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La Constitution de la République démocratique du Congo est on ne peut plus claire dans son article 10 : « La nationalité congolaise est une et exclusive ». Une exclusive que les RD-Congolais défendent officiellement avec vigueur, mais à laquelle beaucoup semblent plus ou moins discrètement déroger, notamment avec l’équipe nationale des Léopards, dans laquelle plus de la moitié des joueurs venus de la diaspora disposent de deux passeports. Un trompe-l’œil pourtant assumée, au regard des enjeux et de l’apport de ces binationaux quasiment irremplaçables pour la défense sportive du drapeau national.
Les partisans de la double nationalité en République démocratique du Congo, ont toujours estimé que cette loi est corsetée, anachronique, qu’elle prive inutilement le pays de compétences congolaises dispersées un peu partout dans le monde et qu’elle nécessite un toilettage.
À la faveur de la Coupe d’Afrique de Nations, le débat sur la double nationalité a été remis au goût du jour, au niveau de certains joueurs des Léopards qui, fait inconstitutionnel, disposent de deux passeports.
Même s’ils ont choisi de défendre les couleurs de la RDC, dont ils tiennent la nationalité à travers un de leurs parents, beaucoup de ces joueurs, nés en France, en Belgique, en Angleterre, voire en Suisse, n’ont pas renoncé à leur premier passeport et jamais leurs parents ne les y encourageraient, même s’ils supportent leur choix qui est bien souvent en deuxième option.
En dehors de ceux qui ont gardé la nationalité congolaise et qui disposent d'une carte de séjour, les autres arrivent en RDC avec leur passeport congolais, sur lequel n'est apposé aucun visa du pays où ils résident. Preuve qu'au retour, ils présentent leur deuxième passeport, retrouvant leur deuxième ou première nationalité, qu'importe, lors du passage des frontières. Cherchez l'erreur, même si elle est manifeste.
Gédéon Kalulu né le 29 août 1997 à Lyon en France, Aldo Kalulu Kyatengwa né le 21 janvier 1996 à Lyon, Charles Pickel né le 15 mai 1997 à Soleure en Suisse, Simon Banza né le 13 août 1996 à Creil en France, Gaël Kakuta né le 21 juin 1991 à Lille en France, Cédric Bakambu né le 11 avril 1991 à Ivry-sur-Seine en France, en sont des illustrations, parmi tant d’autres.

Même pour les congolais de naissance, nombreux sont ceux qui jouent en Europe, ont acquis la nationalité du pays d’accueil, sans renoncer à leur nationalité d’origine. Pourtant là aussi, l'article 26 de la même loi dispose que toute personne qui acquiert une nationalité étrangère, perd la nationalité congolaise. Il en découle que l'acquisition de la nationalité étrangère par un congolais et l'acquisition de la nationalité congolaise par un étranger entraînent la perte de la première nationalité, respectivement la nationalité congolaise et la nationalité étrangère.
« La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre. »
Pourquoi ces dispositions qui ont toujours animé les débats politiques ne sont-elles pas respectées en sport ?
Dire que les instances internationales de sports qui viendraient à lire rigoureusement les textes du pays, en arriveraient à la disqualification de la quasi-totalité de l’équipe des Léopards, car il se pose pour ses joueurs, un véritable problème juridique, quant à leur appartenance à tel ou tel autre pays, même si le passeport présenté, fait foi sur la nationalité.
Une réelle hypocrisie, avouons-le.
À propos de ce flou juridique ou plutôt de cette hypocrisie que personne n’ose évoquer, tant ces joueurs sont indispensables au pays, beaucoup de responsables sportifs au contact de l’équipe nationale des Léopards, ont toujours qualifié la question de « masolo ya kâti » (Des secrets d’intérieur).
Ne serait-il pas temps que ces « massolo ya kâti » soient clarifiés et juridiquement définies ?
Simple question de ceux qui ont été commis à la surveillance du fleuve et qui voient en cette hypocrisie, une façon pour les instances sportives et politiques de la RDC, de se mentir à elles-mêmes.

Mais, « wutâ ngambo, biso, to zo tala », autrement dit, depuis l’autre rive, quoique surveillant le fleuve, nous avons l’œil sur vos simagrées qui ne sont pas loin d’une « auto-tricherie ».
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-21 21:19:26
Reçu en audience par le Président Denis Sassou N’Guesso, le 19 janvier à Brazzaville, le directeur Afrique du groupe pétrolier Total Énergies, Henri Dzong Zue, a annoncé, que son groupe compte maintenir son niveau de production et va poursuivre son œuvre sociale.
En termes d’actions sociales, il s’agit notamment du projet déjà lancé, dénommé « Bakasi », qui vise à capter le gaz carbonique (CO2), de manière biologique, en plantant des arbres. Ainsi, 5000 hectares d’arbres ont été plantés, avec une ambition de parvenir à 40.000 hectares de couvert végétal.
Henri Dzong Zue a souligné que Total Énergies est aujourd’hui le premier producteur au Congo et compte bien garder cette position, avec notamment une production de 110.000 barils par jour.
Total Énergies va par ailleurs poursuivre ses activités d’exploration.
« L’année 2024 va être une année riche, avec le forage d’un puits d’exploration sur le bloc Marine, mais également des puits intercalaires, pour maintenir notre production au Congo », a-t- il indiqué.
Implantée en République du Congo depuis plus de 50 ans, le groupe pétrolier français Total Énergies entrevoit de bonnes perspectives pour cette nouvelle année.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-21 19:23:07
La ministre centrafricaine des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger, Sylvie Baipo Temon a été reçue en audience par le Président Denis Sassou N’Guesso, le 19 janvier à Brazzaville. Les procédures de la question humanitaire des réfugiés centrafricains présents au Congo, ont été au centre de cette audience.
En dépit des inondations notées dans la partie septentrionale du pays, les procédures de la question humanitaire, notamment, celle des réfugiés centrafricains présents au Congo, suivent leur cours. La cheffe de la diplomatie centrafricaine en a donné confirmation à l’issue de l’audience que lui a accordée le Président Denis Sassou-N’Guesso, après la remise d’un message d’actualité du Président centrafricain à son homologue congolais.
« C’est un travail qui est en cours. Nous avons signé un accord tripartite entre nos deux pays, avec le soutien du Haut-Commissariat des réfugiés. Cet accord a été signé en particulier avec la République du Congo, de manière très fraternelle, parce que les procédures de rapatriement ont été réalisées bien avant la signature de cet accord. Donc les travaux continuent », a-t- elle déclaré.
La ministre centrafricaine a souligné que son pays accueille en même temps les réfugiés issus de la crise soudanaise et ceux de la frontière avec le Tchad.
Face à cette situation, elle a rassuré que la République centrafricaine œuvre de manière responsable sur tous les plans, afin de répondre efficacement et rapidement aux besoins des réfugiés centrafricains résident sur le sol congolais.
Elle a toutefois regretté que certains Centrafricains, après avoir été rapatriés, aient regagné le Congo, de façon permanente.
« Ce message était principalement un message d’actualité, en ce qui concerne notre sous-région, en ce qui concerne également l’actualité centrafricaine. Il s’est passé beaucoup de choses en 2023, notamment en République centrafricaine.
Il était important pour le Président Touadera, en ce début d’année, de porter auprès de son frère, un certain nombre d’informations qui concernent notre sous-région, dans laquelle la République centrafricaine est engagée, mais également en ce qui concerne l’actualité centrafricaine et les travaux qui ont été menés par le gouvernement centrafricain sous l’impulsion du Président de la République, concernant les défis sécuritaires, les défis économiques et autres », a expliqué la ministre Baipo Temon.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-21 18:53:09
Pour pallier la réduction significative de la ressource en eau à Brazzaville, la Fondation Ninon Gouamba a assuré samedi 20 janvier 2024, la distribution de l’eau potable non loin du marché Bourreau à Makélékélé , dans le premier arrondissement de la capitale congolaise.

L’opération adoptée par la Fondation Ninon Gouamba comme solution palliative à la pénurie d’eau dans les quartiers de Brazzaville consiste à distribuer gratuitement de l’eau grâce aux camions citernes dans les domiciles.

A cet effet, plus de 10.000 litres d’eau ont été distribués gratuitement aux habitants des zones en situation de stress hydrique, notamment non loin du marché Bourreau à Makélékélé.
L’action s’étendra dans plusieurs autres quartiers de Brazzaville.

Si l’idée de la Fondation Ninon Gouamba ne constitue pas une panacée au problème d’eau auquel sont confrontées les populations, elle devrait tant bien que mal apporter un soulagement à plusieurs familles, d’autant que certaines en sont parfois privées depuis des mois.

On rappelle que les brazzavillois ont passé une fête de « Noël sèche » à cause de la pénurie d’eau dans plusieurs quartiers.
Pour le directeur général de La Congolaise des eaux (LCDE), Parfait Chrisostome Makita, les causes des perturbations dans la desserte en eau potable sont indépendamment de la volonté de l’entreprise. Elles seraient dues aux fortes pluies qui s’abattent depuis trois mois dans la capitale et à l’insuffisance de sulfate d’alumine qui permet d'éclaircir l’eau pendant le traitement.
En effet, quatre types de produits entrent dans la filière de traitement, notamment le sulfate d’alumine, le sel, la chaux éteinte et l’hypochlorite.
Selon lui, les produits de traitement d’eau provenant de l’Europe et de l’Asie, LCDE a fait tout le nécessaire en passant les commandes et en effectuant les virements auprès des fournisseurs à l’étranger. Mais, les bouleversements observés au niveau du trafic maritime actuellement, suite aux crises et guerres dans certaines parties du monde, auraient mis à mal tous les armateurs et les consommateurs des produits à l’importation. Ces aléas ont conduit, a-t-il déclaré, LCDE à réduire le délai et le volume de production ainsi que la quantité d’eau mise dans le réseau. Ce qui justifierait le manque d’eau dans certains endroits.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-21 17:32:16
Longtemps dominateur, le Maroc doit finalement se contenter d'un match nul face à la RDC (1-1).
Le Maroc n’a pas eu à attendre très longtemps pour ouvrir les hostilités.
Le Parisien Achraf Hakimi, seul au marquage profite d’un corner tiré par Hakim Ziyech pour marquer du droit (6e). L'ancien madrilène signe ainsi son premier but dans la compétition, lui qui avait été passeur décisif face à la Tanzanie.
L'égalisation salvatrice arrive finalement à la 77e minute et le stade Laurent Pokou frissonne.
Parti sur l'aile gauche, Elia centre parfaitement pour Silas Katompa Mvumpa qui n'a qu'à placer son plat du pied pour battre Bounou et punir les Marocains !
Les Lions de l'Atlas peuvent nourrir des regrets après une première période largement en leur faveur où ils ont manqué de réalisme pour tuer le match.
De leurs côtés, les Léopards réussissent un bon coup avant la 3e journée de la phase de groupes.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-21 16:41:28
En dépit des campagnes de prévention, les Congolais restent de gros fumeurs et n'envisagent pas d'arrêter. Selon, les acteurs de la lutte anti-tabac, 16 % des Congolais fument aujourd’hui. Un chiffre qui a doublé en une décennie.
Le Congo-Brazzaville fait partie des six pays, à travers le monde, où le taux de consommation du tabac a fortement augmenté, ces quinze dernières années.
La consommation concerne aussi bien des adultes que des adolescents.

Comment expliquer une telle consommation ?
Selon les fumeurs, l'argument qui revient le plus souvent est que la cigarette les aide à gérer leur stress.
"Pour fumer, on trouve des raisons sans arrêt : une embrouille avec sa copine, le chômage, les ennuis, la misère… qui font qu'on se réfugie bêtement vers un substitut", estiment des fumeurs interrogés par Les Echos du Congo-Brazzaville.
Parallèlement, si les Congolais ont bien du mal à écraser leur dernière cigarette, c'est aussi parce que le tabac est encore bien visible. Les paquets sont exposés bien en évidence à tout coin de rue au Congo-Brazzaville. Là où dans d'autres pays, comme au Canada ou en Australie, les cigarettes sont cachées sous le comptoir, à l'abri des regards, pour ne pas inciter à l'achat.
Selon l’OMS, les statistiques montrent que le tabagisme tue plus de huit millions de personnes chaque année dont environ 1,3 million de non-fumeurs exposés à la fumée secondaire.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-21 14:47:14
Dans la perspective de l’organisation de leur structure, les Anciens Enfants de Troupe (AET) de la Centrafrique ont convoqué, le 13 janvier 2024 dernier, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale à Bangui, une assemblée générale sous le thème « Unité », à laquelle a été invité, l’AET Rémy Ayayos Ikounga du Congo, président de la Panafricaine des AET. Placée sous le très haut patronage du Chef de l’Etat Centrafricain, Président de la République, Son Excellence Faustin Archange Touadera, les assises se sont déroulées en présence du général d’armées, Dollet-Ollet Waya, chef d’état-major particulier du Président la République, de Thierry Makouala, Attaché de Défense du Congo en Centrafrique, du colonel Joseph Ketté, président de l’Amicale des AET de Centrafrique, des Grands Anciens et Anciens Enfants de Troupe Centrafricains.

En effet, dans le paysage des écoles africaines qui forment l’élite militaire figurent, depuis des décennies, les écoles militaires d’enfants de troupe. Après l’annonce officielle de la réouverture imminente de l’EMET (Ecole Militaire des Enfants de Troupe) Jean Bédèl Bokassa, par le Président Faustin Archange Touadera, et dans la perspective d’une réorganisation de leur structure, les Anciens Enfants de Troupe de Centrafrique ont convoqué une assemblée générale.
Créée en 1969 au camp Kassaï, à Bangui, l’EMET a brutalement vu ses portes fermées en 2000, en raison des troubles socio-politiques que traversait la Centrafrique, sous le régime du Président Ange Félix Patassé.
Prélude à cette grande réouverture, de la reprise de ladite école après 24 ans d’hibernation, l’Amicale des Anciens Enfants de Troupe de Centrafrique a organisé cette assemblée générale, pour mieux préparer et assurer la relève.
Ainsi, fraîchement élu à la tête de la Panafricaine des Anciens Enfants de Troupe, l’AET Rémy Ayayos Ikounga du Congo a été invité à ses assises.

Du haut de la tribune de cette assemblée générale, le président de la panafricaine des AET a porté le message du renouveau, mais aussi celui du développement, à travers la Panafricaine, question de mieux soutenir la réouverture de l’EMET, Ecole Militaire des Enfants de Troupe Jean Bédèl Bokassa, qui du reste est rebaptisée, Ecole Militaire des Enfants de Troupe Georges Bangui.
Voici in extenso, son message :
« Monsieur le président de l'Amicale des anciens enfants de troupes de Centrafrique, Messieurs les Grands Anciens, Messieurs les Anciens Enfants de troupes, honorables invités, Mesdames et Messieurs, qu’il nous soit permis, avant tout propos, de saluer avec une extrême et parfaite déférence, Son Excellence Monsieur le Président de la République de Centrafrique, qui a accepté de placer sous son très haut patronage, l’Assemblée générale de l’Amicale des Anciens Enfants de Troupe, de la République de Centrafrique, témoignant hautement ainsi, du vif intérêt qu’il porte à notre Association, et surtout aux valeurs qu’il prône. Aussi, voudrai-je saisir cette occasion solennelle, pour lui exprimer notre profonde satisfaction, ainsi que notre infinie gratitude, suite à sa décision de rouvrir prochainement, l’Ecole Militaire Préparatoire de Bangui, berceau des valeurs qui nous rassemblent aujourd’hui.
Monsieur le président de l’Amicale de Centrafrique, Messieurs les Grands Anciens, Messieurs les AET, distingués invités, Mesdames, Messieurs, c’est avec honneur et gravité, que je prends la parole devant votre auguste Assemblée, à l’invitation de nos frères de l’Amicale des Enfants de Troupe de Centrafrique, honneur de porter la voix de tous les AET de la République du Congo, lesquels m’ont chargé de transmettre leurs ardents souhaits pour la réussite de vos travaux, ainsi que leurs meilleurs vœux, de santé, de bonheur et de paix, pour l'année 2024. Gravité surtout, de placer cette rencontre sous le label de notre nouvelle organisation, la Panafricaine des Anciens Enfants de Troupe, à laquelle vous ferez désormais corps. Monsieur le Président de l'Amicale des Anciens Enfants de Troupe distingués invités, chers Anciens, Messieurs les AET, je voudrai donc, en vous exprimant notre reconnaissance pour cet honneur qui nous est fait de participer à cette Assemblée du renouveau, vous traduire notre confiance en l’avenir. Cette importante rencontre, qui constitue assurément, un moment fort de la vie de votre organisation, m’autorise donc d’emblée, à formuler des vœux, de réussite et de plein succès pour vos travaux.
En effet, je ne doute pas, connaissant et partageant les valeurs qui sont les vôtres, c'est-à-dire, l'esprit de fraternité, de camaraderie, d'entraide et de solidarité, et vous saurez trouver, le temps juste, les mots justes et l’esprit juste pour parvenir aux résultats auxquels vous aspirez. D’autant plus que, notre présence à vos côtés aujourd'hui est un gage certain de cette volonté qui vous anime si noblement. Monsieur le Président de l'Amicale des Anciens Enfants de Troupe de Centrafrique, très Grands Anciens, Messieurs les AET, Mesdames et Messieurs, c'était au Sénégal que vit le jour, la première école d’Enfants de Troupe en Afrique noire en 1923 à Saint-Louis. La création en 1969 à Bangui de l'école d'enfants de troupe, a fait de la Centrafrique un pays d'enfants de troupe à part entière.
En rappel, l'histoire retiendra que, avant cette période, les jeunes brillants élèves Centrafricains, que l’on destinait à cette vocation exaltante du métier de commandement des hommes en armes, étaient orientés vers Brazzaville, à l’école indigène d'enfants de troupe, en AET Cameroun, créé en 1947 puis deviendra en 1954, Ecole Militaire Préparatoire Général Leclerc. C’est donc cette trajectoire commune, tracée par nos Grands Anciens, qui nous réunit, qui nous autorise aujourd’hui, à ne vous tenir que le langage fraternel de la vérité.
Doit-on le souligner, nombreux parmi les Grands Anciens de votre cher et beau pays, au passé glorieux, au fait d'armes mémorable ou encore aux carrières politiques, administratives et diplomatiques exceptionnelles, sont passés par Brazzaville, où ils ont laissé les marques qui résonnent encore sur les murs qui nous ont vu grandir. C’est justement ce témoignage et tous cet héritage commun qui expliquent notre présence aujourd'hui à vos côtés, pour vous accompagner d'avancer, à maintenir, à consolider l'unité et la solidarité des AET de Centrafrique.
C'est la raison pour laquelle je souhaitais réserver votre structure ma toute première sortie officielle à la tête de la panafricaine d'enfant de taupe après le Congrès de Dakar du mois de décembre 2023. C'est là, un signal de mon engagement certes, mais c’est aussi un appel à la remobilisation générale de tous les AET de Centrafrique ».

En marge de ces assises, le président de la Panafricaine des AET a offert quelques présents, au président de l’Amicale des AET de Centrafrique, pour symboliser l’unité qui doit désormais les caractériser, puis au Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadera.

A cela s’ajoute, une plaque de cuivre portant la carte d’Afrique côté pile, et celle du Congo côté face, question de symboliser la vision panafricaine des AET, des écharpes floquées AET et drapeau national, puis d’autres gadgets AET.

De ce fait, fortement marquée par cette contribution, l’assemblée générale des AET de Centrafrique a adressé au président de la panafricaine une motion de remerciement.
Un autre temps fort des assises de Bangui a été, le partage d’expérience de l’Association des Anciens Enfants de Troupe du Congo. Expérience déroulée par l’AET Serge E. Ghoma Boubanga, Secrétaire général-adjoint des AET du Congo.
A l’issue de travaux, plusieurs motions de remerciements ont été rendues publiques, dont celle adressée au président la panafricaine des Rémy Ayayos Ikounga.
Il sied de rappeler que bien avant la création de l’EMET (Ecole Militaire des Enfants de Troupe), le premier embryon militaire Centrafricain était formé à Brazzaville, à l’Ecole indigène d’enfants de troupe en AET Cameroun.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-18 10:47:52
Alors que les « Léopards » de la RDC vont faire leur entrée dans la compétition face à la Zambie, les voisins congolais d’en face, semble t-il commis à la « surveillance du fleuve », attendront l’issue de la rencontre, pour voir si la plaisanterie de mauvais goût, qu’ils ont plutôt pris avec humour, sied véritablement au jeu de rôles que leur ont lancé les « influenceurs » de la RDC.

Il sera 21 heures à Kinshasa comme à Brazzaville en ce mercredi 17 janvier, quand les Léopards de la RDC matcheront les Chipolopolo de Zambie au Stade Laurent Pokou pour leur premier match de la CAN.
Si les jeux restent ouverts pour la qualification au deuxième tour, dans cette poule F qui outre la RDC, compte aussi le Maroc, demi-finaliste de la dernière coupe du monde, la Zambie et la Tanzanie, rien ne met une équipe comme l’autre, à l’abris de toute surprise.
La Tunisie, battue par la Namibie, 1 but à 0, le Ghana battu par le Cap Vert 2 buts à 1, voire l’Egypte accrochée par le Mozambique 2 buts partout, ou encore le Nigeria freiné par la Guinée Équatoriale 1 but partout, peuvent témoigner de ce que désormais, en dépit de l’expérience dont peuvent se prévaloir certaines formations, toutes les équipes se valent et aucun match n’est gagné à l’avance.
Face à une équipe de Zambie accrocheuse, avec un groupe jeune et qui plus est, a l’avantage d’un jeu très collectif déroulé à 100 à l’heure, la RDC devra se méfier du vainqueur de la compétition, en 2012.
La RDC se souviendra, qu’un certain 18 janvier 2015, en match du groupe B de la CAN face à la Zambie, elle fut cueillie à froid à la 2ème minute sur un but de Singuluma.
Ce jour-là, la RDC dû ramer, à en perdre haleine, avant l’égalisation de Bolasie à la 66ème minute.
La Zambie a certes traversé une période de vaches maigres lors de la dernière décennie, ratant les trois dernières éditions de la CAN. Mais les Chipolopolo ont redressé la barre depuis l’arrivée de l’entraineur israélien Avram Grant en 2022, terminant à la première place de leur groupe d’éliminatoires, devant la Côte d’Ivoire.
Avec Patson Daka, le buteur de Leicester, comme principal atout offensif, qu'il faudra surveiller comme du lait sur le feu, ils peuvent espérer jouer les trouble-fêtes lors de cette édition et pour ce premier match, les Léopards doivent faire attention aux vieux démons qui rôdent encore.

Sur le papier, néanmoins, la République Démocratique du Congo part légèrement favori dans l’affrontement direct.
Le double vainqueur du tournoi (en 1968 et 1974), qui sera emmené par le Marseillais Chancel Mbemba et sa star Cédric Bakambu, s’est montré bien plus régulier ces dernières années.
Entretemps, le vainqueur de l’édition de 1972, le Congo-Brazzaville s’entend, relégué semble-t-il à la surveillance du fleuve, attendra de voir combien de temps va durer sa mission de surveillance.
Sans préjuger de quoi que ce soit pour les Brazzavillois, la réplique finale dans cette plaisanterie de mauvais goût, prise avec sportivité, dépendra du parcours des Léopards à la CAN.

Qui sait si les Léopards reviendront prématurément et en pleurs, prendre leur tour de surveillance du fleuve. Alors, « rira bien, qui rira le dernier ».

En attendant le déroulement de la compétition, pour de nombreux congolais, cette raillerie qui fait d’eux des « surveillants du fleuve », faute de se qualifier pour participer aux compétitions, devrait interpeller les autorités sportives ainsi que les pratiquants, afin de laver cet affront lors des prochains rendez-vous sportifs.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-17 13:40:36
Le député de Tié-Tié 2, Brice Dimitri Bayendissa, a remis mardi 16 janvier 2024, à Pointe noire, au préfet de ce département du Congo, Alexandre Honoré Paka, le siège de la première Assemblée nationale, après l'avoir pourvu en chaises et autres mobiliers de bureau.
La portée du geste de Brice Dimitri Bayendissa
Cet édifice historique, connu des Congolais sous le nom de "Loukabou", mérite d'être entretenu et conservé tant pour l'histoire que pour la postérité. Sur cette base et répondant à l'appel du devoir envers la Patrie, Brice Dimitri Bayendissa a mobilisé les moyens financiers pour moderniser et équiper ce bâtiment qui jadis abritait l'Assemblée Territoriale territoriale du Moyen-Congo.

Après son équipement en meubles et autres fournitures de bureaux, Brice Dimitri Bayendissa a mis ledit bâtiment à la disposition du préfet de Pointe-Noire en présence de Mme le maire de cette ville, capitale économique du Congo. Une manière pour lui d'apporter sa pierre à la préservation de ce patrimoine.
"Plus qu'un simple don, cette modeste cérémonie appelle l'attention de tous mes collègues parlementaires, en général, anciens et nouveaux, et ceux de Pointe-Noire, en particulier sur la place de ce monument dans notre double héritage, en tant qu'institution et en tant que Nation", a soutenu Brice Dimitri Bayendissa dans son discours de circonstance.

En posant cet acte le député de Tié-Tié 2, a tenu à rendre hommage à l’antériorité et à faire œuvre utile a la postérité. Ce don permettra à ce bâtiment de jouer pleinement son rôle de patrimoine national. Aussi le député Brice Dimitri Bayendissa vient-il poser un acte qui vise l'accompagnement des pouvoirs publics. Puisqu'il épouse le 7e axe du programme du gouvernement "Ensemble poursuivons la marche", du chef de l'Etat congolais, Denis Sassou-N'Guesso, qui prône entre autres, l'aménagement ou le réaménagement des sites relatifs à l'histoire du Congo.
Un brin d'histoire
L’historique de l’Assemblée nationale remonte en 1954, en passant par l’Assemblée législative du moyen-Congo de mars 1957 avant l’indépendance le 15 Août 1960. L’Assemblée Territoriale du Moyen-Congo de 1954 comptait 36 Députés, dont Appolinaire BAZINGA, Robert Stéphane TCHITCHELLE, MOUAMBA TSATOU.
Formée en application de la loi 52/130 du 06 février 952, l’Assemblée Territoriale du Moyen-Congo se transforme en Assemblée législative du Congo de mars 1957. Elle avait pour tête d’affiche l’Abbé Fulbert YOULOU, Marcel IBALICO. Tout part de la loi cadre de 1956 qui a accordé l’autonomie aux colonies françaises dont le Congo. Une autonomie consignée dans la constitution du 04 mars 1958, issue du référendum du 28 septembre de la même année.
La République du Congo naquit à Pointe-Noire. Elle avait pour siège, ce bâtiment, qui a retenu l'attention du député Brice Dimitri Bayendissa.
En 1959, lors de sa toute première session constituante, l’Assemblée Congolaise transfert la capitale du Congo à Brazzaville.
VALDA SAINT VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-17 11:57:24
Au cœur de l'Afrique centrale, deuxième massif forestier tropical mondial, la République du Congo abrite un trésor écologique, facteur de croissance économique responsable, s'étendant sur 23 517 000 hectares et couvrant près de 69,8 % du territoire national. Malgré ses résultats remarquables en matière de maintien du couvert forestier, la filière bois congolaise est souvent l'objet de préjugés par méconnaissance des efforts entrepris en matière de gestion durable des forêts. Consciente de l'impact positif sur le plan environnemental et social du secteur privé forestier et des besoins d’accompagnement pour mieux le structurer, la DUE Brazzaville a mobilisé l’ATIBT pour élaborer et mettre en œuvre le projet Appui au Secteur Privé (ASP) Congo.
Appui au Secteur Privé (ASP) Congo est un projet qui vise à améliorer la gouvernance forestière en renforçant les capacités des associations professionnelles telles qu’UNIBOIS et la fédération forêt d'UNICONGO, ainsi que des entreprises du secteur forestier opérant en République du Congo. L'objectif est de favoriser leur implication dans la gestion responsable des forêts, conformément à l'Accord de Partenariat Volontaire (APV-FLEGT) signé entre la République du Congo et l'Union européenne en 2010.
Les entreprises forestières, conscientes des enjeux environnementaux et des évolutions réglementaires, s'engagent à bénéficier du soutien de l'ATIBT. Ce partenariat vise notamment à promouvoir des pratiques forestières durables, à renforcer les capacités techniques du personnel pour la légalité et la traçabilité forestière selon les exigences de l'APV-FLEGT, et à encourager la certification forestière tierce partie.
«Ce plan de communication est une étape cruciale pour rehausser l'image de la filière forêt-bois congolaise en mettant en lumière ses contributions sociales, économiques et environnementales. En collaborant avec les associations professionnelles et les entreprises forestières, l'ATIBT renforce la gouvernance forestière, favorise des pratiques durables et encourage la traçabilité forestière, conformément à l'Accord de Partenariat Volontaire. Notre engagement est ferme : démontrer l'implication concrète du secteur privé forestier envers la durabilité et la préservation des forêts du Congo. Nous considérons cette initiative comme un levier essentiel pour inspirer des actions tangibles en faveur de la gestion responsable de ces précieuses ressources naturelles, indispensables à l'équilibre écologique mondial », a déclaré Alain Bertin Tiotsop, Chef de Projet à l'ATIBT au Congo.
Au-delà du renforcement des capacités, l'ATIBT et les entreprises forestières s'engagent à sensibiliser sur des thématiques cruciales telles que le carbone forestier, le changement climatique et le développement durable, tout en appuyant le développement local à travers des accords spécifiques.
« En tant qu’employé d’une entreprise opérant dans le secteur forestier du Congo, nous considérons notre engagement envers la durabilité et la préservation des forêts comme fondamental. Ce partenariat avec l'ATIBT nous permet de renforcer nos pratiques en faveur de la gestion responsable des ressources forestières, de promouvoir la traçabilité et la légalité dans nos activités, tout en soutenant activement des initiatives visant à sensibiliser et à préserver ce patrimoine naturel exceptionnel », a précisé Armand Blaise Diamvinza, Directeur administratif AFRIWOOD et SFIB.
Cette initiative vise à éclairer et à sensibiliser les acteurs clés ainsi que le grand public sur l'importance de la préservation des forêts tropicales, tout en promouvant les essences tropicales moins connues, souvent négligées sur le marché international mais essentielles pour la biodiversité et la stabilité environnementale.
À travers ce projet, l'ATIBT aspire à susciter un changement de perception, en montrant que des entreprises forestières, loin des stéréotypes, sont engagées dans une démarche responsable. En promouvant ces actions positives, l'objectif est de créer une dynamique favorable à une plus grande reconnaissance des efforts entrepris par le secteur privé forestier pour assurer la pérennité des forêts du Congo, tout en encourageant la diversification et la valorisation des ressources forestières moins exploitées. En mettant en avant ces initiatives exemplaires, ce projet de sensibilisation aspire à éveiller les consciences sur l'importance de préserver ces écosystèmes uniques pour les générations futures, tout en favorisant une meilleure compréhension des enjeux écologiques et économiques liés à la gestion durable des forêts.
Par cette communication transparente et éducative, l'ATIBT souhaite inspirer d'autres acteurs à rejoindre cet effort collectif pour protéger le patrimoine naturel exceptionnel que représentent les forêts du Congo, soulignant ainsi l'importance cruciale de cette action pour l'équilibre écologique mondial.
Sauvegardons le deuxième poumon vert de la planète, préservons les forêts du Congo pour un avenir durable pour tous. Agissons ensemble pour la conservation de ces trésors naturels.
GGD / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-17 11:35:59
La détermination du président du Conseil municipal et maire de la ville de Dolisie, Marcel Koussikana, est menaçante contre les citoyens qui donnent à la capitale de l’or vert une image peu reluisante. Il vient de lancer les travaux du déguerpissement du domaine public autour du marché central en réponse au mot d’ordre donné par le ministre délégué en charge de la Décentralisation et du Développement local, Juste Désiré Mondelé.
« Nous répondons à l’instruction de notre ministre délégué chargé de la Décentralisation et du Développement local. Il a lancé une compétition au sujet de la propreté des villes. Nous avons débuté notre action autour du grand marché. Notre souhait serait de remporter la palme d’or de cette compétition. Nous leur avons donné deux semaines de plus après la période des fêtes de fin d’année. Ils doivent donc quitter les lieux », a déclaré le premier citoyen de la ville préfecture du Niari (sud).
Cette opération exécutée sous surveillance policière et à l’aide des engins des sapeurs pompiers et de la Mairie, prendra quelques jours au marché central. Elle consiste à laver le marché à grande eau, déguerpir les kiosques aux alentours, enlever les étalages au rez de chaussée et de le désinfecter à l’étage.
« Après le marché central, l’opération va se poursuivre dans les principales artères de la ville afin de restaurer l’autorité de l’Etat. Pour tout dire, cette opération restera pérenne », a précisé Marcel Koussikana.
Ses prédécesseurs à la tête de la Mairie de Dolisie se sont notamment attaqués aux marchés de fortunes qui fleurissent dans tous les carrefours de la troisième ville du pays.
Toutes ces opérations n’ont véritablement pas résolu les problèmes de l’insalubrité à Dolisie marqués par le dépôt à toutes les heures de la journée des ordures ménagères dans les points de collecte, le non curage des caniveaux, la présence massive des bouteilles plastiques dans les cours d’eau et caniveaux … sans compter les épaves des voitures abandonnées.
L’opération lancée le 29 octobre dernier, se passe très bien et a amélioré le chiffre d'affaires de certains commerçants. « Nous déplorons, cependant, le manque d'engagement des administrateurs maires qui devraient s’impliquer davantage », a regretté récemment le ministre délégué en charge de la Décentralisation et du Développement local, Juste Désiré Mondelé, au cours d'une conférence de presse à Brazzaville.
« Je pense que c’est une bonne opération qui doit être accompagnée par les mairies, la police, la population et la presse. Nous allons continuer à faire la pédagogie. Il ne faut pas qu’il y ait une récupération politique, c’est une démarche citoyenne. Le commerce se fait dans les marchés partout dans le monde, le Congo ne fait pas exception », a déclaré le ministre délégué en charge de la Décentralisation et du Développement local.
Pour Juste Désiré Mondelé, cette opération ne concerne pas seulement Brazzaville et ne devrait pas être considérée comme une affaire du gouvernement.
« Il est inadmissible que ce qui n’est pas toléré ailleurs soit autorisé chez nous ici. Dans les marchés, il y a des rayons mais des gens préfèrent vendre dans les rues. Je pense qu’il faut que cela change, c’est un problème d’hygiène et de santé publique », a-t-il poursuivi.
Insistant sur le caractère pérenne de cette opération, il a attiré l’attention des récidivistes qui réoccupent petit à petit l’espace public puisqu’ils rencontreront la force publique et les services municipaux.
L’évaluation à mi-parcours de l’opération fait également état de la saleté dans les marchés.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-17 10:29:57
Mis en examen pour viol puis laissé libre en attendant son procès, Guy Marius Okana avait des contraintes judiciaires à respecter. Plutôt que de s’y astreindre, l’ancien vice-maire de la ville de Brazzaville avait pris la poudre d’escampette. En cavale depuis un peu plus de trois mois, Guy Marius Okana qui a finalement été rattrapé par la police dimanche dernier à Sembé, dans la Sangha, a été placé à la Maison d'arrêt centrale de Brazzaville.
Il était 11 heures, en ce mardi 16 janvier 2024, quand l'ex-vice maire de Brazzaville, Guy Marius Okana, a franchi le seuil de la Maison d'arrêt centrale de Brazzaville, pour être mis au gnouf.
L'homme est apparu très amaigri, preuve que sa cavale de plus de trois mois aura été un véritable calvaire.
Très loquaces, pour expliquer la présomption d’innocence de leur client, lors de la comparrution de Guy Marius Okana devant le procureur de la République, ses avocats ont été notés aux abonnés absents. Sans doute ont-ils évité d’être confrontés au délit de fuite de leur client, qui traduit à l’évidence, la présomption de culpabilité qu’ils récusaient.
Rappelons que Guy Marius Okana est poursuivi pour viol sur mineure (17 ans), par ascendant ayant autorité sur la victime.
Il avait été présenté le 25 septembre 2023 devant le procureur de la République par la Centrale d'Intelligence et de Documentation (ex DGST) pour "faits de pratique pédophile".
Mis en examen et laissé en liberté, Guy Maruis Okana avait disparu dans la nature. Il a finalement été rattrapé par la police dimanche dernier à Sembé, dans la Sangha.
Sa tentative de corruption des agents agents de la Force publique s’est heurtée à l’intégrité professionnelle de ceux-ci.
C’est menotté et sous bonne escorte policière que Guy Maruis Okana est arrivé à Brazzaville, pour y être incarcéré.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-16 18:33:06
L’Académie Catholique de Brazzaville pour l’Ethique (Accabe) a organisé, samedi 13 janvier 2024, un Focus Group, c’est-à-dire, un groupe d’échanges et de discussions, composé ses spécialistes de la communication et des médias, tant audio-visuel que de la presse en ligne, à son siège, situé au CIO (Centre Interdiocésain des Œuvres) à Brazzaville.
C’est à l’initiative de son directeur, l’Abbé Jonas Koudissa, qui est du reste l’Aumônier national des élites, des hommes et des femmes politiques que l’Accabe a tenu de réaliser cette rencontre fructueuse. Elle a permis aux communicateurs, les hommes et les femmes des médias rassemblés pour échanger autour de deux documents qui ont été réalisés par l’Académie Catholique de Brazzaville pour l’Ethique, à savoir : Le Manuel pour le Renforcement de la cohésion sociale, du Vivre-Ensemble et de la Moralisation de la Vie publique au Congo ; Le Guide Méthodologique pour les Formations Citoyennes.

En conséquence, les participants à cette rencontre ont apporté des contributions concrètes sur leurs expériences vécues au quotidien, au sujet du renforcement ou de la fragilisation de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans notre pays, la République du Congo.
Lors desdits échanges, les professionnels de l’information et de la communication, qui ont planché sur diverses contraintes, aussi bien internes qu’externes vécues dans l’exercice de leur métier.

Le directeur de l’Accabe, l’Abbé Jonas Koudissa pense que la cohésion sociale existe bel et bien au niveau de la base de notre société. C’est plutôt au haut sommet, au niveau de l’Etat et de la politique que celle-ci trouve des entraves. La société congolaise pratique de façon exceptionnelle cette vertu cardinale, le vivre-ensemble, car, chaque dans nos cités a un lien avec son voisinage, d’une manière à une autre. Le Congolais lambda sait développer quelques notions de vie en communauté, telles que : le partage ; l’assistance ; le soutien moral, matériel, même financier en cas des malheurs.
« Dans une société segmentée ou fragmentée, comme celle du Congo, une cohésion sociale forte et pérenne naitra de la capacité de ses dirigeants et de tous ses membres à organiser la solidarité et la coopération entre tous, à poursuivre les mêmes buts et à partager un minimum de valeurs communes : respect des règles démocratiques, de l’équité, de l’égalité des chances, de la dignité de tous, de la gestion participative su pays et de la bonne gouvernance », estime-t-il.
Signalons que les suggestions et les situations pratiques apportées par les participants serviront à l’élaboration des documents définitifs que va réaliser l’Institut National de Recherches et d’Action pédagogique (INRAP). Documents qui auront pour valeur, didactique et pédagogique.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-16 09:22:00
Les Ngunza Matsouaniste du Congo-Brazzaville organisent, du 13 au 17 janvier 2024, une semaine dénommée « Vivons ensemble la semaine de Mfumu Matsoua avec pour thème principal : « Chaque jour, créez votre histoire ; dur chaque chemin que vous empruntez, laissez votre histoire ». Plusieurs activités sont programmées dont, la conférence-débat qui s’est déroulée le samedi 13 janvier 2024, au temple Bimoko Kinata, le siège de la communauté, sis rue Nkouka Batéké numéros 12 et 14, à Bacongo Brazzaville. Cette conférence s’est déroulée sous l’autorité du chef spirituel des Ngunza Matsouaniste, le Prophète Massengo Georges Anicet, en présence de l’homme politique et d’Etat, Alain Akouala Atipot, qui a pris une part active aux débats.

En effet, deux thèmes ont été choisis : « Mfumu Matsoua et la liberté », exposé par Kongo Dia Djokolo et « Le tombeau de Mfumu Matsoua : un monde ouvert pour le vivre ensemble », présenté par l’Evangéliste Grégoire Nganga, Secrétaire exécutif, chargé des affaires administratives et juridiques de cette communauté. Enseignant de philosophe de formation.
Dans son exposé, le premier conférencier, Kongo Dia Djokolo a parlé de la liberté dans toute sa substance et sa profondeur. « La liberté est un concept culturel et/ou spirituel. La langue dans laquelle nous parlons, si ce n’est notre propre langue, cela signifie que nous sommes dans la domination, dans l’oppression. Dès lors que la langue dans laquelle nous nous exprimons, nous communiquons n’est pas la nôtre, on n’est point libre. Nous n’avons aucune liberté. Les Français ont un territoire, un espace vitale, la France, une langue de communication, le Français, ce sont donc des Français. Mais nous, n’avons rien de tout cela. Nous sommes dans la servitude, la soumission », a-t-il déclaré.

Selon lui, André Grenard Matsoua, fît des études, fût même catéchiste catholique puis effectua des voyages en Europe, en France particulièrement. Il a combattu pendant la Grande Guerre, comme ’’Tirailleur Sénégalais’’. En effet, ni l’association Amicale qu’il créa en 1926 à Paris, ni le Mouvement Mikalé qui naquit le 31 décembre 1937, à Boukondzo-boua-lami, aujourd’hui dans le district de Kinkala dans l’actuel département du Pool, ne firent jamais qu’il fût en odeur de sainteté à l’égard des colons. Au contraire ces mouvements véhiculant, entre autres, des idées humanistes humanitaires d’une part, et d’émancipation de l’homme noir d’autre part, furent jugés par l’administration coloniale comme des provocations inacceptables. Dans doute les colons français avaient-ils compris qu’à travers ces mouvements, se mettait en place toute une synergie permettant la continuité de la lutte de libération des peuples sous occupation et exploitation étrangères ?

« Il convient de rendre à Matsoua la place qu’il mérite dans notre histoire. Qui dans notre pays ne croit pas qu’il fut l’un des pionniers de la lutte anti-colonialiste, de la lutte de libération de l’Afrique à l’époque de l’impérialisme. On oublie souvent de situer la pensée et l’action de de Matsoua dans son contexte historique. Donc, si les colonialistes français se sont acharnés contre lui avec autant de sévérité, c’est qu’il représentait un réel danger. Il faut donc reconstituer la vie militante de Matsoua et la proposer aux combattants d’aujourd’hui et de demain», a réclamé Kongo Dia Djokolo renchéri le conférencier.

« Aussi, André Matsoua a-t-il combattu le Code de l’indigénat, la dictature et la corruption. Pourtant, les colons français d’alors ont présenté Matsoua comme un personnage perturbateur, réfractaire à toute hiérarchie et qui plus est un bandit comme l’ont été ses prédécesseurs : Mabiala-Ma-Nganga ; Bouéta-Mbongo et un peu plus avant eux, Kimpa-Mvita, dans le Royaume Kongo. Pour cause, certain de ses braves compagnons de lutte furent d’ailleurs exécutés sommairement par le colonisateurs français, j’ai cité : Mbiémo ; Milongo et Mbemba », a rappelé le conférencier.

En conséquence, Kongo Dia Djokolo exhorte les peuples africains, les ex-colonisés, de s’approprier avec courage et abnégation, fièrementleur langue, de leur culture et de leur côté spirituel pour obtenir une vraie autonomie vis-à-vis de ceux qui ne cessent de nous imposer leur ’’civilisation’’, leur ’’culture’’ ; leur ’’religion’’, grosso modo, leurs diktats sur tous les plans.
Le deuxième exposant, l’Evangéliste Grégoire Nganga a éclairé le public sur la symbolique du tombeau de Mfumu Matsoua, qui est un monde ouvert pour le vivre ensemble. Dans cette thématique, l’exposant établit une relation entre le cœur de Mfumu Matsoua, qui prônait les valeurs cardinales de l’humanité : la liberté, la justice, l’égalité et le vivre ensemble.

« L’enseignement de Matsoua ayant plusieurs facettes, ressemble à l’éléphant dans un village des aveugles. Celui qui a touché l’oreille, pense que l’éléphant ressemble à une feuille vierge ; celui qui a touché la trompe, l’assimilera à un serpent ; celui qui a touché la patte, pense que le pachyderme est un tronc d’arbre. Et tout le monde a une idée différente de ce mastodonte de la forêt. Telle est la présentation du Messie. On ne peut jamais faire des parallèles à son égard. On ne pourra comprendre Matsoua, parce que, à multiple facettes», a-t-il expliqué.
Ainsi donc, quand vous lisez le procès de Matsoua, l’homme politique peut se retrouver, pour former le panafricanisme ; le juriste, mêmement, pour parler Droit de l’homme. Donc, chacun peut se retrouver parce que, c’est un vidage multidimensionnel, un personnage exceptionnel.
«Le mystère sur Matsoua doit demeurer. Nous voulons avoir sur cette terre, des hommes et des femmes, des jeunes gens et des enfants, avec des idéaux novateurs, parce que l’humanité se porte mal. Les antivaleurs qui supplantent actuellement la morale doivent être éradiquées à jamais, pour un vivre ensemble plus plausible de génération en génération », a évoqué l’orateur, l’Evangéliste Grégoire Nganga.
Dans son mot de remerciement aux invités, aux journalistes et à l’assemblée, clôturant la première journée dédiée à Mfumu Matsoua, le chef spirituel, le prophète Anicet Massengo a, salué l’initiative, la dextérité et le savoir-faire des conférenciers. Il a en outre rappelé le matricule 22 que portait André Grenard Matsoua sur le col de son uniforme. Comme par hasard ou simple coïncidence, 22 est une véritable symbolique. En effet, 22 représente l’article 22 de la déclaration universelle des droits de l’homme, qui stipule : « Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale. Elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation des ressources se chaque pays », a-t-il précisé.
Les activités commémoratives se poursuivent avec l’exposition de divers objets réalisés par les adeptes et l’animation culturelle.
La semaine sera bouclée par le culte spécial du 17 janvier à 13 heures au Palais des Congrès de Brazzaville.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-16 08:43:33
La plus haute juridiction du Congo a organisé sa rentrée judiciaire solennelle, ce lundi 15 janvier 2024, à Brazzaville, sous l'autorité du Président de la République, chef de l’Etat, président du Conseil supérieur de la magistrature, en présence des membres du corps judiciaire et des responsables des institutions sœurs de la République démocratique du Congo (RDC).
Le premier président de la Cour suprême, Henri Bouka; le bâtonnier de l'ordre des avocats du Congo, Claude Coelho; et le procureur général près la Cour suprême, Théophile Mbitsi; ont évoqué les difficultés de parcours et rappelé les devoirs et droits des juges et avocats appelés à exercer leurs missions au profit des citoyens et de l'intérêt général. Faute de quoi, ils s'exposent aux rigueurs de la loi.

De son côté, le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso,a appuyé fort là où ça fait mal en dénonçant la corruption, toujours d’actualité selon lui dans le corps judiciaire, avant de déplorer la lenteur dans le rendu des décisions : « Je proscris sans réserve une justice hâtive et précipitée, souvent aux desseins inavoués. Ce n’est pas cette justice que l’Etat congolais attend pour son Peuple et tous ceux qui ont choisi notre pays comme terre d’accueil ».

Pour Denis Sassou-N’Guesso, la justice n’est ni un slogan, ni une vue de l’esprit. Elle est plutôt un réel besoin dont la satisfaction se mesure à partir de ce qu’en disent la cité et les parties impliquées dans les différents procès.
Au Congo-Brazzaville, une dizaine de magistrats ont été révoqués l’an dernier et trois autres rétrogradés, officiellement pour « comportements déviants ».
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-15 16:44:03
L’intersyndicale qui a déclenché cette grève qui a paralysé l’université Marien Ngouabi de Brazzaville pendant une dizaine de jours, pour des revendications salariales, a décidé de la suspendre après avoir trouvé un terrain d’entente lors des négociations avec le gouvernement.
Les enseignants revendiquaient de meilleures conditions de travail, notamment le remboursement des retenues sur les salaires de novembre dernier.
Ces retenues sont estimées à près de 220 millions de FCFA. À cela, il faut ajouter le paiement des heures dues de vacation.
Enfin, les enseignants exigeaient aussi la révocation du directeur des affaires financières de l’université Marien Ngouabi, qu'ils accusent de mauvaise gestion.
Les négociations, qui ont connu une implication personnelle du Premier ministre Anatole Collinet Makosso ont donné espoir à l’intersyndicale qui a décidé de mettre un terme à la grève, comme l’indique son porte-parole, Célestin Désiré Niama, dans cette déclaration lue devant la presse : « Le collège intersyndical note avec satisfaction les avancées significatives sur la totalité des problèmes posés au gouvernement de la République ; et décide de la levée de la grève et de la reprise du travail à l’université Marien Ngouabi dès le lundi 15 janvier 2024 à 7h », a-t-il déclaré.
Ces dernières années, l’université Marien Ngouabi a été secouée par de nombreux mouvements de grèves dus notamment aux revendications sociales et salariales du personnel enseignant ; mais aussi des demandes de bourses pour les étudiants.
Ces grèves ont parfois eu pour conséquences la perturbation du calendrier académique.
En théorie, 15% du budget de l’Etat devrait être consacré à l’enseignement supérieur au Congo. Dans les faits, moins de 5% lui reviennent annuellement.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-15 16:16:19
L’état des lieux est inquiétant. Long de moins de 75 kilomètres, la route Bambama-Zanaga dans le département de la Lékoumou (sud-ouest du Congo), ressemble de plus en plus à une piste d’éléphant. Intempéries ou vieillissement naturel, ce tronçon qui continue à se dégrader nécessite un entretien régulier.
Le sous-développement du réseau routier de la Lékoumou impacte les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, du commerce, ainsi que de l’industrie et du tourisme.

Comme conséquence, c’est la croix et la bannière pour les plus téméraires qui empruntent cette partie de la route Bambama-Zanaga.
En attendant que les travaux de rénovation ne prennent en compte cette voie, la souffrance des usagers a encore de beaux jours devant elle.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-15 14:47:09
Poursuivi pour des faits de pratiques pédophiles, Guy Marius Okana, ancien vice-maire de Brazzaville avait été defféré devant le procureur de la République, le 25 septembre 2023, par la Centrale d'Intelligence et de Documentation (ex DGST). Mis en examen et laissé libre en attendant son procès dont il redoutait la sentence, l’homme avait pris la fuite. Il a été attrappé par la police, le dimanche 14 janvier à Sembé, dans le département de la Sangha.
Après s’être fondu dans la nature, alors qu’il était sous le coup d’une mise en examen, dans une affaire aussi grave de pédophilie par ascendant ayant autorité sur la victime, beaucoup pensaient de Guy Marius Okana, qu'il était sorti du pays.
Les rumeurs allaient bon train sur son point de chute et Singapour était même évoqué. Pourtant, il n’en était rien de tel.
Après l’échec de sa tentative de soudoyer des agents de la police aux frontières, l’homme était parvenu à sortir de Brazzaville. Ne pouvant rester dans son village où les services de police pouvaient aller le cueillir allègrement, Guy Marius Okana s’était enfoncé bien loin, aux confins même des limites du pays, afin espérait-il, de trouver des policiers plus corruptibles, qui moyennant argent, le laisseraient traverser la frontière.
Comme à Maya-Maya, trois mois auparavant, dimanche 14 janvier à Sembé, Guy Marius Okana est tombé sur des policiers intègres qui n’ont pas cédé à l’appat du gain. Recherché pour tentative de fuite, en plus de la charge pour laquelle il est mis en examen, Guy Marius Okana a été interpellé.

C’est menotté et sous bonne escorte policière que le fugitif va être transféré à Brazzaville, pour cette fois-ci, être placé sous mandat de depôt à la Maison d'arrêt de Brazzaville, en attendant son procès.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-15 08:51:43
A propos de l’alternance politique au Congo-Brazzaville, Clément Mierassa a été remis à sa place par Brice Itoua. Le conseiller départemental et municipal de Pointe-Noire a préféré l’ironie pour répondre aux critiques violentes du président du Parti social-démocrate congolais (PSDC/opposition) sur TLR-TV contre le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso et le Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir).
«Monsieur Clément Mierassa vend un écran de fumée aux Congolais, tout en sachant que malgré ses pérégrinations, sa magie n'opère pas. L'alternance ne se décrète pas, elle se jauge et découle des urnes », a répondu Brice Itoua sur les réseaux sociaux.
Selon Brice Itoua, aucun leader politique ne peut prétendre d'en incarner la légitimité sans passer par le crible du suffrage universel.
On rappelle qu’en novembre dernier, Brice Itoua avait tiré une cartouche contre Clément Mierassa avant de louer « la cohérence intellectuelle et la force de Denis Sassou-N’Guesso qui apparaît comme le seul homme politique capable d’accélérer la modernisation du pays et de le maintenir dans la paix ».
« À mon cher Doyen Clément Mierassa, qui croyait hier que nous sommes devant un enlisement, qu'il faille vaille que vaille procéder à une métempsychose, je vous dis simplement courage, et rangez encore vos freins, car nous poursuivons notre marche avec le Président Denis Sassou-N’Guesso ».
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-13 21:36:53
Le pasteur Pierre Kasambakana Kasongo, très connu en République démocratique du Congo et même au Congo-Brazzaville, s’est marié dimanche 7 janvier dernier, avec celle qui est désormais sa douzième épouse, Meda Mabiala, après dix sept mariages contractés. Pourtant, ce mariage suscite remous et indignations. La mariée n’aurait que 12 ou 13 ans, au point que la Justice a décidé d’y voir un peu plus clair.
L’officier du ministère public près le Tribunal de paix de Muanda a lancé, le mercredi 10 janvier 2024, un mandat d’amener contre le pasteur Pierre Kasongo dit « pasteur Kas » de l’église Primitive. La justice lui reproche un « viol d’enfant » après son douzième mariage visiblement avec une fille « mineure ».
Le pasteur Pierre Kasambakana Kasongo qui a rejoint Kinshasa avec son épouse Meda Mabiala, aurait pour résidence officielle, la ville Muanda, dans la province du Kongo Central.
« Que le précité soit arrêté et amené devant nous. Nous requérons à tout dépositaire de la force publique de prêter main-forte en cas de nécessité pour l’exécution du présent mandat », indique ce mandat de la justice.
L’autorité judiciaire indique que le pasteur Kas aurait refusé de répondre à l’appel de la justice après deux mandats de comparution.
Les images de ce mariage, célébré avec faste, n’ont cessé de susciter l’indignation. Plusieurs personnes, sur les réseaux sociaux, critiquent le pasteur Pierre Kasambakana Kasongo, non pour sa polygamie très réputée qui l’a conduit à son 17ème mariage, mais plutôt pour avoir osé épouser une fille en âge de scolarité.
Le pasteur Pierre KasambakanaKasongo est connu pour ses doctrines encourageant la polygamie. Fondant ses convictions sur la Bible, le chef spirituel souligne que Dieu lui-même est décrit comme polygame, tout comme son fils Jésus, qui aurait eu plusieurs compagnes.
Il soutient également que les auteurs de la Bible, livre sacré des Chrétiens, étaient eux-mêmes polygames de la Genèse à l’Apocalypse.
Selon le pasteur Kasambakana, « l’homme a le droit de contracter de nouveaux mariages et même d’avoir mille femmes, comme David, comme Salomon, en suivant la continuité de toute la Bible. On ne peut pas falsifier la Parole, car dès le commencement, la loi du sexe était la polygamie. »
Actuellement, le pasteur Kas est l’époux de douze femmes, sans compter celles avec qui il a mis fin à l’union par le divorce.
La cérémonie du mariage avec Meda Mabiala, était la dix-septième de son engagement matrimonial.
Des vidéos et des photos démontrent une fille visiblement mineure en apparence, en train de célébrer, couverte d’un voile, l’union avec ce pasteur, la soixantaine d’âge révolue, 72 ou 74 ans, selon ses anciens collègues de classe qui auraient cet âge.
Face à l’action de la Justice, le père de Meda Mabiala, lui-même adepte de l’église du pasteur Kas et visiblement sous l’emprise d’un gourou, a dans une vidéo publée à la vas-vite, confié que sa fille aurait 18 ans. Elle les a eu le 2 janvier dernier et serait donc apte au mariage selon la loi.
Très remonté face à ce qu’il appelle un acte manifeste de pédophilie, le controversé pasteur Denie Lesie a démandé que le pasteur Pierre Kasambakana Kasongo réponde de son acte et subisse la rigueur de la loi.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2024-01-13 13:43:50