Gabon – Médias : Les réseaux sociaux suspendus, les professionnels pantois et les réactions fusent !

La République gabonais, à travers la HAC (Haute Autorité de la Communication) a annoncé, le 17 février dernier, la suspension des réseaux sociaux sur toute l'étendue du territoire national. Ce, jusqu'à nouvel ordre. L’annonce a été faite sur Gabon Première, la chaine de télévision publique par Jean-Claude Franck Mendome, Conseiller-Membre/Porte-parole de la HAC. Ce qui a valu la réaction d'Adrien Wayi Lewi, président du RPJ, le Réseau Panafricain des Journalistes, à travers une déclaration signée à Brazzaville.

Cette information, qui a mis en émoi plus d’un professionnel de la communication et des médias suscite, non seulement la désolation des confrères de la presse numérique et des réseaux sociaux, mais allume un esprit de cohésion et de franche camaraderie.

Ce qui fait réagir les confrères de la République du Congo, par l’intermédiaire du président du Réseau Panafricain des Journalistes, Adrien Wayi Lewi, à travers cette déclaration publiée à Brazzaville, ce jeudi 19 février 2026, dont voici la teneur :

Un message inattendu et exceptionnelle dans un monde épris des libertés d'expression, de presse et d'informer.

La nouvelle de cette suspension des réseaux sociaux, qui vise à la préservation de l’ordre public, de garantir la stabilité sociale et de lutter contre la propagation de fausses informations, susceptibles de troubler la quiétude nationale est tombée comme un couperet sur les praticiens de cet outil de communication.

La décision de la suspension de tous les réseaux sociaux a été prise lors réunion plénière de la HAC, à son siège, sous la direction de son président Germain Ngoyo Moussavou.

La HAC, organe de régulation des Médias au Gabon, à travers cette décision exceptionnelle et drastique, évoque « la propagation de fausses nouvelles (fakes news), ce qui constituent véritablement des infractions sévèrement réprimées ».

Le Gabon, qui récemment vient d’abriter la naissance de la CIPREF (Conférence Internationale de la Presse Francophone), du 21 au 25 janvier dernier dans sa ville capitale. Evénement majeur de la presse francophone, qui a fait de Libreville, la ville d’un nouveau départ de cette presse qui a en commun la langue française. Cette nouvelle organisation des journalistes et communicants de l’ère de la francophonie, venus d’Afrique de l’Ouest et centrale, de la Roumanie, d’Afrique du Sud et de la Guinée Equatoriale et une frange des français de l’Union internationale de la presse francophone, en sigle UPF, qui est la plus ancienne association francophone de journalistes ; fondée depuis 1950 à Paris, puis est devenu UPF en 1971.

A noter que ces premières assises de Libreville, boudées et boycottées par l’UPF, ont connu un franc succès et une réussite totale, grâce à la conviction et la volonté de vaincre de l’Etat et du gouvernement gabonais, qui ont donné les moyens conséquents et adéquats, sous le management, le savoir-faire et l’intelligence du président du Comité d’organisation, Désiré Ename et toute son équipe, dynamique et accueillante.

Rappelons que la délégation congolaise à cette première édition de la CIPREF, composée de cinq (5) membres a été conduite par la journaliste-présentatrice du journal de 20 heures à télé Congo, Messilah Nzoussi, présidente du Comité national du Réseau Panafricain des Journalistes (RPJ) au Congo.

Au regard de ce qui précède, le président du Réseau Panafricain des Journalistes, Adrien Wayi Lewi, à travers cette déclaration, exige de la Haute Autorité de la Communication, le retrait sans délai de ce qu’il qualifie de forfaiture.

 VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville