Total : 11934 résultats trouvés.
Page 3 sur 597
Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso a réuni jeudi 15 octobre à Brazzaville, le coordonnateur du système des Nations Unies au Congo, les représentants des agences onusiennes et les membres du Gouvernement autour de la situation des inondations dans le département de la Likouala.

Près de 17 000 personnes, réparties dans plus de 2 730 ménages et 11 villages, sont touchées par cette catastrophe.
Face à l’ampleur des besoins, le Premier ministre a appelé à une réponse rapide, avec des actions prioritaires à engager dans les plus brefs délais.
Les Nations Unies ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner le Gouvernement dans cette mobilisation.
L’urgence est de porter assistance aux sinistrés, de prévenir les épidémies et de préparer des solutions durables pour les populations affectées.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-10-16 14:32:20
Le 15 octobre 2026 au Palais des Congrès de Brazzaville, les négociations entre le gouvernement congolais et le Collège de l'Intersyndicale de l’Université Marien Ngouabi (SYNALU-SYNESUP-SYNEPES), dirigées par le ministre d'État, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Pierre Mabiala, en compagnie de la ministre de tutelle de l’Enseignement Supérieur, Delphine Édith Emmanuel née Adouki n’ont pas trouvé une issue favorable. Les deux parties ont toutefois convenu de reprendre les discussions le 19 octobre prochain, avec l’espoir de survenir à une solution favorable à cette paralyse des activités de l’établissement d’enseignements supérieurs.

A l’ouverture des discussions avec le Collège de l'Intersyndicale de l’Université Marien Ngouabi (SYNALU-SYNESUP-SYNEPES), le ministre d’Etat, Pierre Mabiala, dans un souci d’apaisement de de dialogue franc et sincère, a d’emblée fait savoir au Collège des syndicats que, « ces négociations s’inscrivaient dans le prolongement de la réunion de concertation du 7 septembre 2026, une rencontre présidée par Monsieur le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, en personne. Qui avait du reste invité les différentes parties à privilégier les mécanismes internes de dialogue et de négociation pour prévenir l’aggravation des tensions sociales au sein de l’institution universitaire [notre alma mater] ».
Le ministre d’État a d’ailleurs a également fait un aveu très significatif, reconnaissant « que les précédentes tentatives de négociation n’avaient pas permis de satisfaire les attentes de toutes les parties, contribuant ainsi à la montée des tensions au sein de cette université ».

Néanmoins, il a aussi exprimé l’espoir que « les échanges engagés puissent déboucher sur un compromis bénéfique pour les deux parties prenantes, donc, à l’ensemble des acteurs ».
Pierre Mabiala a surtout mis un accent particulier sur le respect du cadre légal régissant le droit de grève, exhortant les participants, à faire preuve de courtoisie, de franchise et d’esprit de concession. Afin d’aboutir à un seul but. Selon lui, l’objectif demeure le rétablissement du fonctionnement normal du service public de l’enseignement supérieur.
En dépit d’un accord définitif, cette première journée augure des lendemains meilleurs dans la poursuite des discussions, qui dessinent un horizon probable que les anglicistes ou les anglo-saxonnes appelleraient ’’Happy end’’, une fin heureuse, donc, un dénouement favorable.

Ce qui conduit à une autre retrouvaille, le rendez-vous est donc pris pour le lundi 19 octobre 2026, ce qui constitue une étape déterminante pour arrondir les points et rapprocher les positions des uns et des autres, pour l’intérêts de tous (gouvernement, enseignants ou travailleurs et surtout les étudiants).
Photos : DR
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-10-16 10:28:21
Les nouveaux ambassadeurs Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie, Dimitri Korepanov et de la République Arabe d'Égypte, Nazly Aly Ahmed Zaky Elfayoumy, ont présenté leurs Lettres de créance au Président de la République Denis Sassou N’Guesso ce jeudi au Palais du Peuple. Cette cérémonie témoigne de l'attractivité constante de la diplomatie congolaise, résolument tournée vers le multilatéralisme et l'ouverture.

Les deux diplomates russe et égyptien sont désormais pleinement investis dans leurs fonctions et prêts à donner un coup d'accélérateur aux accords bilatéraux existants entre leurs pays et le Congo.
Le Congo et la Russie (ex URSS) entretiennent une relation historique qui est en train de passer à la vitesse supérieure.
Les deux pays coopèrent depuis 1964. La Russie a formé entre 4 000 et 8 000 spécialistes congolais depuis le début, et aujourd'hui encore il y a 850 étudiants congolais qui étudient en Russie.
Le président Denis Sassou N'Guesso a effectué une visite d'État à Moscou fin avril 2026, reçu par son homologue russe Vladimir Poutine.
Entre autres réalisations, la coopération Russo-congolaise a en perspective la construction d’un projet emblématique, celui d’un oléoduc de plus de 1000 km qui va relier Pointe-Noire - Loutété - Brazzaville et jusqu'à Ouesso, construit par la société russe ZNGS-Prometey et la SNPC.
Cette réalisation vise à garantir l'approvisionnement en produits pétroliers de la capitale et à réduire les coûts logistiques.

L’Égypte est l'un des premiers pays à avoir établi des relations diplomatiques avec le Congo après 1960.
La coopération entre le Congo et l’Égypte ne fait beaucoup de bruit, mais elle est très large.

Les domaines d’intervention sont la santé, la défense, la police, l’enseignement supérieur, la diplomatie, la communication et les médias, le transport aérien et maritime, la justice ou encore l’agriculture.

Brazzaville et le Caire associent régulièrement leurs voix dans la résolution des Conflits.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-10-15 16:55:38
En ruine, le collège d’enseignement général de Mabombo dans le département de la Bouenza (sud) lance un SOS. Les fils et filles de la contrée sont appelés à la rescousse pour sauver cet établissement scolaire qui semble avoir davantage besoin d’un maçon que d’un inspecteur pédagogique.
À Mabombo, dans le département de la Bouenza, l’avenir scolaire des élèves semble suspendu à l’état des murs de leur établissement. Le CEG local, visiblement rongé par le temps et le manque d’entretien, affiche un visage peu rassurant. Bâtiments délabrés, infrastructures dégradées : le collège donne l’impression d’avoir suivi trop longtemps des cours de résistance, sans jamais bénéficier d’une leçon de réhabilitation.
Dans cet établissement, le véritable défi ne se limite plus aux équations mathématiques, aux règles de grammaire ou aux leçons d’histoire. Il consiste aussi à disposer d’un cadre d’apprentissage digne de ce nom. Car, avant de demander aux élèves de construire leur avenir, encore faudrait-il que les bâtiments qui les accueillent tiennent debout !
À ce rythme, les murs semblent réclamer leur retraite avant même que certains élèves n'obtiennent leur brevet. Une situation qui prête à sourire dans la forme, mais qui interpelle sérieusement sur le fond : peut-on raisonnablement parler de réussite scolaire lorsque l'école elle-même semble avoir échoué à son examen de conservation ?
Face à cette situation préoccupante, les fils et filles de Mabombo, où qu'ils se trouvent, sont appelés à se mobiliser pour contribuer à la réhabilitation de ce patrimoine éducatif. Cadres, opérateurs économiques, élus, associations et bonnes volontés : chacun pourrait apporter sa pierre à l'édifice, au sens propre comme au figuré.
Il ne s'agit pas simplement de redonner un coup de peinture aux murs pour faire bonne figure sur les photographies. L'urgence est de restaurer durablement les infrastructures afin d'offrir aux élèves et aux enseignants un environnement de travail sécurisé et propice à l'apprentissage.
Les autorités compétentes sont également interpellées afin qu'un état des lieux soit réalisé et que des solutions concrètes soient envisagées.
L'éducation est un investissement pour l'avenir. Abandonner un établissement scolaire à la dégradation, c'est prendre le risque de compromettre les ambitions de toute une génération.
Le CEG de Mabombo ne demande pas un diplôme d'excellence architecturale. Il réclame simplement des bâtiments dignes de sa mission : former les femmes et les hommes de demain.
Car, si les élèves doivent apprendre à bâtir leur avenir, il serait tout de même préférable que leur école ne s'écroule pas avant eux !
À Mabombo, la situation appelle surtout une mobilisation urgente. Les enfants de la contrée ont droit à une école digne de ce nom. Il est temps que les bonnes volontés passent du tableau des intentions à celui des réalisations.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-10-15 15:38:38
Sous l'autorité du ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Pierre Mabiala, accompagné de son collègue de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara, des partenaires sociaux des syndicats du secteur de la santé, ont procédé, le 13 octobre dernier au Palais des Congrès de Brazzaville à l’ouverture des négociations entre le gouvernement et l’Intersyndicale des travailleurs du secteur de la Santé. Après échanges, discussions plus débat, la séance a été suspendu pour la reprise des travaux au 14 octobre 2026, qui a abouti à une déclaration portant suspension de la grève générale avec effet immédiat de la reprise du travail dès ce jeudi 15 octobre à 7 heures précises.

En effet, suite à la grève générale illimitée, lancée par l’Intersyndicale du secteur de la Santé du Congo, le 6 août 2026 sur toute l’étendue du territoire national, soucieux des problèmes de santé de ses populations et au respect des droits des peuples aux soins de santé, le Gouvernement de la République, sous la direction du ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Pierre Mabiala et Jean-Rosaire Ibara, a négocié avec persuasion et intime conviction, afin de ramener à la raison, les parties prenantes, pour arracher une suspension de ladite grève générale. Cette réunion de concertation entre le gouvernement et l’Intersyndicale du secteur de la santé a été sanctionnée par une déclaration annonçant la suspension de la grève. Entre-temps, lesdites négociations vont se poursuivre le vendredi 16 octobre 2026, afin de trouver des solutions idoines et définitives à cet état de faits : des grèves à répétition.

DECCLARATION SYNDICATS DU SECTEUR DE LA SANTE
« Faisant suite au mouvement de grève général illimité avec service minimum, relancé le 6 août 2026 sur toute l'étendue du territoire national par l'intersyndicale fédérale FENASAS/FESYTRASAS, pour non-satisfaction du cahier de revendication déposé le 13 novembre 2025 au Ministère de la Santé et de la Population.
De même, conformément aux relevés des conclusions de la réunion de concertation présidée par M. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, chef du gouvernement, le 7 septembre 2026.

L’Intersyndicale fédérale, après la reprise des négociations le 13 octobre 2026, sur la base de son cahier de revendication, sous l'autorité de M. Pierre Mabiala, ministre d'État, ministre de la
Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, secondé par M. Jean-Roser Ibarra, ministre de la Santé et de la Population, constate le paiement de deux mois de salaire.

Aussi, en application du 3e point dudit relevé des conclusions, l'Intersyndicale fédérale, assistée respectivement par le président de la Confédération Syndicale de Travailleurs du Congo, en sigle CSTC et du Secrétaire Général de la Confédération Syndicale Congolaise, en sigle CSC, décide de la suspension de la grève ce mercredi 14 octobre 2026. 
Par conséquent, les travailleurs de différentes structures hospitalières et sanitaires sont priés de reprendre le travail le jeudi 15 octobre 2026 à 7 heures précises sur toute l'étendue du territoire national.
Fait à Brazzaville, le 14 octobre 2026,
Le Secrétaire Général de la FENASAS, Albert Gnanga, le Secrétaire Général de la FESYTRASAS, Nicolas Ngandzo ».
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-10-15 08:26:18
Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville, André Oko Gakala, a effectué, ce mercredi 14 octobre, des descentes dans les brigades territoriales de la gendarmerie. Au terme de ses visites, le constat est plutôt rassurant : les conditions de détention sont acceptables et les délais légaux de garde à vue sont respectés.
Dans les brigades territoriales de la gendarmerie de Brazzaville, le procureur de la République André Oko Gakala n'a pas choisi de se contenter des rapports posés sur un bureau. Il a préféré aller voir de ses propres yeux ce qui se passe sur le terrain. Une démarche qui traduit sa volonté de s'assurer que les règles de procédure pénale sont effectivement appliquées et que les personnes privées de liberté sont traitées conformément aux exigences légales.
À l'issue de ces descentes effectuées ce mercredi 14 octobre, le constat dressé par le magistrat est encourageant. Les conditions de détention sont jugées acceptables et les délais de garde à vue sont respectés. Autrement dit, le chronomètre judiciaire semble fonctionner et les cellules ne sont pas transformées en salles d'attente à durée indéterminée.

Au-delà de ce constat positif, ces visites illustrent l'importance du contrôle exercé par le parquet sur les lieux de privation de liberté. La garde à vue n'est pas une parenthèse durant laquelle les droits des citoyens disparaissent. Elle demeure une mesure strictement encadrée par la loi, dont le respect engage la responsabilité des autorités chargées de son exécution.
En se rendant dans les brigades, André Oko Gakala rappelle ainsi que le respect des procédures ne doit pas seulement exister dans les textes : il doit aussi se vérifier sur le terrain. Car si la gendarmerie veille à la sécurité publique, la justice doit également veiller à ce que les règles soient respectées par ceux qui les font appliquer.
Cette démarche de proximité contribue à renforcer la vigilance institutionnelle et à rappeler aux services concernés l'importance du respect des délais légaux ainsi que de conditions de détention dignes et acceptables.
Bien entendu, un constat satisfaisant à l'occasion d'une visite ne signifie pas que le contrôle doit s'arrêter là. La régularité des procédures et le respect des droits des personnes gardées à vue nécessitent une attention permanente.
À Brazzaville, André Oko Gakala donne ainsi un signal positif : la justice ne doit pas seulement intervenir lorsque les dossiers arrivent devant le tribunal. Elle doit aussi s'assurer, en amont, que les procédures se déroulent dans le respect de la loi.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-10-14 17:01:53
Le département de Brazzaville est en deuil. Le préfet Yves Bodler Ngongo est décédé le vendredi 9 octobre 2026, dans la capitale, après avoir été victime d’un malaise lors de l’inauguration du complexe scolaire Angola Libre, à Makélékélé.
Nommé par décret le 19 août dernier et installé à la fin du mois d’août, il n’aura exercé ses fonctions qu’une quarantaine de jours.

Ancien colonel des Forces armées congolaises, Yves Bodler Ngongo avait également dirigé le district de Tchiamba-Nzassi, dans le département de Pointe-Noire. À la tête de la préfecture de Brazzaville, il entendait notamment mettre l’accent sur la sécurité, la discipline collective et la proximité avec les citoyens.
Sa disparition soudaine constitue une perte pour l’administration territoriale et ouvre une nouvelle page dans la gestion du département.
Le temps du deuil laisse désormais place à la nécessité d’assurer la continuité de l’action administrative et sécuritaire dans la capitale.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-10-11 13:45:17
Vendredi 9 septembre 2026, malgré la pluie battante, le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso a mis en service le complexe scolaire Angola Libre, à Makélékélé, premier arrondissement de Brazzaville. Financé par la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), cet établissement impressionne par ses dimensions : 100 salles de classe et une capacité d’accueil de 10 000 élèves.

Du préscolaire au lycée, le complexe dispose de médiathèques, de laboratoires, de terrains de sport, de logements pour les enseignants et d’équipements modernes.


Pour le directeur général de la SNPC, Maixant Raoul Ominga, cette réalisation s’inscrit dans la volonté d’offrir aux jeunes Congolais un meilleur cadre d’apprentissage.
Après La Liberté, à Talangaï, Angola Libre confirme les investissements de la SNPC dans le secteur éducatif à Brazzaville.
Avec le pétrole pour bâtir les écoles, reste maintenant à faire jaillir le génie des élèves ! Car si la SNPC finance les murs, ce sont les enseignants qui devront remplir les têtes.
Et là, aucune pompe à pétrole ne pourra remplacer le travail en classe !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-10-11 12:32:26
Du 3 au 5 octobre 2026, l’honorable Michel Guimbi, député de la circonscription électorale de Kimongo dans le département du Niari (sud), a effectué une descente parlementaire dans plusieurs villages de l’axe principal du district ainsi qu’à Boukou-Moukongo. Une tournée de terrain qui lui a permis de renouer le dialogue avec ses mandants, de recueillir leurs préoccupations et de rendre compte des travaux de la douzième session ordinaire, dite administrative, de l’Assemblée nationale.









Créé le 2026-10-11 11:43:42
Un jour seulement après la disparition du président Marien Ngouabi, le professeur Pascal Lissouba aurait proposé, le 19 mars 1977, de débaptiser Brazzaville pour l’appeler « Ngouabiville ». Une proposition forte, révélatrice de l’émotion suscitée par la disparition du chef de l’État. Selon le témoignage rapporté par Florent Tsiba, ministre d’État et directeur de cabinet du Président de la République, Denis Sassou-N'Guesso, l’idée de Pascal Lissouba figurait parmi plusieurs propositions destinées à immortaliser la mémoire du Président Marien Ngouabi.
Finalement, le choix s’est porté sur une autre option : rebaptiser l’Université de Brazzaville, devenue l’Université Marien-Ngouabi, ainsi que certaines avenues de la capitale, affirme Florent Tsiba sur Télé Congo.
"Ce petit brin d'histoire merite d'être connu par les nouvelles générations", a martelé Florent Tsiba.

Cette séquence de l’histoire congolaise rappelle surtout la place particulière qu’occupait Marien Ngouabi dans la mémoire nationale.
En proposant de transformer le nom même de la capitale, Pascal Lissouba avait, dès les premières heures suivant la disparition du président, inscrit son hommage dans une dimension pour le moins spectaculaire.
Une proposition qui, près d’un demi-siècle plus tard, continue d’interroger sur la manière dont le Congo a choisi d’immortaliser l’un de ses anciens dirigeants.
On rappelle qu'après le ralliement de l'Afrique-Équatoriale française (AEF) initié notamment par Félix Éboué, Brazzaville devient le centre politique de la résistance extérieure. Charles de Gaulle s'y installe le 24 octobre 1940 et proclame la ville capitale de la France libre le 26 octobre 1940.
En janvier et février 1944, de Gaulle y réunit la célèbre conférence pour repenser les liens entre la France et ses colonies africaines.
Créé le 2026-10-09 07:57:34
À l’Université Marien-Ngouabi de Brazzaville, la patience des enseignants et personnels semble avoir atteint ses dernières limites. Le collège intersyndical a publié, le 5 octobre, un préavis de grève de 72 heures, face à l’accumulation des salaires impayés.
Dans le détail, les agents réclament notamment les salaires des mois d’août et septembre 2024, mais aussi ceux de mai, juin, juillet, août et septembre 2026. Une situation qui transforme chaque fin de mois en véritable exercice de suspense : « Serons-nous payés cette fois-ci ? »
Pour les travailleurs concernés, l’équation devient particulièrement difficile. Comment assurer les dépenses quotidiennes, les transports, les loyers et les charges familiales lorsque le salaire, lui, semble avoir décidé de prendre des vacances prolongées ?
Le collège intersyndical donne donc 72 heures aux autorités pour apporter une réponse concrète. À défaut, l’université risque de connaître une nouvelle paralysie.
À l’UMNG, le message est désormais clair : les cours peuvent attendre quelques heures, mais les salaires, eux, ont déjà beaucoup trop attendu.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-10-07 12:22:00
Pour de nombreux élèves congolais, aller aux toilettes à l’école relève parfois du véritable parcours du combattant. Installations vétustes, latrines insuffisantes ou conditions d’hygiène préoccupantes : le « petit coin » est loin d’être un endroit où l’on peut aller en toute tranquillité. Conscient de cet enjeu, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondélé, a lancé, le 3 octobre dernier à Brazzaville, une campagne de mobilisation destinée à assainir les établissements scolaires et à réhabiliter les latrines.
« Les enfants ont besoin d’être dans les meilleures conditions d’hygiène », a souligné le ministre, appelant à la participation des élèves, mais aussi à l’implication de l’État et des institutions.

Car une école propre, ce n’est pas seulement des salles de classe et des tableaux : c’est aussi des toilettes dignes, accessibles et salubres. Et pour les élèves, pouvoir répondre à un besoin naturel sans transformer la récréation en expédition mérite bien une petite révolution sanitaire !
L’ambition affichée est claire : doter tous les établissements scolaires de véritables systèmes sanitaires, pour faire de l’hygiène un droit et non un privilège.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-10-07 09:51:46
Nommé à titre exceptionnel, commandant de la gendarmerie nationale par décret présidentiel, le 17 août 2026 et juste après sa prise de commandement, le nouveau commandant de la gendarmerie, le général de brigade Gildas Olangué, a amorcé, le vendredi 2 octobre 2026 une tournée à travers les 15 régions de gendarmerie du Congo. La première étape de ce périple sécuritaire a commencé dans le département du Pool et du Djoué-Léfini, ceci pour faire un tant soit peu : une évaluation des conditions de travail du personnel sur le terrain ; procéder à la transmission des nouvelles orientations stratégiques et appliquer un renforcement du maillage sécuritaire du territoire national.

En effet, Kinkala, chef-lieu du département du Pool et l’une des régions de Gendarmerie Nationale de tous les départements du pays. C'est par une force mixte de police et gendarmerie que le Général de Brigade Gildas Olangué a été accueilli pour sa toute première visite de terrain.
Cette tournée qui va se prolonger sur tout le mois d’octobre en cours, vise à communiquer avec tous les gendarmes, mais également, à les visiter, à vivre et toucher du doigt les réalités de travail, aussi, à transmettre à son personnel la vision de sa hiérarchie. En vue de réaffirmer la cohésion et les préparer à affronter les objectifs prochains.
D’emblée, à Kinkala, le Général de brigade Gildas Olangué a, ainsi présenter les priorités de la hiérarchie. Il a par ailleurs insisté sur la discipline, l'éthique, la cohésion inter-unité, la sécurité des personnes et de leurs biens, ainsi que la sécurité aux frontières.

Ensuite, le Colonel Pascal Ibengué, commandant de la région de gendarmerie du Pool, a fait le point de la situation sécuritaire qu'il qualifie de calme sur l'ensemble du département.
« C'est un grand jour pour nous de recevoir le Général commandant de la région nationale et surtout que c'est sa première sortie, nous nous sentons honorés de cette visite. Dans cette visite, nous avons été réconfortés par tout ce qu'il nous a dit. Il nous a appelé à se mettre résolument au travail. Il nous a rappelé les grands principes, il nous a rappelé nos droits et devoirs, mais surtout nous a appelé à un engagement sans faille en faveur de la population », a-t-il fait savoir.

A noter que le nouveau Commandant de la Gendarmerie national, colonel à l’époque, a dirigé cette région de gendarmerie de 2012 à 2013, en qualité de commandant de région. De ce fait, il a refusé de faire la visite à bord de sa voiture de commandement, préférant effectuer cette visite en la marchant. Il s’est dit « être chez lui », a-t-il confié à ses collaborateurs.

Après le Pool, le commandant de la gendarmerie nationale s'est rendu à Yié, où il a visité le siège provisoire de la région de gendarmerie de Djoué-Léfini, pour les mêmes objectifs. Dans ces installations, le Général a bénéficié d’une visite guidée de l'escadron de sécurité routière, de la compagnie territoriale d'Ignié et du poste de gendarmerie de Mandiélé à 31 km du PK 45. Cette tournée qui commence par les régions de gendarmerie du Pool et du Djoué-Léfini se poursuivra dans la zone sud avant de s'achever dans la partie méridionale du pays.

Par ailleurs, il sied de signaler que cette tournée nationale du général Gildas Olangué vise aussi à remédier aux multiples problèmes qui minent notre société, afin de répondre à plusieurs priorités stratégiques et opérationnelles majeures :
1. Évaluation du dispositif et état des lieux sur le terrain
Infrastructures et équipements : Inspecter l'état des casernes, des brigades et des postes de contrôle afin d'identifier les besoins matériels, logistiques et roulants des unités territoriales.

Conditions de vie des hommes : Prendre la mesure des réalités quotidiennes du personnel, notamment dans les zones reculées ou à fortes contraintes opérationnelles.

2. Remobilisation et remaniement de la discipline
Rappel des valeurs éthiques : Insister sur le respect de la déontologie militaire, la lutte contre la corruption, les tracasseries routières et les abus de pouvoir envers les populations civiles.
Renforcement de la chaîne de commandement : Transmettre directement sur le terrain les nouvelles orientations de la haute hiérarchie et s'assurer de la rigueur dans l'exécution des ordres.
3. Optimisation du maillage sécuritaire du territoire
Proximité avec la population : Restaurer et consolider la confiance entre la gendarmerie et les citoyens pour encourager le renseignement humain et la collaboration communautaire.

Lutte contre le grand banditisme : Adapter les stratégies de patrouille et de prévention face à la recrudescence de la criminalité urbaine, du grand banditisme rural et du phénomène des « bébés noirs ».
Le périple du commandant de la gendarmerie nation, le général Gildas Olangué se poursuit sans discontinuer sur toute l’étendue du territoire, dans le reste des régions de gendarmerie du pays.
Photos : DR
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville / Source : Cellule de Communication de la Gendarmerie Nationale
Créé le 2026-10-05 16:50:24
En visite à Brazzaville, le président de la RDC, Félix Tshisekedi, a exprimé ses profonds regrets après les récents incidents survenus à Makotimpoko, dans le département de la Nkeni-Alima.
Face à son homologue Denis Sassou-N’Guesso, le chef de l’État congolais a surtout annoncé la volonté de la RDC d’indemniser les familles des victimes, en signe de compassion et d’apaisement.
Félix Tshisekedi a également appelé à préserver les liens historiques et fraternels entre les peuples des deux Congo, tout en chargeant ses ministres de l’Intérieur et de la Défense de travailler avec leurs homologues congolais à la prévention de nouveaux incidents sur le fleuve Congo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-10-04 18:01:31
L’année scolaire 2026-2027 a officiellement débuté le 1er octobre 2026 au nouveau Collège d’enseignement général (CEG) de Malélé, dans le département du Kouilou, grâce à l’appui de Paul Valise Matombé, député de Mvouti 1. Ce dernier a apporté différents kits scolaires pour mieux aborder cette rentrée, la reprise des classes. Pour garantir le démarrage effectif des cours, l’élu a fourni des kits scolaires et des fournitures de bureau.

Le don de kits scolaires, une initiative de Paul Valise Matombé :
Paul Valise Matombé, de distribuer ces kits aux élèves, est une réponse adéquate, afin de contribuer au bon démarrage de l’année scolaire dans cet établissement, qui ouvre ses portes pour la première fois.
En offrant ces kits scolaires, composés des cahiers, stylos, cartables et bien d’autres à la première promotion d’élèves, Paul Valise Matombé a voulu souligner l’importance qu’il accorde à l’éducation et à la formation de l’élite intellectuelle, essentielles au développement du pays.
Dans son mot d'encouragement et soutien aux élèves, il a souhaité une réussite éclatante, concluant par ces mots : « Bonne chance aux apprenants et rendez-vous aux résultats ! »

Un soutien précieux pour les familles :
Lors de cette rentrée scolaire, le député Matombé a mis en lumière l’importance de soutenir les parents d’élèves, souvent confrontés à des difficultés financières en début d’année scolaire. Par cette initiative, il a cherché à alléger la charge financière des familles.
Ce geste de solidarité a été chaleureusement accueilli par les parents et les élèves.

Un geste de bienveillance :
Les bénéficiaires des kits scolaires ont exprimé leur gratitude envers Paul Valise Matombé. Ces fournitures constituent non seulement une aide matérielle précieuse, mais aussi un symbole de son engagement envers la communauté. Ce geste a été perçu comme une action significative d’un représentant du peuple à l'assemblée nationale, soucieux du bien-être de ses mandants.

Grâce à l’appui de Paul Valise Matombé, les enfants de Mvouti commencent l’année scolaire dans un établissement moderne et accueillant. Le député entend rester constant à sa politique de proximité et de cohésion sociale, en contribuant à offrir un environnement éducatif propice à l’épanouissement des jeunes de la localité.

Cette initiative illustre son engagement à soutenir les familles de sa circonscription. Les efforts conjugués de la communauté et de ses représentants contribuent à préparer un avenir prometteur pour les jeunes générations de Mvouti.
Photos : DR
VALDA SAINT-VA & BORYS MIAT / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-10-03 19:35:45
À l’aube de la quatrième édition du Festival international du Livre et des Arts assimilés du Bénin (FILAB), l'écrivain congolais Thierry-Paul Ifoundza publie son nouveau roman, « La Grammaire du déchirement ». Entre diplomatie culturelle, géopolitique mondiale et secrets d'écriture, l'auteur se confie sans détours sur les ambitions de son œuvre et les défis du rayonnement littéraire de son pays d’origine, le Congo-Brazzaville.

Le FILAB, carrefour des récits africains
Pour cette 4ème édition du FILAB, le Bénin s'apprête une nouvelle fois à devenir l'épicentre des Lettres africaines. Comment définissez-vous de ce rendez-vous et quelle importance revêt sa dimension internationale ?
Thierry-Paul Ifoundza : Le FILAB est un événement culturel béninois de portée internationale qui rassemble les acteurs de la chaîne du livre et des arts pour mettre en lumière toute la richesse de la culture béninoise et africaine. Pour moi, ce festival incarne d'abord une ambition profonde : c'est une histoire des Africains racontée par les Africains eux-mêmes, indispensable pour assurer la transmission de notre patrimoine aux générations futures. Sa portée internationale est désormais indiscutable. À chaque édition, pas moins de quinze nations y participent, les délégations les plus massives venant traditionnellement du Cameroun, du Togo ou encore du Sénégal.
La présence du Congo-Brazzaville, terre historique de grands écrivains, semble pourtant fluctuer. Quel regard portez-vous sur la représentativité de votre pays cette année ?
TPI : C’est une vraie source d'inquiétude. Si l'édition précédente avait vu la participation de trois acteurs congolais, dont moi-même, j'ignore encore combien nous serons cette année. Je crains sincèrement que nous retombions dans l'ornière de 2024, où j'étais l'unique ambassadeur des lettres congolaises. Une telle solitude n'honore pas notre pays, la patrie de Tchicaya U'Tamsi. Le Congo se doit de rayonner à la hauteur de son immense héritage littéraire.
Le thème du festival en 2026 s'intitule : « Littérature, médiation culturelle et promotion de la paix ». En quoi résonne-t-il avec l'actualité brûlante de notre siècle ?
TPI : Cette thématique tombe à point nommé, à une époque où l'humanité est bousculée par des crises multiformes : le terrorisme transfrontalier au cœur du Sahel, la guerre russo-ukrainienne, ou encore l'interminable conflit israélo-palestinien. Face à ces tragédies armées qui ébranlent nos sociétés, le monde de la culture ne peut rester spectateur. Il est primordial que les artistes et les écrivains s'engagent pour « démocratiser » la culture. C'est en ouvrant ces espaces de dialogue que nous parviendrons à apaiser les ardeurs belliqueuses et à poser les jalons d'une paix durable.
Entre création humaine et intelligence artificielle
Le monde littéraire est actuellement secoué par une vive polémique autour du dernier roman de Thelyson Orélien, certains soupçonnant l'œuvre d'avoir été intégralement générée par une Intelligence Artificielle. Quelle est votre position sur ce sujet ?
TPI : Je suis de près les débats qui agitent notre milieu, mais concernant le cas précis du roman de Thelyson Orélien, je ne l'ai pas encore lu. Par conséquent, par fidélité à ma rigueur de lecteur, je m'abstiens de tout commentaire hâtif. La question de l'IA reste cependant un défi majeur pour l'avenir de la création.
« La Grammaire du déchirement » : de Makoua à Saint-Pétersbourg aux tropiques
Votre nouveau roman, « La Grammaire du déchirement », paraît précisément cette semaine, sur le point de coïncider avec l'ouverture du FILAB. S'agit-il d'une stratégie éditoriale calculée ?
TPI : Pas du tout, c'est une pure coïncidence de calendrier ! Le travail de l'écriture obéit à sa propre temporalité, totalement indépendante des agendas événementiels ou des festivals culturels. Le livre était prêt, son heure était venue.

Votre protagoniste principale, Veronica Orlova, est une femme d'origine russo-ukrainienne. Pourquoi avoir choisi de confier le destin de votre récit à une voix issue de cette double culture ?
TPI : En confiant la narration à une femme de sang « mélangé », j'ai voulu faciliter la transmission d'un message complexe. Sa double identité offre un prisme unique pour observer les déchirements du monde. Le style, le souffle et la cadence des événements qu'elle rapporte sont en parfaite adéquation avec cette réalité « binoculaire ». C’est à travers son regard partagé que l'universalité du conflit se révèle.

Contre toute attente, le roman s'ouvre sur une plongée immersive dans le nord du Congo profond, à Makoua. Quel rôle joue cette localité dans la construction de votre héroïne ?
TPI : C’est le grand bonheur que je réserve à mes lecteurs : la découverte de Makoua, cette magnifique localité congolaise traversée par l'équateur et bordée par la rivière Likouala-Mossaka. C’est un endroit doté d’une flore et d'une faune exceptionnelles, mais c'est aussi une ville qui vibre au rythme envoûtant des tam-tams et de la danse Apara !
Dès l'incipit du roman, Veronica Orlova transporte le lecteur dans les rues de Makoua. Ce qui est fascinant, c'est qu'elle manifeste une admiration totale pour cet espace géographique sans jamais y avoir mis les pieds, alors qu'elle vivait à des milliers de kilomètres durant son enfance. Sans connaître physiquement le Congo, elle portait déjà en elle une certaine idée, quasi mystique, des tropiques. C'est ce voyage intérieur et géographique que je vous invite à découvrir.
Propos recueillis par Bedel Baouna
« La grammaire du déchirement » de Thierry-Paul Ifoundza, MVO éditions, 201 pages, 21 euros
Créé le 2026-10-03 19:35:30
À peine installé dans ses fonctions d’administrateur-maire du premier arrondissement Lumumba, à Pointe-Noire, Brice Itoua affiche déjà sa détermination : être sur le terrain et se mettre résolument au travail.
Pour ses premiers pas à la tête de l’arrondissement, Brice Itoua affiche une détermination claire : observer, écouter, agir et travailler. Une présence de proximité qui traduit sa volonté de prendre rapidement la mesure des défis auxquels est confronté Lumumba et d’apporter des réponses concrètes.
Sa démarche est simple : être au contact des habitants pour mieux comprendre leurs attentes et faire de l’action de terrain un véritable outil de proximité.
Avec cette entrée en matière, le nouvel administrateur-maire entend manifestement imprimer son rythme : moins de discours, davantage d’action.
À Lumumba, Brice Itoua est déjà en mouvement, avec l’ambition de faire de son mandat une expérience municipale placée sous le signe de la proximité, de l’écoute et du travail.
Créé le 2026-10-03 10:49:24
« La Francophonie, c’est cet Humanisme intégral, qui se tisse autour de la terre», Léopold Sédar Senghor, 1962. Les relations entre la France et l’Afrique entrent dans une nouvelle phase. Il faut savoir en saisir les possibilités. Le monde change rapidement, et l’Afrique avec lui. Les partenariats se diversifient, les économies se transforment, les transitions numérique et technologique s’accélèrent, tandis que l’énergie, la sécurité alimentaire, le climat, l’industrie ou l’intelligence artificielle redessinent les rapports de puissance. Dans le même temps, les sociétés attendent des relations internationales qu’elles produisent davantage que des déclarations : des opportunités, des investissements, des emplois et des résultats concrets. Dès lors, une question s’impose : que peuvent désormais construire ensemble la France et les pays africains pour les décennies à venir ?
La réponse ne peut consister simplement à perfectionner les formes anciennes de coopération. Elle doit permettre de construire une capacité commune à agir, produire, innover et investir.
C’est là que peut commencer un nouveau chapitre du dialogue franco-africain.
La relation ne peut plus se penser principalement à travers l’aide, la présence ou les instruments traditionnels de la diplomatie. Son avenir se joue aussi dans l’économie, l’industrie, la technologie, l’énergie, l’éducation, la recherche, l’entrepreneuriat et, surtout, dans l’investissement dans le capital humain.
Autrement dit, il s’agit de passer d’une logique de coopération à une logique de capacités.

Une relation moderne ne se mesure plus seulement au nombre d’accords conclus ou de sommets organisés. Elle se mesure à ce qu’elle permet effectivement de créer : des entreprises, des infrastructures, des centres de recherche, des projets industriels, des technologies, des compétences, des chaînes de valeur et des emplois.
L’autonomisation prend ici tout son sens. L’objectif n’est pas qu’un partenaire agisse à la place de l’autre, mais que chacun dispose des moyens d’entreprendre, de produire et d’investir, et que leurs capacités se complètent lorsque l’action commune est plus efficace.
Cela implique de faire évoluer les instruments eux-mêmes.
La coopération ne doit pas seulement financer : elle doit permettre d’investir. Elle ne doit pas seulement transférer une technologie : elle doit favoriser son appropriation, son développement et, lorsque cela est pertinent, sa production locale. Elle ne doit pas seulement former : elle doit créer les conditions permettant aux compétences d’innover, d’entreprendre et de circuler.
Dans la santé comme dans l’énergie, l’agriculture, l’industrie pharmaceutique, le numérique, l’intelligence artificielle, les infrastructures ou les services financiers, il existe un même enjeu : rapprocher entreprises, universités, centres de recherche et investisseurs pour créer davantage de valeur localement et construire des projets capables d’être compétitifs internationalement.
Cette refondation ne peut toutefois rester une affaire de capitales.
Les principaux défis auxquels sont confrontées les populations prennent d’abord une forme territoriale : eau, énergie, mobilité, assainissement, déchets, numérique, emploi, formation, santé, urbanisation ou développement économique.
Les collectivités et les villes sont donc naturellement placées au contact des besoins et des solutions.
La coopération décentralisée pourrait, dans ce contexte, changer d’échelle et de nature. Non plus seulement entretenir des jumelages ou des échanges institutionnels, mais construire des partenariats territoriaux de développement, d’innovation et d’investissement.
Villes et régions françaises et africaines peuvent devenir des laboratoires de solutions communes : modernisation des administrations, digitalisation des services publics, planification urbaine, mobilité, eau, environnement, formation des cadres, entrepreneuriat ou accompagnement des PME.
Il s’agit progressivement de passer du jumelage de représentation au jumelage de projets ; du protocole à l’action ; de la coopération institutionnelle à la coopération territoriale productive.
Cette approche permettrait aussi de donner un visage concret à une relation encore trop souvent réduite aux échanges entre États. Car son avenir se jouera également dans des milliers de liens entre collectivités, entreprises, universités, chercheurs, investisseurs et entrepreneurs.
Parmi ces passerelles, les diasporas africaines en France et les Français ayant des attaches avec le continent occupent une place particulière.
Entrepreneurs, médecins, ingénieurs, universitaires, chercheurs ou cadres connaissent souvent les réalités des deux rives. Ils disposent de compétences, de réseaux et d’une compréhension des environnements économiques qui peuvent faciliter les investissements, faire émerger des projets et rapprocher les écosystèmes d’innovation.
La mobilité des compétences, la reconnaissance des qualifications, les réseaux universitaires, les incubateurs communs ou encore les fonds de co-investissement ne relèvent donc pas seulement des politiques de coopération : ils constituent aussi des instruments économiques.
Il en va de même pour la jeunesse et les PME. La prochaine génération de relations franco-africaines ne se construira pas exclusivement entre gouvernements ou grands groupes. Elle dépendra aussi de la capacité à connecter des chercheurs, des start-up, des entrepreneurs et des investisseurs, afin de faire émerger de véritables chaînes de valeur commune.
Cette évolution suppose enfin de regarder l’Afrique pour ce qu’elle devient, et non à travers les seules catégories du passé.
Les pays africains diversifient leurs partenariats en Europe, en Asie, dans les Amériques, dans le monde arabe ou auprès des pays du Golfe. Cette évolution est naturelle.
Elle ne doit pas être interprétée seulement comme une compétition d’influence. Elle oblige surtout chaque partenaire à démontrer la valeur de ce qu’il propose : qualité des projets, accès au financement, transferts technologiques, formation, rapidité d’exécution et capacité à construire dans la durée.
La France dispose ici d’atouts importants : sa proximité géographique, des liens humains profonds, des entreprises, des universités et des centres de recherche de premier plan, ainsi qu’un espace linguistique et culturel partagé dans lequel l’Afrique occupe une place centrale.
Mais ces avantages ne sont pas des rentes.
L’histoire n’a jamais su garantir un contrat. La langue ne garantit aucune préférence. L’amitié elle-même ne dispense jamais de faire ses preuves.
C’est précisément pourquoi la Francophonie peut retrouver toute sa portée stratégique. Non comme le prolongement d’un cercle d’influence, mais comme un espace dans lequel on peut plus facilement étudier, rechercher, entreprendre, investir et travailler ensemble.
L’intuition de Senghor conserve ici une remarquable modernité. La Francophonie n’a de valeur que si la langue commune devient elle-même créatrice de commun : de connaissance, de mobilité, de projets et d’opportunités.
Une relation équilibrée ne signifie pas que les intérêts soient identiques. Elle signifie que chacun puisse les exprimer et les défendre, tout en disposant des mécanismes capables de transformer leurs convergences en réalisations concrètes.
Un partenaire plus autonome n’est donc pas un partenaire plus éloigné.
Un pays disposant d’universités performantes, de chercheurs, d’ingénieurs, d’infrastructures et d’entreprises compétitives n’est plus seulement le destinataire d’une coopération. Il devient un partenaire capable, à son tour, d’investir, d’innover et de produire avec les autres.
C’est là que réside l’une des principales opportunités du dialogue franco-africain : faire évoluer une juxtaposition de programmes vers un écosystème de création de valeur et de capacités communes.
Non pas définir cette relation à partir de ce qu’elle fut, mais à partir de ce qu’elle peut produire.
Une relation où l’Afrique ne serait pas simplement un marché pour des produits et des technologies, pas davantage que la France ne serait simplement une source de financement ou d’expertise ; mais où entreprises, chercheurs, collectivités et investisseurs des deux rives seraient davantage associés à la recherche, à la production, à l’investissement et à l’accès aux marchés internationaux.
L’égalité entre partenaires prend toute sa dimension lorsqu’elle se traduit par une capacité commune à agir. Celle qui permet à des partenaires souverains d’identifier leurs intérêts, de négocier leurs divergences, de choisir librement quand et comment agir ensemble.
La question ne sera plus « que pouvons-nous faire pour les autres » mais « que choisissons-nous de construire ensemble que nous ne pourrions pas construire aussi efficacement séparément ? »
Après l’égalité des partenaires doit venir la puissance de l’action commune.
Signataires :
Créé le 2026-10-03 09:13:04
Une délégation des aumôniers relevant des églises catholique, évangélique et salutiste, a été reçue dans la soirée du jeudi 1er octobre par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Jean Olessongo Ondaye.
La délégation a été conduite par Monseigneur Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque de Brazzaville.

Les hommes d’église ont profité de cette occasion pour féliciter le ministre Jean Olessongo Ondaye pour sa nomination à la tête du ministère, avant d’évoquer les sujets liés notamment à la réactivation des accords entre les aumôneries et la force publique. Ils lui ont également présenté les statuts de chaque obédience religieuse.

Rappelons que cette rencontre intègre bien les missions dévolues au ministre Jean Olessongo Ondaye, entendu que les églises sont placées sous la tutelle du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-10-01 21:39:43
Se déplacer à Brazzaville et à Pointe-Noire relève d’un véritable « parcours du combattant », pour les usagers des transports en commun. La difficulté est encore plus grande, si on habite les quartiers périphériques. Entre les routes défoncées et saturées dont le manque de fluidité allonge la durée des trajets, les difficultés d’approvisionnement en carburant qui font monter les prix pour des commerçants en quête de profit et la quasi absence de société étatique de transport en commun viable, les populations sont abandonnées à leur triste sort dans l’indifférence des pouvoirs publics sensés régir le secteur.
La Constitution congolaise de 2015 dit dans son préambule que « l'Etat doit assurer le bien-être et le développement de tous. »
Le transport en commun est une des missions fondamentales de l’État, en matière de bien-être devant assurer le développement. Ce n'est pas une faveur, c'est un devoir.
Le transport, c'est le droit d'aller travailler, d'aller à l'école, d'aller à l'hôpital, d’aller au marché ou dans tout autres lieux qui définissent le contrat social.
Si on bloque le transport, on bloque tous les autres droits. C'est pour cela qu'on l'appelle un service public.
C'est pourtant simple. Il est exigé des citoyens, de respecter la loi en payant les taxes et autres droits. En échange, l'État a obligation de leur garantir la sécurité, la justice, la santé, l'éducation... et la mobilité.
Or en matière de mobilité, beaucoup de congolais se demandent la raison d’être du département ministériel des Transports, tant son apport dans le quotidien du plus grand nombre est presque nul.
Quand l'État laisse le transport en commun à 100% au privé sans le contrôler, il rompt le contrat social. Le privé, lui, cherche le profit, pas l'intérêt général. D'où le phénomène du demi-terrain qui pour lui est rentable et pour le citoyen, une punition.

Aujourd'hui, un constat est constant à Brazzaville et Pointe-Noire, l'État a démissionné de son rôle de régulateur des transports urbains.
Il n'y a presque plus de bus publics. Les quelques bus qu'on appelle "Mal-à-l'aise" entassent les gens comme des sardines. 95% du transport est fait par des minibus privés (coasters, Hiace) et des taxis.

Les arrêts de bus sont bondés le matin et le soir. Certains attendent une heure ou plus. Cela occasionne des retards au travail pour les fonctionnaires et les agents du privé. Ce n’est assurément pas la modification des heures de début de travail qui y changera quelque chose.
En soirée, les véhicules deviennent très rares. Le taxi officiel à 1000 FCFA est passé officieusement à 1500 FCFA avec trois à quatre clients différents dans le même taxi.

Le constat est plus que désolant aux heures de pointe, de voir les citoyens s’entasser jusque dans les véhicules de travaux publics, faute mieux. C’est le lot quotidien des habitants de Djiri, Kintélé, Lifoula, Madibou, Kombé ou Nganga-Lingolo, Ngoyo, Tchimbamba ou Siafoumou.

Oui, exiger un bon transport, ce n'est pas demander la charité. C'est demander à l'État de faire son travail.
Même si la nouvelle excuse consiste à dire que l’État n'est pas obligé de tout faire lui-même, il doit à l’évidence organiser et contrôler. C’est-à-dire : Réguler. Cela consiste à fixer et faire respecter le prix 150 FCFA c'est la loi, pas 300 FCFA, comme il est désormais de coutume et interdire le morcellement des trajets.
Investir. Il est un impératif viable, de remettre dans le circuit des bus d'État en nombre suffisant. Brazzaville et Pointe-Noire, des villes de plus d’un million d'habitants ne peuvent pas fonctionner avec de fantomatiques sociétés étatiques de bus, avec un parc automobile quasiment nul.

Aménager. Cela consiste à réparer les routes, à créer des arrêts de bus dignes, voire des couloirs pour fluidifier le trafic des bus.
Subventionner. Il s’agit d’aider en prix du carburant ou les pièces détachées, les transporteurs privés, devenus cache-misère de l’État démissionnaire, en échange du respect des règles, notamment les itinéraires complets et des prix homologués.
D’autres retorqueront qu’une solution a été trouvée à travers les mototaxis. C’est plutôt une forme d’ersatz, même si là où le bus ne va pas, le mototaxi y va.
Les conducteurs desdits mototaxis y sont arrivés en toute improvisation, avec une méconnaissance du code de la route, ce qui occasionne des accidents fréquents.
C'est le problème numéro 1. À l'hôpital Adolphe Sicé à Pointe-Noire et au CHU de Brazzaville, plus de 60% des urgences traumatiques sont des conducteurs de mototaxis et leurs passagers.

Souvent pas de casque pour le client, deux à trois passagers sur une moto, des slaloms dangereux entre les voitures. C’est presque devenu une habitude pour les mototaxis de rouler sur les trottoirs, à contre-sens ou de griller les feux. Une anarchie dont on s’accommode, faute de mieux.
Que dire des conditions d’hygiène, avec ces casques devenus obligatoires, mais qui sont en fait des vecteurs de transmission de maladies à travers la sueur que chaque passager y dépose. Quant à la propreté de la tenue de certains conducteurs, cela ouvre une autre dimension, sans parler des odeurs corporelles.
Et si l’État prenait ses responsabilité ?
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-10-01 20:41:28