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La route de Linzolo, artère vitale reliant Nganga Lingolo et Mbandza Ndounga dans le département du Pool, est devenue un véritable parcours du combattant pour les usagers. Malgré son importance stratégique, cette voie est dans un état de délabrement avancé, rendant les déplacements quotidiens difficiles et dangereux.
Les habitants des villages situés tout au long de cette piste d’éléphants, Mitiabi, Ntoula, Loukanga, Djoumouna, Samba Alphonse… témoignent des difficultés rencontrées quotidiennement sur cette route : nids-de-poule, flaques d’eau, chaussée défoncée créant des obstacles dangereux qui perturbent la circulation avec des nuages de poussières envahissant l’air et pénétrant jusque dans les habitations.

Pour circuler sur ce tronçon, il est nécessaire de se munir des bavettes.
Ces conditions dégradées mettent en péril l’intégrité physique des usagers et endommagent les véhicules. Les taxis motos sont les premiers concernés : « Quand on passe sur cette route, on met en danger notre moto et notre corps souffre », confie l’un d’eux.

Les automobilistes ne sont pas épargnés : « Si vous empruntez cette route, vous risquez de perdre votre pare-choc ou votre pot d’échappement », témoigne un conducteur.
Les transporteurs en commun voient leurs coûts augmenter en raison des pannes fréquentes et des embouteillages : « On est obligés d’augmenter les tarifs à cause de l’état de la route », explique un chauffeur de taxi-bus.

Les automobilistes, piétons et propriétaires de commerce établis sur ledit tronçon souffrent le martyr.
La route est défoncée de toutes parts et les automobilistes slaloment autant qu’ils peuvent pour se frayer le chemin.

Même les véhicules 4X4 ont du mal à circuler convenablement. Entre les moteurs qui calent, les roues qui s’arrachent, les arbres à came qui cassent, les automobilistes sont obligés de faire des zigzags sur cette gigantesque piste d’éléphants.
Un enjeu économique et social
La route de Linzolo joue un rôle crucial dans la vie économique de Brazzaville, la capitale congolaise.
Elle dessert de nombreux quartiers et des marchés de Brazzaville en produits agricoles (arachides, maniocs, tomates, foufou, légumes...). Son état dégradé entraîne des répercussions sur l’activité économique et la mobilité des personnes.

Le calvaire est réel et la désolation totale.
Pourtant, le gouvernement a annoncé à plusieurs reprises la reprise des travaux de réhabilitation de ce tronçon.
Mais jusqu’ici, rien n’a été fait.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-23 10:58:13
C’est une véritable campagne de communication politique de génie à treize mois de l’élection présidentielle de 2026 au Congo ! A la manœuvre, Digne Elvis Okombi Tsalissan, ancien ministre, qui a dévoilé mardi 21 janvier 2025, le visage du mystérieux « Patriarche » affiché partout sur les grandes artères de Brazzaville, la capitale congolaise, après trois mois de suspense. L’affiche officielle « Le Patriarche, Ni Yandi », n’est autre que Denis Sassou-N’Guesso, actuel Président de la République du Congo.

« Dans un pays où nombreux de ceux que nous sommes, du nord au sud, de l’est à l’ouest, de la majorité à l’opposition, au centre, même à la société civile, sommes nés après les indépendances, nous avons tous plus ou moins du Denis Sassou-N’Guesso en nous. Parce que, souvent, nous lui devons soit directement ou indirectement nos carrières professionnelles, notre parcours ou encore sa main invisible et protectrice dans les moments de joie ou de malheur que nombreux des congolais ont traversé. C’est pour cela qu’il est réducteur de placer cet homme qui a survolé les époques et les générations en qualité de chef de groupe », a déclaré l’initiateur de cette plateforme le « Patriarche », Digne Elvis Okombi Tsalissan devant une foule en liesse, dans un hôtel de la place.

« A ces historiens du passé, du présent et du futur, le peuple congolais leur demandera de replacer le Président Denis Sassou-N’Guesso dans son rôle. Nous veillerons assurément que l’on parle du bâtisseur infatigable, de l’homme de consensus, l’homme du dialogue et aujourd’hui, nous veillerons que l’on parle du Patriarche », a martelé Digne Elvis Okombi Tsalissan sous les applaudissements nourris et prolongés de l’assistance.

Digne Elvis Okombi Tsalissan a rappelé également, avec luxe et détails, que l'histoire du Congo devrait être et doit être écrite par des acteurs neutres, moins passionnés qui devront faire preuve de rigueur intellectuelle et d'une démarche scientifique.
Il sera important et nécessaire, poursuit-il, de ne pas ausculter les moments de douleurs que ce pays a connu, à partir de 1959, et même les événements tragiques de 1994, 1997, et/ou parfois des contradictions idéologiques...
Le rendez-vous est donné pour le 5 février prochain pour un méga meeting au boulevard Alfred Raoul.
Cette date du 5 février n'a pas été choisie par hasard.
Alors colonel, Denis Sassou-N’Guesso est élu Président du Comité préparatoire du troisième congrès extraordinaire du Parti. Le troisième Congrès extraordinaire de mars 1979, confirmera son élection à la tête du Parti et par conséquent à celle de l’État. Il devient ainsi « l’homme du 5 févier 1979 ».
Il est aussi prévu un colloque international du 08 au 10 juin 2025 sur l’œuvre de Denis Sassou-N’Guesso.
A une année de l’élection présidentielle, ce mouvement est vu comme un instrument puissant de campagne pour le chef de l’État Denis Sassou-N’Guesso qui sera, très probablement, candidat.
Habituellement, l’affrontement politique, c’est-à-dire la véritable campagne, débute au cours de la seconde quinzaine de mars. Les favoris se dégagent, les projets se confrontent, les intentions de vote se cristallisent. Rien de tout cela cette année, car le débat s’est concentré sur qui serait candidat.
Le Président Denis Sassou-N’Gguesso, avec sa grande expérience, saura sans doute prendre cette initiative qui s'impose le moment venu car il a la possibilité de se présenter pour un cinquième mandat, selon la Constitution en vigueur dans le pays.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-22 10:43:31
L’équipe nationale de football masculin du Congo, les Diables Rouges A’, a été disqualifiée du tour final de la huitième édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan), en raison d’une violation de l’article 39 des règlements de la compétition.
« À vouloir trop jouer avec le feu, on finit par s’y brûler ». Cette leçon, la pseudo commission ad’hoc de la Fédération congolaise de football et son parrain affiché, le ministère des Sports, l’auront apprise à leurs dépens.
Le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (Caf) a scellé le sort du Congo le 20 janvier au Caire, en Egypte, à travers la décision DC 23200.
Le jury qui a accepté la réclamation de la Fédération équatoguinéene de football, a rejeté les arguments de la Commission ad'hoc de la Fédération congolaise de football (Fécofoot), non reconnue de la Caf.
La Fecofoot a été sanctionnée pour avoir aligné un joueur inéligible lors des matches aller et retour entre la Guinée Equatoriale et le Congo, en violation des articles 2 et 12 des règlements du Chan, ainsi que de l’article 150 du code disciplinaire de la Caf. Les matchs, disputés les 21 et 29 décembre dernier, sont déclarés perdus par forfait pour le Congo, sur un score de 3-0.
De plus, la Fecofoot a été condamnée à une amende de 10 000 USD, à régler dans les 60 jours suivant la notification de cette décision. Le président du jury disciplinaire, Ousmane Kane, a indiqué que toute partie souhaitant obtenir les motivations de la décision doit adresser une demande écrite à la Caf dans un délai de 10 jours après notification.
Concernant les recours, il est précisé que la décision peut être contestée devant le jury d’Appel de la Caf, conformément aux articles 54 à 58 du code disciplinaire de la confédération.
Les parties ont un délai de trois jours pour notifier leur intention de faire appel, suivi d’un délai supplémentaire de sept jours pour soumettre un recours écrit.


Le Congo est disqualifié parce que son argumentaire de réclamation aura été présenté par une institution fantôme. Depuis tout le temps que nous attirions l’attention que l’immixtion du politique dans la pratique sportive peut être lourde de conséquences.
Ce qui signifie en d’autres termes que les contre-réserves formulées par la pseudo commission Ad’hoc n’ont pas été examinées, pour vice de forme, la commission n’étant pas reconnue. Cependant, si Mayolas et compagnie introduisaient la même requête, celle-ci sera examinée. Et si le Congo convainc de par son argumentaire, les résultats acquis sur le terrain sur les deux rencontres seront homologués comme tels.
Pour cela, il faudrait, à la pseudo commission Ad’hoc et au ministère des Sports, dans l’intérêt supérieur de la Nation, de se faire violence, en reconnaissant qu’ils ont tout faux, et de rétablir la Fecofoot version Mayolas dans ses droits, afin de ramener le monde du football congolais dans le giron sportif international.
Autrement, cette première déconvenue, en appellera d’autres plus douloureuses que les défaites auxquelles on est souvent confronté. Déjà qu’en matière de sport, les performances satisfaisantes sont rares.
Et si d’aventures, les quelques qualifications acquises doivent être remises en cause du fait de l’incurie de certains congolais qui se croient plus congolais que les autres, foulant au pied les textes réglementaires, il y a de quoi se demander, « où va le pays ».
Dans cette affaire, le ministère des Sports étant celui qui insidieusement semble jouer à l’obstruction par le biais d'une commission Ad'hoc montée de toutes pièces au mépris des textes et à ses ordres, peut-être est-il temps pour le parlement, d’interpeller le gouvernement sur la question.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 23:30:56
"La nature a horreur du vide", a-t-on coutume de dire. Le stade Mangandzi de Dolisie dans le Niari (sud), est devenu le repère des fumeurs du chanvre. Le jour, ce stade est véritablement un fumoir du tabac indien. Le pire arrive la nuit où tout le monde se livre au commerce du sexe.
Plusieurs dolisiens qui fréquentent cet endroit viennent pas pour suivre un match de football, mais en réalité c’est pour soit s’acheter quelques boules de chanvre, soit pour s’attraper une prostituée au crépuscule.
Les riverains comptent plus de préservatifs usés que des traces des bottines des joueurs de football. Ce qui sous-entend que le stade Mangandzi a été transformé en chambre d’hôtel.
On rappelle que le stade Mangandzi de la capitale de l’or vert est dans un état de décrépitude. C’est le constat fait ces derniers jours. Il est désormais à l’abandon.
Le stade de la capitale départementale du Niari ne ressemble plus qu’à une savane. L’herbe a envahi l’aire de jeu, et l’on peut facilement chasser les hérissons à cet endroit.
En octobre 2017, plus d’un mois après sa prise de fonctions, le ministre congolais des Sports, Hugues Ngouélondélé avait effectué une visite de terrain dans les stades Mangandzi et Denis Sassou-N’Guesso de la ville de Dolisie dans le cadre de la relance des travaux de rénovation et de l’opérationnalisation des infrastructures sportives, afin que la jeunesse congolaise puisse exprimer son talent dans de bonnes conditions.
Le stade Mangandzi a été la première étape de cette visite. Là, les responsables de ce complexe sportif avaient expliqué les difficultés dans lesquelles baigne ce stade depuis des années.
Prenant la parole, le ministre congolais des Sports avait souligné, que l’un des chantiers les plus cruciaux qui puissent être déterminants dans la réussite des actions de sa feuille de route, était de rendre opérationnelles et disponibles les infrastructures sportives à la disposition des enfants congolais.
Mais depuis là, rien n'a été fait.
En attendant, le chassé-croisé des fumeurs du chanvre continu le jour, et la nuit, tout le monde, peut se livrer au commerce du sexe sans être inquiété.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 13:15:47
Face à la concurrence des grandes surfaces à Brazzaville, les commerces de proximité, symboles de notre patrimoine local, peinent à se maintenir. Pourtant, ils jouent un rôle essentiel dans notre alimentation, notre économie locale et notre qualité de vie. C’est le cas d’Espace Yaka To Pema, situé au N° 70, avenue Rex Elion, au quartier Le Bled, dans le 7e arrondissement de Brazzaville Mfilou.
Au quartier Le Bled dans, le 7e arrondissement de Brazzaville Mfilou, Espace Yaka To Pema possède des atouts indéniables. Il offre tout d’abord des produits de qualité et aux prix défiants toute concurrence.
Au-delà de l’aspect économique, Espace Yaka To Pema, joue un rôle social essentiel. C’est devenu, selon les habitants du quartier Le Bled, interrogés par Les Echos du Congo-Brazzaville, un lieu de vie où les habitants de Mfilou se rencontrent, échangent et tissent des liens.
Le vétéran Didier Rémy le gérant, connu de tous, est un véritable pilier du quartier.
Il connaît ses clients, leurs goûts et leurs habitudes, et leur apporte des conseils personnalisés.
«En le soutenant, nous préservons notre patrimoine local et nous contribuons à créer un quartier plus vivant et plus agréable à vivre. Personne n’imagine aujourd’hui notre quartier Le Bled sans Espace Yaka To Pema, notre commerce de proximité », nous a confié un consommateur.
Le dynamisme d’Espace Yaka To Pema se confirme dans le domaine de l’alimentation de qualité. Depuis plusieurs années, il gagne du terrain face à des enseignes très organisées de la capitale congolaise.

La migration de la clientèle de Mfilou vers les grandes surfaces situées au centre-ville de Brazzaville ne découle pas d’une représentation négative d’Espace Yaka To Pema. Au contraire, ce commerce de proximité est vecteur de relations humaines et d’originalité.
Il a toute sa place dans le 7e arrondissement de Brazzaville car le quartier Le Bled se ne cesse de connaitre l’augmentation des habitants.
« Aller dans un commerce de proximité comme Espace Yaka To Pema, c’est s’assurer d’avoir une relation individualisée, d’être face à un interlocuteur compétent comme le vétéran Didier Rémy, qui s’intéresse depuis toujours à notre besoin et connaît son job. Se rendre dans ce genre d’établissement, ça devrait être une expérience pour le consommateur, un moment où il est accompagné. Une chose avec laquelle la grande distribution ne peut pas rivaliser », a déclaré une fidèle cliente depuis plusieurs années.
On rappelle qu’au quartier Le Bled, le problème de manque d’infrastructures de base se pose avec acuité et rend difficile la vie des habitants de cette zone enclavée. Ces tracasseries sont devenues le pain quotidien des habitants du quartier.
Face au calvaire qu’elles vivent, les populations sollicitent l’implication des autorités pour désenclaver ce quartier de Mfilou.
Alors, la prochaine fois que vous ferez vos courses à Mfilou, n’hésitez pas à privilégier Espace Yaka To Pema au quartier Le Bled.
Le vétéran Didier Rémy vous réserve bien des surprises !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 11:45:37
Être né le 31 août 1974 à Fort Rousset, ville devenue Owando, dans le Nord de la République du Congo, ne fait pas de moi un artiste du Nord, a déclaré Rogatien Ibambi Okombi alias Roga-Roga lors d’une causerie-débat avec une délégation de la presse congolaise à Paris.
« J’ai été conçu à Mindouli, je suis né à Fort Rousset, j’ai effectué ma scolarité à Mindouli et à Mouyondzi. Il est choquant de voir que mes détracteurs ne retiennent que mon seul lieu de naissance alors que mes premiers pas au monde ont été effectués ailleurs qu’au Nord du Congo-Brazzaville », a expliqué l’artiste qui compte réconcilier les Congolais, sa musique devant se situer en dehors de la considération ethnique.
Roga-Roga, pourtant devenu figure emblématique de la musique congolaise, malgré le fait qu’il s'est imposé comme auteur-compositeur-interprète, guitariste et arrangeur musical, suscite encore auprès des mélomanes une accointance avec le pouvoir en place et est catalogué "artiste du Nord".
Derrière ce stéréotype, il y a avant tout le "Roga-Roga", le "fédérateur", le "gardien des us et coutumes" qui espère n’être que l’ambassadeur culturel, le temps que les Congolais retrouvent la bonne vibration de leurs valeurs d’unité nationale.
De fait, les attaques contre l’artiste n’ont eu de cesse de ponctuer l’actualité de son évolution musicale.
La liste est longue et, sans être exhaustifs, nous pouvons nous souvenir de ses premiers concerts en France. Les combattants s’opposaient à ses éventuelles prestations.
Aujourd’hui encore, il est question pour certains compatriotes de boycotter son concert au Zénith Paris La Villette.
La billetterie est désormais ouverte ! Le 1er Février 2025, Roga-Roga se produira au Zénith de Paris, en France.
Préparez-vous à une soirée d'exception où la musique congolaise prendra vie sous la direction du maestro incontesté, Roga-Roga, le suprême lampadaire.
Habitué des scènes, l'artiste congolais s’apprête à faire un show pour la énième fois après un long moment d’absence à Paris.
Par précaution, un dispositif important de sécurité sera déployé, mais il n'y a aucune inquiétude à avoir.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Source : Adiac
Photo : DR
Créé le 2025-01-21 10:21:39
Dans les rues animées de Brazzaville, la capitale congolaise, une armée de petits entrepreneurs s’active pour gagner leur vie au jour le jour. Vendeurs de rue, bricoleurs, artisans, tous font tourner une économie informelle essentielle pour la survie des ménages et de la ville. Nous avons rencontré Romain, la quarantaine révolue, dans la rue Makalamba à Mouhoumi, dans le 7e arrondissement de Brazzaville, avec sa pelle entrain de remplir son pousse-pousse avec du sable de rue pour aller vendre après auprès des propriétaires des chantiers de construction de plus en plus nombreux à Mfilou qui veulent poser des dalles, des pavés, du carrelage ou quelque chose de similaire.
Le désœuvrement et le manque d’activité peuvent donner des idées à certaines personnes. Ainsi, plusieurs jeunes de Brazzaville s’adonnent à une nouvelle activité. Il s’agit du ramassage et de la vente du sable de rue.
Romain est comme plusieurs jeunes de la capitale congolaise à se livrer quotidiennement au ramassage et à la vente de sable de rue.

Avec sa pelle et son pousse-pousse, il sillonne tôt chaque matin les rues et avenues de Mfilou à la recherche du sable qui servira par la suite à la vente.
Le sable est vendu dans des sacs de 50 kg à 2000 F ou 2500 FCFA, selon la tête du client. Les clients s’en servent aussi pour les travaux en maçonnerie ou pour le remblai des zones marécageuses. Ces derniers ne sont plus obligés d’acheter du sable d’un camion dont le prix n’est plus à la portée de tout le monde avant d’exécuter leurs travaux.
« Je n’ai aucune ressource pour satisfaire mes besoins, c’est pourquoi j’ai choisi le ramassage du sable », nous a confié Romain, père de famille.
« Parfois, je fais une recette de 5 000 F ou 10000 FCFA par jour. Ainsi, je peux acheter des habits et des chaussures et nourrir ma petite famille », a précisé le jeune Romain.
Il commence son activité à 9h du matin pour en finir à 18h du soir et travaille du lundi au samedi. Le jeune père de famille est très connu dans le quartier et les clients font parfois des réservations de sable. Certains clients viennent soit avec des pousse-pousse, des motos ou avec des voitures pour recevoir leurs marchandises.

Romain estime que c’est une bonne activité puisqu’elle lui permet d’éviter le désœuvrement, la délinquance et de soulager les parents qui n’ont plus assez de moyens pour subvenir entièrement à ses besoins.
Romain comme bien d’autres jeunes du quartier parviennent à débarrasser les routes de Mfilou des ordures et autres déchets avant de ramasser le sable qui est destiné à la vente. Il contribue à l’assainissement des rues de Mfilou qui sont depuis quelques temps confrontées à des problèmes d’insalubrité. Les structures d’entretien des routes sont de plus en plus défaillantes dans leurs missions.
Malgré les bénéfices économiques à court terme, Romain est conscient que le ramassage de sable de rue présente de graves risques environnementaux.
Ces petits métiers informels pullulent dans les artères de la capitale congolaise. Vendeurs ambulants, cireurs de chaussures, couturières, mécaniciens de fortune… Tous contribuent à faire vivre une économie de la débrouille, essentielle pour de nombreux ménages.
Certes, cette économie informelle témoigne de l’ingéniosité et de la résilience des brazzavillois. Mais elle n’en demeure pas moins précaire. Car, pour la plupart, le chiffre d’affaire ne passe généralement pas 50.000 FCFA.
Absence de protection sociale, accès limité au financement, tracasseries administratives… Les défis sont de taille pour ces petits entrepreneurs.
« Nous vivons au jour le jour. Chaque jour, il faut se battre pour gagner quelques francs CFA. Mais c’est notre seule option pour nourrir nos familles », soupire Romain.
Malgré les difficultés, cette économie informelle reste le pilier de la survie pour de nombreux ménages de l’ex capitale de la France libre.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 09:20:05
En science politique, il y a deux choses qu’on apprend, qui sont les fondamentaux de l’Etat : c’est la fiscalité et la force publique. Lorsqu’un paysan, dans son champ, voit un policier ou un militaire qui arrive, il sait qu’il y a un Etat. Lorsqu’on demande à quelqu’un de payer un impôt ou une taxe, il sait qu’il y a un Etat. Lorsque vous voulez vendre sur un marché, vous devez payer un emplacement à la commune (bien souvent en tout cas). Cette redevance peut être considérée comme une taxe. Quelle que soit l'origine de vos taxes municipales, elles servent à financer la commune, elles font partie intégrante du budget de la ville. Cette rentrée d'argent sert à faire fonctionner la commune, elle peut aider à améliorer les infrastructures, elle peut contribuer à financer des travaux et des aménagements qui sont utiles pour les enfants ou pour l'ensemble des habitants de la municipalité…Le recouvrement au sein des différents marchés municipaux répond donc à une réglementation en vigueur. La question se pose tout de même de savoir pourquoi, en dépit du paiement des «droits de place », 100 FCFA par commerçant et du lundi au samedi au marché Mouhoumi à Mfilou, les commerçants installés anarchiquement, sur l’avenue de l’étage, font tout de même l’objet de déguerpissement et de saisine de marchandises et autres actes déplorés, alors qu’ils s’acquittent de leur devoir. Quel serait l’objectif visé par la Mairie de Mfilou lorsqu’elle prélève des taxes auprès de ces commerçants «anarchiques» et procède parallèlement à leur déguerpissement?
Pour ce qui est des étals et «commerçants par terre», au marché Mouhoumi dans le 7e arrondissement de Brazzaville, la taxe est journalière : 100 FCFA. Un droit dont s’acquitte au quotidien cette franche de commerçants.
Ne serait-il pas judicieux pour la municipalité de Mfilou de construire un marché à visage humain cette année pour permettre à cette franche de commerçants de vendre des denrées alimentaires dans des conditions idoines et dignes ?

C’est un truisme de dire que l’insalubrité constitue une véritable menace à la fois sur l’environnement et sur la santé, surtout lorsqu’elle affecte le bien-être à nous tous.

Au niveau du petit marché, avenue de l’étage au quartier Mouhoumi, dans le 7e arrondissement de Brazzaville, c’est un dépotoir d’ordures qui côtoie les marchandises, y compris les aliments étalés par les commerçants pour la vente.

Du poisson frais et fumé, de la viande, des légumes et fruits, etc., toutes ces denrées alimentaires destinées à la vente sont étalées à même le sol dans ce marché et le long de la chaussée sans aucune mesure d’hygiène.

Un sol terreux détrempé par les pluies qui s’abattent régulièrement sur la ville de Brazzaville, des émanations infectes des eaux d’égouts ainsi que des déchets ménagers qui jonchent le sol, sous le regard admirateur et complice des collecteurs des taxes municipales.

C’est dans ce décor insalubre que les vendeuses et commerçantes exposent leurs marchandises au marché Mouhoumi.
Le trottoir, colonisé par les commerçants, contraint les piétons à marcher sur la chaussée courant le risque de se faire renverser par des véhicules ou taxis motos.

Pendant la saison des pluies, ce marché prend les allures d’une mare d’eau boueuse. Et il pose un problème sanitaire à la population, surtout aux commerçants et aux clients.
C’est en se pinçant le nez que la plupart des clients viennent y faire leurs emplettes.
Résignés, les commerçants de ce marché vendent leurs produits sans le moindre respect des conditions et normes d’hygiène dans un inquiétant ballet des essaims de mouches qui se posent sur les denrées alimentaires.

Les riverains doivent cravacher dans cet enfer boueux quand il pleut. Un véritable patinage artistique qui impose que chaque riverain s’arme d’une paire de chaussures de secours.
A quoi servent donc les taxes municipales dans les marchés de Mfilou dans la mesure où toutes les denrées alimentaires destinées à la vente sont étalées à même le sol sans aucune mesure d’hygiène ?
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 08:02:01
Brazzaville, la capitale congolaise, vit une crise du gaz butane depuis plusieurs jours. Les ménagères et autres consommateurs, en colère, parcourent parfois de longues distances sans trouver ce précieux produit. La rareté serait due à un problème d’approvisionnement.
Plusieurs points de vente de gaz butane sont fermés dans la capitale. À bout de bras, dans des brouettes, les pousses-pousses, sur les motos ou encore dans les taxis, les consommateurs transportent leurs bombonnes de gaz et font le tour de Brazzaville.

Même l’entrepôt de la société de distribution dénommée Faaki à Makélékélé a baissé son rideau depuis deux jours.
Pour pallier cette pénurie, les utilisateurs ont recours au bois de chauffe et au charbon de bois pour la cuisson.
Selon un tenancier, cette rareté serait due à un problème d’approvisionnement.

Pour l’heure, aucune source officielle n’a communiqué sur cette pénurie.
En attendant, un appel est lancé aux autorités, pour qu’une solution rapide soit trouvée à cette pénurie de gaz qui vient une fois de plus fragiliser les ménages qui subissent déjà de plein fouet la hausse des prix des denrées alimentaires.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-21 06:59:33
Sous la coupole du Capitole, lundi 20 janvier, il était midi heure locale (18h00 au Congo ou en France), quand Donald Trump 47e président de la première puissance mondiale a débuté son second mandat, succédant au démocrate Joe Biden.
Face à un parterre de figures politiques et économiques, dont quatre anciens présidents américains, son ancienne rivale démocrate, Kamala Harris et son vice-président JD Vance, posant une main sur une bible héritée de sa mère, Donald Trump a levé l’autre pour jurer de "protéger la Constitution".
Après la prestation de serment, Donald Trump a centré son discours d’investiture autour du "rétablissement de la confiance" en l’Amérique.
"L’âge d’or des Etats-Unis commence aujourd’hui", a-t-il déclaré au début de son discours d’investiture, assurant qu'"à partir d’aujourd’hui, notre pays va prospérer et être respecté aux quatre coins du monde."
"Tout simplement, je placerai l’Amérique en premier", a-t-il énoncé.
Le président Donald Trump a affirmé que les Américains allaient "planter" le drapeau américain "sur la planète Mars".
Sous son mandat, a-t-il déclaré, "les Etats-Unis se considéreront à nouveau comme une nation de progrès, qui accroit sa richesse, étend son territoire […] et porte notre drapeau dans de nouveaux et magnifiques horizons. Et nous poursuivrons notre destinée jusqu’aux étoiles, en envoyant des astronautes américains planter la bannière étoilée sur la planète Mars".
Le politique officielle des Etats-Unis reconnaîtra seulement "deux sexes, masculin et féminin".
"A partir d’aujourd’hui, la politique officielle du gouvernement des Etats-Unis sera de dire qu’il n’y a que deux sexes, masculin et féminin", a déclaré Donald Trump, dont l’équipe a promis plusieurs décrets pour stopper les aides fédérales pour les personnes transgenres.
Donald Trump a annoncé qu’il décréterait un état d'"urgence énergétique" national visant à doper la production d’hydrocarbures des Etats-Unis, déjà premier producteur mondial, mettant ainsi en péril les efforts mondiaux pour freiner le réchauffement climatique.
"Nous allons forer à tout-va", a lancé le président américain, réitérant ainsi sa promesse de campagne et assurant qu’il reviendrait sur nombre de mesures climatiques prises par son prédécesseur Joe Biden pour favoriser la transition énergétique et baisser les émissions de gaz à effet de serre du pays, deuxième pollueur mondial après la Chine.
"Je vais déclarer un état d’urgence national à notre frontière sud" avec le Mexique, a assuré Donald Trump, affirmant qu’il allait expulser "des millions et des millions" de migrants en situation irrégulière.
Donald Trump qui est officiellement devenu président des Etats-Unis, pour la seconde fois, avait battu la vice-présidente démocrate Kamala Harris le 5 novembre 2024. Il est désormais à 78 ans, le chef d’Etat américain le plus âgé jamais investi.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 23:44:15
Secteur dit VSD au quartier Makabandilou dans l’arrondissement 9 Djiri, une cérémonie de mariage coutumier dite dot, a été annulée samedi 18 janvier, suite à une invasion massive des abeilles. Les hyménoptères se sont attaqués aux parents des deux familles ainsi qu’aux invités. Chacun ayant pris ses jambes à son cou, la cérémonie n’a pu se poursuivre.
En ce samedi 18 janvier, deux familles ainsi que leurs amis et connaissances s’étaient donnés rendez-vous, secteur VSD à Makabandilou, pour acter coutumièrement l’union de deux jeunes gens, par ce qui est communément appelé la dot.
Tout se déroulait sans anicroche, sous la conduite des débateurs des deux familles, dont l’habileté du verbe pour dire la tradition et distiller les conseils à travers des formules empreintes de sagesse et même d’humour, renvoyait carrément à un concours d’éloquence.
Dans cette ambiance bon-enfant, tout était quasiment conclu et il fallait pour la future mariée, le matérialiser en présentant à son père ce symbolique verre de vin, signe d’acceptation de la dot et de scellement de l’union.
Faute de père biologique, c’est à l’oncle paternel nommé « petit papa » ou « papa cadet » selon le vocable consacré, que revenait la délicate mission d’accepter la dot, consentant de facto à l’union et la bénissant même.
Au moment où la jeune femme offrait la boisson à son petit papa, le bourdonnement des abeilles a attiré l’attention de tous. L’essaim s’est invité à la noce en ordre d’attaque, semant la panique et dispersant les invités.

Beaucoup ont été piqués, jusque dans la rue où ils tentaient d'échapper au gros de l'essaim qui tournoyait dans la parcelle.
La cérémonie a finalement été annulée, de nombreux "fugitifs" s'étant engouffrés dans le premier taxi libre, seul moyen d'échapper à la piqure des abeilles qui, fait curieux, n'ont pas attaqué les voisins ou autres passants proches des lieux.

Depuis, les spéculations vont bon train. Certains prétendent que l’invasion de ces abeilles était en fait une manifestation de la colère d’outre-tombe. Une désapprobation des défunts à la prise de la dot par « petit papa » qui a été l’un des premiers individus piqués.

Les abeilles sont généralement pacifiques, mais elles peuvent devenir agressives si elles se sentent menacées. Lorsqu’une abeille est en colère, elle libère une substance chimique appelée phéromone, ce qui a pour effet de faire paniquer les autres abeilles et de les inciter à attaquer.
Qui sait, dans ces cérémonies où l'on consomme également beaucoup de jus de fruit, ce qui attire les abeilles, peut-être que quelqu'un avait écrasé une abeille qui, libérant la phéromone, avait envoyé un SOS au reste de la colonie qui s'était alors portée à son secours.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 22:31:09
La ministre de l’Enseignement supérieur, Delphine Edith Emmanuel a présenté, le 17 janvier à Brazzaville, un projet de décret portant création du diplôme national de Brevet de technicien supérieur (Bts).
Ce projet est le fruit d’une collaboration entre le ministère de l’enseignement supérieur et celui de l’enseignement technique et professionnel.
Examiné et approuvé lors du Conseil des Ministres, ce décret a pour objectif de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes détenteurs de baccalauréats techniques et professionnels. Il constitue une réponse stratégique aux enjeux d’employabilité et de chômage des jeunes, tout en encourageant la formation professionnelle.
Le décret comprend neuf articles, il précise les modalités de création, d’organisation, d’accès et de délivrance du Bts. Ce diplôme sera attribué sous l’autorité des ministères compétents. Il vise à renforcer les compétences des jeunes et à élargir leurs perspectives sur le marché de l’emploi.
Cette initiative illustre la détermination du gouvernement à promouvoir des parcours éducatifs en phase avec les besoins socio-économiques, consolidant ainsi la stratégie nationale de lutte contre le chômage.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 21:58:57
Un accident s'est produit cet après-midi à Diata dans l’arrondissement 1 Makélékélé. Une ambulance du Ministère congolais de la Santé et de la population immatriculée 454 PRQ 4, roulant à tombeau ouvert, a percuté de plein fouet un taxi, a constaté un journaliste des Echos du Congo-Brazzaville.
Cet incident n’a fait aucun mort ou blessé nonobstant quelques dégâts matériels.

L’ambulancier a mal négocié son virage. Il a tenté en vain de maîtriser son véhicule, mais il n'a pu éviter le taxi qui se trouvait devant lui.
L’ambulance a continué précipitamment sa route sans marquer l’arrêt pour un constat à l’amiable.

Cet accident a provoqué une vive colère des chauffeurs de taxis. Nombreux ont exprimé leur indignation face à l’attitude de l’ambulancier.
Cet accident met en lumière la nécessité de renforcer la sécurité routière à Brazzaville afin de sanctionner les chauffeurs imprudents.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 20:59:30
Un accident de circulation vient de se produire ce lundi 20 janvier 2025 à 20h08 sur le boulevard Denis Sassou-N'Guesso. Un taxi, roulant à vive allure en direction de l’aéroport Maya-Maya, a percuté violemment une moto à trois roues communément appelée kavaki, avant de se fondre dans la nature, a constaté un journaliste des Echos du Congo-Brazzaville.

Des agents de la police routière ont soulevé l’arrière de la moto à trois roues pour éviter de bloquer la circulation.

En dépit de plusieurs dégâts matériels, le conducteur du Kavaki qui portait son casque de sécurité, est sorti indemne.
En l’absence de restrictions, tout est permis. Avec ou sans permis, les taxi-moto foncent dans tous les sens sur la voie publique transformée en une véritable jungle.
Ils n’ont rien à craindre.
Apparemment, les agents du service de la circulation des automobiles ne s’intéressent qu’aux véhicules à quatre roues. Ou disons mieux, aucune sanction spécifique aux agissements des motocyclistes ne semble figurer sur les fiches de contravention.
Trop de liberté engendre assez souvent le désordre. C’est le cas à Brazzaville. Et c’est le triste phénomène auquel tout un chacun doit s’adapter de nos jours.
Libres de stationner au niveau des intersections, des taxi-moto occupent de plus en plus les trottoirs contraignant les piétons, dont des enfants et des personnes âgées, à se frotter aux véhicules au péril de leur vie.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 20:12:03
La nouvelle devrait ravir ses très nombreux fans. L’artiste congolais, Aimé Nkita, revient en force avec un album éclectique qui va être un gros tournant dans sa carrière musicale : « Challenge », disponible sur toutes les plateformes de streaming et sur Youtube.
Le nouvel album d’Aimé Nkita a pris du retard. Et pour cause, comme à son habitude, le rossignol de la musique congolaise, veut livrer quelque chose de « bien propre » à ses mélomanes.
Justement, pour ce come-back, c'est Bayi M. Prod qui est à la manœuvre. Un album et les clips qui s'y rattachent afin d'accommoder l’œil et l'oreille dans un mixe harmonieux.
Tant au niveau des thématiques abordées que de l'orchestration, Aimé Nkita a « fait fort ».
De toutes les façons, il ne pouvait en être autrement, car il nous a toujours habitués à une bonne musique qui va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore.
Nous autres, citoyens congolais dont la vie sans la musique serait une erreur, comme l'a si bien fait remarquer Friedrich Nietzsche, il ne nous reste qu’une chose : savourer sans modération « Challenge » de Mumfuru yalh.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 13:35:36
Le Ministre de la Communication et des Médias, porte parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, est en deuil. Il a perdu sa femme, Marthe Félicité Moungalla née Kibongui-Saminou, le 18 janvier 2025 à Paris en France, des suites de maladie.
C’est une triste nouvelle. Thierry Lézin Moungalla et ses enfants, ont perdu le 18 janvier 2025 à Paris en France, Marthe Félicité Moungalla née Kibongui-Saminou.
Bien que femme d’un homme politique de premier plan, elle n’aimait pas être dans la lumière.
Elle préférait œuvrer dans l’ombre, et mettre en place ses propres projets, sans les confondre avec ceux de son mari. Bien qu’elle l’ait toujours accompagné dans ses conquêtes publiques à Sibiti afin de le soutenir.

Elle était appréciée pour sa gentillesse, son intelligence et sa culture.
Nous adressons nos plus sincères condoléances à Thierry Moungalla et ses enfants.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 12:28:04
Au Congo-Brazzaville, la reconduite à la frontière est une mesure d’éloignement des étrangers en situation irrégulière. Dans le département du Niari (sud), la police a déjà interpellé 350 orpailleurs clandestins à Dolisie et qui devraient tous être renvoyés dans leur pays, la RDC. Les premières reconduites ont débuté jeudi 16 janvier 2025.
Cette mesure de reconduite à la frontière a nécessité une information préalable des autorités du pays d’origine et partant l’identification effective des personnes concernées.
En novembre 2019, 37 ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC), en situation irrégulière, ont été reconduits par le directeur départemental de la Police par intérim, le colonel Samuel Pana-Okoulouphouo à la frontière de Moukéké dans la sous-préfecture de Kimongo dans le Niari (sud).
Si le Congo-Brazzaville est connu depuis longtemps pour ses ressources aurifères, les districts de Mayoko et Moungoundou-Nord dans le Niari (sud) sont en proie, depuis une trentaine d’années, à un phénomène grandissant d’orpaillage illégal.
Des ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC), chercheurs d’or clandestins affluent dans les forêts des pays de Mayoko dans l’espoir de sortir de la pauvreté.
Les motifs d’implication des ressortissants de la RDC dans le trafic sont en effet multiples : il s’agit d’un système complexe, où s’entremêlent appât du gain.
Dans l’ensemble, le motif économique est très clair : ils considèrent qu’ils n’ont pas d’alternative chez eux qui soit aussi tentante/avantageuse que l’orpaillage clandestin.
A nos jours, personne n'est en mesure de dire le nombre exact des sujets RDC qui sont dans les forêts des pays de Mayoko. D'autres vont même dans les forêts du pays voisin, le Gabon, pour piller l'or, avec risque de troubles au plan diplomatique.
La volonté politique reste l'unique voie de résolution de cette question aux conséquences multiples.
Politiquement stable, le Congo-Brazzaville, ancien eldorado tropical, actuellement en grande difficultés économiques, continue à attirer toujours des immigrés économiques de la RDC.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 12:01:29
Les récentes pluies diluviennes ont plongé de nombreuses artères de Brazzaville sous les eaux, rendant la circulation difficile et mettant en lumière l'absence d'infrastructures adaptées. Une situation pénalisante tant pour les automobilistes qui avaient peur de voir leurs moteurs noyés, que pour les piétons qui ne savaient pas à quel saint se vouer pour se frayer un passage à ces différents endroits de la capitale congolaise.
Depuis quelques jours, Brazzaville fait face à une situation alarmante : de nombreuses routes se transforment en véritables rivières à chaque averse. Les pluies torrentielles qui s'abattent sur la ville sont la cause principale de ces inondations, qui engendrent un véritable calvaire pour les habitants.

Quasiment tous les quartiers au nord et au sud de la capitale congolaise sont touchés.
A Ouenzé, Ngamakosso, Diata ou à Mfilou par exemple, une simple pluie suffit à noyer plus de 200 mètres de route, rendant la circulation impossible.

"L'eau arrive presque au niveau des genoux", témoigne Alain, un habitant du quartier Mouhoumi.
Les automobilistes et piétons doivent faire face à des conditions de circulation désastreuses, souvent contraints d'attendre plusieurs heures après la pluie pour que le niveau des eaux baisse suffisamment pour permettre le passage.
Les embouteillages monstres qui se forment à ces moments-là sont le lot quotidien des usagers.

"Le niveau d'eau empêche surtout les petits véhicules de passer", explique un autre résident, soulignant que la circulation s'arrête presque complètement.
Ce phénomène n’est pas seulement gênant, il représente un danger, avec des eaux chargées de débris et, parfois, des matières fécales.
Le récit d'une dame, fraichement descendue d'un taxi, illustre parfaitement ce tracas.

"Je suis contrainte de tremper les pieds dans cette eau sale, parce qu'il faut que je rentre chez moi", s'exclame-t-elle, chaussure à la main et jupe retroussée.
Sa colère est palpable, et elle dépeint une réalité que beaucoup partagent : le trajet du matin au soir devient un véritable parcours du combattant.
L’origine de ces inondations est en partie due à une gestion inadéquate des infrastructures. Les riverains pointent du doigt l'incivisme de certains habitants qui jettent tout dans les caniveaux et sur la chaussée.

"Tous les déchets charriés par les eaux de ruissellement viennent s'accumuler au niveau de la buse complètement dégradée", précise un habitant.
Ce manque d’entretien et de planification des infrastructures ne fait qu’aggraver la situation, transformant chaque pluie en un événement catastrophique.
Des solutions s'imposent : il est urgent d'envisager des travaux d'aménagement pour rénover les infrastructures vieillissantes et permettre un écoulement normal des eaux.

Bien que le phénomène n'ait pas atteint les proportions inquiétantes habituelles, où des familles entières se retrouvent souvent à la belle étoile avec de nombreuses pertes en biens immobiliers, ces récurrentes inondations restent redoutables avec le retour des pluies.
Il est donc encore temps pour les autorités compétentes et même les populations de prendre le taureau par les cornes, afin d'éviter le chaos et prévenir la survenue du phénomène, surtout dans les zones à risque telles que Mfilou, Texaco la Tsiemé, Ngamakosso, Sadelmi-Moukondo et bien d'autres endroits de la capitale.

En attendant, les habitants continuent de subir les conséquences de cette crise, espérant que les autorités prendront enfin les mesures nécessaires pour mettre un terme à ce cycle d'inondations récurrentes.
Dans le contexte actuel, il est plus que jamais crucial de repenser la gestion des infrastructures urbaines afin d’assurer la sécurité et le bien-être des usagers de la route à Brazzaville.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-20 08:17:32
Cet exemple de l’école Malonga Ecoute, située au quartier Moukoundzi-Ngouaka dans l’arrondissement 1 Makélékélé, n’est qu’un cas parmi tant d’autres, car dans plusieurs quartiers de Brazzaville, la chose tend à devenir une coutume. Plusieurs congolais foulent aux pieds la mesure interdisant l’ouverture des débits de boissons à proximité des établissements scolaires. Une mesure qui visait à réduire les actes de violence en milieu scolaire, souvent perpétrés par des apprenants en état d’ivresse. Seulement, il est regrettable de constater que rien n’a été fait.
Désireux de répondre à la problématique de l’insécurité et à la violence en milieu scolaire, le gouvernement congolais avait décidé de donner un gros coup dans la fourmilière en ordonnant la fermeture des débits de boissons sis à proximité des établissements scolaires pour freiner les cas d’incivisme qui se comptent par centaine chaque jour.

Pratique décriée et pourtant de mise à Brazzaville, la fréquentation des bars par des apprenants à leurs heures perdues ou en fin de cours tourne très souvent au pire. Rixes, affrontements à l’arme blanche voire règlements de compte pour une affaire de copinage ou de jalousie.
Seulement, il est regrettable de constater que rien n’a été fait.

Cette décision du gouvernement sur la fermeture de ces débits de boissons aux abords des établissements scolaires ne doit souffrir d’aucune contestation, surtout au moment où le Président de la République a décrété l’année 2024-2025, l’année de la jeunesse.
Le bruit des bars ou des églises à côté d’une école est une chose inadmissible pour les enseignants et enseignés.

L’école, tout le monde le sait exige une certaine concentration et du corps enseignant et des apprenants. Cette concentration ne peut être réussie que dans un endroit calme, mais non pas dans ce tohu-bohu musical insupportable capable de distraire durant toute l’année les enfants.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-19 17:53:58
Depuis plusieurs mois, les déchets s’amoncellent donc dans les rues de la capitale congolaise et ne peuvent être évacués en raison de la fermeture d’Averda. Les poubelles et les ordures se rebellent ! Elles font leur part belle. Elles ont aussi leur indépendance. Elles s’offrent en spectacle sous le regard impuissant des autorités en charge de les gérer. Les mouches acclament, les hérons chantent et les souris dansent. Que du spectacle ! Quelle belle ambiance ! Leur défilé est connu. Les odeurs nauséabondes interpellent et personne n’y échappe. On n’y passe les narines bouchées, la bouche aussi. On étouffe, on suffoque, après ouffff, comme pour exprimer la liberté après avoir été pris en otage par les fortes odeurs. Les fortes odeurs, qui parfois, rendent nerveux et nous obligent à hâter les pas comme un super athlète à l’épreuve de la marche. Les déchets, les ordures, les odeurs ou bien d’autres saletés, qu’on les aime ou qu’on les déteste, ils imposent leur hégémonie en mettant la santé des populations de Brazzaville en danger.
Dans tous les quartiers de la capitale congolaise, le scénario est partout ou presque le même. Une désolation sans pareille.
A Mfilou, Moungali, Ouenzé, Talangaï, Makélékélé… les immondices sont en liberté provisoire et prolongée.
Même dans les quartiers chics de Brazzaville, les ordures offrent leur spectacle haut standing et ça fait pitié. Les déchets de tous les âges et de toutes nature nagent au bord des voies empêchant piétons et automobilistes de circuler librement.

Au marché Total à Bacongo et sur l’avenue de l’O.U.A, c’est la désolation ! Là bas, les ordures ont une oreille dure. Plus on les néglige, plus elles perdurent. Les tas d’immondices et les produits de consommation se regardent en chien de faïence. L’un risque de ravir la vedette à l’autre. Il arrive que les poubelles renversées et ordures éparpillées fassent la pluie et le beau temps.
Le danger guette tout le monde. Le risque du choléra, des maladies pulmonaires, respiratoires et bien d’autres sont dans l’air.
C’est une question de santé publique et les autorités en charge de trouver des solutions, sont une fois de plus interpelées.
Il en va du bien –être et de la protection de tout un chacun en 2025.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2025-01-19 11:25:24