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Les Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD) 2026-Brazzaville, ouverts le 25 mai 2026 à Kintélé en République du Congo, qui ont eu pour thème : ''Mobiliser les ressources à grande échelle pour le financement du développement de l'Afrique dans un monde fragmenté'', ont baissé leurs rideaux, le vendredi 29 mai dernier. Placée sous le haut patronage du Premier-ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, représentant le Président de la République de la République du Congo, pays hôte et organisateur de ces assises, du le Vice-premier ministre, Jean-Jacques Bouya, coordinateur du comité d'organisation des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, en présence du président du Groupe Banque Africaine de Développement, le docteur Sidi Ould Tah. La cérémonie des 61es Assemblées annuelles de de cette institution financière africaine, qui a connu la participation d’un parterre d’invités composés des dirigeants africains, d’institutions financières internationales, d’investisseurs et de diplomates. La BAD a invité les différents États, à accélérer la transformation locale des matières premières dont dispose l’Afrique, pour créer de la valeur ajoutée sur le contient et s'industrialiser.
En effet, cinq jours durant, les participants, constitués des experts de l’institution financière de l’Afrique, c’est-à-dire de la BAD, des représentants gouvernementaux et des institutions privées ont planchés sur une nouvelle feuille de route stratégique afin d’accélérer la transformation locale des matières premières de l’Afrique. Les travaux se sont donc achevés sur l'approbation de cette nouvelle feuille de route stratégique, exigeant un "New Deal" financier et une mobilisation de ressources à grande échelle pour s'affranchir de la dépendance internationale.

En outre, le chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, dans la continuité du message panafricain porté par le Président Denis Sassou-N’Guesso lors de l’ouverture des travaux le 26 mai 2026, a pour sa part, exhorté les peuples africains à croire en leurs propres capacités et à rompre avec les discours pessimistes sur l’avenir du continent. « L’Afrique doit être debout et devenir son véritable architecte, dénonçant les visions extérieures qui considèrent encore le continent comme incapable de se développer sans assistance permanente », a-t-il annoncé. Pour le Premier ministre du Congo, le temps est venu pour l’Afrique de construire son modèle de croissance à partir de ses propres ressources naturelles, humaines et culturelles.

Il a notamment insisté sur la nécessité de transformer localement les richesses africaines afin de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois. Agriculture, élevage, pêche, écotourisme, tourisme durable, industrialisation et économie verte ont été présentés comme les piliers d’un nouveau modèle économique africain fondé sur la souveraineté productive et l’intégration régionale.
Sur le plan financier, Anatole Collinet Makosso a plaidé pour des mécanismes de financement plus adaptés aux réalités africaines et pour un partenariat équilibré avec les institutions internationales de développement.
Sur le plan juridique et institutionnel, le Premier ministre a également défendu l’importance d’un environnement des affaires stable, transparent et sécurisé afin de rassurer les investisseurs et de renforcer l’attractivité des économies africaines. Il a rappelé que la stabilité politique, la gouvernance économique, le respect des engagements communautaires et l’amélioration du climat des investissements constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour accélérer la transformation structurelle du continent. Cette approche s’inscrit pleinement dans la vision du Président Denis Sassou-N’Guesso en faveur d’une Afrique forte, organisée et économiquement souveraine.

Le représentant du chef de l’Etat congolais, Anatole Collinet Makosso, chef de gouvernement, a en l’occurrence salué les États africains mobilisés pour le développement continental, notamment la république d’Angola, récemment engagé dans cette dynamique de coopération économique africaine renforcée. Le Premier ministre congolais a par la même occasion, appelé à une mobilisation collective autour de l’unité africaine, estimant que l’intégration régionale demeure la clé du décollage économique du continent. Ainsi, dans cette perspective, il a fortement soutenu la décision historique de suppression des visas pour les ressortissants africains désirant se rendre au Congo, une mesure présentée comme un symbole concret d’ouverture, de libre circulation et de fraternité africaine.

En somme, Anatole Collinet Makosso a relevé cette hospitalité congolaise légendaire. Par rapport à ces assises annuelles de la BAD, le Congo confirme sa position de hub diplomatique, économique et stratégique au cœur de notre continent.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-30 17:51:28
La présence majestueuse des lions au parc zoologique de Brazzaville suscite un engouement grandissant auprès du public. Le mâle s'appelle Mufasa, il est âgé de 14 mois, contre 13 mois pour la femelle, nommée Sarabi. Chaque semaine, le zoo accueille en moyenne près de 4 000 visiteurs, venus admirer ces impressionnants félins qui figurent parmi les principales attractions du site.
Familles, élèves, touristes et amoureux de la nature se pressent pour découvrir ces rois de la savane, contribuant ainsi au rayonnement du parc et à la sensibilisation du public à la protection de la faune sauvage.

Un succès qui confirme que les lions continuent de faire rugir la curiosité des visiteurs à Brazzaville.

Créé en 1952, le Parc zoologique de Brazzaville a été délabré et a perdu une partie de sa faune à la suite des événements douloureux qu’a connus le Congo en 1997.

Sa fonction botanique remonte à 2018 lors du lancement du projet Zoolandia qui emploie environ cent collaborateurs.

La liste des espèces introduites au sein de ce qui reste une des rares surfaces de forêt naturelle de Brazzaville est bien longue.

Un restaurant agréable, des activités ludiques et sportives, des jeux divers sont venus agrémenter les lieux, et la tyrolienne attire de nombreux amateurs, même les plus petits…

Le repeuplement animal se déroule également depuis plusieurs années. Et c’est ce qui augmente naturellement l’attraction de ce parc qui reçoit des centaines de visiteurs chaque jour.
Les animaux ont quitté leurs cages vétustes et se retrouvent aujourd’hui dans des enclos rénovés, la plupart vivant en semi-liberté dans de vastes espaces. Une trentaine d’espèces y sont maintenant visibles.

De nombreux primates, dont le mandrill, les cercopithèques, le mangabey agile amusent les enfants.

Les crocodiles du Nil, bien qu’endormis, leur font un peu peur.
Les oiseaux voltigent dans leurs grandes volières, le paon se pavane sous le regard des perroquets et des pygargues vocifer, ces grands oiseaux à la tête blanche et au cri typique.
Les ânes s'avancent doucement vers la clôture pour s’approcher des visiteurs.

Ce qui attire le plus aujourd’hui, ce sont les autruches d’Afrique récemment arrivées. Ces énormes oiseaux sont impressionnants, du haut de leurs deux mètres.
Le parc attire les foules depuis toujours. C’est l’un des sites touristiques payants les plus visités à Brazzaville.
Au fil des années, il est devenu une fierté nationale et un symbole aux yeux du monde.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-30 10:54:45
Quand le Grand Mopao rencontre le Père de la Nation, les notes de musique ne sont jamais loin. Reçu au Palais présidentiel de Brazzaville jeudi dernier par le Président Denis Sassou N’Guesso, Koffi Olomidé est venu annoncer son grand concert du 6 juin prochain dans un hôtel de la place, mais aussi rendre hommage aux réalisations qui transforment le quotidien des Congolais.
Pour l’occasion, la légende de la rumba a composé une chanson dédiée au chef de l’État, saluant les efforts accomplis ces dernières années en faveur du développement et de l’amélioration des conditions de vie des populations.
Une chose est sûre : le 6 juin, la capitale congolaise promet d’être au rythme de la rumba, de la fête et de la reconnaissance.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-05-30 08:06:53
Le samedi 30 mai, la finale de la Ligue des Champions se déroulera à Budapest. Dans cet affrontement crucial, le Paris Saint-Germain, le champion en titre, sera opposé à Arsenal, le détenteur du titre de la Premier League.
Africafoot.com, un des sites les plus populaires en Afrique dédiés au football, a produit des pronostics exclusifs de spécialistes africains pour cette rencontre.
Emmanuel Eboué : " Paris part favori, mais je souhaite une victoire d’Arsenal
" Emmanuel Eboué, l'ex-défenseur d'Arsenal, est d'avis que la première victoire tant espérée en Premier League après 22 ans donnera aux Gunners un coup de pouce mental.
" Après avoir remporté la Premier League après 22 ans d’attente, Arsenal arrive dans cette finale en confiance. Ce sera une finale très difficile et Paris part favori, mais je souhaite une victoire d’Arsenal aux tirs au but après un nul dans le temps réglementaire.
" Selon les spécialistes de 1xBet, il y a une probabilité de 2,16 que le club d'Arsenal remporte la victoire finale. La cote pour un tir au but s'élève à 5,85.
Mohamed Sissoko : " Je vois une victoire parisienne " Momo Sissoko, ancien international malien, est persuadé que les footballeurs parisiens ont tous les atouts en main pour décrocher une seconde victoire de suite dans le tournoi européen le plus prestigieux.
" Quand on regarde l’effectif du PSG, sa profondeur de banc et ce qu’il produit depuis plusieurs saisons maintenant, je pense sincèrement que le Paris Saint-Germain est au-dessus, aussi bien sur le papier que dans le jeu. Je vois une victoire du Paris Saint-Germain, 3-1.
" Selon l'analyse de Sissoko, il est probable que le PSG remporte la victoire avec plus de 2,5 buts, une option qui est à 3,85 chez Melbet (melbet.africafoot.com).
Le Paris Saint-Germain est considéré comme le prétendant le plus sûr pour décrocher le titre, ayant une cote de 2,4 pour triompher dans le délai imparti, pendant qu'Arsenal possède une cote de 3,3. La cote pour un match se finissant sur un score de parité est de 3,37. Découvrez d'autres alternatives de mise lors de la finale de la Ligue des Champions sur Africafoot.
Créé le 2026-05-29 22:02:38
Dans les arènes des 61es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), sous le chapiteaux Cuvette-Ouest, installée dans l’enceinte du Centre de Conférence une scène a concentré mercredi 27 mai 2026, au Centre de conférences international de Kintélé remise du Trophée Babacar Ndiaye 2026. Entre autres récipiendaires figure le Président de la République, chef de l’Etat de Guinée, Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya. Prix reçu par le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé. Ce prix international est décerné par ARB (Africa Road Builders) avec comme leitmotiv : « Investir dans les routes, investir dans les transports : la priorité en Afrique ».

Réceptionné au nom du Président Mamadi Doumbouya par son ministre du Plan et de la Coopération internationale, Monsieur Ismaël Nabé, le Super Prix Grand Bâtisseur 2026 est la consécration d’une vision, celle d’un continent africain qui bâtit des routes, des corridors ferroviaires, des ponts et des infrastructures logistiques Le trophée, réceptionné au nom du chef de l’État guinéen par le ministre du Plan et de la Coopération, Ismaël Nabé, est venu consacrer une vision : celle d’un continent qui fait des routes, des corridors ferroviaires, des ports et des infrastructures logistiques, véritables piliers d’une souveraineté économiques.
Barthélémy Kouamé, Commissaire du Trophée Babacar Ndiaye, dès l’entame de la cérémonie a évoqué l’aspect quasiment historique de cette édition, la 11e du genre. « Les infrastructures ne sont pas des dépenses de prestige, elles sont les fondations de la souveraineté économique et de la dignité des peuples », a-t-il souligné. Glorifiant les prédispositions importantes jouées par l’Angola, dont le récipiendaire de la précédente édition fut le Président João Lourenço, ainsi que son engagement dévoué, dont le pays parraine la présente édition.

En effet, c’est le projet « Simandou Vision 2040 », porté par Mamadi Doumbouya qui a été le détonateur du choix du jury. Programme présentant des ambitieuses de transformation infrastructurelle du continent africain. Par rapport à ce chantier gigantesque se dessine un projet énorme : plus de 200 milliards de dollars d’investissements projetés, dont près de 22 milliards de dollars destinés aux routes, aux chemins de fer, aux ports et aux corridors logistiques.
ainsi, à travers le grand projet Simandou, la Guinée veut convertir son potentiel minier en puissance industrielle et territoriale. Le minerai de fer devient ainsi le moteur d’un vaste projet de réorganisation du territoire national. « Ce n’est pas simplement un programme minier, c’est un programme national de transformation économique, sociale et territoriale », a insisté Ismaël Nabé.

A noter que, le fils ainé de feu Babacar Ndiaye était présence aux assises de Brazzaville, représentant la famille de l’illustre disparu, suscitant ainsi le rappel mémoriel de l’homme. Etant donné que, le Président de la République du Congo, lui-même fut lauréat de ce Trophée en 2024. Avec le projet Simandou, la Guinée Conakry tente de prouver qu’un projet extractif peut devenir une matrice de développement national : « le passage des intentions aux réalisations ».

En rappel, signalons que le docteur Babacar Ndiaye était un économiste et banquier africain, d’origine sénégalaise qui a occupé le poste de président de la Banque Africaine de Développement (BAD), de 1985 à 1995. Il a joué un rôle crucial dans l’expansion de l’influence et de la capacité financière de la banque, notamment à travers la création de la African Export-Import Bank (Afreximbank). Son leadership a contribué de manière significative au renforcement des institutions financières africaines et au développement des infrastructures sur le continent. Sa vision a également inspiré The Africa Road Builders (ARB), cette initiative qui récompense l’excellence dans le secteur des routes et des transports en Afrique. Le Trophée Grand Bâtisseurs, le plus prestigieux de l’ARB porte son nom et est décerné chaque année à un Chef d’Etat africain.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-29 20:47:28
C’est à l’occasion des 61es Assemblées annuelles de la banque Africaine de Développement que la République du Congo et son partenaire de tout temps, la BADEA (Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique) ont eu à signer un certain nombre d’accords destinés à financer des projets structurants au Congo. Voilà pourquoi, le 27 mai dernier dans la salle de presse du Centre International de Conférence de Kintélé, la BADEA, représenté par son président, Abdullah Khalil ALMusaibeeh a procédé à la signature de cet accord de financement du projet de l’extension de la Corniche de Brazzaville avec la partie congolaise, représentée par son ministre des Finances, Christian Yoka, sous le patronage du Vice-Premier ministre du gouvernement du Congo, Jean-Jacques Bouya.

En effet, au cœur de cette coopération entre l’institution bancaire africaine et notre pays existe en pôle-position, ce projet d’extension de la route de la Corniche au Sud de Brazzaville, qui nécessite un financement à hauteur de 18 millions de dollars US. Un projet qui vise à améliorer la mobilité urbaine, réduire les embouteillages et renforcer la connectivité dans la capitale congolaise.

De prime abord, le président de la BADEA, de façon indéfectible, a réaffirmé l’engagement de son institution bancaire aux côtés de la République du Congo. « La République du Congo reste un pays partenaire de valeur pour la BADEA. Notre coopération est large, ce qui aidera à renforcer la capacité du fonds pour fournir des garanties et soutenir l'accès aux finances. Soulignant ainsi que ces opérations traduisent une vision commune axée sur le développement des infrastructures, le renforcement de la résilience économique, l’amélioration de l’accès au financement et la promotion du développement durable », a-t-il déclaré.
Il a en outre rassuré le ferme engagement de la BADEA pour accompagner le Congo afin d’atteindre ses objectifs de développement durable. Nous attendons dans l’atteinte Le président de la BADEA a également assuré que son institution demeure pleinement engagée à accompagner le Congo dans l’atteinte de ses objectifs de développement. « Nous attendons d'améliorer notre partenariat et de travailler avec votre gouvernement afin de délivrer un développement impactant et durable pour les Congolais », a-t-il ajouté.


Satisfait de la signature de ce partenariat qu’il a qualifié de majeur pour la mise en œuvre du programme du chef de l’État, Denis Sassou-N’Guesso, le ministre en charge des Finances, Christian Yoka estime que, le prolongement de la route de la Corniche constitue un chantier stratégique pour accélérer la marche vers le développement. Il a de facto expliqué que cette infrastructure permettra de désenclaver la partie Sud de Brazzaville, et facilitera le transport des marchandises agricoles en provenance des localités du Sud du pays. Le projet contribuera également à réduire la distance entre Brazzaville et Pointe-Noire grâce à la connexion avec la Route nationale numéro 1 et l’axe Kinkala-Mindouli.
Selon Christian Yoka, ce projet, à fort impact économique et social vient renforcer le portefeuille de la BADEA au Congo, déjà constitué de plusieurs projets en cours d’exécution. Il a salué l’évolution positive de la coopération entre le Congo et cette institution financière arabe.

Le ministre a par ailleurs rappelé que la BADEA avait déjà contribué au financement d’un projet emblématique pour le pays, notamment le chemin de fer. Il a également annoncé un autre projet d’envergure portant sur la construction d’une cité administrative intelligente destinée à regrouper l’ensemble des administrations publiques congolaises. Pour les autorités congolaise, l’ensemble des projets financés par la BADEA au Congo pourrait atteindre près de 500 millions de dollars américains, faisant de cette banque l’un des principaux partenaires multilatéraux du pays. Un second accord relatif à l’augmentation du capital du Fonds de solidarité africain a également été évoqué au cours de la cérémonie. Initiative visant à soutenir davantage le secteur privé ainsi que le système bancaire congolais.
Pour sa part, le Vice-Premier ministre, Jean-Jacques BOUYA a félicité le président de la BADEA et le ministre des Finances pour le travail accompli ; saluant ainsi un partenariat qui permettra d’améliorer la mobilité dans la partie Sud de Brazzaville, tout en accompagnant plusieurs projets structurants dans le pays. Il a aussi évoqué les investissements prévus dans la zone industrielle de Maloukou, les infrastructures de cette zone et les projets d’adduction d’eau potable. Jean-Jacques Bouya a au finish annoncé l’imminence des visites de terrain sur le site de la Corniche Sud et celui de la future cité gouvernementale afin d’évaluer les perspectives de réalisation de ces projets destinés à moderniser les infrastructures congolaises.

« Donc il faudra adresser à cette zone industrielle, en réalité, une cité d'exploitation. Je dirais, nous n'en aurions rien d'une ville qui ne devrait pas se mettre en place. Et le Président de la République est tout à fait d'accord, parce que c'est un projet sur lequel nous travaillons depuis un moment, et nous pouvons donc espérer l'aboutissement assez rapide de ce projet, pour rendre viable la zone industrielle de Maloukou, qui est véritablement un projet de développement pour lesquelles les jeunes ont tant de temps, et notamment dans la création d'emploi. Donc je tiens ici à remercier effectivement M. le Président de la BADEA, féliciter le ministre des Finances Christian Yoka pour le travail abattu », a-t-il conclu.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-29 11:22:42
Ce dimanche dès 8h00, les auditeurs de Radio Congo Brazzaville auront rendez-vous avec un moment fort en émotions et en révélations. L’Apôtre Vincent Dussat sera l’invité exceptionnel de l’émission Les News de Paris, aux côtés de Jean-Jacques Jarele Sika, pour présenter son tout nouveau single intitulé "Jésus est mon rempart".
Entre confidences inédites, parcours de vie, reconversion et projets d’avenir, l’homme de Dieu lèvera le voile sur les coulisses de cette nouvelle aventure musicale inspirée par la foi et l’espérance.
Une émission unique, profonde et inspirante à ne surtout pas manquer sur les antennes de Radio Congo-Brazzaville.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-28 14:29:27
À Brazzaville, la Tabaski a provoqué un phénomène scientifique très rare : des citoyens congolais avec de l’argent, mais incapables de trouver un plat de riz, un sandwich ou même un œuf au plat ! Les poches étaient pleines, mais les casseroles semblaient avoir disparu de la circulation. Pourquoi ? Parce qu’une bonne partie du commerce de proximité est tenue par des expatriés musulmans. Et le jour de la Tabaski, patrons, vendeurs, cuisiniers et boutiquiers avaient eux aussi droit à la fête.
A Brazzaville, les rideaux étaient baissés partout. Dans plusieurs quartiers, les habitants tournaient comme des chercheurs d’or : — « Chef, il y a un restaurant ouvert ? » — « Non, lui aussi est parti manger le mouton ! »
Certains Brazzavillois ont tellement marché pour trouver un repas qu’ils ont fini par perdre l’appétit en route. D’autres regardaient leurs billets avec colère : « Aujourd’hui, même l’argent ne nourrit plus son homme. »
Cette Tabaski aura au moins révélé une vérité : à Brazzaville, quand les commerçants musulmans ferment boutique pour célébrer, la ville entière découvre soudainement que son estomac dépend aussi des jours fériés.
Quand une fête importante paralyse presque le commerce local parce que certains commerçants étrangers sont absents, cela doit nous pousser à réfléchir. Un pays ne peut pas construire une économie solide uniquement en attendant que les autres viennent produire, vendre et nourrir sa population.
Le Congo possède pourtant des terres fertiles, des jeunes dynamiques et un énorme potentiel agricole. Il est temps de valoriser nos agriculteurs, nos éleveurs, nos pêcheurs et nos commerçants locaux. Consommer ce que nous produisons, ce n’est pas rejeter les autres ; c’est d’abord apprendre à faire confiance à nos propres capacités.
La Tabaski 2026 doit donc être vue comme une leçon économique : un peuple qui ne produit pas suffisamment finit toujours par dépendre des autres, même pour manger.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-05-28 13:50:58
La République démocratique du Congo a demandé à la Fifa de rembourser le coût des billets pour la Coupe du monde 2026 achetés par des supporters qui ne peuvent désormais pas entrer aux États-Unis en raison des restrictions de voyage liées à Ebola. L'ambassade des États-Unis dans la capitale Kinshasa a du reste suspendu ses services de visa.
Bien que l'OMS n'ait pas conseillé d'imposer des restrictions de voyage, les États-Unis ont interdit l'entrée aux non-Américains qui se sont rendus en RD Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours.
Cette disposition empêche de facto les supporters de la RDC vivant au pays, de se rendre aux États-Unis. Afin d’éviter que les supporters ne perdent leur argent, avec des billets pour lesquels ils ne pourront suivre les rencontres au stade. La fédération congolaise de football association, Fecofa a simplement demandé le remboursement.
« Nous avons demandé à la Fifa s'il était possible d'en tenir compte, car les billets sont un peu chers », a déclaré Veron Mosengo-Omba, président de la fédération.
« Ils sont punis parce qu'ils ne peuvent pas entrer aux États-Unis pour assister à la Coupe du monde pour soutenir leur équipe. Nous ne voulons pas que nos supporters qui aiment le football, qui aiment la Coupe du monde, perdent tout. »
En réponse à la demande de la Fecofa, la FIFA a déclaré qu'elle « examinerait la question en temps voulu ».
La politique standard de l'instance dirigeante mondiale stipule que les billets sont mis en vente ou transférés à une autre personne plutôt que remboursés, cette dernière option étant réservée pour des circonstances exceptionnelles telles que l'annulation de matchs.
La FIFA a déclaré qu'elle était en « communication étroite » avec la Fecofa, les gouvernements hôtes de la Coupe du monde et les agences de santé concernées afin de garantir la conformité médicale et de sécurité.
Les États-Unis accueillent la Coupe du monde aux côtés du Canada et du Mexique, avec des billets jusqu'à sept fois plus chers que pour le tournoi de 2022 au Qatar en raison du modèle tarifaire dynamique de la Fifa.
Les Léopards affronteront le Portugal lors de leur match d'ouverture du Groupe K le 17 juin. Le deuxième match contre la Colombie aura lieu à Guadalajara, et la plupart des supporters congolais devraient désormais rediriger leurs projets de voyage vers le Mexique.

Alors que leur dernier match contre l'Ouzbékistan sera de retour aux États-Unis à Atlanta, les supporters espèrent que l'équipe pourra terminer deuxième du groupe pour s'assurer un match nul en 32es de finale à Toronto, au Canada.
Malgré l'interdiction faite aux supporters d'assister aux matchs, l'équipe elle-même n'est pas concernée par les restrictions d'entrée aux États-Unis. Les 26 joueurs de l'équipe de Sébastien Desabre, ainsi que la plupart des membres du staff technique, sont basés à l'extérieur du pays.
Les officiels de l'équipe qui viennent de la RD Congo ont déjà quitté le pays pour satisfaire à l'exigence de quarantaine de 21 jours.
Les Léopards ont dû annuler un camp d'entraînement d'avant-tournoi à Kinshasa et se réunissent en Belgique pour des matchs amicaux avant de rejoindre leur base au Texas.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-28 11:41:27
Miss Excellentia 2026 accueille un juré inattendu : Mercedes Rhama. Mais qui se cache réellement derrière ce nom devenu incontournable dans l’univers de la mode congolaise ?
La première édition de Miss Excellentia 2026 promet un spectacle haut en couleurs. Le vendredi 25 septembre, à Institut français du Congo, les 15 Miss départementales défileront pour tenter de décrocher la toute première couronne du concours. Une soirée orchestrée par la Fédération de la Beauté Congolaise sous la présidence de Nathan Zawadi, autour du thème : « La fête ».
Avant cette grande finale, le 26 juin marquera la première étape majeure de cette aventure avec le casting officiel prévu à l’Institut français de Brazzaville. Cette sélection permettra de constituer la promotion Miss Excellentia 2026, composée de 15 représentantes départementales.
Autour de la créatrice congolo-malienne Penda Sako, présidente du jury, figureront également Yann Mboungou et Nahomi Aicha. Mais c’est surtout l’arrivée de Mercedes Rhama qui attire déjà l’attention sur les réseaux sociaux.

Derrière ce nom artistique se cache Christ Olassa, mannequin international originaire de la République du Congo et basé à Brazzaville. Connu également sous le nom de Kris Rhama, il s’est imposé au fil des années comme une figure montante du mannequinat africain grâce à une identité artistique mêlant élégance, audace éditoriale et maîtrise des podiums.
Égérie principale du Brazza Mall, le plus grand centre commercial du pays, il participe également à la gestion de l’image de plusieurs marques. Au cours de sa carrière, il a collaboré avec plusieurs maisons et créateurs de renom, notamment Vlisco, Fadi Wax, Sako Couture, Cost’Art ou encore Elie Kouame.
Son parcours lui a également valu une nomination remarquée aux Africa Fashion Awards 2026 dans la catégorie du meilleur mannequin photo masculin de l’année, confirmant ainsi son influence grandissante dans l’industrie de la mode africaine.
« C’est un véritable honneur et un plaisir de rejoindre le jury du casting Miss Excellentia 2026. Pour moi, ce rôle va bien au-delà d’une simple sélection : c’est l’opportunité de découvrir et de mettre en lumière des personnalités uniques, de l’ambition et une élégance authentique », déclare-t-il.

Selon Mercedes Rhama, les futures candidates devront se distinguer par leur authenticité, leur charisme et leur présence sur scène. Le mannequin attend également d’elles rigueur, élégance et maîtrise du podium, tout en mettant l’accent sur l’éloquence et la capacité à représenter dignement les valeurs de Miss Excellentia 2026. Pour lui, le concours recherche avant tout une femme forte, inspirante et capable de marquer les esprits.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-28 10:31:47
Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et la Banque Africaine de Développement), ont procédé le mardi 26 mai 2026 au renouvellement de leur partenariat dans la salle de presse du Centre International de Conférence de presse. L'UNFPA a été représenté par Madame Diené Kieta, sa directrice exécutive, sous l’assistance du Secrétaire Général-adjointe de l'ONU en charge des populations et le Groupe de la Banque africaine de développement par son président, le Dr. Sidi Ould Tah.

En marge des 61es Assemblées Annuelles du Groupe de la Banque Africaine de Développement, l’organisation des nations unies qui s’occupe de la population (UNFPA), profitant de ces assises, a conclu un accord de partenariat avec la Banque Africaine de Développement. Accord de partenariat signé par Madame Diené Kieta pour l’UNFPA, la directrice exécutif et le docteur Sidi Ould Tah, pour la BAD, président du Groupe de la Banque Africaine de Développement.
La signature de cette accord de partenariat prendra date dans les annales du partenariat international. « Nous nous retrouvons de façon opportune pour renouveler la coopération entre le groupe de la Banque africaine de développement et le Fonds des Nations unies pour la population. Ce partenariat, qui couvre plus de trois décennies s'est avéré très fructueux au fil du temps. Depuis la signature de notre premier mémorandum d'entente, nous avons franchi ensemble des étapes cruciales. Nous avons notamment développé en collaboration avec le gouvernement de Côte d'Ivoire pour mettre en œuvre le cinquième recensement général de sa population et son secteur du logement. Nous avons également appuyé les autorités ivoiriennes dans l'élaboration du plan national de développement, nouvelle page dans l'histoire de notre partenaire. Aujourd'hui, nous signons un nouveau mémorandum d'entente. Allant bien au-delà d'une simple signature, nous sommes en train de graver dans le marbre une conviction commune. Pendant très longtemps, le monde a considéré la croissance économique et les droits de l'homme comme deux objectifs distincts », s’est exprimé le président de la BAD.

« A travers ce partenariat, la Banque africaine de développement et le Fonds des Nations Unies pour la population font la démonstration qu'il s'agit de deux faces d'une même médaille. Avec ce partenariat, nous passons de la gestion à l'investissement, dans la croissance démographique. Nous passons de la survie des femmes africaines à leur épanouissement, chiffres parlent d'eux-mêmes en matière d'impact assuré par l'autonomisation des femmes. Nous pouvons en effet ajouter 2.500 milliards de dollars au PIB de notre continent si nous faisons le pari de l'autonomisation des femmes », a-t-il ajouté. Ainsi, la Banque Africaine de Développement associe son expertise et le savoir, surtout la présence étendue du Fonds au sein des systèmes de santé communautaire. Intensifiant les interventions visant à protéger les femmes, mais aussi les rendre autonomes.
Cet investissement dont les dividendes démographiques révèlent une importance particulière. « La transformation de notre dividende démographique en acquis économique, à une croissance économique, et un épanouissement du continent constituant des quatre points cardinaux de ma vision pour le groupe de la Banque africaine de développement », a-t-il explicité.
Le docteur Sidi Ould Tah a ensuite remercié l’UNFPA, notamment, sa directrice exécutive, Diené Kieta pour la confiance et l'engagement dans ce partenariat ancien qui se renouvelle aujourd'hui plus que jamais.
Pour Madame la directrice exécutive de l’UNFPA, « la signature d'aujourd'hui intervient à un moment particulièrement important pour l'Afrique, alors que nous sommes réunis pour l'ouverture des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement », a-t-elle évoqué.

« Je tiens à saluer votre leadership, votre vision en tant que président de la Banque africaine de développement, pour avoir choisi le dividende démographique comme l'une de vos quatre priorités cardinales, soulignant ainsi l'élimination de la mortalité maternelle comme pierre angulaire de la transformation socio-économique et du développement du capital humain. L'Afrique est un continent d'immenses opportunités, d'innovation et d'énergie. Quand l'Afrique parle d'une seule voix, le monde écoute », a souligné Madame Diené Kieta.
S’adressant personnellement à Monsieur le Président de la BAD, elle avoue que le président Sidi Ould Tah avec son institution offrent à l'Afrique l'opportunité historique de parler d'une unique, forte et transformative voix. Elle les en remercie du reste. « Cette réunion a lieu alors que nous devons redoubler d'efforts pour relever l'un des défis les plus urgents de développement du continent, soit que trop peu d'attention. En effet, malgré les progrès accomplis ces 20 dernières années, l'Afrique représente encore près de 70 % des décès maternels dans le monde. Et c'est là où on voit qu'il n'est de richesse que d'hommes et de femmes. Ce partenariat que nous bâtissons aujourd'hui est bâti sur une relation et une confiance de très longues années durant lesquelles nous avons travaillé ensemble », a-t-elle rappelé.
Par conséquent, ce partenariat renouvelé s'appuie sur une collaboration de longue date, entre le Fonds des Nations Unies pour la Population et la Banque africaine de développement, qui a débuté en 1992, avec la signature du premier mémorandum. Grâce à cette collaboration renouvelée, l’UNFPA et la BAD visent à contribuer à repositionner les questions démographiques, notamment la santé maternelle, la santé reproductive et les dynamiques démographiques en général, comme des priorités stratégiques de développement pour les Ministères de l'économie, des finances, les institutions nationales de planification économique.
« Nous travaillons ensemble pour que les feuilles de route pour la transition démographique et les investissements dans la santé maternelle et néonatale soient au cœur des stratégies de financement et de développement des pays africains. Ensemble, nous voulons aider les gouvernements à se doter des outils et des données et des cadres d'investissement nécessaires pour mieux identifier les déficits de financement, mobiliser des ressources à grande échelle et traduire les priorités démographiques en stratégies d'investissement nationales concrètes. Dans le cadre de ce partenariat, UNFPA et la BAD exploreront également des mécanismes de financement et de mise en œuvre susceptibles d'aider les pays à mobiliser davantage d'investissements publics et privés en faveur des femmes et des jeunes, moteur de croissance et de la résilience », a enfin suggéré la directrice exécutive de l’UNFPA.
En somme, le Fonds des Nations Unies pour la Population est l'agence directrice des Nations Unies pour la santé sexuelle et procréative. Sa mission principale est de bâtir un monde où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et le potentiel de chaque jeune est accompli. Cette organisation internationale concentre ces efforts sur trois résultats transformateurs : éliminer les décès maternels évitables ; éliminer les besoins non satisfaits en matière de planification familiale ; éliminer la violence basée sur le genre et les pratiques néfastes (mariage d'enfants, mutilations génitales féminines).
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-27 13:11:20
Dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Afrique, la République du Congo a organisé, le 25 mai 2026 dans l’arrondissement 6e Talangaï à Brazzaville, une scène culturelle qui a vibré au rythme de l’histoire, de la mémoire et de la musique. La cérémonie a été marquée par la présence du Président de la République Denis Sassou-N’Guesso, des chefs d’institutions africaines et des représentants de la Banque africaine de développement (BAD) et du ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l'Industrie touristique, Jean-Claude Gakosso. Le Congo a ainsi rappelé au continent africain tout entier, que sa culture demeure l’un de ses plus grands trésors. Le Président de la République, chef de l’Etat a livré un message dense, centré sur l’identité africaine, la transmission et la valorisation du patrimoine culturel.

Prenant la parole, le ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l'Industrie touristique, Jean-Claude Gakosso a du reste a consacré son speech sur le Musée national du Congo, « véritable symbole de mémoire collective. Présentant le futur sanctuaire culturel comme une maison de l’histoire africaine, un lieu destiné à préserver les racines du peuple congolais et à transmettre l’héritage des générations passées aux jeunesses de demain ».
Il a également donné une dimension musicale et populaire à son intervention en évoquant les grandes figures de la rumba congolaise des deux rives du majestueux fleuve Congo. De Luambo Makiadi Franco, à Tabu Ley Rochereau, de Pamelo Mounk’a à Papa Wemba, il a rendu hommage à ceux qui ont fait de la rumba une identité africaine reconnue dans le monde entier. Ces artistes ont porté des douleurs, des joies, des espoirs et des réalités sociales des peuples africains à travers des mélodies devenues classiques et intemporelles. Le discours a ensuite traversé les générations avec une énergie remarquable, reliant les légendes d’hier aux étoiles d’aujourd’hui. « De Koffi Olomidé à Fally Ipupa, la rumba ne perd jamais son éclat et ne souffre d’aucune ride ; de Ferré Gola à Roga-Roga, le Congo chante et l’Afrique s’enflamme ; de Doudou Copa aux jeunes talents d’aujourd’hui, la musique congolaise continue d’écrire son histoire avec passion et harmonie », a vanté Jean-Claude Gakosso. A cet effet, Jean-Claude Gakosso a montré que la rumba continue de se réinventer sans jamais trahir son essence.
En conséquence, cette célébration a surtout rappelé que la culture est une arme de souveraineté et de rayonnement. Le Musée national du Congo apparaît désormais comme un projet majeur pour sauvegarder les objets, les récits, les œuvres et les mémoires collectives, qui constituent l’identité du Congo. Dans un monde en perpétuelle mutation et de façon accélérée, préserver le patrimoine devient un acte de résistance culturelle. Ce musée ambitionne ainsi d’être un espace vivant, ouvert à la jeunesse, aux chercheurs, aux touristes et aux amoureux de l’Art africain, de l’Afrique en somme.
Cette Journée de l’Afrique, célébrée à Brazzaville, la capitale congolaise, aura été, bien plus qu’une cérémonie protocolaire. Elle s’est transformée en un hymne à la rumba congolaise, cette musique inscrite dans l’âme du peuple et dans l’histoire du continent. Entre patrimoine, musique et mémoire, le Congo a rappelé que ses artistes, d’hier à ceux d’aujourd’hui, restent les ambassadeurs d’une Afrique fière, créative (créatrice) et profondément attachée à son identité culturelle.
Les musées nationaux du monde constituent des hauts lieux de prestige, de mémoire et d’histoire. Ils font partie des patrimoines nationaux qui font la fierté des pays. Le nouveau musée abrite 2500 œuvres d’art.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-26 16:51:28
À Dakar, certains changent de poste comme on change de chemise après la pluie. Mais quand il s’agit de Ousmane Sonko, le changement ressemble plutôt à un nouveau chapitre d’une série politique à succès dont tout le Sénégal suit les épisodes sans jamais zapper.
À peine débarqué de la Primature le 22 mai, voilà que l’ancien chef du gouvernement rebondit avec élégance et atterrit au sommet de l’Assemblée nationale ce 26 mai 2026. Résultat du vote ? Une démonstration de force presque sans débat : 132 voix pour, une abstention et zéro contre. Même certains élèves rêvent d’avoir des notes aussi propres au bulletin.
Dans l’hémicycle de Dakar, l’élection de Sonko au perchoir a pris des allures de formalité bien huilée. Une partie de l’opposition, absente lors du vote, conteste certes la légalité de sa réintégration comme député, mais cela n’a pas empêché la machine politique de poursuivre sa route à grande vitesse.
Le nouveau président de l’Assemblée succède ainsi à Malick Ndiaye, qui avait quitté son poste deux jours plus tôt. Et pendant que certains cherchaient encore leurs repères, Sonko, lui, avait déjà trouvé le chemin du nouveau fauteuil. Au Sénégal, la politique ne dort jamais : elle fait des heures supplémentaires.
Cette nomination intervient d’ailleurs dans un contexte de grande recomposition au sommet de l’État. Après la nomination de Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô comme chef du gouvernement le 25 mai, le pouvoir sénégalais continue de redistribuer les cartes avec une rapidité digne d’un match de lutte sénégalaise où personne n’a le temps de souffler.
Pour les partisans de Sonko, cette élection confirme une chose, l’homme reste l’une des figures centrales de la scène politique sénégalaise. Premier ministre hier, président de l’Assemblée aujourd’hui, à ce rythme, même les GPS politiques risquent de demander une mise à jour !
Une chose est sûre, au Sénégal, l’actualité politique est devenue un véritable feuilleton national. Et le public, lui, attend déjà le prochain épisode avec du café bien chaud et les yeux grands ouverts.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-05-26 11:00:57
À partir du 1er janvier 2027, le Congo franchira une étape historique dans le renforcement de l’unité africaine. Le président Denis Sassou Nguesso a annoncé la suppression du visa d’entrée pour tous les citoyens africains souhaitant se rendre au Congo.
L’annonce a été faite ce 25 mai à Brazzaville, à l’occasion de la célébration de la 63e Journée de l’Afrique, tenue en amont des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).
Une décision saluée comme un signal fort en faveur de l’intégration africaine, du brassage des peuples et du développement des échanges économiques, culturels et touristiques entre les nations du continent.
Avec cette réforme ambitieuse, le Congo rejoint les pays africains qui choisissent l’ouverture et la libre circulation comme moteur de croissance et de fraternité.
Cette mesure devrait faciliter les déplacements des entrepreneurs, étudiants, artistes, chercheurs et touristes africains vers Brazzaville et les différentes villes du pays.
À travers cette annonce, Denis Sassou Nguesso affiche sa volonté de faire du Congo une terre d’accueil, de coopération et d’opportunités pour les peuples africains.
Une vision panafricaine qui place l’humain, l’unité et l’avenir du continent au cœur des priorités.
Le Congo ouvre désormais ses bras à l’Afrique. Une page nouvelle s’écrit pour le continent.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-05-25 21:37:02
C’est une nouvelle qui fait vibrer les mélomanes et les nostalgiques de la grande époque de la rumba congolaise : un bureau exécutif des Bantous de la capitale vient d’être mis en place récemment en France sous l’impulsion du président général du bureau exécutif, Maurice Nguesso, dans une dynamique de redynamisation de l’un des orchestres les plus emblématiques d’Afrique centrale.

Véritable institution musicale née à Brazzaville, Les Bantous de la Capitale ont longtemps porté haut les couleurs de la rumba congolaise à travers le continent et au-delà. Leur nom seul évoque des générations de danse, de nostalgie et de grandes heures musicales qui ont marqué l’histoire culturelle du Congo.
Mais comme toute grande légende, le temps a parfois ralenti le rythme. D’où cette initiative venue de la diaspora en France, qui entend insuffler une nouvelle énergie à l’orchestre mythique. Objectif affiché : structurer, organiser et relancer la machine musicale pour reconnecter les Bantous avec les scènes, les studios et surtout leur public.
Selon Maurice Nguesso, ce bureau exécutif basé en France aura pour mission de renforcer la visibilité du groupe, mobiliser les talents de la diaspora et préparer de nouvelles productions capables de faire revivre la flamme des grands classiques, tout en s’ouvrant à de nouvelles sonorités.
Dans les coulisses, certains parlent déjà d’un “retour en élégance” plutôt que d’un simple come-back. Une manière de dire que les Bantous ne cherchent pas seulement à rejouer leur passé, mais à réécrire une nouvelle page de leur histoire.
Le bureau France est composé de la manière suivante :
Comité d'honneur
Président d'honneur : Clément Ossinondé
Membres :
Mariotti Ouabari
GhislainJoseph Gabio
Bureau exécutif
Président : Didier Kabala
vice-président : Alain Onkani
Secrétaire général : Marcelin Koubassana Naka
Trésorier : Guy Mpoy
Chargé de la production : Anytha Ngapy
Chargé de la communication :
Denis Malanda
Clément Ossinondé
Jean-Jacques Jarele SIKA
Entre mémoire et modernité, la relance des Bantous de la capitale en France sonne comme une promesse, celle de voir renaître une légende qui refuse de se taire.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-05-24 10:07:24
La deuxième Conférence ministérielle sur le maintien de la paix en environnement francophone s’est tenue mercredi 20 mai 2026, à Rabat au Maroc. Le Congo y a naturellement été représenté par le tout nouveau ministre des Affaires étrangères, Serge-Constant Bounda. Un cliché du ministre lors de cette conférence, le présente avec le drapeau rwandais devant lui. Une perspective visuelle dans la prise de vue d’un photographe qui n’a certainement pas interprété l’environnement du sujet au moment de valider son cliché et qui crée le buzz pulsé par l’ignorance de certains oiseaux de mauvais augure qui méconnaissent autant les us diplomatiques, protocolaires que photographiques.
L’usage diplomatique impose qu’au moment de prendre la parole dans une tribune internationale où les emblèmes nationaux sont dressés, que l’orateur s’assure que le drapeau de son pays est bien à sa place, devant lui. Ceux qui ont lancé la polémique sur le ministre Serge-Constant Bounda, méconnaissent sans doute ces règles élémentaires du protocole diplomatique.
Être bête c’est aussi un choix de vie pour ceux qui refusent de progresser et limitent le monde à leurs insuffisances.
Pour tout dire, c’est une question de protocole diplomatique. La règle est que le drapeau du pays hôte se place à la droite de l’orateur, donc à la gauche du public.
Pourquoi à droite ?
La "place d’honneur" est à droite. Dans la plupart des protocoles occidentaux, la droite est la position d’honneur. Elle vient de la tradition militaire et royale : le chef de file, le bras droit, le siège d’honneur à table.
Quand le président parle, le drapeau de son pays occupe cette place d’honneur. Le point de référence, c’est l’orateur, pas le public.
Quand deux chefs d’État se rencontrent, chaque drapeau est à la droite de son chef.
En gros, mettre le drapeau à droite de l’autorité, c’est dire : "Ici, c’est moi qui reçois, et c’est mon pays qui parle".
Ce rappel montre à ceux qui ont cru prendre le ministre Serge-Constant Bounda à défaut en l’affublant malencontreusement de toutes les traitrises inimaginables, que ce drapeau est celui du ministre rwandais assis à la gauche du ministre congolais.
Et si par mégarde, le drapeau rwandais avait été placé devant le ministre en lieu et place de drapeau congolais, en diplomate chevronné, le ministre qui n’est tout de même pas aveugle, l’aurait purement et simplement retiré et placé sous ses pieds, avant d’en dresser protestation aux autorités marocaines.
Rappelons que lors des déplacements pour des conférences du genre, que ce soit au niveau présidentiel que ministériel, la délégation a toujours dans ses bagages le fanion du pays ou le drapeau, au cas où une quelconque erreur venait à se produire. Les sportifs anticipent même en emportant avec eux des partitions et une version chantée de l’hymne national.
Et puis, soyons sérieux, les marocains sont trop professionnels pour se permettre pareille bourde, qui plus est dans une conférence internationale qui engage le crédit du royaume.
En zoomant ou élargissant la focale sur une image plus large, on voit bien le drapeau congolais devant le ministre Bounda, naturellement, il est à sa droite comme nous l’avons démontré.

Le ministre rwandais avec des lunettes, a bien le drapeau de son pays à sa droite, donc à gauche du ministre congolais.

Cette méprise illustrative qui a fait bondir les ignorants (excusez qu’on le dise sans insulter, mais c’est le seul mot qui s’y prête ) qui ont interprété une image, sans en analyser les contours, est simplement un problème de prise de vue que l’on ne saurait imputer au ministre Serge-Constant Bounda, même si dans toute représentation imagée, l’objet ne signifie toujours pas ce qu’il représente, mais ce qu’il suggère et surtout ce qu’il crée.
Sauf qu’il faut nuancer que dans le cas d’espèce, il s’agit d’une erreur de perspective de la part du photographe.
Rien de ce qui est décrit dans ce torchon faussement titré : ‘’Constant Serge Bounda serait-il le ministre des Affaires étrangères du Congo au service du Rwanda ?’’
Et si donc, celui qui interprète le cliché à un esprit étriqué et une propension à taper à tout va sur le Congo et ses autorités, on comprend aisément que l’interprétation d’une image s’apparente à un devoir hors sujet, faute de pousser bien loin la réflexion, induisant du coup d’autres personnes non averties dans une erreur qui résulte de sa méconnaissance de certains sujets. C’est triste !
« Maitriser la perspective c’est contrôler l’histoire de l’image » apprend-on aux étudiants en journalisme ou en cinéma, au moment d’aborder les chapitres sur la valeur des plans.
Une image parle d’une manière ou d’une autre, selon que l’opérateur de prise de vues se place dans une position ou une autre, de même que l’orientation de son appareil ou l’ouverture de sa focale.
Pourvue que l’auteur de ce pamphlet de mauvais goût s’inscrive au « cours d’adultes » option photographie. Cela lui évitera de manipuler faussement l’opinion à l’avenir, à partir d’une photo mal interprétée, même si dans le cas d’espèce le dicton chinois est clair : « on ne redresse jamais l’ombre d’un bâton tordu. »
Il est vrai qu’à l’heure des réseaux sociaux et surtout des blogueurs, tout le monde peut se dire journaliste, peut écrire et informer. Mais comment ?
On ne s’improvise pas journaliste. Le journalisme est un métier qui s’apprend. Il obéit à des règles. C’est une science qui comporte autant des codes qu’une méthodologie scientifique, pour éviter de dire n’importe quoi.
L’art d’informer ne se manipule pas avec légèreté et approximations car « l’information n’a pas de dimension morale. Elle est comme un couteau. Armez-en un chirurgien et un assassin, chacun s’en servira différemment », est-il toujours rappelé aux étudiants en journalisme, ceux qui font école et qui savent que l’information est une substance très volatile, susceptible d’exploser et de faire d’énormes dégâts, selon qu’on la manipule de telle ou telle autre façon.
Un bon journaliste ne publie pas une info parce qu’elle "sonne vrai". Comme cette image, si on n’y prend garde. Il cherche des sources, confronte les versions, cherche ce qui pourrait prouver qu’il a tort. C’est l’équivalent du test expérimental : "Si mon hypothèse est fausse, comment je le vois ?"
Le cliché vu comme tel est faux. N’étant pas un bon journaliste, à défaut de l’être simplement, l’auteur de l’article, s’il faut le nommer ainsi, s’est lancé tête baissée dans la vindicte, comme un piètre élève qui traite une dissertation dont il n’a pas compris toutes les subtilités qui se cachent dans le sujet.
Quand une science se trompe, elle publie un erratum. Un journal sérieux fait un rectificatif. C’est la même logique d’auto-correction. Mais, qu’en sera-t-il des colporteurs du faux ?
L’interprétation assassine du cliché sur lequel apparait le ministre Serge-Constant Bounda dans l’axe d’un drapeau rwandais et sur lequel un développement erroné a été fait par les spécialistes de l’incurie, montre bien que les assassins du verbe déguisés en journalistes, rodent à l’affut de tout sujet à travestir.
Heureusement que nous sommes souvent là pour les démasquer et les confondre.
Demeurez serein monsieur le ministre. Ce ne sont nullement les chants de sirènes qui vous feront déviez de votre cap.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-23 23:25:18
À moins d’un mois du début du Mondial 2026, la RDC fait face à une situation totalement exceptionnelle. La Maison Blanche a imposé à la sélection congolaise une période d’isolement stricte de 21 jours avant son entrée sur le territoire américain, en raison des risques liés à la flambée du virus Ebola en RDC.
Actuellement en stage de préparation en Belgique, les Léopards ont dû entrer immédiatement dans une bulle sanitaire à l’annonce de la décision américaine, afin de préserver leur participation au tournoi.
Andrew Giuliani, responsable de la cellule Coupe du Monde à la Maison Blanche, a prévenu que tout nouvel arrivant devra être isolé séparément afin d’éviter le moindre risque de contamination.
Les autorités américaines craignent qu’un cas symptomatique au sein du groupe compromette directement la présence de la RDC au Mondial.
La sélection congolaise, qui établira son camp de base à Houston, doit affronter le Portugal le 17 juin, avant de défier la Colombie et l’Ouzbékistan.
Selon certaines indiscrétions, les autorités américaines étudieraient la perspective d'interdire l’accès sur leur sol aux supporters de la RDC en provenance du pays.
Ceux titulaires d’un passeport de la RDC et qui assisteront l’équipe, devront justifier qu’ils n’ont pas séjourné sur leur territoire depuis un mois au moins. Cela vaut également pour les officiels quels qu’ils soient.
L’Organisation mondiale de la santé a récemment déclenché une alerte sanitaire internationale après une nouvelle flambée d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, avec déjà plusieurs dizaines de cas recensés et plusieurs décès confirmés.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-23 16:57:13
Le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye limoge son Premier ministre Ousmane Sonko puis dissout le gouvernement. La décision a été rendue publique dans la nuit du vendredi 22 mai 2026 à travers le décret présidentiel n°2026-1128, lu à la Télévision nationale sénégalaise (RTS) par Monsieur Oumar Samba Ba, Secrétaire général de la Présidence de la République. Le texte met également fin aux fonctions de l’ensemble des ministres et secrétaires d’Etat membres du gouvernement.
Dans son communiqué officiel diffusé depuis le Palais de la République à Dakar, le Secrétaire général a précisé que les membres du gouvernement sortant continuent et demeurent pour expédier les affaires courantes, ce en attendant la nomination d’un nouveau Premier ministre et l’installation de sa nouvelle équipe gouvernementale.

Par ailleurs, dans cette allocution diffusée sur la RTS, Oumar SAMBA BA a rappelé les fondements constitutionnels de cette décision présidentielle. « Le président de la République, vu la Constitution, notamment en ses articles 42, 43, 49, 53 et 56 ; vu le décret n°2024-921 du 2 avril 2024 portant nomination du Premier ministre ; vu le décret n°2025-1430 du 10 septembre 2025 fixant la composition du gouvernement, décrète : article premier, il est mis fin aux fonctions de monsieur Ousmane Sonko, Premier ministre de la République du Sénégal. Article 2, le présent décret sera publié au Journal officiel de la République du Sénégal », a-t-il signifié.
Rappelons que, ce limogeage, non moins spectaculaire intervient dans un contexte politique particulièrement tendu entre les deux têtes de l’exécutif sénégalais. Quelques heures seulement avant cette décision présidentielle, peu avant son éviction, Ousmane Sonko s’était présenté devant l’Assemblée nationale, réuni en congrès, pour répondre aux questions des députés dans une séance à forte portée politique. Au cours de cette intervention parlementaire, le chef du gouvernement avait tenu des propos qui laissaient entrevoir des divergences profondes avec le chef de l’État. « Je ne suis pas un Premier Ministre qui obéit aveuglément et qui acquiesce à tout », avait-il lancé devant les élus du peuple, dans une déclaration largement relayée par les médias sénégalais et les réseaux sociaux. Précisant également que, peu après l’annonce officielle de son départ, Ousmane Sonko a rapidement réagi via sa page Facebook. Dans un message bref mais lourd de sens, l’ancien Premier ministre, Chef du gouvernement a déclaré : « Ce soir, je dormirai le cœur léger ». Pour plusieurs observateurs de la vie politique sénégalaise, cette rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko marque un tournant majeur dans l’histoire récente du Sénégal, alors que les deux hommes d’Etat étaient jusqu’ici perçus comme les principaux artisans de l’alternance politique intervenue en 2024.
Selon plusieurs indiscrétions relayées ces derniers jours dans l’entourage politique du désormais ex-Premier ministre, Ousmane Sonko aurait déjà envisagé de quitter volontairement ses fonctions. Il aurait informé certains de ses proches collaborateurs de son intention de démissionner, dénonçant notamment un prétendu complot orchestré contre lui après l’arrestation de Ndiaga Seck.

À Dakar, dans tout le Sénégal comme dans plusieurs capitales africaines, cette décision présidentielle suscite déjà de nombreuses réactions et alimente les spéculations autour de la future recomposition du pouvoir sénégalais, dans un contexte où les équilibres politiques au sommet de l’État semblent désormais profondément fragilisés. Une atmosphère délétère qui laissait prévoir dès divergence entre les deux hommes. Fossé qui s’est concrétiser cette soirée. Le divorce est ainsi consommé entre Bassirou et Sonko. Le Sénégal, qui a toujours été le parfait bel exemple de l'alternance politique en Afrique, va-t-il sombré à présent dans une instabilité institutionnelle ? Cette situation de fait aura-t-elle des conséquences ?
Photos : DR
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-23 04:08:28
A l’occasion de la décision du ministre des Sport de l’ouverture des stades autrefois fermés, le stade Municipal de la ville de Ouesso dans le département de la Sangha reprend progressivement vie. Après une longue période d’inactivité, les jeunes de Ouesso ont de nouveau eu le plaisir d’investir cet espace propice à la pratique du sport, toute discipline confondue. Le cas de l’Académie de football club Mam E Lik, du coach Didier Bonazebi dit Saviem, ancien joueur de l’équipe Etoile du Congo et ancien international, Diables rouges, qui se fait le grand plaisir de la reprise des entrainements sur ce terrain, qui les a longtemps manqués.

Dans une atmosphère joviale et d’ambiance retrouvée, l’espace sportif, c’est-à-dire le stade municipal est devenu un véritable lieu de rassemblement, d’union et d’épanouissement.
En ce qui concerne le football, on ne d’ailleurs la reprise des séances d’entrainement de l’équipe académie de football club Mam E Lik de Ouesso, l’entraîneur principal de centre d’encadrement des jeunes de football s'est réjoui de ce fait.
« La reprise des activités au stade représente une opportunité et une aubaine importante pour encadrer de la jeunesse et promouvoir les jeunes talents locaux. C'est une très bonne chose parce que pendant près de 4, 5 voire 6 mois d’interruption, due à la fermeture des stades au pays, on ne s'entraînait plus. Maintenant que les stades sont ouverts, ça permettra à tous nos jeunes de mieux se préparer et avec un objectif, faire des efforts, de rehausser leur niveau footballistique, et de les amener très haut et de prétendre les faire sortir de l’anonymat, afin que nous ayons au moins dans la Sangha, des représentants dans les grandes compétitions dans le pays comme le championnat national à Brazzaville comme ailleurs », a déclaré Bonazebi Saviem.

« Maintenant que le stade est à nouveau ouvert, je crois que ça demandera aux joueurs d'être conscients, de reprendre les activités comme il se doit. Tout le monde se plaignait du manque d’activités sportives à Ouesso. Actuellement que c'est ouvert, les entraîneurs, les dirigeants et les joueurs doivent prendre conscience pour que le football congolais puisse retrouver son niveau d'antan et que nous fassions parler encore de nous », a-t-il ajouté.
Selon l’ancien joueur de l’Etoile du Congo et ancien international football, « il y a longtemps que le Congo s'est retrouvé quelque part pour jouer dans une compétition africaine. Entre temps, en club, c'est As Oto’o d’Oyo, qui essaie de se débrouiller, de sauver notre honneur sur l’échiquier international. Les pauvres joueurs, sans réel championnat », s’est-t-il apitoyé.

Maintenant que c'est ouvert, je crois que tout le monde prendra conscience et que nous irons de l'avant. Pour les responsables sportifs comme pour les habitants, cette réouverture constitue également un signal encourageant pour le développement du sport dans la localité. Le stade redevient ainsi un espace d'unité, de discipline et de cohésion sociale pour les jeunes de Oueso.
« Nous avons toujours cru que le stade serait ouvert un jour. On n'a pas croisé les bras. On s'entraînait malgré que les salles étaient fermées. On est toujours en jambe et on garde toujours l'espoir que l'avenir nous réserve. Pendant un moment, nous avons besoin de la visibilité. Et dès un moment, nous avons besoin des championnats. C'est grâce à ces championnats que les jeunes talents se développent et qu'ils expriment leur volonté et leur passion pour le football. Donc beaucoup plus que la visibilité et les championnats », a déclaré Loïc Makayat, gardien d but.

Avec cette reprise, plusieurs acteurs espèrent désormais voir naître de nouvelles compétitions et favoriser l'émergence de futurs talents du football congolais.
Le stade constitue un véritable centre d’activités de loisirs qui rythme désormais le quotidien de plusieurs jeunes de la ville, heureux de retrouver un cadre adapté à la pratique sportive.
Photos : DR
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-23 02:12:08
Ewawa Plus et l’Archer Fondation ont annoncé officiellement, ce vendredi 22 mai 2026 à la Case Bantu de Brazzaville un Camp de basket-ball pour enfants, qui se déroulera du 6 juillet au 5 août 2026 au Gymnase Maxime Matsima (ex Centre sportif de Makélékélé). Une initiative d’ingénierie sociale visant à transformer l’excellence sportive en un puissant levier de développement humain et de cohésion sociale. Ladite initiative concerne une trentaine d’enfants orphelins choisis dans différents orphelinats de la capitale. Ce partenariat a été signé entre Monsieur Prince Youlou, fondateur et promoteur d’Ewawa Plus et Madame Mariame Kangoud, la présidente de l’Archer Fondation.

Le basket-ball se définit comme levier d’éducation, d’inclusion et de transmission pour la jeunesse sera au centre d’une activité sportive créatrice des loisirs et de détente pour une meilleure occupation des enfants pendant leurs vacances.
Eu égard de cette situation vécu par les enfants vulnérables, est né un projet d’urgence sociale et du désœuvrement juvénile. Ce projet novateur prend racine à Brazzaville, suite au désœuvrement des mineurs, vecteurs de délinquance urbaine et de décrochage scolaire. Ce constat constitue l’un des facteurs clés qui alimentent la survenue des phénomènes de criminalité juvénile violente, à l’instar des « bébés noirs ».
Ainsi, pour contrer cette rupture sociale, Ewawa Plus déploie une prévention non coercitive basée sur l’autorité morale des vétérans et l’expertise de coaches certifiés FIBA (fédération Internationale de Basket-ball Association).
Sur ce, Ewawa Plus Camp U12 se veut déjà être un véritable incubateur de talents et de compétences de vie. Ce Camp des enfants de moins de 12 ans, issus de la couche sociale vulnérable, constituée des orphelins servira de laboratoire de citoyenneté par le sport. Le Gymnase Maxime Matsima, ancien Centre sportif de Makélékélé sera le temple idéal pour des vacances intelligentes à ses enfants. Il propose un programme intensif qui dépasse le simple cadre de parquets de basket-ball.
Outre les entraînements techniques, des ateliers de leaderships, de créativité et d’initiation au numérique seront dispensés en partenariat avec la Case Bantu, préparant l’égalité mentale des enfants aux défis du futur.

« Ce partenariat, c'est de pouvoir participer au bon développement de l'enfant. Aujourd'hui, Ewawa Plus porte les valeurs que l'Archer Fondation met également en lumière, c'est-à-dire le bon développement de l'enfant, la synergie entre le sport et la capacité à pouvoir développer des compétences. Je sais qu'aujourd'hui, nous savons, en tout cas au sein de l'Archer Fondation et plus largement pour d'autres associations ici en République du Congo, que le sport est un levier qui favorise la cohésion sociale et qui favorise également l'insertion socioprofessionnelle. Choisir un métier ne se fait pas comme ça au hasard arrivé à l'âge adulte, mais je crois qu'en tant qu'adulte, nous sommes responsables aussi de pouvoir permettre à un enfant de pouvoir choisir sa voie, soit par le sport, soit par la science, etc. Et personnellement, je crois profondément que le sport est une science et qu'il permet aussi de pouvoir se rencontrer. Il casse aussi tous les a priori que nous avons, il permet à des couches de population de pouvoir se rencontrer et le projet Ewawa Plus, dans ce qu'il prône, en tout cas, nous ressemble et c'est pourquoi on a fait le choix de pouvoir s'associer », a expliqué Madame Mariame Kangoud.
« Donc, on va aller rencontrer les orphelins. On a déjà une cartographie. On a répertorié des orphelinats dans toute la ville, travailler avec les jeunes, les repérer et puis sélectionner certains d'entre eux. Qui vont être aussi les ambassadeurs. Malheureusement, nous n'avons que 30 places. Donc, les jeunes qui auront la responsabilité, en tout cas qui vont être choisis, auront la responsabilité d'être aussi les ambassadeurs, ambassadrices des autres jeunes orphelins qui ne pourront pas participer à ce camp-là », a-t-elle précisé avec regrets.
« A l'Archer Fondation, nous croyons que chaque enfant mérite les mêmes rêves et les mêmes chances », a-t-elle conclu.

Prince Youlou estime que la signature de ce partenariat implique une avancée significative dans les rapports entre Ewawa Plus et l’Archer Fondation. « Il s'agit ici d'un Camp de basketball, qui a pour mission de permettre aux enfants, numéro un, d'apprendre à jouer au basket-ball. Mais pas que ça, parce qu'il y a aussi l'instruction civique ; on parlera également de la tolérance, du vivre ensemble, du fair-play. Adosser à tout cela, des ateliers de créativité qui permettront aux enfants d'apprendre à s'exprimer autrement. Grosso modo, l'idée, c'est de mener les enfants à un univers qui leur permettra de s'exprimer et de sortir le meilleur qu'ils peuvent avoir. Justement, c'est une activité assez importante qui cible une couche sociale vulnérable, aussi importante ».
« A travers Ewawa Plusn Camp U 12, nous voulons prouver que le basket-ball est un puissant vecteur de cohésion sociale et de citoyenneté partagée. Sur ce terrain, les barrières s'effacent pour offrir à chaque enfant les mêmes rêves et les mêmes opportunités », a-t-il conclu avce espoir.
Signalons que ce programme apportera aux enfants des valeurs cardinales telles que le respect des règles, le goût de l’effort, l’esprit d’équipe et la confiance en soi.

En se déroulant pendant la période des vacances scolaires, ce camp offre une solution idéale aux parents. Il leur garantit un espace sécurisé et structuré permettant de poursuivre l’apprentissage et le développement personnel de leurs enfants dans un cadre régulier, sain et stimulant, loin des risques de la rue.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-05-23 00:50:29