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Deve Maboungou, le stratège de Poissy à la tête de la Zone 7 du District 103 Île-de-France Ouest

À compter du 1er juillet 2026, Deve Maboungou prendra officiellement ses fonctions de président de la Zone 7 du District 103 Île-de-France Ouest du Lions Clubs International. Un an après une présidence remarquée du Lions Club Poissy Doyen, l’expert en intelligence économique, fondateur du cabinet Noeîn & Cie et figure montante de la diaspora franco-congolaise, franchit un nouveau cap dans le service à la cité. 

 

Portrait d’un homme de doctrine et de méthode


Il y a des trajectoires qui ne doivent rien au hasard. Celle de Deve Maboungou, désormais appelé à présider la Zone 7 du District 103 Île-de-France Ouest du Lions Clubs International pour le mandat 2026-2027, en fait partie. La nouvelle, officialisée par un visuel arborant le célèbre « We Serve », vient consacrer un parcours bâti, depuis plus de quinze ans, à la croisée du service public, de l’intelligence économique, de l’université et de l’engagement associatif. Aux yeux de ceux qui le suivent à Paris, Brazzaville ou Dakar, cette nomination n’est pas une surprise : elle est la suite logique d’une vie d’engagement.

Un Pisciacais au service de sa ville

Deve Maboungou est un Pisciacais de la première heure. Né en 1984, franco-congolais, il a grandi à Poissy, dans le quartier Beauregard, fréquenté l’école Ronsard, le collège Jean-Jaurès puis le lycée Le Corbusier, comme l’a rappelé en juillet 2025 le Courrier des Yvelines dans un portrait consacré à « une vie d’engagement ». De cette enfance dans un quartier populaire des Yvelines, il a tiré une conviction qui le suit encore : « Là où je suis né et où j’ai fait mes armes, rien n’est impossible. » Le propos, prononcé au moment de céder la présidence du Lions Club Poissy Doyen, résume sans doute mieux qu’un long discours la philosophie de l’homme.

Dès le collège, il choisit l’engagement. Vice-président puis président du foyer socio-éducatif de son établissement « de la 6e à la 3e », il prend très tôt goût au travail collectif, à la délibération et à la mobilisation associative. Cette fibre ne le quittera plus. Bénévole d’une dizaine d’associations, formateur du bloc juridique auprès des chefs d’intervention de la Croix-Rouge française, président, durant plus d’une décennie (2013-2024), du club de Pencak Silat de l’École de Silat Défense Adamoise, il a fait de la transmission, de la solidarité et du service public les fils rouges d’une vie publique discrète mais dense. Ceinture noire 3e Dan, professeur diplômé, il enseigne aussi, sur les tatamis, ce qu’il défend dans les institutions : la rigueur, l’éthique et le respect.

Quinze années au service de l’État français

Diplômé en droit (Université de Cergy-Pontoise, 2009) et formé à l’École nationale de police de Nîmes, Deve Maboungou consacre quinze années au service de l’État français. D’officier de police judiciaire à Saint-Ouen-sur-Seine aux fonctions d’adjoint au chef de division chargé de sécurité économique au Service central du renseignement territorial du Ministère de l’Intérieur (2018-2024), en passant par la Préfecture de police de Paris, il acquiert une connaissance intime des mécanismes de protection du patrimoine stratégique national. Auditeur de la 26e session nationale de l’IHEMI (Institut des hautes études du Ministère de l’Intérieur), il y forge la doctrine qui guidera ensuite son cabinet.

Noeîn & Cie : un cabinet, une doctrine

En 2023, fort de cette expertise, Deve Maboungou fonde Noeîn & Cie, cabinet indépendant d’expertise en relations internationales, intelligence économique et conseil stratégique, immatriculé au RCS de Paris (B 938 138 807). De Paris à Genève, de Brazzaville à Dakar, de Jakarta à Singapour, le cabinet conseille États, entreprises et institutions sur l’audit de sûreté, l’analyse géopolitique, la cybersécurité et la gestion des risques.

« L’Afrique ne manque pas de ressources. Elle manque de la maîtrise de leur récit. »

Cette doctrine, qu’il défend désormais à l’écrit comme à l’oral, condense une vision : faire de l’intelligence économique souveraine, de la diplomatie d’influence et de la cybersécurité les trois piliers d’une renaissance africaine pensée par et pour l’Afrique. Ouvrage à paraître en 2026 sous le titre « De l’Afrique observée à l’Afrique stratège, pour une intelligence économique souveraine » (préface de Firmin Édouard Matoko, ancien sous-directeur général de l’UNESCO), tribunes régulières dans Kasima TV, Vu D’ailleurs, L’Horizon Africain, Afrique sur 7, NCA, Medi1 et, bien sûr, Les Échos du Congo-Brazzaville : Deve Maboungou s’impose, en quelques années, comme une voix structurante de la diaspora franco-congolaise.

Une triple casquette d’expert, d’enseignant et de diplomate

Titulaire d’un triple Master 2 (Intelligence économique et protection des entreprises à l’IHEMI ; Manager / Directeur de cabinet de la vie publique et politique à l’Université de Lorraine ; Relations internationales et diplomatie à l’Institut Thalès Afrique), complété par un certificat de spécialisation en cybersécurité (CNAM Sécurité Défense), le Cycle initial du renseignement à l’Académie du Renseignement (École militaire) et un certificat de spécialisation en communication (Institut supérieur de l’Éloquence), il enseigne aujourd’hui ce qu’il a appris.

Depuis mars 2025, il est enseignant-chercheur à l’Institut Thalès Afrique (Dakar) où il intervient en Licence 3, Master 1 et Master 2 sur les relations internationales, la diplomatie, la sécurité internationale, l’intelligence économique et la sûreté des entreprises. Depuis 2024, il est expert formateur au CIRJUS Paris dans le cadre des séminaires diplomatiques internationaux. En avril 2026, il y a reçu un diplôme d’honneur « pour son engagement sans relâche pour le développement de la science ».

À ces missions s’ajoutent un ensemble de mandats croisés : Vice-Président et directeur de l’Intelligence économique et des Stratégies d’influence à l’international au sein du Comité consultatif international de la Chambre de Diplomatie Économique du Congo (CDECO) depuis décembre 2025 ; Représentant-Pays du Congo-Brazzaville et membre sénior de l’Institut africain de la Réflexion stratégique (IARS) ; ancien directeur de cabinet de la Maison de l’Afrique (janvier-octobre 2025) ; représentant officiel (Ow’Isaza) du Royaume de Bunyoro-Kitara auprès de la République française et des Outre-mer. Une configuration de mandats qui dessine un même fil : celui d’un passeur entre l’Europe et l’Afrique, entre les institutions et les diasporas.

Une présidence pisciacaise saluée par tous

Le 26 juin 2025, au golf de Saint-Germain-en-Laye, Deve Maboungou cédait la présidence du Lions Club Poissy Doyen à Hervé Courbot, au terme d’un mandat (2024-2025) particulièrement actif. En une année, il aura organisé un salon des vins et des saveurs ayant permis de récolter plus de 20 000 euros au profit d’œuvres caritatives, contribué à la collecte de plus de 5 tonnes de denrées alimentaires pour la Banque Alimentaire au Carrefour de Chambourcy, et remis un chèque de 10 000 euros à la Société française de lutte contre les cancers et leucémies de l’enfant et de l’adolescent.

À cela se sont ajoutés des dons de 2 000 euros à la collégiale Notre-Dame de Poissy, à l’AFIPE, ainsi qu’aux Instituts médico-éducatifs de Saint-Germain-en-Laye et de Poissy. Sans oublier la remise, à chaque élève de CM2 de la Ville, d’un livret de 24 pages au titre du passeport du civisme, parcours civique qu’il avait tenu à porter personnellement dans les classes. « C’était émouvant de voir dans les yeux des écoliers, notamment ceux du même quartier que moi, que rien n’est impossible », confiait-il en quittant ses fonctions. Sous sa mandature, le Lions Club Poissy Doyen aura été à la fois exigeant et chaleureux : un club « fragile et solide à la fois », selon ses propres mots, mais résolument tourné vers l’avenir.

De Poissy à la Zone 7 : une élévation naturelle

Au sein du Lions Clubs International, le District 103 Île-de-France Ouest fédère les clubs Lions de l’ouest francilien et constitue l’un des plus dynamiques de France. La Zone 7 regroupe plusieurs clubs voisins, dont Poissy Doyen, et joue un rôle pivot dans la coordination des actions humanitaires, sociales et éducatives sur le territoire. En portant Deve Maboungou à sa présidence pour le mandat 2026-2027, le mouvement Lions reconnaît à la fois la qualité de son engagement pisciacais et sa capacité à fédérer.

Le visuel officiel diffusé pour annoncer la nomination, sobre cadre bleu nuit et or portant la mention « District 103, Île-de-France Ouest » et la devise « We Serve », vient sceller cette élévation. Au-delà du symbole, c’est une fonction de terrain qui l’attend : coordonner les présidents de clubs, accompagner les nouveaux membres, soutenir les projets de proximité et porter, à l’échelle de la zone, l’éthique et l’ambition du Lionisme. Un rôle d’animateur et de stratège, qui s’accorde naturellement avec son profil.

Un homme honoré, un serviteur reconnu

Les distinctions reçues témoignent d’un engagement salué tant en France qu’à l’international. Chevalier des Palmes de l’Encouragement public de la République française ; Grand Officier (Médaille Vermeil) de la Ligue Universelle du Bien Public, remise au Sénat français le 6 juin 2025 ; Médaille de bronze de l’Étoile civique ; Médaille de bronze ministérielle de la Jeunesse, des Sports et de l’Engagement associatif (2019) ; Médaille d’honneur du dévouement ; Médaille d’argent du mérite bénévole du Cercle national des Bénévoles ; Officier de l’Ordre Lafayette de Wallis-et-Futuna ; Chevalier de l’Ordre de l’Étoile de Mohéli ; Chevalier de l’Ordre de la Croix Belge de la Société Royale Philanthropique ; Protective Shield de l’African Royalty Humanitarian Order ; Diplôme d’honneur du CIRJUS Paris.

Une accumulation de reconnaissances qui pourrait étourdir : elle dit, en réalité, la même chose, sous des formes différentes, celle d’un homme qui sert avant de demander.

Cap sur 2026 : une mission, un cap

En prenant la présidence de la Zone 7 du District 103 Île-de-France Ouest, Deve Maboungou hérite d’une mission claire : faire vivre, à l’échelle d’un territoire stratégique de la région parisienne, les valeurs du Lionisme : générosité, solidarité, bienveillance, courage face à l’adversité. Ceux qui ont travaillé avec lui à Poissy savent ce qu’il faudra attendre : de la méthode, du dialogue, des actions concrètes, et cette manière singulière de tenir ensemble l’exigence stratégique et la chaleur humaine.

Derrière son sourire reconnaissable d’entre mille, sa silhouette élégante et ses lunettes désormais familières, c’est un serviteur tranquille de l’intérêt général qui s’avance. Au 1er juillet 2026, lorsqu’il prendra officiellement ses fonctions, la Zone 7 saura qu’elle est entre des mains sûres. Et la diaspora franco congolaise, une nouvelle fois, qu’elle compte parmi les siens un homme qui honore le pays d’origine en servant le pays d’accueil. We Serve.

Repères, Deve Maboungou en quelques dates

● 1984 : Naissance à Poissy (Yvelines), au sein d’une famille franco-congolaise.

● 2009 : Licence de droit (Université de Cergy-Pontoise) ; formation d’officier de police (ENP de Nîmes).

● 2010-2024 : Quinze années au Ministère de l’Intérieur (Brigade de sûreté urbaine, Préfecture de police de Paris, Service central du renseignement territorial).

● 2022-2023 : Auditeur de la 26e session nationale Protection des entreprises et intelligence économique de l’IHEMI.

● 2023 : Fondation du cabinet Noeîn & Cie (conseil stratégique, intelligence économique, relations internationales).

● 2024-2025 : Président du Lions Club Poissy Doyen ; plus de 20 000 € levés et plus de 5 tonnes de dons alimentaires.

● Janvier-octobre 2025 : Directeur de cabinet de la Maison de l’Afrique.

● Mars 2025 : Enseignant-chercheur à l’Institut Thalès Afrique (Dakar).

● Juin 2025 : Grand Officier de la Ligue Universelle du Bien Public (Médaille Vermeil, Sénat français).

● Août 2025 : Représentant (Ow’Isaza) du Royaume de Bunyoro-Kitara auprès de la République française et des Outre-mer.

● Novembre 2025 : Représentant-Pays du Congo-Brazzaville à l’Institut africain de la Réflexion stratégique (IARS).

● Décembre 2025 : Vice-Président et directeur de l’Intelligence économique et des Stratégies d’influence à l’international à la CDECO.

● 2026 : Parution annoncée de l’ouvrage « De l’Afrique observée à l’Afrique stratège, pour une intelligence économique souveraine » (préface de Firmin Édouard Matoko).

● 1er juillet 2026 : Prise de fonction comme président de la Zone 7 du District 103 Île-de- France Ouest, Lions Clubs International (mandat 2026-2027).

Jarele SIKA / Les Échos du Congo-Brazzaville.

Créé le 2026-06-17 12:21:57

Congo – Commémoration : à Owando, Radio Congo a célébré ses 66 ans d’existence

Habituellement célébré le 25 mai de chaque année, Radio Congo a, cette année décalé son 66e anniversaire d’existence. Le 13 juin 2026, Owando a vibré avec une ambiance sans pareil à la Place de la République, ex-Place-Rouge, avec la délocalisation du studio de la Radiodiffusion Nationale Congolaise, la Chaîne nationale, dans le chef-lieu du département de la Cuvette, grâce à un  partenariat incontesté de l’association Dynamique Owando Pluriel (DOP) du député Joël Abel Owassa, honorable député d’Owando commune. La cérémonie s’est déroulée sous le patronage de Madame le Préfet du département, Emma Henriette Berthe Bassinga née Nganzali, du Secrétaire du Bureau Exécutif du Conseil départemental de la Cuvette, représentant son président, en présence du député Joël Abel Owassa, parrain de l’événement, de l’administrateur-maire de la ville d’Owando, Monsieur Michel Elenga Okobo, des sous-préfets, des maires ; des parlementaires de la localité, des ambassadeurs, du conseiller aux transports et à l’aviation civile et d’une foule immense des populations venues des quatre coins du département.

En effet, Radio Congo a, à l’occasion de la célébration de son 66e anniversaire installé son antenne à la Place de la République d’Owando. Avec la présentation du journal en Lingala, présenté par Nicolas Mindé et celui du Français, par Esther Mafoula avec la participation de Ghislain Martial Ngokouba, pour la rubrique ’’ A la découverte’’ ;  les bulletin d’information, par Oldie Morelle Monzomba ; les communiqués étaient lus en kituba par Arnaud Moundos et lingala, par Jonel Ekoubi ; des émissions grand-public comme ’’Ecoutez et jugez’’, avec Valda Saint-Val et Thom Fellan ; ’’Lisapo’’ avec Noël Etsala ; ’’Samedi na Owando’’, avec Jean-Firmin Lopez et Astréa Malonda ; ’’Mindulé pe maye ma leka’’, avec Richard Salem Moungala ; ’’Sanduku ya bokoko’’ avec Jean-Jacques Ndzanga Bazho ; ’’Masano’’ avec Afoula Ngabaya, le poète et une production en live et la présence remarquée d’une vieille gloire du micro, en l’occurrence, PDG, Ghyslain Parfait Dzao, le Vieux Lion de la forêt équatoriale, plus les animateurs comme : Destin Gloire ; La Fleur Tondo ; Chada Charlotte ; Arnaud Moundos et Lina Soleil.

Radio Congo a diffusé son programme quotidien du samedi 13 juin 2026 depuis la ville d’Owando, sans discontinuer, de 8 heures à 17 heures 30 minutes, en directe de la Place-Rouge d’Owando, devant un grand public médusé et émerveillé d’assister et de voir le travail réalisé par les hommes et les femmes de radio, la manière et comment travaillent-ils.

En ce qui concerne la cérémonie officielle de cet anniversaire, le 66e du genre, d’une solennité exceptionnelle, avec une mobilisation palpable, comme sait le faire le grand mobilisateur et rassembleur, Joël Abel Owassa.

Dans son mot de bienvenu, le premier citoyen de la ville, l’administrateur-maire d’Owando, Michel Elenga Ekobo a, au nom de la population, souhaité la bienvenue à toute la délégation de Radio Congo, conduite par son directeur général Modeste Elenga et toute sa suite.

Prenant la parole à son tour, Monsieur Modeste Elenga, directeur générale de Radio Congo, a remercié, au nom du ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement pour l’accueil chaleureux et pour la présence massive de la population à l’événement.

« Je voudrais particulièrement remercier la Dynamique Owando Plurielle et le député Joël Abel Owassa pour sa sensibilité légendaire, pour avoir accepté et permis que nous mettons en musique cet événement. Je remercie également madame le préfet qui, sans hésiter, a pris à bras le corps toutes les propositions que nous lui avons faites pour que cet événement puisse avoir lieu.

Le 25 mai dernier, Radio Congo totalisait 66 ans d'existence. Pour les raisons de calendrier, la célébration de cet heureux événement a finalement été repoussée ce jour 13 juin 2026, ici à Owanda. 66 ans d'existence ai-je dit ! Soixante-six ans que cette voie traverse notre pays, du nord au sud, de l'est à l'ouest. 66 ans de fidélité aux Congolais. Pour la petite histoire, Radio Congo est né le 25 mai 1960 suite à la nationalisation de Radio Inter Équatoriale qui a cessé d'émettre le 18 avril 1960 et de laquelle Radio Congo hérita le personnel et le matériel. Il faut ajouter que, pour démarrer, Radio Congo, qui fut inaugurée par le premier Président de la République du Congo, l'abbé Fulbert Youlou, bénéficia de l'assistance technique française via l'Office de Coopération et de Radiodiffusion OCORA en sigle. En 1965, elle devient la voie de la révolution après l'arrivée du Mouvement National de la Révolution (MNR), Parti unique. Et en juin 1991, suite à la Conférence nationale souveraine, elle reprend son nom de Radio Congo. Notre radio est plus qu'un média, c'est un monument. En 66 ans, elle a accompagné l'indépendance de notre pays, les espoirs des Congolais, les épreuves que ces derniers ont traversées, les constructions et les reconstructions de notre nation. Elle a fait vibrer notre quotidien au rythme de la rumba, du folklore et du gospel.

Elle a parlé Lingala, Kituba, Français et toutes les langues de chez nous. Pendant 66 ans, Radio Congo a gardé sa mission de radio du peuple, en informant, en divertissant, en éduquant, en alertant et surtout, en rassurant. A 66 ans, notre enjeu n'est plus de prouver que nous existons. Notre enjeu est plutôt celui de demeurer indispensable. L'information va très vite, les réseaux sociaux parlent fort, la concurrence est non seulement mondiale mais aussi et surtout est plus rugueuse. Pour faire face à cette concurrence, qu'on pourrait sans peur de se tromper qualifier de sauvage, nous devons, dans le bruit des ondes dites, rester la référence qui vérifie, qui croise et qui dit vrai », a rappelé le directeur général, faisant du reste la genèse de la naissance de Radio Congo.

Madame le préfet, l’hôte de l’événement a également remercié Radio Congo, notamment la direction générale, pour le choix sur sa localité. « Après avoir réalisé avec succès les précédentes éditions à Ouenzé, Poto-poto, Talangaï et Djiri à Brazzaville, témoignant ainsi de sa volonté constante de proximité, le tour revient aujourd'hui à la ville d'Owando d'accueillir cette grande émission publique. Fidèle à sa mission de service public, la Radio nationale congolaise poursuit à travers cette initiative son noble objectif de rapprocher davantage ses auditeurs de l'information, en allant à leur rencontre au cœur même de leur réalité quotidienne. Cette démarche traduit une vision claire, celle d'une radio accessible, participative et profondément ancrée dans les territoires au service de toutes les couches sociales », a-t-elle relevé.

« Cette initiative de la Radio nationale s'inscrit pleinement dans la vision éclairée de son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, Chef de l'État, qui place le citoyen au cœur de l'action publique et fait de la proximité, de l'écoute et de l'inclusion des populations des piliers essentiels de gouvernance. Elle traduit également de manière concrète la mise en œuvre du programme du gouvernement conduit par Monsieur Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, chef du gouvernement, dont l'un des axes majeurs demeure le renforcement de la communication publique, la valorisation des territoires et la participation active des citoyens au processus de développement. A travers cette émission publique en direct, c'est donc l'action gouvernementale qui se rapproche davantage des populations en donnant la parole aux citoyens, en valorisant leur réalité et en consolidant le lien de confiance entre l'État et la Nation », a affirmé Madame le préfet, Emma Henriette Berthe Bassinga née Nganzali.

Par ailleurs, Madame le préfet a ensuite indiqué que « le choix porté sur Owando n'est ni fortuit, ni anodin. Ville d'histoire, de culture et de tradition, Owando incarne une part essentielle de l'âme congolaise. Car un four humain et culturel, elle est le reflet d'une diversité riche, d'un patrimoine vivant et d'un dynamisme qui mérite d'être mieux connu, mieux compris et davantage promu. Ce gros plan socio-culturel constitue donc une tribune exceptionnelle offerte à nos populations. Il permet de mettre en lumière nos valeurs, nos savoir-faire, nos talents, mais aussi nos défis. Il donne la parole à celles ou ceux qui, au quotidien, font vivre cette ville et participent à son développement.

La radio, en tant que média de proximité, joue ici pleinement son rôle informée, éduquée, rassemblée dans un contexte où les distances et les contraintes géographiques peuvent parfois isoler. Elle demeure un outil essentiel, puissant de cohésion sociale et de valorisation des territoires. Je tiens à saluer l'engagement constant de la radio nationale à aller au plus près des populations, à écouter leurs préoccupations et à relayer leurs aspirations. Cette démarche participe à renforcer le lien entre citoyens et les institutions, mais également à promouvoir une meilleure connaissance de nos réalités locales à l'échelle nationale. Permettez-moi également d'exprimer notre reconnaissance aux plus hautes autorités de la République pour leur engagement en faveur du développement des médias publics et de l'accès équitable à l'information sur toute l'étendue du territoire national ».

Cependant, s’adressant à la population, Madame Emma Henriette Berthe Bassinga a invité les populations d'Owando, à saisir pleinement cette opportunité offerte par la chaîne nationale. « Exprimez-vous avec responsabilité. Mettez en avant vos initiatives, vos projets et vos ambitions, pour l'avenir de notre ville. Le développement local repose sur l'implication de chacun dans un esprit de dialogue, de paix et de cohésion. En ces 66 ans d'existence, Radio Congo ne se contente pas de revisiter son passé. Elle se projette résolument vers l'avenir avec l'ambition d'être toujours plus proche des citoyens et plus engagée dans la promotion de nos identités culturelles », a-t-elle suggéré.

Le parrain de l’événement, l’honorable Joël Abel Owassa, ayant accepté et mis à disposition tout le nécessaire pour la réussite de l’activité a salué toutes celles et tous ceux qui ont répondu à son invite. « C'est un honneur pour moi de prendre la parole à ce moment particulier, en ce lieu qui m'est devenu très familier, pour participer à la célébration des 66 ans d'existence de Radio Congo. Du fond du cœur, je remercie le directeur général de cette chaîne, Monsieur Modeste Elenga, non seulement pour m'avoir associé à la préparation de ce grand événement en tant que parrain, mais aussi et surtout, pour le noble choix qu'il a porté sur la ville, la capitale de la Cuvette, Owando, pour célébrer cette fête, ce samedi 13 juin 2026 », a déclaré le parrain.

« En cet instant, j'ai une pensée pieuse pour les pères fondateurs de cette radio qui ont fait un utile en nous transmettant cet outil remarquable qui nous lie à la modernité et à jamais nous ouvre sur le monde et sur le reste du monde. De là où ils sont, qu'ils reçoivent de ce mot l'expression de ma totale reconnaissance. A tous les animateurs qui ont fait l'appui et le beau temps de cette chaîne, dont certains nous ont quitté et d'autres, qu'ils trouvent également ici l'expression de toute ma gratitude. A vous tous qui êtes encore en activité, qui avez reçu le témoin pour continuer cette mission, tout en reconnaissant la complexité de votre domaine, je vous encourage à perpétuer ce prestigieux legs reçu les anciens. Je vous prie de mettre à contribution votre ingéniosité à travers des initiatives qui font votre promotion et qui œuvrent pour votre existence au regard de la rivalité qui s'impose à vous aujourd'hui. Et je ne doute pas de vos capacités à renouer ces défis si complexes », a-t-il ajouté.

 A noter que la cérémonie a été gratifiée par la coupure du gâteau spécial 66e anniversaire, on a aussi sablé le champagne. Pour le bonheur et la joie des participant à la fête. Et la fin de la cérémonie officielle a connu l’intonation du l’incontournable couplet ’’Joyeux anniversaire Radio Congo’’, par Gazor le Phoenix, maître de cérémonie de l’activité.

Un jeune citoyen de la ville a confectionné une chainette plus une médaille estampillée ’’66e anniversaire de Radio Congo, joyeux anniversaire’’, remise comme cadeau d’anniversaire au DG de la radio, qui lui, l’a remise au parrain de l’événement l’honorable Joël Abel Owassa.

Il sied de signaler la Dynamique Owando Plurielle est un vaste projet qui a pour principal objectif, de lutter contre le chômage des jeunes dans le département de la Cuvette, et à inciter la couche juvénile à l’insertion sociale. L’impact positif dudit projet est surtout la formation qualifiante pour l’employabilité des jeunes d’Owando, ce qui contribue de façon efficace et efficiente, à la baisse du taux de banditisme et de l’oisiveté.

L’honorable de la circonscription de la commune d’Owando, Joël Abel Owassa, heureux et fière de la réussite dudit événement, a souhaité « bon anniversaire au directeur général de Radio Congo, à toute la chaîne nationale et au spectateur de la Place de la République d’Owando. Que vive la Dynamique Owando Pluriel ».

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-06-15 17:30:50

Congo - Délits fauniques : deux présumés braconniers traduits en justice à Brazzaville

Agés de plus de 50 ans, les deux présumés braconniers ont été interpellés le 03 juin 2026 dans la réserve naturelle de Lesio-Luna dans le Département du Djoué-Léfini. Ces derniers avaient en leur possession soixante morceaux de viande boucanée d’hippopotame. Ils ont été présentés le 09 juin dernier au Procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville et placés à la maison d’arrêt en attendant l’ouverture de leur procès. 

Les deux présumés délinquants fauniques seraient originaires de la République Démocratique du Congo. Ils avaient été interpellés par les Eco-gardes de la Reserve Naturelle de Lesio-Luna et remis par la suite aux agents des Eaux et Forêts pour la suite de la procédure. Informé, le Projet d’appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage (PALF) en collaboration avec les autorités compétentes, apporte son assistance technique dans cette affaire.

Les enquêtes se poursuivent pour rattraper plusieurs autres complices qui seraient en cavale, car la chasse dans une réserve naturelle est formellement interdite. Les deux individus pris en flagrant délit de détention de la viande boucanée d’hippopotame, sont poursuivis pour délits d’abattage de cette espèce, détention, circulation et tentative de commercialisation des trophées d’hippopotame, espèce animale intégralement protégée par la loi. Ils encourent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme avec de fortes amendes dont le plafond est de cinq millions conformément à la loi.

 Le gouvernement et les acteurs de la conservation ne cessent de marteler que l’abattage et le trafic de produits de faune sauvage conduisent à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde. Le Congo, très engagé à protéger ses espèces animales surtout en voie de disparition reste très vigilant. Il sanctionne vigoureusement tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage. Dans ce sens, un grand travail est régulièrement accompli par les autorités. Les actes commis par les présumés délinquants de faune sauvage, ne peuvent demeurer impunis.

En rappelle, le mois dernier à Ngo et à Lékana, dans le Département des Plateaux, trois présumés braconniers ont été interpellés par les éléments de la Gendarmerie. Ils avaient été pris avec des armes à feu dont une de guerre, des munitions de guerre, huit morceaux d’ivoire pesant au total plus de 31 kilogramme. La première audience portant sur cette affaire est attendue pour ce 24 juin 2026 au Tribunal de Grande Instance de Djambala.  

La loi N°37-2008 sur la faune et les aires protégées en son article 27 dispose que « L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ».

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville / Source : PALF

Créé le 2026-06-14 18:59:12

France – Blois : Une congolaise tuée de plusieurs coups de couteau par son mari

Une femme de 40 ans a été tuée à l'arme blanche dans la nuit de jeudi 12 à vendredi 13 juin près de Blois dans le Loir-et-Cher en France. Son conjoint, principal suspect, a été interpellé. Le couple originaire du Congo-Brazzaville était sur une procédure de séparation Le père a poignardé la maman sous le regard des enfants qui ont assisté à la scène.

La communauté congolaise du Loir et Cher est en émoi, après le décès de Vicinte Massamba, fille de l’ancien footballeur Massamba ‘’Mams’’,  tuée par son mari.

Le drame s’est noué dans la nuit de jeudi à vendredi.

Peu après minuit, les gendarmes ont été alertés par un appel passé par la fille aînée du couple, indiquant que «son père avait porté plusieurs coups de couteau à sa mère dans la maison familiale».

«À l'arrivée des gendarmes, les quatre enfants mineurs du couple, âgés de 4 à 16 ans, se trouvaient à l'étage, réfugiés dans une chambre» a indiqué le procureur de la République de Blois, dans un communiqué.

La victime Vicinte née en 1985, aide-soignante de profession et grièvement blessée, est décédée peu après 1h30, malgré plusieurs tentatives de réanimation.

Plusieurs plaies par arme blanche, dont certaines dans des zones vitales, ont été relevées.

Le parquet de Blois a confirmé qu’une enquête a été ouverte pour assassinat.

Le suspect qui n’est autre que son conjoint, âgé de 50 ans, a été interpellé vers 03h45 du matin à Blois par la police, en état d'ivresse.

Placé en garde à vue, son état de santé a nécessité la levée de la mesure au bout de quelques heures. Une suspicion de pneumothorax a conduit à son hospitalisation.

L'état du quinquagénaire est jugé stable et il est placé sous surveillance des gendarmes.

Selon les premiers éléments, les faits s'inscrivent dans un contexte de séparation et de «forte jalousie».

D'après des amis de la famille, le couple était séparé mais contraint de vivre sous le même toit, dans une maison qu'ils avaient achetée ensemble. Pendant que la mère et enfants dormaient dans la maison, le mari restait, lui, dans le garage.

« La maison était vendue, il ne manquait plus que la signature du monsieur", se désole une voisine, qui gardait souvent la plus jeune des filles du couple».

La victime «était sur le point de prendre possession d'un logement social avec ses enfants», selon le procureur.

Elle avait évoqué des violences psychologiques, mais aussi des violences physiques ponctuelles.

 Une enquête pour violences au sein du couple était déjà en cours depuis février 2026, après un signalement de l'aide sociale à l'enfance.

La victime avait elle-même déposé plainte le 28 janvier pour des faits de violences psychologiques, accompagnés d'un épisode de violence physique en novembre 2025.

Les quatre enfants ont été placés provisoirement à l'aide sociale à l'enfance et pris en charge par une unité pédiatrique de l'hôpital de Blois. Une solution de placement familial est recherchée.

L'auteur présumé sera de nouveau placé en garde à vue dès que son état de santé le permettra, avant l'ouverture probable d'une information judiciaire.

«L'enquête devra déterminer précisément le déroulement des faits et leur contexte», a conclu le procureur, qui a précisé qu'une autopsie a été réalisée vendredi en fin de journée.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-06-14 11:49:36

Brazzaville : quand trouver de l'essence devient un sport de haut niveau !

Depuis une semaine, la pénurie de carburant fait tourner les têtes à Brazzaville, mais pas les moteurs. Les automobilistes, eux, connaissent désormais par cœur toutes les stations-service de la capitale et certains seraient même capables de les retrouver les yeux fermés.

Dans les quartiers, les files d'attente sont devenues de véritables lieux de rencontre. On y échange les dernières nouvelles, on se fait des amis et certains plaisantent déjà en disant qu'il faut prévoir une tente, une natte et un casse-croûte avant d'aller chercher quelques litres d'essence.

Les motos sont au repos forcé, les taxis roulent au compte-gouttes et beaucoup de conducteurs redécouvrent les joies de la marche à pied.

« Finalement, cette pénurie nous fait faire du sport gratuitement », ironise un habitant.

Pendant ce temps, les plus optimistes gardent le sourire et espèrent que l'or noir reviendra rapidement dans les pompes. Car à Brazzaville, une chose est sûre, l'humour reste le carburant qui ne tombe jamais en panne !

 

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Crédit photos : Rose S

Créé le 2026-06-12 19:37:21

Mayoko : L'Honorable Alain Pascal Leyinda offre 25 kits pour faire vivre la Coupe du monde dans tous les villages

À l'approche de la Coupe du monde, l'Honorable Alain Pascal Leyinda, deuxième secrétaire de l'Assemblée nationale, député de Mayoko dans le département du Niari (sud),  vient une nouvelle fois de démontrer son attachement au bien-être des populations de sa circonscription électorale. Le député a fait don de 25 kits complets aux autorités administratives du district de Mayoko afin de permettre aux jeunes et aux habitants des villages et quartiers de suivre les rencontres du Mondial dans les meilleures conditions.

Chaque kit est composé d'un téléviseur de 62 pouces, d'un onduleur, d'une lampe solaire, d'une plaque solaire ainsi que d'un abonnement Canal+ complet.

Une initiative qui vise à rapprocher les populations de ce grand rendez-vous sportif mondial, même dans les zones où l'accès à l'électricité demeure parfois difficile.

Par ce geste hautement apprécié, l'Honorable Alain Pascal Leyinda confirme sa volonté d'œuvrer pour le développement social et le divertissement des jeunes de Mayoko.

Grâce à cette dotation, les passionnés de football pourront vibrer au rythme des exploits des plus grandes nations du ballon rond sans craindre les coupures d'électricité ou les difficultés d'accès aux retransmissions.

À Mayoko, le coup d'envoi de la solidarité est déjà donné, et il porte la signature d'un élu soucieux du bien-être de ses concitoyens.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2026-06-11 07:23:22

Mossendjo : quand l'amour tourne au brasier au quartier CQ 8

À Mossendjo, dans le département du Niari (sud), une histoire de cœur aurait malheureusement pris une tournure spectaculaire et dramatique. Selon plusieurs témoignages, un homme d'une trentaine d'années aurait très mal digéré la fin de sa relation amoureuse décidée par les parents de sa compagne.

 D'après les habitants du quartier CQ 8, les beaux-parents auraient estimé que le prétendant accumulait davantage les promesses que les preuves de responsabilité. Une décision qui n'aurait visiblement pas été du goût du concerné.

Pris par la colère, celui-ci aurait agressé son ex-compagne à l'arme blanche avant de s'en prendre à la résidence familiale, réduite en partie en cendres.

Comme quoi, certains prennent l'expression « mettre le feu à une relation » beaucoup trop au pied de la lettre.

Aujourd'hui, la famille vit dans la peur et l'émotion tandis que les habitants du quartier restent sous le choc.

Cette affaire rappelle qu'en amour comme dans la vie, une séparation se règle avec du dialogue, pas avec des flammes.

A Mossendjo, une certitude demeure : un cœur brisé ne devrait jamais devenir un danger pour tout un quartier.

 

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

 

 

Créé le 2026-06-11 05:53:51

Congo – Journée de la réconciliation nationale : le préfet Marcel Ganongo inaugure une stèle de la Concorde à Madingou

Le préfet du département de la Bouenza, Marcel Ganongo a procédé, ce mercredi 10 juin 2026 à Madingou-Poste, à l’inauguration de la Stèle de la Concorde, en présence des autorités politico-administratives, des forces de l’ordres, des sages et notabilités départementales et de la population du chef-lieu de la Bouenza. La date du 10 juin de cette année, marquant la 35e édition de la Journée de la Concorde nationale est célébrée sous le thème : « Dans la paix et l'unité, donnons la priorité à la concorde nationale pour accélérer la marche vers le développement de notre pays ». A Madingou, cette Journée a été célébrée pour la toute première fois par le préfet Marcel Ganongo au Jardin Bel-Air de Madingou. La Journée de la Concorde nationale était instituée en commémoration de la fin de la Conférence nationale souveraine en 1991, clôturée par un signe symbolique et très significatif, le lavement des mains par les congressistes et tout le peuple congolais.

Cette commémoration de la Journée du 10 juin à Madingou a commencé par l’inauguration d’une Stèle débaptisée, de la concorde au Rond-point du Boulevard Denis Sassou-N’Guesso, juste en face du siège provisoire de la Préfecture, en diagonal de la résidence de Monsieur le préfet.  

Patronné par le préfet du département de la Bouenza en personne, Marcel Ganongo a commencé ladite activité par l'inauguration de la Stèle, en y déposant une gerbe de fleurs. Par ce geste, le préfet du département de la Bouenza symbolise ainsi l’unité des filles et fils, des cadres de la Bouenza.

« Je vous emmène autour de cette stèle pour vous dire que nous devons prêcher par l'unité, l'unité des filles et des fils de la Bouenza, l'unité des cadres. Un cadre, quelle que soit son obédience politique, quel que soit son département, quand il vient ici dans la Bouenza, il est chez lui. Et que les cadres aussi de la Bouenza sachent qu'entre nous, on ne doit pas se corréler, ça n'a pas d'importance. Le bembé ici est chez lui, le kamba ici est chez lui, le kuni est chez lui, le téké chez lui, le mbosi, le kuyu, il est chez lui. Donc voilà le symbolisme de cette Stèle, pour que de temps en temps, lorsque vous allez passer par ici, que vous essayez de regarder sur cette Stèle, que celle-ci vous parle. Et c'est pour cela que nous avons notre devise : « J'aime la Bouenza ! Au sens propre !

Aimer la Bouenza au sens propre, c'est de dire, je suis fils de la Bouenza, la Bouenza m'a tout donné. Qu'est-ce qu'en retour je donne à la Bouenza ! », a déclaré Marcel Ganongo.

L’assistance a ensuite suivi une évocation sur la Conférence Nationale Souveraine, animée par Jean-Fulgence Mouangou, président du Conseil départemental de la Bouenza.

« Nous avons eu notre Conférence Nationale Souveraine, puis on est arrivé à la journée du 10 juin 1991, où il y a eu cette cérémonie de lavement de mains pour la Concorde nationale. Bon ! Mais nous savons aussi vu ce qui est arrivé ! La paix, c'est un état d'esprit, ce n'est pas seulement l'absence de guerre. La paix commence d'abord dans la profondeur de chacun de nos cœurs. C'est là-bas qu'il faut aller la chercher. Quand on l'a trouvée et on la transmet. C'est une flamme qu'on transmet aux autres. Maintenant quand vous suivez les discours du Président Sassou-N’Guesso, il ne cesse de nous appeler à la paix, à l'unité, le seul moyen pour parvenir au développement, la paix, l'unité », a-t-il rappelé.

Pour sa part, Marcel Ganongo a fait une synthèse de cette journée mémorable, en s'appuyant sur la paix et la concorde. A l’issue de cette cérémonie, l’assistance a procédé au lavement de mains, signe marquant la purification de nos cœurs.

La cérémonie a été agrémentée par le groupe Tradi-moderne Tonnerre Musica de Madingou.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-06-11 05:03:20

Congo – Football : le ’’retraité’’ Claude Le Roy reprend du service avec les Diables Rouges

Le quasi octogénaire français Claude Le Roy retrouve du service en arrachant un contrat de sélectionneur du onze national congolais de football. Après une longue léthargie avec les championnats nationaux et les tournois sportifs, le gouvernement de la République à travers le ministre des Sports a publié un communiqué officiel, le 9 juin 2026 à Brazzaville. Ledit communiqué annonce le retour sur le banc de touche des Diables Rouges de l’entraîneur français, aujourd’hui, âgé de 78 ans.

 

C’est confirmé ! Claude Le Roy revient au Congo comme sélectionneur principal de l'équipe nationale A. Son entraîneur adjoint n’est autre que l’ancien international Sénégalais Omar Daf. L’annonce a été fait par un communiqué officiel émanent du ministre en charge des Sports, précisant que la cérémonie de signature du contrat interviendra le 22 juin prochain ici à Brazzaville, sous la conduite du ministre des Sports, Monsieur Hugues Ngouélondélé, qui voue une confiance considérée à ce grand connaisseur du football africain, un vrai habitué des stades du continent.

Néanmoins, en rapport à la nomination de Claude Le Roy à la tête de l’équipe A de football de la République du Congo, les dirigeants et autorités sportives du pays estiment que notre sport, particulièrement le sport roi, le football, une nouvelle ère démarre avec assurance et détermination. Les objectifs visés étant sans doute et sans faute : la reconstruction d'une équipe nationale digne et compétitive ; la valorisation des talents locaux et surtout, la qualification du Congo à la CAN 2027, la Coupe d'Afrique des Nations de l’année prochaine.

Ayant déjà entraîné la sélection congolaise de football entre 2013 et 2015, Claude Le Roi est sensé mieux connaître le football congolais et maîtrise au mieux la psychologie des joueurs ainsi que celle des dirigeants sportifs et gouvernementaux, y référant à la débâcle des diables rouges devant les Léopards de la République Démocratique du Congo en 2015 à Malabo, en Guinée Equatoriale.

Espérons que son retour va susciter un espoir sans conteste dans le milieu sportif, surtout que la Fédération connaît des atermoiements continus. Pour une relance effective de la sélection nationale A, et du football en particulier. Le Congo mise sur l'expérience du vieux routier des terrains du continent qu'il maîtrise parfaitement bien. Mais, le poids de l'âge du nouveau coach des Congolais ne peut-il pas empiéter sur les performances et les résultats attendus ?

Cependant, pourrait-on se poser cette question de savoir, pourquoi, c'est le Ministère de tutelle qui va signer le contrat avec le sélectionneur, alors que ça serait plutôt la Fédération congolaise de football qui a les compétences requises, selon la règlementation de la FIFA ? La Fédération Internationale de Footballa Association, pourvoyeuse de fonds aux différenteqs fédérations du monde de football.

Car, ne l’oublions pas que le Congo jadis fut une grande nation de football et à propos, il va retrouver sa place d’antan dans le pré-carré du sport africain.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-06-11 02:16:57

Congo – Economie : Brazzaville abrite la 7e édition du FIEF (Forum International des Entreprises Francophones)

Le Congo, notamment sa ville capitale, Brazzaville accueille les travaux de la 7e édition du Forum International des Entreprises Francophones (FIEF) du 9 au 13 juin 2026. L’ouverture s’est faite, le 9 juin au Centre Internationale de Conférence, Gand hôtel de Kintélé, avec la thématique : « La francophonie économique, levier d’innovation, de partenariats durables et de croissance inclusive dans l’écosystème francophone ». Co-organisé par l’UNOC, Union Nationale des Opérateurs Economiques du Congo et le Groupement du Patronat Francophone (GPF), cette réunion économique de grande envergure se tient sous le très haut patronage du Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso.

En effet, ses assises des entrepreneurs de divers horizons visent : à promouvoir les échanges économiques, l’investissement et la coopération entre les acteurs de l’espace francophone pour un développement rassuré.

Dans son mot d’ouverture desdites assises, le ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective (MEPSP) du Congo, Monsieur Ludovic Ngatsé, a d’emblée évoqué que cet événement international revêt un caractère historique, étant donné que c’est pour la toute première fois que le Forum soit organisé dans un pays d’Afrique centrale. Ce choix porté par la République du Congo témoignerait de la grande estime et de la confiance accordée à notre pays, surtout de la place qu’il occupe progressivement dans la dynamique économique francophone.

Selon le ministre Ludovic Ngatsé, ce forum se tient dans un contexte international marqué par de profondes transformations économiques et par les perspectives offertes par la ZLECAF, la Zone de libre-échange continentale africaine. Soulignant et estimant que l’Afrique doit renforcer son rôle en tant qu’espace de production, de transformation et d’innovation.

Par ailleurs, le ministre congolais a également rappelé les efforts entrepris par le gouvernement de la République, pour soutenir le développement du secteur privé, des petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que l’entrepreneuriat des jeunes. Mettant en exergue quelques atouts du Congo, à savoir, sa position géographique au cœur de l’Afrique centrale, ses ressources naturelles et son potentiel agricole, énergétique et touristique.

Ensuite, la ministre la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat, Madame Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa de son côté a, affirmé que la francophonie constitue aujourd’hui un vaste espace économique offrant de nombreuses opportunités de coopération, d’innovation et d’accès aux marchés internationaux. Précisant que « les PME congolaises peuvent bénéficier des réseaux d’affaires francophones à travers le partage d’expériences, le transfert de technologies, l’accès à des mécanismes de financement innovants et leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales ».

Elle a également notifié que « les partenariats économiques au sein de l’espace francophone représentent un levier important pour accélérer la transformation économique, favoriser l’émergence d’entreprises compétitives et soutenir une croissance inclusive au profit des jeunes, des femmes entrepreneures, des artisans et des start-up ».

Après, c’est le président de l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo (UNOC) et commissaire général du forum, le docteur Jean Daniel Ovaga qui est monté au créneau pour indiquer que « la francophonie est devenue un véritable espace de coopération économique reposant sur la confiance, la solidarité et le partage d’intérêts communs. La communauté francophone dispose d’un important potentiel susceptible de stimuler les échanges commerciaux, de favoriser l’innovation et de renforcer le développement des PME ». « J’invite donc les participants à investir davantage dans les secteurs de la transition numérique, de la sécurité alimentaire, des énergies renouvelables et de la transformation locale des matières premières », les a-t-il implorés.

Il faut noter que lors de ces assises de Brazzaville, les intervenants ont glorifié la mise en service de nouveaux outils numériques destinés à faciliter les relations d’affaires entre les entreprises francophones et à accroître les opportunités d’investissement au sein de cet espace économique.

En somme, cette 7e édition du FIEF, qui rassemble plus de 1.500 participants venus de différents pays francophones constitués des chefs d’entreprises, d’investisseurs, experts et représentants des institutions financières.

Ce forum est aussi un lieu de réseautage, de rencontres B2B et de tables-rondes thématiques sur les défis économiques mondiaux. Le FIEF accorde une place de choix aux PME (Petites et Moyennes Entreprises), à la jeunesse entrepreneuriale et à la transition économique durable. Il contribue à positionner la francophonie comme un levier de croissance internationale. Chaque édition se tient dans une capitale francophone, symbolisant ainsi l’unité et la diversité du monde francophone

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-06-10 18:14:11

Sibiti : quand le froid met l'eau du bain en quarantaine !

La saison sèche s'est solidement installée à Sibiti, dans le département de la Lékoumou, et avec elle, un froid devenu la véritable vedette des conversations. Dès les premières heures de la matinée, les rues se remplissent de silhouettes emmitouflées dans des vestes, bonnets et autres équipements de survie contre les températures capricieuses.

Mais s'il y a une victime collatérale de cette offensive climatique, c'est bien l'eau du bain. Jadis fréquentée sans hésitation, elle est aujourd'hui observée avec méfiance, parfois même à bonne distance. Certains citoyens avouent négocier longuement avec leur courage avant d'approcher le seau ou la douche. D'autres préfèrent attendre que le soleil signe enfin son contrat de présence avant toute tentative de rapprochement avec l'eau froide.

Dans plusieurs quartiers, les commerçants et les fonctionnaires rivalisent d'anecdotes sur leurs exploits matinaux face au froid.

Ici, on raconte avoir plongé un doigt dans l'eau avant de battre précipitamment en retraite. Là, un autre affirme avoir passé plus de temps à préparer son bain qu'à se laver.

Malgré ces petites batailles quotidiennes, les habitants de Sibiti gardent leur bonne humeur. Car le froid, aussi tenace soit-il, rappelle également la beauté particulière de cette saison sèche qui enveloppe la ville d'une atmosphère paisible et rafraîchissante.

À Sibiti, une chose est désormais certaine, en cette période de l'année, le courage ne se mesure plus seulement aux actes héroïques, mais aussi à la capacité de regarder un seau d'eau froide droit dans les yeux et d'y entrer volontairement.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-06-10 08:12:51

Mayoko : le foie d’une antilope « parlant chinois » sème la zizanie au village Bandzoko

C'est une découverte qui fait actuellement plus de bruit qu'un tam-tam en pleine nuit dans un village situé près de Mayoko (Bandzoko) dans le département du Niari (sud). Lors d'une partie de chasse, des villageois ont eu la surprise de découvrir sur le foie d'une antilope des marques étranges ressemblant, selon certains habitants, à des écritures chinoises.

Depuis, les spécialistes autoproclamés se multiplient. Pour certains, il s'agirait d'un signe mystérieux. Pour d'autres, l'antilope aurait simplement décidé d'apprendre le mandarin avant de traverser la forêt. Les plus inspirés vont même jusqu'à imaginer qu'elle préparait discrètement un partenariat économique avec l'Asie !

Face à l'agitation grandissante, les anciens du village appellent au calme et rappellent qu'avant de conclure à un message venu de l'autre bout du monde, il serait peut-être utile de demander l'avis d'un vétérinaire ou d'un spécialiste.

En attendant les explications scientifiques, une chose est sûre,  cette antilope est déjà devenue la plus célèbre de la région. Et si les marques observées ne sont finalement que de simples traces naturelles, elle aura au moins réussi un exploit rarissime : réunir tout un village autour d'un même sujet de discussion sans élection ni match de football.

Une affaire qui prouve qu'à Mayoko, même les antilopes peuvent parfois devenir des sujets de débat international !

Cliquez sur la photo pour lire la vidéo.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR

Créé le 2026-06-10 07:39:36

Congo - Mondial 2026 : Comme un ambassadeur du pays qui l’a vu naitre, Brice Samba rehaussera la fierté de nombreux congolais à la Coupe du monde

Le sélectionneur français Didier Deschamps a retenu Mike Maignan, Brice Samba et Robin Risser pour le Mondial 2026. Né à Linzolo, au Congo-Brazzaville, Brice Samba a gravi les échelons du football mondial jusqu’à devenir gardien de l’équipe de France. Brice Samba va participer à la Coupe du Monde presque en ambassadeur du pays qui l’a vu naitre.

Même s’il n'arbore pas les couleurs des Diables rouges du Congo-Brazzaville, Brice Samba a toujours porté le Congo en lui. Le joueur a un parcours exceptionnel qui illustre le talent, la persévérance et le travail d’un enfant du Congo devenu une référence au plus haut niveau.

À 32 ans, le gardien n° 2 des Bleus Brice Samba s’apprête à vivre sa première Coupe du monde, et il en manifeste une légitime fierté.

« Un rêve de gosse tout simplement. Parce que c’est le summum du football, une Coupe du monde. Je suis très fier de pouvoir y participer avec une Nation comme la France. C’est beaucoup de reconnaissance envers mon travail, parce que je n’ai jamais rien lâché, j’y ai toujours cru, et ce sont des belles histoires que je raconterai à mes petits-enfants. »

Entre la France et le Congo, son cœur a toujours balancé, c’est le réalisme qui l’a emporté.

« Plus jeune, j’ai été sollicité par le Congo. Mais j’ai toujours cru que je pouvais arriver en équipe de France grâce à mes qualités et ce que je pouvais faire sur le terrain. Il fallait juste que tout soit aligné pour que mon potentiel ressorte. Ça me rend fier parce que j’ai intégré l’équipe de France à 27-28 ans. De nos jours, c’est peut-être tard. Mais pas pour moi. Chacun vient à maturité en son temps. »

Au Congo, le nom Brice Samba fait référence à celui de son père lui aussi excellent gardien du but du Kotoko de Mfoa, des Diables noirs et de l’équipe nationale des Diables rouges. Ses performances dans les buts et son talent le placent au nombre des grands gardiens que le pays a connus.

De père en fils, les Samba Brice ont su mouiller le maillot avec grandeur et honneur, en club comme en équipe nationale, même si père et fils ont eu chacun la sienne, quoique le Congo fédère leur cœur.

Voila qui replace ce nom dans la légende qui l’accompagne, celle de nos manuels de lecture d’antan, quand Samba tua le Ginarou, ce caïman géant qui terrorisait le village et l’empêchait de se ravitailler en eau dans la rivière, sauf après sacrifice de la plus belle fille du village.

Samba tua le Ginarou mais usa d’humilité et de modestie pour revendiquer son acte de bravoure que les grands chasseurs du village voulurent s’approprier en vain, car ils ne purent chausser les babouches que Samba avait abandonné sur la berges, comme preuve de son acte. Trop grandes ou trop petites.

En deuxième gardien, Brice Samba ne sera peut-être pas aligné pendant la compétition. Mais faire partie de cette équipe de France est déjà une première victoire, peut-être que le destin en dessinera une autre, encore plus grande.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-06-10 07:21:33

Congo – Vie d’artiste : Avec le tube ‘’Yamboula manbandza’’, Gustavie Mbemba transforme son dépit amoureux en succès musical

Le morceau se fredonne et s’accompagne d’une danse qui rappelle les grands moments de la musique d’opérette congolaise, du genre ‘’Bouzitou bwa bantou, Très fâchés’’. Des paroles aussi simples, tirées d’un vécu qui peut bien être celui de toute femme délaissée au profit d’une autre. Une orchestration qui tient en haleine, avec un rythme raffiné, telle une berceuse, pourquoi pas une comptine ou plutôt une chanson de cour d’école. ‘’Yamboula mabandza’’ a conquis les cœurs et crée le buzz sur les réseaux sociaux, au point que les reprises se multiplient pour la coqueluche du moment.

Sous d’autres cieux, on parlerait de « tube de l’été ». Au Congo, c’est simplement une chanson parmi tant d’autres, avec la particularité que celle-ci cartonne et met le feu, « tiya ».

Son auteur est une artiste quasi atypique, que rien ne prédisposait à la musique.

Pas encore entrée dans la peau d’artiste ou qu’elle est dépassé par son succès.

Son look de ‘’ pagneuse ‘’ reste encore celui de madame tout-le-monde.

Son parlé est presque trivial, quand elle distille à la foule d’admirateurs des « bidjou-bidjou », entendez bisou.

Pourtant, son coup d’essai pour dire l’évidence d’une déception amoureuse en chanson, est devenu un coup de maître ou plutôt de maitresse, au point que le succès se dessine à la vitesse de l’éclair.

Abondamment reprise dans la diaspora congolaise en occident où l’histoire racontée par Gustavie Mbemba est devenue le lot quotidien de nombreuses femmes, l’œuvre a rapidement traversé les frontières. Elle séduit de l’Afrique centrale à l’Afrique de l’ouest, jusqu’en occident où le rythme et la chorégraphie qui l’accompagnent on fini par prendre le pas sur la compréhension du texte.

Ainsi sont les œuvres empreintes de génie. Elles fédèrent par-delà l’idiome de leur interprétation originale. Chacun, où qu’il soit sur la planète, en ressent quelque chose qui réveille son feeling, le pousse à fredonner le morceau qui l’interpelle jusque dans ses tripes et à entrer dans la danse.

Ainsi, en quelques jours, Gustavie Mbemba est devenue une ambassadrice authentique de la Culture congolaise, une qui élève bien haut l’étendard vert-jaune-rouge.

Pour la petite histoire, le couple Gustavie Mbemba et Yannick vivait ensemble à Mindouli, dans le département du Pool au Congo-Brazzaville.

Un jour, alors qu'il achetait des jouets pour ses enfants au marché de la localité, Yannick fit la connaissance d'une jeune femme surnommée « Ma Moundélé ». Séduit par celle-ci, il commença une nouvelle relation.

Cette situation provoqua des tensions, de la jalousie et de nombreuses disputes jusque sur les réseaux sociaux.

Face à cette épreuve, Gustavie, l’épouse délaissée, décida d'exprimer sa douleur et son dépit amoureux à travers une chanson composée chez elle. Faire contre mauvaise fortune, bon cœur.

Encouragée par plusieurs femmes et soutenue par son sponsor Nguila, elle entra finalement en studio pour enregistrer son œuvre.

Dans cette chanson dédiée à sa fille jumelle Nzouzi ainsi qu'à son ex-mari Yannick, elle évoque les conséquences de l'infidélité et les souffrances vécues dans son foyer.

Extrait de la chanson :

« Arrête avec les soucis, mon bébé Nzouzi,

Arrête de penser à ton père Yannick, Nzouzi, ma fille.

Tu es la photocopie de ton père Yannick.

Ta grossesse était désirée par nous.

Je ne suis pas une femme frivole.

Regarde comment ton père accepte des grossesses dont il n'est pas l'auteur. »

Les fruits du succès poussent parfois à nos pieds, il faut simplement se baisser pour les ramasser. Gustavie Mbemba en fait la preuve.

Partie de rien, dans son Mindouli natal, elle cotoie désormais les cimes du succès, visiblement métamorphosée.

Pleins succès l'artiste!

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-06-09 20:57:13

Congo – Santé publique : les portes du Laboratoire National de Santé Publique s’ouvrent au grand public

Le Laboratoire Nationale de Santé Publique (LNSP) de Brazzaville a organisé du 8 au 9 juin 2026, une Journée Portes ouvertes, dans l’enceinte de cette structure médico-sanitaire. Institution stratégique de notre système de santé et maillon essentiel de la sécurité sanitaire de notre pays, cette activité de santé a eu pour objectif majeur, de faire connaître ses ambitions et son rôle, dans la prévention et la gestion des urgences sanitaires. La journée Portes ouvertes donne accès à la prise en charge d’un certain nombre d’examens : la Créatinémie ; la Glycémie ; l’Electrophorèse D’hémoglobine ; la Goutte épaisse, NFS, l’Hépatite B et le Groupe sanguin. La cérémonie d’ouverture, patronné par son directeur général, le Professeur Roch Fabien Niama, en présence du représentant de la présidente de la Commission Santé du Sénat, du Conseiller du Premier ministre, chef du gouvernement en matière de santé, des directeurs centraux du Laboratoire. 

Lors de l’ouverture des Portes ouvertes, le directeur général du Laboratoire National de Santé Publique, le Professeur Roch Fabien Niama a exprimé sa joie et son profond sentiment de responsabilité, en prenant la parole, à l’occasion.

En effet, « cette activité s'inscrit dans l'exigence fondamentale de la gouvernance publique monétaire, celle de la transparence, de la redevabilité et du rapprochement entre les institutions publiques et les citoyens qu'elles servent », a-t-il indiqué.

« Dans un contexte international marqué par la recrudescence des épidémies, les menaces biologiques émergentes et les défis permanents liés à la santé publique, les laboratoires nationaux de référence occupent une place centrale dans la prévention, la détection précoce et la réponse face aux urgences sanitaires », a fait savoir Monsieur le directeur.

Par ailleurs, le directeur du laboratoire a expliqué et détaillé que, « le Laboratoire national de santé publique n'est pas simplement un centre d'analyse médicale. Il constitue ainsi un véritable outil stratégique de l'État. Son rôle s'étend de la surveillance biologique des maladies à potentielles épidémiques, au contrôle de qualité des médicaments, des denrées alimentaires et des eaux de consommation, ainsi qu'à l'appui scientifique indispensable à la prise de décisions en matière de santé publique.

Etant entendu que, les textes qui régissent le fonctionnement du Laboratoire National de Santé Publique lui confèrent des responsabilités majeures qui participent directement à la protection des populations et à la préservation de la santé collective.

Cette journée Portes ouvertes offre ainsi une opportunité à mieux comprendre le travail remarquable accompli au quotidien parmi les hommes du Laboratoire national de santé publique, souvent dans la discrétion, mais toujours au service de l'intérêt général. Cette initiative s'inscrit pleinement dans la mise en œuvre du plan national de développement sanitaire qui fait du renforcement du système national de laboratoire une priorité stratégique pour la tête de la couverture sanitaire et médicale.

Selon Roch Flavien Niama, « un système de santé performant repose sur les diagnostics fiables, les analyses de qualité et les infrastructures modernes capables de répondre efficacement aux besoins des populations. C'est pourquoi le gouvernement poursuit ses efforts en faveur du développement des capacités techniques, technologiques et humaines de notre réseau national de laboratoire avec le LNSP comme institution de référence. Cependant, les investissements consentis par l'État ne peuvent produire pleinement leur effet que si les populations, les professionnels de santé, les chercheurs, les partenaires et les acteurs du secteur privé connaissent les services disponibles et en font pleinement usage », a-t-il martelé.

Néanmoins, l’on peut affirmer que, ces journées portes ouvertes répondent précisément à cet objectif. Elles permettront de découvrir les principales plateformes techniques du Laboratoire national de santé publique, d'apprécier les équipements de pointe mis à disposition, de mieux comprendre les procédures garantissant la qualité et la fiabilité des résultats, mais également de prendre connaissance des travaux de recherche et des projets d'avenir portés par cette institution.

Signalons que cette activité a été marquée par des consultations médicales et des examens biologiques gratuits destinés à certaines catégories de la population. Cette dimension, de portée hautement sociale illustre parfaitement la vocation du LNSP : mettre la science et l'expertise au service du bien-être des citoyens.

En conséquence, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, à travers le gouvernement que dirige Son Excellence Monsieur Anatole Collinet Makosso, attache une importance particulière au développement de la recherche scientifique, à l'innovation et à l'amélioration continue de la qualité des services de santé.

A cet égard, les démarches engagées par le LNSP en vue de renforcer son système qualité et de se conformer aux standards internationaux constituent un signal fort de son engagement en faveur de l'excellence.

En substance, le professeur Roch Fabien Niama a du reste encouragé l'établissements de santé publiques et privés, les compagnies d'assurance, les universités, les centres de formation sanitaire ainsi que les partenaires techniques et financiers à renforcer leur collaboration avec le LNSP afin de contribuer efficacement à construire ensemble un système national de santé toujours plus performant et résilient.

« La sécurité sanitaire est une responsabilité collective. Elle nécessite la mobilisation permanente des institutions, des professionnels de santé, des chercheurs, des partenaires et des communautés », a-t-il ajouté.

« En ouvrant aujourd'hui ces portes, le LNSP nous rappelle, non seulement qu'il est capable de répondre à la demande de la population, mais aussi que la confiance se construit par la transparence, que la qualité se démontre par les résultats et que la santé publique demeure l'affaire de tous », a conclu Monsieur le directeur du Laboratoire National de Santé Public (LNSP).

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-06-09 20:42:32

5 millions de vues : Les Échos du Congo-Brazzaville font trembler les compteurs !

Il fut un temps où décrocher quelques centaines de lecteurs relevait déjà de l'exploit. Aujourd'hui, Les Échos du Congo-Brazzaville jouent dans une autre catégorie. Un seul article (à voir dans la rubrique Actualités populaires) vient de franchir la barre vertigineuse des 5 millions de vues, un record qui ferait rougir bien des influenceurs et même quelques stars de la musique !

À cette allure, les serveurs ont probablement demandé une pause-café pendant que les lecteurs continuaient d'affluer par milliers. Une chose est sûre : quand Les Échos publient, les clics se mettent au garde-à-vous.

Ce chiffre impressionnant confirme la place grandissante du média dans le paysage de l'information congolaise et au-delà. Entre actualité, analyses et sujets qui captivent, le public répond présent.

Comme quoi, au Congo-Brazzaville, certains articles ne font pas seulement le buzz : ils prennent carrément l'autoroute des millions de vues !

Les Échos du Congo-Brazzaville : quand l'information ne se lit plus seulement, elle se dévore.

Merci chers lecteurs pour la confiance et pour votre soutien indéfectible.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-06-09 09:52:57

Dolisie : les wewa règnent en maîtres sur l'asphalte

À Dolisie, dans le département du Niari (sud), du lever du soleil jusqu'à une heure où même les coqs hésitent à chanter, les taxis-motos sillonnent les rues avec une énergie qui ferait pâlir un marathonien.

Dans une ville dont la population ne cesse de croître et où les quartiers s'étendent chaque année un peu plus loin, les wewa ont trouvé leur place et imposé leur hégémonie dans le transport urbain. Rapides, disponibles et capables de se faufiler là où certains véhicules préfèrent réfléchir avant de passer, ils sont devenus les véritables rois de la mobilité.

À Dolisie, il suffit de tendre la main et, comme par magie, un casque apparaît accompagné d'un moteur déjà prêt au départ. Que ce soit pour se rendre au marché, au travail ou à un rendez-vous urgent, le wewa est souvent plus rapide qu'une longue explication.

Au-delà du simple transport, ce secteur fait vivre des centaines de jeunes et participe activement à la dynamique économique locale. Chaque moto est une petite entreprise ambulante qui roule au rythme du développement de la ville. Et il faut reconnaître qu'ils possèdent un talent rare : celui de transformer les embouteillages en simples détails du paysage.

Dans cette capitale de l'or vert en pleine expansion, les taxis-motos ne sont plus seulement un moyen de déplacement. Ils sont devenus un symbole de l'ingéniosité, de la débrouillardise et du dynamisme d'une ville qui avance, moteur allumé et klaxon prêt à l'emploi.

Aujourd'hui, quelques autres villes congolaises développent le transport au moyen des « wewas ». Il s'agit de Sibiti dans la Lékoumou, de Dolisie dans le Niari, Nkayi dans la Bouenza, Pointe-Noire, la capitale économique et Oyo dans la Cuvette.

Ce corps de métiers apporte du sang neuf dans le monde du transport, une vraie valeur ajoutée. Cette réponse est la bienvenue aux problèmes de transport dans les villes congolaises.

Un business qui soulage plusieurs jeunes congolais étranglés par le chômage.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR

Créé le 2026-06-09 09:35:17

Congo – Santé : la République du Congo s’engage pour un renforcement de la prise en charge des maladies non transmissibles

Le Ministère de la Santé et de la Population a organisé, du 1er au 5 juin 2026 à Brazzaville, une séance de formation des agents de santé du district sanitaire de Makélékélé, sur la gestion des maladies non transmissibles graves, dans le cadre du PEN-Plus en République du Congo. Le PEN-Plus est une stratégie intégrée de prestation de soins visant à réduire le fardeau des maladies non transmissibles (MNT) parmi les populations les plus vulnérables. Cette formation a été animée par le docteur Leza Stély Grâce Elvire, cheffe des maladies non transmissibles à la Direction de l'Épidémiologie & de la Lutte contre la Maladie (DELM), avec l’appui de l’Organisation Mondiale de la Santé, Bureau Congo, afin de l’élaboration et de la validation des documents sur le diabète type 1 et la drépanocytose.

PEN-Plus est un programme sanitaire qui comble le manque de services en dotant les agents de santé en zones rurales des compétences essentielles pour prendre en charge les Maladies Non Transmissibles sévères. La prise en charge des maladies non transmissibles au niveau des soins de santé primaire. Donc, pour cette phase qui a été lancée depuis 2024, le district sanitaire de Makélékélé a été choisi comme district sanitaire pilote.

« C'est dans ce cadre-là que nous sommes réunis ici avec le personnel de santé, de l’hôpital de district, de centre de santé, le bureau du district sanitaire et le personnel du département, pour renforcer les capacités d'emploi dans le cadre de cette prise en charge de maladies non transmissibles. Et pour nous, nous avons donc élaboré et validé des documents sur le diabète type 1 et la drépanocytose que nous sommes en train de revoir avec les différents participants », a témoigné le docteur Leza Stély Grâce Elvire.

En réalité, cette réunion est une formation destinée aux cadres de santé des districts sanitaire, des hôpitaux et des centres de santé, « qui promeut la participation active. Donc, nous avons, en dehors des cours théoriques, des études de cas, des simulations, des évaluations qui se font également pour nous rassurer que les participants comprennent bien de quoi il s'agit et comprennent également l'importance qu'a cette stratégie dans le renforcement de la prise en charge de maladies non transmissibles », a-t-elle rappelé.

Il faut souligner que le PEN-PUS est une stratégie régionale de l'OMS-Afrique. « Chaque année, il y a une conférence qui se passe dans différents pays d'Afrique où chaque pays vient présenter les résultats qui ont été menés dans le cadre de cette stratégie. Donc pour cette année par exemple, nous avons en fin d'année, en fin du mois, c’est-à-dire que d’ici la fin du mois de juin courant, d'ici le 21 juin 2026, nous avons une conférence en Tanzanie où chaque pays est censé venir présenter la restitution, les résultats de ce qu'ils ont mené en termes de mise en œuvre de cette stratégie PEN-PLUS. Et le Congo, faisant partie de ces pays choisis, fera également partie de la conférence pour présenter les résultats de tout ce que nous sommes en train de mener », a fait savoir le docteur Leza Stély.

« Nous avons eu différentes activités, nous avons eu le lancement en 2024, nous avons eu l'élaboration des guides, nous avons mené les analyses de situation des maladies non transmissibles dans les districts sanitaires pilotes. Donc aujourd'hui, nous sommes à la formation et c'est tout ce qui sera donc présenté en juin 2026, dans quelques jours, lors de cette grande conférence », a-t-elle renchéri.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-06-08 21:31:26

Congo - Délinquance faunique : Trois braconniers interpellés avec des armes et des ivoires à Lékana et Ngo

La criminalité faunique, un phénomène qui, ces derniers temps, est en train de prendre des tournures inquiétantes dans certaines localités de la République du Congo. Les 23 et 24 mai dernier, dans le Département des Plateaux, trois présumés braconniers ont été interpellés par les éléments de la Gendarmerie. Ils avaient en leur possession des armes à feu dont une de guerre, des munitions de guerre, huit morceaux d’ivoire pesant au total plus de 31 kilogrammes. Tous ces moyens logistiques trouvés en leur possession pour commettre leur forfait, démontrent qu’ils seraient des habitués en cette matière et qu’ils seraient une bande criminelle bien organisée.  

Les interpellations de ces trois individus ont eu lieu, pour le premier sur la route reliant Lékana à Djambala et les deux autres dans leurs fuites, ont été rattrapés le lendemain à Ngo. Les trois présumés délinquants fauniques interpellés, selon les sources proches du dossier, auraient abattu plusieurs pachydermes dans les forêts du District de Lékana. Ces individus seraient des étrangers dans le district de Lékana et proviendraient de plusieurs localités du Congo comme Gamboma dans le Département de la Nkeni-Alima, Mossaka dans Congo-Oubangui et autres.

Plusieurs autres complices seraient encore en cavale et les enquêtes se poursuivent. Les autres services notamment la Direction Départementale de l’Economie Forestière des plateaux a été saisie pour la suite de la procédure. Informé, le Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage (PALF) apporte son assistance technique dans cette affaire.

Les trois individus interpellés vont répondre de leurs actes devant les autorités compétentes. Ils sont poursuivis pour les délits d’abattage d’éléphants, détention et circulation des trophées d’une espèce animale intégralement protégée en l’occurrence l’éléphant. Ils sont également soupçonnés d’avoir détenu illégalement des armes et des munitions de guerre. Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de FCFA chacun conformément à la loi.

Le gouvernement et les acteurs de la conservation ne cessent de marteler que l’abattage et le trafic de produits de faune sauvage conduisent à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde. Le Congo, très engagé à protéger ses espèces animales surtout en voie de disparition reste très vigilant. Il sanctionne vigoureusement tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage.

En rappel, sept (7) individus avaient été présentés, le 27 mai dernier au Procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance d’Ewo dans le Département de la Cuvette-Ouest pour les délits de détention des trophées d’une espèce animale intégralement protégée. Ces présumés délinquants fauniques ont été placés à la maison d’arrêt de cette même ville en attendant l’ouverture de leur procès. Ceux-ci avaient été interpellés par les éléments de la gendarmerie en collaboration avec les agents des Eaux et Forêts avec l’appui du PALF.

La loi N°37-2008 sur la faune et les aires protégées en son article 27 dispose que « L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ».

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville / Source : PALF

Créé le 2026-06-08 18:06:19

Université Marien Ngouabi : Quand le stylo prend sa retraite et que la note devient une marchandise

Autrefois, à l'Université Marien Ngouabi de Brazzaville, les étudiants se précipitaient vers les librairies pour acheter des stylos, des cahiers et quelques ouvrages poussiéreux. Aujourd'hui, les temps ont changé. Le stylo semble avoir pris une retraite anticipée. Désormais, ce qui s'achète le mieux sur certains campus, ce ne sont plus les fournitures scolaires, mais les notes, selon un enseignant de ce grand temple du savoir, le Docteur Blanc Constant Ebara, invité de Tsieleka Média.

"Des étudiants viennent régulièrement me proposer de l'argent dans les enveloppes pour avoir de bonnes notes, mais je refuse toujours", a déclaré, avec le franc-parler qu'on lui connaît,  Blanc Constant Ebara.

Dans cette nouvelle économie universitaire, certains étudiants n'ont plus besoin d'user leurs semelles entre l'amphithéâtre et la bibliothèque.

La formule magique est simple : pourquoi remplir des cahiers quand il suffit parfois de remplir certaines poches ?

Le marché est si florissant que l'on pourrait presque imaginer une cotation en bourse des notes académiques. Les mentions « Assez Bien », « Bien » et même « Très Bien » circuleraient comme des actions dont la valeur grimpe à l'approche des délibérations.

Pendant ce temps, les stylos observent la scène avec tristesse. Jadis héros des examens et compagnons fidèles des nuits blanches, ils se retrouvent aujourd'hui relégués au rang d'objets décoratifs. Certains racontent même que des stylos auraient demandé leur transfert vers les écoles primaires où l'on croit encore au mérite.

Heureusement, cette caricature ne saurait résumer l'ensemble de l'université.

La majorité des enseignants et des étudiants continuent de défendre les valeurs du savoir, de l'effort et de l'excellence.

Mais les quelques dérives qui alimentent les conversations dans les couloirs méritent d'être combattues avec fermeté. Car une université qui vend les notes finit par solder son avenir.

Et lorsque le diplôme devient un produit de commerce, c'est toute la société qui reçoit la facture.

À l'université Marien Ngouabi comme ailleurs, le véritable prix de la réussite devrait rester celui du travail, de la persévérance et de l'intelligence. Les notes doivent sortir de la tête des étudiants, pas du portefeuille de leurs parents.

En attendant le retour en grâce du mérite, les vendeurs de stylos peuvent toujours espérer des jours meilleurs. Après tout, il n'est jamais trop tard pour que l'encre reprenne le dessus sur les raccourcis.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2026-06-08 11:36:33

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