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À l'occasion de la première édition du Forum Economique des Femmes Entrepreneures, plusieurs femmes entrepreneures qui se sont distinguées dans leur travail, leur capacité managériale et leur génie d’entreprendre, dans n’importe quel domaine, ont reçu des récompenses : Les ’’Awards Woman Business Champion’’. Ces prix leur ont été décernés par Flavie LOMBO, présidente fondatrice de la Chambre Nationale des Femmes Cheffes d'Entreprises et Entrepreneures du Congo. La cérémonie de remise des prix s’est effectuée lors d'une soirée de gala, le lundi 16 septembre 2024 à Radisson Blu Mbamou Palace hôtel de Brazzaville.
Créé le 2024-09-18 01:27:03
Une audience portant sur l’affaire de deux individus interpellés, le 10 août dernier à Owando, dans le dossier département de la Cuvette, aura lieu, ce 19 septembre au Tribunal de Grande Instance d'Owando. Les deux présumés délinquants avaient été pris avec deux gros sacs contenant une importante quantité d’écailles et griffes de pangolin géant, espèce animale intégralement protégée par la loi en République du Congo.
Créé le 2024-09-18 00:57:54
Alors qu’on le croyait résorbé, le phénomène des enfants dits de la rue repart à travers les grandes agglomérations du Congo. À Brazzaville, il est désormais courant de les rencontrer dans certains carrefours, parfois jusqu’à des heures indues, avant de coucher à même la rue.
Ils sont encore des enfants ou adolescents pour les plus grands. Leur âge varie entre 7 et 15 ans, qu’ils sont déjà livrés à eux-mêmes, parfois dans l’indifférence d’une société qui les a catalogué en « enfants de la rue », comme si, « la rue faisait des enfants », ainsi que nous a répondu l’un de ceux que nous avons croisé au Rondpoint Moungali, derrière le mur de clôture de la station-service.
Errant à travers les rues, vivant de mendicité et de petits larcins, ces enfants, filles et garçons, se sont soudés en une famille, celle des compagnons d’infortune.
Ils ont pour point commun, l’histoire de leur rejet. Celle-ci tourne autour du décès soit d’un des parents, ou des deux, ou encore une indexation en sorcellerie orchestrée par un pasteur, auprès des parents les ayant récupérés, après le décès des leurs.
Ces enfants qui se montrent solidaires entre eux, se partageant la moindre pitance selon leur nombre, parlent de leur histoire avec un détachement quasi stoïque, décidés à s’élever par leurs propres efforts, dans une société qui leur a tourné le dos, en les jetant à la rue, tels des indésirables.
Certains y sont en fratrie. Deux frères, voire un frère et sa sœur.
Leurs récits sont si émouvants, qu’ils montrent le sadisme d’une société qui a perdu une part de son humanité.
« À la mort de mon père, nous avons été chassés de la maison familiale par les parents de papa. Maman qui était également malade est décédée quelques mois après. On vivait chez la grand-mère.
Un jour, elle s’est réveillée, elle avait mal au cou. Elle a dit qu’elle m’avait rêvé en train de l’étrangler. Elle m’a amené chez son pasteur. Il a dit que j’étais sorcier et m’a forcé à avouer ma sorcellerie, sinon il allait me brûler dans le feu dévorant.
J’avais peur qu’on me brûle. Pourtant, il m’a quand-même brûlé avec la cire d’une bougie, après avoir enlevé ma chemise. J’avais très mal. Sous l’effet de la douleur, et pour arrêter le supplice, j’ai avoué que j’étais sorcier.
Depuis ce jour, ma grand-mère m’a chassé de chez elle. Deux ans, je dors dans la rue avec mes camarades, mes potes »
. Comment faites-vous pour manger ?
« Des gens bien nous donnent de l’argent ou le reste de leur nourriture. Celui qui trouve à manger partage avec les autres. Même s’il n’y en a pas beaucoup, on se le partage tous. Nous sommes une famille.»
Des récits de ce genre, il y en a encore et encore et ils semblent avoir marqué ces enfants au fer rouge.
Si la journée ces enfants se sentent en sécurité, errant ça et là sans crainte, le soir venu, ils dorment dans la rue, dans des maisons désaffectées, voire en construction ou sous le pont de la Mfoa sur l'avenue des trois martyrs.

Dans la pénombre, ils sont sans défense. Certains, surtout les filles à peine pubères et même les garçons, sont la proie des prédateurs sexuels qui exploitent leur misère en assouvissant leurs désirs, moyennant de modique sommes d’argent. Leurs bourreaux ne se soucient pas de toutes les conséquences que cela peut entraîner pour ces enfants qui semblent dépouillés de tout droit.
Beaucoup arguent que ces « enfants de rue » sont en rupture familiale et auraient choisi de mener une vie autonome. Pourtant, en discutant avec eux, on saisi l’immensité de la peine qui les habite et qu’ils dissimulent derrière ce semblant de bonne humeur.
Tous aimeraient aller à l’école, apprendre un métier. Ils ont des rêves et aspirent à une vie meilleure. Ces enfants ont besoin d’aide. Une aide qu’ils attendent désespérément, et leur vadrouille devrait plutôt être interprétée tel un appel au secours. Hélas, personne ne l’entend.
Personne, c’est le cas de le dire, car tout le monde les voit, les responsables s’occupant de ces questions sont informés et personne n’ose agir.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-17 13:02:19
Au Congo-Brazzaville, la rentrée scolaire 2024-2025 aura lieu le mardi 2 octobre prochain sur toute l’étendue du territoire national.
En dépit de ces aspects de pure forme, les problèmes de fond se posent toujours avec la même acuité d'une année à une autre.
Les déficits en personnel enseignant à tous les niveaux, leurs revendications d'avancement, de reclassement ou salariales traitées à l'usure occasionnant des grèves, le manque de formation du personnel enseignant, les classes pléthoriques dépourvues du mobilier pédagogique, autant de maux toujours diagnostiqués mais jamais éradiqués sinon traités.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-17 06:54:54
La Chambre Nationale des Femmes Cheffes d’Entreprises et Entrepreneures du Congo organise, du 16 au 17 septembre 2024 à Radisson Blu de Brazzaville, des Journées de l’Entrepreneuriat Coopératif, avec pour thème principal : « l’inclusion et le développement de l’entrepreneuriat féminin », sous le haut patronage de Madame Antoinette Sassou Nguesso, première dame de la République du Congo.
Créé le 2024-09-16 23:55:01
Depuis quelques temps, le cimetière d’Itatolo est labouré par une érosion qui entraîne les tombes vidés des cadavres, qui se retrouvent à découvert, par le fond. La situation semble ne pas émouvoir les pouvoirs publics, alors que la saison des pluie approche avec une érosion qui s’annonce encore plus dévastatrice.

« Améliorer les conditions de vie de nos morts ». Ces mots de l’ancien maire de Makélékélé, Maurice Kihoundzou dit Maurel, naguère moqués, prennent aujourd’hui tout leur sens, au regard du spectacle qu’offre le cimetière d’Itatolo. De nombreuses tombes sont emportées par l’érosion.

Le spectacle est désolant. Les cadavres se retrouvent dans le bas fond, avec ou sans linceul.
D’autres reposent encore dans des tombes partiellement détruites, en attendant les prochaines pluies qui achèveront à coup sûr de les détruire.

L’arrivée inéluctable de la saison de pluie va en emporter encore davantage, éparpiller les corps ou ce qu’il en reste, alors que les pouvoirs publics restent indifférents aux troubles de ce qui serait un repos éternel pour les défunts.

Les familles qui le peuvent, procèdent à l’exhumation de leurs défunts, pour les réinhumer au village.

Un travail titanesque, pour retrouver la tombe, si par chance, elle existe encore.

Quand la tombe est trouvée, l’action d’exhumer est toute aussi périlleuse que les agents des pompes funèbres risquent la chute qui peut être mortelle, pendant toute la durée de l’opération.

Avouer que ces agents n’opèrent pas pour l’argent que procure le travail qu’ils effectuent, mais d’abord par devoir d’humanité. Un devoir vis-à-vis de ces restes mortels qui furent aussi des hommes comme eux et pour lesquels ils ont du respect. Leur cachet dérisoire ne représente rien par rapport à l’immensité du travail accompli.

Le processus d’exhumation et de réinhumation est aussi onéreux que le premier enterrement. Outre un nouveau cercueil, il y a à la clé, des contraintes administratives pour lesquelles les familles doivent payer les services, à la justice ou aux pompes funèbres, sauf au ministère de l’Intérieur où les autorisations ne sont soumises à aucun paiement, donc gratuites.

Itatolo est un cimetière municipal. C’est donc à la municipalité de Brazzaville de garantir « les conditions de vie des morts », si tant est-il, ainsi que le disait si bien le maire Maurel, les morts ont aussi une « vie ».

Face au désastre en cours et à l’urgence de trouver des solutions à cette situation, beaucoup de familles en appellent à un coup de pouce des pouvoirs publics, afin de procéder à l’exhumation et à la réinhumation de leurs défunts dans des endroits ou leur sera garanti le repos éternel en paix.

Personne n’ose prédire quel sera l’affect de tout parent qui le premier novembre prochain, les fleurs dans les mains, trouvera une immense crevasse à l’endroit où aurait dû se trouver la tombe de son défunt parent.
Pareille situation procure un sentiment de culpabilité qui ne vous quitte plus de toute votre vie, surtout si pour des raisons bassement financières, vous avez remis à plus tard une exhumation longtemps programmée.

Dans une moindre mesure, la situation est presque la même au cimetière de la Tiémé où des tombes sont profanées, et rasées, pour y construire des logements. Une pratique devenue courante et qui semble également bénéficier de l’indifférence des pouvoirs publics.
« Un pays qui n’honore pas ses morts n’a plus d’avenir » enseigne le dicton. Il souligne l’importance des rituels funéraires et du respect envers les défunts dans une société.

Honorer les morts est souvent considéré comme un pilier fondamental de la civilisation humaine, permettant de maintenir la mémoire collective et de renforcer les liens sociaux
Il est à se demander, au regard du drame post-mortem qui affecte nos défunts à Itatolo, si le congolais a-t-il encore toute son humanité ?
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-16 22:05:09
L’équipe médicale du navire-hôpital chinois propose, depuis ce lundi 16 septembre 2024, et pendant 7 jours, des services gratuits à la population congolaise.
« L’Arche de la paix » est arrivée au port de Pointe-Noire dimanche 15 septembre 2024, avec une équipe médicale à son bord. Celle-ci interviendra durant une semaine, dans le cadre de la coopération médicale entre l’Empire du Milieu et le Congo-Brazzaville.

Cette deuxième visite, après 7 ans, représente une signification profonde et historique entre les deux pays.
Les conditions médicales au Congo-Brazzaville ayant du retard, le pays a grandement besoin de services comme ceux proposés par le navire-hôpital chinois.

L’équipe médicale à bord traitera des maladies cardiovasculaires aux soins dentaires, en passant par la gynécologie, l’ophtalmologie, la pédiatrie, ou encore la médecine interne.
De 2010 à 2017, « l’Arche de la paix » s’est rendue en Asie, en Afrique et en Océanie. Un total de 29 pays et régions et près de 120.000 personnes ont pu profiter des services de l’équipe médicale du navire-hôpital.

L’Arche de la paix fait 178 mètres de long et dispose d’une surface totale de 4.000 mètres carrés. Avec huit salles d’opération, sept centres de soins et de santé et 300 lits, le navire hôpital peut offrir un large éventail de services.
Le bateau arrivé au port de Pointe-Noire doit rester sur place pendant sept jours. Pour cela, des registres d'inscription des patients sont ouverts dans les hôpitaux de la place : Loandjili, Adolphe Sicé, Tié Tié, Clinique Océan, Hôpital des Armées, Ngoyo.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-16 16:34:45
À Brazzaville, la capitale congolaise, les montagnes d’ordures servent désormais de points de repère aux chauffeurs de taxi et à leurs clients. En quelques années, l’insalubrité est devenue la bête noire des habitants. Les rues ressemblent de plus en plus à un dépotoir depuis que l’unique entreprise chargée du ramassage des ordures ménagères éprouve toutes les peines du monde à en assurer la collecte. Si ce phénomène, récurrent dans cette ville, offre son lot d’odeurs nauséabondes, il met surtout en place de véritables nids à maladie.
Les immondices s’entassent sur plusieurs mètres et macèrent parfois pendant des semaines sous une chaleur étouffante avant d’être évacuées.
Dans les quartiers populaires, les odeurs nauséabondes ulcèrent les résidents, qui se sentent abandonnés par l’État. Cela fait des années que ça dure. Les déchets atteignent la rue et bloquent même la circulation.
L'incivisme des riverains vivant dans la capitale congolaise met en lumière un nouveau comportement : ils déversent désormais leurs déchets ménagers directement sur la voie publique. Cette situation, incontestablement, constitue un véritable danger.

Automobilistes et piétons se disputant le peu d'espace qui reste de la chaussée. Pis, les trottoirs en font eux aussi les frais de cet incivisme. Ce qui occasionne souvent des accidents de la circulation.
Pour certains riverains, cette situation trouve son origine dans le fait que la société Averda, chargée du ramassage des ordures ménagères dans la commune de Brazzaville et ses environs, peine à remplir sa tâche.
Ajouté à cela, l’incivisme des populations qui, malgré la présence des bacs à ordures, choisissent de jeter la saleté sur la voie publique.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-16 16:01:36
Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a dissout, le 12 septembre à Dakar au Sénégal, l’Assemblée nationale et a annoncé la tenue des prochaines législatives au 17 novembre prochain, conformément à la constitution fixant les limites soixante (60) jours au moins et quatre-vingt-dix (90) jours au plus après la dissolution.
Cette dissolution vise à clarifier le jeu démocratique et donner une majorité stable afin de gouverner, d’ouvrir la voie à des élections législatives anticipées ayant pour objectif de lui offrir les moyens de dérouler ses réformes sans entraves, répondant aux critiques sur son absence de projet et de vision, selon le président sénégalais.
À ce sujet, l’ancienne Première ministre, Aminata Touré, a fait savoir que cette dissolution est un soulagement général.
« Nous nous mobiliserons pour demander à nos concitoyens de parachever la victoire du 24 mars en donnant une large majorité à notre régime afin d’avoir les coudées franches pour travailler à l’avènement d’un Sénégal souverain, juste et prospère », a-t-elle indiqué.
Pour le membre de la coalition « Diomaye Président », candidat à la présidentielle 2024, Malick Gackou, cette dissolution est une étape nécessaire pour aligner la majorité parlementaire sur les priorités économiques et sociales du Sénégal, amorcées par l’élection de Bassirou Diomaye Faye dès le premier tour.
« En choisissant le changement systémique à travers l’élection du Président Bassirou Diomaye Faye au premier tour, le peuple sénégalais a décidé d’amorcer les mutations et transformations pour changer le Sénégal de manière irréversible », a-t-il déclaré.
De son côté, le président du groupe parlementaire de l’opposition Benno bokk yakaar (Bby), Abdou Mbow, a qualifié cette décision de « parjure » et a accusé les nouvelles autorités de vouloir en finir avec la démocratie et installer une dictature».
« En décidant de dissoudre l’Assemblée nationale en pleine session extraordinaire qu’il a lui-même convoquée et à la veille de la déclaration de politique générale dont il a lui-même fixé la date, le Président de la République vient de commettre un parjure, exécutant en cela, et de manière cynique, les instructions de son Premier ministre »,a-t-il déclaré.

Le Parlement sénégalais était toujours dominé des fidèles de l’ex-président Macky Sall. Le parti, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) de l’actuel président, élu le 24 mars dernier, avec 54 % des suffrages ne comptait que 23 députés sur 165 et une quarantaine, en totalisant ses alliés de la coalition Yewwi Askan.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-16 12:23:47
L’accessibilité, une promesse difficile à tenir au Centre national de Radio Télévision congolais (CNRTV) situé à Nkombo, et à l’adapter aux besoins des personnes à mobilité réduite. L’ascenseur du complexe de cinq étages construit par la société chinoise China Beijing pour un coût global de 16.700.000.000 de francs CFA, financés par l'Etat congolais, est absolument hors service depuis plusieurs années. Les réparations se font toujours attendre. Pourtant, le quotidien du personnel est devenu très compliqué. Impossible pour une personne à mobilité réduite de monter et descendre les escaliers. Le personnel voit leur immeuble se dégrader au jour le jour.
Malgré les alertes et les plaintes du personnel excédé de Radio et Télé Congo, les décideurs n'ont donné aucune information et le service dépannage est aux abonnés absents.
Cette situation devrait conduire les autorités à prendre une décision forte.
Les nouveaux immeubles de plus de 3 étages doivent avoir un ascenseur pour garantir l'accessibilité. Mesure phare en faveur de l'inclusion, cette réglementation impose que l'ascenseur desserve l'ensemble des niveaux de l'immeuble, y compris le rez-de-chaussée. Un contrat de maintenance est signé avec une entreprise spécialisée pour assurer son bon fonctionnement ainsi que le respect des normes.
En effet, bien que cela puisse paraître comme étant un vrai gadget pour certaines personnes, dans la pratique il se trouve que cela est très utile notamment pour les personnes handicapées.
Pour toutes celles et ceux qui ont des problèmes pour pouvoir se déplacer en toute sécurité, c’est l’occasion ou jamais de prendre les devants et de naviguer enfin librement, mais ce ne sont pas les seuls avantages et il y en a beaucoup d’autres !
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-13 14:38:36
D’une importance vitale pour le logement, la construction et les infrastructures de base, le ciment était devenu jusque-là accessible pour le plus grand nombre au Congo-Brazzaville. Mais depuis que la cimenterie Dangoté a arrêté sa production, le prix du sac de ciment a augmenté chez plusieurs revendeurs agréés et non agréés. Il est passé ainsi de 4500 FCFA à 6000 FCFA, il y a dix jours, l'offre devenant inférieure à la demande.
Il est important de répondre au besoin de plus en plus croissant de la consommation du ciment au moment où le Congo-Brazzaville est entrain de s'attaquer au gros déficit de logement et à l'augmentation attendue des projets de développement.
Les Congolais qui se disent inquiets pour l’avenir de leurs chantiers de construction, gardent les yeux rivés sur ceux qui ont la moindre parcelle d’autorité dans ce secteur.
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-13 11:19:28
Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique de Sounda, sous-préfecture de Kakamoeka, département du Kouilou, seront lancés courant premier semestre 2025. Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, a signé, le 11 septembre, à Brazzaville, avec le PDG de la société China Overseas co.Ltd, Li Xi Zhen, un protocole d’accord pour la construction de l’un des plus grands barrages que disposera la République du Congo.
« On fera un bon travail, comme cela a été dans les autres pays. Ce sera un puissant et très bon barrage », a déclaré M. Xi Li Zhen.
Il est prévu en septembre, une visite des lieux, la mise en place du Comité de pilotage, sous l’égide du premier ministre, chef du gouvernement, la mise en place du Comité technique et la préparation du projet de convention de construction.
Quant au prochain trimestre 2024, il se fera l’évaluation des activités du mois de septembre, la validation des études et la planification du projet, la préparation des équipes techniques, l’importation du matériel, les travaux d’ouverture de la route d’accès au site, et le nettoyage dudit site.
De janvier à mai de l’année 2025, débuteront les travaux du barrage, la poursuite des travaux de construction ainsi que la pose de la première pierre par le Chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso.
La poursuite des travaux du barrage s’effectueront de juin 2025 à 2030.
Ainsi, les deux parties envisagent l’inauguration de ce barrage et l’injection de l’énergie sur le réseau national, en juin 2030.
Par ailleurs, du côté du gouvernement, certains engagements sont pris en même temps que la construction de la centrale devant débiter sur la nouvelle ligne 400KV à construire entre Pointe-Noire, Brazzaville et Kinshasa.
Le projet d’un barrage sur les gorges de Sounda date du 20e siècle. Il a été évoqué en 1888 avant d’être remis à l’ordre du jour en 1952.
Les autorités espéraient alors y produire 1 000 MW d’électricité.
En 2017, une nouvelle étude de faisabilité a été faite par la Société financière internationale, un membre du groupe de la Banque mondiale. Cette dernière a revu la capacité de l’infrastructure à, entre 450 et 500 MW.
L’infrastructure que propose de construire la compagnie chinoise aura une capacité de 600 MW. Elle permettra de doubler la capacité électrique actuelle du pays confronté à une crise énergétique marquée par des coupures d’électricité régulières.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-13 09:26:45
La gendarmerie ferroviaire a interpelé récemment à Nemba, dans la sous-préfecture de Mvouti, trois individus, dont deux mineurs, pour vol de matériel sur le Chemin de fer Congo océan (Cfco). Ils sont accusés de vol de ferraille et d’accessoires essentiels à la sécurité ferroviaire. Parmi les objets saisis figurent des tirefonds et des consoles, pièces cruciales pour la fixation des rails.
Au moment où le Cfco s’efforce de relancer ses activités, le secrétaire général du Cfco, M. André Guy Edmond Loemba, a exprimé son inquiétude au regard de ces actes de vandalisme mettant en péril la sécurité des usagers et fragilisant l’infrastructure ferroviaire nationale.
« Quand ces pièces sont enlevées, le rail n’est plus fixé à la traverse, ce qui expose les trains à tous les risques possibles de déraillement et d’accidents », a-t-il déclaré.
Les responsables du CFCO soupçonnent l’implication de fonderies locales dans le recel de ces matériaux volés.
A cet effet, M. Loemba a lancé un appel à la responsabilité civique, et a exhorté les Congolais à protéger cet outil de production vital pour le pays.
Les suspects ont été transférés au parquet pour la poursuite de l’enquête.
L’entreprise publique de transport ferroviaire est en pleine déliquescence, confrontée à des difficultés financières et des revendications sociales. Endommagé durant le conflit armé dans le département du Pool entre 2016 et 2017, le réseau ferroviaire du CFCO est fortement dégradé avec des rails peu résistants aux inondations.
Mis en service depuis 1934 puis relancé en 1962, le chemin de fer dispose d’un réseau d'une longueur de 886 km, soit 510 km entre Pointe-Noire et Brazzaville, 285 km de Mont-Bélo à Mbinda et 91 km du tronçon hors de la ligne.
En avril 2017, le gouvernement congolais et la société China civil engineering construction corporation (CCECC) ont signé un protocole d’accord pour la reprise de l’opérateur public de chemin de fer.
La société chinoise CCECC s’était engagée à dépêcher ses meilleurs experts à Brazzaville pour les études de faisabilité.
À travers ce protocole d’accord, la société chinoise devrait réhabiliter non seulement des lignes Pointe-Noire/Brazzaville (510km) et Mont-Belo/Mbinda (285km), mais également construire de nouvelles lignes entre Lékana et Sembé (330km), Ouesso et Garabinzam (340km), Lékana et Brazzaville (386km) enfin entre Komono et Mossendjo (80km).
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-13 09:03:39
Que se passe-t-il au village paralympique ? Après la disparition d’une athlète rwandaise et celle du vice-président du Comité érythréen olympique, la délégation congolaise s'est volatilisée.
La porte-drapeau et spécialiste du lancer de disque et de javelot Mireille Nganga, avait participé à la cérémonie d’ouverture avec le sprinteur non-voyant Grâce Mouambako, qui était accompagné de son guide.
Mireille Nganga avait fait le show. Le drapeau du Congo-Brazzaville planté sur son fauteuil roulant, la championne nationale du lancer de disque et de javelot esquissait des mouvements de danse avec les bras sous les vivats du public.
Selon Le Parisien qui rapporte l’information, une enquête pour disparition inquiétante a été ouverte pour tenter de retrouver les deux athlètes et un guide de la délégation du Congo-Brazzaville.
Dans leurs chambres, il n'y avait plus rien.
Une disparition groupée et inquiétante de toute la délégation paralympique congolaise qui a amené le procureur de Bobigny à ouvrir une enquête et à saisir la brigade de répression de la délinquance contre la personne.
Jeudi dernier, soit le jour auquel les trois disparus n’ont plus donné signe de vie, Mireille Nganga, Emmanuel Grâce Mouambako et Sharon Victor Loussanga avaient été vus au village paralympique. C’était la dernière fois.
Un responsable de la délégation paralympique du pays a d’ailleurs effectué un signalement auprès de la police le week-end dernier.
Emmanuel Grâce Mouambako et son guide Sharon Victor Loussanga avaient eux terminé quatrièmes et derniers de leur série sur 100m hommes (12’’07), le mercredi 4 septembre. Soit, comme Mireille Nganga, à la veille de leur dernière apparition.
L’hypothèse d’une fugue serait explorée par les enquêteurs.
Ce ne sont pas les premiers cas de disparations d’athlètes lors de ces Jeux paralympiques. La para-volleyeuse du Rwanda, Claudine Bazubagira (44 ans), s’était volatilisée le 20 août en ne rentrant pas dans son lieu de résidence après un dîner, manquant ainsi l’intégralité de la compétition avec ses partenaires. L’Erythrée a, pour sa part, signalé la disparition du vice-président de son comité olympique.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-11 08:56:53
La Fédération Congolaise de Volleyball a procédé, le lundi 9 septembre 2024, au renouvellement de ses instances dirigeantes. L'assemblée générale élective s'est déroulée dans la salle VIP du complexe sportif Alphonse Massamba-Débat, en présence du Directeur général des sports, Jean Robert Bindélé, représentant le ministre en charge des Sports, du Vice-président du Comité national Olympique Congolais et des différentes ligues de Brazzaville.
C'est dans un esprit de franche collaboration et grande camaraderie que la commission électorale indépendante a organisé le scrutin du vote à la Fédération Congolaise de Volleyball (FECOVO).
Le poste de président de la Fédération, qui n'a eu qu'une seule candidature, celle du sortant a gagné haut les mains le vote. Quant à celui du 2e vice-président, il n’a pas ru de candidat.
Dans son programme de développement sportif pour l'Olympiade 2025-2028 intitulé : ’’Œuvrons ensemble pour notre Volleyball’’, Jean Claude Mopita tracé un bilan plutôt positif sur l’olympiade 2020-2024, qui vient de s’achever.
Selon Jean Claude Mopita, au Volleyball, comme dans les sports collectifs de haut niveau, ont recherche comme dans les entreprises, des leaders, des athlètes à potentiel qui savent, non seulement écouter, mais aussi persévérer et qui ne reculent ni devant le travail, ni devant la difficulté, pour tendre vers le succès escompté.
« Nous sommes arrivés au terme de notre mandat de l’olympiade 2020-2024 durant lequel notre programme d’action a été quantitativement et qualitativement réalisé, et nous en sommes fiers », s’est-il félicité.
En outre, Jean Claude Mopita ne s’empêche pas d’évoquer les trois principaux plans ciblés de la réussite de son mandat. « Primo, sur le plan sportif : nous avons eu le mérite de consolider la confiance de nos jeunes athlètes en les faisant participer aux différentes compétitions nationales et internationales, les résultats ont été alléchant. La redynamisation des activités de la Zone IV va redonner un élan à la vie et à l’animation du Volleyball Zonal. Secundo, sur le plan de la formation : au cour de cette olympiade qui s’achève, la politique de la formation des cadres officiels et techniques a été un véritable leitmotiv. Un nombre important des stagiaires ont été formés avec le soutien de la Fédération Internationale de Volleyball (FIVB) et de la Confédération Africaine de Volleyball (CAVB). Le lancement des centres de formation des jeunes joueurs a été entamé sur l’ensemble du territoire national. Tertio : sur le plan administratif : notre Fédération nationale a entretenu de très bons rapports aussi bien avec les instances nationales (Ministère des Sports, Comité National Olympique et Sportif Congolais), qu’avec les instances internationales, notamment la Zone IV, CAVB et la FIVB », a-t-il démontré.
Aussi, at-il projeté sa vision future sur l’olympiade prochaine (2025-2028), qui s’articulera sur les 4 années avenir, sur deux démarches à privilégier, à savoir : la concertation et l’engagement.

Le comité exécutif issu de l’assemblé générale élective de la FECOVO se présente comme suit :
Président : Jean Claude Mopita ;
1er vice-président : Jean-Marie Ompébé ;
3e vice-président : Jean-Paul Kiba ;
4e vice-président : Landry Matsimi Makita ;
Secrétaire général : Jean-Baptiste Matondot Paunel ;
Secrétaire général-adjoint : Louis-Marie Mizingou ;
Trésorier général : Francis Diawa ;
Trésorière adjointe : Anna MadahMoungala ;
Membres :
1-Omer Makoumbou
2-Mme Ndéké née Ahoui Sarah
3-Divion Ossié Moussimba
Commissaire aux compte : Epiphanie Ambéto
Signalons que le président Jean Claude Mopita a été réélu sans un challenger. Par contre, le poste de 2e vice-président n’a pas été pourvu de candidat, donc, il reste vacant. Le nouveau président réélu aura un mandat de quatre ans, la durée d’une olympiade.
VALDA SAINT-VAL/ Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-11 03:34:04
Brazzaville abrite, du 10 au 13 septembre 2024, la 14e réunion du Comité de contrôle des navires par l’Etat du port du MoU d’Abuja au Grand hôtel de Kintélé, en République du Congo. Le lancement des travaux des experts a été effectué ce mardi 10 septembre par le ministre congolais des Transports, de l’Aviation Civile et de la Marine Marchande, Honoré Sayi. Pendant trois jours, les experts vont peaufiner les documents y relatifs qu’ils soumettront ensuite aux ministres du MoU d’Abuja qui seront transmis à la Conférence ministérielle le 13 septembre prochain, sous le haut patronage du Premier Ministre, chef du Gouvernement de la République du Congo, Anatole Collinet Makosso.

En effet, ce mémorandum, signé le 22 octobre 1999 à Abuja, en République Fédérale du Nigéria, est un protocole entre les administrations de la Marine Marchande de la région de l’Ouest et du Centre.
A sa date de signature, 16 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre avaient adhérés, et au fur et à mesure, il y a eu d’autres adhésions, dont celle du Congo, le 16 novembre 2001. Les festivités de cette 14e réunion sont reparties en trois (3) volets : du 10 au 12 septembre, travaux des experts ; le 12 septembre, célébration du 25e
Créé le 2024-09-11 02:29:57
Créé le 2024-09-11 01:58:45
Intoxication alimentaire mortelle pour les populations autochtones du village N'Sah, dans le district de Ngo (département des Plateaux). sept personnes sont mortes vendredi dernier après avoir mangé une igname. D’autres ont aussi été conduites à l'hôpital de Djambala, rapporte nos confrères de BrazzaNews.
D'après les premières constatations effectuées par une équipe des autorités sanitaires, toutes les victimes de cette intoxication alimentaire ont consommé une igname sans savoir que c'est du poison.

Ce n'est pas la première fois que des décès sont constatés au Congo-Brazzaville après avoir consommé des ignames.
En 2018, deux personnes dont un policier, sont mortes après avoir mangé une igname à Mossendjo dans le département du Niari (sud).
La consommation de l’igname, une spécialité culinaire appréciée, par les Congolais, est un légume exotique qui fournit plusieurs vitamines et minéraux indispensables à la santé de l’organisme. Les antioxydants qu’elle contient procureraient aussi plusieurs bienfaits sur la santé.
Bien qu’il soit considéré avant tout comme une source de glucides (sucres), ce légume contient plusieurs vitamines et minéraux importants, de même que des protéines.
Il existe des centaines de variétés d’ignames, mais seulement quelques-unes d’entre elles sont comestibles.
Certaines ignames sont comme les tubercules. Elles contiennent une proportion assez importante de cyanure que l'organisme peut tolérer.
Cependant, quand dans leur croissance, ces ignames sont exposées au soleil, donc pas bien enfouies dans le sol, la proportion en cyanure augmente.
Au village, il est souvent interdit de consommer des ignames presque à découvert dans le champ elles sont dangereuses.
D'ailleurs, c'est la raison principale pour laquelle on roui les tubercules de manioc, en les trempant dans l'eau. Ça sert à ramollir le tubercule, mais aussi à expurger le cyanure qui est un poison.
Souvenez-vous de ces gendarmes décédés vers Gamboma, après avoir consommé des tubercules. Il y a la variété jaune qui est comestible crue ou préparée, alors que certaines variétés blanches ne le sont pas.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-09 17:55:51
Chaque fois qu’il est au contact de ses pairs pour quelques occasions que ce soient, le Président Denis Sassou N’Guesso a toujours su trouver en ces rencontres, des opportunités pour une justice climatique. Fort du leadership qu’il incarne en matière de conservation et de protection de l’environnement, le Président Denis Sassou N’Guesso qui dirige la commission climat du Bassin du Congo n’a de cesse de mener un plaidoyer pour le climat, ainsi qu’il l’a également fait en marge du forum sur la coopération sino-africaine. Une justice climatique pour l’équité des peuples du Monde.
La notion de justice climatique à l’origine conçue dans un sens distributif est amenée à évoluer compte tenu des injustices de tout genre engendrées par le changement climatique et subies par les Pays Moins Avancés (PMA).
Comment appréhender les évolutions de cette notion ? En quoi les approches de la justice environnementale et les analyses des mobilisations et plaidoyers diplomatiques du Président Denis Sassou N’Guesso nous aident à en cerner les contours ?
Dans cet article, nous nous appuyons sur les approches de la justice environnementale défendu par le Chef de l’État Congolais pour rendre compte des multiples facettes des injustices climatiques.
Après en avoir précisé les caractéristiques essentielles, nous montrons comment le Président Denis Sassou N’Guesso véhicule toutes ces approches dans les arènes diplomatiques notamment celles des négociations climatiques internationales. Toutefois, depuis quelques années, les formes de mobilisation évoluent. Aussi, quand les occasions le lui permettent, à l’instar du forum sino-africain, le Président Denis Sassou N’Guesso interpelle les États du monde de manière générale et les pays industrialisés en particulier sur leur inaction en matière climatique. Il met en cause la très faible intégration des enjeux de justice sociale dans les politiques climatiques et de justice environnementale dans les principaux forums de négociations internationales sur la compensation que méritent légitimement les Pays Moins Avancés (PMA).

Dans quelle mesure le Président reformule-t-il le cadre d’interprétation de la justice climatique en mettant davantage l’accent sur les articulations du social à l’environnement ?
De quelles manières réintroduit-il les dimensions éthiques et réflexives du changement climatique dans les débats démocratiques entre peuples et institutions ?
Dans quelle mesure le Président Denis Sassou N’Guesso amène-t-il à repenser la redistribution pour rendre les politiques climatiques et environnementales socialement et moralement plus justes et les mettre au service d’une vraie transition écologique à portée sociétale et démocratique ?
Efforts du Président Denis Sassou N’Guesso en faveur de la Justice climatique et les mobilisations environnementales
Cet article s’inscrit dans une réflexion engagée et un combat mené par le Président Denis Sassou N’Guesso, depuis plusieurs années, sur les analyses de la justice environnementale et ses apports pour la compréhension des injustices liées au changement climatique dans le monde.

La justice climatique est couramment appréhendée sous l’angle de la justice, (ainsi que nous l’avons évoqué dans l’ouvrage : ‘’Les énergies fossiles à la barre – Un jugement climatique et un verdict scientifique avec ou sans appel’’. Éditions Tropiques Littéraires Paris, mai 2024).
L’accent est mis sur les contributions différenciées des différents pays dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre et les moyens de compenser ces responsabilités par des politiques d’atténuation aux changements climatiques et des aides à l’adaptation des plus pauvres et plus vulnérables aux variations du climat. Cependant, cette approche distributive de la justice parait trop restrictive pour rendre compte des multiples facettes des injustices sociales et environnementales générées par les changements climatiques.

Dans cette publication, nous nous appuyons sur plusieurs courants d’analyse de la justice environnementale telle que prônée et défendue par le Président Denis Sassou N’Guesso pour éclairer certaines des facettes et des caractéristiques de ces injustices.
Nous montrons comment le Président Denis Sassou N’Guesso à l’instar des plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) ont véhiculé ces analyses au sein des négociations climatiques internationales, afin de sensibiliser les arènes diplomatiques et mobiliser les dirigeants voire tous les acteurs concernés. Il s’en dégage une formulation des injustices résultant des discriminations vis-à-vis des changements environnementaux, de la non reconnaissance des confrontations éthiques et cognitives façonnant l’appréhension du changement climatique et son intériorisation dans les projets de transformation des milieux. Cela conduit à mettre l’accent sur le déficit de dialogue et de réflexivité démocratique dans les relations entretenues entre les populations et les gouvernants ou institutions étatiques en charge des politiques climatiques.

Nous montrons ainsi comment la notion de justice climatique peut être réinterprétée par l’articulation des enjeux sociaux et environnementaux, locaux et globaux, éthiques et réflexifs du changement climatique sur lesquels les efforts et la diplomatie climatique du Président Denis Sassou N’Guesso se mobilisent.
Puis, nous étudions comment ces efforts, ce plaidoyer et cette diplomatie évoluent et se saisissent de la notion de justice climatique et environnementale pour mettre en question les politiques d’atténuation et d’adaptation menées par les États et les institutions.
Par le biais de mobilisations visant une conscientisation, une interpellation de décideurs mondiaux et une sensibilisation de l’opinion mondiale, ce plaidoyer écologique et cette diplomatie climatique du Président Denis Sassou N’Guesso interrogent les dimensions sociales et démocratiques des politiques climat. Ils fournissent des interprétations alternatives de ce qui relie les êtres humains aux milieux, la citoyenneté environnementale à la transition écologique, la justice climatique à la justice sociale.
La notion de justice climatique prônée par le Président Denis Sassou N’Guesso dans les négociations internationales sur le climat
La justice climatique est une notion qui insiste sur le fait que les pays et les peuples qui ont le moins contribué historiquement au changement climatique sont ceux qui en subissent le plus les impacts et ont moins la possibilité de s’en protéger ou de s’y adapter.
En 2000, les États-Unis d’Amérique sont responsables de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors qu’ils ne représentent que 4% de la population mondiale ; 136 pays en développement ne contribuent qu’à 24% de ces émissions, tandis qu’ils subissent 97% des catastrophes naturelles liées au changement climatique. (Nous l’avons relevé dans l’ouvrage Finances climatiques – De l’argent du climat au climat de l’argent paru aux Éditions Tropiques Littéraire Paris en mai 2024).
La notion de justice climatique met également l’accent sur les différences de vulnérabilités et d’exposition aux risques climatiques résultant des facteurs non liés au climat et d’inégalités aux dimensions multiples.
Les rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, 2014) et du Conseil économique, social et environnemental précisent que les populations marginalisées sur les plans social, économique, culturel, politique, institutionnel […] sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques.
La notion de justice véhiculée dans les accords internationaux sur le climat est essentiellement appréhendée sous l’angle de la justice distributive.
Depuis le sommet de Rio (1992), un certain nombre de principes ont été établis pour tenir compte des « responsabilités communes, mais différenciées » des différents pays dans leur contribution au changement climatique.

Ces principes ont évolué au grès des rapports géopolitiques, des relations diplomatiques entre États-Nations, et de l’influence grandissante de nouveaux acteurs dans les régimes de négociations climatiques: groupements des pays en développement, alliance des petits pays insulaires et implication des organisations non gouvernementales (ONG).
Depuis plus de vingt ans, trois étapes ont caractérisé le processus de négociations internationales.
La première étape prévoyait le plafonnement des émissions de gaz à effet de serre pour les pays d’ancienne industrialisation et leur participation au financement des actions de lutte contre le changement climatique dans les pays du Sud.

Dans la seconde étape, après Kyoto (1997), des mécanismes de flexibilité permettent aux pays les plus industrialisés et développés « d’obtenir des crédits supplémentaires d’émissions par l’investissement dans des projets réalisés dans les pays en développement ».
Dans la troisième étape, dès 2005, les pays industriels souhaitent que des pays émergents s’engagent dans l’atténuation de leurs propres émissions.
Cette étape prévoit des transferts financiers et technologiques au bénéfice de l’adaptation des pays en développement.
Ces trois étapes témoignent de la traduction politique de la justice distributive au sein des négociations climatiques. Elles montrent que la justice climatique comporte une dimension inter-étatique notamment Nord-Sud, est fondée sur des arrangements institutionnels opérés entre l’atténuation et l’adaptation, et se définit par des engagements qui prennent en compte les responsabilités causales des différents pays dans leur contribution historique à l’émission globale de gaz à effet de serre.
Cependant, les termes selon lesquels cette justice peut être réalisée ont donné lieu à d’âpres dissensions entre États quant aux obligations induites par la reconnaissance des responsabilités différenciées et aux droits auxquels elles donnent lieu pour les pays et les populations particulièrement affectés par les impacts des changements climatiques. Il a été envisagé d’évaluer les responsabilités des différents pays au regard de leurs contributions passées et cumulées à l’émission mondiale des gaz à effet de serre depuis 1840.
Les obligations d’atténuation (de réduction de la croissance de leurs émissions) pouvaient être estimées en rapportant ces contributions passées au total des émissions mondiales à ne pas dépasser pour limiter la progression de la température mondiale en deçà de 2 degrés de réchauffement.
Pendant un temps, c’est bien une approche descendante (top-down) qui a été privilégiée, dans laquelle un plafond mondial d’émissions est réparti entre pays et définit leur effort d’atténuation.
Toutefois, au tournant de la COP de Copenhague en 2009, les États-Unis et les pays les plus vulnérables aux changements climatiques (îles du pacifique, certains pays africains…) mettent en cause cette logique descendante pour des raisons distinctes.
Les premiers affirment que chaque pays doit pouvoir définir ses engagements de façon volontaire dans une logique nationale et ascendante.
Les seconds craignent que l’objectif des 2 degrés mette en péril leur survie et qu’il convient plutôt de s’accorder sur un objectif de 1,5 degrés. Toutefois, quelques années plus tard, au moment de la COP 21 qui s’est tenue en 2015 à Paris, des études ont mis en évidence que la « somme des contributions nationales volontaires […] conduit à un réchauffement de 2,7 à 3 degrés ». Un tel constat interroge la gouvernance des négociations climatiques et ses potentialités à traiter des questions de justice par la distribution des efforts d’atténuation et d’adaptation.
Face aux difficultés rencontrées dans la réalisation de ces arbitrages, les tenants de la justice distributive ont cherché à relier les responsabilités causales de contribution au changement climatique, aux responsabilités morales de compensation et de réparation, selon les capacités respectives de chacun.
Les réflexions critiques sur les responsabilités ont évolué en distinguant celles analysées d’un point de vue rétrospectif et celles appréhendées de façon prospective.
D’un point de vue rétrospectif, on peut mettre en doute que les seules responsabilités à prendre en compte soient celles relatives aux émissions, laissant de côté les autres responsabilités historiques. S’il s’avère difficile de dire qui est responsable de quoi, en raison des multiples interactions entre les activités humaines, la biosphère et les écosystèmes, il peut être plus judicieux de se demander qui porte préjudice à quoi, et notamment qui nuit aux possibilités de coexistence des sociétés humaines et de leurs milieux écologiques (Jamieson, 2010).
Selon Jamieson, c’est bien aux deux niveaux de responsabilités morales et éthiques qu’il faut positionner le débat.
On peut aussi regretter que les responsabilités historiques aient peu été rapportées aux relations entretenues par les nations industrialisées vis-à-vis de leurs colonies, par lesquelles les puissances occidentales ont affirmé leur hégémonie sur les usages de la nature, les modes de production et de consommation. Ainsi, on oublie de considérer la dépendance progressive des plus pauvres aux modes de production économique, agricole et urbaine et aux usages de la nature des puissances dominantes.
De façon prospective, la responsabilité est liée à l’engagement des différents pays à s’impliquer dans la lutte contre le changement climatique.
Ce qui importe, c’est « qui peut agir sur quoi » pour remédier au changement climatique et à ses conséquences. Dès lors, il est possible de rapporter le principe de responsabilité au principe de capacité, c’est-à-dire d’attribuer des responsabilités à des acteurs selon ce qu’il leur est possible de faire pour atténuer et s’adapter au changement climatique dans le présent et le futur.
Comme le fait très justement remarquer Néron (2012), les responsabilités dont il est question ne sont pas uniquement morales et éthiques ; elles sont aussi politiques.
Ces responsabilités ne concernent pas uniquement l’effort à accomplir selon les torts causés à autrui dans le passé, mais selon les capacités des différents acteurs à agir en mobilisant leurs domaines de compétences.
De ce point de vue, la responsabilité prospective peut amener à sanctionner autrui sur la base de son inaction vis-à-vis du futur, mais aussi du fait de l’inactivation des compétences et des capacités dont il dispose pour contribuer à la résolution des problèmes induits par les changements climatiques. (Nous l’avons évoqué dans l’ouvrage intitulé ‘’Le combat écologique de Denis Sassou N’Guesso – L’engagement d’une vie d’un homme pour la paix climatique ; cette nature qui nous veut du bien, page 108).
Les dimensions sociales et politiques des changements climatiques
Les approches de la justice environnementale contribuent aussi à renouveler l’analyse des dimensions sociales des changements climatiques et en questionnent les enjeux démocratiques et politiques.
Selon Welzer, les injustices climatiques globales ne dépendent pas uniquement des retombées locales inégales du changement climatique. Elles sont liées aux potentialités des sociétés à renouveler leur fonctionnement démocratique, afin d’éviter que les catastrophes climatiques se traduisent par des « catastrophes sociales ».

La faible réflexivité des institutions, des politiques des États et des collectivités territoriales conduit à amplifier les désastres sociaux générés par le changement climatique.
Ces thèses renvoient aux idées développées par Ulrich Beck (2001) selon lesquelles les risques sont engendrés par les sociétés contemporaines, au sein desquelles les sciences et les techniques génèrent des effets inattendus dont la gravité est délicate à évaluer.
Dans ce cas, ce ne sont plus seulement des groupes d’individus qui sont menacés, mais les sociétés fondées sur l’illusion de pouvoir maitriser les risques, sans que les connaissances nécessaires à leur compréhension soient partagées. Il en résulte des malentendus et des controverses jetant un trouble quant aux alternatives envisageables, à moins qu’une « modernité réflexive » et un « cosmopolitisme » ne viennent transformer les formes classiques de l’action et de la vie publique.
Si les pays ou régions les plus affectés par les « catastrophes climatiques » sont l’Afrique, les pays insulaires et asiatiques, certains pays développés ne sont pas épargnés.
L’exemple de l’ouragan Katrina qui a touché, en 2005, la ville de La Nouvelle-Orléans témoigne du peu d’engagements des autorités, de la faible préparation des acteurs locaux et citoyens, ce qui s’est traduit par une catastrophe sociale sans nom.
Les études de l’Université de Harvard sur l’ouragan Katrina révèlent que 1850 personnes sont décédées et plus d’un million a été déplacé : ce sont d’abord les minorités afro-américaines et les personnes âgées ou sans liens familiaux qui se sont trouvées prises au piège et précarisées par l’ouragan. Elles n’ont pas pu être évacuées à temps, ne possédant ni voiture ni famille chez qui aller, les autorités locales n’ayant pas mis en place de services d’évacuation par transport collectif. De plus, elles résidaient dans des quartiers et maisons de qualité médiocre emportés par la montée des eaux, n’étaient pas assurées contre le risque d’inondation et les catastrophes naturelles, ce qui les a empêché de pouvoir réhabiliter ou reconstruire ; des systèmes d’indemnisation publics n’ayant pas suffi à couvrir les préjudices subis.
Ainsi, le laisser-faire des institutions, la faible préparation aux aléas climatiques et l’inadéquation des mesures préventives (construction de digues sans drainage du fleuve Mississippi et zones d’expansion amont…) ont accru les inégalités de résilience.
Des études réalisées par les universitaires afro-américains illustrent la forte recomposition sociale de la population de La Nouvelle-Orléans suite à l’Ouragan Katrina.
Les quartiers afro américains ont été les plus touchés et leur réhabilitation a engendré l’exclusion de la majorité de leurs habitants. La composition sociale de la ville s’en est trouvée complètement modifiée après 2005 : la part des Afro-Américains est passée de 67% à 40%.
Les habitants les plus pauvres ont perdu leur emploi et ont été contraints de s’installer ailleurs.
Les logements ou maisons abandonnées ont été préemptés ou rachetés par la municipalité puis revendus à des promoteurs.
Ainsi, le changement environnemental peut accélérer les mutations sociales et urbaines s’effectuant au détriment des plus vulnérables ou défavorisés.
Le changement climatique met donc à nu les coulisses de la société et en révèle les fonctionnements et dysfonctionnements cachés. Les dimensions sociales et politiques du changement climatique peuvent être analysées à plusieurs niveaux : celui des synergies entre changements environnementaux de long terme et catastrophes sociales qui en résultent, de l’insuffisante clairvoyance des États et des collectivités territoriales à l’égard de ces injustices socio-environnementales, d’un manque de réflexivité sur l’impasse des logiques redistributives associées aux politiques climatiques et leur possible renouvellement.
Les dimensions éthiques et ontologiques des injustices aux changements climatiques décriées et dénoncées par le Président Denis Sassou N’Guesso
David Schlosberg (2007) met en parallèle le manque de reconnaissance sociale des situations d’injustices vécues par les groupes discriminés et le fait de disqualifier le rapport singulier construit par les populations autochtones à la nature et à leur milieu de vie.
Ces populations font l’objet d’un déni de reconnaissance des services qu’elles apportent à la nature et des valeurs d’intégrité environnementale qu’elles contribuent de perpétuer au sein des sociétés. (Cette problématique est au cœur de notre ouvrage ‘’Le Fonds bleu : Mécanisme de financement et de gestion du Bassin du Congo pour la protection de l’environnement mondial – Éditions L’Harmattan février 2018).
Les injustices dépendent selon des relations multiscalaires entre des actions transformatrices de l’environnement (aménagistes, extractivistes…) et les synergies entre écosystèmes qu’elles déstabilisent, les conditions de subsistance des communautés qu’elles fragilisent, les formes de désaffiliation sociale qu’elles génèrent. Les socles culturels et de vie sociale de ces communautés étant appauvris par la remise en cause de leurs interactions aux milieux.
Les courants de la justice et des éthiques environnementales se réfèrent à ces dimensions éthiques, culturelles et ontologiques pour appréhender les injustices environnementales.
Les énoncés de l’écologisme des pauvres insistent sur l’incommensurabilité des valeurs et des attachements aux milieux et les faibles possibilités d’en compenser économiquement les dommages écologiques.
Par l’appropriation des milieux (déforestations, grands barrages…), ce sont des écosystèmes, mais aussi des ontologies qui sont sacrifiées, c’est-à-dire des manières d’intégrer la diversité du vivant dans des pratiques et significations culturelles qui contribuent au vivre en société.
Ce qui est décrié ou dénoncé, ce sont des droits autochtones territoriaux bafoués par l’accaparement des terres, sans considération pour les ontologies plurielles que ces peuples ont bâties à leurs milieux associant nature et culture. Les énoncés pour désigner les injustices environnementales dans ce cadre diffèrent de ceux de la justice distributive.
Ces injustices recouvrent des confrontations ou ruptures ontologiques liées aux faibles possibilités accordées aux populations d’exprimer les valeurs, les éthiques et les savoirs qui les rattachent à leur milieu. Or ces ruptures sont rarement objectivées et mises à l’agenda des processus démocratiques visant à renouveler les politiques publiques notamment climatiques. D’autre part, ces politiques prennent peu en compte les pratiques anthropisées de certains groupes, leurs savoirs vernaculaires acquis dans l’historicité des milieux.
Conclusion
La notion de justice climatique envisagée sous l’angle distributif a été traduite dans les engagements de répartition des émissions de gaz à effet de serre selon les pays et les acteurs concernés, et les mesures de compensation négociées dans les accords internationaux sur le climat. Cependant, les manières de penser la redistribution sont amenées à évoluer par la prise en considération des injustices liées aux changements climatiques, lesquelles sont décriées et dénoncées vigoureusement par le Président Denis Sassou N’Guesso lors de ces différentes interventions aux grandes rencontres internationales consacrées aux questions du climat ou non.
Ces injustices sont plus complexes que les seules inégalités d’émissions et de vulnérabilité aux impacts du changement climatique.
L’analyse des multiples facettes des injustices conduit à renouveler la notion de justice climatique prônée par le Président Denis Sassou N’Guesso et les réponses politiques qui y sont apportées.
De façon générique, ces injustices décriées sont liées au fait que des groupes et communautés sont subordonnés aux transformations des milieux opérés par d’autres et aux trajectoires économiques et politiques suivies, sans qu’ils aient la possibilité de dénoncer les atteintes portées à leurs milieux et conditions de vie, et sans pouvoir défendre les valeurs et compétences les aidant à recomposer leurs modes d’habiter et mettre en œuvre des formes de coopération initiatrices de transition.
Le Président Denis Sassou N’Guesso s’insurge contre cet état de chose et fournis des efforts avec un plaidoyer clair pour qu’un changement de paradigme s’opère à l’échelle mondiale et qu’un autre logiciel d’action soit adopté par tous.
Ces critères d’analyse des injustices, d’ordre éthique et ontologique, mais aussi cognitif et réflexif éclairent les fondements des mobilisations citoyennes et le recadrage des enjeux de justice climatique formulés par le Président Denis Sassou N’Guesso ainsi que les coalitions citoyennes et associatives (ONG environnementales, fondations humanitaires…) de par le monde.
À partir des années 2000, les mouvements pour la justice environnementale ont mis l’accent sur la défense des droits territoriaux et de la nature, la souveraineté environnementale des peuples autant que des États, l’importance d’une transition écologique d’initiative locale ancrée dans les territoires.
Depuis 2015, l’analyse des mobilisations révèle un changement de perspective dû à la prise de conscience de l’urgence climatique. Ces coalitions d’hier et la voix de Denis Sassou N’Guesso d’aujourd’hui mettent en cause l’inaction des États, notamment des pays développés dits industrialisés et l’inadéquation des politiques d’atténuation et d’adaptation aux injustices vécues et subies plus particulièrement par les peuples des Pays Moins Avancés (PMA).
Ce recadrage contribue à reformuler les manières d’articuler la justice sociale à la justice climatique en interrogeant les injustices générées par les changements du climat, mais aussi les politiques climatiques à l’échelle planétaire.
Après s’être impliqué dans les COP pour sensibiliser les arènes diplomatiques, les efforts et/ou le plaidoyer du Président Denis Sassou N’Guesso pour la justice climatique changent à présent ses répertoires d’action. Denis Sassou N’Guesso se positionne à l’interface du grand public et des États, des Pays en développement et des États industrialisés pour influencer les politiques mises en œuvre et inciter les acteurs décisionnaires mondiaux à tenir leurs engagements climatiques. Il tente d’infléchir ces politiques en conscientisant les peuples et en prônant une citoyenneté environnementale transformatrice des formes de dialogue démocratique.
Aujourd’hui, le Président Denis Sassou N’Guesso se positionne en acteur contributeur de politiques en sensibilisant l’opinion internationale sur la convergence des idées de justice sociale et de justice climatique. Il s’en dégage une autre manière de penser la redistribution à l’articulation d’une fiscalité plus juste et négociée, des politiques climatiques conscientes des discriminations (sociales, ethniques, de genre…) et intégratrices d’une transition écologique plus réflexive et participative. (‘’La diplomatie climatique de Denis Sassou N’Guesso’’ par nous, aux Éditions L’Harmattan, novembre 2022).
L’ouverture de l’action publique et efforts internationaux à ces différentes manières d’articuler la justice sociale à la justice climatique constitue pour le Président Denis Sassou N’Guesso, un défi politique et diplomatique à relever qui questionne le cadre démocratique des relations entre citoyens et pouvoirs publics mais aussi entre Pays Moins Avancés et pays développés.
Toutefois, il est difficile de savoir si ces peuples du monde conscientisés par les plaidoyers du Président Denis Sassou N’Guesso vont être porteurs d’une citoyenneté environnementale et pourront influencer les politiques climatiques nationales et internationales. Tout dépendra des forces économiques et politiques en présence, des capabilités qu’ils laisseront émerger, de l’écoute qu’ils accorderont aux mobilisations cherchant à concilier transition écologique et transition sociale et démocratique.
Docteur Michel Innocent PEYA
Créé le 2024-09-09 00:41:22
Au Congo-Brazzaville, les actes de cambriolage - comme la délinquance et la criminalité plus généralement - sont en hausse depuis quelque temps. Brazzaville et Pointe-Noire affichent des augmentations record. Il n'en reste pas moins que les cambriolages peuvent arriver, que ce soit dans une maison ou un appartement. Alors, comment s'en protéger ? Quels moyens les cambrioleurs utilisent-ils désormais pour parvenir à leurs fins ?
Dans l'imaginaire populaire, les voleurs ont tendance à rentrer par la force dans un logement qu'ils ont préalablement choisi, après s'être assurés que personne ne s'y trouvait.
Or, il existe une multitude de techniques de cambriolage. Les connaître permettrait de mieux anticiper ces vols et de mieux se protéger.
Ces derniers temps, la technique la plus utilisée dans les cambriolages à Brazzaville et à Pointe-Noire est le cric.
Tout le monde est familier du cric mécanique ou cric losange, outil indispensable pour soulever la voiture en cas de crevaison et pouvoir mettre en place la roue de secours ou pour pouvoir réaliser plus facilement des opérations d'entretien ou de réparation sur votre voiture.
L'objectif est de le placer en verticale avant de tourner la manivelle pour bien ouvrir les grilles et avoir accès à un logement.
Tous les moyens sont bons. C'est une fois qu'ils ont pu rentrer qu'ils peuvent procéder au vol, de manière plus ou moins subtile.
Du côté du cambrioleur, l'avantage de recourir à cette pratique réside dans sa subtilité.
ll n'est toutefois pas impossible de prévenir ces cambriolages. Seulement, la prévention passe par une plus grande vigilance vis-à-vis des personnes qui cherchent à s'introduire dans un logement.
Les maisons verrouillées, les volets fermés et les lumières éteintes, les cambrioleurs connaissent bien. Une maison totalement plongée dans le noir trahit votre absence.
La solution ? Simuler une présence même quand il n'y a personne !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-09-06 22:18:03