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Moungoundou-Nord : Le sous-préfet Adrien Mavoungou distribue gratuitement des paniers de denrées alimentaires aux veuves et aux veufs

Au Congo-Brazzaville, il est devenu rare de mourir de faim. Pourtant, une frange importante de la population n’arrive toujours pas à se nourrir correctement. La hausse des prix, les difficultés de la vie précipitent des familles ou des personnes en rupture familiale dans un système de dépendance pour survivre. À cette urgence alimentaire qui s’accroît d’année en année, la distribution de denrées ne répond que trop partiellement. A Moungoundou-Nord dans le département du Niari (sud), le sous-préfet, Adrien Mavoungou multiplie les efforts pour soutenir les familles nécessiteuses. Le bienfaiteur se focalise sur l’amélioration de la qualité de vie des veuves et des veufs. Ce cœur charitable axe son plan d’action sur le social et la solidarité. Le samedi 31 décembre 2022, il a procédé à la distribution de plusieurs paniers de denrées alimentaires au profit des veuves et des veufs des deux quartiers (Binanga et Songola) que compte le chef-lieu de sa circonscription.

Cette aide précieuse et solidaire porte sur la distribution de paniers de biens de première nécessité.

Chaque panier contient une semaine de vivres (poissons salés, riz, huile, tomate,...).

Cette opération intervient en droite ligne des hautes orientations du Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, visant à prendre soin des personnes démunies et économiquement faibles. Elle vise également à consacrer les valeurs de coopération et de solidarité sociale avec cette catégorie des personnes en situation de précarité.

«Merci au sous-préfet Adrien Mavoungou d’être toujours à l’écoute et présent pour les populations de Moungoundou-Nord », nous a confié un bénéficiaire, les étoiles dans les yeux.

Cette distribution alimentaire a permis de gérer l'urgence et de satisfaire le besoin élémentaire de se nourrir, tout en donnant aux veuves et aux veufs de Moungoundou-Nord le droit à une alimentation de qualité et équilibrée.

Il s'agit en effet d'une aide d'urgence attribuée gratuitement.

L’opération a eu lieu en présence des deux chefs de quartiers et les deux commandants de la Force publique locale.

«Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir (Actes 20, 35) ». Ce verset biblique correspond tout à fait à l’idée que l’on se fait de la morale chrétienne. Des générations successives se sont saisies de cette invitation, en la prenant pour loi, faisant de la charité un devoir.

Un geste symbolique qui force respect et admiration. Un exemple à suivre tout simplement !

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-01-01 14:58:11

Congo – Réveillon d’Armes : Le chef suprême des Armées instruit la Force publique sur la lutte contre les délinquances multiformes

Il est de tradition pour les Forces Armées, qu’à la fin de l’année, le chef suprême des Armées, rencontre le commandement et la troupe afin de recevoir d’eux, le rapport de la Force publique ainsi que l’acte de dévouement. À son tour, le chef suprême des Armées leur transmet les orientations pour la nouvelle année. En ce réveillon d’Armes du 31 décembre 2022, Denis Sassou Nguesso a interpellé la Force publique dans son ensemble sur l’éradication du grand banditisme urbain ainsi que sur la discipline qui doit régner en son sein.

Le Grand Quartier Général des Forces Armées congolaises a abrité le 31 décembre 2022, la cérémonie du réveillon d’Armes. Le commandement des Forces Armées congolaises et les troupes de la garnison de Brazzaville se sont donnés rendez-vous autour du chef suprême des Armées.

Officiers, sous officiers et hommes de rangs affichaient la superbe dans leur tenue d’apparat aux cotés des invités et autres attachés de défense des pays amis. Le premier ministre chef du gouvernement a également pris part à la cérémonie.

S’adressant à la Force Publique, le président Denis Sassou N’Guesso a, en chef suprême des Armées, commencé par la féliciter pour avoir su, avec efficacité, mettre en œuvre les directives.

Déclinant les directives à l’endroit de la Force publique, le président Denis Sassou N’Guesso qui a traduit les préoccupations des congolais de plus en plus confrontés à des actes de banditisme des jeunes dits « « bébés noirs » », donné mission à la Force publique, de poursuivre de la lutte visant l’éradication du grand banditisme dans les villes où sévit ce fléau.

« Ce travail doit se poursuivre et le gouvernement a reçu la mission de réaliser en 2023 la mise en place de deux centres de rééducation, d’encadrement à des jeunes délinquants dont un à Aubeville dans la Bouenza et l’autre à Bokania, dans la Cuvette. Ces centres devraient connaître leur fonctionnement effectif au cours de l’année 2023. Ainsi, de façon résolue nous devrions mettre un terme à ce banditisme violent qui a des noms divers dans les villes. Nous devons mettre un terme à ce phénomène », a insisté le président de la République.

D’autre part, le président Denis Sassou N’Guesso a insisté sur le fait que la Force publique devra élever son niveau de discipline, élément essentiel qui fait la force principale des Armées.

« Nous avons observé comme un fléchissement. De ce point de vue, alors j’invite les responsables de la force publique, à tous les niveaux, à reprendre fermement en main la formation des hommes dans ce domaine de la discipline parce que la force publique est régie par un statut spécial », a-t-il rappelé.

Afin de garantir l’organisation, sur le plan opérationnel et aussi au niveau de l’équipement mais aussi le moral des troupes, Denis Sassou N’Guesso a aussi indiqué qu’il a donné les instructions au gouvernement et au chef d’état-major général pour que le statut spécial de la force publique soit revisité en 2023. Le but étant de faire que ce statut puisse connaître quelques améliorations à l’image de celles observées dans la Fonction publique.

« Mais il s’agit toujours d’un statut spécial. On ne décidera jamais qu’un soldat pourrait rester en service pendant 60 ans. Mais on examinera toujours ce statut pour qu’il soit plus ou moins en adéquation le reste des autres corps d’Etat. Mais c’est un statut spécial. Les militaires, les gendarmes, les policiers entrent à la force publique par engagement volontaire. À travers cet engagement, ils se soumettent au régime de statut spécial dans la discipline parce que ce sont des métiers qui exigent la rigueur, beaucoup de privations », a poursuivi le chef de l’Etat, précisant que lorsqu’on choisit de donner sa vie pour la patrie, on se prépare.

Le président de la République a, par ailleurs, annoncé le recrutement d’environ 1500 jeunes volontaires en 2023.

« Il se fera et ce sera justement l’occasion en 2023 de recruter quelques centaines ou près d’un millier et demi de volontaires, les mettre dans les centres d’instruction, de les former dans la rigueur du métier, dans la discipline où ils apprendront, dès le premier jour, d’entrée en caserne sur la discipline qui est la force principale des armées. C’est pour ma part la directive principale. On dira qu’elle n’est pas nouvelle, mais elle est nouvelle parce qu’on a senti le fléchissement. Je voudrais que tous les cadres, à tous les niveaux, la réalisent sans atermoiement », a-t-il prescrit.

Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations données en décembre 2021, Denis Sassou N’Guesso a insisté sur le renforcement continu de l’implantation des unités au niveau des casernes. Cet effort devra se poursuivre en 2023 avec la présence sur le site des officiers, sous-officiers, hommes de rang avec leurs familles respectives.

« Le gouvernement s’emploiera à améliorer au cours de l’année 2023 toutes les voies d’accès à ces casernes. Le Premier ministre qui s’est rendu sur le site a bien pris la mesure de la tâche. En même temps, le gouvernement s’efforcera de renforcer l’approvisionnement en eau et électricité de ces bases militaires. C’est ce travail que nous engageons ensemble à réaliser au cours de l’année 2023 », a-t-il annoncé.

Le chef suprême des Armées a, enfin, adressé ses félicitations à la force publique pour leur comportement exemplaire vis-à-vis du peuple et de ses institutions, lors des élections législatives et locales de juillet et août derniers car la force publique s’est mobilisée dans son ensemble, en assurant le déroulement de ce scrutin dans la paix totale et la sécurité sur toute l’étendue du territoire.

« Pour le reste, nous vivons dans un monde très difficile, les peuples et leurs armées doivent être prêts à toute éventualité. J’ai senti à travers le rapport du chef d’état-major général que vous êtes prêts à assumer vos responsabilités », a conclu Denis Sassou N’Guesso.

Justement, avant les directives du chef suprême des Armées, le chef d’état-major général des Forces Armées congolaises, le général Guy Blanchard Okoï a dans son rapport, dressé le niveau d’exécution des directives reçues du chef suprême des Armées, au précédent réveillon d’Armes.

La Force publique a exécuté ses missions dans un esprit d’abnégation, de dévouement et de cohésion. Guy Blanchard Okoï a plaidé pour l’allocation des ressources supplémentaires, afin d’accroitre les capacités opérationnelles de la Troupe.

Le général Okoï a clos son propos en engagement la Force publique au ralliement et à l’attachement au Chef suprême des Armées. Il lui a ensuite présenté les vœux de la Force publique ainsi qu’à sa famille.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-01-01 11:59:34

NOUVELLE ANNEE : Meilleurs vœux à tous les lecteurs des Echos du Congo-Brazzaville

Le compte à rebours commence c’est la fin de cette année 2022 et le commencement d’une nouvelle année 2023. L'ensemble des équipes du Média en ligne Les Echos du Congo-Brazzaville vous présente ses meilleurs vœux. Nous vous souhaitons naturellement que cette nouvelle année vous soit à tous la plus douce possible et riche en actualités souriantes.

Comme chaque année, nous profitons de ces vœux pour vous remercier de votre fidélité à notre Média en ligne qui porte, depuis décembre 2015, un regard aiguisé sur l’information sans jamais être rasoir, afin de répondre au mieux à vos attentes, vous les lecteurs des Echos du Congo-Brazzaville avec plus de proximité et de réactivité.

Nous vous souhaitons, ainsi qu'à vos proches, une excellente année 2023 dont nous nous efforcerons de vous conter au mieux les événements chaque jour afin que vous soyez toujours plus nombreux à rejoindre notre grande famille.

« La France, grande personne, a droit à la vérité », disait Albert Londres, figure tutélaire du journalisme français. Et Les Echos du Congo-Brazzaville sont au service de cette vérité, de toutes ces vérités qui informent, apprennent et renseignent, éclairent toujours, dérangent parfois. Grâce à vous, nos lecteurs, sans lesquels nous n’existerions tout simplement pas.

Saluons ensemble cette nouvelle année qui vieillit notre amitié sans vieillir nos cœurs.

Avec tous nos vœux de bonheur pour 2023, soyez-en chaleureusement remerciés.

La Rédaction

Créé le 2023-01-01 08:59:26

Denis Sassou N’Guesso adresse des vœux optimistes aux Congolais pour 2023

C’est une tradition pour le Président de la République que d’adresser ses vœux aux Congolais pour l’année qui s’annonce, le soir de la Saint-Sylvestre. Denis Sassou N’Guesso s’est ainsi prêté à l’exercice, samedi 31 décembre, portant un message optimiste aux Congolais.

Mes chers compatriotes,

L’an 2022 s’achève et le temps qui passe, de manière irréversible, nous impose le devoir de mémoire, chaque année étant portée par ses péripéties propres.

C’est pourquoi, à l’endroit des familles endeuillées en 222 par la perte d’un proche ou d’un être cher, j’exprime toute ma compassion et mes souhaits de réconfort face à cette ultime épreuve.

La fin de l’année 2022 est, sans conteste, l’occasion de réjouissance. Chacun célèbre ces moments d’allégresse selon ses motivations personnelles et l’on espère souvent vivre une année meilleure.

Les souhaits habituellement formulés prônent la santé, le bonheur, la prospérité et la longévité. De tels vœux magnifient toujours l’espoir. Et l’Espoir, en cette fin d’année, est permis.

A ce sujet, il y’a quelques jours, dans mon message sur l’Etat de la Nation devant le parlement réuni en Congrès, au terme duquel j’ai balisé le chemin pour l’année nouvelle qui s’ouvre, je me suis longuement appesanti sur l’itinéraire de notre marche vers le développement.

L’importance de nos ressources naturelles et la qualité de notre capital humain confortent nos convictions en un avenir prospère pour le Congo.

Pour y parvenir, seul notre engagement inlassable et sans faille dans le travail acharné, créateur de richesse, procurera à notre pays les bases solides de sa modernisation et de son développement.

C’est au prix de notre persévérance dans l’effort que nos ambitions et nos objectifs de développement se traduiront en réalités concrètes et apporteront des réponses adéquates aux attentes légitimes du Peuple, en termes de bien-être et d’épanouissement.

Dans cet ordre et en saluant la capacité de résilience de notre Peuple devant l’adversité, je voudrais réitérer le fait que le Congo est bel et bien en phase avec les diverses contingences de son époque.

En cela, l’exemple que nous donnons au cœur de l’Afrique centrale ainsi qu’au reste du continent et au monde nous confère plus de responsabilité, en termes de Bon voisinage d’Intégration sous régionale, de dialogue et de paix. La terre étant devenue un village planétaire, un conflit, une calamité, où qu’ils éclatent, impactent inévitablement la situation de l’humanité entière.

J’ose également espérer que 2023 sera l’année de l’affermissement et d’une prise de conscience nationale et internationale encore plus grande sur les questions climatiques et environnementales, afin que toutes les résolutions adoptées et les actions menées dans ce domaine ne restent guère à l’État de vœux pieux ou de stériles incantations.

A ce propos, nous comptons sur une mobilisation effective de la communauté internationale, pour que notre Initiative lancée lors e la COP 27 en Egypte, à l’effet d’instituer une « Décennie Mondiale de l’Afforestation », commence réellement à prendre corps pour la survie de l’humanité.

Dans ce même contexte, le sommet Etats-Unis d’Amérique-Afrique, qui vient de se tenir à Washington il y’a quelques jours, nous a permis de préciser notre ferme engagement de construire, pour notre pays et au-moins le reste de l’Afrique, une usine de fabrication d’engrais et de fertilisants grâce à nos gisements de phosphate, de potasse et de gaz, disponibles dans un rayon de moins de 5 kilomètres du port en eau profonde de la ville de Pointe-Noire, au bord de l’Océan Atlantique.

Je demande donc au Gouvernement de porter, avec détermination, ce projet emblématique et d’amplifier, le plus largement possible, au niveau national et international, le plaidoyer engagé pour un gain d’intérêt légitime et une mobilisation agissante des partenaires techniques et financiers en faveur de sa mise en œuvre.

Il importe de renforcer la disponibilité des intrants nécessaires pour accélérer, grâce aux nombreux atouts et potentialités de ce secteur, l’essor de l’agriculture au sens large, afin que le développement de ce pilier structurant de notre Plan national de développement 2022-2026 ne se résume guère à de vains slogans.

• Mes chers compatriotes,

En donnant le meilleur de lui-même durant l’année écoulé, le Congo a renoué avec la croissance économique.

En 2023, il s’agira de relever, du mieux possible le défi de l’optimisation pour consolider les acquis, en l’occurrence les performances économiques encourageantes obtenues et les avances sociales enregistrées.

Ainsi, dans le cadre d’un progrès cumulatif nécessaire pour notre pays, j’en appelle à un véritable esprit patriotique pour une préservation plus appropriée des investissements réalisés à grands coûts et une gestion plus efficace des infrastructures disponibles.

Nous devrons mieux sécuriser l’existant pour sortir du cercle pernicieux de la construction-destruction-reconstruction.

Grâce à une détermination sans faille, dans l’UNITE, car il nous faut toujours privilégier la cohésion nationale afin de surmonter les périls en présence, pour le TRAVAIL parce qu’aucun peuple ne s’est affranchi sans efforts pour atteindre le PROGRES, ensemble, poursuivons notre marche vers le développement.

Bonne et heureuse année 2023 à tous !

• Vive la République !

•Vive le Congo !

Je vous remercie.

Créé le 2022-12-31 23:43:10

Congo : La journée du lundi 2 janvier 2023 n’est pas déclarée chômée et payée (Gouvernement)

Conformément aux lois et règlements en vigueur, le lundi 2 janvier 2023 est une journée de travail ordinaire et, par conséquent, tous ceux du monde du travail sont appelés à vaquer à leurs occupations habituelles sur l’ensemble du territoire national, selon un communiqué de presse du Ministère congolais de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale.

Créé le 2022-12-31 18:09:10

Dernier Conseil des ministres de l’année : Denis Sassou N’Guesso demande à ses ministres de faire un peu plus en 2023 !

Le dernier Conseil des ministres de l'année 2022 s'est tenu vendredi 30 décembre au Palais du peuple. Le chef de l’Etat avant de rappeler le caractère décisif de l’année 2023 qui s’annonce, pour ce qui concerne l’exécution du Plan national de développement (PND) 2022-2026, a invité les membres du gouvernement à faire preuve de la plus grande ardeur pour la bonne mise en œuvre des engagements qu’il a pris devant le peuple congolais lors de l’élection présidentielle de mars 2021.

Après avoir proposé et exécuté « la nouvelle espérance » entre 2002 et 2009, puis « le chemin d'avenir »,« la marche vers le développement », entre 2009 et 2016, le Président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, en campagne pour la présidentielle du 20 mars 2021 avait proposé à ses concitoyens un nouveau projet de société pour les cinq années à venir. Il s'agit de « Ensemble, poursuivons la marche vers le développement » et réparti en neuf points.

La paix, le développement de l’économie du pays à travers la diversification et la modernisation de l’agriculture dans tous les départements du Congo, le développement du tourisme et de l’agro-industrie, la formation qualifiante des jeunes, la poursuite de la construction des zones économiques spéciales et autres projets font partie des points inscrits au projet de société de Denis Sassou N’Guesso.

Insistant sur la modernisation de l’agriculture, le Président de la République avait pris l’engagement d’appuyer les producteurs agricoles afin de lutter contre la dépendance alimentaire dont le Congo est victime.

« Le Congo importe 700 milliards de francs CFA de nourriture par an, c’est une honte. Pourtant il y a certains pays d’Afrique plus peuplé que le nôtre et représentant le tiers de la superficie du Congo arrivent a surmonté la dépendance alimentaire », avait déclaré Denis Sassou N’Guesso le 5 mars 2021, à l’occasion du lancement officiel de la campagne électorale à la Place de la République située dans le premier arrondissement, Emery Patrice Lumumba, de la ville océane.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-31 11:49:27

Pointe-Noire : Fermeture d'un bar à Tié-Tié qui permettait aux mineurs de s'enivrer d'alcool

La Maire de Tié-Tié et le Commissariat central de Pointe-Noire ont annoncé « la fermeture d'un bar à Tié-Tié qui permettait aux enfants et autres mineurs de s'enivrer d'alcool » les 24 et 25 décembre 2022.

Au Congo-Brazzaville, la fermeture administrative est une mesure prise sous la forme d’un arrêté, dont le but est de sanctionner les manquements ou irrégularités face à la loi, en interdisant, pour une durée déterminée et fixe, l’exploitation et l’accès de la clientèle et du public aux structures de l’établissement visé. Le gérant ou l’exploitant qui dispose pourtant de ses licences et agréments, comme la licence restaurant ou la licence de vente d'alcool, peut donc devoir fermer son établissement au public.

La fermeture administrative d’un restaurant, d’un bar ou d’un café est une décision de police. Elle peut être ordonnée par le représentant de l’État dans le département : le préfet. Elle peut également être décidée par le maire de la commune concernée, et éventuellement par le Ministre de l’Intérieur.

L’accès facile aux réseaux sociaux et leur utilisation à des fins de propagandes immorales par les jeunes au Congo-Brazzaville soulèvent l'indignation générale depuis un moment. En effet, pour créer le buzz ou se donner un semblant de notoriété, des jeunes, de surcroît des enfants de 5 à 15 ans, n'hésitent pas à se dévoiler au monde par des scènes choquantes, frôlant parfois l'immoralité la plus abjecte, via le réseautage social sur internet.

Dans cette situation que l’on pourrait qualifier d'inédite au Congo-Brazzaville, et qui révèle au grand jour le niveau de déclin morale au sein de la jeune génération qui a, semble-t-il, résolument fait le choix de la déperdition au dépend de l'éducation, on se demande bien qui ou quoi pourrait être le grand coupable?

Une chose restant certaine, parents et pouvoirs publics auront du mal à se dédouaner.

Si le phénomène n’est pas nouveau, ses proportions semblent monter en puissance en même temps que l’utilisation de ces medias de partage de contenus en réseau chez les jeunes, surtout en milieu scolaire. De Facebook à Whatsapp, passant par TikTok pour ne citer que ceux là, les élèves se donnent à cœur joie à ces nouvelles applications web et mobile, excellant au passage, dans le partage de contenus qui laisse véritablement penser à « l’approche de la fin des temps ».

On se pose la question de savoir s'il sera encore possible, en misant sur l'avenir, de dire que « la jeunesse est sacrée », ou encore de savoir sur quoi va se reposer «le fer de lance » de la nation congolaise avec une telle dérive de mœurs ?

Une chose est d’élever son enfant, une autre est de l’éduquer. Lui donner à manger, par exemple, est différent de servir de modèle en inculquant des valeurs culturelles qui relèvent de notre substrat. Or, c’est visiblement le contraire de ce que le commun des mortels observe ces derniers temps.

En tout cas, le phénomène qui inquiète une fois de plus aujourd'hui, avait déjà fait couler beaucoup d'encre et ébruiter la toile avant le foisonnement des réseaux sociaux. Et que dire de l’avenir des générations futures dont les politiques se fondent sur la jeunesse actuelle ?

Les cours d’éducation civique et morale enseignés à l’école permettant à l’enfant d’intégrer certaines notions de civisme et de discipline ne sont pas du tout appliqués. Le déclin de la traditionnelle éducation collective, le débat sur la correction ou non de l’enfant et l'abandon de responsabilité des parents constituent des faisceaux d’indices expliquant l’absence d’un code moral pour jeunes et adultes d’aujourd’hui.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-31 11:17:08

Insécurité à Brazzaville : des commerçants du marché Total brûlent 3 présumés braqueurs !

Au marché Total à Brazzaville, la justice populaire a remplacé celle de l’État. La macabre scène s'est déroulée vendredi 30 décembre 2022 entre 4h et 5h du matin. Des vendeurs en colère ont brûlé 3 présumés braqueurs qui venaient de sévir à Diata et qui étaient poursuivis par la police. Celle-ci est finalement arrivée en retard, les populations s'étant déjà fait justice.

Dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise, les brazzavillois se font parfois eux-mêmes justice et ont souvent recours à la vindicte populaire. Des jeunes délinquants sont lynchés ou brûlés vifs par la population. Les plus chanceux sont traînés devant les cours et les tribunaux.

Cambriolages, combats de rue, accidents de circulation, scènes de sorcellerie, tout y passe. Les scènes à succès sont souvent les cas de viols, de vols et les arrestations des délinquants dits, « Bébés noirs ». Problème : la population se fait elle-même justice sans tenir compte de la présomption d’innocence reconnue aux accusés.

Pour beaucoup de Congolais, la justice populaire est une bonne chose, car chaque fois que les « Bébés noirs » sont conduits à la police, ils sont relâchés immédiatement.

Ce genre de cas de lynchage populaire est monnaie courante dans la capitale congolaise.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-31 10:33:42

Le pape émérite Benoît XVI est décédé ce samedi à l'âge de 95 ans

Celui qui avait succédé à Jean-Paul II en 2005 s'est éteint ce samedi à l'âge de 95 ans. Il était soigné dans un ancien couvent au sein du Vatican où il réside depuis 2013, date de sa démission.

Selon la Constitution apostolique promulguée en 1996 par Jean-Paul II, un pape doit être enterré entre quatre et six jours après sa mort.

Son biographe officiel, le journaliste allemand Peter Seewald, avait révélé en 2020 qu'il souhaitait être inhumé dans la tombe de Jean Paul II, dans la crypte de Saint-Pierre.

Cette tombe est vide depuis le transfert du cercueil de Jean Paul II dans une chapelle latérale, à l'occasion de sa béatification en 2011. Pour Mgr Claudio Magnoli, expert du Vatican en liturgie, «le rite prévu pour les obsèques des papes sera respecté, étant donné que Ratzinger fut pape».

Quelle que soit l'option retenue, le dernier mot reviendra à François. Lorsqu'un pape meurt, son anneau pontifical, une bague faite spécialement pour chaque nouveau pape et qui était jadis utilisée comme sceau pour les documents, est également détruit. Pour Benoît XVI, l'anneau a seulement été barré d'un «X» sur les armes papales après sa renonciation, pour le rendre inutilisable.

Le calendrier  des obsèques d'un pape est en général décidé par les cardinaux venus du monde entier pour cette occasion. Ils observent aussi neuf jours de deuil en hommage au pape défunt, une solennité portant un nom latin : les «novemdiales».

Ce sont traditionnellement les cardinaux - parmi lesquels est élu le futur pape - qui sont à la manœuvre en raison de la vacance du pouvoir créé par le décès du pontife, mais ce n'est pas le cas ici puisque le pape François tient fermement la barre.

En 2005, le corps de Jean Paul II, dernier pape décédé en date, avait été exposé avant de solennelles funérailles place Saint-Pierre, en présence de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement et de têtes couronnées. La cérémonie avait été présidée par le cardinal Joseph Ratzinger, alors tout puissant chef de la congrégation pour la Doctrine de la foi, qui allait ensuite être élu par ses pairs au trône de saint Pierre.

Un million de personnes avaient assisté aux funérailles du très charismatique pape polonais.

En tant qu'ancien pape, Benoît XVI devrait lui aussi avoir des funérailles place Saint-Pierre, sauf instructions particulières de sa part.

Bien que sa popularité n'ait jamais égalé celle de Jean Paul II, le pape allemand, chef de l'Eglise catholique de 2005 à 2013, est un ancien chef d'Etat, et à ce titre son enterrement devrait attirer une foule de hauts dignitaires et de fidèles.

Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-31 10:10:41

Une icone s’en est allée… Au revoir Pelé

Jeudi 29 décembre 2022 alors que nous achevons l’année, le Roi Pelé est décédé des suites d'un cancer du côlon et de problèmes pulmonaires et rénaux. C'est d'abord le Brésil qui le pleure puis c’est le monde entier qui essuie ses larmes.

Les amoureux du foot sont en deuil mais pas que, car quand nous entendons son nom, Pelé, c'est presque toute l'humanité qui se sent concernée.

A l'âge de 82 ans le plus célèbre joueur de football, né le 23 octobre 1940 à Três Corações (Brésil), a évolué comme attaquant des années 50 à 70 remportant 3 fois la Coupe du monde.

Le football Pelé est pratiquement né dedans ! Très tôt il quitte sa famille pour se consacrer à sa passion qui deviendra son métier. Notre roi du football a joué 831 matches officiels pour 767 buts.

Une fois « retraité » du sport, Pelé est devenu l’ambassadeur de l’UNESCO et de l’ONU. Il a continué également à prêter son image à diverses entreprises et a occupé le poste de ministre des sports du Brésil entre 1995 et 1998 ce qui le maintenait toujours dans son milieu de prédilection.

Il a été pour ses pairs le meilleur allié, que n’importe quel joueur pouvait espérer car il savait avec adresse comment manier le ballon …

Le sport était pour lui, une pratique presque naturelle ! C’était un roi, ce dernier quitte son royaume pour très certainement en trouver un autre.

Après ces belles années et tout ce que tu as donné nous ne pourrons t’oublier.

Va en paix Pelé.

Doris Mandouélé Sociologue

Créé le 2022-12-30 15:08:46

Congo : Un projet de réinsertion sociale des "Bébés noirs" à l’étude en vue de restaurer la paix et la sécurité dans les quartiers

La Commission Nationale des Droits de l’Homme, en partenariat avec les forces vives, la société civile congolaise, les forces de l’ordre et les Révérends Pères, Pasteurs et Imams, représentant les confessions religieuses et des délégués leaders des Bébés noirs et Kulunas, ont organisé, le 29 décembre 2022, à son siège, une réunion de concertation sur la problématique du phénomène des bébés noirs et kulunas dans notre pays. Comment l’éradiquer et réaliser leur réinsertion sociale, scolaire et économique dans la société. Cette cérémonie a été patronnée par Mme Yvette Marie Yolande Ambendet-Mbeto, membre du Bureau et Trésorière de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, en lieu et place du président Valère Gabriel Etekat-Yemet, empêché.

La réunion de cette concertation s’est focalisée autour de la problématique du phénomène des bébés noirs et kulunas, qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans notre pays, notamment dans les grandes agglomérations urbaines. Le projet intitulé « Droits de l’Homme – Paix – Sécurité dans les quartiers : Lutte contre le phénomène des bébés noirs et kulunas ». Par conséquent, le problème de sécurité dans nos différents quartiers et comment éradiquer ledit phénomène puis trouver des pistes de solutions pour leur réinsertion sociale, scolaire et économique dans la société congolaise.

Dans son message, Mme Yvette Marie Yolande Ambendet-Mbeto a d’emblée souhaité, au nom du président de la Commission Nationale de Droits de l’Homme empêché, la bienvenue aux différents invités ainsi que les meilleurs vœux de bonne santé, de bonheur et de réussite pour la nouvelle année 2023.

Elle a également fait remarquer que : « Dans plusieurs messages à la Nation, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, chef de l’Etat, évoque le phénomène des Bébés noirs et Kulunas ». C’est ainsi que, le 17 décembre 2019, le Président de la République a abordé cette question en priorité : « C’est parce que les jeunes constituent plus de 60% de la population et qu’ils sont l’avenir du pays que j’aborderai en priorité cette question. C’est l’avenir de notre pays. Les jeunes sont appelés à assurer le devenir de la nation », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, « dans son récent message à la Nation du 28 novembre 2021, il relève ’’la réflexion sur la prévention et le traitement de la délinquance juvénile aggravée par des actes de violence et de criminalité perpétrés par les jeunes en milieu urbain’’, a rappelé Mme Yvette Marie Yolande Ambendet-Mbeto.

Subséquemment, « le 28 novembre dernier, le chef de l’Etat a « solennellement exhorté le gouvernement à engager des solutions appropriées pour éradiquer la délinquance juvénile, l’insécurité péri-urbaine…. A cet effet, il a enjoint le gouvernement à rendre très vite opérationnels et à relancer le programme DDR pour une prise en main effective de notre jeunesse en quêtes de repères et en proie à la radicalisation et à l’extrémisme violent », a rappelé Mme la Trésorière.

En conséquence, agissant en tant que, espace de concertation, de dialogue entre les citoyens, les pouvoirs publics et la société civile, d’une part ; et étant chargée, aux termes de l’article 5 de la loi 30-2018 du 7 août 2018, de fournir au gouvernement, au Parlement ou à tout autre organe compétent, des avis, des recommandations, des propositions ou des rapports concernant toute question relative aux Droits de l’Homme, d’autre part, la CNDH, se référant aux directives formulées par le Président de la République, dans son message du 28 novembre 2022 sur l’Etat de la Nation, propose ainsi un projet dénommé : « Les Droits de l’Homme – Paix – Sécurité dans les quartiers : lutte contre le phénomène des Bébés noirs et Kulunas ».

Selon Mme Ambendet-Mbeto, « ce projet est conçu, suivant une autre approche de solutions solidaires durables, basée sur l’éducation aux Droits de l’Homme et à la citoyenneté, la mobilisation et la participation communautaire, et le partenariat entre acteurs (gouvernement, institutions, autorités locales, ONG, confessions religieuses, familles, écoles, partenaires techniques et financiers) pour aborder autrement, ensemble, le phénomène des Bébés noirs et Kulunas ».

« C’est dans ce cadre et dans cette optique que la réunion de concertation va baser ces échanges. Il s’agira donc d’examiner les modalités pratiques du partenariat inter acteurs, pour la mise en œuvre du projet, en vue de : éradiquer le phénomène des Bébés noirs sur toute l’étendue du territoire national ; réaliser la réinsertion sociale, scolaire, citoyenne et économique de cette frange de la jeunesse de notre pays ; rétablir durablement la paix dans tous les quartiers de toutes nos agglomérations urbaines. Tels sont l’agenda et les objectifs de cette réunion de concertation », a-t-elle conclu.

De son côté, le Pasteur Ben Chaddaï Ngapoula de ’’L’Assemblée Pain de Vie’’ de Talangaï, qui a bien voulu prendre en charge, quelques-uns des leaders de ces gangs (Arabes et Américains) cohabitent désormais, grâce à une stratégie mise en place par le Pasteur et sa bonne volonté usée, pour ramener ses jeunes à la raison et le bon sens. « C’est une situation généralisée et qui devient de facto un fléau, très puissant et très inquiétant. Ça demande de l’expérience, de l’énergie, beaucoup de force et surtout de tact, afin de persuader les jeunes gens. Tu peux arriver dans leur milieu et être attaqué par la suite ! Si tu n’es pas prêt pour cette mission. On parle de groupes de gans : si on prend le meneur ou le chef de gang des Américains, lui va convaincre ses membres et celui du gang des Arabes également, on les rassemble pour éteindre le feu, afin qu’ils deviennent un seul groupe pacifique. Pour cesser après leurs actes odieux qu’ils commettaient auparavant. J’ai fini par comprendre que, ce qui les pousse à agir de la sorte, c’est parfois seulement la faim, le dénuement et l’oisiveté. Il suffit de leur apporter ce dont ils ont besoin, cela fera qu’ils se détournent de leurs activités de violence et de banditisme. Ce sont les besoins qui les poussent à agir ainsi », a expliqué le Pasteur encadreur des Bébés noirs et Kulunas.

D’ailleurs, un ancien bébé noir et kuluna opérant au quartier Talangaï donne son témoignage: « J’étais parmi les co-fondateurs du groupe Les Bébés 32, j’ai décidé d’arrêter il y a cinq (5) ans. J’ai appris à réparer les appareils électro-ménagers (Téléviseurs, Radios, appareils téléphoniques). Donc je suis devenu réparateur. On a eu à tuer, à blesser, à violer et commettre des tas de choses, mauvaises pour notre société. On n’a rien gagné, sinon qu’apporter la désolation. Aujourd’hui, je le regrette amèrement. J’ai demandé pardon à Dieu, je me suis confessé et je me suis baptisé. Et me suis détourné définitivement de ce chemin. Je demande seulement à l’Etat, à nos autorités de nous venir en aide afin que chacun de nous ait une ’’Bricole’’, un petit job, un travail pour subvenir à nos besoins. Je dirai, à mes frères et sœurs, nous avons aussi des filles dans nos gangs, de cesser avec ces pratiques, ces actions violentes de banditisme. De laisser de ne plus continuer », a-t-il raconté.

Au terme de cette réunion de concertation, les suggestions, recommandations puis, le projet final sera transmis et remis aux autorités compétentes et habiletés pour approbation et application des mesures retenues.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-30 14:49:24

Congo : Brasco lancent la très attendue « Bright House Experience » ce vendredi à Brazzaville

Les Brasseries du Congo (Brasco) lanceront la très attendue « Bright House Experience » (Maison lumineuse, spacieuse, confortable avec de beaux volumes...) ce vendredi 30 décembre 2022 à partir de 17h59 dans une somptueuse villa située au centre-ville, Camp Clairon arrêt tourisme, à Brazzaville, la capitale congolaise, selon un communiqué de presse de l’entreprise dont une copie est parvenue à notre rédaction à Paris ce jeudi soir.

The Bright House Experience, un élément fondamental de la campagne Guinness « Black Brille Dans Tout », est un bar modèle qui sert d’espace culturel où les jeunes pourront se connecter, faire preuve de créativité et de dynamisme autour d’une bonne Guinness pour faire la fête et boucler cette année 2022 en beauté.

Dans le cadre de la Bright House Experience, Brasco offrira également la possibilité de vivre l’une des meilleures expériences possibles pour les fêtes de fin d’année en vous rafraichissant avec les produits Guinness.

Acteur incontournable du paysage brassicole congolais, les Brasseries du Congo proposent un large portefeuille de marques de boissons, avec une spécialité sur les bières et les boissons gazeuses.

L’activité de l’entreprise Brasco crée de l’emploi de manière significative et contribue à l’essor économique du pays.

Plus de 1000 personnes se répartissent sur cinq sites entre Brazzaville (une brasserie), Oyo (un centre de distribution), Pointe-Noire (une brasserie et un centre Logistique) et Dolisie (un centre de distribution).

Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-29 21:32:54

Football : Le Roi Pelé est mort !

Le plus grand joueur de l’histoire du football mais aussi son plus illustre ambassadeur, Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, s'est éteint jeudi 29 décembre à l'âge de 82 ans, des suites d'un cancer. Avec ce décès, c'est tout le monde du ballon rond qui est orphelin de son Roi.

Depuis des semaines, son état de santé était devenu préoccupant et sa famille s'était réunie autour de lui tandis que les Brésiliens et le monde du football se préparaient à la triste nouvelle, alors que se jouait la coupe du monde au Qatar.

Pelé rassurait comme s’il ne voulait pas gâcher la fête du football, ce sport auquel il a donné ses lettres de noblesse. Il s'est hélas éteint jeudi, après avoir lutté contre la maladie.

Pelé est le seul à avoir gagné trois Coupes du monde (1958, 1962 et 1970). Il a également participé aux premières heures de gloire du football brésilien, celles qui contribuent aujourd'hui encore à la légende sportive de ce pays.

Ce n'est donc pas un hasard s'il a aussi été désigné comme athlète du siècle en 1999 par le Comité international olympique. Quand Pelé gagne son premier Mondial il n'a que 17 ans. Il endosse la panoplie de jeune prodige grâce notamment à un but somptueux marqué contre l'équipe de France en demi-finale (5-2).

Sous le maillot auriverde Pelé a marqué 97 buts en 91 sélections.

La légende de Pelé ne s’est écrite que sous trois couleurs. Celle de l’équipe nationale du Brésil, le Santos FC où il fit presque toute sa carrière et le Cosmos de New-York où il termina sa carrière. Sous les couleurs du Santos FC, il conduit cette équipe au panthéon mondial du ballon rond.

Si Pelé est considéré comme le plus grand de tous, il le doit aussi à sa propension à ne pas avoir raté ses rendez-vous cruciaux et à ne pas s'être fait trop étourdir par la célébrité, tel Diego Maradona (suspendu pour usage de cocaïne). Il est le symbole de la rationalité sportive. Son talent se met au service du spectacle, mais c'est aussi sa meilleure arme pour vaincre. Il est un gagneur qui raisonne avec des objectifs chiffrés, comme dépasser les 1 000 buts inscrits (1 281 au total en 1 363 matchs sur 21 ans de carrière).

Après avoir rangé ses crampons, Pelé est resté dans le monde du football dont il demeure l’incontestable Roi. Cette idole dont tous se servent de modèle et dont l’aura aura traversé les générations.

Le Roi Pelé est passé par le Congo, à deux reprises, avec son équipe, le Santos FC. Le premier voyage de Pelé, ce fut le 7 juin 1967. Lors d’un long périple qui le conduit au Congo-Kinshasa, au Congo- Brazzaville, au Gabon, au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

Lors de l'étape de Kinshasa, le 2 juin 1967, un grand derby est organisé entre le Santos FC et les Léopards du Congo. Ce jour-là, le Président Mobutu accorde un après-midi aux fonctionnaires de Kinshasa, pour leur permettre d'aller regarder ce match tant attendu. C'est une foule immense qui se dirige vers le Stade Tata Raphaël archicomble. Le président Mobutu est présent, aux côtés d'un public estimé à plus de 75.000 spectateurs.

La rencontre se solda par la victoire du Santos FC, 2-1. Pelé quitta la pelouse avant la fin du match, blessé à la cheville. Une photo de famille immortalisa le moment historique.

En janvier 1969, Pelé revint au Congo. Le Santos FC livra un premier match à Pointe-Noire le 19 janvier, avant de clôturer le show à Brazzaville le 21 janvier 1969, puis traverser le fleuve Congo pour se mesurer avec les Léopards.

À Brazzaville, Pelé affronta des joueurs tels Matsima, Mbono (buteur), Moulélé, Bikouri (buteur), Itsa Gilbert, Ndolou, Ndzabana Jadot, Niangou, Ombélé, Filankembo Lipopo, Akoula, Ongagna, Mpelé ou Balekita. 2 buts partout.

À l’annonce de la mort de Pelé, dans de nombreux pays, les chaînes de radio et de télévision ont bousculé leurs programmes, pour rendre hommage à un homme qui comme Mohamed Ali pour la boxe, sera resté le meilleur dans son art, le football, qu’il a contribué à sublimer.

Adieu le Roi !

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-29 21:22:53

Afara Tsena – Afro Mbokalisation affirme sa suprématie en Afrique et dans le monde entier

La capitale congolaise a beaucoup perdu de sa vie culturelle. Reste la musique… Originaire du Congo-Brazzaville, Afara Tsena Fukuchima, auteur-compositeur, a inventé son style qu'il a baptisé «La Mbokalisation ». Un mélange du style Couper - Décaler congolais inspiré de Ndombolo et des sonorités folkloriques du nord du Congo.

Aujourd'hui, sa musique a conquis tout le continent africain et la diaspora africaine avec sa chanson phare « Jalousie », véritable bombe lyrique qui a séduit même les oreilles les plus récalcitrantes.

Afro Mbokalisation a conquis les discothèques du monde entier et Afara Tsena Fukuchima marque de plus en plus son empreinte dans le showbiz musical du continent jusqu’à aller « coloniser » les autres rythmes africains.

La musique fait naître la danse, quoi qu’il en soit, nous ne pouvons passer sous silence le pouvoir qu’a la musique de rassembler les foules et de faire naître l’enthousiasme…

Cliquer sur la photo pour visionner le clip officiel d’Afro Mbokalisation.Véritable nectar !

Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-29 20:38:41

Les villes congolaises confrontées à une forte montée de la dépravation des mœurs, à qui la faute ?

L’accès facile aux réseaux sociaux et leur utilisation à des fins de propagandes immorales par les jeunes au Congo-Brazzaville soulèvent l'indignation générale depuis un moment. En effet, pour créer le buzz ou se donner un semblant de notoriété, des jeunes, de surcroît des enfants de 5 à 15 ans, n'hésitent pas à se dévoiler au monde par des scènes choquantes, frôlant parfois l'immoralité la plus abjecte, via le réseautage social sur internet.

Dans cette situation que l’on pourrait qualifier d'inédite au Congo-Brazzaville, et qui révèle au grand jour le niveau de déclin morale au sein de la jeune génération qui a, semble-t-il, résolument fait le choix de la déperdition au dépend de l'éducation, on se demande bien qui ou quoi pourrait être le grand coupable? Une chose restant certaine, parents et pouvoirs publics auront du mal à se dédouaner.

Si le phénomène n’est pas nouveau, ses proportions semblent monter en puissance en même temps que l’utilisation de ces medias de partage de contenus en réseau chez les jeunes, surtout en milieu scolaire. De Facebook à Whatsapp, passant par TikTok pour ne citer que ceux là, les élèves se donnent à cœur joie à ces nouvelles applications web et mobile, excellant au passage, dans le partage de contenus qui laisse véritablement penser à « l’approche de la fin des temps ».

On se pose la question de savoir s'il sera encore possible, en misant sur l'avenir, de dire que « la jeunesse est sacrée », ou encore de savoir sur quoi va se reposer «le fer de lance » de la nation congolaise et des pays africains en général, avec une telle dérive de mœurs?

En tout cas, le phénomène qui inquiète une fois de plus aujourd'hui, avait déjà fait couler beaucoup d'encre et ébruiter la toile avant le foisonnement des réseaux sociaux.

Et que dire de l’avenir des générations futures dont les politiques se fondent sur la jeunesse actuelle ?

Si rien n'est fait de façon à mettre un frein à cette montée de perversité morale au sein des écoles et des jeunes en général, alors tous les efforts consentis par l'État en faveur du développement durable aura été un grand gâchis; parce que si les Etats arrivent à gagner le pari de préserver les biens et les ressources naturelles pour les générations futures, alors ce patrimoine tombera inéluctablement dans les mains d'une jeunesse désorientée et pris au piège des mondanités. Avec pour conséquence le retour à la case départ, à la recherche de l’équilibre entre les ressources naturelles et leur utilisation !

Le Congo n’a pas travaillé à créer un corps social qui est régit par un ensemble des mœurs. Les mœurs se définissant comme étant un ensemble d’usages et d’habitudes qui régulent la vie d’un corps social.

Un pays ne peut être seulement punitif exclusivement. D’ailleurs, quand on puni, ce qu’on a raté à prévenir, ce qu’on a échoué à éduquer.

Une chose est d’élever son enfant, une autre est de l’éduquer. Lui donner à manger, par exemple, est différent de servir de modèle en inculquant des valeurs culturelles qui relèvent de notre substrat. Or, c’est visiblement le contraire de ce que le commun des mortels observe ces derniers temps.

Les cérémonies festives organisées par les adolescents, parfois à l’insu des parents pour se retrouver entre camarades, sont devenues des occasions de s’adonner au strip-tease.

Par le passé, chacune des danses obéissait à des règles héritées des ancêtres et que les filles devaient respecter. Aujourd’hui, ces dernières inventent de nouvelles danses obscènes.

Les cours d’éducation civique et morale enseignés à l’école permettant à l’enfant d’intégrer certaines notions de civisme et de discipline ne sont pas du tout appliqués. Le déclin de la traditionnelle éducation collective, le débat sur la correction ou non de l’enfant et l'abandon de responsabilité des parents constituent des faisceaux d’indices expliquant l’absence d’un code moral pour jeunes et adultes d’aujourd’hui.

Seul l’indiscipliné est violent, voleur, violeur et tueur.

Dans la société congolaise d’hier, les veillées mortuaires par exemple  étaient considérées comme de hauts lieux d’intense douleur et de compassion pour les familles éprouvées. De nos jours, elles deviennent des points consacrés aux comportements déviants. Cadres idéaux pour exprimer son attachement au disparu, les veillées mortuaires sont transformées en lieux impudiques. Certains jeunes abusent de la famille éplorée, d’autres par contre, se livrent à la consommation immodérée de l’alcool en quête de nouvelles conquêtes.

Abandonnés à leur triste sort, les enseignants, appelés à compléter l’éducation, n’ont plus le cœur à l’ouvrage. Par conséquent, les jeunes recourent à l’école buissonnière qui les déforme dans leur comportement.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-29 17:17:14

Congo : Grève des employés municipaux à Dolisie

Salaires, mauvaises conditions de travail… Les crispations sont nombreuses à la Mairie de Dolisie (sud), où les agents sont en grève depuis le début de cette semaine. Ce mercredi matin, ils ont cadenassé sans pitié le portail principal pour empêcher l’arrivée du maire de la ville préfecture du Niari.

Les travailleurs en colère, rongés par l'inflation galopante, réclament plusieurs mois d’arriérés de salaires impayés.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-29 16:34:30

Congo : Voici le texte du communiqué final publié à l’issue des travaux du 5e séminaire Gouvernemental

Le cinquième séminaire gouvernemental s‘est tenu les 26 et 28 décembre 2022 à l’hôtel Radisson Blu de Brazzaville. Il a été placé sous la haute autorité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Anatole Collinet MAKOSSO.

"Les travaux ont été modérés par l’ancien Ministre, Monsieur Martial De- Paul IKOUNGA.

Le séminaire a porté sur le thème : «Relever les défis du moment ».

Quatre sous-thèmes ont été tirés de ce thème général, à savoir :

1- Deuxième revue du programme avec le FMI, présenté par les Ministres, respectivement de l’économie et des finances, Monsieur Jean Baptiste ONDAYE, du budget, des comptes publics et du portefeuille public, Monsieur Ludovic NGATSE;

2- Opérationnalisation du Plan national de développement, présenté par la Ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUKA-BABACKAS ; 

3- Mise en œuvre du plan de résilience sur la crise alimentaire, présenté par la Ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUKA-BABACKAS ; 

4- Lutte contre les antivaleurs, présenté par le Ministre du contrôle d’Etat, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs, Monsieur Jean Rosaire IBARA.

Ce séminaire s’est déroulé en trois étapes : la cérémonie d’ouverture, les travaux en plénière et la cérémonie de clôture.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours d’orientation du Premier ministre, Chef du Gouvernement. Les débats, qui ont porté sur les sous-thèmes susmentionnés, ont connu la participation active de tous les membres du gouvernement dans un esprit de cohésion gouvernementale.

Les participants ont réaffirmé la volonté du Gouvernement de tout mettre en œuvre pour conduire à son terme le programme économique et financier, en cours d’exécution, soutenu par la Facilité Élargie de Crédit du Fonds Monétaire International, lequel est indispensable au pays pour garantir sa viabilité économique et sociale ainsi que sa crédibilité financière extérieure. La nécessité d’une bonne communication en direction du peuple sur les mesures du programme a été soulignée.

Ils ont adopté une méthodologie d’opérationnalisation du Plan National de Développement 2022-2026, en tenant compte de l’évolution de l’environnement économique mondial depuis son adoption, et ils ont examiné les voies pour donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre du plan de résilience sur la crise alimentaire dans le contexte de l’exécution de la loi de finances 2023 et de l’opérationnalisation du PND.

Enfin, ils ont débattu des recommandations du Forum national sur la gouvernance publique qui s’était tenue du 05 au 08 décembre 2022, en prêtant une attention particulière à la nécessaire évolution à imprimer au cadre règlementaire, afin que celui-ci concoure à la performance de l’action publique, au travers de la politique nationale du contrôle d’État, de la politique nationale de la qualité du service publique, de la politique nationale de lutte contre les antivaleurs.

Au terme des travaux, le Premier Ministre a invité les membres du gouvernement au respect scrupuleux des recommandations formulées à l'occasion de ce séminaire, tout en les invitant, ainsi que leurs collaborateurs, à toujours davantage s’imprégner et se référer aux documents adoptés car ceux-ci constituent des outils de travail du Gouvernement.

Tous les membres du gouvernement se sont réjouis d’avoir pu être portés au même niveau d’information sur les différents sujets examinés au cours de ce séminaire gouvernemental dont les travaux feront l’objet d’un rapport.

Au cours de la cérémonie de clôture, la lecture d’une déclaration à l’endroit de Son Excellence, Monsieur le Président de la République a précédé l’allocution conclusive du Premier Ministre, Chef du Gouvernement".

Fait à Brazzaville, le 28 décembre 2022

Le Gouvernement

Créé le 2022-12-29 16:06:04

Congo – Musique : L’hommage de Ouabari Mariotti à Mpassi Mermans

Depuis l’annonce du décès de Mpassi Mermans survenu le mercredi 28 décembre à 4 heures du matin au CHU de Brazzaville, les hommages affluent de partout, pour saluer la mémoire de cet artiste musicien qui à travers sa guitare ainsi que ses compositions toutes aussi sublimes, a su contribuer à donner à la musique congolaise, ses lettres de noblesse.

Nous vous proposons l’évocation de Ouabari Mariotti, publiée dans sa rubrique « Congo Brazzaville Terre des Légendes ».

Telle une élégie, Ouabari Mariotti promène sa plume sur la vie et l’œuvre musicale de Mpassi Mermans, adossées à celle des Bantous de la Capitale.

Voici le texte intégral.

 « Deuil sur deuil, au sein des Bantou de la Capitale

Quatre décès d'artistes, la seule année 2022.

L'artiste musicien de l'Orchestre Bantou de la Capitale, Mpassi Mermans s'en est allé le 28 décembre 2022 à Brazzaville. Son décès survient après ceux de ses confrères Ricky Siméon Malonga, Henri Gilbert Adampot, et du chanteur l'Homme à la Cigare. Tous ont trouvé la mort, coup sur coup, en 2022.

Ces disparitions sont une véritable tragédie pour l'Orchestre Bantou de la Capitale qui se vide de ses légendes vivantes. Heureusement que la jeune génération d'artistes parvenue au sein de l'Orchestre porte en elle de bons signes d'espérance. Elle rêve d'égaler les Jean Serge Essous, Pamelo Munka, Nganga Edo, Célestin Nkouka, Gerry Gérard, Nino Malapet, Lambert Kabako et autres Saturnin Pandi. Parallèlement à leurs rêves, ces jeunes nous font également déjà rêver.

J’ai rencontré pour la dernière fois Mpassi Mermans, en avril 2021. La scène se passe, avec l’accord de Moutouari Kosmos, lors d’une visite que j’avais rendue aux artistes de l’orchestre Bantou de la Capitale à Brazzaville. Mpassi Mermans était en séance de répétition avec les autres musiciens au domicile privé du colonel Ongotto, à l’OCH Moungali III.

Au cours de notre échange, pendant la pause café, Mpassi Mermans m’a révélé, avec courage, qu’il était en train de basculer de l’état d’un homme en pleine forme à celui d’un malade. Il se disait inquiet. Se doutant d’être porteur d’une pathologie qui pourrait devenir lourde. Il m’a affirmé ne pas posséder les moyens de se rendre à l’étranger pour des examens médicaux et au besoin s’y faire soigner.

Au terme de l'entretien, Mpassi Mermans m’a présenté sa main gauche. Elle avait un handicap à l’un des doigts qui s’était déformé. On y percevait visiblement l’affection. J’ai trouvé Mpassy Mermans envahi par la détresse.

Guitariste, les doigts de Mpassi Mermans étaient ses outils de travail. Ne pas en avoir la maîtrise était un souci majeur pour l'artiste. La guitare est un instrument à cordes pincées. Les cordes sont disposées parallèlement à la table d’harmonie et au manche, généralement coupées de frettes, sur lesquelles on appuie les cordes, d’une main, pour produire des notes différentes. L’autre main pince les cordes, soit avec les ongles et le bout des doigts, soit avec un médiator.

Attristé par la maladie de Mpassi Mermans et les conditions de travail des Bantou de la Capitale, j’avais interpellé le Ministre congolais de la Culture par un article diffusé sur les réseaux sociaux. Par cet article, je sollicitais des pouvoirs publics congolais qu’ils récompensent les efforts et les performances des artistes musiciens de son pays. Souhaitant qu’il arrive enfin cette phase qui tarde à venir où l’Etat s’approprierait la création d’un statut social des artistes. Un statut qui viserait l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Peut être même, pourrait-il être étudié l’idée de la construction, dans les grandes villes du Congo, d’espaces publics musicaux adaptés, destinés aux séances d’apprentissage et aux répétitions des orchestres. Le confinement que subissaient les Bantou de la Capitale, dans une petite concession pour ces opérations, n’était pas pour mieux libérer les énergies artistiques et faciliter l’inspiration des musiciens.

Les pères de la rumba congolaise nous quittent. Chacun, selon son étoile. Mais, il en reste encore qui survivent à peine. Michel Boyibanda est ceux là. Lui dont le jardin secret contient un répertoire de chansons non connues, qu'il ne livrera, peut être, jamais, au public, n'en ayant plus les ressources nécessaires et les aptitudes.

Au moment où vont se dérouler les obsèques de Mpassi Mermans, que sa famille et le collectif des Bantou de la Capitale trouvent ici l'expression de mes condoléances les plus attristées.

A Moutouari Kosmos, Chef des Bantou de la Capitale, je réaffirme mon amitié en ces temps d'intense douleur pour lui et ses sociétaires des Bantou. A l'ensemble des artistes musiciens des deux Congo, je dis ma solidarité agissante.

Puisse la Nation congolaise, nation indivisible, redonner, pour la mémoire de Mpassi Mermans, la preuve, comme elle l'a toujours fait, de sa marque d'attachement à la culture du pays. Rendant ainsi un hommage mérité à l'illustre disparu. Un hommage pour proclamer le respect, la gratitude et la reconnaissance de grande valeur que la Nation porte à Mpassi Mermans.

Que Mpassi Mermans repose en paix. Rejoignant là bas, à l'éternel infini, tous les artistes musiciens des deux Congo qui l'ont précédé. Il aura vécu et valablement servi son pays. Ne cesseront pas de résonner aux oreilles de ses compatriotes les Badety, Bu boté mona pélé, C'est sérieux tantine, A mon avis, Libala ékésséni, des chansons fétiches enregistrées avec les Bantou de la Capitale.

Ne s'éteindra jamais la qualité inégalée de Lemba, mélodie magique, signée en 1976, au sein de l'Orchestre National du Congo, sous la supervision de l'écrivain Antoine Létembet Ambili, à l'époque Directeur Général de la Culture.

Il demeurera, en nous, Mpassi Mermans.

Ouabari Mariotti

Paris 29 décembre 2022 »

Créé le 2022-12-29 11:50:28

Congo – Musique : Mpassi Mermans a définitivement rangé sa guitare

Il était l’un des plus grands guitaristes accompagnateurs des deux rives du Congo et pourquoi pas d’Afrique. Mpassi Ngongo Mermans s’est éteint mercredi 28 décembre à Brazzaville. Comme Nkounkou, Master Muana Congo, un autre virtuose de la guitare congolaise range son instrument pour l’éternité. Nous publions pour la circonstance les notes d’un entretien de nos confrères des Dépêches de Brazzaville avec Mpassi Mermans.

Guitariste, auteur-compositeur et arrangeur, Passy Mermans a embrassé la musique en classe de CE2, cours élémentaire deuxième année. Il montera son premier orchestre Syncope Jazz, en 1958, à Kibouendé, dans le département du Pool.

Revenu à Brazzaville en 1960, Passy Mermans dit Passy Ngongo Mermans 1er, va remettre sur pied son orchestre avec le concours des anciens musiciens de Syncope Jazz en lui changeant de dénomination. Il deviendra, en 1960, Mando Negro.

A la création de l’orchestre les Bantous de la capitale, le 15 août 1959, les recrutements se faisaient avec délicatesse et difficilement à Brazzaville. Les guitaristes étaient recrutés à Kinshasa, sur l'autre rive du fleuve Congo, grâce à leur talent. Ainsi, on pouvait trouver des guitaristes de renom d’alors comme Dicky Baroza et bien d’autres.

Mermans est le premier guitariste du Congo Brazzaville à être admis dans les Bantous, le même jour que Pamelo Mounka et Samba Mascotte, en juillet 1963.

« Je n’ai pas commencé la musique dans les Bantous mais à l’école primaire, en classe de CE2. Je suis allé à Kibouendé en 1958 où je vais créer mon premier groupe, Syncope Jazz», a indique Passy Mermans. « Après, je suis allé travailler à Mfoati en 1959. Revenu à Brazzaville en 1960, je vais créer l’orchestre Mando Negro avec les amis qui étaient avec moi à Kibouendé. Ce groupe deviendra plus tard Mando Negro Kwala kwa et je l’’ai dirigé pendant trois ans ».

En 1963, Les Bantous de la capitale vont le dénicher. « J’étais un fanatique de Papa Noël. Je voulais jouer la guitare comme lui », a -t-il confié.

A l'époque, s'est-il souvenu, cet orchestre était bien structuré, avec Jean Serge Essou et Nino Malapé comme meneurs. Les deux étaient saxophonistes et arrangeurs. Les Bantous effectueront leur première tournée de six mois en 1965 en Centrafrique, en Guinée équatoriale et au Tchad, nous a-t-il laissé entendre.

« C’est une grande école de chants. Ici, je suis venu apprendre à être un musicien de haut niveau. Jusqu’à présent j’y suis »,a expliqué Passy Mermans, qui a à son actif plusieurs compositions, entre autres,"Badeti", "Bu boté mona pelé", "C’est sérieux tantine", "A mon avis", "Libala é keséni".

Il sortira son premier album en solo en 1972, après la première scission de l’orchestre, exclu par Nino Malapé au même moment que Célestin Nkouka, Edo Ganga, Pamelo Mounka, Kosmos Moutouari et Théo Bitcheko.

Ensemble, ils ont voulu monter un groupe musical mais des incompréhensions vont contrer l’initiative. Ainsi, Passy Mermans, Ganga Edo et Théo Bitcheko vont créer, de leur côté, les Nzoyes. Ils seront rejoints par Ange Lino des mois plus tard.

L’orchestre mettra sur le marché l’album "Bani-bani" de Mermans qui connaîtra un grand succès. Il les quittera pour créer un autre orchestre, Lissolo, et traversera à Kinshasa pour enregistrer premier le premier 45 tours de ce groupe. Dans l’orchestre national, il a signé la chanson "Lemba", en 1976, un disque 33 tours.

En 1981, Mermans mettra sur le marché du disque son premier album en solo, en France, de quatre titres : "Monia". En 1988, Pamelo Mounka tombe gravement malade. Cette situation fera que Mermans quitte les Bantous de la capitale pour créer les Bantous Monuments en 1990. L’orchestre fera son succès avec des titres tels "Jeannot Lokosso", "Gallie Eve"… En 1992, il sortira un autre album en solo intitulé "Ton ami n’est pas ton ami". Sorti en France, il mettra un titre en hommage à Samba Mascot.

Mais les Bantous Monuments ne dureront que le temps d’une saison. Après la guerre de 1997, Passy Mermans regagnera la maison mère, les Bantous de la capitale.

Il était 4 heures du matin, mercredi 28 décembre, quand Mpassi Mermans s’est éteint pour l’éternité, au CHU de Brazzaville. Il avait 80 ans.

L’artiste a certes rangé son instrument, mais ses compositions continueront de chanter son éternité dans le cœur des mélomanes.

Avec Adiac-Congo/Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-28 16:00:18

Congo – Médias : Arsène Séverin quitte VOX TV, mais pourquoi?

Dans un message posté sur sa page Facebook mercredi 28 décembre, Arsène Séverin, qui était à la tête de l'équipe de VOX TV, a annoncé qu'il quittait la chaîne. Aurait-il démissionné ou a-t-il été poussé à démission, la question reste posée. Un départ qui à s’y méprendre, ressemble bien à celui d’un autre journaliste en son temps, Rocil Otouna.

C’est par un message tout aussi laconique que bref, comme s’il se retenait d’en dire davantage, ou d’exprimer le réel contenu de son émotion, que ce brillant confrère de coutume plein d’allant, a annoncé son départ de Vox TV. En somme, l’abandon d’une fonction qu’il assumait avec maestria, dans les prescrits même de l’exigence et des règles du métier.

« En ce jour plein d'émotion, j'ai fait mes adieux à mes collaborateurs et mes collègues de Vox Tv.

Nombreux travaillent avec moi sur ce concept depuis plus de sept ans.

C'était une merveilleuse aventure, et j'en garde de très bons souvenirs. Nous avons fait du Journalisme.

À compter donc de ce jour, je ne réponds plus de cette entreprise, je n'engage plus Vox TV.

Veuillez vous adresser désormais à l'équipe dirigeante sur place. Merci beaucoup.

Arsène SÉVERIN, Journaliste »

Cette démission fait suite à la suspension à titre conservatoire infligée à Vox TV il y a quelques jours par le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC); suspension levée mardi mais avec un "blâme" infligé à la chaîne.

Le CSLC a attiré l'attention de Vox TV sur la nécessité de veiller à l'équilibre de l'information pour ne pas tomber dans le piège de la manipulation politique de l'opinion publique.

Arsène Séverin appliquait la politique éditoriale de la chaîne aurait-il donc été pris en faute et aurait tiré les conséquences de sa prétendue méprise en rendant le tablier, ou qu’il a été poussé à la démission par le fondateur de la chaîne, Vérone Mankou, qui aurait plaidé auprès du CSLC pour la clémence et le pardon, afin de sauver les 40 employés que compte VOX TV.

Quoiqu'il en soit, Arsène Séverin apparaît pour beaucoup comme une victime collatérale de cette suspension, au regard du motif pour lequel la chaîne aurait initialement été suspendue. « Le manque d’équilibre dans le traitement de l’information ». Une disposition bien souvent dénoncée par les partis politiques de l’opposition lors des campagnes électorales, notamment dans l’accès équitable aux médias. Mais, là n’est pas la question.

Dans le milieu des journalistes on fait sans corporatisme, un parallèle avec la situation d’un autre brillant journaliste rigoureux dans sa tâche, Rocil Otouna, depuis jeté aux oubliettes, qui en son temps, fut suspendu puis retiré du circuit, pour un motif que jamais personne ne put définir réellement.

Quel que fut le motif de la suspension de Vox TV, et partant de la démission d’Arsène Séverin, il va s’en dire, qu’à l’heure des réseaux sociaux, il est plus judicieux pour les médias responsables de couvrir certains sujets qui prêtent à équivoque, en y donnant un contenu professionnel, en en expurgeant toute la fange, que de les éluder par une espèce d'autocensure, ou de s'en passer.

Doit-on rappeler qu’à l’heure des réseaux sociaux, le « non dire » est en soi une faute éditoriale, d'autant qu’il suscite des interprétations diverses, laissant lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sur leur faim, car déconnectés des attentes réelles des millions de personnes qui attendent le rendu d’un évènement dont ils connaissent déjà la teneur qui a circulé à travers leur téléphone.

Ce n’est ni une faute déontologique, ni faire l’apologie des fake news, encore moins, d’appeler à certains troubles. C’est bien au contraire une façon pour le journaliste, de soulager sa conscience, face à ceux dont il est la bouche et la voix.

C’est du manque d’information, du manque de communication sur les questions que se pose le plus grand nombre, que naissent les fake news, quand les non professionnels juxtaposent des bribes d’incertitudes nées du flou communicationnel que s’entourent parfois les institutions et organismes habilités à le faire.

Nous ne le dirons jamais assez. « L’information n’a pas de dimensions morales. Elle est comme un couteau. Armez-en un chirurgien et un assassin, chacun s’en servira différemment. »

Si les professionnels de l’information et de la communication ne traitent pas de certains sujets, les non professionnels véreux et mal intentionnés s’en accapareront par défi et y donneront, pas un contenu, mais une interprétation à leur guise, sans se soucier des dégâts que cela créerait. C’est l’une des raisons pour lesquelles tous les grands médias diffusent également sur les réseaux sociaux, pour ne pas laisser ce large espace d’information et de communication aux non initiés qui autrement, y créeraient de la zizanie. Déjà que sur le peu d’espace qu’ils utilisent, les dégâts sont parfois incommensurables.

Il est des sujets informationnels qui peuvent « faire mal ». C’est comme, quand un médecin vous donne l’impression de vous faire mal en vous amputant d’un membre gangrené. Il préserve plutôt le reste de votre corps, pour vous maintenir en vie. C’est un mal nécessaire. Ne rien faire, c’est laisser la gangrène envahir tout le corps. Alors, les dégâts sont irréversibles, car s'en suit la mort.

En journalisme, il n’y a pas de mauvais sujets. Il n’y a que des mauvais traitements. Et pour certains sujets sensibles dont le rendu oscille entre information et communication, il est plus opportun pour un journaliste usant de pédagogie, de les traiter, afin de contrecarrer toute manipulation communicationnelle. Surtout qu’après, un démenti ne suffit pas à effacer tout le tort que peut causer une nouvelle erronée.

C'est là, tout le sens de la liberté que s'entoure le journaliste pour répondre à la première question, celle du choix des sujets. Cette question que l'on se pose en toute conscience. Est-ce que ce sujet vaut-il un papier? Combien de papier vaut-il. Cette libreté ne peut être ni conditionnelle, ni surveillée. À chacun son métier.

À Arsène Séverin qui a pratiqué du Journalisme en tout professionnalisme et dont nous comprenons la noblesse du geste, par delà la frustration, nous souhaitons bon vent pour la suite de sa carrière!

Parfois, il faut s’élever à hauteur des génies, pour les comprendre. Les étudier en commentaire composé ne suffit pas.

Courage Arsène, Courage cher confrère! 

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2022-12-28 14:38:17

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