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Une circulaire du premier ministre, prise conformément aux instructions du Président de la République et publiée en date du 14 octobre 2024 à Brazzaville, suspend jusqu’à la fin de l’année, les voyages à l'étranger pour les ministres, hauts fonctionnaires et agents de l’État.
En voici le fac-similé.

Il est à noter que lors du conseil des ministres du lundi 7 octobre derniers, l’exécutif relevait que « la situation de trésorerie est plutôt tendue, se caractérisant par une gestion complexe des arriérés intérieurs et extérieurs avec une accumulation d’arriérés intérieurs et extérieurs, notamment ceux liés à la dette de marché des titres de la CEMAC. »
Aussi, le conseil des ministres préconisait-il entre autres mesures, de « de rationaliser les dépenses publiques, celles-ci devant en priorité être dirigées vers les secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’éducation, la santé, et l’emploi des jeunes. »
La suspension des missions à l’étranger pour les ministres, hauts fonctionnaires et agents de l’État s’inscrit bien en droite ligne de ces efforts qui doivent être consentis à tous les niveaux.
Même si cela pourrait ne représenter pour certains que des économies de bouts de chandelle, il est à noter que les missions à l’étranger représentent un crédit significatif que le trésor public met à disposition de l’exécutif. Entendu qu’outre les frais de voyage, les frais de mission à l‘étranger répondent à un barème. Pour certains pays, ces frais sont indexés en devises.
Sans doute cette mesure en appellera-t-elle d’autres au plan national, car la réduction du train de vie de l’État implique aussi un réel toilettage pour certaines niches fiscales qui apparaissent superflues et ne contribuent pas véritablement à l’amélioration des services publics et à relancer l’économie de certains secteurs, tout en améliorant la qualité de vie des citoyens.
De nombreuses sociétés minières ou forestières ayant bénéficié de ces dispositions, en échange de l’entretien des routes secondaires ou de la construction des écoles ou centres de santé, n’ont jamais honoré des engagements dument spécifiés et contenus dans un cahier de charges. Ces sociétés de gavent du beurre et de l’argent du beurre en toute impunité, alors que dans le même temps, l’État est obligé de réaliser ce pourquoi ces sociétés bénéficient de certaines dispositions particulières.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-15 13:15:50
La musique ne vieillit jamais. Elle continue encore à faire du bruit au bord de la Seine. Le 1er février 2025, laissez-vous transporter dans un tourbillon de rythmes envoûtants avec Roga Roga et Extra Musica au Zénith de Paris. Préparez-vous à une soirée d'exception où la musique congolaise prendra vie sous la direction du maestro incontesté, Roga Roga, le suprême lampadaire.
Élevé au rang de légende vivante, Roga Roga vous promet une performance inoubliable.
De ses débuts dans la chorale de l'église Sainte Marie de Ouenze à Brazzaville, à ses concerts légendaires devant des foules en délire, dont le mythique Stade Massamba-Débat à Brazzaville devant plus de 60 000 personnes et le prestigieux Casino de Paris, chaque moment sur scène est une explosion de passion et de virtuosité.
Accompagné de son groupe Extra Musica, Roga Roga vous transportera avec ses hits intemporels tels que "État-Major", "Shalaï", et le phénoménal "Bokoko".
C'est bien plus qu'un concert : c'est une expérience musicale immersive où chaque note résonne avec puissance et chaque mélodie captive votre âme.
On rappelle que la billetterie du concert parisien de Roga Roga est ouverte de puis le jeudi 3 octobre dernier.
Habitué des scènes, l'artiste congolais s’apprête à faire un show pour la énième fois après un long moment d’absence à Paris.
Par précaution, un dispositif important de sécurité sera déployé, mais il n'y a aucune inquiétude à avoir.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-15 10:10:01
Cinq jours après le décès de l’artiste musicien, Michel Boyibanda qui aura marqué la rumba congolaise à travers ses œuvres musicales inspirées et qui résistent encore aux érosions du temps, son épouse s’en allée, à son tour, le dimanche 13 octobre 2024, à Brazzaville, semant émoi et tristesse au sein de la population congolaise et de sa famille biologique.
Rongée par le diabète qui avait occasionné l’amputation de son pied, Mme Boyibanda est décédée sans savoir que son mari, lui, avait déjà précédé.
En ces instants de peine, nous prenons part à votre chagrin et nous vous adressons nos plus profondes condoléances.
Trouvez l’espérance et la croyance certaine que maman Sabine vit, aujourd’hui, dans un monde apaisé et sans souffrances.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-15 09:37:00
Dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 octobre, quatre soldats israéliens ont été tués par une frappe de drone du Hezbollah sur une base militaire au sud de Haïfa. Cette attaque des plus meurtrières, qui plus est sur une base militaire de Tsahal, serait-elle le symbole de la vulnérabilité du dôme de fer dont le Hezbollah aurait découvert le secret ?
Les combats redoublent au Liban, après une frappe de drones du Hezbollah visant une position militaire au sud de Haïfa tard dimanche soir qui a tué quatre soldats israéliens et blessé plus de 60 autres, dont certains très grièvement.
Il s'agit de la frappe la plus meurtrière en Israël depuis que le mouvement chiite armé libanais et Israël sont entrés en guerre ouverte le 23 septembre.
Toute la nuit, des ambulances et hélicoptères ont été dépêchés vers Haïfa, une ville au nord d’Israël, sur cette base militaire où s'entraînent de jeunes recrues de l'armée israélienne.

"C'est une scène difficile. L’impact du drone et le souffle de l'explosion avec les éclats d'obus ont provoqué de nombreuses blessures", a expliqué un urgentiste.
C'est le réfectoire de la base militaire qui a été ciblé par le drone kamikaze. Il y avait de nombreux soldats à l’intérieur. Des hommes très jeunes. Les quatre victimes avaient toutes 19 ans.
Aucune alerte n'a retenti avant la frappe, car le drone n'a pas été repéré ni intercepté par les radars et les systèmes de défense antiaérienne, notamment le ‘’Dôme de fer’’.

Le Hezbollah a annoncé lundi matin avoir visé une base navale israélienne près de Haïfa, puis une caserne près de Netanya, localité côtière au nord de Tel-Aviv.
L'armée israélienne a indiqué avoir intercepté dans le centre d'Israël des projectiles tirés depuis le Liban, ainsi que deux drones venant de Syrie.
Quoi qu’il en soit, de nombreux israéliens se demandent désormais si le Dôme de fer n’a pas de faiblesses que le Hezbollah aurait percées.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-14 20:40:11
Déroutés et retenus une nuit durant dans un aéroport isolé, les joueurs du Nigeria ont refusé de jouer contre la Libye, mardi pour le compte de la quatrième journée des éliminatoires de la CAN 2025.
Les images ont fait le tour des réseaux sociaux ces dernières heures. Sur les photos, on voit les joueurs du Nigeria, en tenue de voyage, prisonniers du hall d'embarquement d'un aéroport désert.

La scène se passe à Al-Abraq, en Libye, où les Super Eagles doivent disputer mardi la manche retour de leur double confrontation face aux Chevaliers de la Méditerranée.
Mais cette rencontre de la quatrième journée des éliminatoires de la CAN 2025 risque fort de ne pas avoir lieu. Mécontents du traitement qui leur est infligé par les autorités libyennes, les vice-champions d'Afrique refusent de jouer, quitte à subir une défaite (3-0) par forfait.
Alors qu'ils devaient atterrir à Benghazi, ville d'accueil du match, leur avion a été dérouté vers la ville d'Al-Abraq, située à plus de trois heures de route de là. La suite, c'est le défenseur et capitaine William Troost-Ekong qui la raconte.
« Plus de douze heures passées dans un aéroport perdu en Libye après que notre avion a été dérouté pendant qu'il effectuait sa descente. Le gouvernement libyen a annulé notre autorisation d'atterrissage à Benghazi sans aucune raison. Ils ont verrouillé les portes de l'aéroport et nous ont laissés sans téléphone, sans nourriture ni boisson », se plaint William Troost-Ekong dans une série de messages postés sur le réseau social X.

« J'en ai vécu des choses avant les matchs à l'extérieur en Afrique mais c'est un comportement honteux », ajoute l'expérimenté défenseur, avant d'accuser ouvertement le gouvernement libyen d'avoir donné instruction aux hôtels de ne pas accueillir de Nigérians.
C'en est trop pour le capitaine, qui annonce que lui et ses coéquipiers ont décidé de boycotter la rencontre.

« Au point où nous en sommes, nous avons appelé notre gouvernement nigérian à intervenir et à nous secourir. En tant que capitaine et au nom de l'équipe, nous avons décidé de ne pas jouer ce match. La CAF devrait se pencher sur ce qui se passe ici. Nous n'accepterons pas de voyager par la route ici, ce n'est pas sûr, même avec de la sécurité. Nous ne pouvons qu'imaginer à quoi ressembleraient l'hôtel ou la nourriture qui nous seraient offerts si nous continuions », explique Troost-Ekong, avant de conclure.
« Nous nous respectons et respectons nos adversaires lorsqu'ils se déplacent au Nigeria. Des erreurs se produisent mais ces choses, quand elles sont préméditées, n'ont rien à voir avec le football international. »

Avant le match aller, remporté par le Nigeria (1-0), les joueurs de la Libye et leurs encadrants avaient dû patienter plusieurs heures à l'aéroport de Port-Harcourt avant de pouvoir rallier Uyo, lieu de la rencontre.
Les autorités nigérianes avaient alors mis cette attente sur un changement de dernière minute du plan de vol de leurs adversaires. La surenchère en cours met en péril la tenue de la manche retour et donne une image peu reluisante d'un pays qui avait retrouvé en mars 2021 le droit de recevoir après une quasi-décennie d'expatriation forcée en raison de la situation sécuritaire précaire régnant sur son territoire.
La réaction de la Confédération africaine de football est attendue avec intérêt dans ce dossier.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-14 12:32:55
Le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC), Vital Kamerhe, a condamné avec la plus grande fermeté jeudi dernier, lors d'un tête-à-tête avec la présidente de l'Assemblée nationale française, Yaël Braun-Pivet, les attaques injustes du Rwanda contre la RDC : « c’est la RDC qui est le pays agressé et le Rwanda, le pays agresseur ».
« Avec Madame Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale française, nous avons insisté sur la condamnation claire de l’agression injuste contre la RDC et réaffirmé notre engagement envers la paix et le développement économique de la région », a écrit Vital Kamerhe sur son compte Twitter.

Vital Kamerhe qui a demandé au Rwanda de faire preuve de la plus grande retenue a également exigé à Kigali de cesser ses actions terroristes contre la RDC et sa population à l’est du pays.
Le président de l’Assemblée nationale de la RDC a aussi martelé, de ce fait, sur la place de choix que doit occuper la RDC dans le concert des pays francophones au regard de sa démographie en croissance permanente.

Pour Vital Kamerhe, « cette place exige une considération particulière de la France ».
Il sied également de noter que plusieurs autres questions ont été évoquées au cours de ces échanges, notamment celles liées à la vision stratégique commune, au partenariat rénové dans le domaine économique entre les deux nations, à la nécessité d’une intervention humanitaire française au profit des populations meurtrie des provinces congolaises du Nord-Kivu et de l’Ituri, à la réhabilitation des relations parlementaires et à la constitution des groupes d’amitié et de travail entre les deux assemblées nationales.

En séjour de travail à Paris, la capitale française, Vital Kamerhe était accompagné, lors de ces échanges, d’un groupe de députés nationaux et de l’ambassadeur de la RDC à Paris et à Monaco depuis août 2023, Emile Ngoy Kasongo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-14 08:55:02
Le ministre d'Etat, ministre de l'Aménagement du territoire, des infrastructures et de l'entretien routier, Jean-Jacques Bouya, a transmis samedi 12 octobre 2024, à la cité de l’Union Africaine, au Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, un message d’amitié de son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso.
Le contenu du message porte sur le renforcement des relations de coopération bilatérale entre le Congo-Brazzaville et la RDC.
L’axe Brazzaville-Kinshasa se porte bien.

« C’était un honneur d'être porteur d'un message de SEM Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République du Congo à son homologue Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo. Ces échanges réguliers entre les deux présidents soulignent l'importance des relations bilatérales essentielles au renforcement des liens de bon voisinage entre nos deux peuples », a déclaré le ministre congolais, Jean-Jacques Bouya.
La relation entre Denis Sassou N’Guesso-Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo connaît depuis plusieurs années une "lune de miel", qui se traduit par une multitude d'initiatives diplomatiques communes.
La régularité des déplacements Félix Tshisekedi au Congo est le bon signe qui témoigne l’excellence des relations entre les deux Chefs d’Etat.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-13 21:07:30
Le Congo-Brazzaville peut bien se satisfaire de garantir les droits humains à tous les citoyens, même quand ceux-ci sont privés de liberté, parce que purgeant une peine d’emprisonnement, à l’instar du détenu Aimé Hydevert Mouagni qui a finalement été évacué par un avion médicalisé pour raison de santé vers la Turquie, pour des soins appropriés, dont la prise en charge nécessitait une évacuation sanitaire.

Le détenu Aimé Hydevert Mouagni a été accueilli à l’aéroport par l’ambassadeur du Congo en Turquie, Jaures Ondelé, avant de prendre la direction du centre hospitalier à bord d’une ambulance pour une prise en charge.

Aimé Hydevert Mouagni est accusé d’atteinte à la sécurité nationale, détention illégale d’armes de guerre, propagation de fausses nouvelles et divulgation des renseignements qui devraient être tenus secrets, dans l’intérêt de la défense et de la sécurité nationale.
Dire que cette requalification de charges se résume en la haute trahison, pour un acteur politique puis député qui plus est, siégeait au sein de la commission Défense et Sécurité.
Une commission dont les membres, plus que d’autres, sont astreints à l’obligation de réserve, du fait des sujets hautement sensibles, voire classés secret-défense dont ils ont connaissance.
L’évacuation sanitaire de M. Mouagni a été rendue possible grâce à la longanimité du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso.
Aimé Hydevert Mouagni est la troisième personnalité extraite du milieu carcéral, pour une évacuation sanitaire après Jean Didier Elongo et le général Jean-Marie Michel Mokoko.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-13 20:28:22
En attendant les conclusions de la mission de contrôle sur les cas de fraudes douanières à la Direction départementale des Douanes à Pointe-Noire, six cadres des douanes sont suspendus de leurs fonctions, selon une note de service signée le 9 octobre dernier par le directeur général des douanes et droits indirects, Guenolé Mbongo Koumou et dont une copie est parvenue à notre rédaction.
Le service informatique est instruit de la désactivation de leurs accès au système informatique de l’administration des douanes (SYDONIA), précise la même note de service.
A quelques exceptions près, la corruption est devenue endémique au Congo-Brazzaville et sévit à toutes les étapes de quelque processus que ce soit, particulièrement lorsque de fortes sommes sont en jeu.
Dans son message sur l’état de la Nation du 29 décembre 2018, le Président congolais avait déclaré que « Face aux antivaleurs, il n’y aura ni bouclier de protection pour les uns, ni rampe de sanctions pour les autres. Il n’y aura ni menus fretins, ni gros poissons, tout passera dans la nasse de la justice ».
Denis Sassou-N’Guesso avait rappelé que la Haute Cour de Justice qui venait d’être installée dans ses attributions devait être urgemment dotée de textes de fonctionnement, afin de s’atteler à sa mission de poursuites de hauts fonctionnaires en délicatesse avec la loi.
«Désormais, à tous les échelons de l’État, chaque acteur est exposé à la rigueur de la loi. Les têtes tomberons certes, mais dans le respect d’une justice indépendante, expurgée de toute pression », a-t-il dit.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-13 19:30:28
Du nouveau dans les stations-service de la capitale congolaise : depuis ce dimanche 13 octobre 2024, le carburant peut être distribué aux particuliers et aux véhicules d'entreprise, d’emblée au grand public.
Le précieux liquide se fait de plus en plus rare à la pompe. Ce qui perturbe de nombreuses activités quotidiennes, notamment le travail des chauffeurs de taxis. La pénurie a largement gagné du terrain, matérialisée par de longues files d'attente dans les stations-service qui du reste sont transformées en stations de gardiennage pour automobiles.
La cause de cette pénurie, la grève des cheminots qui accumulent à ce jour plus de trente (30) mois d’arriérés de salaires et commencent à désespérer quant à leur avenir et celui de leurs familles.

C’est donc un véritable ouf de soulagement à Brazzaville. Les trains marchandises, en provenance de Pointe-Noire, la capitale économique du pays, défilent pour le ravitaillement de la ville capitale qui se pose depuis plusieurs semaines.
Une livraison qui représente une autonomie de plusieurs mois de consommation de la capitale congolaise.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-13 12:29:44
Utiliser son téléphone portable est aujourd’hui une évidence, pour téléphoner mais aussi pour consulter ses mails ou Internet. Personne, ou presque ne remet en cause cette technologie. Or, ces petits objets ne fonctionnent que grâce aux antennes relais de téléphonie mobile. Et au Congo-Brazzaville, ces dernières n’ont pas bonne presse. Plusieurs parents d’élèves du CEG Ngamaba-Tsalakoua, dans le 7e arrondissement de la capitale congolaise, restent réticents aux nouvelles installations de Congo Télécom, dans l'enceinte de cet établissement scolaire, après celles de Airtel très visible à proximité du collège.
Au Congo-Brazzaville, les opérateurs de téléphonie mobile (Airtel, MTN, Congo Télécom) investissent désormais dans l’implantation d’antennes relais sur les toits des immeubles. Cette stratégie est renforcée pour améliorer le réseau mobile. Ces antennes permettent donc aux opérateurs téléphoniques de couvrir le territoire en très haut débit (3G, 4G et 5G… bientôt la 6G ?).
Omniprésentes autour de nous, les antennes émettrices qui émettent des ondes électromagnétiques inquiètent.
Il s’agit ici d’un sujet de discussion relativement sensible. Ainsi, l’installation d’antennes relais sur le toit d’un établissement scolaire crée déjà des tensions entre les parents d’élèves du CEG Ngamaba-Tsalakoua, dans le 7e arrondissement de Brazzaville.

Les discussions tournent autour des nuisances, l’exposition aux ondes électromagnétiques, troubles du sommeil, la concentration, la vision, la dépression, les nausées, le manque d'appétit, les maux de tête, les vertiges… En effet, celles-ci émanent des antennes relais, mais également de nombreux appareils d’utilisation courante : téléphones portables, téléphones sans fil à utilisation domestique, antennes de téléphonie mobile, appareils Wi-Fi, etc.
Par ailleurs, les recherches scientifiques actuelles ne permettent pas de conclure à des risques sanitaires avérés (de type cancer).
D’une manière générale, les antennes de téléphonie mobile exposent la population à des intensités trop faibles pour entraîner des effets thermiques. Quant aux effets non thermiques et aux symptômes de l’hypersensibilité électromagnétique ils restent extrêmement controversés.
Dites mauvaises pour notre santé, surtout notre cerveau. Le sont-elles réellement ? Serons-nous dans le futur de plus en plus exposés aux antennes ?
La pose d’antennes relais fait encore polémique et deux risques importants ressortent des débats : l’affaissement des bâtiments créant des problèmes d’étanchéité des toitures terrasses : souvent liés à une mauvaise étude technique préalable et les répercussions sur la santé liées aux ondes électromagnétiques diffusées par les antennes relais.

Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques cent à cent mille fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant vingt-quatre heures à une antenne à un volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant trente secondes. Comme les antennes rayonnent vers l’avant, presque à l’horizontale, vous n’êtes pas plus exposé aux radiations si vous habitez ou travaillez dans un immeuble avec une antenne sur le toit.
Cependant, les antennes relais émettent un faisceau de radiofréquence assez étroit, situé dans un plan presque parallèle au sol. De ce fait, le champ électromagnétique observé dans l’environnement direct de l’antenne est très faible au niveau du sol. Il en résulte que tout bâtiment situé sous l’antenne ou à proximité immédiate du pied d’un pylône n’est normalement pas affecté – ou d’une façon très marginale – par le rayonnement.
Depuis 2004 l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) reconnait qu'il existe un mal-être de personnes qui se disent être sensibles à l'électromagnétisme (électrohypersensibilité (EHS). Mais l'existence d'un trouble réel lié aux ondes elles-mêmes n'est pas reconnue.
On rappelle qu’au Congo-Brazzaville, les antennes relais, principales sources d’émissions électromagnétiques, sont souvent placées dans des zones densément peuplées, voir sur des toits des maisons d’habitation ou des cours de récréation des écoles.
Face au potentiel danger de santé publique, le moment est peut-être venu pour le législateur, de réglementer ce secteur, par principe de précaution.
Par principe de précaution, le gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat se devraient de se saisir de la question avant que les effets supposés ou avérés ne se manifestent auprès des élèves du CEG Ngamaba-Tsalakoua.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-13 10:50:31
Ça y est, le nouveau ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau a décidé de mettre fin à la circulaire Valls, qui avait permis la régularisation de la situation de nombreux sans-papiers. Cette décision restreint drastiquement les possibilités de régularisation, notamment pour les parents d’enfants scolarisés et les travailleurs. Une situation qui aura des répercussions psychologiques et sociales importantes sur les familles concernées.
Pendant plus d’une décennie, la circulaire Valls a constitué un cadre pour la régularisation des sans-papiers en France.
Ce dispositif permettait chaque année à environ 30.000 étrangers en situation irrégulière d’obtenir un titre de séjour, en fonction de critères précis comme l’ancienneté de leur présence en France, leur insertion professionnelle et leur vie familiale.
Les parents d’enfants scolarisés, en particulier, bénéficiaient souvent de cette mesure.
Tout ça, c'est fini. Les critères sont désormais plus stricts, rendant le processus plus complexe et moins accessible.
Les liens familiaux, qui étaient auparavant un élément avantageux pour obtenir un titre de séjour, ne suffisent plus systématiquement. De même, l’emploi stable, qui était un critère important, est désormais soumis à une évaluation plus rigoureuse.
Pendant des années, les parents d'enfants scolarisés depuis au moins trois ans et les travailleurs ayant un emploi stable qui justifient de 8 mois de travail au cours des deux dernières années pouvaient espérer obtenir un titre de séjour.
Pour Bruno Retailleau, la régularisation ne devrait plus être une norme, mais une exception dans la plupart de ces cas.
Un autre changement notable est le renforcement du pouvoir discrétionnaire des préfets. Ces derniers disposent désormais d’une marge de manœuvre plus importante pour apprécier les demandes de régularisation au cas par cas. Cette décentralisation des décisions peut entraîner des disparités de traitement selon les départements et les régions.
Les parents d’enfants scolarisés, qui avaient pu construire une vie en France, se retrouvent désormais dans une situation précaire, incertaine quant à leur avenir et celui de leurs enfants.
Cette situation peut avoir des répercussions psychologiques et sociales importantes sur les familles concernées.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-13 08:52:24
Le coordonnateur du Le Programme national d’afforestation et de reboisement (PRONAR), François Mankessi, a déclaré vendredi 11 octobre 2024 à Brazzaville, que la 8e édition de la Foire aux Plants, le rendez-vous des mains vertes, ouvrira la voie à la création d’une unité industrielle dédiée à la transformation des huiles essentielles.
« C’est un engagement de trois entités ministérielles, de notre pays, à savoir le Ministère de l’Economie forestière, le Ministère des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat ainsi que celui du développement industriel et de la promotion du secteur privé », a précisé François Mankessi, lors de l’ouverture de la 8e édition de la Foire aux Plants, célébrée cette année sous le thème « Verdir toute la nation avec la Jeunesse ».

Cette édition favorisera la formalisation des pépiniéristes en tant qu’artisans producteurs et l’ouverture de nos horticulteurs au marché extérieur. La foire aux Plants se déroulera dans quatre villes, à savoir Pointe-Noire, Dolisie, Oyo et Brazzaville.

A Brazzaville, elle présentera 221 848 plants de diverses espèces, avec 23 exposants offrant des variétés tant locales qu’exotiques.
François Mankessi a également mis en avant la diversité des produits forestiers non ligneux et des biofertilisants, mentionnant notamment le Neem pour ses vertus antimicrobiennes.
« Cet événement est une occasion d’échanges et de découvertes. Profitez de la richesse des offres et apprenez à connaître les différentes variétés d’arbres, ainsi que de nouvelles techniques horticoles », a martelé le coordonnateur du Le Programme national d’afforestation et de reboisement.
Ouvrant cette 8e édition, le directeur de cabinet de la ministre de l’Économie forestière, Pierre Taty, a pour sa part noté qu’après huit ans d’existence, ce rendez-vous des mains vertes a acquis une réelle maturité, devenant un tremplin pour la Décennie africaine et mondiale de l’afforestation et du reboisement.
En outre, il a appelé les Congolais à s’engager pleinement dans cette initiative, en visitant les stands et en participant aux ateliers, tout en s’approvisionnant en plants pour la 38e Journée Nationale de l’Arbre, prévue le 6 novembre prochain.
Le temps qui s’écoule et qui perpétue la tradition d’un acte désormais entré dans les mœurs des Congolais est en soi un symbole, celui de la datation d’une vision, celle du Président de la République, Denis Sassou- N’Guesso, d’instituer une journée pour planter, avec ses compatriotes, un arbre, d’essence fruitière ou pas pour la préservation de la nature et pour lutter efficacement contre les changements climatiques.
La foire, qui se tiendra jusqu’au 30 novembre prochain, présente une grande diversité floristique, incluant 36 espèces fruitières, 17 espèces forestières, 17 espèces ornementales, 6 espèces aromatiques, 4 espèces médicinales et 3 espèces potagères.
On rappelle que la 7e édition de la foire aux plants, le rendez-vous des mains vertes, a été célébrée en octobre 2023 à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Oyo, sous le thème : « Le futur de la planète, c’est planter. La foire aux plants est là pour vous ».
La ministre de l’Economie Forestière, Rosalie Matondo, dans son mot d’ouverture, a tenu à remercier tous ceux et toutes celles qui ont bien voulu répondre à cette invitation : « C’est un réel plaisir de vous voir à cette foire aux plants. Votre présence en ce lieu témoigne, de la synergie gagnante qui nous guide, pour promouvoir une émergence de l’économie verte dans notre pays. Pour célébrer la beauté de la nature et l’importance de l’arbre dans nos vies et pour la préservation de notre planète ».
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-12 20:10:30
Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville, André a ouvert une enquête sur le récent sabotage de la ligne électrique très haute tension reliant Pointe-Noire à Brazzaville. André Oko Ngakala qui s’est déporté sur le terrain pour s’enquérir de la situation et évaluer l’étendue des dégâts.
Accompagné de son équipe et en présence du directeur général de l’Energie électrique du Congo (E2C), Jean Bruno Danga Adou, le procureur a procédé à la collecte des indices sur le site du sabotage, situé sur le tronçon Mindouli-Tsielampo.
André Oko Ngakala qui s’est personnellement impliqué dans l’enquête, a tenu à examiner les tranchées et poser des questions détaillées aux techniciens présents, pour mieux cerner l’étendue des actes posés et en saisir le caractère criminel, du fait de l’incidence de ceux-ci sur autrui.

Cet acte criminel a privé la capitale congolaise de plus de 120 mégawatts de puissance électrique, entraînant des perturbations dans la distribution d’électricité.
À l’issue de cette visite, le procureur a condamné cet acte criminel et a promis que les responsables ne resteraient pas impunis. Il a ordonné aux officiers de police judiciaire de Brazzaville de rechercher, identifier, puis arrêter ces criminels et les déférer, sans délai, au parquet de la République.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-12 18:30:25
En RDC, la liste est tellement longue qu'on ne cite ici que quelques noms d'artistes engagés pour la bonne cause. En premier lieu, Fally Ipupa, auteur-compositeur-interprète, danseur, producteur congolais, né le 14 décembre 1977 à Kinshasa. Ce dimanche 13 octobre 2024, à 8h00, sur radio Congo-Brazzaville, à travers l’émission Les News de Paris, l’artiste engagé auprès des Nations unies et avec l'Unicef pour l'éducation et contre la malnutrition, ambassadeur de la Monusco, la Mission des Nations unies en RDC, contre l'enrôlement d'enfants soldats, nous parlera de ses actions philanthropiques menées par sa fondation, qui œuvre depuis plusieurs années pour améliorer les conditions de vie des populations défavorisées en République démocratique du Congo.
Dans cet épisode captivant de votre émission Les News de Paris sur radio Congo-Brazzaville, Jean-Jacques Jarele SIKA, vous invite à plonger dans l'univers fascinant de Fally Ipupa dont le parcours est une véritable leçon de vie.

Et quoi de mieux qu'une histoire inspirante pour vous motiver ? Il se lève aujourd’hui comme un phare d’espoir, illuminant l’est de la RDC.
Fally Ipupa réaffirme son engagement social et son désir de contribuer au développement de son pays, au-delà de sa carrière musicale.
Un rendez-vous radiophonique à ne rater sous aucun prétexte !
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-12 14:57:27
La Turquie se dit prête à renforcer ses liens avec le Congo-Brazzaville. Le ministre congolais de la Coopération internationale et du partenariat public privé, Denis Christel Sassou Nguesso, s'est entretenu vendredi 11 octobre 2024, à Brazzaville, avec l’ambassadeur de la Turquie en République du Congo, Hilmi Ege Türemen. Dans le fil de cette offensive diplomatique, la Turquie semble décidée à resserrer et d’approfondir sa coopération bilatérale avec le Congo, avec en toile de fond, la préparation de la quatrième session de la commission mixte de coopération commerciale et technique prévue à Ankara les 13 et 14 novembre 2024.
La Turquie est disposée à insuffler un nouvel élan à la coopération bilatérale avec le Congo-Brazzaville. Un point important a été fait, lors de cette rencontre entre Denis Christel Sassou Nguesso et Hilmi Ege Türemen, sur les relations commerciales entre les deux pays et les activités des entreprises turques en République du Congo.

Dans ce contexte, le diplomate turc a présenté un compte rendu détaillé de sa récente mission à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, et a mis en lumière les opportunités et les défis actuels de la coopération économique.
L’ambassadeur de Turquie au Congo, Hilmi Ege Türemen, a visité, le 8 octobre dernier, les installations du Port autonome de Pointe-Noire (Papn) afin de s’enquérir de l’évolution des travaux de modernisation conformément à la convention ayant concédée le quai Ouest à la société Turque Albayrak (Alport).
Cette convention, signée en janvier dernier avec le Papn, pour la construction d’un quai moderne de drainage, va renforcer la coopération économique entre la Turquie et le Congo.
La Turquie et le Congo, face aux difficultés et aux défis, ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer et de diversifier davantage la coopération bilatérale.
Denis Christel Sassou Nguesso et Hilmi Ege Türemen ont exprimé leur engagement à explorer de nouvelles pistes de collaboration en vue du développement économique et social des deux pays.

Cette rencontre préfigure ainsi une intensification des échanges et des partenariats entre le Congo et la Turquie dans les mois à venir.
Tout en mettant l'accent sur le bénéfice mutuel et la coopération mutuellement bénéfique, la coopération économique et commerciale entre la Turquie et le Congo-Brazzaville continue de se développer, élargissant le "gâteau" de la coopération.
Ces dernières années, les relations entre la Turquie et le Congo-Brazzaville ont atteint de nouveaux sommets, et les deux pays ne cessent de faire de nouveaux progrès dans la coopération.
La Turquie a participé entre autres, au développement du Congo avec la réhabilitation de l'hôtel Radisson de Brazzaville, la construction du Centre des conférences internationales de Kintelé et l'ouverture du consulat honoraire de la Turquie à Pointe-Noire.
Les produits manufacturés, les produits agricoles, les véhicules, les appareils électroménagers constituent l'essentiel de ces exportations tout comme les pâtes alimentaires, les matériaux de construction, les meubles, les objets plastiques vendus au Congo.
« À bon vin, point d'enseigne » dit l'adage, et la Turquie semble l'avoir démontré aux congolais qui jusque là étaient peu enclin à se tourner du coté de l'Asie-mineure en matière de réalisations d'infrastructures.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-12 08:32:42
Un appel à la grève des agents municipaux de Dolisie, la capitale départementale du Niari (sud) a été lancé ce vendredi pour mardi prochain.
À ce titre, et compte tenu du nombre important de grévistes, la morgue municipale de la capitale de l’or vert sera hermétiquement fermée jusqu’à nouvel ordre.
Les grévistes en colère refusent d’assurer le "service minimum" et optent pour la paralysie totale de tous les services et prestations de la Mairie de Dolisie, la troisième ville du pays.
Les agents municipaux de Dolisie revendiquent les arriérés de salaire qui s'accumulent jusqu'à soixante seize (76) mois, de 2016 à 2024.
A trois jours de la grève générale illimitée, tout le monde s’y prépare. Les syndicalistes promettent une mobilisation forte et sur un temps long.
Une nouvelle grève à venir aux dépens des usagers, qui en cette période vont devoir s'adapter.
Pour éviter de laisser trop de familles cruellement éprouvées sur le carreau dans ces situations, plusieurs dolisiens plaident pour un service minimum. Cela éviterait selon eux, « d'infliger un certain nombre de contraintes à nos concitoyens (...) qui doivent inhumer leurs parents décédés et transférés en chambre mortuaire » de la ville.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-11 20:23:44
L’Afrique du Sud s’est largement imposé conte le Congo-Brazzaville, lors de la troisième journée des éliminatoires de la CAN 2025, (5-0).
L’Afrique du Sud, demi-finaliste de la dernière CAN en Côte d’Ivoire, n’a pas fait dans la dentelle face au Congo ce vendredi 11 octobre 2024 pour le compte de la troisième journée des éliminatoires.
Les Sud-Africains ont inscrit cinq buts, dont un doublé de Teboho Mokoena.
Bathusi Jurry Aubaas, Lyle Foster et Iqraam Rayners ont aussi brillé dans cette rencontre à sens unique (5-0).
L’Afrique du Sud condamne les Diables Rouges du Congo-Brazzaville à un triple effort à la reprise. Les poulains d’Isaac Ngata doivent retrousser les manches à la reprise le 15 octobre prochain à Brazzaville.
L’Afrique du Sud et l'Ouganda restent en tête du groupe K.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-11 19:36:53
Michel Boyibanda « Vieux Bobo » est mort mercredi 9 octobre 2024, à l’âge de 81 ans, à Brazzaville, laissant derrière lui une empreinte indélébile dans le cœur des Congolais et dans l'Histoire de la musique congolaise et africaine. Depuis l'annonce de son décès, une véritable pluie d'hommages s'abat dans les médias. Angélou Chevauchet, Gan’Cach, l’une des plus belles voix de la musique congolaise de ces trente dernières années, a fait honneur à sa mémoire.
Amis, proches et famille se succèdent dans les éditions spéciales des chaînes télé et radio pour honorer la mémoire de Michel Boyibanda. Angélou Chevauchet, Gan’Cach, a tenu à lui adresser quelques mots.
« Puisse l'âme de " vieux Bobo " grand frère de " son ", reposer en paix », nous a confié Angelou Chevauchet, incontestablement l’une des voix irrésistibles de la musique congolaise. Pour s’en convaincre, il faut écouter « Ziana », son plus grand succès…
« Merci infiniment d'avoir fait partie des doyens qui ont balisé le chemin des musiciens congolais en particulier », a-t-il ajouté.
Michel Boyidanda s’est éteint le mercredi 9 octobre à Brazzaville. Il luttait contre la maladie depuis de nombreuses années, quasiment abandonné à lui-même, en dépit de nombreux appels de détresse qu’il ne cessait de lancer. L’artiste Michel Boyibanda, « vieux Bobo » pour les intimes, n’a pu se remettre d’un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) qui l’avait frappé depuis 2015.
Cet artiste musicien disposant de potentialités indéniables, a bercé le cœur des mélomanes de la rumba, à travers ses œuvres musicales. Il a eu la chance d’exprimer ses talents d’artiste musicien à l’époque où le secteur ne regorgeait que d’artistes musiciens rompus, disposant de talents artistiques innés, non corrompus, ni moins falsifiés ou favorisés par les atouts environnementaux.
Dans le cercle fermé des artistes musiciens des deux rives, Michel Boyibanda a réussi à se frayer un chemin et marquer de son empreinte la Rumba par ses chansons inspirées des faits de société et d’autres où il ne manquait de prodiguer des conseils à ses mélomanes ou même à ceux qui étaient épris de passion pour les chefs-d ’œuvres musicaux.
Gardons-le dans nos cœurs, comme nous chérissons notre jeunesse. « Vieux Bobo » a été courageux jusqu'au bout. Malheureusement, il y a des combats qu'aucun homme, aussi fort soit-il, ne peut gagner.
Souvenons-nous des grands moments qu'il nous a offerts.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-11 11:29:08
Le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé mercredi 9 octobre à la base aérienne 01 de Libreville, la cérémonie de remise officielle des premiers véhicules du projet Taxi Gab+. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre d’une promesse faite en juin dernier lors de sa tournée républicaine à Ndjolé, marque une étape importante dans la modernisation du secteur des transports au Gabon.
Le projet Taxi Gab+ s’inscrit dans une volonté de moderniser le secteur des transports et de créer des opportunités d’emploi pour la jeunesse gabonaise. Lancé il y a un mois, il répond aux difficultés rencontrées dans un secteur longtemps marginalisé.
Sur près de 1500 candidatures reçues, 417 ont été retenues par le Pôle national de promotion de l’emploi (PNPE) selon des critères stricts : pièces d’identité, acte de naissance, permis de conduire de catégorie C, B ou E, et une caution de 1 100 000 francs CFA pour couvrir d’éventuels imprévus.

Avec un objectif de 2 000 taxis mis en circulation chaque année, Taxi Gab+ contribue à la relance économique du pays en offrant des emplois et en stimulant la filière automobile.
Ces nouveaux taxis, équipés de capteurs, caméras et systèmes GPS pour garantir sécurité et efficacité, sont intégrés à la plateforme Akanda Bizz. L’application mobile facilite la mise en relation entre clients et chauffeurs, réduit les temps d’attente et propose une utilisation gratuite pour les usagers.

Outre l’amélioration de l’offre de transport, Taxi Gab+ vise à alléger les coûts pour les usagers. Les chauffeurs ne sont pas autorisés à augmenter les tarifs, garantissant ainsi un service accessible à tous.
Le ministre des Transports gabonais a appelé les investisseurs et les hommes d’affaires à s’impliquer davantage dans le développement du projet.
Avant la remise officielle des clés, l’aumônier de la Présidence de la République gabonaise a béni les véhicules.
Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude envers les autorités pour cette opportunité, s’engageant à exercer leur métier avec sérieux et responsabilité.

Cette cérémonie marque une étape importante dans la modernisation du secteur des transports au Gabon.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-10-11 11:22:45