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Décédé le 16 décembre dernier en France à l’âge de 78 ans des suites d’une maladie, Camille Bongou a reçu, le 27 décembre à Brazzaville, un dernier hommage de la nation en présence du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso. Le corps sans vie du défunt a été conduit à Bokouélé, dans le département de la Cuvette (nord), où il sera porté en terre à Ikouba, son village natal. L’oraison funèbre a été lue devant le chef de l’Etat par le Pr Grégoire Lefouoba
«Pour la cause du souvenir, de l'amitié ou philia et surtout pour la fraternité éprouvée, devant une telle assemblée et un tel évènement absolument aussi grave,
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Je me demande si je le mérite, pour formuler devant Votre très Haute autorité quelques sentences pour célébrer la mémoire d'un homme qui aura été si proche de Vous.
Tout au contraire, pour ce moment de grande tristesse qu'on appelle ici ngninga, ngnia ou mawa, car, je l'éprouve en mon for intérieur sous la puissance du regard de ces visages illuminés par la bienveillance du ciel et du silence des murs de ce palais des Congrès.
En ces lieux-ci, jadis Camille Bongou mettait en œuvre selon son style, son art de commander aux hommes en qualité de Membre du Bureau Politique, Secrétaire chargé de la Permanence du Parti Congolais du Travail pendant cinq ans, de Juillet 1984 à Juillet 1989.
En ces lieux, on l'appelait tout simplement par une formule de reconnaissance pour son talent, Chef Camille, incarnation solidaire de l'autorité sur les personnes et les choses.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
La présente cérémonie d'Hommage de la Nation est désormais entrée dans l'Histoire des mentalités civiles comme un instant de pause encomiastique pour extraire la sève de la vie d'un défunt, afin d'édifier une digue contre toutes les formes d'impéritie pour scruter le futur avec le poids de la rationalité, toute attitude qui fortifie la vie et inscrit le progrès comme étant cumulatif pour éviter le pas de l'oubli.
Camille BONGOU n'était pas un homme ordinaire. Il tirait son mystère de son tempérament calme, sûr de l'éclat de ses convictions, des valeurs fécondes de son ancestralité, il était le point de convergence de l'élite intellectuelle et politique de notre pays au point d'être à la fois :
- Ya Camille pour ses cadets sociaux et
-Chef Camille pour l'autorité symbolique dont il était la forme mobile de son incarnation, l'homme à partir duquel pour son savoir-faire, on se déterminait.
On imagine dans nos esprits le fracas de sa disparition comme une feinte de la vie et chacun de nous peut sûrement métrer la richesse de cette immense séparation qui est en soi un fourvoiement pour la Nation entière.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs, les Membres du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs, les Présidents des Institutions Constitutionnelles,
Madame, Éplorée Marie Pauline Bongou,
Chers parents, Mesdames et Messieurs,
Tout le monde se rend compte de la vulnérabilité de la vie, de la petitesse de notre existence qui se montre en se dévoilant de la manière la plus vive, aujourd'hui à partir du corps vif, étalé de notre compagnon, époux, père, grand-père, oncle, frère et parent.
Le fils de Bokouéle né Obouala sur les terres de Mossaka, fils d'Engomo et Itandy a développé son endurance très tôt pour affronter toutes les vicissitudes de la vie depuis son royaume d'enfance à l'école primaire de Gagna sur les terres d'Ollombo.
Jacob Okanza-Owi son dernier maître était fier de l'avoir eu comme élève, ses collègues au Collège Champagnat de Makoua, au Lycée chaminade se souviennent, ceux de l'École Normale Supérieure d'Afrique Centrale ont toujours en mémoire ses qualités d'orateur hors-pair, maîtrisant l'histoire des croisades.
À présent, je vais devoir avec prudence dire deux faces de notre frère et ami : l'intellectuel et le politique, car il aura été si peu soldat.
L'Intellectuel,
Camille n'était pas un animal habité par la nature et les besoins.
Sa force de transcendance l'éloignait des codes, des systèmes, des normes avilissantes des sociétés de consommation; aujourd'hui sans repères, sans lumières, complètement anéanties et en déperdition éternelle.
Que pouvons-nous dire de son humilité légendaire, de sa courtoisie naturelle, discrète, sans cesse retenue, et qui se dévoilait merveilleusement dans son rapport véritable au monde, aux êtres et aux choses ?
Doué d'une intuition de vie intellectuelle féconde, il a su avec sobriété et fidélité accompagner remarquablement au nom de la Sophia, le Département de philosophie dans son odyssée scientifique au cours de ces dernières années.
Camille Bongou, c'était aussi l'esthétique du regard susceptible de vous troubler, de déconstruire votre vie antérieure, de transformer la spiritualité de votre âme, et de vous élever aux valeurs supérieures de la praxis humaine du vivre ensemble.
Camille Bongou, homme sans étiquète, parce que sachant assumer sa pratique comme une façon de dire, profondément lié à la Renaissance pour son humanisme, et surtout aux Lumières, base de son engagement au service de la solidarité humaine, et pour son esprit scientifique dans la lutte contre tous les obscurantismes et fétichismes de l'esprit qu'étudiait notablement Auguste Comte dans sa loi dite des trois états dans son fabuleux Discours sur l'esprit positif.
L'esprit de méthode et d'organisation, héritage Cartésien, a inspiré sa démarche intellectuelle. Cette qualité cérébrale spécifique l'orienta vers des études de philosophie qu'il accomplira après son élargissement et en sera de la deuxième promotion des Licenciés de philosophie formés sur le sol national qu'il sanctionnera par l'obtention d'une Maîtrise.
Camille Bongou enseignait aux autres, en prêchant par l'exemple, il aidait tous à s'élever par la gnose, seul salut pour l'homme.
La face cachée d'un intellectuel engagé
Dans une gnose d'érudition féconde, deux pas se confondaient en un seul chez lui : l'intellectuel se faisait politique et le politique était le regard de la vérification de la vérité comme Thomas d'Aquin.
Il serait laborieux de penser autrement notre frère Camille, que comme incarnation absolue de la parole vertueuse et du geste réfléchi le tout pour une cause juste.
L'homme consolait souvent son intime solitude volontaire par un dialogue ininterrompu avec les livres et se préoccupait du mouvement des idées dans notre pays.
L'emblématique et Très Respecté Président de l'Association Congolaise de Philosophie a su imprimer une dynamique nouvelle, donnant à voir dans la polis, l'intérêt majeur de la philosophie.
Pour éviter des humeurs de jalousie et de malfaisance livrée à la concurrence ou compétition maladive, l'usage de la diplomatie coutumière était son fort pour l'unité du groupe.
Dans cette nouvelle dynamique qui constitue la marque de son intentionnalité, on peut y lire le sceau de l'universel en lien avec Hegel pour qui : «l'intellectuel est celui qui sait imprimer dans toutes ses actions du sceau de l'universel».
Toute l'existence assumée du président de la Société Congolaise de philosophie n'a été tournée que pour accomplir son hospitalité universelle de manière à justifier son passage au monde.
Sa dernière sortie publique dans les milieux du savoir l'a été à l'occasion de la soutenance d'une Thèse de Doctorat en philosophie par un de nos étudiants portant sur Kant le 10 Juillet 2022 ...comme pour faire ses adieux à un mode de vie qu'il a tant magnifié.
L'homme politique
La politique était pour Camille Bongou le lieu par excellence d'élaboration des idées pour une noble praxis. Son personnage s'est vite distingué dans le milieu par sa capacité à capter le regard et les oreilles de ses pairs par la puissance de son argumentaire.
L'homme était un monstre du travail bien fait, un organisateur de talent, n'oubliant aucun détail. Perfectionniste, il en agaçait plus d'un. Il pouvait paraître à tort comme un donneur de leçons.
Courageux, fier de son éducation et de ses convictions
Vous avez mis ainsi en application le jugement contre Socrate qui accepta de boire la ciguë au nom du respect des lois et la justice d'Athènes. Tel a été ton personnage.
Camille Bongou comme toutes les personnes justes faisait souvent le transfert de sa bonne foi sur autrui d'où des déconvenues subies, qu'il n'a ni regrettées, ni condamnées. Tel était son modus opérandi.
Il faut beaucoup de courage et d'engagement pour procéder à la lecture (description) non pas d'un évènement traduisant l'esthétique de la vie, mais d'un évènement rappelant la laideur et le fardeau de la mort.
Tous ici présents, devant Monsieur Camille Bongou, à travers ce corps allongé privé de souffle pour ressentir ce que je ressens au-dedans de moi-même, pour dire le voyage de son esprit, parti dans le pays des vérités enfouies sans être révélées.
Autant que nous sommes, volontairement, personne ne souhaite visiter ce pays où la simple découverte d'un corps allongé laisse couler sur soi les fleuves que sont nos yeux, les eaux que sont nos larmes.
Que dire devant ce farfadet qui était convaincu que la Respublica est justice, égalité et fraternité ?
Que dire de cet esprit qui aura marqué et touché nos cœurs par la puissance de son verbe ?
Chers parents et amis,
L'homme aura lutté pendant ces trois dernières années pour retenir nos soupirs, mais la finitude programmée parce qu'évidente, prend toujours le dessus.
Camille Bongou n'hésitait pas à dire la vérité, parce qu'il était né pour supporter le poids de l'histoire à travers le testament de la vérité. Cet esprit est la preuve de son attachement à la justice.
En réussissant à t'extraire de notre affection physiquement animée, pour nous plonger dans l'univers anxieux, la finitude à la totale modestie et l'attachement solidaire, que tu semais habilement au nom de l'humanité de l'homme.
Malgré nos efforts pour dégrafer cette procession de l'histoire, dans laquelle tu nous plonges; nos cœurs s'effondrent, nos visages perdent leur éclat habituel, prenant ainsi la forme d'un homme perdu au milieu du désert en quête d'eau.
Monsieur le Président de la République,
Camille Bongou, votre compagnon était un homme du cru, généreux et loyal, lié à la tradition de son territoire ancestral, son humanité se recyclait à travers l'expression d'un silence vertueux et qui s'accomplissait par un geste réfléchi.
Madame Bongou,
Toute la vie de votre époux a été la synthèse intelligente des joies et aussi des malheurs, une somme non exprimée de frustrations vécues et dignement assumées dans la tourmente de sa jeunesse et de sa majorité tout en dignité avec humilité et stoïcisme.
À ses parents, autant qu'ils sont...
Une étoile s'est éteinte, soyez fiers de lui dans l'éternité renouvelée de vos pensées.
À ses enfants, neveux et petits enfants,
Votre géniteur, oncle et grand-père était un homme juste qui enseignait à tous le culte du savoir et de la solidarité.
À ses amis,
Votre ami était tout, l'âme de la si belle amitié à la manière de Montaigne et La Boétie, «parce que c'était lui et c'était vous».Vos emplois du temps vont être modifiés.
Aux intellectuels et aux philosophes, fonctionnaires de l'Humanité,
Notre Grand, le Grand, Ya Camille [ainsi que nous l'appelions]. Mystère de notre vie, votre finitude a été acceptée par la nature au moment de la clôture du colloque international sur votre ami Jérôme Ollandet dont vous étiez l'initiateur, le Vendredi 16 Décembre 2022 ici même, au Palais des Congrès. Ton héritage intellectuel et politique sera la trame de fond de ton passage au monde.
L'arbre que tu as planté à travers ton œuvre vivra éternellement à travers nos souvenirs et des générations qui sont et seront sous le contrôle de notre portée éducative.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Avec pudeur, j'ai la sensation intime que le départ de Camille est un gâchis pour notre Nation, en ces temps de quête d'identité pour le futur de nos pays confrontés à l'assaut des puissances à la recherche d'hégémonie planétaire.
Au service des intérêts inhumains pour la domination et l'asservissement des peuples qui en veulent à toute forme de dictée historique reflétant; cinq siècles d'anéantissement: dont quatre d'esclavage, un siècle de colonisation et presque un siècle de néo colonisation subtile et perfide, toutes choses contre lesquelles, Camille a offert sa jeunesse pour la lutte d'émancipation des peuples opprimés.
Les malheurs se succèdent, les meilleurs d'entre nous partent, il ne nous reste que le souvenir de ce qu'ils ont été et de l'impact qu'ils ont laissé.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Madame Bongou,
Chers parents et frères,
Contre la puissance du vent de la mort nos limites sont bien visibles, il nous reste que le flot de nos larmes pour exprimer notre impuissance, source de notre souffrance.
L'expression de cet hommage encomiastique donc élogieux, réservée à notre frère, personnage distingué de l'ensemble de ses compatriotes par son talent, sa grandeur d'esprit, son refus de l'insignifiance, sa modestie, sa recherche des talents est une quête pour l’Unité, le Travail et le progrès qui était son agir.
Que la terre de Bokouele te reçoive avec amour dans la lumière éternelle sous l’astre de sa puissance ».
Grégoire Lefouoba
Créé le 2022-12-27 20:20:03
Femme et mère épanouie, la fille de Denis Sassou-N’Guesso et Lily Kaniki a visiblement tout pour elle… la députée du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) dans la cinquième circonscription électorale de Talangaï, a soufflé « belle et bien » ses 50 bougies, en ce mois de décembre 2022 à Brazzaville, en présence de toute sa famille et de nombreux invités de marque. Un élan d'amour dont elle avait bien besoin. Et franchement qui, s'il ne la connaissait pas, pourrait découvrir qu'elle a un demi-siècle ?
Il est des moments où la présence des parents, des proches, pourquoi pas des amis autour de soi, procure un sentiment de légitime fierté et qui traduit à lui seul tout l’amour que les vôtres portent en vous. À l’occasion de son anniversaire, Claudia Ikia Sasou Nguesso en a eu l’agréable preuve, en toute sobriété.
Dans les commentaires, les messages continuent à affluer : "Tu es tous les ans plus belle", "Vous êtes plus qu'aimée", "Joyeux anniversaire Claudia Ikia Sassou N’Guesso. Je le répète encore et encore. Pour moi, tu ne changes pas, toujours la même qu'à nos 15 ans. Passe une soirée mémorable entourée des tiens. Je t'embrasse bien fort et très belles fêtes de fin d'année", "Quel message mélancolique... Mais non, c'est merveilleux les anniversaires ! C'est le signe qu'on est en vie ! C'est la fête, c'est une chance inouïe de vieillir, et quand on le fait comme toi, encore plus."
Toujours au top à 50 ans
Claudia Ikia Sassou N’Guesso n'a pas à rougir de son âge. Il faut dire qu'à 50 ans, celle qui inspire tous les artistes congolais aujourd'hui a conservé un corps de déesse que les jeunes de 20 ans lui envient !
Par delà le poids des mots, l’éloquence de l’image traduit ces sublimes instants immortalisés à tout jamais, par des clichés qui disent tout et se savourent avec considération.

Dynamiser l’image du Congo à l’extérieur et rendre l’action du Président de la République plus visible auprès des Congolais figurent parmi ses priorités. Diplômée en management de l’American College of London, Claudia Ikia Sassou N’Guesso a rejoint le pays au milieu des années 1990, après des expériences dans la finance et dans l’expertise comptable à Libreville au Gabon.

Elle intègre le cabinet présidentiel en tant qu’attachée auprès du conseiller aux affaires économiques, avant de se voir confier les relations publiques en 2003.

Une femme par essence d’exception dont le hasard ou la providence a voulu qu’elle soit la fille d’un chef d’Etat, à l’image d’Athéna, la déesse de l’intelligence, la fille du Dieu grec Zeus, la Responsable de la communication et des relations publiques à la Présidence est en proie à la caricature par une certaine langue devenant de ce fait, à tort, comme une victime expiatoire qu’on immole sous l’autel des diffamations et mensonges sur les réseaux sociaux.
Pourtant, elle est considérée comme une femme leader, charismatique, altruiste, humaniste et emblématique.
Allez, bon anniversaire Coco !
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-27 19:18:35
Au total, seulement 37km sépare Nyanga et Divénié dans le département du Niari (sud). Seulement voilà, cette route départementale se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation très poussé. Comme conséquence, c’est la croix et la bannière pour les plus téméraires qui empruntent cette partie de la route.
Dans le top 3 des routes les plus dégradées du département du Niari figure le tronçon Nyanga-Divénié (37km).
Vaillamment, le président du conseil départemental du Niari, Armand Moody Mafoumbou, en tournée dans la contrée, a emprunté récemment cette route en déroute avec sa délégation pour aller "partager avec la population l’espoir " .
Le comble, c’est que les dernières pluies n’ont pas du tout arrangé les choses. Le passage des véhicules gros porteurs a déformé le visage de cette partie de la voie.
Le sous-développement du réseau routier du Niari impacte les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, du commerce, ainsi que de l’industrie et du tourisme.
En permettant l’évacuation des produits agricoles, le secteur routier est également un moyen de transport obligé des productions à venir, ainsi que de lutte contre la pauvreté et l’exode rural. Ainsi, en zone forestière, la route est perçue comme une incontournable nécessité quotidienne (se soigner, aller au marché, accéder au train...), familiale et culturelle.
En attendant que les travaux de rénovation ne prennent en compte cette voie, la souffrance des usagers a encore de beaux jours devant elle.
Cliquer sur la photo pour lire la vidéo.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-27 17:16:11
Autour d’un goûter de Noël, l’artiste congolais, Maurice Koudiatou dit Kaly Djatou a semé bénévolement la joie dans les cœurs des personnes dialysées du centre de Vandoeuvre-Champelle à Nancy en France.
Le chanteur de « Premier salaire » s’est produit devant des personnes en dialyse (dont la durée des soins peut dépasser à chaque fois quatre heures), afin de leur communiquer un peu de joie, le temps de quelques chansons.

Cette initiative de Kaly Djatou dont le single « Marie-France » arpente les chemins du succès en France et en Afrique, a été une source de bonheur pour les malades et aussi pour le personnel médical.
A travers cette prestation réussie, Kaly Djatou tenait ainsi à soutenir les malades et aussi animer sa propre commune.
Le centre de Vandoeuvre-Champelle dispose d’une capacité d’accueil de 16 patients en unité d’autodialyse et 32 patients en unité de dialyse médicalisée. Il développe les moyens de traitement des malades atteints d’insuffisance rénale et met en œuvre tous moyens propres à favoriser la recherche, l’étude et le traitement de l’insuffisance rénale.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-27 16:31:36
Décédée le 10 décembre dernier à Kinshasa, Elisabeth Tsala Muana Muidikayi a été inhumée vendredi 23 décembre à la nécropole ‘’Entre-ciel-et-terre’’ à Kinshasa. La cérémonie d’hommage à la ‘’reine du Mutuashi’’ s’est tenue au Palais du Peuple.
Le calicot géant à l’effigie de Tsala Muana suspendu sur la façade du Palais du Peuple de Kinshasa, marquait la solennité de l’instant, ce moment où tout un peuple a dans la communion, rendu un hommage mérité à celle qui des années durant, avait porté haut les couleurs de la République démocratique du Congo, à travers sa musique et notamment le folklore Luba, le mutuashi.

Sortie de la morgue de l’hôpital du centenaire où elle était en dépôt, la dépouille de Tshala Muana a été saluée par les nombreux kinois massés aux abords des avenues, sur le parcours qu’a emprunté le cortège, pour rallier le Palais du Peuple.
À travers le tapis rouge dressé pour la circonstance, les porteurs funéraires ont acheminé le cercueil de Tshala Muana jusqu’au catafalque.

Du coté des personnalités officielles, on a noté la présence du premier vice président du bureau du sénat, du premier vice président de l’Assemblée nationale, de la ministre de la culture, des députés et sénateurs, ainsi que d’Olive Lembe Kabila.
Trois prises de paroles ont marqué la cérémonie. Premier à intervenir, Adios Alemba a au nom de Felix Wazekwa assurant la présidence de l’union des musiciens congolais UMUCO, remercié les autorités congolaises pour leur implication dans ces obsèques, ainsi que l’ex première dame, Olive Kabila. Profitant de l’occasion, Adios Alemba a plaidé pour l’amélioration de la condition du musicien congolais, arguant du fait que Tshala Muana qui a fait honneur au Congo à travers la musique, serait morte dans un total dénuement, en situation de pauvreté.
Le professeur Toussaint Tshilombo Send a ensuite pris la parole, au nom de Claude Mashala , l’époux de Tshala Muana. Puis le tour est revenu au représentant de la famille Biologique de Tshala Muana, de s’exprimer.
Dans son oraison funèbre, la ministre de la Culture des Arts et du Patrimoine, Catherine Kathungu Furaha a rappelé que Tshala Muana était devenue une citoyenne du monde.
« Tshala Muana est un patrimoine national. Par ses œuvres si riches, si variées et adulées, elle a fait connaitre notre pays, la République Démocratique du Congo. Elle est et restera une grande ambassadrice culturelle de la République démocratique du Congo dont elle était fière de porter la culture. Elle a réussi à inscrire son nom sur la liste des immortels. L’histoire retiendra, non seulement sa musique, mais aussi son nom. Les générations présentes et futures diront d’elle, qu’elle est partie d’ici, de cette terre africaine pour conquérir le monde et imposer notre culture dans le concert universel du rendez-vous du donner et du recevoir.»
Et de conclure, « le gouvernement à travers le ministère de la Culture, des Art et Patrimoine, fera son devoir. Le devoir de conserver la mémoire de maman Elisabeth Tshala Muana, que l’histoire a réussi à écrire en lettres d’or dans le monde de la Culture. Tshala Muana ne disparaitra pas. Elle sera étudiée dans nos écoles, nos académies, car elle vient de rejoindre la liste des femmes qui ont marqué notre temps, à l’instar de Tchimpa Vita, de la bienheureuse Anuarite Nengapeta, de Sophie Kanza, de Vonga Aye, de maman Kanzaku, de maman Angebi, de Pongo Love, d’Abeti Masikini et d’autres. »
De fait, le ministère et de Culture, des Arts et du patrimoine « poursuivra les échanges avec la famille, son groupe et l’union des musiciens congolais, la place qui revient de droit à l’œuvre de Tshala Muana dans le conservatoire congolais, afin que le génie des arrangements de ses chansons, son style et la symbiose de musique traditionnelle avec les instruments et harmonisations modernes, puissent être conservés et perpétués chez les jeunes.
La biennale Tshala Muana qui était en préparation avec elle pour l’année 2023, devra se tenir, afin de récompenser celles et ceux qui valoriseront notre folklore».
Après le dépôt des gerbes de fleurs, le cortège s’est ébranlé pour la nécropole ‘’Entre-ciel-et-terre où Tshala Muana a été inhumée.
Repose en paix, l’Artiste !
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-25 00:58:03
Loin d’être une simple date sur le calendrier, Noël revêt pour une grande partie des humains à travers la planète, une signification toute particulière. Un moment de partage, de fraternité et d’amour.
Tant pour les chrétiens qui à travers les gloria célèbrent la naissance du Christ, que pour les non chrétiens, Noël appelle à des retrouvailles et des réjouissances, en famille ou entre amis.
Faire la fête, comme pour magnifier et sublimer la fraternité et l’amour pour les autres. Cet amour qui se traduit aussi à travers les cadeaux que l’on s’échange. Ces cadeaux font particulièrement le bonheur des enfants dont les yeux qui brillent traduisent le bonheur d’être aimés.
Que dire de ceux qui, pour de multiples raisons; solitude, maladie, deuil ou autres, sont dans la détresse et se sentent de fait exclus de ces réjouissances. Beaucoup culpabilisent et trouvent le moment mal venu pour leur affliction. Un mot de réconfort à leur endroit est un baume. Il apaise autant la douleur qui les étreint, qu’il traduit à leur endroit, ce sentiment de ne pas être seuls dans l’épreuve et surtout d'être soutenus. Passez un coup de fil pour prendre des nouvelles, envoyez un message, rendez visite, pourquoi pas. Vous aurez partagé le bonheur...
Que c’est doux et réconfortant, de savoir que quelque part, quelqu’un pense à vous et vous témoigne cet amour pur, celui de la fraternité entre les humains.
Alors, au nom de toute l’équipe des Échos du Congo-Brazzaville, nous vous témoignons de notre amour et de notre amitié et vous disons: JOYEUX NOËL.
La Rédaction
Créé le 2022-12-24 09:28:29
Le chef de l’État français, Emmanuel Macron, a reçu jeudi en tête-à-tête à l'Elysée, son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso. N'en deplaise à ceux qui pensaient qu'il y avait de l'eau dans le gaz dans les relations entre Brazzaville et Paris, cette rencontre vient une fois de plus traduire de l’excellence des relations entre la République du Congo et la République française.
La substance de l’information se loge parfois dans les détails. Et quand un détail devient un symbole, peu importe qu'il soit infime.
Un détail dans la réception du président Denis Sassou N’Guesso à l’Élysée, a traduit le non-dit, qui pourtant disait tout et avec éloquence même.
Plutôt que d’attendre son hôte sur le perron comme de coutume, le président Emmanuel Macron est descendu accueillir le président Denis Sassou N’Guesso depuis la voiture, après l'accolade, les deux chefs d’État ont gravit les marches du perron de l’Élysée, la main dans la main, quasiment en ami.

Dans les us diplomatiques, cette symbolique traduit autant de l’estime que de la considération, la volonté de cheminer ensemble, dans les sujets d’intérêts communs.

Les entretiens entre le président Denis Sassou N’Guesso et son homologue français Emmanuel Macron, s’inscrivent donc dans le prolongement de la séculaire et excellente coopération bilatérale qui existe entre la République du Congo et la République française, deux pays liés par le destin commun de l’histoire.
La France qui entretien depuis toujours des relations de coopération avec le Congo, est en bonne place des bailleurs de fonds bilatéraux. La France intervient au Congo à travers l’agence française de développement qui finance divers projets économiques et socioculturels.
Même si rien n’a filtré sur le contenu des entretiens entre les deux chefs d’État, les différents sherpas ayant travaillé sur la rencontre ont évoqué le fait qu’au cours de leurs échanges de plus d’une heure, (un autre symbole diplomatique montrant que les sujets n’ont pas été évacués à la va-vite), les deux chefs d’État n’ont pas manqué d’évoquer la protection de la forêt et de la biodiversité du Bassin du Congo, si cher à Denis Sassou N’Guesso qui dirige la commission climat du Bassin du Congo.
Le plaidoyer de Denis Sassou N’Guesso à Charm el-Cheikh sur le Bassin du Congo deuxième poumon encore sain de la planète, résonne toujours dans les mémoires notamment auprès du président Emmanuel Macron qui attache également du prix à la protection de l’environnement, en témoigne l’intérêt qu’il porte sur les ouvrages du docteur Michel Innocent Peya, qui justement traitent de la question, à travers la vision écologique de Denis Sassou N’Guesso.

Rappelons que lors de son séjour parisien, le président Denis Sassou N’Guesso s’est entretenu le 21 décembre avec Diego Aponte, le patron du groupe Mediterranean shipping company (MSC), acquéreur des actifs de Bolloré Africa logistics. Celui-ci a assuré que sa compagnie va davantage œuvrer pour l’ouverture du Congo vers le marché extérieur, à travers le transbordement au Port autonome de Pointe-Noire.
La rencontre entre le chef de l’État congolais et le président directeur général (PDG) du groupe MSC est intervenue le même jour de la signature de cession des actifs de Bolloré Africa Logistics à ce groupe.
Le géant italo-suisse du transport maritime est désormais propriétaire de la totalité des activités portuaires et logistiques du groupe français, notamment en République du Congo. « C’est la première fois que je rencontre le président Denis Sassou-N’Guesso. Aujourd’hui, nous venons de conclure l’acquisition de Bolloré Africa Logistics comme groupe MSC et nous sommes très fiers d’investir en République du Congo. Nous avons rencontré le chef de l’État pour discuter du futur, pour rassurer la présidence que nous allons tenir les engagements faits par le passé par la famille Bolloré », a indiqué Diego Aponte.
Spécialisée dans la logistique portuaire, la compagnie MSC entend augmenter le volume de ses activités portuaires au Congo et ouvrir le pays vers le reste du monde. Son PDG a annoncé qu'elle pourra aussi investir au port de Brazzaville pour desservir les pays limitrophes et voir les possibilités d’améliorer les infrastructures portuaires.
Précisons que le groupe MSC a réussi à acquérir 100 % des actifs de Bolloré Africa Logistics, regroupant l’ensemble des activités de transport et logistique du groupe français en Afrique, sur la base d’une valeur d’entreprise nette des intérêts minoritaires de 5,7 milliards d’euros.
Le montant global de la cession des actions s’établirait à 5,1 milliards d’euros auxquels s’ajoutent 600 millions d’euros de remboursement de comptes courants, d’après le communiqué de Bolloré.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-22 23:32:53
Le 31 décembre, le Parti Congolais du Travail (PCT), totalisera 53 ans. Parti leader sur le plan politique au sein du pouvoir de la République du Congo, le Parti Congolais du Travail (PCT) est le Parti le plus vieux et le mieux implanté à travers tout le pays. Il fait partie de la majorité présidentielle avec d’autres Partis alliés qui constituent cette majorité qui gouverne et applique la politique dans la mise en œuvre de la gestion de l’exécution du programme du Président de la République, chef de l’Etat, le camarade Denis Sassou-Nguesso, ’’Ensemble, poursuivons la marche vers le développement’’. Vue l’actualité de l’heure, notre rédaction s’est rapprochée d’un jeune membre du Parti, le camarade Parfait Romuald Iloko, Secrétaire Permanent à la communication et aux nouvelles technologies. (Le vocable camarade est utilisé entre les membres du parti et précède le nom, comme dans tous les partis de gauche).
Les Échos du Congo-Brazzaville : Parfait Romuald Iloki, vous êtes Secrétaire permanent du principal Parti au pouvoir, le PCT. Vous êtes parmi les jeunes qui émergent au sein de votre Parti. En ce qui concerne la politique nationale, l’actualité récente, c’est le message du Président de la République devant le Parlement réuni en Congrès, sur l’Etat de la Nation, du 28 septembre 2022 au Palais des Congrès de Brazzaville. Le Président de la République a dit beaucoup de choses, il a dû revenir sur certaines d’entre elles et a redit beaucoup d’autres (pédagogie oblige, ndlr). Quelle lecture faites-vous de ce message ?
Parfait Romuald Iloki : Merci de l’honneur que vous nous faites pour cette visite, afin de réaliser cet entretien. Pour répondre à votre question, il faut savoir que le Président est resté dans la constance. Savez-vous que, pour diriger des pays dans un monde moderne d’aujourd’hui, il faut d’abord avoir de la constance.
Les gens peuvent bouger, les gens peuvent réfléchir, les gens peuvent aussi parler, il faut simplement être constant. Et, c’est l’une des caractéristiques et des traits de caractères du Président de la République. Et cela nous honore, nous qui sommes au Parti Congolais du Travail, le Parti qu’il dirige, même si aujourd’hui, il est en incompatibilité parce que, Président de tous les Congolais.
Qu’est-ce-que nous avons retenu dans ce message ? Mais, vous savez que, la clé du développement des Nations, beaucoup ne le disent pas assez ! C’est d’abord, la Paix. S’il n’y a pas de paix, vous avez beau avoir des taux de croissance à deux (2) chiffres, je suis sûr que, [suivez mon regard], vous n’irez pas loin. Je dirais en substance : tant que, un pays est en paix ; tant que chacun peut vaquer à ses occupations ; tant que chacun peut aller et revenir, s’asseoir ou se mettre debout, allez au boulot puis revenir, c’est déjà l’essentiel, le reste ! C’est chacun qui devait s’activer, à faire ce qu’il peut.
Les ouvriers doivent travailler, les fonctionnaires doivent fonctionner, la Sécurité doit assurer la sécurité de toutes les populations et nous les politiques, nous, en tant que hommes politiques, on se réjoui de ce message, parce que, nous pensons que tant que le pays est en paix, nous pouvons faire la politique et que, la politique en fait c’est simplement le débat d’idées.
On discute, on se contredit parfois, pour faire asseoir chacun son idée, faire triompher son point de vue et faire avancer et évoluer les choses à travers la raison, à travers ces discussions, à travers donc, la démocratie. La démocratie, qui est par essence le domaine même de la différence. Donc, le message du Président de la République nous a inspiré.
Les Échos du Congo-Brazzaville : La paix, certes qu’elle est primordiale. On ne mange pas la paix, vous rétorque-t-on. Est-ce-que le bien-être des populations ne serait-il pas aussi préoccupant au même titre que la paix?
Parfait Romuald Iloki : Non, c’est la paix qui est plus importante, parce que la paix, détermine tout le reste. Le reste ne détermine pas la paix, maintenant par la suite, nous sommes confiants de ce que le gouvernement, sous la direction du Premier ministre, chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso travaille.
Vous suivez les conseils de Cabinet, vous suivez les Conseils des ministres, vous voyez comment les cadres qui sont responsabilisés à ce niveau grouillent de solutions, pour que le peuple ne soit pas toujours dans une situation de précarité. C
’est vrai, que pour la parenthèse du nouveau mandat du Président (2021-2026) ’’Ensemble, poursuivons la marche vers le développement’’ qui se poursuit, et auquel nous avons rencontré pas mal de difficultés. La première, c’est la crise économique, qui n’est pas du reste une invention congolaise, cette crise est mondiale ; la deuxième, c’est la pandémie à coronavirus (Covid 19). Par ailleurs, vous avez dû le constater que, depuis l’ancien Premier ministre Clément Mouamba (paix à son âme, ndlr), le nouveau Premier ministre qui est arrivé, le gouvernement est à la tâche pour trouver et apporter des solutions concluantes.
Concernant cette crise sanitaire, nous avons perdu quelques compatriotes, mais la situation n’a pas été aussi dramatique et catastrophique chez nous, comme l’avait prédit certaines institutions sanitaires au plan mondial telle l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S). Vous avez d’ailleurs suivi que cette même Organisation avait décerné un satisfecit à la démarche congolaise, sous la houlette du Président lui-même, à trouver des solutions idoines aux problèmes de Covid 19.
Fort heureusement, aujourd’hui, vous voyez que l’économie, du point de vue de sa diversification est en train de remonter, le taux de croissance est encore bas, autour de 0,2 mais, les choses sont en train de s’organiser, la diversification économique est bel et bien en marche et les services de l’Etat sont eux-aussi en marche, en train de travailler, pour apporter des solutions salvatrices et adéquates à la population.
Les Échos du Congo-Brazzaville : Dans son message, le Président de la République a encore longuement évoqué la corruption, la concussion et la fraude. Avec pour conséquence, l’impunité qui bat son plein. Votre Parti, le PCT cautionnerait-il cette impunité, qui devient, il faut l’avouer un véritable fléau dans notre société ?
Parfait Romuald Iloki : En effet, le Président a fait plus d’une heure de discours, vous avez dû retenir nombre d’autres choses que la corruption. Malgré cela, je dois vous avouer aussi que la corruption, c’est un fléau mondial, donc international.
Je constate à mon niveau que, le gouvernement fait beaucoup d’efforts dans ce domaine. Il existe des institutions étatiques, y a même tout un Ministère qui a été créé afin de contrôler les autres Ministères, en l’occurrence, le Ministère du contrôle d’Etat, grâce à l’apport du Fonds monétaire international et de la Banque mondial, les partenaires au développement, qui ont accompagné le Congo à la création d’organismes indépendants qui gèrent ces questions.
Laissons-leur le temps de faire ce travail. Je lisais dans la presse, un citoyen a dit : « le temps de la pédagogie est terminé, il faut passer à l’action » Passer à l’action, donc, sévir, punir, infliger des sanctions exemplaires, donc, cesser avec l’impunité. C’est le sens de votre question, en ce qui concerne la corruption.

Les Échos du Congo-Brazzaville : L’action est tardive, elle arrive de façon lente et inopérante, peut-être qu’elle n’arrivera pas du tout, c’est toujours le statu quo !
Parfait Romuald Iloki : Ne soyons pas des censeurs, surtout pas vous de la presse. La presse, c’est de voir et de dire ce que l’on voit. Vous, vous avez vu qu’il existe des organismes qui sont là, qui sont en train de s’organiser. Ecoutez ! Même un enfant qui nait, il ne marche pas le même jour.
Ces organismes sont nés fraîchement, il faut les laisser s’asseoir et voir comment ils doivent se mettre au travail. Le gouvernement aussi, avec le retour du ministère en charge du contrôle d’Etat, il faut leur laisser le temps de s’organiser et de voir, par où, par quel bout commencer à tordre le cou à ce fléau, qui, je le répète, est internationalement reconnu.
Néanmoins, on sait que, la corruption existe partout dans le monde. Je ne connais pas la proportion de ce phénomène dans notre pays, je sais simplement que dans tous les pays du monde, en développement, c’est un fléau comme les changements climatiques, le coronavirus, qui était une pandémie, peut-être que la corruption en est une aussi, donc, il faudra toujours apporter des solutions favorables, c’est ce que notre gouvernement ne cesse de faire.
Les Échos du Congo-Brazzaville : Le Président de la République, chef de l’Etat a également abordé le problème du grand banditisme en milieu urbain. Dans la plupart de nos grandes villes désormais. Quelles pistes de solutions votre Parti peut-il proposer pour éradiquer ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur au jour le jour ?
Parfait Romuald Iloki : J’ai horreur d’entendre ces séquences qui reviennent comme des refrains, le Président dit des mêmes choses. C’est faux ! Le pays, c’est comme un appartement. Si votre appartement a cinq (5) chambres, ce n’est pas parce que vous avez changé d’année que celui-ci aura 6 chambres, non, c’est toujours les 5 chambres et peut-être avec parfois les mêmes problèmes.
Le pays a presque les mêmes similitudes. Chaque année, le chef de l’Etat revient sur l’Etat de la Nation, donc, il fait le point de ce qu’il a vécu, comment il a géré le pays de janvier à décembre : une sorte de bilan annuel. Ce n’est pas qu’il revient sur les mêmes choses. Il revient peut-être sur les mêmes thématiques, mais avec des informations nouvelles sur chaque thématique, comme l’année précédente. Si on se comprend, c’est tant mieux ! Vous comprenez !

Les Échos du Congo-Brazzaville : Monsieur le Secrétaire Permanent, c’est plutôt le peuple qui a besoin d’une bonne compréhension.
Parfait Romuald Iloki : Oui, bien évidemment ! Mais vous la presse, vous devez expliquer ces choses-là au peuple. Parce que, le rôle de la presse est de divertir, d’informer mais aussi d’éduquer. Vous parlez de grand banditisme urbain, ce que nous parlons en terme prosaïque : bébés noirs ou ’’kuluna’’. J’ai constaté que le gouvernement s’est organisé d’avoir tout un Ministère en charge de la Sécurité Publique, au départ s’était le Ministère de l’Intérieur.
Je vois aussi qu’il y a des formations qui sont prévues, parce que c’est des phénomènes nouveaux qui sont arrivés dans nos sociétés, à cause de la proximité avec les voisinages, parce que, nous sommes de plus en plus dans un monde globalisant, comme dans un village planétaire où les frontières sont baissées, à travers vous-même la presse, les médias, les réseaux sociaux en plus, donc, nous sommes envahis par certains phénomènes venus de l’extérieurs. Il n’y a plus de société vivant en vase clos, nous subissons une véritable invasion des modèles, des habitudes et des comportements, des cultures exogènes qui s’entremêlent.
Le phénomène de mode influence énormément la société dans laquelle nous vivons. Malgré cela, le plus important, ce n’est pas ce phénomène, mais, le plus important, c’est comment réagir pour arrêter cela, sinon éradiquer ledit phénomène. Et le gouvernement est en train de prendre les choses à bras-le-corps.
Je vois le ministre Mboulou sur tous les champs d’action, je vois les directions générales de la Police, qui sont sur ces questions et j'ai vu récemment les Parquets, qui se saisissent de la question, en tout cas, je ne suis pas fataliste, mais j’ai foi que ces choses vont être gérées au fur et à mesure.
Mais ! Encore une fois, ce sont des fléaux de vie, des phénomènes sociaux actuels, modernes. Ce sont peut-être des pandémies sociales au niveau de nos cités urbaines, de nos villes. D’ailleurs, à propos, nous même au niveau du Parti, nous avons des desks de réflexion sur toutes ces questions, qui concernent singulièrement la couche juvénile.
Nous avons également tout un Secrétariat qui s’occupe des questions de sécurité, qui veille pour voir, comment accompagner le gouvernement, aiguillonner l’action du gouvernement, puisque le gouvernement est à un fort pourcentage Parti Congolais du Travail. Nous travaillons pour que ces questions ne soient pas des sujets tabous. Que ce soit des questions de société, nous y travaillons beaucoup et les résolutions commencent à être perceptibles, visibles.
Les Échos du Congo-Brazzaville : Il y a une échéance électorale qui pointe à l’horizon en 2023 : les sénatoriales. Comment votre Parti, le PCT se prépare-t-il pour affronter ce scrutin, qui n’est pas au suffrage universel, ce sont les élus locaux qui vont élire les Sénateurs. Les conseillers départementaux et municipaux voteront au suffrage indirect.
Parfait Romuald Iloki : Dans la parenthèse (2019-2024) comme mandat quinquennal du Secrétariat Permanent et du Bureau politique du Comité central du Parti Congolais du Travail, a eu quatre missions :
- primo, la réélection du Président du Comité central en 2021 ;
- secundo, donner au Président de la République, les ressorts nécessaires pour gouverner à l’Assemblée nationale, c’est en 2022, ce qui fut fait ;
- tertio, donner une majorité au Président, de gouverner au niveau du Sénat, de sorte que, tout le Parlement soit au contrôle du PCT pour lui donner des possibilités plus grandes et plus larges pour gouverner le pays avec beaucoup de stabilité ;
- quarto, la réorganisation du Parti, en tenant compte des ressorts institutionnels, de l’actualité, de la modernité d’aujourd’hui.
La science évolue tellement et nous, nous sommes adaptés aussi à la science pour essayer de faire rebondir notre Parti, faire que le PCT deviennent un Parti de plus en plus moderne. C’est ce que nous essayons de faire, c’est ce que nous continuons à faire, sous la houlette du camarade Pierre Moussa, le Secrétaire général du Parti.
Donc, pour les sénatoriales de 2023, nous allons apporter une majorité digne au Président du Comité central pour que, de la même manière que le Parlement est à sa dévotion pour gouverner, c’est aussi ça la démocratie ; que le Sénat le soit aussi de sorte que, il n’y ait pas de prétexte pour l’application, mieux, l’exécution à bon escient, du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche vers le développement » au niveau du Sénat, comme ça se passe aujourd’hui au niveau de l’Assemblée.
En tout cas, nous sommes plus que prêts, le Président peut dormir tranquille, son Parti, le Parti Congolais du Travail lui apportera, comme on sait le faire, la majorité au niveau du Sénat. Surtout que, la majorité au niveau du Sénat se jouera à travers les conseils locaux, qui ont déjà été élus et dont le PCT a raflé autour de plus de huit cents et quelques conseillers sur les mille cent (+800 sur 1100). Certes, les élections ne sont pas gagnées d’avance au niveau du Sénat, seulement, c’est un peu comme si c’est déjà fait.
Les Échos du Congo-Brazzaville : Dernièrement, il y a un membre de l’opposition qui a été gardé à vue pendant plus de trois jours, puis relâché par la suite, c’est M. Destin Gavet, quel est votre avis par rapport à cette privation de liberté.
Parfait Romuald Iloki : Aucun avis ! Aucun commentaire, sauf à vous préciser et vous renvoyer dans les statuts ou dans la loi sur les Partis politiques. Je ne sais pas si mon frère Gavet est opposant, parce que je connais la définition de l’opposition selon la loi. Mais qu’à cela ne tienne, la Justice est au-dessus de tous, la Justice est comme l’Eglise au milieu du village, je pense que chacun de nous peut être interpelé par la Justice, peut être interpelé par les services de police, répondre de cette invitation ne signifie pas être aux arrêts.
Toutefois, la garde à vue est aussi institutionnalisée tout le monde le sait. Peut-être que celui qui vous parle l’a déjà été une fois dans sa vie. En politique, on peut être interpelé, tel a été son cas et je pense qu’il a été libéré.
La garde à vue a duré le temps que ça dure, c’est sûr que les services ont été informés de ce qui se passe. Pour moi, je pense que c’est une affaire classée, simplement.
Les Échos du Congo-Brazzaville : Un message pour terminer ?
Parfait Romuald Iloki : Je voudrais vous dire merci tout simplement, de savoir que nous sommes à votre entière disposition chaque fois que vous aurez des questions à nous poser, on ne pratique pas la langue de bois. On aimerait néanmoins préciser que ce pays, le Congo appartient à tout le monde, nous voyons comment il se construit, que, l’opposition n’est pas seulement faite pour s’opposer, que la majorité n’est pas faite non plus pour imposer son style. Mais que, au milieu, il y a le bon sens. « Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée », disait le philosophe. Et lorsqu’on veut mieux partager le bon sens en ce qui concerne notre pays, il suffit de regarder dans le rétroviseur : d’où nous venons, où est-ce nous nous trouvons présentement et où nous allons.
Mais nous autres, on connait très bien ce pays, pour voir d’où nous venons. Je ne cherche pas loin, je regarde autour de notre métier, je suis en face de vous, je vois comment vous utiliser les nouvelles technologies aujourd’hui, pour dire que, on est plus dans l’antiquité congolaise, on est en train d’avancer. Et tout ça, on ne dit pas, on n’en parle pas assez mais je pense qu’on avance, c’est grâce quand-même à ceux qui sont aux affaires, qui ont créé les conditions qu’il y ait la fibre optique, qu’on puisse se déplacer sans problème, ils ne sont pas encore arrivés au bout des peines du Congo, c’est sûr, parce que le pays n’est pas encore développé, mais parce que, nous ne sommes pas encore émergeant, c’est aussi certain.
Nous avançons certes lentement, mais disons mieux surement, parce que de nos jours, on peut prendre sa bécane à Pointe-Noire, puis arriver au soir de la même journée à Brazzaville, jusque dans le septentrion. Prodigieux non ! Tout ça, grâce à la volonté du Président, on a eu à parachever des grandes réalisations en ce qui concerne les voies de communications et dans d’autres domaines vitaux, pour le bien-être des populations congolaises. Par bonheur, tous les coins et recoins du pays, sont devenus d’accès facile.
C’est bien beau de parler souvent de ce qui ne marche pas, mais, essayons aussi d’aller voir de temps en temps, et parler de ce qui a marché, des réalisations. C’est vrai qu’on n’est pas encore arrivé au summum, mais le pays se construit et avance. De ce fait, nous sommes d’autant très heureux, parce que, vous êtes en train de vivre, l’évolution, oh ! Ça n’est pas déjà la transformation du Congo, l’évolution du Congo, le travail qui se fait, le cheminement, la démarche qui se poursuit.
Et sachez que quand on travaille, on n’a pas que des ’’hauts’’, des succès, des réussites, mais il y a aussi des erreurs, donc des ’’bas’’, que nous essayons de remonter pour qu’ils deviennent des forces, afin de procurer un bien-être et un mieux-être du peuple congolais.
Propos recueillis par Valda Saint-Val /Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-22 12:31:57
Une correspondance interne émanant du président de la commission de contrôle des effectifs de la police nationale, adressée au colonel de police, directeur général de l’équipement, prescrit la suspension de la solde pour 335 officiers supérieurs et subalternes de la police nationale.

La liste jointe en annexe de la correspondance et que nous ne pouvons publier pour des raisons déontologiques, nomme les personnes concernées par la mesure.
Ces officiers supérieurs et subalternes ainsi identifiés, n’ont pas répondu aux contrôles et leur présence physique n’est signalée à aucun poste, ni dans aucun corps de la police, voire en détachement à l’étranger.
Qualifiés sous le vocable « d’agents fictifs », ces personnes dont les postes budgétaires restaient ouverts et la solde régulièrement pourvue, sont soit décédées pour certaines, ou se trouveraient à l’étranger depuis de nombreuses années déjà pour d’autres et donc coupables d’abandon de poste ou de désertion.
Cette suspension de solde constitue une radiation de fait des officiers supérieurs et subalternes concernés, la radiation proprement dite qui obéit à des règles précises, étant une mesure disciplinaire aux mécanismes juridiques et administratifs complexes, pour des personnes passées sous les drapeaux, qui plus est, des officiers.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-21 07:14:16
Au lendemain de la défaite de l'Equipe de France en finale de la Coupe du monde contre l'Argentine, Karim Benzema a officialisé sa retraite internationale sur ses réseaux sociaux, lundi. Une décision retentissante du Ballon d'Or 2022 qui aurait été prise dès son retour à Madrid. Mais l'attaquant a préféré, par respect, attendre la fin de la compétition pour faire son annonce.
C'est une véritable bombe qui s’est abattue sur le monde du football. Karim Benzema a annoncé sa retraite internationale.
"J'ai fait les efforts et les erreurs qu'il fallait pour être là où je suis aujourd'hui et j'en suis fier. J'ai écrit mon histoire et la nôtre prend fin", a écrit Karim Benzema, sur twiter le lundi après-midi, le jour de ses 35 ans.
Karim Benzema ne rejouera plus avec les Bleus. L'annonce a pris tout le monde de court.
Pourtant, tout semblait aller mieux pour Karim Benzema qui était appelé à participer au mondial. Hélas blessé, il a été contraint de renoncer à la Coupe du monde.

Immédiatement, il est retourné à Madrid et c'est précisément à ce moment là qu'il aurait décidé de prendre sa retraite internationale, selon les informations du journal madrilène As.
Si sa décision était déjà prise, Karim Benzema a attendu la fin de la compétition pour annoncer sa retraite internationale, par respect pour ses coéquipiers et aussi pour ne pas perturber l'Equipe de France en pleine compétition.
Le quotidien espagnol précise même qu'il aurait été en mesure de jouer contre la Tunisie puisque sa blessure était «mineure».
Et cette décision surprend d'autant plus, car Benzema vient d'être sacré meilleur joueur du monde en décrochant le Ballon d'Or et que le prochain Euro ne sera que dans un an et demi. C’est certainement lassé de sa relation tumultueuse avec les Bleus, que Karim Benzema a finalement décidé d'y mettre un terme.
À Doha, la relation avec Didier Deschamps semble s'être à nouveau cassée.

Blessé à la cuisse durant la préparation, Benzema avait été renvoyé chez lui. Il n'a pas compris que le staff des Bleus ne le laisse pas se soigner avec eux durant la compétition, surtout sans être remplacé par un autre joueur. Il a d'ailleurs repris l'entraînement avant la fin des matchs de poules. Il aurait donc pu participer au minimum à la demi-finale et la finale du Mondial.
L'attaquant du Real n'a pas non plus apprécié qu'on dise que son absence avait été vécue comme un soulagement par une grande partie des joueurs de l'équipe de France, voire du staff.
Enfin, le fait que Didier Deschamps puisse décider de son avenir a, semble-t-il, poussé Benzema à faire cette annonce, puisqu'il n'a visiblement plus envie de retravailler avec le sélectionneur des Bleus, voire de partager de nouveaux moments avec des coéquipiers avec lesquels il ne s'entend pas forcément bien.
Voila qui semble expliquer le refus par Karim Benzema de repousser l’invitation de la fédération française de football, d’assister à la finale France Argentine à Doha tout comme son mentor Zinedine Zidane qui a également décliné l’invitation.
La carrière de Karim Benzema en bleu est marquée par 97 sélections et 37 buts, mais aussi une longue absence de 5 ans en raison de son implication dans l'affaire de la sextape avec Mathieu Valbuena.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-19 23:55:40
Le vice-amiral Jean Dominique Okemba a présidé lundi, à l’ambassade du Congo en France, la cérémonie de remise des passeports, dans le cadre de la mise en œuvre des conclusions entre l’État congolais et le collectif de la diaspora, ex combattants.
Ils étaient naguère des combattants. Ils sont désormais entrés dans les rangs et envisagent de revenir au Congo pour apporter leur pierre à l’édifice. Pour ce faire, le collectif de congolais avait formulé auprès du vice-amiral Jean Dominique Okemba, le souhait de disposer de documents devant permettre le voyage, ce retour au pays natal.
Jean Dominique Okemba en avait fait la promesse lors de la première rencontre, elle est désormais tenue.
La cérémonie qui s’est déroulée l’ambassade du Congo, a d’ailleurs constitué la deuxième rencontre citoyenne entre le vice-Amiral Jean Dominique Okemba, ministre, secrétaire général du Conseil national de sécurité, et le collectif des Congolais résidant en France anciennement connus sous le vocable de "Combattants".
Dans son mot de bienvenue, l’ambassadeur Rodolphe Adada a partagé avec les récipiendaires de passeports, « le désir de la part de tous d’aller vers d’autres réalisations en faveur du Congo et de ses enfants, quel que soit le lieu où ils se trouvent ».
Signalons que cette démarche est une initiative personnelle du président Denis Sassou N’Guesso, qui fait du vivre-ensemble, un objectif majeur de développement et d’édification d’une nation unie, solidaire et de progrès.
C’est pourquoi, il avait demandé au secrétaire général de sécurité de rencontrer à nouveau le collectif des Congolais afin de poursuivre le processus de dialogue républicain initié par la diaspora et concrétisé à Paris, le 9 octobre dernier. Une rencontre au cours de laquelle avait été évoquée le problème de passeports.
« Vous m’avez demandé d’agir avec promptitude pour la délivrance d’un nouveau passeport à plusieurs d’entre vous : c’est chose faite !», s’est réjoui Jean Dominique Okemba.

Il a exhorté les récipiendaires en tant que précurseurs d’avoir à cœur de demeurer exemplaires, ouverts, pédagogues et solidaires afin que d’autres Congolais de l’étranger leur emboîtent le pas pour contribuer à la marche vers le développement du pays. Pour que « désormais, le chef de l’Etat, père de la Nation, puisse compter sur l’engagement et la loyauté de tous les enfants de la République du Congo, y compris ceux de l’étranger ».
Après la remise des passeports aux récipiendaires, Anicet Goma, porte-parole du collectif, a remercié les autorités congolaises qui ont tenu parole et ont permis la réalisation concrète de ce projet.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-19 22:15:40
Cela fait plusieurs mois voire des années que tous les quartiers de la ville d’Ewo, dans le département de la Cuvette-Ouest, vivent sans eau potable. Une situation difficile qui pousse d’ailleurs les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer, à parcourir plusieurs kilomètres pour en trouver. Nombreux se contentent de plaintes sur les réseaux sociaux pour manifester leur mécontentement sous l’indifférence de ceux qui ont une moindre parcelle d’autorité dans ce domaine malgré les promesses faites concernant l’accessibilité à cette denrée précieuse et vitale aux ménages.
La passivité de l’Etat couplé à l’extrême pauvreté ont conduit les populations à la mise en place des puits, les sources ou la rivière kouyou pour leurs besoins élémentaires.
Par conséquents ces oubliés de l’eau potable consomment de l’eau souillée au détriment de leur santé.
Cette situation est connue dans de nombreuses villes congolaises.
En effet, pour le Congo dont le régime de pluie est important, la production d’eau potable est pourtant insuffisante pour satisfaire la demande. Avoir de l’eau potable est devenue un luxe.
Vétusté des infrastructures, défaillances dans la gestion et le suivi de l’exploitation des ouvrages, insuffisance dans l’entretien des machines, difficultés d’acquisition de nouveaux outils de production et de distribution, forte croissance de la population urbaine, tels sont les principales causes auxquelles il faut trouver des solutions.
En attendant que le Saint Esprit ne touche les cœurs des décideurs, les populations de la ville d’Ewo sont toujours dans l’expectative.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-19 12:37:55
Les Argentins l’ont emporté face à la France à l’issue de la séance des tirs au but (4 t.a. b. à 2) au terme de 120 minutes absolument haletantes (3-3) marquées par un doublé de Messi (23 s.p., 109) et un triplé de Mbappé (80 s.p., 81, 118 s.p.).

L'Argentine est l'une des équipes de football les plus prestigieuses de la planète et a produit des joueurs extraordinaires comme Diego Maradona et Lionel Messi.

L'Argentine a participé à 18 éditions sur 22 de la Coupe du monde : 1930, 1934, 1958, 1962, 1966, 1974, 1978, 1982, 1986, 1990, 1994, 1998, 2002, 2006, 2010, 2014, 2018 et 2022.
L'Argentine a été une seule fois pays organisateur de la Coupe du monde : en 1978.
L'Argentine a été absente quatre fois de la phase finale de la Coupe du monde : en 1938, 1950, 1954 et 1970.
Les Argentins ont refusé de participé aux éliminatoires de la Coupe du monde 1938 (dont la phase finale était organisée en France) car ils souhaitaient que l'épreuve se déroule en Amérique du Sud afin d'avoir une alternance Europe/Amérique du Sud. Quatre ans plus tôt, l'édition 1934 avait en effet été déjà organisée en Europe (en Italie).
L'Argentine a également refusé de participé aux éliminatoires de la Coupe du monde 1950 dont la phase finale avait lieu au Brésil en raison d'un conflit avec le Fédération brésilienne de football. L'Argentine reprochait au Brésil de ne pas avoir boycotté la Coupe du monde 1938 en France. De plus, en 1948, une grève des joueurs argentins éclata (estimant qu'ils n'étaient pas assez payés) et ils furent nombreux à quitter le pays pour aller jouer en Colombie.
Rebelote en 1954 : l'Argentine est absente des éliminatoires, subissant encore les conséquences de la grèves des joueurs de 1948. La sélection argentine ne jouait pratiquement jamais à cette époque, manquant ainsi la Copa América 1949, la Coupe du monde 1950, la Copa América 1953 et la Coupe du monde 1954 !
Enfin, pour la Coupe du monde 1970, l'Argentine n'est pas parvenue à se qualifier, échouant dans le groupe 1 de la zone Amérique du Sud des éliminatoires. Les Argentins ont été devancés dans un groupe à trois par le Pérou et la Bolivie.
L'Argentine a gagné deux fois la Coupe du monde de football : en 1978 et en 1986.
L'Argentine a également été finaliste trois fois de la Coupe du monde : en 1930, en 1990 et en 2014. L'Argentine n'ayant jamais été éliminée en demi-finale, elle n'est jamais montée sur la troisième marche du podium.
Au total, 44 joueurs ont remporté la Coupe du monde de football. Un seul y est parvenu deux fois : Daniel Passarella qui était présent en 1978 et 1986.
Diego Maradona aurait pu lui aussi faire ce doublé mais il n'a pas été retenu par le sélectionneur argentin en 1978, à la grande surprise des médias et des supporters.
Ils sont deux sélectionneurs argentins à avoir été sacrés champions du monde : César Luis Menotti en 1978 et Carlos Bilardo en 1986.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-18 18:12:12
Les initiatives solidaires, les mains tendues, les sourires et les rires pour donner chaque jour un peu plus de sens au projet de leur association. Et parce qu'on ne loupe pas une occasion de fêter ces victoires quotidiennes, les Anciens élèves du village abandonné (AEVA) se sont retrouvés ce dimanche à Mayanga pour fêter, autour d’un repas convivial, le 3e anniversaire de leur plateforme sur Whatsapp. « Trois ans d’existence, plusieurs membres et que du bonheur » se réjouit le Président fondateur, Valentin Ngot Bordas.
Ils ont de nombreux souvenirs en commun, dont la création du lycée des trois glorieuses de Mossendjo surnommé du « village abandonné » dans les années 80 par son premier proviseur Pierre Djestone Nkou.
Et c’est un véritable avant-goût des fêtes qu’ils ont pu déguster, avec entre autres les poissons, aubergines… au menu.

Ce rassemblement a également été l’occasion de regarder la finale de la coupe du Monde 2022 entre la France et l’Argentine (3-3). Finale remportée par l'Argentine aux tirs au buts (4-2).
Le Forum de plus de 40 membres se réunit chaque année surtout à cette période où les forums sont en déclin, pour discuter et partager des idées pour faire avancer la Mutuelle des anciens élèves du lycée des trois glorieuses de Mossendjo.

Un don d’un sachet de haricots de Kimongo a été offert par Emma Loundou à chaque mutualiste.
Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-18 17:49:20
Il s’était retiré de la vie politique congolaise et vivait une retraite paisible. Camille Bongou est décédé le vendredi 16 décembre 2022, à Poitiers en France, à l'âge de 78 ans.
Homme calme et pondéré, Camille Bongou est une des Grandes figures politiques congolaises, de la décennie 80, après la réhabilitation des personnalités naguère épurées de tous les corps de l’État et du Parti, pour leur participation à la tentative de coup d'état du 22 février 1972 conduite par le lieutenant Ange Diawara sous le label du M22.
Revenu au devant de la scène politique, cet idéologue du parti reprend du galon.
Au sein du Parti Congolais du Travail qu’il a réintégré, Camille Bongou accède au comité central puis au bureau politique. Il devient le numéro 2 du PCT à l’issu des travaux du troisième Congrès du Parti Congolais du Travail.
Son ascension coïncide avec le retour en grâce de ses compagnons du « M22 » qui occuperont autant les postes ministériels que ceux des autres secteurs de l’appareil de l’État, en assumant les fonctions de préfet, de maire d’arrondissement, voire de directeurs généraux d’entreprises d’État.
Après avoir quitté le parti, en 1989, Camille Bongou s’était reconverti dans la culture. Licencié en philosophie de l’université de Brazzaville en 1974, ce natif de Bokouélé fut le premier licencié sorti du département de Philosophie de l'université de Brazzaville (actuelle Université Marien Ngouabi). Aussi animait-il des mouvements philosophiques.
À 78 ans, Camille Bongou s’en est allé rejoindre ses compagnons du « M 22 », qui représentaient en leur temps, l’aile gauche au sein du PCT ou de l’APN, parmi lesquels Ange Diawara, Ambroise Edouard Noumazalaye, Franklin Boukaka, Élie-Théophile Itsouhou, Prosper Matoumpa Mpolo, Jean-Baptiste Ikoko, Jean-Pierre Olouka et bien d'autres.
Acteur politique de convictions, Camille Bongou restera cet homme intègre qui privilégiait le débat d'idées, la conciliation des contraires et l'intérêt général.
Son décès ferme davantage le banc sur cette génération du PCT de la première heure, qui disparaît et se meurt peu à peu.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-16 23:38:37
Quartier 908, dans la zone de l’Académie militaire Marien Ngouabi, dans l’arrondissement 9 Djiri, Les populations sont fortement agressées par les nuisances sonores et tectoniques de la briqueterie ‘’ Chine Jiangsu’’. Cette unité de fabrication de parpaings en ciment, implantée en plein quartier, utilise des machines dont outre la poussière, le bruit et les vibrations ont des effets dévastateurs sur les populations, ainsi que leur habitat. Leurs différentes sollicitations auprès des autorités et même leur action en justice sont jusque là restées lettres mortes.
Ils crient leur exaspération, ces résidents du quartier 908 de Djiri, celui-là même qui jouxte l’académie militaire Marien Ngouabi.
Ici, la quiétude qui caractérise tout quartier d’habitation, a été soudain troublée et même remise en cause, depuis que s’y est installée la briqueterie ‘’ Chine Jiangsu’’.

Outre le bruit quasiment invivable des machines, les vibrations qu’elles produisent engendrent un réel effet tectonique sur les habitations dont nombreuses présentent désormais des fissures. Ce qui les fragilise, avec le risque de catastrophes de masse, que des maisons s’écroulent sur leurs occupants.
À part les nuisances sonores, les habitants sont en proie au développement de pathologies telles l’hypertension artérielle, les maladies coronariennes et même des lésions auditives irréversibles, sans compter les troubles du sommeil, tant l’usine les soumet à des vrombissements et vibrations du sol occasionnés par des machines qui tournent à une cadence répétée toutes les 15 secondes, de 7 heures à 17 heures et 7 jours sur 7.
Ce cocktail infernal influe également sur les conditions d’étude à l’Académie militaire Marien Ngouabi, ainsi qu’aux écoles du voisinage.
S’appuyant sur l’article 60 de la loi sur la protection de l’environnement, les habitants du quartier, regroupés en comité, ont mené des démarches, tant auprès du promoteur de la briqueterie, du maire de l’arrondissement, de la ministre de l’environnement, de même qu’ils ont dû ester en justice, en déposant plainte entre les mains du procureur de la république.
De toutes ces démarches, aucunes n’a connu un semblant d’aboutissement et comme pour narguer les populations, la société ‘’ Chine Jiangsu’’ continue impunément son action de sape sur la santé des populations ainsi que sur l’environnement, en intensifiant ses activités.
Excédés par ces nuisances dont les effets néfastes se ressentent dans chaque famille et face à l’inertie des autorités qui font la sourde oreille face à la détresse des populations, de nombreux jeunes du quartier et même des adultes envisagent de régler le problème à leur manière.
Très remontés, certains nous ont confié leur colère et envisagent même le pire. « Puisque l’État nous a abandonné, c’est par nos propres moyens que nous devons réduire cette briqueterie au silence. Si l’État qui a rédigé la loi ne veut pas la respecter en agissant, eh bien, nous entrons dans une espèce de désobéissance civile face à l’inertie des autorités, en prenant les choses en mains. ‘’ Chine Jiangsu’’ use de violence en nous agressant au quotidien. Nous allons les renvoyer à la lecture du petit livre rouge du président Mao qui disait : ‘’à la violence réactionnaire, il faut opposer la violence révolutionnaire’’. Sans doute que les autorités ne nous en voudront pas, puisqu’elles sont restées les bras croisés, face à nos sollicitations. Trop, c’est trop, nous n’en pouvons plus. Autant mourir dans l’action, que de mourir dans l’inaction, quand le bruit de ‘’ Chine Jiangsu’’ nous aura achevé ».
Reste qu’il est encore temps pour les autorités, de se bouger enfin, avant que l’irréparable ne survienne.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-14 19:51:08
Le Premier Secrétaire de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (U.PA.D.S) et chef de fil de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty-Mabiala, a tenu une conférence de presse mardi 14 décembre 2022 dans la salle Professeur Pascal Lissouba, au siège du Parti à Brazzaville. Dans son mot liminaire le Premier Secrétaire de l’UPADS a échangé avec les chevaliers du micro, de la plume et du Net sur les préoccupations majeures des congolais, surtout après le dernier message du Président de la République, sur l’état de la Nation, devant le Parlement réuni en Congrès, le 28 novembre dernier au Palais des congrès.
En effet, après la tenue récente de la 2e Session extraordinaire du Conseil national du Parti, l’occasion était toute indiquée à Pascal Tsaty-Mabiala de revenir sur les grandes décisions prises par l’instance suprême de son Parti dans l’intervalle des Congrès, à mi-parcours du renouvellement du mandat des parlements locaux.
« Conformément à la Constitution, le Président de la République procède à la reddition des comptes devant le Parlement réuni en Congrès une fois l’an. Cet impératif constitutionnel colle désormais à l’hommage rendu à la République depuis le 28 novembre 2010, selon la nouvelle vision des autorités », a souligné M. Pascal Tsaty-Mabiala.
Sur le message du Président de la République, le Premier Secrétaire, chef de fil de l’opposition a évoqué l’appel que le chef de l’Etat lance à la génération actuelle. « Situant son allocution dans le temps et l’espace, le Président Denis Sassou N’Guesso a invité la nouvelle génération à un regard rétrospectif, lui demandant de s’approprier les évolutions consécutives à la modernisation du Congo, en relevant à la dérobée que notre pays aurait réalisé un succès notable quasiment dans tous les secteurs : éducation ; santé ; défense nationale ; infrastructures routières et sportives ; banques et transport aérien ». Il a d’ailleurs illustré son propos en s’appuyant sur des faits qu’il estime probants, en comparaison avec l’héritage colonial.

« Dans son rôle de premier Parti de l’opposition, l’U.PA.D.S ne se contentera pas du superficiel et ne se lancera pas dans la critique vaine et facile sans proposition concrètes. C’est pourquoi, les thématiques abordées ici sont assorties de suggestions, à charge pour les gouvernants de s’en approprier le contenu ou d’en juger la pertinence », a précisé le chef de fil de l’opposition.
Concernant l’unité et l’hommage rendu par l’Etat aux Pères fondateurs de la République, M. Tsaty-Mabiala estime que « la question de l’unité nationale est plutôt cruciale, en ce qu’elle constitue l’âme qui fonde toute Nation. Or, depuis la fin des événements tragiques de 1997, le pays est divisé, nonobstant le constat objectif qui offre à chaque citoyen la liberté de se placer géographiquement ou de s’installer dans la localité de son choix. A la vérité, des rigidités sociopolitiques et psychologiques sont, entre autres, des stéréotypes qui maintiennent les Congolais dans les chaînes du sous-développement, surtout avec l’affirmation du phénomène ethnique pris comme base subjective de la gestion publique ».
« Les Pères fondateurs de la République, auxquels nous nous référons si souvent, sont malheureusement effacés de l’imaginaire collectif et de la conscience patriotique. Il nous faut réhabiliter leur mémoires », a-t-il martelé.
Ainsi, pour la consolidation cette Unité nationale, l’U.PA.D.S fait des suggestions suivantes : la construction d’un mausolée dédié aux Pères fondateurs afin de reconstituer objectivement l’histoire de notre pays en restituant son passé ; la prises des mesures d’apaisement en faveur de tous les protagonistes des conflits politiques de 1997 à nos jours (une amnistie générale) ; le lancement d’un débat national sur le phénomène ethnique et ses conséquences dans la gestion du pouvoir politique et même dans les relations humaines.
Sur la transformation et la modernisation, « en 64 ans d’existence en tant que République, le progrès réalisé dans notre pays est mitigé. Les avancées constatées au cours de ces deux dernières décennies posent non seulement le problème de la qualité des infrastructures, en termes de dualité, mais surtout de leur financement. En effet, l’opacité sciemment entretenue dans ce domaine ne permet pas d’accéder aux coûts réels de réalisation de ces importants investissements », s’est interrogé M. Tsaty-Mabiala. « De surcroit, ces travaux réalisés essentiellement sur emprunt placent le Congo sous curatelle économique des puissances étrangères, la Chine en particulier. Ce qui, au demeurant, nous a valu le statut moins valorisant de pays pauvre très endetté (PPTE), alors qu’avant la survenue de la crise économique et financière en 2014, nous connaissions une embellie financière du fait de l’envolée des cours mondiaux du pétrole », a-t-il dévoilé.
Cependant, en comparaison avec le travail titanesque accompli par le Président Alphonse Massamba-Débat entre 1963 et 1968, avec son Premier ministre Pascal Lissouba (jusqu’en 1966), sur fonds propres et avec pour principale ressource le bois, dont le budget annuel ne dépassait pas 19 milliards de francs CFA, le progrès réalisé aujourd’hui dans le domaine des infrastructures se devrait d’être relativisé », a dévoilé le Premier Secrétaire, chef de fil de l’opposition congolaise.
« En cinq (5) ans d’exercice du pouvoir, le Président Massamba-Débat a réussi l’exploit de doter le Congo d’un tissu industriel performant composé à la fois d’entreprises publiques et mixtes, ainsi que des projets porteurs dans plusieurs secteurs qui ont fait la fierté de notre pays, le plaçant en tête des pays de l’espace U.D.E.A.C. Signalons qu’à cette époque, le Congo était un pays à revenu intermédiaire selon le classement de la Banque mondiale qui s’effectue en fonction du revenu national brut par habitant », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, le Premier Secrétaire de l’U.PA.D.S. M. Tsaty-Mabiala, chef de fil de l’opposition indique aussi que : « Tout en reconnaissant les efforts réalisés dans la construction des infrastructures nécessaires pour booster le développement du pays, comment ne pas s’interroger sur l’opportunité de certaines réalisations dispendieuses à faible impact sur le développement, et qui apparaissent comme des investissements de prestige. On peut citer dans ce cas la construction tous azimuts des stades dans les départements où il n’existe aucune ligue de sport, ou des aéroports dont le trafic aérien ne peut en justifier la nécessité, ou encore des palais présidentiels dans les chefs-lieux de département où le Président de la République ne s’y séjourne tout au plus qu’une fois tous les cinq ans ». « Devant un tel gâchis, l’U.PA.D.S exige la réalisation d’un audit de tous les projets relevant des Grands travaux, exécutés ou en voie d’achèvement, ou encore purement et simplement abandonnés. De même, mon Parti suggère une meilleure gestion des logements sociaux auxquels la classe moyenne au Congo ne peut accéder en raison des coûts prohibitif », a-t-il déclaré.
En outre, abordant l’aspect de la lutte contre la corruption et les antivaleurs, le camarade Tsaty-Mabiala estime que ce phénomène devient un véritable fléau dans notre société. Cette corruption et la pratique des antivaleurs ont atteint des proportions exponentielles et inquiétantes qui méritent qu’on s’y attarde. « A l’issue de l’élection présidentielle de juillet 2009, et à l’occasion de sa prestation de serment le 14 août de la même année, le Président Denis Sassou N’Guesso réélu avait fait de la lutte contre les antivaleurs, l’un des piliers du ’’Chemin d’avenir’’, son projet de société d’alors ». Eradiquer la corruption est avant tout une question de volonté politique et de liberté d’exercice du pouvoir judiciaire et non des commissions parlementaires », a-t-il renchéri. Néanmoins, son Parti propose quelques pistes de solutions : renforcer l’éthique des magistrats et l’application des sanctions disciplinaires à l’encontre des juges corrompus ; autosaisir par le Parquet de tout fait lié à la corruption, la concussion, la fraude et le trafic d’influence ; créer un pôle financier indépendant auprès de la direction générale de la police judiciaire formé de cadres rompus aux techniques financières, lequel pôle bénéficiera du pouvoir de s’autosaisir et de déférer au Parquet tout contrevenant à la loi sur la corruption, la concussion, la fraude et l’enrichissement illicite.
« S’agissant du volet économique, et sans vouloir énumérer tous les scandales financiers que notre pays a connus et qui l’ont fragilisé sur tous les plans, la principale problématique de notre économie demeure sa nature, précisément sa dépendance aux marchés et aux échanges extérieurs soumis aux fluctuations monétaires. Malgré les atouts que nous offre la nature, le niveau de production agropastorale et halieutique de notre pays est de plus en plus bas. Après le projet ’’Nouveaux villages agricoles’’ que le gouvernement n’a pas pu faire aboutir, nous sommes passés à un autre concept, à savoir les ’’Zones agricoles protégées’’, sans en donner un vrai contenu ou même faire le point des échecs précédents », s’est-il exclamé.
« En ce qui concerne le bien que nous avons de commun, c’est-à-dire le Congo, votre rôle combien important exige de vous un engagement patriotique. Au fond, nous sommes tous emportés par ce rêve de voir notre pays briller dans le concert des Nations. Le développement et le bien-être ne connaissent ni les Partis politiques, ni rivalité Opposition-Majorité. C’est un souci partagé pour le bonheur de tous », a conclu le Premier Secrétaire, en interpelant la presse.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-14 16:55:20
«Construire un avenir durable : des partenariats pour financer les infrastructures africaines et la transition énergétique », c’est l’un des thèmes qui focalise les débats ce mercredi entre les africains et leurs partenaires américains à l’occasion de la 2e journée du sommet Etats-Unis / Afrique ouvert mardi à Washington.
Les africains sont assez outillés pour évoquer cette question avec l’administration Biden hôte du sommet.
Quasiment tous les pays africains ont élaboré sinon élaborent des stratégies pour concilier la nécessité d’élargir l’accès à l’électricité pour 600 millions de citoyens – la moitié de la population de l’Afrique subsaharienne – dans l’immédiat avec la priorité de construire un système énergétique durable basé sur une énergie propre à long terme pour faire face aux impacts croissants du changement climatique.
Ces stratégies envisagent de financer à la fois la transition à long terme des combustibles fossiles, qui représentent 46 % du mix énergétique actuel du continent, et l’élargissement de l’accès à l’électricité, tout en soutenant le rôle croissant que l’Afrique jouera dans la sécurité énergétique internationale en tant que source de carburants d’aujourd’hui et de demain, y compris les minéraux nécessaires à une économie plus verte.
Cette session s’appuiera sur les résultats des discussions de la COP27 et du G20, ainsi que sur les enseignements tirés des partenariats existants entre les États-Unis et l’Afrique, tels que le Partenariat sud-africain pour une transition énergétique juste (JETP).
Washington veut étudier avec ses partenaires africains des stratégies pour capitaliser sur les opportunités émergentes pour développer et adopter de nouvelles technologies. Il s’agira de mettre en place les bons régimes réglementaires et d’investissement qui attireront les investissements nécessaires et mieux intégreront les marchés africains de l’énergie à l’échelle transcontinentale et mondiale.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-14 16:15:45
C’est l’une des principales annonces enregistrées au sommet Etats-unis Afrique qui se déroule du 13 au 15 décembre 2022 à Washington, la capitale américaine, en présence de près de 50 chefs d’Etat dont celui du Congo-Brazzaville, Denis Sassou N’Guesso, et de gouvernement africains.
L’annonce a été faite par le conseiller à la sécurité nationale du président américain Jake Sullivan.
Les États-Unis vont consacrer 55 milliards de dollars (environ 34 mille milliards de FCFA) à l’Afrique sur trois ans.
Les fonds seraient consacrés à la santé et à la réponse au changement climatique, selon quelques précisions livrées par Jake Sullivan sans plus de détails sur les critères à remplir pour bénéficier d’une partie de cette enveloppe.
Jake Sullivan a tout de même assuré que ces financements ne seraient pas liés à l’attitude des pays africains face à la guerre en Ukraine.
Beaucoup des pays du continent refusent en effet de condamner ouvertement la Russie suite à la guerre en Ukraine.
Cette aide marque semble-t-il le nouveau tournant pris par Washington en faveur de l’Afrique.
Donald Trump, l’ancien Président américain avait quasiment ignoré le continent noir très riche en matières premières convoitées par la Chine, l’Inde et maintenant la Russie.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-14 16:09:43
Le sommet Etats unis / Afrique a démarré mardi à Washington par un forum de la diaspora et des jeunes leaders, en présence de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement africains et des responsables américains 8 ans après le tout premier organisé par Barack Obama en 2014.
C’est le Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken qui a pris la parole pour le compte du pays hôte du sommet qui durera du 13 au 15 décembre.
Antony Blinken a souligné l’engagement de son pays envers le continent africain. Ce qui n’était pas le cas sous l’administration de Donald Trump.
Dans son discours, M. Blinken a mis en avant l’apport de certains programmes américains en Afrique, dont l’Initiative des jeunes leaders africains et l’Académie des femmes entrepreneurs.
Le président américain, Joe Biden prendra pour sa part la parole jeudi devant tous les chefs d’Etat et de gouvernement invités à ce sommet.
Quelques 49 chefs d’Etat, dont celui du Congo-Brazzaville, Denis Sassou N’Guesso, et de gouvernement prennent part au sommet.
Le Burkina Faso, la Guinée, le Mali et le Soudan n’ont pas été invités. Ces quatre pays, qui ont connu des coups d’État, sont sous sanctions de l’Union africaine. Les États-Unis disent s’être basés sur la ligne de l’UA. Le Tchad, en revanche, est convié puisqu’il n’est pas sous sanctions de l’UA.
Les sujets à l’ordre du jour du sommet sont multiples et variés. L’économie, la paix et la sécurité en Afrique, le changement climatique, la santé et bien d’autres.
Quelques jours avant l’ouverture du sommet, le président américain a déjà annoncé qu’il soutient l’idée d’attribuer un siège à l’Afrique au sein du G20, le groupe rassemblant dix-neuf des économies les plus avancées ainsi que l’Union européenne. Le siège serait attribué à l’Union africaine (UN), l’organisation la plus représentative du continent.
Washington est par ailleurs disposé à densifier ses efforts pour relever le défi de la sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
La semaine dernière, la secrétaire américaine adjointe pour les Affaires africaines, Molly Phee, a réitéré l’engagement de son pays à relever les défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
Les dirigeants africains plaideront pour une reconduction de l’AGOA, mis en place en 2000 et qui arrive à échéance en 2025. Plusieurs délégations africaines estiment que des nouvelles améliorations sont nécessaires pour permettre aux pays africains de profiter pleinement de ce mécanisme.
En rappel, L’African Growth and Opportunity Act (AGOA, en français Loi sur le développement et les opportunités africaines) est une loi du Congrès américain adoptée en mai 2000 et signée par le président Bill Clinton.
Grâce à cette loi 1.800 produits africains peuvent bénéficier de réductions de taxes à l’importation.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-12-14 15:58:41