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Environ la moitié de la population de Brazzaville subit un stress hydrique « élevé » depuis plusieurs mois. La capitale congolaise peine à fournir de l’eau potable à ses habitants. Face à une pénurie d’eau devenue récurrente dans plusieurs quartiers, certains riverains usent de tous les moyens comme la récolte de l’eau de pluie à partir des puits pour la cuisson et la lessive. Cette eau peut entraîner des maladies.
A Brazzaville, qui compte 2. 145. 783 habitants en 2023, des résidents sont quotidiennement contraints de veiller tard la nuit pour faire des réserves d’eau.
Les coupures prolongées, jusqu’à plusieurs jours d’affilée, entraînent régulièrement des jérémiades et grincements des dents dans plusieurs foyers. Une situation exceptionnelle qui met les nerfs des Brazzavillois à rude épreuve.
« On n’en peut plus », nous a confié Tercia au quartier Batignolles.
La quête de l'eau est un fardeau quotidien pour les habitants de Brazzaville. La population est abandonnée à son triste sort. Les gens sont obligés de marcher sur des kilomètres pour aller chercher le précieux liquide. Et ce sont surtout les femmes et les enfants qui en souffrent.

Tout près de là coule le Congo, avec ses 4 700 kilomètres de longueur, le huitième plus long fleuve du monde mais le second après l’Amazone pour son débit de 80 832 m3/s au maximum, et des pluies torrentielles s'abattent sur Brazzaville pendant huit mois de l'année.
Mais pour de nombreux habitants de la ville de Brazzaville en pleine expansion, l'eau courante potable est une denrée rare.
Le problème est particulièrement aigu dans les quartiers périphériques, vastes étendues urbaines presque totalement coupées des services publics et ressemblant à des villages densément peuplés.
« Il y a des puits », mais « à boire, c'est très difficile », selon Tercia. « C'est de l'eau sale. Il y a des amibes », dit-elle.
Selon des experts, les pénuries d'eau sont dues au délestage de 6 heures en moyenne à Brazzaville. Cette situation affecte la vie des consommateurs, qui demandent à la société d’énergie d’améliorer la qualité de ses services.
Selon une source proche de la société Énergie électrique du Congo, ces coupures s’expliquent par le fait que la centrale électrique du Congo qui fournit 72% du courant à des soucis pour s’approvisionner en gaz.
Il faut également noter la croissance rapide de la population et à l'incapacité des pouvoirs publics de suivre le rythme. Et la situation semble s'aggraver.
La ville de Brazzaville compte deux pôles de production d’eau notamment Djiri qui fournit 80% grâce à deux usines et Djoué qui vient en appoint.
Les services de LCDE travaillent pour étendre le réseau sur 500 voire 600 km pour desservir tous les quartiers périphériques de la capitale. Le processus va se poursuivre, afin d’atteindre plus de 10.000 branchements. L’objectif est de réaliser 40.000 nouveaux branchements à Brazzaville.
Dans son discours d’investiture du 16 avril 2021, le Président congolais, Denis Sassou- N’Guesso avait déclaré qu’il voulait d’un Etat protecteur.
Selon le numéro un congolais, l’Etat protecteur, ce n’est pas simplement la sécurité physique de chacun, des personnes et des biens, que nos forces de défense et de sécurité assurent au quotidien. L’Etat protecteur, c’est aussi l’électricité et l’eau potable pour tous, des soins de santé de qualité pour tous.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-24 14:05:58
Les ministres en charge de l’enseignement supérieur des États membres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) se sont réunis, le 23 mai à Kintélé dans le département du Pool, afin de statuer sur plusieurs dossiers dont la validation du programme de développement de l’institution pour la période 2024-2028.
Ouvrant les travaux de la 41ème session ordinaire du Cames, le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a signifié que le gouvernement du Congo ne ménagera aucun effort pour apporter sa pierre à l’édification de l’intégration dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Anatole Collinet Makosso a également insisté sur le rôle crucial du Cames dans la promotion des chercheurs et enseignants-chercheurs ainsi que dans l’évaluation des offres de formation des 19 États membres. Il a mis en lumière les défis et les opportunités actuels, notamment, la digitalisation et l’impact de l’intelligence artificielle sur l’enseignement supérieur.
Le Premier ministre congolais a, par ailleurs, encouragé l’Afrique à tirer parti de ces avancées pour améliorer la qualité de l’éducation et de la recherche, en ligne avec les déclarations de 2024 comme année de la jeunesse au Congo et année de l’éducation à l’Union africaine.
Intervenant à cette occasion, le secrétaire général du Cames, le Pr Souleymane Konaté, a souligné que le projet répond aux aspirations des parties prenantes et s’ajuste aux défis actuels des systèmes d’enseignement supérieur et de recherche des États membres, visant à faire des pays africains de nouveaux pôles de croissance mondiale. Il a relevé la nécessité de transformer les contraintes en opportunités et de renforcer la coopération entre les pays membres pour atteindre les objectifs communs.
De son côté, le Président en exercice du Conseil des Ministres, le Pr Saidou Mamadou, a précisé que ce projet stratégique, articulé autour de sept axes principaux, vise à faire de cette institution africaine une référence internationale en matière d’évaluation scientifique et d’intégration académique d’ici 2033.
Les travaux de la 41ème session prennent fin le 24 mai prochain. Ils réunissent les ministres en charge de l’enseignement supérieur et les représentants venus de 17 pays, incluant le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, les deux Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Togo, Madagascar et le Maroc, invité d’honneur.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-24 11:12:25
La jalousie peut mener aux pires extrémités. Un jeune homme, la quarantaine révolue, a mortellement poignardé son rival amoureux de 35 ans, Simplice Fortuné Mouloungui, mécanicien des engins lourds de la société forestière Asia Congo, le jeudi 9 mai dernier à 16 h, à Ngouanga dans le district de Nyanga (sud). La victime, touchée par l'arme blanche à plusieurs reprises, a succombé sur le champ sous les regards impuissants des badauds.
Le parquet de Dolisie a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour meurtre après le décès jeudi 9 mai dernier à Ngouanga, dans le district de Nyanga, d'un homme de 35 ans, sur fond de conflit amoureux.
À l’issue de sa garde à vue, le présumé assassin, a été présenté à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.
Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, les deux hommes entretenaient tous les deux une relation avec la même femme qui aurait avoué au départ à Simplice Fortuné Mouloungui qu’elle était célibataire et libre depuis plusieurs années. Donc un cœur à prendre, surtout pour un jeune mécanicien qui arrive, pour des raisons professionnelles, dans le village de Ngouanga seul et sans femme.

Le présumé assassin, présenté comme chétif, débarque chez sa compagne quand il s’aperçoit qu’il a été remplacé par le jeune mécanicien. Il aurait alors saisi un poignard avant de blesser, sans pitié et remords, son opposant au niveau de la carotide, à une ou plusieurs reprises.
Simplice Fortuné Mouloungui est décédé peu de temps après, en pleine rue, à quelques centaines de mètres du lieu de l'altercation. Pris en charge par les secours, il n'a pas pu être ranimé.
L’agresseur a été interpellé par la police, la jeune femme aussi. Il est connu des services de justice du Niari.

Simplice Fortuné Mouloungui laisse deux enfants et toute une famille en émoi.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-24 09:27:17
Si le Congo-Brazzaville est connu depuis longtemps pour ses ressources aurifères, les districts de Mayoko et Moungoundou-Nord dans le Niari (sud) sont en proie, depuis une trentaine d’années, à un phénomène grandissant d’orpaillage illégal. Des ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC), chercheurs d’or clandestins affluent dans les forêts des pays de Mayoko dans l’espoir de sortir de la pauvreté. A cela, il faut ajouter la présence massive des sociétés chinoises qui exploitent dans la contrée, au détriment de l’environnement et des populations locales qui paient le prix fort de l’utilisation du mercure pour l’extraction de minerai.
Les motifs d’implication des ressortissants de la RDC dans le trafic sont en effet multiples : il s’agit d’un système complexe, où s’entremêlent appât du gain. Dans l’ensemble, le motif économique est très clair : ils considèrent qu’ils n’ont pas d’alternative chez eux qui soit aussi tentante/avantageuse que l’orpaillage clandestin.
Pourtant, les rendements de cette activité sont assez aléatoires à l’image du fait de trouver de l’or ou non dans les forêts des pays de Mayoko : il y a une comparaison à faire entre ces ressortissants de la RDC et les joueurs de casino, qui sont toujours persuadés qu’ils vont se refaire.
Alors que le cours de l'or atteint des niveaux inégalés, des organisations criminelles se sont structurées autour de cette manne financière : le système « Article 15 », synonyme de débrouillardise, qui se caractérise par une structure verticale presque “micro-entrepreneuriale”, peine à être endigué par l’Etat congolais afin de casser le moteur économique de l’orpaillage en détruisant la logistique et les moyens de production de ces pilleurs d’or de nationalité étrangère.
Les campements issus de l’orpaillage sont aussi pour les creuseurs les lieux de vente de leur production, de trafic de drogue, de prostitution. Ces comptoirs d’achat permettent aux orpailleurs étrangers d’écouler leur production sans prendre le risque d’être détroussés sur les routes des grandes villes. Le gramme d'or est vendu à 35.000 F voir 40.000FCFA.

Le trafic se maintient malgré la répression grâce à un turnover très important. Le système répressif est contraint par ses moyens insuffisants : le nombre de gendarmes et policiers reste fixe, ce qui ne permet pas de réduire la taille du trafic.

Les pilleurs de l’or opèrent tranquillement dans les pays de Mayoko. Pour extraire la pierre précieuse, ils creusent un peu partout dans les forêts laissant derrière un véritable désastre écologique.
Plus grave, ils versent du mercure pour nettoyer les pierres précieuses. Résultat : quasiment tous les cours d’eau des environs sont pollués au mercure.

Au village Lehala par exemple, à un jet de pierre de la ville de Mayoko, les populations ont fini par réaliser depuis quelques mois que "le partenariat gagnant-gagnant", tant vanté par la Chine, n’est qu’un marché de dupes.

Écosystème dévasté, nappe phréatique polluée par des rejets cyanurés dont le contact avec la peau provoque des dommages sur celle-ci.

Leur bien commun, la rivière Lehala, a été abîmé. Les habitants n’ont plus d’eau ni pour boire ni pour se laver.

Le contact de cette eau avec le corps provoque d’intenses démangeaisons et on se gratte jusqu’à s’arracher la peau.

La rivière Lehala est détruite entièrement au mépris des lois de la République.

On rappelle que la montée en puissance de la Chine en matière économique au Congo-Brazzaville ne fait pas que des heureux. Loin de là. La colère gronde un peu partout.
Les scandales se sont multipliés à travers le pays impliquant des Chinois dans des opérations irrégulières, voire mafieuses.
Désormais, les entreprises chinoises, bien présentes sur le terrain, font comme tout le monde pour se remplir les poches. Braconnage des espèces menacées, prédations sur les ressources minières, trafic de bois précieux... Tous les coups sont permis.
Mais jusqu’à quand ? Les réponses sont sur la table du gouvernement Makosso.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-24 07:15:16
Trois jours après l’attaque de son domicile lors d’une présumée tentative de coup d’Etat, Vital Kamerhe, 65 ans, ministre de l’économie dans le gouvernement sortant de la République démocratique du Congo (RDC), a été élu, mercredi 23 mai 2024, président de l’Assemblée nationale. Un processus de sélection avait fait de lui l’unique candidat, et son élection au perchoir, lors d’une séance publique de l’Assemblée, était une formalité. Les seules voix qui lui ont échappé étaient 36 bulletins nuls ou blancs, sur un total de 407 votants.
Vital Kamerhe, figure de la politique congolaise, retrouve un poste qu’il avait occupé de 2006 à 2009, sous la présidence de Joseph Kabila. Passé ensuite dans l’opposition, il avait fondé son parti, l’Union pour la nation congolaise (UNC), avant de devenir un allié de Félix Tshisekedi, au pouvoir depuis janvier 2019 et largement réélu le 20 décembre.
Le 25 janvier 2019, il a été nommé directeur de cabinet du président de la République. Le 7 mars 2019, il renonce à son mandat de député.
Le 8 avril 2020, Vital Kamerhe, directeur de cabinet et principal allié politique du président de la RDC Félix Tshisekedi, est placé en détention provisoire à la prison centrale de Kinshasa. Il est entendu dans le cadre de l'enquête sur les travaux des 100 jours.
Le 20 juin 2020, il est condamné à 20 ans de travaux forcés, 10 ans d’inéligibilité et d'interdiction d'accès aux fonctions publiques, pour détournements, corruption aggravée et blanchiment d’argent, par le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe.
En juin 2021, la cour d'appel de Kinshasa a réduit de 20 ans à 13 ans de prison sa peine. Kamerhe est remis en liberté provisoire le 6 décembre 2021 sur décision de la Cour de cassation.
En avril 2022, la cour de cassation annule la condamnation de Kamerhe. Le dossier pénal retourne désormais devant la cour d'appel de Kinshasa-La Gombe.
En juin 2022, la cour d'appel de Kinshasa acquitte VK dans son procès pour corruption et détournement de fonds.
Le 23 mars 2023, il fait son entrée au sein du gouvernement Lukonde II, devenant vice-Premier ministre ainsi que ministre de l'Économie.
Le 24 avril 2024, il est désigné candidat de l'Union sacrée de la nation (en) pour la présidence de l'Assemblée nationale. Le 19 mai 2024, lors d'une tentative de coup d'État, une vingtaine d'hommes armés s'attaquent à sa résidence dans le quartier huppé de la Gombe, avant d’investir, non loin de là, le palais de la Nation, qui abrite des bureaux de Félix Tshisekedi. Kamerhe réussit à se cacher avant que la garde républicaine ne reprenne le contrôle.
L’élection du bureau de l’Assemblée devrait dégager la voie pour la mise en place du gouvernement. Plus de cinq mois après la réélection de Félix Tshisekedi, la nouvelle équipe tarde à se mettre en place alors que l’est du pays est confronté à une grave crise sécuritaire, la rébellion M23, soutenue par le Rwanda, occupant de larges pans de la province du Nord-Kivu.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-23 16:07:20
Le directeur régional de l’Unesco pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, représentant auprès de la Cédeao, Dimitri Saga, a partagé avec la ministre en charge de l’enseignement supérieur, Delphine Edith Emmanuel, l’harmonisation du programme Campus Afrique, permettant de faciliter la mobilité entre chercheurs et étudiants afin de renforcer le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Dimitri Saga a fait ce partage lors d’un échange à l’issu duquel il a expliqué que des communautés économiques régionales comme la Cemac, la Ceac, qui requièrent des échanges entre les pays sont fondés sur la libre circulation des personnes et des biens.
« Pour que cette circulation puisse se faire, il faut que nous ayons une certaine harmonisation, d’où ces instances de qualité qui permettront qu’un ingénieur ou un médecin qui est formé ici puisse aller pratiquer dans l’un de ces pays-là », a signifié Dimitri Saga.
Le programme Campus Afrique va permettre de faciliter la mobilité entre les chercheurs et les étudiants à travers le continent, avec potentiellement des bourses de mobilité. Dimitri Saga a, à cet effet, mentionné l’importance d’avoir des données pour bien connaître ce système d’enseignement supérieur qui permettrait aux ministres et aux autres décideurs de prendre des décisions éclairées.
« Pour que nous puissions aller vers la transformation structurelle des économies africaines, il faut que nous puissions avoir de la formation technique au niveau du cycle supérieur pour avoir des techniciens supérieurs qui nous permettraient de transformer les matières premières que nous avons sur ce continent afin de créer plus d’emplois et assurer l’adéquation entre La formation et le marché du travail », a-t-il-exigé.
Dimitri Saga a remercié le Congo, pour être le seul pays d’Afrique centrale à avoir ratifié la convention d’Addis-Abeba permettant la mobilité et la reconnaissance des diplômes et des certificats.
Le directeur régional de l’Unesco a appelé le Congo, à travers la ministre de l’Enseignement supérieur, de ratifier aussi la Convention mondiale pour que cette mobilité continentale puisse aussi se faire au niveau international à travers la Convention mondiale.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-23 13:53:10
La mission de formation militaire de l’Union européenne (UE) au Mali, dont les vingt-sept ont décidé de ne pas renouveler le mandat, a officialisé son départ après onze années passées dans le pays. Le Mali est confronté au djihadisme.
L’EUTM (European union training mission) lève le camp du Mali. Elle y avait été déployée en 2013 pour entraîner et conseiller les Forces Armées de ce pays, confronté depuis 2012 à la propagation jihadiste.
La cérémonie officialisant le départ des formateurs européens s’est déroulée vendredi dernier, au quartier général de la mission à Bamako, la capitale du Mali.
Pour la mission de l’EUTM, le Mali a compté jusqu’à 700 soldats d’une vingtaine de pays européens, avant que n’en soient nettement réduits les effectifs, dans un contexte de tensions diplomatiques entre Bamako et ses partenaires occidentaux.

L’Union européenne a décidé de ne pas renouveler le mandat de cette mission compte tenu de « l’évolution de la situation politique et sécuritaire » dans le pays, selon la Commission européenne.
Une junte y a pris le pouvoir par la force en 2020 et rompu l’alliance anti-djihadiste avec la France et ses partenaires européens, pour se tourner militairement et politiquement vers la Russie.
Au moment de quitter le Mali, l’EUTM a chiffré ses pertes. Deux membres de la mission ont perdu la vie depuis 2013 : un militaire portugais tué en 2017 lors d’une attaque d'un camp à Bamako, et un militaire espagnol mort en 2018 près de la ville de Sévaré (centre). L’UE dit avoir formé 20 000 militaires maliens en onze ans.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-23 13:16:38
Un message du Commandant en second, chef d’État-major de la Police nationale, le Général de Police de 1ère classe André Fils Obami-Itou, publié le 18 mai à Brazzaville, et destiné aux commandants territoriaux des Forces de Police, les enjoint de lutter contre le non-port du casque de protection par les motocyclistes et leurs passagers. Cette disposition revêt un véritable caractère de santé publique et de préservation des vies, tant l'absence de casque est un facteur de gravité lors des accidents des cyclomoteurs, avec des traumatismes crâniens qui dans la plupart des cas, causes de lourdes infirmités ou entraînent la mort.

En circulation, les conducteurs de véhicules à deux roues à moteur sont tenus de porter un casque répondant aux conditions de sécurité à même de prémunir ou d’atténuer les chocs au niveau de la tête. Les passagers des véhicules à deux roues à moteur, sont tenus à la même obligation.
L'argument central en faveur du port obligatoire du casque est la protection accrue qu'il offre en cas d'accident. De qualité convenable et bien porté, le casque est une pièce d'armure ou un équipement de protection individuelle destiné à protéger la tête contre les conséquences d'un traumatisme crânien.
Porter un casque de moto bien ajusté évite à la tête d'absorber toute la force de l'impact pendant une chute. Cela évite des blessures internes ou externes graves, des abrasions et préserve de plusieurs traumatismes.
Les traumatismes crâniens sont la cause principale de handicaps lourds et de décès parmi les motocyclistes accidentés.
Bien menée, l’action initiée par le Général André Fils Obami-Itou se comptera au nombre de vies sauvées, pour des cyclomoteurs qui conduisent dans l’irrespect total des règles de conduite, et sont de plus en plus victimes d’accidents.

Il est cependant à noter que pour contourner la mesure, certains n’hésitent pas de porter des casques non réglementaires tels les casques de chantiers. Dans le cas d’espèce, des militaires vont jusqu’à se coiffer du casque lourd, prélevé sur la dotation de l’Armée.Tous ces casques ne protègent pas d'une chute à moto. Bien au contraire, ils peuvent aggraver les blessures au niveau de la tête.

C’est là, que la pédagogie voulue par le Général Obami-Itou prend tout son sens, car il s’agit de faire ressentir aux usagers, le bien-fondé de la mesure, en portant un casque adapté pour motocycliste.
Le casque réglementaire pour motocycliste est constitué de la Calotte externe, la partie du casque qui comprend la surface extérieure. Du harnais, l’ensemble complet utilisé pour maintenir le casque correctement monté sur la tête et/ou pour absorber l'énergie de l'impact. Enfin la jugulaire, utilisée pour maintenir le casque sous le menton.

Pour plus de confort et de sécurité, le casque doit choir au niveau des épaules, afin de protéger également les cervicales. Cette partie de la nuque est l’une des zones les plus fragiles de la colonne vertébrale.
Les vertèbres cervicales sont sollicitées en permanence pour porter le poids de la tête. En cas d’accident, les blessures y génèrent des dommages souvent irréversibles, entrainant une perte du contrôle nerveux et musculaire de la vessie, des intestins et des organes sexuels. Au pire des cas des hémiplégies, même si toutes ces lésions qui parfois touchent la moelle épinière, n'entraînent pas forcément une paralysie.
Quoi qu’il en soit, par-delà les Forces de Police, toute la population se doit de s’approprier l’action initiée par le Commandant en second, chef d’État-major de la Police nationale, le Général de Police de 1ère classe, André Fils Obami-Itou.
Autant les motocyclistes se muniront de casques réglementaires, autant ils en fourniront à leurs passagers, notamment pour les taxis motos devenus incontournables. Ainsi, on évitera dans la mesure du possible, de lourds traumatismes crâniens lord des accidents de motocyclistes.

Au regard des vies sauvées, beaucoup diront, « merci mon Général ». Voila qui est sens du Devoir.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-22 15:00:46
Paris a officiellement annoncé soutenir la Cour pénale internationale (CPI), dont le procureur, Karim Khan, a réclamé des mandats d’arrêt contre des dirigeants israéliens − parmi lesquels le premier ministre, Benyamin Nétanyahou −, ainsi que du mouvement islamiste palestinien Hamas.
« La France soutient la Cour pénale internationale, son indépendance, et la lutte contre l’impunité dans toutes les situations », a écrit, dans un communiqué publié dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 mai, le ministère des affaires étrangères français, à propos de ces mandats d’arrêt.
« La France a condamné dès le 7 octobre les massacres antisémites perpétrés par le Hamas. Ce groupe terroriste a revendiqué des attaques barbares dirigées contre des civils, accompagnées d’actes de torture et de violences sexuelles qu’il a lui-même documentés, y compris en les diffusant et en les célébrant », poursuit Paris.
À propos d’Israël, « la France alerte depuis de nombreux mois sur l’impératif de respect strict du droit international humanitaire et notamment sur le caractère inacceptable des pertes civiles dans la bande de Gaza et d’un accès humanitaire insuffisant », ajoute le communiqué. Et de souligner qu’une « solution politique durable » est la « seule » voie pour « rétablir un horizon de paix ».
Le procureur de la CPI, Karim Khan, a déclaré lundi avoir réclamé des mandats d’arrêt contre Benyamin Nétanyahou et son ministre de la défense, Yoav Gallant, pour des crimes tels que « le fait d’affamer délibérément des civils », « homicide intentionnel » et « extermination et/ou meurtre » en lien avec l’opération israélienne à Gaza.
Karim Khan a aussi demandé des mandats contre trois hauts dirigeants du Hamas − Ismaïl Haniyeh, Mohammed Deif et Yahya Sinouar − pour notamment « l’extermination », « le viol et d’autres formes de violence sexuelle » et « la prise d’otages en tant que crime de guerre ».
Si les juges de la CPI décident d’émettre le mandat d’arrêt contre Benyamin Nétanyahou, cela signifie que, en théorie, n’importe lequel des 124 États membres de ce tribunal serait obligé de l’arrêter s’il se rendait sur leur territoire. Mais même si le mandat pourrait compliquer certains déplacements de Benyamin Nétanyahou, la CPI ne dispose d’aucune force de police pour faire appliquer ses mandats et s’appuie sur la volonté de ses États membres de jouer le jeu.
« En tant que premier ministre d’Israël, je rejette avec dégoût la comparaison du procureur de La Haye entre Israël », un pays « démocratique », et « les meurtriers de masse du Hamas », a commenté Benyamin Nétanyahou.
Le ministre des affaires étrangères israélien, Israël Katz, avait très vite dénoncé une « décision scandaleuse », « un déshonneur historique » pour la CPI, qui a son siège à La Haye. Le Hamas palestinien a pour sa part dit « condamner fermement » la décision du procureur de la Cour et dénoncé ses « tentatives » d’« assimiler la victime au bourreau ».
Si Paris soutient la CPI, le Président américain, Joe Biden, a défendu Israël face à la justice internationale, jugeant « scandaleuse » la demande de mandats d’arrêt contre des dirigeants israéliens.
Son chef de la diplomatie, Antony Blinken, a déclaré que la démarche du magistrat était « une honte ».
L’Allemagne a regretté la « demande simultanée » du procureur qui donne selon Berlin « l’impression d’une fausse équivalence » entre les dirigeants israéliens et ceux du Hamas. En France, plusieurs dirigeants de la gauche se sont félicités lundi de l’annonce de la CPI.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-21 13:40:32
Les investissements de la compagnie TotalEnergies Congo ont été au centre de la rencontre, le 19 mai, à Oyo dans le département de la Cuvette, entre le Président Denis Sassou N’Guesso, et le président directeur général de TotalEnergies, Patrick Pouyanné.
TotalEnergies affiche de bonnes perspectives cette année, d’après Patrick Pouyanné, avec la découverte d’un nouveau puits pétrolier. « J’ai voulu rencontrer le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, pour lui annoncer que les deux appareils de forage sont arrivés ce mois-ci au Congo. Un appareil va forer un puits pétrolier qui est attendu sur le permis Marine XX. Il s’agit d’un bon prospect, nous espérons pouvoir revenir dans quatre mois annoncer une jolie découverte au Congo », a-t-il indiqué.
Le PDG de TotalEnergie a fait savoir que sa compagnie continuera à investir au Congo comme cette année où elle prévoit d’investir 600 millions de dollars en 2024 (361 milliards FCFA), non seulement pour l’exploration, mais aussi pour maintenir la production du champ géant de Moho-Nord. « TotalEnergies continue à être très actif au Congo et je voulais partager cette nouvelle avec le président Denis Sassou N’Guesso », a signifié Patrick Pouyanné.
Concernant le permis Marine XX qui regorge des hydrocarbures liquides ou gazeux, le champ pétrolier est situé en offshore très profond. Cette zone d’exploration s’étend sur une superficie de 32 85,8 km2 pour une profondeur d’eau estimée à 2000 m. Le permis d’exploration devrait être attribué à la Société nationale des pétroles du Congo, tandis que la conduite des opérations pétrolières serait confiée à TotalEnergies.
Partenaire de longue date de la République du Congo, TotalEnergies est engagé à poursuivre la dynamique de son portefeuille, en privilégiant les actifs à faibles coûts et faibles émissions pour tirer parti de son expertise dans l’offshore profond.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-21 12:45:10
La Semaine africaine de l'UNESCO ce tient cette année, du 22 au 24 mai, sous le thème « L'éducation pour l'innovation, le développement et la culture en Afrique ». Le programme riche et varié comprend des spectacles, des expositions, des conférences, des défilés de mode ou encore des projections cinématographiques.

« L'éducation pour l'innovation, le développement et la culture en Afrique », l’événement annuel dit « semaine africaine de l’UESCO » célèbre la diversité culturelle du continent africain et souligne l'importance de l'éducation pour le développement durable et l'innovation.
La semaine débutera le mercredi 22 mai par une grande cérémonie d'ouverture.
Les participants seront accueillis par une ambiance musicale africaine. Celle-ci sera suivies de la projection d'une vidéo en rapport avec le thème de cette année.
Ensuite, le président du comité d'organisation, le président du groupe Afrique et le directeur général de l'UNESCO ou leur représentant prendront la parole.
Spectacles et expositions ouvriront les animations qui seront suivies de l'ouverture des expositions et des stands d'artisanat.
Le salon du livre comprendra diverses activités, notamment : l’Atelier de calligraphie et de peinture créative, la Séance spéciale de lectures de contes africains, le Défilé de mode pour enfants et poupées.
Des animations artistiques déboucheront sur les discussions axées sur le thème : Apprendre pour une paix durable : Le rôle de la culture et de l'éducation.
L’Art en direct fera place aux performances musicales avec Dikanza do Semba.
Un défilé de mode mettant en valeur la richesse des tissus et des styles africains et auquel participeront onze pays, l’Afrique du Sud, l’Algérie, la Côte-d’Ivoire, la Guinée, la Guinée équatoriale, le Mali, le Maroc, la République démocratique du Congo (RDC), le Soudan, et le Togo, bouclera la journée de mercredi.
La journée de jeudi s’ouvrira par des Expositions et Salon du livre ,avec la foire du livre et les stands d'art et d'artisanat.
Il sera organisé une conférence/panel sur le thème « Comment l'éducation contribue-t-elle à la promotion de la culture africaine dans sa diversité ? »
D'éminents chercheurs et personnalités apporteront leurs réflexions sur la contribution de l'éducation au renforcement de la diversité culturelle en Afrique.
Ces interventions seront suivies de discussions avec le public.
Intervenants : Professeur Dr. Khaled El-Enany (Égypte) Sous-thème : « Sensibilisation des jeunes publics au patrimoine culturel : stratégies et initiatives égyptiennes ».
Dr. Sao Ousmane, Chercheur universitaire (Mauritanie) Sous-thème : « L'importance de la diversité culturelle dans les écoles : pourquoi et comment ? ».
Dr. Ahmed Skounti (Maroc) Professeur d’Anthropologie, Expert du Patrimoine Culturel de l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (INSAP) de Rabat: « Éducation et Patrimoine Culturel en Afrique : Considérations introductives »
Madame Aminata Traoré, Professeure d’économie-gestion, Présidente de l’association Les Enfants du Djoliba (Mali) : « La bibliothèque est un espace inclusif qui peut devenir un véritable vecteur culturel puissant pour les communautés locales, en particulier les enfants ».
Dr. Safiatou Diallo (Guinée), Chercheuse Sénior du projet cohésion sociale porté par le PNUD, Fondatrice et Présidente du Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement (CIRD) de Conakry : « Comment l’éducation contribue à la promotion de la culture africaine dans sa diversité ».
Modérateur : Cyril MUSILA, Délégué permanent adjoint de la République démocratique du Congo auprès de l'UNESCO Art vivant : performances musicales.
Chat en direct : les discussions porteront sur : Les nouvelles voies de l'intelligence artificielle pour la jeunesse africaine et le développement.
Le déjeuner qui s’en suivra sera une dégustation de plats typiquement africains.
Puis, place au Cinéma sur le thème : « L'éducation à l'innovation, au développement et à la culture en Afrique. Des projections de films africains. ‘’Une année chez les français ‘’ (2017) En 1969, un jeune garçon, Mehdi, quitte sa ville natale et entre au lycée français Lyautey de Casablanca.
Le film raconte son parcours scolaire et les différences culturelles entre les Marocains et les Français après l'indépendance. L'auteur du livre sur lequel le film a été tiré sera présent à la foire du livre.
Documentaire sur Bernard Dadie, écrivain ivoirien et combattant de la liberté anticoloniale.

Le film explore son parcours politique et sa lutte pour l'indépendance de la Côte d'Ivoire, en soulignant son influence sur l'éducation et la culture africaines.
Goodbye Julia (2023) Mona, une ancienne chanteuse du Nord, engage Julia, du Sud, comme femme de ménage par culpabilité.

Le film explore les différences culturelles entre le Nord et le Sud du Soudan avant la séparation. Il a remporté le Prix de la Liberté au Festival de Cannes.
African Glory (2023) Documentaire sur l'empereur Abu Bakr II de l'empire du Manden et son voyage vers les Amériques au 13ème siècle.
Ce film éducatif et historique sera suivi d'une séance de questions-réponses et d'un cocktail organisé par Canal Plus.
Park of the Reconciliation (2024). Ce film raconte l'histoire de la restauration du parc de Gorongosa après la guerre civile, grâce à la collaboration entre le gouvernement et un philanthrope.

Le parc est devenu un centre de recherche scientifique et de développement communautaire, incarnant l'innovation et le développement culturel en Afrique.
Une deuxième conférence/panel sera axée sur le thème « L'éducation en Afrique pour la préservation des océans ».
La journée du vendredi 24 mai débutera par une conférence sur avec pour Thème : « L'éducation en Afrique pour la préservation des océans »
D'éminents chercheurs et personnalités apporteront leurs réflexions sur la contribution de l'éducation à la préservation des océans et de leur biodiversité. Ces interventions seront suivies de discussions avec le public.
Intervenants : Madame Anisabel de Camos Verissimo e Costa (Angola), Présidente du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale Maritime de l’Angola.
Monsieur Athanase Esaki Tshofu (RDC), Doctorant en droit public avec une spécialisation en droit international de la mer et droit international de l’environnement : « Éducation et préservation des océans ».
Modérateur : Ousmane SAO, chercheur universitaire, docteur en sociologie politique et culturelle.
Le Chat en direct : discussions porteront sur Les jeunes, le patrimoine mondial et l'éducation à l'innovation et au développement en Afrique.
Arts vivants : performances musicales.
Enfin la Réception-Cocktail, une autre dégustation de plats typiquement africains aura lieu.
La cérémonie de clôture et la soirée de gala se dérouleront avec des performances artistiques, des danses, des chants et du folklore africain. Les pays participants sont l'Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Côte-d’Ivoire, Guinée, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Maroc, Mauritanie, RDC (république démocratique du Congo), Soudan.
La Semaine africaine 2024 promet d'être un événement inoubliable, célébrant la richesse culturelle africaine tout en soulignant le rôle crucial de l'éducation dans le développement et l'innovation. Une occasion unique de découvrir et de célébrer la diversité et la créativité du continent africain.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-21 11:48:47
Après la Guadeloupe et la Martinique, la tournée Kassav passait par Paris ce week-end pour deux concerts hommage à Jacob Desvarieux, figure incontournable du groupe, disparu trop tôt en 2021. Pour tous ses fans venus en masse, il laisse un souvenir indélébile et un héritage musical hors du commun.
Le concert n'a pas encore commencé et déjà la voix de Jacob Desvarieux résonne samedi 18 mai 2024 à l'Accor hôtel Arena (anciennement Paris-Bercy) et le dimanche 19 mai à l’Adidas Arena, à Paris.
Les souvenirs remontent pour ceux qui ont bien connu le musicien, pilier du groupe Kassav.
« Jacob était une des figures essentielles, majeures de Kassav. On ne peut pas le laisser partir et sans lui dire merci pour tout ce qu’il a apporté au groupe, sa rigueur, ses engagements », indique Jocelyne Béroard, la chanteuse emblématique du groupe.
« C’était quelqu’un d’assez exceptionnel, qui contrairement à moi restait calme en toutes circonstances », ajoute-t-elle, amusée.
La Martiniquaise a salué le « courage extraordinaire » de son ancien camarade « qui ne se plaignait jamais » malgré ses ennuis de santé mais aussi « le super guitariste » qu’il était.
Pendant 2h30, des titres de Jacob ont mis le public en effervescence.
Après le décès de son cofondateur Jacob Desvarieux en 2021 et l’accident vasculaire cardiaque du chanteur Jean-Philippe Marthély, le groupe a fait le choix d’accueillir deux nouveaux membres.
Le guitariste était une figure essentielle du groupe. Mais Kassav reste le groupe festif qui laissera toujours une trace indélébile dans l'histoire du zouk.
Quant aux fans, ils étaient au rendez-vous.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-20 13:24:48
Les Force Armées de la République démocratique du Congo ont annoncé avoir déjoué dimanche 19 mai, une tentative de coup d'État à Kinshasa. Dans les combats avec les assaillants, des projectiles tirés depuis Kinshasa ont échoué à Brazzaville, notamment dans les quartiers voisins du théâtre des opérations, de l’autre côté du fleuve. Voici en fac-similé, la déclaration du Gouvernement de la République du Congo sur ces incidents.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-19 13:59:26
A Brazzaville, les habitants du quartier Bacongo, ont été réveillés par les détonations des obus tirés depuis Kinshasa, la capitale de la RDC.
Ces obus sont tombés à plusieurs endroits différents autour de 5h10 et ont éventré des maisons notamment, dans la zone des trois Francs.
Les dégâts matériels sont importants, selon plusieurs sources concordantes.
Ce dimanche matin, des coups de feu ont retenti à Kinshasa, dans le quartier central de la Gombe. Il y a eu des affrontements autour de la résidence de Vital Kamerhe, l'un des proches alliés politiques du président Félix Tshisekedi.
À la mi-journée, la situation est sous contrôle et le quartier bouclé. Les assaillants ont été arrêtés, selon le porte-parole de l'armée.
Le porte-parole de l’armée, le général Sylvain Ekenge, s’est exprimé un peu plus tôt et parle d’une « tentative du coup d’État ». Une tentative qui a impliqué des « étrangers et des Congolais », tous mis « hors d’état de nuire », dit-il, affirmant que les forces armées ont « la parfaite maîtrise de la situation ».
Les deux capitales les plus rapprochées du monde » sont séparées de 4 km par un fleuve qui donne le même nom à leurs deux États respectifs : le Congo. Sur la rive droite, la République du Congo (Brazzaville) ; sur la rive gauche, la République démocratique du Congo (Kinshasa).
La géographie, l’ethnographie, la culture les rapprochent, mais l’histoire et la politique les ont séparées.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-19 13:14:19
Les forces de défense et de sécurité de la République démocratique du Congo ont annoncé avoir déjoué dimanche, "une tentative de coup d'État" qu'elles ont réussi à "tuer dans l'œuf".
La garde présidentielle congolaise a érigé des barrages routiers pour empêcher les véhicules et les piétons de s'approcher des environs du Palais du Peuple, le bureau du président de la RDC, où des hommes armés non encore identifiés sont entrés dimanche avant l'aube.
Dans un communiqué rendu public, quelques heures après l'incident, l'armée congolaise parle d'une tentative de coup d'État.

"Les forces armées de la République démocratique du Congo portent à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’une tentative de coup d’Etat a été étouffé dans l’œuf par les forces de défense et de sécurité", a indiqué un porte-parole des armées.
Toutefois, il s'est empressé de rassurer les populations et de signaler que la situation était sous contrôle.
"Les armées de la République démocratique du Congo demandent à la population de vaquer librement et tranquillement à ses occupations. Les forces de défense et de sécurité ont la parfaite maitrise de la situation", a indiqué un porte-parole des forces de défense et de sécurité.

"Cette tentative a impliqué des étrangers et des Congolais. Ces étrangers et Congolais ont été mis hors d’état de nuire, leur chef y compris", a précisé le porte-parole.
En effet, des images circulant sur les réseaux sociaux montrent une douzaine d'hommes armés portant des treillis militaires et transportant des AK47 sous la coupole du Palais du Peuple. "Tshisekedi out" (Tshisekedi dehors) a dit en anglais l'un d'entre eux, qui serait Christian Malanga.

Le groupe armé a également brandi des drapeaux du Zaïre, l'ancien nom de la République démocratique du Congo sous le régime de feu Mobutu, affirmant qu'il souhaitait un changement de régime.

Plus tôt, vers 4 heures du matin, le groupe armé avait fait une descente dans la résidence de Vital Kamerhe, aspirant président de l'Assemblée nationale et ancien chef de cabinet du président de la RDC, tuant au moins l'un de ses gardes, avant d'être évacué.
Les autorités ont promis de revenir plus en détails sur cette affaire avec des "images à l’appui".
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-19 12:16:05
Situation dans la commune de la Gombe à Kinshasa : la Garde républicaine a interpellé un groupe d’assaillants qui ont attaqué la résidence de Vital Kamerhe et ont fait une incursion au Palais de la nation, bureau du président de la République.
Ces assaillants, habillés en tenue militaire avec le drapeau du Zaïre, ont affirmé, sur des vidéos partagées sur des réseaux sociaux, « vouloir changer des choses dans la gestion de la République ».

La garde républicaine s’est déployée sur le boulevard Tshatshi. Des blindés prennent position dans les environs du Palais de la Nation.
Une réunion de sécurité est actuellement en cours et une communication officielle est attendue.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-19 10:08:50
Le Premier ministre, Chef du gouvernement congolais, Anatole Collinet Makosso, a appelé, le 17 mai à Brazzaville, les membres de l’Académie de médecine France à mettre en commun les intelligences pour une coopération dans le domaine de la santé, des sciences, de la technologie, de l’innovation, de la recherche médicale, des soins et de la formation bénéfique à tous. Cet appel a été lancé lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion de réflexion des membres africains de l’Académie nationale de médecine France tenue, du 17 au 18 mai, dans le cadre de la coopération sanitaire de la France avec les pays à ressources limitées.

« L’expérience que nous venons de vivre ensemble lors de la pandémie de la Covid-19, a démontré que nous sommes dans un monde si petit que les virus ignorent complètement les frontières et circulent entre les continents et entre les pays, et passent d’un individu à un autre, et d’une communauté à une autre, sans visa, sans passeport, et sans y être autorisés », a dit Anatole Collinet Makosso, dans son allocution à l’ouverture des travaux.
Poursuivant son propos, le Premier Ministre congolais a indiqué que les parties prenantes n’auront très souvent peu de moyens pour y faire face, raison pour laquelle la réponse collective reste nécessaire, et celle-ci réside en une solide coopération. Elle passe par le partage des connaissances et des savoirs, elle nécessite des outils et des moyens mis en commun, a-t-il précisé.
L’organisateur de cette réunion, Pierre M’Pele, a pour sa part, rappelé le bien-fondé de cette session de Brazzaville avec pour, entre autres objectifs, de présenter le rapport de l’Académie nationale de médecine publié en juin 2023, sur la coopération sanitaire de la France avec les pays à ressources limitées.
Ces pays, a-t-il signifié, sont le plus souvent les pays africains en général et les pays francophones en particulier, avant de préciser qu’ils sont au total 18 Africains élus membres correspondants de l’Académie nationale de médecine France.
Dans son mot de circonstance, le ministre de la Santé et de la population, Gilbert Mokoki, a évoqué quelques points pouvant leur permettre d’améliorer la coopération sanitaire entre l’Afrique et la France. Pour lui, ces pays à ressources limitées et la France devraient mettre en place un cadre de concertation, de mobilisation des ressources, de durabilité et du suivi de la mise en œuvre des politiques et d’actions de coopération bilatérale.
Il s’agira également d’élaborer une feuille de route stratégique pluriannuelle des actions de coopération sanitaire bilatérale, d’accorder une priorité à la santé de base communautaire dans le cadre des soins de santé primaire et renforcer dans des interventions axées sur la veille et la sécurité sanitaire, la promotion, la prévention, la mise en place des agences de régulation.

Intervenant à cette occasion, le président honoraire de l’Académie, Marc Gentilini, a souligné dans le message de l’Académie nationale de médecine France que cette institution n’a aucune leçon à donner, elle n’en a ni l’intention, ni les moyens. Elle a, en revanche, le devoir d’élargir son audience et d’émettre des avis mobilisateurs et d’actualité.
« La situation sanitaire du monde est tragiquement en recul, même la faim, la disette, la famine, conséquence de l’insécurité et des désordres nationaux et internationaux, progresse. Aucune action sanitaire durable n’est possible sans la protection de ceux qui la portent », a-t-il déclaré.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-18 18:25:37
Le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu le 16 mai à la cité de l'Union africaine, le cardinal Fridolin Ambongo venu le rencontrer sur sa propre demande. Selon le Prélat, il s’est agit de dissiper certains malentendus.
Alors qu’il demeure sous le coup d'une information judiciaire ordonnée contre lui par la cour de cassation, pour propagation de "faux bruits et incitations des populations à la révolte contre les institutions établies’’, le cardinal Fridolin Ambongo a rencontré le Président Félix Tshisekedi.
L’entretien entre le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et l’archevêque de Kinshasa qui a duré deux heures, a eu lieu en présence du chargé d’affaires de la Nonciature apostolique, Mgr Andriy Yevchuk.

Sur l’objet dudit entretien, le cardinal Fridolin Ambongo n’a pas fait mystère.
« Dans les tumultes qu’on a entendus sur les réseaux sociaux ces derniers temps, j’avais souhaité rencontrer le chef de l’État. Il m’a donné cette opportunité aujourd’hui. En tant que responsables du pays, le Président de la République et le cardinal de la RDC se sont rencontrés pour faire la lumière sur différents points », a déclaré le prélat au sortir de cette audience.
Et de préciser, comme pour confirmer une normalisation des relations, désormais actée.
« Cela a été un moment de clarification. Là où les hommes se parlent, les choses sont claires. C’est avec un sentiment de grande satisfaction et de gratitude vis-à-vis du chef de l’État que je sors de ce bureau », a-t-il poursuivi.
Puis de conclure en bon chrétien, guidé par l’amour comme Christ, « Pour moi, normalement, il n’y a plus de problème. Il y a eu plus de malentendus que de vrais problèmes. C’était nécessaire qu’on se rencontre pour faire la lumière sur tous ces sujets qui avaient peut-être créé des malaises. Et maintenant qu’on s'est parlé, tout devient claire », a commenté le cardinal.
Au sujet de ses déclarations pour lesquels il s’est mis en travers de la justice, le prélat a dit qu’il s’est agi d’un malentendu.
« Je crois que nous nous retrouvons sur un seul point. En tant que chef de l’Etat, son souci est le bien du peuple congolais. Il s’implique corps et âme pour que ce pays puisse retrouver sa sérénité et sa respectabilité sur la scène internationale. C’est le combat qu’il est en train de mener. De notre part, en tant qu’Église, notre souci est aussi le bien de ce même peuple », a-t-il renchéri.
« Nous sommes condamnés à travailler ensemble main dans la main pour le bien-être de ce peuple et pour le bien de notre pays qui est aujourd’hui en péril à cause de la voracité des pays voisins que nous connaissons », a-t-il ajouté. À noter que c’est la première fois que les deux personnalités se rencontrent depuis la visite du pape François à Kinshasa, en janvier 2023.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-18 15:47:00
Vingt (20) médecins (13 de Brazzaville et 7 de Pointe-Noire) ont pris part en présentiel et avec succès au congrès de la Société Française de Pédiatrie à Nantes du 15 au 17 mai 2024, seize (16) ans après la précédente édition. Le thème nodal du programme cette année est celui de la diversité, pour que tous les soignants des enfants, qu’ils soient pédiatres hospitaliers ou ambulatoires, médecins de soins primaires mais aussi de PMI ou de centres de santé puissent y trouver des informations scientifiques et pratiques mais aussi échanger avec les nombreux experts présents sur le site du congrès.

Sous le format d’une vingtaine d’ateliers, 42 tables rondes, 24 mises au point ainsi que des dizaines de communications orales et affichées, le conseil scientifique qui a coordonné les propositions des 28 sociétés filles de pédiatrie impliquées dans la constitution du programme a sélectionné des sujets très variés de cette spécialité, en lien avec l’actualité, l’innovation ou encore les « grands classiques » de la pédiatrie.

Cette année encore, deux séances plénières ont été l’occasion de conférences par des personnalités éclairantes sur la santé de l’enfant, les participants ont eu bien sur l’occasion de revenir sur les travaux menés dans le cadre des assises de la santé de l’enfant et aussi d’encourager les équipes d’internes à l’occasion des désormais célèbres Sim Pediatric Awards, concours de simulation autour des gestes d’urgences.
Plusieurs séances de DPC ont été organisées sur des sujets en lien avec la pratique ambulatoire.
Enfin, la remise de prix de recherche a été également un des moments fort de ce congrès et l’occasion de confirmer le soutien sans faille de la Société Française de Pédiatrie à ses jeunes chercheurs d’excellence.
Ainsi, les participants ont eu à cœur de combiner ce programme pédiatrique très riche avec les incontournables et aussi les trésors méconnus de la ville de Nantes.

Ce séjour à Nantes a été aussi l’occasion pour les pédiatres congolais de profiter des beaux moments qui font également le charme d’un congrès, en suivant à pied la ligne verte du Voyage à Nantes ou encore installés en bonne compagnie à refaire le monde en terrasse.

Le Comité d’Organisation du Congres 2024 ainsi que le conseil scientifique et le bureau de la SFP se réjouissent de retrouver les pédiatres de France et d’Afrique pour ce formidable rendez-vous de la pédiatrie.
La Société Française de Pédiatrie (SFP) est la Société Savante qui regroupe les pédiatres quel que soit leur mode d’exercice, salarié ou libéral. Elle organise chaque année un congrès qui réunit environ 3000 participants.
En 2023, le congrès a eu lieu à Marseille et l’année prochaine à Lyon du 21 au 23 mai 2025.
Une meilleure occasion de permettre aux pédiatres français et africains de visiter et de connaître les différentes villes françaises.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-18 07:51:27
« Nous payons une somme de 100 francs CFA à chaque passage. Cette somme est obligatoire en saison de pluie comme en saison sèche. Ici, il n’y a pas de pont pour aller de l’autre côté. Quand nous ne payons pas, nous sommes obligés de rentrer dans l’eau », lance Rémy, le visage courroucé. Martial, de son côté, sue à grosses gouttes sous une chaleur torride. A 17 ans, la boue jusqu'aux genoux dans ses vêtements troués, assure la traversée des piétons sur son dos d’une rive à une autre de la rivière Mfilou qui sépare les quartiers Diata et Makazou à Brazzaville. « J'ai mal au dos à force de travailler ici », lâche-t-il, sans se détourner de sa tâche. « Mais je n'ai pas le choix, je dois subvenir à mes besoins », plaide-t-il. Un peu plus loin, Germain, 16 ans, s'affaire lui aussi. Malgré un buste chétif sur des jambes rachitiques, il porte chaque fois sur son dos jusqu'à cent personnes du matin au soir. D'autres enfants à peine plus âgés, en haillons, font les mêmes allers-retours.
À Brazzaville, il faut s’y prendre tôt pour manger le soir. Tout le monde pratique l’article 15, une maxime qui définit le système de débrouillardise en place au Congo.
Dans tous les quartiers de la capitale congolaise, les jeunes étranglés par le chômage, et qui ne savent plus à quel saint se vouer, font montre d'un esprit de débrouillardise à toute épreuve. Dans ce pays, où trouver un emploi dans la fonction publique ou dans le secteur d'économie moderne privé relève de l'exploit, et où la pauvreté persiste et signe, des millions de citadins et de ruraux se démènent comme de beaux diables pour tirer leur épingle du jeu.
Ils sont contraints, par la force des choses, à se battre bec et ongles pour assurer leur survie avec comme principale solution, la débrouillardise à la congolaise, c'est-à-dire la quête effrénée d'opportunités, bonnes ou mauvaises.
Dos au mur, chefs de famille, femmes, jeunes, adultes, analphabètes et diplômés tentent de " se forger " une source de revenu, de construire un toit, de manger, de trouver de l'eau, de se déplacer, de s'instruire, de se soigner, etc.
Des générations dont toute la carrière s’est déroulée sur fond de chômage approchent aujourd’hui de l’âge de la retraite. Avec des conséquences plus graves pour les moins qualifiés dont l’insertion dans l’emploi durable est plus longue.
Le pays est encore soumis à l'emprise voire au règne d'une débrouillardise sans bornes. Son avenir économique se construit sur l'empressement chaleureux et bavard des vendeurs à la sauvette dans les rues, les acrobaties des " mototaxistes " dans la circulation urbaine, les manèges des prostituées le long des trottoirs…
Même si les leaders politiques ont initié de multiples programmes de développement dits structurants, ces projets, aujourd’hui en cours, n’ont pas encore de conséquences sur le bien-être des populations.
À l’autre bout de l’échelle sociale, les trois quarts de la capitale sont constitués de zones crasseuses et délabrées, sans eau ni électricité, aux rues anonymes, alimentées par l’exode rural.
Même dans les quartiers de la classe moyenne, les infrastructures, quand elles existent, sont défaillantes.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-05-18 06:57:57