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Le tournoi au Maroc restera longtemps gravé dans les mémoires : il a offert des matchs incroyables et a prouvé que le football africain a atteint une maturité tactique et s'inscrit dans les tendances mondiales. Les résultats de cette passionnante Coupe d'Afrique des nations 2025 sont résumés par le partenaire officiel de la CAF et du tournoi, le meilleur site de paris sportifs international 1xBet.
Des réalisations à tire-larigot
Cette édition s’est révélée la plus prolifique depuis 2012 : en trois semaines, les équipes ont planté 121 buts, soit une moyenne de 2,33 buts par jeu.
La phase finale aurait pu être encore plus spectaculaire, mais à partir des demi-finales, le jeu est devenu plus prudent : seulement deux réalisations en quatre rencontres. Le prix de l'erreur était trop élevé et la pression s'est fait sentir. Mais les statistiques brutes ne sauraient occulter l'essentiel : ce tournoi a offert une multitude de buts magnifiques. Il suffit de se souvenir du spectaculaire ciseau d'Ayoub El Kaabi lors des matchs contre la Zambie et les Comores.
Les plus grandes stars ont renforcé leur crédit
La liste des meilleurs buteurs de la CAN 2025 comprend des stars actuelles et même des légendes du football africain. Mohamed Salah et Victor Osimhen ont enfoncé 4 pions chacun, tandis que Riyad Mahrez, Ademola Lookman et Amad Diallo ont fait trembler les filets à 3 reprises chacun.
Impossible de ne pas mentionner trois autres joueurs récompensés individuellement à l'issue du tournoi. Tout d'abord, le prix du meilleur gardien revient à Yassine Bounou : seulement 2 buts concédés en 7 matchs, un résultat à couper le souffle. Ensuite, le meilleur buteur, Brahim Díaz, avec 5 pions à son compteur. Certes, il n'a pas transformé le penalty décisif de la finale, mais il avait auparavant réalisé un parcours dingue qui méritait cette récompense.
Le titre de MVP de la Coupe d'Afrique des nations a été décerné au légendaire Sadio Mané. Deux buts et deux assists soulignent certes son influence sur le jeu de la sélection sénégalaise, mais ne révèlent pas pleinement la contribution de l'ancien joueur de Liverpool. La seconde est bien plus importante : c'est Mané qui s'est donné à fond et a mené les Lions de la Téranga à un deuxième triomphe sur les trois dernières éditions. En dernier carré, son but a offert la victoire face à l'Égypte, et dans le moment décisif de la finale, Sadio a su apaiser les tensions, convainquant ses coéquipiers de poursuivre le combat après deux décisions arbitrales controversées de suite, qui avaient provoqué une vive réaction du staff technique et des supporters sénégalais.
Un minimum de sensations comme un marqueur de la montée en gamme du tournoi
La composition des participants en quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations a été qualifiée par de nombreux journalistes de l'une des plus relevées de toute l'histoire du tournoi. Toutes les équipes, à l'exception du Mali, ont participé à la phase finale des Coupes du monde au moins trois fois. Ceci témoigne du niveau du tournoi, auquel tous les favoris se sont présentés en excellente forme.
Le côté un peu plus désagréable d’une telle situation réside en un nombre inférieur de sensations possibles. Certes, il y a eu des surprises locales : la remontée du Burkina Faso avec deux buts contre la Guinée équatoriale aux 95ᵉ et 98ᵉ minutes, ainsi que la performance de la Tanzanie, qualifiée pour les barrages avec seulement deux unités. Mais cette fois-ci, aucune surprise d'envergure mondiale n'a marqué les esprits, comme la victoire de la Zambie en 2012 ou même la demi-finale de cette même équipe burkinabè en 2022.
Par ailleurs, les spectateurs ont pu constater que les meilleures équipes se sont battues jusqu'au bout, et à partir des quarts de finale, aucune ne s'est clairement démarquée. Le tournoi a démontré que le football africain a parcouru un sacré bout de chemin et propose désormais un produit unique et compétitif à l'échelle mondiale. Vous pouvez suivre les éditions à venir de la Coupe d'Afrique des nations et les performances des représentants africains à la Coupe du monde avec le partenaire officiel du tournoi, le meilleur site de paris sportifs international : 1xBet ! Pariez sur le succès des sélections africaines au Mondial et soutenez les meilleurs représentants du continent !
Créé le 2026-01-23 18:27:38
Le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a dressé, lors du sommet extraordinaire de la CEMAC dont l’ordre du jour était axé sur la situation financière de la région et la conclusion des programmes économiques avec le Fonds monétaire international (FMI) afin d’éviter un effondrement de l’économie régionale, un tableau lucide mais résolument optimiste de la situation économique de l’Afrique centrale. Dans un contexte mondial encore marqué par des incertitudes géopolitiques, climatiques et financières, le Chef de l’État a salué la résilience remarquable des économies de la sous-région, caractérisée par un retour progressif de la croissance et une inflation globalement maîtrisée.
Pour Denis Sassou-N’Guesso, ces indicateurs positifs traduisent les efforts consentis ces dernières années par les États d’Afrique centrale, en lien avec les institutions financières régionales et internationales. Réformes macroéconomiques, discipline budgétaire, amélioration de la gouvernance et diversification progressive des économies ont permis de stabiliser les cadres économiques et de restaurer la confiance des partenaires.
En saluant la résilience économique de l’Afrique centrale, Denis Sassou-N’Guesso a voulu porter un message d’espoir et de vigilance. Un espoir fondé sur des indicateurs en amélioration, mais aussi une vigilance constante pour que cette dynamique positive se traduise, sans délai, par une amélioration concrète et durable des conditions de vie des populations.
Les échanges entre Chefs d’État ont permis de dégager un consensus sur un ensemble de mesures immédiates et structurantes destinées à renforcer la solidité financière de la zone CEMAC et à préserver la monnaie commune.

À cet effet, les Chefs d’État ont validé un plan d’action rigoureux articulé autour du rapatriement des recettes d’exportation : obligation stricte faite aux acteurs économiques, notamment du secteur extractif, de rapatrier leurs devises afin de renforcer durablement les réserves de change.
Les dirigeants de la région ont exigé une discipline budgétaire : alignement renforcé des politiques nationales sur les critères de convergence communautaires et les programmes conclus avec le FMI.
Ils veulent aussi une transparence et gouvernance financière : généralisation du Compte Unique du Trésor et accélération de la digitalisation des régies financières.
Les chefs de l’Etat ont plaidé pour une souveraineté économique et alimentaire : soutien affirmé à une stratégie de substitution aux importations afin de réduire la dépendance extérieure et de sécuriser l’approvisionnement des populations.
Le Sommet s’est achevé par une instruction ferme donnée à la Commission de la CEMAC et à la BEAC de produire, avant les réunions de printemps d’avril 2026, un rapport d’étape précis, assorti d’indicateurs mesurables et de calendriers de mise en œuvre.
Quatre chef d’Etat de la CEMAC sur six ont participé à la rencontre de Brazzaville. En plus du Président hôte Denis Sassou-N’Guesso et à celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, il y avait Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale) et Faustin Archange Touadera (Centrafrique). Celui du Cameroun, Paul Biya et du Tchad Mahamat Idriss Deby Itno étaient absents.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-01-23 16:14:59
À deux mois de la présidentielle congolaise, le pays se trouve à un moment charnière de son histoire politique. Dans un contexte régional instable, marqué par des crises sécuritaires, économiques et institutionnelles, le choix des électeurs dépasse la simple alternance pour s’inscrire dans une réflexion plus profonde : faut-il s’engager dans l’inconnu ou consolider les acquis par l’expérience ? Pour de nombreux Congolais, la réponse se trouve dans la figure de Denis Sassou-N’Guesso, dont le parcours incarne la continuité de l’État et la maîtrise des équilibres nationaux.
Gouverner, un métier d’expérience
Diriger un État ne s’improvise pas. La fonction présidentielle exige une connaissance fine des institutions, des réalités sociales et des rapports de force internationaux. Fort de plusieurs décennies à la tête du pays, Denis Sassou-N’Guesso a acquis une expérience d’État rare, forgée dans la gestion des périodes de tension comme dans les phases de reconstruction.
Cette expérience constitue aujourd’hui un capital politique déterminant, à l’heure où les erreurs de gouvernance peuvent coûter cher aux nations fragiles.
La stabilité comme bien précieux
Dans une sous-région d’Afrique centrale souvent confrontée à des secousses politiques, le Congo a su préserver un climat de paix et de stabilité, socle indispensable au développement. Cette stabilité n’est ni fortuite ni acquise d’avance : elle est le fruit d’un leadership qui privilégie l’équilibre, le dialogue et la prévention des crises.

Face aux risques liés à des choix hasardeux ou à des aventures politiques sans boussole, beaucoup voient en Denis Sassou-N’Guesso un rempart contre l’instabilité et l’aventure.
Une gouvernance éprouvée face aux défis économiques
Le Congo, comme de nombreux pays en développement, fait face à des défis économiques majeurs : diversification de l’économie, emploi des jeunes, infrastructures, résilience face aux chocs mondiaux. Sous l’impulsion du Président Sassou-N’Guesso, des réformes ont été engagées pour renforcer la gouvernance économique, assainir les finances publiques et maintenir le dialogue avec les partenaires régionaux et internationaux. Dans un environnement mondial incertain, l’expérience apparaît ici comme une garantie de prudence et de responsabilité.
Le poids du leadership sur la scène internationale
Au-delà des frontières nationales, Denis Sassou-N’Guesso bénéficie d’une reconnaissance diplomatique qui confère au Congo une voix respectée sur la scène africaine et internationale. Sa capacité à dialoguer avec les grandes institutions, à participer aux initiatives de paix et à défendre les intérêts du continent renforce la crédibilité du pays.

Changer de cap sans préparation, dans un tel contexte, pourrait fragiliser cette position stratégique.
Un choix entre continuité et aventure
La présidentielle congolaise ne se résume pas à un affrontement de personnes, mais à un choix de trajectoire. D’un côté, l’expérience, la stabilité et la connaissance des réalités du pouvoir ; de l’autre, l’inconnu et les risques inhérents à une gouvernance sans repères solides.
Pour les Congolais, Denis Sassou-N’Guesso incarne cette continuité rassurante, capable de guider le pays à travers les défis présents et futurs sans céder à l’improvisation.
L’expérience comme boussole pour l’avenir
Dans un monde en mutation rapide, où les crises peuvent surgir à tout moment, l’expérience devient une valeur stratégique. Pour de nombreux Congolais, reconduire Denis Sassou-N’Guesso à la magistrature suprême revient à choisir la maîtrise plutôt que l’aventure, la stabilité plutôt que l’incertitude, et la responsabilité plutôt que l’improvisation.
La présidentielle à venir s’annonce ainsi comme un moment décisif, où l’expérience politique pourrait, une fois encore, faire la différence au service de la nation.
Brice Itoua Membre du Comité central du PCT
Créé le 2026-01-23 15:28:42
Alors que le prix du billet par avion homologué pour le trajet Brazzaville-Pointe-Noire est de 40.000 francs CFA, taxe individuelle aéroportuaire comprise, la rareté des vols assurés dorénavant par la seule compagnie Canadian Airways, qui plus est avec un seul avion, crée une véritable surenchère. Désormais, le billet se négocie jusqu’à 100.000 francs CFA l’aller simple. Des agences fictives ou plutôt des réseaux mafieux, achètent en stocks des billets et les revendent en toute impunité à des prix exorbitants. Les usagers tout comme la compagnie, appellent les pouvoirs publics à remédier à cette situation.
Le voyage de Brazzaville à Pointe-Noire par avion et vice-versa est désormais quasiment impossible pour quiconque aimerait l’effectuer en urgence.
Trouver un billet se révèle être un véritable parcours du combattant car seul un avion, celui de la compagnie Canadian, assure désormais la desserte et l’attente est longue pour avoir de la place.

Surfant sur la loi de l’offre et de la demande qui exprime ici toute sa dureté, des esprits malintentionnés ont flairé à travers cette situation, un filon juteux, le moyen de s’enrichir au détriment des voyageurs en détournant vers des réseaux mafieux la vente des billets, majorés du « pizzo », cette taxe mafieuse indexée sur les produits, dans les zones qui sont sous l’emprise de la mafia.
Alors que le tarif autorisé pour un aller simple est de 40.000 francs CFA, il faut désormais débourser entre 60, 80, voire 100.000 francs CFA, selon l’affluence et le jour, pour dégoter un billet.
Pire encore, il faut dans la plupart des cas, passer par des intermédiaires qui de mains en mains, appliquent leurs surtaxes, qui ne sont en fait que du rackett pure et simple.
La compagnie Canadian Airways Congo a publié un communiqué en date du jeudi 22 janvier, dans lequel elle dénonce cette « pratique abusive » concernant la revente de ses billets. Bien plus, elle conclu en précisant avoir « officiellement saisi les autorités pour dénoncer ces agissements et demander une répression sévère des fraudes ».

Et c’est là où tout le monde se demande pourquoi la ministre Ingrid Eboukaka Babakas reste-t-elle sourde aux nombreux cris de détresse, ces plaintes devenues complaintes, des voyageurs obligés de subir la loi des sans foi ni loi.

Peut-être que le ministère des transports et de l’aviation civile devrait-il se bouger un peu plus, car pour les congolais voyageant par avion, tant sur les lignes nationales qu’internationales, le compte n’y est pas.
Parlant des lignes internationales, maintes fois les congolais voyageant par la compagnie Air France ont interpellé les autorités sur les contraintes structurelles et autres ‘’travel frictions’’ qui entourent la desserte de Brazzaville.

Un fait paraît paradoxal, partant de Paris, la ville de Kinshasa est à égale distance que celle de Brazzaville, à vol d’oiseau. Pourtant le billet pour Kinshasa est moins cher que celui de Brazzaville en toutes saisons, avec des différences allant de 100 à 200 euros, voire 300 euros.
Voyageant régulièrement dans les mêmes avions avec leurs voisins d’en face, les congolais de Brazzaville ne cachent pas leur incompréhension, quand ceux-ci leur font état du prix de leur billet.
Cette différence de traitement à laquelle les autorités congolaises semblent indifférentes, alimente du reste certaines rumeurs pourtant fallacieuses, sur un prétendu ‘’pizzo’’ prélevé sur les billets Paris-Brazzaville et vice-versa. Ce qui naturellement semble faux.
Alors, pourquoi la desserte Brazzaville-Paris-Brazzaville, 6037 kilomètres, serait-elle 20 à 30 pour cent plus chère que Paris-Kinshasa, 6021 kilomètres ? Autant de disparités que le ministère des Transports devrait évoquer avec ses partenaires qui assurent la desserte de Brazzaville.
Que dire des commodités de voyage, notamment le type d’avions dont la version est de moyenne gamme en terme de commodités et qui sont toujours affectés à la desserte Paris-Kinshasa-Brazzaville, comme si les conditions de voyage sur ces lignes, importaient peu.
À propos de commodités de voyage, le ministère gabonais des Transports a annoncé le mercredi 14 janvier 2026, une évolution majeure de la desserte aérienne Libreville–Paris opérée par Air France.
À l'issue d'une réunion entre le ministre d'État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et la direction locale de la compagnie, il a été confirmé qu'à partir de mars 2026, la ligne sera assurée par des appareils de nouvelle génération, Boeing 787-8 « Dreamliner » et Boeing 777, dotés de cabines modernisées.

De pareilles avancées paraissent encore utopiques pour les congolais, sur la desserte Paris-Brazzaville.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-23 00:19:21
La capitale gabonaise abrite depuis le 21, jusqu'au 25 janvier 2026, la première édition de la CIPREF (Conférence Internationale de la Presse Francophone). Plus de 150 participants y prennent part, venus de 25 pays dont l’Afrique du Sud, 10 experts vont chacun faire une conférence sur une thématique spécifiquement liée à l’Intelligence Artificielle (IA). Le thème principal de cette première édition étant : « L’IA et son impact sur les Médias ».
La première édition de la CIPREF a ouvert officiellement ses travaux, le mercredi 21 janvier 2026 à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, dans la commune de Ntoum de la ville capitale gabonaise.

En effet, la cérémonie d’ouverture, qui s’est déroulée en présence du ministre de la Communication et des Médias, Germain Bihahodjow, de Madame la maire de la commune de Ntoum, Zéphirine Etotowa Ntoutoume, de Son Excellence Monsieur l’ambassadeur de France au Gabon, M. Fabrice Mauriès, du président du comité d’organisation de la CIPREF, Désiré Ename, du représentant de la fondatrice de l’UIL-BJ et des diverse délégations venues de différents pays francophone, et même, celle de l’Afrique du Sud.

Dans son mot de bienvenue, la maire de la commune abritant l’événement, a remercié les organisateurs, pour avoir choisi l’espace du déroulement de cette rencontre, qui révèle à coup sûr, un caractère international. S’appuyant sur les enjeux que démontre l’intelligence artificielle dans ce monde moderne en perpétuelle évolution. « Si l’intelligence artificielle offre des perspectives remarquables en matière d’innovation, de productivité et d’accès à l’information, elle fait également peser sur nos sociétés des risques réels. Ce qui suscite du reste une vision de progrès technologique maîtrisé, inclusif et porteur de sens », a-t-elle formulé.

Par ailleurs, dans son discours, le ministre de la Communication et des Médias, a ainsi souligné que « l’intelligence artificielle doit être utilisée avec une large ouverture, mais, avec un esprit plus critique. L’avenir des médias ne peut être pensé sans intelligence artificielle. Mais il ne saurait être construit sans responsabilité ni régulation. J’émets le vœu que les travaux de cette conférence débouchent sur des recommandations concrètes, utiles aussi bien aux décideurs publics qu’aux professionnels des médias, afin de bâtir un écosystème médiatique plus viable, plus libre et plus résilient », a-t-il souhaité vivement.
Représentant Madame Marie-Madeleine Mborantsuo, fondatrice de l’UIL-BJ, M. Ulrich Kamwa, directeur général de l’Institut Supérieur de Gestion et d’Economie Appliquée a, pour sa part, réaffirmé que « l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean est honoré et fière de contribuer à cette réflexion. Nous croyons fermement que la formation, la recherche et l’innovation doivent accompagner les transformations numériques, afin qu’elles servent le progrès humain et le développement durable », s’est-il exprimé.

Le président du comité d’organisation, quant à lui, a relaté que cette première trouvaille de la CIPREF se veut être un espace et un lieu de réflexion collective en ce qui concerne l’avenir du métier de journaliste à cette nouvelle ère du nouveau monde moderne, le numérique.
« La CIPREF est une invitation à penser ensemble l’avenir, à réinventer notre métier sans revenir, et à bâtir une presse francophone forte, crédible et résolument tournée vers le futur. J’invite chacun, durant ces travaux, à plus de lucidité, à l’audace, mais aussi, à une fraternité conséquente », a confirmé Désiré Ename.
Ainsi, après l’ouverture officielle desdits travaux, les participants ont suivi une conférence inaugurale animée par Dr Jean-Claude Nkou, stratège en communication et en transformation en IA et auteur du livre ’’L’IA et le journalisme en Afrique’’, expert originaire de la République du Congo.

Dans l’exposé de son thème, le conférencier a d’abord réfléchi sur le cadre général de la thématique de cette première édition, à savoir : « L’IA et son impact sur les Médias ». A travers ce thème, Jean-Claude Nkou a exploré comment l’IA redéfinit les pratiques journalistiques et les modèles économiques, et interrogé la place des médias dans cet écosystème automatisé.
Certes, l’enjeu est de comprendre comment l’IA redéfinit la valeur ajoutée du journaliste, et comment les rédactions peuvent s’adapter à un environnement de plus en plus automatisé, sans perdre leur mission de service public de l’information.

Ensuite, un bureau des travaux de la CIPREF a été constitué et mis en place. Après s’en est suivi la table ronde organisée sur le thème : « L’Intelligence artificielle, nouvel acteur de l’information : menace ou opportunité pour le journaliste francophone ? », animée par Georges Douguéli, journaliste à l’hebdomadaire ’’Jeune Afrique’’, Eveline Mengué A. Koung (directrice du Pool télévision de la CRTV (Cameroun) et Olivier Piot (Médias et Démocratie France).
Outre cette la table ronde, un atelier sur « Initiative aux outils de l’IA pour journalistes : rédaction assistée, veille intelligente et fack-cheking automatisé » a sanctionné cette première journée de la Conférence, animé par Melba Oldie Nzang Meyo du Gabon et Boursier Tchibinda, journaliste, communicant et spécialiste des Médias gabonais.

Il sied de signaler que les échanges, très riches et édifiant, ont permis aux participants de la première édition de la CIPREF de mieux saisir et comprendre les usages des nouvelles technologies, en posant les véritables fondements d’une réflexion éthique et professionnelle indispensable à la survie et à la crédibilité de la presse, à cette ère numérique.

A noter que, le but et l’objectif premier de la Conférence de la CIPREF est de réfléchir sur un modèle économique des médias adaptés. Dans un monde en perpétuelle mutation, la presse francophone fait face à des nouveaux défis technologiques, économiques et sociaux. La CIPREF, Conférence Internationale de la Presse Francophone, réunit les acteurs clés pour analyser les grandes mutations du secteur journalistique, afin de partager des solutions innovantes puis construire une information responsable et durable.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-22 22:00:18
Le ministre congolais de la Santé et de la Population, Rosaire Ibara, invité récemment à l’émission « 30 jours pour convaincre en toute transparence », a levé un coin du voile sur l’une des principales faiblesses structurelles du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville : les problèmes récurrents de maintenance des équipements médicaux. Une situation préoccupante qui impacte directement la qualité des soins offerts aux patients et met à rude épreuve le personnel soignant.
Selon le ministre, le déficit de maintenance ne date pas d’aujourd’hui. Dès la mise en service de plusieurs équipements lourds et spécialisés, l’entretien régulier n’a pas toujours été assuré de manière adéquate.
Faute de contrats de maintenance clairement définis, de suivi technique rigoureux et de personnel suffisamment formé, de nombreux appareils se sont rapidement dégradés, tombant en panne ou devenant tout simplement inutilisables.
Rosaire Ibara reconnaît que cette situation a considérablement réduit les capacités opérationnelles du CHU de Brazzaville, pourtant considéré comme l’hôpital de référence du pays.
Des équipements de diagnostic, de laboratoire et d’imagerie médicale, indispensables à une prise en charge efficace des malades, connaissent des arrêts prolongés, obligeant parfois les patients à se tourner vers des structures privées coûteuses ou à différer leurs soins.
Le ministre pointe également du doigt les faiblesses dans la gestion des équipements biomédicaux. L’absence d’une politique cohérente de maintenance préventive et corrective, combinée à l’insuffisance de techniciens biomédicaux qualifiés, a favorisé une culture de la réparation tardive, souvent plus coûteuse que l’entretien régulier. À cela s’ajoutent des difficultés d’approvisionnement en pièces de rechange et une dépendance excessive vis-à-vis des fournisseurs étrangers.
Face à ce constat, le gouvernement affirme sa volonté de rompre avec les pratiques du passé. Rosaire Ibara annonce des mesures visant à renforcer la maintenance des équipements de santé, notamment par la systématisation des contrats de maintenance lors des acquisitions, la formation continue du personnel technique et la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation plus stricts.
Le CHU de Brazzaville devrait ainsi retrouver progressivement son plein potentiel au service des populations.
En abordant sans détour la question de la maintenance, le ministre de la Santé envoie un message de responsabilité et de transparence.
L’amélioration durable du système de santé congolais passe, selon lui, non seulement par la construction d’infrastructures modernes, mais surtout par une gestion rigoureuse et pérenne des équipements, gage d’un accès équitable à des soins de qualité pour tous.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-22 11:31:49
La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a formellement démenti, dans un communiqué dont notre rédaction a obtenu une copie, toute perspective de dévaluation du franc CFA dans la sous-région. Face aux rumeurs persistantes alimentées par un contexte économique mondial incertain, l’institution d’émission a tenu à rassurer les populations, les opérateurs économiques et les partenaires financiers sur la solidité du cadre monétaire en vigueur au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Selon la BEAC, les fondamentaux macroéconomiques de la zone demeurent globalement maîtrisés. Les réformes engagées ces dernières années, conjuguées aux programmes de redressement économique mis en œuvre par les États membres avec l’appui des partenaires internationaux, ont permis de renforcer la stabilité monétaire et financière. Les réserves de change, bien que soumises aux fluctuations des marchés internationaux, restent à des niveaux jugés compatibles avec la parité fixe du FCFA arrimé à l’euro.
L’institut d’émission souligne également que la discipline budgétaire et la coordination des politiques économiques au sein de la CEMAC constituent des piliers essentiels pour préserver la valeur de la monnaie commune.
À ce titre, la BEAC appelle les États à poursuivre les efforts d’assainissement des finances publiques, de diversification des économies et de promotion de la production locale, afin de réduire la dépendance excessive aux importations et aux matières premières.
Cette sortie officielle intervient dans un contexte marqué par des inquiétudes sociales, où la simple évocation du mot « dévaluation » ravive de douloureux souvenirs liés à la baisse du pouvoir d’achat et à la cherté de la vie.
Consciente de ces sensibilités, la BEAC insiste sur la nécessité de combattre la désinformation et de privilégier une communication transparente et régulière autour des questions monétaires.
En réaffirmant qu’aucune dévaluation du FCFA n’est à l’ordre du jour en Afrique centrale, la BEAC envoie un signal fort de confiance et de stabilité. Un message destiné à rassurer les ménages, à sécuriser les investissements et à maintenir la crédibilité du cadre monétaire, considéré comme un facteur clé de la stabilité économique et sociale dans la sous-région.
Ce Jeudi 22 janvier 2026, les chefs d’Etats de la CEMAC se réunissent en sommet extraordinaire à Brazzaville pour statuer sur l’importante érosion des réserves de change au niveau de la BEAC, estimés à plus de 1 300 milliards de FCFA sur seulement 6 mois ; aggravé par de lourdes échéances de dette extérieure fixées au premier trimestre 2026.
Pour sa part, la BEAC insiste qu’elle reste pleinement engagée dans le maintien de la stabilité des prix ; la préservation des réserves de changes et la supervision d’un système financier sain et résilient.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-22 11:13:59
Le ministère gabonais des Transports a annoncé le mercredi 14 janvier, une évolution majeure de la desserte aérienne Libreville–Paris opérée par Air France. À l'issue d'une réunion entre le ministre d'État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et la direction locale de la compagnie, il a été confirmé qu'à partir de mars 2026, la ligne sera assurée par des appareils de nouvelle génération, Boeing 787-8 « Dreamliner » et Boeing 777, dotés de cabines modernisées.

Face à une rude concurrence sur le ciel gabonais et partant sous-régional, la compagnie Air France se voit contrainte d’améliorer sa voilure. Elle annonce à cet effet, un nouveau dispositif pour la desserte Libreville. Le contenu a été décliné, le 16 janvier 2025. C’était à la faveur d’une séance de travail entre le ministre d’Etat en charge des Transports, de la Marine marchande chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et une délégation de ladite société, conduite par Alexia Oyima Ayenengoye.

Selon des sources ministérielles, « Cette rencontre faisait suite aux préoccupations relatives à la qualité des services aériens assurés par Air France sur la liaison Paris – Libreville et Libreville – Paris, sujet précédemment abordé lors d’une rencontre diplomatique avec le Haut représentant de la République française près la République gabonaise, le mardi 13 janvier 2026 ».

Plusieurs préoccupations majeures ont été exprimées par le ministre d’Etat, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi au cours des échanges. Il s’agit notamment de la qualité des appareils affectés à cette liaison, la qualité globale des services offerts aux passagers ainsi que la cherté des billets d’avion.
En réponse à ces préoccupations, la direction d’Air France a annoncé qu’à compter du mois de mars prochain, la liaison Libreville–Paris, dans les deux sens, sera assurée par des avions de nouvelle génération. Elle évoque notamment un Boeing 787-8 (Dreamliner) et un Boeing 777. Par ailleurs, la mise en service de ces nouveaux appareils s’accompagnera d’une amélioration significative des prestations à bord.

Concernant la question des tarifs, le ministre d’État a fait part de sa vive préoccupation face à l’accumulation des taxes et redevances qui impactent fortement le prix des billets d’avion.
Il a souligné la nécessité pour l’ensemble des parties prenantes de consentir des efforts concertés afin de parvenir, dans les meilleurs délais, à une baisse significative des tarifs, au bénéfice des usagers.

Les échanges se sont conclus par l’engagement mutuel d’un travail de concertation approfondi entre le ministère des Transports et Air France, en vue d’apporter des solutions durables à ces différentes préoccupations.
Une séculaire présence au Gabon
Pour la petite histoire, le groupe Air France-KLM revendique une présence de plus de 80 ans au Gabon. Même si le premier avion de la compagnie ayant atterri à Libreville en avril 1937, mais c’est en août 1946 que la compagnie lance officiellement son aventure en terre gabonaise. Depuis le 3 avril 2013, la compagnie relie chaque jour Libreville au reste du monde en 7 heures, via l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle.
Au Gabon, la compagnie compte une trentaine de collaborateurs en emploi direct, dont environ 70 % de personnels féminins, et plus de 300 personnes en emplois indirects à travers les entreprises sous-traitantes liées à ses activités. En matière de RSE, responsabilité sociétale des entreprises, avec sa fondation, le groupe soutient également l’enfance en difficulté depuis plus de 30 ans. Elle agit pour l’éducation, l’inclusion, l’insertion sociale et professionnelle ainsi que pour l’épanouissement culturel, sportif et artistique des publics jeunes et défavorisés, malades ou handicapés. Cette fondation soutient également des initiatives visant l’approfondissement de la prise de conscience environnementale et l’engagement pour le climat. Chaque année, un appel à projets est lancé au niveau mondial, permettant ensuite de sélectionner et aider les projets les plus pertinents.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-20 23:12:49
Le peuple congolais est appelé aux urnes le 12 et le 15 mars 2026 pour un rendez-vous électoral majeur de la vie démocratique nationale. Cette échéance, très attendue par les citoyens, marque un moment décisif au cours duquel les Congolais seront invités à exprimer leur choix souverain à travers le vote.
L’annonce a été faite le 20 janvier par le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, à l’issue du Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat au Palais du peuple.
Vote par anticipation des agents de la force publique, le 12 mars, suivi le 15 mars du scrutin général dans le cadre de l’élection du président de la République.
La campagne électorale est fixée du 28 févier au 13 mars, avec un pont « journée de silence électoral » le jour du vote des hommes en uniforme, précise le compte-rendu.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-20 17:13:15
Le Congo Brazzaville entre dans 2026 à un moment critique de son histoire contemporaine. Travaillé par des défis sécuritaires complexes, confronté à l'impératif urgent de diversifier une économie dominée par les hydrocarbures, le pays se trouve paradoxalement en position de force géopolitique. Depuis septembre 2025, il préside la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) pour deux ans. Il accueille bientôt une élection présidentielle (mars 2026) dont la sécurisation exige une mobilisation sans précédent des institutions républicaines. Simultanément, le pays doit relever le défi de la souveraineté numérique à l'heure où les cybermenaces frappent le continent à une intensité croissante.
L'enjeu pour le Congo Brazzaville n'est pas simplement interne. Il concerne sa capacité à jouer le rôle de pivot régional auquel sa position géographique et ses ressources la destinent. Entre la complexité de la région des Grands Lacs, les crises multiples du bassin du Congo, et les rivalités géopolitiques des puissances internationales, le Congo doit définir une stratégie cohérente d'intelligence économique, de sécurité et de relations internationales capable de transformer des vulnérabilités en leviers d'influence.
Cette analyse propose une lecture de ces enjeux imbriqués, à partir de trois axes : la sécurité de l'État au moment de l'élection présidentielle, la construction d'une souveraineté numérique authentiquement africaine, et le positionnement stratégique du Congo en tant que leader régional. Car c'est à cette intersection qu'on mesurera la viabilité du modèle congolais pour la décennie à venir.
La sécurité de l'État au test de l'élection présidentielle
Le Congo Brazzaville jouit d'une stabilité politique relative dans une région souvent chaotique. Cette stabilité n'est pas accidentelle. Elle repose sur des fondations institutionnelles renforcées depuis la révision constitutionnelle de 2015, et sur une continuité de leadership incarnée par le président Denis Sassou Nguesso. Cette continuité a permis d'amorcer des cycles d'investissement pluriannuels dans les domaines sensibles : modernisation de la chaîne logistique militaire, numérisation du renseignement, professionnalisation des unités projetables.
Le 31 décembre 2025, lors du traditionnel Réveillon d'armes, le général de division Guy Blanchard Okoï, chef d'état-major général des Forces armées congolaises, a dévoilé la feuille de route sécuritaire pour 2026. Trois priorités ont été articulées : la sécurisation de l'élection présidentielle, la professionnalisation des effectifs militaires et la lutte contre la délinquance. Ces trois axes reflètent une compréhension aiguë des menaces actuelles : d'une part, les risques électoraux qui, dans un contexte régional instable, pourraient être exploités pour déstabiliser le pays ; d'autre part, les défis endémiques de sécurité publique qui affaiblissent la confiance citoyenne.
Or il existe un paradoxe fondamental que peu d'observateurs ont saisi : la stabilité politique du Congo, loin d'être une donnée naturelle ou une vertu propre de son système politique, dépend entièrement de la continuité des investissements en sécurité et en modernisation de l'appareil d'État. L'état-major anticipe clairement cette réalité. Selon plusieurs sources, le maintien aux affaires du chef de l'État serait interprété par les partenaires financiers et industriels comme « une assurance de financement » pour les grands projets de défense, notamment le Centre national de cyber résilience (Kintélé), dont la mise en service exigera à elle seule 12% des crédits d'investissement 2026 2028.
Le corridor pétrolier : Enjeu sécuritaire stratégique
Un élément reste largement sous-estimé dans les analyses internationales du Congo : l'importance vitale du Corridor 13, artère pétrolière reliant Pointe Noire (principal port d'exportation) à Djeno (zone intérieure d'exploitation). La Garde républicaine, depuis janvier 2025, expérimente un système intégré de drones tactiques pour la surveillance de ce corridor en coopération étroite avec l'Agence congolaise de cybersécurité (ANSSI). Ce programme, apparemment technique, incarne en réalité une transformation fondamentale de la pensée sécuritaire congolaise : le passage de la sécurité comme répression à la sécurité comme intelligence anticipée.
Le Corridor 13 n'est pas qu'une route. C'est une artère de richesse dont les coupes franches, les sabotages ou les interruptions pourraient gravement compromettre les finances publiques. En 2024, le pétrole a généré plus de 90% des recettes d'exportation du Congo et environ 50% du PIB. Toute interruption significative de la production crée une cascade de crises : déplétion budgétaire, incapacité à payer les salaires publics, risque de mutineries militaires, crise de légitimité politique.
La sécurisation technologisée du Corridor 13 via drones et renseignement numérique représente donc une nécessité stratégique absolue. Elle exprime aussi une convergence vers les modèles de « sécurité intelligente » que les démocraties avancées ont développées depuis vingt ans : moins de présence massive de troupes, plus de surveillance en temps réel, plus de réactivité face aux signaux faibles.
Professionnalisation militaire et supervision civile
La modernisation des Forces armées congolaises s'inscrit dans un cadre plus large : la Revue stratégique nationale et la Loi de programmation militaire 2021 2025 (dont le renouvellement devrait être engagé en 2026). Ces documents fixent une architecture claire de priorités, dans laquelle le président Denis Sassou Nguesso a laissé son empreinte personnelle. Cela pose une question fondamentale : à quoi point la stabilité institutionnelle du Congo dépend elle du leadership personnel d'une figure historique, plutôt que de la robustesse de ses institutions ?
La réponse honnête est claire : la stabilité du Congo repose actuellement davantage sur la stabilité du leadership présidentiel que sur la solidité des institutions. C'est une vulnérabilité stratégique majeure. Car même si ce leadership a permis l'amorce de transformations utiles, il crée une dépendance qui fragilise le système en cas de transition imprévisible.
Pour que le Congo puisse entrer dans une phase durable de développement sécuritaire, il faudrait que ses institutions militaires, judiciaires et politiques acquièrent une autonomie fonctionnelle, une capacité de self repair et une légitimité propre, indépendante des personnalités qui les incarnent. L'Enseignement professionnel militaire (EPM), si une attention spéciale lui était consacrée, pourrait devenir le creuset de cette transformation. Mais cela exige un investissement idéologique, budgétaire et temporel que peu de gouvernements africains sont disposés à consentir.
La souveraineté numérique : nouvelle frontière de l'indépendance Africaine
Le Congo possède un capital naturel extraordinaire. Soixante-neuf pour cent de son territoire est couvert de forêts. Ces forêts stockent environ 16 milliards de tonnes de carbone et rendent des services écosystémiques inestimables. Le potentiel agricole du pays demeure largement inexploité : 10 millions d'hectares de terres arables attendent une mise en valeur rationnelle. Le sous-sol renferme du cuivre, du fer, du phosphate.
Or, tandis que ces richesses matérielles attirent l'attention des investisseurs mondiaux, une fragilité structurelle croît en silence : la dépendance numérique absolue vis à vis de technologies et de serveurs contrôlés par des acteurs externes (occidentaux ou chinois). Cette asymétrie crée une vulnérabilité silencieuse mais décisive. Chaque transaction commerciale, chaque donnée d'exploitation minière, chaque secret d'État congolais transite par des serveurs hébergés au-delà du contrôle souverain du Congo. C'est une forme moderne de ce que l'on pourrait nommer cyber colonisation.
Entre 2022 et 2025, le continent africain a connu une augmentation spectaculaire de cyberattaques. L'Afrique représente 22% de tous les ransomwares mondiaux. Le Congo, comme la plupart des pays d'Afrique centrale, manque de professionnels qualifiés en cybersécurité, de centres de compétence, et surtout, d'une gouvernance numérique clarifiée.
La stratégie congolaise : entre ambition et réalités
Le Congo n'a pas ignoré ces menaces. Depuis 2023, il a engagé une politique volontariste en matière de sécurité numérique. L'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI) a été créée. En parallèle, le Congo a adopté la Stratégie nationale de développement de l'économie numérique à l'horizon 2030, et le plan Vision Congo Digital 2025. L'adoption de lois sur la cybersécurité et la protection des données personnelles a fourni un cadre légal de base. Un Centre africain de recherche en intelligence artificielle (CARIA) a été établi.
La 3e édition du Forum Brazza Cyber, tenue en novembre 2025, a rassemblé décideurs publics, experts techniques, magistrats, forces de sécurité et chercheurs autour d'une thématique centrale : « Innovation et souveraineté cyber : bâtir des solutions africaines pour des défis africains ». Cette formulation révèle une prise de conscience cruciale : la cybersécurité n'est plus une question technique, mais un enjeu de souveraineté nationale.
Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Économie numérique, Léon Juste Ibombo, a explicitement lié la sécurité numérique à la stabilité nationale : « La sécurité numérique n'est plus seulement un enjeu technique ; elle touche désormais à la souveraineté et à la stabilité nationales ». Cette formulation a une implication majeure : elle place la cybersécurité au cœur même de la survie institutionnelle du Congo.
Les défis réels : talents, infrastructure et coopération régionale
Malgré cette volonté politique, plusieurs défis structurels subsistent.
D'abord, le déficit de talents. Selon les données disponibles, le Congo, comme la plupart des pays africains, manque de professionnels qualifiés en cybersécurité. Les femmes ne représentent que 13,5% des emplois dans la cybersécurité en Afrique, le taux le plus bas au monde. L'initiative Kongo Cyber Women, lancée pour créer un réseau d'entraide entre professionnelles, illustre la conscience du problème, mais elle demeure un effort isolé et insuffisant.
Deuxièmement, l'infrastructure. Le Congo construit actuellement un data center national et un Centre de cyber résilience à Kintélé. Ces projets sont cruciaux, mais ils exigent un investissement financier considérable à l'heure où le budget public est structurellement serré (dépendance à la rente pétrolière, cours volatiles). La mise en service du Centre de cyber résilience seul consommera 12% des crédits d'investissement 2026 2028.
Troisièmement, la coordination régionale. Le CyberDrill 2025, tenu en juillet à Kintélé, a réuni les États de la sous-région Afrique centrale pour harmoniser les mécanismes et stratégies de protection. Un consensus s'est dégagé sur l'importance de la coopération entre États pour minimiser l'impact des cybermenaces. Mais transformer ce consensus en coopération institutionnalisée, permanente et opérationnelle demeure un défi majeur. La CEMAC, dont le Congo préside désormais les destinées, devra être le creuset de cette intégration sécuritaire numérique.
Une fenêtre stratégique temporelle
Ce qui rend l'enjeu urgent, c'est l'existence d'une fenêtre temporelle en fermeture. Selon le Centre africain pour la recherche climatique, la fenêtre d'opportunité pour que les pays africains se dotent d'une souveraineté numérique robuste se refermera graduellement à l'horizon 2030 si aucune inflexion majeure n'est engagée. Après cette date, les écarts technologiques et de capacités se seront tellement creusés qu'aucun rattrapage ne sera possible. Le Congo dispose donc de quatre à cinq ans pour transformer sa vulnérabilité numérique actuelle en force stratégique. C'est une course contre la montre.
Le Congo comme leader régional : intégration, diversification économique et diplomatie
En septembre 2025, le Congo a accédé à la présidence de la CEMAC pour deux ans. Cette présidence n'est pas une charge protocolaire. Elle offre au Congo une plateforme pour redéfinir les équilibres régionaux en Afrique centrale et pour affirmer son leadership dans trois domaines clés : la sécurité régionale, l'intégration économique, et la souveraineté monétaire.
Sur le plan sécuritaire, le Congo peut utiliser sa présidence pour harmoniser les politiques de défense et les doctrines militaires régionales. La Centrafrique, le Cameroun, le Tchad et la Guinée équatoriale font face à des menaces asymétriques (terrorisme au Sahel, insurrections dans les Grands Lacs). Une doctrine CEMAC cohérente de contre-terrorisme, s'appuyant sur la coopération en renseignement et l'interopérabilité militaire, renforcerait la résilience de tous. Le Congo, stable et doté d'une infrastructure de sécurité sophistiquée, pourrait en être le moteur.
Sur le plan économique, la présidence de la CEMAC offre au Congo une opportunité unique de promouvoir l'intégration de marché et la circulation des biens et des personnes. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ouvre un cadre plus large, mais c'est dans la CEMAC que le Congo peut d'abord concrétiser une vision d'intégration profonde. Un marché CEMAC vraiment intégré avec douanes harmonisées, obstacles non tarifaires réduits, transport régional fluide, permettrait au Congo de vendre ses produits diversifiés (agricoles, numérique, services) à une clientèle régionale croissante.
La question monétaire : souveraineté et stabilité
La présidence de la CEMAC place aussi le Congo au cœur d'un débat majeur : la réforme de la monnaie régionale et le statut du Franc CFA. Depuis mars 2023, les chefs d'État de la CEMAC ont entamé des discussions pour renommer la monnaie, retirer les représentants français des instances de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), fermer le compte à la Banque de France, et rapatrier les réserves de change en Afrique centrale.
Ce débat ne concerne pas que la monnaie. Il concerne la souveraineté économique et monétaire du Congo et de ses voisins. Actuellement, 50% des réserves de change de la zone CEMAC sont déposées à la Banque de France. Cette dépendance crée une asymétrie de pouvoir : la France, théoriquement, pourrait geler les actifs des pays d'Afrique centrale. C'est intolérable pour les États modernes.
Le Congo, en tant que président sortant de la CEMAC, peut être le promoteur d'une souveraineté monétaire africaine authentique. Cela ne signifie pas une rupture brutale avec la France ou une sortie unilatérale de l'accord. Cela signifie une réforme progressive : rapatriement graduel des réserves, diversification des partenaires monétaires, intégration croissante des opérateurs de mobile money dans le système formel. Ces changements prennent du temps, mais le Congo peut en être l'architecte visionnaire.
Diversification économique : au-delà du pétrole
Le Congo est le quatrième producteur pétrolier d'Afrique avec 270 000 barils par jour en 2025 mais la production décline. Les réserves prouvées correspondent à environ 25 ans de production à taux actuel. Plus important encore, la vulnérabilité budgétaire créée par cette dépendance a été révélée par la volatilité des cours mondiaux : le pétrole génère 50% du PIB, plus de la moitié des recettes budgétaires, et 90% des exportations. Chaque baisse importante des cours mondiale crée une crise budgétaire nationale.
D'où l'impératif de diversification économique, que le Plan national de développement 2022-2026 a commencé à articuler. Six piliers stratégiques ont été identifiés : agriculture, industrie, zones économiques spéciales, tourisme, économie numérique, promotion immobilière.
Sur l'agriculture, le potentiel est énorme mais largement inexploité. Dix millions d'hectares de terres arables attendent une mise en valeur selon des méthodes agroécologiques respectueuses des droits fonciers des communautés locales. Une agriculture écologiquement intensive, s'appuyant sur les techniques adaptées aux écosystèmes du bassin du Congo, pourrait créer des milliers d'emplois et réduire la dépendance aux importations alimentaires.
Sur la forêt, au lieu d'exporter simplement du bois brut, le Congo pourrait consolider sa position de leader mondial de bois certifié, mais aussi développer une bioéconomie : molécules pharmaceutiques dérivées de la flore forestière, crédits carbone issus de mécanismes REDD+, services de conservation à forte valeur ajoutée.
Sur l'économie numérique, plusieurs startups congolaises travaillent déjà sur des domaines à fort potentiel : gestion intelligente de l'énergie, traçabilité des chaînes logistiques, applications d'inclusion financière. Avec un écosystème de financement approprié et une infrastructure de haut débit améliorée, le secteur pourrait croître exponentiellement.
Crucialement, la trésorerie publique congolaise demeure structurellement serrée. Le taux de croissance économique projeté pour 2026 (3,6%) est encourageant, mais insuffisant pour générer les revenues publiques nécessaires. Cela signifie que la diversification économique doit s'appuyer massivement sur les investissements privés (FDI) et sur les partenariats public privé. Des mécanismes de financement hybrides — obligations vertes, fonds de capital-risque spécialisés, contrats de partage de bénéfices devront être mobilisés. Le Congo, position de carrefour régional, pouvait chercher à devenir un hub financier régional pour l'Afrique centrale, attirant des capitaux pour des projets régionaux.
Le rôle croissant de la jeunesse et de la Diaspora
Une ressource trop souvent négligée dans les stratégies de développement du Congo est sa jeunesse. Soixante pour cent de la population congolaise a moins de 25 ans. Cette jeunesse est connectée, de plus en plus éduquée, et cherche des opportunités réelles de contribution et de mobilité sociale.
Actuellement, la jeunesse congolaise fait face à un taux de chômage élevé. De nombreux jeunes diplômés partent à l'étranger, contribuant à une fuite de cerveaux qui fragilise le capital humain national. Or, un mouvement inverse commence à émerger : le « brain gain ». Plusieurs initiatives entrepreneuriales lancées par des jeunes Congolais basés en Europe ou en Afrique du continent cherchent à revenir ou à investir au Congo. Ces jeunes apportent avec eux des compétences, des réseaux, et une vision entrepreneuriale moderne.
La diplomatie du Congo devrait être transformée pour positionner la jeunesse comme un acteur de premier plan, non pas comme une audience passive. Les initiatives de formation numérique, l'accès aux financements pour les jeunes entrepreneurs, la facilitation de la mobilité éducative et professionnelle. Tous ces éléments pourraient transformer la démographie congolaise en avantage stratégique.
De même, la diaspora congolaise, estimée à 20 000 à 25 000 personnes, dont 60% en France transfère chaque année des fonds significatifs vers le pays. Ces remises dépassent souvent l'aide au développement officielle. Structurer cette diaspora en force organisée de développement, plutôt que de la traiter comme une externalité, pourrait générer des impacts transformateurs.
Intelligence Économique : intégrer sécurité, influence et perspective à long terme
L'intelligence économique est définie comme « l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l'information utile aux acteurs économiques ». Pour le Congo, en 2026, cela signifie bien plus qu'une simple veille stratégique. Cela signifie une transformation systématique de la gouvernance économique publique, où les décisions d'investissement, de diversification, et de partenariat international sont guidées par une compréhension claire des environnements technologiques, commerciaux et géopolitiques.
Trois domaines d'application immédiate se dessinent :
Premièrement, la négociation avec les investisseurs étrangers sur les ressources naturelles. Le Congo, comme tous les pays africains riches en ressources, fait face à un risque majeur : la maîtrise insuffisante des termes de contrats avec les investisseurs multinationaux. Une faiblesse d'intelligence économique ici signifie une perte de valeur pour l'État. Le ministère des Hydrocarbures annonce pour 2026 un audit des conventions arrivant à échéance. C'est une démarche salutaire. Mais elle doit s'inscrire dans une approche systémique d'IE : montée en compétence des négociateurs, accès à l'expertise technique indépendante, surveillance continue des conformités contractuelles, détection précoce des tentatives de manipulation des cours ou d'évasion de revenus.
Deuxièmement, la transformation locale des ressources naturelles. Exporter du pétrole brut, du bois brut, ou du minerai brut rend le Congo vulnérable aux chocs de prix et aux manipulations du marché mondial. Une stratégie d'IE cohérente exige un investissement dans la capacité de transformation locale : raffinage du pétrole, sciage et collage du bois, enrichissement du minerai. Le projet de nouvelle raffinerie (Atlantique Pétrochimie, 1,5 5 millions de tonnes par an d'ici 2027) est un pas dans cette direction. Mais il doit être accompagné d'une approche d'IE qui monitore les marchés mondiaux des produits finis, anticipe la demande régionale, et positionne le Congo comme exportateur de produits transformés plutôt que de matières premières.
Troisièmement, la diversification vers les secteurs innovants. Le Congo doit systématiquement surveiller les opportunités émergentes dans l'économie numérique, la bioéconomie, les énergies renouvelables, et les services à forte valeur ajoutée. Une cellule d'IE intégrée au ministère de l'Économie numérique, par exemple, pourrait monitorer les développements technologiques mondiaux, identifier les startups congolaises avec un fort potentiel d'internationalisation, et orchestrer les soutiens publics (accès aux financements, accélération, mise en réseau).
La multipolarisation géopolitique : une opportunité à saisir
Depuis 2022, on observe un renouvellement complet des partenaires géopolitiques de l'Afrique. Le retrait français du Sahel, l'émergence de la Chine comme premier partenaire commercial du continent, l'implication croissante de la Russie (par des sociétés militaires privées), et la montée en puissance de la Turquie, de l'Inde et des monarchies du Golfe, tous ces changements créent une opportunité sans précédent pour les États africains de diversifier leurs partenaires.
Le Congo, dans sa position géographique, a attiré l'intérêt de nouveaux acteurs. Des sociétés chinoises comme Atlantique Pétrochimie investissent massivement dans la nouvelle raffinerie. Des investisseurs du Golfe explorent les opportunités en agriculture et en immobilier. La Turquie développe des partenariats en sécurité.
Une intelligence économique solide permettrait au Congo de maximiser les avantages de cette multipolarisation : accès à des technologies alternatives, diversification des sources de financement, possibilités de jouer les partenaires les uns contre les autres pour obtenir de meilleurs termes. Et ce, en minimisant les risques : endettement excessif, nouvelles formes de dépendance, exploitation sans contrepartie du capital naturel.
L'Équation Congolaise à résoudre
Le Congo Brazzaville en 2026 fait face à une équation complexe. Il doit, simultanément :
Sécuriser un processus électoral tout en renforçant l'indépendance et la robustesse de ses institutions démocratiques. La stabilité actuelle doit mener à l'institutionnalisation, non à la dépendance personnelle.
Construire une souveraineté numérique authentiquement africaine, avant que la fenêtre temporelle ne se referme en 2030. Cela exige des investissements massifs, une volonté politique inébranlable, et une coopération régionale sans précédent.
Diversifier son économie loin de la rente pétrolière, en mobilisant ses ressources naturelles de manière durable et en créant des chaînes de valeur locales porteuses d'emplois pour sa jeunesse.
Jouer un rôle de leader régional à travers la CEMAC, en promouvant l'intégration économique, l'harmonisation de sécurité, et la souveraineté monétaire africaine.
Ces quatre impératifs ne sont pas sans tension. Ils demandent une intelligence stratégique rare : la capacité à penser à long terme sans perdre de vue les urgences immédiates, à être ambitieux sans être irréaliste, à mobiliser ressources limitées de manière optimale.
Le moment est maintenant. Les institutions congolaises disposent des outils et, dans certains cas, des hommes pour opérer ces transformations. L'élection présidentielle de mars 2026, loin d'être simplement une étape politique, peut être un tournant : l'occasion de renouveler le contrat entre l'État et les citoyens, de renforcer la légitimité démocratique, et de lancer un nouveau cycle de modernisation institutionnelle.
Le Congo possède tous les atouts pour devenir un leader de la transformation africaine au cours de la prochaine décennie : sa position géographique, son capital naturel, sa population jeune, sa relative stabilité, et une nouvelle génération de décideurs consciente des défis. Il ne manque que la volonté politique de transformer ces atouts en réalités.
Le choix appartient aux Congolais eux-mêmes, et plus particulièrement à ceux qui, au sein de l'État, de la société civile et du secteur privé, ont le pouvoir de redéfinir le projet national.
Deve Maboungou analyste en relations internationales, expert en sécurité, sûreté et intelligence économique, et spécialiste en pilotage institutionnel et transformations stratégiques
Créé le 2026-01-20 12:19:00
Au Congo-Brazzaville, Facebook, X (ex-Twitter), TikTok, WhatsApp et autres plateformes numériques occupent désormais une place centrale dans le débat public. Ils permettent une circulation rapide de l’information, donnent la parole aux citoyens et favorisent l’expression démocratique. Toutefois, cette liberté d’expression, aussi précieuse soit-elle, s’accompagne d’une responsabilité majeure, surtout dans un contexte électoral sensible : la présidentielle de mars prochain.
À l’approche de la présidentielle de mars 2026, certaines publications à caractère haineux, diffamatoire ou volontairement trompeur commencent à apparaître, alimentant la suspicion, la peur et parfois la division au sein de la population congolaise.
Le 11 janvier dernier à Mindouli, des agents de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP), qui traversaient le Pool pour se rendre à Pointe Noire ont été confrontés par des éléments armés de la garde du Pasteur Frédéric Ntumi Bintsamou, à Mindouli dans le département du Pool.
Selon plusieurs sources, les échanges de tirs d’armes à feu ont eu lieu entre les deux camps après que deux motos opérant dans l’illégalité et appartenant à des ex-miliciens de Ntumi ont été incendiées à Ngamandzambala dans le district de Mayama.
Fâchés par l’action de la force publique, les Ninjas du Pasteur Ntumi ont essayé de bloquer le convoi de la DGSP, déclenchant ainsi les hostilités entre les deux camps.
Et la Commission ad-hoc mixte paritaire des accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre le gouvernement et le Pasteur Ntumi, présidée par le préfet, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Séraphin Ondélé, réunie du 12 au 15 janvier à Brazzaville, au sujet des événements tragiques du 11 janvier, a appelé jeudi dernier les internautes à faire preuve de discernement, de maturité et de patriotisme dans leurs prises de parole numériques car certains contenus ont plus contribué à enfler la polémique qu’à apaiser les esprits.
Préserver la paix et la cohésion nationale
L’histoire récente de nombreux pays démontre que des messages irresponsables diffusés sur les réseaux sociaux peuvent rapidement dégénérer en conflits, fragiliser la cohésion sociale et porter atteinte à la stabilité nationale.
Dans un pays attaché à la paix et à la coexistence harmonieuse des communautés, chaque citoyen est appelé à contribuer, à son niveau, à la préservation de cet acquis précieux.
Partager une information sans en vérifier la source, relayer une rumeur ou publier des propos injurieux peut avoir des conséquences graves. À l’inverse, promouvoir un débat d’idées respectueux, fondé sur des faits vérifiés et des arguments constructifs, renforce la démocratie et élève le niveau du débat public.
Liberté d’expression oui, incitation à la haine non
Au Congo-Brazzaville, la liberté d’expression ne saurait être confondue avec la diffamation, l’incitation à la haine, à la violence ou à l’atteinte à l’ordre public. Le cadre légal en vigueur prévoit des sanctions contre les abus constatés sur les plateformes numériques, notamment en période électorale.
Il est donc recommandé aux utilisateurs des réseaux sociaux de mesurer la portée de leurs publications, de respecter les opinions divergentes et de privilégier le dialogue pacifique.
Les mots ont un poids, et dans l’univers numérique, leur impact est souvent démultiplié.
Un appel à la maturité citoyenne
À quelques mois du scrutin présidentiel, le moment est venu pour les internautes de démontrer une véritable maturité citoyenne. Les réseaux sociaux doivent être des outils d’information, d’éveil des consciences et de participation civique, non des vecteurs de division ou de manipulation.
Faire preuve de responsabilité dans ses publications, c’est contribuer à un climat électoral apaisé, propice à des élections transparentes et crédibles. C’est aussi poser un acte de patriotisme et de respect envers les institutions de la République et l’ensemble des concitoyens.
Plus que jamais, chaque clic compte, chaque mot engage, et chaque citoyen congolais est appelé à être un artisan de paix dans l’espace numérique comme dans la vie réelle.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-20 11:07:50
Monstre sacré de la mode, le styliste italien Valentino est décédé ce lundi 19 janvier dans sa résidence romaine à l’âge de 93 ans. La nouvelle de sa mort a été donnée par la Fondation Valentino Garavani et le partenaire de longue date du créateur, Giancarlo Giammetti. Avec son décès, c’est un des grand-prêtres de la Sape, société des ambianceurs et des personnes élégantes, longtemps adulé par des musiciens tels Papa Wemba ou autre Rapha Boundzéki, qui tire sa révérence.
« Il s'est éteint paisiblement dans sa résidence romaine, entouré de l'affection de ses proches », a annoncé la Fondation Valentino Garavani et Giancarlo Giammetti dans un communiqué.
Valentino Clemente Ludovico Garavani, plus connu sous le nom de Valentino, est né le 11 mai 1932 à Voghera, dans la province de Pavie. Sa passion pour la mode, encouragée par ses parents Mauro Garavani et Teresa de Biaggi, l'a conduit à étudier la mode et le français, avant de s'installer à Paris, la capitale qui exerce sur le monde une influence majeure en matière de mode. Ce n'était que le début d'une longue et brillante carrière qui a fait de lui une figure légendaire de la mode à l'international.
La collaboration avec Giancarlo Giammetti, un tournant décisif Il est le créateur de la nuance de rouge la plus emblématique
À Paris, Valentino fait son apprentissage auprès de deux grands couturiers : Jean Dessès et Guy Laroche. Il retournera en Italie pour parfaire son expérience auprès des créateurs Emilio Schuberth et Vincenzo Ferdinandi. Il est le créateur de la nuance de rouge la plus emblématique.

La maison de couture Valentino a été fondée en 1957 et quelques années plus tard, il a ouvert son premier atelier Via Condotti à Rome. L'arrivée de Giancarlo Giammetti, étudiant en architecture que Valentino avait rencontré dans un café de la capitale en 1960, marquera un tournant pour la maison de couture. Leur amitié et leur collaboration vont durer toute une vie.
Valentino habille les femmes les plus célèbres du monde
Tout au long de sa longue carrière, Valentino va habiller les femmes les plus belles et les plus célèbres du monde : Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis, Elizabeth Taylor, Sharon Stone et Linda Evangelista.
Valentino Garavani a quitté la direction de sa maison de couture en 2007. En juillet 2012, la maison a été vendue au groupe qatarien Mayhoola for Investments. En 2023, le groupe Kering a acquis 30 % du capital du groupe Valentino pour 1,7 milliard d'euros. En 2016, il a créé, avec Giammetti, la fondation Valentino.
Les amoureux de la Sape perdent un grand-prêtre.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-19 21:51:16
A la demande du Président Congolais Denis Sassou-N’Guesso, les chefs d’États des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) se réunissent en session extraordinaire, ce jeudi le 22 janvier 2026 à Brazzaville, en vue de trouver des solutions palliatives au choc monétaire qui plane sur la sous-région en ce début d’année.
La sous-région Afrique centrale traverse une période d’incertitude économique marquée par des signaux inquiétants sur le plan monétaire.
Entre tensions inflationnistes persistantes, fragilités des finances publiques et pression sur les réserves de change, l’éventualité d’un choc monétaire n’est plus une simple hypothèse, mais une menace sérieuse qui plane sur les économies de la CEMAC.
Des indicateurs macroéconomiques sous pression
Depuis plusieurs mois, les États de la sous-région font face à une dégradation progressive de leurs équilibres macroéconomiques. La hausse des prix des produits de première nécessité, alimentée par l’augmentation des coûts d’importation et la dépendance extérieure, érode le pouvoir d’achat des ménages. Cette inflation, parfois mal maîtrisée, fragilise la stabilité monétaire et sociale.
Parallèlement, les réserves de change de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) connaissent une pression accrue, conséquence directe de la baisse des recettes d’exportation pour certains pays et de l’augmentation des dépenses publiques, souvent orientées vers des charges incompressibles.
Le franc CFA au cœur des inquiétudes
Le franc CFA, monnaie commune des pays de la CEMAC, reste officiellement arrimé à l’euro, garantissant une certaine stabilité. Toutefois, cet arrimage exige une discipline budgétaire rigoureuse et une gestion prudente des finances publiques. Or, les déficits budgétaires persistants et l’endettement croissant de certains États membres accentuent les inquiétudes autour de la soutenabilité du système monétaire actuel.
Un choc monétaire pourrait se traduire par un durcissement des politiques monétaires, une restriction du crédit bancaire ou, dans le scénario le plus redouté, une remise en question des mécanismes de stabilité du franc CFA en Afrique centrale.
Conséquences économiques et sociales redoutées
Un tel choc aurait des répercussions directes sur les populations. La raréfaction du crédit freinerait les investissements privés, ralentirait la croissance économique et accentuerait le chômage, notamment chez les jeunes. Les entreprises, déjà confrontées à un environnement économique difficile, verraient leurs coûts de financement augmenter, compromettant leur compétitivité.
Sur le plan social, l’aggravation de la vie chère pourrait exacerber les tensions, dans une région où les attentes des populations en matière de développement et d’amélioration des conditions de vie sont de plus en plus fortes.
Des réformes urgentes pour éviter le pire
Face à cette menace, les experts s’accordent sur la nécessité d’actions rapides et concertées. Le renforcement de la gouvernance économique, la diversification des économies encore trop dépendantes des matières premières, ainsi que l’amélioration de la mobilisation des recettes internes apparaissent comme des priorités absolues.
La BEAC, de son côté, est appelée à maintenir une politique monétaire équilibrée, capable de préserver la stabilité tout en soutenant la croissance. La solidarité entre les États membres et le respect des engagements communautaires seront déterminants pour éviter un choc brutal.
Un tournant décisif pour l’Afrique centrale
La sous-région Afrique centrale se trouve à un tournant de son histoire économique. Si les signaux d’alerte sont pris au sérieux et traduits en réformes structurelles courageuses, le choc monétaire redouté pourrait être évité. À défaut, les conséquences pourraient durablement compromettre les ambitions de développement et d’intégration économique de la région.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2026-01-19 17:50:33
Le ministre congolais de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso, a été officiellement invité à prendre part à la 7ᵉ édition du Forum international des entreprises francophones (FIEF), un événement économique de premier plan qui se tiendra à Brazzaville du 9 au 13 juin 2026.
Cette invitation lui a été adressée à l’issue d’une audience accordée récemment à Jean-Loup Blachet, président du Groupement du patronat francophone, organisation initiatrice de ce grand rendez-vous économique.
À travers cette rencontre, les organisateurs du FIEF ont réaffirmé leur volonté de faire de Brazzaville une véritable plateforme de convergence des acteurs économiques francophones.
Le Forum international des entreprises francophones réunit, à chaque édition, des chefs d’entreprises, investisseurs, décideurs publics et partenaires institutionnels venus de l’ensemble de l’espace francophone.
Son objectif principal est de stimuler les échanges économiques, promouvoir l’investissement, renforcer les partenariats public-privé et valoriser les opportunités d’affaires offertes par les pays francophones.

La participation de Denis Christel Sassou Nguesso à cette 7ᵉ édition s’inscrit pleinement dans la dynamique de diplomatie économique prônée par le gouvernement congolais.
En tant que ministre en charge de la coopération internationale, il joue un rôle clé dans la promotion du Congo comme destination attractive pour les investissements et dans le renforcement des relations économiques avec les partenaires étrangers.
À travers l’organisation du FIEF à Brazzaville, la République du Congo entend confirmer sa place au cœur de l’espace francophone des affaires et offrir aux entreprises locales et internationales un cadre propice à la création de synergies durables, génératrices de croissance et d’emplois.
La 7ᵉ édition du FIEF s’annonce ainsi comme un temps fort économique majeur, porteur de nouvelles perspectives pour le secteur privé congolais et pour l’ensemble des acteurs économiques de la Francophonie.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-19 12:54:01
Le Sénégal a remporté la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2025/2026 en battant le Maroc, pays organisateur, 1-0 après prolongation au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Le but décisif a été marqué par Pape Gueye à la 94e minute.
Cette victoire est la deuxième étoile continentale pour le Sénégal, après leur premier titre remporté en 2021.

Les Lions de la Teranga ont montré une grande solidité défensive et un réalisme offensif pour s'imposer face à un Maroc qui a dominé la compétition à domicile.
La finale a été marquée par des incidents, notamment une contestation des joueurs sénégalais après un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel. Malgré cela, les Sénégalais ont réussi à maintenir leur calme et à remporter le titre.

Cette victoire confirme le statut du Sénégal comme l'une des meilleures équipes d'Afrique, avec une génération de joueurs talentueux et un encadrement expérimenté.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2026-01-19 11:30:05
Brazzaville, capitale congolaise, fait face à un phénomène préoccupant sur certaines de ses artères urbaines. Des jeunes, se présentant comme des volontaires improvisés, occupent des portions de routes dégradées et prétendent combler des nids-de-poule afin de soutirer de l’argent aux automobilistes de passage.
Selon plusieurs témoignages recueillis, ces individus utilisent des pierres, de la terre ou des débris pour obstruer sommairement les trous sur la chaussée. Une fois l’obstacle « traité », ils interpellent les conducteurs et exigent une contribution financière, parfois de manière insistante. Dans certains cas, les automobilistes se sentent contraints de payer, par crainte d’endommager leur véhicule ou d’être pris à partie.
Pourtant, cette pratique n’est généralement ni officielle ni reconnue par les autorités compétentes en matière de voirie. Aucun cadre légal, aucun contrat ni aucune autorisation administrative ne régissent ces interventions de fortune.
De ce fait, lorsqu’un paiement est exigé sous pression avec violence ou dans un contexte intimidant, la situation peut être assimilée à une forme d’extorsion ou d’arnaque.
Au-delà de l’aspect financier, ces faux travaux présentent également un risque pour la sécurité routière. Les matériaux utilisés sont souvent inadaptés et peuvent aggraver l’état de la chaussée ou provoquer des accidents, notamment pour les motos et les piétons.
Face à cette situation, plusieurs usagers appellent les autorités municipales et les services de voirie à renforcer la surveillance des axes routiers, à accélérer l’entretien des routes et à sensibiliser la population.
Les automobilistes, quant à eux, sont invités à faire preuve de vigilance et à signaler ces pratiques aux forces de l’ordre plutôt que de céder à la pression.
Ce phénomène met une fois de plus en lumière la nécessité d’un entretien régulier des infrastructures routières, condition essentielle pour garantir la sécurité des usagers et éviter les dérives liées à l’exploitation des difficultés urbaines.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-19 10:48:42
À Lomé, le Togo a choisi de rompre avec la diplomatie déclarative autour de la crise à l’Est de la RDC. La réunion de haut niveau du 17 janvier marque une volonté assumée : réorganiser l’action africaine et en tester l’efficacité réelle. Au cœur de cette séquence, une exigence simple mais décisive : produire des résultats.
Alors que l’Est de la République démocratique du Congo demeure l’un des théâtres de conflit les plus persistants du continent, Lomé s’est imposée, ce samedi 17 janvier, comme un espace de clarification politique. En accueillant cette rencontre de haut niveau, le Togo n’a pas cherché à multiplier les symboles, mais à recentrer l’action africaine sur son point faible récurrent : l’exécution.
Sous la conduite de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil de la République togolaise et médiateur désigné de l’Union africaine, la séquence de Lomé s’inscrit dans une logique de responsabilité. Il ne s’agissait pas d’ajouter un cadre de plus, mais d’interroger la capacité collective du continent à ordonner ses mécanismes de paix et à en assumer les conséquences politiques.

Une diplomatie de méthode
La rencontre du 17 janvier s’inscrit dans une montée en puissance diplomatique soigneusement préparée. La veille, une session technique avait permis d’aligner les acteurs impliqués, de clarifier les rôles et de structurer les priorités. Cette étape préparatoire traduit une rupture assumée avec les pratiques habituelles : ici, la méthode précède l’annonce, et la coordination prime sur la mise en scène.
Dans un environnement africain marqué par la coexistence de multiples initiatives de médiation, Lomé défend une ligne de fond : la dispersion affaiblit l’action. La multiplication des formats autour de la crise congolaise a fini par produire une dilution des responsabilités et une perte de lisibilité stratégique. En réponse, le Togo plaide pour une architecture simplifiée, pilotée et cohérente, capable de relier décision politique, coordination institutionnelle et mise en œuvre opérationnelle.
Cette approche traduit une conviction : l’Afrique ne manque ni de diagnostics ni d’engagements, mais de continuité dans l’action. Le rendez-vous de Lomé vise ainsi à refermer l’écart entre la parole diplomatique et ses effets concrets sur le terrain.

Responsabilité politique et exigence de résultats
Le message porté à Lomé est sans ambiguïté. La paix ne peut plus être évaluée à l’aune du nombre de réunions tenues ou de communiqués publiés. Elle doit être jugée à partir de ses effets tangibles : sécurité des populations, accès aux services essentiels, stabilisation des territoires et restauration de la confiance.
Dans cette perspective, la médiation africaine est appelée à changer de registre. Il ne s’agit plus d’innover institutionnellement, mais de faire fonctionner l’existant avec rigueur. Clarifier les chaînes de décision, renforcer la coordination entre acteurs et inscrire l’action dans le temps deviennent les conditions minimales de crédibilité.
En plaçant Lomé au centre de cette dynamique, le Togo assume une posture exigeante : celle d’un facilitateur qui refuse la diplomatie de confort et renvoie chaque acteur à ses responsabilités. La réunion du 17 janvier apparaît ainsi comme un moment charnière, non par son caractère solennel, mais par l’examen qu’elle impose à l’action africaine elle-même.
Pour le continent, l’enjeu est désormais clair : démontrer que la paix peut être pensée, conduite et consolidée par l’Afrique, non comme un principe, mais comme une pratique durable.
La Rédaction/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-18 19:49:24
La ville de Nkayi dans le département de la Bouenza (sud) traverse une situation climatique particulièrement préoccupante. L’absence prolongée des pluies met en péril la récolte agricole de cette saison et fait craindre un échec quasi certain de la campagne sucrière en cours. Agriculteurs, planteurs et populations locales expriment leur inquiétude face à une sécheresse inhabituelle et persistante.

Selon les constats sur le terrain, les pluies ont timidement commencé à tomber au cours du mois de novembre avant de s’interrompre brutalement en décembre 2025.
Depuis cette période jusqu’à aujourd’hui, moins de quatre épisodes pluvieux ont été enregistrés dans la ville sucrière, et aucun n’a été d’une intensité suffisante pour soutenir correctement les cultures.

Cette rareté des précipitations a fortement affecté les sols, désormais secs et peu propices à l’agriculture.
Les conséquences sont visibles dans les champs. Les cultures vivrières peinent à se développer, compromettant sérieusement les récoltes attendues cette saison.

La situation est encore plus alarmante pour la campagne sucrière : la canne à sucre, culture fortement dépendante de l’eau, ne pousse pas normalement en raison du manque d’humidité.

Les plantations présentent des signes évidents de stress hydrique, laissant présager une production largement en deçà des attentes, voire un échec total.
Cette crise pluviométrique risque d’avoir des répercussions économiques et sociales importantes.

Une mauvaise récolte agricole pourrait entraîner une hausse des prix des denrées alimentaires, fragiliser les revenus des agriculteurs et accentuer la vulnérabilité des ménages.

Quant à la campagne sucrière, son éventuel échec porterait un coup dur à l’économie locale et à l’emploi dans la région.

Face à cette situation, de nombreux acteurs appellent à des mesures urgentes, notamment un accompagnement des agriculteurs, la mise en place de solutions d’irrigation adaptées et une réflexion approfondie sur l’adaptation de l’agriculture locale aux changements climatiques.

À Nkayi, l’absence des pluies n’est plus seulement une anomalie climatique : elle est devenue une menace sérieuse pour la sécurité alimentaire, l’économie locale et l’avenir des campagnes agricoles.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-18 15:26:21
À l’approche de l’élection présidentielle prévue au mois de mars prochain, les appels à la mobilisation se multiplient. Brice Itoua, membre du comité central du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), acteur engagé de la vie publique et proche des préoccupations de la jeunesse, a lancé un message fort à l’endroit des jeunes Congolais, les invitant à jeter leur dévolu sur le Président Denis Sassou N’Guesso.
Répondant aux préoccupations et interrogations de notre rédaction, Brice Itoua a souligné le rôle central que joue la jeunesse dans l’avenir du pays. Selon lui, le choix du Président sortant s’impose comme un choix de responsabilité, de stabilité et de continuité des actions de développement engagées depuis plusieurs années.
« La jeunesse doit être consciente de son poids électoral et de son pouvoir de décision. Voter Denis Sassou-N’Guesso, c’est faire le choix de l’expérience, de la paix et de la vision pour un Congo stable et prospère », a-t-il déclaré.
Brice Itoua a mis en avant les efforts consentis par le chef de l’État en faveur de l’éducation, de l’emploi des jeunes, de l’entrepreneuriat et des infrastructures, estimant que ces acquis méritent d’être consolidés.
Il a également appelé les jeunes à ne pas céder aux discours de division ou aux promesses irréalistes, mais à privilégier un vote réfléchi, tourné vers l’intérêt supérieur de la nation.
À travers cet appel, Brice Itoua entend contribuer à une mobilisation massive et responsable de la jeunesse lors du scrutin à venir, convaincu que l’engagement civique des jeunes constitue un levier essentiel pour la démocratie et le développement du Congo.

Selon Brice Itoua, le Président Denis Sassou-N’Guesso incarne une figure majeure de la vie politique congolaise. Son action et sa vision font de lui une véritable bénédiction pour le Congo, un homme d’État dont l’engagement a profondément marqué l’histoire et l’évolution du pays.
Sous son leadership, affirme Brice Itoua, le Congo a enregistré des avancées significatives dans plusieurs secteurs stratégiques. Les investissements réalisés dans les infrastructures routières, énergétiques, sanitaires et éducatives ont contribué à améliorer les conditions de vie des populations et à renforcer la cohésion nationale. Ces réalisations structurantes constituent aujourd’hui un socle essentiel pour le développement économique et social du pays.
La jeunesse congolaise occupe une place centrale dans la vision du Président Denis Sassou- N’Guesso. À travers des politiques publiques axées sur l’éducation, la formation professionnelle et l’insertion socio-économique, l’État a multiplié les initiatives visant à préparer les jeunes aux défis contemporains. La construction d’écoles, d’universités et de centres de formation témoigne de cette volonté de faire de la jeunesse le moteur du développement national.
Au-delà des infrastructures, estime Brice Itoua, Denis Sassou-N’Guesso est reconnu comme un artisan de paix et de stabilité. Dans un contexte régional parfois marqué par des tensions et des crises, le Congo a su préserver la paix, le vivre-ensemble et l’unité nationale. Cette stabilité constitue un atout majeur pour offrir à la jeunesse un environnement favorable à l’épanouissement, à l’innovation et à l’entrepreneuriat.
Pour Brice Itoua, le Président Denis Sassou-N’Guesso représente bien plus qu’un dirigeant politique. Il incarne l’expérience, la continuité de l’État et la maîtrise des enjeux nationaux et internationaux. Sa longévité à la tête du pays est perçue comme un gage de sagesse et de connaissance approfondie des réalités du Congo.

« Considérer Denis Sassou-N’Guesso comme une bénédiction pour le Congo et sa jeunesse, c’est reconnaître son rôle dans la construction d’un pays stable, ambitieux et tourné vers l’avenir. Un Congo où la jeunesse, forte des acquis et des opportunités offertes, est appelée à jouer pleinement son rôle dans l’édification d’une nation prospère et unie », a précisé l’un des fervents défenseurs des idéaux et de la politique du Président congolais.
À quelques mois de l’échéance électorale, ce message de Brice Itoua vient renforcer la dynamique de soutien autour du Président Denis Sassou-N’Guesso, présenté par ses partisans comme l’homme de la situation pour poursuivre l’œuvre de construction nationale.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-18 14:50:00
C’est une étape importante dans le renforcement des capacités logistiques et sociales au service de la sécurité nationale et de la République. Une action de grande envergure qui met en relief les directives du Président de la République, chef suprême des Armées, Denis Sassou N’Guesso, sous l'orientation du ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou. Le commissaire colonel-major Michel Innocent Peya, Directeur général des Finances et de l’Équipement de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale (DGFE), a procédé au lancement officiel, le 14 janvier 2026, de la menuiserie centrale des Forces de Sécurité Intérieure ainsi que du service funèbre. Une initiative majeure visant à renforcer l’autonomie et le bien-être social des forces de sécurité.

La cérémonie solennelle s’est déroulée en présence des conseillers du Ministre de l'Interieur, de la decentralisation et du developpement local, de la mairesse et députée de la commune de Kintélé, Stella Mensah Sassou Nguesso, des députés et des autorités administratives, militaires et sécuritaires.

Elle a été marquée par la visite des nouvelles installations.



La menuiserie centrale permettra la fabrication locale de mobiliers et d’équipements destinés aux différentes unités des Forces de Sécurité Intérieure (FSI), contribuant ainsi à la réduction des coûts, à la valorisation du savoir-faire interne et à l’amélioration des conditions de travail.
Dans ce bâtiment entièrement équipé, tout est réuni pour produire localement, scies, raboteuses, tours à bois, ponceuses, un séchoir industriel capable de faire sécher 1000 pièces de bois humides par jour.
Une capacité qui garantie qualité, rapidité et autonomie. Une prouesse technologique qui a séduit les visiteurs.
Les premières réalisations, portes, cercueils, meubles, lits sont déjà visibles dans cette menuiserie.

Le service funèbre, quant à lui, vient répondre à un besoin crucial d’accompagnement digne et structuré des familles endeuillées au sein des forces, dans le respect des valeurs de solidarité et de fraternité.


Une grande première au Congo-Brazzaville.


Les prestations prévues comprennent la mise à disposition des véhicules funéraires (Corbillards) et la fourniture permanente des caisses mortuaires (Cercueils).
Ces ouvrages, marquetés aux couleurs nationales, symbolisent la reconnaissance institutionnelle envers ceux qui ont servi. « l’objet funéraire devient ici vecteur de mémoire partagée entre la force publique et la Nation ». La production locale de mobilier réduit la dépendance aux importations et favorise les artisans congolais intégrés au projet. Cette approche circulaire contribue également à la création d’emplois, gage d’un impact positif sur la croissance.


Le commissaire colonel-major Michel Innocent Peya, Directeur général des Finances et de l’Équipement de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale (DGFE), les conseillers du Ministre de l'interieur, les députés, la mairesse et députée de la commune de Kintélé, Stella Mensah Sassou Nguesso, les autorités administratives, militaires et sécuritaires, ainsi que de nombreux invités ont également visité un complexe en construction, aux allures futuristes, qui abritera, une imprimerie, une menuiserie, une blanchisserie, une boulangerie, un service d’assainissement, un service funèbre capable de produire 30 cercueils par jour…

Dans son allocution, le commissaire colonel major Michel Innocent Peya a salué cette avancée significative qui s’inscrit dans la volonté du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso de moderniser les services internes des Forces de Sécurité Intérieure et d’améliorer la prise en charge sociale du personnel.
Il a exhorté, avec force et détermination, les responsables à une gestion rigoureuse et responsable de ces infrastructures.



La cérémonie s’est achevée par un repas de corps, moment de partage et de cohésion, illustrant l’esprit d’unité et de camaraderie au sein des Forces de Sécurité Intérieure.




Ce lancement officiel de la menuiserie centrale des forces de securité intérieure et le service funèbre, marque une étape importante dans le renforcement des capacités logistiques et sociales des Forces de Sécurité Interieure, au service de la sécurité nationale et de la République.


Cette cérémonie intervient un mois seulement après la réhabilitation de l’avenue Lyautey en plein Centre-ville de Brazzaville, plébiscitée par les congolais qui trouvent en Michel Innocent Peya, cette veine besogneuse qui conforte le lien Police-Population ainsi que son sens du devoir.
Outre les réalisations au sein de la Force publique qui vont de soi, les actions menées dans le civil par la Direction Générale des Finances et de l’équipement qui met en musique les directives du Président de la République, chef suprême des Armées, Denis Sassou N’Guesso, sous l'orientation du ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou, connaissent l’assentiment des congolais (salubrité publique d’envergure menées à Brazzaville et Pointe-Noire, ou encore l’éclairage de plusieurs avenues du centre ville de Brazzaville).
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Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-01-17 20:00:54