« Pas d’investissements sans études » : le cri d’alarme de Denis Christel Sassou Nguesso pour vendre les atouts du Congo

Dans une interview exclusive diffusée sur les réseaux sociaux, le ministre congolais de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat public privé, Denis Christel Sassou Nguesso a posé un diagnostic sans détour : le Congo manque cruellement d’études structurées à présenter aux partenaires désireux d’investir. Un constat lucide, qui sonne comme un appel à la responsabilité collective.

« On ne peut pas aller vendre les potentialités du pays à l’extérieur sans études solides », a-t-il martelé.

Derrière cette déclaration, une réalité préoccupante : plusieurs secteurs regorgent d’opportunités — agriculture, mines, énergie, tourisme, infrastructures — mais peinent à séduire les investisseurs faute de données fiables, d’analyses techniques et de projets bancables clairement documentés.

À l’heure où la compétition entre nations s’intensifie pour attirer les capitaux, l’improvisation n’a plus sa place. Les investisseurs internationaux exigent des études de faisabilité, des projections financières, des analyses d’impact environnemental et social. Sans ces outils stratégiques, les potentialités restent théoriques et les ambitions se heurtent à la méfiance.

Cette sortie médiatique a le mérite de remettre au centre du débat la culture de la planification et de la rigueur technique. Elle interpelle les administrations, les experts nationaux, les universités et les bureaux d’études : produire de la donnée, structurer l’information, anticiper les attentes des partenaires.

Car le Congo ne manque pas d’atouts. Il manque parfois de dossiers prêts à convaincre.

En soulevant cette question, Denis Christel Sassou Nguesso ouvre une réflexion essentielle : moderniser la gouvernance économique passe aussi par la production d’intelligence stratégique. C’est à ce prix que le pays pourra transformer ses richesses naturelles et humaines en véritables leviers de croissance.

L’enjeu est clair : passer du potentiel proclamé au projet documenté. Et faire des études non plus une formalité, mais une arme de conquête économique.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR