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Denis Sassou-N’Guesso a regagné Brazzaville après un séjour de travail à Addis-Abeba

Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso a regagné Brazzaville, ce Dimanche 19 février 2023, après un séjour de travail à Addis-Abeba (Éthiopie).

Le numéro un congolais a pris part du 18-19 février au 36e sommet de l’Union africaine (UA).

Le président comorien Azali Assoumani a pris la présidence tournante de l’organisation à la suite du Sénégalais Macky Sall. Alors que l’économie du continent est durement frappée par les répercussions de la guerre en Ukraine, les chefs d’États souhaitent « accélérer » la mise en œuvre de la zone de libre-échange intercontinentale.

Pour le reste, les crises sécuritaires et alimentaires ont dominé les discussions.

Sur le papier, la zone de libre-échange continentale est entrée en vigueur en 2021. Mais la pandémie de Covid-19 a chamboulé sa mise en œuvre. Le commerce intra-africain ne représente pour le moment que 15% du total des échanges sur le continent.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-19 19:54:08

Route Mbinda-Mayoko : les bourbiers affectent la circulation

Dans plusieurs villes du département du Niari (sud), il est un fléau que les automobilistes détestent plus que tout : les bourbiers. Les esquiver, se révèle être parfois, un véritable parcours du combattant pour les chauffeurs, bien souvent exaspérés. La route Mbinda-Mayoko (25km) n’est plus entretenue depuis plusieurs années, et cela sous les yeux des autorités qui ne réagissent pas comme elles le devraient.

Les grandes pluies qui s’abattent présentent une succession de crevasses, bourbiers, trous impressionnants qui pour certains coupent presque la route en deux. La route Mbinda-Mayoko est devenue impraticable.

Le constat est accablant. Grand est le désarroi des usagers qui interpellent le gouvernement sur la nécessité de prendre les taureaux par les cornes pour mettre fin à ce calvaire quotidien aux conséquences socioéconomiques fâcheuses.

Voitures embourbées, amortisseurs endommagés, douleurs abdominales au quotidien, la liste des maux n’est pas exhaustive.

Les conducteurs de motos ont aussi quelquefois les pieds dans les bourbiers.

Ce n'est que de la terre battue sur 25 kilomètres.

L’urgence est réelle sur l’impérieuse nécessité de réhabilité la route Mbinda-Mayoko pour mieux fluidifier la mobilité des biens et de personnes.

Le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso a instruit le Gouvernement, lors du Conseil des Ministres du mercredi 1er février 2023 au Palais du Peuple, de procéder à l’entretien des pistes agricoles et rurales, voies de communication absolument essentielles à l’intérieur de notre pays.

Pour ce faire, le Gouvernement doit étudier les modalités d’abondement (une aide financière complémentaire) du Fonds routier. Partout, les paysans congolais peinent à évacuer leurs produits agricoles vers les centres de consommation. Cette situation est due au mauvais état des routes de desserte agricole.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-19 19:31:16

Congo : Donation de 4,6 tonnes de riz pour la cantine scolaire de l’école Jean Kibembé de Kinkala

WFP Congo – PAM (Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies en République du Congo) a fait don de 4,6 tonnes de riz pour la cantine scolaire de l’école Jean Kibembé de Kinkala dans le département du Pool, pour nourrir plusieurs élèves chaque jour ouvrable et tout au long du trimestre. Un don qui va permettre d’apporter une meilleure qualité de vie aux bénéficiaires qui pourront profiter d’une bonne nutrition et une bonne santé.

Au Congo-Brazzaville, tous les enfants ne mangent pas à leur faim. Bien que ce soit un droit fondamental, trop d'entre eux en sont hélas privés.

Le riz est un aliment universel. On en mange partout dans le monde, surtout les pays pauvres où c'est la nourriture de base.

Pour le donateur, manger du riz est une manière de se rapprocher symboliquement des élèves de l’école Jean Kibembé de Kinkala, d'être solidaire.

C’est prendre conscience que, pour de nombreux enfants, un bol de riz est trop souvent la seule nourriture quotidienne.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-19 11:43:55

Congo – Circulation routière : Le directeur commercial du supermarché Géant Casino décède dans un accident de la route

Alphonse Missengui, directeur commercial du supermarché Géant Casino de Brazzaville, est décédé, dans la nuit du vendredi 17 février 2023, dans un accident de la circulation, sur la route de la Corniche, à Brazzaville.

Le monde des affaires au Congo est en deuil. L’un de ses acteurs emblématiques, Alphonse Missengui est décédé dans un accident de la route. Les images de son accident témoignent de la violence du choc, entre sa voiture et un camion remorque garée sur la route.

Le véhicule d’Alphonse Missengui s’est encastré sous le poids-lourd chargé, avant de se déporter sur le coté, balancé par la poussée cynétique. 

La masse du véhicule en stationnement n’a pas permis d’atténuer l’énergie du choc et en a refoulée la violence sur le véhicule entrée en collision qui a quasiment été broyé à l’impact.

Même le coussin gonflable de sécurité, airbag, qui a pourtant fonctionné, a été crevé par le choc causé par les autres pièces de l’habitacle, livrant le conducteur à l’essentiel du choc de la collusion qui a provoqué de graves et mortelles lésions internes.

Cet accident pose une fois de plus, le problème de l’inobservation des règles élémentaires de conduite, sur les routes congolaises.

Il est vrai que le véhicule entré en collision, celui du directeur commercial de Casino, devait rouler à vive allure. Cependant, le véhicule à l’arrêt, sans doute en panne, n’a pas signalé sa situation de détresse au moyen d’un triangle, placé 150 mètres avant le véhicule (la distance du panneau avancé de couleur rouge et blanche), pour convier les autres usagers à plus de prudence, donc à ralentir et à freiner le cas échéant. 150 mètres sont suffisants, même à vive allure, pour amorcer une manoeuvre de freinage et freiner avant l'obstacle.  La nuit a aussi été un facteur de baisse de visibilité et donc de capacité d'anticipation.

D’autre part, sur un pont à haubans, l’arrêt et le stationnement sont strictement interdits. Depuis combien de temps ce véhicule était-il immobilisé à cet endroit?

Pour un camion ou tout autre véhicule en panne sur un pont à haubans, donc au tablier suspendu à des filins, le remorquage doit être initié le plus rapidement possible, sans compter le fait que le véhicule ainsi immobilisé, affecte un couloir devenu inopérant. Cela rend le trafic dangereux dans ce sens de circulation, du fait de l’étroitesse soudaine de la chaussée et de la configuration de la route sans bas-côté.

Et si d’aventure les autres usagers sont surpris de l’obstacle, la collision est inévitable et la gravité de l’accident est alors fonction de la vitesse de la voiture entrant en collision et du poids du véhicule à l’arrêt. Car lors du choc, l'énergie cinétique du véhicule est dissipée, en déformant les deux véhicules qui se transfèrent ladite énergie, ainsi qu’à leurs passagers.

Le choc est plus dangereux si l’un des véhicules est en stationnement et si encore il est plus lourd que le véhicule qui le percute, car celui qui percute encaisse alors toute l’énergie du choc.

Ancien président d’Unicongo (Union patronale et interprofessionnelles du Congo), l’une des organisations patronales les plus représentatives du secteur privé congolais, Alphonse Missengui est également ancien président du conseil d’administration de l’ex-S.n.d.e (Société nationale de distribution d’eau) devenue L.c.d.e (La congolaise des eaux).

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-18 18:06:46

Denis Christel Sassou-N’Guesso chez George Weah pour renforcer la coopération entre le Congo et le Liberia

Séjour fructueux à Monrovia pour Denis Christel Sassou-N’Guesso, ministre congolais de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé, séjour sanctionné par un tête à tête vendredi 17 février 2023 avec le Président George Weah. Un tête-à-tête qui vient une fois de plus traduire l’excellence des relations entre le Congo et le Liberia.

Plusieurs grands dossiers ont été abordés notamment, le renforcement de la coopération entre le Congo et le Liberia et plus largement sur la promotion de la coopération Sud-sud.

Pendant son séjour au Liberia, Denis Christel Sassou-N’Guesso s’est entretenu aussi avec la ministre Ruth Coker qui lui a présenté le Plan de développement du Liberia dont le secteur des infrastructures est l'un des piliers, comme c'est le cas pour le PND du Congo.

Les deux ministres ont eu, à ce sujet, un riche partage d'expérience.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-18 10:55:03

Conflit libyen : Denis Sassou N’Guesso pour une conférence nationale de réconciliation qui soit inclusive

Le processus de paix et les tentatives de stabilisation politique ne font que connaître échec sur échec. Les belligérants libyens du conflit en sont responsables pour une large part, tout autant que leurs parrains internationaux ; se renvoyant les uns les autres la responsabilité de l’échec d’une solution pacifique au conflit, les acteurs de ce dernier ont créé les conditions dans lesquelles s’inscrit la crise politico-sécuritaire que connaît actuellement la Libye. Le Président de la République, Président du comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye, Denis Sassou N’Guesso se montre optimiste quant au processus de paix. Il pense qu’il faut aller vers une conférence nationale de réconciliation qui soit inclusive.

«…Nous venons de tenir une bonne réunion qui nous conforte dans l’idée que nous partageons avec les lybiens celle qui consiste d’aller vers une conférence nationale de réconciliation qui soit inclusive », a déclaré Denis Sassou N’Guesso qui prend part à la 36e Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA) du 18 et 19 février 2023 à Addis Abeba, en Ethiopie.

Des « gouvernements parallèles », « un retour à la guerre civile », une « volatilité politique », « des affrontements armés dans Tripoli »… Plusieurs mois après la deuxième guerre civile libyenne (2014-2020), qui s’était achevée après de violents affrontements ayant vu s’affronter deux gouvernements concurrents - l’un à Tripoli, à l’ouest, l’autre à Tobrouk, à l’est -, la Libye s’enlise à nouveau progressivement dans un conflit politique et de plus en plus militaire.

La dernière guerre civile libyenne n’a, en effet, jamais été réellement terminée. S’inscrivant dans la continuité du vide politique laissé par la mort du colonel Khaddafi au terme de la première guerre civile, la suivante voyait s’affronter deux pôles politico-militaires majeurs : à l’est, le gouvernement de Tobrouk, soutenu par la Russie, l’Égypte, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, à la tête duquel se trouvait le maréchal Khalifa Haftar, chef de l’Armée nationale libyenne (ANL), et à l’ouest, le Gouvernement d’accord national (GNA) de Faïez el-Sarraj, basé à Tripoli et reconnu comme seul gouvernement légitime par la communauté internationale et soutenu par l’ONU, les Etats-Unis, le Qatar et la Turquie entre autre.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-18 09:59:56

Cherté de la vie à Brazzaville : Quand manger du poisson frais ou fumé devient un luxe

La plupart des ménages congolais avaient déjà été exclus du marché de la viande, aujourd’hui, on les prive du poisson frais ou fumé qui est le plus apprécié et dont le coût était abordable jadis. Dans certains marchés réputés moins chers comme Dragages ou Mbouemba,  au nord de Brazzaville, les ménagères tournent en rond. Difficile de se décider. Pour manger du poisson frais ou fumé, il faut débourser  10.000 FCFA pour minuscules silures appelés communément « Mabongo », 20.000 FCFA pour un tas de « Mboto », 5.000 FCFA pour trois poissons de « Makouala ». Même les prix d’un sac de foufou, du riz ou le manioc  sautillent comme des balles de tisse. Un temps abordable, le mois suivant il prend de l’aile. Le sac de foufou est passé en un mois de 35.000, 38.000 à 55.000 FCFA. Le sac de riz de 25kg est passé de 15.000 à 18.000 FCFA, un manioc coûte désormais 1.500 FCFA…

Désolation pour les petits ménages dont le poisson préféré a pris du plomb.

« A ce rythme, je vais faire la cuisine sans poisson à mes enfants, qu’est-ce qui va remplacer ce bon vieux maquereau dans mes sauces », s’exprime maussade une dame qui visiblement n’arrive plus à compter l’argent de son porte-monnaie. Elles sont bien nombreuses qui s’écrient devant une poissonnerie ou les étals face à l’enchère des denrées.

Difficile de croire en la politique de lutte contre la cherté de la vie menée par le gouvernement congolais. En effet, chaque jour qui passe est un nouveau jour de hausse sur les marchés. Une situation que les ménagères supportent de plus en plus mal.

Il est 10 à Brazzaville ce vendredi 17 février 2023, et à cette heure, tous les marchés de la capitale congolaise grouillent de monde. Nous nous faufilons parmi les commerçants et les clients pour être au parfum des dernières hausses des prix des denrées sur le marché.

Première escale, le marché Dragages. Sur son étalage,  une commerçante reconnaît que ces prix sont élevés néanmoins elle prend le soin de nous expliquer pourquoi les prix sont constamment à la hausse. « Je dois vous dire très clairement que la hausse ne dépend pas de nous. Seuls les grossistes qui viennent nous livrer en camion ont le monopole du prix. Ils proposent  le prix  des poissons frais ou fumés en fonction de la période et des espèces », nous indique dame Elenga.



Dans un contexte économique de plus en plus difficile, rares sont les familles  congolaises qui peuvent s’offrir le luxe d’un  poisson fumé ou frais. La raison est toute simple : le prix est trop élevé et ceux qui veulent se rabattre sur  la viande se heurtent aux prix imposés par les grossistes.


« Le panier de la ménagère n’existe plus, il s’est transformé en sachet de la ménagère »,  ironisent les femmes sur le marché qui ne savent plus à quel saint se vouer.

« Je suis venue avec 2 000 F au marché depuis 7 heures et à force de comparer le prix des denrées il est 12 h 15 ! Je risque de me retourner sans rien acheter parce que tout est devenu cher. Les mêmes provisions que vous faites lundi à 2 000 F vous les ferez dans une semaine à 2 500 voire 3 000 F. Il est de plus en plus difficile de manger » s’inquiète Mme  Marie-Rose.


A Brazzaville, de nombreuses familles ne cherchent plus à manger à leur faim. Juste le minimum deux (2) ou une (1) fois par jour pour « rester en vie ». Quand les difficultés frappent, on oublie la qualité pour penser quantité.

« Quand vous regardez une sauce tomate de 2023 et celles que nos mères cuisinaient en 1990 ou même avant, vous sentez la différence. Nos sauces sont juste de l’eau portée à ébullition avec quelques légumes. Les  Congolais mangent de plus en plus mal et nos autorités semblent ne pas se soucier de notre sort », estime Mme Prisca.

La question de la cherté de la vie dans le contexte socio-économique assez difficile qui est celui du Congo-Brazzaville mérite une attention particulière. Les autorités  congolaises doivent mener la lutte d’une autre manière et accepter d’abandonner leurs bureaux feutrés pour descendre sur les marchés pour toucher du doigt la souffrance des populations.

Le ministre du Commerce est vivement interpellé sur la hausse exponentielle du prix des denrées de première nécessité sur nos marchés.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-18 09:12:10

Congo : Le phénomène des élèves cascadeurs à Brazzaville, la police a du pain sur la planche

Le phénomène des élèves cascadant sur les toits des taxis bus fait boule de neige, depuis quelques temps, à Brazzaville et dans sa banlieue, où l’on peut voir des élèves en uniforme scolaire, gesticuler sur les toits des bus, bravant moult dangers et s’exposant à une mort violente.

Ils sont des centaines à cascader chaque matins sur les toits, les portières et les fenêtres des taxis bus, y faisant des acrobaties de tout genre pour certains et pour d’autres, c’est le lieu idoine pour montrer leur talent de rappeur ou de danseur de « Mopatcho ».

Malaise dans les transports en commun à Brazzaville : non seulement les taxis bus sont bondés, mais en plus la délinquance juvénile va crescendo.

Comment réagir face à cela ? Peuvent-ils être poursuivis ?

La problématique est là.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-18 08:19:00

Sassou-N’Guesso : « Le paternalisme moralisateur qui teinte encore trop souvent la relation de la France avec l’Afrique n'est plus accepté »

Réélu haut la main à la tête de son pays en mars 2021, avec 88,57% des voix, dès le premier tour, pour un quatrième mandat, le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, 79 ans, dont 39 au pouvoir, est l'un des dirigeants africains les plus anciens. À la veille du sommet de l'Union africaine (UA) qui se tient à Addis-Abeba ces 18 et 19 février, il a abordé avec Le Point Afrique des sujets importants qui accaparent l'attention des observateurs à un moment où l'Afrique, plus que jamais décidée à prendre son destin en main, est à nouveau au centre d'importantes rivalités internationales. Nous reprenons dans nos colonnes l’intégralité de cet entretien dans lequel le numéro un congolais aborde avec une clarté biblique l’évolution des relations entre la France et l’Afrique.

Le Point Afrique : Depuis les indépendances, les armées africaines ont joué un rôle déterminant dans la destinée des pays du continent. Comment expliquer qu'aujourd'hui, plus de 60 ans après les indépendances, des armées puissent continuer à faire et défaire les institutions, au Sahel ou ailleurs ?

Denis Sassou-N’Guesso : Les militaires doivent rester dans les casernes. Je suis foncièrement opposé aux coups d'État militaires. Ni Marien Ngouabi (son prédécesseur à la tête du Congo, assassiné en 1977) ni moi-même n'avons fait de coup d'État militaire. Nous étions insérés dans le dispositif des luttes politiques et révolutionnaires du Congo. Notre génération était vouée à la libération de nos pays. Tout en étant militaires, nous étions engagés dans le dispositif des luttes politiques au Congo, mais jamais nous n'avons caressé l'idée de coup d'État. En 1968, Marien Ngouabi est arrivé aux affaires dans le cadre des luttes politiques au sein du parti. Il en allait de même lors de ma désignation, en 1979.

La République centrafricaine, le Mali et le Burkina Faso deviennent le théâtre d'une guerre d'influence entre la France et la Russie. Ce nouveau paradigme de conflictualité entre puissances ne risque-t-il pas de déstabiliser encore davantage les pays africains les plus fragiles ?

C'est malheureusement souvent le cas, songez au sort de l'Afrique pendant la période de la guerre froide. Chez nous, la sagesse populaire dit que lorsque les éléphants se battent, ce sont les petits arbustes qui meurent. Si la description que vous faites est la bonne, si la Russie et la France ont fait de ces pays le théâtre de leur rivalité, il y a craindre que les plus faibles paient les pots cassés...

La présence d'une organisation comme Wagner dans certains pays africains est-elle un sujet de préoccupation ou relève-t-elle des choix souverains de chacun de ces pays ?

Wagner est présente en RCA. J'imagine que c'est le choix des autorités centrafricaines. Je ne sais pas si c'est aussi le cas au Mali et au Burkina Faso. Pour avoir été médiateur dans la crise centrafricaine jusqu'à la tenue des élections et l'arrivée du président Touadéra, j'ai suivi de très près la situation sur place. Jusqu'en 2016, Wagner n'était pas en RCA. Wagner est arrivée après le départ des troupes françaises de l'opération Sangaris. La France avait décidé, pour des raisons souveraines, de retirer ses 2 000 hommes de Sangaris, et c'est seulement après cela que Wagner est arrivée. Je ne tente pas de le justifier, je le constate.

Au début des années 2000, le tandem constitué par Alpha Oumar Konaré et Olusegun Obasanjo avait impulsé une forte dynamique politique à l'Union Africaine. L'organisation panafricaine avait adopté une doctrine ferme sur les atteintes à l'ordre constitutionnel et les conditions des transitions politiques, et on avait assisté à une diminution de la fréquence des coups d'État. Vingt ans après, cette doctrine est mise à l'épreuve au Mali, au Tchad, en Guinée-Conakry et au Burkina Faso. Partout, les leaders des transitions militaires cultivent l'ambiguïté et envisagent de se porter candidats aux élections. N'est-ce pas un échec ou un désaveu pour l'Union africaine ?

Je ne le pense pas. La doctrine reste valable. L'architecture de paix et de sécurité africaine repose sur les communautés économiques régionales comme la Communauté économique d'Afrique centrale (Ceac) ou la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao). Elle leur fait jouer un rôle important en matière de paix et de stabilité. Les coups d'État, quand ils se produisent, sont toujours suivis de mesures radicales interdisant aux juntes de siéger à l'Union africaine jusqu'au retour à l'ordre constitutionnel. La doctrine n'a pas varié. Les communautés économiques régionales mettent au pas, quand elles peuvent le faire, les auteurs de coups d'État. Leurs décisions s'accompagnent parfois de sanctions assez lourdes. On l'a vu dans le cas du Mali avec Cedeao. La doctrine de l'UA est une doctrine nécessaire et appliquée. Elle rencontre parfois des écueils, mais il serait illusoire de croire qu'elle pourrait empêcher complètement les coups d'État.

Une crise grave secoue vos voisins que sont la République démocratique du Congo et le Rwanda qui s'accusent mutuellement. Vous avez organisé, du 12 au 16 janvier, une réunion du Comité consultatif permanent des Nations unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale. Selon vous, quels sont les paramètres de la paix dans l'est de la RDC et y a-t-il une chance d'y arriver ?

Oui, je pense qu'il y a des chances d'arriver à la paix, puisque les deux organismes sous-régionaux, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, présidée en ce moment par le président angolais João Lourenço, et la Communauté des États d'Afrique de l'Est, présidée par le Kenya et le Burundi, ont pris en main la gestion de cette crise. Des initiatives sont engagées, des plans élaborés. Ils peuvent donner des résultats. D'ailleurs, le Kenya et le Burundi ont déjà envoyé des troupes à l'est de la RDC. Nous suivons et nous appuyons ces initiatives. Nous souhaitons que la situation ne dégénère pas, et que, par le dialogue et la négociation, on arrive à la fin des hostilités et surtout, au démantèlement de toutes milices. Pas seulement le M23, les autres milices aussi.

Donc aussi des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) composées en partie d'ex-génocidaires réfugiés dans l'est de la RD Congo ?

Oui, les FDLR, mais aussi les ADF, de tendance djihadiste, qui sont à la frontière ougandaise et également les milices Maï-Maï. Il faut une solution globale.

Avec l'Union africaine, vous avez tenté une médiation très risquée à Tripoli et à Benghazi, en mars 2011, puis vous avez multiplié les efforts à la tête du Comité de haut niveau sur la crise libyenne. L'organisation panafricaine peut-elle encore jouer un rôle en Libye ?

Nous ne perdons pas espoir. Lorsque nous avons vu la multiplication des ingérences extérieures, nous avons pu avoir le sentiment qu'on tentait de mettre l'UA sur la touche, mais lors du dernier Sommet de Berlin, la résolution finale a mentionné clairement son rôle et lui a confié la mission d'organiser la conférence de réconciliation inter-libyenne inclusive. Le Comité de haut niveau de l'UA s'attèle à l'organisation de cette conférence. La première réunion du comité préparatoire regroupant toutes les tendances libyennes, y compris les kadhafistes, vient de se tenir, à Tripoli, en présence de mon ministre des Affaires étrangères. C'est une avancée. Cette conférence pourrait créer les conditions pour des élections crédibles, transparentes et dont les résultats seraient acceptés par toutes les parties.

Concernant les relations entre l'Afrique et la France, nous avons assisté à un double mouvement assez paradoxal au cours de la dernière décennie. D'un côté, au Sahel notamment, il y a eu un ré-engagement stratégique et militaire français, qui a engendré, en réaction, une forte contestation dans certains segments de l'opinion publique africaine. D'un autre côté, on a assisté à un désengagement économique tout aussi spectaculaire des entreprises françaises. Quel pourrait et quel devrait être le rôle de la France en Afrique ?

S'agissant du cas malien, en 2013, pour la première fois, l'intervention de l'armée française avait été sollicitée et saluée par les États africains. Elle s'était faite à la demande du président malien de l'époque, Dioncounda Traoré, et elle avait permis de stopper l'avancée des djihadistes vers Bamako, de les faire refluer et même de les battre. La suite a été un peu plus compliquée, car en même temps, il y avait la situation à Kidal, les revendications de groupes touaregs, et un ensemble de problèmes relevant de la non-exécution des accords de paix d'Alger. Les troupes françaises et maliennes ont lutté ensemble contre les djihadistes avec des succès divers. Les contradicteurs ont commencé à se manifester ensuite, mais au départ, tout le monde avait salué l'intervention des troupes françaises. La relation de la France avec l'Afrique doit évoluer. Chacun le souhaite, les jeunes, mais aussi les plus anciens, comme les chefs d'État de ma génération. On aurait pu espérer que la France, qui connaît bien l'Afrique, mais aussi l'Europe, qui est le continent le plus proche, arrivent à nouer des relations de partenariat comportant des avantages réciproques et un respect mutuel. Je crois que le paternalisme moralisateur qui teinte encore trop souvent cette relation n'est plus accepté. Je pense qu'il est possible et même souhaitable qu'on arrive à des relations plus équilibrées de ce point de vue là...

Votre pays, le Congo, ainsi que les pays d'Afrique centrale, ont été des alliés sûrs de la France. Avez-vous ressenti une certaine forme d'ingratitude française ?

Je ne le dirais pas ainsi. Mais certaines réactions et certaines attitudes ont pu nous étonner. En 2016, le président Hollande devait venir à Kinshasa pour le sommet de la Francophonie. Avant son arrivée, je lui avais adressé une invitation en lui disant qu'il serait aux portes de Brazzaville, de l'autre côté du fleuve, et que nous serions heureux de l'accueillir chez nous, dans l'ex-capitale de la France libre. Il n'a pas daigné y répondre, même lorsque nous nous sommes vus brièvement à l'occasion de ce sommet. En 1982, j'avais adressé une invitation similaire au président Mitterrand, qui allait déjà à Kinshasa pour un sommet franco-africain. Il m'avait répondu sans se faire prier, en me disant : « Je ne peux pas être à Kinshasa et regarder Brazzaville par la fenêtre. » Concernant les visites de dirigeants français en Afrique centrale, c'est vrai que ces dernières années il ne s'est pas passé beaucoup de choses, même si le président Macron est venu à N'Djamena, aux obsèques d'Idriss Déby, et qu'il a récemment fait le voyage de Yaoundé. Maintenant, nous ne sommes pas naïfs, nous savons que les États n'ont pas d'amis permanents mais des intérêts permanents. Peut-être que certains intérêts s'opposaient à des relations politiques plus denses.

 

Vous avez souvent eu des rapports compliqués avec les dirigeants de la gauche française. Pourtant, vous-même avez un passé révolutionnaire. Vous avez été un chantre du non-alignement et un adversaire résolu du régime raciste de l'apartheid. Pensez-vous que ce malentendu s'explique par votre amitié avec Jacques Chirac, personnalité de droite ?

Je ne suis pas sûr de cela. Le problème vient davantage, me semble-t-il, de ceux qui s'érigent en donneurs de leçons, et qui, il faut bien le reconnaître, viennent souvent de certains milieux de la gauche française. Le président Omar Bongo, par exemple, entretenait lui aussi des relations intimes, presque familiales, avec le président Chirac, mais il entretenait aussi des relations plus qu'étroites avec nombre de personnalités de gauche. Quant à moi, mes relations avec Jacques Chirac remontent à bien avant son élection à la présidence. J'ai éprouvé des sentiments de sympathie, de fraternité, qui allaient au-delà de la politique. C'était un ami, un frère. J'ai dans mon salon plusieurs photos avec lui, y compris celle de notre dernière rencontre, rue de Lille, en 2018, quelques mois avant sa disparition.

Vos rapports avec Emmanuel Macron, au départ assez distants, semblent avoir évolué puisque le président français se rend à Brazzaville début mars ?

Avec le président Macron, notre relation n'a pas connu d'incidents particuliers. Je suis allé en France à deux reprises pour lui parler de la crise libyenne, une troisième fois, nous avons déjeuné en tête-à-tête. Je me suis aussi arrêté à Paris, récemment, à mon retour de Washington (en décembre 2022, NDLR) pour discuter écologie et climat. Je suis aussi venu aux célébrations du 11 novembre 2018 et au One Planet Summit de Paris. Et effectivement, je me réjouis que le président Macron vienne bientôt à Brazzaville. Le président Sassou-Nguesso n'était "pas d’accord avec la dénomination du « sommet » de Montpellier". "Qu’une rencontre avec quelques jeunes de la diaspora soit appelée, pompeusement, « Sommet Afrique France », appellation traditionnellement réservée aux sommets de chefs d’État, (lui) paraissait étrange"...

C'est vrai que je n'étais pas d'accord avec la dénomination du « sommet » de Montpellier. Qu'une rencontre avec quelques jeunes de la diaspora soit appelée, pompeusement, « Sommet Afrique France », appellation traditionnellement réservée aux sommets de chefs d'État, me paraissait étrange, je l'ai dit. On peut ne pas être toujours d'accord sur tout. Mais quand on exprime un désaccord, cela ne veut pas dire que nous sommes en crise.

Une enquête, publiée récemment dans le quotidien Libération, épingle une société, Orion Oil, basée à Kinshasa, mais possédée par un citoyen congolais, Lucien Ebata, et l'accuse d'être au cœur d'un système de détournements des revenus pétroliers de votre pays. Que pouvez-vous en dire ?

Je regrette qu'aujourd'hui encore l'Afrique suscite autant de fantasmes concernant des malversations financières. L'inconscient collectif est si prononcé que les citoyens français pensent que l'Afrique est un continent corrompu. Je crois dans la justice française et me tiens à sa disposition, ainsi qu'à la presse intéressée par ce sujet.

Le One Forest Summit doit être organisé les 1er et 2 mars à Libreville autour de la question de la préservation de la forêt du Bassin du Fleuve Congo, qui est à la fois un sanctuaire pour la biodiversité et le deuxième poumon vert de la planète, avec l'Amazonie. Vous y participerez. Qu'en attendez-vous ?

Dire que j'en attends quelque chose serait exagéré. Je suis allé à Copenhague, puis au sommet Rio + 20, à Paris, en 2015, j'ai assisté à pratiquement toutes les COP, et encore récemment à Charm el-Cheikh. On a beaucoup parlé et on n'a pas assez fait. Il se pourrait que l'on continue à faire des promesses qui ne seront pas tenues. À Copenhague, il avait été promis des dizaines de milliards de dollars aux pays africains pour les aider à atténuer les effets du changement climatique et financer le développement des énergies renouvelables. Nous n'en avons pas vu la couleur. S'agira-t-il d'une grand-messe de plus où l'on brassera des idées ? Ce ne serait pas très utile. J'attends de voir. Quant à l'attitude des pays industrialisés, on peut aussi s'interroger sur sa cohérence. On demande à l'Afrique de faire des efforts, de décarboner, et, en même temps, l'Europe a décidé à nouveau de recourir au charbon pour produire de l'électricité.

Votre itinéraire politique et diplomatique a été jalonné par des rencontres avec des grandes personnalités internationales. Quel a été le moment le plus fort dont vous vous souvenez ?

Sans doute, ma première rencontre avec Nelson Mandela, à Windhoek, en 1990, car elle était doublement symbolique. Je rencontrais Mandela pour la première fois, et c'était le jour de la proclamation de l'indépendance de la Namibie, qui scellait l'émancipation de la dernière colonie d'Afrique. Avec Mandela, nous avons assisté à la levée drapeau namibien, nous étions dans un stade, le soleil rougeoyait à l'horizon, c'était émouvant, c'était une forme d'accomplissement.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville/ Source Le Point Afrique

Créé le 2023-02-17 10:59:56

Protection et sauvegarde du bassin du Congo : Un devoir international qui appelle une mobilisation et une action commune (plaidoyer de Bruno FUCHS et Michel Innocent PEYA)

Considéré comme le deuxième poumon vert de la planète après l'Amazonie, le Bassin du Congo est au cœur de toutes les attentions, tant sa protection et sa sauvegarde ont un intérêt vital pour la planète car en fait de « poumon », celui-ci demeure sain. Deux personnalités investies dans le combat écologique, en l’occurrence l’écrivain-chercheur congolais Michel Innocent PEYA et le député français Bruno FUCHS cosignent la tribune que nous publions ci-dessous. Leur constat sonne telle une mise en garde, mais aussi une alerte face aux enjeux climatiques et à la nécessité de plus en plus urgente, de protéger le Bassin du Congo, à travers les différents mécanismes y afférents.

« Le bassin du Congo est le bassin versant du fleuve Congo, en Afrique centrale il s’agit du deuxième plus grand bassin fluvial du monde, après celui de l'Amazone. Il couvre 4 millions de km² où vivent 93,2 millions d’habitants avec des densités très variables selon les zones. Les experts estiment que, si les tendances démographiques se poursuivent, la population devrait encore doubler dans le bassin de 2010 à 2035, entraînant une aggravation de la pression foncière sur la forêt, éventuellement exacerbée par le dérèglement climatique.

Contigu à celui du Nil, le bassin du Congo, comme le bassin amazonien, abrite une des forêts tropicales denses les plus riches du monde en biodiversité.

On y trouve environ 10 000 espèces de plantes tropicales, dont 30 % sont endémiques. Les espèces menacées, comme les éléphants de forêt, les chimpanzés, les bonobos et les gorilles de plaine et mais aussi, plus menacés encore, ceux des montagnes peuplent ces forêts luxuriantes.

Au total plus de 400 espèces de mammifères, 1 000 espèces d’oiseaux et 700 espèces de poissons ont trouvé refuge dans la zone.

 

Ce joyau écologique, a aussi la particularité de concentrer en son cœur des « tourbières ». En effet, depuis 2017, une équipe de chercheurs du Royaume-Uni et de la République du Congo a annoncé la découverte d'une immense tourbière d’une taille équivalente à un quart du territoire français métropolitain dans le bassin du Congo. En plus d’être le plus grand complexe de tourbières tropicales, elles contiennent 20 fois la quantité de carbone émise par la combustion de ressources fossiles par les États-Unis, deuxième émetteur au monde. Ainsi les tourbières qui ne représentent que 3 % du territoire, sont à l’origine d’une captation de carbone à hauteur de 30 % de la séquestration naturelle de carbone. De fait, évoquer les puits de carbone convoque davantage à l’esprit de l’opinion publique les forêts que les tourbières ou autres herbiers marins qui pourtant en stockent bien plus !

La tourbière est un élément naturel précieux, une ressource fossile, résultant d’un processus de décomposition de matières organiques étalé sur des milliers d’années… Or ce que la nature a mis si longtemps à créer l’homme peut le détruire en un rien de temps s’il en méconnait les bénéfices.

La quantité de carbone accumulée serait alors rejetée, et les conséquences sur le réchauffement climatique seraient alors dramatiques, voire irrémédiables.

Aujourd’hui plus que jamais, les chefs d’État de l’Afrique centrale ont compris à la fois l’importance du bassin du Congo mais aussi la dangerosité de la tourbière qu’il renferme, et se sont engagés en faveur de la protection de l'environnement et de la préservation de cet écrin de biodiversité. Ils ont ainsi mis en place plusieurs initiatives pour sensibiliser les citoyens à l'importance de l'environnement et pour encourager les activités économiques durables. Face à la poussée démographique, les chefs d’État africains ont compris le rôle fondamental de l’éducation de la population, la nécessité d’impliquer les populations aux programmes de conservation et celle de leur faire bénéficier des fruits économiques de cette conservation.

Face au besoin urgent de protéger le bassin du Congo, les Etats composants la sous-région ont décidé d’agir de concert. L'une des initiatives les plus importantes est le Fonds Bleu. Un fonds international de développement durable axé sur la protection de l'environnement et la préservation de la biodiversité dans le bassin du Congo.

Les éffets néfastes de la nature en furie, se ressentent avec autant de violence, telle une bombe ferait ses effets. À l'instar des autres parties du monde déjà soumis aux aléas climatiques dévastateurs, en 2022 l'Europe a connu des inondations qui ont fait de nombreuses victimes, puis un été meurtrier avec de nombreux feux de forêts, suivi d'un hiver rigoureux. Comme si tout cela ne suffisait pas, monde assiste impuissant aux effets du tremblement de terre en Turquie et en Syrie, avec outre les destructions matérielles qui se chiffrent à des dizaines de milliards de dollars, plus de 40000 victimes.

Le Fonds Bleu a mis en œuvre plusieurs projets de protection de l'environnement dans les régions côtières, notamment la restauration des écosystèmes côtiers, la protection des mangroves, la lutte contre la pollution marine et la mise en place de programmes de gestion durable des zones considérées. Ainsi les mangroves qui ne représentent 1 % du total des forêts tropicales à l’échelle mondiale, constituent, en réalité, des écosystèmes indispensables fournissant un large éventail de biens et services essentiels aux espèces, mais aussi à nos sociétés, allant de l’offre de nurseries aux populations juvéniles de poissons et crustacés, de la stabilisation de la côte, au stockage de carbone. Or, elles sont pourtant encore trop souvent sacrifiées au profit d’activités économiques à court terme.

La préservation de l’environnement est un défi majeur de notre époque. La protection de la nature est de plus en plus considérée à juste titre, comme une priorité pour les gouvernements et les citoyens du monde. Mais aujourd’hui, face à la menace qui pèse sur le bassin du Congo, les pays francophones d'Afrique centrale ne peuvent plus mener seuls cette bataille pour les générations futures.

Le monde francophone, fort de ses 88 États membres, comme l’Union Européenne ou l’ONU, doivent pouvoir jouer un rôle important dans ce défi majeur en se mobilisant autour de grands projets écologiques.

Comment, alors que le joyau écologique du monde francophone qu’est le bassin du Congo est en péril, les Organisations Internationales pourraient-elles rester spectatrices pour ne pas dire indifférentes ?

La protection de ces écosystèmes est cruciale pour la préservation de la biodiversité, la régulation du climat et la fourniture d'eau potable pour des millions de personnes. Cependant, l’objectif de protéger ces régions ne peut pas être poursuivi par un seul pays ou une seule organisation. Elle nécessite une collaboration internationale et une action coordonnée. C'est là que l´Organisation Internationale de la Francophonie et ses institutions, ou toutes autres organisations internationales pourront faire une différence significative.

Nous pourrions, dans le cadre de la Francophonie, tenter de rassembler les pays membres autour de cet objectif commun et mettre en œuvre des solutions communes et interétatiques innovantes pour sa protection. Nous devons mettre en commun nos retours d’expériences et nos connaissances pour mieux comprendre les défis auxquels nous sommes confrontés et trouver des solutions durables pour les surmonter.

On pourrait aussi imaginer à court ou moyen terme, que l'espace francophone puisse utiliser son rôle économique pour soutenir les initiatives en faveur de l'environnement. Les entreprises francophones ou africaines pourraient investir dans les technologies respectueuses de l'environnement et les solutions énergétiques durables pour aider à protéger le bassin du Congo.

La francophonie, prise en son volet économique, pourra également soutenir ces initiatives en encourageant les investissements écologiques et en mettant en place des politiques favorables ou innovantes comme des Solutions Fondées sur la Nature (SFN). Les SFN qui sont définies par l’UICN comme “les actions visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité” représentent une alternative économiquement viable et durable. Souvent moins coûteuse à long terme que des investissements technologiques ou la construction et l’entretien d’infrastructures lourdes, elles apportent des réponses efficaces aux défis de société tels que la lutte contre les changements climatiques ou la gestion des risques naturels.

Enfin, la francophonie doit miser sur un levier de premier ordre : sa jeunesse. Car la francophonie est vivante et sa jeunesse est pleine d’espérance et d'envie d'agir pour préserver son futur. Charge alors, à nous, les intellectuels, les institutions, de pouvoir sensibiliser les citoyens aux enjeux écologiques sur l’ensemble du territoire que nous avons en partage et sur les menaces qui pèsent sur le bien commun que constitue, notamment, le bassin du Congo. Nous devons faire de la protection de l'environnement une des priorités des différentes organisations internationales.

Dans cette aire de défis, où les menaces climatiques sont de plus en plus fortes, la Francophonie et toutes les Organisations Internationales doivent pouvoir relever le défi environnemental en œuvrant pour une politique écologique commune et globale, avec des moyens financiers agiles pour accélérer la transition écologique, et protéger les écosystèmes d’équilibre majeur et leur biodiversité, véritable capital de l’humanité. »

 Journaliste de formation, Bruno FUCHS est un homme politique français. Membre du Mouvement démocrate (MODEM), il est député dans la 6e circonscription du Haut-Rhin. Il siège au sein du groupe MoDem à l'Assemblée nationale.

Bruno FUCHS est également conseiller d'Alsace depuis 2021. Secrétaire générale de l’assemblée parlementaire de la francophonie, Bruno FUCHS qui plaide pour une francophonie du multilatéralisme, est fortement impliqué sur les questions écologiques.

Docteur en Sciences de Gestion, Michel Innocent PEYA est titulaire d'un PhD en Environnement et Développement durable et détenteur d'un diplôme d'Expert en Environnement et Développement durable.

Écrivain-chercheur engagé, il est l'auteur de plus d'une vingtaine de publications. Nombreux de ses ouvrages sont consacrés à la lutte mondiale contre le dérèglement ou le réchauffement climatique, qui constituent une menace susceptible de priver l'humanité d'un avenir radieux.

L'auteur, convaincu et séduit par le combat écologique du Président de la République du Congo, s'est investi pour relayer, voire expliquer, la quintessence, la portée, la valeur et les contours ainsi que les détails de la proposition relative à l'afforestation de Denis SASSOU N'GUESSO, écolo-combattant, pour juguler les multiples conséquences catastrophiques du réchauffement climatique.

Bruno FUCHS et Michel Innocent PEYA

Créé le 2023-02-17 10:07:55

Brazzaville : La chasse aux voitures ventouses et aux épaves est ouverte

Est-ce la fin des épaves et des voitures ventouses à Brazzaville ? Voitures volées, incendiées, saccagées, volontairement abandonnées, ou carcasses transformées en réserve de pièces détachées : la capitale congolaise recenserait plus de 500 véhicules hors d'usage. La municipalité affiche en tout cas sa volonté de leur faire la chasse. Véritable problème d'insalubrité et même d'esthétique, le député maire de Brazzaville, Dieudonné Batsimba, a décidé de prendre le taureau par les cornes en organisant l'enlèvement des épaves dans toute la ville.

Dieudonné Batsimba n'en finit pas de tenter de nettoyer la ville de ces épaves qui occupent les ruelles et avenues de Brazzaville et qui offrent un spectacle triste et peu rassurant aux habitants.

Il est difficile de circuler dans la capitale congolaise sans croiser les épaves de voitures en bordure de route. Une situation qui parfois obstrue les voies et gène le passage des piétons, et même des automobilistes. Le constat est plus qu’amère.

Doit-on parler de négligence ou de manque de fonds nécessaires destinés à déguerpir de ces vieilles voitures qui encombrent les voies publiques ?

Actuellement, plusieurs véhicules sont dans le collimateur dans le premier arrondissement Makélékélé, première étape de cette opération qui va se poursuivre sur toute l’étendue de la ville capitale pour mieux assainir la ville.

Une campagne de sensibilisation contre les voitures ventouses et les épaves sur le domaine public a été lancée dernièrement afin de rendre la capitale congolaise plus propre.

Une initiative louable, mais qui n’en ai pas à son premier coup d’essai.

Depuis plusieurs années, les différentes équipes qui se sont succédées à la tête de la Mairie de Brazzaville ont souvent initié de telles opérations coup de poing. Mais les véhicules abandonnés, en réparation et d’épaves ont toujours repris le droit sur le domaine public.

Dieudonné Batsimba a-t-il trouvé la bonne recette pour enrayer ce phénomène ?

Accordons-lui tout de même le bénéfice du doute.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-17 09:02:30

Cemac : les prix des produits agricoles exportés augmentent de 1,6% au 4e trimestre 2022 grâce à la demande mondiale

Après un fléchissement de 4,9% au 3e trimestre 2022, les prix des produits agricoles exportés par les six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale) sont repartis à la hausse au cours du 4e trimestre. « L’indice a progressé de 1,6 % », souligne la banque centrale des pays de la Cemac (Beac) dans son Indice global des produits de base (ICCPB) exportés.

Cette tendance haussière, apprend-on, « s’explique par l’amélioration des perspectives de remontée de la demande mondiale de certains produits, en l’occurrence le cacao, le riz et la banane et, dans une moindre mesure, l’huile de palme et le caoutchouc, du fait de la reprise de la demande chinoise (premier importateur mondial de l’huile de palme et du caoutchouc) ».

Pour rappel, l’ICCPB est un indice fondé sur les cours de 20 produits de base exportés par les pays de la Cemac, représentant 90% des valeurs des exportations de cette communauté.

Le panier se décompose en cinq grandes catégories : produits énergétiques, métaux et minéraux, produits forestiers, produits agricoles et produits de la pêche.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-16 18:04:18

Mode : Léon-Juste Ibombo ambassadeur du Made in Congo enflamme le web

Léon Juste Ibombo, ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Économie numérique, défend le "Made in Congo" en abacost col Mao sur-mesure, et enflamme le web.

Que ne ferait pas Léon Juste Ibombo pour défendre la créativité de la jeunesse congolaise ?

Sur une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Économie numérique, fait gratuitement la publicité d’un jeune couturier congolais.

«Leme & Co haute couture made in Congo ! C’est ça la jeunesse qui ose. Vive la jeunesse congolaise décomplexée », lance Léon Juste Ibombo avec joie dans cette vidéo de 41 secondes.

Il exhorte également ses collègues ministres de soutenir le jeune couturier.

Le message a littéralement enflammé les réseaux sociaux. Des dizaines de messages commentent la vidéo, parfois avec des propos moqueurs.

A Brazzaville, dans les quartiers populaires et en banlieue, on peut observer parader des Congolais aux allures chics, portant des complets signés Thierry Mugler et chaussés de John Lobb, JM Weston… Pour la plupart issus d’une jeunesse congolaise populaire, ils forment des clubs où il s’agit de briller dans des costumes griffés par des grands couturiers étrangers et arborer un assortiment savamment composé de tenues et d’accessoires. Le but ultime étant de ressembler aux « grands de ce monde ».

Le costume du sapeur devenant l’instrument d’une émancipation, un outil d’autodétermination, une question d’identité, de liberté et de représentation de soi, Léon Juste Ibombo veut juste derrière cette vidéo : encourager les Congolais et tous les sapeurs à acheter des produits "Made in Congo" et à promouvoir le travail des créateurs, stylistes et couturiers congolais qui ne cessent de révolutionner la mode et nous font tantôt rêver, tantôt saliver, tantôt pousser des ailes.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-16 17:52:48

Union Africaine : Denis Sassou-N’Guesso a quitté Brazzaville pour Addis-Abeba

Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso a quitté Brazzaville, ce jeudi 16 février 2023, pour Addis-Abeba.

Dans la capitale éthiopienne, le chef de l’Etat prendra part au 36e sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA).

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-16 14:18:18

Congo : Malgré les menaces subies, il appartient aux journalistes de défendre leur liberté et de protéger leur profession (Pascal Tsaty Mabiala)

«Sans liberté de la presse, la démocratie ne peut survivre », disait António Guterres, le chef de l’ONU. Le Premier Secrétaire de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS/ opposition), Pascal Tsaty Mabiala a déclaré mardi 14 février 2023, lors de la présentation des vœux de nouvel an aux acteurs de la presse nationale et internationale, que « malgré les menaces subies, il appartient aux chevaliers de la plume et du micro de défendre leur liberté, de protéger leur profession et d’en être fiers ».

«Loin de nous conformer à une simple tradition séculaire, ces vœux expriment une vraie reconnaissance de votre part au service de la démocratie. Votre noble profession participe en effet d’une manière décisive à la formation de l’opinion publique. En tant que quatrième pouvoir, vous avez la haute charge et l’impérieux devoir de garantir et de promouvoir la démocratie et d’imposer chaque jour votre espace de liberté quel qu’en soit le prix. Sachez donc, que le silence de la presse ou son inaction est un recul de la démocratie, mieux la stagnation de la Nation », a déclaré le patron de l’opposition congolaise, avant de leur souhaiter les vœux de meilleurs et de réussite.

Pascal Tsaty Mabiala a salué également la bravoure et le professionnalisme des journalistes qui se battent au côté du peuple, au nom de la raison, de la justice et du respect des valeurs éthiques et morales.

Recul de la liberté de la presse

L’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) rapporte qu’au cours des cinq dernières années, 85% de la population mondiale a connu un recul de la liberté de la presse au niveau national.

C'est l’effet d’attaques de plus en plus nombreuses contre les journalistes, victimes de harcèlements en ligne et de technologies de surveillance, de détentions plus fréquentes, d’utilisations abusives des lois anti-diffamation, de procès visant à museler la presse.

Pire encore : entre 2016 et la fin de 2021, 455 journalistes ont été tués pendant l’exercice de leur travail ou en raison de leur métier.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-16 12:48:21

Coupe de la CAF : Jean-Dominique Okemba affrète un avion pour les Diables Noirs, un geste très apprécié par les férus du football

Le vice-amiral Jean Dominique Okemba, secrétaire général du Conseil national de sécurité, continue d’améliorer ses relations avec cette équipe qui représente aujourd'hui les couleurs du Congo. Il a financé un vol en faveur des Diables Noirs pour son match contre DC Motema Pemba à Luanda en Angola ce dimanche 19 février 2023. Un match délocalisé, aucun stade à Kinshasa n'ayant été homologué par la CAF.

Le manque de moyens financiers est un autre facteur important qui affecte les clubs de football au Congo-Brazzaville.

C'est la deuxième fois que le ministre conseiller spécial du Président de la République, soutient financièrement les Diables Noirs.

Récemment, JDO a remis gracieusement 5 millions de FCFA aux Diables Noirs à l’occasion de leur match contre Rivers united du Nigéria, le 12 février dernier au stade Alphonse- Massamba-Débat de Brazzaville. Score final, 3-0.

Un départ de rêve précieux avant d’affronter, le 19 février à l’extérieur, un adversaire aussi sérieux que le Daring club Motema Pembe (DCMP) de Kinshasa, dans le cadre de la deuxième journée de la Coupe africaine de la Confédération.

Ce geste philanthropique a été un véritable ouf de soulagement pour les Diables Noirs, qui découvrent la phase de groupes d’une compétition africaine.

Les Congolais ont toujours évoqué le caractère social et humaniste lui ayant valu le surnom de "Mora Nzambe", littéralement semblable à Dieu / homme du cœur, sensible et dévoué à l’amélioration des conditions de vie de ses compatriotes.

Un geste qui force respect et admiration.

Un exemple à suivre tout simplement pour tirer le sport congolais vers le haut.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-16 09:39:47

Brazzaville : Des tables-bancs volées à l’école primaire A.A. Neto, les élèves écrivent par terre

Tout n’est pas rose pour l’école primaire Antonio-Agostinho Neto (A.A.N.), dans le sixième arrondissement de Brazzaville, Talangaï, d’aborder avec aisance les cours. À l’origine, les tables bancs ont été volés par des personnes malintentionnées. Une situation qui n’arrange pas tellement l’évolution de cet établissement scolaire qui forme les futures cadres du pays.

Selon certaines sources, il y a des motos-tricycles (Kavaki) qui transportaient nuitamment les tables-bancs en direction d’une école privée de la place. Des responsables de l’école seraient impliqués.

Actuellement, les services habiletés sont à pied d’œuvre pour tirer la situation au clair.

Vivement que ceux qui se livrent à ce genre de comportement arrêtent et aident plutôt ces établissements pour le bien de la population Congolaise.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-15 21:31:46

Hommage : Denis Christel et Claudia Ikia Sassou N’Guesso honorent le Grand Kallé Jeff à Kinshasa, 40 ans après sa disparition

Denis Christel et Claudia Ikia Sassou N’Guesso ont honoré, au cours d'une messe d'action de grâce organisée le 11 février à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), les 40 ans de la disparition de Grand Kallé Jeff, le symbole de toute une époque, l'auteur du tube Indépendance Chacha, un des pionniers de la musique moderne africaine.

«J'ai eu le privilège de faire partie des nombreuses personnalités conviées à cette manifestation, consacrée à cette grande figure qui a profondément marqué la culture et qui est reconnue comme le père de la musique congolaise moderne », a écrit Denis Christel Sassou N’Guesso sur son compte Twitter.

« Nous avons, en amont et au cours de cette messe, eu l'opportunité d'en apprendre un peu plus sur cet homme dont la renommée musicale a dépassé les limites de notre continent. Ce fut un moment de grande inspiration », a-t-il ajouté.

On rappelle que le 11 février 1983, s'éteignait à Kinshasa, dans le dénuement total, l'un des plus prestigieux musiciens africains dont la carrière reflétait tout l'esprit d'une époque. Tshamala Kabassele Joseph Athanase, alias "Grand Kallé" est né le 16 décembre 1930 à Matadi, ville portuaire (aujourd'hui en RDC), l'année même de la première grève des marins congolais.

Peu après sa naissance, ses parents s'installent à Kinshasa où le jeune Kabassélé fait des études primaires et secondaires. La musique a toujours joué pour Kabassélé un rôle important. Très jeune, il fait partie des chorales paroissiales. A 19 ans, il s'engage totalement dans la chanson, anime les séances publiques et veillées mortuaires puis est engagé dans l'OTC (Orchestre de Tendance Congolaise) de Georges Doula et sort ses premières œuvres et succès Chérie Loboga, Para Fifi...

En 1953 il fonde l'orchestre African Jazz avec lequel il va révolutionner la musique congolaise. Il écarte la rumba piquée, la mazurka et autres danses à la mode et opte désormais pour la rumba, la samba. Il est aussi le premier musicien à introduire les tumbas, les trompettes et instruments électroniques dans son groupe. Dans ce célèbre orchestre, il fait venir un jeune chanteur qui deviendra rapidement célèbre, Tabu Ley Rochereau. Jusqu'en 1963 Grand Kallé et l'African Jazz figurent parmi les artistes les plus populaires d'Afrique.

Chef d'orchestre, chanteur, compositeur, impresario, sa personnalité ne cesse d'évoluer. Il crée en 1960 sa propre maison de disques, Surboum African Jazz, qui devient un véritable tremplin pour les musiciens du nouveau courant musical congolais et envoie les meilleurs orchestres enregistrer dans les meilleurs studios de Bruxelles. Il est la première vedette africaine à se produire en Belgique et ce, à l'occasion de la fameuse Table ronde au cours de laquelle devait se décider l'avenir de l'ex-Congo Belge.

A partir de 1960, le ton et le son changent : Kabasselé s'est métamorphosé en artiste engagé, lumumbiste. Lors de la fameuse Table ronde, il crée Indépendance Chacha, un des plus grands succès de la musique africaine, ainsi que Bilombe ba gagné (Les meilleurs ont gagné), Lumumba, Congo se ya biso... Lors du sommet de l'OUA à Kinshasa en 1967, Kabassélé offre à chaque chef d'Etat présent, un 45 tours renfermant une chanson-hommage à son pays.

Mais son engagement pour la paix et l'unité africaine n'a pas été compris, surtout après la mort de Patrice Lumumba. Abandonné en 1963, après une tournée triomphale en Afrique de l'Ouest, par tous ses musiciens qui sont allés formés l'African Fiesta, Kabassélé est traqué et surveillé de toutes parts. Il s'exile alors à Paris où il crée l'orchestre African Team aux côtés de talentueux musiciens tels que Manu Dibango, Jean Serge Essous... mais l'expérience tourne court. Kallé se retrouve seul, sans orchestre, sans fortune, séjourne un peu partout en Europe et dans plusieurs capitales africaines, retourne au Zaïre mais de nouveau déçu, retourne en France. Il finit par revenir à Kinshasa où il meurt à l'âge de 52 ans.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-14 09:34:56

Congo : Manucure, pédicure - Quand l'esthétique gagne les rues de Brazzaville

Nos pieds sont trop souvent les grands délaissés de notre routine de soins. Rien de mieux qu’une pédicure faite par des professionnels afin de leur redonner toute l’attention qu’ils méritent. Pour les chouchouter, les soins ne se font plus seulement dans les salons de beauté à Brazzaville. Avec 1000 F ou 2000 F CFA et pour à peine cinq minutes, le client a des ongles propres et taillés à volonté. Et le jeune esthéticien ambulant, Christian, 21 ans, de nationalité congolaise, continue sa tournée. Ce spécialiste d'un genre nouveau arpente de plus en plus les rues de la capitale congolaise depuis deux ans. Dans les marchés, chez des particuliers et même à bord de véhicules, ce jeune habitant du quartier la Base, sur la route de la Mairie de Mfilou-Ngamaba, dans le 7e arrondissement de Brazzaville, assis face à ses clients, offre des services de manucure et de pédicure.

Christian parcourt la ville de Brazzaville chaque jour, à la quête d'éventuels clients. L'attirail du parfait esthéticien ambulant se résume à quelques ciseaux, un morceau de chiffon, une petite boîte en plastique contenant un liquide moussant et une grande paire de pinces…

Depuis deux ans, il est visible et présent dans les rues de la capitale congolaise.

Rencontré dimanche après-midi au quartier Batignolles dans le Sud ouest de Brazzaville, Christian a accepté de lever un coin de voile sur ce métier qui lui permet de joindre les deux bouts.

«Je demande juste 1000 FCFA pour le vernis simple sur les deux mains et les deux pieds, et 1000f à 2000f pour la pause des faux ongles », nous a confié le jeune esthéticien ambulant, sourire aux lèvres.

Après deux ans, il affirme ne pas se plaindre d’avoir opté pour ce métier de manucure-pédicure. Car, il lui rapporte quotidiennement en moyenne plus de 10.000 F CFA. Ce qui lui permet de subvenir à ses besoins, ainsi qu'à ceux de sa famille.

Christian qui exerce cette activité avec force et détermination, trouve qu'elle nourrit son homme.

Si la pédicure-manucure se fait avec beaucoup de soins et d'attention dans les salons d'esthétique, ce n'est toujours pas le cas chez ces "coupeurs d'ongles".

Le matériel utilisé est parfois vieux, mal stérilisé ou pas stérilisé du tout.

Malgré cela, certains clients habitués de ces manicures- pédicures particulières, trouvent qu'il n'y a rien à craindre.

Selon Tercia, « deux fois dans la semaine, Christian viens me faire tailler les ongles à la maison. C'est un connaisseur et il ne m'a jamais blessé ».

Il lui retire à l'aide d'une pince les cuticules qui bordent ses ongles avec une précision chirurgicale. Tercia aura droit à tout ou presque.

Un moment de réconfort pour ses pieds, ce qui les débarrasse de leurs peaux mortes. Les ongles de Tercia profitent ensuite d’un soin des cuticules, et à la fin, un modelage relaxant et nourrissant à la lavande lui permet de retrouver le confort d’une peau douce et souple.

«Que voulez-vous qu’on fasse quand la misère fait rage ? Nous voyons très bien les salons de pédicure-manucure. Mais avec le coût exorbitant de leurs soins, nous sommes obligés d’avoir recours à ces coupeurs d’ongles ambulants qui nous font la pédicure-manucure à 1000 F CFA », a ajouté Tercia avec humour.

Pour éviter d'éventuelles contaminations, les clients doivent exiger des mesures hygiéniques plus rigoureuses. Ne dit on pas que mieux vaut prévenir que guérir ?

On rappelle que plus de la moitié de la population brazzavilloise a moins de 18 ans. La plupart sans éducation ni formation.

Nombreux sont devenus des « Bébés noirs » ou « Kuluna » pour fuir les abus et la pauvreté.

L’exemple de Christian, devrait faire école car : « Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens. », Tout métier a une valeur et requiert des qualités chez le travailleur.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

 

 

Créé le 2023-02-13 10:11:46

Congo – Coupe de la CAF : Les Diables Noirs s’imposent à domicile

Pour leur entrée en lice dans le groupe B de la Coupe de la Confédération africaine, dimanche à Brazzaville, les Diables Noirs ont battu l’équipe nigériane de Rivers United, 3 buts à 0. La victoire de l’équipe congolaise s’est dessinée en première mi-temps.

Il n’y avait pas véritablement foule au stade Alphonse Massamba-Débat dimanche, tant les congolais ont été habitués ces derniers temps, aux contreperformances de leurs équipes, même à domicile.

Pourtant, en dépit des gradins clairsemés, les Diables Noirs, tout de jaune vêtus,  ont foulé la pelouse avec une motivation inhabituelle, qui s’est traduite par leur engagement, d’entrée de jeu.

Ceux qui avaient fait le déplacement à ‘’Massamba-Débat Stadium’’ ont vu une équipe alerte, qui a étalé un football de grande classe, avec une harmonie offensive exprimée sur toutes les lignes.

Après avoir pris la mesure de leur adversaire, les Diables Noirs ont exploité les failles de celui-ci.

Trois buts en moins de dix minutes, les Diables Noirs les ont enfilés telles des perles, en première mi-temps.

30ème minute, Carla Wunda ouvre la marque pour les Diables Noirs, suite à un corner de Domi Massoumou. Deux minutes après, Jaures Ngombe a doublé la marque. Huit minutes avant la mi-temps, alors que l’on joue la 37ème minute, Domi Massoumou marque à son tour d’un tir tendu des 11 mètres, depuis le point de penalty, pour donner une avance de 3 buts aux Congolais, à la mis-temps.

Ebube Duru a manqué l’occasion de réduire l’écart pour les Rivers United à la 57ème minute, l’unique occasion nette de but de l’équipe nigériane.

En deuxième mis-temps, les Diables Noirs ont verrouillé, pour l’emporter 3 buts à 0.

L’autre match du groupe B s’est terminé par un match nul 0-0 à Abidjan entre l’ASEC Mimosa et le DC Motema Pembe.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-12 23:14:04

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