la signature de la lettre d'intention d'un cadre programmatique définie en collaboration avec CAFI et le gouvernement de la République du Congo pour un premier portefeuille des projets financés par le fonds fiduciaire CAFI et des financements bilatéraux », a-t-il affirmé.
« Ce cadre programmatique comprend neuf (9) projets, dont 8 sont en phase d'exécution et 1 en phase d'instruction. Les résultats escomptés sont déclinés à travers 52 jalons à atteindre entre 2019 et 2025 avec certains projets dont la clôture est désormais prévue en 2027 suite à des retards initiaux », a précisé Monsieur Augustin Ngoliélé.
Par conséquent, « les dispositions de la lettre d'intention ont prévu la réalisation d'une revue indépendante à mi-parcours du partenariat. Celle-ci a été effectuée en septembre 2025 et a permis d'analyser les progrès de l'ensemble des 52 jalons de la Lettre d'intention pour la période 2019-2025 », a-t-il souligné.
Il faut aussi noter que, l'année 2025 marque l'arrivée de la fin de la première Lettre d'intention. C’est dans ce cadre que le Secrétariat Permanent initie la Consultation des parties prenantes pour tirer les leçons de la mise en œuvre de la Lettre d’Intention afin de mieux préparer la prochaine phase du partenariat entre la République du Congo et CAFI.
Cette consultation nationale qui se déroule en 3 ateliers rassembleront les 3 groupes cibles ci-après : (l) les experts des Ministères clés du partenariat et les coordonnateurs des projets financés par CAFI, ainsi que la Coordination Nationale REDD+ et le point focal APV FLEGT ; (ll) les organisations de la société civile et les représentants du secteur privé ; (lll) les Conseillers de la Primature et des directeurs généraux, membres du Comité de pilotage.

Ainsi, cette consultation nationale permettra : d’évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Lettre d'intention ; d’identifier les difficultés rencontrées et les points de blocage dans la mise en œuvre de la Lettre d'intention ; de définir et prioriser les besoins pour la mise en œuvre de la seconde phase du partenariat Congo-CAFI ; de formuler les recommandations pour l'établissement de la deuxième Lettre d'intention du partenariat entre la République du Congo et CAFI.

« Vu la qualité des personnes invitées à participer à cet atelier, je suis rassuré que les échanges seront fructueux pour aboutir à des propositions pertinentes, pragmatiques et concertées, pour une seconde phase du partenariat avec CAFI », s’est exprimé Augustin Ngoliélé, concluant son mot d’ouverture de l’atelier.
VALDA SAINT-VAL/ Jarele SIKA/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-18 03:36:59
À l’heure où l’opinion publique s’interroge sur le bilan et les perspectives de l’action gouvernementale, le ministre congolais de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat public privé depuis mai 2021, Denis Christel Sassou Nguesso choisit la transparence et la pédagogie. Dans une interview exclusive au format long, il revient sans détour sur cinq années passées à la tête de son département ministériel, entre réformes structurelles, défis conjoncturels et ambitions affirmées pour l’avenir.
Prévue pour ce mercredi 18 février à 18h sur les réseaux sociaux, cette prise de parole s’annonce comme un moment politique fort.
Un bilan assumé, des réformes structurantes
Durant ces cinq dernières années, le ministre a conduit plusieurs chantiers majeurs et l’interview promet de mettre en lumière les axes prioritaires qui ont guidé son action.
Face aux critiques comme aux encouragements, Denis Christel Sassou Nguesso dresse un état des lieux précis, chiffres et résultats à l’appui, tout en reconnaissant les défis qui demeurent.
Une vision tournée vers l’avenir
Au-delà du bilan, cette interview exclusive se projette résolument vers l’avenir. Quelles sont les prochaines étapes ? Quels leviers pour accélérer le développement et renforcer l’efficacité de l’action publique ? Quelles réponses face aux attentes de la jeunesse et des acteurs économiques ? Autant de questions auxquelles le ministre apporte des éléments concrets, dévoilant une feuille de route ambitieuse, articulée autour de la performance, de la transparence et de l’impact social.
Un rendez-vous à ne pas manquer
Dans un paysage médiatique en pleine mutation, ce format long permet une parole posée, approfondie et sans filtre. Une occasion rare d’entendre directement l’un des acteurs majeurs de la vie publique congolaise exposer sa vision, expliquer ses choix et clarifier ses orientations.
Rendez-vous ce mercredi 18 février à 18h sur les réseaux sociaux pour découvrir cette interview exclusive qui s’annonce déjà comme un moment clé du débat public. Un face-à-face attendu, un bilan détaillé, une vision assumée : le rendez-vous est pris.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-02-17 17:19:51
La Mutuelle ’’Abala Uni et Solidaire’’ (MAUS) a organisé le dimanche 15 février, une cérémonie d’hommage à Ekiaye-Ackoly Wamene, cadre du district d’Abala, dans le département de la Cuvette, décédé le 31 janvier 2011. A cette occasion commémoration d’hommage, la mutuelle a demandé une messe d’action de grâce, dite en la paroisse Notre Dame des Victoires de Ouenzé, suivie du dépôt de la gerbe de fleurs sur la tombe de l’illustre disparu, au cimetière du centre-ville de Brazzaville. Ce, en présence du président de ladite mutuelle, Samuel Ossebi Mbila, de son président d’honneur, le vénérable Gabriel Oba Apounou, entourés de la veuve, de l’une de filles du défunt, des parents et des nombreux ressortissants de la contrée.
Lors de la messe d’action de grâce, demandée à l’intention du repos de l’âme de Ekiaye Ackoly Wamene, le prêtre célébrant de l’office a prêché sur l’amour, l’amour du prochain, qui devra être au centre de tous nos actions humaines quotidiennes.

Par devers tout, cet amour qui a caractérisé le défunt parmi, les siens, parmi les collaborateurs et parmi tout notre entourage, doit se mettre au milieu de nos cœurs, afin de manifester l’unité, la solidarité dans nos milieux de vie.
Dans son homélie, le prêtre officiant, en bon pasteur, a rappelé la notion de liberté, du libre choix. « L'homme est libre de choisir, de faire un changement. Il est libre de choisir soit le bien, soit le mal. La paix de l'homme. Donc, on l'a dit tout à l'heure, chaque homme a son appel, il a ses bêtises, il a la volonté d'être ». On doit faire un choix judicieux ici-bas, afin que son âme reçoive la vie éternelle », a-t-il exhorté.

Ensuite, après le culte consacré au repos de l’âme du défunt, les membres de la mutuelle et quelques parents, amis et connaissances sont allés déposer une gerbe de fleurs sur le tombeau de Ekiaye Ackoly Wamene au cimetière du centre-ville de Brazzaville.
Devant la tombe, les ressortissants d’Abala et leur suite se sont inclinés pour un hommage puis ont procédé au rituel habituel, le dépôt de la gerbe.
Dans son mot de circonstance, Samuel Ossebi Mbila a rappelé les circonstances de la création de la Mutuelle Abala Uni et Solidaire (MAUS), qui est né juste après les obsèques de Ekiaye Ackoly Wamene. « Sa disparition tragique, nous avait plongé dans une tristesse inouïe, mais, nous a dopé d’un dynamisme et d’un courage pour braver et affronter la situation dramatique. Depuis 16 ans aujourd’hui, nous commémorons la mémoire d’Ekiaye Ackoly Wamene, pour pérenniser l’affection et l’amour qu’il manifestait pour ses proches. Ça fait 16 ans qu'il nous a quittés, sa mémoire est toujours gravée. A travers sa mémoire, nous gardons les souvenirs, nous gardons les valeurs, nous gardons l'histoire, parce qu'il était un grand cadre qui a sauvé ce pays », s’est souvenu Samuel Ossebi Mbila.

Le président d’honneur de MAUS, Gabriel Oba Apounou, a simplement évoqué les qualités intrinsèques du défunt. « Si nous arrivons ici, c'est que nous continuerions toujours à penser à notre existence. C'est un accord. C'est un amour ouvert », a témoigné le vénérable.
Ekiaye-Ackoly Wamene fut un cadre chevronné de la presse congolaise. Journaliste de profession, il a été directeur général de la Télévision nationale congolaise et vice-président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC).
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-17 12:30:26
Le Ministre d'État, Firmin Ayessa est décédé ce mardi 17 février à Istambul en Turquie où il suivait des soins médicaux. Nommé par décret n° 2020-301 du 15 mai 2021, Firmin Ayessa était en charge du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale. Avec ce décès, c’est un grand serviteur de l’État et un journaliste émérite qui tire sa révérence.
« C’est avec une profonde tristesse que nous venons d’apprendre le décès du ministre Firmin Ayessa. Cette disparition constitue une perte pour la scène politique nationale et pour tous ceux qui ont travaillé à ses côtés. En ces circonstances douloureuses, nos pensées vont à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de ses collaborateurs. »
C’est par ces mots postés sur les réseaux sociaux que les congolais ont appris la nouvelle du décès du ministre d’État, Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, Firmin Ayessa.

Arrivé à Paris pour des soins qui nécessitaient son évacuation, Firmin Ayessa s’était ensuite parti poursuivre lesdits soins en Turquie où il est hélas décédé.
Homme politique et homme des médias, Firmin Ayessa a fait ses études primaires et secondaires à Makoua et Brazzaville, ses études supérieures en Lettres à l'Université de Brazzaville et en communication à l'Université de Bordeaux III (France).
Firmin Ayessa a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de l'administration publique, notamment ceux de: Directeur des programmes de Radio-Congo : 1978-1980;
Conseiller en communication à l'Ambassade du Congo à Paris (France) : 1980-1984;
Directeur de cabinet au Ministère de l'information, des postes et télécommunication : 1984-1993;
Directeur Général de l'Agence Congolaise d'Information (ACI) : 1989-1991;
Conseiller en communication du Président de la République : 1991-1992.
C'est dans le Gouvernement mis en place au lendemain de la guerre civile de 1997 que Firmin Ayessa recevra son baptême de feu gouvernemental en qualité de Ministre chargé de l'organisation du forum et des relations avec le Parlement de transition.
En 1999, Firmin Ayessa fera son entrée au Cabinet du Chef de l'État où il assumera successivement les fonctions de: Directeur du Cabinet civil du Président de la République : 1999-2002.
Directeur Adjoint du Cabinet du Président de la République chargé de la communication : 2002-2007.
Ministre d'État, Directeur du Cabinet du Président de la République : 2002-2017.
Après dix-huit ans de bons et loyaux services rendus au Cabinet du Chef de l'État, Firmin Ayessa fera son retour au Gouvernement, en Août 2017 (2ème Gouvernement du Premier Ministre Clément Mouamba) en qualité de Vice-Premier Ministre chargé de la Fonction Publique, de la réforme de l'État, du travail et de la sécurité sociale.
Depuis 2021, il avait été reconduit en qualité de ministre d’État, ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, dans le gouvernement du Premier ministre Anatole Collinet Makosso.
Sur le plan politique, Firmin Ayessa est membre du Parti Congolais du Travail (PCT) depuis 1984, membre du Comité Central de ce parti (1990) et du Bureau politique (2006).

Député de Makoua depuis 2002, le Ministre d'État Firmin Ayessa est né le 02 novembre 1951 à Ondza-Makoua (Cuvette) en République du Congo.
Marié et père de famille, Firmin Ayessa est Grand Officier dans l'Ordre du mérite Congolais et Commandeur dans l'Ordre national de la paix.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-17 12:01:22
C’est une nouvelle qui résonne comme une promesse d’avenir et de fierté nationale. Brazzaville s’apprête à accueillir un ambitieux village artisanal sur une superficie de 4,8 hectares, en plein cœur de la capitale verdoyante. Un projet structurant qui conjugue culture, économie et identité.
Prenant la parole à la pose de la première pierre de la construction du Village Artisanal de Brazzaville, la ministre des PME et de l’Artisanat, Jacqueline Mikolo, a formulé le vœu que le soutien apporté par le PNUD à ce projet stratégique et structurant, « facilite la mobilisation des partenaires publics, privés, mécènes et amis pour accompagner l’installation de cette vitrine qui permettra d’améliorer les revenus de milliers d’artisans, booster l'économie nationale et valoriser le patrimoine culturel et le Made in Congo ».

Dans cette ville emblématique, où tradition et modernité dialoguent chaque jour, ce futur espace sera bien plus qu’un simple site commercial. Il incarnera un véritable carrefour du savoir-faire congolais. Sculpture sur bois, vannerie, poterie, textile, bijouterie, peinture, maroquinerie… Les artisans auront enfin un cadre digne de leur talent pour créer, exposer et vendre leurs œuvres.
Un souffle nouveau pour l’économie locale
Ce village artisanal représente une opportunité majeure pour l’emploi et l’entrepreneuriat. En offrant un espace structuré et attractif, il permettra aux artisans de mieux valoriser leurs produits, d’élargir leur clientèle et de renforcer leur autonomie financière. C’est toute une chaîne de valeur qui sera dynamisée : fournisseurs de matières premières, transporteurs, restaurateurs et acteurs du tourisme.
Au-delà de l’économie, c’est aussi une vitrine culturelle qui se dessine. Les visiteurs nationaux et étrangers pourront découvrir la richesse du patrimoine congolais dans un cadre organisé, esthétique et accueillant. Une immersion authentique dans l’âme créative du pays.
Un symbole d’identité et de transmission
Au cœur de la capitale congolaise, ce projet vient rappeler que l’artisanat n’est pas seulement un métier : c’est une mémoire vivante. Chaque objet raconte une histoire, perpétue un geste ancestral et transmet des valeurs.
Ce futur village artisanal sera aussi un espace d’apprentissage, où les jeunes générations pourront se former, s’inspirer et s’approprier les métiers d’art. Une passerelle entre héritage et innovation.

Brazzaville, capitale qui crée et qui rayonne Avec ses 4,8 hectares dédiés au talent et à la créativité, Brazzaville confirme sa volonté de s’imposer comme une capitale culturelle et économique dynamique. Ce village artisanal s’annonce déjà comme un lieu de vie, de rencontres et d’échanges, où la tradition se transforme en moteur de développement.
Une chose est certaine : bientôt, au cœur de la capitale verte, battra un nouveau poumon économique et culturel. Et avec lui, l’expression vibrante du génie congolais.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR .
Créé le 2026-02-17 08:19:02
Dans les profondeurs verdoyantes de Mayoko dans le département du Niari (sud), l’or ne brille plus seulement par son éclat naturel. Il cristallise désormais tensions, incompréhensions et rivalités entre une compagnie chinoise détentrice de permis d’exploitation et de jeunes orpailleurs locaux déterminés à tirer leur subsistance des entrailles de la forêt.
Depuis plusieurs semaines, la cohabitation est devenue difficile. D’un côté, une entreprise légalement installée, investissant dans l’exploitation industrielle avec des autorisations en règle ; de l’autre, une jeunesse souvent confrontée au chômage et à la précarité, qui voit dans l’orpaillage artisanal une opportunité de survie et parfois d’ascension sociale.

La situation a atteint un point de crispation lorsque des altercations ont éclaté récemment sur certains sites aurifères. Des menaces auraient été proférées, créant un climat de tension préoccupant.
Rodrigue SIKA, natif du village Moukoubidi, situé à un jet de pierre de la ville de Mayoko, a même été interpellé récemment à 6h du matin et placé en garde à vue avant d’être finalement relâché l’après-midi grâce à l’intervention décisive de la famille et surtout des sages et notables de la ville. Ces figures respectées de Mayoko ont joué un rôle d’apaisement crucial.

Par le dialogue et la médiation, elles ont obtenu la libération de Rodrigue SIKA jeune orpailleur, assortie d’un engagement clair : cesser toute activité dans les périmètres légalement attribués à la compagnie chinoise.
Cet épisode met en lumière un défi majeur pour les autorités locales et nationales : comment concilier exploitation industrielle, respect des permis miniers et aspirations légitimes d’une jeunesse en quête d’opportunités ?

La richesse aurifère de Mayoko ne doit pas devenir un facteur de division, mais plutôt un levier de développement partagé. Au-delà des tensions, cette crise révèle aussi la nécessité d’un cadre de concertation permanent entre entreprises, communautés locales et pouvoirs publics. Car si l’or peut attiser les convoitises, il peut également, lorsqu’il est bien géré, devenir un moteur de progrès, de formation et d’emplois pour les populations riveraines.

À Mayoko, l’heure n’est plus à la confrontation, mais à la responsabilité collective. L’or de la forêt doit cesser d’opposer pour enfin rassembler.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-02-17 07:34:19
Le célèbre journaliste et animateur camerounais Consty Eka s'est éteint le lundi 16 février 2026 à Abidjan. Figure de proue des médias sur le continent africain, Consty Eka a succombé à un accident vasculaire cérébral (AVC) dans une polyclinique de la capitale économique ivoirienne.

La nouvelle suscite une vive émotion sur la toile. Et les hommages se multiplient pour saluer la mémoire de cette figure panafricaine de la communication audiovisuelle.
Alors qu'il paraissait en bonne santé lors de ses récentes apparitions à Abidjan en novembre 2025, l'état de santé de l'animateur s'était brutalement dégradé ces derniers jours. Après un malaise à son bureau, le journaliste a été pris en charge dans une polyclinique d'Abidjan où il est décédé peu de temps après.

De son vrai nom : Constantin Ekani, celui qui se faisait appeler « le roi de la télévision », a fait les beaux jours de la télévision tant dans son pays qu’en Côte d’Ivoire.
Consty Eka ne se contentait pas d'animer ; il était un bâtisseur. Il a interviewé autant les chefs d’État, les patrons de grandes firmes que des stars du show-biz. C’est Consty Eka qui a fait venir Nahomi Campbell en Afrique pour la première fois.

Et déjà, c’est une pluie de réaction qui tombe sur les réseaux sociaux, à l’instar de celle de son grand ami Koffi Olomidé qui a dit toute sa tristesse.
Fondateur du groupe CEKAM, Consty Eka a marqué l'histoire des médias avec la création de CEN TV et de la radio Voltage2. Ses concepts innovants et son style unique ont durablement influencé les scènes médiatiques camerounaise et ivoirienne, faisant de lui un trait d'union entre ces deux pays.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-17 05:04:45
Le 13 février 2026, la capitale congolaise a offert un spectacle de lumière et d’espoir. Les mythiques Tours Jumelles de Brazzaville et la majestueuse Corniche de Brazzaville se sont parées d’illuminations éclatantes à l’occasion du Nouvel An chinois, dans une atmosphère empreinte de fraternité et de solennité. Représentant le gouvernement congolais, le ministre de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso a pris part à cette cérémonie hautement symbolique, organisée en présence de l’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine, ainsi que de nombreuses autorités nationales : sénateurs, députés, membres du gouvernement et hauts fonctionnaires.

Dans son mot de circonstance, le ministre Denis Christel Sassou Nguesso a souligné que cette illumination n’était pas seulement un spectacle visuel, mais l’expression éclatante d’une coopération dynamique et structurée entre la République du Congo et la Chine. Une coopération qui, au fil des années, s’est consolidée dans les domaines culturel, économique, infrastructurel et industriel, au service du bien-être des deux peuples.
À l’heure où le monde traverse de profondes mutations géopolitiques et économiques, Brazzaville a envoyé un message fort : celui d’un partenariat stratégique solide, résilient et tourné vers l’avenir.

Pour Denis Christel Sassou Nguesso, la coopération sino-congolaise demeure un pilier essentiel du développement national, portée par une vision commune fondée sur l’équilibre, le progrès et la paix. Au-delà des lumières scintillantes, cette cérémonie a symbolisé une marche commune vers un futur partagé.
Le ministre de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-, Denis Christel Sassou Nguesso a d’ailleurs invité le peuple chinois à poursuivre cette dynamique aux côtés du peuple congolais, afin de relever ensemble les défis majeurs de notre temps et d’approfondir davantage cette amitié exemplaire.

En illuminant ses monuments emblématiques, Brazzaville n’a pas seulement célébré le Nouvel An chinois : elle a réaffirmé, avec éclat et conviction, la vitalité d’un partenariat stratégique qui continue d’écrire, année après année, une page lumineuse de l’histoire diplomatique entre le Congo et la Chine.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-02-15 10:21:20
À l’approche de l’élection présidentielle de mars prochain en République du Congo, un nom retient de plus en plus l’attention : Melaine Destin Gavet Elengo. Porté par une vision ambitieuse et un discours résolument tourné vers l’avenir, il s’impose progressivement comme l’un des visages marquants de cette échéance décisive. A 35 ans, l’Ingénieur géologue pétrolier a été investi par son parti, le Mouvement républicain (MR), à l’issue du congrès tenu en décembre dernier à Brazzaville. Le jeune opposant au régime de Brazzaville, a fait acte de candidature jeudi, auprès des services compétents de la Direction générale des affaires électorales (DGAE), sous tutelle du Ministère congolais de l’Intérieur.
Dans un contexte politique dominé par des figures expérimentées, Destin Gaveten en raison de sa constance et son courage politiques, incarne le souffle du renouveau. Son engagement repose sur une promesse claire : replacer le citoyen au cœur de l’action publique. Emploi des jeunes, diversification de l’économie, modernisation des institutions et gouvernance responsable figurent parmi les piliers de son projet.
Sur les réseaux sociaux et sur le terrain, le candidat multiplie les rencontres avec les Congolais, à l’écoute des préoccupations réelles : coût de la vie, accès à l’eau et à l’électricité, opportunités pour la jeunesse et soutien aux entrepreneurs locaux. Son message se veut rassembleur et appelle à une mobilisation collective pour écrire une nouvelle page de l’histoire nationale.

Destin Gavet mise également sur la transparence et l’innovation politique. Communication directe, proximité avec les citoyens et volonté d’instaurer une culture de responsabilité publique constituent les axes forts de sa démarche.
À quelques semaines du scrutin, sa candidature apporte une dynamique nouvelle dans le paysage politique congolais.
Pour ses partisans, il représente l’espoir d’un changement structuré et durable ; pour ses adversaires, un challenger à prendre très au sérieux.
La présidentielle de mars s’annonce donc comme un moment charnière pour la République du Congo. Et dans cette compétition, Destin Gavet entend bien transformer l’aspiration au renouveau en véritable projet de société.
Au Congo-Brazzaville, outre Melaine Destin Gavet Elengo et le Président sortant, Denis Sassou-N’Guesso, les dossiers de 5 autres candidats ont été reçus par la Direction générale des affaires électorales pour la présidentielle du 15 mars prochain.
Pour être éligible à la présidence de la République du Congo, il faut notamment présenter un certificat de nationalité ; un certificat médical délivré par trois médecins assermentés, désignés par la Cour constitutionnelle et un récépissé de versement au trésor public d’un cautionnement de vingt-cinq millions (25 000 000) de Francs CFA, non remboursables.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-02-13 12:03:24
À Sibiti, dans le département de la Lékoumou, la ferveur monte et les mots résonnent avec force. Pour Thierry Moungalla, directeur local de campagne, le choix est clair : « Avec le Président Denis Sassou-N’Guesso, nous avons un capitaine éprouvé, un bâtisseur infatigable et un homme d'État résolument tourné vers l’avenir du Congo. »
À l’approche de l’échéance présidentielle, les partisans du chef de l’État mettent en avant l’expérience et la longévité politique de Denis Sassou-N’Guesso.
Pour eux, dans un contexte régional et international en mutation, le pays a besoin d’un leadership aguerri, capable de maintenir la stabilité et de poursuivre les chantiers engagés.
À Sibiti, les réunions de mobilisation se multiplient. Thierry Moungalla affûte sa stratégie tandis que les militants se disent prêts à porter le message dans chaque quartier, chaque village, chaque foyer. Le mot d’ordre : continuité, consolidation et projection vers l’avenir.
Les soutiens du Président sortant évoquent les infrastructures réalisées, les efforts de modernisation et les réformes engagées dans plusieurs secteurs. Ils parlent d’un « bâtisseur », d’un homme d’expérience qui connaît les rouages de l’État et les défis du développement.
Pour Thierry Moungalla, l’enjeu dépasse une simple compétition électorale.
« Il s’agit de préserver la paix, de consolider les acquis et d’accélérer la transformation du Congo », martèle-t-il.
À Sibiti, l’heure n’est donc pas au doute, mais à la mobilisation. Le capitaine est désigné, l’équipage se met en ordre de bataille. Et dans les rangs des partisans, une conviction domine : le cap vers l’avenir passe par la continuité.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-02-13 11:26:17
Le numérique s’invite au cœur des villages. Le MTN affiche son ambition d’élargir significativement sa couverture dans les zones rurales encore privées de réseau au Congo-Brazzaville. Une volonté stratégique évoquée le 12 février 2026 à Brazzaville, lors d’un échange entre le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso et Carle Toriola, vice-président de MTN pour l’Afrique francophone.
Au centre des discussions : la réduction des « zones blanches », ces territoires où le signal téléphonique et l’accès à internet restent inexistants ou très limités.

« On est sur 50% de couverture 5G au Congo. On continue avec le développement numérique et la connexion à des villages. On a lancé une nouvelle couverture dans plus de 100 villages », a indiqué le vice-président de MTN pour l’Afrique francophone au sortir de l’audience.
Dans ces villages, a-t-il poursuivi, les usagers auront la possibilité, entre autres, de faire des réunions visio-conférence, de télécharger des documents sans difficulté.

« Nous ne pouvons faire tout cela que parce que nous avons un environnement stable ici au Congo », a souligné Carle Toriola avant de remettre quelques présents au Président de la République en guise de remerciement pour son implication à l’implémentation de la technologie au Congo-Brazzaville.
Pour de nombreuses localités rurales, la connectivité représente bien plus qu’un confort : elle est un levier de développement, d’inclusion financière, d’accès à l’information, à l’éducation et aux services administratifs.
En s’attaquant à ce défi, MTN entend jouer un rôle clé dans la transformation numérique du pays. L’extension du réseau dans les zones reculées pourrait stimuler l’entrepreneuriat local, faciliter les échanges commerciaux et renforcer le lien entre les communautés rurales et les grands centres urbains.

Cette rencontre de haut niveau marque ainsi une étape importante dans la dynamique de modernisation des infrastructures télécoms nationales.
Si les engagements se traduisent rapidement en actions concrètes, le Congo rural pourrait bientôt sortir de l’ombre numérique et entrer pleinement dans l’ère de la connectivité.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-02-13 10:54:00
Elle était une pionnière pour les femmes congolaises dans la politique, en sa qualité de première femme ministre au Congo-Brazzaville. Émilie Manima est décédée le mercredi 11 février à Brazzaville.
En 1975, soit 25 ans après l'accession du pays à l'indépendance, Émilie Manima fait son entrée au gouvernement. Elle est nommée ministre des Affaires sociales par le président Marien Ngouabi, le 9 janvier 1975. Elle a Henri Lopes pour premier ministre.

Sage-femme de formation, la ministre Manima s’affirme sans complexe au milieu des hommes, tant elle doit prouver que l’Union Révolutionnaire des Femmes du Congo (URFC) qui a fait pression sur le président Marien Ngouabi, pour une représentativité de la femme congolaise au gouvernement, défend une cause juste.
Dans la foulée, le Président Marien Ngouabi donnera d’ailleurs plus de visibilité à la femme congolaise. Agathe Félicie Lélo Pembellot épouse Mambou qui est la première femme magistrate de la République populaire du Congo, est nommée présidente du Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, en remplacement d'Emmanuel Alihonou. Elle occupera ce poste du 27 novembre 1975 à 1976.

Agathe Mambou est décédée le 13 octobre 2016 à Pointe-Noire.
Après Émilie Manima, des femmes se sont imposées comme ministres, les plus emblématiques étant Bernadette Bayonne (1984) : ministre de l'Éducation primaire - Jeanne Dambendzet (1989) : ministre du Travail et des Affaires sociales – Aimée Mambou Ngnali (1999) : ministre de la Culture et des Arts ou encore Claudine Munari (2009) : ministre du Commerce et des Approvisionnements.
Depuis, d’autres femmes, pas plus de 5 par équipe, sont appelées dans les différents gouvernements, sauf l’actuel qui en compte 7.
Rappelons Ingrid Ebouka-Babackas, est la première femme congolaise a avoir occupé un ministère dit stratégique, celui de l'Économie. Le ministère de l'Économie est souvent perçu comme le "cerveau" du gouvernement. Il est responsable de la gestion des finances publiques et de la définition des politiques économiques.
Tout porte à croire que la République rendra à Émilie Manima l’hommage qu’elle mérite et que les femmes ministres, anciennes comme actuelles, auront à cœur de sublimer la mémoire de leur illustre prédécesseuse.

En cela, la ministre Inès Nefer Voumbo Yalo-Ingani s’est toujours illustrée en grande organisatrice, pour fédérer autour de la cause.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-13 10:36:32
À l’orée de l’élection présidentielle de mars prochain, la République du Congo pose un acte fort : rassembler sa classe politique autour d’un dialogue national pour consolider la démocratie et réaffirmer sa culture de paix. Du 16 au 19 février 2026, la ville de Djambala dans les Plateaux, accueillera ce forum politique d’envergure. Un rendez-vous stratégique qui intervient dans un contexte préélectoral déterminant pour l’avenir institutionnel du pays.
Un cadre inclusif et structuré
Selon la correspondance officielle adressée le 6 février dernier aux leaders des partis légalement reconnus et dont une copie est parvenue à notre rédaction, le ministre congolais de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, précise que chaque formation politique sera représentée par deux délégués. Une mesure qui garantit à la fois l’inclusivité et l’efficacité des échanges.
Ce dialogue se veut un espace d’écoute, de concertation et de responsabilité collective. Il offrira aux acteurs politiques l’opportunité de débattre des enjeux liés au processus électoral, au climat politique et aux mécanismes de préservation de la stabilité nationale.
Consolider la démocratie, cultiver la paix
Au-delà des échéances électorales, ce forum se présente comme un moment de maturation démocratique. Il s’agit de renforcer la confiance entre les acteurs, d’encourager le respect des règles républicaines et de promouvoir un esprit de compétition politique apaisé.
Dans un environnement régional et international souvent marqué par des tensions électorales, l’initiative congolaise apparaît comme un signal fort : celui d’un pays qui privilégie le dialogue à la confrontation, la concertation à la crispation.
Djambala, symbole d’unité nationale
Le choix de Djambala n’est pas anodin. Cette ville au cœur du territoire national symbolise l’unité, l’équilibre et l’ancrage territorial de la République. En y réunissant l’élite politique, les autorités affirment leur volonté de rapprocher les grandes décisions nationales des réalités locales.
À quelques semaines d’un scrutin décisif, le Congo fait ainsi le pari de la responsabilité collective. Le dialogue politique de Djambala s’annonce comme un moment clé, susceptible d’imprimer une dynamique nouvelle à la vie démocratique du pays.
Plus qu’un simple forum, c’est une déclaration d’intention : celle d’une nation déterminée à avancer dans la paix, la stabilité et le respect du jeu démocratique.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-02-13 09:42:32
Le phénomène saute aux yeux. Et aucune zone de la capitale congolaise n'y échappe. À Brazzaville, un business discret mais redoutablement efficace est en train de redessiner l’économie de proximité : celui des parkings privés aménagés sur des parcelles exploitées ou inexploitées.
Dans plusieurs quartiers sous-intégrés de la capitale, des propriétaires ont trouvé une idée simple, mais ingénieuse : transformer leurs terrains en espaces de stationnement payants, à raison de 500 ou 1000 FCFA par véhicule. Un tarif accessible pour les automobilistes, mais une source de revenus régulière pour les propriétaires.
Une réponse concrète à un vrai besoin
Avec l’augmentation du nombre de véhicules en circulation et le manque criant d’espaces de stationnement organisés, la demande est forte à Brazzaville. Les marchés, les centres administratifs, les zones commerciales et certains axes très fréquentés manquent de parkings structurés. Résultat : ces parcelles privées deviennent des solutions pratiques, sécurisées et proches des lieux d’activité.
Un revenu quotidien stable
Le calcul est vite fait. Avec une vingtaine à une cinquantaine de véhicules par jour, les recettes peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers de francs CFA quotidiennement. Sans investissements lourds — parfois une simple clôture, un nivellement du sol et un gardien — ces parkings permettent aux propriétaires de :
Générer un revenu stable, s’auto prendre en charge, valoriser un terrain auparavant improductif, créer de petits emplois de gardiens.

Une économie locale qui s’organise
Ce phénomène prend de l’ampleur, notamment dans les quartiers longtemps considérés comme périphériques ou sous-équipés. Là où l’État et les grandes entreprises tardent à investir, les habitants innovent.
Ce business, né de la débrouillardise urbaine, témoigne d’une dynamique entrepreneuriale locale forte. Il transforme une contrainte — le manque d’infrastructures — en opportunité économique.
Vers une structuration du secteur ?
Si la tendance continue, la question de la réglementation et de l’encadrement pourrait se poser. Car derrière ces parkings improvisés se cache un véritable marché en expansion.
À Brazzaville, les parcelles vides ne dorment plus. Elles produisent. Et dans le silence des moteurs coupés, c’est toute une micro-économie qui prospère.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-13 07:33:20
Ce vendredi à 0 heures 5 minutes, Maître Jean-Claude Olombi, Huissier de Justice, Commissaire-priseur a dévoilé le procès-verbal de constat de clôture de la période de dépôt des dossiers de déclaration de candidature à l’élection présidentielle, scrutin des 12 et 15 mars 2026. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphyrin Mboulou, de son Directeur de cabinet, Séraphin Ondélé, du Directeur général des affaires électorales DGAE), devant les cadres et le personnel de la DGAE, dans la salle de réception des dossiers des candidats à l’élection présidentielle de mars prochain.
En effet, dans un arrêté rendu public par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le 23 janvier dernier, fixant la période de dépôt des dossiers de déclaration de candidature à l’élection présidentielle du 29 janvier au 12 février 2026 à minuit.

Ayant atteint la date butoir de dépôt de candidature à l’élection, la direction générale des Affaires électorales, par le biais d’un huissier de Justice, en l’occurrence, Maître Jean-Claude Olombi, a lu la requête de la direction générale des Affaires électorales, présentée par son directeur général, en la personne de M. Jean-Paul Etoumbakoundou.

Par ailleurs, le directeur général des Affaires électorales (DGAE) a procédé à la lecture des dossiers reçus à la date échue, c’est-à-dire, le jeudi 12 février à minuit, ceci, par l’entremise de la direction des opérations préélectorales et du contentieux :
Liste des candidats à l’élection présidentielle, scrutin de mars 2026 :
1- Nganguia Engambé Anguios (Le PAR) ;
2- Mavoungou Zinga Mabio (Alliance) ;
3- Manangou Vivien Romain (Indépendant) ;
4- Mafoula Uphreim Dave (Indépendant) ;
5- Kignoumbi-Kia Mboungou Joseph (La Chaîne) ;
6- Sassou-N’Guesso Denis (Majorité présidentielle) ;
7- Gavet Elengo Mélaine Destin (Mouvement Républicain).
Une fois que la clôture de dépôt des candidatures, les dossiers entament et suivent un parcours administratif et judiciaire :
Primo, c’est la Commission Nationale Electorale Indépendante (CNEI) qui réceptionne les documents. Son rôle est de vérifier la complétude : est-ce que tous les documents demandés (casier judiciaire, certificat de nationalité, quitus fiscal, etc.) sont complets. Puis publier une liste provisoire.

Ensuite, les documents seront transmis chez les ’’Sages’’, la Cour Constitutionnelle, qui récupère lesdits dossiers pour : le contrôle de légalité, s’assure que les candidats respectent strictement la Constitution (âge, résidence, et autres), la visite médicale puis les recours et enfin, la validation définitive. Un fois les examens médicaux validés et les recours tranchés, la Cour publie la liste définitive. A ce moment-là, les dossiers ne sont plus les ’’projets’’, mais des candidatures officielles prêtes pour la campagne électorale pour le scrutin du 12 mars 2026, des agents de la force de l’ordre et celui du 15 mars, de la population civile.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-13 02:31:34
Face aux mutations politiques et aux défis contemporains, les lissoubistes affirment leur volonté de renouer avec l’âme fondatrice de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads). Cette dynamique de reconquête idéologique se veut un retour aux valeurs cardinales qui ont fait la force et la singularité du parti à sa naissance : la démocratie, la justice sociale, la solidarité et l’ancrage panafricain.
À travers rencontres, concertations et prises de parole structurées, les militants revendiquant l’héritage du président Pascal Lissouba entendent raviver l’esprit originel de l’Upads.
Pour eux, il s’agit moins d’un simple repositionnement politique que d’une démarche de fidélité historique, visant à redonner au parti sa clarté doctrinale et sa vocation de rassemblement populaire.
Cette reconquête passe aussi par la mobilisation de la base, notamment des jeunes et des cadres, appelés à s’approprier l’histoire du parti et à en porter les idéaux dans le contexte actuel.
Les lissoubistes plaident pour une Upads fidèle à ses fondamentaux, capable de proposer une alternative crédible, responsable et tournée vers l’avenir.
En ravivant la flamme de l’Upads originel, les lissoubistes entendent redonner sens et cohérence à l’action politique, convaincus que le retour aux sources est une condition essentielle pour reconstruire la confiance, renforcer l’unité et préparer les victoires de demain.
POSTURE DU CONSEIL DE RÉHABILITATION DES FONDAMENTAUX DE L'UPADS AUTHENTIQUE (CRU) PAR RAPPORT AUX RÉSOLUTIONS DU DERNIER CONGRÈS DE L'UPADS POSTICHE
1 Le CRU a pris acte des résolutions prises par l'ersatz de l'UPADS ( puis qu'il n'y a en fait plus existé d'UPADS au Congo depuis le Congrès de 2013, où l'UPADS originelle, telle que créée par le professeur Pascal Lissouba, a été sacrément démolie) au cours de son denier Congrès tenu à Brazzaville du 20 au 22 décembre 2025.
2 Après que le CRU a examiné avec minutie lesdites résolutions, il les a rejetées en bloc et sans rémission, pour plusieurs motifs, dont, à titre indicatif, les suivants:
a) Le Congrès de 2013 a évacué de l'UPADS les contenus: - doctrinal (la démocratie sociale); - un projet de société d'abondance des richesses matérielles, culturelles, spirituelles, intellectuelles etc. pour tous (La société congolaise bâtie à l'image de la Suisse: une petite Suisse au Congo); - les moyens de bâtir une telle société (les sciences, la technologie ainsi que les compétences multiples); - le rayon d'action du parti (le Congo, bien entendu; la sous région d'Afrique centrale -CMAC; le continent africain tout entier, ainsi que tous les pays du monde, engagés dans la lutte contre la domination et l'impérialisme des puissances occidentales, de manière à leur substituer un monde multipolaire, caractérisé, entre autres, par le respect de différentes cultures composites et les rapports de coopération gagnant-gagnant); - le style de gouvernance (la démocratie participative et une économie solidaire endogène, autorégulée); - la forme d'organisation de l'État (la décentralisation); contenus que le professeur Pascal Lissouba avait donnés à cette formation politique dès sa création.
b) Au terme de cette purge massive, il en a résulté une UPADS postiche ou falsifiée, dans laquelle les Lissoubistes, que nous sommes, ne nous sommes pas reconnus, et de laquelle nous nous sommes progressivement éloignés, en conséquence de cause.
c) Cependant, de concert avec nos amis de l'Esprit UPADS, de la Renaissance et d'autres organisations d'adeptes du Président Pascal Lissouba, nous avons tendu la main aux politicards de l'UPADS postiche, englués dans une illégalité doublée d'une illégitimité irrecevables, en droit notamment; depuis 2017, où ils ont refusé de respecter l'agenda politique de leur parti; de manière à obtenir d'eux, ce, dans l'intérêt supérieur du parti, d'abord un dialogue entre toutes les forces vives du parti, aux fins d'un règlement négocié des différends qui, de l'intérieur, rongeaient le parti; ensuite, de former une commission ad 'hoc consensuelle, laquelle pouvait finalement préparer et réaliser un Congrès unitaire et inclusif de différentes sensibilités du parti. Seul un Congrès préparé et tenu selon un tel schéma aurait permis, à la fois, la reconstruction de l'UPADS, la réconciliation des personnes en désaccord en son sein, sur tel ou tel aspect de son organisation ou de son fonctionnement, donc sa relance sur la scène politique nationale.
d) Mais les fossoyeuses et fossoyeurs de l'UPADS du professeur Pascal Lissouba, avec M. Tsaty-Mabiala, le félon, comme gourou, ont opposé à notre requête, pourtant instante et salutaire pour l'UPADS (notre héritage commun) une fin de non-recevoir.
e) Opérant un passage en force, les sacrificateurs de l'UPADS originelle ont finalement tenu un Congrès qui a parachevé le travail de destruction de l'UPADS (authentique ou source, héritée du professeur Pascal Lissouba) commencé au cours du Congrès de 2013, dont les résultats les plus retentissants ont été d'une part, l'avènement d'une formation politique, insipide et aride, auréolée, par ruse, malhonnêteté intellectuelle et imposture, du noble substantif: UPADS, mais évidemment, une UPADS postiche; et d'autre part, le jeu de passe-passe entre M. Tsaty-Mabiala et ses amis du PCT à qui il a cédé la démocratie sociale comme doctrine et adopté, en échange, le socialisme stérile que le PCT avait vainement expérimenté au Congo depuis sa création. Nous aurions pu ajouter à la liste (sur le plan de la dimension réactionnaire de son profil) le désir ardent de M. Pascal Tsaty-Mabiala de contribuer activement au retour du monopartisme au Congo. C'est désormais chose faite. Pensez-vous que si le socialisme, quelle qu'en soit la variante, constituait une bonne doctrine politique, le PCT l'aurait abandonné, après tant de décennies de pratique stérile et que, inversement, si la démocratie sociale serait une mauvaise doctrine, le PCT l'adopterait avec autant d'enthousiasme lors de son avant dernier Congrès? Non, le PCT n'aurait jamais lâché la proie pour l'ombre de la proie ou du bon pour du mauvais, encore moins pour du pire!
f) Mais si le Congrès de 2013 avait déjà vidé l'UPADS de son contenu global, tel que détaillé au point a) supra, le dernier Congrès en date, celui du parachèvement du travail de liquidation de ce parti a produit une structure politique fermement verrouillée par l'unique élu du Congrès: le Président du Conseil national, qui par la suite, déléguera hors Congrès ses pouvoirs par nomination des sans-grade de sa convenance parmi ses affidé(e)s.
Le Conseil national étant le parlement du parti, en accédant à sa tête, M.Tsaty-Mabiala acquiert, de ce fait même, le statut de Président de toutes les autres instances du parti qui seraient, en situation normale, pourvues par procédé électif en Congrès: Présidence du parti, Présidence de la commission de suivi, contrôle et évaluation du parti, - la fonction, non moins éminente, de Secrétaire général, ainsi que le Bureau politique du parti.
Voilà alors une structure monarchique où les désirs, les volontés, les jugements, les intérêts multiformes, les caprices et les humeurs du Président (de tout) feront la pluie et le beau temps. C'est qu'à ce Congrès-là avaient été assignés deux objectifs précis: - légitimer en la légalisant la situation du PS sortant, en panne de légitimité et de légalité, d'une part - et conférer à ce dernier des pouvoirs absolus, à exercer sans partage ni concession, d'autre part. les deux objectifs ayant été largement atteints, ce Congrès a donc été pour M. Pascal Tsty-Mabiala l'occasion d'une consécration de son génie autant que de son art dans le domaine politique, aux yeux de ses amis du PCT, surtout; et un triomphe pour ceux qui soutiennent et semblent disposé(e)s à toujours soutenir sa cause politique, à travers le temps et l'espace.
3 Avec l'entrée en scène d'une formation politique polychrome et postiche, bâtie sur les ruines d'une UPADS originelle désormais sacrifiée, finies les velléités lissoubistes de démocratisation du fonctionnement interne du parti, et de prise de décisions éclairées par un débat contradictoire, mais, constructif entre instances décisionnelles et les contre-pouvoirs au sein du parti. Fini le rêve d'un retour démocratique, par votation, au pouvoir d'État dans le double but de créer les conditions favorables au développement de la démocratie socio politique et de la croissance économique du Congo d'une part; et d'inciter les Congolaises et les Congolais à bâtir une société d'abondance de biens et richesses pour tous et pour chacun, de justice sociale et d'équité, de triomphe de la connaissance sur l'ignorance, intégrée dans le processus mondial, irréversible, d'émancipation des peuples dominés et exploités, de construction d'un monde meilleur garantissant à chacun la dignité, la sécurité et la paix, bref, de construction d'un monde multipolaire où les BRICS constitueront un pôle de poids hyper lourd.
Que par BRICS l'on entende l'Alliance de grandes puissances émergentes formée initialement du Brésil, de la Russie, de la chine, de l'Indes et de l'Afrique du Sud; et ultérieurement élargie à l'Égypte, l'Éthiopie, l'Iran, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l'Indonésie.
4 Voilà désormais que se dressent, au milieu des arènes politiques congolaises, deux camps diamétralement opposés: - d'un côté, les fossoyeurs de l'UPADS qui, pour des intérêts personnels essentiellement hédonistes, ont sacrifié l'UPADS originelle, en la vidant de son contenu, tout en la détournant de sa posture de parti d'opposition au régime en place, pour en faire un parti godillot du PCT; mais vraiment un parti des sans-grade dans l'univers des formations politiques de la majorité présidentielle actuelle.
Les seuls avantages qu'ils en tirent sont d'être rémunérés à jouer aux opposants le jour et ainsi accréditer l'idée fausse, selon laquelle le régime du PCT serait démocratique, en ce qu'il ferait de la place à l'action d'une opposition politique, d'une part; et de se voir attribuer des postes au sein de l'appareil administratif et de gouvernement politique, où il leur est demandé d'assurer la sous-traitance des dossiers gouvernementaux très hérétiques, dans le but d'ainsi contribuer à la reproduction du système politique du PCT, d'autre part. Comme l'a dernièrement illustré l'affaire de vente de tout ou partie du territoire congolais au Rwanda, par le gouvernement PCT, où à contre courant de l'opinion nationale et internationale, l'actuel Président du Conseil National de la vraie fausse UPADS a excellé dans le rôle d'avocat défendeur du gouvernement, au point de susciter l'admiration, les éloges et les félicitations du Premier Ministre du gouvernement du moment, une compétence que pourtant, auparavant, personne ne le soupçonnait détenir. - Et de l'autre côté, le camp des Lissoubistes, le nôtre qui estimions que le dernier Congrès devait par excellence être celui du sauvetage de l'UPADS plongée dans une situation critique, et que de le tenir sans la totalité des sensibilités en présence dans et à la périphérie de l'UPASD postiche sonnerait le glas de l'UPADS originelle, puis qu'au bilan, la formation politique qui en résulterait ne comporterait plus rien de son Président fondateur sur les plans politique et idéologique, du projet de société, des méthodes de travail et du style de gouvernance , de la répartition des pouvoirs internes, encore moins des rapports avec le régime politique régnant.
Comme prévu, à l'annonce des conclusions du Congrès, nos craintes ont été justifiées, d'autant que nous sommes depuis confrontés à une formation politique dont l'unique projet politique est d'accompagner le pouvoir en place et ainsi l'aider à se maintenir en fonction, en échange de prébendes étatiques. L'UPADS du ``Président `` Tsaty-Mabiala est en effet un parti politique énucléé, sans moelle substantifique et à vau-l'eau, dont l'unique cap politique est constitué de billets de banque et de pièces de monnaie volés au peuple congolais, de miettes de viande, de poisson, de légume, des grains de riz, de maïs etc.`, tombées de la table de repas des hauts dignitaires du PCT.
Encore une fois, je rappelle instamment que ces crimes sont imprescriptibles, d'où aucune personne dotée de raison ne prendrait le risque d'en endosser les conséquences judiciaires, même pas pour du veau d'or ni du veau gras. Sauf à être envoûté à y consentir! Serait-ce le cas des Tsatystes de nos temps? mais, qui d'autre qu'eux-mêmes le saurait ?
5 Pour défendre la dérive et le déviationnisme gigantesques de leur maître politicard: le ``Président de tout`` au sein d'une UPADS, qui n'en est pas vraiment une, les fossoyeurs de l'UPADS, de second rang, ont inventé un nouvel aria doublé d'une argutie nouvelle: l'innovation. De sorte qu'en régressant de la démocratie sociale au socialisme (viable dans aucune société connue de nous à ce jour au monde), ils ont innové. En ayant de l'argent comme unique source de motivation à pratiquer des activités politiques ou tout autre objet de consommation courante servant à satisfaire un besoin primaire: du vin, de la nourriture, de l'eau et d'autres biens de consommation courante, et donc en oubliant que la raison d'être des activités politiques est de servir l'intérêt général, et non pas l'intérêt personnel, dont l'enrichissement illicite et les agapes, là aussi, ils ont innové. En faisant de leur formation politique un parti collabo de la dictature en place, ils ont encore et toujours innové; Et en maintenant l'appellation UPADS en désignation d'une formation politique qui est aux antipodes de la vision du monde du Président Lissouba, ils ont encore, encore, toujours et toujours innové. C'est à se demander s'ils ne sont pas intoxiqués par les mots changement et innovation. Mais si pour eux les changements les plus régressifs ou négatifs sont à célébrer, cela ne nécessiterait-il pas, au juste, une thérapie de groupe ?
6 Nous, adeptes du professeur Pascal Lissouba, faisons depuis le Congrès de juin 2013, où il nous est apparu évident que le complot contre l'œuvre politique du professeur Pascal Lissouba, ourdi par le PCT, allait désormais être concrétisé à l'intérieur même de l'UPADS, sa propre formation politique par ceux qui y étaient chargés d'en assurer la gouvernance, avons décidé de faire du militantisme politique un sacerdoce dans un but double: maintenir allumée, dans la mémoire collective congolaise, la flamme des idéaux, de la philosophie, du projet social et politique, de l'idéologie et de la vision du monde du professeur Pascal Lissouba; et travailler inlassablement à la création des conditions politiques favorables à leur concrétisation un jour en République du Congo.
N'en déplaise à ceux qui se sont fourvoyés à l'idée que supprimer les courants au sein de leur formation politique, bâtarde, suffirait à nous faire taire, nous qui pourtant ne pouvions en rien nous sentir concernés par des décisions prises en Congrès sans notre participation, pour la simple raison que depuis des lustres, nous existions en marge de leur appareil politique d'un côté; et de l'autre, à l'idée qu'ils pouvaient remplacer la vision du monde du professeur Pascal Lissouba par celle de M. Tsaty-Mabiala, par exemple, et ainsi continuer allègrement de parler de l'UPADS, à la fois, sans et contre le Président Lissouba.
Mais, au fait, qui pourrait nous partager le contenu de la pensée socio politique de M. Tsaty-Mabiala, ses idéaux, ses valeurs et principes en politique ?
Au CRU, nous lui en serions très reconnaissants. En tous les cas, pour nous Lissoubistes, il est acquis que seule une abstraction provenant d'un grand homme est à mesure de le remplacer ou le représenter, d'où seule sa propre idéologie ou sa propre vision du monde peuvent remplacer le professeur Pascal Lissouba, jamais celles d'un tiers, fût-il Président d'un Conseil quelconque. C'est bien cette vision que nous incarnons et que nous appelons tous les Lissoubistes à largement diffuser dans l'opinion congolaise prioritairement.
Par ailleurs, pour leur part, nous invitons les Tsatystes à prendre le courage d'assumer la responsabilité historique de leurs idées, en rendant publics leur projet politique, leur stratégie et leur agenda; Et surtout en demandant au ministère en charge de la vie des partis politiques une attestation de reconnaissance de leur parti, en tant que propriété intellectuelle, alors hautement protégée. Par ce que l'attestation de reconnaissance officielle délivrée au professeur Pascal Lissouba pour l'UPADS dès sa création et qu'ils utilisent depuis lors frauduleusement pour le compte de la formation politique qu'ils ont eux-mêmes créée, revient de droit et de fait aux Lissoubistes, fidèles continuateurs du combat du grand homme historique multidimensionnel que demeurera à jamais le professeur Pascal Lissouba.
La coordination du CRU
Créé le 2026-02-12 13:22:06
À l’approche de l’élection présidentielle de mars prochain, le Ministère congolais de la Communication annonce une mesure clé : tous les journalistes, nationaux comme internationaux, devront impérativement obtenir une accréditation officielle pour couvrir le scrutin. Une décision qui vise à garantir une organisation rigoureuse et une couverture médiatique professionnelle de cet événement majeur de la vie démocratique congolaise.
Dans un contexte où l’information circule à grande vitesse et où les enjeux sont élevés, les autorités entendent encadrer le travail des médias afin d’assurer sécurité, équité d’accès aux sites stratégiques et fiabilité des sources.
L’accréditation délivrée par le Ministère permettra ainsi aux reporters, correspondants et équipes techniques d’exercer leur mission dans un cadre clair et sécurisé.

Le gouvernement assure que le processus se veut transparent et ouvert à tous les organes de presse respectant les règles établies. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’offrir à l’opinion nationale et internationale une couverture crédible, professionnelle et conforme aux standards.
La présidentielle de mars s’annonce comme un moment décisif pour le pays. En organisant en amont le dispositif médiatique, les autorités affichent leur ambition : faire de ce rendez-vous électoral un exercice démocratique suivi, encadré et relayé avec responsabilité par la presse du monde entier.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-12 08:25:54
Le candidat du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), Denis Sassou-N’Guesso, donnera le coup d’envoi de sa campagne électorale le 28 février prochain à Pointe-Noire, rééditant ainsi le choix stratégique de 2021. La capitale économique, poumon industriel et énergétique du pays, servira une nouvelle fois de tremplin à une campagne qui s’annonce décisive pour la présidentielle de mars.
« Je dis simplement que nous allons démarrer la campagne, le 28 février, ici à Pointe-Noire », a-t-il annoncé récemment lors d’une rencontre citoyenne avec les sages et notables de Pointe-Noire et du Kouilou.
Ce lancement dans la ville océane n’est pas anodin. Pointe-Noire symbolise à la fois la vitalité économique du Congo et les attentes sociales d’une population tournée vers l’emploi, le pouvoir d’achat et le développement local.
En y ouvrant sa campagne, le chef de l’État sortant envoie un signal fort : placer la croissance et la stabilité au cœur de son message.
Entouré de ses partisans, cadres politiques et alliés, Denis Sassou-N’Guesso entend mobiliser dès les premières heures et imprimer le rythme d’une campagne qu’il veut méthodique et conquérante.
Après Pointe-Noire, la dynamique devrait s’étendre aux grandes villes de l’intérieur du pays.
À quelques semaines du scrutin, le 28 février s’annonce déjà comme un moment clé.
À Pointe-Noire, le rideau se lèvera sur une nouvelle séquence politique où chaque mot, chaque geste et chaque mobilisation compteront.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-02-12 07:24:03
Le Président Denis Sassou N’Guesso, s'est entretenu mercredi 11 février, à sa résidence du Plateau, avec Monsieur Sidi Ould Tah, président de la Banque Africaine de Développement (BAD).
La délégation de la Banque Africaine de Développement conduite par son président Sidi Ould Tah, a échangé mercredi 11 février, avec le Président Denis Sassou N’Guesso.
Le président de la BAD est allé remercié le Président Denis Sassou N’Guesso pour son appui lors de sa candidature à la tête de cette institution financière panafricaine.
Cette audience s’inscrit dans le cadre des relations de coopération entre la République du Congo et la BAD.

Au menu des échanges entre les deux personnalités, a figuré en bonne place les projets financés par la BAD au Congo, les perspectives et les nouveaux appuis financiers ainsi que les priorités du Congo en 2026.
« J’ai évoqué avec son excellence la tenue prochaine des assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement à Brazzaville. C’est un évènement important car les 81 gouverneurs du groupe de la Banque africaine de développement mais aussi les partenaires de l’Afrique et tout l’écosystème financier du continent, seront à Brazzaville au mois de mai.
Nous avons aussi parlé des priorités du Congo pour les cinq prochaines années. J’ai réitéré à son excellence, l’appui total du Groupe de la Banque africaine de développement et de tous ses partenaires, pour accompagner le Congo dans la mise en œuvre des son programme de développement et ses priorités dans tous les secteurs retenus par son excellence Monsieur le Président de la République », a dit le président de la BAD.

Déclinant sa vision de la BAD, Sidi Ould Tah a confié : « Ma vision de la Banque africaine de développement s’articule autour des quatre points cardinaux.
Le premier point cardinal est relatif à la mobilisation à grande échelle des ressources financières pour le continent. Le continent a besoin annuellement de 400 milliards de dollars.
Actuellement, le financement du développement du continent est très en deçà de ses besoins. Il s’agit donc de mobiliser par des moyens innovants, mais aussi en mobilisant tous nos partenaires et en mobilisant l’épargne africaine pour arriver à subvenir aux besoins du continent. »
Sidi Ould Tah est un économiste mauritanien élu à la tête de la BAD en mai 2025. Il a pris ses fonctions le 1er septembre de la même année, pour un mandat de cinq ans.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-11 21:43:51