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C’est une excellente nouvelle pour les populations de Komono dans le département de la Lékoumou ! Le lycée de la localité ouvrira officiellement ses portes dès la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 1er octobre 2026. L’information est contenue dans une note d’information signée à Sibiti par le directeur départemental, Édouard Nsika, dont une copie est parvenue à notre rédaction.
Une ouverture qui marque une avancée importante pour l’éducation et l’avenir de la jeunesse de Komono.

Désormais, les élèves auront leur lycée sur place : moins de kilomètres, moins de fatigue et, espérons-le, moins d’excuses pour arriver en retard !
Pour Komono, c’est donc une nouvelle page qui s’ouvre. Le savoir vient officiellement de trouver une nouvelle adresse !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-09-11 16:50:24
Le programme des organisateurs du voyage avait prévu de nous faire visiter le Little-Rock institutionnel en assistant à une séance du parlement de l’État, la visite des médias audiovisuels et surtout de la Gazette de l’Arkansas dont le propriétaire faisait la pluie et le beau temps dans le microcosme politico-économique de Little Rock. D’ailleurs, à l’époque où nous étions dans cette ville, nous avions appris que les relations entre le gouverneur William Jefferson Clinton et le patron de la Gazette de l’Arkansas s’étaient considérablement dégradées alors qu’elles avaient été mielleuses auparavant.
Créé le 2026-09-10 17:37:35
C’est une décision qui ne passe pas inaperçue dans le monde musical congolais. Elveronne Ndinga, connue sous le nom de « La Diva », annonce son retrait définitif de toutes les nominations auxquelles elle participe. Après réflexion, l’artiste affirme vouloir rester fidèle à ses principes : mérite, intégrité, transparence et équité. Une position assumée qui traduit son refus de prendre part à un système dans lequel, selon elle, l’argent pourrait peser dans l’attribution d’un trophée.
La Diva va même plus loin : elle demande clairement à son public et à ses fans de ne pas voter pour elle dans les catégories concernées, tout en les invitant à respecter sa décision.

Une sortie pour le moins courageuse dans un univers où un trophée fait généralement rêver les artistes. Mais Elveronne Ndinga semble avoir choisi une autre philosophie : mieux vaut repartir avec sa dignité qu’avec une coupe dont le prix serait plus élevé que sa valeur !
Qu’on partage ou non sa position, La Diva pose ainsi un débat sur le mérite et la crédibilité des récompenses artistiques. Et une chose est certaine : cette fois, son retrait fait davantage parler que bien des nominations !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-09-10 17:19:19
La cérémonie de présentation et de dédicaces du énième ouvrage du Professeur Placide Moudoudou, agrégé de Droit public, enseignant-chercheur et juge constitutionnel, s’est déroulée dans le 8 septembre dernier à l’auditorium de la présidence de l’Université Marien Ngouabi, devant un parterre d’intellectuels et d’étudiant, venus très nombreux. Le livre intitulé : ’’Droit constitutionnel congolais’’ est une étude qui porte sur l’Etat, la souveraineté, la Constitution, les droits et liberté fondamentaux et la justice constitutionnelle au Congo.

Dans la présentation de son nouvel ouvrage, ’’Droit constitutionnel congolais’’, l’auteur a expliqué avec force et détails près de sept décennies de la construction constitutionnelle. Les premières heures de la Constitution au Congo commencent par une fragilité constitutionnelle, puisque la première Constitution du pays, adoptée en 1958, n’a duré que deux (2) mois. Le Congo entre alors dans l’histoire du constitutionnalisme dans un contexte politique difficile. Dès lors, le Congo a connu plusieurs textes fondamentaux, plusieurs architectures institutionnelles et plusieurs séquences politiques.

Cependant cette histoire ne doit pas être réduite à une simple chronologie des Constitutions. Pour Placide Moudoudou, le droit constitutionnel se construit par « innovation et sédimentation ». Chaque période laisse des traces, chaque crise produit des enseignements, chaque décision juridictionnelle contribue à façonner progressivement un édifice juridique. Le Congo ne serait donc plus seulement dans l'histoire des Constitutions. Il serait désormais dans celle de la construction d'un droit constitutionnel propre.
Ainsi, le titre de l’ouvrage, à travers le terme congolais est évocateur, une spécificité congolaise donc. Selon le Professeur Moudoudou, le droit ne flotte pas au-dessus des sociétés. Il s’enracine dans une histoire, une culture institutionnelle, une expérience collective. « Tout droit doit être situé. Tout droit doit être identitaire. C’est le droit d’un peuple », explique-t-il. Cette approche ne signifie pas un repli juridique sur le Congo. Elle affirme au contraire la nécessité de penser le droit à partir des réalités nationales tout en confrontant cette expérience à celles d’autres États.

La jurisprudence congolaise est ainsi mise en perspective avec les expériences constitutionnelles africaines et européennes. Penser le Congo depuis le Congo, sans cesser de regarder le monde.
L’autre originalité de l’ouvrage est de s’appuyer sur une jurisprudence constitutionnelle congolaise couvrant environ trois décennies, de 1996 à 2026.
Cette période constitue un matériau essentiel pour comprendre l’évolution du droit constitutionnel national.
La Constitution n’est plus seulement un texte adopté par le pouvoir constituant. Elle devient une norme dont la portée se précise au fil des décisions de la juridiction constitutionnelle. C’est dans cet espace que s’affirme progressivement la justice constitutionnelle. Contrôle de constitutionnalité, protection de la Constitution, droits et libertés fondamentaux : le droit constitutionnel quitte progressivement les seuls amphithéâtres pour entrer dans la pratique concrète de l’État.
L’auteur place de facto l’homme, le citoyen au centre de la Constitution : C’est probablement là que réside l’enjeu politique — au sens noble du terme — de cette réflexion.

Une Constitution n’a de sens que si elle organise le pouvoir, mais aussi si elle protège ceux au nom desquels, ce pouvoir est exercé.
Le Professeur Moudoudou accorde ainsi une place particulière aux droits et libertés fondamentaux, à la démocratie électorale et au droit parlementaire.
Son livre s’adresse aux juristes, mais pas uniquement.
Les étudiants de droit y trouveront un outil académique. Les chercheurs, une matière d’analyse. Les praticiens du droit, une grille de lecture. Les responsables politiques, un éclairage institutionnel.
Et les citoyens, une possibilité de mieux comprendre les règles qui organisent leur propre République.
Par conséquent, il se dégage dans l’ensemble, qu’en dépit du choc des maux, le Congo-Brazzaville, mieux, la République du Congo, est toujours à la recherche de sa voie constitutionnelle, qui a pour destination le bonheur des citoyens. L’ouvrage montre que le pessimisme n’est pas permis, car le Soleil s’était définitivement levé, comme le rappelle son hymne national.

Par ailleurs, après la séance des dédicaces, le Professeur agrégé de Droit public, Placide Moudoudou s’est confié en ces termes : « Nous voulons consolider l'adaptation du droit de l'homme dans le sens de la protection de la conscience à travers la justice conditionnelle mais également à travers la protection et la garantie des droits de l'homme. Il y a des choses, il y a un aspect nouveau qui apparaît », a-t-il dit en substance.

Il faut signaler que l’auteur de l’ouvrage ’’Droit constitutionnel congolais’’, est paru à Brazzaville en 2026 aux éditions Presses universitaires de Brazzaville et contient 660 pages. Le Professeur Placide Moudoudou a déjà publié plusieurs ouvrages. Doyen honoraire de la Faculté de Droit de l’Université Marien Ngouabi, il dispense les enseignements à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-09-10 10:55:15
Enfin ! Après une longue attente, le forage tant espéré par les habitants du quartier 9 de la Gare, à Mossendjo, prend forme. Les travaux, lancés récemment, devraient se poursuivre jusqu’au début du mois d’octobre prochain.


Créé le 2026-09-09 21:04:03
Droit de réponse de Monsieur Edouard Adzotsa suite à l’article publié par notre Rédaction, dans sa parution du 6 septembre 2026, intitulé : la FESYTRAC, une organisation à double tête ! Est-ce une duplicité du Ministère de la Communication et des Médias ? Voici in extenso sa version des faits :

« Très Chers Collègues du site Les Echos du Congo-Brazzaville,
Merci beaucoup pour votre intérêt à la vie syndicale au Congo et plus singulièrement à celle de la FESYTRAC dont j’anime depuis sa création en juin 2003.
Moi, Edouard Adzotsa, étant très abondamment cité dans votre article inspiré par la CSTC, Je vous apporte mon droit de réponse surtout sur l’aspect que vous avez évoqué dans votre article ; à savoir, la double tête de la FESYTRAC. Après avoir élagué cet aspect, votre interrogation sur une soit disant duplicité du Ministère de la Communication et des Médias trouvera bien de réponse.
Tenez ! Conformément aux textes en vigueur en République du Congo, notamment, la loi 06/96 du 06 mars 1996 portant Code du Travail en République du Congo, en son article 185 « les personnes exerçant la même profession, les métiers similaires ou des professions connexes » peuvent créer une formation syndicale. C’est dans cette optique que la FESYTRAC fut créée en juin 2003, en tant que Syndicat national des Journalistes du Congo Brazzaville pour défendre les intérêts des travailleurs et travailleuses de la communication tant du secteur public que celui du privé.

Le rapport d’enquête N°1374 du 16 Décembre 2004 rédigé par monsieur Théogène Gakosso, Inspecteur du Travail et des lois sociales en service à la Direction Départementale du travail de Brazzaville en vue de constater les conditions de création de la FESYTRAC pour l’obtention du récépissé de sa reconnaissance administrative indique clairement les noms de Messieurs Bozome-Messong Octavin Benoit et Adzotsa Edouard en qualité de membres Fondateurs de la FESYTRAC.
Monsieur Edouard Adzotsa, est incontestablement, membre Fondateur de la FESYTRAC encore en vie et est pour cela le véritable garant des intérêts de la FESYTRAC dont il détient tous les documents.
Pour son rayonnement au plan national et international, la FESYTRAC s’est affiliée à plusieurs organisations syndicales. Au niveau national, la FESYTRAC s’est affiliée à la CSTC. L’affiliation n’aliène pas l’indépendance ou l’autonomie de fonctionnement de la fédération. L’affiliation est une coopération dans le cadre de l’Union fait la force. Ce n’est donc pas une tutelle hiérarchique quand une fédération s’affilie à une plate-forme syndicale. Un bon syndicaliste doit connaître ces notions élémentaires du syndicalisme.

En 2015, le divorce entre les dirigeants de la CSTC et ceux de la FESYTRAC, par le biais du camarade Edouard Adzotsa était intervenu à cause de sa radiation injuste par la seule volonté du président de la CSTC au motif que monsieur Edouard Adzotsa a démissionné du Secrétariat confédéral de la CSTC. On a dit à Monsieur Edouard Adzotsa, qu’au Congo, on n’a pas la culture de « démissions ».
La radiation de Monsieur Edouard Adzotsa, Secrétaire Général en charge de l’Organisation, de la Mobilisation, de l’Administration et des Relations Internationales, Fondateur de la FESYTRAC, ne lui enlevait pas le droit de se prévaloir de son titre, dans la mesure où une centrale syndicale ne peut pas s’immiscer dans le fonctionnement d’une Fédération professionnelle dotée d’une autonomie de fonctionnement et de gestion.
A ce titre, les prétentions des détracteurs actuels du fondateur de la FESYTRAC ne peuvent produire aucun effet juridique, car, cette soit disant destitution n’a pas respectée les règles de forme et de fond : aucune Assemblée Générale convoquée par le détenteur du pouvoir légal et légitime de la FESYTRAC ne s’est pas encore tenue.
Le dédoublement de la FESYTRAC suscité par la CSTC n’entame en rien la légitimité de Monsieur Edouard Adzotsa à la tête de la FESYTRAC, qui fonctionne normalement avec toutes ses instances prévues dans les Statuts et le Règlement Intérieur de la fédération. La FESYTRAC honore également à ses engagements au niveau international, ce qui suscite la jalousie et la convoitise des pseudos syndicalistes qui n’ont pour missions que de solliciter de l’argent dans les entreprises pour construire des maisons à étages au lieu de faire le travail de formation et d’encadrement des membres adhérents. Ainsi, les pseudo nouveaux responsables de la FESYTRAC poussés anarchiquement par la CSTC feraient mieux de créer votre propre fédération dénommée autrement, avec ses textes constitutifs au lieu de s’acharner sur la FESYTRAC : faire autrement, serait chercher les poux sur une tête bien rasée. L’espace syndical n’est pas fermé pour la création des syndicats, comme c’est le cas en politique.
En conséquence, le Fondateur d’un syndicat dépositaire des pouvoirs que lui confère la loi ne saurait être destitué par la volonté des personnes sans titres ni qualités.
Voici les arguments juridiques qui maintiennent Monsieur Edouard Adzotsa à la tête de la FESYTRAC. Comme vous le constaté, on ne devrait pas parler d’une FESYTRAC à double tête. C’est la CSTC qui pense que Monsieur Edouard Adzotsa est très doué syndicalement et il faut le tuer pour effacer sa fédération. Honte à Vous dans votre médiocrité et incompétence à animer vos Syndicats. La FESYTRAC n’est pas un trésor d’argent, non plus une agence de voyage qui accorde les visas aux syndicalistes devant se rendre à Genève.

Nous avons tenu à vous faire ce droit de réponse, en guise de mise au point sur la situation juridique de la FESYTRAC qui, depuis 2015, s’était désaffiliée de la CSTC, parce que votre article s’est seulement focalisé sur Monsieur Edouard Adzotsa et vous n’avez pas fait recours aux lois et textes régissant le monde du travail avant de publier un tel papier qui déshonore le monde syndical congolais. […] (NDLR).
C’est un débat très malsain, et qu’est-ce qui motive un tel débat présentement ? Monsieur Edouard Adzotsa ne s’accroche pas à la FESYTRAC. Au contraire, les jeunes doivent intégrer les syndicats, pas pour venir s’enrichir comme d’aucuns le pensent à la CSTC, mais pour venir donner un sang nouveau dans la lutte syndicale. Mais, faisons les choses proprement, sans intrigues, sans démagogie et sans manipulations. Que cesse, le ’’toto tire nama et nama tire toto’’ à la FESYTRAC. Ayant à l’esprit les nombreux problèmes des travailleurs et travailleuses congolais au lieu d’amuser la galerie en publiant des articles dénoués de tout fondement.
Nos remerciements à Toutes et à Tous.
Brazzaville, le 7 septembre 2026
Pour la FESYTRAC, Edouard Adzotsa »
Photos : DR
LA REDACTION / Les Echosdu Congo-Brazzaville
Créé le 2026-09-09 15:30:07
Créé le 2026-09-09 11:42:37
Le droit douanier en Afrique centrale compte désormais une nouvelle référence scientifique. Juriste et inspecteur des douanes, Charlie Levy Nganfouomo a présenté et dédicacé, récemment à Brazzaville, son ouvrage intitulé « Le droit douanier de la CEMAC à l’épreuve du droit commun congolais », une contribution majeure à la doctrine juridique congolaise et communautaire.
C’est dans un hôtel de la place, devant un public composé d’universitaires, de juristes, de cadres de l’administration douanière, d’étudiants et de passionnés de littérature scientifique, que l’auteur a officiellement livré le fruit de plusieurs années d’expérience professionnelle et de recherche universitaire.
À travers cet ouvrage, Charlie Levy Nganfouomo s’attaque à une question essentielle : comment articuler efficacement le droit douanier communautaire de la CEMAC avec les règles du droit interne congolais ?

Une problématique complexe, mais fondamentale, dans un contexte où l’intégration économique de l’Afrique centrale exige une meilleure harmonisation des législations et une application cohérente des normes communautaires.
L’auteur explore ainsi plusieurs dimensions majeures du droit douanier, notamment la constatation des infractions, le contentieux douanier, les mécanismes de recouvrement des créances ainsi que les rapports parfois délicats entre les normes communautaires et les dispositions nationales.
Son analyse met surtout en évidence une réalité essentielle : le droit douanier ne saurait être considéré comme une simple branche secondaire du droit commun. Il possède ses propres mécanismes, ses spécificités et son autonomie juridique.

Par cette publication, Charlie Levy Nganfouomo s’inscrit dans le cercle encore restreint des auteurs congolais ayant consacré un travail scientifique approfondi au droit douanier. Il devient ainsi le troisième auteur au niveau national à produire un ouvrage dans ce domaine, donnant à son travail une portée particulière.
L’éditeur de l’ouvrage, Appoliange Josué Mavoungou, a salué cette contribution à la littérature scientifique congolaise, soulignant l’importance pour les cadres, chercheurs et intellectuels africains de produire des connaissances adaptées aux réalités de leurs pays et de leurs communautés régionales.
La présentation critique de l’ouvrage, assurée par Hippolyte Pépin Ndey Ngandzo, docteur en géographie économique et développement régional, a également permis de mettre en lumière la rigueur scientifique, l’originalité et la pertinence pratique de la démarche de l’auteur.
L’ouvrage apparaît ainsi comme un outil précieux pour les magistrats, avocats, enseignants-chercheurs, étudiants, inspecteurs des douanes et décideurs publics.
Au-delà d’un simple livre, « Le droit douanier de la CEMAC à l’épreuve du droit commun congolais » se présente comme une véritable invitation à approfondir la réflexion sur l’harmonisation juridique, la mobilisation des recettes publiques, la sécurisation des échanges et le renforcement de l’intégration communautaire en Afrique centrale.
Publié aux éditions L’Harmattan Congo-Brazzaville, cet ouvrage témoigne surtout d’une conviction : l’expérience professionnelle, lorsqu’elle rencontre la recherche scientifique, peut produire des outils capables d’éclairer les grandes mutations institutionnelles et économiques d’un pays et de toute une sous-région.

Avec cette publication, Charlie Levy Nganfouomo ne se contente pas de partager son expertise de praticien des douanes. Il apporte sa pierre à l’édification d’une doctrine juridique africaine plus forte, plus documentée et davantage enracinée dans les réalités du continent.
Une œuvre scientifique qui honore son auteur et qui confirme que la recherche congolaise a toute sa place dans les grands débats juridiques de l’Afrique centrale.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-09-08 08:17:38
Alors qu’il se trouvait à Kinshasa pour des « raisons sociales », suite à une autorisation de sortie en bonne et due forme, André Oko Gakala a été pris à partie par la police après une altercation liée à un litige locatif.
Les sources sont formelles. Le procureur André Oko Gakala a été interpellé et violemment brutalisé par des policiers à Kinshasa, alors qu’il accompagnait son épouse dans une résidence qu’elle mettait en location.
À l’origine, apprend-on, un différend avec des locataires qui ont refusé de respecter leur préavis et ont appelé la police pour intervenir. Mais sur place, la situation a rapidement dégénéré.
Selon des témoignages, les policiers ont reconnu André Oko Gakala en tant que procureur de la République du Congo. Et c’est là que le scénario a basculé.
Le magistrat est pris violemment à partie par certains policiers. Des menaces ont été proférées, avec des références particulièrement inquiétantes au sort de militaires à Makotimpoko, ainsi que l’attestent les audios qui circulent sur les réseaux sociaux.
Le récit devient encore plus troublant. Une arme aurait été pointée en direction du procureur. Les policiers auraient tenté de le déshabiller avant de l'embarquer dans un véhicule de police.
André Oko Gakala a ensuite été conduit dans un commissariat et placé en garde à vue.
Comment une intervention liée à un litige locatif aurait-elle pu déboucher sur une telle situation ? Pourquoi un magistrat congolais aurait-il été traité de cette manière ? Les questions sont nombreuses.
Selon les informations rapportées, la situation aurait finalement évolué après l’intervention de l’ambassade du Congo en RDC. Le procureur aurait alors été libéré.
Ces faits sont extrêmement grave devraient susciter les explications des officielles en sus de ceux toujours attendus des militaires congolais « disparus » à Makotimpoko.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-09-07 06:57:14
Brazzaville est sous le choc. Une jeune femme d’environ 20 ans a été retrouvée sans vie dans la matinée du 2 septembre dans la rue Mabombo, au quartier Moutabala, dans le 7e arrondissement de Mfilou. Quelques heures seulement auparavant, selon les témoignages de ses proches, elle aurait été impliquée dans une altercation avec un homme.
Que s’est-il réellement passé entre la veille au soir et la découverte de son corps à l’aube ? C’est désormais la question qui hante sa famille et les habitants de Moutabala.
Selon les témoignages recueillis auprès de ses proches, la jeune femme aurait eu une vive altercation avec un homme à la suite d’un appel téléphonique. Au cours de cette dispute, elle aurait été giflée.
Profondément paniquée, elle serait ensuite rentrée au domicile familial dans la journée. Elle aurait raconté à sa mère ce qui venait de se passer. Inquiets pour sa sécurité, ses proches lui auraient conseillé de rester à la maison et de ne plus sortir durant la nuit.
Mais contre toute attente, la jeune femme aurait quitté discrètement le domicile familial à l’insu des siens.
Aux environs de 5 h 52, le 2 septembre, la famille aurait été alertée par le voisinage : leur fille venait d’être retrouvée sans vie dans la rue Mabombo.
La nouvelle s’est rapidement répandue dans le quartier, provoquant une onde de choc. Parents, voisins et curieux se sont retrouvés face à une scène dramatique, tandis que la douleur s’installait au sein de la famille.
La victime, qui était jumelle et mère d’un enfant âgé d’environ deux ans, laisse derrière elle des proches profondément bouleversés par cette disparition aussi brutale qu’inattendue.
Environ une heure après la découverte du corps, les services de police sont arrivés sur les lieux. La dépouille a ensuite été transportée au poste de police de PK, dans l’attente de l’arrivée du corbillard.
Pour l’heure, aucune conclusion ne peut être tirée sur les circonstances exactes de ce décès. Les constatations et les investigations qui seront menées par les autorités compétentes devront permettre d’établir les causes de la mort et de reconstituer le fil des événements.
Entre l’altercation signalée la veille, le départ nocturne de la jeune femme et la découverte de son corps à l’aube, de nombreuses zones d’ombre subsistent encore.
À Moutabala, une famille pleure désormais une fille, une sœur, une jumelle et une jeune mère. Et dans le quartier, une seule question revient avec insistance : que s’est-il réellement passé cette nuit-là ?
Jean-Jacques Jarele SIKA / Source : ACI
Photo : DR
Créé le 2026-09-06 18:39:13
Le préfet, directeur général de l’Administration du territoire, Jacques Jean Luc Nyanga, a décidé de mettre de l’ordre dans la maison de l’état civil. Par une circulaire signée le 1er septembre dernier, il renforce la lutte contre la fraude documentaire et rappelle aux agents que l’état civil n’est ni un cahier de brouillon ni une machine à remonter le temps.
Désormais, pas question d’antidater ou de postdater un acte, de modifier une identité, une filiation ou une date de naissance au gré des envies, ni de délivrer plusieurs actes pour une même personne sans fondement légal.
Avant toute délivrance d’un document, les agents devront jouer les fins limiers : vérifier les références, l’identité, les mentions marginales et surtout la parfaite conformité entre l’acte délivré et le registre original.

Toute modification devra obligatoirement respecter les procédures légales et, lorsque nécessaire, être appuyée par une décision de justice dûment vérifiée. Des contrôles réguliers seront également effectués dans les services concernés.
Le message est donc clair : à l’état civil, on ne corrige plus une date de naissance avec une gomme imaginaire et on ne change pas de parents administrativement entre deux cafés !
Tout agent impliqué, volontairement ou par négligence, dans une fraude documentaire s’expose désormais à des sanctions administratives et judiciaires.
Une circulaire qui sonne comme un sérieux rappel à l’ordre : l’état civil est la mémoire officielle de la nation, et cette mémoire ne doit ni être falsifiée, ni bricolée.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-09-06 18:11:44
Au Congo-Brazzaville, la grève des agents de santé continue de faire tousser les hôpitaux publics et cette fois, même le thermomètre social affiche une forte fièvre !
Face à plusieurs mois d’arriérés de salaires, la Fésytrasas a posé ses conditions : le paiement immédiat de deux mois de salaires pour envisager la suspension de la grève.
Entre les patients qui attendent les soins et les soignants qui attendent leurs salaires, chacun espère désormais que le gouvernement trouvera rapidement le bon médicament.
Ordonnance syndicale : deux mois de salaire. Posologie : immédiatement !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-09-06 17:48:51
Du 23 août au 6 septembre 2026, le village de Mallembe, dans le district de Kibangou (sud), a vécu au rythme de la première édition de la Coupe Bilounga Nzamba. Pendant deux semaines, les amoureux du ballon rond ont eu droit à une véritable fête du football, avec des buts, des dribbles, des surprises… et certainement quelques supporters devenus sélectionneurs nationaux le temps d’un match !





Créé le 2026-09-06 17:12:35
Suite à l’imbroglio créé par l’ancien Secrétaire à l’Organisation et à la Mobilisation de la FESYTRAC (Fédération Syndicale des Travailleurs de la Communication), le camarade Edouard Adzotsa, qui se veut être son Secrétaire Général. Le nouveau Bureau, issu de l’Assemblée générale ordinaire du 16 juillet 2026 a été reçu, le mercredi 2 septembre 2026 par les Conseils politique et celui chargé des Affaires juridiques du ministre de la Communication et des Médias, au siège du Ministère. Ledit Bureau, composé de 4 membres, avec à sa tête, le SOM, s’est fait accompagner par les membres de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Congo (CSTC), conduite par son président, Elault Bello Bellard.

En effet, en rapport avec le fait que le camarade Edourd Adzotsa, et pourtant démissionnaire de toutes les instances de la centrale syndicale, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Congo, donc, par conséquent, de son organisation socioprofessionnelle, la FESYTRAC, celui-ci ne pouvait plus se prévaloir diriger cette organisation des agents de la communication. Conformément aux textes et règlement de la Fédération.
C’est dans le souci de la continuité et au bon déroulement des instances fédérales que la Confédération s’est vue obligé de venir éclairer la lanterne du Ministère pour éclairer le Ministère, afin d’en finir avec ce feuilleton de double appartenance à une centrale syndicale.

Dans un échange plein de courtoisie et de responsabilité, après l’introduction du Conseiller politique du ministre, le président Ellault Bello Bellard adonné détails et précisions sur la situation.
« Le camarade Adzotsa, ayant démissionné de la CSTC, donc de la FESYTRAC n’a plus le droit de se présenter partout au compte de la FESYTRAC, c’est une usurpation de pouvoir, il est illégitime, donc, le Ministère n’a aucun droit de le recevoir comme partenaire social. Je suppose qu’il bénéficie d’une complicité au sein du Ministère de tutelle », a martelé le président Ellault Bello Bellard.
« Alors que nous avons installé un nouveau Bureau fédéral, depuis le 16 juillet dernier et celui-ci ne peut entrer en contact avec sa tutelle, à cause de ce problème, qui n’en est pas un en réalité. Si la tutelle veut simplement accepter les textes régissant la fédération syndicale sous protection », a expliqué le président confédéral.
En conséquence, cette dualité syndicale au sein de la FESYTRAC résulte d'un papier brandit par Monsieur Adzotsa, qui date de 2016, signé de l’intéressé, sans communiqué final probant et sans listes des membres de cette assemblée, qui fait office de document en possession du Ministère.

Ainsi, par rapport à la légitimité d'affiliation, la restructuration appuyée par la Confédération Syndicale des Travailleurs du Congo (CSTC) cherche à fixer un bureau exécutif officiel de la FESYTRAC, mais la faction dissidente continue de revendiquer la direction de la fédération.
Etant donné que le Ministère n’a aucun rôle et ne doit avoir aucune position vis-à-vis du problème. Il est dans l’incapacité d'ingérence directe : la législation congolaise et les conventions de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) interdisent à la tutelle ministérielle de désigner directement les représentants syndicaux. Le ministère doit composer avec la réalité des interlocuteurs syndicaux sur le terrain.
Le Ministère a donc une obligation de neutralité : le rôle de l'administration est de reconnaître le bureau légalement enregistré et habilité par les instances centrales du travail (comme la CSTC) sans alimenter la division interne.
La résolution de cette crise repose sur l’acceptation par le Ministère de tutelle du seul interlocuteur légalement reconnu pour représenter la FESYTRAC. En rapport à ce contentieux, le Ministère a fixé une nouvelle rencontre qui sera fixée à une date ultérieure, afin de confronter les deux parties prenantes au litige. Cette rencontre mettra face à face, Monsieur Adzotsa et la CSTC, avec le nouveau Bureau élu de la FESYTRAC.

Il sied de rappeler que lors de la dernière et récente Assemblée générale ordinaire, élective, un Bureau Exécutif a été élue puis intronisé par la CSTC, avec comme élu, le Secrétaire général chargé de la coordination et de l’orientation de la Fédération Syndicale des Travailleurs de la Communication (FESYTRAC), Monsieur Adrien Léopold Ngoye.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-09-06 00:01:16
En séjour à Dakar en République du Sénégal, Alain Akouala Atipault, président de la Commission d’autoévaluation du MAEP Congo a été reçu, le 4 septembre 2026 par son homologue Ibrahima Biry Tandia, président du Conseil national de gouvernance du MAEP du Sénégal. Pendant plus de deux heures de tête-à-tête, les deux interlocuteurs ont ainsi consacré ce moment, notamment à un partage d’expériences et au renforcement de la coopération entre les deux mécanismes nationaux, à savoir : sénégalais et congolais. Cette rencontre s’est tenue au siège du Conseil national de gouvernance du MAEP du Sénégal, situé rue Maubert, au centre-ville de Dakar, place de l’Indépendance.

Au cours de cet entretien, Ibrahima Biry Tandia a présenté à son homologue congolais, Alain Akouala Atipault, l’expérience du Sénégal dans la mise en œuvre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). Le responsable sénégalais de cette institution, a notamment indiqué que son pays avait déjà réalisé trois rapports d’évaluation globale, en plus de sa participation au rapport sur la gouvernance en Afrique publié en 2025.
Il faut noter que le Sénégal se distingue également par sa régularité dans le paiement de ses cotisations statutaires au Secrétariat continental du MAEP, une situation qui contribue à faire du pays une référence parmi les États africains membres du Forum des chefs d’État et de gouvernement du MAEP.

Pour Alain Akouala Atipault, les performances du mécanisme sénégalais ne constituent pas une surprise. Il a rappelé le rôle historique joué par le Sénégal dans les grandes initiatives africaines, notamment à travers l’ancien président Abdoulaye Wade, considéré comme l’un des concepteurs du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), aux côtés notamment des présidents Abdelaziz Bouteflika, Thabo Mbeki et Olusegun Obasanjo.
Le président de la Commission d’autoévaluation du MAEP Congo a, par conséquent, rendu un hommage mérité à ces dirigeants africains, qu’il a qualifiés de « dignes fils d’Afrique » et de véritables panafricanistes.
Cette rencontre de Dakar revêt une importance particulière pour le Congo. Le gouvernement congolais, en accord avec le Secrétariat continental du MAEP a en effet, décidé de lancer une étude d’évaluation ciblée sur la préparation de l’économie congolaise au basculement dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Ainsi, dans cette perspective, l’expérience accumulée par le Sénégal dans le processus du MAEP constitue, pour Alain Akouala Atipault, une véritable valeur ajoutée pour la Commission d’autoévaluation du MAEP Congo dans l’accomplissement de sa mission.

Les échanges entre le Sénégalais et le Congolais, ont également permis de rappeler la place du MAEP dans l’architecture institutionnelle africaine. Le mécanisme, piloté au niveau continental par son Secrétariat, n’est pas l’organe suprême de décision du Continent, cette responsabilité relevant principalement des organes de décision de l’Union africaine.
En conséquence, le MAEP demeure néanmoins un mécanisme essentiel d’accompagnement, de suivi et d’alignement des politiques nationales des États membres sur les aspirations et programmes de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, « L’Afrique que nous voulons ».

Au terme de ce tête-à-tête, les deux interlocuteurs - Alain Akouala Atipault et Ibrahima Biry Tandia sont convenus de maintenir et de renforcer un axe d’échanges stratégiques entre Dakar et Brazzaville, notamment, autour du partage d’expériences et des bonnes pratiques, en matière de gouvernance et d’évaluation des politiques publiques.

Une coopération qui pourrait ainsi contribuer à consolider la dynamique du MAEP dans les deux pays et, plus largement, à promouvoir une meilleure gouvernance sur le continent africain.
Photos : DR
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-09-05 19:19:07
Révélée au grand public grâce à son interprétation remarquée de Stéphanie Kodjo dans la série à succès Les Nounous, la comédienne congolaise Gemlend poursuit son ascension avec talent, naturel et détermination.
Par son jeu d’actrice et sa présence à l’écran, elle s’impose progressivement comme l’un des visages prometteurs du paysage audiovisuel africain. Derrière les projecteurs et les caméras, Gemlend incarne surtout une génération d’artistes africains qui osent rêver grand et repousser les frontières.
Fière ambassadrice du Congo, la comédienne porte haut les couleurs de son pays et démontre qu’avec du travail, de la passion et de la persévérance, les rêves peuvent franchir les frontières.
Gemlend est aujourd’hui bien plus qu’un visage du petit écran : elle est une fierté congolaise et une étoile africaine dont l’histoire ne fait assurément que commencer.
Et à voir son parcours, une chose est certaine : le générique de Gemlend vient à peine de commencer mais le film s’annonce déjà passionnant.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-09-05 18:33:00




Créé le 2026-09-02 19:58:33
L’Amicale des Congolais et Gabonais de France (ACGF) donne déjà rendez-vous à l’ensemble de ses membres pour sa prochaine Assemblée générale, qui se tiendra le samedi 5 décembre 2026 à L’Isle-Adam, de 15h00 à 19h00. Autrement dit, à partir de 15h00, on ne prévoit ni mariage surprise, ni anniversaire improvisé, ni rendez-vous mystérieux tombé du ciel.



Créé le 2026-09-02 09:37:01
À Ivarou, dans le district de Nyanga, département du Niari (sud), les jeunes ont décidé de ne pas attendre que l’emploi vienne frapper à leur porte. Puisqu’il n’y a pas toujours de porte, ni parfois de route pour y arriver, ils sont allés directement là où la nature leur ouvre les bras : dans les rivières et les cours d’eau.
Dans ce grand village confronté à un manque criant de commodités, la pêche aux poissons d’eau douce est devenue une véritable bouée de sauvetage. Filets, nasses et courage à la main, les jeunes d’Ivarou ont choisi de « pêcher » leur avenir plutôt que de rester assis à attendre un hypothétique emploi.
La situation n’est pourtant pas simple. Ici, la route semble parfois avoir signé un contrat avec les bourbiers, surtout pendant la saison des pluies. La latérite disparaît et laisse place à des trous capables de faire regretter à certains véhicules d’avoir quitté la ville. Les rares transporteurs qui osent s’aventurer jusqu’à Ivarou savent qu’ils peuvent arriver avec un véhicule et repartir avec une collection de nouvelles pannes.
À la tombée de la nuit, le décor change également. Sans électricité, Ivarou plonge dans une obscurité totale. Le soleil se couche, les habitants rentrent progressivement chez eux et la nuit prend le contrôle du village.
L’accès à l’eau potable demeure lui aussi un véritable défi. Puits et sources constituent l’essentiel des points d’approvisionnement, exposant les populations aux risques de maladies liées à la consommation d’une eau insuffisamment traitée.

Mais malgré ces difficultés, Ivarou refuse de mourir. Ses jeunes, notamment, démontrent qu’il existe encore de l’énergie, de l’imagination et une volonté de réussir. La pêche constitue aujourd’hui une activité génératrice de revenus et une réponse concrète au chômage qui pousse de nombreux bras valides vers l’exode rural.
Le véritable défi reste désormais de transformer les immenses potentialités agricoles de cette contrée en richesse. Car Ivarou possède des terres arables à perte de vue. Il ne manque finalement qu’un peu plus d’accompagnement, de routes praticables, d’investissements et d’encadrement pour que ces terres cessent de regarder les habitants en se demandant pourquoi personne ne vient les cultiver !
À Ivarou, les jeunes ont déjà montré la voie : quand l’emploi se fait rare, il faut parfois aller le chercher au fond de l’eau, avant de le faire pousser dans les champs.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-09-02 08:31:16
La dette publique congolaise a manifestement trouvé un adversaire qui ne baisse pas les bras : l’État. Depuis le début de l’année 2026, la République du Congo a déjà consacré près de 1 490 milliards FCFA au service de sa dette publique.
Au deuxième trimestre, environ 730,7 milliards FCFA ont été mobilisés pour honorer les échéances dues aux différents créanciers, notamment chinois, aux traders, aux opérateurs économiques nationaux ainsi qu’au règlement de certains arriérés.
Cette enveloppe s’ajoute aux 759,1 milliards FCFA déjà versés au premier trimestre. Autrement dit, à Brazzaville, la dette reçoit régulièrement son message : « Nous ne t’avons pas oubliée ! »
Selon les données issues notamment de la Caisse congolaise d’amortissement, cet effort témoigne de la volonté des autorités de respecter les engagements financiers de l’État, malgré une pression qui reste considérable.
Avec un stock global estimé à 9 483 milliards FCFA, la montagne demeure imposante et pourrait encore nécessiter près de 900 milliards FCFA supplémentaires d’ici à la fin de l’année 2026.
Le défi est donc de taille : continuer à payer la dette tout en finançant le développement, les infrastructures et les politiques sociales, avec un budget national évalué à 2 778 milliards FCFA.
Une véritable équation économique où chaque franc doit travailler et parfois faire des heures supplémentaires. Mais une chose est certaine : en 2026, le Congo montre qu’il entend faire face à ses engagements, sans pour autant abandonner ses ambitions de développement.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-09-01 19:38:35