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A la veille de la rentrée scolaire et universitaire, le collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) a publié, le 26 septembre dernier, à Brazzaville, un préavis de grève dans 72 heures en raison du non-paiement des salaires depuis le mois de juillet 2024. Les agents plaident également pour le paiement de toutes les heures diverses dues depuis 2018, la signature du nouveau Protocole d’accord, gage d’une paix sociale à l’UMNG.
Le collège intersyndical de l’UMNG qui regroupe le Syndicat du personnel non-enseignant du supérieur, le Syndicat national de l’Université et le Synesup constate avec amertume le non-respect des engagements pris par le gouvernement concernant les questions qui se posent à l’UMNG.
Il met aussi en garde toute personne qui tenterait de récupérer politiquement ce préavis de grève.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-30 10:14:15
Des membres influents de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS/Opposition modérée), menés par M. Martin Koumba, membre du Conseil National del’UPADS, ont décidé de porter plainte contre leur leader Pascal Tsaty Mabiala. Cette plainte, déposée devant les instances judiciaires, accuse le député de Loudima de plusieurs délits, graves menaces, usurpation de titre, faux et usage de faux, refus de reconnaître les différents courants qui s'expriment au sein du parti...
Selon les plaignants, ces infractions menaceraient non seulement la sécurité de M. Martin Koumba, mais aussi la survie même du parti crée par le Professeur Pascal Lissouba.
Les militants dénoncent des actes qui, selon eux, mettent en péril l’intégrité et la cohésion interne du parti. Dans ce contexte tendu, ils ont estimé qu’il était de leur devoir de faire appel à la justice pour que lumière soit faite sur ces accusations.
La plainte, en plus de revendiquer la protection des droits de M. Martin Koumba, vise également à garantir l’équité et à préserver les valeurs démocratiques de l’UPADS.
En effet, cette décision de porter l’affaire devant les tribunaux n’est pas seulement motivée par des intérêts individuels, mais aussi par un désir de préserver l’image du parti et d’assurer sa stabilité à long terme.
Les plaignants, tout en exprimant leur confiance en la justice congolaise, ont annoncé qu’ils se réservent le droit de se constituer partie civile pendant le procès, afin de s’assurer que la procédure suive son cours dans le respect des lois de la République.
La situation autour de l'UPADS soulève des questions sur l'avenir de ce grand parti de l'opposition, et les suites de ce procès pourraient bien redéfinir ses équilibres internes.
Cette plainte marque un tournant majeur dans la vie politique du parti, avec des implications qui pourraient avoir un impact à la fois sur son leadership et sur la scène politique nationale.
Ces faits, bien que lourds, ne sont pas prescrits et relèvent d'une importance capitale pour l'avenir du parti.
On rappelle que plusieurs cadres de l’UPADS ont toujours reproché à Pascal Tstay Mabiala, entre autres, sa mauvaise gestion des ressources humaines du parti dans la répartition des rôles tant au sein des différentes commissions de l’Assemblée nationale que dans le choix des candidats et leur positionnement sur les listes, le favoritisme, le clanisme, primant sur le mérite et la préséance au sein du parti, la haine, la rancune et la mise à mort politique des militants et dirigeants exprimant un avis contraire, la bureaucratie en lieux et place de l’animation du parti depuis le sommet jusqu’à la base, le fait de décider seul, sans en avoir reçu mandat, de la vente de l’immeuble abritant l’ancien siège, en violation flagrante des articles 85 des statuts et 183 du règlement intérieur, caractéristique de faute lourde et passible de graves sanctions, la non présentation au Conseil national des pièces authentifiées : l’acte de vente de l’immeuble du parti, la facture des honoraires payés au notaire, les pièces administratives relatives au titre foncier de l’ancien et du nouveau siège, l’acte d’achat du terrain de Diata, abritant le nouveau siège, les factures avec le coût total de la construction du nouveau siège, la déliquescence du parti en matière électorale dans ses fiefs historiques, l’absence d’un projet de société lu et approuvé par les instances du parti…
Plusieurs fois reporté depuis 2017, le congrès de l’Upads aura lieu au deuxième semestre 2025.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-30 09:52:02
Plus de peur que de mal, ce lundi 30 septembre 2024, à la station-service SNPC Distribution de Illanga Edou dans la Cuvette (nord), où un feu s’était déclaré.
L’incendie, qui s’était déclaré sur une pompe à essence, a finalement été éteint au moyen des extincteurs. Bien heureusement, et grâce à l’intervention rapide des riverains et agents de cette station-service, aucune victime n’a été à déplorer.

Les causes du feu demeurent inconnues.
Entre mégot, problème électrique ou mauvais branchement, toutes les pistes sont envisagées.
Cet incendie intervient quelques jours après un meurtre crapuleux qui a été perpétré à la station SNPC d’Oyo, située sur l’avenue principale qui traverse la ville. Le vigile Ekili Blaise qui assurait le gardiennage de la station a été tué par des malfrats qui ont pris la fuite.
Les services de police ont ouvert une enquête aux fins de rechercher et retrouver les criminels.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-30 09:11:17
Dans la nuit de mercredi 25 à jeudi 26 septembre, un meurtre crapuleux a été perpétré à la station SNPC d’Oyo, située sur l’avenue principale qui traverse la ville. Le vigile Ekili Blaise qui assurait le gardiennage de la station a été tué par des malfrats qui ont pris la fuite. Rien n'indique s'ils ont emporté un butin.
Les habitants de la ville d’Oyo se sont réveillés dans l’émoi jeudi. Et pour cause, le vigile de la station-service SNPC a été retrouvé mort dans son bloc de couchage.
La nouvelle qui a parcouru la ville comme une trainée de poudre, a fait converger le tout Oyo vers la station SNPC, comme si doutant de la nouvelle, chacun voulait se convaincre de la véracité de ces faits qui sortent de l’ordinaire.

Le constat des forces de police arrivées sur place renvoyait à l’évidence même, le vigile Ekili Blaise qui assurait le gardiennage de la station avait bien été tué.
L’homme, allongé sur le ventre, la face dans les draps, les pieds et les mains ligotés, baignait dans son sang. Ce qui laisse présager que ses agresseurs étaient nombreux.
Les services de police ont ouvert une enquête aux fins de rechercher et retrouver les criminels.

De nombreux indices recueillis sur les lieux du drame sont à même d’orienter l’enquête. La vidéo surveillance des lieux se montrera également d’un apport évident.
Passés les moments d’émoi, une seule question trotte dans la mémoire de tous. Comment cela a-t-il pu être possible, dans une ville qui a toujours bénéficié d’un confort sécuritaire rassurant. Seule l’enquête et surtout l’arrestation des meurtriers y apporteront la réponse.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-26 18:50:39
Même si le temps de la justice n’est pas celui de l’opinion, depuis le 26 aout, le procureur de la république près le tribunal de grande instance de Sibiti est saisi de la plainte de monsieur Mboungou Jacques, Directeur départemental des affaires sociales de la Lékoumou. Le plaignant accuse Ndekou Bonaventure Jean de Paul, vice-président du conseil départemental de la Lékoumou, de ‘’viol de mineur, détournement de mineur et inceste’’. La victime serait sa fille âgée de 16 ans, qui vivrait chez sa mère et dont l’époux de celle-ci, Ndekou Bonaventure Jean de Paul aurait abusé d’elle à deux reprises.


Même si l'accusé qui n’a fait aucune déclaration, jouit de la présomption d'innocence et que les allégations qui l’accusent doivent faire l’objet d’une enquête, cette affaire en rappelle une autre de triste mémoire et dont l’intéressé a depuis été remplacé au sein du conseil départemental de la ville de Brazzaville.
Dans cette affaire, en dépit du statut social de l’accusé, force avait été donnée à la loi.
Depuis lors, dans l’affaire de Sibiti, tous les yeux sont rivés sur le procureur de la république près le tribunal de grande instance de Sibiti, quasiment mis sous pression. Chacun attend de voir quelle suite donnera-t-il à la plainte de monsieur Mboungou Jacques.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-26 13:22:39
À l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies, Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, a annoncé la création d’un réseau de jumelage des lieux de mémoire et des musées de l’esclavage d’Afrique, des Amériques et d’Europe. Il soutiendra le partage des connaissances et le dialogue interculturel.
« Nous devons mieux reconnaître, considérer et nous souvenir des millions d’Africains, d’hommes, de femmes et d’enfants capturés, déportés vers les Amériques puis exploités pour approvisionner l’Europe en sucre, en café, en indigo et en coton », a plaidé lundi la Directrice générale de l’UNESCO lors d’un événement à New York en l’honneur des victimes de l'esclavage.
Alors que l’UNESCO célèbre les trente ans de son programme « Routes des personnes mises en esclavage », créé en 1994 à l’initiative du Bénin et d’Haïti, Audrey Azoulay souhaite donner une nouvelle impulsion au nécessaire travail de mémoire et de transmission de « l’un des plus grands crimes de l’histoire de l’humanité, qui marque encore des communautés entières ».
Avec le soutien du Brésil, de la Colombie, du Congo, de la France, de la Jamaïque et des Pays-Bas, l’UNESCO va constituer un réseau de jumelage des lieux et des musées de mémoire de l’esclavage d’Afrique, des Amériques et d’Europe. Il créera des opportunités d’interactions et de coopérations d’une rive à l’autre de l’Atlantique, pouvant prendre la forme de festivals et d’événements, d’échanges scolaires et de visites virtuelles, ou encore de partage de bonnes pratiques entre professionnels.
En fédérant ces lieux historiquement liés, l’UNESCO compte renforcer leur visibilité auprès du grand public et promouvoir une meilleure compréhension mondiale de l’histoire de l’esclavage, en particulier auprès des jeunes générations.
Dans ce même but, Audrey Azoulay a appelé les Etats « à accorder une plus grande importance à l’histoire de l’esclavage dans les manuels et les programmes scolaires ».

Une alliance des chaires universitaires
Pour continuer à faire progresser les connaissances sur ces faits historiques et leur impact sur les sociétés contemporaines, l’UNESCO va aussi constituer une alliance de chaires universitaires. Elle mettra en relation des chercheurs des trois continents autour d’enjeux prioritaires comme la lutte contre le racisme et la discrimination envers les populations d’ascendance africaine.
Dès les années 60, l’UNESCO a été pionnière dans la recherche d’un nouveau narratif sur le continent africain et ses souffrances liées à la mise en esclavage, avec la rédaction de l’Histoire générale de l’Afrique. Cet ouvrage en plusieurs tomes, qui a mobilisé plus de 230 historiens, continue d’être une référence dans la recherche scientifique. Un 9e volume a vu le jour en 2023.
L’UNESCO œuvre aussi à la reconnaissance et à la protection de lieux de mémoire de l’esclavage, comme en témoigne par exemple l’inscription de l’Île de Gorée au Sénégal et des Montagnes bleues et monts John Crow en Jamaïque sur la Liste du patrimoine mondial. Ils représentent aujourd’hui des lieux d’éducation et de transmission importants pour les populations locales.
La Rédaction Les Échos du Congo-Brazzaville/Source UNESCO
Créé le 2024-09-24 20:23:25
Le Comité National Olympique et Sportif Congolais et le Ministère des Sports ont organisé, le 21 septembre 2024 au siège du CNOSC à Mpila, une séance de travail avec les présidents et secrétaires généraux des Fédérations sportives nationales, les Associations affinitaires, les présidents des Commissions électorales indépendantes desdites Fédérations et Associations affinitaires. Cette séance de travail a été présidée par Monsieur André Blaise Bollé, 1er vice-président du CNOSC, en présence de son 2e vice-président et Conseiller du Président de la République, Pascal Akouala Goelot, du Directeur général des Sport, Jean Robert Bindélé et des dirigeants sportifs congolais.
Créé le 2024-09-24 09:54:47
Créé le 2024-09-24 09:20:37
Deux audiences dont une au Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire et l’autre au TGI de Sibiti dans le Département de la Lékoumou sont prévues pour ce vendredi 27 septembre 2024. Elles portent toutes sur les affaires liées à la délinquance faunique.
La première affaire implique deux individus. Ils avaient été pris, le 03 août dernier à Loandjili dans le 4e arrondissement de Pointe- Noire, avec deux pointes d’ivoire, trophées d’éléphant, une espèce animale intégralement protégée par la loi au Congo. L’interpellation de ces deux présumés délinquants avait été effectuée par les éléments de la police de Pointe Noire, qui ont par la suite saisies les agents de la Direction Départementale de l’Economie Forestière de cette ville pour la suite de la procédure.
Les pointes d’ivoire saisies étaient emballées dans un sac. Selon une source proche du dossier, ces ivoires proviendraient des forêts du village Mabanda dans le District de Nyanga, Département du Niari. Un éléphant aurait été abattu dans cette zone et ses ivoires arrachés par ces présumés trafiquants. Ivoires que ces deux individus comptaient vendre à Pointe Noire. Ces derniers vont comparaitre ce vendredi 27 septembre au Tribunal de Grande Instance de Pointe Noire. Ils sont poursuivis pour les délits de détention, circulation et tentative de commercialisation de deux pointes d’ivoire.

La deuxième audience attendue pour ce 27 septembre au Tribunal de Grande Instance de Sibiti, porte sur un présumé délinquant faunique interpellé, le 27 août dernier dans cette localité. Celui-ci avait été interpellé par les éléments de la Région de Gendarmerie de la Lékoumou en collaboration avec les agents des Eaux et Forêts de ce Département. Il a été pris en flagrant délit de détention et circulation des dents (canines) d’éléphant.
Interrogé sur la provenance de ces produits, cet individu avait conduit les gendarmes et les Eaux et Forêts sur le lieu où l’éléphant avait été abattu, plus précisément dans une forêt du village Satou, située à plus de 100 kilomètres de Sibiti. Ici, une carcasse d’éléphant avait été découverte. Il a été présenté le 04 septembre dernier au Procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance de Sibiti.
Les trois présumés délinquants fauniques interpellés, sont poursuivis pour présomption d’abattage, détention et circulation des trophées d’éléphant, espèce animale intégralement protégée par la loi congolaise. Dans ces deux affaires, le Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF), en collaboration avec les autorités compétentes, apporte son appui technique. Les individus mis en cause, encourent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme avec de fortes amendes dont le plafond est de cinq millions conformément à la loi n° 37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées.
L’article 27 de la loi congolaise sur la faune et les aires protégées stipule que « L’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts pour les besoins de la recherche scientifique ».
Source : Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF)
Créé le 2024-09-24 09:05:55
Le commandant des forces de police, le général André Fils Obami Itou, a reçu le lundi 23 septembre 2024, à son cabinet de travail, madame Itoua Grâce, faisant suite au souhait de la dame de le rencontrer. Il est à relever que dans une vidéo devenue virale, dame Itoua Grace rend responsables les policiers du décès de son concubin Miantsouba Jacques, auteur reconnu de plusieurs braquages. Celui-ci était en situation de garde à vue, dans un commissariat de Pointe-Noire dans une affaire récente de braquage, dont l’enquête est en cours. Voici le fac-similé du communiqué de presse publié à cet effet.


Ainsi qu’on le voit, le communiqué de presse donne les détails de cette affaire tout en en relevant les incohérences consciemment ou inconsciemment tues par dame Itoua Grace et qui entretiennent le flou dans la vidéo.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-24 07:21:32
Un an après le coup d’État ayant mis fin à son mandat présidentiel, Ali Bongo Ondimba sort de son silence. Dans une lettre adressée au peuple gabonais et dont l’authenticité a été confirmée par Me Gisèle Eyue Békalé l’un de ses trois avocats, l’ancien chef de l'État annonce son retrait définitif de la vie politique et appelle à la libération de son épouse Sylvia et de son fils Noureddin, emprisonnés depuis les événements d’août 2023. Tout en reconnaissant les insuffisances de sa présidence, Ali Bongo Ondimba demande l’arrêt des violences contre sa famille et plaide pour une réconciliation nationale.
Voici l’intégralité de la lettre.
« Gabonaises. Gabonais. Chers compatriotes
Le soir du 29 août 2023 a mis fin à l’exercice de mon mandat de Chef de l’État dans des circonstances douloureuses.
Ces évènements ont porté au pouvoir un dispositif de transition, qui, ces prochains mois, se confrontera aux urnes et au vote pour engager notre pays sur une nouvelle voie. Les Gabonaises et les Gabonais, auront, à cette occasion, l’opportunité d’élire leur Président de la République.
Conscient qu’une évolution était nécessaire pour améliorer la vie de nos concitoyens, j’ai cru, longtemps, pouvoir changer un système qui s’est finalement retourné contre une famille, symbole d’une époque.
Ma femme et mon fils en sont aujourd’hui les bouc-émissaires impuissants. Notre pays en constitue le témoin, spectateur, espérant le légitime changement.
Pour ma part, je respecte et je comprends la volonté des citoyennes et des citoyens de souhaiter, pour construire l’avenir, de nouveaux responsables politiques et je tiens à réaffirmer mon retrait de la vie politique et le renoncement définitif à toute ambition nationale. Cela vaut également pour Sylvia et Noureddin.
L’idée que je me fais de mon devoir est de dire avec sincérité et honneur que je ne souhaiterai jamais constituer, pour le Gabon, un risque de menace, de trouble et de déstabilisation dans ce moment de reconstruction.
Parce que notre pays est, a toujours été et sera toujours un pays d’honneur, j’en appelle à l’apaisement, à l’arrêt des violences et des tortures intentées contre ma famille, plus particulièrement mon épouse Sylvia et mon fils Noureddin et à leur libération, car depuis trop longtemps désormais emprisonnés pour des faits dont ils n’ont pas été reconnus coupables, bouc-émissaires d’une situation qui va bien au-delà de leur personne.
Je leur ai imposé, tout au long de la vie, bien des épreuves par mes choix. Mais leur emprisonnement et les sévices qu’ils subissent depuis plus d’une année vont bien-au-delà de tout ce qu’une épouse et un fils ont à supporter.
Moi-même, je demeure non libre de mes déplacements et soumis à surveillance quotidienne. Mes visites dépendent de l’autorisation des militaires. Isolé du monde extérieur sans communications, sans nouvelles de ma famille.
Je suis pleinement conscient de ce qui a été accompli sous ma présidence, comme également des insuffisances dont j’assume seul la responsabilité, tant sur le plan social que s’agissant du fonctionnement de nos institutions. Mais ce bilan aussi sincère que douloureux ne saurait justifier que tant d’abus soient perpétrés contre ma femme et mon fils, qui n’a pas serré ses enfants dans les bras depuis plus d’un an. Je connais trop les Gabonais pour savoir qu’ils savent la différence entre justice et vengeance.
J’insiste sur ce point, seul Président et responsable de mes décisions, je comprends que malgré les réalisations effectuées sous mes mandats, trop de Gabonais souffrent encore et cela reste mon plus grand regret. Je souhaite de tout cœur que nous soyons en mesure de tourner la page de cette souffrance intime et nationale. Avec un seul et unique but : notre réconciliation nationale.
Aussi, j’appelle mon pays, ses dirigeants et mes concitoyens à renoncer à la vengeance et à écrire sa prochaine Histoire avec harmonie et humanité.
Que Dieu vous bénisse.
Que Dieu bénisse notre patrie le Gabon.
Ali Bongo Ondimba »
La Rédaction
Créé le 2024-09-20 17:52:50
Selon notre confrère ‘’Le Parisien’’, le journaliste et écrivain congolais Ghys Fortuné Bemba Dombé a reçu un coup de couteau dans le cou, le samedi 14 septembre en gare de Corbeil-Essonnes. L’auteur présumé de ces violences aggravées, qui a été interpellé, n’a pas expliqué son geste. Sa comparution immédiate prévue pour le mardi 17 septembre a été reportée au 23 octobre.
Un énorme bandage entoure sa tête. Après la violente agression dont il a été victime dans le RER D à Corbeil-Essonnes, Ghys Fortuné Bemba Dombé se pose beaucoup de questions.
Il était mardi au tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes (Essonne), espérant y trouver des réponses. Mais l’auteur de cette agression au couteau, qui passait en comparution immédiate, a demandé un délai, de droit, pour préparer sa défense. Il sera finalement jugé le 23 octobre.
En attendant, il a été maintenu en détention. L’auteur présumé du coup de couteau est, lui, ramené au commissariat d’Évry-Courcouronnes pour y être placé en garde à vue. Il passe d’abord par la case dégrisement : le quinquagénaire était très alcoolisé au moment des faits.
Le parquet d’Évry confirme les faits et le placement en garde à vue du mis en cause, précisant qu’une enquête est ouverte pour « tentative d’homicide volontaire » afin de cerner le motif de cette agression.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-20 07:27:06
Dans le cadre d’un plan triennal d’un coût total de 135 milliards de Fcfa, le gouvernement congolais, en partenariat avec l’Italie, va mettre en œuvre des actions en faveur du renforcement de l’offre de l’eau en République du Congo, a annoncé le ministre de la Communication et des médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, lors de la troisième « Quinzaine du gouvernement », le 18 septembre à Brazzaville.
Ce projet sera réalisé dans le cadre du plan Mattei, une nouvelle politique africaine du gouvernement italien.
La phase 1 de ce plan prévoit de construire d’ici 2025, des unités compactes de potabilisation d’eau devant desservir, en ce qui concerne Brazzaville, les quartiers Kibina, Kombé, Madibou, Mafouta, Massissia, Ngangalingolo et les zones environnantes.
Concernant la phase 2 de ce plan, elle démarrera en 2026 et couvrira plusieurs arrondissements et quartiers, parmi lesquels Mfilou, Kitsoundi, Diata, Mayanga, Oms, la Base, la Poudrière et Batignolles.
La phase 3 quant à elle, prévue pour l’exercice budgétaire 2027, concernera les quartiers Caserne militaire et les quartiers environnants, a précisé Thierry Moungalla.
Les premiers quartiers à couvrir à Brazzaville sont : l’OCH, Plateaux des 15 ans, Batignolles et la Base.

On rappelle que les brazzavillois sont nombreux à vivre au rythme des coupures d’eau, résultat d’un système de distribution vétuste, non entretenu depuis un demi-siècle.
Environ la moitié de la population de Brazzaville subit un stress hydrique « élevé » depuis plusieurs années. La capitale congolaise peine à fournir de l’eau potable à ses habitants. Face à une pénurie d’eau devenue récurrente dans plusieurs quartiers, certains riverains usent de tous les moyens comme la récolte de l’eau de pluie à partir des puits pour la cuisson et la lessive. Cette eau peut entraîner des maladies.

Les coupures prolongées, jusqu’à plusieurs jours d’affilée, entraînent régulièrement des jérémiades et grincements des dents dans plusieurs foyers. Une situation exceptionnelle qui met les nerfs des Brazzavillois à rude épreuve.

Tout près de là coule le Congo, avec ses 4 700 kilomètres de longueur, le huitième plus long fleuve du monde mais le second après l’Amazone pour son débit de 80 832 m3/s au maximum, et des pluies torrentielles s'abattent sur Brazzaville pendant huit mois de l'année. Mais pour de nombreux habitants de la ville de Brazzaville en pleine expansion, l'eau courante potable est une denrée rare. Le problème est particulièrement aigu dans les quartiers périphériques, vastes étendues urbaines presque totalement coupées des services publics et ressemblant à des villages densément peuplés.
Selon une source proche de la société Énergie électrique du Congo, ces coupures s’expliquent par le fait que la centrale électrique du Congo qui fournit 72% du courant à des soucis pour s’approvisionner en gaz. Il faut également noter la croissance rapide de la population et à l'incapacité des pouvoirs publics de suivre le rythme. Et la situation semble s'aggraver.
La ville de Brazzaville compte deux pôles de production d’eau notamment Djiri qui fournit 80% grâce à deux usines et Djoué qui vient en appoint.
Dans son discours d’investiture du 16 avril 2021, le Président congolais, Denis Sassou- N’Guesso avait déclaré qu’il voulait d’un Etat protecteur.
Selon le numéro un congolais, l’Etat protecteur, ce n’est pas simplement la sécurité physique de chacun, des personnes et des biens, que nos forces de défense et de sécurité assurent au quotidien. L’Etat protecteur, c’est aussi l’électricité et l’eau potable pour tous, des soins de santé de qualité pour tous.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-20 06:28:10
Le Congo-Brazzaville ambitionne d’être le hub énergétique de l’Afrique centrale. Le gouvernement a annoncé, mercredi 18 septembre dernier, le démarrage de la construction, en janvier 2025, de son plus grand barrage hydroélectrique à Sounda, dans le sud du pays, en vue de la production de 600 à 800 mégawatts d’électricité. Son coût global est estimé à 1 300 milliards de F CFA préfinancés par la Chine. Les travaux de ce grand projet vont s’achever en juin 2030.
Avec plus de 2,5 millions d’habitants, Brazzaville et Pointe-Noire sont fréquemment confrontées aux problèmes de coupures prolongées d’énergie.
Les autorités évoquent souvent des pertes dans le circuit de transport du courant entre Pointe-Noire, qui dispose entre autres d’une centrale à gaz de plus de 450 mégawatts, et Brazzaville.
« Nous perdons dans une production totale de 720 mégawatts, entre 80 et 120 mégawatts entre Pointe-Noire et Brazzaville. Ce qui est produit se perd dans le réseau de transport », qui est défectueux, a expliqué Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement congolais.
À ce problème s’ajoute la mauvaise gouvernance d’Énergie électrique du Congo (E2C), l’opérateur public chargé de gérer le courant, selon le ministre de la Communication et des Médias.
Le projet d’un barrage sur les gorges de Sounda date du 20e siècle. Il a été évoqué en 1888 avant d’être remis à l’ordre du jour en 1952.
Depuis son indépendance en 1960, le Congo-Brazzaville a déjà bénéficié de trois barrages hydroélectriques construits par la Chine sur son sol.
Ce soutien s’inscrit dans un historique de coopération entre Brazzaville et Pékin.
Outre le barrage d’Imboulou, l’on compte celui de Moukoukoulou (sud) d’une capacité de 74 mégawatts, inauguré en 1979, ainsi que le barrage de Liouesso (nord) de 19 mégawatts, inauguré en 2019.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-20 05:56:25
Le gouvernement congolais a fixé la rentrée des classes au premier octobre prochain. À moins de deux semaines de cette échéance, les responsables des établissements scolaires s’activent déjà pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions. Cela ne sera sans doute pas le cas pour les élèves de l’école primaire Massamba Paul de Loulombo dans le district de Mindouli, département du Pool. Leur école ou plutôt ce qui en reste est dans un piteux état et appelle à une action urgente.
Loulombo, anciennement connu sous le nom de De Chavane, une gare ferroviaire pleine de vie, chantée par Clotaire Kimbolo pour son vin de palme succulent, a perdu de sa superbe depuis de nombreuses années déjà.
La localité qui a vu nombre de ses infrastructures détruites lors des troubles sociopolitiques qu’a connu le département du Pool, peine à se relever de ces destructions.
Alors que les armes se sont tues depuis, les conséquences de ces évènements meublent encore le paysage de la localité et l’école Massamba Paul de Loulombo dépouillée naguère de sa toiture en porte toujours les stigmates.
Si les pouvoirs publics semblent ne pas s’activer pour redonner à l’école une toiture afin de garantir aux élèves des conditions d’études tant soi peu décentes, un congolais de la diaspora, de passage dans la localité, a lancé un cri de cœur pour mutualiser le moyens afin de redonner à l’école Massamba Paul la toiture qui lui fait défaut.
Cliquez sur la photo pour lire la vidéo.
Arielle KAMBISSY/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-19 20:06:18
La sixième session ordinaire administrative du Conseil départementale et municipale de Brazzaville s’est ouverte, ce 17 septembre 2024 dans la salle de conférences de l’hôtel de ville de Brazzaville. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le député-Maire de la ville de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, en présence du Préfet du département, Pierre-Cébert Iboko Onanga, du Sous-préfet du district de l’Île Mbamou, Jean Amboua, des administrateurs-maires des neuf arrondissements de Brazzaville, des distingués conseillers départementaux et municipaux, et des chefs de quartiers présents aux assises.
Dans la présentation de l’ordre du jour de ces assises, le premier-secrétaire du Conseil municipal, le distingué Ludovic Oniangué a dévoilé le rôle de la présente session. « En application de la loi 7-2003 du 6 février 2003, portant organisation et fonctionnement des collectivités locales, le Conseil départementale et municipale de Brazzaville se réuni ce jour, mardi 17 septembre 2024 pour sa 6e session ordinaire administrative. Au cours de la présente session, il sera soumis au plénum du Conseil, les affaires-ci après : 1/-projet de délibération portant débaptisation de l’espace qui longe le mur de la Primature en Place des Héros ; 2/-projet de délibération portant sur l’autorisation à la Mairie, à adhérer à la Convention dernière pour le climat et l’énergie en Afrique subsaharienne ; 3/-projet de délibération portant autorisation de la signature du contrat de concession et de gestion des frais d’armoirie, de numérotage sur, les taxis, les bus, minibus et tous les autres véhicules à usage commercial ; 4/-projet de délibération portant examen de la convention de partenariat entre le Ministère de l’Intérieur du Royaume du Maroc, le conseil provincial de Warzazat et la ville de Brazzaville », a-t-il évoqué.
Prenant la parole pour son mot d’ouverture, le député-maire, président du Conseil départemental et municipal a fixé les participants à cette Assemblée locale, sur la quintessence de ladite session.
« En application des dispositions de la loi et du règlement intérieur de notre parlement local, le Conseil départemental et municipal de la ville de Brazzaville, se réuni en session ordinaire administrative à compter de ce jour, jusqu’au 27 septembre 2024. Pendant 10 jours, les élus locaux que nous sommes, sont appelés à se pencher sur diverses affaires qui sont au cœur des préoccupations de nos concitoyens. Se tenant un mois après la célébration du 64e anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, cette session constituera en n’en point douter, un moment d’intenses réflexions sur les principaux problèmes de notre département et sur les solutions idoines pour y faire face », a fait savoir le député-maire et président du Conseil départemental et municipal de Brazzaville.
En outre, Dieudonné Bantsimba a rappelé l’intérêt que les élus locaux accordent aux activités de l’Assemblée local. Il a aussi, au nom des membres du Bureau Exécutif, de ses collègues conseillers départementaux et municipaux et à son nom propre, remercié puis salué tous ceux et toutes celles qui ont bien voulu rehausser par votre présence, l’éclat de cette cérémonie.
« Vivant au plus près des populations et connaissant mieux que quiconque, les problèmes et attentes de nos concitoyens, nous devons par conséquent multiplier les initiatives sur le terrain, et redoubler d’efforts, afin d’atténuer les effets de cette crise », a-t-il renchéri.
Signalons que cette session s’ouvre après la tenue du Forum sur la coopération sino-africaine, au cours duquel la coopération multiforme sino-congolaise était réaffirmée. « Les chefs d’Etat chinois, Xi Jinping et congolais, Denis Sassou Nguesso, ont réaffirmé le 6 septembre dernier à Beijing en République Populaire de Chine, leur engagement à poursuivre le développement commun, la déclaration conjointe portant sur l’approfondissement du partenariat stratégique global entre la Chine et le Congo, relèvent l’importance de la coopération amicale sino-congolaise, qui a donné l’exemple de la solidarité, de la coordination et de la coopération gagnant-gagnant, entre la Chine et l’Afrique », s’est-il exprimé.
Concernant la coopération internationale, le Bureau Exécutif du conseil départemental et municipal de Brazzaville s’est engagé dans une diplomatie des villes, qui commence déjà à donner ses fruits : la coopération entre Brazzaville et les villes de Paris et de Reims ; le financement des travaux d’aménagement du jardin d’essai et bientôt, la mise en place d’une assistance technique dans le domaine de la musique et des spectacles ; le financement dans le domaine d’adduction d’eau, dans les quartiers périphériques de Brazzaville.
Par ailleurs, comme Brazzaville devient de plus en plus un grand carrefour culturel et artistique, la cité a besoin des espaces de diffusion, pour maintenir son leadership en Afrique. La construction en cour du cercle culturel de Poto-poto et la pose prochaine de la première pierre de construction de la plateforme de diffusion artistique et culturelle de Talangaï, son à inscrire dans cette vision.
« Brazzaville est en pleine croissance démographique, les populations de divers horizons, de diverses religions et de diverses classes sociales, affluent vers la capitale du Congo, posant ainsi des problèmes d’intégration et de cohésion sociale. Face à ses problèmes, la diplomatie coutumière a un grand rôle à jouer pour anticiper sur les éventuels conflits, afin de garantir la cohabitation pacifique et le mieux-vivre ensemble », a expliqué Dieudonné Bantsimba.
Par conséquent, le Conseil départemental et municipal de Brazzaville doit continuer à rechercher l’efficacité, en améliorant la performance de ces outils de travail, dont l’administration municipale, qui doit être capable de prendre en compte les exigences contextuelles, de faire face aux défis du moment, notamment, ceux liés aux changements climatiques et à la lutte contre les antivaleurs.
En sommes, le député-maire de la ville capitale, a ainsi interpelé tous les acteurs de l’administration municipale, pour assumer la plénitude de leurs fonctions. Cette session, la 6e du genre serait l’occasion propice pour la mise en pratique.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-19 19:32:35
Le Forum Economique des Femmes Entrepreneure et les 1ères journées de l’Entrepreneuriat coopératif, ont clos leurs travaux, ce 17 septembre 2024. Cette dernière journée a été un véritable état de source d’inspiration, un moment d’échanges et de réflexion autour des sujets majeurs, qui impactent notre développement économique, social et humain. L’assistance a ensuite suivi et écouté les ’’Success story’’ des femmes exceptionnelles, qui ont su transformer les défis en opportunité. Ces témoignages sont des exemples vivants, de ce que les femmes peuvent accomplir, lorsqu’elles sont soutenues et lorsqu’elles ont accès aux outils nécessaires. Voici in extenso, la restitution des conclusions de la première édition du Forum, faite et lue par une représentant de la Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprises et Entrepreneures du Congo participante :
Créé le 2024-09-19 10:10:48
Créé le 2024-09-19 09:25:00
Odeur envahissante, prolifération des rongeurs... Brazzaville, la capitale congolaise croule sous les déchets. Parfois alignés sur toute la largeur des trottoirs. Au cinquième jour de la grève des éboueurs car ils ne perçoivent plus leur salaire depuis plus de trois mois, les poubelles s'accumulent dans plusieurs arrondissements de Brazzaville. Aucune benne de ramassage n'est sortie dans les quartiers où la collecte est gérée par la société Averda.
Les bacs à ordures débordent aussi le long des principales artères de la ville, qui se rétrécissent par endroits.

Les déchets sont brûlés à toute heure du jour ou de la nuit, sans considération pour la sécurité des habitants.
La situation est inacceptable pour la population, et la société Averda continue d’attendre les montants qui doivent être alloués par le gouvernement.

Autrefois rayonnante, attrayante, Brazzaville était une ville où il faisait bon vivre grâce à sa propreté d'antan.
Les congolais qui suivent l'actualité de leur pays, se souviendront d'un voyage à Brazzaville de Son Excellence, Paul Biya, Président du Cameroun au cours duquel, il a dit au Président Denis Sassou-N’Guesso : " Donne moi le secret, je trouve Brazzaville rayonnante".
Ces propos nous avaient ragaillardi et avaient suscité en nous, congolais, un sursaut d'orgueil et la fierté d'être congolais de Brazza la verte.
De même, lors du symposium littéraire international contre l’apartheid tenu à Brazzaville en 1987, le professeur Niang s’exclamait : « Nous sommes à Brazzaville l’altière, la luxuriante et coquette. Une ville où il fait bon vivre ».
De nos jours, cette fierté d'avoir Brazzaville comme capitale s'étiole à cause de l'état dans lequel se trouve aujourd'hui notre ville capitale.

Du nord au sud de la capitale, les grandes artères sont jonchées des immondices qui même les obstruent.
L'état actuel de Brazza vient donner un coup d'arrêt à la volonté et au patriotisme des artistes qui ont tant vanté la beauté de notre ville capitale.
En somme, si les autorités municipales ne ni réagissent pas au plus vite, Brazzaville risquerait de perdre sa belle réputation connue de tous les africains qui y ont séjourné et égratigner l'amour que quelques congolais ont encore pour leur ville capitale.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-19 07:53:08
Etudiant à l’école pastorale de l’Eglise Evangélique du Congo (EEC) de Ngouédi, l’élève pasteur est un chantre. Il procède à l’évangélisation à travers les œuvres musicales. Auteur-compositeur et chanteur, Sosthène Dandy a d’ailleurs mis sur le marché du disque un opus intitulé : « Dieu créateur, l’Incomparable », douze titres de louange, d’adoration et d’exhortation au peuple de Dieu tout entier. Décryptage de l’album avec l’artiste-musicien gospel dans cet entretien qu’il a accordé à notre Rédaction.
Les Echos du Congo-Brazzaville : Votre album porte le titre de ’’Dieu créateur, l’Incomparable’’.
Sosthène Dandy : Oui, ’’Dieu, créateur l’Incomparable’’. Il faut parler de ce Dieu créateur, parce que vous voyez, aujourd’hui, dans le monde, on confond Dieu à des idoles. Quand on sait que nous avons l’eau, le bois, du pétrole et de tant de nombreuses richesses sur le sol et dans le sous-sol, cela n’est pas le fait d’un hasard. C’est la puissance d’un être suprême, l’être invisible, le Tout Puissant Dieu. Avec tout ce que nous vivons, nous nous sommes résolus de donner ce titre à notre premier album, pour magnifier cette puissance. Ce grand mystère, car c’est véritable mystère, cette vie que nous vivons.

LECB : N’est-ce pas une redondance dans votre confirmation ? Puisque le créateur ne peut être comparé à personne.
S.D. : Non du tout ! Il y a plusieurs dieux pour certains. Quand on parle de Dieu, il faut bien le découvrir. Il s’agit de quel Dieu ? C’est pour cette raison, j’ai précisé, le Dieu créateur, l’incomparable. Toujours imité, mais jamais égalé.
LECB : votre album contient douze titres. Pourquoi ce nombre douze. Comme les douze apôtres de Jésus ?
S.D. : Voilà ! Vous l’avez su le dire, quand j’ai le nombre 12, j’ai 1 + 2, qui donne 3, c’est le chiffre de la trinité. Pour nous chrétiens, quand on lit la Bible, on dit que Dieu a créé le monde en 6 jours et le 7e, il s’est reposé. Ce qui fait, 6+1, ça fait 7.
LECB : le 1er titre c’est, ’’Vive le Seigneur’’. Que dites-vous dans cette chanson ?
S.D. : Dans ce titre, Vive le Seigneur, je reconnais ce que Dieu a fait, il m’a délivré d’une famille donnée, il a fait de moi celui qu’il a voulu que je sois. Donc, je le glorifie, je le loue et je montre que, oui, il m’a pardonné, il m’a fait miséricorde. Et, j’invite tout le monde, les anglophones ou les anglicistes disent « Evry body ». Nous devons le louer, ce Jésus Christ que certains semblent mépriser.
LECB : la chanson ’’Lingomba na bisso té’’, quel est le message ?
S.D. : il y a quelques jours, j’ai prêché sur les hérésies. J’ai demandé aux chrétiens d’examiner, toutes les prophéties, toutes les prédications, tous les enseignements, bref, tout ce qu’on peut nous parler de la part de Dieu. Il y a tellement de, ce que j’appelle des ’’faux billets’’, peu de ’’vrais’’. Donc, il y a plus de faux pasteurs que des vrais pasteurs. Actuellement, il faut leur enseigner, leur appeler à plus de discernement, de vigilance. Le chrétien qui souffre, toujours dans l’acceptation de certaines choses, le oui-oui à l’aveuglette. Toujours amen ! Amen sans examiner. Ici, dans cette chanson, je prends la responsabilité de rappeler aux collègues et confrères serviteurs, que nous ne devons pas extorquer, piller le peuple de Dieu, nous devons au contraire l’enseigner, reconnaitre les vocations, parce que, il y a certains, dans leur fonction, déborde un peu. Nous hommes de Dieu, il arrive que nous débordions un tout petit peu. Il fallait donc dire que, ce n’est pas notre Eglise, nous travaillons dans une société qui ne nous appartient pas. Nous travaillons de la part de Dieu, conformons-nous donc à cette Parole. On peut dire que c’est un rappel à l’ordre que je lance.
Je voudrai enchainer avec le titre ’’Yokéla bana’’, qui est une lamentation. Le Congo pleure, le Congolais pleure toujours et je dis à Dieu d’entendre les prières de ses enfants. Chaque fois nous sommes dans les retraites spirituelles, d’écouter les pleures des enfants qui t’implore.
LECB : Au secours nkolo, vous faites allusion à quel secours ?
S.D. : dans cette chanson, parce que l’Eglise est en danger. Comme les disciples dans la barque, beaucoup d’églises sont dans des problèmes. L’Eglise se divise, les serviteurs se séparent pour le bien matériel, pour les intérêts égocentriques.
Par contre, ’’Nana ngo’’ est un titre composé pour le pays. Je l’ai écrit avant le Corona Virus, la COVID 19. Pourquoi toutes épidémies, les maladies, les pandémies commencent toujours en Afrique ? Il y a la révélation dans l’album. Il faut croire et vous allez découvrir.
LECB : Evangéliste Sosthène, en quelles langues chantez-vous ?
S.D. : Je chante en Français, en Lingala, en Mbochi pour la gloire de l’Eternel.
LECB : l’album est-il toujours disponible ?
S.D. : Oui, il est encore disponible sur le marché. On peut l’acquérir dans les Paroisses de l’Eglise Evangéliques ici à Brazzaville, notamment à Mayangui, au Plateau des 15 ans, où j’effectue mon stage pastoral. A un prix très démocratique.
J’ai réalisé ledit album en France sur CD, alors que de nos jours, ce sont des clés USB qu’on utilise le plus. Donc j’en appelle aux bienfaiteurs, de nous venir en aide, afin que nous produisions des clés USB, les plus usuelles à l’instant. S’il y a quelqu’un qui veut participer à l’œuvre de Dieu, qui peut nous aider pour intensifier la promotion, il sera le bienvenu. C’est une belle œuvre qui n’a juste besoin d’un coup de pouce promotionnel, afin que cet opus
Créé le 2024-09-18 02:10:56