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REX : «Les routes de l’impossible»

Situé entre l’arrondissement 1, Lumunba et 2, Mvoumvou, le quartier cosmopolite Rex, classé parmi les vieux quartiers de la ville de Pointe-Noire, automobilistes et populations vivent un véritable calvaire au quotidien.

En empruntant le titre de la série documentaire française de France 5 pour évoquer le quotidien haletant des usagers des routes du quartier REX à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, la ville pétrolière, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le parallèle est saisissant. Bien plus encore, lorsqu’on est un automobiliste et obligé de parcourir chaque jour ses rues truffées de nids de poule et crevasses.

Au quartier REX, réputé ambiant par la présence de nombreux bars dancings et restaurants, comme Gaspard, Total bar, Total Madeso, très peu de trajets d’un kilomètre offre une circulation fluide.

Les routes, dont l’entretien a cessé depuis plusieurs années, sont pour certaines sur le point de se désagréger complètement.

Arthur, taximan à Pointe-Noire se méfie particulièrement de ce quartier pourtant pourvu de clients. «Il faut armer son mental lorsqu’on prend la résolution d’y aller», raconte-t-il. «La conduite à pas de tortue est épuisante et couteuse en carburant. Ces routes délabrées qui ne nécessitent à certains endroits que des petites réparations sont à l’origine de ce rythme lent des automobilistes», pense-t-il.

Le goudron abîmé, ainsi que les gros bétons armés dont la présence gêne plus qu’elle ne protège, rendent déjà l’accès au quartier difficile.

Les automobilistes doivent slalomer entre les nids de poule sur les routes dont le goudron est inexistant sur une dizaine de mètres.

Les automobilistes usent d’extrême prudence pour s’en tirer à bon compte. En cette période de la saison des pluies, les taximans ne se risquent pas dans ce quartier de la ville océane.

Un handicap certain pour les populations.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-11 16:45:42

Dongou : De l’oisiveté au chemin de l’école grâce à l’association Kiminou « Icole pour tous »

Ces quatre jeunes filles ont reçu des kits scolaires de l’association Kiminou « Icole pour tous » et vont aller pour la première fois à l’école primaire Sainte Odile de Dongou, dans le département de la Likouala. Une très bonne nouvelle et une très grande victoire pour les parents qui ne savaient plus à quel saint se vouer depuis le 3 octobre dernier, début de la rentrée scolaire au Congo-Brazzaville.

Parce que la rentrée des classes est souvent synonyme de dépenses importantes pour les familles en situation de précarité, l’association Kiminou « Icole pour tous », présidée par Mme Berthe Blanche Laval Mouandza, se mobilise pour la deuxième année consécutive pour aider les enfants démunis du Congo-Brazzaville.

A travers son opération Kit Scolaire de la réussite, l’association humanitaire qui a pignon sur rue en France et au Congo-Brazzaville, vient à nouveau en aide aux familles démunies de Dongou pour distribuer gracieusement des fournitures scolaires neuves provenant des donateurs et des personnes généreuses.

Équiper leurs enfants pour la rentrée : un challenge pour certaines familles congolaises. Le coût de la rentrée scolaire ne cesse d’augmenter chaque année.

Bien souvent au Congo-Brazzaville, précarité est synonyme d’échec scolaire.

En effet, les enfants de familles défavorisées souffrent de parcours scolaires compliqués et peuvent être stigmatisés à l’école.

Des fournitures scolaires neuves et de qualité telles que des trousses, cartables, cahiers, stylos crayons de couleur… aident l’enfant à réussir sa rentrée et favorise son intégration dans l’école.

C’est le cas ici pour ces quatre jeunes filles de la ville de Dongou qui vont aborder, pour la première fois, la rentrée des classes en toute sérénité et dans les meilleures conditions possibles dans l'une des meilleures écoles primaires du département de la Likouala.

Ce geste philanthropique de l’association Kiminou « Icole pour tous », force respect et admiration. Un investissement utile et noble pour l'avenir du Congo.

La vocation de l’association Kiminou « Icole pour tous » est d'aider, accompagner et soutenir les enfants démunis dans leur éducation et leur scolarisation au Congo-Brazzaville.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-11 15:33:10

Congo : Fin des délestages sur toute l’étendue du territoire national

Le directeur général de la société Energie électrique du Congo (E²C), Jean Bruno Danga Adou, a annoncé, mercredi 8 février à Brazzaville, la fin des délestages sur toute l’étendue du territoire national.

«Aujourd’hui, nous ne devons pas confondre les black-out et les délestages. Il n’y a plus de délestage au Congo. Ce que nous vivons ce sont des black-out, c’est-à-dire le réseau qui s’écroule par rapport aux paramètres qui ne sont plus bons et les appareils de protection agissent », a déclaré Jean Bruno Danga Adou.

Malgré sa nouvelle appellation, la société Energie électrique du Congo (EEC) peine à améliorer la qualité de ses services toujours en dents de scie depuis plus de 20 ans.

Pourtant, la construction du barrage d’Imboulou dans le département des Plateaux avait pour objectif de combler le déficit énergétique criard constaté sur l’ensemble du territoire national.

Mais, il ne se passe plus un seul jour sans que Brazzaville ne soit plongée dans le noir. Les consommateurs s’en plaignent et demandent à la société d’énergie d’améliorer la desserte.

Cette société reconnaît que les problèmes sont d’ordre technique et promet d’y remédier.

Brazzaville et Pointe-Noire sont plus touchées par les délestages que les autres villes du pays.

Le défi du boulevard énergétique au Congo a encore du chemin à parcourir.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-11 10:38:23

Congo – Primature : Le développement du secteur privé au cœur des échanges entre le Premier Ministre et la Directrice régionale de l’IFC

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso a reçu en audience, une délégation de l’IFC, la Société financière internationale affiliée à la banque mondiale. Les questions de développement du secteur privé ont été au centre des entretiens.

La nouvelle Directrice régionale de l’IFC pour l’Afrique centrale, le Libéria, le Nigeria et la Sierra leone, Dalhia Khalifa a été reçue en audience par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Anatole Collinet Makosso à l’Hôtel de la Primature.

La Représentante de la Banque Mondiale au Congo, Mme Korotoumou Ouattara faisait également partie de la délégation conduite par la Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, Ingrid Ebouka-Babackas.

Avec un portefeuille d’investissement et de services conseils en finances, infrastructures et agroalimentaire de près de 3 milliards de dollars en Afrique centrale et au Nigeria, L’IFC, la société financière internationale affiliée à la banque mondiale propose sa collaboration au gouvernement pour le développement du secteur privé.

Fondée en 1956, l’IFC a pour mission de promouvoir le développement économique et améliorer les conditions de vie des populations en favorisant l’essor du secteur privé dans les pays en développement.

Mme Khalifa dirigera les équipes d’IFC chargées des investissements et des services-conseils dans les pays cités plus haut.

Alors que ces pays sont confrontés à des défis tels que la hausse de l’inflation et les effets du changement climatique, leur population jeune et entreprenante est un atout pour créer un secteur privé plus dynamique.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Source DCRM-Primature

Créé le 2023-02-10 12:36:17

RDC – Musique : Koffi Olomide interdit à huit chroniqueurs de citer son nom

Dans un courrier qu’il a posté sur sa page Facebook certifiée le 9 février, Koffi Olomide signale aux chroniqueurs concernés par son interdiction qu’il s’agit de la « dernière mise en garde ». Il joute qu’il n’hésitera pas à porter plainte en cas de récidive.

Dans ce courrier dont une copie serait déjà transmise au procureur général de Kinshasa en date du 8 février, Koffi Olomide dresse la liste des chroniqueurs mis en cause. Il s’agit de : Naty Lokole, Ken Mpiana, Thierry Mombaya, Vincent Tshiluizi, Aydor, Chantal Bola, Popol Mupasula et Mbuta Lukasu .

À leur endroit, Koffi est on ne peut plus clair ; « Interdiction formelle de citer mon nom dans vos émissions de chroniques musicales : télévision, YouTube et autres », écrit-il.

Koffi Olomide serait excédé par les propos des huit chroniqueurs indexés à qui il fait une « dernière mise en garde ».

Il leur reproche leur manque de retenue parlant de sa vie privée. « Je suis au regret de constater que mon nom est cité abusivement et sans vergogne à longueur de journée dans vos chroniques musicales, ternissant ainsi mon image et allant jusqu’à porter atteinte à ma vie privée », s’indigne l’artiste.

Dès lors, ajoute-t-il, évoquant la loi fondamentale de la République démocratique du Congo, « Je m’oppose catégoriquement à cette pratique aussi légère et sans scrupule et tiens à vous informer que votre agissement constitue une violation de l’article 31 de la Constitution de notre pays qui garantit le droit à la vie privée ».

Il achève sa communication par une mise en garde soulignant avoir mis au parfum le procureur général de la République de l’outrage dont il se dit victime. « Je mets en copie monsieur le procureur général auprès de qui je n’hésiterai de porter plainte contre vous, si vous vous entêtez au lieu de vous amender », menace-t-il.

De nombreuses personnes ont réagi à la démarche de Koffi Olomide.

Si ses fans trouvent la démarche justifiée, d’autres disent qu’en tant que musicien de renom, Koffi ignore qu’une personnalité publique est une personne bien exposée et soumise à de controverses. L’artiste devrait si besoin, prendre conseil auprès de ses avocats, sur la notion de personnalité publique qui aliène de fait une partie de ses droits privés et l’expose davantage qu’un citoyen lambda.

Beaucoup d’autres par contre, estiment l’artiste mal placé pour donner des leçons de morale et parler de dignité. Lui dont la thématique musicale, les chansons et surtout la chorégraphie sont depuis meublées par l’outrage pornographique, en agressant les bonnes mœurs, n’a jamais été porté devant les tribunaux par des tiers, pour attentat à la pudeur. 

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-10 07:30:19

Congo – MAEP : Anatole Collinet Makosso a participé à une réunion de haut niveau sur la gouvernance en Afrique

Au nom du Président de la République, le Premier Ministre Chef du Gouvernement Anatole Collinet Makosso a pris part, le jeudi 9 février, par visioconférence, à la Réunion de Haut Niveau sur la Gouvernance en Afrique, organisée sous l’égide du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP).

Cette réunion s’est tenue, prélude au 36ème sommet de l’Union Africaine prévue à Addis-Abeba, les 18 au 19 février prochains, a été consacrée à l’examen des rapports d’évaluation soumis par le Lesotho, le Tchad, les Comores, la République de Guinée et le Soudan, en vue de la finalisation du rapport annuel du Mécanisme d’évaluation par les Pairs, sur l’état de la gouvernance en Afrique.

Rappelons que le Mécanisme Africain d’Évaluation par le Pairs (MAEP) a été crée en 2003 par le comité des Chefs d’État et de Gouvernement chargé de la mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEAP), comme un instrument d’autoévaluation volontaire de la performance des États membres en matière de gouvernance, pour faire asseoir la stabilité politique et le développement durable sur le continent.

Au Congo, la Présidence de la commission d’autoévaluation du MAEP est assurée par Alain Akouala Atipault.

Une personnalité qui sied bien à la mission qui lui a été conviée par le Président Denis Sassou N’Guesso, tant l’homme est toujours porté par l’action cognitive pour trouver des solutions innovantes et améliorer substantiellement les situations, en usant d'une réflexion plus poussée, plutôt que de se contenter des sentiers battues.

Des qualités qui épousent les missions du MAEP qui consistent en une immixtion dans la société à travers ses piliers fondamentaux, pour proposer des approches mélioratives en fonction des prescrits bien définis.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-09 20:55:21

Brazzaville : Le pneu d’un avion éclate à l’aéroport international Maya-Maya

Ce jeudi 9 février 2023 vers 0h10, lors de l’atterrissage à l’aéroport international Maya-Maya à Brazzaville, un cargo DHL a vu son pneu éclater et son train d'atterrissage s'affaisser.

L’appareil se retrouvant immobilisé sur la bretelle d’accès de l’unique piste de l’aéroport Maya-Maya, le temps que les pompiers et le personnel de l’aéroport puissent intervenir.

Mais plus de peur que de mal : l'équipage (3 personnes) a pu être évacué sans encombre et la situation a été vite maîtrisée. Cet incident n’a pas fait de blessé.

L’aéroport a été momentanément fermé, le temps de dégager le cargo.

Ce matin, le trafic avait repris progressivement.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-09 13:08:31

Les cantines scolaires : Des questions sur le contrôle de la qualité des denrées alimentaires reçues et distribuées dans nos écoles

Les cantines scolaires ont été lancées en 2001 au Congo. Aujourd’hui, plusieurs parents d’élèves et observateurs de notre système éducatif sortent des sulfateuses contre les initiateurs et se posent aussi des questions sur les opérations de contrôle de la qualité des denrées alimentaires reçues et distribuées dans nos écoles, leur mode de préparation. Des missions spécifiques sont-elles organisées dans les écoles avec les diététiciens et nutritionnistes pour analyser les impacts auprès des élèves consommateurs ? Dans certains établissements scolaires de Brazzaville par exemple, il y a des enfants qui connaissent une indigestion à cause de ce qu'ils consomment à l'école parce que mal préparés, selon plusieurs témoignages.

Dans une série de messages, une mère d’enfants à Brazzaville, attaque avec force les décideurs.

La raison ? Des assiettes à la cantine scolaire peu garnies, selon elle. Des enfants qui mangent sans se laver les mains avant et après les repas.

Le repas à la cantine au Congo-Brazzaville véhicule souvent une image négative et cristallise les mécontentements : repas froids et de mauvaise qualité, nuisances sonores, manque de temps, dames de cantine virulentes,…

La cantine scolaire peine à se départir de cette représentation encore présente dans l’imaginaire collectif d’un espace bruyant, insalubre et anarchique.

L’environnement dans lequel les enfants prennent leur repas influence leur consommation alimentaire et leur satisfaction de la restauration scolaire. Il est donc primordial que les lieux qui accueillent les enfants soient agréables et incitent à la détente et à la convivialité.

Cependant, 90% des élèves de primaire estiment que les salles de classes transformées en cantines scolaires sont trop bruyantes et ils mangent entassés comme des sardines dans des boîtes.

La cantine scolaire au Congo-Brazzaville n’a pas fini de s’améliorer. Près des trois quarts des enfants interrogés se sont dit gênés par les bruits. Pire ils sont nourris 4 fois par semaine aux haricots.

Huit heures par jour, voire plus si on tient compte du temps des horribles cantines, chaque enfant est condamné à vivre dans un espace restreint en constante promiscuité avec vingt à trente de ses camarades.

Dans l’indifférence absolue, aussi bien de ceux qui les « enseignent », que de ceux qui les y envoient, que de ceux qui prétendent se pencher doctement sur leur sort.

Dans le même temps, les citoyens s’offusquent que des prisonniers ne puissent avoir de cellules personnelles. Et pourtant la plupart de ces prisonniers sont mieux lotis que la totalité des enfants scolarisés au Congo-Brazzaville.

La promiscuité dans les cantines scolaires est en plus concentrationnaire. Non seulement les enfants ne peuvent jamais avoir un moment tranquille seul, mais ils sont confrontés en permanence avec d’autres dans une proximité immédiate (les voisins de tables alignées) sans avoir même la possibilité de choisir, d’y échapper.

Promiscuité physique. Promiscuité psychologique. Promiscuité sociale. Et promiscuité qui ne génère même pas un embryon d'organisation sociale, celle-ci n'étant en général que les règles imposées coercitivement du fait du prince, c'est-à-dire du maître ou du directeur de l’école.

Si dans les prisons le manque d’espace et la promiscuité font au moins l’objet de regrets, semblent avoir surtout des causes financières, rien de tout cela à l’école ou dans les cantines scolaires. A l'école, c'est voulu. Il faut que le « maître » ait tout le monde sous le regard, dans la permanence absolue. Un maître doit évidemment maîtriser. Et surtout surveiller. D’ailleurs, s’il arrive quoi que ce soit hors de son regard sa responsabilité sera mise en cause et il pourra même être condamné !

Cet état de fait n’est ni perçu, ni pris en compte, ne fait l’objet d’aucun constat et, lorsque l’on construit une école neuve, rien n’est fait pour la rendre plus vivable. Il n’y a que des espaces collectifs, ni coin où l’on pourrait échapper aux autres, ni espaces plus intimes… en dehors des WC, et encore, quand on a le droit d’y aller et s’ils ne sont pas dans un état rebutant.

Finalement, il vaut bien mieux passer 20 ans dans une prison modèle que dans une école, on a plus de chances d’en ressortir en meilleur état.

N’importe qui ayant déjà mis un pied dans un réfectoire d’école vous le confirmera : le niveau sonore peut parfois s’avérer excessif, en particulier à l’heure des repas.

Alors, la protection de la santé des enfants et du personnel doit être le premier enjeu d’une action de prévention du bruit mais d’autres enjeux coexistent : l’amélioration de la qualité du temps consacré à l’alimentation, la qualité de vie de l’enfant à l’école.

Pour protéger le bien-être des enfants, favoriser une bonne nutrition, améliorer l'apprentissage, inciter les parents à envoyer leurs enfants à l'école, offrir des opportunités commerciales aux petits producteurs locaux, construisons alors des bonnes structures à visage humain.

Le Congo a initié les cantines scolaires qui permettent aux élèves du primaire, évoluant notamment en zones rurales, de manger à l’école des repas équilibrés entre les heures des cours.

Les autorités congolaises et leurs partenaires, les gouvernements américain et japonais, ainsi que le Programme alimentaire mondial (PAM), sont convaincus que cette politique attire de plus en plus les élèves et les maintient à l’école dans un pays qui veut améliorer davantage son taux d’alphabétisation.

Plus de 16 000 élèves de 408 écoles primaires de sept départements du pays mangent à l’école.

Il s’agit des départements de la Bouenza, Lékoumou, Pool, Plateaux, Cuvette, Likouala et la Sangha.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-09 11:30:02

Brazzaville : Les «caniveaux» de la honte, que font donc nos élus ?

Si l'on considère Brazzaville comme une poubelle, il n'est pas surprenant d'y croiser autant d'ordures. Un seul regard suffit parfois, et le dégoût vous prend à la gorge. Essayez donc par vous-même ! Et quel désastre ! Certaines boutiques de fortune implantées au cœur de la capitale et donnant sur des voies publiques très fréquentées, des hôtels, des restaurants… appellent désespérément au secours. On étouffe ! Le niveau de négligence citoyenne monte en grade lorsque l'on se place devant des points servant d'ateliers à des mécaniciens des véhicules. Plusieurs voies d’évacuation des eaux sont transformées en dépotoirs d’ordures par les habitants qui, chaque jour, y déversent les ordures aux yeux des autorités municipales qui semblent marquer une indifférence totale, avec des impacts négatifs pour l’environnement et la santé humaine.

Dans certains quartiers de la capitale congolaise, notamment sur l’avenue Marien Ngouabi à Talangaï, au terminus de l’Océan du Nord, devant l’Hôtel des Impôts du sixième arrondissement de Brazzaville, le spectacle est choquant.

Des hommes, des femmes et enfants se précipitent vers les caniveaux pour y déverser les ordures ménagères accumulées dans les concessions.

Bouteilles et sacs en plastique, ferrailles, vieilles couverture, vieux vêtements, etc. se disputent le passage et souvent ne parviennent pas à être évacués par l’eau de pluie à cause de leur poids.

Déchets plastiques, ferraille et eaux usées dansent « Mopacho » sous vos yeux et bouchent le caniveau... Cela, aux yeux de tous (Congolais d'en bas comme d'en haut...), sans exception et sans que cela ne suscite parfois, de manière active, une attention particulière.

Désormais bouchés, la plus part des canaux ne répondent plus à la fonction initiale, occasionnant dans certains quartier des inondations en saison des pluies. L’eau se sent obligée de se frayer un chemin, sortant ainsi de son lit.

Et devant cette calamité dite naturelle, les populations oublient qu'elles-mêmes sont aussi à leur origine.

Conséquence : les drains sont jonchés d’ordures et de bouteilles plastiques en particulier.

Le phénomène qui s’observe à Brazzaville est également visible dans d’autres villes congolaises (Pointe-Noire, Dolisie...).

L’une des missions prioritaires d’une Mairie, n’est-ce – pas offrir aux habitants une ville propre et agréable à vivre ?

Que font donc nos élus ?

En attendant, les déchets continuent à s’entasser et les architectes de l’incivisme continuent de polluer la ville.

Quelle honte pour notre Brazza la Verte, mon Dieu !

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-09 09:26:18

Congo – Enseignement général : Un nouveau directeur pour le CEG Nganga Édouard

Jean Michel Nziengui est le nouveau directeur du Collège d'enseignement général (CEG) Nganga Édouard. Il a été installé dans ses fonctions le 8 février à Brazzaville, en remplacement d’Hervé Manana, mis aux arrêts pour tentative de viol d’une élève mineure dans son bureau.

Un moment emprunt d’émotion, que celui de la présentation du nouveau directeur du CEG Nganga Édouard, tant l’établissement défraie encore la chronique, suite aux faits de tentatives de viols dénoncés par des élèves et qui ont abouti à la mise aux arrêts de l’ancien directeur, Hervé Manana, pris en flagrant délit de tentative de viol sur une élève.

Pour le Ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou, l’occasion était toute indiquée, pour redonner confiance aux élèves, notamment les filles. Une façon d’exorciser le « spectre Manana ».

« Ce qui s’est passé ici ne doit pas déboussoler les élèves. Nous sommes très attachés à ces jeunes filles qui ne demandent qu'à apprendre. Il ne sera plus jamais ainsi ni à Nganga-Edouard ni dans aucun autre établissement », a déclaré le ministre Jean Luc Mouthou, lors de la présentation du nouveau directeur aux élèves, personnel enseignant et parents d’élèves.

Pour le nouveau directeur, Jean Michel Nziengui, outre le travail pédagogique habituel, un travail psychologique s’impose également sur les élèves, surtout les filles, marquées par la prédation de leur ancien directeur. Faire que ces élèves ne soient pas gagnées par le stress qui peut avoir des effets négatifs sur leurs résultats scolaires.

« Le code de bonne conduite et d’autres textes qui régissent le fonctionnement de l’école congolaise doivent être appliqués à la lettre », a-t-il souligné.

Pour sa part, le président de l'Association des parents d'élèves et étudiants du Congo, Grégoire Epouma, a salué la sanction administrative en attendant la décision de la justice. « La justice dira le droit pour décourager d’autres pédagogues qui se comportent de la sorte avec les élèves », a-t-il dit.

Rappelons que le remplacement de l’ancien directeur résulte d’une sanction administrative, outre les poursuites judiciaires dont il fait l’objet.

Hervé Manana 49 ans, célibataire, père de 4 enfants, a été présenté devant le procureur de la République André Oko Ngakala, le lundi 6 février dernier. Celui qui était encore directeur du CEG Nganga Édouard à Brazzaville, avait été interpellé en flagrant délit de tentative de viol sur une fille mineure, élève audit collège.

Un véritable prédateur que ce directeur de collège qui a reconnu qu’il se livrait à cette pratique depuis quatre ans déjà.

Dans le bureau du procureur où était conviée la presse, quatre victimes, toutes âgées de 14 ans, élèves en classe de troisième, ont expliqué ce qu’elles avaient subi de la part de leur directeur. Toutes ont évoqué des attouchements, après des menaces diverses et répétées, en rapport avec leur scolarité pour les contraindre à accepter de faire la volonté du directeur.

Le mode opératoire était toujours le même. Le directeur conviait les filles dans son bureau, les intimidait et tentait d’abuser d’elles.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-09 07:54:14

Le FMI approuve un nouveau décaissement en faveur du Congo-Brazzaville

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un nouveau décaissement de 87 millions de dollars en faveur de la République du Congo, selon un communiqué de l'institution parvenu mercredi aux Echos du Congo-Brazzaville.

«Le Conseil d'administration du FMI a achevé la deuxième revue au titre de l'accord de Facilité élargie de crédit, permettant à la République du Congo de tirer l'équivalent de 64,80 millions de DTS (environ 87 millions de dollars américains) », précise le communiqué.

Selon le FMI, la reprise économique renforcée s'accélère dans le pays, mais les risques liés à la baisse des prix et de la production du pétrole et à la faiblesse de la mise en œuvre des réformes subsistent.

Le Conseil d'administration du FMI avait approuvé en janvier 2022 en faveur de la République du Congo un nouvel accord de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit, pour un montant d'environ 455 millions de dollars.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-08 14:00:27

Aucun ressortissant libanais en provenance de Dubaï, porteur de passeports diplomatiques congolais, n’a été non-admis à Roissy

Dans sa publication du 31 janvier 2023, le site Actu242 Presse libre du Congo a fait état du refoulement, à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle, Paris (France), par la Police aux frontières (PAF), de six ressortissants libanais détenteurs de passeports diplomatiques congolais, en provenance de Dubaï.

L’Ambassade du Congo en France voudrait, à travers un communiqué de presse, signé le 7 février 2023, par le ministre conseiller, Jean Félix Mokiemo, rassurer l’opinion que cette information a été fortement démentie par les autorités compétentes françaises.

En effet, en réponse à la demande de l’Ambassade qui souhaitait un éclairage à ce sujet, la police française a indiqué ce qui suit :

«Après avoir fait des recherches et sollicitations auprès des divers services de la plateforme de Roissy CDG, il apparaît qu’aucun ressortissant libanais en provenance de Dubaï, porteur de passeports diplomatiques congolais, n’a été non-admis à Roissy ».

L’Ambassade du Congo en France note que les allégations de cette nature discréditent non seulement le Congo et ses institutions, mais également cette presse en ligne qui se veut garante de la liberté d’expression, source d’information de qualité.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-08 09:40:25

Brazzaville : Le casse-tête des fuites d’eau, LCDE fait la sourde oreille

Les données brutes ont de quoi inquiéter. Le réseau de distribution de Brazzaville présente le taux de fuite le plus élevé du pays avec un litre sur deux dans la nature. Trop d’eau s’échappe des réseaux vieillissants à l’heure de la raréfaction de la ressource et du réchauffement climatique. Un gâchis qui joue indirectement sur les factures d’eau des brazzavillois. Le problème n’est pas nouveau. Son ampleur varie selon les arrondissements. A cet égard, le septième arrondissement Mfilou n’est pas un bon élève. Au quartier l’ombre du plaisir par exemple, les populations ne savent plus à quel saint se vouer. L’eau est partout sauf dans les robinets.

Au quartier l’ombre du plaisir à Mfilou, bénéficier de l’eau potable 24h/24 relève du miracle. Et lorsque le précieux liquide daigne pointer le bout de son nez, un phénomène bien connu des populations se manifeste : les fuites d’eau en raison des tuyaux percés. Une situation gênante, causant bien de soucis.

En effet, ces fuites occasionnent la dégradation des voies, favorisent l’émergence de zones boueuses sur des routes non bitumées et les pistes, rendant difficile la circulation des véhicules et surtout des piétons.

Sur les deux avenues qui encadrent le marché l’ombre, il y a des zones où les fuites sont tellement importantes qu’elles ont formé des “ruisseaux“, encore plus dans les zones sous-intégrés.

Le phénomène des fuites d’eau a tellement pris de l’ampleur, que La Congolaise des Eaux (LCDE) semble être dépassée par les évènements.

Résultats des courses, les populations trinquent et des milliers de m3 d’eau potable se déversent dans la nature.

Les populations de Mfilou dénoncent les « tuyaux de la honte » et demandent à La Congolaise des Eaux de détecter, anticiper et limiter les fuites de réseaux d’eaux vieillissants qui laissent échapper en moyenne 20 % d’eau potable.

Un gaspillage qui peut être limité.

Il y a de vrais défis à relever en termes de gestion de l’eau, avec notamment le changement des pratiques et avec l’affirmation des priorités dans les activités économiques.

Au lieu de construire de nouveaux tuyaux il faudrait aider les communes à limiter les gâchis en remplaçant les nombreux tuyaux de la capitale congolaise percés.

Vivement que les pouvoirs publics et La Congolaise des Eaux trouvent une solution idoine à cet épineux problème, qui ne touche pas que Brazzaville mais également l’intérieur du pays.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-08 08:30:08

Congo – Coupe de la confédération africaine : Anatole Collinet Makosso et Jean Dominique Okemba apportent leur soutien aux Diables-Noirs

Les Diables-Noirs de Brazzaville recevront l’équipe des Rivers du Nigéria, dimanche 12 Février 2023, au stade Alphonse Massamba Débat, dans le cadre de la phase de poule de la coupe de la Confédération africaine de football. Afin de soutenir l’équipe ‘’jaune-noir’’ et l’encourager à la victoire, le Premier Ministre Anatole Collinet Makosso et le Vice-amiral Jean-Dominique Okemba ont dans un élan de cœur, apporté leur soutien aux Diables-Noirs.

Le Premier ministre, Collinet Makosso, en bon sportif et patriote a remis gracieusement lundi, une somme de 10 millions de FCFA au Club Sportif Diables Noirs, qui est engagé en coupe de la confédération africaine et disputera dimanche son match à domicile.

Ce geste du Premier Ministre a été suivi mardi, par celui du Vice-amiral Jean-Dominique Okemba qui apporte également son soutien à l’équipe de Diables-Noirs avec une contribution de 5 millions de FCFA.

Le Vice-amiral Jean-Dominique Okemba est de facto la deuxième personnalité à apporter son soutien, après le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso.

Par delà les sommes données, le geste de ces deux personnalités réveille une tradition altruiste, en matière de soutien aux causes nationales que les congolais ont depuis perdu.

Désormais, presque tous les maillots des équipes civiles engagées en compétitions internationales, sont floqués du drapeau de leur pays. Anatole Collinet Makosso et Jean-Dominique Okemba veulent par leur geste, rappeler simplement à chacun et à tous, que la cause des Diables-Noirs de Brazzaville va au-delà de l’aspect du club, pour devenir une cause nationale, devant fédérer tous les congolais autour de ce représentant congolais.

Nous osons croire que d’ici à dimanche, d’autres personnalités et pourquoi pas également, de prestigieuses enseignes de la place de Brazzaville, suivront de chemin de ces deux personnalités, qui ont tracé la voie.

Plus une équipe est soutenue de partout, plus elle ressent le poids de la charge et se sent investie d’une mission qui dépasse le cadre du club, pour devenir une mission nationale.

Les divers soutiens apportées crées pour ainsi dire un contrat de confiance qui pousse l’athlète, non seulement à donner le meilleurs de lui-même, mais à se sentir, comme un soldat, investi de cette noble mission de défense de la Patrie. Une symbolique pour laquelle Anatole Collinet Makosso et Jean Dominique Okemba n’ont pas fait d’économie, car l’acte est à la fois civique, patriotique et surtout emprunt du sens du Devoir.

Merci Messieurs, de nous rappeler ces valeurs que beaucoup d’entre-nous ont presque oublié.

Soyez-en honorés.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-07 16:57:21

Le Premier ministre Collinet Makosso casse sa tirelire pour venir en aide aux Diables Noirs

«Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir (Actes 20, 35) ». Il correspond tout à fait à l’idée que l’on se fait de la morale chrétienne. Des générations successives se sont saisies de cette invitation, en la prenant pour loi, faisant de la charité un devoir. Aujourd’hui, le geste du Premier ministre congolais qui a fait l’unanimité sur les réseaux sociaux, force admiration et respect. Grand fan du football congolais, Collinet Makosso, a remis gracieusement 10 millions de FCFA au Club Sportif Diables Noirs pour sa rencontre de ce dimanche 12 Février 2023, au stade Alphonse Massamba Débat de Brazzaville, contre les Rivers du Nigeria. Le manque de moyens financiers est un autre facteur important qui affecte les clubs de football au Congo-Brazzaville.

Diables Noirs reçoit Rivers Utd le dimanche 12 février 2023 à 17h00 dans le cadre de la Phase de poules - Groupe B - journée 1 de Coupe de la Confédération CAF 2022/2023.

L’arbitre somalien, Hassan Mohamed Hagi dirigera ce match.

L’heure est à la concentration pour le représentant du Congo-Brazzaville à la de la phase de poule de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF), en vue de son entrée prochaine et respective à la phase des groupes de cette compétition, au regard du calendrier déjà rendu public par l’instance suprême de football continental.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-07 13:47:04

Congo – Programme DDR : Euloge Landry Kolelas détaille l'évolution du processus

Dans une interview aux "Dépêches de Brazzaville", le Haut commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas, a indiqué que le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants n’est pas arrêté. Il est dans la phase préparatoire de son lancement officiel de pair avec le plaidoyer international auprès des partenaires techniques et financiers.

Nous reprenons dans nos colonnes cet entretien dans lequel Euloge Landry Kolelas aborde avec force-détails, l’évolution du processus qui naturellement suit son cours.

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : Le Conseil national des républicains (CNR) a dénoncé l’arrêt du processus Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants dans le département du Pool. Quelles en sont les causes de cet arrêt et où en êtes-vous exactement aujourd’hui ?

Euloge Landry Kolelas (E.L.K.): Je voudrais d’abord vous remercier pour cette occasion que vous m’offrez afin d’apporter des réponses aux questions relatives au programme DDR dans le département du Pool.

Certes, ce programme, signé le 31 août 2018, a connu un retard dans son démarrage mais jamais arrêté, du simple fait de la non disponibilité de la contrepartie nationale à son financement. Aujourd’hui, je peux vous rassurer que le gouvernement congolais a versé la contrepartie nationale selon la programmation souhaitée.

Par le premier versement de cette contrepartie, notre pays vient donc de respecter son engagement pour la mise en œuvre effective du programme DDR dans le département du Pool. Ces fonds sont bel et bien disponibles dans le « Basket found » du Programme des Nations unies pour le développement et participent au démarrage imminent du programme DDR. Ainsi, ce programme est dans la phase préparatoire de son lancement officiel de pair avec le plaidoyer international auprès des partenaires techniques et financiers.

L.D.B: Selon les prévisions de 2018, le DDR était chiffré à plus de 8 milliards FCFA, soit 6,3 milliards FCFA financés par les partenaires et le reste, soit 2 milliards, par le gouvernement. Est-ce que ce budget reste le même ou a-t-il subi un réaménagement ?

E.L.K: En rappel, le budget du programme DDR est estimé à la somme de huit milliards trois cents millions de F CFA, dont deux milliards pour la contrepartie congolaise. À ce jour, ce budget reste le même mais pourrait être réajusté pendant sa mise en œuvre.

L.D.B. : Le CNR estime à quinze mille le nombre d’ex-combattants en attente de réinsertion sociale. À combien vos services chiffrent-ils le nombre exact des ex-combattants dans le Pool ?

E.L.K. : Au cours de l’opération ramassage des armes réalisée par la Commission ad hoc mixte paritaire et les partenaires, 5665 ex-combattants ont été profilés. Le programme DDR prévoit le désarmement de 7 500 ex-combattants, la démobilisation et la réinsertion de 10 000 bénéficiaires dont 7 500 ex-combattants et 2 500 membres associés et la réintégration de 20 000 bénéficiaires dont 7 500 ex-combattants, 2 500 membres associés et 10 000 membres des communautés.

L.D.B.: Pensez-vous que les conditions s’y prêtent, pour la mise en œuvre effective de ce programme dans les meilleures conditions? Si oui, à quand envisagez-vous son démarrage et quels sont les partenaires impliqués ?

E.L.K. : Je peux affirmer que toutes les conditions sont réunies pour un bon démarrage du programme DDR dans le département du Pool. En effet, après la signature de l’accord de cessez-le feu et de cessation des hostilités du 23 décembre 2017, plusieurs actions significatives de nature à ramener la paix dans le département du Pool ont été entreprises. Je peux citer, entre autres, la restauration de l’autorité de l’État, la tenue de seize plateformes de dialogue ayant abouti à la mise en place des comités locaux de dialogue et de réconciliation dans tous les districts et les deux communes de pleine exercice, le retour à la vie normale par la reprise des activités économiques et socioculturelles, la libre circulation des personnes, biens et services et l’organisation des scrutins électoraux sur l’ensemble du département du Pool.

L.D.B.: Vous lanciez, en septembre 2021 à Kinkala, le projet d’assistance « Bisalu bia kidzunu » visant à soutenir les femmes, les jeunes et les ex combattants pour les aider à se réintégrer dans la société. Quel bilan faites-vous au terme de son exécution ?

E.L.K. : « Bisalu bia kidzunu » est un projet à caractère social et inclusif qui s’exécute principalement dans quarante villages de deux districts du département du Pool, notamment Mayama (vingt villages) et Kindamba (vingt villages).

Ce projet qui cible les jeunes et les femmes (ex-combattants et membres des communautés) des villages précités a permis à mi-parcours les résultats, entre autres, ci-après : la contribution à la diversification de l’économie rurale à travers le développement des activités génératrices de revenus; l’amélioration de l’indice de pauvreté des ménages, avec la méthode de l’auto-épargne appelée Silc, faisant la promotion de l’épargne locale; le renforcement de la cohésion sociale et le développement de l’esprit d’initiative et entrepreneuriale.

En guise de conclusion et au regard de ce qui précède, j’affirme avec force et convictions que le programme DDR dans le département du Pool est bien sur les rails et ne connaît à ce jour aucune entorse, ce qui justifie les préparatifs en cours de son lancement officiel.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Source Adiac

Créé le 2023-02-07 07:13:12

Transports en commun à Brazzaville : la persistance du phénomène «demi-terrain » n’a de cesse de lasser les populations

Depuis la semaine dernière, le phénomène de « demi-terrains » à Talangaï, le sixième arrondissement de Brazzaville, jusqu’au pont de Djiri, n’a de cesse de lasser les populations malgré les efforts du gouvernement à aider les transports en commun en occurrence dans la ville capitale. Certains exigent 250 FCFA pour une distance réduite en deux.

Brazzaville, ville de 1, 5 million d’habitants bientôt, fait aujourd’hui face à un sérieux problème : le phénomène dit «demi-terrain».

Le demi-terrain, c’est le fait qu’un bus n’arrive pas au bout de son itinéraire. L’astuce est fréquente à Brazzaville en période de pénuries de carburant, mais aussi en fin de journée quand beaucoup de personnes rentrent.

En période scolaire, le phénomène s’aggrave, et, associé à l’état défectueux des routes, il devient pire. Les populations de Talangaï en font actuellement la triste expérience.

Les chauffeurs des bus et minibus, appartenant essentiellement aux particuliers, sectionnent les itinéraires fixés par les autorités municipales, ce qui est à l’origine d’un phénomène dit «demi-terrain». Ces chauffeurs évoquent les embouteillages causés par l’étroitesse des voies de communication.

Les usagers se livrent à des bagarres pour espérer trouver la moindre place. Certains passent trois quart d’heure en attente dans une station de bus.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-06 18:20:24

Moungoundou-Nord : La route en déroute ?

Cet étrange tronçon de route congolaise laisse certains automobilistes complètement interloqués. Un tronçon de route poussiéreux et défoncé qui représente un véritable calvaire pour les chauffeurs et les passagers qui l’empruntent au quotidien. D’aucuns diront, la «route de l’impossible ». Le calvaire est réel et la désolation totale. Même les véhicules 4X4 ont du mal à circuler convenablement. Entre les moteurs qui calent, les roues qui s’arrachent, les arbres à came qui cassent, les automobilistes sont obligés de faire des zigzags sur ces gigantesques pistes d’éléphants.

Faute des travaux adéquats, la route Mayoko-Moungoundou-Nord dans le département du Niari (sud) est défoncée de toutes parts et les automobilistes slaloment autant qu’ils peuvent pour se frayer le chemin.

Samedi dernier, le sous-préfet de Moungoundou-Nord, Adrien Mavoungou a mobilisé la population, notamment les jeunes, les agents de la sous-préfecture, les chefs et secrétaires des quartiers et villages, les responsables de la Force publique, les confessions religieuses, pour une opération traitement manuel des bourbiers concomitamment avec l’opération salubrité en application de la circulaire 0012/PM-CAB du 6 octobre 2018 du Premier ministre.

Le travail réalisé à l’aide des pioches, pelles, houes, machettes, haches… a consisté à dégager la boue, poser des morceaux ou troncs d’arbres là où cela s’est avéré nécessaire en vue de stabiliser tant soit peu le sol.

Pendant ces deux opérations couplées qui se sont déroulées de 8h à 14h, toutes les activités commerciales de Moungoundou-Nord étaient momentanément suspendues.

Quatre sur près d’une douzaine de bourbiers ont été traités manuellement.

Des bourbiers, nids de poules, érosions par recul de tête et excavations de tous genres jonchent cet axe routier. A l'allure où vont les choses, si rien n'est entrepris le risque est grand de voir cette circonscription être coupée du reste du département du Niari ou du pays.

La zone connaît une pluviométrie quotidienne abondante à l'origine de la situation déplorable actuelle que le premier citoyen de ce District (Dépositaire de l'Autorité de l'Etat) s'est toujours senti interpeller en organisant, sans moyens nécessaires, cette action patriotique et civique.

Des demandes d'aides maintes fois formulées à travers des multiples lettres et rencontres à l'endroit de la société Asia Congo Industries, adjudicataire des concessions forestières de la zone, restent depuis des mois au stade de promesses non tenues.

L'attitude que font montre les responsables de cette société ne cesse d'indigner les populations qui, par ailleurs, sollicitent l'intervention des autorités nationales en vue de sortir leur circonscription du sempiternel enclavement qu'il connait depuis des lustres.

Le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso a instruit le Gouvernement, lors du Conseil des Ministres du mercredi 1er février 2023 au Palais du Peuple, de procéder à l’entretien des pistes agricoles et rurales, voies de communication absolument essentielles à l’intérieur de notre pays.

Pour ce faire, le Gouvernement doit étudier les modalités d’abondement (une aide financière complémentaire) du Fonds routier.

Partout, les paysans congolais peinent à évacuer leurs produits agricoles vers les centres de consommation. Cette situation est due au mauvais état des routes de desserte agricole.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-06 17:44:01

Congo – Justice : Levée d’écrou pour le Général Norbert Dabira qui est sorti de prison

La libération du Général Norbert Dabira est intervenue, comme annoncée, le lundi 6 février 2023 en matinée, après les formalités administratives lui notifiant sa levée d’écrou.

Après avoir purgé la peine qui lui avait été infligée par le tribunal, le Général Norbert Dadira est sorti de prison lundi, au terme de sa durée de détention.

Cette sortie a été fêtée dans sa famille où ses parents ainsi que ses amis ont tenu à lui témoigner de leur affection et leur amitié, comme pour dire avec Lamartine : « un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».

Né le 24 juin 1949 à M’Bomo, le Général Norbert Dabira avait été condamné à 5 ans de prison en 2018, pour tentative de putsch, notamment "atteinte à la sécurité intérieure de l'État".

Norbert Dabira qui n’aura bénéficié d’aucune réduction de peine, retrouve la liberté après cinq ans de détention.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2023-02-06 15:45:53

Congo – Justice : Le directeur du CEG Nganga Édouard pris en flagrant délit de tentative de viol

Hervé Manana 49 ans, célibataire, père de 4 enfants, a été présenté devant le procureur de la République André Oko Ngakala, lundi. Ce directeur du CEG Nganga Edouard à Brazzaville, a été interpellé en flagrant délit de tentative de viol sur des filles mineures, élèves audit collège.

Un véritable prédateur que ce directeur de collège qui a reconnu qu’il se livrait à cette pratique depuis quatre ans déjà.

Dans le bureau du procureur où était conviée la presse, quatre victimes, toutes âgées de 14 ans, élèves en classe de troisième, ont expliqué ce qu’elles avaient subi de la part de leur directeur.

Toutes ont évoqué des attouchements, après des menaces diverses et répétées, en rapport avec leur scolarité pour les contraidre à accepter de faire la volonté du directeur.

Le mode opératoire était toujours le même. Le directeur conviait les filles dans son bureau, les intimidait et tentait d’abuser d’elles.

Certaines de celles qui ont déposé devant le procureur, ont évoqué des attouchements non consentis, après la menace de ne pas se voir inscrites sur les listes d’examen.

Devant le procureur qui lui a demandé si ces jeunes filles l’ayant accusé de tentative de viol mentaient, l’homme a reconnu qu’elles disaient bien la vérité. Une façon sans doute de plaider coupable.

Les manœuvres du directeur ont été mises au jour, quand il a voulu s’attaquer à une jeune fille à la vie bien rangée, il va s’en dire pieuse.

Celle-ci a repoussé les avances du directeur, y compris sous la menace de voir son nom disparaître de la liste des candidats au brevet d’études du premier cycle, BEPC.

Alors qu’elle avait accepté le rendez-vous du directeur l’ayant convié à arriver très tôt à son bureau samedi matin, la jeune fille en a parlé a ses parents. Ceux-ci ont eu recours à la police qui s’est présentée à l’établissement.

En arrivant, le directeur qui avait pourtant vu le véhicule ‘’BJ’’ de la police garée au voisinage de l’établissement, était loin de se douter qu’il était là pour lui.

Afin de commettre son forfait en toute quiétude, le directeur avait pris le soin de demander au personnel de bureau de prendre son week-end, surtout qu’il n’y avait pas beaucoup de boulot en ce samedi, leur avait-il dit.

Quand la jeune fille s’est présentée, le directeur l’a aussitôt enfermée dans son bureau et a commencé à se dévêtir.

Entretemps, la jeune fille a envoyé un texto à ses parents, leur signifiant que le directeur était sur le point d’abuser d’elle.

La police a fait irruption, trouvant le directeur « en tenue d’Adam », à ses côtés, la jeune fille tremblotante.

Il va s’en dire que de nombreuses jeunes filles ne se sont pas encore annoncées pour diverses raisons. Le procureur a demandé au colonel qui supervise l’enquête au niveau du commissariat central, de continuer les investigations.

En attendant la fin de la procédure Hervé Manana est encore dans les geôles de la police, desquelles il partira vers la maison d’arrêt, à la fin de l’enquête de police.

L’acte d’Hervé Manana n’est pas un fait isolé. Dans de nombreux établissements, surtout en zones rurales, de nombreux enseignants aux mœurs douteuses, abusent régulièrement de leurs élèves, profitant de l’autorité qu’ils ont sur elles.

Les jeunes filles qui osent refuser, ont souvent une scolarité difficile et manquent de voies de recours.

Quand ils sont identifiés, leurs petits amis, élèves comme elles, subissent également les foudres des professeurs et sont sanctionnés pour un prétexte ou un autre.

Très peu d’autorités administratives osent donner des suites à ces dénonciations, pour ne pas s’attirer la colère des enseignants qui refuseraient de servir dans les établissements de leur circonscription administrative. En voulant régler un problème, ils créeraient un autre problème, plus grave à leurs yeux, que les contraintes imposées à une jeune fille.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Avec la gracieuse autorisation du Troubadour de Brazzaville

Créé le 2023-02-06 13:07:21

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