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« Pas d’investissements sans études » : le cri d’alarme de Denis Christel Sassou Nguesso pour vendre les atouts du Congo

Dans une interview exclusive diffusée sur les réseaux sociaux, le ministre congolais de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat public privé, Denis Christel Sassou Nguesso a posé un diagnostic sans détour : le Congo manque cruellement d’études structurées à présenter aux partenaires désireux d’investir. Un constat lucide, qui sonne comme un appel à la responsabilité collective.

« On ne peut pas aller vendre les potentialités du pays à l’extérieur sans études solides », a-t-il martelé.

Derrière cette déclaration, une réalité préoccupante : plusieurs secteurs regorgent d’opportunités — agriculture, mines, énergie, tourisme, infrastructures — mais peinent à séduire les investisseurs faute de données fiables, d’analyses techniques et de projets bancables clairement documentés.

À l’heure où la compétition entre nations s’intensifie pour attirer les capitaux, l’improvisation n’a plus sa place. Les investisseurs internationaux exigent des études de faisabilité, des projections financières, des analyses d’impact environnemental et social. Sans ces outils stratégiques, les potentialités restent théoriques et les ambitions se heurtent à la méfiance.

Cette sortie médiatique a le mérite de remettre au centre du débat la culture de la planification et de la rigueur technique. Elle interpelle les administrations, les experts nationaux, les universités et les bureaux d’études : produire de la donnée, structurer l’information, anticiper les attentes des partenaires.

Car le Congo ne manque pas d’atouts. Il manque parfois de dossiers prêts à convaincre.

En soulevant cette question, Denis Christel Sassou Nguesso ouvre une réflexion essentielle : moderniser la gouvernance économique passe aussi par la production d’intelligence stratégique. C’est à ce prix que le pays pourra transformer ses richesses naturelles et humaines en véritables leviers de croissance.

L’enjeu est clair : passer du potentiel proclamé au projet documenté. Et faire des études non plus une formalité, mais une arme de conquête économique.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2026-02-20 06:45:38

Gabon – Médias : Les réseaux sociaux suspendus, les professionnels pantois et les réactions fusent !

La République gabonaise, à travers la HAC (Haute Autorité de la Communication) a annoncé, le 17 février dernier, la suspension des réseaux sociaux sur toute l'étendue du territoire national. Ce, jusqu'à nouvel ordre. L’annonce a été faite sur Gabon Première, la chaine de télévision publique par Jean-Claude Franck Mendome, Conseiller-Membre/Porte-parole de la HAC. Ce qui a valu la réaction d'Adrien Wayi Lewi, président du RPJ, le Réseau Panafricain des Journalistes, à travers une déclaration signée à Brazzaville.

Cette information, qui a mis en émoi plus d’un professionnel de la communication et des médias suscite, non seulement la désolation des confrères de la presse numérique et des réseaux sociaux, mais allume un esprit de cohésion, de solidarité et de franche camaraderie.

Ce qui fait réagir les confrères de la République du Congo, par l’intermédiaire du président du Réseau Panafricain des Journalistes, Adrien Wayi Lewi, à travers cette déclaration publiée à Brazzaville, ce jeudi 19 février 2026, dont voici la teneur :

Un message inattendu et exceptionnelle dans un monde épris des libertés d'expression, de presse et d'informer.

La nouvelle de cette suspension des réseaux sociaux, qui vise à la préservation de l’ordre public, de garantir la stabilité sociale et de lutter contre la propagation de fausses informations, susceptibles de troubler la quiétude nationale est tombée comme un couperet sur les praticiens de cet outil de communication.

La décision de la suspension de tous les réseaux sociaux a été prise lors réunion plénière de la HAC, à son siège, sous la direction de son président Germain Ngoyo Moussavou.

La HAC, organe de régulation des Médias au Gabon, à travers cette décision exceptionnelle et drastique, évoque « la propagation de fausses nouvelles (fakes news), ce qui constituent véritablement des infractions sévèrement réprimées ».

Le Gabon, qui récemment vient d’abriter la naissance de la CIPREF (Conférence Internationale de la Presse Francophone), du 21 au 25 janvier dernier dans sa ville capitale. Evénement majeur de la presse francophone, qui a fait de Libreville, la ville d’un nouveau départ de cette presse qui a en commun la langue française. Cette nouvelle organisation des journalistes et communicants de l’ère de la francophonie, venus d’Afrique de l’Ouest et centrale, de la Roumanie, d’Afrique du Sud et de la Guinée Equatoriale et une frange des français de l’Union internationale de la presse francophone, en sigle UPF, qui est la plus ancienne association francophone de journalistes ; fondée depuis 1950 à Paris, puis est devenu UPF en 1971.

A noter que ces premières assises de Libreville, boudées et boycottées par l’UPF, ont connu un franc succès et une réussite totale, grâce à la conviction et la volonté de vaincre de l’Etat et du gouvernement gabonais, qui ont donné les moyens conséquents et adéquats, sous le management, le savoir-faire et l’intelligence du président du Comité d’organisation, Désiré Ename et toute son équipe, dynamique et accueillante.

Rappelons que la délégation congolaise à cette première édition de la CIPREF, composée de cinq (5) membres a été conduite par la journaliste-présentatrice du journal de 20 heures à télé Congo, Messilah Nzoussi, présidente du Comité national du Réseau Panafricain des Journalistes (RPJ) au Congo.

Au regard de ce qui précède, le président du Réseau Panafricain des Journalistes, Adrien Wayi Lewi, à travers cette déclaration, exige de la Haute Autorité de la Communication, le retrait sans délai de ce qu’il qualifie de forfaiture.

 VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-20 00:50:57

Congo – Agressions sexuelles : Les victimes exhortées à briser le silence en dénonçant les auteurs

Le président de l’Association ‘’Le cercle des jeunes Dynamiques’’ (Acjd), Celand Chancel Louembet, a appelé, le 13 février à Brazzaville, les victimes de violences sexuelles, notamment les femmes et les enfants, à dénoncer leurs agresseurs, afin de prévenir la récidive et de renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes.

C'est une question très importante et sensible. Les victimes d'agression sexuelle gardent souvent le silence pour plusieurs raisons :

- La peur de ne pas être crues. Beaucoup sont submergées par la crainte de ne pas être prises au sérieux ou d'être accusées de mensonge.

- La honte et la culpabilité. Certaines victimes peuvent se sentir responsables de l'agression. Une tenue quelque peu extravagantes, un propos déplacé, peuvent conduire la victime à se demander si elle ne l’a pas cherché. Mais il y a aussi le regards des autres, face à cette personne désormais couverte d’opprobre.

- La peur des représailles. Il arrive que l’agresseur ait une position dominante sur l’agressée. Alors à l’acte repréhensible de l’agression sexuelle, s’en suivent pour la victime, des menaces, intimidations. Et si l’agresseur est l’employeur, la peur de perdre son emploi ou sa réputation conduisent à garder le silence malgré-soi.

- Le manque de soutien. Poursuivre son agresseur signifie engager un rapport de force vis-à-vis de celui-ci . Or l’absence de soutien familial, social ou institutionnel pousse à s’abstenir d’engager ce combat que l’on sait perdu à l’avance.

- La peur de revivre le traumatisme. Raconter l'agression peut être très douloureux. C’est comme remuer le couteau dans la plaie.

Toutes ces raisons détruisent la victime et beaucoup ont recours au suicide pour s’éviter la douleur psychologique et même psychiatrique qu’engendre l’agression sexuelle.

Il est essentiel de créer un environnement de confiance et de soutien pour encourager les victimes à parler.

Cet appel a été lancé au cours d’une journée de sensibilisation organisée par l’Acjd sur le thème « L’amour ne fait pas de mal », visant à encourager les victimes à s’exprimer sans crainte, à lutter contre la honte et la stigmatisation, ainsi qu’à promouvoir le respect, la protection et la dignité de la femme.

La rencontre a également offert un espace d’écoute, d’échanges et d’information destiné à orienter les victimes vers des structures d’accompagnement et à renforcer la mobilisation communautaire contre ces violences.

Intervenant à cette occasion, l’honorable Charlotte Opimbat a exhorté les victimes à rompre le silence et à signaler toute forme d’abus.

« Si l’on ne dénonce pas, on n’aide pas les autres victimes à se défendre », a-t-elle affirmé, soulignant que certaines relations affectives peuvent dissimuler des formes de violence qu’il convient de combattre avec fermeté et responsabilité.

Pour sa part, la directrice du Programme national de lutte contre les violences faites aux femmes, Mme Nuptia Chancelle Mbemba, a indiqué que la question des agressions sexuelles constitue une préoccupation majeure pour le gouvernement. Elle a insisté sur l’importance de dénoncer ces actes afin de contribuer à leur éradication.

Créée en 2019, l’Acjd a formé plus de 400 jeunes et mis en place une entreprise événementielle et de communication pour accompagner plusieurs d’entre eux dans leur insertion sociale et professionnelle. Son président a, par ailleurs, plaidé pour un appui technique et institutionnel en vue de pérenniser ce type d’initiatives et d’en renforcer l’impact sur la jeunesse et la société.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-18 21:32:02

Général Serge Oboa : “Le Zorro” qui a rendu la nuit aux Congolais

Dans les rues autrefois désertées à la tombée du jour à Brazzaville ou à Pointe-Noire, un nouveau souffle circule. Les regards sont plus sereins, les commerces ferment plus tard, les familles osent à nouveau se déplacer. Un nom revient avec insistance dans les conversations : Serge Oboa. Pour beaucoup, il est devenu “le Zorro”, le justicier qui a brisé le cycle de la peur.

La nuit, autrefois territoire de l’angoisse

Il fut un temps où la nuit s’était transformée en menace permanente. Les grandes agglomérations du pays vivaient au rythme des attaques attribuées aux tristement célèbres “bébés noirs” et “kulunas”.

Braquages, vols à main armée, agressions violentes : les noctambules étaient devenus des cibles faciles. Les quartiers populaires comme les centres-villes retenaient leur souffle dès la tombée du soleil.

La peur avait changé les habitudes. Les rues se vidaient, les activités nocturnes s’éteignaient prématurément, et l’économie locale en subissait les conséquences. L’insécurité n’était plus un simple fait divers, mais un phénomène social inquiétant.

L’offensive du général

C’est dans ce contexte tendu que le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, chef suprême des armées, soucieux du bien-être et de la paix de sa population, a pensé mettre fin définitivement à ce phénomène, en instruisant son unité spéciale de protection, sous la supervision du Général Serges Oboa.

Celui-ci, dans sa fidélité et loyauté, discipliné et attentif aux instructions du chef de l'État, a engagé une riposte méthodique et visible.

Patrouilles renforcées, opérations coup de poing, quadrillage stratégique des zones sensibles : la réponse a été ferme et structurée. Le message était clair — l’État reprend le contrôle.

Au-delà de la démonstration de force, c’est une stratégie de présence permanente qui a été mise en place. Les éléments de la DGSP, plus visibles et plus mobiles, ont progressivement dissuadé les bandes organisées à Brazzaville et à l’intérieur du pays. Les arrestations se sont multipliées, les réseaux ont été démantelés, et l’étau s’est resserré autour des fauteurs de troubles.

Un symbole d’autorité et de restauration de la confiance

Aujourd’hui, le surnom de “Zorro” n’est pas qu’une formule populaire. Il symbolise le retour de l’autorité et la restauration de la confiance.

Dans les marchés, les gares routières et les quartiers périphériques, les témoignages convergent : la nuit n’est plus ce territoire hostile qu’elle était devenue.

Des commerçants évoquent une reprise progressive de leurs activités nocturnes. Des jeunes parlent d’un climat plus rassurant. Les familles osent à nouveau sortir. La sécurité, pilier fondamental de toute société, semble retrouver sa place.

Un défi permanent

Pour autant, le combat contre l’insécurité demeure un chantier de longue haleine. Maintenir la vigilance, consolider les acquis, prévenir la résurgence des bandes violentes : autant de défis qui exigent constance et coordination.

Mais une chose est certaine : le général Serge Oboa a marqué les esprits. En s’attaquant frontalement au phénomène des “bébés noirs” et des “kulunas”, il a redonné aux Congolais un bien précieux — la tranquillité.

Et dans les rues désormais plus animées à la nuit tombée, un sentiment domine : celui d’un pays qui refuse de céder à la peur et qui choisit, résolument, de reprendre le contrôle de son destin.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2026-02-18 09:00:11

Coup de tonnerre numérique : le Gabon suspend les réseaux sociaux jusqu’à nouvel ordre

Le paysage numérique gabonais vient de connaître un tournant majeur. La Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé mardi 17 février 2026 à 20 heures, la suspension de tous les réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national, et ce, jusqu’à nouvel ordre. Une décision forte, assumée, qui suscite déjà de nombreuses réactions dans l’opinion publique.

Une décision exceptionnelle dans un contexte sensible

Selon la HAC, cette mesure vise à préserver l’ordre public, garantir la stabilité sociale et lutter contre la propagation de fausses informations susceptibles de troubler la quiétude nationale. À l’ère du numérique, où les plateformes sociales sont devenues des vecteurs puissants d’expression, mais aussi parfois de désinformation, les autorités entendent ainsi prévenir tout débordement.

Réunie en séance plénière à son siège du 286, avenue de la Libération, sous la présidence de Germain Ngoyo Moussavou, la HAC s’exprime sur « la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux ». Elle parle d’atteintes « à la dignité humaine, aux bonnes mœurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des Institutions de la République et à la sécurité nationale ». De tels agissements contreviennent, selon elle, à la loi n°019/2016 du 9 août 2016 portant Code de la communication.

L’organe de régulation évoque « la diffusion de propos diffamatoires et injurieux », « la propagation de fausses informations (fake news) susceptibles de troubler l’ordre public » ainsi que « la divulgation non autorisée de données personnelles ». La HAC affirme que ces faits constituent des infractions « sévèrement réprimées » par les textes en vigueur. Elle déplore également « l’indifférence » des grandes plateformes numériques et l’absence d’« une véritable volonté de modération ».

Si la liberté d’expression est garantie, l’institution rappelle qu’elle « ne saurait s’exercer en violation flagrante des lois nationales et internationales en vigueur ». Elle estime que les dérives observées sont susceptibles « d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les Institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale ». C’est au regard de ces éléments qu’elle justifie « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire national gabonais jusqu’à nouvel ordre ».

Cette suspension intervient dans un climat où la circulation rapide des contenus numériques peut amplifier rumeurs, manipulations et tensions. Les autorités rappellent que la liberté d’expression, pilier fondamental de toute démocratie, doit s’exercer dans un cadre responsable et respectueux des lois de la République.

Un impact immédiat sur la vie quotidienne

Pour de nombreux Gabonais, les réseaux sociaux ne sont pas seulement des outils de divertissement. Ils sont devenus des espaces d’information, de commerce, de communication familiale et professionnelle. Entrepreneurs, médias en ligne, créateurs de contenus et simples citoyens voient leur quotidien brusquement transformé.

Cette situation oblige désormais entreprises et institutions à privilégier d’autres canaux de communication plus traditionnels : radios, télévisions, SMS et presse écrite reprennent ainsi une place centrale dans l’écosystème médiatique national.

Entre sécurité et liberté : un débat relancé

La décision de la HAC relance naturellement le débat sur l’équilibre entre sécurité publique et libertés individuelles. Si certains saluent une mesure préventive jugée nécessaire pour maintenir la paix sociale, d’autres s’interrogent sur sa durée et ses implications à long terme.

Dans tous les cas, cette suspension marque un moment charnière dans la gestion de l’espace numérique au Gabon. Elle rappelle l’importance d’un usage responsable des technologies de l’information et la nécessité d’un encadrement adapté aux réalités contemporaines.

Vers quel avenir numérique ?

Alors que le pays s’adapte à cette nouvelle donne, une question demeure : comment construire un espace numérique à la fois libre, sécurisé et porteur de développement ?

Le Gabon, engagé dans sa transformation digitale, devra concilier modernité technologique et impératifs de stabilité. Une chose est certaine : cette décision de la HAC restera comme un épisode marquant dans l’histoire récente du numérique gabonais.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-02-18 06:19:18

Congo – CAFI : Brazzaville au coeur d'un partenariat stratégique pour l'avenir des forêts

Brazzaville a abrité, ce mardi 17 février 2026,  l’ouverture de l’atelier de consultation nationale consacré à l’évaluation de la lettre d’intention valant accord de partenariat entre CAFI (Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale) et la République du Congo.

Pendant quatre jours, du 17 au 20 février, les acteurs institutionnels et techniques du pays se réunissent pour faire le point sur les engagements pris, mesurer les avancées réalisées et tracer de nouvelles perspectives pour une gestion durable des forêts congolaises.
 
Un partenariat au service du développement durable
 
Placée sous le patronage d’Augustin Ngolielé, attaché à l’économie forestière à la Primature, la cérémonie d’ouverture a rassemblé un aréopage d’experts et de décideurs. À ses côtés, le Professeur Jean de Dieu Nzila, secrétaire permanent du partenariat Congo-CAFI, a souligné l’importance stratégique de cette évaluation pour renforcer l’efficacité des projets en cours.
 

En effet, par la signature de la lettre d’intention intervenue le 3 septembre 2019 par les Présidents Denis Sassou-N’Guesso du Congo et son homologue Emmanuel Macron de la France se sont engagés dans un processus de partenariat, pour mettre en place un cadre d’actions concertées sur l’utilisation et gestion durable des ressources et la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts.

Cet atelier offre donc l'opportunité d'évaluer de manière participative les progrès accomplis, d'identifier les défis rencontrés et de formuler des recommandations pertinentes, en vue du renforcement de ce partenariat stratégique.

Dans son mot d’ouverture de cet atelier, Monsieur l’attaché à l’économie forestière à la Primature a salué la présence des participants et des partenaires à cette réunion.

« Ce partenariat basé sur des objectifs ambitieux et des engagements des deux parties concerne 8 secteurs communautaires, le foncier, le contrôle environnemental, la gestion durable des forêts, les mines et les hydrocarbures, le bois-énergie, la coordination et financement des projets. A la suite de la signature de la lettre d'intention d'un cadre programmatique définie en collaboration avec CAFI et le gouvernement de la République du Congo pour un premier portefeuille des projets financés par le fonds fiduciaire CAFI et des financements bilatéraux », a-t-il affirmé.

« Ce cadre programmatique comprend neuf (9) projets, dont 8 sont en phase d'exécution et 1 en phase d'instruction. Les résultats escomptés sont déclinés à travers 52 jalons à atteindre entre 2019 et 2025 avec certains projets dont la clôture est désormais prévue en 2027 suite à des retards initiaux », a précisé Monsieur Augustin Ngoliélé.

Par conséquent, « les dispositions de la lettre d'intention ont prévu la réalisation d'une revue indépendante à mi-parcours du partenariat. Celle-ci a été effectuée en septembre 2025 et a permis d'analyser les progrès de l'ensemble des 52 jalons de la Lettre d'intention pour la période 2019-2025 », a-t-il souligné.

Il faut aussi noter que, l'année 2025 marque l'arrivée de la fin de la première Lettre d'intention. C’est dans ce cadre que le Secrétariat Permanent initie la Consultation des parties prenantes pour tirer les leçons de la mise en œuvre de la Lettre d’Intention afin de mieux préparer la prochaine phase du partenariat entre la République du Congo et CAFI.

Cette consultation nationale qui se déroule en 3 ateliers rassembleront les 3 groupes cibles ci-après : (l) les experts des Ministères clés du partenariat et les coordonnateurs des projets financés par CAFI, ainsi que la Coordination Nationale REDD+ et le point focal APV FLEGT ; (ll) les organisations de la société civile et les représentants du secteur privé ; (lll) les Conseillers de la Primature et des directeurs généraux, membres du Comité de pilotage.

Ainsi, cette consultation nationale permettra : d’évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Lettre d'intention ; d’identifier les difficultés rencontrées et les points de blocage dans la mise en œuvre de la Lettre d'intention ; de définir et prioriser les besoins pour la mise en œuvre de la seconde phase du partenariat Congo-CAFI ; de formuler les recommandations pour l'établissement de la deuxième Lettre d'intention du partenariat entre la République du Congo et CAFI.

« Vu la qualité des personnes invitées à participer à cet atelier, je suis rassuré que les échanges seront fructueux pour aboutir à des propositions pertinentes, pragmatiques et concertées, pour une seconde phase du partenariat avec CAFI », s’est exprimé Augustin Ngoliélé, concluant son mot d’ouverture de l’atelier.

Cette évaluation intervient dans un contexte où la gouvernance forestière, la transparence et la gestion durable des ressources naturelles sont au cœur des priorités nationales. Elle traduit également la volonté des autorités congolaises de renforcer la redevabilité et l’efficacité des partenariats internationaux.
 
Une vision tournée vers l’avenir
 
Au-delà du simple exercice technique, cette rencontre marque une étape décisive dans la consolidation du partenariat Congo-CAFI. Elle témoigne de l’engagement résolu du gouvernement à faire de la forêt un levier de croissance verte, créatrice d’emplois et génératrice de revenus pour les communautés locales.
 
À Brazzaville, les échanges se veulent francs, constructifs et orientés vers des solutions concrètes. Car derrière les chiffres et les rapports, c’est l’avenir écologique et économique du Congo qui se joue.
 
Le rendez-vous de février pourrait ainsi ouvrir un nouveau chapitre, plus ambitieux encore, dans la coopération entre le Congo et CAFI, au service d’une forêt protégée et d’un développement durable partagé.
 

VALDA SAINT-VAL/ Jarele SIKA/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-18 03:36:59

Denis Christel Sassou Nguesso sort du silence : cinq années d’actions, de réformes et d’ambitions révélées en exclusivité !

À l’heure où l’opinion publique s’interroge sur le bilan et les perspectives de l’action gouvernementale, le ministre congolais de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat public privé depuis mai 2021, Denis Christel Sassou Nguesso choisit la transparence et la pédagogie. Dans une interview exclusive au format long, il revient sans détour sur cinq années passées à la tête de son département ministériel, entre réformes structurelles, défis conjoncturels et ambitions affirmées pour l’avenir.

Prévue pour ce mercredi 18 février à 18h sur les réseaux sociaux, cette prise de parole s’annonce comme un moment politique fort.

Un bilan assumé, des réformes structurantes

Durant ces cinq dernières années, le ministre a conduit plusieurs chantiers majeurs et l’interview promet de mettre en lumière les axes prioritaires qui ont guidé son action.

Face aux critiques comme aux encouragements, Denis Christel Sassou Nguesso dresse un état des lieux précis, chiffres et résultats à l’appui, tout en reconnaissant les défis qui demeurent.

Une vision tournée vers l’avenir

Au-delà du bilan, cette interview exclusive se projette résolument vers l’avenir. Quelles sont les prochaines étapes ? Quels leviers pour accélérer le développement et renforcer l’efficacité de l’action publique ? Quelles réponses face aux attentes de la jeunesse et des acteurs économiques ? Autant de questions auxquelles le ministre apporte des éléments concrets, dévoilant une feuille de route ambitieuse, articulée autour de la performance, de la transparence et de l’impact social.

Un rendez-vous à ne pas manquer

Dans un paysage médiatique en pleine mutation, ce format long permet une parole posée, approfondie et sans filtre. Une occasion rare d’entendre directement l’un des acteurs majeurs de la vie publique congolaise exposer sa vision, expliquer ses choix et clarifier ses orientations.

Rendez-vous ce mercredi 18 février à 18h sur les réseaux sociaux pour découvrir cette interview exclusive qui s’annonce déjà comme un moment clé du débat public. Un face-à-face attendu, un bilan détaillé, une vision assumée : le rendez-vous est pris.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-02-17 17:19:51

Congo – Hommage : La Mutuelle ’’Abala Uni et Solidaire’’ a une fois encore rendu hommage à Ekiaye-Ackoly Wamene

La Mutuelle ’’Abala Uni et Solidaire’’ (MAUS) a organisé le dimanche 15 février, une cérémonie d’hommage à Ekiaye-Ackoly Wamene, cadre du district d’Abala, dans le département de la Cuvette, décédé le 31 janvier 2011. A cette occasion commémoration d’hommage, la mutuelle a demandé une messe d’action de grâce, dite en la paroisse Notre Dame des Victoires de Ouenzé, suivie du dépôt de la gerbe de fleurs sur la tombe de l’illustre disparu, au cimetière du centre-ville de Brazzaville. Ce, en présence du président de ladite mutuelle, Samuel Ossebi Mbila, de son président d’honneur, le vénérable Gabriel Oba Apounou, entourés de la veuve, de l’une de filles du défunt, des parents et des nombreux ressortissants de la contrée.

Lors de la messe d’action de grâce, demandée à l’intention du repos de l’âme de Ekiaye Ackoly Wamene, le prêtre célébrant de l’office a prêché sur l’amour, l’amour du prochain, qui devra être au centre de tous nos actions humaines quotidiennes.

Par devers tout, cet amour qui a caractérisé le défunt parmi, les siens, parmi les collaborateurs et parmi tout notre entourage, doit se mettre au milieu de nos cœurs, afin de manifester l’unité, la solidarité dans nos milieux de vie.

Dans son homélie, le prêtre officiant, en bon pasteur, a rappelé la notion de liberté, du libre choix. « L'homme est libre de choisir, de faire un changement. Il est libre de choisir soit le bien, soit le mal. La paix de l'homme. Donc, on l'a dit tout à l'heure, chaque homme a son appel, il a ses bêtises, il a la volonté d'être ». On doit faire un choix judicieux ici-bas, afin que son âme reçoive la vie éternelle », a-t-il exhorté.

Ensuite, après le culte consacré au repos de l’âme du défunt, les membres de la mutuelle et quelques parents, amis et connaissances sont allés déposer une gerbe de fleurs sur le tombeau de Ekiaye Ackoly Wamene au cimetière du centre-ville de Brazzaville.

Devant la tombe, les ressortissants d’Abala et leur suite se sont inclinés pour un hommage puis ont procédé au rituel habituel, le dépôt de la gerbe.

Dans son mot de circonstance, Samuel Ossebi Mbila a rappelé les circonstances de la création de la Mutuelle Abala Uni et Solidaire (MAUS), qui est né juste après les obsèques de Ekiaye Ackoly Wamene. « Sa disparition tragique, nous avait plongé dans une tristesse inouïe, mais, nous a dopé d’un dynamisme et d’un courage pour braver et affronter la situation dramatique. Depuis 16 ans aujourd’hui, nous commémorons la mémoire d’Ekiaye Ackoly Wamene, pour pérenniser l’affection et l’amour qu’il manifestait pour ses proches. Ça fait 16 ans qu'il nous a quittés, sa mémoire est toujours gravée. A travers sa mémoire, nous gardons les souvenirs, nous gardons les valeurs, nous gardons l'histoire, parce qu'il était un grand cadre qui a sauvé ce pays », s’est souvenu Samuel Ossebi Mbila.

Le président d’honneur de MAUS, Gabriel Oba Apounou, a simplement évoqué les qualités intrinsèques du défunt. « Si nous arrivons ici, c'est que nous continuerions toujours à penser à notre existence. C'est un accord. C'est un amour ouvert », a témoigné le vénérable.

Ekiaye-Ackoly Wamene fut un cadre chevronné de la presse congolaise. Journaliste de profession, il a été directeur général de la Télévision nationale congolaise et vice-président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC).

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-17 12:30:26

Congo – Gouvernement : Décès du ministre Firmin Ayessa

Le Ministre d'État, Firmin Ayessa est décédé ce mardi 17 février à Istambul en Turquie où il suivait des soins médicaux. Nommé par décret n° 2020-301 du 15 mai 2021, Firmin Ayessa était en charge du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale. Avec ce décès, c’est un grand serviteur de l’État et un journaliste émérite qui tire sa révérence.

« C’est avec une profonde tristesse que nous venons d’apprendre le décès du ministre Firmin Ayessa. Cette disparition constitue une perte pour la scène politique nationale et pour tous ceux qui ont travaillé à ses côtés. En ces circonstances douloureuses, nos pensées vont à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de ses collaborateurs. »

C’est par ces mots postés sur les réseaux sociaux que les congolais ont appris la nouvelle du décès du ministre d’État, Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, Firmin Ayessa.

Arrivé à Paris pour des soins qui nécessitaient son évacuation, Firmin Ayessa s’était ensuite parti poursuivre lesdits soins en Turquie où il est hélas décédé.

Homme politique et homme des médias, Firmin Ayessa a fait ses études primaires et secondaires à Makoua et Brazzaville, ses études supérieures en Lettres à l'Université de Brazzaville et en communication à l'Université de Bordeaux III (France).

Firmin Ayessa a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de l'administration publique, notamment ceux de: Directeur des programmes de Radio-Congo : 1978-1980;

Conseiller en communication à l'Ambassade du Congo à Paris (France) : 1980-1984;

Directeur de cabinet au Ministère de l'information, des postes et télécommunication : 1984-1993;

Directeur Général de l'Agence Congolaise d'Information (ACI) : 1989-1991;

Conseiller en communication du Président de la République : 1991-1992.

C'est dans le Gouvernement mis en place au lendemain de la guerre civile de 1997 que Firmin Ayessa recevra son baptême de feu gouvernemental en qualité de Ministre chargé de l'organisation du forum et des relations avec le Parlement de transition.

En 1999, Firmin Ayessa fera son entrée au Cabinet du Chef de l'État où il assumera successivement les fonctions de: Directeur du Cabinet civil du Président de la République : 1999-2002.

Directeur Adjoint du Cabinet du Président de la République chargé de la communication : 2002-2007.

Ministre d'État, Directeur du Cabinet du Président de la République : 2002-2017.

Après dix-huit ans de bons et loyaux services rendus au Cabinet du Chef de l'État, Firmin Ayessa fera son retour au Gouvernement, en Août 2017 (2ème Gouvernement du Premier Ministre Clément Mouamba) en qualité de Vice-Premier Ministre chargé de la Fonction Publique, de la réforme de l'État, du travail et de la sécurité sociale.

Depuis 2021, il avait été reconduit en qualité de ministre d’État, ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, dans le gouvernement du Premier ministre Anatole Collinet Makosso.

Sur le plan politique, Firmin Ayessa est membre du Parti Congolais du Travail (PCT) depuis 1984, membre du Comité Central de ce parti (1990) et du Bureau politique (2006).

Député de Makoua depuis 2002, le Ministre d'État Firmin Ayessa est né le 02 novembre 1951 à Ondza-Makoua (Cuvette) en République du Congo.

Marié et père de famille, Firmin Ayessa est Grand Officier dans l'Ordre du mérite Congolais et Commandeur dans l'Ordre national de la paix.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-17 12:01:22

Brazzaville s’offre un écrin de génie : un village artisanal de 4,8 hectares au cœur de la capitale verte

C’est une nouvelle qui résonne comme une promesse d’avenir et de fierté nationale. Brazzaville s’apprête à accueillir un ambitieux village artisanal sur une superficie de 4,8 hectares, en plein cœur de la capitale verdoyante. Un projet structurant qui conjugue culture, économie et identité.

Prenant la parole à la pose de la première pierre de la construction du Village Artisanal de Brazzaville, la ministre des PME et de l’Artisanat, Jacqueline Mikolo, a formulé le vœu que le soutien apporté par le PNUD à ce projet stratégique et structurant, « facilite la mobilisation des partenaires publics, privés, mécènes et amis pour accompagner l’installation de cette vitrine qui permettra d’améliorer les revenus de milliers d’artisans, booster l'économie nationale et valoriser le patrimoine culturel et le Made in Congo ».

Dans cette ville emblématique, où tradition et modernité dialoguent chaque jour, ce futur espace sera bien plus qu’un simple site commercial. Il incarnera un véritable carrefour du savoir-faire congolais. Sculpture sur bois, vannerie, poterie, textile, bijouterie, peinture, maroquinerie… Les artisans auront enfin un cadre digne de leur talent pour créer, exposer et vendre leurs œuvres.

Un souffle nouveau pour l’économie locale

Ce village artisanal représente une opportunité majeure pour l’emploi et l’entrepreneuriat. En offrant un espace structuré et attractif, il permettra aux artisans de mieux valoriser leurs produits, d’élargir leur clientèle et de renforcer leur autonomie financière. C’est toute une chaîne de valeur qui sera dynamisée : fournisseurs de matières premières, transporteurs, restaurateurs et acteurs du tourisme.

Au-delà de l’économie, c’est aussi une vitrine culturelle qui se dessine. Les visiteurs nationaux et étrangers pourront découvrir la richesse du patrimoine congolais dans un cadre organisé, esthétique et accueillant. Une immersion authentique dans l’âme créative du pays.

Un symbole d’identité et de transmission

Au cœur de la capitale congolaise, ce projet vient rappeler que l’artisanat n’est pas seulement un métier : c’est une mémoire vivante. Chaque objet raconte une histoire, perpétue un geste ancestral et transmet des valeurs.

Ce futur village artisanal sera aussi un espace d’apprentissage, où les jeunes générations pourront se former, s’inspirer et s’approprier les métiers d’art. Une passerelle entre héritage et innovation.

Brazzaville, capitale qui crée et qui rayonne Avec ses 4,8 hectares dédiés au talent et à la créativité, Brazzaville confirme sa volonté de s’imposer comme une capitale culturelle et économique dynamique. Ce village artisanal s’annonce déjà comme un lieu de vie, de rencontres et d’échanges, où la tradition se transforme en moteur de développement.

Une chose est certaine : bientôt, au cœur de la capitale verte, battra un nouveau poumon économique et culturel. Et avec lui, l’expression vibrante du génie congolais.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR .

Créé le 2026-02-17 08:19:02

Mayoko : l’or de la discorde, entre espoir de jeunesse et emprise industrielle

Dans les profondeurs verdoyantes de Mayoko dans le département du Niari (sud), l’or ne brille plus seulement par son éclat naturel. Il cristallise désormais tensions, incompréhensions et rivalités entre une compagnie chinoise détentrice de permis d’exploitation et de jeunes orpailleurs locaux déterminés à tirer leur subsistance des entrailles de la forêt.

Depuis plusieurs semaines, la cohabitation est devenue difficile. D’un côté, une entreprise légalement installée, investissant dans l’exploitation industrielle avec des autorisations en règle ; de l’autre, une jeunesse souvent confrontée au chômage et à la précarité, qui voit dans l’orpaillage artisanal une opportunité de survie et parfois d’ascension sociale.

La situation a atteint un point de crispation lorsque des altercations ont éclaté récemment sur certains sites aurifères. Des menaces auraient été proférées, créant un climat de tension préoccupant.

Rodrigue SIKA, natif du village Moukoubidi, situé à un jet de pierre de la ville de Mayoko, a même été interpellé récemment à 6h du matin et placé en garde à vue avant d’être finalement relâché l’après-midi grâce à l’intervention décisive de la famille et surtout des sages et notables de la ville. Ces figures respectées de Mayoko ont joué un rôle d’apaisement crucial.

Par le dialogue et la médiation, elles ont obtenu la libération de Rodrigue SIKA jeune orpailleur, assortie d’un engagement clair : cesser toute activité dans les périmètres légalement attribués à la compagnie chinoise.

Cet épisode met en lumière un défi majeur pour les autorités locales et nationales : comment concilier exploitation industrielle, respect des permis miniers et aspirations légitimes d’une jeunesse en quête d’opportunités ?

La richesse aurifère de Mayoko ne doit pas devenir un facteur de division, mais plutôt un levier de développement partagé. Au-delà des tensions, cette crise révèle aussi la nécessité d’un cadre de concertation permanent entre entreprises, communautés locales et pouvoirs publics. Car si l’or peut attiser les convoitises, il peut également, lorsqu’il est bien géré, devenir un moteur de progrès, de formation et d’emplois pour les populations riveraines.

À Mayoko, l’heure n’est plus à la confrontation, mais à la responsabilité collective. L’or de la forêt doit cesser d’opposer pour enfin rassembler.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2026-02-17 07:34:19

Afrique – Médias : Décès du journaliste Consty Eka

Le célèbre journaliste et animateur camerounais Consty Eka s'est éteint le lundi 16 février 2026 à Abidjan. Figure de proue des médias sur le continent africain, Consty Eka a succombé à un accident vasculaire cérébral (AVC) dans une polyclinique de la capitale économique ivoirienne.

La nouvelle suscite une vive émotion sur la toile. Et les hommages se multiplient pour saluer la mémoire de cette figure panafricaine de la communication audiovisuelle.

Alors qu'il paraissait en bonne santé lors de ses récentes apparitions à Abidjan en novembre 2025, l'état de santé de l'animateur s'était brutalement dégradé ces derniers jours. Après un malaise à son bureau, le journaliste a été pris en charge dans une polyclinique d'Abidjan où il est décédé peu de temps après.

De son vrai nom : Constantin Ekani, celui qui se faisait appeler « le roi de la télévision », a fait les beaux jours de la télévision tant dans son pays qu’en Côte d’Ivoire.

Consty Eka ne se contentait pas d'animer ; il était un bâtisseur. Il a interviewé autant les chefs d’État, les patrons de grandes firmes que des stars du show-biz. C’est Consty Eka qui a fait venir Nahomi Campbell en Afrique pour la première fois.

Et déjà, c’est une pluie de réaction qui tombe sur les réseaux sociaux, à l’instar de celle de son grand ami Koffi Olomidé qui a dit toute sa tristesse.

Fondateur du groupe CEKAM, Consty Eka a marqué l'histoire des médias avec la création de CEN TV et de la radio Voltage2. Ses concepts innovants et son style unique ont durablement influencé les scènes médiatiques camerounaise et ivoirienne, faisant de lui un trait d'union entre ces deux pays.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-17 05:04:45

Brazzaville s’illumine aux couleurs de l’amitié sino-congolaise

Le 13 février 2026, la capitale congolaise a offert un spectacle de lumière et d’espoir. Les mythiques Tours Jumelles de Brazzaville et la majestueuse Corniche de Brazzaville se sont parées d’illuminations éclatantes à l’occasion du Nouvel An chinois, dans une atmosphère empreinte de fraternité et de solennité. Représentant le gouvernement congolais, le ministre de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso a pris part à cette cérémonie hautement symbolique, organisée en présence de l’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine, ainsi que de nombreuses autorités nationales : sénateurs, députés, membres du gouvernement et hauts fonctionnaires.

Dans son mot de circonstance, le ministre Denis Christel Sassou Nguesso a souligné que cette illumination n’était pas seulement un spectacle visuel, mais l’expression éclatante d’une coopération dynamique et structurée entre la République du Congo et la Chine. Une coopération qui, au fil des années, s’est consolidée dans les domaines culturel, économique, infrastructurel et industriel, au service du bien-être des deux peuples.

À l’heure où le monde traverse de profondes mutations géopolitiques et économiques, Brazzaville a envoyé un message fort : celui d’un partenariat stratégique solide, résilient et tourné vers l’avenir.

Pour Denis Christel Sassou Nguesso, la coopération sino-congolaise demeure un pilier essentiel du développement national, portée par une vision commune fondée sur l’équilibre, le progrès et la paix. Au-delà des lumières scintillantes, cette cérémonie a symbolisé une marche commune vers un futur partagé.

Le ministre de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-, Denis Christel Sassou Nguesso a d’ailleurs invité le peuple chinois à poursuivre cette dynamique aux côtés du peuple congolais, afin de relever ensemble les défis majeurs de notre temps et d’approfondir davantage cette amitié exemplaire.

En illuminant ses monuments emblématiques, Brazzaville n’a pas seulement célébré le Nouvel An chinois : elle a réaffirmé, avec éclat et conviction, la vitalité d’un partenariat stratégique qui continue d’écrire, année après année, une page lumineuse de l’histoire diplomatique entre le Congo et la Chine.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2026-02-15 10:21:20

Melaine Destin Gavet Elengo, l’audace d’une génération en marche vers la présidentielle congolaise

À l’approche de l’élection présidentielle de mars prochain en République du Congo, un nom retient de plus en plus l’attention : Melaine Destin Gavet Elengo. Porté par une vision ambitieuse et un discours résolument tourné vers l’avenir, il s’impose progressivement comme l’un des visages marquants de cette échéance décisive. A 35 ans, l’Ingénieur géologue pétrolier a été investi par son parti, le Mouvement républicain (MR), à l’issue du congrès tenu en décembre dernier à Brazzaville. Le jeune opposant au régime de Brazzaville, a fait acte de candidature jeudi, auprès des services compétents de la Direction générale des affaires électorales (DGAE), sous tutelle du Ministère congolais de l’Intérieur.

Dans un contexte politique dominé par des figures expérimentées, Destin Gaveten en raison de sa constance et son courage politiques,  incarne le souffle du renouveau. Son engagement repose sur une promesse claire : replacer le citoyen au cœur de l’action publique. Emploi des jeunes, diversification de l’économie, modernisation des institutions et gouvernance responsable figurent parmi les piliers de son projet.

Sur les réseaux sociaux et sur le terrain, le candidat multiplie les rencontres avec les Congolais, à l’écoute des préoccupations réelles : coût de la vie, accès à l’eau et à l’électricité, opportunités pour la jeunesse et soutien aux entrepreneurs locaux. Son message se veut rassembleur et appelle à une mobilisation collective pour écrire une nouvelle page de l’histoire nationale.

Destin Gavet mise également sur la transparence et l’innovation politique. Communication directe, proximité avec les citoyens et volonté d’instaurer une culture de responsabilité publique constituent les axes forts de sa démarche.

À quelques semaines du scrutin, sa candidature apporte une dynamique nouvelle dans le paysage politique congolais.

Pour ses partisans, il représente l’espoir d’un changement structuré et durable ; pour ses adversaires, un challenger à prendre très au sérieux.

La présidentielle de mars s’annonce donc comme un moment charnière pour la République du Congo. Et dans cette compétition, Destin Gavet entend bien transformer l’aspiration au renouveau en véritable projet de société.

Au Congo-Brazzaville, outre Melaine Destin Gavet Elengo et le Président sortant, Denis Sassou-N’Guesso, les dossiers de 5 autres candidats ont été reçus par la Direction générale des affaires électorales pour la présidentielle du 15 mars prochain.

Pour être éligible à la présidence de la République du Congo, il faut notamment présenter un certificat de nationalité ; un certificat médical délivré par trois médecins assermentés, désignés par la Cour constitutionnelle et un récépissé de versement au trésor public d’un cautionnement de vingt-cinq millions (25 000 000) de Francs CFA, non remboursables.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-02-13 12:03:24

« Denis Sassou-N’Guesso, le capitaine du cap 2026 : à Sibiti, Thierry Moungalla sonne la mobilisation »

À Sibiti, dans le département de la Lékoumou, la ferveur monte et les mots résonnent avec force. Pour Thierry Moungalla, directeur local de campagne, le choix est clair : « Avec le Président Denis Sassou-N’Guesso, nous avons un capitaine éprouvé, un bâtisseur infatigable et un homme d'État résolument tourné vers l’avenir du Congo. »

À l’approche de l’échéance présidentielle, les partisans du chef de l’État mettent en avant l’expérience et la longévité politique de Denis Sassou-N’Guesso.

Pour eux, dans un contexte régional et international en mutation, le pays a besoin d’un leadership aguerri, capable de maintenir la stabilité et de poursuivre les chantiers engagés.

À Sibiti, les réunions de mobilisation se multiplient. Thierry Moungalla affûte sa stratégie tandis que les militants se disent prêts à porter le message dans chaque quartier, chaque village, chaque foyer. Le mot d’ordre : continuité, consolidation et projection vers l’avenir.

Les soutiens du Président sortant évoquent les infrastructures réalisées, les efforts de modernisation et les réformes engagées dans plusieurs secteurs. Ils parlent d’un « bâtisseur », d’un homme d’expérience qui connaît les rouages de l’État et les défis du développement.

Pour Thierry Moungalla, l’enjeu dépasse une simple compétition électorale.

« Il s’agit de préserver la paix, de consolider les acquis et d’accélérer la transformation du Congo », martèle-t-il.

À Sibiti, l’heure n’est donc pas au doute, mais à la mobilisation. Le capitaine est désigné, l’équipage se met en ordre de bataille. Et dans les rangs des partisans, une conviction domine : le cap vers l’avenir passe par la continuité.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-02-13 11:26:17

Congo rural : MTN passe à l’offensive contre les zones blanches

Le numérique s’invite au cœur des villages. Le MTN affiche son ambition d’élargir significativement sa couverture dans les zones rurales encore privées de réseau au Congo-Brazzaville. Une volonté stratégique évoquée le 12 février 2026 à Brazzaville, lors d’un échange entre le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso et Carle Toriola, vice-président de MTN pour l’Afrique francophone.

Au centre des discussions : la réduction des « zones blanches », ces territoires où le signal téléphonique et l’accès à internet restent inexistants ou très limités.

« On est sur 50% de couverture 5G au Congo. On continue avec le développement numérique et la connexion à des villages. On a lancé une nouvelle couverture dans plus de 100 villages », a indiqué le vice-président de MTN pour l’Afrique francophone au sortir de l’audience.

Dans ces villages, a-t-il poursuivi, les usagers auront la possibilité, entre autres, de faire des réunions visio-conférence, de télécharger des documents sans difficulté.

« Nous ne pouvons faire tout cela que parce que nous avons un environnement stable ici au Congo », a souligné Carle Toriola avant de remettre quelques présents au Président de la République en guise de remerciement pour son implication à l’implémentation de la technologie au Congo-Brazzaville.

Pour de nombreuses localités rurales, la connectivité représente bien plus qu’un confort : elle est un levier de développement, d’inclusion financière, d’accès à l’information, à l’éducation et aux services administratifs.

En s’attaquant à ce défi, MTN entend jouer un rôle clé dans la transformation numérique du pays. L’extension du réseau dans les zones reculées pourrait stimuler l’entrepreneuriat local, faciliter les échanges commerciaux et renforcer le lien entre les communautés rurales et les grands centres urbains.

Cette rencontre de haut niveau marque ainsi une étape importante dans la dynamique de modernisation des infrastructures télécoms nationales.

Si les engagements se traduisent rapidement en actions concrètes, le Congo rural pourrait bientôt sortir de l’ombre numérique et entrer pleinement dans l’ère de la connectivité.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2026-02-13 10:54:00

Congo – Gouvernement : La première femme ministre a tiré sa révérence

Elle était une pionnière pour les femmes congolaises dans la politique, en sa qualité de première femme ministre au Congo-Brazzaville. Émilie Manima est décédée le mercredi 11 février à Brazzaville.

En 1975, soit 25 ans après l'accession du pays à l'indépendance, Émilie Manima fait son entrée au gouvernement. Elle est nommée ministre des Affaires sociales par le président Marien Ngouabi, le 9 janvier 1975. Elle a Henri Lopes pour premier ministre.

Sage-femme de formation, la ministre Manima s’affirme sans complexe au milieu des hommes, tant elle doit prouver que l’Union Révolutionnaire des Femmes du Congo (URFC) qui a fait pression sur le président Marien Ngouabi, pour une représentativité de la femme congolaise au gouvernement, défend une cause juste.

Dans la foulée, le Président Marien Ngouabi donnera d’ailleurs plus de visibilité à la femme congolaise. Agathe Félicie Lélo Pembellot épouse Mambou qui est la première femme magistrate de la République populaire du Congo, est nommée présidente du Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, en remplacement d'Emmanuel Alihonou. Elle occupera ce poste du 27 novembre 1975 à 1976.

Agathe Mambou est décédée le 13 octobre 2016 à Pointe-Noire.

Après Émilie Manima, des femmes se sont imposées comme ministres, les plus emblématiques étant Bernadette Bayonne (1984) : ministre de l'Éducation primaire - Jeanne Dambendzet (1989) : ministre du Travail et des Affaires sociales – Aimée Mambou Ngnali (1999) : ministre de la Culture et des Arts ou encore Claudine Munari (2009) : ministre du Commerce et des Approvisionnements.

Depuis, d’autres femmes, pas plus de 5 par équipe, sont appelées dans les différents gouvernements, sauf l’actuel qui en compte 7.

Rappelons Ingrid Ebouka-Babackas, est la première femme congolaise a avoir occupé un ministère dit stratégique, celui de l'Économie. Le ministère de l'Économie est souvent perçu comme le "cerveau" du gouvernement. Il est responsable de la gestion des finances publiques et de la définition des politiques économiques.

Tout porte à croire que la République rendra à Émilie Manima l’hommage qu’elle mérite et que les femmes ministres, anciennes comme actuelles, auront à cœur de sublimer la mémoire de leur illustre prédécesseuse.

En cela, la ministre Inès Nefer Voumbo Yalo-Ingani s’est toujours illustrée en grande organisatrice, pour fédérer autour de la cause.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-13 10:36:32

Djambala 2026 : Le Congo ouvre le grand dialogue de la démocratie et de la paix

À l’orée de l’élection présidentielle de mars prochain, la République du Congo pose un acte fort : rassembler sa classe politique autour d’un dialogue national pour consolider la démocratie et réaffirmer sa culture de paix. Du 16 au 19 février 2026, la ville de Djambala dans les Plateaux, accueillera ce forum politique d’envergure. Un rendez-vous stratégique qui intervient dans un contexte préélectoral déterminant pour l’avenir institutionnel du pays.

Un cadre inclusif et structuré

Selon la correspondance officielle adressée le 6 février dernier aux leaders des partis légalement reconnus et dont une copie est parvenue à notre rédaction, le ministre congolais  de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, précise que chaque formation politique sera représentée par deux délégués. Une mesure qui garantit à la fois l’inclusivité et l’efficacité des échanges.

Ce dialogue se veut un espace d’écoute, de concertation et de responsabilité collective. Il offrira aux acteurs politiques l’opportunité de débattre des enjeux liés au processus électoral, au climat politique et aux mécanismes de préservation de la stabilité nationale.

Consolider la démocratie, cultiver la paix

Au-delà des échéances électorales, ce forum se présente comme un moment de maturation démocratique. Il s’agit de renforcer la confiance entre les acteurs, d’encourager le respect des règles républicaines et de promouvoir un esprit de compétition politique apaisé.

Dans un environnement régional et international souvent marqué par des tensions électorales, l’initiative congolaise apparaît comme un signal fort : celui d’un pays qui privilégie le dialogue à la confrontation, la concertation à la crispation.

Djambala, symbole d’unité nationale

Le choix de Djambala n’est pas anodin. Cette ville au cœur du territoire national symbolise l’unité, l’équilibre et l’ancrage territorial de la République. En y réunissant l’élite politique, les autorités affirment leur volonté de rapprocher les grandes décisions nationales des réalités locales.

À quelques semaines d’un scrutin décisif, le Congo fait ainsi le pari de la responsabilité collective. Le dialogue politique de Djambala s’annonce comme un moment clé, susceptible d’imprimer une dynamique nouvelle à la vie démocratique du pays.

Plus qu’un simple forum, c’est une déclaration d’intention : celle d’une nation déterminée à avancer dans la paix, la stabilité et le respect du jeu démocratique.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-02-13 09:42:32

Brazzaville : le boom discret des parkings privés qui enrichit les quartiers

Le phénomène saute aux yeux. Et aucune zone de la capitale congolaise n'y échappe. À Brazzaville, un business discret mais redoutablement efficace est en train de redessiner l’économie de proximité : celui des parkings privés aménagés sur des parcelles exploitées ou inexploitées.

Dans plusieurs quartiers sous-intégrés de la capitale, des propriétaires ont trouvé une idée simple, mais ingénieuse : transformer leurs terrains en espaces de stationnement payants, à raison de 500 ou 1000 FCFA par véhicule. Un tarif accessible pour les automobilistes, mais une source de revenus régulière pour les propriétaires.

Une réponse concrète à un vrai besoin

Avec l’augmentation du nombre de véhicules en circulation et le manque criant d’espaces de stationnement organisés, la demande est forte à Brazzaville. Les marchés, les centres administratifs, les zones commerciales et certains axes très fréquentés manquent de parkings structurés. Résultat : ces parcelles privées deviennent des solutions pratiques, sécurisées et proches des lieux d’activité.

Un revenu quotidien stable

Le calcul est vite fait. Avec une vingtaine à une cinquantaine de véhicules par jour, les recettes peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers de francs CFA quotidiennement. Sans investissements lourds — parfois une simple clôture, un nivellement du sol et un gardien — ces parkings permettent aux propriétaires de :

Générer un revenu stable, s’auto prendre en charge, valoriser un terrain auparavant improductif, créer de petits emplois de gardiens.

Une économie locale qui s’organise

Ce phénomène prend de l’ampleur, notamment dans les quartiers longtemps considérés comme périphériques ou sous-équipés. Là où l’État et les grandes entreprises tardent à investir, les habitants innovent.

Ce business, né de la débrouillardise urbaine, témoigne d’une dynamique entrepreneuriale locale forte. Il transforme une contrainte — le manque d’infrastructures — en opportunité économique.

Vers une structuration du secteur ?

Si la tendance continue, la question de la réglementation et de l’encadrement pourrait se poser. Car derrière ces parkings improvisés se cache un véritable marché en expansion.

À Brazzaville, les parcelles vides ne dorment plus. Elles produisent. Et dans le silence des moteurs coupés, c’est toute une micro-économie qui prospère.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-13 07:33:20

Congo – Présidentielle de mars 2026 : Sept (7) dossiers de candidature ont été reçus

Ce vendredi à 0 heures 5 minutes, Maître Jean-Claude Olombi, Huissier de Justice, Commissaire-priseur a dévoilé le procès-verbal de constat de clôture de la période de dépôt des dossiers de déclaration de candidature à l’élection présidentielle, scrutin des 12 et 15 mars 2026. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphyrin Mboulou, de son Directeur de cabinet, Séraphin Ondélé, du Directeur général des affaires électorales DGAE), devant les cadres et le personnel de la DGAE, dans la salle de réception des dossiers des candidats à l’élection présidentielle de mars prochain.

En effet, dans un arrêté rendu public par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le 23 janvier dernier, fixant la période de dépôt des dossiers de déclaration de candidature à l’élection présidentielle du 29 janvier au 12 février 2026 à minuit.

Ayant atteint la date butoir de dépôt de candidature à l’élection, la direction générale des Affaires électorales, par le biais d’un huissier de Justice, en l’occurrence, Maître Jean-Claude Olombi, a lu la requête de la direction générale des Affaires électorales, présentée par son directeur général, en la personne de M. Jean-Paul Etoumbakoundou.

Par ailleurs, le directeur général des Affaires électorales (DGAE) a procédé à la lecture des dossiers reçus à la date échue, c’est-à-dire, le jeudi 12 février à minuit, ceci, par l’entremise de la direction des opérations préélectorales et du contentieux :

Liste des candidats à l’élection présidentielle, scrutin de mars 2026 :

1- Nganguia Engambé Anguios (Le PAR) ;

2- Mavoungou Zinga Mabio (Alliance) ;

3- Manangou Vivien Romain (Indépendant) ;

4- Mafoula Uphreim Dave (Indépendant) ;

5- Kignoumbi-Kia Mboungou Joseph (La Chaîne) ;

6- Sassou-N’Guesso Denis (Majorité présidentielle) ;

7- Gavet Elengo Mélaine Destin (Mouvement Républicain).

Une fois que la clôture de dépôt des candidatures, les dossiers entament et suivent un parcours administratif et judiciaire :

Primo, c’est la Commission Nationale Electorale Indépendante (CNEI) qui réceptionne les documents. Son rôle est de vérifier la complétude : est-ce que tous les documents demandés (casier judiciaire, certificat de nationalité, quitus fiscal, etc.) sont complets.  Puis publier une liste provisoire.

Ensuite, les documents seront transmis chez les ’’Sages’’, la Cour Constitutionnelle, qui récupère lesdits dossiers pour : le contrôle de légalité, s’assure que les candidats respectent strictement la Constitution (âge, résidence, et autres), la visite médicale puis les recours et enfin, la validation définitive. Un fois les examens médicaux validés et les recours tranchés, la Cour publie la liste définitive. A ce moment-là, les dossiers ne sont plus les ’’projets’’, mais des candidatures officielles prêtes pour la campagne électorale pour le scrutin du 12 mars 2026, des agents de la force de l’ordre et celui du 15 mars, de la population civile.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-02-13 02:31:34

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