Voilà un livre qui va vous accompagner pendant les longs trajets en voiture, à la plage les pieds dans le sable ou sur un transat au bord de la piscine, pourquoi pas dans des moments de détente, à la maison. Faites place nette sur les étagères de vos bibliothèques à « L’ingratitude » un essai lumineux, étonnant et passionnant de l’écrivain chercheur congolais de renommée internationale, le Dr Michel Innocent Peya, paru aux Editions Tropiques Littéraires à Paris. Incapable de reposer une fois ouvert. On lit une page, puis deux, puis un chapitre et sans s’en rendre compte, on a (déjà) dévoré le livre en entier, car très vite, un besoin irrépressible de connaître la suite vous envahit. Entre discours pholosophique et étude sociologique, à travers les pages de cet essai, Michel Innocent Peya explore sous ses moindres coutures un défaut souvent sournois, exprimé par ce manque de reconnaissance ou d'empathie, à même de blesser les autres et de nuire aux relations.
Avec les beaux jours, l’envie de s’évader du quotidien arrive. Et pour inviter à la lecture, sur un sujet qui en interpelle plus d'un et sur lequel nombreux ont un jour été confrontés, soit comme auteur ou comme victime, l’auteur prolifique, le Dr Michel Innocent Peya, vient de publier « L’ingratitude ». Un titre qui sonne très fort et interpelle l’humanité tout entière.
Dans ce livre de 224 pages, l’auteur dénonce avec une clarté biblique, l’attitude qui consiste à renier ceux qui ont façonné, accompagné et construit les parcours humains et institutionnels, au lieu de les reconnaître, de les accompagner et de les immortaliser.
L’impatience, l’aigreur, le manque de bon sens, l’infidélité, la jalousie, l’insatisfaction et le manque de loyauté conduisent, selon l’auteur, à la destruction de soi, des peuples, des sociétés, des organisations, des Etats, des continents et du monde.
Sans le bon sens martèle l’écrivain chercheur congolais, le monde n’a pas de sens. Et l’image en couverture reste la meilleure illustration. Cet homme qui scie la branche sur laquelle il est confortablement assis, fait partie des ingrats et conduit à sa propre destruction.
Dans ce livre qui compte huit titres et qui font office de chapitres, l’auteur propose, avec luxe et détails, des assertions telles : l’ingratitude ou la trahison des bienfaiteurs, le portait d’un ingrat, le salaire de l’ingratitude et le sort de l’ingrat, les agendas cachés à la base de la traîtrise des ingrats et des aigris, le caractère non justificatif de l’ingratitude et l’éthique de la reconnaissance, le bon sens comme loi suprême de la République et barrière à ingratitude, le bon sens comme boussole d’un peuple reconnaissant, le bon sens comme fondement de la société et substrat de la gratitude.
Dans le premier titre l’ingratitude ou la trahison des bienfaiteurs, l’écrivain chercheur congolais parle de la rupture de confiance comme manifestation de la trahison de bienfaiteur. Cette trahison explique le Dr Michel Innocent Peya, peut être motivée par des intérêts, des valeurs différents ou simplement par manque de considération.
Le titre deux portant sur le portait d’un ingrat, évoque les caractéristiques principales souvent associées au portrait d’un ingrat : absence de reconnaissance, égoïsme, oublie rapide des bienfaits, indifférence et insatisfaction chronique. Tous ces défauts entrainent les conséquences fâcheuses. C’est ce que l’auteur appelle par le salaire de l’ingratitude et le sort de l’ingrat.
Le troisième titre relève le prix à payer pour un comportement ingrat. Pour Michel Innocent Peya, le prix de l’ingratitude est une blessure profonde, un silence cruel qui remplace la reconnaissance transformant ainsi les eaux vives de la bienveillance en tombeau où meurt l’espoir et la générosité.
Le quatrième titre intitulé les agendas cachés à la base de la traîtrise des ingrats et des aigris, explique les manifestations possibles des agendas cachés d’un ingrat. Minimiser l’aide reçue pour se revaloriser, la recherche constante du gain et agir par intérêt personnel.
Le caractère non-justificatif de l’ingratitude et l’éthique de la reconnaissance, c’est le cinquième titre de cette publication. Ici, l’auteur met un accent sur les blessures psychologiques causées par l’ingratitude à savoir : le rejet, l’humiliation, l’abandon, la baisse de l’estime de soi, l’angoisse, la colère et l’isolement social.
Le sixième titre le bon sens comme loi suprême de la République et barrière à l’ingratitude, l’auteur de plusieurs livres, montre le bon sens comme un système dynamique. Le bon sens c’est aussi un cadre de référence, un système normatif à partir duquel il est possible de raisonner.
Le septième titre de l’ouvrage parle du bon sens comme boussole d’un peuple reconnaissant. Ici l’auteur pense que c’est la boussole d’un peuple reconnaissant.
Enfin dans le huitième titre le bon sens comme fondement de la société et substrat de la gratitude, Michel Innocent Peya insiste sur la notion de la responsabilité, mieux de l’éthique de responsabilité en lien avec la classe politique notamment, la responsabilité politique des titulaires des pouvoirs exécutifs, la société civile, les forces armées et la famille.
Concept multidimensionnel, l’ingratitude touche à la fois les sphères amicales, conjugales, fraternelles, entrepreneuriales, politiques et autres.

L’envers du bon sens, l’ingratitude écrit l’auteur refuse l’exception ni la responsabilité et condamne toute décision qui s’élève au-dessus des règles ordinaires. Là où le bon sens permet d’orienter une société vers une voie unique et salvatrice, l’ingratitude enferme les peuples dans l’oublie de ceux qui gouvernent pour l’intérêt supérieur et commun. Le bon sens est, selon l’auteur, une exception, la loi des lois, la loi suprême de tous les Etats.
Entre l’alternance absolue et la préservation de la stabilité, de la concorde nationale, de la coexistence pacifique ainsi que de la paix, quel est le choix du bon sens ? A cette interrogation, le Dr Michel Innocent Peya ajoute une autre : entre respect strict et rigide de la constitution et la primauté du dialogue politique voire la promotion de la stabilité politico-institutionnelle, quel est le choix du bon sens ?
A toutes ces interrogations, l’auteur conclu en disant que parler du bon sens c’est à la fois relire ce que les anciens disaient déjà de cette notion de complexité chère à la modernité pour ne pas en faire un justificatif supplémentaire de la dépossession, mais un motif de la repossession. C’est dans cette optique que le Dr Michel Innocent Peya rappelle une formule bien connue de tous : « Il vaut mieux vivre avec le diable que l’on connaît, avec qui l’on cohabite et survie que de s’abandonner à un prétendu porteur de bonheur que l’on ne connaît pas ».
Par cette maxime, l’auteur congolais attire l’attention des communautés sur les changements irréfléchis et sans repères.
A travers cet ouvrage, l’écrivain chercheur congolais, lance ainsi la révolution du bon sens tout en s’interrogeant sur où s’arrête donc le bon sens dans la complexité de l’existence humaine.
Enfin, explique Michel Innocent Peya, ce livre n’a pas pour but de juger, mais plutôt, d’explorer les jardins de la psychologie, les champs de la sociologie et les sentiers de la philosophie, afin de débusquer les mécanismes de l’ingratitude, un fléau qualifié par l’auteur comme le poison invisible.
« L’ingratitude », ce livre vient ainsi diversifier les genres et donner encore plus de l’épaisseur à la bibliographie déjà très riche et variée du Dr Michel Innocent Peya.
L’ouvrage est destiné particulièrement aux gouvernants, aux décideurs à tous les niveaux, aux politiques, aux chefs d’entreprises, aux religieux, aux militaires, aux intellectuels, au citoyen lamda, en somme à un large public.
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Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
