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Après le violent incendie survenu mardi 10 janvier 2023 en fin de matinée dans un dépôt d’armes à Impfondo dans le département de la Likouala, le commandant de la sécurité civile, le général Albert Ngoto, a dressé le bilan du drame à la télévision nationale.
«Au plan matériel, le magasin de munitions a été soufflé par les explosions, puis le secrétariat du commandant de zone dont les bureaux ont été endommagés, notamment le matériel informatique. Au plan humain, il y a deux blessés légers. Il s’agit d’un motocycliste et un passager qui, pris de panique, ont chuté de leur moto », a précisé le général Albert Ngoto.
L’armée doit ouvrir une enquête pour déterminer l’origine de l’incendie et établir les responsabilités.
Une source militaire écarte d’ores et déjà l’hypothèse d’un court-circuit ; le magasin des munitions n’étant pas électrifié.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-11 19:48:04
Un incendie s’est déclaré ce mardi 10 janvier 2023 en fin de matinée dans un dépôt d’armes à Impfondo dans le département de la Likouala, causant des dégâts matériels en cours d’évaluation par les services habilités des Forces Armées congolaises (FAC).
Ce sinistre dont l’origine n’est pas encore déterminée n’a pas fait de victime, rapportent des témoins, mais les fortes détonations entendues dans la ville abritant la 6e zone militaire de défense du pays ont créé une peur panique parmi la population avant que le calme ne revienne.
Des responsables de la force publique partis de Brazzaville sont sur place à Impfondo pour faire le point de la situation.
On rappelle que le 4 mars 2012, le quartier de Mpila à Brazzaville était soufflé par l'explosion d'un entrepôt d'armes et de munitions.
L'explosion avait fait plus de 300 morts, 2 500 blessés et détruit des milliers d'habitations.
Environ 13 854 personnes se sont retrouvées sans-abri.
Régulièrement les rescapés manifestent pour réclamer des indemnités. La plupart des sinistrés, qui dorment essentiellement dans les baraques depuis les explosions de mars 2012, réclament la reconstruction de leurs maisons détruites.
Interpellé récemment par le Parlement sur ce sinistre, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a déclaré que 5 à 10 milliards de FCFA pouvaient être inscrits au budget, tout en reconnaissant que ce montant n'était pas suffisant pour régler le problème, estimé à quelque 100 milliards de francs CFA.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-10 18:01:58
Les Brasseries du Congo (Brasco) ont toujours considéré « l’humain » comme l’une des valeurs essentielles pour assurer son développement. Et travailler pour cet acteur incontournable du paysage industriel congolais qui propose un large portefeuille de marques de boissons, avec une spécialité sur les bières et les boissons gazeuses, c’est saisir l’opportunité de bâtir vos rêves que ce soit au niveau professionnel ou personnel. Fatigué des offres d'emplois à rallonge ? Trouve ton job aux Brasseries du Congo qui recrutent en ce moment : (Technicien Automaticien- Maintenance Engineer- Chef de District Commercial - Brand Manager- Coordonnateur Trade Marketing - Délégué Commercial).
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Bonne chance à tous !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-10 17:23:53
Le ministre congolais de la Coopération Internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso et l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin, ont échangé ce mardi 10 janvier 2023 à Brazzaville, en prélude de la réunion des pays du C10, sur l'importance de la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies afin de garantir une plus grande représentation de l'Afrique, notamment en obtenant deux sièges de membres permanents avec droit de véto.
L’Afrique veut être mieux représentée au Conseil de sécurité de l’ONU. Deux sièges permanents avec droit de veto et deux sièges non permanents supplémentaires au Conseil de sécurité des Nations unies, c’est ce que réclament les pays africains.
Pour Cessouma Minata Samate, commissaire aux affaires politiques de l’Union africaine, il s’agit de « réparer une injustice historique ».
« Le continent africain a le plus souffert de cette injustice du système depuis la création de l’Organisation des Nations unies en 1945, alors que la majorité des États africains étaient encore sous le joug de la colonisation », estime en effet Cessouma Minata Samate.
Le monde a changé, le Conseil de sécurité doit s’adapter, selon le Comité. Une question « fondamentale » pour le président sénégalais Macky Sall : « Aujourd’hui, l’Afrique compte le plus grand nombre d’adhérents aux Nations unies, avec cinquante-quatre États membres. De plus, les questions africaines occupent l’essentiel de l’agenda du Conseil de sécurité. Or, on ne peut pas régler les problèmes africains sans les Africains. »
Et pour un Conseil de sécurité plus « inclusif et plus démocratique », a insisté Macky Sall, l’Afrique doit être « unie » et « solidaire ».
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-10 16:34:59
Portée disparue depuis le 8 janvier 2023 au quartier Tié-Tié dans le troisième arrondissement de Pointe-Noire, la jeune fille de 9 ans Jodelvie Sabou Bouanga a été retrouvée saine et sauve, a annoncé la famille lundi soir.
Un véritable ouf de soulagement pour ses parents Josymar Sabou et Aldie Missengué.
Jodelvie Sabou Bouanga a été retrouvée à Vindoulou à proximité du hameau Mengo et Mongo Kamba.
Jodelvie s’est séparée de ses parents dimanche matin au sortir du marché Kissoko, à un jet de pierre du quartier fond Tié-Tié.
Dans le quartier, l'ambiance était pesante, les habitants choqués par la sombre nouvelle. Tous attendaient avec impatience de nouvelles informations.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-10 16:10:46
Le 5 janvier dernier, répondant aux vœux du Corps diplomatique, le Président Denis Sassou N’Guesso rappelait sa participation à la Cop 27 en Egypte, marquée par sa suggestion à la communauté internationale, d’instituer la décennie mondiale de l’afforestation. À cet effet, il a invité les diplomates à porter leur plaidoyer, auprès des dirigeants de leurs pays. Les diplomates étant des porteurs de connaissances qui régulent les rapports mutuels entre les États. Cette orientation aussi responsable que viable des enjeux éminemment planétaires, nécessite une vulgarisation multiforme et par tous supports. Une mission dont l’écrivain-chercheur Michel Innocent Peya ne se lasse point de porter, en véritable « messager de la vision écologique du Président Denis Sassou N’Guesso ».
Situé à cheval sur l’équateur, le Congo est au cœur des forêts du bassin du Congo, le deuxième massif forestier tropical après la forêt amazonienne et qui couvre près de trois millions de Kilomètres carrés. Un massif partagé entre six pays, que sont le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale.

Pourtant, fort ce confort naturel avec lequel il aurait pu se complaire et même tirer davantage de dividendes, sous l’impulsion de Denis Sassou N’Guesso, le Congo s’est plutôt investi pleinement dans l’action écologique axée sur la préservation des massifs, partant de leur écosystème.
Une dynamique qui prenait corps il y a un peu plus de quarante ans, alors que cette vision qui deviendra avec le temps, une doctrine idéologique, n’était encore, en occident, que le fait de quelques « robins des bois » qui défendaient plutôt un vivier, qu’ils n’anticipaient sur une préservation pérenne des écosystèmes.
Dans ce combat de l’afforestation et de la sauvegarde de ce patrimoine vital, et en missionnant le corps diplomatique d’en être le relais auprès de qui de droit, Denis Sassou N’Guesso se retrouve bien sur ce terrain où il a ses marques, celui de la diplomatie climatique, comme le mentionne Michel Innocent Peya dans son livre intitulé « La diplomatie climatique de Denis Sassou N’Guesso – Plaidoyer du messager de la nature et porte-voix des générations future ».

Cet ouvrage s’inscrit dans le cadre d’un hommage mérité à un homme exceptionnel. Il constitue une reconnaissance légitime de tous les efforts consentis et de toutes les énergies dépensées par un chef d’État africain amoureux de la Nature, mais surtout soucieux de l’avenir de la planète et de l’héritage à léguer aux générations futures, dans le contexte d’un changement climatique accéléré et non maîtrisé.
L’auteur, Michel Innocent Peya y contextualise les efforts diplomatiques du Président Denis Sassou N’Guesso pour le climat, explique les enjeux fondamentaux et majeurs, et résume l’impact réel de cette diplomatie climatique active, dans l’optique des intérêts stratégiques et vitaux de l’Afrique et partant, du Monde.

Oui, à travers son action, Denis Sassou N’Guesso n’en saisit pas moins cette dualité quasi mystique entre l’homme et la nature, partant, son milieu. Une vision qui s’appui non seulement sur le temps présent, mais qui transcende les générations pour s’inscrire dans la durée, afin, ainsi qu’il l’a toujours souligné, de ne pas sacrifier l’avenir au présent.
Nous sommes les héritiers de ceux qui sont morts, les associés de ceux qui vivent et la providence de ceux qui naîtront.
Par delà le legs d’une planète viable et vivable dans lequel il s’inscrit, Denis Sassou N’Guesso universalise ses efforts, en citoyen du Monde, convaincu que l’Homme n’appartient pas à un pays, à peuple, à une nation ou à un continent, mais il appartient à l’humanité.

De ce fait, le Massif du Bassin du Congo est un véritable espoir. Puisant sur l’analogie médicale, Michel Innocent Peya a toujours expliqué que de ses deux poumons, notre planète renverrait le diagnostic d’un poumon sain, le massif du Bassin du Congo et d’un autre gravement affecté, le massif de l’Amazonie tant celui-ci est dévasté a un point tel que même les photos satellites en montrent l’étendue des dégâts.
« Le Bassin du Congo, grâce à sa forêt et ses tourbières, est le deuxième poumon du monde. Depuis la déforestation de l’Amazonie, le monde peut compter sur nos forêts équatoriales pour combler le manque d’oxygène de la planète. Et cet oxygène est africain.
Cette réalité fait de notre sous-région le premier poumon écologique au service de l’Afrique et du monde. Un poumon africain qui fait respirer le monde. Cette réalité fait également de nous un poumon économique générateur d’emplois pour la jeunesse », rappelait Denis Sassou N’Guesso dans son message à la tribune des Nations-Unis.
Nous ne le dirons jamais assez, de nombreuses idées émises par des hommes d’État et qui peut-être auraient pu changer le cours de l’histoire des peuples, ne furent pas mises en chantier, faute d’acteurs capables et surtout acquis à la cause, à même de les vulgariser.
Sur le front de la bataille pour la protection de l’environnement et la promotion du leadership écologique et climatique du Président de la République du Congo Denis Sassou N’Guesso, le Docteur Michel Innocent Peya s’est positionné véritable relais, à travers ses livres.

La reconnaissance qu’il en tire à l’international, montrent que le message porte et que la vision écologique de Denis Sassou N’Guesso intègre les consciences à travers la planète.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-10 13:28:19
«La vengeance est un plat qui se mange froid ». Pour le vengeur, les représailles les plus réjouissantes s’exécutent un certain temps après l’affront. Il peut ainsi les préparer avec soin pour qu’elles frappent son adversaire au dépourvu, quand ce dernier n'est plus sur ses gardes. C’est lors d’un voyage à Brazzaville, que Fred a fait la connaissance de Fragéla à travers une cousine. Sa foi chrétienne a attiré le parisien qui a rêvé avoir enfin la femme de ses rêves, une, qui a la crainte de Dieu. Une relation sentimentale commence et se poursuit en France avec l’arrivée par regroupement familial de Fragela qui a donné naissance à un enfant à Brazzaville, peu avant son voyage.
Une fois en France, Fragéla n’écoute plus les conseils de Fred et fréquente ses amies qui reviennent de Brazzaville. Ces femmes seules avec enfants intoxiquent Fragéla qui change négativement son comportement au foyer.
Fred supporte tout et se rabaisse devant son épouse tout en planifiant son coup qui mettra fin à l’impolitesse de son épouse.
Des humiliations, Fred en a subi tous les jours de son épouse qui menaçait plusieurs fois d’appeler la police et de ne plus lui permettre de voir leur fils.
L’homme offre à son épouse un voyage au Congo qui s'apparente à son premier retour. Elle extase et saute dans un vol d’Air France avec ses bagages. Le couple loge dans une auberge à Makélékélé et l’ambiance est plutôt bonne avant que Fred ne passe à l’action.
Il change la date de retour à l’insu de son épouse et de sa propre famille.
Entre temps, il a retiré les papiers de Fragéla et de leur fils.
Alors qu’elle était avec sa famille à l’auberge, Fred prétend rendre visite à un ami au plateau de 15 ans accompagné de son fils.
C’est le lendemain qu’il appelle Fragéla pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. Son fils et lui ont pris le vol de nuit d’Air France à destination de Paris et qu’elle n’était plus son épouse.
Fragéla va demander pardon pour tout le mal fait à son époux.
Malgré ses supplices et celles de sa famille, Fred est catégorique sur la fin de leur relation : "Je t’ai connue au Congo et je te laisse aussi au Congo. Si tu veux revenir cherche un autre idiot."
Comme quoi, « la grande malice des uns est le plus souvent faite de la stupidité des autres », disait Henri de Maret.
L'ambition et la vengeance ont toujours faim. Rira bien qui rira le dernier.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-09 17:05:30
Une jeune fille de 9 ans a disparu dimanche à 9 heures au quartier Tié-Tié dans le troisième arrondissement de Pointe-Noire, le plus vaste et le plus peuplé de la commune. Depuis ses parents, Josymar Sabou et Aldie Missengué tentent par tous les moyens d’obtenir des informations. Ils ont même lancé un avis de recherche de la jeune fille.
«Sabou Josymar et Missengué Aldie informent la population de Pointe Noire et principalement celle de Tié-Tié de la disparition de leur fille de 9 ans nommée Sabou Bouanga Jodelvie.
Jodelvie s’est séparée de ses petites sœurs hier à 9h au sortir du marché Kissoko, à un jet de pierre du quartier fond Tié-Tié.
Jodelvie était habillée d’une robe violette, des chaussures rouges avec une tête à moitié tressée. Un côté des fines tresses et l’autre une grosse tresse.
Nous demandons à la personne qui a vu notre fille de nous contacter au plus vite ou de la déposer à la radio Pointe-Noire, vers Loukabou.
Une petite récompense en guise de remerciement lui sera remise », peut-on lire sur l’avis de recherche dont une copie est parvenue à notre rédaction parisienne ce lundi après-midi.
On espère que Jodelvie Sabou Bouanga est en sécurité et qu’elle sera bientôt de nouveau réunie à ses parents.
Dans le quartier, l'ambiance est pesante, les habitants choqués par la sombre nouvelle. Tous attendent avec impatience de nouvelles informations.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-09 16:28:58
«Le paradoxe des représentations sans objet : Recherches sur la genèse de l’intentionnalité », c’est le livre du philosophe congolais, Charles Thomas Kounkou, paru le 5 janvier 2023 aux éditions Paari.
L’ouvrage de 320 pages, disponible actuellement sur AMAZON, « rassemble les recherches qui présidaient aux séminaires que nous avons organisés à la formation doctorale de Philosophie de l’Université de Brazzaville durant les années 2010-2015. Le coup d’envoi de ces recherches a été donné par la méditation de la fameuse lettre du 26 décembre 1926 de Martin Heidegger à Karl Jaspers – une lettre qui précède de quelques mois seulement la publication de Sein und Zeit qui intervient en 1927 », selon Charles Thomas Kounkou, qui, depuis plusieurs années, essaye d’éveiller les plus jeunes congolais et africains à sa discipline.
« Si le traité (i.e. Sein und Zeit) est écrit « contre » quelqu’un, c’est contre Husserl, qui l’a vu tout de suite, mais s’en est tenu à l’aspect positif. » (Martin Heidegger, Correspondance avec Karl Jaspers, traduit de l’allemand par Claude-Nicolas Grimbert, Paris, Gallimard, 1996, p. 62). On sait, depuis les travaux de Rudolf Bernet (voir La vie du sujet, Paris, PUF, 1989, pp. 40-92), que la source du différend entre Heidegger et Husserl est constituée par l’intentionnalité, dans la mesure où Heidegger oppose la transcendance du Dasein à l’intentionnalité de la conscience qui est à l’œuvre chez Husserl. En revanche, ce que l’on sait peut-être beaucoup moins, c’est la genèse de l’intentionnalité. Si l’on travaille à la reconstruction du contexte philosophique de la genèse de la question de l’intentionnalité, on s’aperçoit qu’elle apparaît dans un contexte particulier – celui des représentations sans objet qui ont mobilisé les efforts de Bolzano, Frege et Twardowski. Le mérite est revenu à Husserl d’avoir, au moyen de l’intentionnalité, résolu le paradoxe des représentations qui ne représentent aucun objet dans un essai important demeuré pourtant inédit – Objets intentionnels. Avec cet essai s’opère déjà la percée de l’intentionnalité que Husserl n’a eu de cesse d’attribuer aux Recherches logiques », résume le philosophe congolais.
Docteur d’Etat en Philosophie (Université de Paris IV Sorbonne) et docteur de troisième cycle (université de Tours), Charles Thomas kounkou a enseigné la Philosophie à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.
Charles Thomas kounkou dirige actuellement une revue de Philosophie intitulée : «Les Cahiers Congolais de Métaphysique ».
Cette revue de Philosophie intelligemment et admirablement conçue par Charles Thomas kounkou est un véritable espace de travail et de discussion régie par les règles de compétence, de sérieux et surtout de probité intellectuelle, afin qu’une rencontre puisse se faire entre les philosophes Congolais mais aussi Africains.
Charles Thomas kounkou voulait tout simplement mettre à la disposition des doctorants et jeunes docteurs, une véritable structure d’accueil pour leurs premiers travaux, car, selon lui, c’est un drame quand on a fini son Doctorat d’accéder facilement à la publication.
Si vous avez du mal à choisir vos cadeaux livresques pour cette nouvelle année qui commence, alors «Le paradoxe des représentations sans objet : Recherches sur la genèse de l’intentionnalité » est fait pour vous et pour tous les friands de la Philosophie.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-09 11:25:12
Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, qui recevait jeudi 5 janvier 2023, les vœux du corps diplomatique pour le Nouvel An à Brazzaville, a condamné avec fermeté les exactions commises par les groupes rebelles à l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
«Tout en condamnant fermement ces barbaries, nous renouvelons notre soutien inconditionnel aux initiatives de paix engagées en vue de ramener le calme et la quiétude à l’est de ce pays frère », a déclaré le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso.
Le numéro un congolais a annoncé la tenue dans son pays, du 12 au 16 janvier prochain, d’une importante réunion du comité consultatif permanent des Nations unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale.
Contre qui se bat l'armée congolaise au Nord-Kivu ?
Depuis la résurgence, en novembre dernier, du M23, groupe armé à dominante tutsie pourtant défait en 2013, les observateurs s'interrogent.
La RD Congo accuse l'armée rwandaise de soutenir le mouvement et de combattre à ses cotés sur le sol congolais.
Faux, répond Kigali.
La communauté internationale, elle, reste silencieuse.
Dans leur dernier rapport, publié en juin dernier, les experts de l'ONU ont confirmé la présence de militaires rwandais dans des camps du M23 en RD Congo, évoquant des images aériennes et des preuves photographiques.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-06 17:05:12
Pour les automobilistes, les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. Après avoir pu profiter pendant plusieurs mois de baisses des prix à la pompe, le 31 janvier prochain, les usagers auront la mauvaise surprise de voir le tarif de l'essence et du gazole repartir à la hausse.
Un litre d’essence se vendra à 625 FCFA contre 595 FCFA. Soit une augmentation de 30 FCFA.
Pour le gasoil à la pompe, un litre coûtera 500 FCFA contre 475 FCFA. Soit 25 FCFA de plus.
«Le minimum attendu était l’augmentation de 30% au 1er janvier. Il n’y aura aucune augmentation de quoi que ce soit. Nous allons ensemble réfléchir sur les mesures d’accompagnement. Cela ne doit servir d’aucun prétexte pour augmenter le prix de transports. Ce n’est pas pour 25 FCFA qu’on va augmenter le prix des produits et du transport ». », a indiqué le chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso.
Cette option sera applicable dès le 31 janvier 2023.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-06 15:18:46
Alors que des élections se profilent à l’horizon, l’activiste gabonaise, Nina Dickamby, a décidé, loin des frontières nationales, d’apporter son soutien au combat de la population qui dénonce la multiplication des crimes rituels au Gabon. Un fléau qui selon cette rescapée, très traumatisée, aurait fait une vingtaine de victimes l’année dernière à commencer par des enfants dont les organes sont très recherchés dans certains États d’Afrique pour leurs prétendus pouvoirs surnaturels.
«Pratiqués par des cercles secrets adeptes de sorcellerie au Gabon, les crimes rituels consistent à prélever le sang de la victime et certaines parties du corps - yeux, sourcils, oreilles, sexe, langue, lèvres, bouts de peau, cerveau - censées offrir santé, richesse, réussite et pouvoir. A Libreville, la crainte des crimes rituels a même engendré des légendes urbaines, comme celle de la "voiture noire", qui attendrait à la sortie des écoles pour kidnapper des enfants », a déclaré la jeune activiste, les larmes aux yeux, lors d’une conférence de presse, ce jeudi 5 janvier 2023 à 15 heures, à Rouen, chef-lieu de la région Normandie, au nord-ouest de la France.
L’objectif premier de cette conférence de presse était, selon Nina Dickamby, de sensibiliser, à quelques mois des élections, l’opinion publique internationale à la situation actuelle au Gabon.
Nina Dickamby a plaidé en faveur d’une justice indépendante dans son pays, capable de traquer et de sanctionner les commanditaires de ces crimes qui se poursuivent en toute impunité.
On rappelle que plusieurs centaines de morts ont été enregistrées au cours des quinze dernières années.
L'élite politique gabonaise est pointée du doigt par une association de victimes.
Patricia SANCHEZ
Créé le 2023-01-05 17:27:05
Le marché d’Ewo, dans le département de la Cuvette-Ouest, a été victime d’un incendie dans la nuit de mercredi à jeudi. On dénombre pour le moment plusieurs boutiques brûlées et d’énormes dégâts matériels.

Un incendie aussi spectaculaire que prévisible a ruiné plusieurs commerçants de la ville d’Ewo.

Aucune précision sur les dégâts humains n'a été avancée, tandis qu'on annonce plusieurs boutiques ravagées par les flammes.
Selon les témoins, l'incendie s'est propagé si rapidement que de nombreux commerçants, revenus sur les lieux après l'alerte, n'ont pas pu sauver leurs marchandises.
Les enquêtes se poursuivent.
Pour l’heure, personne ne sait les origines de cet incendie.
Après les flammes, le drame continue ce jeudi. Plusieurs commerçants sont au chômage technique.

Le plus consternant est le fait que tous ces commerces n’étaient nullement assurés. D’où la tristesse et le désarroi des commerçants, toujours inconsolables.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-05 16:23:41
Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso qu’assistait le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou, s’est entretenu mercredi à la primature, avec les parents des trois personnes tuées par les crues, lors de la pluie diluvienne du 30 décembre dernier à Djiri, dans le 9ème arrondissement de Brazzaville. Anatole Collinet Makosso a saisi l’occasion pour transmettre aux familles endeuillées la compassion du Chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, ainsi que celle du gouvernement, autant qu’il les a rassuré de ce que le gouvernement prendra en charge toutes les dépenses liées aux funérailles.
Les images insoutenables avaient fait le tour du monde à travers les réseaux sociaux, celles de ce jeune homme tentant de sauver sa maman emportée par la crue à Makabandilou et qui a été à son tour englouti par les eaux en furie.
Non loin de ce lieu, un autre drame se nouait, du coté du quartier Congo-Chine, où un jeune homme de 27 ans, était traîné par les eaux qui envahissaient un caniveau. Recueilli in extremis, ce menuisier, père de deux enfants, a hélas trouvé la mort à l’hôpital général de Nkombo où il avait été conduit d’urgence.
Reçus par le chef du gouvernement, les représentants de ces deux familles se sont dits rassurés.
« Le gouvernement prend en charge toutes les dépenses liées aux obsèques, de la morgue à la pierre tombale en passant par les caveaux, y compris l’assistance aux lieux des veillées», a déclaré Bernard Ovoulaka qui s'est exprimé au nom des familles, lui qui a perdu sa sœur et son neveu dans ces drames.

« Nous nous sentons très honorés de cette séance de travail que nous venons d’avoir avec le Premier ministre et sa suite. Cela montre à suffisance que le gouvernement est proche de la population », a-t-il conclu.
Accompagnant les familles endeuillées, l’administrateur-maire de l’arrondissement 9, Djiri, Ida Victorine Ngampolo, s’est félicitée de la décision du gouvernement de prendre en charge toutes les dépenses liées à ces drames.
« Cela nous a tous secoués. Nous avons tous vu les images de ce jeune garçon qui tentait de sauver sa maman emportée par les eaux de pluie, qui a fini par être emporté lui aussi. C’est triste. De notre côté, nous sommes déjà sur le terrain depuis quelques jours en allant consoler les parents puisque c’est très difficile », a-t-elle confié.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-04 20:13:43
Depuis qu’il a pris sa plume pour témoigner de la vision écologique de Denis Sassou N’Guesso à travers ses publications, l’écrivain-chercheur Michel Innocent Peya à su éveiller les esprits sur la dimension du combat pour la planète, qui de tout temps, habite le Président congolais.
Autant cette littérature engagée pour la planète fait désormais des émules, autant le substrat même du message qu’elle véhicule montre la noblesse du combat de Michel Innocent Peya.

En dépit de ses multiples occupations toutes aussi prenantes, en 2022, le Dr Michel Innocent Peya n’a pas dérogé à sa discipline littéraire, celle de la publication d’au moins un ouvrage l’an.
Au cours de l’année qui vient de s’achever, l’écrivain chercheur a publié deux ouvrages de belle facture à savoir : « Guerre mondiale climatique » et « La diplomatie climatique de Denis Sassou N’Guesso », tout comme il a pris part à des rencontres internationales sur le climat.

De quoi attirer davantage l’attention de divers organismes, à l’instar de la Ligue Universelle du Bien Public, qui a décerné une distinction honorifique à Michel Innocent Peya, en reconnaissance de son œuvre et de son engagement.

Fier d’être récompensé, l’écrivain-chercheur congolais de renommée internationale, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et compte bien s’investir encore davantage pour promouvoir, et de la plus belle manière, le vision écologique du Président de la République du Congo.

Cliquez sur la photo, pour lire la vidéo.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-04 18:55:47
Au Congo-Brazzaville, cette année, le budget de l'Etat a prévu un Fonds de la Redevance Audiovisuelle (R.A.V) Financement des organes de presse qui s'élève à 150 millions de FCFA.
«Comment a été évalué ce Fonds qui ne prévoit que la somme de150 millions de FCFA pour 2023 ? Cette somme constitue donc la part de l'Etat ? Qu'en est-il du prélèvement de la RAV à partir des factures de la société d'électricité ? N’est-il pas possible que le Gouvernement congolais fasse un point sur la masse d'argent de ce Fonds chaque année ? », se questionne le célébrissime Asie Dominique de Marseille, ancien journaliste congolais.
Selon l’ancien directeur de publication du Journal LE CHOC, au regard du nombre d'abonnés de la société d'électricité pour tout le Congo, à raison de 500Fcfa le mois soient 1000Fcfa tous les deux mois, c'est tout de même un sérieux pactole pour aider la presse et cette somme dépasse largement les 150 millions figurant dans le budget 2023.
La pluralité des médias congolais est inégalement répartie sur le territoire national. Brazzaville enregistre la plus forte concentration, suivi de Pointe-Noire.
La multiplicité des médias au Congo, cinquante et une chaînes de radiodiffusions, quinze télévisions, cinq télédistributeurs, douze journaux et dix médias en ligne, cache plusieurs défis qui se posent à la plupart d’entre eux, en particulier ceux relatifs à leur viabilité.
La faiblesse économique des médias contribue, dans une proportion non négligeable, à la fragilisation de leur autonomie et de leur indépendance éditoriale, avec une incidence certaine tant sur la qualité des contenus que sur les conditions de travail.
Au Congo-Brazzaville, les médias supportent encore d’importantes charges pour la production, l’exploitation et la distribution.
Non loin de chez nous, le Gabon dispose par exemple de quelques outils d’aide à la presse, notamment le Fonds national pour le développement de la presse doté d’une enveloppe de 2 milliards de Francs CFA. Cette aide à la presse a été multipliée par 4. L’enveloppe est passée de 500 millions à 2 milliards de FCfa, soit d’environ 840 000 à quelque 3,35 millions de dollars US.
L’aide ne se limite plus seulement aux journaux et à la presse en ligne. Désormais, y ont également droit les médias audiovisuels et les agences d’information.
Un dispositif spécial est prévu pour approvisionner le fonds afin de soutenir la promotion et la valorisation, les métiers de l’édition, de l’impression et de la distribution des organes de la presse écrite : la subvention de l’Etat, une ristourne sur les produits de pénalités et amendes perçues par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), une ristourne sur les amendes et pénalités fiscales perçues par l’Etat, enfin 3% du produit des communiqués, publicités, publi-reportages et annonces.
Le principal critère de répartition de l’aide reste la régularité de parution.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-04 13:04:30
Depuis le 1er janvier 2023, en application des dispositions de l’article 97 alinéa 1 de la loi 33-2020 du 8 juillet 2022, portant code forestier, les forestiers congolais ne peuvent plus exporter de grumes non transformées, selon un avis aux usagers signé par le directeur général du port autonome de Pointe-Noire, Séraphin Bhalat.

La mesure vise à favoriser l'installation d'une industrie locale du bois et à permettre au Congo-Brazzaville d'exporter des produits transformés et pas simplement de la matière première.
Ce n'est pas la première fois qu'un pays africain prend une initiative de ce genre. Le Congo n'est pas le premier à vouloir développer une industrie de transformation du bois. Il y a une bonne dizaine d'année déjà, le Cameroun s'est lancé sur cette voie. Le Gabon aussi.
Des emplois ont été créés, mais il y a eu un effet pernicieux. Une surcapacité s'est installée. Les usines ne tournent pas à plein.
Il faut dire que l'interdiction d'exporter n'est pas totale et que la principale espèce fournie par le Cameroun, l'Ayous, continue à être exportée librement.
Au Congo-Brazzaville, la contribution du secteur forestier représente 25,9 milliards francs CFA, soit 4,45% du Produit intérieur brut (PIB), contre 6% auparavant. Le secteur du bois, deuxième secteur de l’économie congolaise après le pétrole.
La production forestière a atteint 3,8 millions m3 en 2019, peu avant la recrudescence de la pandémie covid19, soit pour les futs (48,64), les grumes (41,46%), les sciages (9,43%), les placages (0,41%) et les contre-plaqués (0,05%). Les exportations des produits forestiers ont atteint 1,013 million m3 durant la même période pour une valeur de 145,1 milliards FCFA.
Le République du Congo est l’un des six (6) pays d’Afrique centrale couverts par la forêt du bassin du Congo qui est la deuxième forêt tropicale au monde après la forêt amazonienne.
Le domaine forestier congolais couvre plus de 20 millions d'hectares, soit plus de 60 % du territoire national.
Le pays exporte diverses essences (sapelli, sipo, okoumé, limba, wengé, padouk, iroko…).
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-04 11:04:18
Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Anatole Collinet Makosso a effectué la ronde des ministères au lendemain de la fête du nouvel an, pour s’assurer de l’effectivité de la reprise du travail dans les administrations publiques.
Les directives gouvernementales étaient bien claires. En dépit de ce que le jour de l’an coïncidait avec un jour qui est d’ordinaire un jour de repos hebdomadaire, le 2 janvier n’était nullement déclaré férié, comme on avait fini par en adopter le principe. Ainsi, tous les travailleurs devaient vaguer à leurs occupations.
À partir de 8 heures du matin, le Chef du Gouvernement a commencé sa ronde des cabinets ministériels, pour s’assurer que les ministres étaient chacun à son poste, ainsi que leurs collaborateurs.

Partout où il est passé, Anatole Collinet Makosso a pu s’assurer que la mesure a été suivie. Il en a tiré un réel satisfécit.

De retour à ses bureaux, le Chef du Gouvernement a réuni les cadres de la Primature.
Au cours de sa communication, le Premier Ministre a rappelé les propos du Président de la République sur « la valorisation du travail dans tous les secteurs de la vie nationale afin d’en récolter les fruits et bâtir un avenir prospère. Seul notre engagement inlassable et sans faille dans le travail acharné créateur de richesse procurera à notre pays les bases solides de sa modernisation et de son développement ».
Ces propos devront résonner en chacun et en tous afin que quiconque s’implique véritablement à la tâche et donne le meilleur de lui-même. Aussi, le Chef du Gouvernement a rappelé les horaires de travail, fixés de 7heures à 14heures et a appelé à les respecter, avec une marge jusqu’à 8h00.
Le Premier Ministre a en outre souhaité une bonne et heureuse année à tous les cadres et agents de la Primature.
Bertrand BOUKAKA/LES Échos du Congo-Brazzaville (Crédit photo : Service de Presse Primature)
Créé le 2023-01-03 13:10:46
Le raphia est un genre de palmiers, dont certaines espèces produisent des fibres qui servent à faire des liens, des tresses, des cordages et des tissus. Cette fibre tissée, permet de confectionner à ce tissu traditionnel, qui devient une sorte de patrimoine national congolais. Ainsi, pour perpétuer ce domaine et vulgariser ce tissu local traditionnel, une Semaine du métier du raphiafut organisée récemment à Brazzaville à travers une exposition, avec le Ministère des Petites, Moyennes Entreprises et de l’Artisanat, en collaboration du regroupement ’’Village raphia PA.NGA’’ et tous ceux qui travaillent dans la filière raphia, avec pour thème : « Pérennisons la valeur du raphia dans nos sociétés ». Nous nous sommes rapprochés de l’un des stands d’exposition et M. Pascal Ngalibo, un exposant a bien voulu répondre à quelques-unes de nos préoccupations dans cette interview exclusive.
LECB : Le raphia, qu’est-ce que ça représente pour vous ?

Pascal Ngalibo : Le raphia pour moi, représente un élément fondamental, un patrimoine national aujourd’hui. Un habit qui a été utilisé et a habillé nos ancêtres (anciens) et qui continue d’habiller les générations actuelles. C’est donc un tout pour moi, d’une valeur nationale, congolaise, d’une valeur africaine. Je dirais même d’une valeur de l’humanité à l’heure actuelle.
Évidemment, dernièrement, il y a eu une activité dans un hôtel de la place, concernant le raphia. De quoi s’agissait-il ?
Nous devons tout d’abord partir du Centre Interdiocésain des Œuvres (le CIO), où, nous avions lancé, le 15 décembre 2022, notre village raphia PA.NGA, sous le haut patronage de Madame la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat (PMEA), Jacqueline Lydia Mikolo, avec pour thème : « Pérennisons la valeur du raphia dans nos sociétés ». Tout juste après cette activité, le 16 décembre 2022, nous avions été associés à la Semaine du métier du raphia, qui a eu lieu à FEPACO-Hôtel de Maya-Maya, ici à Brazzaville, là où, ceux qui travaillent dans le domaine du raphia ont exposé pendant une semaine, c’est-à-dire, du 16 au 23 décembre 2022. Nous avons donc exposé nos produits du raphia à cette occasion.
Et quels sont les produits qui ont été présentés lors de cette exposition ?
Chacun de nous a apporté sa touche, avec les différents produits du raphia. Nous, nous avons les chapeaux en raphia, des vêtements en raphia, des vaisselles et des divers objets décorés en raphia (vases, assiettes, cadres des photos, des paniers), des tenues vestimentaires, des bouteilles, des sacoches, des sandales, des cravates et nœud-papillon en raphia. Certains d’entre nous ont exposé des sacs à main, des cartables, tout objet pouvant donner la valeur au raphia et fait à base du raphia. Ainsi donc, la semaine des métiers du raphia a vécu et a laissé des beaux souvenirs à plus d’un citadin et concitoyen de la ville capitale.
Dites-nous M. Ngalibo, y a-t-il des vêtements ou des costumes cousus uniquement en tissu de raphia ?
Oui, bien sûr ! Cela dépend de la conception, de votre choix, de votre demande évidemment. Si vous voulez qu’on vous confectionne un habit ou un costume spécial en raphia, on pourra vous le coudre. Voilà pourquoi, vous aviez dû le remarquer lors de l’exposition, il y a eu des costumes, des vêtements, des complets, des cravates, même des sandales totalement en raphia, sans un autre tissu dit moderne. Ça ne coûte pas du tout cher ! Les prix sont très abordables. Nous avons déjà des tenues ou costumes prêt-à-porter ou vous pouvez également faire une commande pour se faire confectionner un ensemble en tissu raphia, selon son vœux et son choix.
Vous parler de village raphia PA.NGA, c’est un vrai village qui existe, ou, c’est un village virtuel qui n’existe que pendant la période de l’exposition ?
Disons, que PA.NGA est tout d’abord un acronyme : Pa, le diminutif de mon prénom, qui veut dire Pascalet Nga, le diminutif de mon nom, Ngalibo ; donc PA.NGA est une création propre et personnelle. C’est la dénomination de notre PME (Petite Moyenne Entreprise). Nous sommes dans le domaine de l’artisanat, c’est comme un village virtuel, un village réel, parce que, le raphia, on ne le trouve pas partout. Nous avons des forêts et des savanes dans nos différents villages. Il faut aller dans les villages, parce que dans nos activités, nous avons entrepris certaines démarches telles que les recherches, nous avons donc initié une opération appelée planting des palmiers à raphia pour disposer du raphia en permanence. Parce que, la matière première, c’est le palmier à raphia qui vous le donne, sinon, ça va disparaître. Il faut planter le palmier à raphia dans les villages, organiser des campagnes de mobilisation et de conscientisation des populations villageoises, en ce qui concerne l’utilité de ce palmier à raphia, afin de pérenniser cette culture. Pour qu’elles puissent s’approprier du palmier à raphia, afin qu’on développe des grandes étendues de palmiers à raphia. Si on ne procède pas à l’initiative du planting des palmiers à raphia, cette activité pourrait être amenée à disparaître purement et simplement au Congo-Brazzaville !
Présentement au Congo-Brazzaville, où est-ce que l’on peut trouver du raphia ?
Et comment seprocurer ce matériau nécessaire pour confectionner des articles en raphia ? On y trouve dans les départements: de la Lékoumou, à Bambama, Zanaga et Sibiti ; du Pool, à Kinkala et les environs, Mpangala, Kindamba, Mbé et Ngabé ; de la Bouenza, à Kingoué, Ntsiaki ; des Plateaux, à Djambala, Lékana, Mbon, Abala ; ainsi que de la Cuvette-Ouest ; de la Sangha ; même dans le Niari et la Likouala. Voyez-vous, on peut retrouver du raphia un peu partout. C’est pour cela que nous avons dit, qu’il faut donc booster les populations à la culture du palmier à raphia pour que nous en disposions en quantité suffisante, qui nous permettra d’accroitre notre production, pour que nous soyons exportateur du raphia et de son tissu. Le raphia congolais semble être le meilleur nous a-t-on appris. Nos articles sont d’ailleurs estampillés : V.R.P PA.NGA-Brazzaville, pour montrer son origine, pour montrer que ça vient de notre pays, le Congo-Brazzaville.
M. Pascal Ngalibo, lorsque l’on parle de raphia, on fait allusion aux tisserands. Il y en existe chez nous ? Qui est-ce qui tisse ce raphia ?
Naturellement ! Effectivement, lorsque nous avions lancé les activités du village raphia PA.NGA, au Centre Interdiocésain des Œuvres (C.I.O), nous avions fait venir un tisserand, qui a démontré comment on tisse. Puis, lors de l’exposition, deux (2) sont venus de Lékana, qui ont, eux aussi fait la démonstration de cet art de tisser le raphia à notre stand. Pendant l’exposition, nous avons eu le privilège d’accueillir un visiteur pas comme les autres, il s’est agi de M. le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, qui a visité notre stand et a apprécié le talent de nos tisserands et la qualité de nos articles en raphia. Tous les visiteurs de notre stand ont admiré nos produits et ont aimé ce que le Congo dispose comme patrimoine, c’est produit congolais (à l’instar du boubou Burkinabè, qui est fait à base du coton burkinabè tissé et confectionné par les tisserands Burkinabè). Dans le domaine du raphia, nous avons fait des recommandations afin que le pagne en raphia soit notre tenue nationale.
Y a-t-il eu des couturiers de la place qui se sont intéressés au raphia ?
Ils sont venus nombreux, qui veulent avoir du raphia pour leur créativité. Nous avons échangé des adresses afin que nous puissions être en contact permanent. Il y a même les amis du Royaume de Loango qui sont passés visiter notre stand. Eux qui vont introniser leur nouveau Roi, courant ce mois de janvier 2023, après le décès de son prédécesseur. Nous devons signaler que notre but est, de faire connaître le raphia congolais à certains de nos compatriotes et au monde extérieur.
Par rapport au planting du palmier à raphia, avez-vous déjà un projet pour l’exécution ou la mise en application de celui-ci ? Vous avez également pensé à la formation des jeunes pour la pérennisation de l’activité ?
Ce travail est comme celui des mécaniciens, des tailleurs (couturiers), les forgerons, ils transmettent leur savoir-faire, leur connaissance, leur génie à leur progéniture, à leur descendance. Mais, pour cela, nous allons amener les tisserands dans leurs localités, pour travailler avec eux, afin de leur transmettre les techniques de tissage et de confection du raphia. Apprendre donc le métier. Nous avons parmi nous un ami, Aurélien Limbion, qui nous a dit que son papa faisait ça à Mbon et lui était capable et pouvait apprendre aux autres comment tisser le raphia.
Donc, notre but, c’est de planter le palmier à raphia, de former les jeunes aux techniques de tissage du raphia, pour pérenniser ce domaine de l’artisanat.Perpétuer notre pagne en raphia. Le Congolais doit s’habiller en « Made in Congo ».
Pendant certaines cérémonies, on voit souvent qu’on fait porter un pagne en raphia à des tiers, ceci, pour exprimer la valeur, l’importance, symbolisant la dignité et la richesse dont le Congo dispose.
Le Professeur Théophile Obenga disait, je cite : « Les Congolais devait savoir que, s’il y a une découverte, s’il y a quelque chose qu’on fait dans tel district, dans tel partie du pays, c’est un produit national. Il prend même l’exemple sur le Royaume de Makoko. Ce Royaume ne devrait pas être une appartenance des seuls tékés. Non ! C’est un patrimoine national et les Congolais devraient en être fiers ». Il a pris cet exemple parce que, le Congo notre pays, regorge d’énormes potentialités, autant de patois qui ont chacun, autant de diversité et de richesses.
Donc, il faut plutôt chercher à produire en quantité suffisante, afin de permettre une vente à l’extérieur, en international. On doit à cet effet bien vulgariser notre produit local, le raphia. Je lance d’ailleurs un appel à tous ceux, désireux de découvrir cette filière de raphia et de son palmier, de nous contacter au 06.663.08.68 ou au 05.528.82.70. Notre WhatsApp : 04.026.62.97.
Votre mot de fin ?
Je dis d’abord merci à votre rédaction et à votre personne, qui avez bien voulu nous mettre sous la lumière à travers ce que nous faisons pour continuer à montrer au Congo tout entier et au monde, l’importance du palmier à raphia et à sa fibre, qui permet la confection ce pagne traditionnel. De l’aimer et de le booster internationalement. Demandons aussi à nos autorités compétentes, de prendre à bras-le-corps ce domaine, pour une meilleure productivité, une meilleure visibilité et un meilleur rayonnement au niveau mondial.
Propos recueillis par Valda Saint-Val / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-03 07:56:59
Le Vatican a publié dimanche 1er janvier, les premières images de la dépouille de l’ancien pape Benoît XVI. Le corps a été placé au centre d’une petite chapelle privée du monastère où il vivait depuis sa renonciation. Le cercueil du théologien allemand – né Joseph Ratzinger – sera exposé de lundi à mercredi en la basilique Saint-Pierre pour permettre aux fidèles de se recueillir.
Alors que le pape François rendait un nouvel hommage à son prédécesseur, le Vatican a diffusé dimanche 1er janvier, les premières photos du corps de Benoît XVI.

L'ancien pape, décédé samedi 31 décembre à 95 ans, apparaît allongé sur un catafalque, vêtu de rouge et coiffé d'une mitre blanche ornée d'une ganse dorée. Il tient un chapelet dans les mains.

Le catafalque est placé au centre d'une petite chapelle privée du monastère situé au cœur des jardins du Vatican, où il vivait depuis sa renonciation en 2013. Un crucifix, un sapin de Noël et une crèche sont visibles dans l'arrière-plan.

« Nous confions le bien-aimé pape émérite Benoît XVI à la très sainte Mère (la Vierge Marie) pour qu'elle l'accompagne de ce monde vers Dieu », a déclaré le souverain pontife dimanche, lors d'une messe à la basilique Saint-Pierre de Rome.
Des cardinaux ont également prié devant le corps de Joseph Ratzinger.
Dimanche à la mi-journée, le pape a de nouveau rendu hommage à « ce fidèle serviteur de l'Évangile et de l'Église », à l'occasion de la prière hebdomadaire de l'Angélus. Il s'exprimait depuis la fenêtre du palais apostolique devant quelque 40 000 fidèles rassemblés sous le soleil, place Saint-Pierre. Il a ensuite observé un moment de silence.
Brillant théologien et fervent gardien du dogme, Benoît XVI, qui avait annoncé renoncer à sa charge à cause de ses forces déclinantes, s'est éteint paisiblement samedi matin. Ses funérailles se tiendront jeudi 5 janvier et seront présidées par son successeur, le pape François.

Les funérailles célébrées par le pape François pour son prédécesseur, à la tête de l'Église catholique de 2005 à 2013, constitueront un événement inédit dans l'histoire deux fois millénaire de l'Église catholique.
Benoît XVI sera inhumé dans une crypte de la basilique Saint-Pierre de Rome, a annoncé le Vatican.
« Le cercueil du souverain pontife émérite sera porté dans la basilique Saint-Pierre puis dans les grottes du Vatican (qui abritent les tombes papales) pour y être enterré », a précisé le service de presse du Saint-Siège dans un communiqué.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2023-01-01 21:33:01