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Dans le cadre de la réforme de son système éducatif, le Congo se dote d’un Cadre d’Orientation Curriculaire (COC). La remise officielle dudit document a eu lieu, le 11 novembre 2025 à PEFACO Hôtel Maya-Maya de Brazzaville, en présence de Mme Marlène Omolongo, qui a représenté la Représentante de l’UNESCO au Congo, du directeur de cabinet par intérim du ministre de l’enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l'Alphabétisation, Monsieur Joseph Bizard et de celui de l’enseignement Technique et Professionnel, d’autres cadres et dirigeants du secteur de l’éducation. Grâce à une collaboration entre le gouvernement de la République, l’UNESCO et le Bureau International de l’Education (BIE), ce document, de portée stratégique, constitue une étape importante dans la transformation du système éducatif national. C’est un cadre qui vise la modernisation des programmes scolaires et l’amélioration de la qualité de l’enseignement.
En effet, l'éducation nationale, ce moment qui symbolise, non seulement l'aboutissement d'un processus institutionnel et technique de grande envergure, mais aussi la concrétisation d'une vision collective, celle d'une éducation congolaise moderne, inclusive et résiliente, pleinement ancrée dans les valeurs nationales et ouvertes sur le monde.

La présence de tous dans cette salle témoigne de l'intérêt que nous accordons collectivement à l'avenir de notre système éducatif, à la réussite de nos enfants et à la construction d'une société fondée sur le savoir, l'équité et l'innovation. « Ce mois de novembre 2025 marque la clôture du programme d'appui à la stratégie sectorielle de l'éducation, parce que l'UNESCO a eu l'honneur d'accompagner, aux côtés du gouvernement de la République du Congo, en qualité d'agent partenaire. Cette collaboration, rendue possible grâce au soutien financier du Partenariat mondial pour l'éducation, illustre un engagement commun en faveur d'un système éducatif plus équitable, plus performant et durable », a rappelé Mme Omolongo.

« Grâce à l'engagement indéfectible des autorités congolaises et en étroite collaboration avec l'ensemble des partenaires du secteur de l'éducation, le PAS a permis d'enregistrer des résultats remarquables dans les trois domaines clés de la réforme, à savoir l'équité, la qualité et l'efficience.
Sur le plan de l'équité, 25 salles de classe préscolaire ont été construites et équipées, 24 écoles dotées de latrines séparées pour les filles et garçons et 23 points d'eau potable réhabilités. Grâce à la mise en œuvre des cantines scolaires et des transformations monétaires conditionnels, plus de 19 000 élèves, dont 82 écoles, à travers 4 départements, ont bénéficié d'une alimentation scolaire régulière, favorisant ainsi la rétention et la réussite.

Sur le plan de la qualité, le PAS a formé 1350 enseignants bénévoles et 154 encadreurs pédagogiques, renforçant ainsi les capacités de ressources humaines de l'éducation de base. Plus de 51 000 manuels scolaires et 250 000 cahiers d'activités de français et de mathématiques ont été distribués par le projet en complément des 608 000 manuels de français et de mathématiques fournis par le gouvernement », a-t- elle démontré.
« Sur le plan de l'efficience, le PAS a contribué à la modernisation du système d'information pour la gestion de l'éducation, le CIG. A travers la production des annuaires statistiques 2022-2023, 2023-2024 et 2024-2025, après plus de 5 ans d'interruption garantissant un pilotage fondé sur des données fiables.

Enfin, une avancée majeure a été accomplie dans le pilotage curriculaire avec la formation de 35 cadres nationaux en partenariat avec le Bureau international de l'éducation de l'UNESCO, aboutissant aujourd'hui à la finalisation du cadre d'orientation curriculaire », a-t-elle conclu.
Il sied de noter que ces efforts conjoints ont permis d'améliorer significativement les conditions d'apprentissage et de rapprocher le pays de son objectif : garantir à chaque élève un manuel de français et de mathématiques.

Le COC, Cadre d’Orientation Curriculaire est bien plus qu'un document technique. C'est une boussole stratégique, un instrument de cohérence, un pacte social autour de la vision éducative de la République du Congo. Élaboré dans le sillage des états généraux de l'éducation, de la formation et de la recherche, le COC incarne donc l'une de leurs recommandations phares : doter le pays d'un cadre de référence pour guider les réformes chirurgiennes. Fruit d'un processus participatif exemplaire, conduit par une équipe interministérielle formée et accompagnée par l'UNESCO-BIE, ce document est le premier du genre dans l'histoire du système éducatif congolais. Il définit les valeurs, les finalités et les orientations pédagogiques de l'éducation nationale dans un esprit d'intégration des savoirs endogènes et modernes et promotion de compétences et de formation du citoyen congolais du XXIe siècle, un citoyen responsable, créatif, ancré dans sa culture. En se dotant de ce cadre, la République du Congo rejoint le cercle des pays africains pionniers dans la mise en œuvre d'une approche curriculaire cohérente et systémique en phase avec les objectifs du développement durable, en particulier l'ODD4, sur l'éducation de qualité pour tous.
Pour sa part, Joseph Bizard, dans son dévoilement du COC a expliqué avec force et détails, les bienfaits de ce document qui va contribuer à une meilleure formation dans l’enseignement au Congo.
« Le Cadre d’Orientation Curriculaire (COC) est désormais le référentiel officiel qui guide l’ensemble du système éducatif congolais. Il incarne une vision partagée fondée sur des valeurs citoyennes, la diversité et l’innovation pédagogique. La réussite de sa mise en œuvre repose sur la mobilisation collective de tous les acteurs éducatifs, enseignants, décideurs, partenaires et communautés. En structurant les réformes autour d’une approche cohérente et inclusive, le COC prépare un système éducatif résilient, équitable et performant, capable de relever les défis actuels et futurs pour garantir une éducation de qualité pour tous », a-t-il développé.
Il a en substance adressé ses sincères remerciements à l’UNESCO puis au Bureau International de l’Education (BIE) pour leur appui technique et institutionnel constant, qui a été déterminant dans l’élaboration de ce document stratégique. Leur engagement aux côtés du Gouvernement de la République du Congo témoigne d’une coopération exemplaire au service de l’éducation.

En outre, Monsieur Anicet Kombo, directeur de cabinet par intérim du ministre de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, représentant sa tutelle a défini « qu’il s'agit d'un cadre de référence du système éducatif qui définit les orientations majeures et qui guide la conception et la mise en œuvre du curriculum. D'une part, le COC explique la philosophie éducative sous-entendant le curriculum ainsi que les approches pédagogiques relatives à l'enseignement, à l'apprentissage et aux évaluations des acquis qui sont inhérentes à cette même philosophie. D'autre part, il décrit une série d'exigences en termes de standards et de normes, de règlements ainsi que de conseils à respecter par toutes les parties prenantes du système éducatif devant orienter le travail des écoles, des enseignants et des représentants de l'élaboration des matériels et du support pédagogique ».
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-11 20:33:56
Lancement officielle de ’’JAM’’, les Jeunes avec Mafoula, le 8 novembre 2025 à l’auditorium de l’hôtel de la Préfecture de Brazzaville. Ce regroupement des jeunes dont le Bureau exécutif est composé d’une douzaine de membres, rassemblés autour des idéaux et/ou de la vision de Dave Uphrem Mafoula, président du Parti Les Souverainistes (LS), décide de s’impliquer dans cette bataille de mobilisation, de sensibilisation et surtout de conscientisation de cette jeunesse congolaise, souvent utilisée pour des faire-valoir par certains hommes politiques, qui les utilisent de façon abusive. Leur slogan : « Rejoindre le JAM, c’est choir le camp de l’avenir ».
Les jeunes avec Dave Mafoula (JAM) est une plateforme juvénile indépendante et libre qui se caractérise dans l’éveil total des jeunes congolais, pour une conscientisation, afin de parvenir à la citoyenneté responsable. La cérémonie de lancement officielle de la plateforme des jeunes éveillés, s’est déroulée en présence du président d’honneur, Monsieur Dave Uphrem Mafoula, président du Parti les Souverainistes et, a abordé les sujets sur la situation sociopolitique et de l’actualité en République du Congo.

Cette plateforme des jeunes Congolais, qui se veut être un lieu de rassemblement, de liberté, empreint de citoyenneté, pour un éveil des jeunes, plus patriotiques, plus engagés et dévoués sur leur avenir meilleur.
Prenant la parole, la chargée de communication, membre du Bureau, Mademoiselle Martia Nkouikani, a rappelé la circonstance de naissance de ladite plateforme, qui marque un éveil probant de la jeunesse congolaise, cette jeunesse longtemps plongé dans le laxisme. C’est aussi le symbole d’une force juvénile cohérence, patriote, visionnaire et résolument engagée pour un Congo meilleur, où il fait bon et beau-vivre.

Citant Cheikh Anta Diop, Martia a rappelé « que’’ le plus grand danger pour une nation, c’est une jeunesse qui ne croit plus en rien’’, ces paroles résonnent et marquent ‘’ le début de notre engagement pour construire un avenir meilleur ».

Par ailleurs, le coordonnateur national de la plateforme, Henryal Moudoungou a expliqué que JAM est un mouvement citoyen, dirigé par la volonté de reconstruire le Congo, jeté en pâture dans une gestion chaotique. Cette organisation prône une mobilisation massive, par la volonté et la proximité. En rapport avec la situation du Congo, qui traverse une période de turbulence multidimensionnelle, le coordonnateur lance ainsi, une invite aux jeunes, à une prise de conscience et à l’action avec courage et responsabilité devant les signes de temps. A l'endroit du président d'honneur de cette plateforme, Henryal Moudoungou, l’a exhorté à recréer des conditions de confiance entre les institutions et les jeunes.

Répondant à l’invitation faite à lui par cette jeunesse consciente et déterminée à s’impliquer désormais, de façon responsable, efficace et sans aucune peur à militer dans cette plateforme juvénile, Uphrem Dave Mafoula a fait montre de satisfaction de voir les jeunes militer et s’engager désormais pour leur avenir. Il se tourne dorénavant vers une jeunesse qui travaille avec l'énergie du pays. Aussi, fustige-t-il les responsables politiques, qui confisquent depuis lors, la liberté de la jeunesse et cache la vérité et manipule ’’la pauvre jeunesse’’.
Uphrem Dave Mafoula faisant allusion aux années dédiées à la jeunesse par le Président de la République, fait un constat amer. Cela s’est soldé par un échec. « La 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝐶𝑜𝑛𝑔𝑜 𝑛𝑒́𝑐𝑒𝑠𝑠𝑖𝑡𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑣𝑖𝑠𝑖𝑜𝑛 », a-t-il renchéri.

En ce qui concerne l’actualité brûlante de l’éradication du grand banditisme urbain, le phénomène ’’Kuluna’’ ou ‘’’Bébés noirs’’, notamment, avec l’action que mène la Direction Générale de la Sécurité Présidentielle (DGSP), Uphrem Dave Mafoula pense que « 𝑙𝑒 𝑚𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑣𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑡𝑡𝑎𝑞𝑢𝑒́ 𝑑𝑒𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑠𝑎 𝑟𝑎𝑐𝑖𝑛𝑒 ». O𝑛 𝑑𝑜𝑖𝑡 𝑎𝑟𝑟𝑒̂𝑡𝑒𝑟 𝑙𝑒 𝑝ℎ𝑒́𝑛𝑜𝑚𝑒̀𝑛𝑒 𝑘𝑢𝑙𝑢𝑛𝑎 𝑒𝑛 𝑠'𝑎𝑡𝑡𝑎𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑟𝑎𝑐𝑖𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑙'𝑖𝑛𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑞𝑢𝑖 𝑛'𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑐ℎ𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑜̂𝑚𝑎𝑔𝑒 et 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑢𝑣𝑟𝑒𝑡𝑒́ ». Evoquant les facteurs de l’apparition et du développement de la criminalité, le président d’honneur de JAM, atteste que « 𝑙'ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑎̀ 𝑠𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑡 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑠𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙'𝑖𝑛𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑔𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑙𝑖𝑠𝑒́𝑒 𝑎𝑢 𝐶𝑜𝑛𝑔𝑜 ».
Le président d’honneur de JAM appelle les dirigeants du pays à mettre en place des véritables politiques sociales, qui vont soulager les souffrances du peuple.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-10 09:15:14
La République du Congo a accueilli deux grandes figures du monde chrétien contemporain : le pasteur Paula White, conseillère spirituelle du Président américain Donald Trump, et l’archevêque Nicholas Duncan-Williams, icône du mouvement charismatique africain. À leur arrivée à l’aéroport international Maya-Maya de Brazzaville, le pasteur Paula White et l’archevêque Nicholas Duncan-Williams ont été accueillis avec les honneurs par le commissaire colonel-major Michel Innocent Peya, au nom du Chef de l’État. Ce geste d’accueil empreint de respect et de reconnaissance témoigne de l’importance accordée par le Congo aux relations spirituelles internationales, perçues comme un vecteur de rayonnement culturel et moral sur la scène mondiale.

Paula White, figure emblématique du christianisme évangélique aux États-Unis, est connue pour son influence spirituelle au plus haut niveau de la politique américaine. Pasteure principale du City of Destiny Church en Floride, elle s’est illustrée comme l’une des voix les plus écoutées du mouvement pentecôtiste moderne. Elle joue un rôle clé dans le cercle religieux entourant Donald Trump, devenant par la suite conseillère à la Maison Blanche sur les affaires religieuses et présidant l’initiative « Faith and Opportunity », destinée à rapprocher les institutions fédérales des communautés de foi.
Prédicatrice charismatique, auteure à succès et figure médiatique, Paula White a su allier spiritualité, leadership et engagement social, en prônant un message d’espérance, de prospérité et de transformation personnelle. Son influence dépasse aujourd’hui les frontières américaines, faisant d’elle l’une des femmes les plus influentes du christianisme évangélique mondial.
Aux côtés de l’archevêque Nicholas Duncan-Williams, fondateur du Action Chapel International au Ghana et pionnier du mouvement charismatique en Afrique, cette visite revêt une portée spirituelle et symbolique majeure. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre les églises africaines et américaines, mais aussi de coopération interreligieuse pour la paix, le leadership spirituel et le développement des nations.

Cette visite marque une étape majeure dans l’ouverture spirituelle et diplomatique de la République du Congo vers le monde. Elle illustre la volonté du pays, sous l’impulsion du Président Denis Sassou Nguesso, de conjuguer foi, coopération et paix comme piliers d’un dialogue universel entre les nations et les peuples, ainsi, le Congo réaffirme son rôle de terre d’accueil, de dialogue et de convergence des croyances, fidèle à sa tradition d’hospitalité et à son ambition de bâtir une nation ouverte sur le monde et enracinée dans les valeurs spirituelles universelles.
Au-delà de sa dimension religieuse, cette visite s’inscrit dans une dynamique de diplomatie spirituelle visant à promouvoir les valeurs de tolérance, de solidarité et de développement humain. Elle ouvre également la voie à de futures collaborations entre les institutions religieuses congolaises et les églises évangéliques internationales, dans des domaines aussi variés que l’éducation, la formation du leadership spirituel et la promotion de la paix durable en Afrique.

Par sa présence, le commissaire colonel-major Michel Innocent Peya a souligné l’intérêt constant que le chef de l’État accorde à la coopération interreligieuse, considérée comme un levier essentiel de cohésion sociale et de paix durable voire du vivre-ensemble congolais.

Dans son allocution de bienvenue, le commissaire colonel-major Michel Innocent Peya a mis en exergue la double dimension spirituelle et diplomatique de cette visite, symbole d’ouverture et de dialogue entre les nations. Il a également tenu à rassurer les hôtes quant aux dispositions protocolaires et sécuritaires prises pour assurer le bon déroulement de leur escale à Brazzaville.
« Le président de la République du Congo, S.E.M. Denis Sassou Nguesso, se trouve actuellement au Brésil, où il prend part à la conférence internationale sur le changement climatique. Il m’a chargé de vous transmettre ses salutations fraternelles, de vous souhaiter la bienvenue et de vous assurer que vous êtes ici chez vous. Le Congo et les États-Unis entretiennent d’excellentes relations d’amitié, et nous espérons que cette visite en appellera bien d’autres », a-t-il déclaré.
Pour sa part, l’archevêque Nicholas Duncan-Williams a exprimé sa vive reconnaissance pour l’accueil chaleureux et l’attention particulière dont il a été l’objet, délivrant un message empreint d’espérance, de paix et d’unité spirituelle

« Nous sommes contents, nous sommes reconnaissants envers Dieu pour votre nation et pour les choses qu’il va accomplir ici. Tant que l’Église est debout, l’économie et le peuple de cette nation sont sur le point d’expérimenter une bénédiction comme jamais auparavant. »
Après cette escale à Brazzaville, Paula White et Duncan-Williams poursuivront leur tournée africaine, avec un message centré sur la paix, la solidarité et la renaissance spirituelle du continent.

Un événement qui, au-delà du symbole religieux, illustre la place croissante du Congo-Brazzaville comme carrefour de dialogue entre foi et diplomatie.
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Laurence OSSEBI / Les Echos du congo-brazzaville
Créé le 2025-11-09 19:00:02
Arrivé à Belém au Brésil, le 5 novembre 2025, le Président de la République du Congo, Son Excellence Monsieur Denis Sassou N’Guesso, est parmi les représentants de plus de 100 pays à prendre part à ce rendez-vous annuel sur les changements climatiques, afin de fixer les objectifs environnementaux : la 30e Conférence des parties de la Convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP30), est le lieu indiqué pour exprimer les doléances du continent africain, grande victime du changement climatique. Pour porte cette voix de e l’Afrique et celle de son pays, le Président congolais a pris la parole, le jeudi 6 novembre dernier à la tribune de ce grand forum international. Voici l’intégralité de son allocution à cette COP 30 :
« Monsieur le Président de la COP30 ;
Distingués participants ;
Mesdames, Messieurs ;
Je voudrais adresser mes sincères remerciements à Son Excellence Monsieur Luiz Ignacio Lula da Silva, Président de la République Fédérative du Brésil, ainsi qu'au Peuple et au gouvernement brésiliens, pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé, à ma délégation et à moi-même.
Trente-trois ans après Rio, 13 ans après Rio+20 et 10 ans après l'Accord de Paris, la COP30, qui se tient après celle de Bakou en Azerbaïdjan, en 2024, se focalise sur des thèmes bien connus.
Je me dois de rappeler qu'en 1992, J'avais pris part à I'historique Sommet de la Terre à Rio de Janeiro.
Les principaux enjeux de cette rencontre portaient, entre autres, sur : - le développement durable et la lutte contre les changements climatiques ; - Ia préservation des forêts, des tourbières et des ressources en eau ; - la coopération et le financement en matière d'environnement.
Et aujourd'hui, dix ans après les Accords de Paris de 2O15, force est de relever le fossé béant entre les ambitions proclamées et la grande insuffisance des efforts réalisés, sinon la quasi-impuissance du monde entier face au dérèglement climatique.
Plus que jamais, de Bakou en 2024 à Belém ici, aujourd'hui en 2025, la responsabilité dans l'équité au service de la survie de l'humanité nous interpelle tous, sous I’emprise des incertitudes inhérentes : - aux retards des réponses à apporter pour réduire le réchauffement climatique ; - aux promesses de financements non tenues et toujours attendues par les pays vulnérables, en appui à leur lutte contre les changements climatiques et en lien avec la transition énergétique.
Monsieur le Président ;
Mesdames, Messieurs !
Depuis plus de quatre décennies, mon pays, la République du Congo, porte, en toute responsabilité, sa contribution à la dynamique globale de lutte contre les changements climatiques. Le Congo dispose, aujourd'hui, de plus de quatre millions d'hectares d'aires protégés, soit 13,5% du territoire national.

L'aménagement des concessions attribuées aux projets de développement est devenu, depuis plus de trois décennies, une exigence légale. Plus de neuf millions d'hectares sont aménagés et plus de trois millions en coursd'aménagement, la moitié êtant dêjà certifiée selon les normesinternationales.
Ces espaces abritent les plus vastes tourbières tropicales au monde et sont des régulateurs climatiques essentiels.
A travers la Journée nationale de l’arbre, le Programme national d'afforestation et de reboisement, le Fonds bleu pour le bassin du Congo, l'aménagement forestier durable et la certification des forêts en zone tropicale humide, le Congo continue de démontrer sa ferme volonté de contribuer à la lutte contre les changements climatiques.
Sous l'impulsion de mon pays, l'Assemblée générale de I'ONU a proclamé la décennie 2027-2036, des Nations Unies pour le boisement et le reboisement, dans le cadre d'une gestion durable des forêts.
C'est pourquoi, J'encourage I’initiative du Brésil de créer le Fonds pour la présentation des forêts tropicales, face à la crise de la déforestation tropicale.
Cette initiative, gui rejoint celle de la Commission climat du bassin du Congo avec son instrument financier, le Fonds bleu pour le bassin du Congo, est d'autant plus louable qu'elle se met également au service des peuples autochtones et des communautés locales qui sont les premiers gardiens des écosystèmes les plus riches en biodiversité au monde.

A propos, mon pays, qui dispose d'une loi qui assure la promotion et la protection des peuples autochtones, a abrité, il y a peu, le premier Congrès mondial des peuples autochtones des trois bassins forestiers tropicaux (Amazonie, Congo et Bornéo-Mékong).
Une mise en œuvre en synergie de toutes ces initiatives ne pourra avoir que d'heureux effets pour le bien de I'humanité.
Enfin, Je tiens à réaffirmer I'engagement solennel de mon pays en faveur d'une gouvernance forestière fondée sur les principes de durabilité, de souveraineté écologique et de solidarité intergénérationnelle.
J'exhorte les Nations nanties à accompagner financièrement les pays en développement dans leurs actions d'atténuation, d'adaptation et de prévention, tout en accordant une attention soutenue à Ia compensation des pertes et dommages liés au dérèglement climatique.
Je vous remercie ! »
Photos : DR
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-07 16:58:40
« Femmes spéciales » est un concept regroupant en son sein, les femmes entrepreneures, les femmes managers, les femmes capables, qui se lancent dans cette initiative, venues d’Afrique et de sa diaspora. Cette 10e édition, qui se déroule dans la salle Denis Sassou N'Guesso du Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, dans la capitale congolaise, Brazzaville, placée sous les auspices de Madame Aline France Etokabeka, marraine de l’événement et de la présidente d’honneur, Belinda Ayessa, la Directrice générale des lieux. A l’initiative du coach Ninos Ezéchias Ngouama, avec pour thème : « Célébrons les femmes fortes et l’innovation ». Cette édition, la 10e se déroule du 5 au 8 novembre 2025.
En effet, depuis une décennies d’existence, ’’Femmes spéciales’’ devient un événement devenu emblématique dans la valorisation des talents féminins dans la promotion et le leadership féminin au Congo et par-delà, l’Afrique et sa diaspora.

Rendez-vous annuel qui célèbre des Congolaises et/ou des femmes d’Afrique et de la diaspora, engagées dans l’innovation, l’entrepreneuriat, la culture et le développement social, le sciences, l’éducation, la santé, le sport et l’engagement communautaire.
L’ouverture de cette 10e édition s’est tenue dans une belle atmosphère pleine de solennité, en présence d’une belle brochette de femmes entrepreneures, d’artistes, des représentantes d’associations féminines et des invités de divers horizons africains.

Dans son mot liminaire, Aline France Etokabeka a d’emblée, rendu un hommage mérité à l’initiateur de ce concept, qui devient un événement majeur de l’élite féminine congolaise en particulier.
Par ailleurs, elle a salué le parcours exceptionnel des femmes congolaises et africaines. « Elles se battent chaque jour pour bâtir des sociétés plus justes, plus créatives et plus inclusives. Célébrer les femmes fortes, c’est reconnaître celles qui innovent, qui transforment leurs communautés et inspirent les générations futures », a-t-elle rassuré.
Au cours de ces dix ans, ’’Femmes spéciales’’ s’est imposé comme un espace d’expression, de valorisation pour les femmes leaders d’Afrique. Un vrai domaine de réseautage au féminin.

Cette édition décennale symbolise un tournant décisif pour la continuité de l’œuvre entreprise et engagée par Ninos Ezéchias Ngouama et toute son équipe dynamique. « C’est la raison de la célébration de l’anniversaire, le tout premier depuis son lancement, il y a dix ans. Cet anniversaire se veut, non seulement un moment de célébration, mais aussi un appel à la continuité, à la persévérance et à plus d’ardeur de de bon sens : encourager l’innovation féminine et stimuler l’émergence de nouvelles vocations », a déclaré Ninos E. Ngouama, initiateur et coordonnateur de l’événement.

En outre, Madame Bélinda Ayessa, dans un mot plein d’amour et d’encouragement, a stimulé les uns et les autres, mieux, les unes et les autres, à plus d’engouement, de détermination et de participation ou d’implication. « Les femmes fortes d’aujourd’hui sont les bâtisseuses de demain », a appuyé la présidente d’honneur de cette 10e édition, Belinda Ayessa, directrice générale du mémorial Pierre Savorgnan de Brazza.
Elle a notamment salué avec insistance les efforts et le soutien constant de Madame Etokabeka et de l’ensemble des partenaires de l’événement.

’’Femmes spéciales’’, qui se déroule jusqu’au 8 novembre prochain dans la ville capitale du Congo, fait de Brazzaville, la capitale de la reconnaissance africaine pour un rayonnement exceptionnel des femmes leaders.
A noter que, ’’Femmes spéciales’’ a un leitmotiv, « Si vous n’éduquez pas les jeunes filles aujourd’hui, vous punirez les mères et les enfants demain ! La formation continue des jeunes filles et des femmes est notre cheval de bataille ».

’’Femmes spéciales’’ et leurs partenaires « œuvrent pour une jeunesse responsable et une masculinité positive, avec pour cœur d’activités : le coaching en entrepreneuriat, la formation et la sensibilisation. Ensemble pour la paix, le développement durable avec une jeunesse engagée et autonome ».

En somme, des activités vont couronnées cette 10e édition : conférences, ateliers, expositions, panels d’échange et de discussion qui mettent en exergue des femmes, pionnières dans les nouvelles technologies, la recherche scientifique, l’entrepreneuriat, le développement durable et l’art contemporain.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-07 11:30:00
Les habitants de Mbinda dans le Niari (sud), ne cachent plus leur exaspération face à la dégradation avancée des infrastructures publiques essentielles de leur ville.
Des bâtiments qui tombent en lambeaux
L’Hôtel de la préfecture, censé être le cœur administratif de la localité, offre un spectacle désolant. Murs fissurés, toitures endommagées laissant passer les intempéries, et équipements obsolètes témoignent d’un manque criant d’entretien. Les agents eux-mêmes travaillent dans des conditions précaires, ce qui impacte inévitablement la qualité des services offerts aux citoyens.
La situation n’est guère meilleure au marché municipal. Autrefois lieu de rencontre et d’échanges commerciaux dynamiques, ce véritable symbole de la vie locale est aujourd’hui méconnaissable. Les étals sont délabrés poussant la population à crier à l’abandon et à la négligence de la part des autorités.

Depuis son érection en 2009 pour une valeur de sept millions cinq cent trente trois deux cent quatre vingt francs (7.533.280f CFA), ce marché d’une capacité d'accueil de 50 tables et 08 boxes n'a existé que pendant deux semaines et a été abandonné par les commerçants.
La cause serait l'existence des forces supra physiques pour les uns et l'éloignement du marché des zones populaires pour les autres.
Un sentiment d’abandon généralisé
Cette dégradation des infrastructures n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un sentiment plus large d’abandon ressenti par les habitants de Mbinda.

Les routes sont impraticables, l’accès aux soins de santé est limité, et les opportunités économiques sont rares.

La vétusté de l’Hôtel de la préfecture et du marché n’est que la partie émergée de l’iceberg d’une localité qui se sent laissée pour compte.

Les appels à l’aide et les plaintes des habitants se sont multipliés ces dernières années, mais sans grand succès jusqu’à présent.
La population de Mbinda espère désormais que la médiatisation de leur situation attirera l’attention des autorités compétentes et déclenchera des actions concrètes pour la réhabilitation de ces infrastructures vitales.
La dignité et le bien-être des habitants de l’ex cité Comilog en dépendent.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-06 13:50:54
Le Congo-Brazzaville a effectué mercredi 5 novembre 2025, son retour sur les marchés financiers internationaux après vingt ans d'absence. Concrètement Brazzaville a émis un titre obligataire pour un montant de 670 millions de dollars américains - cela veut dire que le pays a levé cet argent pour refinancer sa dette publique.
Cette émission de titre obligataire a été placée sur le marché principal de la Bourse de Londres. En échange, ces 670 millions de dollars serviront à refinancer une partie de la dette congolaise qui arrivait à échéance.
Le fait que cela se fasse sur les marchés internationaux et pas seulement sur le marché régional est un signe que la politique économique du pays est redevenue crédible et que les réformes paient, selon Christian Yoka, ministre des Finances de République du Congo.
« Nous avons renoué avec la stabilité budgétaire, nos comptes sont aujourd'hui solides. Notre objectif, c'est de traduire le redressement économique observé en reconnaissance financière. Ce travail de réforme va se poursuivre, c'est un cap qui va rester absolument central pour nous pour la suite », explique-t-il.
Renforcer la transparence
Après des années de crise, la croissance du pays est positive. Brice Mackosso, secrétaire permanent de commission Justice et Paix de Pointe Noire, figure de la société civile, salue les progrès réalisés. Mais il appelle le gouvernement à renforcer la transparence.
« Il reste encore des goulots d'étranglement. Nous avons la question de la transparence des propriétaires réels des entreprises qui travaillent dans le secteur extractif. Il ne s'agit pas seulement de la crédibilité au niveau international, mais aussi de la crédibilité du gouvernement vis-à-vis de nous, citoyens congolais, qui voulons comprendre comment tout cela se gère », rappelle Brice Mokoko.
Une transparence réclamée également sur la gestion de la dette.
Le gouvernement s'engage à publier tous les trois mois un bulletin de statistiques de la dette publique.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Source : Rfi
Créé le 2025-11-06 07:43:04
Le ministre de la Coopération Internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso a signé, au nom du Gouvernement de la République du Congo, l’accord de coopération bilatérale relatif au Contrat de partenariat économique pour le développement partagé sur les récoltes précoces (CADEPA) avec Wang Wentao, ministre du Commerce de la République populaire de Chine en marge de la 8ᵉ Exposition internationale d’importation de la Chine, tenue à Shanghai mercredi 5 novembre 2025.
« Dès son entrée en vigueur, le CADEPA permettra au Congo d’exporter vers la Chine tout type de produits ou d’objets fabriqués localement, exonérés de droits de douane. Cet instrument juriste, dont le Congo est le premier signataire en Afrique, permettra de renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays tout en soutenant la transformation locale et la valorisation des filières agricoles à fort potentiel », a écrit le ministre congolais sur son compte X.
Selon Denis Christel Sassou Nguesso, la conclusion de cet accord est l’aboutissement d’un long processus de négociation mené conjointement par nos deux gouvernements, dans le prolongement des engagements pris par le Président Xi Jinping lors du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), dont le Congo assure la coprésidence.
« Elle concrétise également la déclaration commune adoptée à Changsha, en marge de la 4ᵉ Exposition économique et commerciale Chine-Afrique, et illustre la solidité et la profondeur du partenariat stratégique sino-congolais », a précisé le ministre de la Coopération Internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé.
La coopération entre la Chine et le Congo-Brazzaville est stratégique et axée sur le développement mutuel, couvrant des domaines comme les infrastructures, l'économie, la santé et l'éducation.
Un nouvel accord de coopération a été signé en octobre 2025, renforçant ce partenariat historique de plus de 60 ans.
Le Congo est aussi le premier pays africain à bénéficier d'un accord lui permettant d'exporter certains produits vers la Chine en franchise de droits de douane, un accord qui vise à stimuler l'agro-industrie locale.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2025-11-06 07:13:42
La ville de Belém au Brésil doit accueillir des représentants de plus de 100 pays pour parler des changements climatiques lors de la COP 30, la 30e Conférence des Parties. Cette réunion annuelle permet de fixer les objectifs environnementaux mondiaux. Un rendez-vous auquel le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso participera cette année. Le numéro un congolais est arrivé au pays de son ami Lula, ce mercredi 5 novembre 2025.
La COP 30 qui aura lieu du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, doit être celle de la mise en œuvre de l'Accord de Paris, car depuis 2015, les pays y travaillent encore.
Ils doivent aussi présenter cette année leurs contributions déterminées au niveau national (CDN). Ce sont des plans pour la réduction de gaz à effet de serre élaborés par chaque pays. Ils doivent être mis à jour tous les cinq ans et cette année, ce sera la troisième série de CDN (après 2015 et 2020).
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-05 18:53:50
Après avoir été intronisé officiellement par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphyrin Mboulou, intronisé il y a quelques semaines à Madingou, chef-lieu du département, le Préfet Marcel Nganongo vient d’entamer une série des visites de travail à travers les districts sous son autorité administrative.sa tutelle. Monsieur le Préfet, Marcel Nganongo, en compagnie d’autres autorités politico-administratives, ont entamé une première phase de sa tournée dans les districts de Ntsiaki, le 22 octobre 2025, et de Boko-Songho, le 24 octobre dernier.
Le district de Ntsiaki, première étape de cette visite, Marcel Nganongo a été reçu en fanfare par des populations très exaltées, déterminant la joie des habitants, le tout dans une ambiance de fête, rehaussée au rythme et au son des tam-tams, des maracas et des chansons traditionnelles, expression de notre attachement à la culture ancestrale, notre patrimoine commun.

Au cours de la visite de travail à Ntsiaki, la délégation préfectorale a organisé une rencontre citoyenne dans la salle de la sous-préfecture, moment pendant lequel le Préfet a été édifié des différentes difficultés vécues par ces populations, parmi lesquelles : le manque d’eau potables et de l’électricité ; le déficit criard d’enseignants ; les agents de santé ; les agents de la force publique, dépourvu de moyen roulant, pour exercer de façon efficace et efficiente leur missions assignées. Dans ce district, le Préfet et toute sa délégation ont aussi visité quelque unité de production, la Société CFF-Bois International, qui soulage un tant soit peu les populations de cette localité.
« Les problèmes posés auprès du Préfet de la Bouenza sont réels, et les réponses données sont d’autant plus satisfaisantes que rassurantes. Dans la mesure du possible, il a promis apporter solutions idoines, dans la collaboration totale des uns et des autres », a déclaré un habitant du district de Ntsiaki.

Par ailleurs, à Boko-Songho, la mobilisation d’accueil était aussi à la haute de l’illustre visiteur. Marcel Nganongo, reçu par la Sous-préfète, Albane Nzaba-Kongo, s’est par la suite prêté au même exercice. Les doléances de la population, ici, sont présentées et égrenées par la Sous-préfète pendant la séance de travail.
Dans son allocution, Mme Nzaba-Kongo a « déploré l’épineux problème de manque d’infrastructures scolaires et ses corollaires : des écoles entières tenues que par des bénévoles ou volontaires communautaires, dépassant largement le nombre des fonctionnaires, 61 pour seulement 11 fonctionnaires. Votre visite de travail, M. le Préfet, dépasse le simple cadre administratif. Elle symbolise l’écoute la proximité puis la volonté d’agir », a dit en substance Mme la Sous-préfète. Dans cette localité, M. le Préfet a visité le forage d’eau potable, l’école Primaire ’’Mboukou-Songho’’, qui a connu sa réhabilitation grâce à la Sous-préfète ; et le Centre de Santé Intégré (CSI) de la place.

Ensuite, la délégation préfectorale s’est rendu au village Minga, où elle a visité la Base-vie de la Société Géolan qui est dans l’exploration et la recherche.
A l’issue de cette tournée, le Préfet du département de la Bouenza, Marcel Nganongo est plus que satisfait des échanges avec les populations des localités, forces vives de la Nation congolaise. Il se dit avoir atteint en toute cause, l’objectif visé.

« Lors de mon intronisation officielle à Madingou, le ministre Raymond Zéphyrin Mboulou nous avait demandé de connaitre notre département. De faire un état des lieux de notre département. Et nous avions décidé d’aller dans tous les districts du département. Je peux dire que l'objectif est atteint pour ce premier module des descentes, j’ai pris acte et bonne note de toutes vos doléances, je ne vais pas résoudre les problèmes avec une baguette magique, mais, nous ferons de notre mieux, avec le Conseil départemental, avec l’Etat et avec votre apport, vous population, nous pourront essayer d'apporter des solutions à leurs doléances », a promis Marcel Nganongo.
VALDA SAINT-VAL/ Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-05 10:27:20
Le député Paul Valise Matombé a organisé, le dimanche 2 novembre 2025, une séance de sensibilisation avec les conducteurs de motos et les tenanciers de motels dans les villages de Pounga, Dimonika, Voilà et D6 dans le département du Kouilou. L'objectif principal était de discuter des mesures à prendre pour prévenir la prolifération du grand banditisme dans ces zones.
En effet, informer les participants sur les risques liés au grand banditisme et les mesures à prendre pour le prévenir, aura été le mobile au cœur de cette rencontre entre le député de la 1re circonscription électorale de Mvouti et sa base.

Au cours de sa communication Paul Valise Matombé a encouragé les conducteurs de motos et les tenanciers de motels à jouer un rôle actif dans la prévention du grand banditisme. De cette session de sensibilisation s’est dégagée l’idée d’une collaboration entre les autorités locales et les acteurs concernés pour lutter contre la délinquance.
Paul Valise Matombé a eu recours à ce moyen de communication directe, qu’est la sensibilisation, puisqu’elle est un outil clé pour prévenir le grand banditisme et ses conséquences négatives sur la communauté.
De ce point de vue, le député de Mvouti I a présenté le rôle indispensable que ces acteurs peuvent jouer dans la prévention du grand banditisme, en signalant les activités suspectes et en collaborant avec les autorités.

De cette manière la plus-value qui découlera de cette relation voulue harmonieuse entre les acteurs concernés est la prévention ou l’éradication du grand banditisme, avec pour conséquence immédiate l’amélioration de la sécurité et de la qualité de vie dans les villages concernés.
Par la même occasion, le député de Mvouti I a distribué des chasubles avec des identifiants aux conducteurs de motos et des fiches de renseignements aux tenanciers de motels pour améliorer la traçabilité des personnes de transit.
Les chasubles avec des identifiants, ainsi distribués, permettront de mieux identifier les conducteurs de motos et de renforcer la sécurité dans les localités concernées, tandis que les fiches de renseignements, pour leur part, permettront aux tenanciers de motels de collecter des informations sur les personnes de transit, ce qui peut aider à prévenir les activités illicites.

La séance de sensibilisation, organisée par le député Paul Valise Matombé, aura été une initiative importante pour prévenir le grand banditisme dans les villages de Pounga, Dimonika, Voilà et D6. En travaillant ensemble, les autorités locales et les acteurs concernés contribueront à créer un environnement plus sûr et plus sécurisé pour tous.
La séance de sensibilisation a été clôturée par un carnaval qui a rassemblé les participants et les habitants des localités concernées. Cette activité a permis de créer une atmosphère festive et de renforcer les liens entre les communautés. C’est ainsi que les participants ont exprimé leur satisfaction quant à cette initiative qui vise à améliorer la sécurité et la qualité de vie dans leurs localités.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-04 17:26:54
Raffermir davantage le lien entre la force publique et la population, voilà une instruction du Président Denis Sassou-N’Guesso, Chef Suprême des Armées, à l’endroit de la troupe. Une instruction qui ne la quitte pas et qui a pris force de commandement. Un commandement qu’elle exprime en actions, chaque fois que le devoir l’exige. À la suite des doléances exprimées par les populations de Pointe-Noire concernant la salubrité et la gestion des déchets, le Colonel Major Michel Innocent Peya, Directeur général des Finances et de l’Équipement de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, a déployé sur le terrain l'Unité d’Assainissement et de la Protection de l’Environnement de la DGFE.
L’arrêt soudain des activités de la société Averda, conjugué à l’absence remarquée de la société turque Albayrak, a plongé Brazzaville et Pointe-Noire dans une crise de salubrité sans précédent. Partout dans les arrondissements de ces deux grandes villes, des décharges sauvages se multiplient et des amas d’immondices s’amoncellent, témoignant d’une situation environnementale préoccupante.
Fidèle à ses principes d’engagement pour la défense de la patrie et la protection des populations, la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE), dirigée par le commissaire colonel-major Michel Innocent Peya, a lancé à Pointe-Noire une vaste opération de salubrité publique, marquée par des actions de ramassage des ordures à travers la ville.

Longtemps défiguré par des montagnes d’ordures, le marché de la Liberté, dans l’arrondissement de Tié-Tié, a retrouvé de son éclat. L’opération de salubrité menée par la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE) a redonné espoir et fierté aux habitants, qui, dans un élan spontané de solidarité, ont tenu à remercier les agents de l’unité d’assainissement en leur offrant des bouteilles d’eau.

Dotée d’une chaîne logistique performante, la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE) est capable de déployer, en quelques heures seulement, plusieurs détachements d’ingénierie civile. La mobilisation de ses moyens techniques illustre la polyvalence d’un service souvent perçu comme purement administratif, mais dont l’expertise mécanique et les capacités de ses unités se révèlent essentielles à la préservation du cadre de vie

Au-delà du simple enlèvement des montagnes de déchets qui asphyxiaient les avenues et ruelles de la capitale économique, l’opération engagée par la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE) poursuit un objectif plus large : rétablir la fluidité urbaine et redonner à la ville son visage d’antan. En améliorant la circulation et en assainissant les espaces publics, cette initiative entend offrir aux habitants non seulement une meilleure mobilité, mais aussi un cadre de vie plus sain, plus agréable et plus digne de la vitalité de Pointe-Noire.

En cette saison des pluies, l’action de la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE) revêt également une dimension préventive sur le plan sanitaire. En assainissant les espaces publics et en éliminant les foyers d’immondices, l’opération contribue à réduire la prolifération des vecteurs pathogènes et à limiter les risques de maladies hydriques telles que le choléra ou la typhoïde. Une initiative saluée par les habitants, conscients que la propreté urbaine demeure l’un des remparts les plus efficaces contre les épidémies saisonnières.
À Ngoyo parexemple, l’accumulation de déchets sous les pylônes électriques reliant Pointe-Noire à Brazzaville a conduit les habitants à les brûler, faute de solution alternative. Une pratique risquée, pouvant entraîner des coupures d’électricité, paralyser les entreprises et affecter les ménages, mettant ainsi en péril le fonctionnement de la capitale économique et perturbant le quotidien des populations. Chaque incendie de ces immondices sous les lignes à haute tension expose la capitale économique à des pannes massives et fragilise les infrastructures essentielles

La démarche de la DGFE, désormais saluée par les populations qui perçoivent concrètement l’apport de la force publique dans leur quotidien, s’inscrit pleinement dans la vision du président de la Republique Denis Sassou Nguesso, qui fait de la modernisation des services publics un levier essentiel de stabilité et de développement. Cette vision, traduite en actions concrètes, a été soulignée par la maire de Tié-Tié, qui a exprimé sa profonde gratitude envers le Président de la République, le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou, le directeur de la DGFE, colonel-major Michel Innocent Peya, ainsi qu’aux hommes et femmes de la DGFE dont l’engagement permet d’améliorer quotidiennement la qualité de vie des habitants.

Cette initiative illustre l’engagement de la Direction Générale des Finances et de l’Équipement (DGFE) à mobiliser ses moyens au service de la collectivité, bien au-delà de ses missions traditionnelles de sécurité. Elle inaugure une nouvelle dynamique où la sécurité publique se conjugue avec des actions concrètes de développement urbain et de gestion efficace des infrastructures.
Sous la direction du commissaire colonel-major Michel Innocent Peya, les hommes et les femmes de la DGFE ne sont pas à leur première opération de grande envergure sanitaire. Des initiatives similaires ont déjà été menées à Brazzaville, au grand bénéfice des populations locales.
Créée par le décret n°2025-25 du 21 février 2025, l’unité d’assainissement et de protection de l’environnement a pour mission d’assainir les casernes et leurs environs, mais également de contribuer activement à la préservation de l’environnement dans les zones urbaines et périurbaines, chaque fois que les populations en expriment le besoin.
Cette approche inclusive renforce les liens de proximité, de confiance et de solidarité entre les forces de sécurité et les citoyens, traduisant la volonté de l’État de servir le bien-être collectif et la santé publique.
Sous la houlette du colonel-major Michel Innocent Peya, l’unité d’assainissement et de protection de l’environnement s’affirme ainsi comme un instrument clé de la politique environnementale et citoyenne du gouvernement, alliant efficacité opérationnelle et engagement au service des populations.

En alliant rigueur policière, engagement écologique et sens du devoir public, cette initiative donne vie à la vision du Président de la République Denis Sassou N’Guesso, telle que relayée par l’écrivain congolais Michel Innocent Peya dans ses ouvrages : celle d’un Congo propre, discipliné et durable, où sécurité publique et développement environnemental œuvrent de concert au service des populations.
Au-delà du simple ramassage des déchets, cette action illustre une approche intégrée de la gestion urbaine, qui améliore la qualité de vie des habitants tout en renforçant la discipline citoyenne. Elle démontre que la protection de l’environnement ne se limite pas à un impératif écologique, mais constitue également un levier de cohésion sociale et de bien-être collectif, incarnant une politique de proximité concrète et tangible dans le quotidien des Congolais.
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Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-03 23:39:12
La présidente de l’Association le Congo Ma Passion d’Afrique Centrale (ACMPAC), Gaëtane Princesse Mouangassa, a lancé, le dimanche 2 novembre 2025, une mobilisation générale des habitants de la 3e circonscription électorale du premier arrondissement de Brazzaville, Makélékélé, à savoir, les quartiers Diata et Château d’eau, pour se faire enregistrer puis s’enrôler, aux fins de l’acquisition de la carte nationale d’identité. Cette opération, qui concerne les populations de la circonscription, sinon, les membres, sympathisants ou adeptes, a mobiliser près de 1.500 concitoyens afin de l’obtention de la carte nationale d’identité ou livret. Sésame incontournable pour prendre part à un vote ou scrutin.
Placée sous le slogan : « Ta Carte est un Droit », l’opération à la mobilisation de Mme Gaëtane Princesse Mouangassa est d’une portée capitale pour tous ceux et toutes celles qui n’ont pas à nos jours, leur carte nationale d’identité (CNI). Plus de 1500 habitants venus de Diata et de Château d’eau ont ainsi effectué le déplacement de l’école primaire Alphonse Massamba-Débat. Sous le dynamisme et la coordination de l’équipe des mobilisateurs et collaborateur de la présidente Mouangassa, le millier et demi d’adeptes, sympathisants et/ou membres du Part Congolais du Travail, ont pris d’assaut très tôt le matin, la cours de l’école de Diata.

Il suffit d’avoir son acte de naissance ou d’un duplicata, plus une carte photo pour se faire délivrer sa carte nationale d’identité, l’enrôlement se fait au Commissariat de Police de Quartier (CPQ) de Diata.
« Nous sommes passés de porte à porte sensibilisant la population de venir avec nous, pour se faire enrôler, afin d’obtenir nos cartes d’identité. Nous voici nombreux, plus de 1500 personnes mobilisées. Tout Congolais a le droit sa carte d’identité. Ceci a été donc le langage exprimé lors de notre activité de porte à porte auprès de nos concitoyens de Makélékélé 3 : Diata, Château d’eau », a expliqué Mme Mouangassa.

Dans un engagé axé dans le social, l’ACMPAC se veut de faciliter la vie des habitants en promouvant le droit à l’identité pour tous » lors Sur les sens de cette mobilisation d’enrôlement pour l’acquisition de la Carte d’identité. « Je suis venu faire l’enrôlement pour obtenir mon livret. Ça me fait plaisir du fait que Mme Mouangassa ait eu cette initiative, pour nous permettre d’avoir ma carte nationale d’identité. Cela nous aidera d’être citoyen à part entière et avec le livret je pourrai avoir le droit de voter, puisque le suis majeur », s’est exprimé un jeune qui a atteint l’âge majeur au mois de septembre dernier.

Pour cette période charnière, d’avant veille de l’échéance électorale de l’année prochaine, c'est-à-dire, la présidentielle de 2026, Princesse Mouangassa affute les armes des militants de son association et ses sympathisants, même ceux du Parti, pour l’acquisition de la carte d’identité, documents très important dans le processus électoral. Ce qui permettra à tout citoyen d’avoir accès au choix du candidat de sa convenance. Elle en appelle à la conscience de tous, sur la nécessité impérieuse d’acquérir sa carte nationale d’identité.

L’objectif de Gaëtane Princesse Mouangassa est d’atteindre le nombre très élevé. Elle estime parvenir à 2000, le nombre de concitoyens qui vont bénéficier de la carte, d’ici la fin de cette opération mobilisatrice, qui durera une semaine.

La carte nationale d’identité, cette pièce administrative et pourtant gratuite pour tout Congolais en âge de maturité, très difficile à en avoir, malgré sa gratuité. Ainsi, fort de cette opération de charme, Princesse Mouangassa mobilise ses troupes, organisant ladite opération, pour une citoyenneté du droit de voter. Le vote, certes n’est pas une obligation comme telle, mais un devoir, devoir pour la citoyenneté, devoir, pour un patriotisme conséquent.
Photo : DR
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-03 06:27:31
En séjour de Travail à Oyo et devant se rendre à la Cop 30 à Belém au Brésil, avant le 6 novembre, date retenue pour la journée nationale de l’arbre, le Président Denis Sassou N’Guesso a patronné par anticipation, dimanche 2 novembre, la 39ème édition de la journée nationale de l’arbre, en procédant au planting.

« Un arbre, une forêt une plantation pour un Congo florissant pendant la décennie des nations unies pour l'afforestation », c'est thème de la 39e journée nationale de l'arbre.
Le Président de la République en séjour de travail à Oyo dans le département de la cuvette a anticipé, pour raison d'agenda, la cérémonie en plantant un arbre au lycée d'excellence de la localité, en compagnie de quelques membres du corps diplomatique.

Il sied de rappeler que le Président Denis Sassou N'Guesso qui prendra part à la COP 30 qui se tient à Belém au Brésil, a joué un rôle déterminant dans l'adoption par l'ONU de la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement dans le cadre d'une gestion durable des forêts, qui couvre la période 2027-2036.

Pour faire aboutir cette vision salutaire pour la planète, le Président congolais a personnellement mené une campagne diplomatique pour promouvoir cette initiative auprès de la communauté internationale, notamment lors de la COP27 en Égypte en novembre 2022 et à la COP29 à Bakou.
Une vision relayée par l’écrivain chercheur Michel Innocent Peya dont les nombreux ouvrages vulgarisent les actions entreprises par le Président congolais.

Denis Sassou N’Guesso a organisé la première Conférence internationale sur l'afforestation et le reboisement à Brazzaville en juillet 2024, qui a rassemblé des experts et des dirigeants mondiaux pour discuter de l'importance de la restauration des forêts.

Le Président congolais a également mis en place des initiatives pour encourager les jeunes à s'impliquer dans la protection de l'environnement, notamment à travers la Journée nationale de l'arbre, qui est célébrée au Congo depuis 1984, d’où le choix du Lycée d’Excellence d’Oyo pour ce planting par anticipation.
Denis Sassou N'Guesso a toujours été un fervent défenseur de la protection de l'environnement, et son engagement pour la cause environnementale est reconnu internationalement. C'est sous son impulsion que la République du Congo a soumis la résolution à l'Assemblée générale des Nations Unies, qui a été adoptée par 155 voix pour et une seule voix contre.

Grâce aux efforts du Président Denis Sassou N’Guesso, la communauté internationale s'est engagée à restaurer les forêts et à promouvoir une gestion durable des ressources forestières, ce qui contribuera à lutter contre le changement climatique et à préserver la biodiversité.
Un gage de légitime fierté pour les congolais qui le 6 novembre, planteront un arbre, d’essence fruitière ou pas, avec le sentiment de la justesse de la vision écologique de leur Président.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-02 21:39:58
Brazzaville s’apprête à accueillir, du 4 au 7 novembre 2025, la 4ᵉ édition de la Conférence et Exposition sur le Contenu Local en Afrique (CECLA 2025). Placée sous le thème « Bâtir ensemble l’avenir énergétique de notre continent », cette véritable agora panafricaine rassemblera décideurs publics, industriels, acteurs du secteur pétrolier et gazier, ainsi que des représentants du monde entrepreneurial et institutionnel.
Au-delà d’un rendez-vous technique, la CECLA 2025 s’annonce comme un moment stratégique pour la République du Congo, à l’heure où le pays s’apprête à franchir une étape décisive : l’adoption de sa loi sur le contenu local, élaborée en 2024 et désormais en attente d’approbation.
Au-delà du pétrole, un enjeu national
Le contenu local ne se limite pas aux industries extractives. Il constitue un levier central de développement national, à la croisée de trois priorités majeures :
• valoriser le travail congolais par l’emploi de la main-d’œuvre locale ;
• structurer le tissu productif national en favorisant les biens et services issus des PME et artisans congolais ;
• créer des emplois durables en facilitant l’accès des entreprises locales aux marchés publics et privés.
Ce débat dépasse la technique : il touche la vision économique, sociale et politique du Congo.
La question est simple mais essentielle : voulons-nous demeurer un territoire de transit et de consommation, ou devenir un pays qui produit, transforme et exporte la richesse issue de son sol et de son savoir-faire ?
Vers une économie enracinée dans la production locale
Le contenu local repose sur un principe clair : toute activité économique exercée sur le territoire national pays doit contribuer directement au développement du pays.
Concrètement, il s’agit d’encourager ou d’exiger des entreprises étrangères qu’elles :
• emploient davantage de main-d’œuvre locale ;
• recourent à des fournisseurs et artisans locaux ;
• assurent le transfert des compétences et technologies aux acteurs locaux ;
• investissent dans la formation technique et professionnelle, pour faire émerger des « champions nationaux ».
Déjà expérimenté dans plusieurs pays africains, ce modèle a démontré son efficacité : il favorise la circulation interne de la valeur ajoutée, stimule la sous-traitance locale et renforce la compétitivité des PME et artisans locaux.
Pour le Congo, il représente bien plus d’une stratégie économique : un acte de souveraineté et de dignité nationale.
PME et artisanat : les nouveaux piliers de la transformation
Les petites et moyennes entreprises congolaises, souvent discrètes mais résilientes, constituent la colonne vertébrale de l’économie nationale.
Elles créent la majorité des emplois, soutiennent la production de proximité et animent la vie économique quotidienne.
Quant à l’artisanat, véritable pré-industrie nourrie d’un savoir-faire ancestral, il incarne une économie humaine, enracinée dans les territoires et la culture.
Pourtant, ces acteurs demeurent trop souvent à la périphérie des grands projets nationaux.
Le contenu local doit précisément devenir le pont entre les grandes entreprises et les producteurs locaux.
C’est dans cette synergie productive que se joue la véritable transformation économique du Congo. Renforcer les PME et l’artisanat, c’est consolider la base productive du Congo. Cela passe par :
• un meilleur accès au financement et aux marchés publics ;
• des programmes de formation et d’accompagnement technique ;
• une politique d’incubation des fournisseurs congolais capables d’atteindre les standards internationaux.
Une loi pour consolider la vision
L’adoption de la loi sur le contenu local s’impose comme un impératif stratégique.
Elle permettra de réguler la participation nationale dans les activités économiques majeures et d’en assurer la transparence.
Ce texte fixera des indicateurs précis, emploi national, achats locaux, transfert de compétences, pour mesurer les progrès accomplis.
Son adoption ne sera pas un simple acte administratif, mais l’entrée du Congo dans une nouvelle ère économique, fondée sur la responsabilité, la production et la création de valeur nationale.
CECLA 2025 : un catalyseur pour le débat économique africain
En accueillant la réunion de la CECLA 2025, Brazzaville s’affirme comme un carrefour de réflexion sur la souveraineté économique africaine. Dans un continent en pleine intégration, portée par la ZLECAF (zone de libre-échange continentale africaine), le contenu local devient le socle d’une industrialisation inclusive et durable.
Cet événement continental offre au Congo l’occasion de :
• affirmer son leadership dans la réflexion sur la production africaine ;
• présenter sa stratégie nationale comme modèle émergent ;
• démontrer que le développement endogène n’est pas un slogan, mais une voie crédible vers la prospérité.
Conclusion : produire, transformer, transmettre
Le contenu local n’est pas une simple politique économique : c’est une vision du développement. C’est le choix de produire ce que nous consommons, de transformer ce que nous possédons, et de transmettre le savoir-faire congolais aux générations futures.
Il incarne un nouveau contrat social et productif, fondé sur le travail, la compétence et la solidarité.
À l’heure où Brazzaville rassemblera l’Afrique pour penser à son avenir énergétique, rappelons-le : la véritable énergie du Congo réside dans ses PME, ses artisans et la créativité de son peuple. Parce que la richesse du Congo doit, enfin profiter aux Congolais et rayonner sur toute l’Afrique.
Charles Abel KOMBO, Economiste et Observateur des politiques publiques (France)
Créé le 2025-11-02 17:17:45
La trêve hivernale est entrée vigueur depuis samedi 1er novembre en France. Ce dispositif de filet social vieux d’un peu plus de soixante ans suspend les expulsions locatives jusqu’à la fin de l’hiver, pour garantir aux familles, mêmes les plus démunies, un logement chauffé.
Pour la saison 2025-2026, la trêve hivernale s'étend du 1er novembre 2025 au 31 mars 2026.
Pendant cette période, un propriétaire bailleur ne peut pas procéder à l'expulsion d’un locataire, même s'il dispose d'une décision judiciaire en sa faveur.
Cela s'applique pour tout motif d'expulsion, notamment pour des loyers non payés.

La trêve hivernale ne supprime pas les dettes de loyer accumulées. Pendant cette période, les locataires doivent donc poursuivre ou entamer les démarches de remboursement de la dette.
À la fin de la trêve, si une décision d'expulsion locative a été rendue par un juge, la procédure peut reprendre et être exécutée par un commissaire de justice.
Le principe de la trêve hivernale a été étendu aux coupures de gaz et d'électricité qui sont également interdites pendant cette période, afin de garantir le chauffage des logement.
La trêve hivernale est un droit en vigueur en France depuis plus de 60 ans, acquis à la suite de l’appel de l’Abbé Pierre du 1er février 1954.

Son combat a abouti à une première loi du 3 décembre 1956, permettant à titre provisoire, de surseoir aux expulsions de certains occupants de locaux d’habitation ou à usage professionnel.
Cette règle est prévue pour éviter que des familles ou personnes fragiles se retrouvent à la rue pendant les mois les plus froids.

En cas d’expulsion illégale pendant la trêve hivernale, le locataire peut porter plainte et demander des dommages-intérêts à son bailleur.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-01 13:51:01
La CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale) a tenu, du 27 au 31 octobre 2025 à l’hôtel Hilton Les Tours Jumelles de Brazzaville, en République du Congo, sa XLIVe (44e) Session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC). Cette 44e Session a été présidée par le ministre congolais de l’Economie, du Plan et de l’Intégration régionale, Monsieur Ludovic Ngatsé, président en exercice du Conseil des ministres de la CEMAC, en présence du président de la Commission, Monsieur Baltasar Engonga Edjo’o, des membres du gouvernement de la Commission de la CEMAC, du représentant du Président du Parlement Communautaire, de Monsieur le Gouverneur de la BEAC, du président de la BEAC, Madame la présidente de la COSUMAF, des premiers responsables des institutions spécialisées et des agences d'exécution de la communauté.
En effet, la CEMAC, ou Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale est une organisation regroupant six (6) pays d’Afrique centrale : Cameroun ; Congo ; Gabon ; Guinée Equatoriale ; Centrafrique et Tchad, qui vise à promouvoir l’intégration économique et le développement harmonieux de la région. Créée en 1994, la CEMAC succès à l’UDEAC (Union douanière et économique de l’Afrique centrale), et a pour siège Bangui, capitale de la République centrafricaine.

Parmi ses objectifs principaux, la CEMAC a pour mission de créer un marché commun, d’harmoniser les politiques économiques et monétaires, de promouvoir la paix et le développement au sein de ses Etats membres.
A l’issue de la 44e session, le communiqué final évoque la quintessence des travaux. Après avoir constaté l'effectivité du quorum, le Conseil a adopté son ordre du jour avec amendement. Abordant les points inscrits à l'ordre du jour, entre autres : « Le Conseil des ministres a suivi la présentation du rapport des travaux du Comité inter-État tenu les 27 et 28 octobre 2025 et en a pris acte. Le Conseil a félicité les experts du dit Comité pour la pertinence des avis émis, à l'effet d'éclairer davantage ses délibérations.
Le Conseil, a ensuite adopté le procès-verbal de sa 43e session ordinaire, tenue le 9 septembre dernier à Bangui, République centrafricaine.

Examinant la matrice d'exécution et de suivi des recommandations des sessions antérieures, le Conseil des ministres, après de fructueux débats, a salué les diligences engagées dans la mise en œuvre de ces recommandations, mais a toutefois invité la Commission à mettre la matrice en cohérence avec les procès-verbaux et communiqués finaux du Conseil. Le Conseil a ensuite suivi la présentation du rapport de l'auditeur interne de la communauté. Il a pris acte du dit rapport et a prescrit le renforcement des services de l'audit interne, réaffirmant la nécessité d'un audit interne annuel et d'un audit externe systématique de l'ensemble des institutions et des programmes de la communauté, le Conseil des ministres a décidé de la création d'un comité d'audit chargé d'assurer le suivi des conclusions et recommandations des audits internes et externes. Il a confié à la République gabonaise la responsabilité d'en proposer l'ossature. Le Conseil a par ailleurs instruit le président de la Commission d’accélère l’élaboration des manuels de procédure, à l’effet de les présenter à l’occasion d’une session extraordinaire.
Passant à l’examen du rapport de comité de gestion du FODEC, le Conseil des ministres en a pris acte et, après échange sur les modalités de fonctionnement du Fonds, a réitéré le principe de le transformer à terme, en Fonds d’investissement. Concernant le cas concret du Port sec de Ebibeyin, le Conseil a instruit la Commission de finaliser les études avant le premier semestre 2026, et a instruit également le comité de gestion, de mettre à disposition un budget des travaux de construction dudit Port en 2026.
Le Conseil a pris acte des rapports d’activités ainsi que des comptes rendus des conseils d’administration et comités de directions des institutions spécialisées et agences d’exécutions de la communauté.

S’agissant de la situation financière de la communauté, le Conseil des ministres a exhorté tous les Etats membres, à faire application de l’acte additionnel instituant un mécanisme autonome de recouvrement de la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI), afin de permettre aux institutions communautaires de disposer des moyens de leur mission. Il a encouragé la commission, d’effectuer la mission qu’elle envisage de conduire auprès des services compétents des Etats membres, afin d’exécuter les hautes instructions de la 43e session du Conseil des ministres.
Passant à l’examen du projet de budget de la communauté, le Conseil des ministres a salué la qualité et la cohérence du document et l’a arrêté en ressources et en emploi, à la somme de 85 milliards 923 millions 690 mille 256 F.CFA. Il a également arrêté le montant des allocations du FODEC (Fonds de Développement de la Communauté) à la somme de 18 milliards 456 millions 355 mille 885 FCFA.
Le Conseil a noté avec satisfaction, les efforts entrepris par la commission, en vue d’instaurer une plus grande transparence dans la gestion des ressources de la communauté, et pour assurer l’apurement de la dette, de l’ensemble des institutions, ainsi que vis-à-vis des partenaires au développement… », a indiqué ledit communiqué final.
Clôturant les travaux de cette 44e session ordinaire du Conseil des ministres, son président, Ludovic Ngatsé a exprimé sa joie pour la fin heureuse de celle-ci.

« Arrivés au terme de notre 44e session budgétaire du Conseil des ministres de l'Union économique et monétaire de l'Afrique centrale, le moment est donc venu de faire le bilan de nos travaux et de tracer les perspectives pour la mise en œuvre effective de nos conclusions. L'adoption du budget communautaire pour l'exercice 2026, dont le communiqué final fait mention, constitue l'aboutissement d'un processus participatif et transparent. Ce budget, en progression de 2,42% par rapport à 2025, reflète notre volonté commune de rationaliser nos dépenses tout en préservant les moyens nécessaires à la réalisation de nos projets prioritaires d'intégration. Par ailleurs, le Conseil des ministres a recommandé à la Commission de prendre les mesures nécessaires pour produire un rapport consolidé des contrôleurs financiers de la communauté. De même pour la mise en œuvre de la décision portant interdiction d'exporter les bois tropicaux sous forme de grumes dans le bassin du Congo. Le signal politique fort envoyé aujourd'hui doit se traduire par des actions immédiates sur le terrain.
Outre les décisions budgétaires, cette 44e session a été marquée par des engagements solennels renouvelés de tous les États membres à mettre en œuvre le mécanisme de collecte automatique de la taxe communautaire d'intégration, condition sine qua non pour le bon fonctionnement de nos institutions communautaires. Par ailleurs, nous avons porté un regard particulier sur la nécessité de privilégier la rigueur, la transparence et l'efficacité dans la gestion des ressources communes. Les résolutions que nous avons adoptées n'auront de valeur que si elles se traduisent par des actions concrètes et des résultats tangibles pour nos populations. Le chemin entre la salle de conférence et le terrain doit être raccourci », a précisé M. Ludovic Ngatsé.

« Je lance un appel pressant à tous les acteurs concernés, gouvernement, commission, institutions communautaires, secteurs privés et sociétés civiles », a-t-il sollicité.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-11-01 13:32:42
Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) lance les travaux de la Session inaugurale et ordinaire, le 30 octobre 2025 à l’l’hôtel Grand Lancaster de Brazzaville, en présence du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, des membres de son gouvernement et des institutions nationales et internationales, en vue de l’adoption des documents fondamentaux, consacrés à son fonctionnement opérationnel.
Le Conseil Economique, Social et Environnemental est une institution qui occupe une place plus qu’importante dans la gouvernance de notre pays et qui incarne la volonté de bâtir un développement.

En effet, dans un Congo résolument tourné vers l'avenir, le Conseil économique, social et environnemental rappelle que le développement véritable est celui qui ne laisse aucune femme, aucun homme, aucune communauté au bord de la route. Ne laisser personne au bord de la route, un engagement du chef de l'État envers son peuple, une facette de l'action du gouvernement envers les populations.

Pour l’entame de son second mandat à la tête de cette institution, Madame la présidente Emilienne Raoul a exprimé sa profonde gratitude au Premier ministre et son gouvernement, pour avoir accepté d'honorer de leur présence, la session inaugurale de la deuxième mandature.
« Le Conseil économique, social et environnemental est une assemblée consultative qui comprend sans sein les représentants de la société civile organisée et rassemblée au sein des principales branches d'activités économiques, socio-culturelles et environnementales. Je vais en citer quelques-unes. Il s'agit des représentants des champs de commerce, des organisations patronales, des associations paysannes, des professions libérales, des associations à vocation sociale, des chercheurs, des universitaires, des confessions religieuses, etc. », a-t-elle déclaré.

Elle a par ailleurs remis en mémoire la lutte menée par les femmes pour que soit reconnu leur droit au sein de la société, au sein des organes du pouvoir. En effet, pendant la colonisation, le terme qu'on utilisait était celui de l'émancipation de la femme. L'image de la femme émancipée pendant la période coloniale et les années qui ont suivi l’indépendance était celle de la femme libérée des contraintes traditionnelles, ayant un emploi salarié et parfois militant dans les organisations de libération.
Aussi, Mme la présidente du CESE a-t-elle rappelé que, « le Conseil économique, social et environnemental est justement l'incarnation et le dépositaire d'un modèle qui fonde sur une large part de consensus qui doit assurer la cohésion d'une société plurielle comme la nôtre. Le Conseil est le lieu où doit se nouer un dialogue serein entre partenaires sociaux. Un lieu où même lorsque le conflit s'aggrave, le fil du dialogue ne doit jamais être rompu. Le monde connaît des changements multidimensionnels dont les solutions aux bouleversements qu'ils génèrent requièrent le dialogue permanent et l'association des intelligences dans tous les domaines. Soyez rassurés, le gouvernement en est conscient et s'est toujours employé à créer des espaces de dialogue avec toutes les institutions, toutes les couches sociales, et les organisations de la société civile afin d'œuvrer en faveur de la préservation de la démocratie sociale ».
« En promulguant la loi organique, relative au fonctionnement du Conseil Economique, Environnemental et Social, le Président de la République a choisi d’établir la parité au sein de notre institution. En effet, l’article 30 stipule : ’’ La moitié au moins des membres du Conseil économique, environnemental’’ est composée des femmes’’.

Mais, que s’est-il passé dans l’application de cette loi à travers le décret n°25-173 du 13 mai 2025, portant nomination des membres du Conseil économique, social et environnemental, dans lequel les femmes ne représentent plus que 48% et les hommes 52%. Alors qu’au cours de la dernière mandature, les femmes représentaient 56% et les hommes 44%.
Si l’on ne prend le courage de corriger cette ’’erreur’’ dans les mandatures à venir, les femmes ne représenteront qu’une portion incongrue du Conseil économique, social et environnemental », a relevé avec stupéfaction et désolation Mme Emilienne Raoul.
« Abordant le sujet sur la jeunesse, elle démontre que lorsqu’on regarde la pyramide des âges de notre institution, elle est large au sommet et s’effile dans les tranches d’âge jeune, de la base, c’est-à-dire les 30-40 ans. Notre suggestion ne porte pas sur un quota qui leur serait réservé, mais un quota pris en compte dans les catégories socio-professionnelles qui figurent dans la loi organique.

Nous devons développer leurs compétences, stimuler leur engagement, créer des passerelles avec les acteurs économiques pour les intégrer pleinement au processus décisionnel.
En somme, le Conseil économique, social et environnemental est un instrument de dialogue et de paix au service de nos citoyens. Les défis du développement durable reposent essentiellement sur l’inclusion économique de nos populations, l’inclusion sociale et aujourd’hui la justice climatique. L’action doit être portée sur la satisfaction des besoins de l’être humain et sur son potentiel.

Notre Institution, en tant qu’organe consultatif apporte sa contribution pour le maintien de la paix sociale et pour la bonne gouvernance », a-t-elle affirmé.
De son côté, le chef du gouvernement, en son nom propre personnel et de son gouvernement, a au nom du Président de la République Denis Sassou N’Guesso, a, adressé ses vives et sincères félicitations pour la confiance que le chef de l'État a placée en vous, en vous élevant à la dignité de conseiller du gouvernement et du parlement dans les domaines économiques, social et environnemental. « J'ai noté avec beaucoup d'intérêt vos préoccupations en appelant à une collaboration plus étroite avec le gouvernement. Je rappelle que le Conseil économique, social et environnemental est justement l'incarnation et le dépositaire d'un modèle qui fonde sur une large part de consensus qui doit assurer la cohésion d'une société plurielle comme la nôtre », a-t-il déclaré.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-10-31 13:16:49
D’un montant de 738 millions de dollars, soit environ 445 milliards FCFA, le Programme accéléré de développement communautaire (PADC) est un programme gouvernemental qui sera mis en œuvre sur cinq ans, notamment de 2026 à 2030. La contrepartie du gouvernement est estimée à environ 100 milliards FCFA. Concernant son impact, il est attendu que 2,6 millions des Congolais sortiront en 2030 de l’état de pauvreté multidimensionnelle, spécifiquement 400 000 enfants auront accès à un système d’enseignement de qualité, 650 000 à l’électricité pérenne et fiable.
« Le Pnud nous offre ce jour l’occasion d’un échange interactif et fructueux sur le PADC, prévu d’être exécuté au cours de la période 2026-2030. Il s’agit de rendre opérationnelle une idée simple et puissante qui consiste à mettre en place une approche territorialisée de développement stratégique et cohérent, afin d’éradiquer la pauvreté. Eradiquer la pauvreté passe inéluctablement par la réduction des inégalités territoriales, le renforcement de la cohésion sociale, et l’amélioration durable des conditions de vie de la population », a déclaré Isidore Mvouba, le président de l’Assemblée nationale, au cours de la journée parlementaire de présentation du PADC, le 28 octobre 2025.
Il a souhaité que l’impact du programme soit à large spectre sur l’état de pauvreté et de fragilité de la population locale, l’accès à un système de qualité en matière d’éducation, de santé, de fourniture d’eau potable et d’électricité au travers d’une dynamisation des économies locales.
Agence d’exécution du programme, le Pnud estime que le PADC va offrir à 40% de la population congolaise, vivant dans les zones non urbaines, un accès aux services de base. « En tant que leader du développement, ici au Congo, au Pnud, nous restons convaincus que le développement du Congo est à portée de main. En effet, ce beau pays présente toutes les caractéristiques d’un succès pour la réalisation des ODD dans les cinq prochaines années. Le pays dispose d'atouts considérables, de richesses naturelles abondantes, d'un capital humain prometteur, d’un leadership visionnaire, et d’une population à taille appréhendable par une planification judicieuse », a rappelé la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama Dian Barry.
Adama Dian Barry a précisé que le PADC permettra à la République du Congo de tenir les engagements pris lors du Sommet mondial sur les objectifs de développement durable (ODD) d'octobre 2023.
Présentant le programme devant la représentation nationale, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondélé, a rappelé que le PADC vise, entre autres, le renforcement du tissu rural et villageois, la réduction des inégalités et de la fracture infrastructurelle entre zones urbaines et rurales.
Il a notamment présenté aux participants les objectifs et l’importance stratégique du PADC, ses différentes composantes, son processus d’élaboration et de validation, ses résultats et impacts attendus, son financement, sa gouvernance.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Source : Adiac
Créé le 2025-10-31 07:26:03
« Na dérédé, ni bâhu ! » autrement dit, « il n’y a pas d’erreur, c’est bien eux ». C’est par ces cris repris en chœur et félicitant les éléments de la DGSP, que les populations de Kingouari ont salué leur moment de délivrance, avec l’interpellation de trois chefs de gangs Kuluna qui faisaient régner la terreur dans leur quartier. Les hommes du général Serge Oboa y ont mené une opération plus que fructueuse mercredi après-midi, à la grande satisfaction des populations libérées du climat de terreur qui les hantait.
Depuis le lancement le 21 septembre dernier, de l’opération de traque et d’éradication des ‘’kuluna’’ et autres ‘’bébés noirs’’ qui naguère terrorisaient les paisibles citoyens, semant mort et désolation, les populations des quartiers non encore traités par la DGSP, ne cessent de crier leur impatience, d’attendre l’arrivée de ces troupes d’élite, porteuses d’espoir et de solution de quiétude et de paix retrouvées.
C’est le cas du quartier Kingouari qui continuait de vivre dans la hantise de trois bandits de grand chemin, des chefs de gangs kuluna réputés pour leur cruauté.

Ceux qui avaient croisé leur chemin et ont survécu, gardent à jamais les souvenirs atroces de leur nuit de cauchemars.
Au regard des blessures infligées à leurs victimes qui ont miraculeusement survécu, tout indique que l’intention de ces malfrats a toujours été de tuer.

Une dame sur laquelle s’acharnaient ces bandits, n’a eu la vie sauve que grâce à l’arrivée de quelques jeunes qui ont osé braver ces criminels, ne pouvant supporter de rester sans réaction, face aux cris d’agonie d’une femme qui appelait à l’aide.

Un autre jeune n’a eu la vie sauve que grâce à ses qualités athlétiques.
Après avoir été tailladé de tous les côtés, ses jambes quoique blessées, ont porté son dernier espoir de survie. Gravement blessé, mais en vie.

Les Kuluna qui semaient la terreur se mettaient souvent en scène sur les réseaux sociaux, comme pour narguer autant la force publique que les populations.
Pour les habitants de Kingouari, la date de mercredi 29 octobre sera à marquer d’une pierre blanche, comme celle de la libération.

La descente des hommes du général Serge Oboa a été saluée par l’euphorie d’une population avide de goûter enfin aux délices de la paix et de la tranquillité, tant les chefs de gangs des kuluna qui les terrorisaient ont des noms tristement célèbres et dont la seule évocation suscitaient la peur.

Zolo Mbemba Fabrice alias Saolona, un congolais âgé de 23 ans célibataire père d'un enfant sans emploi, domicilié au 43, rue Alphonse Bitsindou à kingouari.
Ce chef de gang de l’écurie dite zone 32 kingouari, se revendiquait d’appartenance Arabe.

Responsable de plusieurs agressions, vols et actes de vandalisme qui avaient plongé le quartier dans l’insécurité, Zolo Mbemba Fabrice et plusieurs membres de son groupe ont été neutralisés et remis aux autorités compétentes, grâce à l’action rapide et coordonnée des forces de sécurité.
Un mois après le début de l’opération, les habitants constatent un changement radical dans leur quartier. La circulation est désormais libre et sécurisée, et les citoyens peuvent vaquer à leurs occupations sans crainte.
Cette opération est saluée par le peuple, qui exprime sa gratitude envers la DGSP pour avoir restauré la sécurité et la tranquillité dans leur vie quotidienne. Les témoignages recueillis sur place montrent que la DGSP a joué un rôle déterminant dans la restauration de la paix : « Nous pouvons enfin sortir librement, nos enfants peuvent aller à l’école sans peur. La DGSP a fait ce que nous attendions depuis longtemps », a confié un résident.

Outre la neutralisation des Kuluna, l’opération a égalment entraîné une quasi disparition des accidents de taxi-moto dans la zone. Ils étaient fréquents, en raison des poursuites et agressions des délinquants.
Cette amélioration de la sécurité routière contribue à relancer le commerce local et à redonner confiance aux usagers de la route, tout en protégeant les vies et les biens des habitants.
Pour sa part, la DGSP a salué la collaboration active de la population, dont les informations et signalements ont été essentiels pour localiser et déloger les bandes de délinquants. Cette synergie entre les habitants et les forces de sécurité constitue un modèle de participation citoyenne à la protection de l’espace public et renforce l’efficacité des interventions sur le terrain, en témoigne le cri de certification entonné par la foule à Kingouari: ''na dérédé, ni bâhu'' autrement dit, ''il n'ya pas d'erreur, c'est bien eux''.

L’opération se poursuit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus jamais d’agression dans le quartier Kingouari, réaffirmant l’engagement de la DGSP à protéger les citoyens et à garantir la sécurité dans tous les quartiers de Brazzaville.
Cette action démontre que la volonté, la coordination et l’action rapide des forces de l’ordre, conformément au Décret n°2025-390 du 18 septembre 2025, permettent de rétablir durablement la paix et la sécurité dans les communautés, dans un élan unanimement salué par le peuple. Celles-ci sont accueillies en libérateur par des foules de plus en plus denses qui voient en cette opération un gage de paix et de tranquillité.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-10-30 20:25:34