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Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza, a abrité la cérémonie de port d’insignes de grade des sous-officiers et officiers de la gendarmerie et de la police nationale au titre du 2e trimestre ce cette année 2026, sous le patronage du colonel Bertin Marius Mouaba, commandant de la région de gendarmerie de la Bouenza et du colonel-major Emmanuel Gilbert Ndakébonga Afouya, commandant de la zone militaire de défense n°2. En présence du Préfet de la Bouenza, Marcel Nganongo, assisté du président du Conseil départemental, Jean-Fulgence Mouangou et d’autres autorités sous-préfectorales et municipales de Madingou. Au total 19 promus de la police et de la gendarmerie ont porté leur nouveau galon, du grade de sergent à celui de capitaine.

Après lecture de l’arrêté de nomination des agents à leurs différents grades, le commandant de région de gendarmerie, le colonel Bertin Marius Mouaba, profitant de l’occasion et de la circonstance, a félicité les nouveaux promus et les a encouragés puis les a exhortés à plus d’ardeur au travail, afin que leur carrière aille de l’avant. Néanmoins, il leur a rappelé leurs différentes missions.

Ainsi, s'adressant aux nouveaux promus, ce, au nom du commandement de la force publique, particulièrement au nom du général commandant de la gendarmerie nationale, du général de police de première classe commandant la sécurité civile, et à son nom propre, le colonel Bertin Marius Mouaba, a adressé ses vives et sincères félicitations aux nouveaux promus du deuxième trimestre 2026.

« Nouveaux galons, nouvelle responsabilité, développant ainsi l'esprit de dévouement, l'esprit de vouloir bien faire, développant ainsi l'esprit de discipline, afin d'assurer la bonne tenue du service, la bonne tenue des troupes. A ceux qui n'ont pas été retenus pour l'avancement 2026, et ceux qui attendent, nous leur demandons de redoubler d'ardeur au travail pour retenir l'attention du commandement », a-t-il interpelé.
« La première des missions, a été l’élection présidentielle des 12 et 15 mars derniers s’est très bien déroulée, les populations vaquent librement à leurs occupations, la quiétude, la tranquillité et la paix règnent dans le département de la Bouenza », s’est-il félicité.
« Le deuxième objectif, il s'agit de la lutte contre le grand banditisme dans toutes ses formes. A ce jour, Monsieur le Préfet, Monsieur le colonel-major, commandant de la zone militaire de défense n°2, cette mission est en cours de réalisation », a rassuré et promis le colonel Bertin Marius Mouaba.

Une parade militaire des hommes et femmes des forces de l’ordre a ponctué ladite cérémonie de port d’insigne de grades de nouveaux promus sur le boulevard Denis Sassou-N’Guesso de Madingou
Parmi les promus, le plus gradé d’entre eux, le capitaine Brice Mignon Batondélé, de l’escadron de la sécurité routière de Madingou n’est pas resté indifférent de cette attention particulière de sa hiérarchie. Il a dévoilé son secret, qui n’est pas en fait un secret, ni un miracle non plus, mais une abnégation et une ardeur au travail au quotidien.

« Pour ceux qui ne sont pas passés au premier et au deuxième trimestre, je les encourage à beaucoup de sérénité et d’optimisme. Qu’ils ne se découragent pas », a-t-il exhorté à ses frères d’armes.
La cérémonie du port d’insignes de grade s’est terminée en apothéose par l’arrosage des galons dans la pure tradition militaire.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-14 23:38:21
Jeudi 16 avril, le Président Denis Sassou N’Guesso prendra une nouvelle fois date avec les congolais, à l’occasion de son investiture, après sa brillante élection à la présidentielle de mars dernier. Si les compatriotes présents au pays ainsi que les délégations de congolais venues de l’étranger vont converger en masse au Stade de la Concorde de Kintélé pour participer à l’évènement, le vivre, marquant ainsi leur adhésion à l’Homme qui prend ainsi un nouveau départ, les congolais dits de l’étranger, ceux de la diaspora, seront de tout cœur pour ce grand moment qui fédère une Nation. Par-delà la distance, ils seront si près en suivant l’évènement radio-télévisé. Beaucoup s’y sont préparés, à l’instar de la cellule des congolais qu’anime Roger Ndokolo, président de l’Union pour la refondation républicaine (Unirr). Dans leur fief d’Evry dans l’Essonne en région parisienne, l’heure est à la dernière touche aux préparatifs pour des conditions optimales de réception télévisuelle de l’évènement.
Une cérémonie d'investiture, est le moment où un président prend officiellement ses fonctions en prêtant serment, recevant les symboles du pouvoir et en étant reconnu par les représentants de la Nation. C'est un rituel qui transforme un individu en institution, marquant le début d'un nouveau mandat.
Ce moment d’intense communion avec le peuple revêt toute la solennité de la magie qui l’entoure. Et l’éther qu’il dégage, cette ambiance invisible mais ressentie par tout le monde, cette atmosphère indescriptible, cette énergie, cet état second, resteront en chacun même après avoir oublié les discours Mais, chacun disant : ‘’j’y étais’’.
Parlant d’éther, les grecs disaient qu’il est l’air pur que respirent les dieux, au-dessus des nuages.
Dire que jeudi au Stade de la Concorde qui témoignera bien de son nom, se nouera cette vérité biblique, Romains 13:1. : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. »
Autant de symboles qui engagent le destin des congolais où qu’ils soient, pour qu’ils ne soient réservés qu’à ceux présents à Kintélé, les vivants et les morts. Et ce n’est point une méthaphore.
N’ayant pu faire le déplacement de Brazzaville afin d'être présent au Stade de la Concorde pour vivre l’évènement et ressentir le même éther que les congolais présents sur place, Roger Ndokolo a mis les petits plats dans les grands. Avec ses équipes, ils ont préparé une salle, pour suivre la retransmission de l’évènement et vivre à l’unisson ce moment d’intense émotion. Tous ont posé une journée de RTT, repos sur le temps de travail, afin de se libérer de toute charge professionnelle et se consacrer à l'évènement.

Roger Ndokolo est resté constant dans son soutien à Denis Sassou N’Guesso. Autant il avait appelé à sa candidature pour la présidentielle, autant il avait convié les congolais à voter massivement pour lui, normal que cet acte accomplit et avec la manière, que le président de l’Union pour la refondation républicaine (Unirr), Roger Ndokolo, adresse ses félicitations à l’heureux élu, choix de la majorité des congolais pour la stabilité, la paix et le développement du pays.
Son message de félicitation a témoigné d’un ancrage qui parle de lui-même.
« J’adresse mes chaleureuses félicitations au président-candidat Denis Sassou N’Guesso, "Bakala dia Kouba", à la suite de sa réélection et, je forme mes vœux les plus sincères de succès dans l’exercice pour son nouveau mandat à la présidence de la République du Congo », confiait-il, lors d’un point presse, le 30 mars dernier.

Roger Ndokolo s’est réjoui, par ailleurs, du bon déroulement de l’élection. Après la confirmation de la Cour constitutionnelle le 28 mars dernier, « il nous appartient désormais d’assurer une responsabilité partagée en vue de la réussite du projet de société pour lequel le président a été réélu », s’était-il engagé.
Aussi, est-il aussi normal de prendre part à l’investiture même par image interposée, confortant ces mots dont le poids revêt le sens même de l’expression "Loin des yeux, près du cœur", car l’absence physique n’empêche pas l’attachement affectif en ce Congo éternel et en celui qui en porte la charge, Denis Sassou N’Guesso.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-14 12:42:16
A Mayoko et à Mbinda, dans le département du Niari (sud), là où la forêt murmure encore les secrets des anciens et où la nature reste généreuse pour ceux qui savent l’écouter, une réalité s’impose avec autant de courage que d’ingéniosité : face au chômage qui serre un peu trop fort, les jeunes ont décidé de ne pas rester les bras croisés mais plutôt de les armer (de courage, bien sûr !) pour partir à la chasse. Ici, la chasse aux gibiers n’est pas qu’une simple activité traditionnelle. Elle devient une véritable bouffée d’oxygène économique, une réponse locale à une situation globale.
Entre deux sentiers poussiéreux et trois pièges savamment posés, les jeunes de Mayoko et Mbinda transforment leur détermination en solution concrète pour nourrir leurs familles.
Et il faut le dire, dans cette partie du pays, on ne plaisante pas avec la débrouillardise !
Quand certains envoient des CV qui restent sans réponse, d’autres envoient des chiens pisteurs avec des résultats bien plus tangibles.

A Mayoko et à Mbinda, le gibier, lui, ne demande ni diplôme, ni entretien d’embauche—juste un peu de patience, beaucoup d’adresse et une bonne dose de courage.
Mais au-delà de l’aspect économique, cette pratique renforce aussi les liens communautaires. On partage le produit de la chasse, on transmet les techniques ancestrales, et on entretient un savoir-faire qui, lui, ne connaît pas la crise.
Un porc-épic attrapé aujourd’hui, c’est un repas partagé demain, et souvent quelques rires autour du feu pour accompagner le tout.
Bien sûr, cette réalité appelle aussi à une gestion responsable des ressources naturelles. Car si la forêt nourrit, elle mérite aussi d’être protégée. Et les jeunes de Mayoko et Mbinda en sont de plus en plus conscients : chasser oui, mais avec respect, pour que demain encore, la nature continue de dire “présente”.
En somme, à Mayoko et à Mbinda, la chasse n’est pas seulement une tradition, c’est un acte de résilience.
Et pendant que le chômage tente de mettre tout le monde à genoux, ces jeunes-là, eux, préfèrent courir derrière le gibier que derrière les promesses.
Et entre nous, mieux vaut courir après un porc-épic bien réel que derrière un emploi qui joue à cache-cache !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-13 09:52:07
« Un peuple qui ne produit pas ce qu'il consomme n'est pas un peuple libre. » La matérialité de ce postulat, qui a toujours accompagné le Président Denis Sassou N'Guesso depuis des lustres, a désormais atteint sa vitesse de croisière à travers l'intensification du processus agricole par une départementalisation de celui-ci, avec la jeunesse comme force d'entraînement.
Une vision qui offre de nouveaux paradigmes et dessine l'espoir d'un essor agricole à même d'assurer les besoins des Congolais et d'ouvrir de nouveaux secteurs.

Constant dans son accompagnement de la vision multiforme du Président Denis Sassou N'Guesso, l'écrivain-chercheur Michel Innocent Peya a pris le sujet à bras-le-corps.
Dans son récent ouvrage intitulé : « La Départementalisation agricole face aux jeunes du Congo et au Congo des jeunes », le docteur Michel Innocent Peya s’impose comme un analyste engagé de cette vision présidentielle. Publié à Paris aux Éditions Tropiques Littéraires, ce livre se veut à la fois guide stratégique, manuel pédagogique et source d’inspiration pour les générations montantes.

Par-delà, cet ouvrage est une invite à repenser le lien entre l'homme et la terre nourricière, à bâtir des chaînes de valeur locales et à prouver que le développement économique peut se faire en harmonie totale avec l'environnement.

Ce livre est structuré en trois chapitres principaux ou titres. Le déroulé thématique des différents chapitres et sous-titres révèle la spécificité agricole qu'offre chaque département du Congo.

Un vivier de production qui puise dans son identité culturelle et est à même de devenir un bastion de prospérité, capable de nourrir les hommes sans épuiser la nature. Cela corrobore la directive d'émulation départementale lancée par le Président Denis Sassou N'Guesso, appelant les 86 districts du Congo à être des pôles de production agricole.
Le premier titre porte sur l'importance, la place et le rôle stratégique de l'agriculture dans le développement d'une économie verte. L'auteur relève que l'agriculture est le socle invisible mais inébranlable du développement humain, reliant la terre à la survie et à la prospérité des nations. Plus qu'une simple production, elle est le moteur principal pour réduire la pauvreté, générer des emplois et assurer la sécurité alimentaire, constituant la racine stratégique indispensable pour toute croissance économique durable.
Le deuxième titre de l'ouvrage est axé sur la départementalisation agricole au cœur de la stratégie de Denis Sassou N'Guesso pour le développement d'une économie verte au Congo-Brazzaville. L'auteur démontre que la départementalisation, ou décentralisation agricole, est un pilier de la stratégie de développement visant à placer les acteurs locaux au cœur de la production pour booster l'économie, assurer l'autosuffisance alimentaire et réduire la pauvreté rurale. Cette approche décentralisée adapte les politiques d'aménagement et de développement du territoire en adéquation avec la politique agricole. Ceci vise, à terme, l'autosuffisance alimentaire.

Le troisième titre de l'ouvrage traite de la stratégie de développement d'une économie verte portée par la jeunesse congolaise. L'auteur explique comment faire fonctionner l'économie verte et insiste sur l'autonomisation des jeunes en dégageant les mécanismes permettant d'atteindre cet objectif. Les zones agricoles protégées participent de cette vision.
En définitive, Michel Innocent Peya rappelle que la départementalisation agricole impulsée par le Président Denis Sassou N'Guesso s'affirme comme le pilier structurel d'un Congo durable, transformant les potentialités locales en une économie verte et souveraine.

Le succès de cette marche vers l'autosuffisance alimentaire repose désormais sur l'engagement, l'innovation et l'appropriation de cette démarche par les jeunes Congolais, véritables bâtisseurs d'un Congo nouveau et prospère. Une vision constante chez Denis Sassou N'Guesso.
Soulignons que cette invite à une réappropriation du secteur agricole concerne toutes les couches de la population ainsi que les secteurs de métiers spécifiques, notamment la Force publique.
Ainsi, le président Denis Sassou N’Guesso, chef suprême des Armées ne se lasse pas d’inviter la Force publique à contribuer à l’effort national de développement agricole pour lutter contre l’insécurité alimentaire.
Cette invite avait été réitérée à l’occasion de la cérémonie de prise d'armes, couplée au port des insignes des grades des nouveaux généraux, le 28 janvier 2022, afin de répondre aux prescrits du Plan national du développement (PND-2022-2026) élaboré par le gouvernement et qui place l’agriculture au sens large, au centre des actions à mener.
Dans ses orientations à la Force publique, le président de la République avait demandé de participer au développement de l’agriculture. « … que la force publique prenne sa part dans cet effort (…) Elle doit participer pleinement à cet effort de développement agricole au sens large », avait insisté le Président Denis Sassou N’Guesso.
Il appelait de fait les actifs d’aujourd’hui à se souvenir que la Force publique disposait des unités de production agricole. Une pratique qui se doit d’être remise au goût du jour, à l’instar de ce qui se fait dans la zone militaire de défense numéro 1 où des unités de production avicole forcent l’admiration.
Une expérience que le Président de la République avait appelé à se pérenniser. Ce qui vaut instruction à la Force publique pour des initiatives concrètes.
Ainsi qu'on le voit à travers cet ouvrage, Michel Innocent Peya pose les bases d'un changement de paradigme, conformément à la vision du Président Denis Sassou N'Guesso, celle d’un Congo souverain, vert et prospère.
Plus qu’un simple ouvrage, ce livre est un appel à l’action. Un appel à la jeunesse, aux décideurs et à toute la Nation pour faire de la terre nourricière le socle d’un avenir durable.
Cliquez sur la photo pour lire la vidéo.
Bertrand BOUKAKA / Jarele SIKA / Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-13 06:51:59
Au nord de Brazzaville, le Stade de la Concorde de Kintélé s’apprête à vibrer au rythme d’un événement d’envergure nationale et internationale. Ce jeudi 16 avril, cette infrastructure emblématique accueillera la cérémonie d’investiture du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, dans une atmosphère annoncée solennelle et hautement symbolique.
Véritable joyau architectural, le Stade de la Concorde incarne à lui seul l’ambition du Congo de se hisser au rang des grandes nations africaines en matière d’infrastructures modernes. Pour cette cérémonie, il deviendra le cœur battant d’une nation rassemblée, fière de son parcours et résolument tournée vers l’avenir.
L’événement réunira plusieurs chefs d’État étrangers, témoignant du poids diplomatique et de l’influence du Congo sur la scène africaine et internationale. Cette forte mobilisation illustre non seulement les relations solides entretenues par Brazzaville avec ses partenaires, mais aussi l’intérêt porté à la stabilité et à la continuité institutionnelle du pays.
Au-delà du protocole, cette investiture se veut un moment de communion nationale. Autorités, corps constitués, forces vives de la nation et citoyens convergeront vers Kintélé pour célébrer une étape importante de la vie démocratique congolaise. Dans les tribunes comme sur l’esplanade, l’unité et l’espérance devraient se lire sur tous les visages.
Dans un contexte régional marqué par de nombreux défis, cette cérémonie apparaît également comme un message fort : celui d’un Congo confiant, engagé sur la voie du développement et de la consolidation de ses institutions.
À Kintélé, ce 16 avril, bien plus qu’une investiture, c’est toute une nation qui affirme sa stature, son ambition et sa place sur l’échiquier africain.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-12 06:30:46
Dans une décision qui marque un tournant majeur pour le secteur extractif, le Ministère congolais des Industries Minières et de la Géologie, a annoncé la suspension des attributions et des renouvellements des titres miniers relatifs à l’or, à la cassitérite et au colombo-tantalite, selon une note de service signée le 1er avril dernier par le ministre d’Etat, Pierre Oba, et dont une copie est parvenue à notre rédaction. Une mesure forte, aux implications multiples, qui suscite à la fois interrogations et espoirs.
Une décision aux allures de pause stratégique
Cette suspension s’inscrit dans une volonté affichée de réorganiser et d’assainir le secteur minier. Depuis plusieurs années, l’exploitation de ces ressources, notamment l’or, connaît une expansion parfois difficile à encadrer, avec en toile de fond des pratiques artisanales peu réglementées, voire illégales.
L’État semble ainsi vouloir reprendre le contrôle, mieux cartographier les sites d’exploitation et renforcer les mécanismes de transparence dans l’octroi des permis. En d’autres termes : faire le tri avant de repartir sur des bases plus solides.
Entre lutte contre l’informel et préservation de l’environnement
L’exploitation anarchique de l’or et des minerais associés a souvent été pointée du doigt pour ses conséquences néfastes : dégradation des sols, pollution des cours d’eau, déforestation accélérée. La cassitérite et le colombo-tantalite, très prisés dans l’industrie électronique, n’échappent pas à cette réalité.
Avec cette suspension, les autorités envoient un signal clair : l’exploitation minière ne doit plus se faire au détriment de l’environnement ni en marge des règles établies.
Un impact économique à surveiller
Si cette décision peut apparaître salutaire sur le plan écologique et réglementaire, elle pourrait toutefois ralentir certaines activités économiques, notamment pour les acteurs locaux et les petites exploitations. Le défi sera donc de concilier rigueur administrative et soutien aux opérateurs légaux.
Vers une réforme en profondeur ?
Cette suspension pourrait n’être qu’une étape vers une réforme plus globale du secteur minier. Révision du cadre juridique, renforcement des contrôles, digitalisation des procédures : autant de pistes évoquées pour moderniser une filière stratégique pour l’économie nationale.
Une attente forte autour des prochaines annonces
Pour les observateurs comme pour les professionnels du secteur, une question demeure : quelle sera la suite ? Car au-delà du gel temporaire, c’est bien la vision à long terme qui est attendue.

En attendant, cette décision agit comme un signal d’alerte et peut-être comme le début d’une nouvelle ère pour l’exploitation minière au Congo-Brazzaville, plus responsable, plus encadrée, et surtout plus durable.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-11 10:48:48
Il fut un temps — pas si lointain, mais déjà presque légendaire — où la nuit dans les pays de Mayoko (Moungoundou-Nord, Moungoundou-Sud, Mayoko, Mbinda), ne commençait vraiment qu’à la lueur d’un feu de camp. À peine le soleil tirait-il sa révérence que filles et garçons, petits et grands, convergeaient comme par magie vers ce point lumineux, cœur battant de la vie sociale.
Le feu crépitait, les rires fusaient, les regards se croisaient et parfois se perdaient.
Ah, ces fameuses soirées où les histoires rivalisaient avec les étoiles !
Entre contes d’anciens légèrement exagérés (on jurerait qu’ils avaient tous déjà combattu un lion au moins une fois…) et chants improvisés, chacun trouvait sa place. Même les plus timides finissaient par parler — ou au moins sourire dans l’ombre.
Et puis, soyons honnêtes : le feu de camp, c’était aussi le premier réseau social sans Wi-Fi mais avec beaucoup plus de connexions humaines !

Là-bas, pas de “vu à 22h31 sans réponse”, mais des discussions en face-à-face, des silences pleins de sens, et des éclats de rire impossibles à télécharger.
Mais aujourd’hui silence radio. Les flammes se sont éteintes, remplacées par les écrans lumineux. Les veillées ont cédé la place aux notifications. Chacun est désormais réuni mais seul, plongé dans son téléphone, comme si le village entier était devenu un grand feu de camp virtuel — sans chaleur, sans odeur de bois brûlé, et surtout sans ces regards complices qui en disaient long.
Faut-il pour autant parler de disparition totale ? Pas forcément. Car les souvenirs, eux, brûlent encore dans les cœurs. Et qui sait ? Il suffirait peut-être d’une allumette, d’un peu de bois et d’une bonne dose de volonté pour raviver la flamme.

Après tout, entre une batterie à 5 % et un feu à 100 %, le choix est vite fait non ?
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-04-11 08:45:13
Il y a des chiffres qui passent et d’autres qui font du bruit. Beaucoup de bruit. 1.434.326 de vues pour l’un de nos articles sur Les Échos du Congo-Brazzaville… oui, vous avez bien lu : 1.434.326 ! À ce niveau-là, ce n’est plus une audience, c’est une foule qui applaudit en continu — et sans micro défectueux. Soyons honnêtes : au début de cette aventure lancée en décembre 2015, on espérait être lus, mais de là à imaginer un jour franchir la barre symbolique du million, il y avait un pas. Un grand pas. Presque un saut périlleux sans filet mais avec beaucoup de passion en guise de parachute.
Aujourd’hui, cette performance est bien plus qu’un trophée numérique.
C’est une preuve de confiance, un clin d’œil complice de nos lecteurs que vous êtes, et un rappel clair : écrire, informer, raconter, ça compte. Et surtout, ça se partage.
Mais attention, qui dit succès dit aussi responsabilité ! Parce qu’après plus d’un million de vues, impossible de se cacher derrière un clavier en mode « on verra demain ». Non, maintenant, il faut être à la hauteur. Offrir encore plus de qualité, de rigueur et pourquoi pas quelques sourires bien placés, parce que l’info sérieuse n’interdit pas le sourire, loin de là.

À vous, chers lecteurs — fidèles de la première heure ou curieux de passage devenus accros — nous disons simplement : merci. Merci pour vos clics, vos lectures, vos partages, vos critiques (oui, même celles qui piquent un peu… elles font grandir !).
Plus d’un million de vues, c’est une étape. Mais l’aventure, elle, continue avec toujours la même ambition : informer, valoriser, et faire résonner les histoires qui méritent d’être entendues.
Et entre nous, si on a fait un million une fois, pourquoi pas deux ?
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-11 07:31:43
La communauté rwandaise du Congo vivant à Brazzaville, a commémoré, le 7 avril 2026 au Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, les 32 années de la tragédie vécu par les Tutsis, victimes de d’un génocide en 1994. Ce 32e anniversaire a été placé sous le thème : « Se souvenir, s’unir et pour le renouveau ». La cérémonie officielle s’est déroulée dans une atmosphère de recueillement, de méditation et du souvenir de la communauté rwandaise de Brazzaville, patronné par l’ambassadeur de la République du Rwanda au Congo, Son Excellence Monsieur Parfait Busabizwa, des autorités gouvernementales congolaises et de quelques membres du corps diplomatique résident.

La soirée a connu des séquences pleines d’émotion et de sensation : la déclamation des poèmes et du témoignage vidéo fait par Madame Louise Mushikiwabo, actuel Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Le moment fort de ladite soirée, a été aussi, l’allumage des bougies par les enfants âgés de moins de 25 ans et de tous les participants, un geste fort et très symbolique, en hommage aux plus d’un million de victimes massacrées en l’espace de cent jours, soit en 3 mois dans le pays aux mille collines.
Cet acte, considéré comme un rituel en hommage aux morts, a traduit la solidarité et la communion des cœurs autour du devoir de mémoire.

Dans son allocution, l’ambassadeur du Rwanda au Congo, Monsieur Parfait Busabiswa a « donné un message émouvant qui appelle au ’’Kwibuka’’, à se souvenir, afin de mieux construire l’avenir. La commémoration du génocide contre les Tutsis au Rwanda est un cadre qui vise à honorer la mémoire des victimes tutsis innocente, à apporter du réconfort aux survivants et à rendre hommage à ceux qui ont mis fin au génocide doit être combattue où qu’elle se manifeste et que plus jamais ça se traduise par des actions concrètes », a-t-il formulé.

Il a appelé à une vigilance accrue face aux discours de haine et au négationnisme, qu’il a qualifiés de prolongation du crime. L’ambassadeur Parfait Busabiswa, faisant une rétrospective sur les racines historiques du génocide, a ainsi les décennies de divisions ethniques et de déshumanisation, exacerbées par les politiques coloniales et postindépendance.

« Pour les Rwandais, cette commémoration est à la fois un moment de souvenir et un engagement renouvelé, pour renforcer notre unité nationale. Aujourd’hui encore, 32 ans après, les blessures des rescapés du génocide demeurent profondes. La douleur est vive, mais notre détermination à préserver leur mémoire reste intacte. Leur mémoire nous rassemble et nous guide, transformant notre souffrance en une force collective pour agir avec courage et détermination au service du bien commun. ’’ Se souvenir, bâtir, ensemble’’ : tel est notre engagement permanent envers les victimes et les générations futures », a révélé l’ambassadeur.

Cependant, Parfait Busabiswa, de façon particulière, a honoré la résilience du peuple rwandais, avec la vision et le leadership du Président Paul Kagamé, a fait le choix de l’unité, de la réconciliation et de la reconstruction nationale.

La jeunesse rwandaise, qui n’a point connu la période du génocide, mais la vit dans cette douleur héritée et l’espoir d’un avenir apaisé. C’est à travers la déclamation des poèmes et les messages de mémoire rendus par les jeunes que cette commémoration a requis une portée pédagogique et mémorielle s’inscrivant ainsi dans une dynamique de transmission intergénérationnelle et de lutte contre l’oubli. Donc, trente-deux ans après le génocide, les souvenirs restent vifs et le message demeure intact.
VALDA SAINT-VAL/ Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-10 22:36:04
Le drame s’est joué en quelques secondes, sur une route pourtant bien connue des usagers du Bas-Kouilou. Un véhicule lancé à vive allure, un pneu arrière qui cède brutalement, et soudain, le chaos. Bilan lourd : quatre vies perdues et plusieurs blessés graves, plongés dans une lutte silencieuse entre la vie et la mort.
Selon les premiers témoignages, le chauffeur roulait à une vitesse que même le vent aurait eu du mal à suivre. Mais sur la route, comme dans la vie, vouloir aller trop vite, c’est parfois risquer de ne plus arriver du tout.

L’éclatement du pneu a été l’élément déclencheur d’un scénario malheureusement trop fréquent : perte de contrôle, embardée, et l’irréversible.

Ce drame remet une fois de plus sur la table une vérité simple, presque banale, mais souvent ignorée : la route n’est pas un terrain de course. Elle n’applaudit pas les excès, elle les sanctionne.

Dans un style que la sagesse populaire aurait pu résumer avec une pointe d’ironie : mieux vaut arriver en retard que ne jamais arriver… Une phrase qu’on entend souvent, mais qui, visiblement, mérite encore d’être prise au sérieux.

Au-delà de l’émotion, c’est un appel à la responsabilité collective.
Conducteurs, passagers, autorités : chacun a un rôle à jouer pour que ces tragédies ne deviennent pas une habitude qu’on raconte avec résignation.

Aujourd’hui, le Bas-Kouilou pleure. Demain, espérons qu’il inspire davantage de prudence. Parce que sur la route, le vrai héros n’est pas celui qui roule vite, mais celui qui arrive vivant.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-04-10 13:29:00
La famille du feu Général Blaise Adoua, décédé il y a de cela 13 ans, représentée par Michel Adoua, administrateur des biens, Thérèse Adoua, sœur cadette, Aymar Adoua, premier fils, Edoungatso Léonard, chef de famille paternelle, Mme Mbossa Ngouabi Antoinette, cheffe de famille maternelle, ainsi que le colonel Ngakosso Benjamin, neveu du défunt, est sortie de son silence pour apporter un démenti formel suite à la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’un tract qu’elle qualifie de diffamatoire, prétendument publié en son nom.
Dans leur déclaration, les signataires dénoncent avec la plus grande fermeté la diffusion de ce tract mensonger sur les réseaux sociaux et condamnent une manœuvre qu’ils estiment destinée à nuire à leur honorabilité ainsi qu’à celle des personnes injustement citées, notamment le Colonel-Major Michel Innocent Peya. Ils mettent en garde les auteurs et relais de ces publications et réaffirment que la famille n’est ni de près ni de loin impliquée dans ces allégations.
La famille Adoua a tenu à clarifier la nature des relations ayant existé entre le défunt Général Blaise Adoua et l’officier supérieur. Selon elle, celles-ci se limitaient strictement au cadre professionnel, dans l’exercice de fonctions administratives et institutionnelles, sans aucune immixtion dans les affaires privées du disparu.
Elle précise également que la gestion des affaires personnelles et patrimoniales du feu Général relevait de collaborateurs distincts, dûment identifiés, et n’impliquait en aucun cas le Colonel-Major. Toute tentative d’associer ce dernier à des questions successorales est ainsi jugée infondée et dénuée de tout fondement.
Indignée par l’utilisation abusive de son nom, la famille exprime son profond regret face à cette situation qu’elle considère comme une manipulation. Elle met en garde contre toute tentative de l’impliquer dans des règlements de comptes qui lui sont totalement étrangers.
Enfin, les signataires appellent à la responsabilité de tous afin que cessent les accusations non fondées. Ils insistent sur la nécessité de préserver la vérité, tout en respectant la mémoire du feu Général Blaise Adoua et l’honneur des personnes injustement mises en cause.
Ci-joint, le document signé de la famille.

Le 14 avril 2013, décédait le général Blaise Adoua. Officier supérieur des Forces Armées congolaises, le général avait assumé diverses fonctions, avec de nombreux collaborateurs sous son commandement.
13 ans après le décès du général, un tract diffusé sur les réseaux sociaux par une pseudo « succession de feu général Adoua Blaise », rend certains de ces collaborateurs responsables de soustraction et spoliation des biens qui leur reviendraient de droit.
Des allégations sans fondement destinés à avilir l’honneur de ces hommes et que la famille Adoua qui a tenu conseil, rejette en conséquence à travers la mise au point publiée, ne se reconnaissant pas dans ce tissu de mensonges.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-10 09:24:06
Un camion chargé en provenance de Dolisie et en partance pour Mossendjo, s’est renversé après l’effondrement soudain d’un pont vétuste, qui a cédé sous le poids du véhicule. L’accident s’est produit à hauteur du village Itsotso. Par-delà l’accident, c’est toute la fragilité du réseau routier congolais qui ressurgit, laissant voyageurs et marchandises à l’arrêt.
Le bilan de cet accident se résume à des contusions du personnel de bord du véhicule qui ont sauté avant que ne survienne l’accident. Par mesure de précaution, le franchissement de certains endroits dangereux tels les ponts vétustes ou des montées de côtes par temps de pluie, obligent de descendre les passagers qui suivent le véhicule à pied, pour y reprendre place une fois le danger dépassé.

Ainsi, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Mais derrière ce soulagement s’est dessinée une autre réalité, plus silencieuse et tout aussi préoccupante : celle d’une route coupée net, d’un trafic paralysé et de passagers abandonnés à leur sort.
Très vite, la scène s’est transformée en impasse avec des véhicules, immobilisés de part et d’autre du pont effondré, et qui ont formé une file d’attente sans horizon.
Sur place, des dizaines de voyageurs, parfois avec enfants et bagages, tentaient de comprendre la suite de leur trajet.
Faute d’alternative, certains n’ont eu d’autre choix que de poursuivre leur voyage à pied, bravant près de 15 kilomètres restant pour atteindre Mossendjo.
Ce nouvel incident met en lumière une problématique récurrente : l’état de dégradation avancée de certaines infrastructures routières, souvent laissées sans entretien suffisant.
Il est bien loin, le temps où les cantonniers remettaient permanemment les routes en état.
Que dire des sociétés forestières qui aménageaient les ponts et recouvraient l’aire de roulement de latérite. Cela est à rechercher dans les manuels d’histoire. Encore que les sociétés forestières, surtout asiatiques, ne respectent leur cahier de charge dont certaines lignes comprennent l’entretien routier.
À Itsotso, comme dans d’autres zones du pays, les ponts vieillissants deviennent des points de rupture, où le moindre passage peut faire basculer la situation. Prendre la route surtout en saison de pluie devient une véritable odyssée. En bons croyants, les voyageurs s’en remettent à Dieu, car rien ne garanti d’arriver dans les délais et sans pépin, mais on y croit.
Cet accident, bien que sans victimes, pose avec acuité la question de la sécurité routière au Congo. Si l’état des infrastructures constitue un facteur déterminant, il ne saurait occulter d’autres réalités : surcharge des véhicules, absence de contrôle technique rigoureux, ou encore vitesse inadaptée aux conditions de la route.
La circulation routière ne peut reposer uniquement sur la prudence des conducteurs lorsque les routes elles-mêmes deviennent des pièges. Inversement, même les infrastructures les mieux entretenues ne sauraient compenser des comportements à risque.
Il devient ainsi urgent de repenser l’équilibre entre responsabilité individuelle et investissement public. Réhabiliter les axes stratégiques, renforcer les contrôles, sensibiliser les usagers : autant de leviers indispensables pour éviter que les routes, censées relier les hommes, ne deviennent des lignes de fracture.
C’est aussi cela, la libre circulation des personnes et des biens garantie par la constitution. Une évacuation sanitaire d’urgence de Mbinda ou Mossendjo vers Dolisie ou Pointe-Noire est quasiment de l’ordre du miracle car l’état de la route finirait par achever le malade.
Si naguère, les voyageurs disposaient de deux choix de transport, notamment la voie ferrée Comilog et la route, désormais, seule la route comble tous les besoins routiers, de Dolisie à Mbinda. Son état d’abandon se vit en chacun et en tous, tel un délaissement des populations qu’elle dessert et qui attendent un ressaisissement des instances de l’État.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-09 12:52:02
Il y a des voyages qu’on organise et d’autres qui vous prennent par la main pour vous raconter leur propre histoire. Celui du journaliste reporter du média en ligne Les Échos du Congo-Brazzaville, Jarele SIKA, de Brazzaville à Owando en passant par Gamboma et Oyo, appartient sans hésiter à la seconde catégorie : une aventure où chaque kilomètre respire la rencontre et chaque halte devient un souvenir précieux.

Dès le départ de Brazzaville, en mars dernier, la capitale bouillonnante donne le ton. Entre klaxons impatients, motos pressées et vendeurs ambulants capables de rivaliser avec des sprinteurs olympiques, la ville semble vous dire avec malice : « Va découvrir ailleurs mais n’oublie pas de revenir ! »
Puis la route s’ouvre, large et généreuse, bordée d’une nature sincère et éclatante. Les forêts luxuriantes défilent, les villages s’égrènent comme des perles, et les enfants saluent avec une énergie digne d’un accueil présidentiel.
Ici, même les arbres paraissent complices du voyage.
Gamboma, l’étape qui surprend et séduit

Arrivé à Gamboma, le voyage prend une saveur particulière. Ville discrète mais pleine de caractère, elle se dévoile sans artifice, avec une authenticité qui touche immédiatement. Les rues y vivent à leur rythme, entre petits commerces, échanges chaleureux et éclats de rire spontanés.

Le marché de Gamboma est une scène vivante où tout s’anime : produits locaux soigneusement exposés, discussions animées, négociations qui ressemblent parfois à des matchs amicaux, mais toujours avec le sourire. Ici, on ne vend pas seulement des marchandises, on partage une ambiance, une énergie.
Et puis, il y a cette simplicité désarmante : à Gamboma, on vous parle comme si on vous connaissait déjà. Pas de distance, juste de l’humain, du vrai.
Oyo, le charme tranquille qui vous attrape sans prévenir

À Oyo, l’accueil ne se joue pas, il se vit. La ville respire une sérénité presque contagieuse. Les rues invitent à ralentir, non par obligation, mais par plaisir.

Ici, le temps semble avoir décidé de lever le pied et franchement, il a bien raison.


Les marchés sont une explosion sensorielle : couleurs éclatantes, odeurs envoûtantes, et ce fameux duel entre poisson fumé et épices locales qui se termine toujours sans vainqueur.

Les commerçantes, véritables reines de la convivialité, vendent avec autant de talent leurs produits que leur bonne humeur.

À Oyo, même les conversations prennent leur temps. Chaque échange devient un moment à savourer.
Cap sur Owando, entre modernité et traditions

En poursuivant vers Owando, le voyage gagne en intensité. La ville apparaît avec élégance, mêlant modernité naissante et traditions solidement ancrées. Les rues sont animées, mais jamais débordées, un équilibre rare, presque enviable.

Les marchés d’Owando sont un spectacle permanent : on y négocie avec passion, on y rit à pleins poumons, et on repart souvent avec plus que prévu parce qu’ici, résister au talent de persuasion d’une vendeuse relève presque d’un sport de haut niveau !


Mais au-delà des lieux, ce sont les visages qui marquent. Des regards francs, des poignées de main sincères, des échanges simples mais profondément riches. L’hospitalité ici n’est pas un slogan : c’est une manière d’être.
Un voyage qui dépasse les kilomètres De Brazzaville à Owando, en passant par Gamboma et Oyo, ce périple est bien plus qu’un trajet. C’est une plongée dans un Congo vivant, chaleureux, imprévisible parfois, mais toujours profondément attachant.


Et au moment de repartir, une évidence s’impose : On ne quitte jamais vraiment ces terres. On y laisse un peu de soi et on emporte énormément des autres.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-09 07:55:29
Il aura fallu une convocation, une nouvelle audition… et sans doute une bonne dose de prise de conscience pour que le ton change. Ce mercredi 8 avril 2026, Jean-Paul Damien, Directeur Général Adjoint de STHIC, a officiellement présenté ses excuses au peuple congolais, après la tempête provoquée par une vidéo devenue virale.
Dans cette séquence largement relayée sur les réseaux sociaux, le responsable s’adressait à ses employés dans un langage pour le moins explosif.
Entre mots grossiers, propos orduriers et ton méprisant, la sortie avait choqué, blessé, et surtout indigné bien au-delà des murs de l’entreprise.
Convoqué une première fois mardi par les services de police, Jean-Paul Damien avait déjà reconnu ses torts. Mais cette fois, place à la scène publique : visage plus sobre, discours mesuré, et surtout… vocabulaire enfin fréquentable.
« Je présente mes sincères excuses au peuple congolais », a-t-il déclaré, comme pour tenter d’éteindre un incendie qu’il avait lui-même allumé à grands coups de phrases malheureuses.
Car oui, dans un pays où la parole publique a du poids, certains mots peuvent voyager plus vite qu’un taxi pressé et faire bien plus de dégâts.
Résultat : une indignation collective et un rappel clair que le respect reste une valeur non négociable, peu importe le statut ou la fonction.
Entre mea culpa et leçon de communication, cet épisode restera sans doute comme un cas d’école : quand la colère parle trop vite, c’est souvent la dignité qui prend un coup et la police qui prend le relais.
Reste à savoir si ces excuses suffiront à tourner la page.
Une chose est sûre : au Congo comme ailleurs, on peut trébucher avec les mots mais il faut savoir se relever avec des actes. Et si cette affaire nous apprend quelque chose, c’est bien ceci : avant de parler sous le coup de l’émotion, mieux vaut tourner sept fois sa langue dans sa bouche ou risquer de faire un détour par le commissariat.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-04-08 14:17:24
Dans les forêts du Niari (sud) et plus précisément à Mayoko ou à Mbinda, il existe des ponts qui ne figurent sur aucune carte mais que tout le monde connaît par cœur. Ici, pas de béton armé, pas d’ingénieurs casqués : juste quelques troncs d’arbres posés avec espoir, un peu de bambou tressé avec foi et beaucoup, beaucoup de courage. Chaque jour, c’est le même spectacle. Une scène digne d’un numéro d’équilibriste, sauf qu’ici, il n’y a ni filet de sécurité, ni applaudissements à la fin. Seulement la nécessité de passer.
Les femmes avancent, majestueuses et déterminées, paniers chargés de manioc, de bananes ou de bois de chauffe. Elles marchent sur ces ponts improvisés avec une grâce qui ferait rougir les acrobates, mais avec un enjeu bien plus grand : nourrir la famille. Derrière elles, les enfants suivent, parfois hésitants, parfois joueurs mais déjà formés à cette école du courage où chaque pas compte.
Et puis il y a les chasseurs, silhouettes fatiguées mais fières, revenant de la forêt avec leurs gibecières pleines. Eux aussi doivent affronter ces passerelles fragiles, où un faux mouvement peut transformer le retour triomphal en bain improvisé.

Dans le Niari forestier, traverser une rivière n’est pas un simple déplacement : c’est un défi quotidien, un test d’équilibre entre la vie et la chute, entre la nécessité et le risque. Ici, les ponts ne sont pas seulement faits de bois ils sont faits de bravoure.
On pourrait en rire — et parfois on en rit — en voyant ces “chefs-d’œuvre” d’architecture naturelle qui grincent à chaque pas, comme pour rappeler qu’ils n’ont jamais signé de contrat de stabilité.
Mais derrière le sourire se cache une réalité bien plus sérieuse : des familles entières exposées au danger, faute d’infrastructures dignes de ce nom. Et pourtant, la vie continue. Avec dignité. Avec ingéniosité.
Avec cette force tranquille qui transforme chaque traversée en victoire silencieuse. Ces ponts de fortune sont peut-être fragiles, mais ceux qui les empruntent, eux, sont solides. Très solides.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-04-08 09:00:43
Dans la province du Kongo Central en RDC, scène aussi surprenante qu’amusante : un train refuse d’avancer. Face à l’immobilisme du géant de fer, certains regardent autour d’eux, cherchent des explications et finissent par solliciter l’intervention d’un chef coutumier, comme si les rails avaient décidé de faire grève sous l’influence d’esprits facétieux. L’image prête à sourire : le moderne et le traditionnel se rencontrent, l’un soupçonnant des forces invisibles pendant que l’autre tente de ramener l’harmonie.
Mais derrière cette touche d’humour se cache une réalité bien plus simple : il ne s’agit pas de mystique, mais de mécanique. Une panne technique, probablement liée à l’entretien, à une pièce défectueuse ou à un manque de maintenance, est très souvent la vraie cause de ces arrêts inattendus.

Le train, aussi puissant soit-il, reste dépendant de la rigueur humaine et de la qualité des infrastructures.
Ainsi, pendant que les esprits restent paisiblement dans leur domaine, ce sont bien les techniciens qui doivent reprendre les commandes pour faire repartir le convoi. Car dans le monde du rail, la magie ne remplace jamais la maintenance — et un bon tournevis vaut parfois mieux qu’un rituel.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-04-08 08:28:01
À Brazzaville, certains conducteurs semblent avoir confondu volant et pédales d’athlète. Ici, on ne conduit plus toujours on “déplace” les voitures, le pied sur l’accélérateur comme si la recette du jour dépendait de chaque seconde gagnée. Résultat : la prudence prend souvent la poudre d’escampette, et les dos d’âne deviennent les arbitres involontaires de ces courses improvisées. Mardi soir, au quartier La Poudrière, précisément au premier arrêt des bus, la réalité a rappelé à l’ordre les amateurs de vitesse.
Un taxi lancé à vive allure, visiblement pressé de “finir sa journée” ou de rattraper son temps, a été surpris par un dos d’âne qu’il n’avait manifestement pas invité à son voyage. Mauvaise surprise et freinage tardif.


La suite ? Une réaction en chaîne peu digne d’un film d’action mais bien réelle : le taxi percute les véhicules devant lui. Bilan : des dégâts matériels importants et des regards médusés, entre colère et consternation.

Heureusement, pas de pertes humaines à déplorer, mais un rappel sévère que la route n’est pas un circuit de course.
Ce genre de scène, malheureusement, n’est pas isolé.
Entre la pression de la recette, le manque de discipline et parfois un certain mépris du code de la route, les conducteurs jouent souvent avec le feu ou plutôt avec les pare-chocs. Pourtant, un simple ralentissement face à un dos d’âne pourrait éviter bien des tracas.
Cet accident aurait pu être évité si l’éclairage public faisait son travail de veilleur nocturne.
À Brazzaville, la nuit, certaines avenues semblent jouer à cache-cache avec les automobilistes : pas de lumière, donc pas de visibilité, et surtout pas de pitié pour les pneus !
Entre les crevasses, les fameux “nids de poules” devenus presque des “nids d’oie” tant ils prennent de l’ampleur, et les dos d’ânes qui surgissent comme des surprises party, les conducteurs avancent parfois à l’aveugle ou presque.
Résultat : ce n’est plus une route, c’est un parcours d’obstacles où même un champion aurait besoin d’une lampe torche et d’un GPS de survie !
Un bon éclairage public, ce n’est pas un luxe, c’est carrément une assurance contre les mauvaises surprises de la nuit.
Au fond, la morale est simple : le dos d’âne ne court pas, mais il gagne toujours. Et sur la route, mieux vaut arriver un peu plus tard que de ne pas arriver du tout.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-08 07:28:12
Il aura suffi d’une vidéo, d’un ton déplacé et de mots de trop pour déclencher une véritable onde de choc. Jean-Paul Damien, DGA de STHIC, s’est retrouvé malgré lui au cœur d’un bad buzz dont il se serait bien passé. Dans une séquence largement relayée sur les réseaux sociaux, l’homme s’adresse à ses employés dans un langage pour le moins coloré — disons-le, un festival d’expressions peu recommandables qui ont fait bondir plus d’un Congolais.
Mais au pays du respect et du vivre-ensemble, les paroles ne s’envolent pas toujours surtout quand elles sont filmées. Résultat : mardi 7 avril 2026, au petit matin, direction la police pour une convocation en bonne et due forme pour « injure publique ». Comme quoi, même les mots peuvent avoir un casier judiciaire !
Selon une source proche du dossier, l’intéressé aurait reconnu ses écarts de langage et envisagerait désormais un exercice bien connu mais parfois difficile : faire amende honorable en public. Une sorte de « mea culpa » version 2.0, où l’on remplace les insultes par des excuses bien senties.
Dans cette affaire, il faut saluer la réactivité des forces de l’ordre, qui n’ont pas laissé cette sortie de route verbale filer sans rappel à l’ordre.
Une intervention rapide qui sonne comme un message clair : le respect n’est pas une option, même sous pression, même en costume-cravate.
Moralité ? Avant de parler sous le coup de l’émotion, mieux vaut tourner sept fois sa langue dans sa bouche ou vérifier que la caméra est bien éteinte. Parce qu’aujourd’hui, entre buzz et justice, il n’y a parfois qu’un mot de trop !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-04-08 06:53:06
La République démocratique du Congo (RDC) célèbre ses champions avec faste. À la suite de leur qualification historique à la Coupe du monde de football 2026, les Léopards ont reçu un hommage à la hauteur de leur exploit : une impressionnante flotte de près de 60 véhicules offerts par le Président Félix Tshisekedi, sans oublier les villas de luxe.
Devant une foule en liesse amassée au Palais du peuple, le chef de l’Etat a lâché : « J’avais promis aux Léopards que s’ils se qualifient à la Coupe du monde, le peuple congolais, l’Etat congolais, fera tout ce qu’ils vont demander. Chaque joueur des Léopards aura une voiture et une maison ».
Une dotation exceptionnelle pour des héros nationaux
Selon plusieurs sources, cette récompense comprend des véhicules haut de gamme, flambant neufs, soigneusement sélectionnés pour allier prestige, puissance et confort. Parmi eux figurent des Toyota Land Cruiser Prado, des Toyota Land Cruiser VX.R Full Options, des Nissan Patrol V6 Biturbo 3.5L, ainsi que des Toyota Fortuner. Des modèles récents, allant de 2023 à 2025, livrés à zéro kilomètre.
Un geste spectaculaire qui vient saluer les efforts, les sacrifices et la détermination d’un groupe qui a su faire vibrer toute une nation.
Une reconnaissance au-delà du sport
Plus qu’un simple cadeau, cette initiative présidentielle s’inscrit dans une logique de reconnaissance nationale. Elle symbolise la gratitude d’un peuple envers ses ambassadeurs sportifs, tout en envoyant un message fort à la jeunesse : le travail, la discipline et l’excellence peuvent mener aux plus grandes récompenses.
Dans un pays où le football est bien plus qu’un sport, cette distinction renforce le rôle des Léopards comme vecteurs d’unité, d’espoir et de fierté collective.
Une page d’histoire pour le football congolais
La qualification pour la Coupe du monde 2026 restera gravée comme l’un des plus grands moments du football congolais. En offrant cette flotte prestigieuse et villas, le Président Félix Tshisekedi ne se contente pas de récompenser une performance : il immortalise un exploit qui rassemble toute une nation derrière ses couleurs.
Entre célébration, reconnaissance et symbole politique, la RDC écrit une nouvelle page de son histoire au rythme des exploits de ses Léopards.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-04-06 08:10:38
Une fin de semaine particulièrement riche en activités et en rencontres. La professeure Francine Ntoumi a été auditionnée par la Commission Éducation, Culture, Science et Technologie de l’Assemblée Nationale vendredi. La recherche scientifique et la santé ont été au cœur de cette séance de travail.
La recherche scientifique joue un rôle crucial dans le domaine de la santé, car elle permet de comprendre les maladies, d’identifier les causes et les mécanismes des maladies pour développer des traitements efficaces, de développer des traitements en créant de nouveaux médicaments, thérapies et interventions pour améliorer la santé des patients, de prévenir les maladies en identifiant les facteurs de risque et en développant des stratégies de prévention pour réduire l'incidence des maladies, mais aussi d’améliorer les soins de santé en en évaluant l'efficacité des traitements et des interventions pour améliorer la qualité des soins de santé.
Au Congo, la recherche scientifique en santé est menée par des chercheurs, des cliniciens et des scientifiques dans des laboratoires, des hôpitaux et des instituts de recherche, à l’instar de la professeure Francine Ntoumi qui a été auditionnée par la Commission Éducation, Culture, Science et Technologie de l’Assemblée Nationale.
Une rencontre que la scientifique a appréciée à sa juste valeur.

« Un moment fort, porteur de sens, qui m’a permis de plaider en faveur d’un engagement accru de l’État pour la recherche et la santé.
Parce que notre souveraineté sanitaire repose sur une conviction collective : investir dans la science aujourd’hui, c’est protéger nos populations demain.
Joyeuses fêtes de Pâques et bon repos à tous et à toutes! »
La recherche scientifique en santé a un impact direct sur la santé des populations et contribue à améliorer la qualité de vie des individus.
Aussi, le parlement, a-t-il tout intérêt à s'intéresser à la recherche et à la santé pour plusieurs raisons :
Améliorer la santé des citoyens
En soutenant la recherche et en élaborant des politiques de santé efficaces, le parlement peut contribuer à améliorer la santé et le bien-être des citoyens.
Développer l'économie
La recherche et l'innovation en santé peuvent créer des emplois, stimuler l'économie et positionner le pays comme leader dans le domaine de la santé.
Renforcer la sécurité sanitaire
En investissant dans la recherche et la prévention, le parlement peut aider à prévenir les épidémies et les pandémies.
Répondre aux besoins des citoyens
En écoutant les préoccupations des citoyens et en répondant à leurs besoins en matière de santé, le parlement peut renforcer la confiance des citoyens dans les institutions.
Ainsi, le type de séance de travail telle celle avec la professeure Francine Ntoumi dont l’expertise en la matière est internationalement reconnue, permet au parlement d’être briefé avec clarté et méthode sur les enjeu devant conduire les députés à adopter des lois pour soutenir la recherche et l'innovation en santé.
Cela peut s’articuler en plusieurs volets.
Allocation de fonds
Le parlement peut allouer des fonds pour soutenir la recherche et les programmes de santé.
Surveillance et évaluation
Le parlement peut surveiller et évaluer l'efficacité des politiques de santé et des programmes de recherche.
Dialogue avec les parties prenantes
Le parlement a entre autre mission, de dialoguer avec les chercheurs, les professionnels de la santé et les citoyens pour comprendre leurs besoins et leurs préoccupations.
En s'intéressant ainsi à la recherche et à la santé, le parlement peut contribuer à améliorer la santé et le bien-être des citoyens, tout en renforçant l'économie et la sécurité sanitaire. C’est tout le vœux de la professeure Francine Ntoumi, un plaidoyer qu’elle mène de puis de nombreuses années déjà et qui commence à payer à force de persévérance.
L’un des combats de Francine Ntoumi est de pousser a jeune fille congolaise à s’intéresser aux sciences.

À cet effet, elle a créé la ‘’bourse scolaire Francine Ntoumi’’ qui participe de cette action.

Rappelons que Francine Ntoumi est une parasitologue congolaise de renom, spécialisée dans le paludisme et les maladies infectieuses.
Née à Brazzaville, elle est la fondatrice et présidente de la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale (FCRM) qu'elle a créée en 2008.

Ses principaux accomplissements sont le fruit d’un travail acharné.
Première femme africaine à diriger le secrétariat de l'Initiative Multilatérale sur le paludisme (2007-2010).
Professeure et chercheuse à l'Université Marien Ngouabi et à l'Université de Tübingen dans le sud-ouest de l'Allemagne, dans le Land de Bade-Wourtemberg. Tübingen est connue pour son université qui est l'une des plus anciennes et des plus prestigieuses d'Allemagne.
Membre de plusieurs comités scientifiques internationaux, dont le Global Health Scientific Advisory Committee de la fondation Bill et Melinda Gates.
Lauréate de plusieurs prix, dont le prix Kwame Nkrumah de l'Union africaine, le prix Georg Forster en Allemagne et le prix Christophe Mérieux en France.
Francine Ntoumi a également reçu la croix fédérale du Mérite allemand en 2022 pour son engagement en faveur de la science et de la coopération germano-congolaise.
Elle est considérée comme un modèle pour les femmes scientifiques en Afrique.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-04-05 11:34:50