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Jacqueline Lydia Mikolo, ministre des Petites et Moyennes Entreprises a procédé le 17 décembre 2025 à Brazzaville, à la cérémonie officielle de lancement ou de l’ouverture de la 2e édition du Marché de Noël. A l’initiative de l’Agence Nationale de l’Artisanat (ANA), le marché qui s’ouvre à quelques jours de noël constitue une réelle opportunité pour les entrepreneurs, artisans et créateurs, de tester les nouveaux produits, afin de l’élargissement de la clientèle et de renforcer leur visibilité.
La cérémonie de lancement puis d’ouverture de la deuxième édition du marché de noël s’est faite, en présence de quelques membres du gouvernement, de la directrice générale de l’ANA, de Madame l’administrateur-maire de Moungali, Sylvia Makosso Ngakabi, du député de Poto-poto 2, Patrick Féréol Ngassakys, des présidents de l’Unoc et de la chambre de commerce et de l’industrie, du Secrétaire exécutif du Conseil consultatif de la Jeunesse, des ambassadeurs accrédités au Congo et des artisans du Congo et ceux venus d’autres pays frères. Ce marché de noël se tient du 17 au 30 décembre 2025, dans l’enceinte de l’Agence Nationale de l’Artisanat, sous le thème : ’’Faites de l’artisanat, l’artisan en fête’’, avec pour leitmotiv, valoriser, structurer et promouvoir l’artisanat congolais.

Pour cette édition, la seconde du genre, il est question de lancer un appel à tous les citoyens, afin de faire découvrir l’excellence et la diversité des produits locaux, partant du textile, aux divers objets de décoration, des bijoux, la maroquinerie, la sculpture en bois d’ébène et bois kambala, des céramique et la transformation de fruits en jus naturel bio, sans oublier l’art culinaire. Ce qui va sans dire que, chaque stand constitue ici, le fruit d’un travail minutieux teinté d’une passion inébranlable », a déclaré la directrice de l’ANA, Mireille Opa Elion.

Aussi, a-t-elle souhaité que, « ce marché soit véritablement un lieu de rencontres conviviales, un espace où est célébré la créativité et, où les échanges commerciaux se font dans une bonne ambiance. C’est donc une opportunité pour tout exposant, de mettre en valeur les nouveaux produits, une possibilité d’agrandir la clientèle et de renforcer la visibilité de leurs produits (Made in Congo) », a-t-elle évoqué.

Selon Jacqueline Lydia Mikolo, il sied de de signaler que « cette 2e édition se singularise par une évolution notoire par rapport à la précédente, celle de la première édition. En terme d’exposants et de visiteurs. Cette année, nous avons au total, 142 exposants et coopératives, contre 84 en 2024 où nous avions 4277 visiteurs. Pendant cette édition, nous attendons 8.000 visiteurs. Et, nous espérons que le chiffre d’affaire de cette année dépassera celui de l’année écoulée. Comme vous pouvez le constater, le marché de noël n’est pas seulement un cadre festif ou mercantile, il est aussi une vitrine de notre économie locale et un levier essentiel pour stimuler la consommation des produits de chez nous », estime-t-elle.

La ministre des PME a, en outre rassurer les exposants sur l’éventualité d’une labélisation de leurs produits, surtout avec l’entrée imminente de la ZLECAF (Zone de Libre-Echange et Continentale Africaine).
« N’oubliez pas que, acheter les produits locaux est un acte de patriotisme économique. C'est aussi soutenir un artisan, une famille, un atelier ou tout simplement un rêve d'artisan ou d'une entreprise artisanale. C'est contribuer directement à la croissance et à la diversification économique. Chaque année, vous faites un pas en avant en matière de qualité, de quantité et surtout nous allons bientôt ensemble travailler de plus en plus sur la labellisation de vos produits.

Le ministère des petites et moyennes entreprises et de l'artisanat œuvre et œuvrera au quotidien à votre promotion et à votre encadrement à travers l'agence nationale de l'artisanat », a rassuré Madame la ministre.

« Aujourd'hui nous voyons le résultat concret de cette accompagnement dans le niveau et la diversité des produits qui sont présentés sur ces stands. Mais 2026 c'est des horizons nouveaux qui s'ouvrent à nous.
C'est Noël et le gouvernement n'est pas en reste. Il a aussi ses cadeaux pour les artisans. L'année 2026 connaîtra l'arrivée de la carte d'artisan numérisé et infalsifiable qui sera associée à l'assurance maladie et à la sécurité sociale », a-t-elle ajouté.

« Nous travaillons avec l'appui de monsieur le ministre des postes et télécommunications et l'économique numérique à matérialiser la galerie virtuelle pour la vente des produits artisanaux au niveau national et au niveau international. Vous connaissez le site qui nous a été offert pour le village artisanal. Nous espérons qu'au mois de mars de l'année 2026 avec l'appui de madame la ministre de l'économie forestière nous pourrons finaliser et nos différents partenaires dont certains sont présents nous pourrons finaliser ce village artisanal. Ce n'est pas tout, les surprises sont nombreuses mais nous aurons l'année 2026 pour vous les découvrir », a promis Madame Mikolo.

Félicitant toutes celles et tous ceux, qui ont œuvré à la réussite de cet événement, spécialement l'Agence Nationale de l'Artisanat, la ministre a remercié sa directrice générale. « C'est aussi ici le lieu d'exhorter tous les exposants à intensifier leur production pour satisfaire les besoins de plus en plus exigeants d'un marché qui s'ouvre à la concurrence et à une compétition loyale. A tous les visiteurs de cet endroit magique je souhaite de faire de belles découvertes, de trouver les cadeaux parfaits pour vos proches et de passer un moment convivial, fraternel, chaleureux mais surtout hors du temps », les a-t-elle encouragés.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-18 03:19:03
Le 16 décembre 2025 à Brazzaville, lors du lancement des programmes TRESOR et PARQEB, par le Premier Ministre, chef du gouvernement, le Premier Ministre a lancé deux projets majeurs pour l’évolution et l’élévation des enseignements et des apprentissages à l’école congolaise. Après les états généraux de l’enseignement du Congo, deux projets conjoints ont été mis en œuvre, afin de procéder à une amélioration significative du système éducatif. Les deux programmes, qui ont fait l’objet d’une présentation détaillée, singulièrement, celui de TRESOR (Programme d’Appui, présenté avec brio par le coordonnateur de l'unité de gestion du projet, Monsieur Arsène Harold Bouckita.
Le Programme de Transformation du Secteur de l’Education pour de Meilleurs Résultats (TRESOR) et Programme d’Appui au Renforcement de la Qualité de l’Education de Base (PARQEB) ont été présentés en duo par Monsieur Calixte Kolyardo, secrétaire permanent par intérim du CTCP TRESOR et par M. Arsène Harold Bouckita, Coordonnateur de l'unité de gestion du projet TRESOR.

Après le premier exposant, Monsieur Bouckita a pris le relai et a poursuivi l’exposé sur le plan d'action 2026 et les perspectives de résultats.
« Je vais vous présenter les deux domaines de résultats et comment nous allons faire pour les atteindre. Nous avons ici le premier domaine de résultats, dont la mission est d'améliorer l'accès à une éducation de base de qualité. Dans ce domaine de résultats, il y a un indicateur lié au décaissement. Cet indicateur rappelle l'augmentation de la disponibilité et la participation à un enseignement de la petite enfance de qualité », a-t-il expliqué.

Arsène Harold Bouckita a en effet souligné que « l'atteinte de ce résultat vaut 15 millions de dollars. Ici, la direction générale de l'éducation de base et de l'enseignement aboutit à l'approbation d'un plan d'action pour élargir les opportunités de l'éducation pour 2025 et 2030. Il y a eu l'adoption des normes minimales de qualité pour les centres d'éducation préscolaire et pré primaire par des équipes techniques constituées par l'État de la Banque, l'État du Ministère de l'Enseignement et l'État du Ministère des Affaires Sociales », a-t-l révélé.
Par ailleurs, si selon lui, « ce résultat est une fois atteint en 2026, ceci permettra au ministère de recevoir de la Banque un montant de 5 millions de dollars. Pour les résultats opérationnels à l'horizon 2030, le nombre de centres d'éducation préscolaire et de classes primaires répondant aux normes nationales établies devrait être porté à environ 500. Pour l'éducateur lié au déplacement numéro 2, il s'agit ici de l'amélioration de l'apprentissage fondamental ».

Ainsi, pour le Coordonnateur du Programme, ces réformes sont portées par l'Institut national de recherche et d'action pédagogique (INRAP) et l'inspection générale de l'enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation (IGE). Ils sont chargés d'adopter une stratégie nationale de manière scolaire. Par conséquent, pour 2026, si ce résultat est atteint, le ministère bénéficiera d'un montant d'un million de dollars.
Pour 2030, au moins 90% des enfants des écoles primaires disposeront d'un livre et d'un cahier d'activités en français et en mathématiques. Au moins 50% des enseignants du primaire auront obtenu une évaluation satisfaisante dans l'utilisation du PARQED et essentiel pour l'apprentissage.

En ce qui concerne l'indicateur lié au déplacement numéro 3, il s'agit de l'amélioration de l'accès à l'éducation et la prestation des services pour tous.
Cet indicateur vaut 20 millions de dollars. La réforme est portée par la Direction générale de l'alphabétisation et de l'éducation non formelle, en collaboration avec le MEPPSA. Il s'agit ici d'apporter une réponse au plan d'action opérationnel pour l'éducation des enfants vulnérables, on peut citer les réfugiés, les déplacés internes, les populations hautes et les enfants à besoins spéciaux.
Ces deux organismes devront donc adopter une stratégie nationale de l'infrastructure scolaire permettant de visualiser de l'équité pour tous ces enfants. Cet indicateur, atteint en 2026, permettra au Ministère de gagner de la banque 3.500 millions de dollars. Pour 2030, le nombre d'écoles primaires accueillant des enfants vulnérables bénéficiant d'un appui devrait être celui de 350 écoles primaires ciblées.
Le deuxième domaine de résultats, concerne le renforcement des systèmes de gestion du secteur de l'éducation. Il comprend également trois indicateurs liés au déplacement. Le premier, c'est le renforcement du système de déploiement des enseignants payés par l'État.

Il vaut 19.625.000 dollars. Les réformes sont portées par la Direction générale des ressources humaines et de l'administration scolaire du MEPPSA, le Ministère de la Fonction publique et le Ministère des Finances. Ici, un plan complet de recrutement et de déploiement est en cours d'élaboration. Les études ont commencé et une fois sur plein le plan adopté, le ministère encaissera un montant de 4 millions de dollars. Au moins 80% des écoles primaires publiques bénéficieront d'au moins trois enseignants payés par l'État en 2030. Indicateur lié au déplacement numéro 5, il concerne l'évaluation des apprentissages, il vaut 7 milliards de dollars. Les réformes sont apportées par le dispositif national de l'évaluation des apprentissages scolaires. Cet organisme est chargé d'adopter un cadre juridique de l'unité nationale d'évaluation des apprentissages appelée l'UNEA, d'adopter un plan opérationnel de l'UNEA pour 2025-2030, d'adopter des budgets annuels de l'UNEA pour la période du projet.
Une fois ces résultats atteints, le Ministère bénéficiera d'un montant de 5 millions de dollars. En 2030, l'unité nationale d'évaluation des apprentissages devra avoir réalisé au moins deux études. Le dernier indicateur lié au déploiement est celui de la disponibilité des données de l'éducation pour la prise de décision, il vaut 8 millions de dollars. Les réformes sont apportées par les directeurs des systèmes d'information et de communication, les DEP, donc directeurs des études de planification de tous les ministères concernés. Ils ont pour leur mission pour 2026 l'adoption d'un cadre juridique du système d'information de gestion de l'éducation intégrée.

Ils devraient ensuite adopter une stratégie nationale pour le développement de système intégré d’information pour la gestion de l’éducation.
À ce moment-là, le résultat atteint, ce groupe va bénéficier d'un montant de 5 millions de dollars. Pour 2030, on devrait compter environ 15 annuaires publiées, la plateforme SIGE intégrée opérationnelle, le nombre de tableaux de bord publiés par le MEPPSA sera au nombre de 50.
« En somme, les résultats attendus en point focaux en 2026. Il y a un montant total des décaissements attendu par la Banque mondiale. Sur la base des résultats opérationnels en 2026, qui est de 23,5 millions de dollars, soit 14.367.900.000 F.CFA, nécessaires pour planifier sur la base des procédures nationales, l'acquisition des manuels scolaires, les constructions ou les réhabilitations des salles de classe équipées répondant aux normes, la dotation des enfants vulnérables en kit de soutien scolaire, etc. Et d'autres résultats opérationnels seront atteints au cours des années suivantes du programme TRESOR. Pour atteindre tous ces résultats, les facteurs du succès du programme TRESOR qui ont été épinglés sont : maintenir une bonne collaboration entre le secrétariat permanent du comité technique de concertation du programme et l'unité de gestion du programme pour une mise en œuvre cohérente des activités. Pour cela, un manuel d'exécution du programme est en cours d'élaboration ; maintenir une bonne collaboration et une coordination de la composante PPR pour les acteurs de la chaîne de la dépense pour une mise en œuvre efficace des activités planifiées.

Pour cela, un manuel de procédure administrative financière comptable et de passation des marchés spécifiques du programme est en cours d'élaboration. Il faudra obtenir une forte appropriation du programme par les équipes au niveau central et déconcentré.
A cet effet, un atelier d'appropriation du programme est programmé du 19 au 23 janvier 2026 à Kintélé. Il faudra réaliser des réformes de qualité en vue de mettre en œuvre des activités opérationnelles impactantes. Et enfin, développer la culture de la performance et d’évaluation au sein des points focaux », a-t-il conclu.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-18 01:08:22
Le groupe d’anticipation stratégique (Gas), a tenu du 15 au 16 décembre, la conférence initiale de planification des engagements de la force publique pour l’élection présidentielle de 2026, sous l’autorité du chef d’état-major général des Forces armées congolaises, le général de division, Guy Blanchard Okoï, coordonnateur de ladite structure. La quiétude des populations et le bon déroulement de l’élection présidentielle de mars 2026 ont été au cœur de cette conférence.
Le chef d’état-major général des Forces armées congolaises, coordonnateur du groupe d’anticipation stratégique, le général de division, Guy Blanchard Okoï, a garanti, le 15 décembre à Brazzaville, la quiétude des populations pour le bon déroulement de l’élection présidentielle de mars 2026.
Cette charge incombe à la Force publique, a-t-il dit, lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence initiale de planification des engagements de la force publique pour l’élection présidentielle de 2026, organisée les 15 au 16 décembre 2025 sous son autorité.
Cette conférence visait à initialiser une planification opérationnelle et administrative, centrée, cohérente et conforme aux impératifs stratégiques de l’élection présidentielle de 2026.
Aussi, les membres du GAS ont procédé par évaluer la situation sécuritaire internationale et nationale, et apprécier ses effets et incidences particulières sur la conduite du scrutin; finaliser les opérations administratives relatives au vote anticipé; valider les paramètres fondamentaux du concept de sécurisation du scrutin présidentiel, identifier, quantifier, hiérarchiser et à prioriser les besoins majeurs nécessaires à la couverture intégrale de ce scrutin.
Dans la mise en œuvre du programme de ces travaux classés par centre d’intérêt, le Cemg a rappelé que ce scrutin intervient dans un contexte économique contraint. Par ailleurs, il a indiqué que la force publique doit impérativement s’adapter au nouveau découpage administratif du territoire national.
Durant ces travaux, les planificateurs ont fait preuve d’ingéniosité et d’agilité intellectuelle pour apporter des propositions qui confortent la Force publique dans le respect des orientations présidentielles, à savoir, « faire beaucoup avec peu ».
Au cours de la conférence, les participants ont également pris en compte les acquis du retour d’expérience du scrutin de mars 2021, dans la rigueur, la méthode et le pragmatisme qui caractérisent toute bonne planification opérationnelle.
Répondant aux questions des journalistes, le directeur des opérations de l’état-major général des Fac, coordonnateur du groupe pluridisciplinaire de planification opérationnelle, coordonnateur de la commission d’organisation, le général de brigade François Ossélé, a insisté qu’il est prévu pour la Force publique de se préparer pour cette élection présidentielle de 2026.
Dans le cadre de la programmation pour l’année 2026, il a été prévu pour la force publique, une série de conférences de planification pour prendre en compte les deux engagements essentiels qui seront ceux de la force publique par rapport à ces scrutins, notamment le vote anticipé des éléments de la Force publique et le vote général, a souligné le général Ossélé.
De cette conférence est sorti un document de synthèse sécuritaire international, national et de ses implications opérationnelles. Celui-ci constitue un concept simplifié de sécurisation du vote anticipé et du vote général, un avant-projet de tableau de cadrage des centres et bureaux de vote anticipé 2026 et un état consolidé des besoins logistiques majeurs couvrant l’ensemble du scrutin.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-17 22:23:38
Le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso a procédé, le 16 décembre 2025 à Hilton, les Tours jumelles à Brazzaville au lancement des deux Programmes, PARQEB et TRESOR, qui marquent une étape cruciale dans la volonté du gouvernement de la République du Congo pour transformer durablement le secteur de l'éducation. Ceci, en plaçant la qualité des apprentissages, la performance des enseignants et l'efficacité du système éducatif au cœur de l'action publique. Le gouvernement y accorde l'implication entière et entreprenante.

Cette cérémonie de lancement a connu la présence du Préfet du département de Brazzaville, Gilbert Mouanda-Mouanda, de Mme Maria Vittoria Balota, Représentante résidente de l'UNICEF au Congo, qui est chef de file des partenaires de l'éducation ; de Mme Fatoumata Barry Marega, Représentante résidente de l'UNESCO au Congo, agent partenaire du projet PARQEB ; de Madame Anna Maria Alexandra Celestin, Représentante résidente de la Banque mondiale au Congo, agent partenaire du projet Trésor ; des membres du gouvernement et des partenaires sociaux.

Le Programme de Transformation du Secteur de l’Education pour de Meilleurs Résultats (TRESOR) et Programme d’Appui au Renforcement de la Qualité de l’Education de Base (PARQEB) constituent des maillons importants dans le renforcement des méthodes et des systèmes éducatifs au Congo dans la mesure où ils sont caractérisés comme des piliers incontournables de l’éducation. Ainsi, le Consortium UNESCO-UNICEF a permis au pays d’accéder au financement du partenariat mondial pour l’éducation.

Cette activité marque une étape décisive dans la volonté du gouvernement de la République du Congo de transformer durablement le secteur de l'éducation en plaçant la qualité des apprentissages, la performance des enseignants et l'efficacité du système éducatif au cœur de l'action publique. A ce sujet, le gouvernement de la République s’y implique résolument.

Dans son mot de bienvenue, à ladite cérémonie, Madame Maria Vittoria Balota, la Représentante résidente de l'UNICEF au Congo, chef de file des partenaires de l'éducation, a adressé ses remerciements à toute l’assistance.
« Ce programme constitue une étape majeure vers une transformation structurelle et durable du système éducatif en République du Congo. Après la participation de la République du Congo au Sommet Mondial pour la Transformation de l'Éducation, sous le leadership de son Excellence le Président de la République, le gouvernement a pris l'initiative d'organiser des États Généraux de l'Éducation Nationale de la Formation et de la Recherche. Cette démarche ambition de créer un pacte social durable autour de l'édification d'un système éducatif performant et en mesure de répondre plus efficacement aux aspirations des populations pour le développement socio-économique durable, l'émergence du pays qui a résulté après à la proposition de loi d'orientation scolaire universitaire et de la recherche », a expliqué avec large détails Madame la Représentante résidente de l’UNICEF.
Pour sa part, Mme Fatoumata Barry Marega, Représentante résidente de l'UNESCO au Congo, agent partenaire du projet PARQEB a évoqué l’intérêt de ce double programme.

Ainsi, le Programme d'Appui au Renforcement de la Qualité de l'Éducation de Base (PARQEB) a pour objectif principal, le renforcement du système éducatif pour développer le capital humain, en ligne avec le Plan National de Développement (PND 2022-2026) de la République du Congo.
Ces opérations traduisent la vision du gouvernement de la République du Congo de placer l'éducation au cœur du développement humain, de la prospérité nationale et du développement durable. D'un montant total de 94,6 milliards de FCFA, financés par l'Association internationale de développement et le Partenariat mondial pour l'éducation, le programme TRESOR vise à améliorer l'accès à une éducation de base de qualité et à renforcer la gouvernance du système éducatif. Il s'inscrit pleinement dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement 2022-2026 et de la stratégie sectorielle de l'éducation 2021-2030 qui reconnaissent le développement du capital humain comme un levier essentiel de la diversification économique et de la croissance inclusive du pays. A travers ces interventions, le programme Trésor contribuera à renforcer la qualité des apprentissages en préparant mieux les enfants pour l'école primaire, à améliorer les conditions d'enseignement et d'apprentissage en fournissant des manuels scolaires, des guides d'enseignants et des formations adaptées.

À terme, l'objectif est d'offrir un meilleur accès à l'éducation à au moins 1,2 million d'élèves et de renforcer les compétences de l'ensemble des enseignants de l'éducation de base. Le programme Trésor adopte une approche novatrice de financement axée sur les résultats, qui met l'accent sur la performance, la transparence et la redevabilité. Cette approche vise à instaurer une culture de gestion axée sur les résultats en incitant à la réalisation des progrès tangibles pour l'évaluation de la qualité et de l'équité de l'éducation.
De plus, le programme favorisera une meilleure gestion du secteur de l'éducation en encourageant la disponibilité et l'utilisation des données pour orienter les décisions. Grâce à ce financement qui soutient directement les lignes budgétaires liées à l'amélioration de la qualité, de l'équité et de la gouvernance, le programme TRESOR contribuera à la consolidation de la réforme du budget programme et à améliorer l'efficience du secteur.

La coordination et la collaboration entre les différents ministères, à savoir ceux de l'éducation, du plan, des finances, de la fonction publique, des affaires sociales, sont indispensables pour une mise en œuvre réussie du programme. À travers le programme Trésor, nous investissons dans les jeunes enfants du Congo et par conséquent dans l'avenir de la République du Congo. Ce programme traduit notre engagement collectif à donner à chaque enfant la possibilité d'avoir une meilleure expérience d'apprentissage en salle de classe et de réussir et de contribuer à la promotion. Au total, plus de 1,2 million d’élèves bénéficieront de ces programmes, avec une attention particulière portée dans les départements de la Lékoumou, du Pool, de la Sangha et de la Likouala, où les besoins éducatifs sont les plus pressants.
Au-delà des infrastructures et des outils pédagogiques, TRESOR et PARQEB portent une ambition profonde : donner à chaque enfant congolais les moyens d’apprendre, de réussir et de contribuer à l’avenir du pays.

Ainsi, le Premier Ministre, Anatole Collinet Makosso en lançant les projets, a dit que « cette étape est déterminante dans la refondation du système éducatif congolais. Cette double présentation des programmes TRESOR et PARQEB témoigne d’une prise en compte rigoureuse et fidèle des orientations issues des États généraux de l’éducation. La qualité des apprentissages en est le fil conducteur transversal ».
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-17 11:37:52
Quand l’eau manque, c’est toute la vie qui s’arrête. Qui sauvera finalement les Congolais du naufrage silencieux qu’ils subissent au quotidien ? La question mérite d’être posée, tant les discours officiels semblent déconnectés de la réalité vécue par les populations de Brazzaville.
Il est facile d’exiger de la rigueur, de la ponctualité et de la productivité aux fonctionnaires et aux travailleurs du pays. Il est tout aussi facile de fixer des normes depuis un bureau climatisé. Mais comment demander à un citoyen d’arriver à l’heure au travail lorsque sa journée commence à 3 heures du matin, non pas par ambition ou discipline, mais pour guetter une hypothétique arrivée d’eau dans les robinets ?
A Brazzaville, le manque d’eau n’est plus une exception : c’est devenu une habitude. Dans de nombreux quartiers, l’eau vient et repart sans prévenir, elle fait des vas et viens. Les familles vivent au rythme des caprices de La Congolaise des Eaux (LCE), contraintes de stocker, de veiller, d’attendre. Les nuits sont écourtées, les corps épuisés, les esprits tendus. Une population fatiguée ne peut ni produire efficacement, ni apprendre correctement, ni vivre dignement.
Les conséquences sont lourdes. Les enfants arrivent en retard à l’école, parfois sans s’être lavés. Les maladies liées à l’insalubrité augmentent. Les femmes, principales gestionnaires de l’eau dans les foyers, voient leur charge quotidienne s’alourdir dangereusement. Les petits commerces, les restaurants, les salons de coiffure et les structures de santé fonctionnent au ralenti, quand ils ne ferment pas tout simplement leurs portes.
Depuis trop longtemps, on dissocie le peuple de l’État, comme si l’un pouvait survivre sans l’autre. Or, un État qui laisse ses citoyens sans eau, sans électricité et sans perspectives fragilise les bases mêmes de la nation.
L’accès à l’eau n’est pas un luxe. C’est un droit fondamental, un pilier du développement, un préalable à toute exigence de discipline ou de performance.
Tant que l’eau manquera dans les robinets, ce n’est pas seulement la ponctualité qui sera en crise, mais la dignité même des Congolais.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-17 10:37:40
Le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara a procédé à la remise officielle du bâtiment abritant le nouveau siège du Programme National de Lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles, le lundi 15 décembre 2025. Ce projet, tenu par le PNUD, avec l’appui du Fonds mondial vise à améliorer les conditions d’accueil à travers la création d’un espace alliant modernité et respect des normes environnementales. Ladite cérémonie, placée sous le haut patronage du ministre de tutelle, s’est déroulée en présence de la Représentante du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) en République du Congo), Madame Adama-Dian Barry, du Représentant résident de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), le Docteur Vincent Dossou Sodjinou, de la directrice et Coordonnatrice du Programma National de Lutte contre le Sida, la docteure Cécile Mapapa Miakassissa, des cadres du Ministère de la Santé et de la Population, des collaborateurs du PNLS, les partenaires techniques et financiers et les agents de l’entreprises confiée pour la réhabilité et la réfectionné le bâtiment.
En effet, la réhabilitation et la réfection de ce local, qui autrefois, faisait office de Centre orthopédique pour personnes handicapées, est un bâtiment qui abritait jadis, pendant la période coloniale jusqu'après l'indépendance, le Centre de Puériculture Lucienne Edouard Renard.

Cette réhabilitation et la reconstruction a été rendu possible, grâce aux efforts du Ministère de tutelle et de la Population, du Fonds mondial et de différents partenaires. Ainsi, le nouveau siège se présente désormais comme une structure moderne, dotée d'un bâtiment plus fonctionnel et conforme aux normes internationales de qualité. La réception officielle de cet édifice par le ministre de la Santé et de la Population que vous êtes, témoigne la solidarité du partenariat engagé en faveur du renforcement de la riposte contre le VIH-sida en République du Congo.

« En ce mois de décembre, incarnant la lutte contre le VIH-Sida, il ne pouvait y avoir à nos yeux de moment plus propice pour la remise de cet édifice pour symboliser justement ce combat que le Congo mène pour s'assurer que les soins de santé sont accessibles à toutes les populations qui en ont le plus besoin, en particulier celles qui sont affectées par cette maladie, mais également pour s'assurer que la prévention de cette maladie est au cœur des politiques publiques. Le présent ouvrage que nous avons l'insigne honneur et le plaisir d'inaugurer aujourd'hui magnifie donc le leadership du gouvernement dans le renforcement du secteur de la santé en République du Congo, traduisant la volonté affirmée de lutter contre le VIH-Sida en tant que symbole d'espoir et d'engagement. L'éradication de l'épidémie d'ici 2030 est un objectif ambitieux, c'est vrai, mais il est réalisable avec des infrastructures solides et un engagement sans faille », a dit en substance Madame Adama-Dian Barry.
« Et à cet effet, le programme des Nations Unies pour le développement, ensemble avec notre partenaire du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, nous ne pouvions que soutenir et accompagner par tous les moyens techniques et financiers la mise à disposition d'un édifice moderne qui incarne notre détermination collective à ne laisser personne de côté dans la lutte contre le VIH-Sida », a-t-elle précisé.

L’édifice du nouveau siège est bâti sur une superficie de 10.000 m², mis à la disposition du PNLS par le Ministère de la Santé, s'étale sur 400 m², avec 23 pièces incluant : bureau, salle de réunion, salle d'archivage et de reprographie, ainsi que l'ensemble des commodités requises.
« Nous sommes d'autant plus heureux de cet ouvrage qu'il a été réhabilité avec le respect des normes environnementales, comme nous l'a rappelé Madame la coordinatrice nationale, en intégrant des solutions durables qui économisent les ressources et améliorent le confort de tous ses occupants », a renchéri Madame Adama-Dian Barry.

La Représentante résident du PNUD, dans son allocution, a également signifié que, « outre cet édifice, s'ajoute un lot de 20 entrepôts de districts qui ont été réhabilités ou qui sont en chantier pour faciliter l'accès aux médicaments dans les 15 départements de la République du Congo. Le coût total de l'ensemble des travaux s'élève à 383.416.000 Francs CFA, exécutées en cinq mois entre le mois de juin dernier (lors de la pose de la pierre pour la réhabilitation du bâtiment et la construction des entrepôts) et le mois de décembre 2025. Ce, malgré les certaines difficultés techniques et climatiques ».
Prenant la parole, la directrice, Coordonnatrice du PNLS, la docteure Cécile Mapapa Miakassissa, très émue, a exprimé sa joie et une totale satisfaction, nouveau siège à Brazzaville.

« Cet événement marque une étape majeure dans la consolidation de la riposte nationale au VIH en République du Congo. Il traduit de manière concrète la volonté du gouvernement de doter le programme national d'un cadre institutionnel à la hauteur de ses missions stratégiques et des défis sanitaires auxquels notre pays demeure confronté. Cette réalisation s'inscrit pleinement dans la vision de son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, chef de l'État, qui a fait de la santé des populations et de la lutte contre les grandes pandémies, une priorité nationale. Sous sa haute autorité, le gouvernement œuvre résolument au renforcement du système de santé, à la promotion de l'équité et à l'amélioration durable de l'accès aux soins pour toutes et tous. Je voudrais exprimer, au nom du Programme national de lutte contre le VIH-Sida et les infections sexuellement transmissibles, notre profonde gratitude au ministre de la Santé et de la Population pour son leadership, son engagement constant et son appui déterminant tout au long de la mise en œuvre de ce projet. Soyez remercié, Monsieur le ministre », a-t-elle formulé.

Par ailleurs, Madame la Coordonnatrice du PNLS a formulé les mêmes remerciements au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont l'appui financier déterminant a permis la réhabilitation de ce bâtiment. « Nos remerciements sincères au programme des Nations Unies pour le Développement, particulièrement à Madame la représentante, maître d'ouvrage de ce projet pour la qualité de son accompagnement technique. Grâce à son expertise, cette infrastructure répond aujourd'hui aux normes requises et aux exigences fonctionnelles du programme », a-t-elle ajouté.
Aussi, Madame la directrice et Coordonnatrice a salué le travail remarquable des équipes techniques, des services administratifs, des entreprises de travaux, ainsi que tous les acteurs nationaux et internationaux qui ont contribué par leur expertise et leur dévouement à l'aboutissement de ce projet. Elle a « réaffirmé l'engagement du Programme national de lutte contre le VIH-Sida et les infections sexuellement transmissibles à faire un usage optimal de cette infrastructure dans le respect des principes de transparence, d'efficacité et d'alignement sur les orientations stratégiques définies par le Programme national de développement sanitaire », a-t-elle conclu.

Le nouveau siège demeurera le symbole d'un partenariat solide, exemplaire entre l'État congolais, le Fonds mondial, les partenaires techniques et financiers et l'ensemble des acteurs de la riposte nationale.
Dans son mot circonstancié, avec un réel plaisir et un sens élevé de responsabilité et à l'occasion de la réception officielle des locaux et réhabilités du Programme national de lutte contre le Sida, le ministre Jean Rosaire Ibara s’est ainsi exprimé. « Cet événement marque une étape importante dans le renforcement de notre dispositif institutionnel de poste VIH-Sida illustré dans le programme de société de son excellence, monsieur Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, chef de l'État, ’’Ensemble poursuivant la marche ‘’, mise en œuvre par Monsieur le Premier Ministre, chef du gouvernement. Le Président de la République ne cesse de rappeler que le développement de notre pays passe par des institutions fortes, performantes et mieux organisées », a-t-il indiqué.

« À ce titre, la réhabilitation de ces locaux s'inscrit pleinement dans sa vision d'un État efficace, capable de répondre aux attentes légitimes des populations, notamment en matière de santé, qui constitue plutôt un investissement et non une charge. Les locaux que nous réceptionnons aujourd'hui constituent bien qu'une infrastructure. Ils représentent un outil stratégique au service de la coordination, de la planification, du suivi et de l'évaluation des interventions de lutte contre le VIH/Sida. Ils offriront au programme national un environnement de travail propice à la performance, à l'innovation et à la redevabilité. Je tiens à exprimer au nom du gouvernement de la République notre profonde gratitude au Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, dont l'appui financier a permis la réhabilitation de ces locaux. Cela montre à insuffisance le degré de dynamisme et la constance de notre partenariat au service du renforcement de notre système de santé et l'atteinte des objectifs de santé publique », a révélé le ministre.

En somme, remerciant tout à la fois, le Programme des Nations Unies pour le Développement, maître d'ouvrage de ce projet, pour la qualité de son accompagnement technique, sa rigueur dans la gestion des ressources et son professionnalisme dans la conduite et le suivi des travaux. « La réception de ces locaux nous engage collectivement », a-t-il fait savoir.
Réceptionnant officiellement les locaux du Programme National de lutte contre le VIH-Sida, Jean Rosaire Ibara exhorté les uns et les autres à une gestion rigoureuse, à une utilisation optimale des infrastructures mises à la disposition et des résultats mesurables dans la lutte contre le VIH/Sida.
Mention spéciale à ''Rose de Coeur'', Cultive et Distribue les Roses Fraîches du Congo, une association qui accompagne le PNLS dans toutes ses activités. Une "rose de cœur" ou composition en coeur de roses symbolise un amour profond, passionné et romantique, où la forme du cœur accentue le message exprimant tendresse, affection, et dévotion, souvent utilisée dans des bouquets pour déclarer sa flamme.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-16 18:50:27
La 35ᵉ Coupe d'Afrique des nations débute au Maroc le 21 décembre. 1xBet, site de paris sportifs international et partenaire officiel de la CAF, revient sur les moments les plus marquants de l'histoire de la plus prestigieuse compétition de football du continent.
La première Coupe d'Afrique des nations et le triomphe de l'Égypte
Le tournoi s'est tenu pour la première fois à Khartoum, capitale du Soudan, en 1957. Seules trois équipes y participaient alors : l'Égypte, le Soudan et l'Éthiopie. L'Afrique du Sud figurait initialement parmi les participants, mais a dû abandonner suite à sa disqualification. Ce tournoi, bien que modeste, a posé les fondements de la culture footballistique africaine et a joué un rôle déterminant dans la construction de l'identité du continent.
L'Égypte, qui disposait déjà d'un système de jeu performant, a remporté l'or avec brio. En demi-finale, les « Pharaons » ont battu le Soudan 2-1, et en finale, ils ont humilié l'Éthiopie 4-0 avec un quadruplé signé Ad-Diba.
Le titre historique de l'Afrique du Sud
Le pays a fait son retour sur la scène internationale du football en 1992 et, quatre ans plus tard seulement, a accueilli la Coupe d'Afrique des nations. Les Bafana Bafana ont soulevé la coupe, qui est devenue un symbole de renaissance nationale. En finale, les hôtes ont dominé la Tunisie 2-0 devant 80 000 spectateurs. Ce titre a confirmé le statut de l'Afrique du Sud comme nouvelle puissance du continent.
Il est à noter que la Coupe d'Afrique des nations 1996 est également entrée dans l'histoire en passant à 16 équipes. Cependant, 15 équipes ont effectivement participé au tournoi, le Nigeria s'étant retiré à la dernière minute.
Zambie, 2012 : une victoire née de la tragédie
la Coupe d'Afrique des nations, au Gabon et en Guinée équatoriale, a offert un véritable conte de fées footballistique. La Zambie ne figurait pas parmi les favoris, mais elle a réalisé un parcours impeccable et est devenue championne pour la première fois, en battant une Côte d'Ivoire constellée de vedettes au terme d'une longue séance de tirs au but en finale.
La tragédie de 1993 confère une dimension symbolique à ce succès. Ce jour-là, l'avion transportant la sélection zambienne s'écrase au large des côtes gabonaises, emportant avec lui 18 joueurs. Les hommes d'Hervé Renard se sont battus non seulement pour la gloire sportive, mais aussi pour la mémoire de ceux qui resteront à jamais gravés dans l'histoire du football ivoirien.
Deux chocs décisifs entre la Côte d'Ivoire et le Ghana (1992 et 2015)
Le football a cette capacité à entretenir la tension pendant des décennies. En 1992, la Côte d'Ivoire et le Ghana s'affrontaient en finale de la CAN, un match entré dans les annales comme l'un des plus dramatiques. Le temps réglementaire n’ayant pas déterminé de vainqueur, il a fallu 22 tirs au but pour départager les troupes. Les Ivoiriens se sont révélés plus forts et ont remporté la CAN pour la première fois de leur histoire.
En 2015, le scénario s'est répété : les deux équipes n'ont pas réussi à trouver le chemin des filets, et le sort du titre s'est joué aux tirs au but. Les « Éléphants » ont débuté par deux frappes ratées, suivies par une série de sans-faute. Après le but décisif de leur gardien, Boubacar Barry, les joueurs ivoiriens ont couru vers leurs supporters, tandis que les Ghanéens se sont écroulés au sol, en plein désespoir.
Le Sénégal brise le signe indien
Pendant de nombreuses années, le Sénégal a été considéré comme l'une des meilleures équipes africaines, sans jamais accrocher de trophée. Il a fallu attendre 2021 pour que les « Lions de la Téranga » empochent enfin le titre tant attendu : en finale, l'équipe d'Aliou Cissé est venue à bout de l'Égypte aux tirs au but.
Sadio Mané aurait offert la victoire à ses consorts dans le temps réglementaire, s'il n’avait pas loupé son penalty. Le capitaine sénégalais a alors pris les choses en main et a transformé le penalty lors de la séance de tirs au but. Après le coup de sifflet final, les Sénégalais ont déferlé dans les rues pour célébrer un triomphe qu'ils attendaient depuis plus de 50 ans.
La CAN 2025 réunira les stars du football mondial, promettant des matchs époustouflants, des rebondissements inattendus et un véritable spectacle footballistique. Suivez le tournoi et pariez avec les meilleures cotes sur 1xBet, le meilleur site de paris sportifs international !
Créé le 2025-12-16 16:45:15
Il était une fois un Congo où l’on partageait le même repas, dans la même assiette. Cette assiette n’était pas un simple ustensile, mais un autel où se consommait le lien invisible, cimenté par les mains calleuses des grands-pères et porté par le dos infatigable des grands-mères. Aujourd’hui, si vous écoutez bien, au-delà du bruit des villes congolaises et des écrans, vous pouvez presque l’entendre : le craquement léger, puis net, de cette assiette commune qui se fissure. Et dans le silence qui suit, c’est le murmure d’une mémoire collective qui s’évapore.
Au Congo-Brazzaville, comme dans bien des pays africains en proie à la modernité fulgurante, la famille se rétracte. Elle se replie sur le noyau « père-mère-enfants », un noyau dur et souvent isolé, sanctuaire du « moi » là où florissait autrefois le culte sacré du « nous ».
Entrez aujourd’hui dans un foyer moderne au Congo-Brazzaville. Le silence qui y règne n’est pas celui, paisible, de la communion, mais celui, étanche, de la coexistence.
L’assiette unique a cédé la place à une collection de bols individuels, soigneusement lavés et rangés à part. Chacun le sien. Chacun son plat, chacun son heure, chacun son monde. La famille congolaise, autrefois comparable à une forêt-où les racines et les branches s’entremêlaient pour former un écosystème solidaire, ressemble de plus en plus à un jeune arbre solitaire. Les branches voisines – oncles, tantes, cousins éloignés – ne sont plus des extensions vitales du même tronc. Elles sont devenues un décor flou, une nébuleuse de noms et de visages vaguement familiers, souvent qualifiés de « ce ne sont pas vraiment mes parents » qui sonne comme un reniement.
La tragédie, sourde et profonde, se noue dans l’âme de la génération montante. Comment un enfant saurait-il qu’il partage la même argile originelle avec le fils de son oncle paternel ? Comment devinerait-il que le sang dans ses veines a battu au rythme des mêmes berceuses, affronté les caprices des mêmes fleuves il y a des générations ?
Le moule ancestral, cette matrice qui produisait des individualités distinctes mais une âme commune, est en train de rouiller, faute d’usage.
On ne transmet plus la grammaire complexe et chaleureuse de la parenté étendue. Ce langage du cœur qui permettait de dire « mon enfant » en désignant un neveu, ou « ma maison » pour ouvrir grande la porte à l'enfant de sa sœur devient une langue étrangère, incompréhensible.
Si nous laissons faire, à quoi ressemblera la cellule familiale de demain ? À une coquille si petite, si refermée sur elle-même, qu’elle en deviendra étouffante.
L’individualisme, ce vent froid et séduisant venu d’ailleurs, s’engouffre dans les fissures de notre édifice social. Il est attisé par l’urbanisation galopante, la course effrénée vers un succès purement matériel, et le mirage trompeur d’un bonheur qui se construirait en vase clos. Pierre après pierre, ces forces érodent la grande case commune.
On imagine alors, demain, des scènes de tragédie involontaire : des cousins qui s’épousent sans le savoir, par ignorance de leurs liens ; un père qui, lors d’un mariage, négocierait et paierait la dot pour sa propre fille, parce que les branches de l’arbre familial sont tellement coupées qu’elles ne se reconnaissent plus. Cette dystopie n’est pas un fantasme, mais l’aboutissement logique d’une déconnexion.
Le temps n’est plus à la nostalgie passive, mais à la vigilance active. Il est plus que temps de se courber, non pas sous le poids du désespoir, mais pour ramasser les éclats de l’assiette brisée. Il est temps de se relever, les mains déterminées, pour y penser vraiment, pour agir concrètement. Car le Congo de nos aïeux, celui de l’entraide et du regard large, ne doit pas disparaître. Il ne demande qu’à renaître. Il est là, tapie dans notre mémoire collective, telle une graine de fromager endormie sous l’asphalte et le béton des villes. Il attend qu’on lui redonne enfin la lumière, l’eau et l’espace pour germer à nouveau.
L’alternative est simple : soit nous laissons le béton gagner, soit nous devenons les jardiniers d’une nouvelle forêt, plantée dans la terre fertile de notre héritage.
Le choix, à présent, est entre nos mains !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-16 14:42:09
Deve Maboungou rejoint le Comité consultatif international de la CDECO en tant que directeur de l’Intelligence économique et des Stratégies d’Influence à l’international en vue de renforcer le positionnement international du Congo-Brazzaville, intégrer l’intelligence économique aux actions de diplomatie économique et structurer les réseaux stratégiques et sécuriser les partenariats.
Fondateur du cabinet Noeîn & Cie, Deve Maboungou cumule plus de 15 ans d'expérience en intelligence économique, relations internationales, diplomatie citoyenne et gestion des risques.
Il a notamment dirigé la Maison de l’Afrique et représente avec succès le Congo-Brazzaville au sein de plusieurs réseaux d’influence.
En août dernier, le franco-congolais Deve Maboungou a été nommé représentant (Ow’Isaza) du Royaume de Bunyoro-Kitara auprès de la République Française et des Outre-mer, décision arrêtée sous l’autorité souveraine de Sa Majesté Royale Rukirabasaija Agutamba Solomon Gafabusa Iguru Ier, 49ᵉ Omukama du Royaume de Bunyoro-Kitara.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-15 11:01:42
Le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso a effectué, samedi 13 décembre 2025, une visite de ses unités agro-pastorales privées d’Edou et de Mbobo dans le département de la Cuvette (nord). Le Chef de l’État était accompagné de l'ancien Président du Mozambique, Joachim Chissano.
Denis Sassou-N’Guesso et Joachim Chissano ont plongé dans les délices des produits laitiers made in Congo : le lait de l'Alima, ce label dans la gamme des produits laitiers vendus au Congo.
L’usine de traitement de ce lait est implantée à Edou, une localité située près de la ville d'Oyo, dans le département de la Cuvette. Elle a été inaugurée le 2 novembre 2013 par le Président de la République. Sa production journalière atteint désormais 12.000 litres par jour.
Cette unité assure aussi la transformation du lait en beure et en fromage. L’ambition est de couvrir non seulement le territoire national par ses produits dont l'offre comprend outre le lait, du fromage et du beurre, mais aussi le marché mondial.
Denis Sassou-N’Guesso et Joachim Chissano ont visité également les ranches de Kila et d’Olenga, situées à Oyo. Dans ces ranches, plus de 1650 têtes de bœuf sont élevés sans oublier les taureaux et chevaux.
L’élevage de 300 autruches a été aussi visité par Denis Sassou-N’Guesso et son hôte.
Enfin, Denis Sassou-N’Guesso et Joachim Chissano ont bouclé leur visite par l’abattoir de Mbobo, baptisé « Bon bœuf ». C’est là qu'est découpée la viande qui se retrouve dans votre assiette aujourd'hui et pendant les fêtes de fin d’année.
Cet abattoir moderne aux normes internationales est aujourd’hui le fer de lance du renouveau d’une filière économique essentielle pour le département de la Cuvette. Un enjeu essentiel aussi pour l’économie nationale qui, sans les engagements forts du Président Denis Sassou-N’Guesso, aurait été impossible.
Une bonne nouvelle pour une filière qui cherche de nouveaux marchés, afin de faire face à la crise de l’élevage.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-15 09:01:46
La ’’Dynamique pour le réveil du handball congolais’’, en collaboration avec le club DGSP (Direction Générale de la Sécurité Présidentielle), dirigé par le générale Serge Oboa, avec les partenaires, ont procédé au démarrage du Tournoi de handball seniors hommes et dames. Ce tournoi, connait la participation des équipes venues de différents départements, Pointe-Noire, de Loutété, de Dolisie, de Brazzaville et un venu de Kinshasa en République Démocratique du Congo a pour marraine, Madame Aline France Etokabéka.
La cérémonie du démarrage dudit Tournoi s’est déroulée au Gymnase Michel d’Ornano, sous le patronage de la marraine du Tournoi, Aline France Etokabéka, en présence de la Coordonnatrice de la Dynamique pour le réveil du handball, Christelle Colombe Bouaka Milandou.

Le match inaugural a opposé l'équipe féminine de la DGSP à celle de l'Inter-club. Cette première rencontre de la compétition a été gagné par la DGSP (21 buts à 8).
Signalons que ce Tournoi se tient joue après celui de Madingou dans le département de la Bouenza, qui avait pour thème: « J'aime la Bouenza au sens propre ». Ces initiatives de Serge OBOA, président du club DGSP, est une occasion salvatrice et a pour objectif principal de remédier au problème de manque de compétition au niveau national de cette discipline sportive. Ce tournoi, qui se déroule dans un contexte marqué par la crise au sein de la FECOHand (Fédération congolaise de handball) permettra à coup sûr, de réunir puis de mettre en compétition, les équipes des différents départements du pays et exceptionnellement celles de la RDC.

« Au général de Brigade Serge Oboa, conseiller spécial du Président de la République, directeur général de la Sécurité présidentielle, grand mécène de sport, je présente à lui, vœu des remerciements spéciaux pour son implication au développement du sport en général et du handball en particulier. (…), Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso affirme en 2023que, « le sport est vu comme un levier d'épanouissement pour la jeunesse congolaise qui doit être encadré. Oui, le sport doit être pour la jeunesse congolaise un moyen de développement physique et mental équilibré », a-t-elle déclaré.

« Un écran de valeur et de discipline. Un espace d'intégration sociale. Une opportunité pour l'avenir professionnel. Un moyen d'éviter l'oisiveté et dérive sociale d'éléments de consommation de drogue. Le sport est un formidable vecteur de valeur, notamment le respect de l'adversaire, l'esprit d'équipe, le courage de la discipline et le dépassement en soi. C'est ainsi l'occasion de rendre un hommage vibrant à son Excellence Monsieur le Président de la République pour avoir émaillé le territoire national des infrastructures sportives de haute qualité qui ne demande qu'à être utilisé et entretenu », a précisé la Coordonnatrice de la Dynamique.

« Après le Tournoi national du handball à Madingou placé sous les thèmes « J'aime la Bouenza au sens propre », se présente à vous et à nous tous un nouveau Tournoi d'une grande envergure, cette fois-ci placée sous les thèmes de « la cohésion et de la fraternité ». Aujourd'hui, nous ne sommes pas ici pour gagner mais pour partager, apprendre et créer des souvenirs inoubliables dans un esprit de fraternité et de fair-play. Faisons ensemble que nous soyons unis, compacts et cohérents au service du handball, l'aboutissement glorieux de notre très chère discipline sportive », a-t-elle souhaité vivement.

Par ailleurs, la Coordonnatrice pense que « cet événement est une chance unique de célébrer la vitalité de notre communauté. Que cette journée d'ouverture et celle qui suivront soient remplies d'émotions, de performances exceptionnelles et de moments de partage. Enfin, tout acte que nous mettons au quotidien doit rappeler à chacun de nous que nous avons en commun le Congo, notre beau pays. A vous tous, je souhaite une belle compétition et que le meilleur en gagne », a-t-elle conclu.

Pour les profanes de ce sport, le handball, il sied de rappeler que, lors d’un matche, deux équipes de 7 joueurs s’affrontent sur un terrain de 40 mètres sur 20m, ce pendant une durée de 30 minutes x 2 pour les adultes, donc les seniors.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-13 16:14:51
La session ordinaire de la Commission nationale consultative du travail (CNCT) a eu lieu ce vendredi 12 décembre 2025 dans la salle de conférence du Ministère de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones à Brazzaville. Placée sous le patronage du ministre d'État, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, le ministre de tutelle, Firmin Ayessa, empêché, c’est son collègue ministre d’Etat, ministre du Commerce, des Approvisionnement et de la Consommation, Claude Alphonse Nsilou qui a ouvert ladite session ordinaire. Ainsi, la Commission nationale consultative du travail porte sur les retouches et quelques améliorations à son avant-projet. Cette session regroupe : le patronat ; les partenaires sociaux et les employeurs du Congo.

En conséquence, la version dudit projet en étude, est le résultat d’un travail de haute intensité, réalisé par bon nombre d’experts et les rompus en la matière, qui sera soumis à une tripartite composée des membres du gouvernement et de ceux des organisations patronales, tels que, Unicongo, Unoc et Cogepaco, outre les partenaires sociaux (CSTC, CSC, COSYLAC).

En effet, cet avant-projet de loi qui porte sur ce nouveau cadre légal, modernisera assurément le monde du travail congolais, intégrera les interprétations techniques du Bureau international du travail, (BIT), les difficultés et les pratiques nationales en terme du travail. La loi n°48-2024 du 30 décembre 2024 fixant l'âge d'admission à la retraite des travailleurs relevant du code du travail et le décret du 20 novembre 2024 fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIC).

Ainsi, le ministre d’Etat, Claude Alphonse Nsilou, a exprimé toute sa gratitude en ce qui concerne l’attitudes des participants de cette session. « Et je vous exprime toute ma gratitude pour avoir inscrit dans vos agendas respectifs le temps nécessaire afin de participer à l'examen de l'avant-projet de loi portant en compte le travail de la réplique du Congo. Le 18 juillet 2024, nous nous retrouvions dans cette même salle afin de donner notre avis sur deux importants avant-projets d'actes et initiatives qui sont entrés en vigueur au début de cette année 2025. A savoir la loi n°48-2024 du 30 décembre 2024 fixant l'âge d'admission à la retraite des travailleurs relevant du cours du travail et le décret 2024-2752 du 20 novembre 2024 fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti SMIC ».

Il a par ailleurs expliqué que, « les premiers échanges entrepris dès les années 2000, jusqu’à ce jour, en passant par les années Covid-19, ont conduit) fixer ensemble les normes en matière de télétravail et de travail à temps partiel. Il s’est relevé que bien d’autres évolutions et innovations ont été prises en charge dans le corps de cet avant-projet de loi portant coût du travail. En 2023 par exemple, notre pays a ratifié plusieurs conventions internationales du travail que nous avons également, grâce à l’appui technique de l’Organisation internationale du travail veille à intégrer dans la législation nationale », a-t-il rappelé.

Aussi, est-il question pour la Commission, « 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑗𝑢𝑠𝑞𝑢'𝑖𝑐𝑖, 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑑𝑜𝑡𝑒𝑟 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑦𝑠 𝑑'𝑢𝑛 𝑐𝑜𝑑𝑒 𝑑𝑢 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 𝑎̀ 𝑙𝑎 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑠 𝑎𝑚𝑏𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑎𝑛𝑠 𝑒́𝑐𝑜𝑛𝑜𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑢𝑥 », a signifié, le ministre d’Etat Claude Alphonse Nsilou.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-13 15:52:59
La plupart des services municipaux du Congo sont en grève. Les agents revendiquent le payement des arriérés de salaires qui s’élèvent à de nombreux mois de retards. Cette situation a entre autres conséquences, la fermeture des morgues dites municipales. Pour les familles endeuillées, le report des inhumations est aussi lourd de conséquences.
Depuis le vendredi 11 décembre, la morgue municipale de Brazzaville affiche porte close pour cause de grève.

Samedi matin, le statuquo demeurait. Les parents ayant des dossiers aboutis et assurés de pouvoir procéder aux inhumations, ont trouvé le portail de la morgue fermé. Seule une affiche y apposée renseigne de la situation.

Si le service dit minimum accepte le dépôt des corps, pas un seul enterrement n’est programmé, les agents tant administratifs, ceux de la menuiserie que ceux de la mise en bière, ont été invités à rester chez eux jusqu’à nouvel ordre, en attendant que les responsables syndicaux ne relancent les négociations avec le gouvernement.
Déjà, celles des familles qui ont annulé les enterrements suite au fait accompli, trainent une lourde ardoise, l’argent investi dans certains consommables ainsi que les dispositifs relatifs aux obsèques étant irrémédiablement perdu.
Pour les familles endeuillées, la situation devient critique, faute de ne pouvoir terminer les veillées.

Que dire de ceux venus d’ailleurs, toutes activités cessantes, pour assister aux obsèques d’un parent ou d’un proche. Alors, les populations demandent une implication du gouvernement afin de solutionner cette situation d’utilité publique.
Les agents municipaux eux, s’estiment dans leur bon droit pour cette grève, car leur patience n’a que trop duré.

Sur l’ensemble du pays, les fortunes sont diverses d’une municipalité à une autre, Brazzaville, Pointe-Noire, Ouesso, Nkayi, Dolisie ou encore Mossendjo.
Au niveau de la mairie de Brazzaville, les agents cumulent 14 mois salaires impayés. Dolisie compte 50 mois et Mossendjo culmine à 80 mois de salaires impayés. Tous se demandent ce que deviennent les recettes municipales.

Signalons que de nombreux syndicats d’hôpitaux ont déposé de préavis de grève illimitée à compter du lundi 15 décembre, pour cause de cumul de nombreux mois d’arriérés de salaires.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-13 12:36:24
Ça y est ! Le président du Conseil supérieur de la liberté de communication (Cslc), M. Médard Milandou, a annoncé, le 12 décembre à Brazzaville, la mise en place par le gouvernement d’un fonds d’appui à la presse grâce à l’apport intégrale de la Redevance audio-visuelle (Rav).
Médard Milandou a fait cette annonce lors de la rencontre avec les professionnels de l’information dans le but de présenter la nouvelle équipe dirigeante du Conseil. Il a précisé avec clarté que le Cslc veillera à la répartition égalitaire de ces fonds entre les organes publics et privés.
A cette occasion, il a annoncé la mise à disposition des journalistes de la carte de presse afin de faciliter leur accès aux sources d’informations, surtout à l’orée de l’élection présidentielle de mars 2026.
Le président de la Cslc a appelé les responsables des médias à se rapprocher du Conseil pour s’enquérir davantage des modalités d’acquisition de cette pièce.
Enfin, Médard Milandou a reconnu officiellement les médias en ligne.
Au Congo-Brazzaville, les médias en ligne sont en pleine croissance, dominés par les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp) pour l'information rapide, complétés par des sites d'actualités qui s'appuient sur les médias traditionnels (radio, presse écrite) tout en se modernisant pour produire du contenu numérique (vidéos, articles) pour atteindre un public plus large.
En résumé, le paysage médiatique en ligne congolais est dynamique, mêlant une forte présence des réseaux sociaux et une professionnalisation progressive des acteurs traditionnels pour s'adapter à l'ère numérique, avec un focus sur l'éducation aux médias.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-12-13 10:40:36
Ça y est ! Le divorce entre le directeur général de Castel, Gregory Clerc, et la famille du fondateur est désormais consommé. Celle-ci cherche à obtenir la démission de l'ancien avocat fiscaliste, devenu omniprésent.
En obtenant la révocation d'Alain Castel, le neveu de Pierre Castel, de ses fonctions d'administrateur au sein de Cassiopée, le 6 décembre (AI du 08/12/25), puis de DF Holding, le 8 décembre, le directeur général du groupe Castel, Gregory Clerc, a donné le coup d'envoi d'un match qui n'a aujourd'hui plus qu'un seul but : le contrôle du groupe. En réaction, Romy Castel, la fille de Pierre Castel, fondateur du groupe brassicole quasi-leader en Afrique, a fait part à Pierre Baer, directeur général d'Investment Beverage Business Management (IBBM), de son intention de convoquer une assemblée générale extraordinaire. Ce fonds singapourien, dans lequel Gregory Clerc occupe des fonctions d'administrateur, est assis à la tête de l'empire Castel, détenant l'ensemble des holdings et filiales du groupe aux 6,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires mondial (2024).
Selon la convocation écrite transmise à Pierre Baer le 9 décembre et consultée par Africa Intelligence, cette assemblée générale vise à obtenir la démission ou la révocation de Gregory Clerc du groupe familial. Plus précisément, le groupe d'actionnaires mené par Romy Castel enjoint le directeur à remettre sa lettre de démission avant le 7 janvier 2026, sans quoi il sera démis de ses fonctions d'administrateur le 8 janvier.
La famille de Pierre Castel, âgé de 99 ans et qui s'est mis en retrait en 2023 du groupe qu'il a fondé soixante-quinze ans plus tôt, entend accroître la pression sur Gregory Clerc, à quelques heures d'un nouveau conseil d'administration de DF Holding qui devait se tenir ce 11 décembre. L'ex-avocat fiscaliste du milliardaire français dispose de ses propres alliés parmi les administrateurs des nombreuses sociétés de la galaxie Castel. Pour faire valider l'ordre du jour de l'assemblée générale extraordinaire d'IBBM, Romy Castel doit réunir un quorum d'actionnaires totalisant plus de 70 % du capital du fonds singapourien. Un objectif toutefois atteignable dans la mesure où la fille du fondateur reste l'actionnaire majoritaire.
Contacté par Africa Intelligence, le groupe Castel n'a pas souhaité faire de commentaires et Gregory Clerc n'a pas donné suite à nos sollicitations avant la parution de cet article.
Empire lucratif
Si la révocation d'Alain Castel a acté le divorce entre les héritiers de Pierre Castel et le nouveau directeur général du groupe, la crise couve depuis de longs mois. Depuis son arrivée, en octobre 2023, Gregory Clerc mène en effet une vague de réformes alliant départ de la vieille garde et nouveaux investissements sur le continent (AI du 09/07/25). Cette stratégie n'est pas du goût des ayants droit potentiels du fondateur milliardaire. Leurs revenus découlent des dividendes perçus au travers des bénéfices des filiales, notamment africaines, du groupe. Avec près de 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2024 sur le continent, Castel y réalise la majorité de ses recettes.
Cet empire lucratif, savamment mis au point par Pierre Castel, repose sur une intégration verticale de la chaîne de valeur, qui permet depuis de nombreuses années de récolter les bénéfices des différentes entités via, notamment, les centrales d'achat Globe Export, à Gibraltar, et Sacofrina, en Suisse. Ces fonds sont ensuite dirigés vers des sociétés et trusts à Singapour, destinés à l'origine à garantir à la famille Castel l'accès à son héritage. Des montages complexes que connaît particulièrement bien Gregory Clerc : outre ses fonctions de directeur général et d'administrateur dans presque toutes les entités du groupe, il intervient dans la gestion de certains de ces trusts. Faisant craindre à la famille un contrôle sur une partie de l'héritage du patriarche.
Source : Africa Intelligence
Photo : DR
Créé le 2025-12-11 11:31:01
Conteur et écrivain d’origine congolaise, héritier d’une tradition orale où la parole ne se contente pas de raconter, mais s’attèle à transmettre une mémoire, une vision du monde et une relation vivante au sacré, Gabriel Kinsa publie aux éditions Hello « Les mystères de la mine d’or ». Un renversement symbolique du sens de l’initiation.
Longtemps, dans la littérature moderne et coloniale, savoir, formation et « civilisation » habitaient l’Europe ; et l’Afrique, comme l’endroit qu’enveloppe un voile noir.
Le cliché est celui du personnage noir qui vient en Europe pour apprendre, se former, avant de « s’élever » socialement.
Dans le dernier roman de Gabriel Kinsa, on suit au contraire le parcours d’un homme blanc, un Belge, s’envoler pour l’Afrique en vue de s’initier à un mystère.

L’auteur opère ici, avec la magie de la fiction et de son talent de conteur, un renversement de hiérarchie symbolique : l’Europe devient un espace de vide existentiel ou de désenchantement ; un espace de transmission, de profondeur ou de savoir ancien pour l’Afrique.
De fait, l’initiation n’est plus technique ou universitaire, mais ontologique : apprendre à être, à se relier à la terre, à l’invisible, à la mémoire. Ce renversement acquiert du reste une valeur critique, et pour cause, il questionne l’idée selon laquelle le progrès matériel équivaut à une supériorité spirituelle.
Le motif narratif est puissant, même si l’on peut craindre le mythe d’une Afrique-sagesse, figée, une Afrique qui n’existe que comme un lieu de safari sauvage ou de décor initiatique du héros blanc. C’est sans compter sur Gabriel Kinsa qui évite le piège d’une Afrique monolithique ; qui montre des personnages africains dotés de subjectivité, de contradictions, de voix propres ; qui nous donne à voir à un héros blanc qui ne “prend” pas un savoir, mais qui est mis à l’épreuve de l’initiation, parfois remis à sa place, parfois désillusionné.
Non, l’initiation n’est pas un cadeau. C’est un décentrement, parfois inconfortable, parfois humiliant. Dans cette perspective, le véritable déplacement n’est pas géographique, mais intérieur. Simon ne va pas en l’Afrique pour se sauver ; il y va pour apprendre à ne plus se croire central.

Mais de quoi s’agit-il au juste ? Un jeune Belge, Simon, animé du désir de changer de vie ou de se réinventer, « découvre un document ancien mentionnant Niolo, une mystérieuse mine d’or sacrée au Congo. Attiré par l’appel d’un ailleurs plus profond que son quotidien, il s’immerge dans les traditions kongo, rencontre des sages, des chercheurs et des guides qui l’initient à une vision du monde où l’or n’est pas un métal, mais une force spirituelle. Son périple le conduit à travers forêts sacrées, villages menacés et zones contrôlées par des milices, où il doit affronter autant les dangers extérieurs que ses propres doutes ».
Une scène fondatrice de l’initiation
Comme toujours chez Gabriel Kinsa, le style est fluide et au service du symbolique, presque classique, mais traversé de métaphores fortes. Cette sobriété formelle rend le symbolisme d’autant plus efficace car le texte ne surligne jamais son mystère, il le laisse affleurer. Il le laisse deviner. Les phrases alternent entre longues périodes introspectives et phrases plus brèves, notamment dans les dialogues, créant un rythme qui épouse le mouvement intérieur de Simon : hésitation, accélération, prise de décision.
Certes le roman est écrit à la troisième personne ! Mais il multiplie le point de vue interne pour renforcer l’initiation ; un point de vue très proche du personnage, centré sur ses sensations physiques, respiration, tremblement, battement du cœur. Cette immersion dans la conscience de Simon permet au lecteur de partager l’expérience de la fascination et du doute.
Extrait : « Simon sentait un élan irrépressible monter en lui. Il glissa la cassette précautionneusement dans sa sacoche, jetant un dernier regard au chantier avant de s’en aller, le cœur battant. De retour dans son appartement, il posa l’objet métallique sur la table, comme on déposerait un trésor. Une aura mystérieuse semblait irradier de la cassette, enveloppant la pièce d’une tension palpable. Les mains légèrement tremblantes, Simon essuya la surface rouillée, chaque frottement révélant un peu plus de son secret. Sa respiration se fit plus lente, plus profonde, alors qu’il pressentait que quelque chose d’important se trouvait à l’intérieur. Enfin, il ouvrit la cassette, retenant son souffle. À l’intérieur, un morceau de papier jauni, plié avec un soin presque rituel, l’attendait. Il le déplia avec précaution, les yeux rivés sur le croquis rudimentaire d’une forêt parsemée de symboles étranges et d’inscriptions indéchiffrables. Un frisson le parcourut – il venait de mettre la main sur bien plus qu’un simple dessin ; c’était une porte ouverte vers l’inconnu. Mais un mot attira immédiatement son attention : Niolo. Il le relut plusieurs fois, le mot résonnant en lui d’une manière inexplicable. Sans savoir pourquoi, Simon ressentit un appel, une étrange impression de devoir comprendre ce mystère. Il passa la nuit à réfléchir, la cassette toujours à portée de main, éveillé par une énergie nouvelle. »
On l’aura compris, c’est une écriture du seuil et de la tension intérieure. Une atmosphère de mystère soigneusement construite La narration multiplie les champs lexicaux du secret, du sacré et du rituel : « aura mystérieuse », « soin presque rituel », « tension palpable », « porte ouverte vers l’inconnu ».
Les gestes de Simon sont décrits avec lenteur et précision, comme une cérémonie. Cette dilatation temporelle accentue l’idée que l’on franchit un seuil invisible. L’objet lui-même est anthropomorphisé, doté d’une puissance propre. La cassette « irradie », le mot « résonne ». L’inanimé devient actif, presque vivant, ce qui inscrit le récit dans une logique animiste, en cohérence avec la spiritualité kongo à venir.
Ce passage fonctionne comme l’acte inaugural du récit initiatique annoncé ; il met en place, à une échelle encore intime et occidentale, celle de Bruxelles, les grands axes symboliques du roman.
Déjà, Simon est saisi par un « élan irrépressible », expression qui suggère une force qui le dépasse. L’objet trouvé, la cassette, ne relève pas du simple hasard, non. Il est présenté comme un appel. Le texte s’inscrit ainsi dans une tradition du récit de quête, où le héros reçoit un signe initial qui l’arrache à son quotidien. Le mot Niolo agit comme un nom magique, presque incantatoire. Et, avant même d’être compris rationnellement, il est ressenti corporellement – « il résonnait en lui », « un frisson le parcourut ».
Cette antériorité du ressenti sur le savoir annonce par anticipation la vision du monde kongo, à savoir une connaissance intuitive, spirituelle, non occidentale. Et, lorsque Simon découvre que Niolo signifie « or », le texte joue volontairement sur une ambiguïté.
À ce stade, le personnage projette encore une lecture matérielle – « Une mine d’or ? » –, fidèle à l’imaginaire occidental de la richesse et de l’exploitation.
Pour tout dire, ce passage constitue un seuil narratif et symbolique. Sur le fond, il met en place une quête qui dépasse la simple aventure pour devenir une recherche de sens et d’identité. Sur la forme, il installe une atmosphère de mystère et de sacralité par une écriture précise, sensorielle et maîtrisée. Il annonce un roman où le voyage extérieur ne sera que le reflet d’une transformation intérieure, et où le mot Niolo, d’abord perçu comme une promesse matérielle, se révélera comme une épreuve de vérité, une initiation à une autre manière d’habiter le monde.
Bedel Baouna/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-10 19:43:53
Surprise agréable ! A Poto-Poto dans le 3e arrondissement de la capitale congolaise, les usagers redécouvrent l'avenue Lyautey, reliant l’ancienne radio nationale, en passant par la DGFE, la DST, la rue de Reims, Nelson-Mandela, aux rails, jusqu'à la station de la Foy, totalement métamorphosée après 6 mois des travaux. De nouveaux dallages ainsi que des canalisations des eaux pluviales qui étaient à l'origine des érosions, de fissuration et d'affaissement, de décollement du bitume de cette chaussée. Des bouches d’incendie (BI) autrement dit des points d'accès essentiels au réseau d'eau sous pression, permettant aux pompiers d'alimenter leurs engins pour lutter contre les incendies. Sous l’impulsion du Commissaire Colonel-major Michel Innocent Peya, directeur général des finances et de l’équipement (DGFE), ce chantier qui apparait comme un véritable cadeau de Noël aux populations de Brazzaville, s’inscrit dans un vaste programme d’aménagement du siège de la DGFE et de ses artères environnantes. Objectif, offrir une meilleure fluidité, mais aussi redonner une image moderne et reluisante au centre ville de Brazzaville.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur général du BCBPT, Boris Myeré Onka venu constater avec joie la qualité des travaux réalisés et réaffirmer l’engagement de l’entreprise publique dans l’amélioration sans faille des infrastructures urbaines.

Une initiative louable mener à bien selon la vision éclairée du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso et exécutée sur instructions du ministre l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou.

L’avenue bitumée de près de 750m de long contre 5,50m de large a été renforcée avec des pavés et deux bouches d’incendie avec 1 bar de pression capable d’alimenter un véhicule de 5000 litres des services de la sécurité civile en 5 minutes, en cas de sinistre.


Une grande première au Congo-Brazzaville !

C’est une nouvelle ère pour les usagers de la plus belle avenue de Brazzaville. Les automobilistes ont salué, avec force et détermination, les travaux qui selon eux, vont changer le quotidien et renforcer la sécurité de leur déplacement.


Ils ont également remercié vivement le Commissaire Colonel-major Michel Innocent Peya qui accompagne fidèlement la vision et les œuvres du Président de la République sous les instructions du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou.

Cette cérémonie marquant la fin des travaux de l’avenue Lyautey restera gravée dans les mémoires des techniciens et du Commissaire Colonel-major Michel Innocent Peya.

Les voitures et piétons pourront désormais circuler sur la plus belle avenue de Brazzaville de jour comme de nuit en toute sécurité profitant ainsi de l’air frais et de la beauté de Brazza la Verte.
Même s’il s’abrite derrière le mutisme qu’impose la discipline de son corps de métier, le colonel major Michel Innocent Peya ne passe plus inaperçu aux yeux des congolais. Outre les réalisations au sein de la Force publique qui vont de soi, les actions menées dans le civil par la Direction Générale des Finances et de l’équipement qui met en musique les directives du Président de la République, chef suprême des Armées, Denis Sassou N’Guesso, sous l'orientation du ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou, connaissent l’assentiment des congolais.
Après des actions de salubrité publique d’envergure menées à Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie, ou encore l’éclairage de l’avenue Bayardelle ainsi que l’alma mater qui s’y trouve, la réhabilitation de l’avenue Lyautey en plein Centre-ville de Brazzaville est une fois de plus plébiscitée par les congolais qui trouvent en Michel Innocent Peya, cette veine besogneuse qui conforte le lien Police-Population ainsi que son sens du devoir.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2025-12-10 17:06:14
Au cœur du département du Niari, dans le sud du Congo, la ville de Mbinda, l’ancienne cité Comilog, vit dans une attente qui s’étire et qui épuise. Ici, le développement demeure un mirage, une ligne d’horizon qui recule à mesure que les promesses se répètent. À chaque campagne électorale (présidentielle, locales ou législatives), la population voit revenir les mêmes engagements, les mêmes discours, mais jamais les actes. Mbinda apparaît alors comme une communauté urbaine abandonnée, où l’ombre du désenchantement semble s’être solidement installée.
Le paysage lui-même raconte cette histoire de renoncement. La route, jadis axe vital, n’est plus aujourd’hui qu’un souvenir : une piste de terre défoncée, impraticable selon les saisons. Elle isole, elle use, et symbolise mieux que tout la rupture entre Mbinda et le reste du pays.

Il y a quelques mois, face à cette négligence, les jeunes de la localité ont tenté de relever cette dignité perdue. À mains nues, avec pierres et graviers, ils ont essayé de combler les nids-de-poule, disons mieux des nids d’oie pour permettre aux véhicules de franchir la montagne de Mikouagna après les pluies diluviennes. Mais on leur a ordonné d’arrêter.

Accusés à tort d’agir pour des intérêts politiques, ils ont dû cesser d’agir, pendant que ceux qui devraient agir restent immobiles, indifférents, presque lointains.


Pendant ce temps, la scène politique continue de suivre son rituel bien huilé : distribution de petits billets de banque, des tee-shirts, des pagnes, des casiers de boissons, des cacahuètes, des chips, des biscuits au chocolat…
En somme, des actions éphémères, sans impact réel sur la collectivité, qui masquent mal l’absence totale d’engagement durable.

Ailleurs dans le pays, on voit des élus locaux réhabiliter des tronçons de routes, construire des ponts sur des petites rivières, des forages dans des quartiers, faire dons d’ambulances, approvisionnés les hôpitaux en médicaments, créer des unités de production…
Quand il pleut, la population est coupée du monde. La route, artère vitale de toute communauté, est à Mbinda une veine obstruée.
L’eau et l’électricité, ces droits fondamentaux, restent ici un luxe inaccessible. Les points d’eau sont rares, souvent insalubres.

Le soir venu, l’obscurité n’est chassée que par la lueur vacillante des lampes-tempête.
« Comment voulez-vous que nos enfants étudient ? Comment voulez-vous qu’un commerce prospère dans le noir ? », s'interroge une mère de famille à Mbinda.
L’énergie, source de progrès, est absente, laissant la communauté urbaine de plus de 5000 âmes en suspens dans un siècle qui file à toute allure.
Au collège Raymond Kouedé de Mbinda, un autre drame silencieux et lourd de conséquences se joue. Les enseignants sont en nombre dérisoire, souvent surchargés, parfois découragés. Les salles de classe, quand elles existent mais sont dans un état qui nous laisse sans mots, pourtant à Mbinda il y a des élèves brillants, et assoiffés de savoir. Mais comment leur donner les armes pour affronter l’avenir sans professeurs ni moyens ?
L’école, ce temple de l’émancipation, risque de devenir ici le symbole d’une génération sacrifiée encore.

Les infrastructures la Mairie, l'hôpital, la sous-préfecture, le marché municipal… ne sont plus à l'image d'un Congo qui avance. Le centre de santé le mieux équipé est une longue marche vers Dolisie sur des sentiers difficiles. Ici, on guérit par la grâce de Dieu ou on meurt par son abandon.
Gardez espoir. C’est la seule et unique phrase qu’on répète aux habitants de Mbinda. Un espoir qui sonne parfois comme une cruelle ironie à la veille de chaque scrutin.
Le bâton de Moïse, censé fendre la mer de leurs problèmes, n’a toujours pas frappé le sol de Mbinda.
Le récit biblique de l’Exode est dans toutes les bouches, devenant une puissante métaphore de leur condition. Les populations de Mbinda attendent leur traversée vers la « Terre Promise » du développement, de la dignité promise par le contrat républicain. Mais les eaux de l’indifférence et de l’oubli systémique ne se sont pas ouvertes. Elles les enferment au contraire.
L’espoir, à Mbinda, n’est pas mort. Il est durci, trempé dans la résignation active de ceux qui n’ont que leur ténacité pour seul bien.
Vivement que le « bâton de Moïse » symbole de l’action publique décisive frappe ici, à Mbinda, pour ouvrir la voie vers la délivrance et le progrès tant attendu.
La réponse ne se trouve pas dans les discours mielleux et bien rodés, mais dans le bitume des routes, dans le courant des lignes électriques, dans les cahiers des élèves et dans les regards perdus des habitants.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-10 12:52:50
Le Programme Nationale de Lutte contre le SIDA (PNLS) a organisé, le 9 décembre 2025, la 2e Journée scientifique sur le VIH/Sida. Cette 2e Journée scientifique, placée sous le haut patronage du ministre de la Santé et de la Population, a pour thème : « Sida : acquis, défis et perspectives pour son élimination ».
La cérémonie a été présidée par le Conseillers du ministre de la Santé et de la Population, Jean Claude Moboussé, en présence de la directrice exécutive du Programme, la docteure Cécile Mapapa Miakassissa, des professionnels de santé, des décideurs, des représentants d’organisations internationales, des associations communautaires, et des personnes vivant avec le virus. Cette journée s’organise autour de la lutte contre l’épidémie, de la prise en charge, de la prévention, du suivi biologique, de la sensibilisation et de la défense des droits des personnes vivant avec le VIH.

Plusieurs thèmes ont été abordées lors de ses assises, par les spécialistes dans différentes branches de la santé, afin d’atteindre des objectifs escomptés, à savoir : Renforcer les connaissances sur la prise en charge du VIH/sida ; Promouvoir les meilleures pratiques de suivi biologique ; Vulgariser les avancées scientifiques concernant l’épidémie, notamment l’épidémiologie locale ; Sensibiliser aux droits des personnes vivant avec le VIH/Sida — lutte contre la stigmatisation et la discrimination ; Partager des témoignages des personnes concernées, pour rendre compte de leur vécu et des défis qu’elles rencontrent.
Ouvrant les activités de cette 2e Journée scientifique, le Conseiller du ministre, le docteur Moboussé Jean Claude a au nom du ministre de la Santé remercié les participants pour leur sens de dévouement et de professionnalisme.

« Au nom du ministre de la santé et de la population, le professeur Jean-Rosaire Ibarra, j'ai le grand privilège de prendre la parole à l'occasion de cette journée scientifique sur le VIH. En ce mois de décembre rouge, moment de mobilisation mondiale contre le VIH/Sida, c'est un grand honneur de vous accueillir dans cette journée scientifique consacrée à la réflexion, à l'analyse et à l'innovation et je vous adresse mes cordiales salutations ainsi que ma profonde gratitude pour votre engagement constant dans la lutte contre le VIH », a-t-il rapporté.
« Notre rencontre s'inscrit dans une dynamique forte, articulée autour du thème « Sida, acquis, défi et perspective de santé publique. En cohérence avec la peine internationale à surmonter les perturbations et transformer la riposte et avec notre feuille de route nationale, zéro perturbation pour une riposte innovante au Congo. Chers participants, les progrès enregistrés par la République du Congo dans la lutte contre le VIH résultent de la volonté de son excellence, Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République chère de l'État, exprimé dans son projet de société ’’La marche pour le développement’’. Résulte aussi la détermination du gouvernement qui a fait de la santé la première bataille, de l'appui des partenaires techniques et financiers et du travail remarquable des agents de santé et des acteurs communautaires », a-t-il déclaré.

Pour les exposants, des données statistiques actuelles et la situation épidémiologique a été évoquées
Selon les données présentées en 2024, le taux de prévalence du VIH/sida chez les 15-49 ans en République du Congo est estimé à 3,2%, ce qui correspond à environ 120.000 personnes vivant avec le VIH.
L’épidémie est dite « généralisée » : des groupes plus exposés (populations clés) sont identifiés - professionnels du sexe, détenus, personnes ayant des relations hommes-hommes, etc. Transmission mère-enfant, suivi biologique, dépistage, et accès au traitement sont des enjeux majeurs soulevés.

Cette journée a permis de souligner les progrès : un nombre significatif de personnes séropositives ont désormais accès au traitement. Mais, a aussi mis en évidence les nombreux défis persistants : stigmatisation, discrimination, accès insuffisant au dépistage ou au suivi, difficultés de prise en charge pour les populations vulnérables, inégalités d’accès selon les départements du pays.
Néanmoins, on note une implication majeure et une importance de la mobilisation communautaire, de l’éducation, de la sensibilisation, ainsi que du respect des droits des personnes vivant avec le VIH a été réaffirmée.
Selon la directrice du Programme National de Lutte contre le Sida, la docteure Cécile Mapapa Miakassissa, « le PNLS est une entité de mise en œuvre des activités du Ministère de la Santé. Et pour cette mise en œuvre, nous avons besoin des recherches que les scientifiques font. Nous avons besoin que les scientifiques viennent présenter leur travail et de ce travail vont découler des analyses ; et puis, ces analyses nous permettront de tirer des actions innovantes qui nous permettront d'aller plus loin, qui nous permettront de faire des avancées dans la mise en œuvre de notre Programme National de Lutte contre le VIH-SIDA ».
Evoquant la possibilité d’éradiquer totalement la pandémie, Mme la directrice ne cache pas sa satisfaction et son optimisme, par rapport à la volonté des chercheurs et personnels de santé. « Mais c'est pour ça que nous avons besoin de ces activités pour voir comment les scientifiques, les communautaires et nous qui sommes institutions pouvons aller ensemble pour éradiquer cette maladie. C'est vrai que ça va nécessiter plusieurs efforts, des efforts financiers, des efforts humains, mais nous pensons qu'un jour nous pouvons éradiquer cela en tant que menace de santé publique », a-t-elle dit en substance.

Par conséquent, parlant des stratégies d’éradication, elle a mis l’accent sur la prévention. « Oui, c'est la prévention d'abord. Dans la prévention, nous avons la sensibilisation. La sensibilisation de la population, c'est vrai qu'en ce moment, on voit que cette sensibilisation ne se fait pratiquement pas. C'est pour ça, c'est vrai qu'on commence ce mois de décembre, mais on voudrait que ça soit perpétué. Et ça, c'est un appel aussi à la communauté, que la communauté ne baisse pas les bras, que là où vous êtes en tant que communauté, que ce soit les journalistes, que ce soit les familles, qu'ils en parlent à leur niveau afin de véhiculer cette information de sensibilisation. Nous avons aussi le dépistage. Le dépistage, nous avons beaucoup de séro-ignorants.
Ces séro-ignorants, c'est la personne qui ne se connaît pas, qui ne connaît pas son statut sérologique. Et cette personne est très dangereuse parce qu'elle risque d'aller contaminer sans le savoir. Donc nous utilisons le dépistage afin que tous, nous tous, nous connaissons notre statut sérologique », a-t-elle souligné.
« C'est pour ça que j'invite toute la population à aller massivement se faire dépister. Parce que se faire dépister, c'est sauver sa vie et sauver la vie de l'autre. C'est un geste aussi d'amour pour protéger l'autre en cas de séropositivité », a-t-elle invité.
« Mais il faut dire que même si nous sommes séropositifs, la personne est séropositive, ce n'est pas une fatalité. Il y a des traitements grâce aux avancées scientifiques. Nous avons maintenant des médicaments qui sont très performants, qui permettent que la personne séropositive vive comme une personne normale, comme une personne normale.
Et cette personne qui suit bien son traitement ne transmet plus le VIH. Et ça, c'est des avancées que nous pouvons connaître », a reproché madame la directrice.

« La PrEP, c'est la prévention pré-exposition, c'est-à-dire une personne qui n'est pas séropositive. C'est surtout une personne qui n'est pas séropositive, mais qui a des pratiques un peu à risque, comme les populations, les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, les professionnels du sexe, les usagers de drogue, mais aussi la population générale, on peut bénéficier. Et cette personne séropositive, qui veut aller en rapport sexuel avec une autre personne qui peut être séropositive, peut bénéficier de cette PrEP pour ne pas être contaminée. Et cette PrEP a vraiment des évolutions significatives. Il existe des PrEP oraux, c'est des comprimés, ça peut être continu ou discontinu. Il y a aussi des PrEP injectables. Vous prenez une injection deux fois par année et vous êtes protégé en attendant qu'on ait le vaccin. La PrEP orale, ce n'est pas payant puisque c'est disponible au Congo. Mais on n'a pas encore la disponibilité de la PrEP injectable et nous sommes en train de faire des plaidoyers avec nos partenaires techniques et financiers, avec le gouvernement, afin d'acquérir cette PrEP injectable », a précisé la docteure Cécile Mapapa Miakassissa.

A noter que cette 2e Journée a connu la présence du docteur Pierre Mpélé, le premier directeur du PNLS à sa création, le 2 décembre 1995. Le docteur Pierre Mpélé Kilebou est une personnalité africaine de santé publique, spécialiste du VIH/SIDA et des maladies tropicales. Actuellement, il est le Représentant de l'OMS au Benin depuis le 3 novembre 2015.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-10 11:45:44
Chaque année, le 9 décembre précisément, la communauté internationale commémore la date de l’adoption par la Communauté internationale, de la Convention des Nations Unies contre la Corruption (CNUCC). Prélude à cet événement, Monsieur Emmanuel Ollita Ondongo, président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC), a rendu public, ce lundi 8 décembre 2025, un message à l’occasion de cette célébration, dont la thématique est « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain ». Voici in extenso, la teneur du message de cette institution congolaise, qui veille sur la gestion de cette lutte contre ce fléau, qui devient comme endémique, au-delà de nos frontières :
« Mesdames et Messieurs !
La Journée du 9 décembre de chaque année commémore la date de l’adoption par la Communauté internationale, (CNUCC).
L’année 2025, qui marque le 22e anniversaire de l’adoption de cette Convention est célébrée sur le thème : « S’unir avec la jeunesse contre la Corruption : former l’intégrité de demain ».

La Journée internationale de lutte contre la corruption donne l’occasion, aux Etats Parties à cette Convention, de se rappeler que la corruption est un fléau qui menace la stabilité et le développement durable de nos sociétés et compromet notre avenir commun.
En République du Congo, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, Chef de l’Etat, a prorogé l’année de la jeunesse jusqu’en 2025. Ce qui a permis à la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC) de focaliser davantage son attention sur l’implication de la jeunesse o la lutte contre la corruption.
Mesdames et Messieurs,
La corruption ne doit pas être perçue comme un abus de pouvoir pour un gain personnel. Elle est une entrave systématique à la bonne gouvernance et aux progrès socioéconomiques des peuples en impactant négativement les droits humains.
La couche juvénile étant numériquement la plus importante des populations de nos pays d’Afrique, elle est certainement la catégorie de population la plus touchée par la corruption.
Celle-ci, comme évoqué l’an dernier, prive la jeunesse de ses droits fondamentaux, tels l’accès à une éducation de qualité, à des opportunités d’emploi, à des possibilités de participation à la vie publique et même à des services essentiels comme les soins de santé.
La corruption touche les secteurs où la jeunesse excelle, notamment dans l’éducation et le sport, en pervertissant les valeurs d’intégrité et d’équité.

Ces pratiques contraires à l’éthique s’enracinent dans la société, limitent la participation des jeunes à la prise de décisions et érodent leur confiance dans la justice, les institutions et l’Etat de droit. Au final, cela compromet non seulement l’avenir des jeunes, mais aussi celui de toute une nation.
La HALC, alignée sur un protocole de l’ONUCC pour l’organisation des activités relatives à cette journée, voudrait pour la présence célébration, réaffirmer sa détermination à remplir sa mission dans le respect des dispositions de la Convention, en adhésion avec la thématique prônée.
Cette mission de la HALC, selon une évaluation du FMI, en avril 2024, a obtenu des avancées significatives valant au Congo d’escalader de 14 ponts sur le baromètre d’indice de perception de la Corruption de Transparency international, en passant du 165e rang, à sa création, au 151e rang à la fin de l’année 2024.
Il est question pour cette édition de sensibiliser la jeunesse avec un slogan très porteur « Oui à l’intégrité, la corruption ne passera pas par moi », les encourageant à rejeter les pratiques néfastes de la corruption et à faire d’eux, des acteurs engagés dans la lutte contre la corruption tout en promouvant les valeurs d’intégrité et de transparence.
Les jeunes, par leur forte représentativité sont une force essentielle pour éradiquer ce fléau et pour construire un avenir fondé sur l’intégrité. Leur dynamisme, leur créativité et leur capacité à innover sont des atouts cruciaux qui peuvent faire d’eux des ’’combattants puissants’’ dans cette lutte.
Comme préconisée par l’ONUCC, les technologies émergentes plus accessibles à leur portée, comme l’intelligence artificielle et la chaîne de bloc, donnent aux jeunes d’être ç l’avant-garde pour créer des solutions qui augmentent la transparence, élargissent l’accès à l’information, permettent aux lanceurs d’alerte de dénoncer les faits de corruption de manière sécurisée et anonyme, et donc de mener de manière efficace la lutte contre la corruption.

Mesdames et Messieurs,
L’objectif pour la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption est de pousser la jeunesse à s’engager activement dans la lutte contre la corruption, pour la faire passer de statut de victime à celui d’acteur acharné de lutte contre la corruption.
La Haute Autorité de Lutte contre la Corruption par cette célébration se propose donc de sensibiliser les agents, cadres et autorités en charge de la jeunesse sur les questions touchant à la lutte contre la corruption leur permettant un meilleur encadrement de cette couche de la population.
Elle voudrait également ’’écouter les jeunes’’, leur offrir une plateforme d’expression de leurs idées et, surtout les inciter à développer une conscience critique vis-à-vis de la corruption et à opter pour les valeurs morales qui prônent l’intégrité et la transparence. Ainsi, leurs aspirations et leurs innovations permettront de construire un avenir sans corruption.
Par la commémoration de cette Journée internationale de lutte contre la corruption, la jeunesse est ainsi invitée, comme bâtisseurs de demain à : premièrement, devenir les détenteurs de l’intégrité dans leurs communautés ; deuxièmement, défendre les valeurs éthiques ; troisièmement, sensibiliser à la lutte contre la corruption et à son impact sur les populations.
Aux responsables publics, acteurs privés et responsables institutionnels, en rappel, unissons nos efforts pour créer un environnement où l’intégrité n’est pas seulement une aspiration, mais une réalité. Souvenons-nous que ’’l’unité est notre force’’.
C’est ce à quoi s’attèle la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption dans l’élaboration de son plan stratégique multisectoriel de prévention et de lutte contre la corruption avec tous les acteurs identifiés de l’écosystème de lutte contre la corruption.
Par la même occasion, la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption annonce à toute personne chargée d’une mission de service public ou qui exerce une fonction publique, à titre permanent ou temporaire, pour le compte d’un organisme public ou d’une entreprise publique, de bien vouloir, conformément aux dispositions du décret n°2022-467 du 3 août 2022 fixant les modalités de prévention et de gestion de conflits d’intérêts, de procéder à la formalité de déclaration d’intérêts. A cet effet, une permanence est, dès à présent, ouverte au siège de la HALC selon un calendrier qui sera fixé par voie de presse.
Ensemble, unis à nos jeunes, nous pouvons construire un avenir plus équitable et sûr.
Vive la jeunesse congolaise acquise à la lutte contre les antivaleurs !
Vive l’intégrité, comme valeur fondatrice de l’avenir de demain !
Vive la lutte contre la corruption, selon la Convention des Nations Unies contre la Corruption !
Je vous remercie ! »
Fait à Brazzaville, le 8 décembre 2025
Propos recueillis par VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-12-08 17:47:06