Les lissoubistes en marche : le retour aux sources de l’Upads originel

Face aux mutations politiques et aux défis contemporains, les lissoubistes affirment leur volonté de renouer avec l’âme fondatrice de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads). Cette dynamique de reconquête idéologique se veut un retour aux valeurs cardinales qui ont fait la force et la singularité du parti à sa naissance : la démocratie, la justice sociale, la solidarité et l’ancrage panafricain.

À travers rencontres, concertations et prises de parole structurées, les militants revendiquant l’héritage du président Pascal Lissouba entendent raviver l’esprit originel de l’Upads.

Pour eux, il s’agit moins d’un simple repositionnement politique que d’une démarche de fidélité historique, visant à redonner au parti sa clarté doctrinale et sa vocation de rassemblement populaire.

Cette reconquête passe aussi par la mobilisation de la base, notamment des jeunes et des cadres, appelés à s’approprier l’histoire du parti et à en porter les idéaux dans le contexte actuel.

Les lissoubistes plaident pour une Upads fidèle à ses fondamentaux, capable de proposer une alternative crédible, responsable et tournée vers l’avenir.

En ravivant la flamme de l’Upads originel, les lissoubistes entendent redonner sens et cohérence à l’action politique, convaincus que le retour aux sources est une condition essentielle pour reconstruire la confiance, renforcer l’unité et préparer les victoires de demain.

POSTURE DU CONSEIL DE RÉHABILITATION DES FONDAMENTAUX DE L'UPADS AUTHENTIQUE (CRU) PAR RAPPORT AUX RÉSOLUTIONS DU DERNIER CONGRÈS DE L'UPADS POSTICHE

1 Le CRU a pris acte des résolutions prises par l'ersatz de l'UPADS ( puis qu'il n'y a en fait plus existé d'UPADS au Congo depuis le Congrès de 2013, où l'UPADS originelle, telle que créée par le professeur Pascal Lissouba, a été sacrément démolie) au cours de son denier Congrès tenu à Brazzaville du 20 au 22 décembre 2025.

2 Après que le CRU a examiné avec minutie lesdites résolutions, il les a rejetées en bloc et sans rémission, pour plusieurs motifs, dont, à titre indicatif, les suivants:

a) Le Congrès de 2013 a évacué de l'UPADS les contenus: - doctrinal (la démocratie sociale); - un projet de société d'abondance des richesses matérielles, culturelles, spirituelles, intellectuelles etc. pour tous (La société congolaise bâtie à l'image de la Suisse: une petite Suisse au Congo); - les moyens de bâtir une telle société (les sciences, la technologie ainsi que les compétences multiples); - le rayon d'action du parti (le Congo, bien entendu; la sous région d'Afrique centrale -CMAC; le continent africain tout entier, ainsi que tous les pays du monde, engagés dans la lutte contre la domination et l'impérialisme des puissances occidentales, de manière à leur substituer un monde multipolaire, caractérisé, entre autres, par le respect de différentes cultures composites et les rapports de coopération gagnant-gagnant); - le style de gouvernance (la démocratie participative et une économie solidaire endogène, autorégulée); - la forme d'organisation de l'État (la décentralisation); contenus que le professeur Pascal Lissouba avait donnés à cette formation politique dès sa création.

b) Au terme de cette purge massive, il en a résulté une UPADS postiche ou falsifiée, dans laquelle les Lissoubistes, que nous sommes, ne nous sommes pas reconnus, et de laquelle nous nous sommes progressivement éloignés, en conséquence de cause.

c) Cependant, de concert avec nos amis de l'Esprit UPADS, de la Renaissance et d'autres organisations d'adeptes du Président Pascal Lissouba, nous avons tendu la main aux politicards de l'UPADS postiche, englués dans une illégalité doublée d'une illégitimité irrecevables, en droit notamment; depuis 2017, où ils ont refusé de respecter l'agenda politique de leur parti; de manière à obtenir d'eux, ce, dans l'intérêt supérieur du parti, d'abord un dialogue entre toutes les forces vives du parti, aux fins d'un règlement négocié des différends qui, de l'intérieur, rongeaient le parti; ensuite, de former une commission ad 'hoc consensuelle, laquelle pouvait finalement préparer et réaliser un Congrès unitaire et inclusif de différentes sensibilités du parti. Seul un Congrès préparé et tenu selon un tel schéma aurait permis, à la fois, la reconstruction de l'UPADS, la réconciliation des personnes en désaccord en son sein, sur tel ou tel aspect de son organisation ou de son fonctionnement, donc sa relance sur la scène politique nationale.

d) Mais les fossoyeuses et fossoyeurs de l'UPADS du professeur Pascal Lissouba, avec M. Tsaty-Mabiala, le félon, comme gourou, ont opposé à notre requête, pourtant instante et salutaire pour l'UPADS (notre héritage commun) une fin de non-recevoir.

e) Opérant un passage en force, les sacrificateurs de l'UPADS originelle ont finalement tenu un Congrès qui a parachevé le travail de destruction de l'UPADS (authentique ou source, héritée du professeur Pascal Lissouba) commencé au cours du Congrès de 2013, dont les résultats les plus retentissants ont été d'une part, l'avènement d'une formation politique, insipide et aride, auréolée, par ruse, malhonnêteté intellectuelle et imposture, du noble substantif: UPADS, mais évidemment, une UPADS postiche; et d'autre part, le jeu de passe-passe entre M. Tsaty-Mabiala et ses amis du PCT à qui il a cédé la démocratie sociale comme doctrine et adopté, en échange, le socialisme stérile que le PCT avait vainement expérimenté au Congo depuis sa création. Nous aurions pu ajouter à la liste (sur le plan de la dimension réactionnaire de son profil) le désir ardent de M. Pascal Tsaty-Mabiala de contribuer activement au retour du monopartisme au Congo. C'est désormais chose faite. Pensez-vous que si le socialisme, quelle qu'en soit la variante, constituait une bonne doctrine politique, le PCT l'aurait abandonné, après tant de décennies de pratique stérile et que, inversement, si la démocratie sociale serait une mauvaise doctrine, le PCT l'adopterait avec autant d'enthousiasme lors de son avant dernier Congrès? Non, le PCT n'aurait jamais lâché la proie pour l'ombre de la proie ou du bon pour du mauvais, encore moins pour du pire! 

f) Mais si le Congrès de 2013 avait déjà vidé l'UPADS de son contenu global, tel que détaillé au point a) supra, le dernier Congrès en date, celui du parachèvement du travail de liquidation de ce parti a produit une structure politique fermement verrouillée par l'unique élu du Congrès: le Président du Conseil national, qui par la suite, déléguera hors Congrès ses pouvoirs par nomination des sans-grade de sa convenance parmi ses affidé(e)s.

Le Conseil national étant le parlement du parti, en accédant à sa tête, M.Tsaty-Mabiala acquiert, de ce fait même, le statut de Président de toutes les autres instances du parti qui seraient, en situation normale, pourvues par procédé électif en Congrès: Présidence du parti, Présidence de la commission de suivi, contrôle et évaluation du parti, - la fonction, non moins éminente, de Secrétaire général, ainsi que le Bureau politique du parti.

Voilà alors une structure monarchique où les désirs, les volontés, les jugements, les intérêts multiformes, les caprices et les humeurs du Président (de tout) feront la pluie et le beau temps. C'est qu'à ce Congrès-là avaient été assignés deux objectifs précis: - légitimer en la légalisant la situation du PS sortant, en panne de légitimité et de légalité, d'une part - et conférer à ce dernier des pouvoirs absolus, à exercer sans partage ni concession, d'autre part. les deux objectifs ayant été largement atteints, ce Congrès a donc été pour M. Pascal Tsty-Mabiala l'occasion d'une consécration de son génie autant que de son art dans le domaine politique, aux yeux de ses amis du PCT, surtout; et un triomphe pour ceux qui soutiennent et semblent disposé(e)s à toujours soutenir sa cause politique, à travers le temps et l'espace.

3 Avec l'entrée en scène d'une formation politique polychrome et postiche, bâtie sur les ruines d'une UPADS originelle désormais sacrifiée, finies les velléités lissoubistes de démocratisation du fonctionnement interne du parti, et de prise de décisions éclairées par un débat contradictoire, mais, constructif entre instances décisionnelles et les contre-pouvoirs au sein du parti. Fini le rêve d'un retour démocratique, par votation, au pouvoir d'État dans le double but de créer les conditions favorables au développement de la démocratie socio politique et de la croissance économique du Congo d'une part; et d'inciter les Congolaises et les Congolais à bâtir une société d'abondance de biens et richesses pour tous et pour chacun, de justice sociale et d'équité, de triomphe de la connaissance sur l'ignorance, intégrée dans le processus mondial, irréversible, d'émancipation des peuples dominés et exploités, de construction d'un monde meilleur garantissant à chacun la dignité, la sécurité et la paix, bref, de construction d'un monde multipolaire où les BRICS constitueront un pôle de poids hyper lourd.

Que par BRICS l'on entende l'Alliance de grandes puissances émergentes formée initialement du Brésil, de la Russie, de la chine, de l'Indes et de l'Afrique du Sud; et ultérieurement élargie à l'Égypte, l'Éthiopie, l'Iran, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l'Indonésie.

4 Voilà désormais que se dressent, au milieu des arènes politiques congolaises, deux camps diamétralement opposés: - d'un côté, les fossoyeurs de l'UPADS qui, pour des intérêts personnels essentiellement hédonistes, ont sacrifié l'UPADS originelle, en la vidant de son contenu, tout en la détournant de sa posture de parti d'opposition au régime en place, pour en faire un parti godillot du PCT; mais vraiment un parti des sans-grade dans l'univers des formations politiques de la majorité présidentielle actuelle.

Les seuls avantages qu'ils en tirent sont d'être rémunérés à jouer aux opposants le jour et ainsi accréditer l'idée fausse, selon laquelle le régime du PCT serait démocratique, en ce qu'il ferait de la place à l'action d'une opposition politique, d'une part; et de se voir attribuer des postes au sein de l'appareil administratif et de gouvernement politique, où il leur est demandé d'assurer la sous-traitance des dossiers gouvernementaux très hérétiques, dans le but d'ainsi contribuer à la reproduction du système politique du PCT, d'autre part. Comme l'a dernièrement illustré l'affaire de vente de tout ou partie du territoire congolais au Rwanda, par le gouvernement PCT, où à contre courant de l'opinion nationale et internationale, l'actuel Président du Conseil National de la vraie fausse UPADS a excellé dans le rôle d'avocat défendeur du gouvernement, au point de susciter l'admiration, les éloges et les félicitations du Premier Ministre du gouvernement du moment, une compétence que pourtant, auparavant, personne ne le soupçonnait détenir. - Et de l'autre côté, le camp des Lissoubistes, le nôtre qui estimions que le dernier Congrès devait par excellence être celui du sauvetage de l'UPADS plongée dans une situation critique, et que de le tenir sans la totalité des sensibilités en présence dans et à la périphérie de l'UPASD postiche sonnerait le glas de l'UPADS originelle, puis qu'au bilan, la formation politique qui en résulterait ne comporterait plus rien de son Président fondateur sur les plans politique et idéologique, du projet de société, des méthodes de travail et du style de gouvernance , de la répartition des pouvoirs internes, encore moins des rapports avec le régime politique régnant.

Comme prévu, à l'annonce des conclusions du Congrès, nos craintes ont été justifiées, d'autant que nous sommes depuis confrontés à une formation politique dont l'unique projet politique est d'accompagner le pouvoir en place et ainsi l'aider à se maintenir en fonction, en échange de prébendes étatiques. L'UPADS du ``Président `` Tsaty-Mabiala est en effet un parti politique énucléé, sans moelle substantifique et à vau-l'eau, dont l'unique cap politique est constitué de billets de banque et de pièces de monnaie volés au peuple congolais, de miettes de viande, de poisson, de légume, des grains de riz, de maïs etc.`, tombées de la table de repas des hauts dignitaires du PCT.

Encore une fois, je rappelle instamment que ces crimes sont imprescriptibles, d'où aucune personne dotée de raison ne prendrait le risque d'en endosser les conséquences judiciaires, même pas pour du veau d'or ni du veau gras. Sauf à être envoûté à y consentir! Serait-ce le cas des Tsatystes de nos temps? mais, qui d'autre qu'eux-mêmes le saurait ?

5 Pour défendre la dérive et le déviationnisme gigantesques de leur maître politicard: le ``Président de tout`` au sein d'une UPADS, qui n'en est pas vraiment une, les fossoyeurs de l'UPADS, de second rang, ont inventé un nouvel aria doublé d'une argutie nouvelle: l'innovation. De sorte qu'en régressant de la démocratie sociale au socialisme (viable dans aucune société connue de nous à ce jour au monde), ils ont innové. En ayant de l'argent comme unique source de motivation à pratiquer des activités politiques ou tout autre objet de consommation courante servant à satisfaire un besoin primaire: du vin, de la nourriture, de l'eau et d'autres biens de consommation courante, et donc en oubliant que la raison d'être des activités politiques est de servir l'intérêt général, et non pas l'intérêt personnel, dont l'enrichissement illicite et les agapes, là aussi, ils ont innové. En faisant de leur formation politique un parti collabo de la dictature en place, ils ont encore et toujours innové; Et en maintenant l'appellation UPADS en désignation d'une formation politique qui est aux antipodes de la vision du monde du Président Lissouba, ils ont encore, encore, toujours et toujours innové. C'est à se demander s'ils ne sont pas intoxiqués par les mots changement et innovation. Mais si pour eux les changements les plus régressifs ou négatifs sont à célébrer, cela ne nécessiterait-il pas, au juste, une thérapie de groupe ?

6 Nous, adeptes du professeur Pascal Lissouba, faisons depuis le Congrès de juin 2013, où il nous est apparu évident que le complot contre l'œuvre politique du professeur Pascal Lissouba, ourdi par le PCT, allait désormais être concrétisé à l'intérieur même de l'UPADS, sa propre formation politique par ceux qui y étaient chargés d'en assurer la gouvernance, avons décidé de faire du militantisme politique un sacerdoce dans un but double: maintenir allumée, dans la mémoire collective congolaise, la flamme des idéaux, de la philosophie, du projet social et politique, de l'idéologie et de la vision du monde du professeur Pascal Lissouba; et travailler inlassablement à la création des conditions politiques favorables à leur concrétisation un jour en République du Congo.

N'en déplaise à ceux qui se sont fourvoyés à l'idée que supprimer les courants au sein de leur formation politique, bâtarde, suffirait à nous faire taire, nous qui pourtant ne pouvions en rien nous sentir concernés par des décisions prises en Congrès sans notre participation, pour la simple raison que depuis des lustres, nous existions en marge de leur appareil politique d'un côté; et de l'autre, à l'idée qu'ils pouvaient remplacer la vision du monde du professeur Pascal Lissouba par celle de M. Tsaty-Mabiala, par exemple, et ainsi continuer allègrement de parler de l'UPADS, à la fois, sans et contre le Président Lissouba.

Mais, au fait, qui pourrait nous partager le contenu de la pensée socio politique de M. Tsaty-Mabiala, ses idéaux, ses valeurs et principes en politique ?

Au CRU, nous lui en serions très reconnaissants. En tous les cas, pour nous Lissoubistes, il est acquis que seule une abstraction provenant d'un grand homme est à mesure de le remplacer ou le représenter, d'où seule sa propre idéologie ou sa propre vision du monde peuvent remplacer le professeur Pascal Lissouba, jamais celles d'un tiers, fût-il Président d'un Conseil quelconque. C'est bien cette vision que nous incarnons et que nous appelons tous les Lissoubistes à largement diffuser dans l'opinion congolaise prioritairement.

Par ailleurs, pour leur part, nous invitons les Tsatystes à prendre le courage d'assumer la responsabilité historique de leurs idées, en rendant publics leur projet politique, leur stratégie et leur agenda; Et surtout en demandant au ministère en charge de la vie des partis politiques une attestation de reconnaissance de leur parti, en tant que propriété intellectuelle, alors hautement protégée. Par ce que l'attestation de reconnaissance officielle délivrée au professeur Pascal Lissouba pour l'UPADS dès sa création et qu'ils utilisent depuis lors frauduleusement pour le compte de la formation politique qu'ils ont eux-mêmes créée, revient de droit et de fait aux Lissoubistes, fidèles continuateurs du combat du grand homme historique multidimensionnel que demeurera à jamais le professeur Pascal Lissouba.

La coordination du CRU