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Face aux mutations politiques et aux défis contemporains, les lissoubistes affirment leur volonté de renouer avec l’âme fondatrice de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads). Cette dynamique de reconquête idéologique se veut un retour aux valeurs cardinales qui ont fait la force et la singularité du parti à sa naissance : la démocratie, la justice sociale, la solidarité et l’ancrage panafricain.
À travers rencontres, concertations et prises de parole structurées, les militants revendiquant l’héritage du président Pascal Lissouba entendent raviver l’esprit originel de l’Upads.
Pour eux, il s’agit moins d’un simple repositionnement politique que d’une démarche de fidélité historique, visant à redonner au parti sa clarté doctrinale et sa vocation de rassemblement populaire.
Cette reconquête passe aussi par la mobilisation de la base, notamment des jeunes et des cadres, appelés à s’approprier l’histoire du parti et à en porter les idéaux dans le contexte actuel.
Les lissoubistes plaident pour une Upads fidèle à ses fondamentaux, capable de proposer une alternative crédible, responsable et tournée vers l’avenir.
En ravivant la flamme de l’Upads originel, les lissoubistes entendent redonner sens et cohérence à l’action politique, convaincus que le retour aux sources est une condition essentielle pour reconstruire la confiance, renforcer l’unité et préparer les victoires de demain.
POSTURE DU CONSEIL DE RÉHABILITATION DES FONDAMENTAUX DE L'UPADS AUTHENTIQUE (CRU) PAR RAPPORT AUX RÉSOLUTIONS DU DERNIER CONGRÈS DE L'UPADS POSTICHE
1 Le CRU a pris acte des résolutions prises par l'ersatz de l'UPADS ( puis qu'il n'y a en fait plus existé d'UPADS au Congo depuis le Congrès de 2013, où l'UPADS originelle, telle que créée par le professeur Pascal Lissouba, a été sacrément démolie) au cours de son denier Congrès tenu à Brazzaville du 20 au 22 décembre 2025.
2 Après que le CRU a examiné avec minutie lesdites résolutions, il les a rejetées en bloc et sans rémission, pour plusieurs motifs, dont, à titre indicatif, les suivants:
a) Le Congrès de 2013 a évacué de l'UPADS les contenus: - doctrinal (la démocratie sociale); - un projet de société d'abondance des richesses matérielles, culturelles, spirituelles, intellectuelles etc. pour tous (La société congolaise bâtie à l'image de la Suisse: une petite Suisse au Congo); - les moyens de bâtir une telle société (les sciences, la technologie ainsi que les compétences multiples); - le rayon d'action du parti (le Congo, bien entendu; la sous région d'Afrique centrale -CMAC; le continent africain tout entier, ainsi que tous les pays du monde, engagés dans la lutte contre la domination et l'impérialisme des puissances occidentales, de manière à leur substituer un monde multipolaire, caractérisé, entre autres, par le respect de différentes cultures composites et les rapports de coopération gagnant-gagnant); - le style de gouvernance (la démocratie participative et une économie solidaire endogène, autorégulée); - la forme d'organisation de l'État (la décentralisation); contenus que le professeur Pascal Lissouba avait donnés à cette formation politique dès sa création.
b) Au terme de cette purge massive, il en a résulté une UPADS postiche ou falsifiée, dans laquelle les Lissoubistes, que nous sommes, ne nous sommes pas reconnus, et de laquelle nous nous sommes progressivement éloignés, en conséquence de cause.
c) Cependant, de concert avec nos amis de l'Esprit UPADS, de la Renaissance et d'autres organisations d'adeptes du Président Pascal Lissouba, nous avons tendu la main aux politicards de l'UPADS postiche, englués dans une illégalité doublée d'une illégitimité irrecevables, en droit notamment; depuis 2017, où ils ont refusé de respecter l'agenda politique de leur parti; de manière à obtenir d'eux, ce, dans l'intérêt supérieur du parti, d'abord un dialogue entre toutes les forces vives du parti, aux fins d'un règlement négocié des différends qui, de l'intérieur, rongeaient le parti; ensuite, de former une commission ad 'hoc consensuelle, laquelle pouvait finalement préparer et réaliser un Congrès unitaire et inclusif de différentes sensibilités du parti. Seul un Congrès préparé et tenu selon un tel schéma aurait permis, à la fois, la reconstruction de l'UPADS, la réconciliation des personnes en désaccord en son sein, sur tel ou tel aspect de son organisation ou de son fonctionnement, donc sa relance sur la scène politique nationale.
d) Mais les fossoyeuses et fossoyeurs de l'UPADS du professeur Pascal Lissouba, avec M. Tsaty-Mabiala, le félon, comme gourou, ont opposé à notre requête, pourtant instante et salutaire pour l'UPADS (notre héritage commun) une fin de non-recevoir.
e) Opérant un passage en force, les sacrificateurs de l'UPADS originelle ont finalement tenu un Congrès qui a parachevé le travail de destruction de l'UPADS (authentique ou source, héritée du professeur Pascal Lissouba) commencé au cours du Congrès de 2013, dont les résultats les plus retentissants ont été d'une part, l'avènement d'une formation politique, insipide et aride, auréolée, par ruse, malhonnêteté intellectuelle et imposture, du noble substantif: UPADS, mais évidemment, une UPADS postiche; et d'autre part, le jeu de passe-passe entre M. Tsaty-Mabiala et ses amis du PCT à qui il a cédé la démocratie sociale comme doctrine et adopté, en échange, le socialisme stérile que le PCT avait vainement expérimenté au Congo depuis sa création. Nous aurions pu ajouter à la liste (sur le plan de la dimension réactionnaire de son profil) le désir ardent de M. Pascal Tsaty-Mabiala de contribuer activement au retour du monopartisme au Congo. C'est désormais chose faite. Pensez-vous que si le socialisme, quelle qu'en soit la variante, constituait une bonne doctrine politique, le PCT l'aurait abandonné, après tant de décennies de pratique stérile et que, inversement, si la démocratie sociale serait une mauvaise doctrine, le PCT l'adopterait avec autant d'enthousiasme lors de son avant dernier Congrès? Non, le PCT n'aurait jamais lâché la proie pour l'ombre de la proie ou du bon pour du mauvais, encore moins pour du pire!
f) Mais si le Congrès de 2013 avait déjà vidé l'UPADS de son contenu global, tel que détaillé au point a) supra, le dernier Congrès en date, celui du parachèvement du travail de liquidation de ce parti a produit une structure politique fermement verrouillée par l'unique élu du Congrès: le Président du Conseil national, qui par la suite, déléguera hors Congrès ses pouvoirs par nomination des sans-grade de sa convenance parmi ses affidé(e)s.
Le Conseil national étant le parlement du parti, en accédant à sa tête, M.Tsaty-Mabiala acquiert, de ce fait même, le statut de Président de toutes les autres instances du parti qui seraient, en situation normale, pourvues par procédé électif en Congrès: Présidence du parti, Présidence de la commission de suivi, contrôle et évaluation du parti, - la fonction, non moins éminente, de Secrétaire général, ainsi que le Bureau politique du parti.
Voilà alors une structure monarchique où les désirs, les volontés, les jugements, les intérêts multiformes, les caprices et les humeurs du Président (de tout) feront la pluie et le beau temps. C'est qu'à ce Congrès-là avaient été assignés deux objectifs précis: - légitimer en la légalisant la situation du PS sortant, en panne de légitimité et de légalité, d'une part - et conférer à ce dernier des pouvoirs absolus, à exercer sans partage ni concession, d'autre part. les deux objectifs ayant été largement atteints, ce Congrès a donc été pour M. Pascal Tsty-Mabiala l'occasion d'une consécration de son génie autant que de son art dans le domaine politique, aux yeux de ses amis du PCT, surtout; et un triomphe pour ceux qui soutiennent et semblent disposé(e)s à toujours soutenir sa cause politique, à travers le temps et l'espace.
3 Avec l'entrée en scène d'une formation politique polychrome et postiche, bâtie sur les ruines d'une UPADS originelle désormais sacrifiée, finies les velléités lissoubistes de démocratisation du fonctionnement interne du parti, et de prise de décisions éclairées par un débat contradictoire, mais, constructif entre instances décisionnelles et les contre-pouvoirs au sein du parti. Fini le rêve d'un retour démocratique, par votation, au pouvoir d'État dans le double but de créer les conditions favorables au développement de la démocratie socio politique et de la croissance économique du Congo d'une part; et d'inciter les Congolaises et les Congolais à bâtir une société d'abondance de biens et richesses pour tous et pour chacun, de justice sociale et d'équité, de triomphe de la connaissance sur l'ignorance, intégrée dans le processus mondial, irréversible, d'émancipation des peuples dominés et exploités, de construction d'un monde meilleur garantissant à chacun la dignité, la sécurité et la paix, bref, de construction d'un monde multipolaire où les BRICS constitueront un pôle de poids hyper lourd.
Que par BRICS l'on entende l'Alliance de grandes puissances émergentes formée initialement du Brésil, de la Russie, de la chine, de l'Indes et de l'Afrique du Sud; et ultérieurement élargie à l'Égypte, l'Éthiopie, l'Iran, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l'Indonésie.
4 Voilà désormais que se dressent, au milieu des arènes politiques congolaises, deux camps diamétralement opposés: - d'un côté, les fossoyeurs de l'UPADS qui, pour des intérêts personnels essentiellement hédonistes, ont sacrifié l'UPADS originelle, en la vidant de son contenu, tout en la détournant de sa posture de parti d'opposition au régime en place, pour en faire un parti godillot du PCT; mais vraiment un parti des sans-grade dans l'univers des formations politiques de la majorité présidentielle actuelle.
Les seuls avantages qu'ils en tirent sont d'être rémunérés à jouer aux opposants le jour et ainsi accréditer l'idée fausse, selon laquelle le régime du PCT serait démocratique, en ce qu'il ferait de la place à l'action d'une opposition politique, d'une part; et de se voir attribuer des postes au sein de l'appareil administratif et de gouvernement politique, où il leur est demandé d'assurer la sous-traitance des dossiers gouvernementaux très hérétiques, dans le but d'ainsi contribuer à la reproduction du système politique du PCT, d'autre part. Comme l'a dernièrement illustré l'affaire de vente de tout ou partie du territoire congolais au Rwanda, par le gouvernement PCT, où à contre courant de l'opinion nationale et internationale, l'actuel Président du Conseil National de la vraie fausse UPADS a excellé dans le rôle d'avocat défendeur du gouvernement, au point de susciter l'admiration, les éloges et les félicitations du Premier Ministre du gouvernement du moment, une compétence que pourtant, auparavant, personne ne le soupçonnait détenir. - Et de l'autre côté, le camp des Lissoubistes, le nôtre qui estimions que le dernier Congrès devait par excellence être celui du sauvetage de l'UPADS plongée dans une situation critique, et que de le tenir sans la totalité des sensibilités en présence dans et à la périphérie de l'UPASD postiche sonnerait le glas de l'UPADS originelle, puis qu'au bilan, la formation politique qui en résulterait ne comporterait plus rien de son Président fondateur sur les plans politique et idéologique, du projet de société, des méthodes de travail et du style de gouvernance , de la répartition des pouvoirs internes, encore moins des rapports avec le régime politique régnant.
Comme prévu, à l'annonce des conclusions du Congrès, nos craintes ont été justifiées, d'autant que nous sommes depuis confrontés à une formation politique dont l'unique projet politique est d'accompagner le pouvoir en place et ainsi l'aider à se maintenir en fonction, en échange de prébendes étatiques. L'UPADS du ``Président `` Tsaty-Mabiala est en effet un parti politique énucléé, sans moelle substantifique et à vau-l'eau, dont l'unique cap politique est constitué de billets de banque et de pièces de monnaie volés au peuple congolais, de miettes de viande, de poisson, de légume, des grains de riz, de maïs etc.`, tombées de la table de repas des hauts dignitaires du PCT.
Encore une fois, je rappelle instamment que ces crimes sont imprescriptibles, d'où aucune personne dotée de raison ne prendrait le risque d'en endosser les conséquences judiciaires, même pas pour du veau d'or ni du veau gras. Sauf à être envoûté à y consentir! Serait-ce le cas des Tsatystes de nos temps? mais, qui d'autre qu'eux-mêmes le saurait ?
5 Pour défendre la dérive et le déviationnisme gigantesques de leur maître politicard: le ``Président de tout`` au sein d'une UPADS, qui n'en est pas vraiment une, les fossoyeurs de l'UPADS, de second rang, ont inventé un nouvel aria doublé d'une argutie nouvelle: l'innovation. De sorte qu'en régressant de la démocratie sociale au socialisme (viable dans aucune société connue de nous à ce jour au monde), ils ont innové. En ayant de l'argent comme unique source de motivation à pratiquer des activités politiques ou tout autre objet de consommation courante servant à satisfaire un besoin primaire: du vin, de la nourriture, de l'eau et d'autres biens de consommation courante, et donc en oubliant que la raison d'être des activités politiques est de servir l'intérêt général, et non pas l'intérêt personnel, dont l'enrichissement illicite et les agapes, là aussi, ils ont innové. En faisant de leur formation politique un parti collabo de la dictature en place, ils ont encore et toujours innové; Et en maintenant l'appellation UPADS en désignation d'une formation politique qui est aux antipodes de la vision du monde du Président Lissouba, ils ont encore, encore, toujours et toujours innové. C'est à se demander s'ils ne sont pas intoxiqués par les mots changement et innovation. Mais si pour eux les changements les plus régressifs ou négatifs sont à célébrer, cela ne nécessiterait-il pas, au juste, une thérapie de groupe ?
6 Nous, adeptes du professeur Pascal Lissouba, faisons depuis le Congrès de juin 2013, où il nous est apparu évident que le complot contre l'œuvre politique du professeur Pascal Lissouba, ourdi par le PCT, allait désormais être concrétisé à l'intérieur même de l'UPADS, sa propre formation politique par ceux qui y étaient chargés d'en assurer la gouvernance, avons décidé de faire du militantisme politique un sacerdoce dans un but double: maintenir allumée, dans la mémoire collective congolaise, la flamme des idéaux, de la philosophie, du projet social et politique, de l'idéologie et de la vision du monde du professeur Pascal Lissouba; et travailler inlassablement à la création des conditions politiques favorables à leur concrétisation un jour en République du Congo.
N'en déplaise à ceux qui se sont fourvoyés à l'idée que supprimer les courants au sein de leur formation politique, bâtarde, suffirait à nous faire taire, nous qui pourtant ne pouvions en rien nous sentir concernés par des décisions prises en Congrès sans notre participation, pour la simple raison que depuis des lustres, nous existions en marge de leur appareil politique d'un côté; et de l'autre, à l'idée qu'ils pouvaient remplacer la vision du monde du professeur Pascal Lissouba par celle de M. Tsaty-Mabiala, par exemple, et ainsi continuer allègrement de parler de l'UPADS, à la fois, sans et contre le Président Lissouba.
Mais, au fait, qui pourrait nous partager le contenu de la pensée socio politique de M. Tsaty-Mabiala, ses idéaux, ses valeurs et principes en politique ?
Au CRU, nous lui en serions très reconnaissants. En tous les cas, pour nous Lissoubistes, il est acquis que seule une abstraction provenant d'un grand homme est à mesure de le remplacer ou le représenter, d'où seule sa propre idéologie ou sa propre vision du monde peuvent remplacer le professeur Pascal Lissouba, jamais celles d'un tiers, fût-il Président d'un Conseil quelconque. C'est bien cette vision que nous incarnons et que nous appelons tous les Lissoubistes à largement diffuser dans l'opinion congolaise prioritairement.
Par ailleurs, pour leur part, nous invitons les Tsatystes à prendre le courage d'assumer la responsabilité historique de leurs idées, en rendant publics leur projet politique, leur stratégie et leur agenda; Et surtout en demandant au ministère en charge de la vie des partis politiques une attestation de reconnaissance de leur parti, en tant que propriété intellectuelle, alors hautement protégée. Par ce que l'attestation de reconnaissance officielle délivrée au professeur Pascal Lissouba pour l'UPADS dès sa création et qu'ils utilisent depuis lors frauduleusement pour le compte de la formation politique qu'ils ont eux-mêmes créée, revient de droit et de fait aux Lissoubistes, fidèles continuateurs du combat du grand homme historique multidimensionnel que demeurera à jamais le professeur Pascal Lissouba.
La coordination du CRU
Créé le 2026-02-12 13:22:06
À l’approche de l’élection présidentielle de mars prochain, le Ministère congolais de la Communication annonce une mesure clé : tous les journalistes, nationaux comme internationaux, devront impérativement obtenir une accréditation officielle pour couvrir le scrutin. Une décision qui vise à garantir une organisation rigoureuse et une couverture médiatique professionnelle de cet événement majeur de la vie démocratique congolaise.
Dans un contexte où l’information circule à grande vitesse et où les enjeux sont élevés, les autorités entendent encadrer le travail des médias afin d’assurer sécurité, équité d’accès aux sites stratégiques et fiabilité des sources.
L’accréditation délivrée par le Ministère permettra ainsi aux reporters, correspondants et équipes techniques d’exercer leur mission dans un cadre clair et sécurisé.

Le gouvernement assure que le processus se veut transparent et ouvert à tous les organes de presse respectant les règles établies. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’offrir à l’opinion nationale et internationale une couverture crédible, professionnelle et conforme aux standards.
La présidentielle de mars s’annonce comme un moment décisif pour le pays. En organisant en amont le dispositif médiatique, les autorités affichent leur ambition : faire de ce rendez-vous électoral un exercice démocratique suivi, encadré et relayé avec responsabilité par la presse du monde entier.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-12 08:25:54
Le candidat du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), Denis Sassou-N’Guesso, donnera le coup d’envoi de sa campagne électorale le 28 février prochain à Pointe-Noire, rééditant ainsi le choix stratégique de 2021. La capitale économique, poumon industriel et énergétique du pays, servira une nouvelle fois de tremplin à une campagne qui s’annonce décisive pour la présidentielle de mars.
« Je dis simplement que nous allons démarrer la campagne, le 28 février, ici à Pointe-Noire », a-t-il annoncé récemment lors d’une rencontre citoyenne avec les sages et notables de Pointe-Noire et du Kouilou.
Ce lancement dans la ville océane n’est pas anodin. Pointe-Noire symbolise à la fois la vitalité économique du Congo et les attentes sociales d’une population tournée vers l’emploi, le pouvoir d’achat et le développement local.
En y ouvrant sa campagne, le chef de l’État sortant envoie un signal fort : placer la croissance et la stabilité au cœur de son message.
Entouré de ses partisans, cadres politiques et alliés, Denis Sassou-N’Guesso entend mobiliser dès les premières heures et imprimer le rythme d’une campagne qu’il veut méthodique et conquérante.
Après Pointe-Noire, la dynamique devrait s’étendre aux grandes villes de l’intérieur du pays.
À quelques semaines du scrutin, le 28 février s’annonce déjà comme un moment clé.
À Pointe-Noire, le rideau se lèvera sur une nouvelle séquence politique où chaque mot, chaque geste et chaque mobilisation compteront.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-02-12 07:24:03
Le Président Denis Sassou N’Guesso, s'est entretenu mercredi 11 février, à sa résidence du Plateau, avec Monsieur Sidi Ould Tah, président de la Banque Africaine de Développement (BAD).
La délégation de la Banque Africaine de Développement conduite par son président Sidi Ould Tah, a échangé mercredi 11 février, avec le Président Denis Sassou N’Guesso.
Le président de la BAD est allé remercié le Président Denis Sassou N’Guesso pour son appui lors de sa candidature à la tête de cette institution financière panafricaine.
Cette audience s’inscrit dans le cadre des relations de coopération entre la République du Congo et la BAD.

Au menu des échanges entre les deux personnalités, a figuré en bonne place les projets financés par la BAD au Congo, les perspectives et les nouveaux appuis financiers ainsi que les priorités du Congo en 2026.
« J’ai évoqué avec son excellence la tenue prochaine des assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement à Brazzaville. C’est un évènement important car les 81 gouverneurs du groupe de la Banque africaine de développement mais aussi les partenaires de l’Afrique et tout l’écosystème financier du continent, seront à Brazzaville au mois de mai.
Nous avons aussi parlé des priorités du Congo pour les cinq prochaines années. J’ai réitéré à son excellence, l’appui total du Groupe de la Banque africaine de développement et de tous ses partenaires, pour accompagner le Congo dans la mise en œuvre des son programme de développement et ses priorités dans tous les secteurs retenus par son excellence Monsieur le Président de la République », a dit le président de la BAD.

Déclinant sa vision de la BAD, Sidi Ould Tah a confié : « Ma vision de la Banque africaine de développement s’articule autour des quatre points cardinaux.
Le premier point cardinal est relatif à la mobilisation à grande échelle des ressources financières pour le continent. Le continent a besoin annuellement de 400 milliards de dollars.
Actuellement, le financement du développement du continent est très en deçà de ses besoins. Il s’agit donc de mobiliser par des moyens innovants, mais aussi en mobilisant tous nos partenaires et en mobilisant l’épargne africaine pour arriver à subvenir aux besoins du continent. »
Sidi Ould Tah est un économiste mauritanien élu à la tête de la BAD en mai 2025. Il a pris ses fonctions le 1er septembre de la même année, pour un mandat de cinq ans.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-11 21:43:51
À un mois de l’élection présidentielle, les candidats déclarés à ce scrutin se conforment à la loi électorale. Celle-ci stipule en son article 48, que tout candidat à cette élection majeure doit faire une déclaration de candidature légalisée, comprenant entre autres documents, un certificat médical délivré par un collège de trois médecins assermentés, désignés par la Cour suprême. Pour se plier à cette exigence constitutionnelle, le Président Denis Sassou N’Guesso a passé sa visite médicale ce mercredi 11 février en matinée, au siège de la Cour Constitutionnelle.
À son arrivée au siège de la Cour Constitutionnelle, le Président Denis Sassou N’Guesso, candidat à sa propre succession, a été accueilli par Auguste Iloki, président de cette institution, entouré des membres de son cabinet.

C’est dans le bureau du président Iloki que le candidat Denis Sassou N’Guesso a passé les quelques instants de repos requis, préalables à toute visite médicale impliquant notamment une prise de tension.

Après avoir passé les différents examens, Denis Sassou N’Guesso s’est vu délivrer un certificat médical par le collège de médecins assermentés, attestant de sa bonne santé physique et mentale.

L’obtention de se document permet au Président Denis Sassou N’Guesso de compléter son dossier de candidature attendu à la direction des affaires électorales.

La date de clôture des dossiers de candidature à la présidentielle des 12 et 15 mars 2026 est fixée au 12 février à minuit.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-11 20:11:37
Lorsque le Président français, Emmanuel Macron, annonçait en 2021 vouloir « refonder » la relation entre la France et l’Afrique, l’intention semblait sincère. Quatre ans plus tard, alors que se profile le Sommet Afrique–France les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, cette ambition prend un sens nouveau. Car ce sommet arrive au bon moment : celui où une nouvelle génération de leaders africains et français, formés, connectés et opérationnels, est prête à transformer les intentions en réalité. La question n’est donc plus de savoir si la refondation est possible. Elle l’est. La vraie question est de savoir comment saisir cette fenêtre d’opportunité historique. Comment faire de 2026 non pas un sommet de plus, mais le point de départ d’une architecture durable, portée par ceux qui savent construire. Car au fond, ce n’est pas de récit dont manque la relation France–Afrique. C’est d’architectes capables de bâtir.
Au-delà des discours : la dimension humaine du partenariat
Depuis une décennie, chaque sommet franco-africain a contribué à faire évoluer le vocabulaire et les postures. On ne dit plus « aide » mais « partenariat », plus « influence » mais « réciprocité ». Les formats se sont diversifiés, la société civile est davantage associée, les jeunes ont progressivement trouvé leur place dans le dialogue.
Ces évolutions sont réelles. Mais elles butent encore sur un défi de taille : transformer les intentions en projets concrets et durables. Les accords signés peinent parfois à se matérialiser. Les engagements financiers se dispersent dans une multiplicité d’initiatives sans toujours garantir leur cohérence d’ensemble. Les « nouvelles voix » invitées aux sommets retournent à leurs activités, pas toujours connectées aux cercles de décision réels.
Le problème n’est ni le manque de volonté politique, ni l’insuffisance des moyens. Il tient à quelque chose de plus fondamental : on a sous-estimé la dimension humaine du partenariat. On a cru qu’il suffisait de signer des protocoles, de mobiliser des budgets, de créer des cadres institutionnels.
On a oublié qu’au bout de la chaîne, ce sont des femmes et des hommes qui doivent porter, piloter, exécuter et incarner ces projets dans la durée. Or, ces leaders — formés, connectés, crédibles, capables de naviguer entre les écosystèmes publics et privés, africains et européens — ne sortent pas de nulle part. Ils se construisent. Et leur construction demande du temps, de l’exigence, de l’accompagnement et des plateformes structurées. C’est précisément là que le Sommet 2026 peut faire la différence.
Une génération prête à prendre le relais
Ils ont entre 30 et 45 ans. Ils dirigent des fonds d’investissement à Johannesburg, pilotent des start-ups de la fintech à Abidjan, enseignent dans des universités panafricaines, conseillent des gouvernements, structurent des projets d’infrastructure transfrontaliers. Ils sont bilingues, souvent trilingues, formés à Londres, Paris, Accra ou Casablanca. Ils pensent en termes de marchés, d’écosystèmes, de coalitions multi-acteurs.
Cette génération existe. Elle est même remarquablement compétente. Elle reste pourtant largement invisible aux radars des institutions traditionnelles. Trop jeune pour les cercles diplomatiques classiques. Trop mobile pour les administrations nationales. Trop opérationnelle pour les think tanks qui préfèrent produire des rapports que des projets. Trop exigeante pour accepter les discours convenus.
Mais surtout, cette nouvelle élite africaine ne demande plus la permission. Elle choisit ses partenaires. Elle refuse le paternalisme. Elle ne cherche pas de mentors bienveillants venus d’ailleurs pour lui expliquer comment faire. Elle cherche des partenaires crédibles : ceux qui comprennent les dynamiques africaines, ceux qui respectent son autonomie de décision, ceux qui apportent une valeur ajoutée tangible — capital, expertise sectorielle, accès à des marchés, mise en réseau stratégique.
En retour, elle attend des relations horizontales, transparentes, basées sur l’intérêt mutuel. Les discours sur « l’aide au développement » ne résonnent plus. Les initiatives pensées sans consultation réelle ne convainquent pas. Les partenariats où l’Afrique reste le « bénéficiaire » et jamais le co-architecte ne fonctionnent plus.
La bonne nouvelle, c’est que cette génération est là, prête à s’engager. Elle attend simplement qu’on lui donne les moyens de le faire.
Un écosystème qui se structure rapidement
Contrairement à l’image souvent véhiculée d’une jeunesse africaine atomisée, cette nouvelle élite est en train de se structurer rapidement en réseaux puissants.
Les communautés d’entrepreneurs se multiplient et créent des écosystèmes d’entraide, de financement, de mentorat horizontal. Les fonds d’investissement panafricains lèvent des centaines de millions de dollars pour investir dans les champions africains de demain. Les think tanks africains dirigés par des jeunes chercheurs produisent des analyses plus fines, plus ancrées dans les réalités locales. Les plateformes culturelles explosent et imposent de nouveaux codes esthétiques et narratifs au monde entier.
Et surtout, cette élite circule. Entre Lagos et Londres. Entre Kigali et Paris. Entre Accra et New York. Elle est à l’aise partout, formée dans les meilleures institutions mondiales, connectée aux réseaux globaux. Elle parle le langage des affaires internationales, de la finance, de la tech, de la culture mainstream. Elle n’attend plus qu’on lui ouvre des portes. Elle en crée déjà.
L’investissement stratégique dans le leadership
D’autres acteurs l’ont compris. Plusieurs puissances déploient méthodiquement des programmes de formation de leaders à grande échelle. La Chine accueille chaque année des milliers de cadres africains dans ses instituts de formation. Les Émirats financent des bourses d’excellence ciblées sur les futurs décideurs. La Turquie multiplie les programmes d’échanges sectoriels. Les États-Unis restructurent leurs réseaux d’anciens boursiers pour les transformer en communautés d’influence active.
Sur le continent africain lui-même, plusieurs pays ont compris l’enjeu. Je suis, jour après jour, étonné par les avancées du Maroc dans ce domaine : Rabat a structuré une véritable diplomatie du leadership, articulant bourses d’excellence, instituts de formation diplomatique et sectorielle, programmes d’accompagnement de cadres subsahariens. Mais le royaume n’est pas seul. Le Rwanda déploie une stratégie similaire autour de Kigali comme hub continental de formation. Le Kenya multiplie les initiatives régionales. L’Afrique du Sud s’appuie sur ses universités de rang mondial pour attirer et former les talents du continent.
Ce qui frappe dans tous ces cas, c’est la cohérence dans la durée. Ces initiatives ne sont pas pensées comme des coups médiatiques, mais comme des investissements stratégiques à 10-15 ans, dont les retours se mesurent en influence, en réseaux, en capacité à peser sur les décisions futures.
La France, malgré ses atouts considérables — langue partagée, réseau universitaire historique, présence économique et culturelle ancrée —, peut encore renforcer son investissement dans ce que les stratèges appellent le « capital humain stratégique ». Le leadership n’est pas un supplément d’âme du partenariat. C’est son infrastructure centrale.
2026 : une opportunité historique
Le Sommet Afrique–France 2026 arrive à un moment charnière. L’Afrique connaît une recomposition profonde : urbanisation galopante, explosion démographique, transformation numérique, affirmation géopolitique croissante. La France, de son côté, redéfinit sa place dans un monde post-occidental où les équilibres de puissance basculent.
Ce sommet peut marquer un vrai tournant. À condition de changer de logiciel
D’abord, faire de ce sommet un moment où l’on construit avec l’Afrique, et non plus pour elle. Cela signifie donner un rôle central, dès la phase de préparation, à cette nouvelle génération de leaders africains et français. Pas comme faire-valoir ou caution générationnelle, mais comme co-architectes du partenariat.
Ensuite, concentrer les efforts sur quelques programmes structurants à fort impact, plutôt que disperser les énergies. L’enjeu n’est pas de multiplier les projets, mais de garantir leur cohérence, leur exécution et leur suivi dans le temps.
Enfin, reconnaître que le vrai partenariat ne se construit pas dans les salons feutrés des chancelleries, mais dans les écosystèmes concrets où se rencontrent entrepreneurs, investisseurs, chercheurs, artistes, décideurs publics. C’est là que se forgent la confiance, les projets communs, la vision partagée.
Trois piliers pour une architecture durable
Si le Sommet 2026 doit devenir le point de départ d’une architecture durable, trois piliers peuvent être activés.
Premier pilier : investir massivement dans les programmes de leadership. Pas des formations ponctuelles, mais des parcours exigeants, structurés sur plusieurs années, avec accompagnement personnalisé, mise en réseau internationale et responsabilisation progressive. Ces programmes doivent cibler les futurs décideurs — ceux qui dans dix ans dirigeront des ministères, des entreprises, des institutions académiques, des fonds d’investissement. Et ils doivent être pensés avec cette génération, pas pour elle.
Deuxième pilier : coordonner les acteurs. L’écosystème France–Afrique gagnerait à une meilleure coordination entre ministères, entreprises, fondations philanthropiques et universités. Une gouvernance partenariale capable de rassembler ces acteurs multiples autour d’objectifs communs permettrait de décupler l’impact.
Troisième pilier : mesurer l’impact. Au-delà des effets d’annonce, suivre concrètement ce qui est produit, co-construit, transformé. Combien de projets lancés aboutissent réellement ? Combien de leaders formés accèdent à des postes de responsabilité ? Combien de partenariats économiques se créent effectivement ? Cette exigence de résultat peut devenir la boussole du dispositif.
Le moment est venu
La relation France–Afrique ne manque ni d’histoire, ni de potentiel, ni même de bonne volonté. Elle a besoin de traducteurs capables de transformer l’intention en réalité. De chefs de projet aguerris. De leaders opérationnels. D’entrepreneurs du partenariat.
Elle a aussi besoin d’une chose simple : travailler d’égal à égal avec cette nouvelle élite africaine. La respecter pour ce qu’elle est — non pas un public à convaincre, mais des partenaires à hauteur desquels il faut se hisser.
Le Sommet 2026 peut être ce moment. Un point de départ pour une refondation assumée, exigeante, mesurable. Une opportunité de miser sur ceux qui savent faire, pas seulement sur ceux qui savent dire. Sur ceux qui construisent dans la durée.
L’avenir du partenariat France–Afrique se joue là : dans la capacité à former, accompagner et responsabiliser une génération de leaders capables de le porter. Le reste suivra.

Mehdi El Mir Conseiller politique en charge du rayonnement de la Région Haut de France
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Créé le 2026-02-11 11:18:09
Coup de tonnerre dans les hautes sphères du groupe Castel. Le directeur général Gregory Clerc a été brutalement viré de son poste d’administrateur d’IBBM, la société de gestion de l’ensemble du groupe, basée à Singapour, par le clan familial Castel, qui a réussi lundi dernier, à faire voter la révocation de ce dernier. Un revers conséquent pour le DG dans la bataille qui l’oppose à la famille, provoquant une onde de choc dans l’un des plus puissants empires agro-industriels d’Afrique et d’Europe. Une décision lourde de sens, qui alimente interrogations, spéculations et tensions en coulisses.
Si les raisons officielles restent entourées de silence, cette mise à l’écart sonne comme un aveu de profond malaise interne.

Gouvernance fragilisée, divergences stratégiques, ou désaccords majeurs sur l’orientation du groupe ?
Autant de questions qui brûlent les lèvres alors que Castel traverse une période sensible, marquée par des enjeux économiques, sociaux et concurrentiels majeurs.
Dans les filiales, l’annonce a l’effet d’une traînée de poudre. Les partenaires s’inquiètent, les salariés observent, et le marché retient son souffle. Car au-delà d’un homme, c’est la stabilité et la crédibilité de tout un groupe qui se retrouvent sous les projecteurs.
Une chose est sûre : chez Castel, rien ne sera plus comme avant. Et dans l’ombre des conseils d’administration, une bataille silencieuse semble déjà engagée pour le contrôle, l’image et l’avenir du géant.

Selon notre source Challenges, la deuxième tentative aura été la bonne. Cette fois-ci, le 2 février dernier, moins d’un mois après une première offensive ratée, Romy Castel a gagné une bataille décisive dans sa guerre de longue haleine contre Gregory Clerc, le directeur général de l’empire du vin et de la bière de 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 45 000 salariés, créé par son père.
A la demande de la tranquille héritière devenue une guerrière depuis quelques semaines, les actionnaires de la société singapourienne IBBM (International Business Beverages Management), instance de gestion du groupe familial, ont démis Gregory Clerc de ses fonctions d’administrateur de cette société.
Lors de l’assemblée générale qui s’est réunie lundi dernier à Singapour, les mandats de Gregory Clerc et de son fidèle allié sur place Pierre Baer ont été révoqués. Ce dernier, qui a commencé la réunion comme président, a d’abord tenté pour la deuxième fois de récuser les droits de vote de Romy Castel. Il a donc été obligatoire d’élire un nouveau président, ce qui a été fait, permettant à la réunion de se poursuivre sereinement.
Quatre nouveaux administrateurs ont été nommés : Romy Castel, Chua Pin (ancien PDG de Natixis et ABN Amro en Asie), François Wertheimer (associé de Capital Asia Partners et ex-dirigeant de l’activité banque d’investissement de BNP Paribas pour l’Asie du Sud-ouest) et Philippe Damas (TMB Thanachart Bank, Armstrong Asset Management et Eurofin Asia).
Comme tous les quatre sont déjà connus et enregistrés auprès des autorités financières singapouriennes, la validation de leur nomination va être rapide. Un élément clé pour la famille Castel qui veut maintenant déclencher le départ forcé de Gregory Clerc de ses autres fonctions.

« Nous sommes certains de gagner car nous sommes bien les actionnaires »
C’est un premier pas. Dans l’immédiat, cela n’empêche pas celui-ci de garder la haute main sur la direction opérationnelle du groupe tout en cumulant 30 mandats d’administrateur dans une nébuleuse aux ramifications si nombreuses que même ses actionnaires s’y perdent parfois. Gregory Clerc a fait savoir que sa révocation d’IBBM ne change rien. Mais c’est bien un revers pour lui. Un mouvement est enclenché par le clan familial qui devrait permettre aux Castel, conseil d’administration après conseil d’administration, de se débarrasser du dirigeant tout- puissant devenu indésirable.
Un conseil d’administration de la holding Cassiopée a eu lieu mardi 3 février dernier. Bien que majoritairement favorable à Gregory Clerc, cette instance ne peut ignorer les changements intervenus à Singapour dans une société de contrôle. « J’ai engagé cette procédure en décembre dans l’espoir que Gregory démissionne de lui-même, afin d’éviter une crise nuisible à notre réputation et déstabilisante pour nos collaborateurs, mais il a préféré se cramponner à son fauteuil et depuis, nous sommes à la merci de ses stratégies successives pour prolonger son bail, même si nous sommes certains de gagner car nous sommes bien les actionnaires », confie Romy Castel.
Le clan Castel contre le DG Gregory Clerc
Il y a au total une trentaine de cousins Castel, enfants de la première génération de frères et sœurs, mais seulement une petite poignée est impliquée dans le groupe. Outre Romy, première actionnaire, son cousin Alain Castel (fils d’Angel Castel le troisième frère de Pierre), directeur général de la branche Vins à Bordeaux, berceau historique du groupe, a été le premier à s’opposer à Gregory Clerc, et à en faire les frais.
« J’ai été exclu des conseils d’administration des deux holdings opérationnelles Cassiopée et DF Holdings en décembre, alors que je venais de demander au nom de la famille la démission de Gregory Clerc », relate Alain Castel.
Un autre cousin, Michel Palu, 88 ans (le fils de Pilar Castel, l’une des cinq sœurs du patriarche) était l’un des piliers du groupe en Afrique. Selon nos informations, il a récemment déposé des recours auprès des bâtonniers de Paris et de Genève contre Gregory Clerc, s’estimant victime d'« abus de faiblesse ». « Gregory Clerc qui cumule les fonctions d’avocat fiscaliste de la famille et de directeur général du groupe, a pris l’habitude de rencontrer Michel Palu sur les deux sujets à la fois, ce qui pose de graves problèmes déontologiques et donne une idée claire de sa manière d’agir », révèle un proche du dossier.
« Gregory Clerc a adopté la stratégie du coucou, décrit Alain Castel. Il s’est installé dans le fauteuil et se considère chez lui, même s’il n’a pas les capacités pour diriger le groupe car il ne connaît pas l’Afrique et s’attribue des réussites réalisées par d’autres ».
Pour sa part, Romy Castel décrit un phénomène d’emprise : « Je m’en suis aperçue graduellement. Mon père était séduit par ce personnage jeune, compétent et dynamique qui l’avait défendu lorsque le fisc suisse lui a infligé une amende record de 424 millions d’euros en 2022. Il lui avait demandé de s’occuper de la gestion de mon patrimoine et ça s’est bien passé jusqu’à ce qu’il devienne en plus, le directeur général du groupe en 2023. Peu à peu, je n’avais plus aucune information, on ne répondait pas à mes questions. Lorsque mon père était en pleine possession de ses facultés, je ne m’inquiétais pas, mais aujourd’hui, c’est mon devoir de veiller à la régularité de la gouvernance et à choisir des personnes intègres ».
La crainte de la famille Castel ? Que le groupe puisse être vendu sans son consentement
L’héritière dénonce des conflits d’intérêts de la part d’un manager qui coopte des alliés dans les différents conseils d’administration tout en écartant les Castel, et elle pense avoir détecté « des transferts de fonds très importants inquiétants ». Plus grave encore, elle craint que le groupe puisse être vendu sans le consentement de la famille écartée des centres de décision. « C’était le projet de l’avocate suisse Catherine Crochet, ancienne conseillère du groupe qui plaidait sans cesse pour une vente, mais Pierre Castel s’y est toujours opposé et a même fini par renvoyer cette personne dont le pouvoir était devenu beaucoup trop important dans le groupe car elle était la gestionnaire (trustee) des intérêts des cinq branches d’actionnaires familiaux », confie un cadre.

Les quelque 4,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés sur le marché africain de la bière font saliver les géants mondiaux du secteur à commencer par le leader AB InBev qui serait prêt à y mettre un bon prix.
« Les banques d’affaires internationales ont toutes des projets de rachat avec des prix record et Gregory Clerc qui passe beaucoup de temps outre-Atlantique ne peut l’ignorer », affirme un cadre historique.
Dans l’autre camp, Gregory Clerc campe sur ses positions. Il a même engagé un bras de fer, fort du soutien des administrateurs des deux holdings opérationnelles Cassiopée et DF, arguant qu’il avait été nommé par le fondateur car il souhaitait séparer la famille de la gestion du groupe. Après avoir été l’avocat fiscaliste de Pierre Castel, et contribué à construire une nébuleuse avec des sociétés implantées dans plusieurs paradis fiscaux, Gregory Clerc a cumulé tous les pouvoirs au moment où, affaibli par son grand âge, Pierre Castel ne pouvait plus tirer les ficelles lui- même. Il est vrai que pendant des années, en raison de son caractère entier et de ses méthodes autocratiques, le patriarche a peu impliqué sa fille unique et ses neveux dans les instances dirigeantes d’un groupe devenu gigantesque et surtout très rentable.
« Mon père respecte profondément les salariés, sur le terrain, en Afrique notamment. Mais il n’apprécie pas les dirigeants dans les bureaux qui s’attribuent des mérites infondés comme le fait Gregory », s’indigne Romy Castel.
Un double volet fiscal menace l’empire de Pierre Castel
Pour les Castel, un autre rendez-vous difficile s’annonce : « la régul », comme on dit dans la famille en parlant de la régularisation fiscale en France. En 2022, l’ancien DG du groupe Gil Martignac a contacté le Service de mise en conformité fiscale des entreprises (Smec) de Bercy.
« Notre groupe a une activité française très importante et nos avocats nous ont alertés sur la nécessité d’entrer en discussion avec les services compétents afin de clarifier la situation », révèle Romy Castel.
Dès lors, deux camps se sont opposés en interne : ceux qui souhaitaient minimiser l’éventuelle facture et ceux qui souhaitaient purger le contentieux coûte que coûte.
« Je considère que l’on doit écarter définitivement ce risque et refuser une régularisation alambiquée même si cela nous oblige à rembourser dix années d’impôts au lieu de trois comme le souhaitait Gregory Clerc », explique l’héritière.
Une telle régularisation pourrait coûter très cher à l’entreprise, de 250 à 450 millions d’euros, selon un expert qui indique que le groupe, dans le cadre du Smec pourrait plaider la bonne foi.
Dans le même temps, le Parquet national financier s’intéresse aux bénéficiaires du groupe et donc aux personnes physiques. Certains membres de la famille ont été entendus, d’autres auraient été placés sur écoutes.
Selon un cadre, les dividendes versés par IBBF, le trust singapourien aux cinq branches de la famille Castel, qui s’élevaient à environ 30 millions d’euros il y a quelques années, s’élèveraient à 150 millions sur les derniers exercices.
Les Castel qui résident en France touchent-ils leur part ou la laissent-ils bien au chaud dans leurs holdings à l’étranger ? On comprend, au vu de telles sommes que le groupe Castel suscite tant de convoitises.
Jarele SIKA / Source : Challenges.fr
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Créé le 2026-02-11 07:48:09
Malgré des ressources financières limitées, le CEG Pierre Lountala de Dolisie le chef-lieu du département du Niari (sud) écrit une nouvelle page de son histoire. Le bâtiment de quatre salles de classe commence à sortir de terre, symbole d’un projet ambitieux et porteur d’avenir pour les élèves de la troisième ville du Congo-Brazzaville.
Cette avancée remarquable est le fruit de la détermination sans faille du directeur de ce grand temple du savoir, Ludovic Maxime Maboulou, dont l’engagement et la vision ont su mobiliser l’énergie et la motivation de toute la communauté éducative.
Rompu à la tâche, Ludovic Maxime Maboulou a adhéré au principe sacro-saint du Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso : « Faire beaucoup avec peu ».

Chaque pierre posée témoigne d’une volonté inébranlable de garantir aux jeunes un cadre d’apprentissage moderne et propice à l’excellence.
Au-delà de la construction physique, c’est un message fort qui se dégage : avec courage, persévérance et leadership, même les défis financiers les plus contraignants peuvent être surmontés.

Les habitants de Dolisie et les partenaires éducatifs observent avec fierté ce chantier qui incarne l’espoir et la promesse d’un futur meilleur pour les enfants de la ville préfecture du Niari.
Le CEG Pierre Lountala n’est pas seulement un établissement scolaire ; il devient le symbole de la résilience et de la détermination à transformer les rêves éducatifs en réalités tangibles.

Avec des effectifs pléthoriques (2302 élèves) et 9 salles de classe seulement, le collège Pierre Lountala, créé en 1987 sur initiative de la population de Dolisie, connaît des sérieux problèmes d’où l’obligation d’avoir des nouvelles salles. C’est ce qui avait été décidé par le conseil d’administration de fin d’année scolaire 2023-2024 mais également celui de programmation de rentrée scolaire 2024-2025.

Avec donc l’appui des parents d’élèves, le directeur départemental de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation du Niari, Serge Roland Nkalath, a décidé en mai 2025, de lancer les travaux d’un bâtiment de 4 salles qui va amener une fois les travaux finis d’avoir 13 salles afin de ne plus avoir des salles de plus de 100 élèves comme aujourd'hui.

Le collège Pierre Lountala était constitué au début d’un bâtiment comportant 4 salles de classe et un bloc administratif.
Quelques années après, l’Etat a poursuivi son aménagement. Il totalise aujourd’hui 8 salles de classe, pour 16 classes pédagogiques.
Le nombre d’élèves est en forte augmentation passant de 1 901 élèves pour l’année scolaire 2013-2014 à 2 639 inscrits au 31 décembre 2015.
Depuis 2013, ce collège est le plus fréquenté de Dolisie et ceci malgré l’insuffisance des infrastructures.
Au regard des statistiques, l’ajout d’un bâtiment de 4 salles de classe réduira les effectifs des élèves par classe de 119 à 86, la norme étant de 47 élèves ; les classes pédagogiques passeront de 16 à 22. La situation sera améliorée mais restera critique.
Construire une école, c’est sans doute l’un des gestes les plus beaux qui soit donné. Construire une école est une fidélité à un engagement. « Construire une école, c’est fermer une prison », disait Victor Hugo.
Vivement que les élus de Dolisie, les opérateurs économiques, les parents d’élèves, les personnes de bonne foi et autres décideurs portent un regard attentif et soutenu au CEG Pierre Lountala pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2026-02-11 05:59:25
À la suite de l’annonce le 5 février dernier de la candidature de Denis Sassou N’Guesso à l'élection présidentielle du 15 mars, le président de l'Union pour la refondation républicaine (Unirr), parti du centre, Roger Ndokolo, salue et soutient ce choix du chef de l'État congolais sortant.
« Voir Denis Sassou N’Guesso briguer un nouveau mandat à la haute magistrature de la République du Congo, avec l'autorité de l'État, cela s’inscrit dans la logique de la préservation, en toutes circonstances, de la paix sociale, la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle de notre pays. C'est, pour nous, une raison de plus de le soutenir dans sa démarche», a confié Roger Ndokolo lors d’un point presse. Il a appelé les membres et sympathisants de son parti à rallier la dynamique déjà mise en place par la coalition des partis de la majorité présidentielle.
Évoquant le mandat de la présidence 2026-2031, il a souhaité qu’il soit radieux, celui de l’entame d’une transmission générationnelle pour que le Congo soit une nation unie, solidaire et prospère. Il est convaincu que cet îlot de paix en Afrique centrale, grâce "au progrès par la terre, l'unité par le travail", en adhésion à l’esprit du thème de la Grande foire agricole du Congo, doit être une nation où chaque citoyen compte, où les femmes et les jeunes doivent être de véritables acteurs de développement afin de bâtir une République du Congo audacieuse, productive et innovante.
Le chef de l’État s’est engagé pour qu’à travers tout le pays, l’émulation du monde agricole se fasse. Celle-ci permettra au peuple congolais d'être libre, parce qu'il consommera ce qu'il produira. Il a prédit que ce mouvement va prendre de l'ampleur et de la force pour les années à venir et a prévu de l’accompagner.
Pour toutes ces raisons, le parti Unirr, par la voix de son président, déclare : « Denis Sassou N’Guesso est notre unique candidat à l’élection présidentielle du 15 mars 2026».
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Source Adiac
Créé le 2026-02-10 22:13:52
La Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale (FCRM) a procédé à la remise officielle de la Bourse scolaire Francine Ntoumi – Spécial Madibou, récompensant les meilleures lycéennes des séries scientifiques C et D du lycée public de Mafouta pour leurs excellentes performances académiques.

Pour cette première édition, cinq élèves ont été distinguées, avec une mention spéciale attribuée à Mbizi Divine Belniche, première de l’établissement toutes séries confondues, honorée à titre exceptionnel pour son excellence remarquable.

À travers cette initiative, la FCRM réaffirme son engagement en faveur de l’éducation, de l’excellence académique et de l’autonomisation des jeunes filles, dans le cadre du programme Femme & Sciences.
Francine Ntoumi est une figure importante de la recherche scientifique en Afrique et à l’international. Son travail contribue à améliorer la santé publique et la compréhension de la biodiversité dans la région.
À travers sa fondation, Francine Ntoumi qui passe pour une véritable égérie de la recherche médicale, s’emploie à transmettre l’ambition scientifique auprès des jeunes filles congolaises. Les bourses Francine Ntoumi participent de cette dynamique.
Et c’est en toute modestie qu’elle a accueilli son récent prix, encore un. « J’ai eu l’immense honneur de figurer parmi les heureux récipiendaires du Prix Spécial du Jury lors de la première édition de la cérémonie des Lumières du Congo.

Même si mon nom n'est pas écrit correctement (Ntoumi et non Ntumi). Cette distinction est une source de profonde gratitude et de motivation renouvelée pour continuer à œuvrer, avec passion et engagement, au service de la science, de la jeunesse et du développement de notre pays.
Merci aux organisateurs, au jury et à toutes celles et ceux qui croient en l’excellence congolaise. »
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-10 21:53:20
Pointe-Noire vient de franchir une étape majeure dans sa modernisation urbaine et commerciale. Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a procédé lundi 9 février 2026, à l’inauguration officielle du marché central Ndji-Ndji, une infrastructure d’envergure appelée à devenir le nouveau cœur battant des échanges commerciaux de la capitale économique du Congo.
Véritable joyau architectural et fonctionnel, le marché Ndji-Ndji affiche une capacité impressionnante de 5 172 places, réparties dans deux grands bâtiments modernes, conçus pour offrir confort, sécurité et organisation aux commerçants comme aux usagers.
Le nouveau marché de la ville océane, réhabilité pour un coût total de 15 milliards de francs CFA, comprend entres autres, des chambres froides, une unité de production de pains de glace, des boutiques, cybercafés et entrepôts. Il est construit sur 14 634 mètres carrés et comprend également une infirmerie, une garderie d’enfants, un poste de police, un office de micro-crédits ainsi que des équipements de mobilité (escalier et ascenseur).

Cette réalisation marque une rupture nette avec les anciens standards et répond aux exigences d’un commerce urbain moderne, structuré et durable. Pensé comme un pôle économique stratégique, le nouveau marché offre des espaces aérés, des allées bien aménagées, des installations sanitaires modernes et des dispositifs de sécurité adaptés. Il vise non seulement à améliorer les conditions de travail des vendeurs, mais aussi à garantir aux populations un cadre sain, ordonné et attractif pour leurs achats quotidiens.
En inaugurant cette infrastructure, le Chef de l’État réaffirme sa volonté de moderniser les villes congolaises, de soutenir l’économie locale et de valoriser le petit commerce, pilier essentiel de l’emploi et de la cohésion sociale. Le marché Ndji-Ndji s’inscrit ainsi dans une vision plus large de développement urbain, axée sur l’inclusion, la dignité et la croissance partagée.
Pour Pointe-Noire, cette inauguration est bien plus qu’un événement : c’est un symbole de renouveau, d’ambition et de confiance en l’avenir.
Pour les commerçants, c’est l’espoir d’un meilleur rendement, d’une clientèle élargie et de conditions de travail enfin à la hauteur de leurs efforts.
Pour les populations, c’est la promesse d’un espace commercial moderne, organisé et accessible.
Avec le marché central Ndji-Ndji, Pointe-Noire s’affirme résolument comme une métropole tournée vers l’avenir, où le développement se construit aussi au cœur des marchés, là où bat le pouls de la vie quotidienne.
Intervenant à cette occasion, le ministre d’Etat, du Commerce, des approvisionnements et de la consommation, Claude Alphonse N’Silou, a annoncé la réhabilitation prochaine des marchés du rond-point Thystère et du fond Tié-Tié respectivement situé dans les 3e et 4e arrondissements Tié-Tié et Loandjili de la ville de Pointe-Noire.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2026-02-10 19:24:56
Ils auraient pu rester. Profiter d’un confort mérité, prolonger l’expérience américaine, répondre aux nombreuses opportunités qui s’offraient à eux. Mais ils ont choisi de rentrer. Deux jeunes Congolais, Félicité Kindou Glory et Laurie Mavoungou, viennent de regagner le Congo-Brazzaville après avoir brillamment achevé leurs études aux États-Unis grâce au prestigieux Fulbright Program, symbole mondial d’excellence académique et de leadership.
Pendant deux années, leurs parcours académiques ont été entièrement financés par l’un des programmes les plus prestigieux du gouvernement américain, le Fulbright Program.

Kindou Glory, a obtenu un master en génie civil à l’University of Northern Iowa. Il aspire à mettre en pratique les compétences acquises afin de contribuer à la modernisation des infrastructures au Congo.
De son côté, Laurie Mavoungou, a obtenu un master en informatique au Rochester Institute of Technology. Elle souhaite utiliser son expertise pour soutenir le développement numérique, encourager l’innovation technologique et contribuer à l’essor du secteur numérique au Congo.

Récemment, les deux anciens boursiers ont échangé avec la Chargée d’Affaires de l’Ambassade des USA au Congo, Amanda Jacobsen, sur leur expérience académique et culturelle aux États-Unis, ainsi que sur les perspectives de mise en œuvre de leurs compétences au Congo, au bénéfice des jeunes aspirant à suivre un parcours similaire.

Mais au-delà des diplômes, c’est surtout une vision qu’ils ramènent avec eux : celle d’un Congo ouvert sur le monde, compétitif, innovant et confiant en sa jeunesse.
Leur retour n’est pas un simple voyage de fin d’études, c’est un acte fort, un choix patriotique, une promesse faite à leur pays de mettre compétences, expériences et réseaux internationaux au service du développement national.
À travers leur parcours, ils incarnent une jeunesse congolaise ambitieuse, capable de rivaliser sur la scène mondiale tout en restant profondément attachée à ses racines. Leur réussite est aussi celle de l’éducation, de la persévérance et des opportunités offertes par des programmes comme Fulbright Program, qui forment non seulement des diplômés, mais des leaders d’impact.
Aujourd’hui, leur retour suscite espoir et admiration. Il rappelle que l’excellence n’a de sens que lorsqu’elle est partagée, et que le véritable succès se mesure aussi à ce que l’on redonne à sa communauté. Ces deux jeunes Congolais ouvrent la voie, inspirent toute une génération et prouvent qu’après avoir brillé ailleurs, on peut revenir éclairer chez soi.
Le Congo peut être fier. Son avenir s’écrit aussi avec des talents qui partent apprendre… et qui choisissent de revenir construire.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2026-02-10 18:46:05
Il est des moments où la politique cesse d’être simple stratégie pour devenir un acte de destin. L’annonce de la candidature de Denis Sassou-N’Guesso à la présidentielle de mars prochain s’inscrit dans cette temporalité-là, celle où l’histoire frappe à la porte et demande une réponse claire.
Le membre du Comité central du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), Brice Itoua, interrogé par notre rédaction depuis Pointe-Noire, n’a pas caché son émotion politique face à cette décision.
Pour lui, ce choix résonne comme une parole rassurante dans le tumulte des incertitudes, une voix familière qui rappelle le cap, la continuité et la mémoire de l’État.
Dans ses mots, la candidature de Denis Sassou-N’Guesso apparaît comme un arbre ancien dont les racines profondes protègent la terre contre les vents violents.
Expérience, constance et sens de la nation se mêlent pour dessiner une trajectoire que le fervent défenseur des idéaux du Président de la République du Congo, Brice Itoua juge fidèle aux aspirations de paix, de stabilité et de cohésion du peuple congolais.
À l’approche de mars 2026, la scène politique s’anime, mais certains repères demeurent.
Pour le tribun Brice Itoua, ce pas franchi par Denis Sassou-N’Guesso n’est pas seulement une décision politique : c’est un signal, une promesse de continuité, et un appel à marcher ensemble vers un avenir qui se construit sans renier son histoire.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2026-02-10 18:07:50
Le mercato hivernal est officiellement clos. Ces dernières semaines, de nombreux clubs ont profité de l’occasion pour peaufiner leurs effectifs, combler les lacunes à certains postes et renforcer leur profondeur de banc avant la période cruciale de la saison. Il s’agissait parfois de renforts ponctuels, parfois de rotations susceptibles d’influencer directement l’équilibre des forces dans les championnats et les coupes européennes. 1xBet, le meilleur site de paris sportifs international, vous informe des transferts les plus marquants du mercato hivernal.
Antoine Semenyo (de Bournemouth à Manchester City, 72 M €, Ghana)
L'ancien champion d'Angleterre est actif sur le marché des transferts en janvier pour la deuxième année consécutive, signe d'une volonté de reconstruire la formation au plus vite. Pep Guardiola a besoin d'ailiers capables de distribuer efficacement le ballon en attaque, mais Jérémy Doku et Savinho sont souvent forfaits cette saison. Manchester City a donc réagi dès cet hiver en réalisant un transfert qui figure parmi les cinq plus chers de l'histoire du club. Antoine Semenyo a immédiatement justifié l'investissement : le Ghanéen a enfoncé quatre pions et délivré une offrande décisive lors de ses six premières apparitions avec sa nouvelle équipe.
Marc Guéhi (de Crystal Palace à Manchester City, 23 M €, Angleterre)
Le défenseur anglais souhaitait changer de club l'été dernier et était proche de rejoindre… Liverpool. Son contrat avec Crystal Palace s'est terminé à la fin de la saison 2025/2026, et l'équipe du sud de Londres a tout de même décidé de tirer profit de ce joueur précieux. Manchester City, comme dans le cas de Semenyo, a réagi promptement face aux problèmes d'effectif. Guéhi est appelé à pallier les difficultés rencontrées en défense centrale par les protégés de Guardiola, suite aux blessures de Joško Guardiol, Rúben Dias et John Stones, ainsi qu'à la baisse de régime de Nathan Aké.
Ademola Lookman (d'Atalanta à l'Atlético, 35 M €, Nigeria)
Le Nigérian souhaitait quitter le club de Bergame avant le début de la saison, mais a dû patienter. L'intérêt pour le joueur étant resté élevé, le mercato hivernal a permis à toutes les parties de trouver un accord. Pour l'Atlético, ce transfert semble mûrement réfléchi : le groupe apprécie les schémas hybrides, et Lookman est capable de s’acquitter de plusieurs tâches simultanément en avant : évoluer sur les ailes et entre les lignes, accélérer le jeu et créer un avantage par le dribble. Cependant, il y a un cheveu : tous les joueurs n’adhèrent pas à la philosophie de Diego Simeone. Ce n’est pas un hasard si l’Atlético a non seulement recruté Lookman en janvier, mais a également vendu Conor Gallagher et Giacomo Raspadori.
Endrick (du Real à Lyon, prêt, Brésil)
99 minutes de jeu sans action décisive : tel est le bilan du jeune Brésilien de 19 ans cette saison au Real. Avec un temps de jeu aussi réduit, difficile de parler de progrès, et encore moins d’une intégration réussie au rythme d’un grand club. Il est crucial pour un jeune attaquant de jouer régulièrement, de prendre des décisions sous pression et de gagner en confiance par le jeu, et non par l’entraînement. À Lyon, Endrick a déjà obtenu ce qui lui manquait à Madrid : la confiance. En 431 minutes, il a inscrit 5 buts et délivré 1 assist, confirmant que son potentiel se révèle pleinement lorsqu’il est régulièrement sollicité. À ce stade, il n’est pas en mesure de s’imposer dans l’attaque du Real Madrid, ce qui explique son choix en faveur du plus grand nombre de minutes passées sur le terrain. À son âge, la progression par le jeu est plus importante que le statut et une place dans l'équipe première.
João Cancelo (d'Al Hilal au FC Barcelone, prêt, Portugal)
Le Portugais retourne au FC Barcelone, partenaire officiel de 1xBet, où il avait déjà évolué en prêt lors de la saison 2023/2024. Au sein des Blaugrana, Cancelo occupe le rôle de premier remplaçant sur les deux flancs de la défense. Jules Koundé ne dispose pas d'alternative à son poste, et Gerard Martín est davantage utilisé en défense centrale cette saison, n'étant pas un remplaçant régulier d'Alex Balde. La polyvalence de Cancelo et son expérience au plus haut niveau permettent à Barcelone de combler plusieurs lacunes simultanément, sans restructurer sa défense ni perdre en qualité.
Nous sommes convaincus que notre analyse des principaux transferts de l'hiver vous permettra de mieux comprendre les changements de la donne dans les grands championnats. Suivez les meilleurs joueurs et gagnez avec 1xBet !
Créé le 2026-02-10 17:16:23
Le Collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi a annoncé, le 7 février à Brazzaville, la suspension du mouvement de grève entamé le 15 novembre dernier. Cette suspension de grève est la conséquence de quelques avancées enregistrées dans les négociations avec le gouvernement, indique-t-on.
Selon le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Synesup), Jean Didier Mbélé, cette décision intervient après le paiement d’un mois de salaire et des engagements pris par les pouvoirs publics concernant l’examen progressif des revendications des travailleurs.
« (…) Des promesses ont été faites et nous poursuivrons le suivi des négociations. En prenant cette décision, nous avons fait preuve de responsabilité et de patriotisme, pour préserver les intérêts des étudiants et garantir la qualité de la formation universitaire », a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion d’évaluation des discussions menées avec le gouvernement et les autorités universitaires.
Jean Didier Mbélé a précisé que les enseignants ont tenu compte de la durée du mouvement social, estimée à près de trois mois, ainsi que des exigences liées au respect du calendrier académique et aux évaluations professionnelles prévues dans le cadre du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames).
À cette occasion, le Collège intersyndical a salué la volonté des autorités de décrisper le climat social au sein de l’université, évoquant la signature d’un relevé de conclusions par lequel l’exécutif s’engage à examiner progressivement les doléances formulées par les travailleurs.
Les syndicats ont également mis en avant la disponibilité de la ministre de l’Enseignement supérieur, Mme Delphine Edith Emmanuel, dans ce processus de négociation sur les préoccupations sociales du personnel. Ces discussions ont permis d’obtenir certaines avancées, notamment le paiement d’une année d’heures supplémentaires.
Reconnaissant que l’ensemble des revendications reste en suspens, le Collège intersyndical a souligné la poursuite des discussions avec le gouvernement, en vue d’aboutir à des solutions durables aux revendications des travailleurs.
Dans un souci de responsabilité et de préservation du déroulement de l’année académique, les syndicats ont appelé à la reprise des activités pédagogiques et administratives à compter du lundi 9 février à 7 heures.
Le Collège intersyndical a félicité l’ensemble du personnel de l’Université Marien Ngouabi pour la discipline et le calme observés durant la période de grève, réaffirmant ainsi son engagement en faveur de la stabilité sociale et de l’amélioration des conditions de travail au sein de cette alma mater.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-08 19:17:48
L’Afrique du Sud va retirer ses quelque 700 militaires déployés au sein de la Monusco, la mission de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), dont l’Est est ravagé par trois décennies de violences. L’annonce a été faite par la présidence sud-africaine, samedi 7 février.
Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, « a informé le secrétaire général des Nations unies », Antonio Guterres, de « l’intention du gouvernement sud-africain de retirer sa contribution de soldats » à la Monusco, déclare la présidence sud-africaine dans un communiqué.
Cette décision a été motivée par la nécessité de « consolider et réajuster les ressources des forces de défense d’Afrique du Sud », après vingt-sept ans de soutien aux efforts de maintien de la paix en RDC, selon le communiqué.
Les appels à l’évacuation des soldats sud-africains de l’est de la RDC s’étaient multipliés en Afrique du Sud après la mort de 14 d’entre eux en janvier 2025. Dans son communiqué, l’Afrique du Sud assure qu’elle continuera à soutenir les « efforts multilatéraux » pour apporter « une paix durable » en RDC.
Ravagé par divers conflits depuis trente ans, l’Est de la RDC est le théâtre depuis fin 2021 de la résurgence du M23. Ce dernier s’est emparé de Goma en janvier 2025 et de Bukavu en février de la même année, deux grandes villes des Nord- et Sud-Kivu, frontalières du Rwanda et riches en ressources minières.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-08 18:33:11
Le Président Denis Sasso N’Guesso, a procédé, le samedi 7 février dans la capitale économique Pointe-Noire, au lancement du chargement de la première cargaison de Gaz naturel liquéfié (Gnl) de la société Eni. Ce processus marque le démarrage des exportations de gaz de l’unité flottante de liquéfaction de gaz naturel (Flng) “Nguya”.

D’une capacité d’exportation de 2,4 millions de tonnes par an, l’unité flottante Nguya s’inscrit dans la deuxième phase du projet gazier “Congo Lng” de la société Eni.

La mise en service de cette unité porte la capacité totale d’exportation du Congo à 3 millions de tonnes par an, renforçant ainsi sa présence sur la scène énergétique internationale.

Au cours de la cérémonie de lancement dudit chargement, le président directeur général d’Eni, Claudio Descalzi, a indiqué que la phase Il du projet ‘’Congo LNG’’ a permis d’augmenter la disponibilité de gaz sur les marchés internationaux, (…) tout en générant des bénéfices concrets pour l’économie locale.

Intervenant à cette occasion, le ministre des Hydrocarbures, M. Bruno Jean Richard Itoua, a souligné que la politique gazière d’Eni respecte les engagements climatiques du pays.

« La production du gaz naturel, en substitution au torchage énergétique plus polluant, permet de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer l’empreinte du carbone de nos activités énergétiques », a-t-il déclaré.

Le projet gazier ‘’Congo Lng’’, dont la première phase a été lancée en décembre 2023, vise à étendre la production gazière du pays à 20 millions de tonnes par an d’ici à 2030, pour atteindre environ 198.000 barils de pétrole.

Cette cérémonie de lancement de la première cargaison destinée à l’exportation a connu la participation de plusieurs personnalités, dont des membres du gouvernement, des autorités administratives et locales, ainsi que des investisseurs internationaux.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville /Source ACI
Créé le 2026-02-07 20:34:57
Le Secrétaire Général du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), Pierre Moussa a été nommé directeur de campagne de Denis Sassou-N'Guesso pour l’élection présidentielle de mars prochain. Une désignation lourde de sens, qui marque l’entrée en scène d’un homme d’expérience, rompu aux arcanes politiques et aux grandes batailles électorales.
Figure majeure de la vie politique nationale, Pierre Moussa incarne la rigueur, la méthode et la fidélité à la vision du président candidat.
Sa nomination rassure la base, mobilise les cadres et envoie un signal clair : la campagne sera structurée, offensive et résolument tournée vers la victoire.
À quelques semaines du scrutin, ce choix stratégique traduit la volonté de Denis Sassou-N'Guesso de s’appuyer sur un leadership éprouvé pour porter son projet, fédérer les énergies et convaincre les électeurs.

Avec Pierre Moussa à la manœuvre, la campagne présidentielle entre dans une phase décisive.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaiville
Photo : DR
Créé le 2026-02-07 12:31:31
Depuis de nombreux mois, des voix s’élèvent à travers les coins et recoins du Congo, pour appeler le Président Denis Sassou N’Guesso à faire acte de candidature. À l’égard des jeunes qui dans leur majorité, ont exprimé ce désir, des partis de la majorité mais aussi du peuple qui commençait à trouver le temps long et le silence de Denis Sassou N’Guesso pesant, le Président Denis Sassou N’Guesso a mis un terme aux incertitudes en annonçant faire acte de candidature pour la présidentielle de mars 2026.
À l’occasion du lancement de la grande foire agricole du Congo, au village Bambou-Mingali dans le district d’Igné, département du Djoué-Léfini, Rachetée Rachel Gombéla, une jeune entrepreneure avicole, spécialisée dans l’élevage des poules pondeuses, basée à Ngabé, témoignant les incertitudes de la jeunesse, eu-égard au silence observé jusque-là auprès de Denis Sassou N’Guesso, a demandé au chef de l’État de se déclarer sur sa candidature à la présidentielle.

« Excellence Monsieur le Président de la République, nous sommes inquiets. Je vous le dis, nous sommes inquiets.
Nous savons que vous avez un cœur chaud et une tête froide. Mais nous, nous avons un cœur chaud et une tête chaude. Chez nous, tout est chaud. Et actuellement, tout bouillonne à cent degrés Celsius. Votre silence va nous conduire au suicide, Monsieur le Président. Voulez-vous que nos têtes et nos cœurs explosent ?
Mais ça chauffe ! Dans nos cœurs ça chauffe, dans nos tête, ça chauffe!
Vous dites souvent que le temps n’attend pas et aujourd’hui nous vous disons qu’il est temps. Le temps presse. N’gonga é bélémi. Ntangu mé lunga.
Nous ne voulons pas d’un saut dans l’inconnu. L’histoire nous enseigne que êtes vous êtes un très grand et très bon parachutiste. Mais nous, nous ne le sommes pas. Si nous osons faire un saut dans l’inconnu, nous allons nous écraser au sol.

Papa Sassou, Otchombé, Mwana Mouébara, Vieux Ngéli-Ngéli, L’Homme des masses, l’Homme de actions concrètes, l’Homme de l’unité nationale et la cohésion sociale, Faiseur de paix, bâtisseur infatigable, et enfin le très grand amis de la jeunesse. Alors, Monsieur le Président de la République, permettez nous de vous poser une question. Une question simple et directe. Répondez-nous tout aussi simplement et directement. Serez-vous candidat à l’élection présidentielle de mars, oui ou non ! »

Répondant à l’invite de dame Rachetée Rachel Gombéla, le Président Denis Sassou N’Guesso a rappelé les six principaux pôles de développement fixés par le plan national de développement avec notamment l’agriculture au sens large. Il s’est dit ému et fier des jeunes qui avec l’appui du gouvernement se mobilisent et les résultats sont là à travers ce vaste mouvement.
Et de répondre tout aussi directement :
« Je dis que je vais accompagner ce mouvement et pour cela, je vais faire acte de candidature ».

L’annonce a été accueillie par l’apothéose généralisée, avec des cris d’allégresse de la foule scandant ‘’Sassou Président’’.

Rappelons que l’annonce de la candidature du Président Denis Sassou N’Guesso qui intervient dans les délais, vient entériner la demande des leaders des dix-huit partis membres du Groupement Majorité présidentielle qui ont solennellement signé, lors d’une cérémonie au siège national du P.c.t à Brazzaville, la déclaration à travers laquelle ils s’engagent à créer leur groupement politique et à choisir Denis Sassou-N'Guesso comme leur candidat unique à l’élection présidentielle de mars 2026.
La rencontre s’est déroulée sous le patronage de Pierre Moussa, secrétaire général du P.c.t et président par intérim de la Majorité présidentielle, avec la participation de tous les leaders des partis membres, en présence de leurs cadres et militants mobilisés pour l’occasion.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-02-05 15:15:18
À la frontière du Cabinda, une menace silencieuse mais grandissante prend de l’ampleur : l’entrée illicite de la boisson Cuca, en provenance d’Angola, destinée à inonder le marché de Pointe-Noire et de Brazzaville. Ce trafic bien organisé échappe aux circuits légaux, contourne les contrôles douaniers et prive l’État congolais de recettes fiscales essentielles.
Derrière chaque cargaison frauduleuse, ce sont des millions de francs CFA qui échappent au Trésor public, au détriment de l’économie nationale, des opérateurs respectueux de la loi et des emplois locaux.
Pendant que les trafiquants véreux engrangent des profits faciles, l’État perd, et le marché formel s’asphyxie. Plus inquiétant encore, cette contrebande fragilise les mécanismes de régulation, favorise l’économie souterraine et ouvre la voie à d’autres trafics tout aussi préjudiciables.

La frontière du Cabinda devient ainsi une brèche économique qu’il est urgent de colmater.
Face à ce fléau, les autorités sont interpellées au moment où la jarre des finances de l'Etat congolais est tellement percée depuis la chute des cours du pétrole. Il est impératif de redoubler de vigilance, de renforcer les contrôles frontaliers, d’intensifier la coopération entre services de sécurité, de commerce et douanes, et de frapper fort contre les réseaux de contrebande.
La protection de l’économie congolaise n’est pas une option : c’est une nécessité.
Laisser prospérer ce trafic, c’est accepter que l’illégalité dicte sa loi. Agir maintenant, c’est défendre la souveraineté économique du Congo et préserver l’équité du marché.

Créé le 2026-02-04 14:13:20