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CEG Pierre Lountala de Dolisie : quand la discipline devient le moteur de la réussite

Au-delà de la pauvreté et de la modestie de ses bâtiments scolaires, le collège Pierre Lountala de Dolisie possède une richesse que nul ne peut ignorer : la progression remarquable de ses résultats scolaires, grâce à la rigueur de son directeur l'inamovible Ludovic Maxime Maboulou.

Année après année, les chiffres parlent d’eux-mêmes et viennent démentir tous les discours négatifs.
 
En 2024, sur 539 élèves présents, l’établissement  dirigé de main de maître par Ludovic Maxime Maboulou avait enregistré 273 admis, soit un taux de réussite de 50,64 %.
 
En 2025, la progression s’était poursuivie avec 272 admis sur 497 présents, représentant 54,50 % de réussite.
 
Cette année, le collège Pierre Lountala franchit un nouveau cap. Sur 366 candidats au départ, 239 ont été admis à l’arrivée, soit un impressionnant taux de réussite de 65,30 %.
 
Une progression constante qui témoigne du sérieux du travail accompli par son directeur Ludovic Maxime Maboulou, les enseignants, les élèves et l’ensemble de la communauté éducative. Car derrière ces performances se cache un secret simple mais puissant : la discipline.
 
Au collège Pierre Lountala, la discipline n’est pas une contrainte, mais une véritable arme pédagogique, un socle indispensable à l’apprentissage, au travail et à la réussite, selon Ludovic Maxime Maboulou.
 
Malgré des infrastructures parfois précaires, l’établissement prouve ainsi que la qualité de l’encadrement, la rigueur et la volonté peuvent transformer les difficultés en victoires.
 
Le collège Pierre Lountala de Dolisie donne une belle leçon : la richesse d’une école ne se mesure pas seulement à la beauté de ses bâtiments, mais aussi et surtout à la qualité des femmes et des hommes qui y construisent chaque jour la réussite des élèves.
 
À la tête du collège Pierre Lountala depuis la rentrée scolaire 2023-2024, Ludovic Maxime Maboulou incarne une vision fondée sur le travail, la discipline et la recherche permanente de l’excellence. Résolument engagé aux côtés de la communauté éducative, il fait de la réussite des élèves son principal combat.
 
Sous son impulsion, les résultats progressent année après année, démontrant que, malgré les difficultés et la modestie des infrastructures, le travail et la rigueur restent les véritables moteurs de la réussite scolaire. 
 
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-09-01 13:18:34

RDC – Musique : Carlyto Lassa est mort

Carlyto Lassa, figure emblématique de la musique congolaise, devenu pasteur évangéliste, est décédé lundi 31 août à Cincinnati aux États-Unis, à l’âge de 65 ans. L’artiste participait à une campagne d’évangélisation quand il a été emporté par la mort. Sa carrière a marqué plusieurs générations, du Congo et du monde.

Alors que certains pensaient à une simple rumeur, comme les réseaux sociaux savent en produire, c’est du milieu pastoral de l’artiste qu’est venue la confirmation de la terrible nouvelle.

« C’est avec une profonde douleur et une grande consternation que nous confirmons le décès de notre ami et frère, le Pasteur Carlyto Lassa, survenu aux États-Unis.

Un homme de foi, un serviteur de Dieu et un frère dont la carrière et le ministère ont marqué de nombreuses personnes.

En ces moments particulièrement douloureux, nos pensées et nos prières vont à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à toute la communauté chrétienne qui l’a connu et aimé.

Que le Seigneur console les cœurs affligés, fortifie sa famille et accorde à son serviteur le repos éternel. »

Figure bien connue de la musique congolaise avant de consacrer sa voix à l’Évangile, Carlyto Lassa venait de participer à une campagne d’évangélisation les 29 et 30 août aux États-Unis.

Une disparition brutale qui laisse un grand vide dans le monde du gospel et de la musique congolaise.

Carlyto Lassa, de son vrai nom Charles Ndombasi Lassa, est une légende de la rumba congolaise.

Né le 15 janvier 1961 dans le Kongo-Central, il grandit entre Matadi où il était tailleur-couturier et Kinshasa.

Sa passion pour la musique explose en 1978 à 17 ans. Il est découvert par le chanteur Gérard Madiata.

Très vite, le fils de Lutumba Simaro l'amène à son père. Lutumba cherche une voix "mélancolique et admirable" pour son album solo autorisé par Franco Luambo.

Carlyto n'a jamais été membre effectif de l'OK Jazz, mais il était la voix préférée des compositeurs. Il est lancé par deux virtuoses de la guitare : Lutumba Simaro et Papa Noël Nedulé, séduits par sa "voix de miel". Il interprète deux classiques anthologiques : "Maya" de Simaro et "Le bon samaritain" de Papa Noël. Testament ya Bowulé aura aussi marqué les esprits.

Chez Choc Stars (à partir de 1986) : Carlyto rejoint le groupe de Ben Nyamabo aux côtés de Debaba, Defao Matumona, Djuna Djanana, Roxy Tshimpaka. Sa voix apporte une nouvelle couleur à l'orchestre. Ils font des tubes comme "Riana", "Jardin de mon cœur", "Zikondo".

En solo : Installé à Paris dans les années 90, il sort l'album "Africa Na Moto" avec le succès "Makolo ya Masiya" en 1996.

Début des années 2000, Carlyto opère un tournant radical. Il quitte la musique profane pour se consacrer à la foi chrétienne. Il devient Pasteur et chantre évangéliste. Il sort les albums gospel "La Reconnaissance" (2001) et "Confiance - Kili Kili Azongi" (2004). Il collabore avec des chantres comme Aimé Nkanu sur le titre "Esengo".

Charles Ndombasi alias Carlyto Lassa est décédé le lundi 31 août 2026 à Cincinnati, aux USA, des suites d'une crise cardiaque, alors qu'il participait à une campagne d'évangélisation les 29 et 30 août. Il laisse une double empreinte : une des plus belles voix de la rumba, et un homme de Dieu respecté.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-31 22:39:49

Congo – CSLC : à Brazzaville, l’institution de régulation des médias tient sa deuxième session ordinaire pour le traitement des dossiers divers et rendre efficiente l’action du Conseil

Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) tient sa deuxième session ordinaire du 31 août au 1er septembre 2026 à Brazzaville. La cérémonie d’ouverture de ladite session, qui s’est déroulée dans la salle des conférence du Ministère de la Justice, a été dirigée par le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Médard Milandou, en présence des responsables : des Institutions constitutionnelles, des organes de presse, des Associations œuvrant dans le domaine de l’information et de la communication, du Conseiller à la communication du Premier ministre, les professionnels des médias, des Hauts Conseillers et des collaborateurs. 

Conformément à l'article 34 du règlement intérieur du Conseil supérieur de la liberté de communication, il est prévu deux sessions ordinaires chaque année, l'une en mars et l'autre en août. Cependant, l'élection présidentielle de mars 2026 a ramené la tenue de la première session en avril dernier.

Aussi, le calendrier national, particulièrement chargé au mois d'août, a-t-il imposé l'organisation de la présente session ordinaire, la deuxième annuelle, relative au règlement intérieur.

Dans son mot d’ouverture, Médard Milandou, en sa qualité de président de l’institution, a souhaité une bienvenue aux invités, puis leur a remercié d’avoir honoré leur présence aux présentes assises.

« Je voudrais avant tout vous m'acquitter d'un devoir en souhaitant la bienvenue à nos chers invités en leur disant remercie pour avoir honoré de leur présence la cérémonie d’ouverture de cette session, moment privilégié de réflexion sur le devenir de notre institution. Le conseil tient ce jour sa deuxième session ordinaire et puis un peu plus d'un an lorsque ses membres ont entamé leurs mandats conclus. De ce fait, il me paraît opportun de rappeler que nos actions entreprises dureront ce large débat par le conseil en compromis avec la démission de la Régulation indiquée par les textes législatifs et réglementaires », a-t-il évoqué.

« Organisées pour consolider les rapports entre l'écosystème médiatique, des visites des organes de presse, de Pointe-Noire et de Brazzaville ont été effectuées ; de même, des rencontres fréquentes ont permis d'échanger avec les responsables des associations œuvrant dans le domaine de l'information et de la communication. De ces contacts successifs, il s'est engagé l'intérêt de consolider notre collaboration pour le plein exercice de la liberté de la presse en respectant les lois et les règlements négatifs », a expliqué Médard Milandou.

Néanmoins, le président de l’institution a fait part des regrets du Conseil de n'avoir pas visité les organes de presse de la Sangha, de la Likouala, de la Cuvette-Ouest et de la Cuvette pour des raisons matérielles et financière.

Seulement, dans le cadre de la formation, le Conseil supérieur de la liberté de communication, avec l'appui de l'Unesco, du Centre des Nations Unies pour les Droits de l'Homme, en Afrique centrale et de l'ARPCE, des séminaires de renforcement de capacité et des professionnels des médias ont été réalisés à Pointe-Noire et à Brazzaville. Au cours de ces journées d'approfondissement des connaissances, des thèmes variés ont été développés ; les participants se sont imprégnés par exemple de l'importance de l'intelligence artificielle dans le journalisme.

Médard Milandou a ensuite fait mention de la période précédant l’élection présidentielle. « Au cours de la période pré-électorale, en début d'année, les membres du Conseil au plus haut niveau se sont rendus successivement au siège de la plupart des plateformes politiques officiellement reconnues de la majorité présidentielle et de l'opposition, à l'occasion de ces rencontres essentielles pour apprécier le climat politique, puis au moment de la régulation de la couverture, que j'ai dit tout à l'heure, des 12 et 15 mars 2026, le Conseil a tout influencé positivement, dans le sens de la déconcentration de la nature des rapports anciens, parfois ambiguës, souvent teintés de défiance entre les professionnels médias et les acteurs politiques », a-t-il précisé.

Par ailleurs, afin de nouer et fortifier les relations avec les autres institutions de régulation des médias, le Président du Conseil, Monsieur Médard Milandou a effectué des missions au Tchad, au Maroc, en France, en Côte d'Ivoire et, tout récemment, à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Au cours de ces rencontres, une vue globale s'est détaillée en faveur de la mise en place des mécanismes susceptibles de réguler tant que possible les réseaux sociaux, véhicules de toutes sortes de dérives informationnelles, désinformation, diffamation, outrage et offense à l'égard des autorités étatiques.

A propos des médias numériques, Médard Milandou a souligné que, ceux-ci ont été au centre des rencontres du Bureau du Conseil et du Président des deux chambres du Parlement, puis du ministre de la Communication et des Médias. Il a en plus mentionné l'implication du Conseil dans le processus de répartition du fonds d'appui aux organes de presse. Les critères d'éligibilité à ce fonds et la clé de répartition ont été fixés en accord avec les associations de professionnels de la presse. Le Ministère de la Communication et des Médias a été au centre de cette démarche, étant chargé de la répartition du fonds.

En définitive, « au cours de la présente session, les membres du Conseil vont s'attacher sur l'examen des dossiers de tous ordres, à même de rendre efficient l'action du Conseil, cela avec un grand esprit de responsabilité », formulant les vœux de succès aux travaux de ladite session ordinaire.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-31 20:17:20

Mouana-Nto : Marcel Kibouanga, un anniversaire placé sous le signe de la gratitude et du devoir

L’administrateur-maire de Mouana-Nto, premier arrondissement de Nkayi dans le département de la Bouenza (sud), Marcel Kibouanga, a choisi de célébrer son anniversaire dans la simplicité, entouré de ses proches collaborateurs, de ses parents et de ses amis. Une occasion particulière pour l’édile de réaffirmer sa reconnaissance aux plus hautes autorités de la République pour la confiance renouvelée à son endroit. Au cœur de cette célébration, un message de gratitude adressé au Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, ainsi qu’au ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Jean Ollessongo Ondaye, pour sa reconduction à la tête de l’administration municipale de Mouana-Nto.

« Je voudrais exprimer ma profonde gratitude au Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, pour la confiance renouvelée. Cette reconduction constitue pour moi un honneur, mais surtout une grande responsabilité envers les populations de Mouana-Nto. », a déclaré Marcel Kibouanga.

Pour l’administrateur-maire, cette confiance ne saurait être considérée comme un acquis. Elle constitue plutôt une invitation à redoubler d’efforts au service de la collectivité : « Une reconduction n’est pas une récompense, c’est une obligation de faire davantage. Nous devons continuer à travailler avec détermination pour répondre aux attentes de nos populations et contribuer au développement de notre arrondissement. »

Marcel Kibouanga a également salué l’accompagnement du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Jean Ollessongo Ondaye, dont il a souligné l’engagement en faveur de la décentralisation et de l’administration locale.

Cette célébration d’anniversaire a ainsi pris une dimension particulière : au-delà du moment festif partagé avec ses collaborateurs, sa famille et ses amis, elle aura été l’occasion de rappeler les valeurs de fidélité, de reconnaissance et de responsabilité qui doivent guider l’action publique.

Dans une ambiance chaleureuse et conviviale, les convives ont salué le parcours de l’administrateur-maire et formulé des vœux de santé, de longévité et de réussite pour la poursuite de sa mission.

À Mouana-Nto, Marcel Kibouanga entend donc transformer cette nouvelle marque de confiance en énergie supplémentaire pour l’action : « Je reçois cette confiance avec humilité. Je la partage avec mes collaborateurs et avec toute la population de Mouana-Nto. Notre ambition reste la même : servir, travailler et faire avancer notre arrondissement. »

Un anniversaire, certes, mais surtout un nouveau départ placé sous le signe du travail et de la responsabilité.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-30 08:03:04

Congo – Bouemba : le président d’honneur de la Fondation Cœur Angélique, M. Rudy Stephen Mpiéré-Ngouamba Ambila octroie des crédits à 200 bénéficiaires locaux

Après le lancement officiel de la Microfinance Caisse Congolaise d'Épargne et de Crédit (CCEC) dans le district de Bouemba, l'institution financière a débuté, le 26 août 2026, l'octroi de crédits à ses bénéficiaires. Sur un total de 400 personnes ciblées, une première vague de 200 bénéficiaires démarre le programme, répartie sur quatre axes : Axe 1 : Bouemba–Matadi, Axe2 : Ondaba–Ngafoula, Axe3 : Engakou–Ossio, Axe 4 : Mpounou–Obaba. 

Cette initiative vise à favoriser l'inclusion financière des populations locales et à soutenir le développement d'activités génératrices de revenus dans le district de Bouemba.

Par ailleurs, après la cérémonie de pose de la première pierre organisée le lundi 10 août 2026, la Fondation Cœur Angélique, profitant de l’occasion, faisant d’une pierre, deux coups, a également procédé, le mercredi 26 août dernier, au lancement officiel des travaux de construction du Collège d'Enseignement Général (CEG) de Bouemba. Ce projet répond à un besoin réel d'infrastructures scolaires dans la localité et traduit l'engagement de la Fondation en faveur de l'accès à l'éducation pour les jeunes du district.

A travers ces deux actions, Bouemba bénéficiera d'un double élan : un accès facile au financement pour ses habitants et une infrastructure éducative, appelée à accueillir les générations futures, un collège moderne.

Rappelons que cette Microfinance est installée à Bouemba, grâce à son partenariat avec la fondation cœur angélique.

Selon le directeur de la microfinance, Monsieur Blaise Noël Ekouerembaye, l’ambition est de favoriser l’inclusion financière et de donner aux populations locales les moyens de développer des activités génératrices de revenus. Afin que la jeunesse, notamment se prenne réellement en charge, comme le souhaite le chef de l’Etat, le Président Denis Sassou-N’Guesso.

Cependant, Monsieur Bernard Lebonzi, un habitant du village Matadi, s’émeut de la transformation de la localité ç travers cette nouvelle structure, qu’il qualifie de véritable rêve, qui devient en fin de compte une réalité palpable. « 𝐶𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑗𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑠 𝑒𝑡 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑗𝑒 𝑣𝑖𝑠 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑡𝑟𝑖𝑐𝑡 𝑑𝑒 𝐵𝑜𝑢𝑒𝑚𝑏𝑎 𝑟𝑒𝑠𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑎̀ 𝑢𝑛 𝑟𝑒̂𝑣𝑒, 𝑎̀ 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒́𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑃𝑎𝑝𝑎 𝑅𝑢𝑑𝑦. 𝐵𝑜𝑢𝑒𝑚𝑏𝑎 𝑛’𝑎𝑣𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑’𝑒́𝑐𝑜𝑙𝑒. 𝐴𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑑’ℎ𝑢𝑖, 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑝𝑖𝑒𝑟𝑟𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑟𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑’𝑢𝑛 𝑐𝑜𝑙𝑙𝑒̀𝑔𝑒 moderne 𝑑’𝑒𝑛𝑠𝑒𝑖𝑔𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑔𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑙 𝑎 𝑒́𝑡𝑒́ 𝑝𝑜𝑠𝑒́𝑒 ».

Il souligne l’importance du lancement de la microfinance, qui répond aux attentes exprimées. « 𝑀𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒, 𝑒𝑛 𝑒𝑥𝑎𝑢𝑐̧𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑣œ𝑢𝑥 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠, 𝑙𝑎 𝑚𝑖𝑐𝑟𝑜𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑐𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙𝑖𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑖𝑛𝑒𝑠𝑝𝑒́𝑟𝑒́𝑒𝑠. 𝐷𝑒𝑠 ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑏𝑒́𝑛𝑒́𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑚𝑖𝑐𝑟𝑜𝑐𝑟𝑒́𝑑𝑖𝑡𝑠. 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑒̀𝑠 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑒́𝑣𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 ».

Monsieur Claver Akouala, quant à lui, constate et observe avec étonnement l’évolution de son environnement. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑎̀ 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝐵𝑜𝑢𝑒𝑚𝑏𝑎 𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑣𝑖𝑙𝑙𝑒. 𝑃𝑜𝑢𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡, 𝐵𝑜𝑢𝑒𝑚𝑏𝑎 𝑒́𝑣𝑜𝑙𝑢𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑔𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑣𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙’𝑒𝑚𝑏𝑟𝑦𝑜𝑛 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑖𝑡𝑒́ 𝑢𝑟𝑏𝑎𝑖𝑛𝑒. 𝐽’𝑎𝑖 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑣𝑒́𝑐𝑢 𝑖𝑐𝑖, 𝑒𝑡 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑖𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑎𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑑’ℎ𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑥𝑡𝑟𝑎𝑜𝑟𝑑𝑖𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒 ». Il pense que les réalisations en cours marquent l’accomplissement d’une promesse longtemps attendue. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑠𝑠𝑖𝑠𝑡𝑜𝑛𝑠 𝑎̀ 𝑙’𝑎𝑐𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑚𝑒𝑠𝑠𝑒. 𝐶𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑖 𝑠’𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑖𝑛𝑠𝑐𝑟𝑖𝑡𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑟𝑒𝑐̧𝑢 𝑐𝑒 𝑞𝑢’𝑖𝑙𝑠 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑖𝑐𝑟𝑜𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒. 𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑢 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑣𝑢 ».

Monsieur Claver Akouala estime que l’action de la Fondation Cœur Angélique ne se limite pas au financement. « 𝐿𝑎 𝐹𝑜𝑛𝑑𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐶œ𝑢𝑟 𝐴𝑛𝑔𝑒́𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑖𝑑𝑒́𝑒𝑠, 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑐𝑐𝑜𝑚𝑝𝑎𝑔𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑜𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑢𝑛𝑖𝑡𝑒́𝑠. 𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑦𝑒𝑢𝑥 𝑒𝑡 𝑒́𝑙𝑎𝑟𝑔𝑖 𝑛𝑜𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑝𝑒𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒𝑠 ».

Pour les populations, il faut désormais de transformer ces annonces et ces financements en résultats visibles plus d’activités, plus de revenus, plus d’infrastructures et davantage de perspectives pour la jeunesse.

Il revient maintenant de faire durer cette dynamique et de transformer les financements en véritables réussites économiques.

Une microfinance qui démarre, un collège dont la première pierre a été posée et une population qui parle déjà de cité urbaine.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-29 22:13:30

Congo – Diplomatie sportive : un accord de coopération est signé entre Ewawa Plus et l’Ambassade du Cameroun à Brazzaville

Ewawa Plus et l’Ambassade de la République du Cameroun en République du Congo ont récemment conclu à Brazzaville un protocole d’accord, établissant un cadre de coopération autour de la diplomatie sportive, de la mobilité des délégations, de l’implication des diasporas et du rapprochement des peuples par le sport. Le basketball comme outil de dialogue et de partage au-delà de la compétition. 

En effet, ce partenariat affirme une vision commune : faire du sport un véritable outil de dialogue et de coopération. Par les rencontres qu’il crée entre sportifs, jeunes, institutions, entrepreneurs et communautés, le basketball contribue à renforcer les liens entre le Congo et le Cameroun, mais aussi entre les différentes nations appelées à rejoindre Ewawa Plus. Une nouvelle étape dans l’expansion d’Ewawa Plus Le protocole accompagne l’internationalisation du circuit en facilitant l’accueil et la mobilité des délégations. Cette coopération contribuera notamment à la préparation d’une étape d’Ewawa Plus à Douala, prolongeant ainsi la dynamique engagée à Brazzaville. 

Par conséquent, le sport qui est un véritable levier d’intégration et de coopération Ewawa Plus œuvre pour une Afrique plus connectée en favorisant les échanges et les rencontres entre les peuples. Donc, cette ambition s’inscrit dans l’esprit de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, de l’intégration régionale portée par la CEMAC et des priorités de développement et d’ouverture du Congo. 

A noter que, Ewawa Plus est un circuit international de basket-ball qui connecte légendes, jeunesse et décideurs africains. À la croisée du sport, de l’éducation et des affaires, il transforme l’expérience des aînés en levier de transmission, d’inspiration et de développement pour les futures générations à l’échelle du continent.

En somme, c’est donc un circuit international itinérant et une plateforme communautaire de basketball dédiée aux vétérans.

De son origine : le terme « Ewawa » en lingala signifie ancien ou retraité. Le « Plus » représente l'expérience et la valeur ajoutée que les vétérans apportent au jeu. La plus-value que ce circuit peut donc apporter à la jeunesse dans la pratique du basketball, singulièrement.

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Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-29 20:36:00

Assemblée nationale : l’Honorable Alain Pascal Leyinda dresse le bilan de la 5ᵉ session extraordinaire

Au terme de la 5ᵉ session extraordinaire de l’Assemblée nationale de la République du Congo, le deuxième secrétaire du Bureau, l’Honorable Alain Pascal Leyinda, fait le point sur les principaux travaux menés par les députés. Dans un exercice de restitution empreint de clarté et de pédagogie, l’élu revient sur les temps forts de cette session, marquée par l’examen de plusieurs dossiers d’intérêt national et par la volonté des représentants du peuple de contribuer, à travers leurs travaux, au renforcement de l’action publique.

À travers ce bilan, l'Honorable Alain Pascal Leyinda met en lumière le rôle central de l’Assemblée nationale dans l’examen des textes, le contrôle de l’action gouvernementale et la prise en compte des préoccupations des citoyens.

Cette session extraordinaire aura ainsi constitué un nouveau rendez-vous important de la vie parlementaire congolaise. Elle témoigne de la disponibilité des députés à poursuivre leur mission avec responsabilité, dans un esprit de dialogue et au service de l’intérêt général.

En sa qualité de deuxième secrétaire du Bureau de l’Assemblée nationale, l’Honorable Alain Pascal Leyinda s’inscrit dans cette dynamique en assurant un travail de proximité et de restitution, permettant aux populations de mieux comprendre les enjeux et les résultats des travaux parlementaires.

Un bilan qui illustre la volonté de l’Assemblée nationale de rester au cœur des grandes préoccupations de la Nation et de faire du travail parlementaire un véritable instrument au service du développement du Congo.

Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-29 11:01:27

Congo - Égypte : L’ambassadrice Iman Yakout a fait ses adieux au ministre Jean Olessongo Ondaye

Imane Yakout, ambassadrice de la République arabe d'Égypte au Congo, a fait ses adieux le mercredi 26 août 2026 au ministre de l'intérieur et de la décentralisation, Jean Olessongo Ondaye. Face au ministre de l’Intérieur, Imane Yakout a relevé le confort sécuritaire dont jouissent ses compatriotes installés au Congo.

Exprimant son attachement au Congo et sa reconnaissance pour l’expérience vécue durant les deux années de son mandat, Imane Yakout a réaffirmé sa disponibilité à accompagner son successeur afin de consolider les acquis de la coopération entre le Congo et l’Egypte.

Devant la presse, la diplomate égyptienne a salué la coopération bilatérale entre son pays et la République du Congo dans le domaine sécuritaire.

«Les relations entre nos deux pays sont historiques, elles ne s’arrêtent pas avec le changement des personnes. Je pars avec beaucoup de gratitude et de beaux souvenirs du peuple congolais. Je suis touchée par l’accueil et la chaleur humaine dont j’ai bénéficié durant mon séjour en République du Congo. Je pars avec beaucoup de souvenirs. Merci le Congo » », a-t-elle affirmé.

Une manière de rappeler que le lien entre Le Caire et Brazzaville ne tient pas à un titulaire de poste.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-27 08:35:20

France – Présidentielle 2027 : Marine Le Pen donnée gagnante dans tous les cas de figure

Quels que soient les cas de figure testés par Ifop et Fiducial en cette fin août 2026 dans son 5e Baromètre de l'élection présidentielle 2027, Marine Le Pen arriverait en tête au 1er tour et surtout, s’imposerait au second face à tous ses adversaires potentiels. Une "prise de pouvoir" inédite à huit mois du scrutin.

Le 5e Baromètre Ifop Fiducial sur les intentions de vote à l'élection présidentielle 2027, réalisé les 24 et 25 août 2026 pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, confirme une tendance lourde : que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, les candidats sont interchangeables au Rassemblement National. Mais surtout, surclassent la concurrence quels que soient les scénarios.

Dans toutes les configurations, la présidente du groupe RN à l'Assemblée Nationale oscille entre 33 % et 35 % des intentions de vote, devant :

Édouard Philippe, situé entre 21 et 14,5% selon les scénarios

Jean Luc Mélenchon, crédité de 19 et 16 % selon les hypothèses

Raphaël Glucksmann, entre 17 et 11 % 

Gabriel Attal, qui atteint 14 à 15 % lorsqu’il est candidat du bloc central (8% seulement si Edouard Philippe se maintient face à lui au 1er tour)

François Hollande, testé à 12 % lorsqu’il est candidat unique de la gauche non LFI

Bruno Retailleau, entre 12 et 6 %

Mais l'enseignement majeur de ce 5e Baromètre Ifop-Fiducial de l'élection présidentielle réside dans les duels potentiels du second tour (2 mai 2027), qui ouvriraient les portes du palais de L'Élysée à la cheffe du RN après trois échecs et ce, quels que soient les profils des adversaires.

Qu’il s’agisse de candidats de gauche, du bloc central ou de la droite classique, Marine Le Pen sortirait victorieuse de chacun des face à face testés, Edouard Philippe étant à ce stade celui qui pourrait lui donner le plus de fil à retordre. A l'opposé, le match le plus aisé serait celui qui l'opposerait à Jean-Luc Mélenchon :

52% contre Édouard Philippe (48%)

54% contre Gabriel Attal (46%)

54% contre François Hollande (46%)

55% contre Raphaël Glucksmann (45%)

58% contre Bruno Retailleau (42%)

67% contre Jean-Luc Mélenchon (33%)

L'élection présidentielle se tiendra le 18 avril et le 2 mai prochain, il reste donc environ huit mois aux prétendants à l'Elysée pour convaincre les électeurs, y compris ceux de leur propre camp.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-27 07:54:57

Littérature : « Les démons de l’empereur » de Simon Batoumeni ou l’art du crépuscule absolutiste

Avec son nouveau roman « Les démons de l’empereur », paru aux éditions Vérone, l’essayiste et romancier congolais Simon Batoumeni signe une œuvre radicale : le long monologue d'un souverain romain à l'article de la mort. En choisissant d'abolir l'action pour se focaliser sur l'intériorité pure, l'auteur livre une méditation féroce sur la déchéance physique et l'illusion du pouvoir.

Dans la construction classique du roman, la scène dramatique avec ses dialogues, ses mouvements et ses interactions en temps réel, sert de colonne vertébrale au récit. Simon Batoumeni, lui, prend ici le contre-pied exact de cette tradition : le roman ne contient aucune scène autonome. L'action extérieure n'existe plus en soi ; elle est dissoute, digérée et restituée à travers le prisme déformant et fiévreux d'un « monologue silencieux ».

Cette dilution du réel rappelle la prose torrentielle de Gabriel García Márquez dans « Cent ans de solitude », où le temps chronologique s'effondre sous le poids du mythe et de la mémoire. Le narrateur de Simon Batoumeni ne cherche pas à mettre en scène, il se contente de raconter depuis l'abîme. Ce procédé radical s'inscrit en droite ligne du flux de conscience moderniste théorisé par James Joyce, où le monde extérieur ne devient qu'un carburant destiné à alimenter la machine à penser du personnage.

Le carcan du corps et la faillite du libre-arbitre

Mais de quoi s’agit-il au juste ? Tibère, héritier malgré lui du trône d’Auguste, a tout vu et connu : le pouvoir, la gloire, l’amour, le deuil, l’exil… Alors, aux portes de la mort, il livre sa vérité : autocritique d’un esprit lucide broyé puis corrompu par l’exercice du pouvoir. Ses souvenirs le rendent prisonnier. Extrait : « Prisonnier du monde jusque-là, je le suis de mon corps maintenant. La vie n'est-elle-pas un carcan en soi [...] ? Qui donc a conçu la notion de liberté, sûrement la seule à désigner une chose qui n’a pas le moindre début de réalité ? »(P37)

Le paradoxe ici est d'une ironie tragique : l'homme qui régnait sur l'Empire est désormais incapable de régner sur sa propre couche. Simon Batoumeni utilise la métaphore – il y en a peu dans son roman – de la geôle rétrécie pour illustrer le passage de l'absolutisme politique à l'impuissance biologique.

Il s’agit là d’un écho stoïcien inversé : ce texte offre un miroir inversé aux Pensées pour moi-même de Marc Aurèle. Car là où l'empereur philosophe romain cherchait la liberté intérieure dans l'acceptation de l'ordre cosmique, le personnage de Simon Batoumeni y voit un déterminisme absolu – « tempérament et éducation ».

Du reste, cette incapacité de la volonté à fléchir la contingence fait écho au pessimisme de Blaise Pascal sur la misère de l'homme sans Dieu, fétu de paille écrasé par l'univers, prisonnier « d'une existence qui s’est déroulée dans des circonstances ni délibérée ni maîtrisée ». Mais l’homme, et c’est ce qui fait sa profondeur, garde toute sa conscience.

La lucidité comme supplice ultime

« J’ai conservé mes facultés intellectuelles, une malédiction, il aurait mieux valu ne pas être conscient de ma situation ! » Le style de Simon Batoumeni se fait ici d'une grande limpidité narrative, quasi clinique, pour décrire la déchéance de la chair – « incontinents, le corps couvert d'escarres ». De toute évidence, l'acmé du tragique réside dans la préservation de la raison.

À l'instar du narrateur des Carnets du sous-sol de Dostoïevski, qui affirme qu'« un excès de conscience est une maladie », l'empereur agonisant vit sa lucidité comme une torture supérieure aux douleurs physiques. La conscience intacte n'est plus le propre de la dignité humaine, elle en est le bourreau.

Toutefois, la fin du passage apporte une nuance stylistique remarquable avec l'évocation de la « délicatesse » de la mémoire qui embellit le passé – « Par chance, la mémoire a la délicatesse de rendre les faits et les gens plus attendrissants qu’ils ne l’étaient réellement. Autrement, ce serait l’enfer ». Une lueur poétique, une réminiscence proustienne où l'art de se souvenir devient le seul rempart contre l'enfer immédiat de l'agonie.

Pour tout dire, Simon Batoumeni réussit le pari difficile de rendre captivant un tête-à-tête pourtant qualifié de « fastidieux » par son propre protagoniste. Par la grâce d'un style lumineux qui contraste avec la noirceur du propos, Les démons de l’empereur s'impose comme une superbe élégie sur la fin du pouvoir. Sur la conscience de la finitude. Un sujet universel. Et, en dépouillant le roman historique de ses artifices épiques et de ses costumes pour n'en garder que la moelle philosophique, l'auteur livre un grand roman sur la nudité de l'homme face à la mort, digne héritier des Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar.

« Les démons de l’empereur » de Simon Batoumeni, Vérone éditions, 271 pages, 22 euros

Extrait : « Enfermé en moi-même, enchainé à ma couche, puisse les dieux abréger cela, je suis près de sombrer dans la folie. À bien y réfléchir, ma geôle a simplement rétréci, en réalité. Prisonnier du monde jusque-là, je le suis de mon corps maintenant. La vie n'est-elle-pas un carcan en soi, un système de contraintes dont on ne peut s’affranchir ? Je n’ai rien choisi, venu au monde sans l’avoir demandé, le quittant sans le vouloir, au terme d’une existence qui s’est déroulée dans des circonstances ni délibérées ni maitrisées, le résumé de la misère humaine. Rien de ce qui importe ne procède de notre vouloir. Nos choix sont déterminés par le tempérament et l’éducation, qui par définition ne dépendent pas de nous, notre volonté se heurte de façon constante à des contingences indépendantes, insaisissables. Qui donc a conçu la notion de liberté, sûrement la seule à désigner une chose qui n’a pas le moindre début de réalité ? (…)

Je n’en peux plus de ce tête-à-tête fastidieux avec moi-même. Je ne retrouverai pas mes moyens, autant que cela finisse rapidement. Tout sauf cette agonie interminable. J’en ai vu, des gens restés longtemps grabataires, incontinents, le corps couvert d’esquarres, exhalant de mauvaises odeurs, abêtis par l’inactivité…, de quoi me guérir de la velléité de m’accrocher, si elle avait pu m’effleurer. Je ne sortirai pas de cet état, point besoin qu’il se prolonge. Mes souffrances sont atroces et cela ira en empirant. Je ne suis plus qu’un enchevêtrement de maux, aucun organe épargné, des douleurs partout. Le pire, c’est ma dignité bafouée, une torture plus intolérable que les tourments physiques. Réduit à être alimenté et torché à la manière d’un nouveau-né, j’aurais tout donné pour en être préservé. J’ai conservé mes facultés intellectuelles, une malédiction, il aurait mieux valu ne pas être conscient de ma situation ! Ma raison n’est pas altérée, intacte, toute ma vie défile, chaque souvenir important affleure. »

Bedel Baouna

Créé le 2026-08-25 12:19:41

Pascal Lissouba, une vie au service du Congo et de la pensée

Le 24 août 2020, le Congo perdait l’une de ses grandes figures politiques, intellectuelles et historiques. En France, s’éteignait le professeur Pascal Lissouba, laissant derrière lui une empreinte profonde dans l’histoire de la République du Congo.

Scientifique de formation, universitaire éminent, homme d’État et ancien premier President de la République du Congo élu démocratiquement au suffrage universel, Pascal Lissouba, né en 1931 à Tsinguidi dans le district de Mayoko (sud),  fut surtout un homme habité par une conviction : celle qu’un Congo moderne, prospère et souverain pouvait se construire par le travail, le savoir, l’agriculture, l’éducation et la valorisation de ses propres ressources.

Six ans après sa disparition, sa mémoire demeure vivante
 
Le temps apaise les passions, mais il révèle aussi la grandeur des destins. Aujourd’hui, il appartient aux générations présentes et futures de regarder son parcours avec hauteur, de retenir ses enseignements et de transmettre ce que son engagement avait de plus noble : la foi en l’intelligence, le goût du travail et l’ambition d’un Congo maître de son destin.
 

Professeur Pascal Lissouba, vous êtes parti, mais votre nom demeure inscrit dans l’histoire.

Et que la mémoire du Congo vous garde à jamais.

Reposez en paix, Monsieur le Professeur.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-24 21:17:06

Deve Maboungou nommé Conseiller chargé des Congolais de l’étranger : une nouvelle voix au service de la diaspora

C'est une nomination qui place la diaspora congolaise au cœur de l’action diplomatique. Selon l’Arrêté N°1923 du 4 août 2026, M. Deve Maboungou est nommé Conseiller chargé des Congolais de l’étranger auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger. Cette nomination constitue une marque de confiance et ouvre une nouvelle perspective dans la prise en compte des préoccupations, des attentes et des aspirations des Congolais vivant hors du territoire national.

À travers cette nouvelle responsabilité, Deve Maboungou aura notamment vocation à contribuer au renforcement du dialogue entre les pouvoirs publics et la diaspora, à l’écoute de ses préoccupations et à la valorisation de son expertise, de ses compétences et de son potentiel au service du développement du Congo.

Dans un contexte où les Congolais de l’étranger constituent une véritable force vive, cette mission revêt une importance particulière. Elle appelle proximité, disponibilité, dialogue et capacité à fédérer.

Cette nomination est donc bien plus qu’une promotion : elle traduit la volonté de mieux rapprocher le Congo de ses filles et fils établis à l’étranger.

Derrière son sourire et sa bonne humeur contagieuse, se cache un homme très engagé et qui œuvre tous les jours, sur le terrain, au service des plus démunis. Reconnaissable d'entre mille de par sa taille, son élégance, sa beauté légendaire et ses lunettes, Deve Maboungou, marié et père d’un enfant, est Expert en intelligence économique et analyste géopolitique et politique. Il a fondé en 2024 le cabinet Noeîn & Cie, dédié au conseil stratégique, intelligence économique et relations internationales.

Diplômé en droit, management et relations internationales, il est titulaire de trois MBA : intelligence économique, relations internationales et diplomatie, ainsi qu'en management stratégique de cabinet.

Depuis janvier 2025, Deve Maboungou est Directeur de cabinet de la Maison de l’Afrique et enseignant-chercheur auprès de l’Institut d'études Politiques, Diplomatiques et Stratégiques Thales Afrique, formant les décideurs de demain.

Ancien président d’un club de Pencak Silat “art martial indonésien”, il valorise solidarité et cohésion sociale. Il est décoré de la médaille de bronze ministérielle de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif pour ses actions citoyennes. Investi en Afrique dans la santé, l’éducation et l’enseignement, il est décoré Chevalier de l’Ordre de l’Étoile de Mohéli et Chevalier de l’Ordre de la Croix Belge, incarnant la diplomatie citoyenne.

Homme d’action et de principes, Deve Maboungou incarne un modèle de citoyenneté active. Par ses engagements multiples, il se positionne comme un catalyseur de changement, appelant à une mobilisation collective pour bâtir un monde plus solidaire, sûr et équitable.

Toutes nos félicitations à Deve Maboungou pour cette nouvelle responsabilité et plein succès dans l’accomplissement de cette mission au service de la République et de la diaspora congolaise.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-24 13:52:20

RDC – Justice américaine : Joseph Kabila conteste les sanctions prises à son encontre

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a saisi la justice américaine pour contester les sanctions prises contre lui en avril 2026. Washington l’accuse de soutenir financièrement et logistiquement les rebelles du M23 et de l’Alliance Fleuve Congo.

Dans une plainte de seize pages déposée début août devant un tribunal fédéral de Washington, l’ancien chef de l’État demande l’annulation de son inscription sur la liste noire de ‘’l’Office of Foreign Assets Control’’.

Cette agence du département américain du Trésor est notamment chargée d’administrer les sanctions économiques et de contrôler les avoirs étrangers.

Les autorités américaines reprochent à Joseph Kabila d’avoir financé l’Alliance Fleuve Congo, encouragé des militaires congolais à déserter. De même qu’il A séjourné à Goma sous la protection du M23, preuve de son accointance avec celui-ci.

Goma, ville stratégique de l’est de la RDC, est considérée comme l’un des principaux bastions du groupe armé.

Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, rejette catégoriquement ces accusations. Ses avocats estiment que la décision de l’administration américaine repose sur des affirmations « vagues » et « arbitraires », sans preuve matérielle suffisante.

La défense affirme notamment qu’aucun transfert de fonds destiné à l’AFC n’est précisément identifié. Elle souligne également que le dossier ne cite aucun militaire que l’ancien président aurait personnellement incité à déserter.

Les avocats de Joseph Kabila mettent aussi en avant son bilan face à la rébellion. Ils rappellent qu’en 2013, sous sa présidence, l’armée congolaise avait réussi à vaincre le M23.

L’ancien président demande désormais au tribunal fédéral d’annuler les sanctions ainsi que son inscription sur la liste de l’OFAC. Cette procédure judiciaire intervient alors que les activités du M23 et de l’Alliance Fleuve Congo restent au cœur des tensions politiques et sécuritaires dans l’est de la RDC.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-23 13:48:26

Isidore Mvouba : les rumeurs l’avaient couché, Paris le remet debout !

Traité sur les réseaux sociaux de malade, voire de mourant sur un lit d’hôpital pour la simple raison de son absence aux festivités marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Congo, le président de l’Assemblée nationale du Congo-Brazzaville, Isidore Mvouba, vient d’apporter, à travers ces images,  la meilleure réponse aux « snipers du Net » : il se porte bien !

À Paris, le président de l’Assemblée nationale rayonne, sillonne les rues de la capitale française, marche sur ses deux pieds et affiche une forme qui semble avoir échappé aux « médecins » autoproclamés des réseaux sociaux. À croire que certains internautes disposent désormais d’un scanner, d’un stéthoscope et d’un service de réanimation directement depuis leur clavier !

Cette campagne de diffamation, qui cherche à atteindre un homme mais aussi à jeter le discrédit sur les institutions de la République, mérite simplement d’être rangée dans la grande corbeille des ragots sans ordonnance.

La réalité, elle, est beaucoup moins spectaculaire que les rumeurs : Isidore Mvouba est debout, bien vivant et en pleine forme. Son séjour parisien rappelle surtout une évidence : sur Internet, certains peuvent enterrer quelqu’un le matin alors que celui-ci se promène tranquillement l’après-midi !

Aux faussaires de l’information, un petit conseil donc : avant de publier un bulletin de santé, mieux vaut vérifier si le prétendu malade n’est pas justement en train de vous dépasser sur le trottoir ! 

La rumeur court. Mvouba, lui, marche. Et plutôt bien !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-23 12:03:17

Congo – Religion : une journée d’adoration à Jésus Christ pour la nation consacrée au Congo

L’Association chrétienne Cœur de la nation en partenariat avec le COSERCO et d’autres église de réveil de la place ont organisé, le jeudi 20 août 2026 au Palais de Congrès de Brazzaville la première édition de la Journée d’adoration à Jésus Christ pour l’unité nationale. Cette grande première a connu la participation des hommes, femmes de Dieu et des chantres de l’éternel, qui ont agrémenté la cérémonie. 

Placée sous le thème : Un seul peuple, une seule nation, un seul cœur dans l’adoration », la première édition de la Journée d’adoration Jésus Christ pour la nation a avait comme hôte, la prophétesse Grâce Zachari, venue de Madagascar, connu la présence de plusieurs hommes et femmes de Dieu du Congo et des artistes gospel tels que : Lusline Lounianga ; Clémence Avounou ; Jaures Livoula ; Crédo Maléla ; Emmaûs Bocko ; Rodrigue Obanda ; Bénie Chikane ; Avegozard Onina ; la fanfare kimbanguiste  avec la participatrion de la prophète Carmel Otto Mbongo et de l’apôtre Richard Fylla Saint Eudes.

« Que le Dieu de toutes grâces tourne favorable sa face et illumine notre Nation », tiré du livre de Jérémie 18 :7-8, a été le texte d’exhortation à cette Journée.

L’apôtre Kevin Gildas de bâtir sa prédication dans le livre de 2 Corinthien chapitre 12, le verset 5. « Je me glorifierai d'un tel homme. Mais de moi-même je ne me glorifierai pas. Sinon de mes infirmités. Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé. Car je tirerai la vérité. Mais je m'en abstiens. Afin que personne n'ait mon sujet et mon opinion supérieure. A ce qu'il voit en moi ou à ce qu'il entend de moi. Et pour que je ne sois pas un fait d'orgueil… ».

Dans sa prédication, l’homme de Dieu a exhorté le peuple de Dieu du Congo à l’unité, à l’amour du prochain et au respect de l’Eternel, l’unique maître des temps et des circonstances et sauveur.

« Seigneur, nous prions pour notre nation. Nous prions pour les hommes de Dieu. Vous laissez voir de Dieu que nous sommes bons. Je m'investis devant toi, Seigneur. Nous ne sommes rien devant toi. Seigneur, j'ai la miséricorde que nous avons. Nous ne sommes rien devant toi. On a fait du mal à l'Église. Tu es un sauveur sur nous », a-t-il prié.

Par ailleurs, l’apôtre Geoffroy Moumbouolo, vice-président du COSERCO et représentant l’institution à ladite journée a reconnu que le bien fondé d’un tel événement. « Nous sommes là pour encourager notre sœur, Grâce Zachari pour cette initiative. Nous avons été là depuis le début, au nom de l'association Cœur de la nation pour que la première édition puisse avoir rencontré ce succès que nous avons connu. Donc c'est un événement d'encouragement de nos talents, je dis bien les talents locaux, parce que le Congolais, vous savez qu'il a la maladie, et de consommer à l'étranger. Et ça, c'est une fierté pour nous, de voir une dame qui a passé beaucoup de temps à l'étranger, qui a vu ce qu'il se fait à l'extérieur, et qui vient honorer les talents de sa nation. Vraiment, nous bénissons le Seigneur pour ça, pour la raison de cette activité, et je crois que dans les jours à venir, on fera mieux que ça. Oui, les talents nous en avons. Quand vous lisez l'histoire, le Congolais a beaucoup de talents. De toute façon, en matière de la religion, quand vous regardez l'église Sainte-Anne, c'était la première des églises. Quand on parlait des intelligences, au niveau de l'Afrique centrale, les gens venaient apprendre chez nous.

Et là, trouver une fille de la nation qui honore les dons de la nation, c'est une fierté congolaise, et c'est un appel que nous lançons même à nos autorités. Apprenons à consommer, Congolais.

Les chefs d'État disent souvent, un peuple qui ne consomme pas ce qu’il produit n’est pas un peuple libre. Et nous devrions consommer ce que nous produisons dans ce pays, ça veut dire ces talents. Alors pour finir, on vous a vu dans ce même cycle-là, en tout cas prévu pour la nation, dans les élections, ça s'est très bien passé. Au peuple congolais, je dis tout simplement que la Bible déclare : « Si l'éternel ne garde pas, celui qui veille, veille en vain. Si l'éternel ne travaille pas, celui qui travaille, travaille en vain. » Le message que je veux faire passer, c'est que le Congolais doit aimer le Congo, a-t-il déclaré.

Cependant, donnant le sens et l’esprit de cette Journée, la prophète Grâce Zachari a expliqué l’idée originelle. « Je crois que le fondement, c'est d'avoir l'amour de mon pays. Je voulais tellement voir les étoiles briller au-delà du firmament, au-delà de ce qu'on peut imaginer, comme on a vu les autres étoiles. C'est ça qui a poussé qu'on prépare cette journée. Et je crois que Dieu nous a agréés par rapport à tout cela ».

A propos de la détection des talents, « il y en a eu tellement que nous étions obligés d’en choisir qu’une cinquantaine, sur au moins plus de 200 inscrits. C'est ça mon plus grand regret. On voulait les écouter. Parce que ceux qui ont été nominés, on a fait seulement le tri de 50. Donc je crois que c'est un message fort qu'on lance, que nous avons des talents.

Le message, c'est le message de cœur. Je n'ai jamais vu un pays qui a des talents être ignoré. Je crois que si nous connaissons le Brésil, si nous connaissons l'Argentine, ce n'est pas à cause de leur politique.

Nous les connaissons à cause de leurs talents. Il y en a qui portent même les maillots d'Argentine, alors qu'ils ne sont pas argentins. Mais c'est à cause des talents d'Argentine. Et moi, le message que je lance, surtout à nos pères, les autorités du pays et les autorités spirituelles, c'est de faire valoir nos talents. Ça donne de la valeur à une nation. En tout cas, moi j'aimerais marquer l'histoire. Ce qui est sûr, c'est que celui qui avait fabriqué l'ampoule avait plus pensé aux générations futures. Et aujourd'hui, on n'a pas seulement une petite ampoule, on a des lampadaires, on a beaucoup de choses. Moi, j'aimerais que ça s'imprègne comme vision dans notre nation. Et je crois que la prochaine édition, ça sera la même date, à la même heure. On va peut-être faire deux jours ou trois jours pour honorer tous les dons et les talents de notre nation. Et je crois fermement que cette fois-ci, on va bien se préparer pour le 20 août prochain, 2027 », a révélé Grâce Zachari.

A noté que, cette journée d'adoration et de prière pour la nation est un rassemblement chrétien d'intercession et de louange où les croyants élèvent Jésus-Christ pour demander la paix, la guérison et la stabilité du pays.

Les différents groupes et individualités qui ont participé à la cérémonie ont reçu des décorations en guise de distinction.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-22 21:39:56

Mairies du Congo : plus de 250 mois de salaires impayés, Mossendjo détient le triste record avec 72 mois !

Dans plusieurs Mairies du Congo-Brazzaville, les agents municipaux semblent avoir découvert une nouvelle unité de mesure : le mois de salaire impayé. Et visiblement, le compteur ne veut plus s’arrêter. Au total, ce sont plus de 250 mois de salaires cumulés qui restent impayés, avec une situation particulièrement préoccupante à Mossendjo, où les agents municipaux accusent jusqu’à 72 mois d’arriérés de salaires. Autrement dit, certains travailleurs attendent leur rémunération depuis si longtemps que leur fiche de paie pourrait bientôt être classée dans les archives historiques !

Derrière cette note d’humour se trouve pourtant une réalité profondément sérieuse. Ces agents sont des pères et des mères de famille qui continuent, malgré les difficultés, à assurer des missions essentielles : état civil, salubrité, entretien des espaces publics, administration locale et services de proximité.

Travailler pendant des mois sans être payé est une épreuve qui dépasse largement la simple question comptable. C’est une question de dignité, de justice sociale et de respect du travail accompli.

La situation appelle donc une réponse urgente et durable. Les collectivités locales doivent pouvoir disposer de ressources suffisantes pour fonctionner normalement et garantir à leurs agents des conditions de travail dignes.

Car, à ce rythme, dans certaines Mairies, le calendrier n’indique plus seulement les jours et les mois : il sert aussi à compter les salaires que les agents attendent toujours !

Il est temps que les arriérés soient résorbés et que le travail municipal retrouve sa valeur essentielle : un travail mérite un salaire, et un salaire mérite d’être payé à temps.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-20 20:50:00

Congo – Nominations : un défunt promu sous-préfet !!!

Le 19 août 2026, au journal de 20 heures de Télé Congo, le journaliste a procédé à la lecture d’un certain nombre de décrets signés par le Président de la République. Un décret concerne la nomination d’un sous-préfet décédé il y a peu, celui de Loudima, le nommé Mboungou Raphaël. 

Dans le décret n°2026-306 du 19 août 2026 portant nomination des sous-préfet, est mentionné le nom de Mboungou Raphaël, nommé comme sous-préfet du district de Loudima dans le département de la Bouenza.

Il s’avère que Monsieur Mboungou Raphaël, qui était directeur départemental de la statistique à Ewo, chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest, a trouvé la mort le 21 juillet 2026 à Brazzaville des suite d’un arrêt cardiaque. Il fut enterré le 8 août dernier au cimetière de Dakar à Madingou, où il avait travaillé auparavant et s’était installé socialement.

Cette nomination qui arrive certainement trop tard, peut-être du fait de la lenteur administrative étant donné que les propositions de nominations auraient été faites plutôt en amont.

Certainement, de son vivant, il aurait marqué l'attention de ses chefs hiérarchiques, par sa compétence et son sens du travail. Il a donc manqué à cette hiérarchie un peu de vigilance, puisque ledit décret de nomination porte la date récente du 19 août et porte la signature du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso. Le décret est donc sorti trop tard pour lui, malheureusement ! Que son âme trouve le repos de l’Eternel, le miséricordieux.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-20 16:01:59

Congo-Namibie : quand la diplomatie veut aussi faire ses affaires !

La diplomatie congolaise et namibienne semble avoir décidé de passer du traditionnel « nous sommes très heureux de renforcer nos liens » à une formule beaucoup plus concrète : « Et maintenant, qu’est-ce qu’on peut vendre et acheter ensemble ? » En visite de travail au Congo, la ministre des Relations internationales et du Commerce de Namibie, Mme Selma Ashipala-Musavyi, a été reçue le 19 août à Brazzaville par le ministre Denis Christel Sassou Nguesso. Les deux responsables ont fait le point sur les avancées enregistrées depuis la dernière session de la Commission mixte de coopération entre les deux pays.

Au menu des échanges : le renforcement des relations bilatérales, mais surtout la volonté de transformer la coopération institutionnelle en opportunités économiques sonnantes et trébuchantes. Car après les poignées de main, les photos officielles et les beaux discours, il faut bien que les entreprises trouvent leur part du gâteau !

L’objectif est donc clair : intensifier les échanges commerciaux et encourager les partenariats entre les entreprises privées congolaises et namibiennes. En clair, la diplomatie veut désormais descendre du tapis rouge pour mettre les pieds dans les bureaux des entrepreneurs.

La ministre namibienne prendra également part au Forum d’affaires Congo-Namibie, prévu le 21 août. Un rendez-vous qui pourrait permettre aux opérateurs économiques des deux pays de se découvrir autrement que derrière les costumes et les drapeaux.

Mme Selma Ashipala-Musavyi a par ailleurs annoncé la prochaine venue d’une délégation namibienne au Congo. Celle-ci s’intéressera notamment au secteur de l’éducation et à l’Institut de Formation Technique et Professionnelle de Loudima.

Ainsi, entre Brazzaville et Windhoek, la coopération veut désormais apprendre un nouveau métier : faire travailler les relations diplomatiques pour créer des emplois, des investissements et des échanges commerciaux.

Après tout, une bonne coopération, c’est comme un bon repas : les photos de la table ne suffisent pas… il faut aussi passer à table !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-08-20 11:10:03

Congo – Circulation routière : Un camion grumier chargé se renverse à l’entrée de Dolisie

Un camion grumier se rendant sur l’aire de déchargement en périphérie de Dolisie, s’est renversé mercredi en fin de journée, à l’entrée de la ville, au rond-point dit des 4 points cardinaux. La vitesse dans l’amorce du virage serait la cause de l’accident.

Le camion grumier venant de l’axe Louvakou s’est couché à la sortie du rond-point, entrainé par une poussée cinétique décuplée autant par la vitesse que le poids de la charge transportée. La remorque qui aux dires des premiers témoins sur le lieu de l’accident serait mal arrimée, aura complété le tableau.

« Heureusement que ‘’Nzambi mé nouana’’ » autrement dit « Dieu a fait grâce, s’est écrié un vieux monsieur qui a suivi l’accident de l’autre côté de la voie et dont le cardiomètre entraîné par l’émotion, a subitement atteint les sommets, côtoyant la zone de l’infarctus.

Heureusement bien-sûr, car à cette heure où les piétons empruntent régulièrement cette partie de la chaussée, pas une seule personne ne s’y trouvait, ni aucun autre véhicule ne circulait sur la voie. Les grumes détachées ont roulé jusqu’à s’immobiliser, sans trop de dégâts.

Le chauffeur du grumier qui s’en est sortie indemne mais avec des courbatures dues aux contorsions provoquées par la chute de sa cabine, sera passé par toutes les frayeurs.

Les premières constatations montrent que le chauffeur a abordé le contournement du rond-point avec la même vitesse de roulement, car n’ayant pu anticiper le freinage.

Un spécialiste que nous avons consulté parle de manque de formation qu’il retrouve dans les pratiques de nombreux chauffeurs poids-lourds. Pendant le roulement, ceux-ci sollicitent régulièrement les freins au lieu du ralentisseur qui lui fait tourner l’arbre de transmission dans le sens inverse et oblige le véhicule à ralentir. La conséquence étant qu’au moment de freiner, les bouteilles d’air sont vide et le véhicule ne peut ni ralentir, ni freiner.

Si cet accident n’a pas fait de victimes, car « Dieu ayant boxé », il pose tout de même le problème de la formation efficiente des chauffeurs, qu’il soient ceux des poids lourds, des véhicules légers ou ceux de transports des personnes.  C’est à croire qu’au Congo, très peu de chauffeurs conduisent. Beaucoup déplacent simplement les véhicules, car leur comportement au volant relève une méconnaissance criarde des règles élémentaires de conduite ou du code de la route.

Ayant appris sur le tas et parfois même sur le tard, beaucoup n’ont pas opté pour une mise à niveau, de même que pour leurs employeurs, ce qui compte, c’est que le véhicule rentre indemne de la journée et que les affaires marchent. Le facteur risque ainsi que la préservation de la vie des passagers étant mis au compte de la chance ou de la bonne étoile du conducteur. Hélas…

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-20 08:31:02

Congo – Vie des Partis : la DRD a tenu son 2e Congrès sous le signe de la triade « Solidarité-Démocratie-Progrès »

Le président de la Dynamique Républicaine pour le Développement (DRD), Hellot Matson Mampouya a ouvert les travaux du 2e Congrès, le 18 août 2026 au Palais des Congrès de Brazzaville, sous le thème : « Unis dans l’amour fraternel, l’entente et la concorde, transformons le présent pour bâtir l’avenir ». Présidée par son président national, Hellot Matson Mampouya, la cérémonie d’ouverture a connu la présence de plusieurs formations politiques alliées, dont celle du représentant de la majorité présidentielle, Monsieur Alain Akouala Atipault, qui a livré un message empreint de grande camaraderie. 

Deux jours durant, les congressistes ont examiné les grandes orientations de la DRD, réfléchi sur son avenir et défini les mécanismes devant permettre de renforcer son organisation et son implantation.

Les assises ont débouché notamment sur la mise en place de nouvelles instances dirigeantes du Parti. Au-delà du bilan, ces assises ont également été un cadre de projection.

Parmi les alliés du DRD, Alain Akouala Atipault a donné un message plein de camaraderie et de fraternité militante dont voici la teneur :

« …Réaffirmé à haute et intelligible voix, de façon claire, nette et précise, sans ambages ni fioriture, la DRD est un Parti membre de la majorité présidentielle. Vous renforcez ainsi davantage par la même occasion, l'ancrage de la Dynamique Républicaine pour le Développement au sein de la grande famille de la majorité présidentielle. Monsieur le Président, chers frères, chers congressistes, militantes et militants de la DRD, dans un monde où prime la logique d'intérêt, des rapports de force et de la domination, un monde où les puissants font ce qu'ils peuvent et voire même, ce qu'ils veulent faire. Un monde où les faibles subissent ce qu'ils doivent subir. Il est politiquement indispensable, impératif et vital, que sous le leadership de votre président, un homme d'expérience, vous gardiez et mainteniez toujours le cap, ceci dans le plus grand intérêt de la majorité présidentielle et de son leader, le Président de la République, Son Excellence Denis Sassou-N’Guesso.

Vive la DRD ! Vive la majorité présidentielle ! Vive le Président Denis Sassou-N’Guesso ! Plein de succès à vos travaux ! Je vous remercie pour votre aimable et militante attention ! », a-t-il déclaré.

A l’issue des travaux du 2e Congrès, le Parti entend se doter de nouvelles instances et d’un regain d’énergie pour poursuivre son engagement dans le cadre du projet de société ’’Accélération de la marche vers le développement’’, porté par le Président de la République.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-08-19 23:27:56

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