Général Serge Oboa : “Le Zorro” qui a rendu la nuit aux Congolais

Dans les rues autrefois désertées à la tombée du jour à Brazzaville ou à Pointe-Noire, un nouveau souffle circule. Les regards sont plus sereins, les commerces ferment plus tard, les familles osent à nouveau se déplacer. Un nom revient avec insistance dans les conversations : Serge Oboa. Pour beaucoup, il est devenu “le Zorro”, le justicier qui a brisé le cycle de la peur.

La nuit, autrefois territoire de l’angoisse

Il fut un temps où la nuit s’était transformée en menace permanente. Les grandes agglomérations du pays vivaient au rythme des attaques attribuées aux tristement célèbres “bébés noirs” et “kulunas”.

Braquages, vols à main armée, agressions violentes : les noctambules étaient devenus des cibles faciles. Les quartiers populaires comme les centres-villes retenaient leur souffle dès la tombée du soleil.

La peur avait changé les habitudes. Les rues se vidaient, les activités nocturnes s’éteignaient prématurément, et l’économie locale en subissait les conséquences. L’insécurité n’était plus un simple fait divers, mais un phénomène social inquiétant.

L’offensive du général

C’est dans ce contexte tendu que le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, chef suprême des armées, soucieux du bien-être et de la paix de sa population, a pensé mettre fin définitivement à ce phénomène, en instruisant son unité spéciale de protection, sous la supervision du Général Serges Oboa.

Celui-ci, dans sa fidélité et loyauté, discipliné et attentif aux instructions du chef de l'État, a engagé une riposte méthodique et visible.

Patrouilles renforcées, opérations coup de poing, quadrillage stratégique des zones sensibles : la réponse a été ferme et structurée. Le message était clair — l’État reprend le contrôle.

Au-delà de la démonstration de force, c’est une stratégie de présence permanente qui a été mise en place. Les éléments de la DGSP, plus visibles et plus mobiles, ont progressivement dissuadé les bandes organisées à Brazzaville et à l’intérieur du pays. Les arrestations se sont multipliées, les réseaux ont été démantelés, et l’étau s’est resserré autour des fauteurs de troubles.

Un symbole d’autorité et de restauration de la confiance

Aujourd’hui, le surnom de “Zorro” n’est pas qu’une formule populaire. Il symbolise le retour de l’autorité et la restauration de la confiance.

Dans les marchés, les gares routières et les quartiers périphériques, les témoignages convergent : la nuit n’est plus ce territoire hostile qu’elle était devenue.

Des commerçants évoquent une reprise progressive de leurs activités nocturnes. Des jeunes parlent d’un climat plus rassurant. Les familles osent à nouveau sortir. La sécurité, pilier fondamental de toute société, semble retrouver sa place.

Un défi permanent

Pour autant, le combat contre l’insécurité demeure un chantier de longue haleine. Maintenir la vigilance, consolider les acquis, prévenir la résurgence des bandes violentes : autant de défis qui exigent constance et coordination.

Mais une chose est certaine : le général Serge Oboa a marqué les esprits. En s’attaquant frontalement au phénomène des “bébés noirs” et des “kulunas”, il a redonné aux Congolais un bien précieux — la tranquillité.

Et dans les rues désormais plus animées à la nuit tombée, un sentiment domine : celui d’un pays qui refuse de céder à la peur et qui choisit, résolument, de reprendre le contrôle de son destin.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR