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La presse privée congolaise dans la galère faute de moyens financiers et de subventions

Au moins une trentaine d’hebdomadaires plus ou moins indépendants ont mis la clé sous la porte ces dix dernières années au Congo-Brazzaville, faute de moyens financiers et de subventions (Le Souverain, Les Echos du Congo, Le Défi Africain, Le Baobab, L’Observateur, Le Choc, La Rue meurt, Polélé-Polélé, Sel Piment, le Nouvel Horizon, Tam-Tam d’Afrique).

Leurs promoteurs souhaitent voir la redevance audiovisuelle (RAV) être étendue à cette presse privée.

Au Congo-Brazzaville, la presse vit dans la précarité due au manque de moyens financiers, d’équipements et de personnel avéré. Certains médias naissent sans étude de faisabilité et fonctionnent sans redevance.

La publicité sur quoi ils comptent rapporte moins, parce que ce sont les annonceurs qui, dans bien de temps, fixent les prix.

Suite à un plaidoyer mené au début des années 2000 par la société civile, les autorités ont instauré la redevance audiovisuelle (RAV) perçue au profit des organes de presse publics. Elle est prélevée à hauteur de 500 Francs CFA sur chaque facture d’électricité et reversée d’abord au Trésor public.

Nombreux plaident pour que la RAV soit étendue à la presse privée.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-27 21:55:15

Brazzaville : Denis Sassou N’Guesso au pied des tours jumelles de Mpila-Chacona

Le Président congolais, Denis Sassou N’guesso a procédé, ce mardi 26 septembre 2023, à la visite des tours jumelles implantées au bord du majestueux fleuve Congo à Mpila-Chacona, dans le 6e arrondissement, Talangaï (Brazzaville).

Ces tours jumelles qui dominent Brazzaville ont tant fait couler d'encre au moment de sa construction, révélant ainsi le Congo-Brazzaville aux yeux de la sous région Afrique centrale par l'audace de sa créativité en matière de nouvelle structure et d’innovation architecturale.

Aucun séjour au Congo ne sera donc complet si vous n‘effectuez pas au moins une visite à ces célèbres icones de Brazzaville, les emblématiques tours jumelles à la hauteur vertigineuse.

Les deux tours jumelles de trente étages chacune, représentent l’un des fleurons de la coopération Sino-congolaise.

Bâti sur une superficie au sol de 121.800 m2, l’ouvrage qui offre une vue panoramique sur le fleuve Congo, présente des caractéristiques techniques peu spéciales.

Cet immeuble offre sur chacune des Tours, un niveau spécial, réservé aux infrastructures, avec quatre niveaux, reliant les deux tours via un appendice.

Dans la première Tour, vingt-cinq étages seront réservés exclusivement aux bureaux.

Dans la seconde Tour, par contre, vingt-cinq niveaux abriteront un hôtel 5 étoiles, d’une capacité d’accueil de 349 chambres, parmi lesquelles 20 suites présidentielles ; 105 suites ministérielles et 249 chambres standards.

Selon la répartition technique faite, le quatorzième étage de chacune de ces immeubles sera réservé à l’abri, en cas d’incendie.

Le 30e niveau de chaque immeuble, sera lui, affecté aux locaux techniques.

Ce centre d'affaires est déjà courtisé par de nombreux partenaires. Il ne reste plus que les derniers réglages pour qu'elles soient mises en service.

Les tours jumelles de Brazzaville vont être fonctionnelles d’ici 2024.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-26 22:19:48

Guy Marius Okana est libre après avoir été mis en examen pour des faits de pratique pédophile contre une mineure de 17 ans

Il a regagné sa résidence. Le vice-maire de Brazzaville, Guy Marius Okana n'a pas été envoyé dormir à la Maison d'arrêt de Brazzaville après avoir été déféré ce lundi matin devant le Procureur de la République,  pour pratiques pédophiles. Il aurait été en revanche placé sous contrôle judicaire.

Un prévenu peut être placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de l'audience où il doit être jugé.

Il peut s'agir d'une audience de comparution immédiate qui permet au procureur de faire juger en urgence le prévenu juste après sa garde à vue.

Ce contrôle judiciaire a pour but de « surveiller » la personne pendant l'instruction et de s'assurer qu'elle ne prenne pas la fuite et qu'elle ne nuise pas à l'enquête en contactant les témoins ou les victimes, en supprimant des preuves ou encore en se concertant avec les autres mis en cause.

Selon un avocat au barreau de Pointe-Noire, la qualité de Conseiller Municipal de M. Guy Marius Okana lui fait bénéficier de privilège de juridiction ce, dans le strict respect de l'article 42 de la loi n°7-2003 du 6 février 2003 portant organisation et fonctionnement des collectivités locales.

Ainsi, le parquet devrait saisir, par requête, la chambre pénale de la cour suprême qui devrait décider de la juridiction d'instruction ou de jugement qui doit connaître cette affaire.

Il ne revenait donc pas au parquet d'ouvrir une information judiciaire en communiquant le dossier à un cabinet d'instruction. 

En plus, médiatiser l'affaire, en filmant monsieur Okana, à cette étape de la procédure est une violation du principe de la présomption d'innocence.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-25 20:20:02

Le vice-maire de Brazzaville Guy Marius Okana interpellé pour pratiques pédophiles et placé sous mandat de dépôt

Le phénomène d’agressions sexuelles sur les mineurs continue d’être au centre de l’actualité dans notre pays. Pour preuve, la récente interpellation du vice-maire de Brazzaville, Guy Marius Okana, déféré au parquet pour « viol présumé sur mineur de 17 ans», conforte l’idée selon laquelle la pratique est répandue.

Évidemment ce n'est jamais écrit pédophile sur son front.

Mais le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, André Oko Ngakala, a décidé d’engager des poursuites contre Guy Marius Okana, maire adjoint de la ville de Brazzaville,  « pour des faits des pratiques pédophiles ».

Une information judiciaire est ouverte contre lui devant le juge d’instruction pour les faits précités.

Cette  ignoble affaire de droit commun, dans un pays qui s’est doté d’une loi protégeant la femme, la loi Mouébara, risque de briser pour longtemps sa carrière politique, maculer son casier judiciaire, lui qui  était dans son deuxième mandat comme vice-maire de la capitale congolaise.

A Brazzaville, les viols sur mineurs sont devenus monnaie courante.

En février dernier, Hervé Manana 49 ans, célibataire, père de 4 enfants, a été présenté devant le procureur de la République André Oko Ngakala. Ce directeur du CEG Nganga Edouard à Brazzaville, a été interpellé en flagrant délit de tentative de viol sur des filles mineures, élèves audit collège.

Un véritable prédateur que ce directeur de collège qui a reconnu qu’il se livrait à cette pratique depuis quatre ans déjà. Dans le bureau du procureur où était conviée la presse, quatre victimes, toutes âgées de 14 ans, élèves en classe de troisième, ont expliqué ce qu’elles avaient subi de la part de leur directeur. Toutes ont évoqué des attouchements, après des menaces diverses et répétées, en rapport avec leur scolarité pour les contraindre à accepter de faire la volonté du directeur.

Le mode opératoire était toujours le même. Le directeur conviait les filles dans son bureau, les intimidait et tentait d’abuser d’elles. Certaines de celles qui ont déposé devant le procureur, ont évoqué des attouchements non consentis, après la menace de ne pas se voir inscrites sur les listes d’examen.

Devant le procureur qui lui a demandé si ces jeunes filles l’ayant accusé de tentative de viol mentaient, l’homme a reconnu qu’elles disaient bien la vérité. Une façon sans doute de plaider coupable.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-25 13:31:56

CFCO : Tout est à refaire !

Le vieillissement des infrastructures et les investissements trop faibles inquiètent les congolais qui se déplacent au quotidien sur la ligne Pointe-Noire - Brazzaville longue de 510 km. Les boulons, les rails du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) ne sont plus sous surveillance renforcée après plusieurs déraillements. Tous les bâtiments sont quasiment en ruines et très délabrés. Le constat à ce niveau est très amer. Des agents travaillent dans des conditions difficiles.

Aujourd'hui, de bonnes raisons de réfléchir à l'immense effort de reconstruction du CFCO existent. D'autant que les causes de la mort lente de ce chemin de fer sont connues. La densité des pluies du climat équatorial de la sous région, avec toutes leurs répercussions sur l'environnement, déstabilise les sols sur lesquels ont été fixés les rails.

De nos jours, la voie ferrée, soumise à un trafic important, n'est entretenue que par des moyens de fortune. Le CFCO ne produit plus suffisamment de ressources pour changer, comme il l'aurait souhaité, les rails et les traverses. Renouveler le ballast, les locomotives et les wagons est encore plus complexe et compliqué. Sur certains tronçons du CFCO, la circulation des trains est devenue périlleuse.

Au moment où bruisse la rumeur d'un projet de chemin de fer qui traverserait le Congo, de bout en bout, d'Impfondo à Pointe Noire, le bons sens voudrait qu'on ne laisse pas mourir notre vieille gloire, le Chemin de Fer Congo Océan.

Pour la Nation, la réhabilitation du CFCO serait une plus value importante pour l'économie nationale.

Cette voie est devenue un piège pour les trains.

Comme le dirait l'humoriste gabonais, "Tout est à refaire".

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-24 13:28:03

Congo – Madame Elise Thérèse Gamassa : Ma maîtresse d’école au CP2 contribua à mon orientation professionnelle

Madame Gamassa s’en est allée. L’annonce de sa mort en ce samedi 23 septembre, m’a autant bouleversé, au point qu’elle m’a soudain fait remonter le temps. Elle a ramené au temps présent ces souvenirs qui jamais ne me quittent, car ma maitresse d’école au cours préparatoire deuxième année, (CP2) contribua à imprimer en moi l’orientation professionnelle qui depuis est la mienne et pour laquelle je lui resterai à jamais reconnaissant.

J’étais enfant et j’avais à peine 7 ans, quand j’accédais au cours préparatoire deuxième année, (CP2).

Mon père était gendarme et nous habitions le Camp du Plateau, plus connu sous le vocable ‘’Camp de la Milice’’.

Ainsi, nous fréquentions l’École des Cadres’’ qui plus tard devint l’École du Stade, avant d’être débaptisée en ‘’École de la Fraternité’’ car à cette époque, entre les années 1968 voire jusqu’en 1971, l’école recevait les élèves des diplomates en poste à Brazzaville, avant que ne soit ouverte l’école consulaire Saint Exupéry.

Nous étions donc au CP2. Madame Gamassa était notre maîtresse et nous avions pour directrice d’école madame Castanou.

C’était du temps d’un inspecteur très célèbre nommé Théous. Il suscitait presque la terreur auprès des enseignants qui le craignaient au point que sa venue à l’école pour une inspection, créait un calme inhabituel dans l’établissement, que seuls troublaient, ces oiseaux qui voltigeaient au dessus des arbres bois-de-fer qui parsemaient l’école.

Notre classe, celle de Madame Gamassa, était une classe pilote. Nous n’en connaissions pas la signification, mais c’était cela. Et bientôt, nous vîmes la mention École pilote sur nos carnets de notes.

À la radio nationale, Radio-Congo, était diffusée tous les jeudi à 19 heures, une émission didactique intitulée « l’école des maîtres », produite par l’INRAP. L’indicatif de l’émission était « Mwana nzessi », la célèbre chanson de la chorale ‘’Les Piroguiers’’. Madame Gamassa était chargée de l’animation de cette émission.

Tous les jeudi, aux environs de 8 heures 30, nous marchions de l’école à la radio, à quelques encablures de là, ce bâtiment qui abrite actuellement le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire.

Nous longions le mur du Stade Marchand en silence, car la maitresse qui encadrait tout son beau monde, la trentaine d’élèves que nous étions, veillait à ce que nous n’abimions pas nos voix, parce que nous devions parler à la radio.

À la radio, nous intégrions un studio où étaient rangées une quinzaine de table-bancs que nous occupions par deux. Puis, la maitresse commençait son cours, selon les matières choisies. La morale, l’hygiène, le calcul, la lecture ou encore l’élocution.

Elle posait des questions auxquelles nous répondions à l’interpellation de notre nom et il fallait presque un miracle pour y échapper car nous étions à peine une trentaine d’élèves.

Cette émission qui dura toute mon année de CP2 mit en lumière autant notre maitresse d’école que les élèves que nous étions, car nos parents qui la suivaient, voyaient en nous les ambassadeurs de la famille.

Je me souviens qu’au cours d’une émission dans laquelle je m’étais repris pour donner la bonne réponse, mon père me sermonna avec dureté, alors que nous suivions l’émission en famille.

C’était pour nous une saine émulation, cette émission. Autant que je me souvienne de mes collègues de classe : Andéké Catherine, son nom était le premier sur le registre d’appel. Suivait celui de Assah Hervé. Il est représentant d’un organisme des Nations-Unies en Afrique de l’Ouest. Je peux encore citer entre autres, Diaboua Abdon, Gamassa Alain, vis-à-vis de qui la maîtresse était très dure, à notre grand étonnement, alors qu’il était son fils. Mankondi Yolande, Sangou Jean Roger ou encore Penzi Yvette. Je ne m’oublie pas bien-sûr, moi, Bikindou Benoît.

Avant chaque émission, les journalistes de la radio venaient nous entretenir. Ils nous demandaient d’évacuer notre timidité. De parler naturellement, comme si nous étions en classe. De ne pas prêter attention à cet homme et cette femme qui tenaient les micros au bout de longues perches.

À la fin de l’émission, d’autres journalistes arrivaient pour nous féliciter de notre prestation. Ils se présentaient à nous.

Parmi eux, j’avais mon idole. Un certain Gislain Joseph Gabio. Tout enfant que j’étais, sa voix me fascinait. L’homme que j’écoutais, assis à coté de mon père, retransmettre le match depuis le ‘’Stade de la Révolution’’ ou encore déclamant cette publicité de la boucherie Albert Kindou du marché Total, était là, devant moi, en chair et en os. Chaque fois que je le voyais, je me répétais au fond de moi : ‘’je serai comme lui’’. Je ne suis certes pas « devenu comme lui », mais j’ai choisi la même orientation professionnelle que lui, grâce à lui (j’ai souvent eu l’occasion de le lui rappeler, surtout quand nous étions à la Télévision congolaise) et madame Gamassa en aura été le catalyseur.

Madame, la maitresse, au moment où vous vous en allez, je vous dis toute ma reconnaissance pour ce sens du devoir avec lequel vous vous appliquiez à la tâche à notre endroit.

De jeunes pouces, sachant à peine parler, auxquels vous avez appris à compter, à  lire et à écrire correctement.

De votre règle graduée, vous tapiez parfois sur nos doigts, non pour nous infliger une correction, mais pour nous rappeler à la tenue du crayon, délicatement disposé dans notre main pour que notre écriture fût également présentable et lisible.

Parfois, votre règle graduée atterrissait sur notre dos. C’était pour nous rappeler de nous conformer à cette posture assise que vous nous aviez recommandée.

Vous aviez le sens des détails. Ces détails dont nous n’avions saisi le sens qu’une fois devenus adultes.

Dire que vous aviez placé un chacun de nous ce terreau sur lequel ont pris corps le savoir et les connaissances qui ont bâti la vie et le destin de chacun de vos élèves. Alain Gamassa, mon collègue de classe, votre fils et élève que vous êtes allée rejoindre, vous le rendit bien, en devenant un brillant médecin. 

Madame, mon grand regret est que ces mots vous parviennent à titre posthume, vous qui avez tant fait pour la formation de l’élite congolaise, et avez tant donné à votre pays, qui je n’en doute point, saura vous le rendre.

Pourtant, je me console de ce qu’un jour où, à mes début dans le journalisme, je vous interviewais, en votre qualité de membre du directoire de l’Union révolutionnaire des femmes du Congo (URFC). À l’évocation de mon nom, vous m’aviez reconnu en me disant que j’étais fils de gendarme et que vous m’aviez enseigné à l’École des cadres. Vous étiez heureuse de ce que j’étais devenu. Merci Madame.

Que la famille Gamassa trouve ici, l’expression de mes sincères condoléances.

Allez, Madame Gamassa. Allez Madame, notre maitresse d’école. Dans le cœur de vos élèves, vous demeurez à jamais.

Allez et reposez en paix.

Votre élève.

Benoît BIKINDOU/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-24 09:49:15

Elise Thérèse Gamassa : Mort d'une grande femme politique

C'est une figure emblématique du féminisme qui vient de s'éteindre : L’ancienne présidente de l'Union révolutionnaire des femmes du Congo (URFC), membre du Conseil National de l’UPADS, Elise Thérèse Gamassa, si talentueuse et si courageuse, est morte des suites d'une longue maladie, ce samedi matin à Savigny-sur-Orge, une commune française située dans le département de l’Essonne en région Île-de-France.

L'icône féministe congolaise, enseignante à la retraite, écrivaine, coordonnatrice du Forum des femmes du Congo, figure de la vie politique congolaise du XXe siècle vient de s'éteindre.

C'est son combat acharné en faveur de la femme congolaise, alors qu'elle était présidente de l'Union révolutionnaire des femmes du Congo (URFC), qui a fait d'elle une figure emblématique du siècle dernier.

Elise Thérèse Gamassa s'était retirée de la vie publique, après avoir été présidente de l’URFC  et membre du Conseil National de l'UPADS pendant plusieurs années.

Le passage du temps en avait alors fait une icône unanimement respectée dans la société congolaise, et elle trônait au sommet des figures politiques les plus respectées au Congo-Brazzaville.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-23 15:11:30

RDC : Félix Tshisekedi refuse de condamner l’arrestation du journaliste Stanis Bujakera Tshiamala poursuivi pour un article qu’il n’a pas signé sur l’assassinat de l’ancien ministre Chérubin Okende

Poursuivi pour un article qu’il n’a pas signé sur l’assassinat de l’ancien ministre Chérubin Okende, le cofondateur du site Actualité.cd, correspondant de l’agence Reuters et de « Jeune Afrique », est emprisonné à Kinshasa. Plusieurs dizaines de journalistes se sont réunis, mercredi 20 septembre 2023, devant le Ministère de la justice, pour demander la remise en liberté de leur confrère.

Après avoir été placé en garde à vue (mandat d’arrêt provisoire), il a été emprisonné le 14 septembre à Makala, la prison principale de la capitale congolaise, dont il n’est pas sorti depuis. Il est poursuivi notamment pour « faux en écriture, propagation de faux bruits et diffusion de fausses informations » pour un article publié le 31 août par Jeune Afrique, mais non signé par lui.

Cet article citait une note des services de renseignement pointant le rôle des renseignements militaires dans l’assassinat de l’ancien ministre et opposant Chérubin Okende, en juillet. Des demandes que le chef d’Etat congolais, Antoine Félix Tshisekedi a refusé d’entendre, mardi.

« Je ne me mêle pas de ce qui se passe avec la justice. Mais évidemment, comme le dit la Constitution, je suis le magistrat suprême. Sans juger bien sûr, je peux m’enquérir de certaines situations et donc je dirais que dans les deux cas que vous citez, tout ce que je fais et ce à quoi je veille, c’est que les droits de ces individus soient garantis et respectés », a-t-il déclaré en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York.

« C’est un jeune homme que j’aime bien, il a couvert notre campagne [de 2018], il était de tous les combats avec nous, donc vous voyez que j’ai de la sympathie pour ce jeune homme », a-t-il ajouté, rapprochant la détention de Stanis Bujakera Tshiamala d’autres journalistes sous le coup de poursuites.

Il a évoqué le journaliste australien Julian Assange, inculpé pour « espionnage » par les Etats-Unis, et la journaliste française Arianne Lavrilleux, en garde à vue depuis mardi pour son enquête sur une opération française en Egypte diffusée en 2021 dans le média d’investigation Disclose.

Jarele SIKA / Source : Le Monde

Créé le 2023-09-22 20:56:42

Bouansa : Quand les véhicules transportent des charges bien supérieures à la normale

Les véhicules ont souvent une charge limite à respecter d’un point de vue de la sécurité, mais cela n’a pas empêché ce conducteur à Bouansa, dans le département de la Bouenza (sud), de le surcharger imprudemment ou de conduire avec une charge instable et précaire. Des sacs  de gingembre à destination de Pointe-Noire.

Au Congo-Brazzaville, qu’il s’agisse de camions, de motos, ou des bus, il y a beaucoup de moments surprenants capturés dans les photos.

Voir de telles choses relève du folklore et nous rappelle que la façon de faire dans notre pays, donne l’impression qu’il n’y a pas autant de règles sur les routes congolaises où on assiste régulièrement à des scènes insolites chaque jour, qui sont en fait le quotidien de la population.

Ces transporteurs ne sont pas régulièrement soumis à des contrôles routiers qui peuvent faire ressortir différents problèmes et infractions.

Les problèmes de surcharge sont un cas courant au Congo-Brazzaville alors qu’il est parfois difficile pour le chauffeur de savoir précisément le poids des marchandises qu’il transporte.

S’il est de la responsabilité de l’expéditeur de fournir les informations exactes sur la marchandise confiée au transporteur, il est compliqué de retrouver les origines précises des écarts entre la réalité et le déclaratif, notamment si le chauffeur a pris en charge plusieurs lots d’expéditeurs différents.

Même si les forces de police hésitent à retirer le permis de conduire du chauffeur, car cela équivaudrait à le priver de son outil de travail, le transporteur reste cependant redevable de l’amende vis-à-vis du Trésor Public. Si la responsabilité de l’expéditeur peut être engagée, le Transporteur reste en 1ère ligne vis-à-vis de l’administration et devra payer la contravention, avant d’essayer d’obtenir réparation.

Dire qu’avec des véhicules à l’évidence difficiles à manœuvrer, les chauffeurs conduisent parfois, malgré le mauvais état des routes, en toute insouciance face au danger potentiel qu’ils ne peuvent hélas pas éviter du fait de la marge de manœuvre réduite, pour cause de vitesse excessive.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Crédit photo : Rose S.

Créé le 2023-09-22 20:33:37

Mayoko : La pêche au féminin, un métier dur et parfois à risques

La pêche artisanale dans la rivière Lipia est une activité réservée aux femmes. Près d'un millier de villageoises des alentours de cette rivière exerce ce métier dur et parfois à risques. Au péril de leur vie, elles ont investi, ce vendredi matin, la rivière Lipia, située à un jet de pierre du centre-ville, et qui constitue une niche écologique d’une grande diversité d’espèces halieutiques, pour organiser une grande partie de pêche artisanale dans l’espoir de ramener des poissons. Les pêcheuses subviennent aux besoins de leurs familles dans cette ville pauvre du département du Niari (sud).

Après beaucoup de mauvais temps, ce vendredi, enfin, le ciel est dégagé, les conditions sont réunies pour permettre aux femmes de Mayoko, de lancer les premiers essais de nasses, un piège destiné à être immergé, pour capturer le plus souvent des poissons, dans la rivière Lipia.

Les méthodes de pêche artisanale pratiquées par les femmes de Mayoko sont sensiblement les mêmes que celles rencontrées dans les autres zones rurales du Congo. L’outillage utilisé pour la capture de poisson est de type traditionnel : il se compose de filets, de lignes, de nasses, barrage pour vider l’eau de la rivière en vue de recueillir facilement les poissons…

L’utilisation des nasses est plus spécifique à la pêche à l’écrevisse dans certains cours d’eau. L’intensité de l’activité reste tributaire du nombre d’instruments dont dispose chaque pêcheuse.

Malgré les risques qu'elles en courent, de nombreuses femmes de la ville de Mayoko, se ruent de jour à la recherche des poissons d’eau douce pour nourrir leurs familles.

C'est dans la joie et la gaieté que ces femmes ou mères de familles, en majorité des congolaises, se donnent rendez-vous tous les matins à la rivière Lipia.

Pour elles, pêcher les poissons (Carpes, tilapia, crevettes, silures, crabes…) à la nasse, utilisée probablement depuis la préhistoire, presque partout dans le monde, est devenu un art, une passion, au point où elles mènent cette activité tous les jours et parfois jusqu'au soir.

Les prix record de l’alimentation, notamment des produits de première nécessité, incitent les femmes de Mayoko à pêcher davantage. Une activité qui exerce une pression supplémentaire sur les populations de poissons dans les différentes rivières de la contrée.

Si la pêche est un secteur économique important dans la contrée, c’est aussi un métier qui présente des risques et entraîne parfois des problèmes de santé : douleurs lombaires, arthrose, rhumatisme, fatigue, irritations et allergies. Ces problèmes ne concernent pas seulement les personnes âgées. Toute personne qui pratique le métier de pêcheur peut en souffrir.

À Mayoko, les populations locales vivent des ressources naturelles, avec des activités centrées sur l’agriculture, la chasse, la cueillette/ramassage, l’artisanat et la pêche, permettant de lutter contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté qui sévit dans la zone.

De toutes ces activités, la pêche artisanale occupe une place prépondérante auprès des populations locales. Ces espèces halieutiques exploitées de façon irrationnelle jouent un rôle indéniable dans l’existence des populations riveraines, en leur procurant de la nourriture et des revenus.

Dans une ville où 90 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, le poisson contribue de manière significative au développement et à la croissance de l’économie locale.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

Créé le 2023-09-22 11:00:37

GABON-GUINEE EQUATORIALE : Vers des relations normalisées ?

Pour son premier déplacement officiel, le président de la transition gabonaise, le général-président, Brice Clotaire Oligui Nguema, a choisi de se rendre chez son voisin de Malabo, pour y rencontrer le chef d’Etat, Téodoro Obiang Nguema Mbasogo. Cette rencontre, qui a eu lieu le 19 septembre, s’est déroulée dans un climat de tensions entre les deux pays, pourtant très proches du vivant du patriarche, Omar Bongo Ondimba. En cause, plusieurs affaires impliquant des enjeux importants, tels que l’ingérence étrangère et le contrôle des ressources naturelles.

Après avoir échappé de peu à la tentative de coup d’état de 2004, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est devenu méfiant à l’égard de tout mouvement des forces militaires étrangères (hostiles) s’effectuant dans le sillage de son pays. Donc, lorsque l’ancien président déchu du Gabon, Ali Bongo Ondimba, accepte d’accueillir, au nom de la MINUSMA, un détachement de ces dernières sur son territoire, l’homme fort de Malabo y entrevoit la préparation d’un coup de force sponsorisé par Libreville contre son régime.

Ensuite, il y a l’Ile de Mbanié qui fait l’objet d’un litige entre les deux capitales africaines depuis près de 20 ans. En effet, dotée de vastes gisements pétroliers, cette île est particulièrement visée par le Gabon depuis que l’exploitant minier français, Total, l’a informé de la baisse progressive du volume de ses réserves de pétrole. De son côté, la Guinée équatoriale dont les dotations pétrolières vont, plutôt, crescendo, revendique la souveraineté sur cet espace. L’affaire, qui avait été portée à l’attention du secrétaire général de l’ONU de l’époque, Kofi Annan, est toujours en arbitrage.

Beaucoup plus récent que les deux premiers incidents, le dernier différend diplomatique entre Libreville et Malabo a eu lieu après le coup d’état d’août dernier du général-président, Brice Clotaire Oligui Nguema. Dans les jours qui ont suivi cet événement, deux soutiens du candidat de l’opposition aux récentes élections présidentielles gabonaises, Pr. Albert Ondo Ossa, ont été interpellés non loin de la frontière équato-guinéenne. Selon des sources bien informées, les deux individus, Mike Jocktane et Thérence Gnembou, avaient en leur possession, une lettre écrite et signée de leur leader sollicitant l’intervention de Teodorin Obiang Nguema Mangue, actuel vice-président et fils du chef de l’Etat de Guinée équatoriale, pour contrer l’armée gabonaise et permettre au Pr. Ondo Ossa d’accéder à la magistrature suprême. Interrogé, ce dernier a démenti être l’auteur de ladite correspondance et minimisé l’importance de cette affaire.

Au regard de ces différends, il est évident qu’une visite d’Etat à Malabo est un premier pas de Libreville pour restaurer le dialogue avec son voisin, et initier le début d’un processus de normalisation des relations bilatérales, comme cela était le cas du temps du feu président, Omar Bongo Ondimba, qui était très admiré de son homologue équato-guinéen, toujours en exercice à ce jour.

Paul-Patrick Tédga

Créé le 2023-09-22 09:35:50

La ville de Moungoundou-Sud en colère proteste contre la décision de justice qui a libéré les trafiquants d’organes humains

Dans le département du Niari (sud), on s’inquiète de voir « la ville de Moungoundou-sud à l’arrêt ». Et ce d’autant que le mouvement d’humeur risque bien de s’étendre à d’autres villages environnants. La population de MGDS en colère, proteste contre la décision de justice qui a libéré les criminels et trafiquants d’organes humains (yeux, oreilles, pénis, clitoris, langue, cerveau...) censés offrir santé, richesse, réussite, pouvoir et leur permettre d’être dominants, de se surpasser, d’être performants dans les domaines qui sont les leurs.

Créé le 2023-09-21 18:36:05

Accident du village Missié-Missié dans le Pool : le bus Memou avait un pneu crevé

Il reste encore de nombreuses zones d'ombre sur cet accident du bus Memou survenu mardi 19 septembre au village Missié-Missié, à 15km de Mindouli, dans le département du Pool. Bilan, plusieurs blessés dont une vingtaine grièvement. L'instruction est en effet toujours en cours mais les premiers éléments techniques sont désormais connus.

Sur le bus Memou en provenance de Pointe-Noire et à destination de Brazzaville, une défaillance est remarquée, la pression d'un des pneus est étonnamment basse.

Il reste à savoir comment ce dysfonctionnement a pu se produire sur ce bus, deux semaines après l’accident d’un autre bus de la même société à Loulombo dans le Pool, et pour les mêmes causes.

Les familles des blessés, elles, semblent pas totalement satisfaites des explications données jusqu'ici. Elles cherchent à cerner le comportement exact du chauffeur au moment de l’accident. A quelle vitesse roulait-il avant la crevaison du pneu?

Une crevaison intervient systématiquement au moment de la conduite et peut entraîner une perte de contrôle du véhicule. Les causes sont multiples, mais dans la plupart des cas, il s'agit d'un défaut de pression d'air, une surcharge trop importante du véhicule, le passage du pneu sur un objet pointu, un état d'usure avancé du pneu…

Les accidents de la circulation impliquant les véhicules de transport en commun sont monnaie courante, et le pays se classe parmi les plus meurtriers en la matière selon les statistiques officielles.

Albert SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-20 21:18:14

Denis Sassou N’Guesso s’entretient avec le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra

En marge de la 78e Assemblée générale des Nations Unies à New-York, le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso qui poursuit son lobbying en faveur du sommet des trois Bassins des Ecosystèmes de Biodiversité et des Forêts Tropicales, s’est entretenu avec le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra.

Les deux chefs d’État ont eu un échange de vues approfondi sur le développement des relations entre le Congo et la RCA et sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun, et ils sont parvenus à un consensus important.

Ils ont convenu de travailler ensemble pour porter le partenariat stratégique global Congo-RCA à de nouveaux sommets et construire une communauté de destin Brazzaville-Bangui de grande qualité.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-20 19:47:42

Insécurité à Brazzaville : Le Général Jean François Ndenguet appelle la population à la collaboration

Avec détermination et courage, la Police nationale fait l’essentiel. Le Commandant des forces de police, le Général Jean François Ndenguet, est à pied d’œuvre pour éradiquer définitivement l’insécurité qui met en mal la quiétude de la population congolaise.

Après une rencontre avec des policiers, le Général Jean François Ndenguet, lors d’une descente jeudi dernier à Kinsoundi, a tenu à rassurer la population tout en lui demandant d'aider la police dans sa mission de maintien de l'ordre.

Le Général Jean François Ndenguet, a rassuré la population du quartier Kinsoundi que face à la recrudescence de l’insécurité, des mesures ont été prises pour mettre hors d’état de nuire tous ceux qui sèment la terreur à Brazzaville.

« Nous voulons la sécurité, nous voulons vivre dans la paix et la tranquillité. Ceux qui n’ont rien compris de la paix, vont me porter sur leurs dos », a martelé le Commandant des forces de police, le Général Jean François Ndenguet sous les applaudissements nourris et prolongés de plusieurs jeunes du quartier Kinsoundi, l’un des quartiers les plus défavorisés de Brazzaville et qui compte 38 000 habitants.

Louée pour sa qualité de vie, Brazzaville, la capitale congolaise, fait face à une recrudescence des violences. Le banditisme est le mode opté par ceux qui sèment la désolation au sein de la population.

Des groupes de « bébés noirs » ont repris à y semer la terreur sur fond de règlements de comptes.

«Bébés noirs », ce terme est le symbole d’une violence urbaine morbide équivalente à celle accouchée, voici peu, par les kuluna, autres enfants terribles de la délinquance urbaine exportée par Kinshasa (RDC).

Tous ceux qui ont eu affaire à ces féroces lionceaux humains dont l’âge varie entre 15 et 30 ans, ne sont près de l’oublier mais se murent dans un éloquent silence. On parle d’un niveau d’attaque bestial ne faisant pas de quartier.

Les victimes s’en sortent délestées de leurs biens avec, à la clef, de profondes balafres au visage, des bras amputées quand elles n’y laissent pas leur vie.

Les Congolais avec leur manie de l’oxymore sont étonnés qu’on puisse être adolescent et se comporter en boucher !

Les « bébés noirs », arborent des cagoules noires quand ils passent à l’attaque, preuve que ceux qui sont attaqués sont des connaissances qui pourraient les reconnaître.

Alors qu’on le croyait éradiqué ou maîtrisé par les forces de l’ordre, le spectre continue de faire parler de lui dans les villes congolaises où des paisibles citoyens sont parfois tués ou agressés à longueur de journée.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-20 10:25:39

La redevance de sécurité : quel impact sur les passagers au départ et à destination des aéroports internationaux au Congo ?

Il faut s'attendre à une nouvelle augmentation des billets d'avion ! Une redevance de sécurité incluse dans le prix du billet d’avion pour financer exclusivement l’investissement afférent à la mise en place et à l’exploitation d’un système intégré de contrôle de l’immigration au niveau des aéroports internationaux du Congo-Brazzaville, le principe est désormais acté.

Honoré Sayi, ministre congolais des Transports depuis septembre 2022, l'a encore confirmé, selon le Décret N°2023-1540 du 7 septembre 2023.

Quitte à ce que l'avion coûte plus cher. Cette taxation qui impactera uniquement les passagers au départ et à destination des aéroports congolais est une grande source d'inquiétude.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-20 09:29:09

Congo – UNESCO : Le parc d’Odzala-Kokoua inscrit au patrimoine mondial

Après l’inscription de la rumba congolaise au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité, le Congo continue d’engranger des succès diplomatiques, dans les domaines clés de visibilité internationale. La réserve d’Odzala-Kokoua est désormais inscrite au très recherché et surtout très envié patrimoine mondial.

Réserve de biosphère d'une superficie de 13 546 km2, le parc d'Odzala Kokoua est à cheval sur les départements de la Cuvette ouest et de la Sangha.

C'est une aire protégée d’une évidence incontestable pour la protection de la biodiversité du Bassin du Congo et la lutte contre le changement climatique.

Ce massif est l’un des bastions les plus importants des éléphants de forêt en Afrique centrale, et il est reconnu comme le parc ayant la diversité de primates la plus riche d’Afrique centrale.

Actant la vision écologique du Président Denis Sassou N’Guesso en matière de lutte contre les changements climatiques et la préservation des écosystèmes, la délégation congolaise à l’UNESCO s’est employée à faire aboutir l’inscription du parc d’Odzala-Kokoua au patrimoine mondial. Tout cela, grâce aussi au lobbying de l’ambassadeur congolais Henri Ossebi au sein du groupe Afrique de l’UNESCO, premier groupe électoral, dont il est le vice-président et porte-parole au Conseil Exécutif.

Il va s’en dire que le suivi persévérant du dossier avec les experts et sous l’autorité de Madame la ministre de l'Économie Forestière, Rosalie Matondo, ont fini par payer.

Il est évident qu’il s’agit là d’un exemple à suivre, pour le ‘’soft power’’ qui renforce la visibilité internationale du Congo. 

De bon augure, au moment où le pays s’apprête à organiser le sommet des trois bassins forestiers de l’Amazonie, du Bornéo-Mékong et du Congo. Un sommet qui vise entre-autres défis, la sanctuarisation des massifs forestiers, pour la préservation des écosystèmes et la lutte contre les changements climatiques dont les effets sont de plus en plus dévastateurs.

Caroline DUMAS /Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-20 05:09:34

UPADS : Gaspard Lingouala tacle son secrétaire général Tsaty Mabiala «le chef de fil de l’implosion du parti du Professeur Pascal Lissouba »

Au lendemain de toutes défaites électorales, l’exigence de regard critique sur soi-même, d’introspection profonde, devrait emmener chaque candidat malheureux à se regarder avec plus de rigueur et d’humilité afin de se relancer et de se projeter vers les nouveaux horizons de l’agenda politique national.

«Dans cette perspective, j’ai toujours pensé qu’à l’instant où le questionnement du possible succès électoral pour un citoyen lambda à quelque élection majeure que ce soit, de notre système électoral devient une problématique plus que préoccupante pour l’ensemble des forces vives nationales ; toute résignation politique qui se traduirait par le renoncement ne fait que porter de l’eau au moulin de ceux-là mêmes qui œuvrent pour qu’il en soit ainsi.

C’est pour cela que j’ai toujours tiré en mes échecs électoraux systémiques et programmés, les ressorts politiques d’une obstination citoyenne légitime et déconcertante pour les ennemis de la liberté et de la justice sociale qui s’en trouvent contrariés.

C’est ainsi que, aux collègues distingués conseillers qui courageusement ont porté leur choix sur ma candidature, je dis merci infiniment.

Merci infiniment aussi à ceux qui y ont pensé mais qui ont été perturbé par l’environnement électoral peu vertueux.

À ceux qui n’y ont pas pensé, je respecte votre choix

J’ai pris contact avec les heureux élus, mes frères et sœurs, pour leur adresser mes félicitations, les encourager pour leur mission dans cette forêt de chênes vicieusement dressées pour la contreperformance démocratique, c’est d’ailleurs pour cela que nous comptons les accompagner, et je me prêterai volontiers à ce jeu.

Aux camarades militants et sympathisants de l’Upads, ceux qui discernent sur la vie du parti avec élégance et conviction, ceux-là qui vivent mon supplice dans ce parti dont le nième épisode rendu public est la lettre de monsieur Pascal Tsaty Mabiala au ministre de l’intérieur dictant le retrait de ma candidature aux élections sénatoriales ; vous qui vivez la descente aux enfers de notre Parti ; je dis courage à nous tous et persévérons dans la réorientation du gouvernail de notre bateau commun.

Notre combat politique ne prendra un sens réel que quand nous aurons vaincu l’amateurisme, la cupidité, l’inconséquence et l’intolérance du chef de fil de l’implosion du parti du Professeur Pascal Lissouba.

Au peuple Congolais, j’ai une invite profonde et significative : croyez encore à ce Parti sans tomber dans les errements que nous sert la direction politique actuelle dont l’une des illustrations est l’activité stupide du samedi 9 septembre 2023 à Dolisie imaginée pour le pédantisme.

Laissez le temps au temps, notre seul juge, dans la pensée positive et l’action.

Que le très haut nous bénisse ».

Docteur Gaspard LINGOUALA Membre du Bureau Politique de l’Upads, conseiller départemental du Niari

Créé le 2023-09-19 20:12:46

France- suspension des visas : La France suspend la delivrance des visas pour les étudiants du Mali, du Niger et du Burkina Faso

Les visas pour les étudiants venant du Mali, Niger ou Burkina Faso, qui devaient poursuivre leurs études en France sont suspendus. En cause, la fermeture des services consulaires français dans ces pays.

Créé le 2023-09-19 19:55:34

Brazzaville vit une crise du gaz butane depuis plusieurs semaines

Elément indispensable dans la vie quotidienne au Congo, le gaz butane manque depuis plus de trois semaines, obligeant les ménages à se rabattre sur du bois de chauffe ou du charbon à bois pour cuisiner. 

Selon une source au Ministère congolais des Hydrocarbures, la pénurie de butane est due à un problème de maintenance des installations du gisement de Nkossa (mis en service en 1996), principale source d'approvisionnement du pays en gaz.

"Nous importons le produit désormais. Il y a donc décalage pour la livraison", ajoute cette source officielle.

À travers Brazzaville, sur des motos, dans des brouettes, des pousse-pousse et des taxis, femmes et hommes vont à la recherche du précieux produit.

Dans les quartiers populaires, la quasi-totalité des points de vente sont fermés, les bonbonnes entreposées sont vides.

Le seul endroit où ils peuvent s’approvisionner, c’est l’entrepôt de la société de distribution dénommée Faaki. Mais ils y parviennent avec beaucoup de peine.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-09-19 11:34:19

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