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En mission de travail en France, le Premier Ministre congolais, Anatole Collinet Makosso a été reçu mercredi, par la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, au siège de l’institution à Paris. La relation entre le Congo et l’UNESCO a été au cœur de l’entretien.
Les projets réalisés par l’UNESCO au Congo ou en passe de l’être, ont été au centre des échanges entre Anatole Collinet Makosso et Audrey Azoulay.
L’occasion était toute indiquée pour Anatole Collinet Makosso de remercier l’UNESCO pour avoir accompagné le Congo dans la réalisation du projet ‘’École à domicile’’, pendant la pandémie du Covid-19. Ce projet a permis de sauver l’année scolaire 2021-2022, et d’en sauvegarder les acquis.

Rappelons qu’à l’initiative du gouvernement, l’UNESCO soutient le Congo dans plusieurs autres domaines, notamment les aires protégées, la formation des enseignants, la formation des journalistes ou encore l’équipement des médias, pourquoi pas l’inscription de la rumba au patrimoine immatériel de l’humanité.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-31 21:53:13
Les dernières pluies, ainsi qu’on les nomment au Congo, ont rendu de plus en plus impraticable la route de Boko-Songo. Outre les accidents, les paysans et autres commerçants accusent la perte de leurs produits agricoles. Tous implorent les autorités politico-administratives tant départementales que nationales, de profiter de la saison sèche pour engager des travaux de réhabilitation de la route.
La route est présentée comme un maillon essentiel du développement, tant la circulation des personnes et des biens entres zones rurales et urbaines constitue un principal levier de la croissance.
Du coté de Boko-Songo, dans la Bouenza, c’est la croix et la bannière, pour rallier les autres localités du département. Ceux qui s’y aventurent savent quand ils partent, mais jamais quand ils arriveront à destination. Encore, faut-il qu'il avoir un mécanicien conséquent à bord du véhicule, capable de réparer les pannes occasionnées par l'état de la route.

Même les cyclomoteurs qualifiés de « petits moyens » peinent à se frayer le chemin.

La boue collante rend le trafic difficile. En certains endroits, on a la boue jusqu’aux genoux. Et quand un véhicule s’y embourbe, en sortir est une véritable gageure.
Il n’est pas exclue que du fait de la boue, les roues manquent d’adhérence et conduisent le véhicule à se renverser au moindre ballottement.

Entre-temps, du fait de la rareté des moyens de locomotion, que de produits vivriers jetés, faute de ne pouvoir les transporter vers les marchés urbains, la consommation locale étant très réduite.
Même quand ils sont transportés, les produits pourrissent en chemin, sans espoir de les voir arriver à destination.
Et puis, les autorités se soucient-elles d’une situation de détresse nécessitant une évacuation d’urgence ? Quelle catastrophe ce serait!
De cette situation, récurrente à chaque saison de pluie, les populations ont mainte fois interpellé les pouvoirs publics et même les élus de la localité, afin que soient trouvées des solutions pérennes, hélas en vain.
Ces populations devront prendre leur mal en patience, jusqu’aux prochaines législatives, quand elles vont à nouveau être abreuvées de promesses de réhabilitation de la route, question de quémander leur vote.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-30 13:09:08
Un accident de la route survenu samedi 27 mai à Brazzaville et impliquant près d’une vingtaine des éléments de la gendarmerie, a une fois de plus mis au jour le niveau d’impréparation des structures hospitalières congolaises, en cas d’afflux soudain de patients, suite à une catastrophe. La prise en charge hasardeuses des blessés, qui plus est, à l’Hôpital Central des Armées, censés être un établissement de référence, montre que ni des catastrophes de Mvoungouti, ou encore récemment celle du 4 mars 2012, les hôpitaux congolais n’auraient pas tiré les leçons.
Des blessés assis ou allongés à même le sol dans le couloir de l’hôpital Central des Armées, Pierre Mobengo à Brazzaville, les images ont fait le tour du monde et démontré à quel point cela frisait l’impréparation pour des personnels de santé débordés, ne sachant assurément pas quoi faire sur l’instant présent.
Laisser s’allonger à même le sol des accidentés, avec parfois des blessures ouvertes, a montré le point zéro de l’impréparation, sinon une absence d’un plan de régulation, quand on sait que ces plaies peuvent s’infecter gravement à partir de l’hôpital, surtout que l’hygiène hospitalière est un véritable problème au Congo. De nombreux malades qui entrent à l’hôpital pour une pathologie, y contractent parfois d’autres, allant jusqu’à la septicémie, du fait de l’hygiène exécrable du milieu.

Il est vrai que face à une catastrophe, les premiers instants sont toujours à une espèce de flottement, tant on accuse le coup, face à l’inattendu. Mais, une fois ces moments d’émotion passés, les protocoles y afférents se mettent en place avec une coordination somme toute naturelle, qui est en soit un déroulé des prérequis face à cette situation. Ce qui n’est autre que l’application du plan blanc ou encore plan d'urgence sanitaire.
Chaque établissement de santé est normalement doté d’un dispositif de crise, dénommé plan blanc d’établissement, qui lui permet de mobiliser immédiatement les moyens de toute nature dont il dispose en cas d’afflux de patients, ou pour faire face à une situation sanitaire exceptionnelle.
Il y est également répertoriés les établissements auxquels il peut avoir recours pour décongestionner l’afflux, ce en fonctions des plateaux techniques similaires par exemple. Le plan blanc peut être déclenché par le directeur ou le responsable de l’établissement, qui en informe sans délai le représentant de l’État, ou à la demande de ce dernier, le ministre en l’occurrence.
Le Plan Blanc intègre les orientations du schéma hospitalier et recense les moyens des établissements de santé susceptibles d’être mobilisés. Il définit les conditions de leur emploi et prévoit notamment les modalités selon lesquelles le personnel nécessaire peut-être maintenu sur place ou, le cas échéant, rappelé lorsque la situation le justifie.
Les étapes de mobilisation des moyens humains et matériels sont déclinées de façon graduées et sectorielles. Enfin, le plan blanc précise que chaque établissement de santé doit se doter d’une cellule de crise opérationnelle chargée de gérer l’alerte, ou encore la crise, pilotée par le chef d’établissement ou son représentant.
Ces éléments quasi universels enseignés aux administrateurs des services hospitaliers, permettent de sauver des vies pendant les catastrophes, ce en fonction de la réactivité dans la prise en charge des patients, une régulation efficace des patients selon les pronostics présentés, ainsi que la promptitude des personnels de santé aux rôles définis, dans la prise en charge des patients.
Tout cela a vraiment fait défaut samedi, pour en conclure que les catastrophes antérieures connues par le pays, n’auront pas fait naître auprès des gestionnaires des services de santé le sens de l’anticipation. D’ailleurs, jamais un seul hôpital congolais ne s’est livré à une espèce de manœuvre pour évaluer ses capacités à faire face à une éventualité quelconque.
Les gestionnaires des services de santé se trouvent interpellés, afin d’adapter les capacités de réactivité dans l’offre de soins, en fonction des éventuelles situations de masse qui peuvent subvenir.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-28 21:13:33
Après expiration du délais de mise en demeure, le ministre d’Etat, ministre des Affaires Foncières et du domaine public, chargé des Relation avec le parlement, Pierre MABIALA et son collègue de la Défense, Charles Richard MONDJO, ont procédé, le 24 mai 2023 au lancement de l’opération déguerpissement des occupants illégaux des sites des trois casernes de l’arrondissement n°7 Mfilou , commune de Brazzaville, en présence de Dieudonné BANTSIMBA, député-Maire de la ville de Brazzaville, élu de Mfilou, et de Mme Sylvie Ngakabi, Maire de Mfilou.
L’espace foncier abritant chacune des trois casernes a été régulièrement acquis auprès des propriétaires par la mise en œuvre de la procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique, s’agissant de la caserne de Ndouo et par achat auprès des détenteurs des terres coutumières, pour ce qui concerne les sites de Mont Mambou et Mont Barnier.
Au terme de la construction des casernes, un périmètre de sécurité a été laissé libre alentour, conformément au plan d’aménagement des lieux. L’urbanisation incontrôlée, la spoliation du domaine public et l’occupation anarchique ont conduit, non seulement à la déstabilisation du sol, la formation des têtes d’érosions susceptibles d’engloutir ces ouvrages militaires, mais aussi à la dangereuse proximité ou promiscuité des casernes avec les zones d’habitation, dont les conséquences se sont révélées désastreuses dans le passé.
Au terme d’une mise en demeure de 45 jours notifiée aux occupants illégaux le 21 février 2023, le Gouvernement est passé à l’exécution du déguerpissement entrepris en la forme administrative. Le ministre d’Etat en charge du domaine public a ainsi autorisé la démolition des constructions érigées par certains particuliers à l’intérieur du domaine public de défense national, dont le périmètre est matérialisé par un abornement visible, colorié de rouge et blanc et l’accès limité au moyen des pancartes prohibitives, de couleur orange.

Le site de Ndouo a constitué le point de lancement des opérations. Préalablement à cette exécution forcée de la décision administrative d’expulsion, le Ministre d’Etat a déclaré : « il y a eu, des citoyens qui ont cru devoir saisir les juridictions nationales sur la place de Brazzaville pour chercher à annihiler l’opération de déguerpissement. La Cour Suprême a tranché, et donc là, nous avons, nous aussi, observé la procédure judiciaire. Donc, et la procédure administrative, telle qu’indiquée par la loi, et la procédure judiciaire, les deux procédures mises ensemble ont été observées par l’Etat. Et comme, plus rien n’empêche, après la mise en demeure, l’opération de déguerpissement, aujourd’hui, mon collègue, M. le ministre de la Défense et moi-même, M. le député-Maire de la ville de Brazzaville, député élu d’ici (de la circonscription de Mfilou), Mme la Maire du 7e arrondissement de la ville et toutes les autorités civiles et militaires, mais aussi vous-même de la presse, nous sommes réunis aujourd’hui, pour commencer le déguerpissement. Car, c’est l’ultime opération de la procédure administrative. Puisque, nous démarrons cette opération de déguerpissement aujourd’hui, eh bien, nous ne pourrons quitter les lieux lorsque tous les périmètres des trois (3) casernes à savoir : Ndouo, Mont-Mambou et Case-Barnier seront libérés. »
Au conducteur d’une tractopelle, il a intimé l’ordre de démolir un bâtiment de type R+1 : « Monsieur le conducteur, vous êtes un maillon important dans cette opération de déguerpissement, commencez donc l’opération ! »

Alors que la démolition de la première construction se poursuivait, le Ministre d’Etat, Pierre MABIALA a rappelé que ceux qui ne se sont pas exécuté sont des récalcitrants, la procédure de déguerpissement est une procédure indiquée par la loi. Et la loi en l’espèce précise qu’avant de procéder au déguerpissement, il faut faire observer une mise en demeure de quarante-cinq (45) jours. Ceci a été fait. Et, les 45 jours ont expiré le 6 avril 2023. Depuis lors, un petit délai a été observé, pour leur permettre des départs volontaires.
Les occupants illégaux, qui n’ont pas libéré les lieux dans les délais requis, n’ont eu que leurs yeux pour pleurer. Son habitation démolie, un occupant illégal a déclaré « Nous ne savons pas où aller ! Nous sommes ici dès l’implantation de la caserne ».
Pour sa part, Madame la Maire de Mfilou, Sylvie Ngakabi a affirmé que la loi reste la loi. Le gouvernement a bel et bien pris toutes les dispositions de sensibilisation nécessaire. Il n’y a plus d’excuse.

Le 27 mai 2023, l’opération de déguerpissement menée sans désemparer a pris fin, plus tôt que prévu, sur les trois casernes grâce à la rapidité d’exécution et le dévouement des équipes.
Ultérieurement à cette opération de déguerpissement d’ampleur inédite, en zone urbaine, le Gouvernement a déjà déclaré d’utilité publique, sur une bande de 400 mètres autour des casernes, l’acquisition d’une servitude de défense. Cette expropriation renforcera l’isolement des casernes et les propriétaires des biens expropriés percevront une indemnité juste et préalable.
Déjà, le ministre d’Etat a déjà mis le cap sur Pointe-Noire, où le massif forestier spolié verra la puissance publique réduire en poudre, avec perte et fracas les constructions illégalement érigées. D’autres chantiers attendent l’action du cow-boy anti désordre foncier, la commune de Kintélé notamment, ou sa venue est toute aussi attendue que redoutée.
Valda SAINT-VAL/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-28 14:57:28
À l’état-civil, il est Claude Ernest Ndala. Pourtant, c’est à travers son pseudonyme ‘’graille’’ que l’homme est le plus connu. En ce 25 mai 2023, il a soufflé ses 86 bougies. Pour l’homme trois fois condamné à mort mais jamais exécuté, chaque anniversaire a assurément, le goût de la résurrection. N’eut-il été un marxiste convaincu et qui « les a bien suspendues » selon ses dires, il en serait à louer Dieu pour sa grâce chaque jour renouvelée.

86 ans, ça se fête ! Surtout pour une personne dont l’existence a plutôt flirté avec la mort qu’avec la vie.

En ce jour mémorable qui a marqué ses 86 ans de vie, Claude Ernest Ndala a passé de bons moments au milieu de ses parents et de ses amis qui ont honoré l’instant en sa compagnie dans un restaurant de Sartrouville dans les Yvelines, sur cette terre de France où l’homme qui a pourtant le Congo chevillé au corps, a choisi de vivre depuis quelques années déjà.
En son honneur, doublé de ce sublime hommage, ses parents et ses amis ont poussé la chansonnette sur ce mythique air du « joyeux anniversaire ».

Claude Ernest Ndala est une notabilité politique congolaise au grand vécu historique. L’homme est un des acteurs de premier plan de la vie politique congolaise, depuis au moins 1964.
En cet anniversaire, nous avons voulu revisiter ce qu’est l’homme, à travers les écrits qui dressent sa carte de visite.
« Ndalla Graille est un puits du savoir ; une source de force et d’idées. Une puissance inouïe de l’analyse et du commentaire politiques. Aussi est-il en même temps un homme politique doublé d’un politologue, un historien doublé d’un philosophe. Une bibliothèque et un musée.Un égrégore en somme.
Tous ceux qui ressortent de chez Ndalla Graille ont « la certitude d’avoir été aimé un jour, une fois » ; « de l’envol définitif du cœur dans la lumière ». Oui, quand on discute avec lui, on est certain d’être en face d’un vrai pourfendeur des obscurantismes de tous bords, de la contrefaçon des sentiments…
Plus sublimes encore, sa modestie intellectuelle, son goût de l’argumentation.
Très tôt – il devait avoir 10 ans –, il a renoncé à toute attaque ad hominem. Même quand ses camarades du parti l’envoyaient en prison sous des prétextes fallacieux, Ndalla Graille ne ruminait aucune invective à leur encontre. Sa définition de « Culture » le lui interdit.
C’est à Brazzaville donc que Ndalla Graille voit le jour, le 25 mai 1937. Treize ans plus tard, il s’envole pour la France.
En 1958, après le Bac, il s’inscrit à l’Université de Toulouse, tout en intégrant l’Ecole des Impôts. La même année, il adhère au Parti panafricain de l’Indépendance, dirigé par le Sénégalais Majhemout Diop.
Après sa Licence en Mathématiques, il quitte la France pour Moscou où il séjourne de fin décembre 1960 à juillet 1963.
Deux semaines après la chute du président Fulbert Youlou, il rentre au Congo, le 29 août 1963. Sans hésiter, il participe au Mouvement de la jeunesse et au congrès de la Jeunesse du MNR (Mouvement National de la Révolution) du 4 au 6 août 1964. Il est élu Secrétaire chargé de la presse, l’éducation, l’idéologie, le sport et la culture. Une lourde responsabilité qui l’assaille agréablement.
En 1965, il est nommé Secrétaire d’Etat chargé de la Jeunesse et du Sport. Quatre ans plus tard, il devient Ambassadeur plénipotentiaire du Congo en Chine, en République démocratique de Corée et en République démocratique du Vietnam.
De retour au pays, il est élu 1er Secrétaire du Comité Central du PCT (Parti congolais du Travail), fonction qu’il occupe jusqu’à décembre 1971. Puis, la prison devient sa maison, ses camarades l’accusant de participer aux différents Coups d’Etat qui émaillent l’histoire du Congo. D’abord, il y séjourne de février 1972 à août 1976 ; ensuite, de mars 1977 à août 1979 et, enfin, de 1983 à 1990. Des condamnations souvent assorties d’une peine de mort.
Durant ces treize ans sans liberté, il ne s’avoue pas vaincu. Et pour cause : il a fait sienne cette phrase d’Ernest Hemingway : « Un homme, ça peut être détruit, mais pas vaincu. » Chaque jour qui passe est une occasion d’agrandir l’âme. Il avale des tonnes de livres. Et écrit. « Il ne se reposait jamais, il lisait et écrivait », rapporte Jean Mas, l’un de ses codétenus.
En évoquant son nom, beaucoup se souviennent encore de l'anecdote de l'homme attaqué par un bandit de grand chemin qui lui demandait sa bourse, pour justifier des aveux sous l'effet de la torture. C'est comme à un bandit de grand chemin qui vous demande votre bourse, sous la menace de son arme. Donnez-la-lui. Car si vous la lui défendez, il vous prendra la bourse et la vie, dit-il au juge qui visiblement fut à court d’arguments pour continuer l’interrogatoire.
Le retour au sommet a lieu en octobre 1997. En effet, il entre au gouvernement comme Ministre de Sports. Mais il n’y reste pas longtemps, préférant céder la place aux plus jeunes.
Les uns lui reprochent de n’avoir pas bâti d’œuvres durables durant son passage aux affaires ; les autres son obsession de la gastronomie et l’ordre sécuritaire. Banal procès ! De Ndalla Graille, « il ne reste plus que le jugement moral porté » sur ses obsessions. Or, de par sa dimension, il ne peut être jugé par le moyen de la « psychologie », car « la psychologie est le meilleur moyen de ne rien comprendre à l’histoire » (Hegel). Ndalla Graille est autre ; il a toujours « pressenti la direction des événements ».

Pour être l’ennemi de la violence, quelle qu’elle soit, Ndalla Graille n’a peut-être pas réussi dans la vie. Mais il ne fait aucun doute qu’il a réussi sa vie. En harmonie avec lui-même.
À lui tout seul, Ndalla Graille est un Temple d’amour et de sagesse qu’on pénètre avec plaisir. Il dégage une telle force de cohésion autour de lui qu’il est grandiose.
Joyeux anniversaire tribun !
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-27 15:35:41
Alors que les derniers incidents entre élèves des deux établissements ne dataient que du mois de mars dernier et avaient conduit à la fermeture des deux établissements, les élèves des lycées Poaty Bernard et Victor Augagneur de Pointe-Noire se sont encore affrontés vendredi. Une situation qui une fois de plus a affecté l’environnement immédiat des deux établissements et suscité l’affrontement avec les forces de police venues rétablir l’ordre.
La rivalité que se vouent les élèves des lycées Poaty Bernard et Victor Augagneur de générations en générations devient un véritable fléau qui appelle les pouvoirs publics à la prise de mesures drastiques, susceptibles de régler le problème de façon définitive.

Vendredi, la bagarre entre les élèves des deux établissements, outre qu’elle a perturbé la circulation au niveau du rond-point qui jouxte les deux établissements des actes de vandalismes ont également été notés.

De nombreuses voitures bloquées dans la circulation, ont perdu leurs pare-brises, cassées par les projectiles qui fusaient de toutes parts. Certains élèves fuyant les affrontements, ainsi que des citoyens ayant emprunté ce chemin, ont également reçu des cailloux et autres projectiles lancés depuis les deux lycées.

L’arrivée de a police n’a pas non plus réglé les choses pour autant. Elle a été prise pour cible par les deux camps en belligérance.
Une situation difficile pour les élèves non concernés par les affrontements, car pour les policiers, la menace s’identifiait aux élèves en tenue.
Cette méprise avait déjà été la cause de graves effets induits par l’usage de gaz lacrymogène auprès de certains élèves dont nombreux, surtout des filles, s’évanouirent.

Depuis, la police y va avec beaucoup de tact, avec parfois des blessés dans ses rangs, occasionnés par les projectiles lancés par des élèves survoltés.
La situation s’est décantée bien tard, non sans heurts.
Les bagarres rangées entre les élèves de ces deux lycées sont un vieux problème toujours réglé, mais jamais résolu.
La pomme de discorde qui reposait naguère sur une rivalité partant du leadership intellectuel entre les élèves des deux établissements voisins et qui avaient les résultats scolaires comme force des arguments, a hélas fait place aux arguments de la force, marqués par des affrontements parfois violents.
Depuis, certains codes, tels les chemins à emprunter ou les lieux à fréquenter pour les uns et les autres, peuvent susciter la confrontation, parce que interprétés comme une provocation.
Parmi les solutions proposées par les parents d’élèves pour régler définitivement le problème, il y a l’érection des postes de police avancés dans ces deux lycées.
De nombreux habitants de Pointe-Noire affectés au quotidien par cette situation de violence, jugent que la vraie solution à ce problème c’est la délocalisation de l’un de ces deux établissements car, ces élèves ne se battent parfois que pour des futilités inexplicables. Par exemple, un élève du lycée Victor Augagneur ne devrait en aucun cas emprunter le latéral du lycée Poaty Bernard s’il se rend à la maison, surtout que les élèves de ces deux établissements ont perdu le sens cardinal de l’école.
Bertrand BOUKAKA/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-27 09:36:12
En séjour de travail en France, le Premier Ministre chef du Gouvernement Anatole Collinet Makosso s’est entretenu, vendredi 26 mai à Paris, avec Sylvie Lemmet, ambassadrice déléguée à l’environnement, en présence des ministres congolais de l’Environnement Arlette Soudan Nonault et celui de la Coopération, Denis Christel Sassou N’Guesso.

La lutte contre les changements climatiques, passe entre autres actions, par la préservation de l’écosystème forestier. Aussi, la protection de la biodiversité que représentent les trois basins régulateurs de l’Amazonie, du Bornéo-Mékong et du Congo demeure un enjeu de survie pour la planète.
Aussi, focalise t-elle l’attention des États et autres acteurs engagés pour la sauvegarde de l’environnement. Sur ce vaste chantier, les actions écologiques du Congo impulsées par le Président Denis Sassou N’Guesso, sont un substrat essentiel, avec en perspective, le sommet des trois bassins qui se tendra très prochainement au Congo.
Toutes ces questions, ainsi que les conclusions du ‘’One forest summit’’ tenu du 1er au 2 mars à Libreville au Gabon, qui a permis de faire avancer les négociations sur ces sujets, ont été évoquées.

Sylvie Lemmet a également évoqué avec Anatole Collinet Makosso, la possibilité d’enclencher avec le Congo, une coopération en matière d’environnement et surtout, de donner son éclat au prochain sommet des trois bassins forestier que va organiser le Congo.
Bertrand BOUKAKA/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-27 06:34:17
Le protocole d’accord officialisant la concession du barrage hydroélectrique du Djoué a été signé, le 24 mai, à Brazzaville, entre le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, et le responsable de la société Hydro opérations Djoué S.A, Michel Kherandmand.
L’avenant signé précise qu’il s’agit d’une mise en concession et non de la vente de l’infrastructure à un opérateur privé. Il stipule que le concessionnaire va désormais gérer la centrale hydro-électrique avec la participation d’Energie électrique du Congo (E2C), qui contribue à 15% dans le capital.

Le nouveau gestionnaire a pour missions de réhabiliter entièrement l’infrastructure, d’assurer son extension et son exploitation, conformément aux termes du contrat. L’objectif étant de porter la production énergétique au-delà des 14 megawatts initialement prévus.
« Il s’agit d’une mise en concession et non de la vente de l’infrastructure. Ces avenants concernent la formation du capital de la société avec la participation de l’E2C à 15% afin qu’elle puisse jouer son rôle de société de patrimoine.
Dès maintenant, l’entreprise peut commencer les investissements pour que rapidement nous ayons un peu plus de 15 megawatts pour desservir la ville de Brazzaville afin de la mettre à l’abri des délestages », a indiqué Emile Ouosso.
Sur le plan social, le contrat précise qu’aucun agent ne sera limogé et que tous les droits sont garantis et préservés par le nouveau gestionnaire de la centrale hydro-électrique, conformément aux amendements apportés à l’article 45 du code du travail.
En matière de sous-traitance, a précisé le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, la priorité est accordée aux entreprises locales.
Bertrand BOUKAKA/Les Echos du Congo-Brazzaville/Source Adiac
Créé le 2023-05-25 20:54:33
Dans le cadre de la célébration, le 25 mai, de la Journée mondiale de l'Afrique, le conseil consultatif de la société civile et des organisations non gouvernementales a organisé une conférence débat autour du thème « Le Maep et les problématiques de l’intégration africaine ».

Au cours de ce moment de partage de connaissances marquant la célébration des 60 ans de l’Organisation de l'unité africaine, le président de la commission nationale du mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), Alain Akouala Atipault, qui était le seul intervenant, a retracé l’historique de l’émergence des grandes structures et mouvements panafricains.
Alain Akouala Atipault a expliqué le rôle du MAEP qui, selon lui, est la voie africaine de la bonne gouvernance et de l’émergence économique du continent africain.

En s’appuyant sur l’exemple du Niger, Alain Akouala a indiqué que le Congo mettra bientôt en place un plan d’action national contenant les principales résolutions visant à améliorer la gouvernance du pays. Il estime que ce document constitue un élément essentiel pour le développement du Congo.
« La société civile qui incarne le pays réel est partie intégrante du processus du mécanisme africain d’évaluation par les pairs. Nous avons présenté et fait l’histoire de l’Afrique dans son ensemble puisque nous avons compris qu’au sortir des indépendances, l’Afrique s’est inspirée de certaines stratégies économiques importées des pays colonisateurs. Le Congo a joué et continue à jouer un rôle important dans le processus d’émancipation de l’Afrique », a-t-il expliqué.

Pour le secrétaire permanent du Conseil consultatif de la société civile et des organisations non gouvernementales, Céphas Germain Ewangui, l’Afrique se cherche depuis six décennies à trouver ses repères et le chemin le plus approprié pour éclore sa marche vers le développement.
« Nous sommes à plus de neuf modèles essayés par nos chefs d’Etat pour rechercher comment sortir le continent de sa difficile situation. Les acteurs des organisations de la société civile dont la vocation est d’assister, d’accompagner les efforts des pouvoirs publics, tant dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques de développement, ont intérêt à comprendre, à toutes fins utiles, chacun des mécanismes sus-indiqués », a-t-il déclaré.

La Journée de l'Afrique célèbre l'anniversaire de la signature des accords de l'OUA (Organisation de l'unité africaine), le 25 mai 1963. C'est l'occasion pour chaque pays d'organiser des événements dans le but de favoriser le rapprochement entre les peuples africains.
Cette journée est aujourd'hui devenue une tradition fortement enracinée dans l'ensemble des pays africains, et elle représente le symbole du combat de tout le continent africain pour la libération, le développement et le progrès économique.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Source Adiac
Créé le 2023-05-25 19:49:45
Kitumba Mandanga Daniel, citoyen de la République démocratique du Congo, est né le 18 juillet 1974 à Kinshasa. Ce missionnaire, trafiquant de cocaïne en provenance du Brésil, a été interpellé à son arrivé à Brazzaville, dimanche 14 mai. Pour des raisons évidentes d'enquête, la Police nationale a attendu, avant des rendre publique cette affaire.
Même si elle n’ose pas étaler les mécanismes qui ont conduit à l’interpellation de Kitumba Mandanga Daniel, pour ne pas dévoiler son modus operandi, il va s’en dire que la police congolaise a fait montre d’un professionnalisme digne d’éloges dans cette affaire.
Missionnaire de l'Église catholique Sacré cœur de Kinshasa et notre Dame de remède au Brésil, Kitumba Mandanga Daniel, résidait dans ce pays. Il a été interpellé à Brazzaville par la police congolaise dimanche 14 mai 2023 avec des boulettes de cocaïne dans le ventre.
Le saint homme qui n’éveillait aucun soupçon, voyageait pieusement pour Brazzaville, venant du Brésil par le vol Éthiopian Airlines, avec escale à Addis Abeba. C’est ensuite qu’il devait traverser pour l’autre coté du fleuve. À son arrivée à Brazzaville, lors du passage aux frontières, il lui a été notifié que vue sa provenance initiale, il devait se plier à certains examens de routine.
Après avoir fait allusion aux droits de l’homme et plaidé sa bonne foi de saint homme, l’homme de Dieu a été sommé manu militari de respecter la réglementation en vigueur, en se soumettant aux examens. Ceux-ci ont démontré que l’homme avait avalé des pilules de cocaïnes bien conditionnées, afin qu’elles ne se dissolvent pas dans son ventre, un incident qui provoque une overdose fatale, selon la quantité ingérée.
Après les procédures d’usage, l’homme de Dieu a évacué par voie rectale et en deux vagues, de nombreuses boulettes de drogues sous forme de gélules, qu’il avait ingérées.

Kitumba Mandanga Daniel a reconnu être dans ce trafic depuis 2021 et son statut de missionnaire était une couverture efficace.
L’enquête qui entre dans sa phase 2, devra mettre à jour les différentes connexions de ce trafic qui alimentait le marché des capitales des deux Congo.
Vu le prix de la ‘’poudre’’ à la revente, le produit brut saisi est évalué à plusieurs millions de francs CFA.
Qui donc avait dit que l’habit ne fait pas le moine. Heureusement que les policiers congolais l’ont bien compris. Car, même s’il est dit que l’on ne peut servir deux maîtres à la fois et qu’il faut choisir entre Dieu ou Mammon, l’appât du gain peut bien en défroquer plus d’un, qui plus est, quand le profit est convenable et rend la foi chancelante.

Une perspicacité qui a permis aux policiers congolais de mettre la main sur Kitumba Mandanga Daniel, qui depuis, dort dans une cellule en garde à vue, en attendant d’être présenté au procureur et déféré à la Maison d’arrêt de Brazzaville où il méditera davantage sur le précepte : « tu ne peux servir deux maîtres à la fois ».
Bertrand BOUKAKA/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-25 00:11:01
Les nouvelles sont globalement bonnes pour l’économie africaine. Selon un rapport de la Banque africaine de développement (BAD) sur les perspectives économiques en Afrique en 2023, la croissance économique dans le continent reste positive et s’établira à 4,1% entre 2023 et 2024.
Le rapport a été présenté ce mercredi 24 mai 2023 à Charm El Cheikh en Egypte dans le cadre de la 58e assemblée annuelle de la BAD.
Autre bonne nouvelle, le continent compte 5 pays qui ont réalisé la plus forte croissance économique dans le monde, précise le document.
« La croissance est positive mais elle est encore faible pour satisfaire les attentes des populations. Il faut une croissance de 10% pour que les populations ressentent les retombées positives de cette croissance », a cependant nuancé le professeur Kevin Chika Urama, économiste en chef et Vice-président de la BAD qui a présenté le rapport devant un parterre d’invités dont un ministre Britannique et un autre français.
Pour poursuivre cette croissance, le Pr Chika Urama a exprimé la nécessité de transformer les matières premières de l’Afrique à l’intérieur du continent. Un exemple simple, a-t-il dit « beaucoup de composantes des véhicules électriques proviennent de l’Afrique. Au lieu d’exporter ces matières afin qu’elles reviennent transformées et très chers dans le continent, il est mieux sinon nécessaire de les transformer localement et d’exporter des produits finis. C’est le cas des batteries des voitures électriques ».
«Il faut investir en Afrique, diversifier l’économie africaine, créer des emplois pour les femmes et pour les jeunes », a-t-il insisté.
La publication des Perspectives économiques en Afrique 2023 intervient à un moment où les pays africains sont confrontés à de multiples chocs, tels que les effets de la pandémie de Covid-19, les perturbations des chaînes d’approvisionnement exacerbées par la guerre en Ukraine et le resserrement des conditions financières mondiales.
« L’Afrique a fait preuve de résilience », s’est pour sa part félicité le président du groupe de la BAD, Akinwumi Adesina.
Heureux de partager ces bonnes nouvelles aux participants aux assemblées annuelles de la plus puissance institution économique panafricaine, le président Adesina a félicité l’équipe qui a rédigé ce rapport.
Economie verte
Il est temps que l’Afrique cesse d’avoir des mégawatts de discours au profit des actions concrètes a souhaité le patron de la BAD.
Les Perspectives économiques en Afrique 2023 soulignent l’urgence d’accélérer l’action climatique et les transitions vertes pour stimuler le développement inclusif et durable du continent. Les nouvelles études de la Banque basées sur les dernières contributions déterminées au niveau national (CDN) soumises par les pays africains estiment que le financement du secteur privé devra augmenter de 36 % par an jusqu’en 2030 pour combler le déficit de financement climatique du continent, évalué en moyenne à 213,4 milliards de dollars américains par an.
« Cela sera important pour répondre aux besoins de financement climatique du continent, estimés à 2800 milliards de dollars sur la période 2020-2030, soit 250 milliards de dollars par an », a-t-il rappelé.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-24 21:14:18
L’artiste congolais, Roga-Roga dont le single « Nzoungou » autrement dit la marmite sort le 21 juin 2023, sera en concert au stade Alphonse Massamba débat de Brazzaville, pour une date unique le samedi 24 juin prochain.
Accompagné par ses musiciens, Roga-Roga , premier chanteur congolais à se produire au stade Alphonse Massamba débat de Brazzaville, est déterminé à donner un concert plein d’énergie et de générosité propice à une bonne ambiance.

«… Le rendez-vous est pris on se retrouve le 24 juin 2023 au stade Alphonse Massamba débat », a déclaré l'architecte des rythmes tropicaux en séjour de travail à Paris en France.
Originaire du Congo-Brazzaville avec à son actif 20 ans de carrière de la musique, Roga Roga, prince de la Rumba Congolaise, a été décoré en 2010, à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de la république du Congo, chevalier dans l'ordre du mérite congolais et devient ainsi, le premier de sa génération à recevoir une telle distinction.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-24 20:52:07
Un drame a été évité de justesse à Mfilou, dans le 7e arrondissement de Brazzaville ce mercredi 24 mai 2023. Un poteau de 20 mètres qui sert à éclairer la rue Malonga Mabiala au quartier Indzouli est tombé. La faute à une violente rafale de vent.

Personne n'a été blessé heureusement, la ruelle étant vide pendant cet incident.
"On a vraiment eu de la chance", a réagi un riverain.
En le débitant, les riverains se sont aperçus que la base avait été rongée par les termites, le fragilisant et le menant à sa chute.

C’est une riveraine se rendant au marché qui s’est aperçue de l’incident.
Elle a pris le soin de prévenir les services concernés tout en alertant les automobilistes arrivant par cette rue.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-24 20:08:21
Le Président du Parti Social-démocrate congolais (PSDC), Clément Mierassa a relevé que la pétition lancée par trois formations politiques de l’opposition congolaise le 20 mai 2023 à Brazzaville, visait à susciter des poursuites judiciaires contre les auteurs des crises économiques et les détournements des fonds constatés en République du Congo.
« Nous avons constaté plusieurs délits économiques dans notre pays le Congo notamment la disparition des 25 milliards des fonds destinés à la covid et l’affaire figa. C’est dans ce contexte que le PAPE, L’UMOJA CONGO et le PSDC lancent la signature d’une pétition contre les détournements des deniers publics et le siphonage des ressources du pétrole et des autres ressources », a fait savoir Clément Mierassa au cours d’une conférence de presse.
« Selon Transparency international, le Congo est l’un des pays les plus corrompus du monde. Son indice de perception de la corruption est médiocre et s’élève en 2022 à 21/ 100. Cette situation est à la fois grave et préoccupante. Elle interpelle tous les congolais puisque la corruption est le cancer de l’économie et freine le développement. Elle appauvrit et plonge le pays dans la misère », a-t-il poursuivi.
Par rapport à l'année précédente, aucun changement n'a été observé dans la corruption en 2022. Sur le long terme, elle a augmenté modérément ces dernières années.
En novembre 2022, le Congo-Brazzaville célébrait le 64ᵉ anniversaire de la proclamation de la République. À cette occasion, le chef de l’État, Denis Sassou-N’Guesso, dans un message sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en Congrès, et conscient que la mobilisation de l’investissement privé nécessite un environnement propice aux affaires, a exhorté la justice à lutter contre la corruption, en vue de rassurer les investisseurs étrangers.
«J’exhorte la justice à un réel réajustement des comportements, des attitudes et des pratiques des personnels en charge de dire le droit au nom du peuple congolais. L’intensification de la lutte contre la corruption, la fraude et la concussion à travers la consolidation de la bonne gouvernance au sein de l’appareil étatique en général et judiciaire en particulier, reste l’un des leviers majeurs de notre action pour assurer nos partenaires », a-t-il déclaré.
Mais, l’opposition n’y croit pas du tout, estimant que des actes concrets ne sont pas posés sur le terrain.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-23 22:15:44
C’est pourtant un homme plein d’entrain qui a chanté et joué tout au long de sa vie de musicien. Mais aujourd’hui, Michel Boyibanda «Vieux Bobo» (80 ans), fragilisé par la maladie depuis 2015, a plongé dans la précarité. Victime d’un AVC pour la troisième fois, le musicien, qui a connu la gloire, ne parle plus et ne reconnait personne. Sa famille biologique sollicite l'appui du Ministère de la Culture, entité publique coiffant le secteur culturel et les personnes généreuses. L’un des vétérans de la rumba congolaise est admis à L’hôpital de base de Talangaï dans le 6e arrondissement de Brazzaville.
Michel Boyibanda «Vieux Bobo» est l’un des artistes qui ont marqué la musique des deux rives du Fleuve Congo.
Il a débuté sa carrière musicale aux côtés de Franklin Boukaka, dans l’Orchestre Negro Band, en 1958.
Plus tard, il a fait la pluie et le beau temps des orchestres Les Bantous de la capitale et Les Trois frères (avec Youlou Mabiala et Loko Massengo), à Brazzaville, puis de l’Ok Jazz, à Kinshasa.
L’auteur des chansons «Masuwa e nani» et «Essous a yambi ngaï» est bel et bien dans le coma à l’hôpital de base de Talangaï. A bout de souffle financièrement, sa famille demande aux personnes de bonne volonté de venir en aide à l’artiste.
Michel Boyibanda a, en effet, été victime d’un A.v.c (Accident vasculo-cérébral) pour la première fois, en 2015. Ce qui l’avait contraint à quitter définitivement la scène, au grand dam de ses fans.
Michel Boyibanda est né le 22 février 1943, à Makouango, une petite localité du district de Pikounda dans la Sangha, au nord-Congo.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-23 21:45:48
Les ressortissants de Kellé et de toute la contrée de la Cuvette-Ouest, ont assisté à la célébration de la messe d’action de grâce, dimanche 21 mai 2023, en la chapelle de l’Association des Conférences Episcopales de la Région d’Afrique Centrale (ACERAC). Cet office religieux qui s’inscrit, dans le cadre des préparatifs des 70 ans de l’évangélisation de Kellé puis la réhabilitation de son Eglise, Sainte Maria Gorettia, revêt un caractère réconciliateur et unificateur entre les fils et fille de cette contrée.

La messe a été dite par un natif de Kellé, l’abbé Gérard Ngoméka Ontsani, Curé de Ngoko, Vicaire épiscopal, chargé des séminaristes de l’Archidiocèse d’Owando ; de l’abbé Josias Oyombo Nkoli, Vicaire général et Curé de la Cathédrale Christ-Roi de l’Univers d’Owando, envoyé spécial de l’Archevêque Monseigneur Victor Abagna Mossa, entouré d’autres abbés, enfants du département de la Cuvette-Ouest, en présence de M. Albert Antsaka, président d’honneur du comité d’organisation et des ressortissants du district de Kellé présents à Brazzaville.

La Paroisse Sainte Maria Goretti, construite en 1952, dans le district de Kelle, a été au centre de la formation de plusieurs générations de toute la contrée.

Cette Eglise a ainsi participé à l’évangélisation et à l’éducation des populations de la contrée durant des décennies.

Nombre des cadres, sortis de cette école catholique sont devenus, des hauts responsables politiques, administratifs, militaires et ecclésiastiques de notre pays. Mais, qui se caractérisent par le chacun pour soi, l’individualisme, l’égoïsme et l’esprit partisan.
C’est ainsi, dans sa prêche, basée sur l’amour et l’unité, le prêtre célébrant, usant de la langue maternelle du terroir (le mbèrè ou mbéti), a abordé avec passion le thème de l’amour et de l’unité.
« L’union fait la force », a-t-il déclaré.
« Aimons-nous les uns les autres, comme Jésus, le fils de Dieu, nous a aimés, en donnant sa vie pour nos péchés. Ayons un amour sincère envers nos frères et sœurs, quel que soit : son origine, sa religion, son obédience politique, car, c’est ce qui nous divise profondément », a rappelé l’officiant.
Pour sa part, Albert Antsaka estime que « cette célébration des 70 ans de la Paroisse Sainte Maria Goretti ne concerne pas seulement les ressortissants du district de Kellé, encore moins les chrétiens. Elle concerne toutes les sensibilités : chrétiens du diocèse d’Owando, laïcs, populations de la Cuvette-Ouest, hommes politiques et toute obédience et les autorités politiques et administratives de notre pays », a signifié le président d’honneur du comité d’organisations des festivités marquant le 70e anniversaire.

Signalons que cette messe d’action de grâce pour la commémoration de la paroisse sainte Maria Goretti de Kellé a été une occasion pour sensibiliser puis mobiliser les âmes de Kellé sur l’importance de cette cérémonie anniversaire.
« L’occasion nous et offerte de célébrer cet événement au plan spirituel, culturel et intellectuel», a lancé M. Jean Didier Mbélé, le vice-président du comité d’organisation Brazzaville.
Le 23 juillet 2023, tous à Kellé pour fêter dans l’amour, l’unité et la paix !
Pour une réussite totale des festivités marquant les 70 ans de l’évangélisation à Kellé et de la paroisse Sainte Maria Goretti, un Comité d’honneurs de 7 membres a été institué, dont la présidence d’honneur est assurée par M. Albert Antsaka puis un Comité Brazzaville, composé de 12 membres, sous la vice-présidence de Dieudonné Ossié.
VALDA SAINT VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-22 20:25:34
Un accident de la route s'est produit lundi matin à Kintélé, faisant deux morts, selon les témoins sur place. La cause serait un dépassement mal négocié par le bus de la société ‘’Océan du nord’’. Désormais, l’évocation du nom de cette société de transport fait froid dans le dos, tant elle serait la première source de décès sur les routes congolaises, par nombre d’accidents.
Un amas de ferraille pour ce qui était la cabine du camion remorque.

Dire que le choc a été très violent, qui plus est, en pleine agglomération où la vitesse ne devrait pas excéder 50 kilomètres/heure, sauf indication exceptionnelle, notamment pour les voies de contournement.
Le chauffeur du camion-remorque serait mort sur le coup, ainsi qu’une passagère qui se trouvait à bord de son véhicule.
Pour éviter l’hécatombe, qu’aurait causée le choc frontal face au bus plein de passagers qui négociait un dépassement extrêmement dangereux, sans possibilité de se rabattre avant d’avoir terminé sa manœuvre osée, le conducteur du véhicule remorque, aurait tenté de se rabattre vers le caniveau, la seule issue pour éviter la collision, ou tout au moins en atténuer la violence.

Toute la cargaison de boisson s’est retrouvée au sol. Les badauds en ont profité pour se servir, devant les éléments impuissants de la Garde républicaine.
Rien n’indique si des victimes ne se sont pas retrouvées sous l’amoncellement des casiers de bière.
Face à cette faute qui lui impute la responsabilité de cet accident, le chauffeur du bus ‘’Océan du nord’’ a pris la fuite après le drame. Tous les passagers sont heureusement indemnes.
Ce nième accident montre une fois de plus que de nombreux chauffeurs congolais déplacent plutôt les véhiculent, qu’ils ne conduisent.

Le non respect des règles élémentaires de conduite est manifeste, avec les conséquences qu’il engendre.

Pour la société ‘’Océan du nord’’ dont la mise en danger de la vie d’autrui au moyen des accidents de la route bas tous les records, il y a lieu de se demander, s’il ne faut pas qu’elle cesse les activités de façon conservatoire pour envoyer tous les chauffeurs en formation, car il est aujourd’hui établi que leur aptitude à la conduite est plus que douteuse et ils sont de véritables criminels en divagation.

Pour preuve, le chauffeur a préféré prendre la fuite, plutôt que d’appliquer les protocoles en cas d’accident, même s’il est établi qu’il était en faute.
Disposer de la vie de dizaines de passagers, sachant que l’on en a pas les capacités, n’est ni plus ni moins qu’une préméditation de meurtre, une mise en danger manifeste de la vie d'autrui. Celui qui donne le volant n'est pas moins meurtrier que celui qui prend la route.
Le ministère des Transports est une fois de plus interpellé afin de trouver des solutions drastiques à cette dérive meurtrière d’une société que les congolais ont à juste titre baptisée ‘’Océan de la mort’’. Cette accidentologie devrait interpeller.
À combien de morts les autorités situent-elles le seuil, avant de prendre des décisions pour cette société toxique?
L'incompétence manifeste est une raison pour laquelle une structure qui devient dangéreuse dans ses prestations pour les grand public, peut se voir retirer son agrément. C'est comme fermer une usine dont les produits empoisonnent les consommateurs. Cest une mesure d'utilité publique. Un principe de précaution.

''Océan du nord'', comme l’océan aux dimensions presque illimitées, cela montre l’immensité de cadavres qu’il faudra atteindre sans doute, avant que les autorités ne prennent des mesures radicales, pour une société dont la devise est : sécurité, confort, fiabilité. Des mots qui depuis sonnent creux.
D’ici là, il n’est pas exclu qu’un autre accident impliquant un bus ‘’Océan du nord’’ ait lieu, même si les responsables de la compagnie justifient la fréquence des accidents, par le nombre de bus qu’ils mettent en circulation.

Une hérésie, pour des gens qui se sont donnés pour mission, de transporter des passagers et qui oublient que cela devrait se faire en toute sécurité.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-22 14:42:28
Briser le tabou autour des règles et faire en sorte que chaque femme ait accès à des protections hygiéniques, c’est l’objectif de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle.
Si les règles sont naturelles, un tabou les entoure encore. La peur et la gêne d’en parler entraînent un manque d’informations chez les femmes, notamment les adolescentes, et peuvent ainsi provoquer :
Une expérience négative, voire traumatisante, lors de leurs premières règles ;
Une honte vis-à-vis de leur corps et un mal-être ;
Une méconnaissance des symptômes et donc un stress lors de leur apparition ;
Une intériorisation de la douleur souvent considérée comme "naturelle" pouvant provoquer de gros retards de diagnostic de maladies telles que l’endométriose.
Ce sujet est aussi une question d’accès aux protections hygiéniques pour les femmes les plus précaires, qui n’ont souvent pas les moyens de se procurer les produits dont elles ont besoin en quantité suffisante. Elles doivent de ce fait utiliser des alternatives dangereuses pour leur santé.
L’objectif de cette journée est donc de rompre le silence, de diffuser largement les informations nécessaires aux jeunes filles et femmes concernant l’hygiène menstruelle et de s'interroger plus largement sur la condition des femmes et les problématiques liées à leurs règles à travers le monde.
L’instauration de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle remonte à 2014. Son but est de rompre le silence et à diffuser l’information pour permettre à la communauté en générale et à la communauté scolaire en particulier de communiquer et d’échanger sur l’amélioration de la gestion de l’hygiène menstruelle.
Cette journée a aussi pour but d’interpeller les décideurs afin d’améliorer les infrastructures sanitaires en milieu scolaire dans le but d’augmenter la fréquentation scolaire des filles, leur participation et leur maintien à l’école, même pendant leurs règles.
Pourquoi cette journée a lieu le 28 mai
Le choix du 28 mai pour célébrer cette journée n’est pas anodin.
En effet, le 28e jour du mois a été choisi car un cycle menstruel dure en moyenne 28 jours. Le mois de mai est quant à lui le 5e mois de l’année, ce qui correspond au nombre de jours moyen de la durée des règles.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-22 11:17:07
C'est une véritable catastrophe qui s'est déroulée ce lundi matin à Kintélé au nord de Brazzaville. Un accident très grave impliquant un bus de la société des transports Océan du Nord et une remorque de la société Socotrans, transportant les boissons de BRALICO. Bilan provisoire, un mort, le conducteur de la remorque qui a sacrifié sa vie pour tenter de sauver les passagers à bord du bus, et d'importants dégâts matériels.

L'enquête doit déterminer les circonstances de l'accident, et notamment comment l'autocar a pu percuter la remorque de Socotrans transportant les boissons de BRALICO.

Le manque de visibilité lors d’un dépassement improvisé par le conducteur du bus de la société des transports Océan du Nord pourrait être en cause, selon les témoins.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-22 10:43:15
Après Ouesso dans la Sangha, le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso est arrivé à Impfondo, chef-lieu du département de la Likouala (Nord-Est), ce dimanche 21 mai 2023, pour un séjour de travail.
Au menu du séjour de travail de Denis Sassou N’Guesso à Impfondo, l’inauguration officielle du module thermique de la centrale hybride du chef-lieu du département de la Likouala.
«Je tiens à remercier les populations de la Likouala en général et celles d’Impfondo en particulier, pour l’accueil chaleureux qu’elles m’ont réservé, ce 21 mai 2023 », a écrit le numéro un congolais sur son compte Twitter.
En mars 2021, le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso a lancé, à Impfondo, les travaux de construction d’une centrale hybride, thermique et solaire, de 3.4 mégawatts (MW).
Selon le ministre Jean Jacques Bouya, les travaux s’exécutera en quatre lots, notamment, Lot n°1 : Construction de la centrale thermique ; Lot n°2 : Construction des lignes d’évacuation et extension du réseau de distribution Moyenne tension 20kV ; Lot n°3 : Construction de la centrale solaire et Lot n°4 : réhabilitation du réseau basse tension existant et son extension.
Parallèlement à la construction de la centrale thermique, s’exécutera celle de la centrale solaire. Le délai d’exécution de la centrale thermique diesel est de cinq mois, pour un coût de 2,9 milliards de F CFA.
La construction des lignes d’évacuation et l’extension sur 7,5 km du réseau de distribution 20 KV se feront également dans un délai de cinq mois, pour un coût de 1,5 milliard de F CFA.
La partie solaire du projet aura une puissance installée de 6480 KVA. Elle couvrira une surface clôturée de 11 hectares, avec en première phase 11.520 panneaux de type cristallins de 450 W.
Cette centrale hybride permettra à la commune d’Impfondo de disposer d’une électricité pérenne.
Comme dernièrement à Lékana dans les Plateaux, et à Djeno à Pointe-Noire, le Président Sassou-N’Guesso est en train de concrétiser son projet de l’électrification rurale et des chefs-lieux des départements du pays.
L’ambition, in fine, étant de mettre l’électricité à la portée de tous, en vue de stimuler les initiatives locales et surtout améliorer les conditions de vie des populations.

Samedi 20 mai 2023, à quelques encablures de Ouesso dans la Sangha, Denis Sassou N’Guesso a procédé au lancement des travaux de construction du corridor 13, une route d’intégration sous-régionale.
Albert SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-05-21 18:42:09